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	<title>Archives des POLITIQUE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 04 May 2026 17:59:10 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des POLITIQUE - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssou N’Dour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection des Touaregs du Front de libération de l’Azawad et le JNIM, lié à Al-Qaïda.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection menée par les Touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda. En 2020, des officiers soutenus par la Russie ont mené un coup d’État contre le pouvoir civil de Ibrahim Boubacar Keïta estimant que ce pouvoir soutenu par la France a échoué dans la lutte contre l’alliance des séparatistes et des djihadistes. Cependant, depuis six ans, la junte militaire qui a fait appel à Wagner -remplacé depuis par Africa Corps, un autre groupe paramilitaire russe- a elle-même complètement échoué et la situation n’a fait que se dégrader. </em></strong><em>(Photo : Monument à la gloire de l&rsquo;armée malienne à Bamako. AFP/Getty).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18725773"></span>



<p>Dans une enquête sur la situation au Mali, <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/apr/30/mali-bamako-violence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> évoque le <em>«Grand Bal de Bamako»</em>, nom donné par les organisateurs à la soirée du samedi 25 avril 2026 à l’Hôtel de l’Amitié, dans la capitale malienne, qui devait faire la une des journaux du pays.</p>



<p>De nombreux sponsors, dont Orange Mali, filiale locale de l’opérateur français, avaient financé l’événement. Les organisateurs espéraient qu’il démontrerait la capacité du Mali à organiser de grands événements malgré une crise sécuritaire qui sévit sur plusieurs fronts. La veille du concert, un convoi de voitures est venu chercher la tête d’affiche, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour, lauréat d’un Grammy Award, à l’aéroport international Modibo Keita.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combats entre insurgés et forces de sécurité</h2>



<p>Finalement, N’Dour, l’une des voix les plus célèbres du continent, n’a pas pu se produire. Avant le début du concert, les invités se sont levés des tables nappées de blanc et ont quitté les lieux, après avoir appris que la junte au pouvoir avait imposé un couvre-feu de 72 heures dans toute la ville.</p>



<p><em>«Nous sommes confrontés à une situation qui nous échappe»</em>, a déclaré l’organisateur principal. Abdoulaye Guitteye a déclaré sur scène : <em>«Nous avons vraiment fait de notre mieux, nous avons essayé»</em>.</p>



<p>Le couvre-feu a été instauré en réponse à une attaque coordonnée contre plusieurs villes maliennes, menée par une alliance improbable de djihadistes et de séparatistes.</p>



<p>À Bamako, les habitants se sont réveillés à l’aube au son des tirs, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda, ayant pris pour cible l’aéroport par lequel N’Dour était arrivé. Selon certaines sources, la junte aurait accordé une autorisation spéciale pour la réouverture temporaire de l’aéroport afin que le chanteur puisse rejoindre Dakar.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6iJ30LAp57"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=SrOXVq46Jq#?secret=6iJ30LAp57" data-secret="6iJ30LAp57" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un kamikaze tue le ministre de la Défense</h2>



<p>À Kati, ville de garnison hautement sécurisée située à seulement 15 kilomètres de Bamako, de violents combats ont éclaté entre insurgés et forces de sécurité devant la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara. Un kamikaze a ensuite lancé une voiture piégée contre la propriété, tuant Camara et plusieurs membres de sa famille.</p>



<p>Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire, alimentée notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des bandes criminelles locales et des groupes indépendantistes. Le JNIM a imposé un blocus de carburant sévère à Bamako l’année dernière mais celui-ci s’était allégé dans la période précédant les attaques du samedi 25 avril.</p>



<p>Camara était une figure clé de la junte et un russophone considéré comme l’artisan du rapprochement de la junte avec la Russie, en particulier son accord avec le groupe de mercenaires Wagner –qui s’est ensuite transformé en Africa Corps, contrôlé par le Kremlin– pour assurer la protection du régime et un soutien à la lutte contre l’insurrection.</p>



<p>À l’instar de ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, le Mali avait expulsé les forces françaises et américaines après le coup d’État qui a porté la junte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il y a forcément des complices</h2>



<p>Les théories du complot se répandent librement : certains affirment que les djihadistes disposaient de sources proches de Camara qui les ont aidés à pénétrer dans son complexe lourdement gardé. <em>«Les militaires eux-mêmes admettent qu’il y avait forcément des complices»</em>, a déclaré au <em>Guardian</em> un consultant basé à Bamako, sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Des attaques simultanées ont eu lieu dans des villes et des villages de tout le pays, notamment à Gao, Mopti, Sévaré et Bourem.</p>



<p>À Kidal, ancien bastion séparatiste près de la frontière avec le sud de l’Algérie, l’armée malienne et l’Africa Corps ont été submergées par les combattants. Les autorités algériennes auraient aidé les troupes à négocier leur retrait de la ville.</p>



<p>Ces attaques –les plus importantes perpétrées dans le pays depuis près de 15 ans– marquent une nouvelle escalade d’un conflit qui a débuté en 2012.</p>



<p>Des Touaregs, se sentant marginalisés depuis l’indépendance du Mali en 1960, ont alors lancé une offensive, aidés par des armes récupérées après la chute du régime Kadhafi en Libye. Des extrémistes du nord ont ensuite instrumentalisé le soulèvement et l’ont amplifié à tel point que les interventions de l’armée française et d’une force de maintien de la paix de l’Onu n’ont pas permis de rétablir l’ordre.</p>



<p>Ce conflit a également conduit à trois coups d’État successifs dont celui de mai 2021 qui a porté Assimi Goïta à la tête de l’État. Quelques années plus tard, il a retiré le Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en même temps que ses homologues chefs de junte au Burkina Faso et au Niger.</p>



<p>Goïta est resté introuvable, alimentant les spéculations : les rebelles auraient-ils déjoué les plans des mercenaires turcs qui le protégeaient ? Ou bien aurait-il été destitué par ses complices putschistes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Russes à la manœuvre</h2>



<p>Mardi après-midi, Goïta a démenti les rumeurs en réapparaissant sur une photo le montrant en compagnie de l’ambassadeur de Russie, photo publiée par la présidence malienne sur X. Il s’est ensuite adressé à la nation, déclarant : <em>«Le plan meurtrier de l’ennemi a été déjoué»</em>. <em>«Ces attaques ne sont pas des incidents isolés mais s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et mis en œuvre par des groupes terroristes et des commanditaires, tant extérieurs qu’intérieurs, qui leur fournissent renseignements et soutien logistique»</em>, a-t-il déclaré, reprenant le discours du ministère de la Défense russe, qui affirmait, sans preuve, avoir déjoué un coup d’État soutenu par les forces occidentales.</p>



<p>Les autorités de Bamako et de Moscou ont confirmé des pertes civiles et militaires, sans toutefois communiquer de chiffres précis. L’armée a également annoncé avoir tué plus de 200 terroristes.</p>



<p>Selon les analystes, les Russes vont désormais se concentrer sur la protection de la capitale et de la présidence. Le consultant basé à Bamako doute que la capitale puisse être prise compte tenu de la supériorité numérique des Russes mais il sait que la menace est omniprésente. <em>«Les djihadistes et les séparatistes connaissent les montagnes et les sentiers mieux que l’armée et se déplacent à moto. Ils maîtrisent la situation. Ils s’y étaient préparés»</em>, explique-t-il.&nbsp;</p>



<p>Tandis que la population poursuit ses activités quotidiennes, la ville reste en état d’alerte maximale. <em>«Ce matin encore, les enfants sont allés à l’école mais la panique règne et beaucoup de gens restent chez eux»</em>, a déclaré le consultant, qui vit dans une banlieue de Bamako et n’a pas quitté son domicile depuis samedi 25 avril.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des vidéos circulent, montrant des djihadistes exhortant la population, en bambara (la langue la plus parlée du pays), à ne pas quitter la capitale. Une vidéo, accompagnée d’une musique entraînante, semble montrer un combattant en train de taguer les panneaux du gouvernement dans le centre de Kidal, tout en faisant le signe de la paix face à la caméra. <em>The Guardian</em> n’a pas pu vérifier l’authenticité de ces images.</p>



<p>Tout au long de la journée du samedi 25 avril, les organisateurs du concert ont résisté aux appels à l’annulation de l’événement face à l’évolution rapide de la situation sécuritaire, notamment parce que le lieu, situé à quelques rues de l’ambassade de France, est considéré comme l’un des plus sûrs de la capitale.</p>



<p>Cette volonté de maintenir le concert témoigne du désir, partagé par de nombreux habitants de Bamako, de mener une vie aussi normale et dynamique que possible. Cette attitude est encouragée par la junte qui cherche depuis longtemps à projeter une image de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Continuer à vivre malgré tout</h2>



<p>En décembre, alors même que le blocus des carburants bouleversait le quotidien de millions de personnes, une biennale se tenait dans la cité antique de Tombouctou. Et le week-end dernier, des couples ont célébré leurs mariages à Bamako malgré les violences.</p>



<p>Une habitante de Bamako, présente au festival de Tombouctou, a déclaré cette semaine : <em>«Voici ce que je dis aux gens : Soit nous choisissons de vivre, soit nous choisissons de rester terrorisés. Beaucoup ont également écrit sur les réseaux sociaux : Nous ne céderons pas, nous devons résister, nous devons continuer à vivre!»</em>.</p>



<p>Il est à indiquer que les groupes paramilitaires russes qui se sont succédés à savoir Wagner puis Africa Corps afin de soutenir la junte militaire pro-russe ont non seulement échoué à mater l’insurrection menée par l’alliance des séparatistes et des djihadistes mais ont perpétré beaucoup de crimes au nord du Mali comme nous l’avons vu dans un précèdent article intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali»</a></em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nv3apuA6WP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/">Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/embed/#?secret=u5NBl6bV0M#?secret=nv3apuA6WP" data-secret="nv3apuA6WP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un prix Kamel Labidi pour honorer les voix libres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 07:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty international]]></category>
		<category><![CDATA[article 86]]></category>
		<category><![CDATA[code des télécommunications]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi N°54]]></category>
		<category><![CDATA[Inric]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Labidi]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers d’opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amnesty International Tunisie relance son prix média annuel, qui portera désormais le nom de Prix Amnesty – Kamel Labidi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/tunisie-creation-du-prix-kamel-labidi-pour-honorer-les-voix-libres/">Tunisie | Un prix Kamel Labidi pour honorer les voix libres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, <a href="https://amnestytunisie.org/fr/amnesty-international-tunisie-lie-lheritage-de-kamel-labidi-a-la-defense-des-voix-libres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International Tunisie </a>annonce la relance de son prix média annuel, qui portera désormais le nom de ‘Prix Amnesty – Kamel Labidi’, en hommage à notre regretté collègue, ancien directeur de la section tunisienne d’Amnesty et figure historique de la défense des droits humains.</em></strong></p>



<span id="more-18728235"></span>



<p>En nommant ce prix Kamel Labidi, figure de proue de la lutte pour l’indépendance des médias et ancien président de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), Amnesty International Tunisie honore un héritage d’intégrité et de lutte.</p>



<p>À l’heure où la parole libre est menacée, le parcours de Kamel Labidi rappelle que le journalisme n’est pas un crime, mais un pilier indispensable de toute société juste.</p>



<p><strong>L’urgence&nbsp;: cesser de criminaliser la parole</strong></p>



<p>Ce lancement intervient dans un contexte de répression sans précédent en Tunisie. L’usage abusif du décret-loi n°54 et de l’article 86 du code des télécommunications étouffe les voix dissidentes et vise à terroriser les professionnels des médias.</p>



<p>Amnesty International Tunisie dénonce avec force les poursuites et les détentions de tout.e.s les journalistes tunisien.n.e.s. Leur place n’est pas en prison, mais dans le débat public.</p>



<p>Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers d’opinion en Tunisie et dans le monde. Personne ne doit être emprisonné pour ses idées.</p>



<p><strong>Le Prix Kamel Labidi : Un nouveau rendez-vous</strong></p>



<p>Le prix récompensera chaque année les travaux journalistiques (écrit, audiovisuel et web) qui se distinguent par leur courage et leur contribution à la défense des droits humains.</p>



<p>La cérémonie de remise des prix deviendra un rendez-vous annuel fixé au 17 janvier, date anniversaire de la disparition de Kamel Laabidi, afin de transformer ce moment de deuil en un symbole de résistance et de transmission.</p>



<p>Les modalités de candidature et le calendrier du prix seront détaillés prochainement sur nos canaux officiels.</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tExYjNAGOk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/deces-de-kamel-labidi-grand-defenseur-de-la-liberte-de-presse-en-tunisie/">Décès de Kamel Labidi, grand défenseur de la liberté de presse en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Décès de Kamel Labidi, grand défenseur de la liberté de presse en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/deces-de-kamel-labidi-grand-defenseur-de-la-liberte-de-presse-en-tunisie/embed/#?secret=sQK0jUDspK#?secret=tExYjNAGOk" data-secret="tExYjNAGOk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/tunisie-creation-du-prix-kamel-labidi-pour-honorer-les-voix-libres/">Tunisie | Un prix Kamel Labidi pour honorer les voix libres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
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		<category><![CDATA[Entebbe]]></category>
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		<category><![CDATA[Mossad]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Ramir Pardo]]></category>
		<category><![CDATA[Yoni Netanyahu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/">L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tamir Pardo, qui a consacré sa carrière de directeur du Mossad à contrer les capacités nucléaires de l’Iran, met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.</em></strong></p>



<p><strong>Allison Kaplan Sommer</strong></p>



<span id="more-18725547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer.jpg" alt="" class="wp-image-18725609" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, ne correspond guère au profil d’un gauchiste radical qui comparerait le comportement d’Israël à celui des nazis allemands et déclarerait avoir <em>«honte d’être juif»</em>.</p>



<p>Vétéran de l’unité d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne, il a participé à l’opération d’Entebbe aux côtés du frère défunt du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yoni, avant de rejoindre l’agence nationale de renseignement, où il a gravi les échelons pour finalement devenir son chef de 2011 à 2016. Durant cette période, il s’est concentré sur la mission de Netanyahu visant à contrer les capacités nucléaires de l’Iran. Sous la direction de Pardo, plusieurs scientifiques de haut rang à Téhéran ont été ciblés et tués – vraisemblablement par l’agence qu’il dirigeait.</p>



<p>Depuis son départ du Mossad, il est effectivement devenu un critique virulent du premier ministre qu’il a servi, particulièrement en ce qui concerne la question palestinienne, avertissant à maintes reprises dans des entretiens publics que la plus grande menace existentielle pour Israël ne réside pas à Téhéran, mais dans son incapacité à résoudre la question palestinienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, un État d’apartheid</h2>



<p>Il y a trois ans, le mois précédant le 7 octobre, il a déclaré sans ambages qu’Israël est un État d’apartheid. Il a également signé une pétition pendant la guerre de Gaza appelant à un cessez-le-feu et a été cité qualifiant le conflit d’<em>«inutile»</em> et de <em>«perte de temps et de vies humaines»</em>.</p>



<p>Pardo a poussé sa rhétorique un cran plus loin cette semaine.</p>



<p>L’ancien chef du Mossad a été filmé en Cisjordanie pour une émission d’information télévisée sur la chaîne 13 [israélienne], visitant des villages ciblés par des colons violents d’extrême droite, au sein d’un groupe d’anciennes hautes figures militaires – parmi lesquelles les anciens généraux et hommes politiques Amram Mitzna et Matan Vilnai. Le groupe s’est entretenu avec des victimes des provocations, invasions et violences quotidiennes des <em>«jeunes </em>[colons ]<em> des collines»</em> (Noar HaGva’ot/hilltop youth), basés dans des avant-postes illégaux voisins, alors qu’ils harcèlent systématiquement les villageois palestiniens – les terrorisant au point qu’ils n’osent pas envoyer leurs enfants à l’école – dans le but déclaré de rendre la vie si intolérable qu’ils se déplacent volontairement.</p>



<p>Des dizaines de communautés palestiniennes ont été chassées à la suite de ces campagnes, au cours desquelles des Palestiniens ont été tués à plusieurs reprises dans des attaques violentes, avec une intervention minimale des forces de l’ordre et de l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les graines du prochain 7 octobre</h2>



<p>Pardo est resté impassible en écoutant un berger palestinien raconter comment il avait été pris en embuscade et battu par des colons la nuit, son pantalon retiré et ses jambes – et ses parties génitales – attachées avec des serre-câbles. Toutes les personnalités militaires du groupe ont condamné ce comportement hors-la-loi devant les caméras, mais les paroles de Pardo ont été de loin les plus cinglantes.</p>



<p><em>«Ma mère est une survivante de l’Holocauste»</em>, a déclaré Pardo. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Ce que j’ai vu ici aujourd’hui m’a rappelé des événements survenus au cours du siècle dernier dans un pays très développé – les mêmes phénomènes dirigés là-bas contre les Juifs. Et j’ai honte d’être juif aujourd’hui ici.»</em></p>



<p>Les autorités, a-t-il souligné, <em>«savent ce qui se passe ici et choisissent de l’ignorer»</em>. En agissant ainsi – et en soutenant les colons violents à la fois politiquement et financièrement – il a déclaré que le gouvernement israélien <em>«plante les graines du prochain 7 octobre»</em>.</p>



<p>L’homme qui a consacré sa carrière à combattre ce qu’il croyait à l’époque être le plus grand danger pour son pays met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement son existence.</p>



<p>Peut-être que si davantage d’Israéliens faisaient la tournée édifiante accessible à Pardo et à d’autres généraux de haut rang, eux aussi seraient convaincus que la plus grande <em>«menace existentielle»</em> d’Israël ne se trouve pas à Téhéran, mais dans les gangs violents de leur propre arrière-cour – et, lors des prochaines élections, voteraient pour retirer le pouvoir à ceux qui les soutiennent aux plus hauts échelons du gouvernement actuel.</p>



<p><strong>Source</strong>&nbsp;<em>:&nbsp;<strong><a href="https://www.haaretz.com/israel-news/haaretz-today/2026-04-28/ty-article/.highlight/what-made-an-ex-mossad-chief-say-hes-ashamed-to-be-a-jew/0000019d-d4c6-d95a-afbd-f5ce8e160000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>. Traduit par&nbsp;<a href="https://tlaxcala-int.blogspot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a></strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/">L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>CRLDHT &#124; «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/crldht-la-situation-de-la-presse-en-tunisie-se-degrade/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 06:47:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[décret 115]]></category>
		<category><![CDATA[décret 54]]></category>
		<category><![CDATA[Haica]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El Hani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Communiqué du CRLDHT : «La liberté de la presse en Tunisie : d’un acquis démocratique à une victime d’un régime populiste». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/crldht-la-situation-de-la-presse-en-tunisie-se-degrade/">CRLDHT | «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), association tunisienne basée à Paris, a publié le <a href="https://crldht.com/liberte-de-la-presse-en-tunisie-daun-acquis-democratique-a-une-victime-dun-regime-populiste/">communiqué suivant</a> sous le titre «La liberté de la presse en Tunisie : d’un acquis démocratique à une victime d’un régime populiste».</em></strong></p>



<span id="more-18728091"></span>



<p>À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie exprime sa vive préoccupation. La situation de la presse en Tunisie se dégrade à une vitesse alarmante. Elle était pourtant l’un des acquis les plus marquants de la révolution.</p>



<p>La presse et la liberté sont toujours les premières cibles des régimes répressifs. Le régime de Kaïs Saïed ne fait pas exception. Il s’inscrit dans une vague régionale et mondiale de régimes autoritaires qui s’attaquent aux libertés fondamentales, et en premier lieu à la liberté de la presse.</p>



<p>Depuis l’accession de Kaïs Saïed au pouvoir, le recul est brutal. La Tunisie est passée de la 75<sup>ème</sup> place en 2020 à la 137ème place en 2026 dans les classements de la liberté de la presse. Depuis lors, les prisons n’ont jamais été vides de journalistes. Ils sont poursuivis pour avoir simplement exercé leur métier. Parmi eux : Khélifa Guesmi, Chadhia Belhadj Mbarek, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani, Salah Attia, Amer Ayad, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb. Un tableau qui rappelle des époques que l’on croyait révolues.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="58KW7SUBVy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/tunisie-le-snjt-denonce-les-restrictions-imposees-a-linformation/">Tunisie | Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/tunisie-le-snjt-denonce-les-restrictions-imposees-a-linformation/embed/#?secret=xyJDbPrDBP#?secret=58KW7SUBVy" data-secret="58KW7SUBVy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce ciblage est systématique. Il repose sur plusieurs outils. Sur le plan juridique, les mécanismes de régulation ont été vidés de leur substance. La Haica a été marginalisée. Le décret 115, garant de la liberté de la presse, a été abandonné. Des textes répressifs l’ont remplacé. Le décret 54 est devenu l’arme principale contre les journalistes.</p>



<p>Au-delà du droit, un climat d’intimidation s’est installé. Il ne se limite pas aux poursuites judiciaires. Des personnalités des médias font l’objet de campagnes de diffamation organisées, visant à les discréditer et à les réduire au silence. Khaoula Boukrim en est un exemple marquant : elle a été la cible de campagnes acharnées cherchant à ternir sa réputation. D’autres font face à une intimidation d’ordre juridique : Noureddine Boutar, directeur de Mosaïque FM, a ainsi été poursuivi dans le cadre de l’affaire dite du complot. Ces méthodes, qu’elles passent par les tribunaux ou par la diffamation, visent un seul objectif : décourager tout journalisme indépendant.</p>



<p>De nombreux journalistes ont quitté le pays sous cet effet. Les médias indépendants subissent des pressions administratives et judiciaires constantes, menaçant leur survie économique. La situation a atteint un seuil critique : l’association Al-Khatt, qui gère le site Inkyfada, est menacée de dissolution par décision judiciaire.</p>



<p>Les médias publics, eux aussi, ont profondément changé. Sur la forme, des institutions comme Dar Assabah ont été restructurées. Les nominations obéissent désormais à la logique de la loyauté. Sur le fond, les médias publics sont devenus une tribune pour des discours d’exclusion, d’incitation, de racisme et de désinformation. Leur rôle de service public a été trahi.</p>



<p>Dans ce contexte, le régime communique autrement. Il s’appuie sur le discours présidentiel unilatéral. Il mobilise les récits de ses proches. Il laisse prospérer les rumeurs, faute de sources fiables. Ce système n’a pas besoin de liberté de la presse. Il se nourrit de son absence.</p>



<p>La dégradation de la liberté de la presse n’est pas une question corporatiste. Elle reflète un recul général des libertés publiques. Elle signale le démantèlement des fondements démocratiques de l’État. La liberté de la presse est un droit fondamental de toute société. Elle est une condition sine qua non de toute démocratie réelle.</p>



<p>Face à cette situation, nous appelons à :</p>



<p>&#8211; Mettre fin aux poursuites judiciaires contre les journalistes et libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour leur activité professionnelle.</p>



<p>&#8211; Réviser le décret 54 et tout texte portant atteinte à la liberté d’expression.</p>



<p>&#8211; Restaurer l’indépendance des médias publics et de la Haica, afin de garantir le pluralisme et d’empêcher l’instrumentalisation de l’information.</p>



<p><em><strong>Communiqué. </strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0LPL79B58f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/embed/#?secret=G9pXqwW3Ls#?secret=0LPL79B58f" data-secret="0LPL79B58f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/crldht-la-situation-de-la-presse-en-tunisie-se-degrade/">CRLDHT | «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Déclaration &#124; Un Maghreb des libertés est encore possible</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/declaration-un-maghreb-des-libertes-est-encore-possible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 05:49:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déclaration finale de la Journée «5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/declaration-un-maghreb-des-libertes-est-encore-possible/">Déclaration | Un Maghreb des libertés est encore possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous la «Déclaration finale» de la Journée «&nbsp;5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à la&nbsp;Bourse de Travail à&nbsp;Paris. Cette IIIe édition a été organisée par des organisations maghrébines en hommage au militant et historien algérien Mohammed Harbi.</em></strong></p>



<span id="more-18727957"></span>



<p>Nos organisations à l’origine de cette journée s’étaient déjà données rendez-vous dans cette même salle pour débattre et échanger sur un sujet d’une importance capitale. Nous avions réuni les représentant.es d’organisations de défense des droits humains de tous les pays du Maghreb pour faire l’état des lieux des libertés qui sont piétinées et allègrement bafouées par les régimes en place. L’Ensemble avait salué l’initiative et la dynamique qui nous ouvraient le chemin vers d’autres perspectives. Nous avions mesuré l’immensité des attentes et de la tâche qui nous incombe pour poursuivre cette belle dynamique amorcée. </p>



<p>Voici les mots sur lesquels nous nous sommes quittés la dernière fois : <em>«Nous devons montrer aux régimes autoritaires de la région que nous serons toujours sur leur chemin pour faire barrage à leur politique répressive empreinte de haine, de chauvinisme, d’exclusion et d’intolérance. Nous ne les laisserons pas sévir impunément. Nous bâtirons des solidarités entre les peuples du monde et leurs forces vives, éprises de justice, pour les dénoncer et lever le voile sur leurs mensonges qu’ils distillent à la face du monde par rapport à leur soi-disant respect des engagements en matière des droits humains. Nous resterons unis pour leur tenir tête et leur dire que nous n’abandonnons pas nos peuples dans leur combat pour la liberté, la dignité, la justice et l’Etat de droit. UN AUTRE MAGHREB EST POSSIBLE, UN MAGHREB DES LIBERTÉS.»</em> </p>



<p>Nous nous retrouvons cette année, dans un contexte international très inquiétant, dominé par la poursuite du génocide que commet l’État criminel d’Israël contre le peuple palestinien et les agressions menées conjointement par les États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran, en piétinant le droit international et faisant courir à toute la région le risque d’une guerre généralisée. Notre condamnation est totale. Notre soutien indéfectible à la cause palestinienne ainsi qu’aux peuples iranien, libanais et à tous les peuples dans leur lutte pour le droit de disposer d’eux-mêmes, a été et sera toujours au cœur de nos combats.&nbsp;</p>



<p>Nous restons par ailleurs toujours animés de la même volonté de donner un nouvel élan à notre dynamique pour porter et défendre l’idée d’un GRAND MAGHREB, un Maghreb sans frontières, sans haine, sans chauvinisme, sans racisme ni esclavage. Un Maghreb où la liberté, la justice, l’égalité, la dignité, la pluralité, la démocratie et l’État de droit sont respectés. Bref, un Maghreb comme le voulait l’historien anti-colonial algérien, le regretté Mohamed Harbi, à qui nous dédions cette rencontre d’aujourd’hui. </p>



<p>Nous voulons faire de cette journée un acte politique, un espace de convergence, de résistance et de construction d’un rapport de force à l’échelle maghrébine en hommage à Mohamed Harbi dont le parcours nous rappelle que les luttes pour la liberté sont indissociables et que l’histoire du Maghreb n’est qu’une histoire de combats partagés.</p>



<p>Si lors de la dernière édition, nous avions mis l’accent sur l’état des lieux des libertés et la situation des droits humains au Maghreb tout en se focalisant particulièrement sur la liberté de la presse et l’instrumentalisation de la justice, cette année nous avons jugé utile de débattre d’autres sujets se rapportant à la construction de ce Maghreb tant désiré. C’est pour cette raison qu’on a scindé la journée en deux parties. Le matin, la parole était donnée aux défenseur.es maghrébin.es pour relater la situation des droits humains dans la région. Leur constat est alarmant :</p>



<p>De la Mauritanie à la Libye, en passant par le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, c’est un même système de répression qui frappe.</p>



<p>En Algérie, on emprisonne les voix du Hirak et on interdit les associations de défense des droits humains ainsi que les médias indépendants. </p>



<p>Au Maroc,&nbsp;on condamne lourdement les figures des mouvements populaires comme ceux du Hirak du Rif et on emprisonne les jeunes de la génération Z pour briser toute contestation et toute voix critique.&nbsp;</p>



<p>En Tunisie, on criminalise l’opposition, l’action citoyenne et la solidarité, on muselle la presse, on instrumentalise la justice pour faire taire toute dissidence et on exacerbe le racisme contre les migrants subsahariens.</p>



<p>En Mauritanie, on piétine les libertés fondamentales et on réduit en esclaves les citoyen.nes d’origine haratine.</p>



<p>En Libye, on pratique la traite d’êtres humains et on exécute sommairement des citoyen.nes dans un contexte de guerre civile qui fait des ravages.</p>



<p>Ce ne sont malheureusement que quelques traits de la triste réalité car les autorités maghrébines s’attaquent plus généralement aux libertés collectives et individuelles en se basant sur des lois liberticides. Les violations des droits humains les plus élémentaires sont monnaie courante. Les prisons sont de plus en plus peuplées de militant·e.s politiques, associatif·ve.s, intellectuels, journalistes et syndicalistes. Ainsi, on voit que les régimes despotiques qui sévissent au Maghreb ne convergent que pour réprimer leurs peuples.<br>L’après-midi, lui, a été consacré à la question cruciale de l’intégration souhaitée du Maghreb.</p>



<p>Nos invités, qui sont des chercheur.es, des économistes et des universitaires, toutes et tous spécialistes du Maghreb, se sont penchés sur des sujets d’ordres géopolitiques et géostratégiques qui se rapportent à l’intégration régionale. À travers leurs riches interventions, elles /ils ont questionné cette intégration sous différents angles; historiques, politiques, géostratégiques et socio-économiques.<br>Les visées de l’État génocidaire d’Israël sur la région en signant les accords d’Abraham avec l’État marocain, la récente mainmise des États-Unis d’Amérique sur les négociations entre le Maroc et le Front Polisario concernant le Sahara Occidental, ainsi que le début dernièrement des manœuvres militaires African Lion 26, pilotés par les USA et le Maroc, et qui regroupent la Tunisie et d’autres pays du Sahel, n’augurent rien de bon pour la région.</p>



<p>L’idée d’un Maghreb uni trouve ses sources dans les années 1920 lorsque les mouvements de libération nationale se sont réunis au Caire, dans le cadre de leur lutte contre la colonisation, pour constituer une commission de libération du Maghreb. Trente ans après, la conférence de Tanger de 1958 a initié la création d’une union maghrébine.</p>



<p>La forme et le contenu géopolitique de cette union ont été modelés au gré des régimes qui ont pris le pouvoir après les indépendances. Celle qui a été livrée et imposée aux Maghrébins s’appelle l’Union du Maghreb Arabe qui a vu le jour en 1989 à Marrakech. Une coquille vide, sans aucun impact politique majeur et dont l’appellation même, étant non inclusive, pose problème. Elle est à l’image des pouvoirs qui sévissent depuis au Maghreb. Son temps est révolu. Les peuples maghrébins méritent mieux et aspirent à une vraie cohésion.</p>



<p>À travers les analyses et les interrogations de nos&nbsp;<a href="http://intervenant.es/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intervenant.es</a>&nbsp;sur les raisons objectives et les obstacles qui se dressent devant l’intégration et la construction d’un Grand Maghreb, malgré tous les atouts économiques et géopolitiques dont dispose la région, nous pouvons déceler en filigrane une esquisse de réponse qui désigne comme responsable le déficit criant de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb.</p>



<p>Les débats et les échanges d’aujourd’hui ont permis quelques réflexions et pistes à explorer pour le dépassement. Les sociétés civiles maghrébines ont un rôle primordial pour atteindre cet objectif. C’est à nous, forces vives de ces sociétés, qu’incombe cette tâche et d’en être le fer de lance. Nous savons que le pouvoir appelle l’abus de pouvoir comme disait Montesquieu. Nous devons donc rester ce que nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire des défenseur.es des droits humains éternellement insatisfaits. Nous devons rester vigilants et alertes pour jouer notre rôle de garde-fou, sensibilisés et mobilisés pour des changements démocratiques en vue de l’avènement de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb, un préalable pour une intégration future dans un Grand Maghreb des peuples pour la liberté, la dignité, la justice, l’égalité, la pluralité, la démocratie – un grand Maghreb où toutes les frontières seront démantelées pour céder la place à la libre circulation des humains et des biens.</p>



<p>Nous sommes conscients que le chemin à parcourir est très long, mais nous avons l’intime conviction que le salut des peuples de la région se trouve au bout de cette voie que nous empruntons.</p>



<p>Il est temps de construire ensemble une solidarité active et transnationale pour refuser la résignation et les frontières qui nous sont imposées.</p>



<p>Nous appelons toutes les forces vives éprises de justice et de liberté à se mobiliser massivement avec nous pour :<br>&#8211; Briser le silence imposé par la répression<br>&#8211; Dénoncer publiquement et sans compromis les violations des droits<br>&#8211; Exiger la libération de tou.tes les détenu.es politiques et d’opinion<br>&#8211; Défendre ensemble la liberté d’expression et une justice indépendante</p>



<p><strong>Associations et organisations signataires :</strong></p>



<p>Association de défense des droits de l&rsquo;Homme au Maroc (ASDHOM)</p>



<p>Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)</p>



<p>Association des Haratines de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)</p>



<p>Association des Marocains en France (AMF)</p>



<p>Association marocaine des droits humains-Paris (AMDH-Paris)</p>



<p>Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM)</p>



<p>Association&nbsp;des&nbsp;travailleurs&nbsp;maghrébins&nbsp;de&nbsp;France&nbsp;(ATMF)</p>



<p>Association&nbsp;Le&nbsp;Pont&nbsp;de&nbsp;Genève&nbsp;[SUISSE]</p>



<p>Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)</p>



<p>Collectif de sauvegarde de la Ligue Algérienne des Droits Humains (CS-LADDH) </p>



<p>Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)</p>



<p>Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)</p>



<p>Euro-Mediterraan Centrum Migratie &amp; Ontwikkeling (EMCEMO) [PAYS-BAS]</p>



<p>Femmes Plurielles</p>



<p>Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)</p>



<p>Fondation Frantz Fanon (FFF)</p>



<p>Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (FONADH)</p>



<p>Forum marocain Vérité et Justice-France (FMVJ-France)</p>



<p>Institut&nbsp;Mehdi Ben&nbsp;Barka&nbsp;&#8211;&nbsp;Mémoire&nbsp;vivante</p>



<p>Libertés Algérie</p>



<p>Na’oura-Bruxelles</p>



<p>Observatory on Gender In Crisis (Libye)</p>



<p>Pour une alternative démocratique en Algérie (PADA)</p>



<p>Riposte internationale [ALGÉRIE]</p>



<p>SOS Migrants &#8211; Belgique</p>



<p>Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/declaration-un-maghreb-des-libertes-est-encore-possible/">Déclaration | Un Maghreb des libertés est encore possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump Baba ou l’Oncle pique-sous</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/trump-baba-ou-loncle-pique-sous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 08:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Redissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump Baba pioche dans les caisses des pauvres pour renflouer les tiroirs caisses de son Conseil de paix, son club très privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/trump-baba-ou-loncle-pique-sous/">Trump Baba ou l’Oncle pique-sous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump, ci-devant président des Etats-Unis d’Amérique, superpuissance d’antan en voie de déclin, semble avoir trouvé l’abracadabra magique pour faire débourser, pays et personnes physiques, un milliard de dollars pour obtenir la permission de siéger indéfiniment à son Conseil de paix, dont il est le président, le secrétaire général, le trésorier et le garde-chiourme. Donald va crouler sous le poids du billet vert. Sésame ouvre-toi !</em></strong> <em>(Trump en mode Ali Baba et les 40 voleurs, image générée par IA). </em></p>



<p><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18725365"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>Oncle Donald, en maître de cérémonie et profitant de sa présence à la plus grande concentration de chefs d’Etats, de têtes couronnées et d’hommes d’affaires pour faire du porte-à-porte d’un genre nouveau. Le temps lui est compté. Un coup de maître, la charte de son Conseil de la paix a été signée lors de la dernière réunion annuelle du Forum économique mondial, Davos, Suisse, 19-23 janvier 2026.</p>



<p>Trump a volé, tout d’abord, du temps et de la disponibilité des pays signataires de la charte, en jouant aisément au commis voyageur, lui le promoteur immobilier invétéré. Un désir pressant le pousse à faire d’une pierre deux coups : assister aux réunions et ratisser large en harcelant les plus sceptiques. Avec plus de 2500 participants, il avait l’embarras du choix. Trump n’est pas à sa première <em>«quête»</em>.</p>



<p><strong>Robin des bois, ou Arsène Lupin</strong></p>



<p>Le maître des brigands, Robin des bois<strong>, </strong>aurait rougi de honte. Heureusement le Capitole veille au grain. Les parlementaires américains, très proches de leurs électeurs en situation précaire, ont vite fait d&rsquo;arrêter une opération frauduleuse du locataire de la Maison blanche.</p>



<p>Pour tenir une promesse faite lors de la séance inaugurale du Conseil pour la paix, le 22 janvier 2026, Trump a piqué, sans vergogne et sans mettre de gants, dans les caisses et les programmes du département d’État. Il a détourné des fonds alloués aux démunis pour renflouer les caisses de son tout nouveau Conseil : $1,25 milliards initialement pour l’assistance internationale en cas de catastrophes, $200 millions pour les opérations de maintien de la paix et $50 millions réservés aux programmes d’échanges internationaux.</p>



<p>Trump Baba pioche, trempe dans des eaux troubles et détourne les caisses des pauvres pour renflouer les tiroirs caisses de son Conseil de paix, comme le résume très bien la sagesse populaire tunisienne «<em>Secouer la gourde et verser dans le bassin</em>». Une contradiction flagrante de la devise des deux maîtres brigands. Le congrès, le contre-pouvoir de l’exécutif en Amérique, veille au grain. Il ne s’est pas laissé intimider par ce vol à l’étalage. Il a aussitôt réagi à cette dérobade en gelant le transfert.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18725373" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Trump-en-Arsene-Lupin-IA.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Trump en mode Arsène Lupin, image générée par IA</em>. </figcaption></figure>
</div>


<p>D’après la chaîne libanaise <a href="https://docs.google.com/document/u/0/d/16s3z8xOFNoqJ8ViEntUBq5vCzMqy82Dm1FsCmN48nq8/edit">AlManar</a>, citant Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Donald Trump, président du Conseil, a fait transférer au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement de chantiers pour la reconstruction de Gaza.</p>



<p>Notre président serait-il le Robin des Bois des temps modernes, défenseur des opprimés… israéliens ? En dépouillant les riches, il engraissait les pauvres en distribuant le butin de son larcin ? Ou serait-il alors Arsène Lupin ? Le gentleman cambrioleur, qui ne s’attaquait qu’aux plus riches ? Pour qui sonne le glas ?</p>



<p><strong>Bernard l’Hermite</strong></p>



<p>D.T. a jeté son dévolu sur l’<em>U.S. Institute of Peace</em>, temple de la réflexion, désormais rebaptisé <em>Donald J. Trump U.S. Institute of Peace</em> par respect à son altesse. La mégalomanie du locataire de la Maison blanche n’a aucune limite. Devenu Maître de céans, il a vite fait de virer un bon nombre du personnel et du corps enseignant, les plus réticents, ceux qui ne cadrent pas dans sa vision de la paix. Tout personnage allergique aux idées Maga en définitive, faisant ainsi de la prestigieuse institution une coquille vide.</p>



<p>Son nom est devenu un label et une forme de fabrique. Les doléances de la famille Kennedy sont restées sans réponse comme il a fait la sourde oreille aux interventions. Dirigé par ses proches, le conseil d’administration du <em>John F. Kennedy Center for the Performing Arts</em> l’a rebaptisé <em>Trump-Kennedy Center</em>. Une décision qui n’a pas fait que des heureux.</p>



<p><strong>On a volé le marteau de Thor !</strong></p>



<p>Dans un tour de passe-passe, il a fait disparaître le marteau en or massif utilisé pour annoncer l’ouverture de la première séance du Conseil de paix. Le marteau le plus cher au monde, il vaut son pesant d’or. Son larcin le plus audacieux et le plus précieux.&nbsp;</p>



<p>A la séance de clôture, sans gêne aucune, il dit à son vice-président que le marteau lui a tapé dans l’œil et qu’il a la ferme intention de le <em>«privatiser»</em>. D’après des sources proches de la présidence, Trump est un adorateur de tout ce qui brille, sans pour autant être un orfèvre. Il se barre avec le marteau qui n’a servi que deux fois, à l’ouverture et à la clôture du conseil. Trois coups à l’ouverture et trois coups à la clôture. Un six coups pour un ricain, c’est payer cher le carat. Il est le président, le secrétaire général, le trésorier et le garde-chiourme du Conseil de la paix.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iBDg0TfrFm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/largent-lastre-autour-duquel-tourne-la-politique-etrangere-de-donald-trump/">L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/largent-lastre-autour-duquel-tourne-la-politique-etrangere-de-donald-trump/embed/#?secret=FwBXODNUCn#?secret=iBDg0TfrFm" data-secret="iBDg0TfrFm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Imed Trabelsi &#124; Nouvelle affaire et nouvelle condamnation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 21:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal de première instance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sixième chambre du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a rendu son verdict dans une nouvelle affaire impliquant Imed Trabelsi. Le neveu de Leïla Trabelsi, veuve de l&#8217;ancien président Feu Zine El-Abidine Ben Ali, a été condamné à cinq ans de prison ferme, selon une source citée...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La sixième chambre du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a rendu son verdict dans une nouvelle affaire impliquant Imed Trabelsi.</em></strong></p>



<span id="more-18723928"></span>



<p>Le neveu de Leïla Trabelsi, veuve de l&rsquo;ancien président Feu Zine El-Abidine Ben Ali, a été condamné à cinq ans de prison ferme, selon une source citée par Mosaïque FM ce samedi 2 mai 2026. Cette peine a été prononcée dans le cadre d&rsquo;un dossier portant sur des infractions financières et douanières.</p>



<p>Ce jugement s&rsquo;ajoute à une série de condamnations prononcées par la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière :  Pour rappel, Imed Trabelsi a dernièrement été condamné à 10 ans de prison pour détournement de fonds publics et infractions administratives, et à 8 autres années pour exploitation d&rsquo;un fonctionnaire public à des fins d&rsquo;avantages personnels et atteinte à l&rsquo;administration.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Le FSN exprime sa solidarité absolue avec la LTDH</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 20:59:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Front du salut national]]></category>
		<category><![CDATA[FSN]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Front du salut national (FSN) a publié un communiqué ce samedi 2 mai exprimant sa solidarité pleine et entière avec la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l&#8217;Homme (LTDH), suspendue pour un mois par les autorités le 24 avril dernier. Dans son communiqué publié une semaine après les faits, la coalition regroupant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le Front du salut national (FSN) a publié un communiqué ce samedi 2 mai exprimant sa solidarité pleine et entière avec la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l&rsquo;Homme (LTDH), suspendue pour un mois par les autorités le 24 avril dernier.</strong></em></p>



<span id="more-18723861"></span>



<p>Dans son communiqué publié une semaine après les faits, la coalition regroupant des partis de l&rsquo;opposition a dénoncé une «<em> attaque flagrante contre une organisation nationale historique, qui a joué, durant des décennies, un rôle pivot dans la protection des libertés fondamentales et la consolidation de l&rsquo;État de droit en Tunisie </em>».</p>



<p>Le communiqué du FSN indique que «<em> les critiques ou réserves pouvant être émises concernant les performances ou certaines positions de la Ligue ne doivent en aucun cas justifier l&rsquo;acharnement ou l&rsquo;abandon de son soutien </em>».</p>



<p>Le Front exige ainsi l&rsquo;annulation immédiate de la décision de suspension et la levée de toutes les restrictions pesant sur les activités de la Ligue, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux de la Tunisie.</p>



<p>La même source a par ailleurs appelé à l&rsquo;union des forces nationales et des organisations civiles pour protéger les acquis des Tunisiens en matière de liberté et de dignité.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 11:20:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décret 115]]></category>
		<category><![CDATA[décret 54]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le SNJT, la crise des médias en Tunisie n'est plus sectorielle mais structurelle, reflet d’un déséquilibre entre l’État et la société. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/tunisie-le-snjt-denonce-les-restrictions-imposees-a-linformation/">Tunisie | Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a publié son<a href="https://snjt.org/2026/05/02/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d9%82%d8%b1%d9%8a%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%86%d9%88%d9%8a-%d9%84%d9%88%d8%a7%d9%82%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d8%ad%d8%b1%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d8%a7%d9%84%d8%b5%d8%ad%d9%81%d9%8a%d8%a9-0-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> rapport annuel </a>sur l’état de la liberté de la presse pour la période du 1<sup>er</sup> avril 2025 au 1<sup>er</sup> avril 2026. Il met en lumière les restrictions croissantes imposées à l’espace public et le rôle de plus en plus marginal des organes intermédiaires et de la société civile. Et souligne que la crise des médias en Tunisie a dépassé son caractère sectoriel pour devenir une crise structurelle, reflet d’un déséquilibre entre l’État et la société. Cette crise menace les garanties démocratiques et les acquis de la révolution, et compromet l’avenir du journalisme.</em></strong></p>



<span id="more-18722031"></span>



<p>Le rapport a recensé 154 attaques contre des journalistes durant cette période, expliquant que la baisse enregistrée par rapport aux quatre années précédentes ne reflète pas une réelle amélioration du climat des libertés, mais masque plutôt de profonds changements dans la nature des violations et une diminution de la capacité à les signaler et à les documenter dans un contexte particulièrement répressif.</p>



<p>Le syndicat a affirmé que la profession est aujourd’hui confrontée à des défis existentiels qui menacent son indépendance et sa capacité à exercer son rôle de contrôle et de critique, en raison du déclin des mécanismes de régulation, des restrictions croissantes imposées au droit d’accès à l’information et d’un climat caractérisé par des pressions politiques et sécuritaires et un contrôle centralisé sur des aspects clés du paysage médiatique, ce qui a d&rsquo;ailleurs valu à la Tunisie de reculer de 8 places en an dans le<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> classement mondial de la liberté de la presse</a> de Reporters Sans Frontières (RSF) à, passant de la 129e place en 2025 à la 137e en 2026.</p>



<p>Le syndicat a formulé des recommandations urgentes à l’intention des institutions étatiques, appelant la Présidence de la République à revoir sa politique de communication et à y inscrire les principes de transparence et de diffusion proactive de l’information.</p>



<p>Il a exhorté l’Assemblée des représentants du peuple à accélérer la modification du décret 54 afin d’empêcher l’imposition de peines d’emprisonnement dans les affaires liées à la presse, et à ratifier la loi portant création d’une Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) et la loi sur l’éducation aux médias. Il a également exhorté le cabinet du Premier ministre à dialoguer avec tous les médias sur un pied d’égalité, à abroger les circulaires entravant le droit d’accès à l’information, à reprendre l’octroi de licences aux médias internationaux et à mettre en place un mécanisme national indépendant de contrôle des violations.</p>



<p>Le rapport a souligné le rôle du pouvoir judiciaire, appelant à ne plus déférer les journalistes en vertu du décret 54 et des textes punitifs généraux, et à adopter le décret 115 comme cadre exclusif pour les affaires relatives à la presse, tout en garantissant le droit à la couverture médiatique au sein des tribunaux et en respectant les normes d’un procès équitable.</p>



<p>Le syndicat a exhorté le ministère de l’Intérieur à assurer une protection efficace aux journalistes de terrain, à traduire en justice les auteurs de violences à leur encontre et à activer la cellule de crise conjointe.</p>



<p>Il a également demandé au ministère de la Culture d’enquêter sur les violations commises contre les journalistes lors des manifestations qu’elle organise.</p>



<p>En conclusion, le syndicat a appelé les médias à garantir l’indépendance des rédactions et à activer les comités de rédaction, et a appelé les forces politiques et civiles à s’unir pour défendre la liberté de la presse, pilier fondamental du processus démocratique et de l&rsquo;espace public.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><a href="https://snjt.org/2026/05/02/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d9%82%d8%b1%d9%8a%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%86%d9%88%d9%8a-%d9%84%d9%88%d8%a7%d9%82%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d8%ad%d8%b1%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d8%a7%d9%84%d8%b5%d8%ad%d9%81%d9%8a%d8%a9-0-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire rapport en arabe. </a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1YwoBtnhd5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/embed/#?secret=61Loa3F0NP#?secret=1YwoBtnhd5" data-secret="1YwoBtnhd5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/tunisie-le-snjt-denonce-les-restrictions-imposees-a-linformation/">Tunisie | Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 07:29:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’échec américain en Iran, le monde entre dans une ère où les grandes puissances ont la capacité de détruire, mais plus celle d’ordonner.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après l’échec américain en Iran, le monde entre dans une ère de recomposition et d’instabilité où les grandes puissances conservent la capacité de détruire, mais perdent celle d’ordonner. </em></strong><strong><em>Il y eut un temps où la puissance était capable </em></strong><strong><em>d’engendrer l’ordre par la seule menace de sa force. </em></strong><strong><em>Puis vint un temps plus impérial, où elle </em></strong><strong><em>devint architecte, bâtissant des systèmes stables sur les ruines des vaincus. </em></strong><strong><em>Nous entrons désormais dans un troisième âge, celui des puissances du désordre, qui excellent </em></strong><strong><em>à détruire, à sanctionner, à paralyser le monde </em></strong><strong><em>—incapables de produire autre chose que l’incertitude et le chaos. </em></strong><strong><em>La force demeure ; l’autorité s’est évaporée. Et dans ce vide, l’Histoire ne s’arrête pas, elle redevient imprévisible et conflictuelle.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-18721180"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
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<p>La puissance n’est pas l’autorité. La puissance contraint ; l’autorité fait consentir. La puissance impose un comportement ; l’autorité fonde une durée. Pendant longtemps, l’Occident a confondu les deux parce que sa supériorité matérielle semblait produire naturellement de la légitimité. Cette illusion est morte. Ce qui s’effondre aujourd’hui est la croyance selon laquelle la victoire militaire peut encore se transformer en obéissance politique.</p>



<p>Ce n’est plus la puissance qui ordonne le chaos ; c’est le chaos qui révèle l’impuissance souveraine de la puissance. Nous assistons à l’usure intérieure de l’empire américain, plus une grande puissance dépense d’énergie pour imposer son ordre, plus cet ordre se dissout en désordre.</p>



<p>Le nouvel Atlas est un monde sans puissance capable de le porter sur ses épaules. Les États-Unis ne soutiennent plus l’ordre qu’ils prétendent défendre ; ils le déchirent. La Chine ne veut pas encore porter ce fardeau ; elle préfère en observer l’usure. La Russie n’a ni les moyens ni le désir de stabiliser. Le monde entre dans un âge où personne ne veut payer le prix de le gouverner.</p>



<p>Entre Iran et États-Unis, aucun des belligérants n’a été battu au sens classique du terme. Les guerres contemporaines ne se gagnent que rarement. L’échec est ailleurs, dans l’écart devenu béant entre la performance tactique et le résultat stratégique. Washington et ses alliés peuvent dégrader des capacités militaires, imposer des coûts ; mais ils ne peuvent ni fabriquer un ordre régional accepté, ni garantir la docilité d’un État, ni empêcher un adversaire affaibli de rendre la victoire politiquement toxique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ormuz ou la revanche de la vulnérabilité </h2>



<p>L’Iran a montré qu’il pouvait imposer des coûts durables aux marchés énergétiques mondiaux par des moyens limités — drones, mines, missiles — tandis que les États-Unis se retrouvent pris dans une forme de<em> «piège de crédibilité»</em>, soit escalader au risque d’enlisement, soit temporiser au risque d’apparaître impuissants.</p>



<p>En poursuivant le blocus, les Etats-Unis exercent bien plus de pression sur leur propre économie que sur l’Iran qui a prouvé qu’il pouvait endurer la douleur économique — il le fait depuis 47 ans. Alors que les familles américaines n’ont qu’environ 40 secondes de patience pour de l’essence aujourd’hui à 6 $ le gallon.</p>



<p>Ormuz est le symbole d’une démocratisation de la vulnérabilité. Un État moyen, sans flotte, sans armée de haute technologie, peut désormais tenir en otage l’économie planétaire avec quelques drones et un savoir-faire asymétrique.</p>



<p>La globalisation, qui devait être l’arme ultime des puissants, s’est retournée contre eux, elle a multiplié les points de pression que les faibles peuvent actionner. En fait, la vraie dissuasion est logistique et temporelle.</p>



<p>La mondialisation a multiplié les points de strangulation. Elle a rendu le monde plus intégré, donc plus exposé et moins résilient. L’ancien monde craignait l’invasion de ses frontières. Le nouveau craint l’interruption de ses flux. Ce qui fait la souveraineté aujourd’hui, ce sont les câbles, les ports, les détroits, les satellites, les semi-conducteurs, les assurances maritimes, les marchés de l’énergie. La géopolitique devient l’art d’interrompre la circulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dissuasion change de camp</h2>



<p>La première conséquence de l’impuissance souveraine des puissances sera le changement de camp de la dissuasion. La leçon à retenir est qu’il n’est pas nécessaire de vaincre les États-Unis ; il suffit de rendre leur victoire trop chère et trop longue. C’est la revanche du politique sur le militaire.</p>



<p>La nouveauté est que les faibles peuvent rendre la victoire des forts inutilisable. Ils n’ont pas besoin de conquérir ; il leur suffit de contaminer le sens de la victoire. Une victoire qui ruine les finances, fracture les alliances, épuise les opinions publiques et ne produit aucun ordre stable cesse d’être une victoire. Elle devient un événement militaire sans traduction historique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MHKZOvhbUp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/">La guerre des illusions au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre des illusions au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/embed/#?secret=QtNpqR3yYJ#?secret=MHKZOvhbUp" data-secret="MHKZOvhbUp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">États affaiblis, autonomies de fait et fédéralisations contraintes</h2>



<p>La deuxième conséquence sera territoriale. L’impuissance souveraine des puissances ne produit pas immédiatement l’éclatement généralisé des États ; elle produit d’abord leur délitement intérieur – cas de l’Irak, la Syrie, le Liban, le Yémen ou la Lybie.</p>



<p>Demain, cette logique peut s’étendre. En Iran même, le scénario le plus probable n’est pas une indépendance immédiate des minorités kurdes, baloutches, arabes ou azéries. Le nationalisme iranien reste profond et ancien. Mais le durcissement du régime, la crise économique, la militarisation de la société et l’affaiblissement du centre peuvent ouvrir la voie à des autonomies de fait. L’éclatement juridique est peu probable à court terme ; la fédéralisation de facto l’est davantage.</p>



<p>Ce modèle de transformation en fédération pourrait devenir la forme dominante de la crise étatique au XXI<sup>e</sup> siècle. Le Pakistan, l’Irak, la Syrie résiduelle, la Libye, le Soudan, le Liban, le Yémen, certains pays africains, voire demain des États plus solides mais ethniquement ou régionalement tendus, peuvent connaître cette évolution : une capitale, un drapeau, un siège à l’Onu — et, sous cette surface, des souverainetés négociées, armées, concurrentes.</p>



<p>Ce seront des États spectraux, visibles dans les institutions internationales, absents dans une partie de leur propre territoire ; souverains en droit, partagés en fait ; reconnus à l’extérieur, contestés à l’intérieur. Le XXI<sup>e</sup> siècle ne verra peut-être pas seulement la multiplication des nouveaux États, mais la prolifération d’États diminués, survivant par leur façade juridique alors que leur substance politique se disperse entre milices, régions, clans, partis armés, puissances étrangères et économies parallèles.</p>



<p>La troisième conséquence sera la montée des autonomies sans indépendance. Car l’indépendance coûte cher. Elle suppose une reconnaissance internationale, une monnaie, des frontières défendables, des parrains extérieurs. L’autonomie, elle, peut être conquise sans proclamation. Le Kurdistan irakien l’a compris depuis longtemps. Les entités kurdes de Syrie l’ont pratiqué. Des pouvoirs locaux au Yémen, en Libye ou au Soudan le démontrent chaque jour.</p>



<p>Dans un monde où les grandes puissances ne peuvent plus imposer de règlements définitifs, les acteurs locaux n’attendent plus la permission de l’histoire.</p>



<p>Pendant longtemps, les grandes puissances se sont arrogé le monopole de l’avenir, elles décidaient quels États devaient survivre, quels régimes devaient tomber, quelles frontières devaient être intangibles, quelles révolutions étaient légitimes. Ce monopole est terminé. L’avenir se localise. Il se fabrique désormais dans des périphéries armées, des provinces oubliées, des ports secondaires, des montagnes, des déserts.</p>



<p>Il faut donc s’attendre à moins de traités de paix et à plus d’arrangements, moins de frontières nouvelles et plus de frontières intérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Occident exposé, la Russie attentive, la Chine calculatrice</h2>



<p>La quatrième conséquence sera la crise de l’alliance occidentale. L’Europe a subi les impacts économiques d’un conflit qu’elle n’avait ni initié ni souhaité, tandis que la fermeture d’Ormuz et la hausse des prix de l’énergie ravivent sa dépendance stratégique. L’Europe reste divisée sur la légalité de l’opération et la perspective d’une <em>«coalition de volontaires»</em> pour l’ouverture du détroit d’Ormuz.</p>



<p>L’autonomie stratégique européenne devient une question de survie politique. Si l’Europe suit l’Amérique, elle paie des guerres qu’elle n’a pas décidées. Si elle s’en sépare, elle découvre l’insuffisance de ses moyens militaires. Si elle tergiverse, elle devient un théâtre secondaire où les autres puissances testent leurs rapports de force. L’impuissance souveraine américaine ne libère pas automatiquement l’Europe ; elle l’expose.</p>



<p>L’Europe découvre ainsi sa propre contradiction. Elle a voulu être une puissance normative, elle a cru que le droit pouvait remplacer la force, que le commerce pouvait désarmer la géographie, que l’interdépendance pouvait abolir les tragédies. L’Europe n’est pas faible parce qu’elle manque seulement d’armes. Elle est faible parce qu’elle peine encore à penser politiquement l’usage de la force.</p>



<p>La cinquième conséquence concerne la Russie et la Chine. Moscou n’a pas besoin que l’Iran triomphe ; il lui suffit que les États-Unis s’usent. La Russie cherche à exploiter le chaos, à pousser Washington à disperser ses ressources et à observer les méthodes militaires américaines pour en tirer des leçons. La guerre d’Iran devient ainsi une annexe indirecte de la guerre d’Ukraine, dans la mesure où elle disperse l’attention, les ressources et la volonté stratégique de l’Occident.</p>



<p>Quant à la Chine, elle ne souhaite pas l’effondrement complet des pays du Golfe, dont elle dépend économiquement, mais elle étudie la fatigue américaine, la réaction des alliés, la vulnérabilité énergétique de Taïwan, le comportement des marchés et la solidité des bases américaines. Pékin peut tirer des bénéfices de court terme de la diversion américaine, tout en redoutant les conséquences économiques d’une crise prolongée au Moyen-Orient.</p>



<p>La Chine pratique une stratégie de la patience prédatrice. Elle n’a pas besoin de provoquer chaque crise ; il lui suffit d’apprendre de celles que l’Amérique s’inflige ou ne parvient plus à résoudre. Là où Washington consume de la crédibilité, Pékin accumule des observations dans la durée. La puissance chinoise se mesure à ce qu’elle laisse les autres s’auto-affaiblir eux-mêmes.</p>



<p>C’est là toute la nouveauté, les rivaux des États-Unis, au lieu de les affronter, préfèrent les regarder échouer dans des guerres qu’ils ont encore les moyens de commencer, mais plus toujours les moyens de conclure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le siècle des guerres ingagnables</h2>



<p>La sixième conséquence sera intérieure. Les guerres modernes se perdent dans les stations-service, les supermarchés, les sondages, les parlements – pas seulement sur le champ de bataille. Les conséquences économiques, politiques et géopolitiques de la guerre d’Iran pourraient durer plusieurs années, notamment par le choc énergétique, l’inflation et leurs effets électoraux dans les démocraties.</p>



<p>L’impuissance souveraine des puissances est aussi démocratique. Les opinions publiques occidentales ne croient plus aux guerres pour défendre un quelconque droit des peuples. Elles rejettent l’engagement long, coûteux, ambigu. Or les adversaires l’ont compris. Ils ne visent plus seulement les bases militaires ; ils visent le consentement social. Ils frappent l’énergie, les chaînes logistiques, les infrastructures, l’attention médiatique.</p>



<p>Les régimes autoritaires ont compris que la faiblesse des démocraties est leur vulnérabilité au temps. Une démocratie supporte mal les coûts diffus, prolongés. Ses citoyens demandent une justification, ses marchés exigent une visibilité, ses élections imposent une échéance, ses médias transforment la durée en usure. Les adversaires des démocraties cherchent plus à survivre jusqu’à ce que la patience démocratique se défasse.</p>



<p>Que faut-il donc attendre ? Trois scénarios se dessinent.</p>



<p>Le premier est celui de la <strong>restauration autoritaire des États fragiles</strong>. Face au désordre, des pouvoirs centraux durcis — en Iran, en Égypte, en Turquie, dans le Golfe, au Sahel — peuvent renforcer leur appareil sécuritaire et neutraliser toute revendication autonomiste. Ce scénario ne produit pas la paix et repousse les fractures sans les résoudre.</p>



<p>Le deuxième est celui de la <strong>fédéralisation contrainte</strong>. Des États officiellement unitaires pourraient être forcés d’accepter des autonomies pour survivre avec un partage des revenus, un contrôle local de la sécurité, une reconnaissance communautaire, des administrations parallèles. Ce scénario est le plus réaliste dans plusieurs pays fragmentés. Il évite l’éclatement, mais institutionnalise la faiblesse.</p>



<p>Le troisième est celui de la <strong>sécession par effondrement</strong>. Il reste moins probable, mais plus dangereux. Il suppose la combinaison de trois facteurs : faillite économique du centre, militarisation des périphéries, parrainage extérieur. Là où ces trois conditions se réuniront, des indépendances pourront émerger — comme sous-produit d’une incapacité générale à gouverner au sens large.</p>



<p>Le paradoxe est que les grandes puissances redoutent l’éclatement des États tout en l’alimentant par leurs propres impasses. Elles sanctionnent, bombardent, financent des alliés locaux, puis appellent à l’intégrité territoriale. Elles dénoncent les milices après avoir sous-traité la sécurité. Elles invoquent l’ordre international quand elles ne peuvent plus le faire respecter.</p>



<p>L’échec américain en Iran n’annonce donc pas simplement le déclin des États-Unis. Ce serait une lecture trop courte. Il révèle que la force demeure, mais elle ne fonde plus l’autorité.</p>



<p>Notre monde sera polycentrique, transactionnel, travaillé par des souverainetés incomplètes et des conflits sans conclusion.</p>



<p>Car la grande inversion est accomplie, les puissants n’écrivent plus l’Histoire, ce sont ceux qui ont compris que la seule force réelle est la résilience existentielle. Les arsenaux grossissent, les empires s’essoufflent, et l’Histoire de mépris et d’humiliation, ironique, se met à sourire à ceux qui n’ont jamais cru qu’elle avait une fin.</p>



<p>C’est peut-être là la vraie leçon iranienne, la puissance ne sait plus produire la paix. Or, lorsque la force ne parvient plus à engendrer l’ordre, l’histoire cesse d’obéir à ceux qui frappent le plus fort ; elle se déplace vers ceux qui savent durer dans le désordre.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DxBc60Kuhy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=vKgac5XYQp#?secret=DxBc60Kuhy" data-secret="DxBc60Kuhy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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