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	<title>Archives des Ahmed Al-Charaa - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ahmed Al-Charaa - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:12:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Arabie saoudite entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction de la Syrie détruite par 15 ans de guerre civile. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/">L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir œuvré à introduire le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa au sein de la communauté internationale, à organiser sa première <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontre avec le président américain Donald Trump</a> à Riyad en mai 2025, à peser pour que les sanctions internationales imposées à la Syrie soient levées, voilà que l&rsquo;Arabie saoudite investit une somme conséquente dans l’économie syrienne qui en a cruellement besoin. Riyad entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction du pays du Levant détruit par quinze ans de guerre civile. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18404943"></span>



<p>Alaa Shahine Salha, chercheur au Saudi Research &amp; Media Group et chroniqueur économique pour <em>Asharq Business</em> (partenaire de <em>Bloomberg</em> au Moyen-Orient) s’est penché sur le sujet dans le média américain <a href="https://www.semafor.com/article/02/16/2026/saudi-arabias-delicate-long-game-in-syria" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semafor</a>. Il considère que l’annonce par l’Arabie saoudite d’un investissement de 5,3 milliards de dollars via certaines de ses entreprises les plus importantes dans les secteurs des télécommunications, de l’aviation et des infrastructures hydrauliques en Syrie ne suffira probablement pas à elle seule à changer la donne dans un pays ravagé par la guerre. Il estime que le montant en lui-même n’est pas l’essentiel. </p>



<p>Ce qui importe davantage c’est que cette annonce s’inscrit dans un plan plus vaste visant à mener à bien l’un des projets de reconstruction nationale les plus complexes au monde depuis l’invasion américaine de l’Irak il y a plus de vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Endiguer le trafic de drogue</h2>



<p>L’intérêt de l’Arabie saoudite à soutenir la nouvelle administration de Damas est facile à comprendre. La destitution de Bachar Al-Assad a anéanti un pilier essentiel de l’influence régionale iranienne. Le Royaume ainsi que d’autres pays se sont empressés de combler ce vide. L’une des priorités saoudiennes était également d’endiguer le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trafic de drogue</a> illicite que le régime d’Assad, véritable narco-État, produisait et faisait transiter dans le Golfe. L’Onu affirme que ce trafic a été fortement perturbé et un responsable syrien déclare qu’il est <em>«pratiquement à l’arrêt»</em>.</p>



<p>Cependant, l’ampleur de la tâche est trop importante pour que les États du Golfe puissent l’assumer seuls, ce qui explique l’empressement de Riyad, dès le départ, à impliquer les puissances mondiales et les institutions financières internationales.</p>



<p>Les besoins de reconstruction de la Syrie sont colossaux, quel que soit le critère retenu. Selon l’estimation prudente de la Banque mondiale, ils s’élèvent à 216 milliards de dollars. Ce montant est comparable aux dépenses engagées pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein et dépasse même, au regard des normes actuelles, le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p>Trouver des précédents inspirants dans la région environnante n’offre guère de raisons d’être optimiste. Les États-Unis n’ont pas réussi à reconstruire l’Afghanistan après leur invasion suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont également aggravé la situation en Irak, laissant le pays sombrer dans des années de violence brutale, de mauvaise gestion et de corruption. La reconstruction du Liban après la guerre civile (1975-1990) a été alimentée par une vague d’emprunts effrénée qui a finalement abouti à une impasse dans un pays miné par une corruption endémique, un climat politique délétère et des conflits récurrents avec Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les piliers de la reconstruction </h2>



<p>Des discussions avec des responsables syriens et saoudiens, ainsi qu’avec des organisations internationales impliquées dans le dossier ou étroitement liées à celui-ci, ont permis de dresser un tableau réaliste des défis à relever : un contexte politique instable, des infrastructures massivement détruites et un état catastrophique des institutions syriennes. Ceci explique peut-être la prudence des acteurs de la reconstruction de la Syrie.</p>



<p>Cette approche repose sur quatre piliers essentiels :</p>



<p><strong>&#8211; La sécurité avant tout :</strong> le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique est une condition préalable à toute autre initiative.</p>



<p><strong>&#8211; La levée des sanctions pour stimuler la croissance </strong>: la levée des sanctions internationales l&rsquo;an dernier a été obtenue en grande partie grâce aux pressions saoudiennes et devrait entraîner une croissance économique à deux chiffres en 2026, à mesure que la Syrie renoue avec le reste du monde.</p>



<p><strong>&#8211; L’État doit fonctionner </strong>: le renforcement des capacités des principales institutions économiques syriennes, notamment le ministère des Finances et la Banque centrale, est désormais une priorité pour le Fonds monétaire international.</p>



<p><strong>&#8211; Évaluer les dégâts, puis mobiliser les financements</strong> : une cartographie précise des besoins de reconstruction est essentielle pour mobiliser l’aide internationale.</p>



<p>Tel est le plan. Rien n’est garanti, car la stratégie comporte de multiples risques susceptibles de compromettre le redressement à chaque étape.</p>



<p>Par exemple, si le gouvernement du président Ahmed Al-Charaa est parvenu à réduire le niveau global de violence, des flambées de violence communautaire ont persisté. Les pays du Golfe, et le reste du monde, préfèrent traiter avec un homme fort capable d’imposer les réformes nécessaires par la force, contrairement à la situation au Liban voisin, par exemple. Cependant, force est de constater qu’Al-Charaa ne contrôle pas encore totalement le territoire syrien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bilans mitigés des <em>«hommes forts»</em></h2>



<p>De plus, les bilans des <em>«hommes forts»</em> en matière de gestion économique ne sont guère glorieux. Alaa Shahine Salha estime que sous la présidence d’Abdelfattah Al-Sissi, ancien chef militaire, les performances économiques de l’Égypte ont été mitigées et ont contraint le pays à solliciter deux importants plans de sauvetage auprès du FMI.</p>



<p>À cela s’ajoutent les risques liés à l’économie politique. Des experts comme Yezid Sayigh du Carnegie Middle East Center ont averti que des accords d’investissement sans plan de relance transparent pourraient reproduire le capitalisme de connivence qui prévalait sous Assad.</p>



<p>Néanmoins, des sources saoudiennes et des responsables internationaux semblent plus optimistes concernant l’évolution de la situation. Riyad met davantage l’accent sur la reconstruction des institutions étatiques et insiste pour que les financements de grande envergure soient étroitement surveillés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oS0OQx4bYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=fjZQbHtc3Z#?secret=oS0OQx4bYI" data-secret="oS0OQx4bYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/">L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Bilel Chaouachi écope de 55 ans de prison pour terrorisme  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/tunisie-bilel-chaouachi-ecope-de-55-ans-de-prison-pour-terrorisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 11:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
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		<category><![CDATA[Daech]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bilel Chaouachi, dirigeant de Ansar Al-Charia et de Jibhat Al-Nosra en Syrie, condamné en Tunisie à 55 ans de prison.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/tunisie-bilel-chaouachi-ecope-de-55-ans-de-prison-pour-terrorisme/">Tunisie | Bilel Chaouachi écope de 55 ans de prison pour terrorisme  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a rendu, hier, mercredi 10 décembre 2025 un jugement condamnant Bilel Chaouachi, un dirigeant de l’organisation interdite Ansar Al-Charia et de l’organisation terroriste Jibhat Al-Nosra et État islamique (Daech) en Syrie, à 55 ans de prison.</em></strong></p>



<span id="more-18075087"></span>



<p>Selon <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/55-%D8%B3%D9%86%D8%A9-%D8%B3%D8%AC%D9%86%D8%A7-%D9%81%D9%8A-%D8%AD%D9%82-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%B1%D9%87%D8%A7%D8%A8%D9%8A-%D8%A8%D9%84%D8%A7%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%88%D8%A7%D8%B4%D9%8A%C2%A0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, citant une source judiciaire, Bilel Chaouachi a été inculpé pour avoir combattu dans les rangs de Daech en Syrie. Il aurait aussi téléchargé via Internet des vidéos faisant l’apologie d’actes terroristes en Tunisie, notamment des attaques ciblant le bus de la sécurité présidentielle en janvier 2016.</p>



<p>Il est tout de même utile de rappeler que, lors de son passage en Syrie, Bilel Chaouachi était sous le commandement de l&rsquo;actuel président de la Syrie, Ahmed Al-Charaa, ancien chef de Jibhat Al-Nosra, puis de Hayat Tahrir al-Cham. Il a eu beaucoup moins de chance que celui dont le nom de guerre était Abou Mohammed Al-Joulani.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/tunisie-bilel-chaouachi-ecope-de-55-ans-de-prison-pour-terrorisme/">Tunisie | Bilel Chaouachi écope de 55 ans de prison pour terrorisme  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 10:33:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa est le 1er président syrien depuis 80 ans à être reçu à la Maison-Blanche.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa est le premier président syrien depuis l’indépendance du pays à être reçu à la Maison-Blanche. Le pays du Levant longtemps partenaire stratégique de l’URSS puis de la Fédération de Russie change de camp et se positionne dans le giron américain. Le passé djihadiste du nouvel homme fort de la Syrie n’inquiète pas les Américains qui se réjouissent de ce revirement stratégique en leur faveur et font preuve comme souvent de pragmatisme, un pragmatisme partagé car Al-Charaa, soucieux de sauvegarder son pouvoir et de s’assurer les bonnes grâces de la première puissance mondiale qu’il combattait jadis, fait tout pour satisfaire l’Oncle Sam.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17888583"></span>



<p>La revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2025/11/10/trump-sharaa-syria-sanctions-assad-islamic-state-al-qaeda/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a> a publié une analyse d’Alexandra Sharp dans laquelle elle affirme que la visite du président syrien à Washington acte un bouleversement de l’ordre régional.</p>



<p>Lundi 10 novembre 2025, le président Donald Trump a reçu Al-Charaa à la Maison Blanche marquant ainsi la première visite d’un président syrien à Washington depuis près de 80 ans. Cette rencontre entre le président américain et le nouveau maître de Damas représente une amélioration significative des relations avec ce pays autrefois ostracisé.</p>



<p>Il y a moins d’un an, les États-Unis offraient une récompense de 10 millions de dollars pour toute information permettant la capture d’Al-Charaa en raison de ses liens avec Al-Qaïda. Cependant, après le renversement du dictateur Bachar El-Assad en décembre dernier, lors d’une opération menée par des combattants fidèles à Al-Charaa, ce dernier a transformé son image et celle de la Syrie sur la scène internationale, se positionnant comme un allié potentiel de l’Occident et spécifiquement des États-Unis. La Syrie qui a été longtemps dans le camp anti-américain durant le règne de la famille Assad a effectué un revirement stratégique en se positionnant désormais dans le camp américain.&nbsp;</p>



<p>Le Conseil de sécurité de l’Onu a déjà levé certaines sanctions imposées à Al-Charaa et à des membres de son gouvernement, en vue d’une coopération internationale accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Un combattant au passé glorieux»</em></h2>



<p>Après leur première rencontre en mai à Riyad, le président américain n’a pas tari d’éloge sur Al-Charaa, le décrivant comme un<em> «homme fort»</em> et <em>«un combattant au passé glorieux»</em>. Al-Charaa espère exploiter cette image d’homme fort pour conclure un accord avec les États-Unis et obtenir la levée définitive des sanctions américaines contre la Syrie.</p>



<p>En 2019, Trump avait imposé des sanctions en vertu de la loi César pour punir Damas des violations massives des droits de l’homme commises sous le régime d’Assad. Mais en juin, il a levé ces sanctions par décret, invoquant la nécessité de donner au peuple syrien la possibilité de se reconstruire.&nbsp;</p>



<p>Lundi, Trump a semblé vouloir satisfaire les exigences d’Al-Charaa en annonçant que le Trésor américain lèverait la plupart des sanctions contre la Syrie, à l’exception de celles liées aux transactions avec la Russie et l’Iran. Cependant, Al-Charaa recherche une solution permanente, ce qui nécessiterait une loi du Congrès, et les législateurs américains semblent réticents à accéder à une telle demande à moins que Damas ne remplisse plusieurs conditions, comme la garantie du pluralisme religieux dans le pays et l’amélioration des relations avec Israël.</p>



<p>Sharp considère que la levée des sanctions américaines contre Damas est essentielle à la réintégration de la Syrie au sein du marché financier mondial.</p>



<p>Al-Charaa a quant à lui affirmé que les investissements étrangers sont indispensables pour renforcer le système de santé du pays et reconstruire ses infrastructures vitales, dévastées par treize années de guerre civile.</p>



<p>Le président syrien sollicite également des financements étrangers pour la reconstruction, dont le coût est estimé par la Banque mondiale à au moins 216 milliards de dollars.</p>



<p>Washington veut aussi tirer profit de son nouveau partenaire. Trump lui a demandé de rejoindre une coalition de 89 nations pour lutter contre l’État islamique (EI) qui demeure une menace réelle. On estime à 2 500 le nombre de combattants de l’EI toujours actifs en Syrie et en Irak.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Trump Tower à Damas</h2>



<p>Trump espère également étendre les accords d’Abraham et normaliser les relations diplomatiques avec Israël, ce qui permettrait le déploiement de troupes américaines sur la base aérienne de Mezzeh et la construction de la Trump Tower en plein cœur de Damas.</p>



<p>Washington voit là une occasion de consolider une révision positive de l’ordre régional en intégrant pleinement la Syrie post-Assad à leur camp. Voir la Syrie, principal pays du Levant, dans le giron américain et prendre ses distances avec la Russie et l’Iran a toute son importance.&nbsp;</p>



<p>Le passé djihadiste de M. Al-Charaa n’est pas un problème pour M. Trump et pour les Américains qui sont connus par leur pragmatisme et ne sont animés que par la recherche permanente de leurs intérêts. De plus, le cas du nouveau dirigeant syrien ne constitue pas un précédent. Yasser Arafat, chef de l’Organisation de libération de la Palestine, était considéré comme un terroriste par les États-Unis. En devenant une figure clé des accords d’Oslo de 1993, il n’était plus perçu comme tel et a été intégré au sein de la communauté internationale. Passer du statut de paria à celui de fréquentable est tout à fait possible.&nbsp;</p>



<p>À part le revirement stratégique pro-américain, Washington ainsi que ses alliés dans la région souhaitent que Damas, sous la direction d’Al-Charaa, deviendra un partenaire dans la lutte contre le trafic de drogue qui a fait des ravages au sein de la jeunesse de nombreux pays voisins, faisant de beaucoup de jeunes des toxicomanes.</p>



<p>En définitive, les attentes sont grandes et seul l’avenir nous dira si la lune de miel va se poursuivre et jusqu’à quand?</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ik4VOjHEwe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=4tMzdklKe3#?secret=Ik4VOjHEwe" data-secret="Ik4VOjHEwe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient &#124; Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:05:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tom Barrack]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un analyste israélien appelle à la partition de la Syrie en cinq États qui plus est, dans un journal très proche de Benjamin Netanyahu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/">Moyen-Orient | Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un article reflétant la mentalité de certains cercles occidentaux et israéliens concernant l’avenir de la Syrie, révélant une attitude provocatrice et arrogante et ne cachant même plus les intentions vicieuses de redessiner la carte du Moyen-Orient, l’auteur israélien Jason Shvili a appelé dans les colonnes du journal </em></strong><a href="https://www.israelhayom.com/opinions/partition-syria-to-save-it/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Israel Hayom</em></strong></a><strong><em> au démantèlement de la Syrie et à sa partition bien qu’il s’agisse d’un État indépendant qui existe depuis plus d’un siècle. Longtemps avant Israël lui-même.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17615164"></span>



<p>Quand on sait qu’<em>Israel Hayom</em> est le journal le plus proche de Benjamin Netanyahu et qui a accompagné son ascension politique, quand on connaît la perfidie des Israéliens et leur capacité à souffler sur les braises surtout dans un contexte d’une Syrie si fébrile où le pouvoir central est en crise avec les composantes confessionnelles, on ne peut pas prendre à la légère les intentions israéliennes toujours soucieuse d’avoir un voisinage faible et divisé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La division en marche de la Syrie</h2>



<p>Jason Shvili commence son article par un constat qu’il lance tout de go : <em>«La Syrie ne fonctionne pas. Elle n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Elle doit être divisée»</em>.&nbsp;</p>



<p>Et cette partition, il la présente d’une manière vicieuse comme une solution, estimant que les principaux groupes ethniques et religieux –musulmans alaouites, chrétiens, arabes sunnites, druzes et kurdes– méritent l’autodétermination. Pour lui, ces communautés qui ont toujours coexisté en Syrie devraient avoir le droit de se séparer sinon l’alternative est un bain de sang supplémentaire. Il estime que les États-Unis s’obstinent et tentent ridiculement de maintenir l’intégrité territoriale de la Syrie après des décennies de guerre civile. C’est plutôt la mauvaise foi de Shvili qui est ridicule et cocasse. D’ailleurs, il appelle à l’autodétermination des composantes ethniques de la Syrie mais celle des Palestiniens n’existe pas à ses yeux.</p>



<p>L’analyste israélien se base sur les drames confessionnels du mois de ramadan et de cet été pour justifier la division de la Syrie. Il rappelle qu’Al-Charaa a promis que sous son règne l’État syrien s’engage à protéger toutes les minorités et communautés du pays sauf que ses actions et celles de son régime prouvent le contraire. En mars dernier, des forces liées au régime ont tué des Alaouites dans la région côtière syrienne de Lattaquié. Quelques mois plus tard, en juillet, des membres de tribus bédouines et d’autres forces fidèles à Al-Charaa ont brutalement assassiné des centaines de Druzes dans la province syrienne de Soueida. Et tout récemment, des musulmans alaouites ont été chassés de leurs foyers à Damas.</p>



<p>Shvili considère que le président Trump fait fausse route en soutenant le nouveau dirigeant syrien, Ahmed Al-Charaa, qu’il qualifie de terroriste islamiste dont la tête était mise à prix de 10 millions de dollars jusqu’en décembre dernier. Ce qui est vrai, mais les choses se présentent désormais différemment dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T0whn6e8lJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/">Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/embed/#?secret=fd28Pe8ZSf#?secret=T0whn6e8lJ" data-secret="T0whn6e8lJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les drames confessionnels</h2>



<p>Cependant, et malgré ces atrocités, toutes les minorités syriennes ont exprimé leur volonté de rester au sein du pays. Elles demandent simplement une certaine autonomie pour gouverner leurs propres communautés et ne pas être soumises à la tyrannie de la majorité arabe sunnite syrienne. Mais Al-Charaa refuse d’envisager toute possibilité d’autonomie régionale pour les minorités syriennes et insiste sur la création d’un État syrien unitaire. L’administration Trump partage cet avis et son envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, a déclaré qu’il devait y avoir <em>«une nation, un peuple, une armée, une Syrie»</em>.</p>



<p>Sans ciller, Shvili s’interroge: <em>«Pourquoi les États-Unis insistent-ils ridiculement sur le maintien de l’intégrité territoriale d’un pays qui n’aurait jamais dû être créé ?»</em>.&nbsp;</p>



<p>Il convoque l’Histoire et veut instrumentaliser l’échec des accords franco-britanniques de Sykes-Picot pour justifier la partition de la Syrie. Il estime qu’après la Première Guerre mondiale, les puissances alliées victorieuses qui décidèrent de se partager le butin de l’Empire ottoman vaincu au Moyen-Orient ont tracé des frontières arbitraires au mépris des aspirations des différents peuples de la région. C’est ainsi que naquirent la Syrie et une grande partie du Moyen-Orient actuel. Résultat : un siècle de conflits longs et sanglants entre groupes ethniques et religieux rivaux.</p>



<p>Shvili, oubliant – ou feignant d’oublier – &nbsp;qu’Israël lui-même est né de cet imbroglio géostratégique provoqué par la Grande-Bretagne, prétend vouloir mettre fin à ce cercle <em>«vicieux de conflits»</em> et réparer l’injustice commise contre les peuples du Moyen-Orient par les puissances coloniales occidentales il y a un siècle.</p>



<p>Dans le cas de la Syrie, cela signifie accorder aux différents groupes ethniques du pays le droit à l’autodétermination et déconstruire l’État syrien dans son intégralité et le remplacer par des États distincts pour les Alaouites, les Druzes, les Arabes sunnites, les Chrétiens et les Kurdes. Il estime que c’est la seule option pour les minorités syriennes d’obtenir ou de conserver leur autonomie car Al-Charaa refuse toute forme de décentralisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des groupes géographiquement concentrés </h2>



<p>L’Israélien considère que la partition est facile car tous ces groupes sont géographiquement concentrés : les Alaouites à Lattaquié, les Kurdes au Rojava (nord et nord-est de la Syrie), les Druzes à Soueida, les chrétiens à Wadi al-Nasara (vallée des chrétiens) et les Arabes sunnites dans le reste de la Syrie actuelle. La définition des frontières de ces nouveaux États ne devrait donc pas poser trop de difficultés.*</p>



<p>La difficulté, en revanche, sera d’assurer la viabilité des États nouvellement indépendants. Lattaquié, Wadi Al-Nasara et Soueida disposent de peu de ressources naturelles et ces deux derniers sont peu peuplés. Le Rojava, doté de ressources naturelles et d’une population importantes, est enclavé et confronté à un puissant <em>«ennemi»</em>, la Turquie, qui rejette l’idée qu’une partie du Kurdistan obtienne son indépendance. Wadi Al-Nasara et Soueida sont également enclavés, tout comme le sera le nouvel État arabe sunnite.</p>



<p>Selon l’apprenti sorcier israélien, tous ces nouveaux États auront besoin d’une aide extérieure pour garantir leur indépendance. Le nouvel État arabe sunnite peut probablement compter sur un soutien important de la part des autres États arabes sunnites et de la Turquie. Lattaquié peut compter sur le soutien de la Russie car elle abrite encore des bases aériennes et navales russes vitales.</p>



<p>Israël, selon lui, aidera certainement les Druzes de Soueida à maintenir leur sécurité et à développer leur économie rappelant que l’État a déjà pris des mesures contre les forces d’Al-Charaa afin de protéger les Druzes de nouvelles atrocités. Il estime qu’il serait également avantageux pour Israël de s’assurer de nouveaux alliés en aidant les nouveaux États de Wadi Al-Nasara, de Lattaquié et surtout du Rojava car Israël et les Kurdes ayant une longue histoire d’amitié.</p>



<p>En réalité, le soutien israélien au Rojava pourrait s’avérer nécessaire car la Turquie recourra très certainement à la force militaire pour empêcher cette région désormais semi-autonome d’accéder à l’indépendance, à moins qu’une autre puissance régionale, comme Israël, ne s’engage à la défendre. En effet, la Turquie et son mandataire, l’Armée nationale syrienne, occupent déjà de vastes zones du nord et du nord-est de la Syrie. De plus, rien ne garantit que les troupes américaines actuellement stationnées au Rojava y resteront. Le président Trump a déjà réduit leurs effectifs et souhaite, à terme, le départ de toutes les troupes américaines de la zone. Israël peut conclure une alliance stratégiquement très avantageuse avec le Rojava en armant ses forces et en garantissant sa sécurité face à la Turquie et au groupe État islamique (EI).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GetDVoMrB1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=tafGP5sFul#?secret=GetDVoMrB1" data-secret="GetDVoMrB1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un plaidoyer pour la partition</h2>



<p>Shvili estime, à la fin de son plaidoyer pour la partition, que ni le Rojava ni aucune partie de la Syrie actuelle n’ont la moindre chance de prospérer s’ils sont contraints de rester au sein du même pays. De son point de vue, en insistant sur le maintien de l’unité syrienne, les États-Unis et leurs alliés condamneront son peuple à de nombreuses années supplémentaires de tyrannie et de massacres. <em>«Le président Trump a toujours affirmé son ambition de voir naître un Moyen-Orient nouveau et plus prospère. Il peut commencer par permettre et encourager les peuples de l’actuelle République arabe syrienne à rechercher l’autodétermination dans leurs propres États indépendants»</em>, conclut l’analyste israélien.</p>



<p>En voyant avec quelle certitude Jason Shvili appelle à la partition de la Syrie en cinq États qui plus est, dans un journal très proche du pouvoir israélien et en constatant avec quelle arrogance Benjamin Netanyahu ne cesse d’affirmer qu’il redessine le Moyen-Orient depuis le 7 octobre 2023, cette volonté de faire éclater la Syrie doit être prise très au sérieux surtout que depuis l’effondrement du défunt Axe de la résistance, Israël est complètement désinhibé et s’adonne à la domination et à la prédation sans se soucier de rien du tout.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/">Moyen-Orient | Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&#8217;être gagnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 07:50:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[captagon]]></category>
		<category><![CDATA[Damas]]></category>
		<category><![CDATA[Deir Ezzor]]></category>
		<category><![CDATA[Ghamdi Far’al]]></category>
		<category><![CDATA[Maher Al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Maher vAl-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Soueida]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les usines de Captagon, la drogue qui faisait vivre le régime d'Al-Assad en Syrie, sont loin d'avoir toutes été démantelées.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/">En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&rsquo;être gagnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durant la guerre civile syrienne et avec la multitude des sanctions internationales et afin de maintenir son régime financièrement viable, Bachar Al-Assad a transformé la Syrie en narco-État. Le pays est devenu une immense usine de Captagon. Au lendemain de sa chute, des laboratoires de fabrication de cette drogue ont été découverts et filmés dans des sites militaires mais aussi dans des propriétés appartenant à son frère Maher qui chapeautait le trafic.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17331220"></span>



<p>Le Captagon a inondé la Syrie et tout le Moyen-Orient et empoisonné les relations d’Assad avec les pays arabes. C’était l’une des principales raisons de la lassitude de ces pays à l’endroit de son régime qui lui avaient demandé que le trafic cesse mais il avait laissé faire. Huit mois après la chute du régime, l’empire de la drogue légué par Bachar Al-Assad joue sa survie. </p>



<p>Aujourd’hui, bien que le pays soit en gestation, les nouvelles autorités qui ont d’excellentes relations avec les autres pays de la région, mènent une guerre contre cette drogue. Le <a href="https://www.ft.com/content/d81e3c6c-c157-4281-92ec-135d70b497cb"><em>Financial Times</em></a> (<em>FT</em>) a consacré une enquête à cette guerre qui montre que la filière a subi de sérieux revers mais elle est confrontée aux aléas de la réalité syrienne tels que la corruption endémique ou bien la difficulté du nouveau pouvoir à contrôler l’ensemble du territoire.&nbsp;</p>



<p>Par une froide soirée d’hiver de décembre dernier, Ahmed –pseudonyme d’un ancien soldat syrien– déambulait incognito dans les ruelles de Damas. À ce moment-là, le régime sous lequel il avait servi s’était brutalement effondré et les rebelles armés qu’il redoutait depuis longtemps étaient entrés dans la capitale et avait renversé le président Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus grands foyers de drogue au monde</h2>



<p>Selon son récit, rapporté par le <em>FT</em>, Ahmed aurait retiré son uniforme militaire pour se déguiser et avalé la moitié d’une pilule de Captagon, comme il l’avait fait des centaines de fois lors de moments de tension. Il aurait dit avec un sourire ironique que cela lui avait donné l’illusion d’avoir l’énergie et le courage d’affronter n’importe quel rebelle. </p>



<p>Cette pilule n’était pas seulement un moyen de fuir la réalité mais plutôt le reflet de l’héritage du régime qui a dirigé la Syrie pendant longtemps.</p>



<p>La journaliste Raya Jalabi rapporte dans son enquête menée essentiellement à Damas, Soueida et Deir Ezzor qu’en 14 ans de guerre, Assad a transformé son pays en l’un des plus grands foyers de drogue au monde, la production de Captagon étant à elle seule évaluée à 5 milliards de dollars par an.</p>



<p>L’usage de la drogue ne se limitait pas au trafic, elle a même atteint l’armée elle-même, les commandants distribuant gratuitement les pilules aux soldats ou les mélangeant à du thé et des gâteaux avant les combats pour lutter contre la faim et l’insomnie.&nbsp;</p>



<p>Toutefois, depuis ce jour de décembre, la Syrie a connu une transformation spectaculaire, représentée par une guerre globale contre la drogue menée par le nouveau président, Ahmed Al-Charaa, qui cherche à démanteler l’empire laissé par Assad.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, Al-Charaa a promis que l’un de ses combats les plus importants serait de <em>«purger la Syrie de la drogue»</em>. Il s’est tenu devant la mosquée des Omeyyades à Damas pour déclarer que <em>«la Syrie était une importante usine de Captagon, et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, elle est en cours de purge»</em>.</p>



<p>Une campagne acharnée a effectivement été lancée, aboutissant à la confiscation de 200 millions de comprimés entre janvier et août 2025, soit 20 fois la quantité confisquée l’année précédente, selon le <em>FT</em>, citant le New Lines Institute, un groupe de réflexion américain basé à Washington.</p>



<p>La production et le trafic de drogue en Syrie ont chuté jusqu’à 80% après des raids visant des laboratoires de Captagon dans des bastions de l’ancien régime et la destruction de millions de comprimés, selon des informations citées par l’enquête auprès de trafiquants de drogue, de responsables de la sécurité, de responsables locaux et de chercheurs.</p>



<p>Les laboratoires qui se trouvaient dans l’aéroport militaire de Mezzeh et des villas appartenant à Maher Al-Assad et à ses hommes ont également été détruits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milices armées continuent d’exploiter des réseaux de Captagon</h2>



<p>L’enquête précise qu’il est bien plus facile de lancer une guerre contre la drogue que de la gagner. Malgré le ralentissement de la production de drogue, producteurs et trafiquants continuent d’échapper aux arrestations, exploitant le vide sécuritaire dans les zones que le nouveau gouvernement ne parvient toujours pas à contrôler.</p>



<p>Un responsable du ministère de l’Intérieur à Deir Ezzor a déclaré au journal britannique que la plus grande menace n’est plus l’EI mais les milices armées qui continuent d’exploiter des réseaux de Captagon. Il a ajouté: <em>«Dans chaque usine de captagon que nous attaquons, nous trouvons un arsenal d’armes»</em>.</p>



<p>Dans le sud, près de la frontière jordanienne, le trafic de Captagon s’est poursuivi par l’intermédiaire de réseaux liés à l’ancien régime. Ces réseaux ont survécu grâce à leurs activités dans des zones échappant au contrôle du gouvernement.</p>



<p>Des pilules sont toujours introduites en contrebande de l’autre côté de la frontière grâce à des méthodes innovantes, notamment des drones et même des ballons télécommandés.</p>



<p>Bien que les tentatives de contrebande aient considérablement diminué, la pauvreté a facilité le recrutement de jeunes hommes comme passeurs, facturant des milliers de dollars pour transporter un sac de 30 kilos de pilules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des garde-frontières complices ferment les yeux</h2>



<p>Selon le <em>FT</em>, certains gardes-frontières syriens connus pour accepter des pots-de-vin sont restés en poste en raison d’une pénurie de personnel. Un ancien passeur a déclaré au journal : <em>«Nous connaissions les gardes complices et nous n’avons eu affaire qu’à eux. Ils sont toujours en poste à la frontière et ferment les yeux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Des failles sont suspectées au sein des unités antidrogue. Un officier de Qalamoun a déclaré au journal qu’il n’avait pas pu arrêter un important trafiquant qui avait transféré ses usines au Liban car il avait reçu des avertissements avant chaque raid.</p>



<p>Loin de la frontière, les Syriens continuent de payer le prix de l’empire de la drogue créé par Al-Assad. Le pays ne compte que quatre centres de traitement des addictions, tandis que les hôpitaux ne dispensent généralement que deux semaines de traitement initial, sans programme de réadaptation.</p>



<p>Le docteur Ghamdi Far’al, directeur de l’hôpital Ibn Rushd de Damas, a déclaré: <em>«Les ressources existantes sont totalement insuffisantes pour faire face à l’ampleur du fléau en Syrie mais l’État a du mal à se le permettre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le Captagon devenant rare et coûteux, beaucoup se sont tournés vers des alternatives plus dangereuses et moins chères comme la méthamphétamine (crystal meth). Parmi eux figure l’ancien soldat syrien Ahmed, dont la consommation de crystal meth lui a fait perdre plusieurs dents. Ahmed a déclaré au <em>FT</em> : <em>«Le message du nouveau gouvernement est clair : la drogue ne sera pas tolérée dans la nouvelle Syrie. Mais après tout ce que nous avons traversé, cela ne suffit pas à nous dissuader»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eaV9rGT1cU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/">Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/embed/#?secret=fLcYudLqgX#?secret=eaV9rGT1cU" data-secret="eaV9rGT1cU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 10:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relation exécrable de Ahmed Al-Charaa avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/">Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Autant le nouveau régime syrien dirigé par Ahmed Al-Charaa est soutenu à l’international, aussi bien par les pays du Moyen-Orient que ceux de l’Occident, autant sur le plan intérieur il est contesté et sa légitimité discutée, peinant à asseoir son pouvoir sur l’intégralité du territoire, alors que sa relation exécrable avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. Le doute est permis. </em></strong><em>(Ph. Les Druzes syriens font leur révolution à Soueida).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17260861"></span>



<p>Dans les colonnes de <a href="https://www.haaretz.com/middle-east-news/2025-08-12/ty-article/.premium/armed-factions-occupation-and-foreign-guests-can-syrias-new-regime-stand-on-its-own/00000198-9d18-d461-afba-bf5ba9100000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>, l’éditorialiste Zvi Bar’el a brossé un tableau de la situation prévalant dans ce pays du Levant et s’est penché sur le défi de l’unité territoriale de plus en plus menacée à cause des conflits confessionnelles. </p>



<p>Huit mois se sont écoulés depuis que les forces d’Ahmad Al-Charaa ont renversé le régime de Bachar Al-Assad et la Syrie peine toujours à se relever. En effet, à Damas, le nouveau chef dirige un gouvernement et d’importantes sommes d’argent commencent à affluer dans les caisses de l’État, notamment en provenance d’Arabie saoudite, du Qatar et de Turquie. En mars, une constitution provisoire a été rédigée, le président s’est rendu dans de nombreux pays, les États-Unis ont levé la plupart de leurs sanctions économiques et Trump a annulé la prime mise sur la tête d’Al-Charaa, considéré jusqu’à lors comme un terroriste notoire. Même le cadre initial d’une armée nationale commence à prendre forme.</p>



<p>Cependant, le régime ne contrôle que 60 à 70% du territoire du pays, des dizaines de milices armées n’ont pas encore rejoint l’armée, les frontières du pays attendent une démarcation définitive et convenue et des forces étrangères sont toujours présentes dans le pays, que ce soit en tant qu’occupants comme la Turquie et Israël ou en tant qu’<em>«invités»</em> comme les États-Unis et la Russie. Trois importantes minorités –les Kurdes, les Druzes et les Alaouites– menacent de déchirer le pays en cantons autonomes. De plus, le régime doit lutter contre les gangs et les milices, comme les unités de l’Etat islamique (EI), dont les activités se sont récemment intensifiées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qZYr656jQj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=ZWSQ9crlP5#?secret=qZYr656jQj" data-secret="qZYr656jQj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comme un entrepôt de pièces détachées</h2>



<p>La Syrie ressemble donc aujourd’hui à un entrepôt de pièces détachées qui aurait pu former un État mais dont les plans d’assemblage ont été perdues en cours de route. Le problème est qu’il n’existe toujours pas de dirigeant alternatif à Al-Charaa, et ses partisans, les dirigeants des pays arabes et occidentaux, doivent continuer à consolider l’échafaudage sur lequel repose son pouvoir et espérer qu’il mènera à bien cette tâche.</p>



<p>L’effort principal consiste désormais à s’attaquer aux forces centrifuges à l’œuvre au sein de l’État. Après le massacre de membres de la minorité alaouite en mars, qui a fait entre 1 500 et 1 700 morts, le régime semble avoir réussi à pacifier le gouvernorat de Lattaquié, où sont concentrés la plupart des Alaouites et des groupes considérés comme des <em>«résidus du régime Assad»</em>. Cependant, les événements de Soueida ont éclaté plus tard et leurs effets ont dépassé le contexte géographique. Le cessez-le-feu, entré en vigueur après les affrontements meurtriers –qui ont également fait environ 1 500 morts selon le Centre de surveillance des droits de l’homme en Syrie, basé à Londres– n’a pas réussi à mettre un terme définitif aux combats.</p>



<p>Soueida est soumise à un siège serré, imposé par les Druzes, tandis que le régime lui-même affirme que les forces locales, en particulier les gangs et les tribus, empêchent les convois d’aide d’atteindre la ville.</p>



<p>Selon les estimations de l’Onu, environ 200 000 personnes ont fui Soueida pour se réfugier dans les villes voisines comme Deraa, d’autres villes proches, voire Damas. Des militants d’organisations humanitaires locales et internationales affirment que sur les routes reliant Damas à Soueida, les forces locales contrôlent les checkpoints. Tantôt elles laissent passer les marchandises, tantôt elles les bloquent, selon leur bon vouloir. Les mafias locales sont paralysées, le carburant arrive au compte-gouttes, les infrastructures d’eau et d’électricité sont détruites, les rayons des hôpitaux et des cliniques sont vides de médicaments et la ville est au bord de la faillite.</p>



<p>Selon l’accord de cessez-le-feu, les forces du régime assureront le passage des marchandises et la sécurité le long des principaux axes routiers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FqSURryorp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=F6zDiPxEzV#?secret=FqSURryorp" data-secret="FqSURryorp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les Druzes en rangs dispersés</h2>



<p>De leur côté, les forces armées druzes, théoriquement sous la protection du régime, sont responsables de la sécurité dans la ville même. Cependant, même au sein de l’establishment politique, militaire et religieux druze, de profondes divisions persistent. Ces divisions ont empêché toute négociation et encore moins tout accord sur un plan d’action mutuellement acceptable.</p>



<p>Jusqu’à la semaine dernière, il semblait que le régime pouvait compter sur le soutien de deux des trois chefs spirituels de la communauté, Cheikh Youssef al-Jarbou et Cheikh Hamoud al-Hinawi, qui ont exprimé leur soutien à l’unité syrienne et aux négociations avec le régime concernant le statut et les droits des Druzes. Cette position contraste avec celle de Cheikh Hikmat al-Hijri qui a sollicité l’aide des forces internationales dont Israël (bien qu’il le considérait auparavant comme un ennemi) et qui considère le régime d’Al-Charaa comme un ennemi déterminé à détruire la communauté.</p>



<p>Cependant, à la fin de la semaine, il est apparu que les deux autres dirigeants avaient rejoint la position d’Al-Hijri. Al-Hinawi a tenu des propos inédits contre les tribus bédouines, les qualifiant d’<em>«émanation du régime»</em> qui avait sapé la confiance des Druzes, les avait poignardés dans le dos et <em>«mis l’épée au-dessus du cou des innocents»</em>.</p>



<p>Le tournant semble s’être produit à la suite d’une réunion tenue vendredi dernier dans la ville kurde de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Organisée par l’Administration autonome kurde, cette réunion a réuni environ 400 délégués représentant les communautés druze, kurde, alaouite et chrétienne. Cheikh al-Hijri a prononcé un discours. Les participants ont exigé des amendements de la constitution intérimaire afin de garantir les droits et le bien-être des minorités. Cependant, l’objectif principal de la réunion, comme indiqué dans la déclaration générale, était de revendiquer la mise en place d’un système décentralisé au sein de l’État, un concept qui implique l’instauration d’une autonomie confessionnelle légale. Il n’est pas tout à fait clair comment ces gouvernements autonomes seraient subordonnés au régime de Damas.</p>



<p>Le régime considère cette réunion comme un affront à l’accord, notamment avec les Kurdes, alors que les parties prévoyaient d’organiser une nouvelle série de négociations cette semaine à Paris sous l’égide de la France et des États-Unis. En réaction, le régime est revenu sur son intention de participer aux pourparlers, qui sont désormais au point mort, tout comme les négociations sur le statut de la minorité kurde dans le pays. Parallèlement, des informations non confirmées font état de préparatifs de l’armée syrienne en vue d’une confrontation avec les forces kurdes.</p>



<p>Au lieu de cette réunion, un sommet tripartite devant se tenir en Jordanie, avec la participation du ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Sheibani, de l’envoyé spécial américain Tom Parker, et du ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, afin de discuter des <em>«moyens de reconstruire la Syrie»</em>. Cette réunion n’a pas pour objectif de trouver des solutions aux problèmes kurdes ou druzes.</p>



<p>La coopération entre Druzes et Kurdes élargit l’arène du conflit entre le régime et les principales minorités armées et renforce l’urgence de définir l’État syrien. S’agira-t-il d’un État unifié, comme le souhaitent les États-Unis et la Turquie, ou d’un État divisé (le régime accuse Israël d’avoir cette intention et cette ambition)?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HztnQ26Fbh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=pzmOVDxhoQ#?secret=HztnQ26Fbh" data-secret="HztnQ26Fbh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Pressions américaines sur les Kurdes</h2>



<p>En réalité, les États-Unis exercent une pression intense sur les Kurdes pour qu’ils parviennent à un accord avec le régime, sans pour l’instant obtenir de résultats probants. La Turquie manque d’influence sur les Druzes. Concernant les Kurdes, elle tente d’exploiter le processus de réconciliation entamé avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour persuader les Kurdes de Syrie de déposer les armes et de rejoindre l’armée syrienne. Comme les États-Unis, Ankara se trouve dans une impasse. Israël est considéré comme le facteur susceptible d’influencer les Druzes et, à cette fin, Al-Charaa a tenté de convaincre la Russie de permettre aux Druzes de rejoindre le régime et de les encourager à le soutenir. Cette question a même été évoquée lors de l’entretien entre Poutine et Netanyahu à la fin du mois dernier. Lors de cet entretien, le président russe, dans un langage presque menaçant, a souligné la nécessité de <em>«préserver l’unité de la Syrie»</em> face au soutien d’Israël à la minorité druze.</p>



<p>Israël a entendu mais est resté impassible. Parallèlement, la Russie renforce ses liens avec les forces kurdes du nord de la Syrie, transférant du matériel et des avions de sa base de Hmeimim à l’aéroport de la région kurde de Qamichli. Elle a également consolidé ses liens étroits avec les dirigeants de la minorité alaouite du gouvernorat de Lattaquié. Si Moscou semble avoir été écarté du processus décisionnel en Syrie après la chute du régime d’Assad, la rencontre du ministre syrien des Affaires étrangères avec Poutine et avec le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov le mois dernier, pour la première fois depuis la chute du régime d’Assad, témoigne de la volonté russe d’être un protagoniste sur la scène syrienne en utilisant ses outils d’influence et ses relations avec les Kurdes et les Alaouites. Tout cela se produit alors que la Russie accueille Bachar Al-Assad et sa famille, ainsi que des milliers d’officiers syriens réfugiés à Moscou après l’effondrement du régime.&nbsp;</p>



<p>Il semble qu’Al-Charaa se retrouve actuellement l’otage d’un ensemble de pressions et d’influences exercées par divers pays en compétition en Syrie, réduisant ainsi sa marge de manœuvre. Le pays est devenu un terrain de jeu facile pour tous les protagonistes de cette compétition, à l’exception du gouvernement syrien et de ses citoyens.</p>
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		<title>En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 08:01:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Soueida]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept mois après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie sombre dans une nouvelle vague de violences interconfessionnelles sanglantes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sept mois après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie sombre dans une nouvelle vague de violences interconfessionnelles sanglantes. Un conflit local entre un membre de la communauté druze et des Bédouins qui ont attaqué son camion et braqué sa marchandise a dégénéré et déclenché des affrontements ayant impliqué les forces gouvernementales syriennes. En même temps, des frappes aériennes israélienne ciblant l’armée syrienne ont eu lieu. L’État hébreu prétend voler au secours de la communauté druze. Cet épisode de violence a fait de nombreuses victimes, a davantage compliqué la situation du pays du Levant et montré, s’il faut encore le prouver, le danger vital auquel sont confrontées les minorités religieuses et ethniques syriennes.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17076319"></span>



<p>Dans le <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/jul/19/escalating-unrest-in-syria-lays-bare-new-regimes-momentous-challenges" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a>, William Christou est revenu sur cet épisode, affirmant que les violences enregistrées à Soueida rappellent les massacres côtiers de mars, lorsque 1 500 civils, majoritairement alaouites, avaient été massacrés en représailles à l’échec d’une attaque menée par des combattants fidèles à Assad, issus de cette communauté. Ces massacres ont entamé l’enthousiasme suscité par le nouvel État syrien et rappelé cruellement les défis considérables auxquels il est confronté pour unifier le pays après près de 14 ans d’une guerre civile brutale.</p>



<p>Le président syrien, Ahmed Al-Charaa –dont le groupe islamiste sunnite a mené l’offensive ayant renversé Al-Assad– a conquis le cœur de la majeure partie du monde occidental, son succès en diplomatie internationale n’ayant d’égal que ses éclatantes victoires sur le champ de bataille. Donald Trump l’a qualifié de personne séduisante et dure à cuire tandis que l’Union européenne (UE), et la France en tête, se sont empressés de sortir la Syrie de Charaa de son isolement international.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xm4KkjQBNV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=86THAyPX7l#?secret=xm4KkjQBNV" data-secret="xm4KkjQBNV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays encore profondément divisé</h2>



<p>Sur le plan intérieur, cependant, les progrès sont plus incertains. La Syrie reste profondément divisée et les négociations pour intégrer le tiers du territoire contrôlé par les forces kurdes sont au point mort. Les pourparlers pour intégrer pleinement la province de Soueida, à majorité druze, où se déroulent actuellement les violences, avancent lentement.</p>



<p>Al-Charaa s’est engagé à protéger les minorités du pays et a répété à plusieurs reprises que c’est la diversité ethnique et religieuse de la Syrie qui rend le pays si unique. Dans un discours prononcé jeudi, il a promis de traduire en justice quiconque commettrait des abus contre les Druzes soulignant que les lois syriennes garantissent les droits de tous.</p>



<p>Il faudra cependant plus qu’un discours pour surmonter les profondes divisions creusées en Syrie par plus d’une décennie de guerre civile. Également, le décalage entre le discours officiel et la réalité du terrain prouve que le président intérimaire a du mal à asseoir son pouvoir et à imposer la discipline dans les rangs des factions qui le soutiennent et qui ont intégré l’armée.&nbsp;</p>



<p>La semaine dernière, les divisions communautaires ont été relancées au grand jour. L’opération militaire à Soueida, qui opposait les forces gouvernementales majoritairement sunnites et leurs partenaires locaux, les tribus bédouines -également sunnites- d’un côté, et les combattants druzes d’un autre côté, s’est accompagnée de violents discours de haine.</p>



<p>Sur <em>Telegram</em>, des hommes ont échangé des photos de femmes druzes syriennes et ont plaisanté sur les agressions sexuelles qu’elles pourraient subir tandis que les forces tribales avançaient dans la province druze.</p>



<p>Des bagarres ont également éclaté entre étudiants druzes et musulmans à Alep situé à des centaines de kilomètres de Soueida.</p>



<p>La confiance qui déjà battait de l’aile dans le gouvernement de Damas s’est évaporée lorsque les habitants de Soueida sont sortis et ont découvert leurs proches brutalement tués. Un habitant a déclaré préférer mourir dans la dignité plutôt que de rejoindre le nouvel État syrien après l’assassinat de son oncle.</p>



<p>Dès le retrait des forces gouvernementales syriennes jeudi, les milices druzes ont lancé des attaques de représailles contre des familles bédouines ravivant une fois de plus les combats entre les deux groupes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SxITgzJeLO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=o3lKucVvao#?secret=SxITgzJeLO" data-secret="SxITgzJeLO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une armée formée de milices incontrôlables &nbsp;</h2>



<p>La capacité du nouvel État syrien à reconstruire le tissu social du pays est remise en question. La nouvelle armée du pays, un patchwork de milices, semble se déchaîner dès qu’elle est déployée. Lors des massacres côtiers de mars et des violences de cette semaine à Soueida, les forces gouvernementales se sont filmées en train d’abuser des civils.</p>



<p>Face à la violence, certains dirigeants druzes de Soueida ont refusé de déposer les armes laissant entendre que la force ne les amènerait pas à capituler.</p>



<p>L’implication d’Israël, qui s’est présenté comme le protecteur des Druzes de Syrie, sans, &nbsp;semble-t-il, les consulter au préalable, complique encore les choses. Par le passé, Israël comptait sur la Russie pour maintenir une zone tampon à sa frontière avec la Syrie, la menace étant alors constituée par les forces soutenues par l’Iran. Al-Assad lui-même, surnommé affectueusement par les analystes israéliens&nbsp;<em> «le diable que nous connaissons»</em> ne lui posait guère de problème.</p>



<p>Israël se retrouve aujourd’hui sans partenaire de confiance en Syrie. Il a utilisé la situation des Druzes syriens comme prétexte pour une nouvelle intervention militaire et le maintien de sa présence dans le sud du pays.</p>



<p>Depuis la chute d’Assad, Israël occupe de vastes pans du territoire syrien. Cette semaine, il a repris ses frappes aériennes touchant le ministère syrien de la Défense à Damas et des dizaines de cibles militaires syriennes dans le sud.</p>



<p>De nombreux Druzes sont mécontents de l’intervention d’Israël craignant de se voir davantage isolés dans un pays où Israël est méprisé.</p>



<p>On ignore également comment l’intervention militaire israélienne affectera les relations entre Tel-Aviv et Damas, qui, sous l’impulsion des États-Unis, s’étaient réchauffées ces derniers mois. Le président syrien avait même évoqué une possible normalisation des relations avec Israël, une perspective qui semble désormais lointaine.</p>



<p>L’envoyé américain en Syrie Tom Barrack a déclaré dans une interview au <em>New York Times</em> début juillet que les progrès en matière de démocratisation et d’inclusion ne faisaient pas partie des critères américains pour ses relations avec Damas. Il a également condamné les tentatives américaines passées d’ingérence dans les affaires intérieures des pays du Moyen-Orient.</p>



<p><em>«Dans ce voisinage, tout le monde ne respecte que la puissance et le président Trump a fait de la puissance américaine un précurseur incontesté de la paix»</em>, a déclaré Barrack. Cependant, des experts soulignent que seul le dialogue, et non la puissance, apportera la paix en Syrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frACkoIaHL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=NuwGM4FWVM#?secret=frACkoIaHL" data-secret="frACkoIaHL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La crainte d’un nouveau cycle de violence</h2>



<p>Vendredi, 57 organisations de la société civile syrienne ont signé une lettre appelant les nouvelles autorités syriennes à redoubler d’efforts pour parvenir à une justice transitionnelle et à garantir l’imputabilité des violences interconfessionnelles à Soueida et ailleurs. La lettre soulignait que le gouvernement n’avait toujours pas publié les résultats de l’enquête visant à établir l’imputabilité des massacres côtiers de mars qui devait être pourtant publiés début juillet.</p>



<p>À Soueida, les affrontements se sont poursuivis tandis que les tribus bédouines se mobilisaient pour envahir la province druze incendiant des maisons au passage. Les appels à la fin des combats ont été ignorés, entraînant la Syrie dans un cycle de violence encore plus profond.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bEJ5aPi6kQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/">Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/embed/#?secret=i75JkfHbgg#?secret=bEJ5aPi6kQ" data-secret="bEJ5aPi6kQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 12:19:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre acharnée menée par Benjamin Netanyahu pour se maintenir au pouvoir et se protéger des ennuis judiciaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/">Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre acharnée menée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour se maintenir au pouvoir, tout en se protégeant des ennuis judiciaires, se propage à travers le Moyen-Orient, de Gaza à la Syrie, en passant par le Liban, le Yémen et l’Iran, suscitant condamnations et critiques du monde entier. Et obligeant son «ami» et «obligé» Donald Trump et les envoyés spéciaux de ce dernier à travailler d’arrache-pied pour tenter de contenir l’escalade et l’élargissement des conflits qu’il provoque.</em></strong><strong></strong></p>



<span id="more-17065722"></span>



<p>Si les attaques contre l’Église catholique à Gaza semblent avoir sorti certains gouvernements européens de leur torpeur face au massacre en cours dans la bande de Gaza – un tribunal belge suspend l’envoi d’armes à Israël, la Slovénie interdit l’entrée sur son territoire à des ministres d’extrême droite israéliens –, les raids aériens israéliens sur des centres de pouvoir militaire à Damas ont valu à Netanyahu des réprimandes de la part de la Russie, de la Chine et des Émirats arabes unis – tous des pays ayant des liens plus ou moins étroits avec l’État hébreu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Netanyahu attaque ses voisins  </h2>



<p>Le président syrien Ahmed Al-Charaa, arrivé au pouvoir en décembre dernier après avoir longtemps dirigé une milice issue d’Al-Qaïda, a accusé Israël de <em>«semer la discorde»</em> dans la région et de <em>«provoquer la tension et le chaos»</em>. Charaa lui-même, récemment déclassifié comme <em>«terroriste»</em> par les États-Unis, est en contact avec Netanyahu par l’intermédiaire de Washington. </p>



<p>La Maison Blanche souhaite amener les deux parties à conclure un accord de normalisation, ce qui serait sans précédent compte tenu de l’état de belligérance qui existe entre les deux pays depuis leur indépendance officielle il y a près de 80 ans.</p>



<p>Israël occupe le plateau du Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision qui n’a été reconnue jusqu’à présent que par le premier mandat de Trump en 2019. Même les envoyés spéciaux américains au Moyen-Orient, de Steve Witkoff à Thomas Barack, ont peiné à contenir la fureur militaire israélienne en Syrie. Pourtant, le Premier ministre israélien, qui avait déjà donné l’ordre de bombarder Damas au printemps 2024 (attaque contre le consulat iranien), a réitéré son intention de poursuivre sa stratégie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="42RhFhf4Jc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/apres-avoir-impose-leur-guerre-les-etats-unis-et-israel-veulent-imposer-leur-paix/">Après avoir imposé «leur» guerre, les Etats-Unis et Israël veulent imposer «leur» paix</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après avoir imposé «leur» guerre, les Etats-Unis et Israël veulent imposer «leur» paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/apres-avoir-impose-leur-guerre-les-etats-unis-et-israel-veulent-imposer-leur-paix/embed/#?secret=tO0vbs7sxC#?secret=42RhFhf4Jc" data-secret="42RhFhf4Jc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Protéger nos frères, les Druzes» !</h2>



<p>Concernant la Syrie, où l’armée israélienne occupe le territoire entre le plateau du Golan et Damas depuis huit mois, il hausse la barre&nbsp;: <em>«Nous continuerons d’utiliser des moyens militaires pour faire respecter nos lignes rouges&nbsp;: démilitariser la zone au sud de Damas, du plateau du Golan aux montagnes druzes, et protéger les frères de nos frères, les Druzes»</em>, a déclaré le Premier ministre israélien, faisant référence à la communauté druze de plus en plus influente en Galilée, en Israël. Les Druzes de Galilée servent dans l’armée israélienne, et certains officiers supérieurs druzes sont en première ligne en Syrie.</p>



<p>La guerre de Netanyahu se poursuit au Liban voisin, où Israël a également mené des frappes aériennes contre des installations du Hezbollah dans le sud. Ces derniers jours, une famille syrienne entière, non liée au Hezbollah, a été tuée, ainsi que trois Libanais, dans un bombardement israélien dans l’est de la vallée de la Bekaa, à la frontière avec la Syrie.</p>



<p>Ces attaques se poursuivent malgré l’accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hezbollah par l’intermédiaire du gouvernement de Beyrouth en novembre dernier, et malgré l’existence d’un <em>«mécanisme de désescalade»</em> officiellement présidé au Liban par de hauts responsables américains et français.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NSqkSnb5h3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/israel-continue-de-bomber-le-torse-fort-du-soutien-aveugle-de-loccident/">Israël continue de bomber le torse, fort du soutien aveugle de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël continue de bomber le torse, fort du soutien aveugle de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/israel-continue-de-bomber-le-torse-fort-du-soutien-aveugle-de-loccident/embed/#?secret=gOm2RAILXb#?secret=NSqkSnb5h3" data-secret="NSqkSnb5h3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/">Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 05:54:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[combattants étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[normalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joie des Syriens après la levée des sanctions par le président Trump. Ce geste a un coût que le président Al-Charâa doit payer.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La lune de miel entre l’administration Trump et le président syrien Ahmed Al-Charaa se poursuit. Après avoir rencontré le président américain à Riyad en mai, Al-Charaa est attendu à la Maison-Blanche début septembre. Toutefois, Washington a six exigences: la normalisation avec Israël, l’expulsion des combattants étrangers sur laquelle les Américains se montrent désormais moins rigides, l’expulsion des combattants palestiniens, le démantèlement des réseaux iraniens, la destruction des armes chimiques et empêcher la résurgence de l’État islamique qui continue de constituer une menace sérieuse.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16971603"></span>



<p>Une enquête publiée par le <em><a href="https://www.nytimes.com/2025/07/01/world/europe/syria-sanctions-trump.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a></em> (NYT) indique que l’administration Trump a levé la plupart des sanctions contre la Syrie ce qui est un signe de bonne volonté envers le nouveau pouvoir dirigé par Al-Charaa. Cependant, ce rapprochement diplomatique n’est pas un chèque en blanc, il est conditionné par la satisfaction de certaines exigences spécifiques des États-Unis. </p>



<p>La décision de lever les sanctions a été saluée par le peuple syrien dont plus de 90% de la population vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Cependant, certaines sanctions levées par Trump vont nécessiter l’approbation du Congrès ce qui ne sera pas&nbsp;difficile à obtenir étant donné que le président dispose de la majorité aussi bien dans la Chambre des représentants que dans le Sénat et que les démocrates souhaitent donner sa chance au nouveau pouvoir syrien.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Normalisation avec Israël</h2>



<p>L’enquête du <em>NYT</em> confirme que les États-Unis attendent du gouvernement syrien qu’il prenne des mesures sérieuses pour normaliser ses relations avec Israël ce qui impliquerait dans un premier temps la signature d’un accord garantissant la cessation de toutes les hostilités entre les deux pays.</p>



<p>Washington espère que la Syrie adhérera à terme aux Accords d’Abraham à l’instar des Émirats arabes unis, du Maroc, de Bahreïn et du Soudan.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IxkioIGOSc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=BPe6OFXuif#?secret=IxkioIGOSc" data-secret="IxkioIGOSc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Départ des <em>«terroristes étrangers»</em></h2>



<p>Selon le journal américain, le président Trump a exigé l’expulsion des combattants étrangers arrivés en Syrie depuis 2011 craignant qu’ils ne soient impliqués dans la planification d’attentats terroristes à l’étranger.</p>



<p>Cependant, Al-Charaa a rejeté les premières demandes américaines d’expulser les combattants ou de les séparer de ses forces. Il a d’ailleurs déjà commencé à les intégrer à sa nouvelle armée. Son gouvernement maintient que leur retour dans leur pays est quasiment impossible soit parce que ces pays refusent de les accueillir, soit en raison du risque de les voir exécutés.</p>



<p>Le gouvernement syrien de transition a également averti que l’isolement des combattants en Syrie pourrait engendrer des divisions internes et fragiliser le nouveau régime.</p>



<p>Après que Trump ait initialement exigé le départ de <em>«tous les terroristes étrangers»</em> de Syrie, Washington a ensuite reculé exigeant seulement une transparence totale sur leur localisation.&nbsp;</p>



<p>Le <em>NYT</em> explique qu’un grand nombre de ces combattants avaient auparavant combattu au sein d’Al-Qaïda en Syrie qu’Al-Charaa a fondé et dirigé pendant des années avant d’annoncer sa scission en 2016. Des milliers d’entre eux sont restés au sein de la formation du futur président syrien Hayat Tahrir Al-Cham ou dans d’autres formations loyalistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b06rkuCTQd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=7VATgV4ZF5#?secret=b06rkuCTQd" data-secret="b06rkuCTQd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture des liens avec les Palestiniens</h2>



<p>Autre exigence, les Américains attendent également de la Syrie qu’elle rompe ses liens avec les groupes armés palestiniens notamment le mouvement du Jihad islamique, une demande saluée par Israël. Le gouvernement syrien a déjà pris les premières mesures en arrêtant deux hauts responsables du mouvement en avril dernier.</p>



<p>Le journal américain ajoute que la Syrie est confrontée à un dilemme concernant l’expulsion des chefs et combattants palestiniens car aucun pays n’est disposé à les accueillir. Le Liban et les pays voisins refusent de les accueillir par crainte de tensions ou d’attaques israéliennes.</p>



<p>Démantèlement des réseaux iraniens</p>



<p>Les États-Unis exigent également le démantèlement des réseaux affiliés à l’Iran sur leur territoire. Cette exigence n’est pas difficile à obtenir du fait que le président Al-Charaa considère l’Iran et le Hezbollah comme des partenaires du régime du président déchu Bachar el-Assad qu’il a combattu. Cependant, selon le <em>NYT</em>, ce processus pourrait nécessiter l’aide de services de renseignement étrangers.</p>



<p>Le journal américain indique que la destruction des armes chimiques est également une priorité absolue pour les États-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9BSpdpwyCr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/">Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/embed/#?secret=J92D29lgom#?secret=9BSpdpwyCr" data-secret="9BSpdpwyCr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Démantèlement des stocks d’armes chimiques</h2>



<p>Le programme chimique syrien a débuté dans les années 1970 et les scientifiques syriens ont réussi à constituer des stocks de sarin, de chlore et de gaz moutarde dont certains ont été utilisés contre des civils pendant les 13 années de guerre civile sous Al-Assad.</p>



<p>Cela a conduit à un accord en 2013 qui a permis à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) relevant des Nations Unies d’envoyer des inspecteurs fermer 27 sites liés à la production de ces armes.</p>



<p>Le nouveau gouvernement syrien a invité des experts internationaux et a coopéré pour partager des informations sur les stocks restants. Les experts estiment qu’il existe environ 100 sites cachés ce qui rend l’accès et la destruction de ces stocks particulièrement difficiles.</p>



<p>Prévenir la résurgence de Daech est également une priorité pour Washington, qui exige du gouvernement syrien qu’il contrôle les camps et les prisons où sont détenus les combattants de Daech, lesquels sont toujours sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), formées par des Kurdes soutenus par les États-Unis.</p>



<p>La Maison-Blanche espère que le nouveau gouvernement assumera la responsabilité de la fermeture des camps abritant les familles des combattants de Daech et préparera le terrain pour la réinsertion ou l’expulsion de leurs résidents malgré la fragilité des infrastructures sécuritaires syriennes dans ces zones.</p>



<p>Washington ne se préoccupe pas outre mesure de la manière dont Al-Charaa gouverne la Syrie en interne mais s’attache plutôt à garantir que cette gouvernance soit cohérente avec les intérêts régionaux des États-Unis&#8230; et d’Israël. C’est le facteur décisif dont dépendra l’amélioration des relations avec Damas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pm5MZep4C4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=jssVFCYVlT#?secret=Pm5MZep4C4" data-secret="Pm5MZep4C4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 07:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Joulani]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[combattants étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Front Al-Nosra]]></category>
		<category><![CDATA[Hay’at Tahrir Al-Cham]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les États-Unis exigent l’expulsion des combattants étrangers de Syrie, le nouveau pouvoir syrien conduit par Ahmed Al-Charaa demeure prudent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les États-Unis exigent l’expulsion des combattants étrangers de Syrie, le nouveau pouvoir syrien demeure prudent. Étant donné que ces combattants sont nombreux et encore armés, il craint leur réaction surtout que la situation est précaire et que la situation est encore en pleine gestation. Faire des alliés d’hier les ennemis d’aujourd’hui ne ferait qu’affaiblir davantage le président intérimaire Ahmed Al-Charaa. Entre les Américains avec lesquels il est en pleine lune de miel et ses encombrants compagnons d’armes, c’est un vrai dilemme auquel est confronté Al-Charaa.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16692881"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/05/31/syria-sharaa-foreign-fighters-militants/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête sur le défi auquel est confronté le président syrien Ahmed Al-Charaa à savoir la situation des combattants étrangers qui l’ont aidé à renverser le régime de Bachar Al-Assad. Aujourd’hui, la question de l’avenir de ces combattants islamistes venus d’aussi loin que l’Europe et l’Asie centrale se pose et doit être tranchée par le nouveau pouvoir syrien.  </p>



<p>Al-Charaa a nommé certains d’entre eux à des postes importants au sein du ministère de la Défense et a proposé la naturalisation de nombre d’entre eux notamment des sous-officiers et des soldats. Cependant, l’administration Trump exige l’expulsion de tous les combattants étrangers comme condition à l’assouplissement des sanctions qui ont paralysé l’économie syrienne.</p>



<p>Jerome Drevon, analyste senior à l’International Crisis Group, affirme que le gouvernement syrien a tenté de les isoler mais il est confronté à de réelles difficultés pour mettre en œuvre la demande américaine notamment pour définir qui sont les <em>«terroristes»</em>.&nbsp; Et même s’ils sont expulsés, leurs pays refusent leur retour ce qui représente un problème de taille.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3MeJTSY1Eo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=W40R7huVRe#?secret=3MeJTSY1Eo" data-secret="3MeJTSY1Eo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une fragile phase de transition</h2>



<p>Selon les observateurs qui suivent de près la situation en Syrie, les combattants qui ont participé à une attaque sanglante il y a deux mois contre la communauté alaouite sur la côte syrienne tuant des centaines de personnes sont étrangers. Ces tensions communautaires menacent de déstabiliser la fragile phase de transition et mettent en péril la cohésion sociale et l’unité du pays.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WP</em> a rapporté que les combattants étrangers les plus radicaux ont commencé à exprimer leur colère contre leur ancien compagnon d’armes M. Al-Charaa pour son incapacité à imposer la loi islamique en Syrie. Ils l’accusent de coopérer avec les États-Unis et les forces turques pour cibler des factions considérées comme extrémistes.</p>



<p>Un combattant européen qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat lors d’une interview dans la ville d’Idlib, au nord du pays, a déclaré: <em>«Al-Joulani nous attaque depuis le sol et l’Amérique nous attaque depuis le ciel»</em>, utilisant le nom de guerre d’Al-Charaa lorsqu’il combattait l’ancien régime.</p>



<p>Le journal américain rapporte que des dizaines de milliers d’étrangers ont afflué en Syrie et en Irak voisin au cours des deux dernières décennies pour combattre aux côtés des rebelles syriens pendant près de 14 ans de guerre civile. Nombre d’entre eux ont rejoint des groupes extrémistes comme Daech tandis que d’autres ont rejoint des factions moins extrémistes.</p>



<p>Les chercheurs estiment que 5 000 de ces étrangers sont toujours en Syrie. Nombre d’entre eux se sont intégrés aux communautés locales notamment dans l’extrême nord-ouest du pays et sont désormais mariés à des Syriennes et ont des enfants.</p>



<p>Le journal cite des analystes politiques et des combattants qui affirment que le gouvernement de Damas a ordonné aux étrangers de faire profil bas et de s’abstenir de s’exprimer en public tandis que le nouveau président peine à trouver un équilibre apparemment difficile.</p>



<p>Le journal note que ses correspondants ont rencontré des combattants étrangers à trois reprises depuis la chute d’Assad en Syrie dans différentes régions du pays. En décembre dernier, des combattants turcs étaient stationnés sur la route menant à Hama (centre de la Syrie) où se trouve le mausolée de l’imam Ali Zayn al-Abidin tandis que des combattants irakiens parcouraient la ville en se faisant passer pour des touristes.</p>



<p>En mars dernier, des combattants d’Asie centrale ont pris possession d’un poste de contrôle bloquant la route menant au célèbre mont Qasioun à Damas. Puis, début mai, la plupart d’entre eux ont disparu des points de contrôle et des rues du centre et du sud de la Syrie.</p>



<p>Un combattant français, qui a parlé au journal sous couvert d’anonymat et s’identifiant uniquement sous le nom de Mustafa, a déclaré avoir quitté Paris pour rejoindre le combat contre les forces d’Assad en 2013, d’abord avec une petite faction composée principalement d’Égyptiens et de Français puis avec l’ancien Front Al-Nosra avant sa transformation en Hay’at Tahrir Al-Cham qui était dirigé par Al-Charaa.</p>



<p>Un coiffeur du nom de Mohammed Kurdi a déclaré au Washington Post que certains de ses clients étaient des combattants originaires de Biélorussie, de Tchétchénie, d’Ouzbékistan et d’ailleurs.</p>



<p>Cependant, les experts qui suivent les groupes islamistes affirment que les combattants dans leur ensemble sont devenus moins radicaux au fil du temps même si la plupart restent profondément conservateurs. Aucune de ces personnes interrogées par les journalistes du <em>WP</em> ne souhaite quitter la Syrie invoquant le risque d’être arrêtée voire condamnée à mort dans son pays d’origine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zvEYFOLZqr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=DHsmy4LYl5#?secret=zvEYFOLZqr" data-secret="zvEYFOLZqr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La situation pourrait empirer</h2>



<p>Selon l’enquête du journal américain, le gouvernement syrien est actuellement prudent craignant d’être perçu comme ingrat et ciblant les combattants fidèles ou provoquant les militants désillusionnés.</p>



<p>L’analyste Drevon estime que le gouvernement ne souhaite pas les trahir car il ignore leur comportement et leur réaction. Il ajoute qu’ils pourraient disparaître, rejoindre d’autres groupes, se livrer à des violences sectaires et que par ricochet, la situation pourrait empirer.</p>



<p>Le <em>WP</em> estime que le gouvernement d’Al-Charaa pourrait chercher à intégrer la plupart des combattants étrangers dans la nouvelle armée du pays soulignant que six d’entre eux ont déjà été nommés à des postes importants au ministère de la Défense. De plus, ces étrangers ne présentent pas que des inconvénients. Les experts estiment que le président syrien cherche à se protéger contre d’éventuels coups d’État en confiant des postes de sécurité comme sa garde présidentielle à des loyalistes étrangers dépourvus de tout ancrage local.</p>



<p>Également, le pouvoir pourrait créer des unités spécifiques pour les étrangers. Reuters, citant des sources syriennes, rapporte qu’environ 3500 combattants étrangers, pour la plupart des Ouïghours, rejoindront une unité de l’armée syrienne nouvellement formée.</p>



<p>En définitive, la question des combattants étrangers n’a pas été clairement et définitivement tranchée. Elle est à l’image de la Syrie, un pays en gestation où tout peut basculer dans un sens comme un autre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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