Le juge d’instruction du Pôle judiciaire financier de Tunis a décidé de prolonger de quatre mois la détention préventive d’Ahmed Amiri, président de la Chambre syndical des bouchers, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire, suite à une plainte déposée contre lui par la Société Ellouhoum, rapporte Mosaique.
Cette plainte porte sur des soupçons de détournement de fonds publics appartenant à ladite entreprise publique ; ces fonds lui avaient été confiés en vertu d’un mandat donné par plusieurs bouchers pour l’approvisionnement en viandes réfrigérées importées.
Il est aussi soupçonné de manipulation des circuits de distribution en utilisant, à leur insu, les identités fiscales de bouchers, pour retirer des quantités de viande auprès de la Société Ellouhoum — en vue de monopoliser et spéculer sur ces produits subventionnés par l’État — en les vendant dans des circuits autres que ceux agréés par ladite société.
Après avoir auditionné Ahmed Amiri, le premier juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier a émis un mandat de dépôt à son encontre pour des faits de blanchiment d’argent — en tirant parti des facilités offertes par sa fonction ainsi que par ses activités professionnelles et sociales —, de monopole et de spéculation illicites, d’abus de confiance aggravé, ainsi que pour complicité avec un agent assimilé à un fonctionnaire public ayant délibérément usé de sa qualité pour causer un préjudice matériel à une entreprise dont l’État détient une participation au capital, afin d’en retirer un avantage indu.
I. B.



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