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	<title>Archives des Aram Belhadj - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Aram Belhadj - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Chiffres à l’appui : Explosion de la dette publique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/30/chiffres-a-lappui-explosion-de-la-dette-publique-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 10:17:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
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		<category><![CDATA[ressources d’emprunt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie depuis 2019 continuent de s’endetter pour financer des services publics. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/30/chiffres-a-lappui-explosion-de-la-dette-publique-en-tunisie/">Chiffres à l’appui : Explosion de la dette publique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La dette publique totale de la Tunisie, qui s’élevait à 67,75% du PIB en 2019, a atteint 79,81% en 2024 (estimation). Quant à la dette publique intérieure, elle est passée, au cours de la même période, de 20% à 33,6% du PIB (estimation) et la dette publique extérieure de 47,6% à 46,1% (estimation).</em></strong></p>



<span id="more-13655827"></span>



<p>C’est l’économiste Aram Belhadj, qui a rapporté ces chiffres dans un poste sur sa page Facebook, en présentant aussi la composition de la dette. En 2019, la dette publique intérieure représentait 29,6% de la dette publique totale, alors que la dette publique extérieure en représentait 70,4%. </p>



<p>Cinq ans après, et selon les estimations officielles, la dette intérieure représente désormais 42,2% de la dette totale, alors que la dette extérieure en représente 57,8%, et ce <em>«dans le cadre de la politique du compter sur soi»</em>, précise l’économiste, l’Etat privilégiant les emprunts auprès des banques locales, au risque de faire pression sur les liquidités et de priver les entreprises privées d’opportunités de financement bancaire.      </p>



<p>Pour ce qui est du service de la dette, il a quasiment doublé en 5 ans, puisqu’il a passé de 7,8% du PIB en 2019 à 14% en 2024 (estimation). Le service de la dette publique intérieure a, quant à lui, plus que triplé, en passant de 2,26% en 2019 à 7% en 2024 (estimation), alors que le service de la dette publique extérieure a passé de 5,5% du PIB en 2019 à 7% en 2024  (estimation).</p>



<p>Les ressources d’emprunt programmées dans le budget de l’Etat ont passé de 7,9% du PIB en 2019 à 16% en 2024 (estimation). Les ressources d’emprunt intérieur ont passé, quant à elles, de 2,1% du PIB en 2019 à 6,7% en 2024, toujours <em>«dans le cadre de la politique du compter sur soi»</em>, fait remarquer l’économiste. Alors que les ressources d’emprunt extérieur ont passé de 5,8% du PIB en 2019 à 9,3% en 2024 (estimation).</p>



<p>Aram Belhadj ne commente pas ces chiffres, estimant peut-être qu’ils sont suffisamment éloquents pour montrer que les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie depuis 2019, et qui ont du mal à relancer la machine économique et à booster la croissance du pays (dont le taux s’est élevé à un maigre 0,4% en 2023), poursuivent sur la voie tracée par tous les gouvernements qui les ont précédés, ceux de ladite <em>«décennie noire»</em> : ils continuent de s’endetter pour financer des services publics qui ne cessent, pourtant, de se détériorer.</p>



<p><em>«La leçon est terminé»</em>, a conclu l’économiste. Il reste à savoir si elle va être retenue.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I.B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/30/chiffres-a-lappui-explosion-de-la-dette-publique-en-tunisie/">Chiffres à l’appui : Explosion de la dette publique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les agriculteurs tunisiens survivent à la sécheresse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/les-agriculteurs-tunisiens-survivent-a-la-secheresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 10:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[Ghar El-Melh]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'agriculture tunisienne est très vulnérable aux événements climatiques.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/les-agriculteurs-tunisiens-survivent-a-la-secheresse/">Les agriculteurs tunisiens survivent à la sécheresse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les agriculteurs du nord de la Tunisie affirment que les conditions s’aggravent progressivement malgré les efforts du gouvernement pour lutter contre le changement climatique. (Ph. Jihed Abidellaoui/Reuters).</em></strong></p>



<p><strong>Simon Speakman Cordall</strong></p>



<span id="more-13214428"></span>



<p>Zohra Naffef travaille depuis des années dans la ferme de son mari près de Ghar El-Melh, dans le nord de la Tunisie. Avec son mari maintenant malade et sa famille ayant déménagé, elle le fait sans aide.</p>



<p>La chaleur n’aide pas. Déjà quatre ans après le début d’une sécheresse, le pic de 50 degrés Celsius (122 degrés Fahrenheit) [enregistré durant l’été 2023] a provoqué une pénurie d’eau et rendu l’avenir incertain. Les conditions des agriculteurs se détériorent progressivement, dit-elle. Pourtant, entre politique gouvernementale et changement climatique, elles deviennent impossibles.</p>



<p><em>«Il y a une grave pénurie d’eau ici. Les puits s’assèchent et le gouvernement met trop de restrictions sur les politiques de l&rsquo;eau»</em>, a déclaré Naffef à <em>Al Jazeera</em>. <em>«Il vous est désormais interdit d’irriguer vos légumes avec l’eau de ces anciens puits»</em>, a-t-elle déclaré, tout en avertissant qu’il restait de l’eau pour les animaux et les arbres. <em>«Bien sûr, les agriculteurs désobéiront à ces nouvelles ordonnances. Ils doivent sauver leurs terres. Nous essayons maintenant de nous entraider»</em>, explique encore Naffef, ajoutant que les voisins s’entraident, si, par exemple, l’un d’eux a la permission de puiser de l’eau à un puits, ils en passeront en cachette à quelques-uns de leurs collègues agriculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lorsque Rhodes brûle, la Tunisie cuit</h2>



<p>Les conditions météorologiques extrêmes qui touchent [depuis plusieurs étés] une grande partie du sud de l’Europe affectent également l&rsquo;Afrique du Nord et, lorsque Rhodes brûle, la Tunisie cuit.</p>



<p>Même avant que le changement climatique et l’évolution des conditions météorologiques n’y augmentent les températures, la Tunisie, comme les pays du sud de l&rsquo;Europe, était en difficulté. Quatre années de faibles précipitations ont fait des ravages.</p>



<p>La Tunisie, qui puise l’essentiel de son eau dans les précipitations, est vulnérable aux déficits pluviométriques.</p>



<p>Des images satellite des réserves d’eau de la Tunisie prises avant les épisodes de chaleur extrême [de l’été 2023] dressent un tableau sombre. Les niveaux dans aucun des barrages tunisiens ne dépassaient 31%.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S4bCzHaOK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/17/tunisie-5e-pays-au-monde-le-plus-vulnerable-au-risque-de-secheresse/">Tunisie, 5e pays au monde le plus vulnérable au risque de sécheresse</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie, 5e pays au monde le plus vulnérable au risque de sécheresse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/17/tunisie-5e-pays-au-monde-le-plus-vulnerable-au-risque-de-secheresse/embed/#?secret=CqoAVnipio#?secret=S4bCzHaOK9" data-secret="S4bCzHaOK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La capitale et ses environs ont été désignés comme présentant un risque particulier de pénurie d’eau, tandis que la plus grande réserve d’eau douce du pays, le barrage de Sidi Salem à l’ouest de Tunis, a vu son niveau de remplissage baisser jusqu’à 16% [avant de remonter à 40% après les pluies de l’hiver 2023-2024].</p>



<p>Pourtant, rien ne permet d’affirmer que le gouvernement a été inactif.</p>



<p>Fin mars 2023, la Sonede, la société publique qui gère l’eau en Tunisie, a annoncé qu’elle coupait l’approvisionnement des ménages à partir de 21 heures tous les soirs, et interdisait son utilisation pour le lavage des voitures et le nettoyage des espaces publics. Ceux qui enfreignent les nouvelles restrictions sont passibles d’une amende et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu&rsquo;à six mois, avait-on menacé.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed, quant à lui, a rejeté la responsabilité des pénuries d’eau sur des saboteurs et des opposants politiques.</p>



<p>L’hiver 2023 a été exceptionnellement sec en Tunisie. S’en est suivi un mois de mars – mois clé pour les agriculteurs où les cultures fraîchement semées, comme le blé et l’orge, sont irriguées – qui a été le deuxième plus sec depuis 1970.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Sol trop sec et terres parfois stériles </h2>



<p>Sur une grande partie des collines qui définissent des pans du paysage du nord de la Tunisie, des étendues entières de terres étaient stériles, le sol trop sec pour soutenir les pousses plantées plus tôt dans l’année.</p>



<p><em>«Les agriculteurs perdent confiance. Quand je leur parle et que j’essaie de les réconforter et de leur dire que des choses peuvent encore être améliorées, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas convaincus»</em>, a déclaré Naffef</p>



<p>Les infrastructures, souvent vieilles de plusieurs décennies, aggravent le problème du manque de précipitations.<em> «Beaucoup de canalisations sont très anciennes, datant des années 1950. Et elles n’ont pas vraiment été entretenues depuis la révolution </em>[de 2011]<em>, ce qui a entraîné la perte de plus d’un tiers des ressources»</em>, a déclaré Imen Rais, responsable du programme d’eau douce du Fonds mondial pour la nature.</p>



<p>Aux problèmes d’infrastructures défaillantes s’ajoute la décision de la Tunisie, dans les années 1970, de réorienter l’essentiel de sa production agricole vers les agrumes, les légumes hors -saison et divers fruits, au détriment des cultures traditionnelles, comme les céréales et les légumineuses.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D7fRG9QIK5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/ces-villages-tunisiens-qui-souffrent-de-la-secheresse/">Ces villages tunisiens qui souffrent de la sécheresse</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ces villages tunisiens qui souffrent de la sécheresse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/ces-villages-tunisiens-qui-souffrent-de-la-secheresse/embed/#?secret=ynmt7q2YSu#?secret=D7fRG9QIK5" data-secret="D7fRG9QIK5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Bien qu’elles soient idéales pour l’exportation, les nouvelles cultures nécessitent de grandes quantités d’eau pour se maintenir, poussant leur disponibilité et leur coût bien au-delà de la portée de la poche tunisienne moyenne, ne laissant à la population d’autre choix que de se contenter d’un régime de pain et de nourritures bon marché à partir de blé importé.</p>



<p>Avec une si grande partie de ses terres agricoles consacrées à des cultures plus rentables pour l’exportation, la Tunisie doit compter sur les importations de céréales pour nourrir sa population. Le résultat, comme sa dépendance à l’eau de pluie, est de rendre la Tunisie particulièrement vulnérable à des événements, tels que la sécheresse, le changement climatique et la guerre en Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On donne la priorité au produit, et non au producteur</h2>



<p>L’agriculture n’est pas une priorité pour le gouvernement. Il soutient certes les agriculteurs, en achetant leur récolte à des taux fixés à Tunis et largement indépendants des conjonctures, telles que la guerre ou la sécheresse, mais cela loin d’être suffisants, a déclaré Aram Belhadj, économiste à l’Université de Carthage, à Al Jazeera. <em>«Il </em>[le gouvernement]<em> donne la priorité au produit, et non au producteur ou à l’agriculteur, ce qui fausse le marché. Ce sont les personnes que nous devons encourager»</em>, a-t-il souligné. Et d’ajouter : <em>«La production est à son plus bas maintenant </em>[et l’a été] <em>depuis aussi longtemps que l’on s’en souvienne. C’est certainement plus bas que dans les années 90 et 2000»</em>, lorsque la production d’une étendue de terre dépassait de loin son équivalent actuel.</p>



<p>Pour la Tunisie, embourbée dans la dette publique et avec plusieurs emprunts internationaux arrivant à échéance au fur et à mesure, toute pression supplémentaire sur les deniers publics risque de pousser jusqu’au point de rupture. <em>«Le résultat est que la Tunisie doit maintenant payer pour importer ces biens, ce qui, à mesure que les prix augmentent, exerce une forte pression sur les finances publiques»</em>, a déclaré Belhadj.</p>



<p>Néanmoins, à Ghar El-Melh, Naffef reste sage. <em>«Les agriculteurs continuent de travailler leurs terres parce que cela signifie beaucoup pour eux. C’est la seule chose qu’ils continueront à faire, quelles que soient les conditions. Ils emprunteraient de l’argent et feraient n’importe quoi pour continuer à planter. Ils espèrent que chaque nouvelle année apporte de meilleurs pourcentages de précipitations. C’est tout ce qu&rsquo;ils espèrent»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2023/7/26/heatwave-and-drought-leave-tunisia-farmers-struggling-to-survive" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IBCygu2r3p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/rapport-la-reprise-economique-en-tunisie-ralentit-en-raison-de-la-secheresse/">Rapport : la reprise économique en Tunisie ralentit en raison de la sécheresse</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rapport : la reprise économique en Tunisie ralentit en raison de la sécheresse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/rapport-la-reprise-economique-en-tunisie-ralentit-en-raison-de-la-secheresse/embed/#?secret=yNp5SxuEbl#?secret=IBCygu2r3p" data-secret="IBCygu2r3p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/les-agriculteurs-tunisiens-survivent-a-la-secheresse/">Les agriculteurs tunisiens survivent à la sécheresse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Changer les billets de banque pourrait-il aider à absorber l’argent informel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/changer-les-billets-de-banque-pourrait-il-aider-a-absorber-largent-informel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:26:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[circuits informels]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Sami Nabi]]></category>
		<category><![CDATA[masse monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle monnaie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le changement des billets de banque permettrait-il d'orienter l'argent des circuits informels vers les circuits formels ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/changer-les-billets-de-banque-pourrait-il-aider-a-absorber-largent-informel/">Changer les billets de banque pourrait-il aider à absorber l’argent informel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La masse des billets et pièces en circulation a augmenté de 10%, pour s&rsquo;établir à 21,4 milliards de dinars (TND) au 23 avril, contre 19,4 milliards TND à la même date en 2023, selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).</em></strong></p>



<span id="more-12579737"></span>



<p>Compte tenu du volume important de liquidités circulant dans une économie structurellement faible et du rôle limité du secteur bancaire, les économistes appellent à un changement des billets de banque.</p>



<p><em>«C</em><em>’</em><em>est la solution la plus appropriée dans la situation actuelle en Tunisie, malgré l</em><em>’</em><em>opposition manifestée par les autorités monétaires et financières, sans référence à des études scientifiques ou à des arguments objectifs qui la déconseillent»</em>, a déclaré à l’agence Tap l’économiste universitaire Aram Belhadj, ajoutant que <em>«le changement des billets de banque est une proposition ancienne-récente qui a été présentée au gouverneur de la BCT par de nombreuses personnalités économiques du pays, mais qui a été rejetée par l</em><em>’</em><em>institution émettrice»</em>.</p>



<p><em>«Il s</em><em>’</em><em>agit de changer les billets de banque dans le cadre d</em><em>’</em><em>une approche globale de réforme monétaire et fiscale, dont le changement de billets n</em><em>’</em><em>est qu&rsquo;un aspect»</em>, a souligné l’économiste. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«La Tunisie compte un peu moins de 12 millions d</em><em>’</em><em>habitants. L</em><em>’</em><em>impression de nouveaux billets est donc techniquement très réalisable, à travers un appel d</em><em>’</em><em>offres qui doit être réalisé sans publicité à grande échelle, pour préserver l</em><em>’</em><em>effet de surprise de cette opération dont le but est de contourner la liquidité qui circule en dehors du circuit organisé»</em>, estime l’économiste.</p>



<p><em>«Certains diront peut-être que dès l’annonce de l&rsquo;opération, les grands passeurs investiront leur argent dans des biens immobiliers, des terrains ou d’autres actifs, minimisant ainsi l’impact d’une telle mesure, ce qui n’est pas évident étant donné l’interdiction légale des transactions en espèces au dessus d’un certain montant, en plus du temps nécessaire pour trouver de tels refuges»</em>, argumente-t-il.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZYIjrdciH8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/cette-bulle-monetaire-qui-appauvrit-les-tunisiens/">Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/cette-bulle-monetaire-qui-appauvrit-les-tunisiens/embed/#?secret=SB5MEGNJQp#?secret=ZYIjrdciH8" data-secret="ZYIjrdciH8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>«Pour éviter de telles pratiques, cette opération doit être menée très rapidement dans le cadre d’une réforme monétaire et fiscale. Elle doit être bien préparée d’un point de vue technique et logistique, et obliger les acteurs du secteur informel à passer par le système bancaire, régularisant ainsi leur situation financière auprès de lEtat», a ajouté Aram Belhadj.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Digitaliser pour contourner l’informalité</h2>



<p>«Le problème réside plutôt dans les canaux utilisés par les activités informelles, qui leur permettent de se développer et de créer une économie parallèle avec ses propres structures et règles informelles, avec tous les impacts négatifs sur l’économie formelle, l’autorité de l’État, l’efficacité de l&rsquo;économie. <em>«Cette situation encourage beaucoup de dualité et de recherche de rente à plusieurs niveaux»</em>, a estimé, de son côté, l’universitaire Mahmoud Sami Nabi, ajoutant qu’<em>«un changement de billets ne sera efficace que s</em><em>’</em><em>il est effectué de manière à ne pas laisser aux acteurs pénalisés le temps de se réfugier dans des circuits informels transitoires avant de revenir à la nouvelle monnaie»</em>, a-t-il indiqué.</p>



<p><em>«Un changement de billets ne sera efficace que s</em><em>’</em><em>il ne laisse pas aux acteurs pénalisés le temps de se réfugier dans des circuits informels transitoires avant de revenir à la nouvelle monnaie. Cela semble cependant utopique, car les signaux indiquant que la monnaie change vont accélérer la recherche d</em><em>’</em><em>un </em><em>‘‘</em><em>refuge</em><em>’’</em><em>, ce qui signifie que nous devons pouvoir limiter l</em><em>’</em><em>ampleur de ces comportements»</em>, a expliqué l’économiste.</p>



<p><em>«C</em><em>’</em><em>est là que la digitalisation pourrait s</em><em>’</em><em>avérer intéressante, en réduisant la circulation des espèces et en augmentant la traçabilité de la circulation de la masse monétaire, via les canaux numériques. Cela passe notamment par l</em><em>’</em><em>inclusion financière numérique de la population non desservie par les établissements bancaires»</em>, a-t-il conclu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changer les billets n’est pas la solution</h2>



<p>De son côté, Moktar Lamari, professeur d’économie à l’Université du Québec au Canada, déconseille de <em>«changer les billets de banque pour canaliser l</em><em>’</em><em>argent du secteur informel vers les canaux officiels, car la fuite des liquidités vers le secteur informel s</em><em>’</em><em>explique par le souci d</em><em>’</em><em>éviter les formalités bureaucratiques, l</em><em>’</em><em>instabilité fiscale et les pratiques des banques, qui appliquent des frais exorbitants sur les transactions et les dépôts.»</em></p>



<p><em>«Changer les billets de banque est une opération périlleuse, de par son coût réel et son impact sur la confiance que peut avoir un citoyen dans le dinar. Un changement de monnaie peut altérer de façon permanente ses trois fonctions principales : moyen d</em><em>’</em><em>échange, unité de compte et source de valeur»</em>, a-t-il estimé.</p>



<p><em>«La masse monétaire en circulation est officiellement proche de 21,5 milliards TND mais les chiffres réels ne sont pas connus. Une grande partie de cette liquidité se trouve dans les caisses du secteur informel, qui représente 45% de la richesse du pays»</em>, a estimé Lamari, ajoutant qu’<em>«il s’agit d’une hypertrophie monétaire directement liée à une politique monétaire qui monétise désormais la dette, épongeant une partie du déficit budgétaire et injectant toujours plus de cash sur le marché. Cette hypertrophie est en train de noyer les moteurs de la croissance, menaçant le valeur du dinar dans le processus»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QZCpraBiWe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/">Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/embed/#?secret=CviKPqEIKT#?secret=QZCpraBiWe" data-secret="QZCpraBiWe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’universitaire considère que la monétisation de la dette tunisienne par la BCT finance le budget de l’Etat, mais introduit des inégalités dans la répartition des richesses, dont une partie est canalisée <em>«dans les salaires des fonctionnaires improductifs et les transferts vers des entreprises publiques inefficaces»</em>.</p>



<p><em>«Le volume de monnaie artificiellement créé par la BCT conduit à l</em><em>’</em><em>inflation et dilue l</em><em>’</em><em>économie dans une marée de billets dont le pouvoir d</em><em>’</em><em>achat ne fait que diminuer. Il modifie les prix des biens et services produits, ignorant les rapports de concurrence spécifiques entre secteurs économiques et entre producteurs, et crée également des luttes de pouvoir entre les salariés et les entreprises»</em>, explique Lamari.</p>



<p><em>«En raison de la hausse des prix, certains acteurs économiques qui créent une entreprise de toutes pièces pourraient être durement touchés, tandis que ceux qui disposent d</em><em>’</em><em>un stock d</em><em>’</em><em>actifs et de richesses restent avantagés. Les retraités bénéficiant de pensions quasi-fixes sont pénalisés. Ainsi que la classe moyenne et les franges défavorisées. Le dinar est de plus en plus affaibli et dévalué par ces politiques monétaires et fiscales malavisées»,</em> a-t-il souligné.</p>



<p><em>«Investir pour créer de la richesse, numériser pour assurer une plus grande transparence et une plus grande équité dans la répartition des richesses créées et contourner le secteur informel seraient les solutions les plus appropriées»,</em> a conclu l’universitaire.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : Tap. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="voCKp1eAm7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/a-cause-de-la-contrebande-la-masse-monetaire-en-tunisie-a-triple-en-8-ans/">A cause de la contrebande, la masse monétaire en Tunisie a triplé en 8 ans</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A cause de la contrebande, la masse monétaire en Tunisie a triplé en 8 ans » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/a-cause-de-la-contrebande-la-masse-monetaire-en-tunisie-a-triple-en-8-ans/embed/#?secret=ZHttQUDokP#?secret=voCKp1eAm7" data-secret="voCKp1eAm7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<pre class="wp-block-preformatted"></pre>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/changer-les-billets-de-banque-pourrait-il-aider-a-absorber-largent-informel/">Changer les billets de banque pourrait-il aider à absorber l’argent informel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 09:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[services]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le volume des investissements déclarés en Tunisie continue de baisser d’une année à une autre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/">La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le volume des investissements déclarés dans tous les secteurs en Tunisie continue de baisser d’une année à une autre, et notamment dans le secteur industriel et celui des services.</em></strong></p>



<span id="more-12444123"></span>



<p>Ce volume est ainsi passé 4 866,4 millions de dinars tunisiens (MDT) en 2021 à 4 783,2 MDT en 2022 et 4 392,7 MDT en 2023, a indiqué l’économiste Aram Belhadj dans un post sur sa page Facebook. Ce qui traduit à l’évidence le malaise économique actuel en Tunisie et qui perdure depuis de nombreuses années, avec une machine économique complètement grippée, que traduit un taux de croissance de 0,4% réalisé en 2023, l’un des plus bas jamais réalisés par la Tunisie depuis les années 1990. Or, sans investissement, il n’y a pas de création de richesses ni d’emplois.</p>



<p>M. Belhadj rappelle dans le même poste que les <em>«investissements déclarés»</em> dont parlent souvent les agences d’Etat spécialisées dans la promotion de l’investissement (TIA, APII et Apia) restent de simples <em>«intentions» </em>jusqu’à ce qu’ils soient <em>«approuvés». </em>Or, entre les deux phases, beaucoup d’eau coule sous les ponts entretemps (ou plutôt s’évapore). Et l’économiste de citer deux chiffres qui en disent long sur la capacité de l’administration tunisienne à faire aboutir les projets inscrits sur ses tablettes. Ainsi, les investissements déclarés dans le secteur agricole ont atteint, en 2023, 1 341,4 MDT, mais ceux qui ont été approuvés au cours de la même année n’ont pas dépassé 480,1 MDT. Le gap est énorme.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Post-Aram-Belhadj.jpg" alt="" class="wp-image-12444134" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Post-Aram-Belhadj.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Post-Aram-Belhadj-300x113.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Post-Aram-Belhadj-768x288.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Post-Aram-Belhadj-580x218.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>Face à de tels chiffres, difficile de ne pas mettre un lien de cause à effet entre, d’un côté, les choix politiques et économiques du président de la république Kaïs Saïed, qui ne sont pas de nature à susciter la confiance des investisseurs, et, de l’autre, la baisse continue du volume de l’investissement intérieur et extérieur, lequel, on le sait, a besoin de garanties et d’assurances qu’il n’a pas dans l’atmosphère générale de suspicion régnant actuellement dans le pays.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MAKG3ataig"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/tunisie-que-faire-pour-redresser-linvestissement/">Tunisie : que faire pour redresser l’investissement ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : que faire pour redresser l’investissement ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/tunisie-que-faire-pour-redresser-linvestissement/embed/#?secret=HZnyB1XBEO#?secret=MAKG3ataig" data-secret="MAKG3ataig" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/">La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 11:38:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[cartel des banques]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d'experts tunisiens expriment des criantes quand à l'indépendance de leur banque centrale dans un proche avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/">Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En approuvant, jeudi dernier, un projet de loi controversé autorisant la Banque centrale à financer le Trésor, dans une démarche visant à financer le déficit budgétaire, le gouvernement a renforcé les craintes exprimées beaucoup d’experts quant à l’indépendance de l’institut d’émission.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11455824"></span>



<p>La tentation de recourir à ce système de financement direct était trop forte, mais le gouvernement a longtemps hésité à faire le pas, sachant que le pays, qui a du mal à mobiliser des fonds extérieurs pour financer son budget, semble s’y être finalement résigné, tout en étant conscientes des risques qu’une telle pratique pourrait induire, sous la pression d’un déficit budgétaire appelé à s’aggraver dans une conjoncture nationale et internationale peu favorable à la reprise économique.</p>



<p>L’idée de permettre à l’Etat d’aller puiser directement auprès de la banque centrale l’argent dont il a besoin pour financer ses dépenses en continuelle progression, sans devoir passer par l’intermédiation des banques, comme cela se passait jusque-là, était préconisée depuis plusieurs années par beaucoup d’agitateurs politiques dans l’entourage du président de la république. Elle a même été défendue sous la coupole du Palais du Bardo par des députés soi-disant opposés à ce qu’ils appellent le <em>«cartel des banques»</em>, estimant que celles-ci font des bénéfices dans une économie en crise.</p>



<p>Il a cependant fallu attendre le 8 septembre 2023 pour voir enfin le président Kaïs Saïed devenir un fervent défenseur de cette approche, en déclarant que la loi devait être révisée pour permettre à la banque centrale de financer le budget directement en achetant des obligations d’État, une mesure contre laquelle le gouverneur de la banque Marouane Abassi, a mis en garde dans des déclarations publiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m2JT3xuQxs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/embed/#?secret=fvYBwE1zCA#?secret=m2JT3xuQxs" data-secret="m2JT3xuQxs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les économistes estiment que l’approbation du projet de loi par le gouvernement renforce les spéculations selon lesquelles le gouverneur, en poste depuis six ans, quittera son poste le mois prochain à la fin de son premier mandat.</p>



<p>Les critiques de cette décision ont déclaré que la modification de la loi de 2016 instaurant l’indépendance de la banque centrale indiquait la probabilité d’une intervention accrue de l’État dans les politiques monétaires, en particulier à la lumière du déficit budgétaire croissant, de la rareté des ressources financières et des difficultés d’emprunt à l’étranger.</p>



<p>Abassi avait averti en 2022 que les projets du gouvernement de demander à la Banque centrale d’acheter des bons du Trésor présentaient des risques pour l’économie, notamment une pression accrue sur la liquidité, une inflation élevée et une baisse de la valeur du dinar, la monnaie nationale. Il a aussi déclaré que cette décision augmenterait de manière incontrôlable l’inflation, qui pourrait atteindre trois chiffres, et <em>«un scénario vénézuélien se répéterait en Tunisie»</em>, a-t-il averti.</p>



<p>On s’attend généralement à ce que le projet de loi présenté par le gouvernement soit approuvé sans coup férir par un Parlement aux ordres dans les semaines à venir. Et que le gouvernement, qui a massivement recouru ces deux dernières années à des financements intérieurs à travers les banques de la place, provoquant ainsi une raréfaction des liquidités et un effet d’éviction sur le marché financier aux dépens des entreprises, lesquelles ont de plus en plus mal à se financer, va désormais puiser directement et à satiété dans les fonds de la BCT. Et il y a des craintes à avoir, surtout quand on sait que les besoins du gouvernement en prêts extérieurs vont augmenter dans le budget 2024 pour atteindre environ 5 milliards de dollars, dont 3,2 milliards de dollars dont le gouvernement n’a pas précisé la provenance. Le sait-il d’ailleurs lui-même&nbsp;?</p>



<p><em>«Il est clair que la principale source d’obtention de ces prêts (3,2 milliards de dollars) viendra directement de la banque centrale»</em>, a averti l’économiste Aram Belhadj dans une déclaration à <a href="https://www.reuters.com/world/africa/tunisian-cabinet-approves-bill-allowing-central-bank-finance-treasury-2024-01-26/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a>. </p>



<p><strong><em>Avec Reuters.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zQWHQK3TYj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/">Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/embed/#?secret=vY46BJooQI#?secret=zQWHQK3TYj" data-secret="zQWHQK3TYj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/">Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : «La loi de finances 2024 est inapplicable» (Aram Belhaj)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/20/tunisie-la-loi-de-finances-2024-est-inapplicable-aram-belhaj/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Dec 2023 12:28:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2024]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi de finances 2024 de la Tunisie n’est pas applicable, estime Aram Belhadj. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/20/tunisie-la-loi-de-finances-2024-est-inapplicable-aram-belhaj/">Tunisie : «La loi de finances 2024 est inapplicable» (Aram Belhaj)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aram Belhadj a déclaré que la loi de finances 2024 n’est pas applicable, soulignant que le montant des ressources extérieures prévu dans cette loi, estimé à 16,4 milliards de dinars, est quasiment impossible à mobiliser compte tenu du refroidissement des relations de la Tunisie avec le Fonds monétaire international (FMI).</em></strong></p>



<span id="more-10974754"></span>



<p>Le professeur universitaire spécialisé en économie, qui intervenait lors d’un colloque, organisé mercredi 20 décembre 2023 par le Forum et la Coordination des Forces Démocratiques sur le thème : <em>«Finances publiques et la situation économique, où va-t-on ?»,</em> a également souligné que le ministère des Finances a reconnu l’impossibilité de mettre en œuvre certains articles de la loi des finances, tels que ceux relatifs au fonds destiné au secteur éducatif et à la résolution de la situation des travailleurs agricoles. Il a ajouté, dans une déclaration à <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D9%85%D8%A7%D9%84-%D8%A3%D8%B9%D9%85%D8%A7%D9%84-%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3/1221513/%D8%A8%D9%84%D8%AD%D8%A7%D8%AC-%D9%82%D8%A7%D9%86%D9%88%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%84%D9%8A%D8%A9-%D8%BA%D9%8A%D8%B1-%D9%82%D8%A7%D8%A8%D9%84-%D9%84%D9%84%D8%AA%D8%B7%D8%A8%D9%8A%D9%82-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF-%D8%B3%D9%8A%D9%88%D8%A7%D8%AC%D9%87-%D8%B5%D8%B9%D9%88%D8%A8%D8%A7%D8%AA-%D9%81%D9%8A-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a>, qu’il sera fait appel, dans le courant de l’année prochaine, à une loi de finances rectificative.</p>



<p>Il existe un écart énorme entre le discours officiel et la réalité, notamment son appel à compter sur nos propres moyens, qui nécessite la mobilisation de ressources internes qui ne se ne saurait se faire au détriment des liquidités bancaires, du pouvoir d’achat des salariés, et de la compétitivité des entreprises, étant donné que l’ensemble des ressources inscrites au budget ont été mobilisées jusque-là au détriment des salariés et des entreprises qui opèrent conformément aux exigences de la loi, et cela en l’absence de mesures visant à lutter contre  l’économie parallèle et à instaurer la justice fiscale et sociale, a souligné l’économiste. </p>



<p>Aram Belhadj a, en outre, qualifié la situation économique actuelle en Tunisie de <em>«difficile»</em>, estimant que les difficultés auxquelles elle sera confrontée se poursuivront au cours de l’année à venir, compte tenu du faible taux de croissance prévu dans le budget de l’Etat pour l’année prochaine.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/20/tunisie-la-loi-de-finances-2024-est-inapplicable-aram-belhaj/">Tunisie : «La loi de finances 2024 est inapplicable» (Aram Belhaj)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les espoirs d’un prêt du FMI s’estompent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/26/tunisie-les-espoirs-dun-pret-du-fmi-sestompent/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/26/tunisie-les-espoirs-dun-pret-du-fmi-sestompent/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 12:08:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=9059051</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les perspectives de finalisation de l'accord de prêt de la Tunisie avec le FMI s'estompent de jour en jour.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/26/tunisie-les-espoirs-dun-pret-du-fmi-sestompent/">Tunisie : les espoirs d’un prêt du FMI s’estompent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Craignant un effondrement économique en Tunisie qui déclencherait des flux de migrants encore plus importants vers l’Europe, les pays occidentaux lui ont offert une aide financière. Mais les perspectives de voir notre pays finaliser le plus gros des accords – un renflouement de 1,9 milliard de dollars du Fonds monétaire international – semblent de plus en plus lointaines.</em></strong></p>



<p><a href="https://www.euractiv.com/section/global-europe/news/as-west-fears-tunisia-collapse-hopes-of-imf-bailout-fade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Euractiv (avec AFP)</a>.</p>



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<p>Le pays ravagé par l’inflation et lourdement endetté a conclu un accord provisoire pour le prêt du FMI basé à Washington en octobre.</p>



<p>Il faudrait que Tunis entreprenne ce que le FMI appelle un <em>«programme global de réforme économique»</em> qui supprimerait progressivement les subventions sur le carburant et l’électricité.</p>



<p>Mais le président Kaïs Saïed a rejeté à plusieurs reprises <em>«les diktats étrangers qui conduiront à plus de pauvreté»</em>.</p>



<p>En mars, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a averti que la Tunisie devait de toute urgence conclure un accord avec le FMI car son économie <em>«risquait de s’effondrer»</em>.</p>



<p>Cela faisait suite à la crainte du chef de la politique étrangère de l&rsquo;Union européenne, Josep Borrell, qu’un effondrement <em>«économique ou social»</em> en Tunisie ne déclenche un nouveau flux de migrants vers l&rsquo;Europe – une appréciation rejetée par Tunis.</p>



<p>L’Italie affirme que les arrivées de migrants par voie maritime ont augmenté cette année, la plupart en provenance de Tunisie et de Libye.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z8jbIar5hl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-tunisie-travaille-avec-le-fmi-sur-un-programme-economique-equitable/">La Tunisie travaille avec le FMI sur un programme économique «équitable»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie travaille avec le FMI sur un programme économique «équitable» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-tunisie-travaille-avec-le-fmi-sur-un-programme-economique-equitable/embed/#?secret=ThTIHSARnA#?secret=z8jbIar5hl" data-secret="z8jbIar5hl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><em>«La Tunisie est une nation qui est dans une extrême détresse et la laisser clairement à son sort peut avoir des conséquences très graves»</em>, a déclaré dimanche la Première ministre italienne Giorgia Meloni aux journalistes à Rome lors d’une conférence avec Saïed et d’autres dirigeants méditerranéens.</p>



<p>Au-delà de la situation économique, l’Union européenne et Washington ont été troublés par l’autoritarisme croissant de Saïed.</p>



<p>Il s’est emparé de pouvoirs étendus depuis le limogeage du gouvernement en juillet 2021. Il a ensuite dissous le parlement et fait adopter une constitution pour remplacer celle approuvée en 2014 à la suite de la révolution du printemps arabe dans le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Presque «enterré»</h2>



<p>Aux prises avec le chômage et l’inflation exacerbée par les retombées de l’invasion russe de l’Ukraine, de nombreux Tunisiens ont rejoint les Africains subsahariens dans un exode de la Tunisie, qui se trouve à seulement 130 kilomètres (80 miles) de l’île italienne de Lampedusa.</p>



<p>L’Union européenne a déclaré en juin qu’elle pourrait offrir un prêt à long terme d’environ 900 millions d’euros au pays <em>«dans le sillage du programme de réforme soutenu par le FMI»</em>.</p>



<p>Mais Aram Belhadj, enseignant et chercheur à l’Université de Carthage, a déclaré que l’accord avec le FMI <em>«est bloqué»</em> parce que Saïed <em>«rejette les réformes proposées»</em>, en particulier sur les subventions aux carburants, car cela entraînerait une augmentation des coûts des transports publics et des livraisons.</p>



<p>Les prix à la consommation tunisiens devraient déjà augmenter de 10,9% cette année, selon le FMI.</p>



<p><em>«Si d’ici fin août il n’y a pas de clarification sur la position de la Tunisie, l’accord avec le FMI sera enterré une fois pour toutes»</em>, a déclaré Belhadj.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="80FOQi0BID"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=NqIlKUpV2w#?secret=80FOQi0BID" data-secret="80FOQi0BID" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Selon l’économiste Ezzedine Saidane, le président a vu <em>«des choses qui le pénaliseraient politiquement»</em> dans les réformes requises.</p>



<p>Dans le cadre de l’accord avec le FMI, la Tunisie devrait également restructurer 100 entreprises publiques qui détiennent des monopoles sur de nombreux secteurs de l’économie et sont souvent lourdement endettées.</p>



<p><em>«C’est la Tunisie qui a bloqué» </em>l’accord, a déclaré Saidane, et maintenant, <em>«les négociations sont complètement bloquées»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De plus en plus difficile</h2>



<p>Le directeur régional du FMI, Jihad Azour, a indiqué mi-avril n’avoir reçu<em> «aucune demande de Tunis pour la révision de son programme»</em>.</p>



<p>Depuis, Saïed a réitéré sa défense des subventions et poursuivi ses attaques contre le système financier international.</p>



<p>Lors de la conférence de Rome, Saïed a de nouveau appelé à<em> «une nouvelle institution financière mondiale»</em>, pour établir <em>«un nouvel ordre humain où l’espoir remplace le désespoir»</em>.</p>



<p>Il a lancé l&rsquo;idée de <em>«prendre l’excédent d’argent des riches pour le donner aux pauvres»</em>, mais ce ne serait pas facile.</p>



<p>Le déficit budgétaire de 8% en 2022 est entièrement dû aux subventions de l’État, principalement pour l’énergie, après que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait grimper les prix mondiaux.</p>



<p>Le projet de loi sur les subventions aux carburants de l’État a grimpé de 370 % en glissement annuel au premier semestre 2022, selon les chiffres officiels.</p>



<p><em>«Il n’y a pas grand-chose qui puisse remplacer l’augmentation progressive des prix à la pompe prévue par le programme du FMI»</em>, a déclaré une source proche des négociations.</p>



<p>Saidane a déconseillé une hausse des impôts car le pays subit déjà <em>«la pression fiscale la plus élevée d’Afrique»</em>.</p>



<p>La dette représente environ 80% du produit intérieur brut.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vG8hKPbJUM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/tunisie-laccord-provisoire-du-fmi-est-devenu-caduc/">Tunisie : l’accord provisoire du FMI est devenu caduc</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’accord provisoire du FMI est devenu caduc » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/tunisie-laccord-provisoire-du-fmi-est-devenu-caduc/embed/#?secret=j8duqDf0U1#?secret=vG8hKPbJUM" data-secret="vG8hKPbJUM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Belhadj a déclaré que sans accord avec le FMI <em>«la situation va devenir de plus en plus difficile»</em> avec un risque<em> «très important»</em> de défaut de paiement en 2024 et 2025.</p>



<p>Pour Saidane, l’Etat tunisien <em>«semble avoir fait le choix de privilégier le remboursement de la dette. Mais au détriment de la fourniture des produits de base»</em>.</p>



<p>Au cours des derniers mois, des pénuries sporadiques de farine, de riz, de sucre et de carburant ont entraîné des étagères vides ou de longues files d’attente.</p>



<p>La sortie de la Russie la semaine dernière d’un accord autorisant les exportations de céréales de la mer Noire a ravivé les craintes de pénuries ou de hausses de prix qui pourraient toucher les pays vulnérables.</p>



<p>En Tunisie, où la farine fait partie des produits alimentaires de base subventionnés par l’État, cela ne pourrait qu’ajouter à la pression budgétaire.</p>



<p>Le gouvernement s’est de plus en plus tourné vers les banques locales pour se financer, ce qui a contribué à la dégradation des notes de quatre des institutions financières du pays plus tôt cette année par l&rsquo;agence mondiale Moody&rsquo;s. </p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p> </p>
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