<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des POLITIQUE - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/category/politique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/category/politique/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 14 Aug 2026 08:24:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des POLITIQUE - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/category/politique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’Allemagne réforme ses services de renseignement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/lallemagne-reforme-ses-services-de-renseignement/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/lallemagne-reforme-ses-services-de-renseignement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 08:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Dobrindt]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[BfV]]></category>
		<category><![CDATA[BND]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[espionnage]]></category>
		<category><![CDATA[Friedrich Merz]]></category>
		<category><![CDATA[guerre hybride]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[services de renseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19434788</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le BND à Berlin se verra conférer de nouveaux pouvoirs pour faire face aux menaces d'acteurs étatiques tels que la Russie et la Chine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/lallemagne-reforme-ses-services-de-renseignement/">L’Allemagne réforme ses services de renseignement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La réforme approuvée par le gouvernement fédéral allemand mercredi 12 août 2026 élargit les prérogatives des renseignements et leur attribue des pouvoirs opérationnels car jusque-là les services allemands ont adopté une posture défensive. Considérée comme le ventre mou des pays européens, l’Allemagne est souvent sujette à des opérations de déstabilisation russes comme des actes de sabotage, d’espionnage et de piratage informatique ciblant des infrastructures sensibles et des fabricants d’équipements militaires. À l’ère des guerres hybrides, cette réforme est considérée comme indispensable par les autorités allemandes pour protéger leur pays.</em></strong> <em>(Le siège du BND à Berlin se verra conférer de nouveaux pouvoirs pour faire face aux menaces émanant d&rsquo;acteurs étatiques tels que la Russie et la Chine, en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;intelligence artificielle. Photographie : Michael Sohn/Reuters).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19434788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la correspondante du <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/12/germany-approves-lifting-curbs-spy-agencies-security-revolution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a> à Berlin, Deborah Cole, le gouvernement allemand a approuvé un projet de loi visant à lever de nombreuses restrictions imposées à ses services de renseignement depuis l’après-guerre, alors que le pays est sous le choc de deux attentats survenus en un mois et qui ont mis en lumière de graves failles de sécurité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces modifications controversées, qui doivent encore être approuvées par le Parlement, répondent en grande partie à une liste de souhaits établie par les services de renseignement extérieurs et intérieurs, qui déplorent depuis longtemps le retard de l’Allemagne par rapport à ses alliés et à ses ennemis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous transformons nos services de renseignement en véritables services secrets»</em>, a déclaré le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt au journal <em>Bild</em> qui a qualifié cette réforme de <em>«révolution»</em> et d’<em>«historique»</em> en matière de sécurité. Il a ajouté : <em>«Il est grand temps que nous nous positionnions pour être compétitifs et sur un pied d’égalité avec nos partenaires internationaux. Cela exige des capacités opérationnelles et des pouvoirs actifs pour lutter plus efficacement contre le terrorisme d’État moderne et les groupes extrémistes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un attentat à la voiture bélier perpétré fin juillet lors de la Gay Pride de Berlin par un individu qualifié comme islamiste connu des services de police a été suivi, la semaine dernière, de la découverte d’un drone chargé d’explosifs près d’un avion-cargo ukrainien à l’aéroport de Leipzig, plaque tournante majeure du transport de matériel de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de coalition impopulaire de Friedrich Merz, composé de centres-droit et de centre-gauche, est sous pression pour démontrer sa capacité à moderniser le pays afin d’assurer la sécurité de ses citoyens, tout en préservant les droits et principes inscrits dans la Loi fondamentale allemande.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le niveau de menace a considérablement augmenté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les plans de réforme des services de renseignement étaient en préparation depuis des mois et ont fait l’objet de nombreux ajustements avant d’être présentés au gouvernement mercredi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Service fédéral de renseignement extérieur (BND), qui a fêté ses 70 ans cette année et est dirigé par l’ancien ambassadeur en Ukraine, Martin Jäger, se verra octroyer de nouveaux pouvoirs pour faire face aux menaces émergentes émanant d’acteurs étatiques tels que la Russie et la Chine, avec moins d’obstacles et grâce à l’intelligence artificielle (IA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités allemandes affirment que le niveau de menace a considérablement augmenté depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, des agents liés à Moscou ayant prétendument mené à plusieurs reprises des actes de sabotage, d’espionnage et de piratage informatique ciblant des infrastructures sensibles et des fabricants d’équipements militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jäger a déclaré que <em>«l’Allemagne devait être en mesure de montrer à ses adversaires qu’elle est capable de faire de même, afin que l’autre camp en subisse également les conséquences»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, le BND a principalement adopté une posture défensive, se limitant essentiellement à la collecte d’informations et disposant de peu de pouvoirs opérationnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet de loi, qui compte plus de 700 pages, les services de renseignement allemands seront autorisés à manipuler ou à supprimer des données, une pratique connue sous le nom de <em>hack back</em> (contre-piratage), méthode de riposte aux cyberattaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres possibilités figurent la modification des instructions de fabrication des armes ou leur neutralisation lors de leur production.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="am11SdXOiB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/la-course-a-lia-bat-son-plein-dans-le-monde-du-renseignement/">La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/la-course-a-lia-bat-son-plein-dans-le-monde-du-renseignement/embed/#?secret=Jz9RPZES08#?secret=am11SdXOiB" data-secret="am11SdXOiB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Assouplissement des règles de protection des données</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les paiements en ligne versés à des agents subalternes employés ponctuellement par des gouvernements étrangers pourraient être bloqués afin de prévenir les attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à la force par les services de renseignement à l’étranger restera interdit. Cependant, les agents pourront plus fréquemment porter des armes pour leur légitime défense sans autorisation explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi, que le gouvernement espère voir entrer en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2027, assouplirait les règles de protection des données, largement critiquées pour leur caractère excessif et contre-productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BND et l’Office de protection de la Constitution (BfV), organe de surveillance de la sécurité intérieure, seront autorisés à collecter, stocker et analyser davantage d’informations et ce, plus longtemps grâce à l’IA. Il sera également plus facile d’obtenir l’autorisation d’effectuer des recherches en ligne et de surveiller le domicile de personnes suspectées d’infractions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne renforcera également le contrôle du BND et du BfV par un conseil indépendant, en plus des pouvoirs déjà conférés à la commission parlementaire de contrôle du renseignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les réformes soient largement perçues comme nécessaires et attendues depuis longtemps, certains responsables politiques ont mis en garde contre des excès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accès élargi aux images de vidéosurveillance publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La commissaire fédérale à la protection des données, Louisa Specht-Riemenschneider, a déclaré que son ministère serait privé de tout pouvoir de contrôle sur le BND et a critiqué l’accès élargi aux images de vidéosurveillance dans les espaces publics, en Allemagne comme à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Konstantin von Notz, porte-parole du parti écologiste d’opposition s’est dit favorable à un renforcement des pouvoirs du BND mais a toutefois estimé que le projet de loi était <em>«excessif»</em>. Il a notamment critiqué les pouvoirs accordés au BfV, qu’il a jugés difficiles à concilier avec le principe de séparation des pouvoirs entre les services de renseignement et la police, une leçon tirée des pages les plus sombres de l’histoire allemande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte législatif pourrait faire l’objet de recours en justice de la part de ses détracteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une incertitude géopolitique croissante et aux doutes concernant le rôle des États-Unis comme garant de sa sécurité, l’Allemagne s’est également lancée dans un vaste programme de réarmement. Merz a pris ses fonctions l’année dernière en promettant de faire des forces armées allemandes, la Bundeswehr,&nbsp;l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oTwgTRQ0Ci"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/">Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/embed/#?secret=w2C52ob03U#?secret=oTwgTRQ0Ci" data-secret="oTwgTRQ0Ci" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/lallemagne-reforme-ses-services-de-renseignement/">L’Allemagne réforme ses services de renseignement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/lallemagne-reforme-ses-services-de-renseignement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran &#124; Le come-back de Mohsen Rezaie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/iran-le-come-back-de-mohsen-rezaie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/iran-le-come-back-de-mohsen-rezaie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araqchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Masoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Qalibaf]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Baqer Zolqadr]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Rezaï]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19424305</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mohsen Rezaie, 71 ans,  légende vivante des Gardiens de la révolution, reprend du service sous la férule de Mojataba Khamenei. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/iran-le-come-back-de-mohsen-rezaie/">Iran | Le come-back de Mohsen Rezaie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avant la guerre israélo-américaine sur l’Iran qui a débuté le 28 février 2026, Mohsen Rezaie était un paisible retraité qui n’occupait plus que le poste de membre du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime. Avec le début de la guerre et l’avènement de Mojtaba Khamenei, il a d’abord été nommé par celui-ci comme conseiller militaire et cette semaine, il vient de le nommer au poste très stratégique de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Rezaie, 71 ans, est une légende vivante du Corps des Gardiens de la révolution. Il a dirigé ce corps de 1981 à 1997 et c’est sous son impulsion que cette institution est devenue puissante et omnipotente.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19424305"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/09/world/middleeast/iran-security-council-guards-commander.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, Yeganeh Torabti, correspondante du journal en Iran, est revenu sur la nomination de Rezaie à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale estimant qu’elle représente un renforcement de l’autorité de l’appareil sécuritaire traditionnel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du président iranien a annoncé dimanche sur les réseaux sociaux que Rezaie, qui a commandé les Gardiens de la révolution iraniens pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, occuperait le poste de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Jusqu’à cette annonce, Rezaie était le conseiller militaire du Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rezaie remplace Mohammad Baqer, qui avait lui-même succédé à Ali Larijani, tué lors d’une frappe aérienne israélienne pendant les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en début d’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole de la présidence, Seyed Mehdi Tabatabaei, a annoncé sur les réseaux sociaux la démission de Zolqadr, sa nomination à un nouveau poste et son remplacement par Rezaie. Le <em>NYT</em> a souligné que Zolqadr est lui-même un ancien membre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la force de sécurité la plus puissante d’Iran, mais les analystes estiment qu’il ne dispose pas de l’autorité de certains hauts gradés militaires, actuels ou anciens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KYYKaaNrXh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/">D’où provient la résilience du régime iranien ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« D’où provient la résilience du régime iranien ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/embed/#?secret=WtB0jbuzsI#?secret=KYYKaaNrXh" data-secret="KYYKaaNrXh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les plus conservateurs désormais aux commandes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil, composé de hauts responsables civils et militaires, joue un rôle crucial dans la définition de la politique iranienne face au conflit en cours avec les États-Unis. En juin, le Conseil avait approuvé un mémorandum d’entente visant à mettre fin au conflit mais cet accord a rapidement volé en éclats en raison de désaccords entre les États-Unis et l’Iran concernant le contrôle du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hamid Reza Azizi, expert en questions de sécurité iraniennes basé à Berlin, a déclaré que la nomination de Rezaie est significative à plusieurs égards, notamment parce qu’elle indique que les hauts responsables de la sécurité du pays continuent de consolider leur pouvoir au lieu de permettre une transition vers une nouvelle génération d’élites politiques. Rezaie est une figure de proue des plus hautes sphères de l’establishment militaire et politique iranien depuis plus de quarante ans. Outre son rôle militaire, il s’est présenté à plusieurs reprises à l’élection présidentielle, sans succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Azizi a ajouté que cette nomination témoigne également d’une tentative de contrebalancer l’influence de Mohammad Bagher Qalibaf, qui dirige les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Il a précisé que Qalibaf, autre commandant vétéran des Gardiens de la révolution, est président du Parlement et est connu pour ses liens étroits avec Zolqadr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Azizi estime que ce changement à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale pourrait représenter une tentative de l’ayatollah Mojtaba Khamenei de limiter l’influence excessive de Qalibaf.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qalibaf a défendu l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les États-Unis en juin malgré les critiques formulées par des éléments plus radicaux au sein du régime. Azizi a déclaré que <em>«la nomination de Rezaie signifie que les plus conservateurs du régime sont désormais aux commandes».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saeid Golkar, professeur à l’Université du Tennessee à Chattanooga et spécialiste des forces de sécurité iraniennes, a déclaré que la promotion de Rezaie confirme que les Gardiens de la révolution détiennent le pouvoir décisionnel suprême en Iran. Précédemment, le Conseil suprême de sécurité nationale était occupé par des profils civils à l’instar d’Ali Larijani et Saïd Jailli, tous deux universitaires. Le premier a fait des études de mathématiques et de philosophie et le second en sciences politiques. Avec Rezaie, c’est un profil militaire traditionnel mais aussi un homme de confiance de Mojtaba Khamenei qui via cette nomination prend en main cette institution clé de la République islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Golkar estime toutefois que pour le moment ce changement n’implique pas de facto un durcissement de la politique ni au contraire un plus grand pragmatisme.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rezaie et Qalibaf finiront par s’affronter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est probable que Rezaie et Qalibaf finissent par s’affronter en raison de leurs ambitions divergentes. À l’instar de Rezaie, Qalibaf a déjà brigué la présidence.<em> «Cette situation est vouée à l’échec»</em>, a conclu Golkar, ajoutant: <em>«Chacun aspire au pouvoir»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux la semaine dernière, Mohammad Baqer Kharrazi, un religieux conservateur apparenté par alliance à l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a prédit cette nomination, la décrivant comme une tentative de contenir le président iranien Masoud Pezeshkian. Ce dernier, ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, étaient la cible d’attaques virulentes de la part des conservateurs iraniens en raison de leurs efforts diplomatiques auprès des États-Unis. Selon Kharrazi, Pezeshkian avait menacé à plusieurs reprises de démissionner de la présidence. Ces menaces répétées n’ont pas plu au Guide suprême qui l’a averti que sa patience commençait à s’épuiser qu’il accepterait sa démission la prochaine fois qu’il la proposerait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise sur orbite de Rezaie par ce dernier en le nommant à un poste de premier plan pourrait être une façon de le préparer à la présidence au cas où Pezeshkian finirait par partir. Rezaie président conviendrait à la fois à Mojtaba Khamenei qui aura un président avec lequel il sera sur la même longueur d’onde et conviendrait aussi aux Gardiens de la révolution qui auront leur ancien patron et leur membre le plus illustre à la tête de l’exécutif.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QkefVT8uYj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/embed/#?secret=4xDZmRSOPZ#?secret=QkefVT8uYj" data-secret="QkefVT8uYj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/iran-le-come-back-de-mohsen-rezaie/">Iran | Le come-back de Mohsen Rezaie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/iran-le-come-back-de-mohsen-rezaie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Dubai Ports World]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Al-Otaiba]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19420232</guid>

					<description><![CDATA[<p>La lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats arabes unis aux Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/">Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a vingt ans, les Émirats arabes unis ont voulu acquérir, via leur entreprise de gestion portuaire DP World (Dubai Ports World), six ports américains ce qui a provoqué une levée de boucliers à Washington et l’opération a fini par capoter. Après deux décennies, la situation a complètement changé et les Émirats sont devenus le chouchou des États-Unis au Moyen-Orient. Ce changement a nécessité un investissement de sommes colossales dans le lobbying et le recours massif aux sociétés de relations publiques mais également la lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats à Washington. L’inamovible ambassadeur émirati aux États-Unis Youssef Al-Otaiba, en poste depuis juillet 2008, a également joué un rôle clé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19420232"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/ec5f7351-7aec-4fe1-80dc-b02c62045109?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Abigail Hauslohner, correspondante du journal britannique à Washington, a révélé comment les Émirats ont gagné les faveurs de Washington. Selon elle, Abou Dhabi a déployé une stratégie mêlant argent et charme pour devenir l’un des alliés les plus importants des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour parvenir à cette position, les Émirats ont tiré les leçons de leurs erreurs passées. Il y a vingt ans, précisément en février et mars 2006, ils se trouvaient au cœur d’une tempête politique à Washington lorsqu’une offre de l’État du Golfe visant à acquérir six grands ports maritimes américains par le biais de DP World, la multinationale émiratie basée à Dubaï, reconnue comme l’un des leaders mondiaux de la logistique et de la gestion portuaire, a suscité une vive controverse au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offre intervenait cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, dont deux des pirates de l’air étaient Emiratis. À l’époque, certains membres du Congrès affirmaient que les Émirats étaient une plaque tournante du financement d’Al-Qaïda et un<em> «problème persistant en matière de lutte contre le terrorisme»</em>, mettant en garde contre une grave menace pour la sécurité nationale américaine si les Émirats étaient autorisés à gérer des ports stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni les membres du Congrès ni les opposants à l’offre ne semblaient se soucier du fait que les Émirats étaient le seul pays arabe à avoir déployé des troupes en soutien à la guerre américaine en Afghanistan et que l’administration Bush avait soutenu l’accord portuaire. Ce tollé avait contraint DP World à retirer son offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire marqua un tournant pour les Émirats et leurs relations avec les États-Unis. À Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, alors prince héritier d’Abou Dhabi, convoqua une réunion d’urgence avec ses conseillers. Il expliqua que cette <em>«crise»</em> avait révélé une profonde incompréhension chez la plupart des Américains au sujet des Émirats et qu’il était temps de corriger cette idée fausse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tbXb4VhHM8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=Tqf3W4FW1j#?secret=tbXb4VhHM8" data-secret="tbXb4VhHM8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt ans plus tard, ils y parvinrent. Mohammed ben Zayed devint président des Émirats et l’État du Golfe se transforma en l’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’armée américaine annonça sa collaboration avec les Émirats pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle militaire. Outre ses liens militaires, les Émirats ont investi massivement aux États-Unis, via leur fonds souverain de 1 700 milliards de dollars et des entreprises publiques, ainsi que dans les intérêts commerciaux de la famille du président Donald Trump. Le Congrès, à majorité républicaine, se montre moins préoccupé qu’auparavant par les investissements dans des secteurs sensibles pour la sécurité nationale américaine. Trump a récemment accordé aux Émiratis l’accès à certaines des puces informatiques américaines les plus récentes, quelques mois seulement après qu’un prince émirati a investi 500 millions de dollars dans l’entreprise de cryptomonnaies de la famille Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout n’a pas toujours été rose. Les Émirats ont notamment été irrités par la signature, par Washington, de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015. La guerre menée par Trump contre l’Iran a mis à l’épreuve les limites de l’influence de Ben Zayed, les Émirats devenant une cible privilégiée des représailles iraniennes. Le déluge de missiles et de drones iraniens a soulevé des questions quant à la stabilité du pays et à la viabilité de son ambition de devenir un pôle technologique mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> cite Barbara Leaf, ancienne ambassadrice des États-Unis à Abou Dhabi (2014-2018) puis secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient : <em>«Les Émiratis savent qu’ils ont une influence et une présence, mais en fin de compte, ils n’ont eu aucun mot à dire dans une guerre qui a éclaté à leur frontière et ont subi de plein fouet les attaques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renforcement des liens avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la guerre a renforcé la conviction, largement répandue à Abou Dhabi, qu’il était nécessaire de consolider les liens. Abou Dhabi a stratégiquement fondé sa relation avec les États-Unis sur son partenariat et sur le renforcement de ses liens avec Israël. Les autorités affirment que le pays entend non seulement poursuivre sur cette voie mais aussi approfondir ces liens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment ce partenariat et cette coopération se sont-ils développés ? Selon le journal britannique, cela est lié au rôle de l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Youssef Al Otaiba, ancien conseiller de Ben Zayed et diplômé de l’université de Georgetown. Il a été envoyé à Washington en 2008 afin de présenter aux Américains une image différente des Émirats. Grâce à un vaste réseau de lobbyistes influents, il a réussi. Quel est son principal outil ? L’argent. Les Émirats ont dépensé plus de 270 millions de dollars à Washington au cours de la dernière décennie, selon OpenSecrets, un site web qui analyse les flux financiers de la politique américaine. Avec leurs voisins du Golfe, l’Arabie saoudite (422 millions de dollars) et le Qatar (269 millions de dollars), les Émirats figurent parmi les dix premiers pays au monde en matière de dépenses dans les relations publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également investi massivement dans certains des plus importants think tanks de Washington, notamment l’Atlantic Council, le Center for Strategic and International Studies et la Rand Corporation. Ils ont aussi accueilli des dizaines de conférences et de séminaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien haut responsable du Département d’État a décrit le rôle de l’ambassadeur des Émirats en ces termes : <em>«Al-Otaiba n’a ménagé aucun effort pour organiser des événements mondains afin de s’attirer les faveurs de ses partisans au sein des deux partis»</em>. Le responsable a ajouté : <em>«Il est étonnant de constater le nombre d’anciens responsables qui ont publié des tribunes vantant les mérites de la relation prétendument mutuellement avantageuse entre les États-Unis et les Émirats».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une oasis de libéralisme de façade dans un région conservatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal souligne qu’Al-Otaiba a exploité l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018 pour présenter les Émirats comme un phare de modernité et d’espoir, abritant un Dubaï modéré et favorable aux entreprises, une oasis de libéralisme de façade dans une région majoritairement musulmane et conservatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Otaiba a incité les responsables politiques américains à se rendre aux Émirats, a piloté les efforts de l’ambassade auprès du Congrès, des groupes de réflexion, des universités, des écoles et des médias, et a organisé des réceptions pour l’élite de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la première campagne de Trump, Al-Otaiba a tissé des liens étroits avec Jared Kushner, le gendre du président, devenu par la suite l’un de ses principaux conseillers pour les affaires du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation a conduit les Émirats à normaliser leurs relations avec Israël en 2020 et ce, dans le cadre des Accords d’Abraham. Un ancien responsable du Département d’État a décrit la décision des Émiratis de normaliser leurs relations en ces termes : <em>«Ils ont su anticiper l’avenir et comprendre les priorités des États-Unis et ils ont réalisé qu’Israël était un moyen de se rapprocher de l’administration Trump»</em>. Il a ajouté: <em>«Cette relation étroite avec Israël leur a permis d’échapper aux critiques dont ils faisaient l’objet»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant des sources proches de la famille régnante, le <em>FT</em> indique que le renforcement des liens avec les États-Unis sert plusieurs objectifs stratégiques pour Ben Zayed notamment diversifier l’économie et réduire sa dépendance aux revenus pétroliers, faire des Émirats un pôle mondial de l’IA et s’affranchir de la domination de l’Arabie saoudite, principale puissance régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux décennies d’échecs dans la conquête de grands ports maritimes américains, les Émirats ont progressivement commencé à investir dans un secteur bien plus lucratif. Des fonds d’investissement publics, tels que Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, et MGX, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats et frère du président, Cheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, ont noué d’importants partenariats avec des entreprises technologiques comme OpenAI et XAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonds ont également acquis une participation majoritaire dans le fabricant de semi-conducteurs GlobalFoundries et réalisé des investissements significatifs dans Cerebras Systems, un autre fabricant de semi-conducteurs, et Allied Data Centers, un développeur de centres de données. Abu Dhabi a également connu une avancée majeure avec la décision du département du Commerce américain d’autoriser la vente de puces électroniques de pointe aux Émirats et de lever les restrictions sur leurs exportations. L’ambassadeur Al Otaiba a salué cet accord, le qualifiant de <em>«réalisation importante fruit d’une coopération continue»</em>. Cependant, les démocrates ont une opinion différente. La représentante de l’Arizona Yasmin Ansari l’a décrit <em>«comme peut-être l’un des cas de corruption les plus importants et les plus flagrants de l’histoire des États-Unis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, des responsables de la sécurité nationale et des membres du Congrès mettent en garde contre les risques liés à l’accès des Émirats aux puces électroniques de pointe. Selon eux, cela exposerait les technologies américaines les plus sensibles à un risque d’acquisition par la Chine, leur principal rival mondial, avec laquelle les Émirats arabes unis entretiennent des liens commerciaux et technologiques étroits. L’administration Trump et les Émirats arabes unis affirment avoir pris des mesures pour protéger ces technologies.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HBcD5ES8oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=aMNvWVJJwu#?secret=HBcD5ES8oh" data-secret="HBcD5ES8oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique étrangère qui fait grincer des dents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains responsables et anciens parlementaires restent sceptiques. <em>«Abou Dhabi a cultivé avec les États-Unis une relation qui sert largement les intérêts des Émirats mais qui nuit à la politique étrangère américaine et à nos intérêts nationaux»</em>, déclare un ancien responsable du Département d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au sein de l’administration Trump, la politique d’Abou Dhabi peut faire grincer des dents comme cela a été le cas à cause de la livraison d’armes lourdes aux Forces de soutien rapide, la milice soudanaise de Hemedti Dagalo accusée de crimes de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les Émirats arabes unis <em>«soutenaient ouvertement une entité commettant un génocide au Soudan»,</em> une accusation que les Émirats arabes unis réfutent. Cependant, les membres du Congrès ont systématiquement voté contre les tentatives du Congrès de bloquer les ventes d’armes à Abou Dhabi, arguant qu’il s’agit d’un allié stratégique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également échappé à des sanctions sévères pour leur rôle de plaque tournante du financement illicite de l’Iran. Ce rôle était crucial pour la survie du régime iranien avant la guerre, au point que Trump a déclaré cette année que les Émirats arabes unis étaient <em>«le banquier de l’Iran»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse du <em>Financial Times</em> sur les sanctions du Trésor américain contre l’Iran a révélé que les Émirats étaient le deuxième pays le plus fréquemment cité après la Chine, malgré la position traditionnellement intransigeante d’Abou Dhabi à l’égard de Téhéran. Sur les 1 573 entités et individus sanctionnés pour leurs liens avec un pays autre que l’Iran, 22% possèdent la nationalité émiratie ou ont une adresse ou une entreprise enregistrée aux Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats exercent une influence considérable ici à Washington, une influence excessive»</em>, déclare le sénateur Van Hollen, démocrate du Maryland, qui ajoute : <em>«Ils ont donc pu agir impunément, contrairement à d’autres pays».</em> Malgré toute cette influence, les Émirats n’ont pas été en mesure d’empêcher les États-Unis et Israël de déclencher une guerre contre l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, depuis le début du conflit, les Émirats ont pris la décision radicale de renforcer leurs liens avec Washington et Israël, allant jusqu’à lancer des dizaines de frappes aériennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont davantage rapprochés d’Israël et, en mai, se sont retirés de l’Opep dirigée par l’Arabie saoudite, renforçant ainsi leur position aux côtés de Trump, qui a toujours désapprouvé l’influence de l’Opep sur les prix du pétrole. Un responsable émirati ajoute que l’Arabie saoudite n’est plus la puissance dominante qu’elle était lors de la visite de Trump dans le Golfe l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts prévoient que privilégier les relations avec les États-Unis et Israël au détriment des alliances arabes régionales aura des conséquences néfastes. Andrew Leber, spécialiste du Moyen-Orient à l’Université de Tulane, affirme qu’en agissant ainsi, les Émirats risquent de sacrifier leur indépendance stratégique à ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains démocrates estiment également que les Émirats arabes unis devront rendre des comptes si le Parti démocrate reprend le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre, ce qui pourrait ouvrir la voie à des enquêtes parlementaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujQn76lYfN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/embed/#?secret=2yF40MV8P7#?secret=ujQn76lYfN" data-secret="ujQn76lYfN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/">Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ghannouchi suspend sa grève de la faim, Ennahdha réclame sa libération</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/ghannouchi-suspend-sa-greve-de-la-faim-ennahdha-reclame-sa-liberation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/ghannouchi-suspend-sa-greve-de-la-faim-ennahdha-reclame-sa-liberation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 19:29:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[Mornaguia]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[traitement médical]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19421876</guid>

					<description><![CDATA[<p>​Le chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, a mis fin à la grève de la faim et à la suspension de son traitement médical, ce mardi 10 août 2026. ​Dans un communiqué, son comité de défense affirme que la direction de la prison civile de Mornaguia a informé ses avocats que Rached Ghannouchi avait...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/ghannouchi-suspend-sa-greve-de-la-faim-ennahdha-reclame-sa-liberation/">Ghannouchi suspend sa grève de la faim, Ennahdha réclame sa libération</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>​Le chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, a mis fin à la grève de la faim et à la suspension de son traitement médical, ce mardi 10 août 2026.</em></strong></p>



<span id="more-19421876"></span>



<p class="wp-block-paragraph">​Dans un communiqué, son comité de défense affirme que la direction de la prison civile de Mornaguia a informé ses avocats que Rached Ghannouchi avait accepté de lever son mouvement de protestation entamé le 6 août courant, et ce, à la demande de l&rsquo;équipe médicale assurant son suivi à l&rsquo;hôpital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Ennahdha s&rsquo;est félicité de la décision de son président de suivre les recommandations médicales afin de préserver sa santé, soulignant son âge avancé et l&rsquo;existence de maladies chroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti a par ailleurs exigé la levée de ce qu&rsquo;il qualifie<em> « d&rsquo;isolement imposé par la ministre de la Justice </em>», tout en réaffirmant le droit de Rached Ghannouchi de recevoir les visites de ses avocats et de sa famille, conformément à la loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même source a aussi réclamé la libération de Rached Ghnannouchi, estimant que sa détention est arbitraire, tout en imputant aux autorités la responsabilité de toute dégradation de son état de santé et en annoçant avoir engagé des démarches légales contre « <em>tous les responsables de cette situation »</em>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/ghannouchi-suspend-sa-greve-de-la-faim-ennahdha-reclame-sa-liberation/">Ghannouchi suspend sa grève de la faim, Ennahdha réclame sa libération</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/ghannouchi-suspend-sa-greve-de-la-faim-ennahdha-reclame-sa-liberation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 08:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[engrais chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[GCT]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19419173</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès tardent à être mises en œuvre par les pouvoirs publics.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/">Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès et de ses conséquences sur l’environnement et la santé des habitants, notamment la hausse des affections respiratoires, des cancers et d’autres maladies, tardent à être mises en œuvre et les nombreuses visites des responsables politiques dans la région n’ont pas été suivies d’une amélioration notable de la situation. Au contraire : les Gabésiens, se sentant sacrifiés, s’impatientent et le font tapageusement savoir.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19419173"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed a effectué, hier soir, lundi 10 août 2026, une <em>«visite surprise»</em> dans le gouvernorat de Gabès, au sud-est de la Tunisie, pour faire le point sur la situation environnementale de la région et constater sur place les problèmes majeurs dont se plaignent les habitants, en particulier la pollution industrielle induite par les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent des engrais chimiques et rejettent quotidiennement dans l’air, le sol et la mer des tonnes de déchets chimiques très nocifs pour la santé et l’économie de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette visite M. Saïed a souligné, selon l’agence officielle Tap, la nécessité d’adopter des<em> «mesures immédiates et efficaces pour s’attaquer aux sources de pollution et en limiter les conséquences sur la population et l’environnement»</em>. Selon la même source, le président a réaffirmé que la situation environnementale à Gabès devait être traitée par une <em>«intervention globale, capable d’agir tant sur les sources de la pollution que sur ses répercussions»</em>, tout en parlant de <em>«solutions structurelles à long terme»</em>. L’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre fin aux causes de l’urgence environnementale plutôt que de se limiter à en gérer les effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La<em> «Tchernobyl de la Méditerranée»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Gabès, ville de la côte sud-est de la Tunisie historiquement connue pour son oasis maritime, où prospéraient l’agriculture, la pêche et le tourisme, la situation environnementale et sanitaire a atteint un stade critique. Surnommée la<em> «Tchernobyl de la Méditerranée»</em>, la région subit depuis des décennies l’impact de l’industrie lourde des phosphates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’origine de la crise environnementale de Gabès remonte à 1972, avec l’installation du pôle industriel du GCT, destiné à la transformation des phosphates en acide phosphorique et en engrais destinés à l’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, l’activité industrielle a eu un impact majeur sur l’environnement, notamment par le rejet en mer d’importantes quantités de phosphogypse — un résidu du traitement des phosphates contenant, entre autres, des métaux lourds, du fluor et des éléments radioactifs — ainsi que par des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de composés fluorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution a également affecté les ressources en eau, en raison de l’exploitation progressive des nappes phréatiques par le complexe industriel et de ses conséquences sur l’écosystème de l’oasis côtière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est revenue au cœur de l’actualité après des épisodes de forte pollution atmosphérique ayant provoqué, depuis septembre dernier, des intoxications et des hospitalisations : selon des sources locales, plus de 120 personnes ont nécessité des soins pour des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des évanouissements ainsi que des irritations oculaires et des voies respiratoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La population au bord de la crise de nerfs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des associations écologistes et des militants organisent régulièrement des marches de protestation, à Gabès mais aussi à Tunis, devant le siège du GCT, pour dénoncer les conséquences de la pollution industrielle sur la santé des populations locales, notamment l’augmentation des pathologies respiratoires, des cancers et d’autres maladies. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement écologiste <em>«Stop Pollution»</em> a organisé de nombreuses mobilisations pour réclamer la fin de la pollution industrielle et la délocalisation des installations du GCT. La pression croissante de la population a replacé la question environnementale de Gabès parmi les priorités de l’agenda institutionnel national. Kaïs Saïed avait déjà chargé un groupe de travail d’élaborer des propositions pour répondre en urgence à la crise environnementale dans la région. Le rapport final et les recommandations du groupe avaient été présentés au président en janvier 2026. Mais on attend toujours des mesures concrètes pour faire face au fléau de la pollution industrielle à Gabès. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines annonces ont été faites ces derniers mois pour calmer la colère des habitants, mais elles sont davantage des déclarations d’intention que des décisions exécutives. Et les Gabésiens qui avaient espéré voir la visite du chef de l’Etat d’hier soir s’accompagner de la mise en route de mesures concrètes de lutte contre la pollution et ses conséquences socio-économiques en ont finalement eu pour leur frais. Beaucoup ont d’ailleurs scandé d’une seule voix au passage du président :<em> «Le peuple veut le démantèlement des unités industrielles»,</em> détournant ainsi, ironiquement, le slogan de la campagne présidentielle de Saïed en 2019 :<em> «Le peuple veut»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, on ne peut pas dire que les cris de détresse des Gabésiens ont été entendus ou que les visites des responsables dans la région aient été suivies d’une amélioration de leur situation. Il faut dire que pour l&rsquo;Etat tunisien, la marge de manœuvre est très étriquée : la crise financière qu&rsquo;il traîne depuis 2011 ne lui permet pas de se passer des recettes des exportations d&rsquo;engrais chimiques. C&rsquo;est la quadrature du cercle, en somme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/">Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[captagon]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Naïm Qassem]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19407888</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'annonce d'un dialogue prochain entre le Hezbollah et le régime syrien post-Bachar Al-Assad est u tournant dans l'évolution de la situation régionale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/">Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’annonce par le secrétaire général du Hezbollah Naïm Qassem de la disposition du parti chiite libanais à dialoguer avec les dirigeants syriens marque un tournant dans son discours politique à l’égard de Damas après la chute du régime de Bachar Al-Assad qui appartenait au même axe pro-iranien que le mouvement chiite libanais et aux côtés duquel il s’était engagé militairement durant la guerre civile en Syrie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19407888"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%D8%A7%D9%86%D9%81%D8%AA%D8%A7%D8%AD-%D8%AD%D8%B2%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D9%84%D9%87-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A7-%D8%B6%D9%85%D8%A7%D9%86-%D9%85%D9%88%D9%82%D8%B9-%D9%81%D9%8A/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al-Arabi</a>, cette ouverture intervient alors que le Hezbollah fait face à des pressions internes et régionales croissantes, coïncidant avec les efforts de Damas pour redéfinir sa politique régionale en fonction de ses priorités sécuritaires et de ses relations officielles avec d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, plusieurs questions se posent quant aux motivations de cette ouverture, à ses chances de succès et aux limites auxquelles elle sera confrontée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts et les analystes interrogés par <em>Al-Quds al-Arabi</em> sur ce sujet livrent des analyses divergentes. Certains y voient une tentative du Hezbollah de sortir de son isolement et de contenir les pressions qu’il subit, tandis que d’autres y voient un élément d’une stratégie iranienne plus large. Les interprétations des motivations de ce changement et de l’ampleur de la réaction syrienne divergent également.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah cherche à desserrer l&rsquo;étau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En analysant les implications de ce changement, le chercheur et analyste politique Mahmoud Allouch estime que l’ouverture du Hezbollah au dialogue avec les dirigeants syriens ne se limite pas à la nature des relations entre les deux parties. Elle reflète aussi une évolution des calculs politiques et sécuritaires du parti, compte tenu des pressions internes et régionales auxquelles il est confronté, parallèlement au rôle que Damas cherche à consolider dans le règlement de la question libanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il explique à <em>Al-Quds al-Arabi</em> que la déclaration du Hezbollah, se disant prêt au dialogue avec les nouveaux dirigeants syriens, témoigne d’un changement significatif dans l’approche du parti vis-à-vis de Damas et, simultanément, dynamise l’initiative syrienne visant à résoudre la crise libanaise par la voie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il estime que le parti a pris conscience de l’importance de tirer parti de l’approche syrienne actuelle, qui vise à promouvoir un règlement politique global au Liban incluant toutes les parties, y compris le Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Allouch souligne que cette voie constitue, à l’heure actuelle, une alternative à toute intervention militaire syrienne potentielle au Liban. Il explique que le parti comprend que la poursuite et l’escalade de la crise libanaise pourraient contraindre Damas, pour des raisons de sécurité nationale et de proximité régionale, à adopter des options plus interventionnistes. Dans cette perspective, il estime que le parti <em>«cherche à limiter les facteurs susceptibles de pousser la Syrie vers une future intervention militaire en démontrant sa volonté de s’engager dans un processus politique»</em>. Il ajoute : <em>«Le Hezbollah subit actuellement une pression croissante à plusieurs niveaux, compte tenu de la confrontation en cours avec l’Iran, conjuguée à une tendance régionale et internationale visant à réduire l’influence iranienne dans la région, notamment en Irak»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Allouch, ces facteurs poussent le parti à tenter de se positionner dans tout futur accord politique, plutôt que de se retrouver confronté à un accord qui lui est imposé sans sa participation, notamment sur la scène libanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Allouch estime que les dirigeants syriens sont disposés à dialoguer avec le Hezbollah. Il souligne toutefois qu’à Damas, ce dialogue n’est pas perçu comme une fin en soi mais plutôt comme un instrument au service de l’initiative syrienne concernant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative repose essentiellement sur l’intégration de la question du désarmement du Hezbollah dans le cadre d’un règlement politique global pour le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche syrienne bénéficie du <em>«soutien américain, ainsi que d’un appui régional, ce qui renforce ses chances de succès dans les prochains mois», </em>note-t-il également, tout en soulignant que la situation reste ouverte à de multiples éventualités et que le contexte politique et sécuritaire des relations entre la Syrie et le Hezbollah n’est pas encore stabilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc difficile de prévoir l’évolution de ces relations dans un avenir proche et ce, malgré des signes suggérant une évolution possible dans le cadre d’accords plus larges concernant la situation libanaise.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="anUYKWybDE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/embed/#?secret=i5uc5IJMLo#?secret=anUYKWybDE" data-secret="anUYKWybDE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les calculs sous-jacents iraniens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, l’analyste politique Mohammed Al-Attar attribue ce changement aux pressions que subit le Hezbollah et aux calculs de l’Iran quant au maintien de son influence en Syrie et dans la région. Il souligne que toute communication entre Damas et le Hezbollah reste soumise aux considérations de souveraineté étatique et au rôle des institutions officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Attar explique à <em>Al-Quds Al-Arabi</em> que, pour comprendre l’annonce par le Hezbollah de sa disposition au dialogue avec les dirigeants syriens, il est nécessaire d’examiner les intérêts iraniens sous-jacents à cette démarche. Il s’interroge sur les objectifs de Téhéran qui encourage le Hezbollah à ouvrir des canaux de communication avec Damas à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il estime que l’Iran perçoit cette approche comme un moyen de préserver son influence en Syrie en cherchant à réactiver les voies sur lesquelles il s’appuyait auparavant pour transporter des armes et du matériel et faciliter les déplacements de ses réseaux et agents dans le sud de la Syrie et sur la côte. Ceci, selon lui, garantit la continuité de sa présence régionale après les transformations observées sur la scène syrienne. <em>«Le Hezbollah traverse une phase très délicate, confronté à des défis qui pourraient constituer une menace existentielle, compte tenu de la poursuite des frappes israéliennes, de l’escalade des tensions internes au Liban et de la réduction drastique de sa marge de manœuvre ces dernières années»</em>, dit-il, tout en doutant que l’annonce par le parti de sa disposition au dialogue avec Damas soit une initiative indépendante, affirmant qu’elle pourrait être coordonnée avec l’Iran, dont les <em>«calculs dépassent les intérêts immédiats du parti, même si ce dernier a également ses propres motivations liées à l’atténuation des pressions qu’il subit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste estime que le parti chiite cherche à réduire le nombre de fronts ouverts car aucun accord avec Israël ou les forces politiques libanaises sur le plan interne ne semble se profiler à l’horizon. Cela le pousse à tirer profit des déclarations du président syrien Ahmed Al-Charaa, qui s’est dit ouvert au dialogue si celui-ci sert la stabilité du Liban et de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Al-Attar, le parti vise deux objectifs principaux par cette ouverture. Le premier est d’atténuer l’isolement et la pression qu’il subit du côté syrien. Le second, et le plus important, est de servir les intérêts iraniens en maintenant l’influence de Téhéran en Syrie et en rétablissant l’axe de communication entre l’Irak et la Syrie, permettant ainsi la continuité des lignes de soutien logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, le second objectif est irréaliste étant donné que le président syrien Ahmed Al-Charaa allié des États du Golfe ne jouera jamais le rôle que jouait jadis Bachar Al-Assad en acceptant que son territoire soit une courroie de transport des armes entre l’Irak et le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Al-Attar exclut la possibilité que Damas accepte d’ouvrir un dialogue avec le Hezbollah indépendamment de l’État libanais, considérant que <em>«tout accord de ce type doit être conclu par l’intermédiaire des autorités légitimes de Beyrouth qui ont le pouvoir de signer des accords internationaux et de gérer les relations entre États»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il conclut qu’il est naturel pour l’État syrien de chercher à contribuer à la consolidation de la sécurité et de la stabilité au Liban mais par la coopération avec l’État libanais et ses institutions et non en s’engageant auprès d’un groupe armé ou en prenant part aux conflits internes libanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme du Hezbollah</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Se fondant sur l’héritage des relations entre le Hezbollah et la Syrie durant les années de guerre, l’écrivain et politologue Ahmed Al-Hawas estime que toute discussion sur un rapprochement mutuel est indissociable du rôle joué par le parti chiite en Syrie ainsi que des bouleversements de l’équilibre des pouvoirs après la chute du régime de Bachar Al-Assad. Le parti se préoccupe davantage d’atténuer les pressions croissantes qu’il subit que de nouer de nouvelles relations avec Damas, soutient-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé à <em>Al-Quds Al-Arabi</em>, il explique que le problème fondamental entre le Hezbollah et la Syrie ne réside pas tant dans l’État syrien en tant que système politique mais que c’est plutôt un problème avec le peuple syrien. Il considère que le Hezbollah a fait partie intégrante du système qui, selon lui, a contribué aux massacres, aux déplacements de population et aux bouleversements démographiques, sans parler des tentatives d’implantation idéologique visant à diffuser le chiisme dans des régions majoritairement sunnites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On estime que l’intervention du Hezbollah dans la guerre civile syrienne ne s’est pas limitée à empêcher la chute du régime précédent mais a également contribué à prolonger le conflit et à aggraver les souffrances des Syriens, ce qui a profondément terni l’image du parti au sein de la société syrienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait du Hezbollah de Syrie et son retour au Liban l’ont privé de nombreux acquis, que ce soit le réseau de milices locales qu’il avait constitué ou à ses activités liées au Captagon et au trafic de drogue, souligne l’analyste. De plus, le déclin de sa présence, aux côtés des forces iraniennes et des milices irakiennes, a affaibli l’une des principales voies d’influence iraniennes, qui s’étendait à travers le territoire syrien jusqu’aux frontières de la Palestine occupée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute que le Hezbollah est désormais confronté à une situation plus complexe, compte tenu des pressions croissantes au Liban pour que l’État ait le monopole de la possession des armes ainsi que des discussions sur le rôle potentiel de Damas dans le soutien à l’État libanais sur cette question. Il exclut toutefois toute intervention militaire syrienne au Liban, suggérant que le rôle de la Syrie se limiterait à fournir des conseils et un soutien politique et sécuritaire aux autorités libanaises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;improbable trêve avec Damas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, le Hezbollah, conscient de sa marge de manœuvre réduite, cherche à alléger la pression en améliorant ses relations avec Damas. Il estime cependant que le parti ne recherche pas tant un rapprochement qu’une trêve ou une position de neutralité afin d’éviter l’ouverture d’un nouveau front contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Hawas doute que l’État syrien réponde favorablement à cette proposition, car elle concerne les États et leurs institutions officielles, et non les milices ou les groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il souligne que tout rapprochement avec la Syrie, s’il devait avoir lieu, resterait conditionné par un certain nombre de points qu’il juge fondamentaux, notamment des excuses au peuple syrien, l’indemnisation des victimes, la reconnaissance des violations commises pendant les années de guerre civile, le retrait des troupes de la frontière syrienne, la cessation du trafic de drogue et la divulgation des noms des groupes locaux ayant collaboré avec le Hezbollah en Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il conclut que ces exigences rendent difficile la recherche d’un véritable accord, leur mise en œuvre étant hors de portée du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, il estime que l’objectif principal du parti chiite libanais à ce stade est de surmonter sa situation délicate et de rechercher une relation apaisée avec Damas afin d’éviter que ce dernier ne devienne une source de pression supplémentaire sur le parti à l’avenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c1zioHwi0S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/">L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/embed/#?secret=N2kDudrX7U#?secret=c1zioHwi0S" data-secret="c1zioHwi0S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/">Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/le-hezbollah-tend-la-main-a-la-syrie-dahmed-al-charaa/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nations unies &#124; Une juive costaricienne brigue la succession de Guterres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/nations-unies-une-juive-costaricienne-brigue-la-succession-de-guterres/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/nations-unies-une-juive-costaricienne-brigue-la-succession-de-guterres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 06:04:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[António Guterres]]></category>
		<category><![CDATA[armée israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Cnuced]]></category>
		<category><![CDATA[Costa Rica]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Rebeca Grynspan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19418510</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une économiste juive costaricienne, qui a fait ses études en Israël, est devenue la favorite pour succéder à Guterres aux Nations unies. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/nations-unies-une-juive-costaricienne-brigue-la-succession-de-guterres/">Nations unies | Une juive costaricienne brigue la succession de Guterres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une économiste juive costaricienne, qui a fait ses études en Israël et dont une partie de la famille vit dans l&rsquo;Etat hébreu, est devenue la favorite pour succéder à António Guterres. Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica, est devenue la favorite de ce début de course pour succéder au secrétaire général des Nations unies. Si elle est choisie, elle deviendrait la première femme et la première personne juive à occuper le poste le plus élevé de l’Onu.</em></strong></p>



<span id="more-19418510"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Grynspan, économiste, est actuellement secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), l’organe onusien consacré au commerce mondial, aux investissements, aux finances et au développement économique, en particulier dans les pays en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’un scrutin consultatif non contraignant parmi les 15 membres du Conseil de sécurité, Grynspan a reçu 10 votes <em>«encourageants»</em>, devançant l’ancienne ministre guyanienne des Affaires étrangères Carolyn Rodrigues-Birkett (9 votes) et Rafael Grossi, l’Argentin à la tête de l’agence nucléaire de l’Onu (7 votes).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du Conseil de sécurité sont invités à voter pour ou contre un candidat, ou à exprimer une <em>«sans opinion»</em> sur sa candidature lors de ce premier scrutin anonyme. Le prochain tour de vote révélera si l’un des cinq membres permanents du Conseil – la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni ou les USA – a opposé son veto effectif à une nomination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois qu’un consensus sera trouvé entre les membres du Conseil de sécurité, la nomination sera soumise à l’Assemblée générale de l’Onu, où le candidat sera officiellement nommé. Un calendrier précis n’a pas encore été publié, mais le second mandat de Guterres se terminera le 31 décembre, et le prochain secrétaire général lui succédera alors.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ses parents ont fui la Pologne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Grynspan a déclaré dans un&nbsp;<a href="https://substack.com/redirect/7c873651-3312-4f71-b362-36f270c76383?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entretien podcast</a>&nbsp;en 2022 que ses parents juifs avaient fui la Pologne pour l’Union soviétique avant la Seconde Guerre mondiale, alors que l’antisémitisme s’intensifiait et que la menace nazie grandissait. Son père s’est échappé avec la majeure partie de sa famille, tandis que sa mère s’est enfuie avec ses deux sœurs, laissant derrière elle ses parents, qui furent plus tard tués pendant l’Holocauste. Après la guerre, ils tentèrent tous deux de rejoindre la Palestine mandataire mais furent détenus par les Britanniques à Chypre, où ils se rencontrèrent, avant de s’installer au Costa Rica.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un&nbsp;communiqué de presse de l’Onu de 2006, elle a étudié à l’Université hébraïque de Jérusalem, où elle a suivi des études d’économie et de sociologie. En 2020, elle a pris la parole lors d’un&nbsp;événement technologique israélien&nbsp;coparrainé par des ministères du gouvernement israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sœur de Grynspan, Frida, a émigré en Israël à l’âge de 17 ans, où elle a également fréquenté l’Université hébraïque, selon un portrait familial de 2014&nbsp;publié&nbsp;par le média costaricien en anglais&nbsp;<em>The Tico Times</em>. Le neveu et la nièce de Grynspan ont tous deux servi dans l’armée israélienne, selon le même article.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de diriger la Cnuced, Grynspan a été secrétaire générale du Secrétariat général ibéro-américain, qui organise les réunions annuelles des dirigeants des pays de langue espagnole et portugaise. Auparavant, elle a été administratrice adjointe du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ainsi que deuxième vice-présidente du Costa Rica, entre 1994 et 1998.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, Grynspan a été l’oratrice principale d’un événement organisé par B’nai B’rith Uruguay pour marquer le 79<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de la Nuit de Cristal – les pogroms de novembre 1938 contre les Juifs et leurs biens dans l’Allemagne nazie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des positions équilibrées sur le conflit israélo-palestinien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses positions sur Israël, les Palestiniens et le conflit au Moyen-Orient ne semblent pas différer sensiblement de celles de la direction de l’Onu. Dans un discours de novembre 2023, à la suite de l’attaque du Hamas du 7 octobre contre le sud d’Israël, Grynspan a condamné <em>«la perte horrible de vies civiles»</em> tant lors de l’attaque du Hamas que lors des bombardements israéliens sur Gaza qui ont suivi, y compris les frappes touchant des civils, des hôpitaux, des abris, des écoles et des installations de l’Onu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faisant écho à Guterres, Grynspan a appelé à un cessez-le-feu immédiat à Gaza. <em>«Cela signifie la libération inconditionnelle des otages à Gaza, maintenant. La protection des civils, des hôpitaux, des installations de l’Onu, des abris et des écoles, maintenant. Un accès sans entrave pour acheminer des fournitures à toutes les personnes dans le besoin à Gaza, maintenant. Et la fin de l’utilisation des civils comme boucliers humains, maintenant. Aucun de ces appels ne devrait être conditionné par les autres»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa direction, l’organe onusien qu’elle dirige a publié des rapports sur l’impact économique de la guerre entre Israël et Gaza. En 2024, il a constaté que l’économie palestinienne avait subi son déclin le plus marqué en temps de guerre, l’ensemble de la population de Gaza tombant sous le seuil de pauvreté. Il ajoutait que même dans un scénario de reconstruction optimiste soutenu par une aide étrangère substantielle, Gaza aurait besoin de plusieurs décennies pour retrouver son niveau de vie d’avant-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport de 2025 a révélé que les restrictions israéliennes imposées à Gaza après la prise de contrôle par le Hamas en 2007, combinées à des guerres répétées, avaient vidé son économie avant même le 7 octobre. Il estimait que Gaza avait perdu 35,8 milliards de dollars de PIB potentiel entre 2007 et 2023. La dernière guerre a ensuite provoqué un autre effondrement dévastateur, avec des dommages aux infrastructures estimés à 18,5 milliards de dollars en janvier 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les responsables israéliens n’aient pas encore commenté publiquement la possibilité que Grynspan succède à Guterres, l’ONG de droite pro-israélienne UN Watch a décrit sa candidature comme <em>«soulevant des inquiétudes quant à la persistance des mêmes schémas de partialité et de politisation</em> [à l’Onu]».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONG, connue pour sa vive opposition aux positions de l’Onu, a qualifié les rapports économiques de <em>«série de rapports durs et unilatéraux sur Israël, soulevant des inquiétudes quant à l’impartialité et renforçant les craintes qu’elle puisse être trop encline à s’aligner sur le parti pris enraciné du système».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <a href="https://archive.ph/F5jGG" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/nations-unies-une-juive-costaricienne-brigue-la-succession-de-guterres/">Nations unies | Une juive costaricienne brigue la succession de Guterres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/nations-unies-une-juive-costaricienne-brigue-la-succession-de-guterres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La défense alerte sur la détérioration de la santé de Ghannouchi en prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/la-defense-alerte-sur-la-deterioration-de-la-sante-de-ghannouchi-en-prison/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/la-defense-alerte-sur-la-deterioration-de-la-sante-de-ghannouchi-en-prison/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 12:07:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19414670</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi, incarcéré depuis avril 2023, a entamé une grève de la faim en prison et cessé de prendre ses médicaments.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/la-defense-alerte-sur-la-deterioration-de-la-sante-de-ghannouchi-en-prison/">La défense alerte sur la détérioration de la santé de Ghannouchi en prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le collectif de défense de l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi, a annoncé que son client, incarcéré depuis&nbsp;avril 2023, avait entamé une grève de la faim en prison et cessé de prendre ses médicaments depuis le jeudi 6 août 2026, pour protester contre son isolement total et la privation de ses droits, ultime recours pour les défendre.</em></strong></p>



<span id="more-19414670"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, le collectif a précisé que M. Ghannouchi, condamné à de lourdes peines de prison dans plusieurs procès intentés contre lui, avait été transféré à l’hôpital le 29 juillet dernier, ajoutant qu’il s’était vu interdire toute visite ou communication avec ses avocats et sa famille pendant 12 jours consécutifs, alors même qu’aucune information sur son état de santé n’était divulguée, malgré les demandes répétées adressées aux autorités compétentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectif de défense a fait porter aux autorités tunisiennes l’entière responsabilité des dépassements constatés ainsi que de toute complication susceptible de menacer la santé et la vie de son client, estimant que le traitement qui est infligé à l’ancien président du parti islamiste Ennahdha constitue une atteinte à son intégrité physique, d’autant plus qu’il est âgé de 85 ans et présente un état de santé fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectif a également exigé que l’équipe d’avocats et la famille de Ghannouchi soient autorisées à lui rendre visite et à constater directement l’état réel de sa santé à l’hôpital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;5 février 2025, il est condamné à 22 ans de prison pour&nbsp;«&nbsp;conspiration contre la sûreté de l&rsquo;État&nbsp;». La peine est alourdie en appel en&nbsp;février 2026, ce qui porte la condamnation totale à plus de 40 ans de prison.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B</strong>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/la-defense-alerte-sur-la-deterioration-de-la-sante-de-ghannouchi-en-prison/">La défense alerte sur la détérioration de la santé de Ghannouchi en prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/la-defense-alerte-sur-la-deterioration-de-la-sante-de-ghannouchi-en-prison/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Accord de la Mecque &#124; Pacte de défense entre trois puissances régionales sunnites</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/accord-de-la-mecque-pacte-de-defense-entre-trois-puissances-regionales-sunnites/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/accord-de-la-mecque-pacte-de-defense-entre-trois-puissances-regionales-sunnites/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 06:58:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de la Mecque]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[dissuation conjointe]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[pacte de défense]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19413020</guid>

					<description><![CDATA[<p>A quoi servira  «l’Accord de défense conjointe de La Mecque» signé entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, et auquel pourrait se joindre l'Egypte?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/accord-de-la-mecque-pacte-de-defense-entre-trois-puissances-regionales-sunnites/">Accord de la Mecque | Pacte de défense entre trois puissances régionales sunnites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé, vendredi 8 août 2026, «l’Accord de défense conjointe de La Mecque». Cet accord est une concrétisation du rapprochement opéré entre les trois puissance régionales sunnites. Samedi 9 août, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a indiqué que l&rsquo;Égypte rejoindra ce pacte de défense. L’accord vise à renforcer la dissuasion conjointe face à toute agression et stipule que toute attaque armée contre l’un des trois pays est considérée comme une attaque contre les trois. Il porte également sur le développement de la coopération en matière de défense dans tous les domaines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19413020"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal londonien arabophone <a href="https://aawsat.com/%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A/%D8%A7%D9%84%D8%AE%D9%84%D9%8A%D8%AC/5304423-%D8%A7%D8%AA%D9%81%D8%A7%D9%82%D9%8A%D8%A9-%D9%85%D9%83%D8%A9-%D8%B4%D8%B1%D8%A7%D9%83%D8%A9-%D8%AF%D9%81%D8%A7%D8%B9%D9%8A%D8%A9-%D8%A8%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%B9%D9%88%D8%AF%D9%8A%D8%A9-%D9%88%D8%AA%D8%B1%D9%83%D9%8A%D8%A7-%D9%88%D8%A8%D8%A7%D9%83%D8%B3%D8%AA%D8%A7%D9%86" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Sharq Al-Awsat</a> rapporte que cette signature a eu lieu lors de l&rsquo;Accord de défense conjointe de La Mecque signé par le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, par ailleurs Premier ministre d’Arabie saoudite; le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord témoigne de l’engagement des trois pays à renforcer leur sécurité et à instaurer la paix et la stabilité dans la région et dans le monde, en vue d’un avenir sûr et prospère. Il s’appuie sur les liens historiques profonds qui unissent les trois pays, fondés sur la fraternité et la solidarité islamique, et ancrés dans des intérêts stratégiques communs et une étroite coopération en matière de défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcement de la dissuasion conjointe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord vise à renforcer la dissuasion conjointe face à toute agression et stipule que toute attaque armée contre l’un des trois pays est considérée comme une attaque contre les trois. Il porte également sur le développement de la coopération en matière de défense dans tous les domaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que la visite d’Erdoğan et de Sharif en Arabie saoudite s’est déroulée à l’invitation du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le roi Salman ben Abdelaziz, et qu’ils ont été reçus par le prince héritier Mohammed Ben Salmane au palais Al-Safa à La Mecque. Le Sommet conjoint de défense de La Mecque a permis de passer en revue les relations privilégiées entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, ainsi que plusieurs questions d’intérêt commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le président turc a déclaré sur la plateforme de médias sociaux X que <em>«cet accord, fondé sur le principe de dissuasion collective, contribuera à renforcer notre coopération en matière de sécurité et de défense, à développer des projets communs dans les industries de défense et à lutter contre le terrorisme»</em>, soulignant qu’il est <em>«ouvert à la participation de tous les pays frères qui aspirent à la paix, à la prospérité et à la stabilité dans notre région»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Erdogan a souligné que cet <em>«accord réaffirme le droit à la légitime défense tel que stipulé à l’article 51 de la Charte des Nations Unies et n’est dirigé contre aucun pays»</em>, insistant sur le fait que<em> «la Turquie maintiendra fermement sa position de principe dans la résolution des conflits et des crises par le dialogue et la diplomatie, dans le respect du droit international et conformément à sa vision de la souveraineté régionale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, s’est félicité de la signature de l’accord, le qualifiant d’avancée majeure qui renforcera la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde. Il a souligné que <em>«l’accord renforcera les capacités de défense conjointes des trois pays et témoigne de leur engagement à bâtir un avenir sûr, stable et prospère pour leurs peuples»</em>, selon un communiqué publié par l’agence de presse pakistanaise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réaffirmation du droit à la légitime défense</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Zardari a souligné que cet accord représente une étape importante dans le renforcement du partenariat stratégique entre les trois pays, et a exprimé l’espoir que cet accord historique contribuera à améliorer la sécurité, la paix et la prospérité et sera bénéfique au monde musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Premier ministre Shahbaz Sharif, via son compte officiel sur X, a affirmé que cet accord <em>«représente un moment charnière dans la coopération entre trois nations sœurs, dont les relations reposent sur la confiance mutuelle, un destin commun et la conviction de l’importance de consolider la sécurité et la stabilité et de préserver la paix régionale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que <em>«la signature de cet accord dans la ville sainte de La Mecque lui confère une dimension historique et symbolique qui reflète la profondeur de notre responsabilité commune envers la sécurité de nos pays, au service des intérêts de nos peuples et au renforcement de la stabilité du monde musulman»</em>, espérant qu&rsquo;il constituera <em>«le fondement d’un partenariat stratégique durable qui permettra d’accroître la sécurité et la prospérité de nos trois pays et contribuera au bien-être du monde musulman et à la sécurité régionale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, a déclaré sur son compte X que <em>«cet accord établit un cadre pour un partenariat de défense à long terme, renforçant la dissuasion, la coordination et l&rsquo;intégration entre nos nations sœurs et contribuant à la sécurité et à la stabilité de la région et du monde»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même esprit, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a expliqué que la signature de l’accord confirme la profondeur des relations fraternelles et stratégiques entre les trois pays soulignant qu’elle représente une étape importante dans leur coopération en matière de défense et concrétise la volonté commune d’unir les efforts pour faire face aux défis et aux menaces qui affectent la sécurité et la stabilité de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prince Faisal bin Farhan a ajouté dans une publication sur X que <em>«cet accord incarne la volonté politique commune des trois pays de protéger la sécurité et la stabilité, et de soutenir un environnement régional plus sûr, au service de nos pays et de leurs peuples, avec un impact positif sur l’ensemble de la région, et ouvre la voie à un avenir sûr où les opportunités de développement et de prospérité seront renforcées»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8U4paOi76P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/arabie-saoudite-pakistan-vers-un-otan-islamique/">Arabie saoudite-Pakistan | Vers un «Otan islamique» !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie saoudite-Pakistan | Vers un «Otan islamique» ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/arabie-saoudite-pakistan-vers-un-otan-islamique/embed/#?secret=aMsygZboTy#?secret=8U4paOi76P" data-secret="8U4paOi76P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Intégration des capacités de défense</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que l’accord réaffirme les liens fraternels unissant les trois pays face aux défis sécuritaires et aux menaces militaires. Il leur permet également de développer des capacités de défense communes, une dissuasion stratégique, d’améliorer leur niveau de préparation et de travailler au développement et à l’intégration de leurs capacités de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le diplomate Raed Qarmali, responsable au ministère saoudien des Affaires étrangères chargé de la diplomatie publique, a indiqué qu’outre le développement des capacités de défense communes et&nbsp; leur intégration afin de faire face conjointement à toute menace à la sécurité de leurs territoires,&nbsp;toute attaque armée extérieure contre l’un des trois pays est considérée comme une attaque contre les trois. Il a toutefois souligné que cet accord ne reflète aucune intention de constituer un axe militaire ou un bloc sectaire ou religieux et n’est lié ni à des ambitions nucléaires ni à une course aux armements mais vise plutôt à renforcer durablement l(autonomie du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qarmali a précisé que cet accord ne compromet pas les solides relations stratégiques que l’Arabie saoudite entretient dans le Golfe, au niveau arabe et international, ne menace pas la sécurité d’aucun pays de la région et n’exacerbe pas les tensions entre les pays. Il a clarifié qu’il n’annule ni ne remplace aucun accord bilatéral ou multilatéral conclu entre ces pays ou avec d’autres pays et organisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commentant cet accord, le professeur de communication politique Abdullah Al-Rifaï l’a qualifié d’<em>«extrêmement important»</em> puisqu&rsquo;il contribue à garantir l’équilibre dans la région et renforce ainsi la sécurité et la stabilité au cœur du monde dans une région qui est une source d’énergie majeure et un axe maritime essentiel entre l’Est et l’Ouest. De ce fait, il estime que l&rsquo;Accord de la Mecque renforce les perspectives de sécurité, de stabilité et de paix régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa déclaration à <em>Asharq Al-Awsat</em>, Al-Rifaï&nbsp;note que la présence d’une puissance régionale capable de contrebalancer les autres puissances concurrentes dans la région favorisera le processus de sécurité, de paix et de stabilité, d’autant plus que les trois pays aspirent à la sécurité, à la stabilité et au développement et que l’accord s’inscrit dans ce cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur de communication politique rappelle que l’accord ne vise aucun pays en particulier mais vise plutôt à renforcer les perspectives de paix et l&rsquo;équilibre qui y conduit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte similaire, l’expert en stratégie et en affaires militaires Faisal Al-Hamad a déclaré à <em>Asharq Al-Awsat</em> que <em>«la signature de cet accord témoigne de la volonté de l’Arabie saoudite de coopérer avec les pays frères et amis afin de préserver la sécurité et la stabilité régionales et mondiales»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un droit souverain des États</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Hamad a souligné que cet accord de défense relève du droit souverain de tout État et qu’aucune injonction extérieure ne s’applique à ce droit. Il a ajouté que cet accord n’est pas une réaction à la situation actuelle, mais le fruit de plusieurs années de discussions. Il ne constitue pas une alliance, il s’agit d’un accord de défense qui engage trois pays à préserver leur sécurité et leur stabilité, ce qui a un impact positif sur la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expert en stratégie et en affaires militaires a souligné que cet accord est purement défensif, c’est-à-dire qu’il n’a pas pour but d’attaquer un pays ni de nuire aux intérêts d’un autre pays de la région ou d’ailleurs et qu’il n’affectera pas les diverses relations stratégiques que les trois pays entretiennent avec d’autres pays, qu’elles soient économiques, militaires ou politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On remarquera au passage qu’aucun responsable ou analyste n’a cité Israël ou l’Iran, comme constituant des menaces potentielles pour la paix régionale et particulièrement pour les trois pays, mais il n’échappe à personne que ces menaces-là étaient présentes à l’esprit des dirigeants saoudiens, turcs et pakistanais au moment de la signature dudit accord. Ces trois alliés historiques des Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent plus compter sur ce pays pour assurer leur protection en cas d’agression extérieure.    </p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les domaines de coopération inclus dans l’accord, Al-Hamad a déclaré: <em>«Cette alliance de défense repose sur le principe que toute attaque contre un pays sera considérée comme une attaque contre les trois. Cependant, il ne s’agit pas simplement d’une question d’action et de réaction. En effet, lorsqu’un pays attaqué demande l’assistance des autres pays pour des opérations militaires et une entrée en guerre, les autres pays se joindront à lui. Ceci est similaire à l’article 5 du traité de l’Otan»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux futurs domaines de coopération, l’expert a évoqué les exercices militaires conjoints, le partage de renseignements, la coopération dans les industries de défense, la recherche et le développement, le transfert de technologies militaires et une coordination opérationnelle renforcée entre les forces armées des trois pays. Il a souligné que l’aspect le plus important est que <em>«l’accord signé représente le cadre politique et juridique de cette alliance de défense trilatérale»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En attendant l&rsquo;Égypte&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, le président Recep Tayyip Erdogan souhaite voir l’alliance s’élargir et l’Égypte figure au nombre des candidats potentiels à une adhésion. M. Fidan a déclaré : <em>«L’Égypte est déjà notre partenaire naturel sur toutes les questions. Je pense qu’à la prochaine étape, l’Égypte sera également avec nous au sein de l’alliance»</em>. Il a ajouté: <em>«Selon la vision de notre président, nous ne devons pas nous limiter à trois pays. Nous devons nous développer et, si nécessaire, rassembler tous les pays sous ce même toit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquerai que ces derniers mois, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan et l’Égypte se sont regroupés pour traiter des questions régionales dont la guerre d’Iran. La Turquie a indiqué que ce groupe baptisé R4 visait à consolider son partenariat grâce à des mécanismes concrets.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EO4CVIfJ7V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/inde-pakistan-%e2%94%82-un-conflit-toujours-recommence/">Inde-Pakistan │ Un conflit toujours recommencé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inde-Pakistan │ Un conflit toujours recommencé » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/inde-pakistan-%e2%94%82-un-conflit-toujours-recommence/embed/#?secret=NUK7LSXesL#?secret=EO4CVIfJ7V" data-secret="EO4CVIfJ7V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/accord-de-la-mecque-pacte-de-defense-entre-trois-puissances-regionales-sunnites/">Accord de la Mecque | Pacte de défense entre trois puissances régionales sunnites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/accord-de-la-mecque-pacte-de-defense-entre-trois-puissances-regionales-sunnites/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:20:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[junte militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mouradia]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19406797</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le gazoduc Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital pour l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la demande pressante d’amis chers et de confrères dont le patriotisme commande le respect, il convient aujourd’hui — à contre-cœur et en me pinçant très fort le nez — de descendre dans l’arène. L&rsquo;objectif est de dissiper le tissu de contes de fées et de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> contre-vérités</a> crasses que le soi-disant Dr Abderrahmane Cherfouh a commis dans les colonnes de Kapitalis pour tenter de faire taire la critique et de délégitimer mes analyses sur les relations tuniso-algériennes.</em></strong> **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19406797"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce texte de la plume indigeste du Dr Cherfouh ne relève ni de la réflexion ni du débat d&rsquo;idées, mais d&rsquo;une tentative de voltige informationnelle assez pathétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accuser un diplomate tunisien de <em>«diaboliser»</em> l’Algérie parce qu’il dissèque les leviers d’influence d’un pays voisin est un procédé d&rsquo;intimidation intellectuelle usé jusqu&rsquo;à la corde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passer au scalpel les impostures de ce censeur d’opérette permet de trancher dans le vif d&rsquo;une relation bilatérale que certains tentent de faire avaler sous perfusion sentimentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- L’imposture morale </strong>: avant d’ausculter la souveraineté tunisienne, Dr Chelfouh, en mal de reconnaissance, devrait interroger son effroyable désertion morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un clinicien qui a choisi de s&rsquo;installer confortablement au Canada, fuyant la misère politique et économique de son propre pays pour aller soigner les rhumes à Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’exilant pour son confort personnel, il a délibérément choisi de priver ses concitoyens de ses prétendus talents, foulant aux pieds le serment d’Hippocrate avec un cynisme consommé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est depuis son exil doré, bien au chaud à des milliers de kilomètres, que Dr Cherfouh s’improvise général en chef du patriotisme maghrébin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son indignation sélective et sa sémantique, si lourdement calquée sur les communiqués de presse des officines de la Mouradia, trahissent sa véritable fonction : celle de prête-nom pour la propagande d’un régime militaire aux abois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plume du Dr Cherfouh n’est pas guidée par la fraternité, elle est simplement téléguidée. Le public tunisien refuse de recevoir des ordonnances géopolitiques d’un expatrié qui a troqué son stéthoscope contre les basses œuvres de la guerre psychologique régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- La nature prédatrice de la junte d’Alger : </strong>&nbsp;Dr Cherfouh tente de draper la junte d’Alger dans les vertus de la fraternité maghrébine. La réalité politique est une insulte à ce concept.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est gouvernée par une oligarchie militaire prédatrice, une gérontocratie de généraux à médailles qui maintient son propre peuple sous une chape de plomb d’un autre âge, étouffe l’expression populaire, embastille les journalistes au moindre mot et a totalement assassiné l’élan démocratique du Hirak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paternalisme de caserne, où un régime despotique, liberticide et corrompu se pique de donner des leçons de morale et de bon voisinage par l’intermédiaire du soi-disant Dr Chelfouh, est d’un comique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la farce rhétorique, il faut appeler les choses par leur nom : le régime militaire d’Alger s’est érigé en principale menace contre les aspirations démocratiques, de justice sociale et de progrès du peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En exportant son modèle autocratique et liberticide par un chantage permanent, la Mouradia cherche activement à étouffer le pluralisme tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pouvoir gérontocratique ne peut tolérer l’émergence d’une véritable démocratie moderne et progressiste à ses portes, de peur qu’elle ne serve d’exemple à une jeunesse algérienne opprimée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saboter le progrès institutionnel et social de la Tunisie est une stratégie de survie pour cette junte kleptocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un régime qui traite ses propres citoyens en sujets terrorisés n’a aucune légitimité pour venir dicter les frontières de la liberté d’expression ou des analyses diplomatiques en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces messieurs les généraux balaient d’abord les cours de leurs propres prisons avant de vouloir régenter l’esprit critique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, de la <em>«décennie noire»</em> aux maquis du GSPC et d’Aqmi, Alger a toujours utilisé la porosité terroriste transfrontalière comme un bouton de pression politique pour forcer Tunis à l’alignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3- Le chantage au Transmed </strong>ou le paradoxe d’un cordon ombilical vital&nbsp;: l’arrogance d’Alger atteint son paroxysme lorsque, par la voix du Dr Cherfouh, elle présente le transit du gaz comme une <em>«faveur»</em> ou une obole charitable accordée à la Tunisie. C’est un contresens économique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime algérien est en situation de faillite systémique sur tous les plans. Il ne survit artificiellement que grâce à la rente des hydrocarbures, dont une part majeure transite par le gazoduc Transmed via le sol tunisien pour alimenter l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital de la Mouradia, la laisse énergétique sans laquelle le budget de l’État algérien s’effondrerait instantanément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, par un renversement burlesque des réalités, Alger utilise ce tuyau indispensable à sa propre survie comme une arme de chantage pour vassaliser la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce piratage commercial s&rsquo;appuie sur une spoliation tarifaire évidente :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1 &#8211; une redevance tunisienne dérisoire de 5,25 %.</strong> Pour 400 kilomètres d’infrastructures lourdes qui hypothèquent le territoire national, la Tunisie ne perçoit qu’une maigre redevance, un taux dérisoire bloqué par les menaces d’Alger depuis des décennies;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- le modèle souverain du Maroc </strong>: à titre de comparaison, sur l’ancien gazoduc GME, le Maroc avait imposé un taux de 7 % à 10 % des volumes, assorti du transfert de la propriété intégrale des installations à l’État marocain après 25 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant dire qu’à Alger, on sait compter quand il s’agit d’exploiter les voisins à vil prix, tout en se permettant de menacer de fermer les vannes à la moindre velléité d’indépendance diplomatique et d’expression des aspirations démocratiques de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est pas une affaire de sensiblerie mémorielle ni de slogans lénifiants comme le <em>«khawa-khawa»</em> bon pour les naïfs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a besoin ni de la protection étouffante ni des conseils d’un pays en faillite systémique qui ne produit rien d’autre que du ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En analysant lucidement les risques de cette dépendance structurelle, les observateurs indépendants font leur strict devoir d’expertise et de patriotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valets d’influence de la Mouradia, qu’ils écrivent masqués derrière la fausse identité du soi-disant Dr Cherfouh depuis son exil doré et pantouflard au Canada ou à découvert, doivent comprendre que la Tunisie n’est pas et ne sera jamais la 70<sup>e</sup> wilaya algérienne. Surtout qu’elle a toujours, tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, gouverné ce territoire voisin à partir de Carthage, Dougga, Kairouan, Mahdia et Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à la liberté d’opinion et d’analyse géopolitique restera libre, souverain et totalement imperméable aux intimidations des censeurs d’Alger ou d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un vieux proverbe tunisien dit :.ما دواء الفم الابخر كان السواك الحار</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** La rédaction : avec cette réponse, on clos ce débat qui ne saurait s&rsquo;éterniser. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les précédents éléments de ce débat tuniso-algérien sur Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wp5uySbXRw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=DPH8FFX6Tv#?secret=wp5uySbXRw" data-secret="wp5uySbXRw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o3R0sfDGrK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/embed/#?secret=h4DdyvGPwb#?secret=o3R0sfDGrK" data-secret="o3R0sfDGrK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g7ZqNi4P65"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=S3Edq3HXDp#?secret=g7ZqNi4P65" data-secret="g7ZqNi4P65" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xIYvTNOios"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=NdPXFu2oS9#?secret=xIYvTNOios" data-secret="xIYvTNOios" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P0QSnTOt7C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/embed/#?secret=49EqZcbabL#?secret=P0QSnTOt7C" data-secret="P0QSnTOt7C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>18</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
