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	<title>Archives des Union européenne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Union européenne - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les PME tunisiennes incitée à intégrer le Pacte vert européen</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-pme-tunisiennes-incitee-a-integrer-le-pacte-vert-europeen/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 08:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecolab]]></category>
		<category><![CDATA[Pacte vert]]></category>
		<category><![CDATA[réglementation environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Pacte vert européen s’intègre de plus en plus aux chaînes de production tunisiennes liées à l’exportation.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-pme-tunisiennes-incitee-a-integrer-le-pacte-vert-europeen/">Les PME tunisiennes incitée à intégrer le Pacte vert européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Pacte vert européen s’intègre de plus en plus aux chaînes de production tunisiennes liées à l’exportation. Le guide «EcoLab», relancé par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et développé par Ceed Tunisie dans le cadre du programme Savoirs Éco, vise à aider les PME, les startups et les structures d’accompagnement à s’orienter dans la nouvelle réglementation environnementale imposée par le marché européen.</em></strong></p>



<span id="more-18609823"></span>



<p>L’idée sous-jacente est que la transition écologique de l’UE ne concerne plus seulement les entreprises établies au sein du marché européen. L’Union a fixé juridiquement l’objectif de la neutralité climatique d’ici 2050, tandis que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), régi par le règlement (UE) 2023/956, introduit un système destiné à impacter les importations de biens à forte intensité de carbone.</p>



<p>Pour les entreprises tunisiennes, notamment dans les secteurs du textile, de l’automobile, de la chimie, des matériaux et de l’agroalimentaire, le défi est désormais double&nbsp;: réduire l’impact environnemental des processus de production et mettre en place des systèmes fiables de collecte de données, de traçabilité et de vérification tout au long de la chaîne de valeur. C’est dans cette zone grise, entre exigences réglementaires et accès au marché, que le guide EcoLab se positionne comme un outil d’aide pratique.</p>



<p>Outre le CBAM, le dossier aborde également le reporting de durabilité.</p>



<p>La Commission européenne rappelle que les entreprises soumises à la directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD) doivent se conformer aux normes européennes de reporting de durabilité (ESR), tandis que l’Europe&rsquo;s Voice in Corporate Reporting (<a href="https://www.efrag.org/en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Efrag</a>) apporte un soutien technique à leur mise en œuvre. </p>



<p>Concrètement, cela signifie que de nombreux fournisseurs tunisiens au sein des chaînes d’approvisionnement européennes seront également incités à adopter des systèmes plus robustes pour les données ESG, les audits et le reporting continu. Un autre chapitre est consacré à l&rsquo;économie circulaire.</p>



<p>Le Passeport numérique des produits, prévu par le nouveau cadre européen d’écoconception, vise à accroître la transparence quant à la durabilité, la durabilité et les caractéristiques environnementales des produits. Ses effets se répercuteront également sur la composition, la recyclabilité et la gestion de la fin de vie des biens et des emballages.</p>



<p>En Tunisie, EcoLab se présente comme une initiative permettant de transformer la conformité aux normes environnementales européennes, d’un coût à un avantage concurrentiel.</p>



<p>Le programme Savoirs Éco, financé par l’UE à hauteur de 4,5 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France de février 2023 à août 2026, fournit le cadre d’assistance technique nécessaire à ce type d’initiatives. Celles-ci cherchent à préparer le secteur manufacturier local à un marché européen de plus en plus soumis à des critères environnementaux et de transparence.</p>



<p>D’après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/economia/2026/04/08/tunisia-ue-la-guida-ecolab-accompagna-le-imprese-verso-il-green-deal_9dcadbec-9df5-480c-8356-6c92f8069da5.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-pme-tunisiennes-incitee-a-integrer-le-pacte-vert-europeen/">Les PME tunisiennes incitée à intégrer le Pacte vert européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-dessous-de-lopposition-franco-occidentale-a-lindependance-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 06:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[décolonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et le déséquilibre structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-dessous-de-lopposition-franco-occidentale-a-lindependance-de-la-tunisie/">Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que la Tunisie célèbre le 70<sup>e</sup> anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer l’évolution des déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers-monde à une véritable indépendance, y compris de ceux d’entre eux qui étaient réputés alliés de l’Occident comme la Tunisie, objet de cet article.</em></strong></p>



<p><strong>Ahmed Ben Mustapha *</strong></p>



<span id="more-18598912"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Ahmed-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-91794"/></figure>
</div>


<p>La guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran depuis plus d’un mois est souvent présentée, du point de vue de la géopolitique, comme étant l’étape ultime du processus d’élimination des principales composantes de l’axe de la résistance lequel est perçu comme étant le dernier obstacle à la mise en œuvre du plan messianiste expansionniste israélo-sioniste soutenu par l’Occident en Palestine et au Proche- Orient. En réalité, elle s’inscrit dans une dynamique de reconquête et de recolonisation politique, militaire et économique du monde arabo-musulman qui a démarré avec l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003.</p>



<p>Avec les printemps arabes, ce phénomène s’est accentué visant prioritairement la chute des régimes considérés comme étant hostiles à l’Occident et Israël ainsi que la mainmise sur leurs richesses. Mais, outre les guerres destructrices dirigées contre la Libye, le Yémen et la Syrie, les changements de régime ont également touché ceux réputés alliés de l’Occident notamment en Tunisie et en Egypte.</p>



<p>A l’épreuve des faits, ces changements avaient pour but de favoriser l’accession au pouvoir, en Tunisie et dans les pays ciblés, de pouvoirs d’obédience islamiste considérés comme étant plus accommodants et ouverts à la politique de normalisation des relations arabo-israéliennes.</p>



<p>De même ces nouveaux pouvoirs se sont révélés très coopératifs dans la reconduction des politiques d’ouverture économique, de libre échange inégal et d’insertion dans la globalisation qui servent prioritairement les intérêts occidentaux.</p>



<p>La finalité de cette entreprise était de préserver l’hégémonie occidentale jugée menacée par l’émergence des Brics ainsi que la résurgence des aspirations indépendantistes dans le monde arabo-musulman ainsi qu’en Afrique.</p>



<p>Alors que la Tunisie célèbre le 70<sup>e</sup> anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer ces évolutions et les déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers monde à une véritable indépendance.</p>



<p>Ce premier article a pour point de départ la marginalisation croissante en Tunisie de l’indépendance qui, en tant que tournant historique, n’a pas bénéficié à mon sens de l’intérêt qu’elle mérite auprès des historiens et des économistes.</p>



<p>En effet, le protocole du 20 mars 1956 a été, à mon sens, le premier acte d’insertion de la Tunisie dans la mondialisation laquelle revêtait, dès le départ, une double dimension économique et diplomatique. Sa finalité première, était, du point de vue français, destinée à maintenir la Tunisie dans le giron de la France et l’Occident tant dans le domaine des orientations stratégiques économique qu’en politique étrangère. D’où l’inclusion des conventions sur l’autonomie interne en tant que partie intégrante de ce protocole qui est fondé sur le concept d’<em>«interdépendance»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indépendance dans l’interdépendance</h2>



<p>Depuis de nombreuses décennies, la fête de l’indépendance de la Tunisie, acquise en vertu du protocole du 20 mars 1956, n’est plus célébrée en tant que moment historique fondateur de l’histoire tunisienne. Cette situation remonte en vérité à l’époque de l’ex-Président Ben Ali qui a laissé cet évènement sombrer dans un quasi oubli au profit du <em>«changement»</em> du 7 novembre 1987, lequel s’était substitué dans le discours officiel à toutes les autres dates clés symbolisant notre lutte de libération nationale.</p>



<p>Il s’agit là d’une des caractéristiques de la classe politique dirigeante tunisienne qui a tendance à marginaliser ou déprécier sans distinction, toute référence aux évènements historiques précédents ainsi qu’aux acquis réalisés par ses prédécesseurs.</p>



<p>Dans ses mémoires, Hédi Baccouche – ancien &nbsp;Premier ministre et l’un des artisans du <em>«changement»</em> du 7 novembre 1987 – confirme que la décision d’écarter le Président Bourguiba du pouvoir avait été prise car il n’était plus en mesure d’assumer les responsabilités inhérentes à ses fonctions en raison de sa sénilité et de son âge avancé <sup>(1)</sup>. Mais il est maintenant admis que les principaux partenaires de la Tunisie, notamment les USA et l’Union européenne, ainsi que ses alliés occidentaux membres du G7 – qui ont toujours exercé une influence considérable sur les centres de pouvoir en Tunisie – avaient reçu des assurances préalables quant à la préservation de leurs intérêts ainsi que le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux dans le cadre de la continuité de l’Etat.</p>



<p>Rappelons que le Président Bourguiba était par conviction hostile au communisme et avait revendiqué, dès son accession au pouvoir, son attachement aux valeurs politiques et démocratiques associées aux choix économiques libéraux d’insertion dans l’économie de marché qui étaient promues par les USA et l’Occident<sup> (2)</sup>.</p>



<p>Toutefois, il était fermement attaché à l’indépendance de décision de la Tunisie dans la détermination de sa politique étrangère ainsi que le choix de ses partenaires dans le domaine de la coopération internationale.</p>



<p>A cet effet, il avait introduit, la notion de coopération librement consentie entre nations souveraines dans le préambule de la constitution de 1959 au nombre des principes fondateurs de la République tunisienne.</p>



<p>La constitution de 1959 proclamait en effet – dans son préambule qui définissait les orientations stratégiques de la Tunisie indépendante – la volonté du peuple tunisien qui s’est libéré de la domination étrangère grâce à sa puissante cohésion et à la lutte qu’il a livrée à la tyrannie, à l’exploitation et à la régression&nbsp;d’<em>«instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basée sur la séparation des pouvoirs»</em>.</p>



<p>En politique intérieure et étrangère, la constitution réaffirme la volonté du peuple de <em>«consolider l’unité nationale et de demeurer fidèle aux valeurs humaines qui constituent le patrimoine commun des peuples attachés à la dignité de l’homme, à la justice et à la liberté et qui œuvrent pour la paix, le progrès et la libre coopération des nations»</em>. De même, elle proclame<em> «la volonté du peuple tunisien de demeurer fidèle aux enseignements de l’Islam, à l’unité du Grand Maghreb, à son appartenance à la famille arabe, à la coopération avec les peuples qui combattent pour la justice et la liberté»</em>.</p>



<p>Soulignons que la référence, dans le préambule de la constitution, à la <em>«libre coopération des nations»</em> revêtait une importance capitale dans la mesure où elle exprimait le rejet de la notion d’interdépendance introduite dans le protocole d’indépendance sur insistance de la France. Elle traduisait également l’attachement de la Tunisie à sa pleine souveraineté décisionnelle dans le domaine de la coopération économique internationale ainsi que dans les domaines de la diplomatie, de la sécurité et de la défense. D’où son opposition à la volonté affichée par la France, soutenue par ses alliés occidentaux, de maintenir des rapports de dépendance et de domination avec ses anciennes colonies en les empêchant de varier leurs partenariats internationaux et d’acquérir les attributs d’une véritable indépendance politique, économique, diplomatique et financière.</p>



<p>Soulignons toutefois que le Président Bourguiba, n’aura jamais recours à une politique de rupture avec la France même dans les moments de tensions extrêmes notamment lors de la bataille de Bizerte ainsi que celle de la nationalisation des terres agricoles<sup>(3)</sup>.</p>



<p>D’ailleurs, les USA se sont toujours déployés pour empêcher que les divergences tuniso-françaises n’affectent les orientations de la diplomatie tunisienne qui sont demeurées étroitement ancrées à l’Occident<sup>(4) </sup>.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hostilité occidentale à l’indépendance tunisienne</h2>



<p>La Tunisie a accédé à l’indépendance en mars 1956 dans un contexte géopolitique régional et international défavorable aux pays arabes et africains qui souhaitaient bâtir des relations équilibrées, respectueuses de leur souveraineté et mutuellement bénéfiques avec les puissances coloniales et en particulier avec la France.</p>



<p>Il importe de rappeler la nature de ces contraintes d’ordre interne et international qui ont lourdement hypothéqué le processus de décolonisation et de construction des édifices d’un Etat national tunisien démocratique et souverain.</p>



<p>Au nombre de ces facteurs, la détermination des responsables français à préserver, sous des formes aménagées, le contrôle de leur empire colonial dont les ressources sont jugées nécessaires à la reconstruction<sup>(5)</sup> et au maintien de la France au rang de grande puissance dans la nouvelle reconfiguration du monde après la seconde guerre mondiale. Or la France n’avait pas les moyens de cette ambition du fait qu’elle était sortie de ce conflit, ainsi que l’Europe, défaite, sous domination américaine et économiquement sinistrée. Mais ne pouvant résister à la vague de décolonisation d’après-guerre, elle va œuvrer à maintenir sous tutelle ses anciennes colonies en ne leur concédant que des indépendances de façade à l’instar des pays d’Europe de l’Est qui ont été soumis au statut d’Etats à <em>«souveraineté limitée»</em> par l’URSS durant la guerre froide.<sup>(6)</sup></p>



<p>Dès lors, la France va œuvrer à mettre en place un nouveau cadre de gestion de ses relations avec l’Afrique lui permettant d’exercer une sorte de tutelle politique, économique et sécuritaire sur ses colonies africaines .</p>



<p>J’ai évoqué cet aspect méconnu de la stratégie française d’après-guerre en ces termes&nbsp;: <em>«En vérité, il est maintenant admis que les responsables français étaient, pour des raisons économiques et stratégiques, déterminés à conserver des liens étroits et indéfectibles avec leurs anciennes colonies. L’historiographie française et contemporaine nous apprend en effet, que la France, sortie dévastée, ruinée et affaiblie des deux conflits mondiaux ne pouvait réussir sa reconstruction et retrouver un statut de grande puissance sans garder le contrôle des marchés et des ressources de son empire. Ce qui a hypothéqué les aspirations à l’indépendance de ses anciennes colonies»</em><sup> (7)</sup>.</p>



<p>Dans son ouvrage publié en 2015 Pierre Vermeren – professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation – révèle que la France, considérablement affaiblie par la seconde guerre mondiale avait besoin de conserver le contrôle de son empire colonial pour pouvoir se reconstruire. Je le cite <em>«pour les autorités françaises la France, occupée, détruite et humiliée n’a aucune chance de se relever sans son empire»</em>. Il précise qu’en 1945 la France était menacée de révolution car occupée par l’armée américaine, elle était dépourvue de capitaux, de monnaie, d’armée indépendante sans compter ses infrastructures dévastées, son peuple vieillissant, et ses élites majoritairement compromises durant l’occupation. Dès lors, <em>«l’appel à l’empire se révèle donc plus crucial encore que dans les années 1930»<sup> (8)</sup></em>.</p>



<p>En somme, les responsables français de l’époque estimaient, pour des considérations stratégiques vitales, qu’un désengagement total de ses possessions coloniales, priverait la France de ressources humaines et matérielles nécessaires à sa renaissance économique et à la préservation de son statut de grande puissance au plan régional et mondial.</p>



<p>S’agissant de la Tunisie, cette politique va se traduire par la conclusion en juin 1955 des conventions sur l’autonomie interne qui seront à l’origine de graves dissensions au sein du mouvement national tunisien.</p>



<p><em>* Diplomate et ancien ambassadeur.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1- Hédi Baccouche&nbsp;: ‘‘En toute franchise’’, Sud Editions, 2018 : «Le pays connait une grave instabilité. Le Président, du fait de sa maladie et de sa sénilité, peut prendre des décisions irréfléchies, inopportunes et imprévues, compliquer davantage la situation. La menace islamiste est réelle. Ben Ali pense devoir prendre les devants et écarter Bourguiba du pouvoir. Habib Ammar l’approuve Pour ma part, après beaucoup d’hésitation, et privilégiant la Tunisie sur le Président si grand soit- il, je me solidarise avec eux» (P. 405).</em></p>



<p><em>2- Michel Collon et Grégoire Lalieu&nbsp;: ‘‘La stratégie du chaos. Impérialisme et Islam. Entretiens avec Mohamed Hassan, Investig’ Action – Couleur&nbsp; Livres, 2011 (P. 171 et s.)</em></p>



<p><em>3- Abdelaziz&nbsp; Chenguir&nbsp;: ‘‘La politique extérieure de la Tunisie 1956-1987, L’Harmattan, 2004 (. P. 77- 91).</em></p>



<p><em>4- Ibid (P 51-65).</em></p>



<p><em>5 &#8211; Pierre Vermeren&nbsp;: ‘‘Le choc des décolonisations.&nbsp; De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em>6- Sophie Guillermin-Golet : <a href="https://les-yeux-du-monde.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘La doctrine Brejnev, ou doctrine de la souveraineté limitée’’</a>. Voir également l’article publié en date du 5 mai 1980 sur le site du quotidien Le Monde :<a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1980/05/05/la-souverainete-limitee_2820833_1819218.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘La souveraineté limitée’’</a>.</em></p>



<p><em>7- Ahmed Ben Mutapha&nbsp;: ‘‘L’histoire méconnue des négociations tuniso-européennes depuis l’indépendance’’, étude parue dans l’ouvrage collectif&nbsp;‘‘Economie et relations internationales.&nbsp; Histoire et mutations nouvelles’’, L’Harmattan, 2021 (P. 309).</em></p>



<p><em>8- Pierre Vermeren&nbsp;: ‘‘Le choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-dessous-de-lopposition-franco-occidentale-a-lindependance-de-la-tunisie/">Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-France &#124; 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-france-2e-phase-du-projet-migration-professionnelle-sure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 11:35:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[migration professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Démarrage aujourd'hui de la 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre» entre la Tunisie et la France. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-france-2e-phase-du-projet-migration-professionnelle-sure/">Tunisie-France | 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nouvelle phase du projet «Migration professionnelle sûre» (Thamm+ OFII), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration en partenariat avec le ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, débute aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026</em></strong>.</p>



<span id="more-18599810"></span>



<p>Ce projet vise à promouvoir une migration professionnelle légale et organisée entre la Tunisie et la France, afin de répondre aux aspirations des talents tunisiens et aux besoins du marché du travail français dans plusieurs secteurs clés.<br>Lors de la première phase du projet (2022-2025), plus de 500 bénéficiaires ont pu accéder à des emplois en France, notamment dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre tels que l’agriculture, les services à la personne, l’industrie, le tourisme et la restauration.</p>



<p>Le projet a également soutenu l’employabilité d’environ 1&nbsp;000 personnes grâce à des formations complémentaires. Et contribué au renforcement des liens entre les employeurs français et les talents tunisiens par l’organisation de sessions de recrutement et de missions exploratoires, ainsi que par des actions de sensibilisation auprès des jeunes et des professionnels sur les possibilités de migration professionnelle légale et l’importance du retour des travailleurs qualifiés en Tunisie.</p>



<p>La nouvelle phase (2026-2030) vise à consolider ces acquis et à étendre le champ d’action du projet, en se concentrant sur cinq secteurs prioritaires&nbsp;: l’agriculture, les services à la personne, les transports et la logistique, l’industrie, et le tourisme et la restauration.</p>



<p>Il reste cependant à espérer que le projet augmentera le nombre des bénéficiaires qui reste très faible eu égard l’ampleur de la demande d’emploi en Tunisie et des besoins de main d’œuvre qualifiée en France.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-france-2e-phase-du-projet-migration-professionnelle-sure/">Tunisie-France | 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Recherche scientifique &#124; Le Tunisien Chedly Abdelly parmi l’élite mondiale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/recherche-scientifique-le-tunisien-chedly-abdelly-parmi-lelite-mondiale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 20:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Abdelly]]></category>
		<category><![CDATA[recherche scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[ScholarGPS]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Délégation de l&#8217;Union européenne en Tunisie a adressé ses plus vives félicitations au Professeur Chedly Abdelly pour son classement exceptionnel dans l&#8217;édition 2025 du prestigieux portail ScholarGPS. Selon cette analyse internationale rigoureuse, l&#8217;éminent chercheur se hisse dans le cercle très restreint des 0,06 % des meilleurs chercheurs au monde, toutes disciplines confondues, rappelle la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/recherche-scientifique-le-tunisien-chedly-abdelly-parmi-lelite-mondiale/">Recherche scientifique | Le Tunisien Chedly Abdelly parmi l’élite mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La Délégation de l&rsquo;Union européenne en Tunisie a adressé ses plus vives félicitations au Professeur Chedly Abdelly pour son classement exceptionnel dans l&rsquo;édition 2025 du prestigieux portail ScholarGPS.</em></strong></p>



<span id="more-18581746"></span>



<p>Selon cette analyse internationale rigoureuse, l&rsquo;éminent chercheur se hisse dans le cercle très restreint des 0,06 % des meilleurs chercheurs au monde, toutes disciplines confondues, rappelle la Délégation de l&rsquo;Union européenne en Tunisie, en affirmant que cette distinction souligne non seulement l&rsquo;excellence de ses travaux, mais aussi l&rsquo;impact global de ses contributions scientifiques.</p>



<p>Au-delà de la carrière académique exemplaire du Professeur Abdelly, ce classement honore la qualité et la rigueur de la recherche scientifique en Tunisie. C’est un signal fort envoyé à la communauté internationale sur le potentiel et l’expertise des universitaires tunisiens.</p>



<p>L&rsquo;Union européenne a réitéré, à cette occasion, sa fierté de soutenir l&rsquo;écosystème scientifique national à travers son partenariat stratégique avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi qu’avec l’Agence Nationale de la Promotion de la Recherche scientifique (ANPR).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/recherche-scientifique-le-tunisien-chedly-abdelly-parmi-lelite-mondiale/">Recherche scientifique | Le Tunisien Chedly Abdelly parmi l’élite mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/la-tunisie-doit-renegocier-les-dividendes-du-gazoduc-transmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 07:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
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		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[gazoduc Transmed]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le gaz algérien vaut de l’or sur le marché européen, la Tunisie doit renégocier le tarif de transit de ce gaz par son territoire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/la-tunisie-doit-renegocier-les-dividendes-du-gazoduc-transmed/">La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi&nbsp;qui reliera directement l&rsquo;Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.</em></strong><em> (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).</em></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18542547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.</p>



<p>Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès <em>«favorable»</em> au GNL.</p>



<p>Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier<em>«rapidement»</em> un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique.<br>Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de <em>«chantage inacceptable»</em>. Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort</h2>



<p>Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un <em>«partenaire stratégique et fiable.»</em></p>



<p>Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.</p>



<p>L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.</p>



<p>Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services</h2>



<p>Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.</p>



<p>À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.</p>



<p>C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore</h2>



<p>La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :</p>



<p>Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.</p>



<p>Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.</p>



<p>Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.</p>



<p>Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas laisser les autres écrire le contrat</h2>



<p>L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.</p>



<p>L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cZ8ZIA9thb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/la-tunisie-et-le-hub-energetique-mediterraneen/">La Tunisie et le hub énergétique méditerranéen</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et le hub énergétique méditerranéen » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/la-tunisie-et-le-hub-energetique-mediterraneen/embed/#?secret=sNlC6XLbXL#?secret=cZ8ZIA9thb" data-secret="cZ8ZIA9thb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Séminaire à Tunis &#124; Clusters et intégration dans les chaînes de valeur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/seminaire-a-tunis-clusters-et-integration-dans-les-chaines-de-valeur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:09:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Euromed Clusters Forward]]></category>
		<category><![CDATA[EuroMed Clusters Policy Seminar]]></category>
		<category><![CDATA[Fatma Thabet Chiboub]]></category>
		<category><![CDATA[Giuseppe Perrone]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Bouzouada]]></category>
		<category><![CDATA[Tarak Cherif]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Séminaire à Tunis sur le dialogue politique pour l’innovation : clusters et intégration dans les chaînes de valeur régionales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/seminaire-a-tunis-clusters-et-integration-dans-les-chaines-de-valeur/">Séminaire à Tunis | Clusters et intégration dans les chaînes de valeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’EuroMed Clusters Policy Seminar – Maghreb Edition, un séminaire de haut niveau axé sur le dialogue politique pour l’innovation portée par les clusters et l’intégration dans les chaînes de valeur régionales se déroulera le 25 mars 2026 au Sheraton à Tunis, dans le cadre du projet Euromed Clusters Forward (ECF), cofinancé par l&rsquo;Union européenne.</em></strong></p>



<span id="more-18493320"></span>



<p>Ce séminaire, organisé par le Forum Euro-Méditerranéen des Instituts de Sciences Économiques (Femise), en partenariat avec Anima Investment Network, l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) et l’Economic Research Forum (ERF), réunira des décideurs publics, des responsables de clusters, des représentants du secteur privé, des experts et des acteurs de l’innovation de la région euro-méditerranéenne. L’objectif principal est de débattre du rôle central des clusters dans le renforcement de la compétitivité industrielle, l&rsquo;innovation et l’intégration dans les chaînes de valeur régionales.</p>



<p>Parmi les intervenants, on cite Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Tarak Chérif, président d’Anima Investment Network et Omar Bouzouada, directeur général de l’APII.</p>



<p>Cet événement promet d’être un moment clé pour l’échange de bonnes pratiques, le renforcement des partenariats et l’initiation de projets innovants destinés à améliorer la compétitivité des clusters tunisiennes et maghrébine et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer les clusters en Méditerranée</h2>



<p>Les clusters sont aujourd’hui reconnus comme un levier stratégique pour stimuler l’industrialisation, encourager l’innovation et améliorer l’intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales.</p>



<p>Dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, ils jouent un rôle clé pour soutenir la compétitivité, favoriser les exportations et générer des opportunités d’emploi dans des secteurs à fort potentiel.</p>



<p>Cependant, leur développement reste confronté à plusieurs défis : cadres réglementaires fragmentés, accès limité au financement de l’innovation, inadéquation entre les compétences et les besoins industriels, et liens insuffisants entre recherche et industrie.</p>



<p>Le EuroMed Clusters Policy Seminar vise ainsi à offrir une plateforme de dialogue et d’échange afin d’identifier des recommandations politiques concrètes pour soutenir le développement des clusters et renforcer les chaînes de valeur régionales dans la région Maghreb et au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois défis clés au cœur des discussions</h2>



<p>Le séminaire sera structuré autour de trois thématiques principales reflétant les défis majeurs auxquels sont confrontés les clusters dans la région :</p>



<p>Montée en gamme industrielle et innovation : renforcer la transition technologique et environnementale industrielle est la clé pour l’intégration dans les chaînes de valeur internationales et en particulier pour l’accès au marché européen.</p>



<p>• Financement orienté vers l’innovation et co-investissement privé : développer et encourager les mécanismes de financement et les investissements adaptés aux clusters, à la collaboration dans entre les acteurs du processus d’innovation.</p>



<p>• Développement des compétences et collaboration recherche–industrie : combler le fossé entre compétences et besoins industriels et renforcer les partenariats entre universités, centres de recherche et entreprises.</p>



<p>Ces sessions combineront présentations d’experts, partage de bonnes pratiques nationales et européennes, discussions interactives et études de cas, favorisant un échange d’expériences entre les différents acteurs de l’écosystème.</p>



<p>Un format interactif orienté vers l’action Au-delà des panels thématiques, l’événement intégrera des sessions interactives et des groupes de travail, permettant aux participants d’explorer plus en profondeur les défis identifiés et de discuter des politiques et initiatives les plus pertinentes pour soutenir le développement des clusters dans la région.</p>



<p>Les résultats de ces discussions contribueront à l’élaboration d’un Policy Package régional, comprenant des rapports de synthèse, des entretiens d’experts et des policy briefs nationaux visant à soutenir les stratégies de développement à long terme des clusters dans la région euro-méditerranéenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Série de séminaires à l’échelle euro-méditerranéenne</h2>



<p>Le séminaire de Tunis constitue le premier d’une série de séminaires politiques organisés dans le cadre du projet EuroMed Clusters Forward, qui comprend également&nbsp;:</p>



<p>• un séminaire Mashreq prévu le 17 et 18 mai 2026, au Caire.</p>



<p>• Et une conférence de capitalisation prévue le 3 et 4 novembre à Marseille.</p>



<p>Au total, ces trois séminaires rassembleront plus de 500 participants provenant de plusieurs pays de la région euro-méditerranéenne et du Mashreq, parmi lesquels des décideurs publics, des experts internationaux, des responsables de clusters et des représentants du secteur privé.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/seminaire-a-tunis-clusters-et-integration-dans-les-chaines-de-valeur/">Séminaire à Tunis | Clusters et intégration dans les chaînes de valeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Record d’exportations d&#8217;huile d’olive</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/tunisie-record-dexportations-dhuile-dolive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réalisé un record historique d’exportations d’huile d’olive au cours des mois de décembre, janvier et février. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/tunisie-record-dexportations-dhuile-dolive/">Tunisie | Record d’exportations d&rsquo;huile d’olive</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le me ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, «la Tunisie a réalisé un record historique d’exportations d’huile d’olive au cours des mois de décembre, janvier et février»</em></strong></p>



<span id="more-18488990"></span>



<p>Lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre a ajouté que <em>«ces résultats constituent un succès majeur pour la diplomatie économique tunisienne»</em>, en soulignant que les exportations mensuelles ont dépassé les 50&nbsp;000 tonnes, grâce aux efforts concertés des différents acteurs.</p>



<p>Pour la Tunisie, il s’agit de préserver les marchés traditionnels tout en explorant de nouveaux débouchés pour l’huile d’olive conditionnée, aussi précisé le ministre, qui a noté une reprise progressive sur les marchés traditionnels après les récentes perturbations dues à ce qu’il a appelé des <em>«procédures administratives»</em>. Enfin, il a confirmé que la Tunisie avait demandé l’ouverture de négociations avec l’Union européenne concernant l’exportation d’huile d’olive et d’autres produits agricoles stratégiques. <em>«Ces négociations ne se limiteront pas à l&rsquo;UE, mais impliqueront également d’autres partenaires internationaux»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/tunisie-record-dexportations-dhuile-dolive/">Tunisie | Record d’exportations d&rsquo;huile d’olive</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/leurope-aura-t-elle-besoin-du-petrole-russe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 06:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18474126</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Russie prête à fournir à nouveau l’Europe en pétrole et gaz, dans le cadre d'une coopération exempte de considérations politiques.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/leurope-aura-t-elle-besoin-du-petrole-russe/">L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Vladimir Poutine serait prêt à approvisionner à nouveau l’Europe en pétrole et en gaz, mais seulement si les pays européens s’engagent dans une coopération à long terme exempte de considérations politiques. Ce qui équivaudrait à un abandon de l’Ukraine et des Etats baltes par Bruxelles. Le président russe demanderait clairement qu’on le laisse faire ce qu’il veut comme on le fait du reste avec son alter égo américain Donald Trump.</em></strong><em> (Carte: Gazoducs et oléoducs russes irriguant l&rsquo;Union européenne avant la guerre en Ukraine). </em></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz (Pologne)</em></p>



<span id="more-18474126"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p>La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a bouleversé les calculs stratégiques mondiaux, le pétrole et le gaz connaissant une baisse de production suite au chaos récemment déclenché au Moyen-Orient par ces deux Etats arrogants et belliqueux.</p>



<p>La crise a offert à Moscou une opportunité de manœuvres diplomatiques, et Poutine n’a pas tardé à tenter de tirer profit de la situation pour renforcer la Russie.</p>



<p>Lors d’une rencontre télévisée consacrée au marché pétrolier et gazier, le chef du Kremlin a tendu une main à l’Union européenne en proposant de fournir des hydrocarbures à l’ensemble de la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moscou profite de la crise</h2>



<p>Selon l’agence de presse ukrainienne&nbsp;<em>United 24</em>, organe de presse du gouvernement, Poutine a déclaré que la Russie n’avait jamais refusé de collaborer avec les entreprises européennes dans le secteur pétrolier et gazier. Il a également affirmé être ouvert à une coopération renouvelée avec l’Europe.</p>



<p>Cependant, l’aide du président russe aurait un prix. Il a présenté cette aide comme une assistance conditionnée à la reprise par l’Europe de sa coopération pétrolière et gazière avec la Russie, tout en soulignant qu’elle devait être exempte de toute considération politique</p>



<p>Poutine a expliqué que, face à la crise énergétique croissante, la Russie continuerait de fournir du pétrole à ses partenaires commerciaux fiables, notamment en Asie et dans les États membres de l’UE que sont la Hongrie et la Slovaquie. Il a toutefois indiqué être disposé à collaborer de nouveau avec d’autres pays européens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole n’a pas d’odeur</h2>



<p><em>«Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable à long terme, exempte de pressions politiques… alors qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé»</em>, a déclaré Poutine, selon le&nbsp;<em>Moscow Times</em>.</p>



<p><em>«Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin de signaux de leur part indiquant qu&rsquo;ils sont prêts et disposés à travailler avec nous et à garantir cette durabilité et cette stabilité»</em>, a ajouté Poutine, sans ironie aucune, mais en goûtant à l’avantage substantiel que lui donne la crise actuelle de l’énergie provoquée par ses adversaires supposés et alliés providentiels, les Etats-Unis, en lançant la guerre contre l’Iran. &nbsp;</p>



<p><em>United 24</em>&nbsp;a noté que les remarques de Poutine intervenaient alors que le prix du pétrole brut Brent atteignait 119 dollars le baril le 9 mars, soit son niveau le plus élevé depuis que le Kremlin a ordonné l’invasion de l’Ukraine en février 2022.</p>



<p>Bien que Poutine ait indiqué dans son discours que la hausse du prix du pétrole n’était probablement que temporaire, il a affirmé, selon&nbsp;<em>Bloomberg</em>, qu’il était important pour les entreprises russes de tirer profit du déséquilibre entre l’offre et la demande d’hydrocarbures. Il semble également vouloir profiter du choc pétrolier pour ramener l’Europe à son ancienne dépendance aux hydrocarbures russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le giron énergétique russe </h2>



<p>L’Europe a longtemps dépendu de la Russie pour son approvisionnement en pétrole et en gaz, mais après l’invasion russe de l’Ukraine, les nations européennes ont commencé à se détourner des hydrocarbures russes et à poursuivre une politique d’indépendance énergétique dans le cadre du plan REPowerEU.</p>



<p>Les importations de l’UE de pétrole russe ont également diminué. En 2022, ces importations représentaient 27 % du total ; ce chiffre est tombé à seulement 2 % en 2025. Seuls deux États membres de l’UE importent encore du pétrole russe&nbsp;: la Hongrie et la Slovaquie, qui ne font pas mystère de leur tropisme russe.</p>



<p>En janvier 2026, les États membres de l’UE ont formellement adopté des politiques visant à supprimer progressivement les importations de gaz naturel acheminé par gazoduc et de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie et ont également prévu de présenter une proposition législative visant à interdire toutes les importations de pétrole russe au plus tard en 2027.</p>



<p>Sauf que, sous la pression de la crise énergétique actuelle, qui semble appelée à s’aggraver, l’Europe pourrait commencer à lorgner de nouveau le pétrole et le gaz russes, plus accessibles et moins chers. Et Poutine ne manquerait pas de leur en faire payer le prix politique. &nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/leurope-aura-t-elle-besoin-du-petrole-russe/">L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quand l’Estonie défie la Russie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Estonie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Margus Tsahkna]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré un responsable estonien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal </em>The Telegraph<em>. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  </em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18426334"></span>



<p>Dans une autre interview accordée à <em>Deutsche Welle </em>(DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.</p>



<p>Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu&nbsp;:<em> «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités»</em>. <em>«Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les louvoiements de l&rsquo;Europe</h2>



<p>Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  </p>



<p>Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. <em>«Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte»</em>, a-t-il admis. Tout en qualifiant de <em>«totalement erronée» </em>l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.</p>



<p>Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment&nbsp;appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen&nbsp;pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour&nbsp;interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait&nbsp;considéré comme le favori&nbsp;pour ce poste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le potentiel militaire en place</h2>



<p>Les déclarations du ministre des Affaires étrangères&nbsp;estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après&nbsp;avoir sacrifié l’Ukraine.</p>



<p>Ce tout petit pays de moins de 46 000 km<sup>2</sup> dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à&nbsp;la frontière&nbsp;avec la Russie.&nbsp;L’Allemagne lui a récemment&nbsp;envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations&nbsp;du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l&rsquo;Estonie va-t-elle compter pour <em>«mener la guerre sur le territoire russe»</em>&nbsp;? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande&nbsp;et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le précédent de la Pologne </h2>



<p>Par ses déclarations, le ministre&nbsp;des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.</p>



<p>Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler&nbsp;a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé&nbsp;le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît… &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Tunisie &#124; Une souveraineté à la croisée des chemins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie de 2026 ne peut plus se contenter de gérer sa fragilité. Elle doit trouver le chemin de la sortie de l’orbite de tutelle et du retour au progrès.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/tunisie-une-souverainete-a-la-croisee-des-chemins/">Tunisie | Une souveraineté à la croisée des chemins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie de 2026 ne peut plus se contenter de gérer sa fragilité. Elle doit utiliser son ancrage historique, sa position géographique et ses compétences mondialement reconnues pour forger un partenariat de type Plan Marshall, seul garant d’une sortie de l’orbite de tutelle et d’un retour au progrès.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18405680"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>En 2026, la Tunisie fait face à une impasse économique et budgétaire critique. L’assèchement des financements internationaux a favorisé un <em>«tête-à-tête»</em> inégal avec l’Algérie, matérialisé par l’accord militaire d’octobre 2025. Cette dépendance, aux allures, selon certains commentateurs algériens et tunisiens, de protectorat, pèse sur les choix socio-politiques et la stature internationale du pays. Paradoxalement, les menaces (migratoires, contrebande, instabilité) émanent principalement d’une Algérie elle-même fragilisée (dissensions internes, revendications kabyles, isolement via la résolution 2797 de l’Onu et pressions de l’administration Trump).</p>



<p>En Tunisie, un courant intérieur de plus en plus puissant réclame désormais un rôle actif et la récupération pacifique des territoires et ressources spoliés, refusant l’alignement sur un régime militaire voisin en difficulté et aux valeurs socio-économiques et diplomatiques divergentes de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Économie : le «Plan Marshall»&nbsp;et l’autonomie énergétique</h2>



<p>Pour briser ce siège économique, la Tunisie doit opérer une bascule vers la Souveraineté des Ressources.</p>



<p><strong>Union Européenne </strong>: dépasser l’Accord de 1997 : le partenariat avec l&rsquo;Union Européenne doit se muer en une intégration structurelle. La Tunisie gagnerait à revendiquer un accès total aux mécanismes communautaires (Fonds de cohésion, Fonds pour une transition juste, Fonds Européen pour les affaires maritimes, la Pêche et l’aquaculture, Horizon Europe, Erasmus, Garantie de la BEI) et au marché unique (services/agriculture), transformant le pays en une extension organique de l’Espace économique européen.</p>



<p><strong>Rupture énergétique </strong>: accélération massive du solaire et de l’hydrogène vert. L’objectif est de substituer le gaz importé par une production nationale exportable via le câble Elmed, brisant ainsi le levier de pression algérien.</p>



<p><strong>Le levier G7</strong> : négocier un <em>«Debt-for-Sovereignty Swap»</em> (conversion de la dette en investissements) pour financer la modernisation industrielle et les infrastructures critiques, garantissant une indépendance financière réelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sécurité et diplomatie : le rééquilibrage global:</h2>



<p>La Tunisie doit passer du statut de <em>«zone tampon»</em> à celui de <em>«pôle régional de liberté et de progrès»</em>.</p>



<p><strong>Désengagement de la tutelle</strong> : actualisation des clauses de l’accord militaire de 2025. La sécurité des frontières doit reposer sur une autonomie technologique (drones, surveillance IA) fournie par des partenariats avec le G7 (USA, France, Italie) et l’Asie (Japon, Corée), et non sur une délégation de souveraineté au voisin. Le souvenir de Gafsa (janvier 1980) ne doit jamais être refoulé.</p>



<p><strong>Pivot vers le Golfe et l’Asie</strong> : réengagement avec l’Arabie Saoudite, les Émirats et les autres membres du CCG pour capter des IDE massifs sans conditions politiques, et positionnement comme base de production <em>«nearshore»</em> pour les géants asiatiques ciblant le marché européen (Japon, Corée, Inde et Malaisie…).</p>



<p><strong>Diplomatie territoriale </strong>: ouverture d’un processus de négociations pacifiques et documentées pour la restauration des droits territoriaux historiques, ouvrant la voie à une réconciliation et un apaisement durables, et cimentant la cohésion nationale autour d’un projet de grandeur retrouvée, en vue d’une relance sur des bases solides et sans rancœurs ou arrière-pensées de l’édification du Grand Maghreb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recommandations stratégiques pour 2026 :</h2>



<p><strong>Institutionnaliser la <em>«neutralité de puissance»</em> </strong>: se distancier des blocs régionaux en déclin pour devenir la <em>«Suisse et Singapour de la Méditerranée»</em>.</p>



<p><strong>Science, technologie et économie du savoir</strong> : lancer le plan <em>«Souveraineté technologique, numérique et énergétique»</em>; faire de la Tunisie une <em>«digital sandbox» </em>attractive pour les talents mondiaux (zones franches technologiques, universités et centres de recherche mondiaux).</p>



<p><strong>Plan Marshall&nbsp;</strong>: activer la clause de sauvegarde G7/UE; solliciter une conférence internationale pour la résilience tunisienne, liant la stabilité sécuritaire de l’Europe à la prospérité souveraine de la Tunisie.</p>



<p><strong>Une coopération multidirectionnelle</strong> non exclusive et dépourvue de tout sentimentalisme ou relent idéologique avec seul fondement les intérêts réciproques et l’apport à la renaissance et la prospérité de la Tunisie.</p>



<p>Face à un monde en mutation profonde, des fois violente et pleine de défis, la Tunisie est en mesure de transformer les menaces qui se profilent à l’horizon en opportunités. Tel un sphynx, la Tunisie a toujours su trouver à travers sa riche histoire plurimillénaire les ressorts de la renaissance et de la gloire.</p>



<p>La Tunisie de 2026 ne peut plus se contenter de gérer sa fragilité. Elle doit utiliser son ancrage historique, sa position géographique et ses compétences mondialement reconnues pour forger un partenariat de type Plan Marshall, seul garant d’une sortie de l’orbite de tutelle et d’un retour au progrès.</p>



<p>Une vision audacieuse avec une communication internationale bien ajustée grâce à une diplomatie rénovée et motivée seront en mesure de transformer ce rêve en réalité.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZH3xFOUbyQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/la-tunisie-pourra-t-elle-remedier-a-ses-fragilites-structurelles/">La Tunisie pourra-t-elle remédier à ses fragilités structurelles ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie pourra-t-elle remédier à ses fragilités structurelles ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/la-tunisie-pourra-t-elle-remedier-a-ses-fragilites-structurelles/embed/#?secret=aXg5Fb9fjJ#?secret=ZH3xFOUbyQ" data-secret="ZH3xFOUbyQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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