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	<title>Archives des architecture - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des architecture - Kapitalis</title>
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		<title>La Villa Baizeau fait revivre l’héritage de Le Corbusier à Carthage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:26:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Villa Baizeau à Carthage, unique création africaine de Le Corbusier, retrouve une place centrale sur la scène culturelle tunisienne</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-villa-baizeau-fait-revivre-lheritage-de-le-corbusier-a-carthage/">La Villa Baizeau fait revivre l’héritage de Le Corbusier à Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/26/la-villa-baizeau-a-carthage-temoin-de-lhabitat-contemporain-selon-le-corbusier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Villa Baizeau à Carthage</a>, unique création africaine de Le Corbusier, retrouve une place centrale sur la scène culturelle tunisienne à l’occasion des célébrations du 70<sup>e</sup> anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et la Suisse. Un programme allie art contemporain, réflexion architecturale et valorisation du patrimoine moderne.</em></strong></p>



<span id="more-18575046"></span>



<p>L’ambassade de Suisse a présenté cette initiative comme l’ouverture d’une année commémorative dédiée aux personnalités suisses ayant marqué durablement la Tunisie.</p>



<p>L’événement phare de ce programme sera l’exposition <em>«Ma maison est un Le Corbusier (Villa Baizeau)»</em> de l’artiste italien Cristian Chironi, qui se tiendra du 3 avril au 17 juin 2026 au Centre d’art contemporain La Boîte à Tunis.</p>



<p>Ce projet s’inscrit dans une démarche initiée par Chironi en 2015, fondée sur l’idée d’<em>«habiter»</em> de manière critique l’architecture de Le Corbusier afin d’interroger son héritage culturel et urbain contemporain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mémoire, paysage et modernisme</h2>



<p>Au cœur du projet se trouve la Fiat 127 Special <em>«Caméléon»</em>, utilisée lors de la performance itinérante <em>«Carthage Drive»</em> les 24 et 25 mars, comme extension mobile de l’exposition. Plus qu’un simple accessoire, la voiture devient un dispositif narratif et performatif grâce auquel l’artiste met en mouvement mémoire, paysage et modernisme, transformant le trajet urbain en une expérience esthétique et critique.</p>



<p>Cette initiative est organisée en collaboration avec la Fondation Le Corbusier, l’Association tunisienne pour la recherche en architecture et l’École nationale supérieure d’architecture et d’urbanisme (Enau) de Tunis, avec le soutien de l’Institut culturel italien en Tunisie, de l’ambassade d’Italie en Tunisie et de la Coopération suisse en Tunisie.</p>



<p>Le projet sera accompagné d’une publication des Éditions Lenz et d’une conférence le 2 avril à l’Enau, dans le cadre de la Journée du design italien, avec la participation, entre autres, de Brigitte Bouvier de la Fondation Le Corbusier, de Tarek Baccouche, directeur général de l’Institut national du patrimoine (INP), et de l’architecte Chacha Atallah.<br>Cette initiative culturelle ne se limite pas à une simple exposition ; elle vise à relancer le débat autour d’un édifice singulier dans l’histoire de l’architecture tunisienne et du XX<sup>e</sup> siècle. Construite entre 1928 et 1930 sur la colline Sainte-Monique, dominant la mer à Carthage, la villa fut commandée par l’entrepreneur Lucien Baizeau et conçue par Le Corbusier sans que l’architecte ne se rende jamais sur place, travaillant à distance à partir de photographies, de plans et de correspondance. La Fondation Le Corbusier la considère comme le seul projet architectural qu’il ait conçu en Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;architecture corbuséenne adaptée au climat méditerranéen</h2>



<p>Sur le plan formel, la Villa Baizeau est perçue comme une étape majeure dans le développement du langage corbuséen adapté au climat méditerranéen. L’édifice intègre les principes de la Maison Dom-Ino et les <em>«cinq points»</em> de l’architecture moderne : un plan ouvert, des façades détachées de la structure, de vastes terrasses en surplomb pour se protéger du soleil et des vents chauds, et un système de ventilation naturelle assurant la circulation de l’air du rez-de-chaussée jusqu’au toit.</p>



<p>Le thème même de la protection solaire, déjà encouragé par le client, est interprété par les spécialistes comme l’un des prémices du développement ultérieur du brise-soleil dans l’œuvre de Le Corbusier.</p>



<p>L’histoire de la villa est cependant aussi celle d’un retrait progressif du regard public. Après l’indépendance de la Tunisie, le bâtiment fut nationalisé en 1961 et intégré au périmètre du palais présidentiel de Carthage. Selon la Fondation Le Corbusier, il abrite aujourd’hui les archives de l’Agence générale de renseignement tunisienne et est de fait inaccessible. Ces dernières années, cette inaccessibilité même a contribué à en faire un objet quasi mythique pour les architectes, les chercheurs et les acteurs culturels, alimentant des initiatives d’exposition et des projets de réinterprétation artistique, comme celui actuellement mené à Tunis.</p>



<p>Dans le contexte tunisien, la redécouverte de la Villa Baizeau s’inscrit également dans un processus plus large de reconnaissance du patrimoine moderniste. Un article publié par <em>Archibat</em> et signé par un architecte de l’INP rappelle que le dossier de protection juridique du bien a été validé par la Commission nationale du patrimoine en juillet 2023 et qu’un décret du ministère des Affaires culturelles relatif à la protection des monuments historiques et archéologiques a été publié au Journal officiel tunisien le 26 janvier 2024. Il s’agit d’une étape importante, car elle témoigne d’une attention croissante portée à un patrimoine architectural longtemps resté marginalisé par rapport au patrimoine archéologique et monumental plus connu du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aY4pSBDnaZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/26/la-villa-baizeau-a-carthage-temoin-de-lhabitat-contemporain-selon-le-corbusier/">La Villa Baizeau à Carthage, témoin de l’habitat contemporain selon Le Corbusier    </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Villa Baizeau à Carthage, témoin de l’habitat contemporain selon Le Corbusier     » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/26/la-villa-baizeau-a-carthage-temoin-de-lhabitat-contemporain-selon-le-corbusier/embed/#?secret=UppqnvzWxw#?secret=aY4pSBDnaZ" data-secret="aY4pSBDnaZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Désespérance et incivilité des élites en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 07:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
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		<category><![CDATA[élites]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie traverse une crise silencieuse où la désespérance des élites et l’incivilité quotidienne des citoyens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/desesperance-et-incivilite-des-elites-en-tunisie/">Désespérance et incivilité des élites en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie traverse une crise silencieuse où la désespérance des élites et l’incivilité quotidienne des citoyens se combinent pour façonner une culture de la laideur. Les architectes, intellectuels et autres acteurs culturels ont un rôle décisif pour transformer ce désordre latent en projet collectif. Ignorer cette dynamique, c’est laisser la société se réinventer par défaut, dans le désordre et la gabegie.</em></strong> <em>(Ph. Cité Ennasr, à Tunis : Quand chacun fait comme il veut, c’est la société tout entière qui apprend à tolérer l’inacceptable.)</em></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-17291680"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Nous ne savons plus où nous allons, mais nous continuons à marcher comme si tout était normal.</p>



<p>La bourgeoisie tunisienne, traditionnellement formée et privilégiée, exprime un désarroi profond. Architectes, cadres et intellectuels continuent de se projeter dans les cercles de pouvoir sans mettre à jour leurs méthodes, leurs pratiques ou leur rapport au travail. Le prestige académique et les titres ne suffisent plus.</p>



<p>Le travail devient précaire, mal reconnu, et souvent déconnecté des réalités sociales. Pendant ce temps, la population, elle-même en quête de repères, ne trouve ni sens ni reconnaissance dans ces élites déphasées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incivilité et normalisation des comportements</h2>



<p>Quand chacun fait comme il veut, c’est la société tout entière qui apprend à tolérer l’inacceptable.</p>



<p>L’incivilité quotidienne n’est pas un simple problème moral : elle est le symptôme d’une société qui expérimente de nouvelles normes dans l’ombre des institutions défaillantes. Frustration, absence de projet collectif et détachement des élites transforment le quotidien en laboratoire social.</p>



<p>Ce qui était autrefois marginal devient progressivement toléré, visible, et, à terme, normalisé. La Tunisie ne subit plus seulement une politique défaillante : elle fabrique sa propre inculture par défaut, dans laquelle comportements et pratiques s’imposent plus vite que la loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’architecte comme révélateur et acteur</h2>



<p>Ce que je fais à une maison, je le fais à un corps. Ce que je fais à la société, je le fais à son avenir, dirait l’architecte qui, en tant qu’acteur culturel, occupe une place cruciale. Une formation élitiste et théorique ne suffit plus à légitimer un travail souvent précaire et mal valorisé. Ceux qui se limitent à la posture du prestige risquent d’alimenter le désordre latent.</p>



<p>À l’inverse, ceux qui réinventent leur rôle, adaptent leurs savoir-faire aux réalités locales et ouvrent le dialogue avec la population peuvent devenir des leviers de renaissance culturelle et civique. L’architecte peut alors transformer l’incivilité et la frustration en création et en projet collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un projet collectif</h2>



<p>Ignorer cette dynamique, c’est laisser la société se réinventer par défaut. Et si rien n’est fait, la frustration, l’incivilité et la désespérance peuvent devenir la norme.</p>



<p>Le véritable défi pour les élites et pour l’architecte est de transformer cette énergie négative en un projet collectif tangible et intelligible. Avant que la culture émergente par défaut ne s’impose, il est urgent de reconstruire des repères communs et de réinventer le rôle de chacun dans la société tunisienne.</p>



<p><em>* Ancien président de l’Ordre des Architectes de Tunisie.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cbb9DwGDGY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/27/tunisie-la-crise-culturelle-un-miroir-brise/">Tunisie | La crise culturelle, un miroir brisé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La crise culturelle, un miroir brisé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/27/tunisie-la-crise-culturelle-un-miroir-brise/embed/#?secret=3Fa5aFe00N#?secret=cbb9DwGDGY" data-secret="cbb9DwGDGY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/les-architectes-en-tunisie-une-famille-trop-soudee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2025 12:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[loi du silence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La profession d'architecte en Tunisie est devenue une grande famille recomposée, avec ses mariages arrangés, ses pactes de sang et ses secrets bien gardés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/les-architectes-en-tunisie-une-famille-trop-soudee/">Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il fut un temps où l’on parlait de confraternité. D’un lien noble, fondé sur le respect, la compétence, la solidarité entre pairs. Aujourd’hui, le mot a changé de sens. Ce n’est plus un serment d’éthique : c’est une promesse de silence.</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17171868"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans notre milieu, la profession se transforme peu à peu en une grande famille recomposée, avec ses mariages arrangés, ses pactes de sang et ses secrets bien gardés. On ne défend plus un métier, on protège les siens. Le cousin, le gendre, le camarade de promo. Ceux du réseau. Ceux du <em>«groupe»</em>. Ceux qui font semblant d’être en désaccord, mais se retrouvent à chaque commission.</p>



<p>Ce n’est plus une institution, c’est un mariage permanent. Une tribu urbaine où l’Ordre agit comme une belle-famille : autoritaire, opaque, conservatrice. On distribue les projets comme des dots, on fait passer les concours comme des alliances, et on couvre les fautes comme on étouffe un scandale dans un souper.</p>



<p>Et gare à celui qui ose parler. Une règle tacite règne, une loi du silence qu’on n’ose même plus questionner : ne pas laver le linge sale en public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des logiques claniques</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Briser cette règle, c’est commettre une profanation. C’est trahir une sorte de serment d’adhésion non écrit, hérité des logiques claniques: <em>«Tais-toi, même si tu sais»</em>. Celui qui la transgresse reçoit, symboliquement, le baiser de la mort : mise à l’écart, harcèlement, boycott. Il devient persona non grata dans les cercles.</p>



<p>Certains diront : <em>«Mais il y a des conflits ! Les architectes se déchirent !»</em></p>



<p>Oui. Mais comme dans toute famille toxique, ce sont des disputes de pouvoir, pas des débats de fond. Ce sont des conflits de sang, pas d’idées.</p>



<p>On se bat pour un strapontin, qu’on imagine trône. Il faut donc qu’il rapporte quelque chose — autrement, pourquoi tant de rage pour l’atteindre? Sûrement qu’il y a du prestige, mais aussi du pouvoir, des passe-droits, des marchés à orienter, et parfois, appelons les choses : des rétrocommissions à blanchir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tsvNE8z8Cy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/embed/#?secret=b6yFtAhAIw#?secret=tsvNE8z8Cy" data-secret="tsvNE8z8Cy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Chacun cherche à se rapprocher du <em>«principe»</em>, du centre, de ce feu tiède où se brassent les appels d’offres, les signatures et les petits arrangements. Et pour cela, beaucoup acceptent de devenir de simples lurons : amuseurs dociles, instruments décoratifs d’un pouvoir clanique.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout. Il faut appeler les choses par leur nom : Le corporatisme est pour une société ce que la lèpre est pour la peau. Il ronge lentement les corps vivants de la démocratie. Il isole, il anesthésie, il déforme. Il protège les plus forts et invisibilise les plus justes.</p>



<p>Sur les plateaux d’une balance symbolique, il y a les corporations, souvent de confession fasciste, repliées, violentes, intouchables. Et de l’autre côté, les citoyens : désarmés, moqués, assignés à se taire.</p>



<p>Et ce n’est pas qu’un problème moral, c’est aussi un ratage économique.</p>



<p>Quand un architecte s’accroche au gain facile, à l’appel d’offres biaisé, au projet politique, il doit ensuite le blanchir. Il exfiltre l’argent hors des circuits productifs : achat d’un terrain au nom de la belle-famille, rénovation d’un bien sous couvert, consommation de luxe.</p>



<p>Cet argent ne crée aucune plus-value. Il ne retourne jamais à la communauté. Il est capté, figé, stérilisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poison lent du corporatisme</h2>



<p>Le corporatisme, contrairement à ce qu’on croit, bloque la circulation des richesses. Il n’est pas moteur de développement : il en est le poison lent.</p>



<p>Et la culture dans tout cela ?</p>



<p>Elle devient une caution décorative, un outil de valorisation pour les puissants, un prétexte pour des projets sans âme. L’État s’imagine qu’elle pourra servir à décorer le néant, stabiliser un peu de paix sociale, attirer l’œil de quelque mécène étranger. Mais la vérité, c’est que cette politique culturelle est un échec intégral.</p>



<p><em>«La crise consiste précisément dans le fait que l&rsquo;ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître. Dans cet interrègne surgissent les phénomènes morbides les plus variés»</em>, disait Antonio Gramsci.</p>



<p>Nous y sommes. L’ancien monde refuse de mourir. Le nouveau est encore sans voix. Et entre les deux, surgissent les formes morbides : les clans professionnels, les postures creuses, les médiocres qui s’accrochent aux titres sans jamais porter le moindre projet vivant.</p>



<p>Alors il faut choisir. Soit on se tait et on mange avec eux, soit on parle et on construit contre eux.</p>



<p>Moi, j’ai choisi. Je suis architecte, oui — mais je suis d’abord citoyen. Et ce n’est pas dans une réunion de famille que je veux exercer ma parole.</p>



<p><em>* Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VRP4d3sfe8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/">La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/embed/#?secret=Ec9ZdZq51z#?secret=VRP4d3sfe8" data-secret="VRP4d3sfe8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; La crise culturelle, un miroir brisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Jul 2025 10:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[crise culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’espace bâti eb Tunisie, naguère porteur de sens et de beauté, est désormais livré à l’anarchie spéculative et à la perte de repères.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/27/tunisie-la-crise-culturelle-un-miroir-brise/">Tunisie | La crise culturelle, un miroir brisé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie traverse une crise politique, sociale et économique profonde, que nul n’ignore. Les chiffres parlent, les visages l’expriment, les rues le crient. Mais au cœur de cette tourmente, un autre pan de notre être collectif s’effondre plus discrètement : la culture. Un effondrement plus silencieux, mais peut-être plus grave. Car si les crises politiques se traitent par des réformes, les fractures économiques par des mesures de redressement, une crise culturelle, elle, altère la conscience même d’un peuple.</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17108539"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans une société où l’architecture, la littérature, la musique et les arts étaient autrefois le souffle discret d’une résistance, la culture semble désormais reléguée à l’ornement, au folklore, à la distraction, au futile.</p>



<p>L’architecture est un prisme. Elle révèle le lien d’un peuple à son histoire, à son imaginaire collectif, à son avenir. En Tunisie, ce prisme est brisé. L’espace bâti, naguère porteur de sens, d’identité et de beauté, est aujourd’hui livré à l’anarchie, au cynisme spéculatif, à la perte de repères. L’urbanisme n’est plus un projet, mais une fatalité. Le patrimoine, un fardeau. La beauté, une option.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une crise imbriquée</h2>



<p>Comment ne pas voir dans cette dégradation de nos villes, de nos paysages et de nos gestes architecturaux, le symptôme d’une crise culturelle profonde ? Car bâtir, c’est déjà penser. Et ce que nous bâtissons aujourd’hui dit tout de notre vide intérieur.</p>



<p>Il serait naïf de croire que cette crise culturelle est isolée. Elle est le fruit — mais aussi la matrice — des autres crises. Une société privée de rêves, de récits, de repères symboliques, est une société vulnérable. La culture n’est pas un luxe. Elle est ce qui donne sens à l’économie, dignité à la politique, humanité au social.</p>



<p>La disparition des lieux de débat, le rétrécissement des espaces de création, la marginalisation des penseurs et artistes, la désertification intellectuelle des institutions : tout cela crée un vide dans lequel prospèrent l’ignorance, la résignation et parfois la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des responsabilités à assumer</h2>



<p>Il est temps que les acteurs culturels — architectes en tête — assument leur part de responsabilité dans ce naufrage. Trop souvent, nous avons fui en avant. Trop souvent, nous avons préféré le confort des colloques aux actes courageux, les discours aux engagements concrets.</p>



<p>Cette responsabilité est double.</p>



<p>La première est directe : nombreux sont ceux qui ont accepté de servir un système qui les humilie. Ils se sont mis à la table du pouvoir, même lorsqu’on ne leur offrait que du pain noir. Ils ont renoncé à leur rôle de conscience pour devenir des techniciens dociles, des décorateurs du déclin, des gestionnaires du renoncement.</p>



<p>La seconde est indirecte, mais tout aussi destructrice : elle consiste à se draper dans une posture de victime permanente. À chaque nouveau bâton dans les roues, on lève les bras au ciel, on proteste, on simule le refus, mais sans jamais aller au bout de la rupture. On joue à préserver sa dignité… tout en piétinant celle des citoyens. Ce théâtre de la plainte empêche toute refondation.</p>



<p>Et entre les deux, il faut nommer ce qui étouffe : la responsabilité du politique, bien sûr — mais aussi l’ego ignorant des décideurs, incapables d’envisager la culture comme un enjeu stratégique.</p>



<p>L’un des héritages les plus pernicieux de Ben Ali dans le champ des arts aura été de nous laisser une élite administrative aussi inculte que le plus simple des citoyens, qui n’aurait pas compris cette phrase de Victor Hugo : <em>«L’architecture, c’est le grand livre de l’humanité.»</em></p>



<p>Alors oui, face à cela, il devient vital de réhabiliter le militantisme culturel, et de l’incarner pleinement. Les architectes, en particulier, ne peuvent plus détourner le regard pendant que leur pays est vandalisé — par l’argent, par l’indifférence, par l’ignorance.</p>



<p>Que faire ? Continuer à expatrier nos jeunes architectes brillants pendant que l’on importe des modèles urbains préfabriqués, des produits chinois, un béton sans âme ? Sommes-nous devenus incapables de bâtir nous-mêmes notre propre avenir ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refaire société par la culture</h2>



<p>Le chantier est immense. Mais il est vital. La Tunisie de demain ne se bâtira pas seulement avec des plans économiques ou des réformes institutionnelles. Elle devra retrouver ce souffle, cette dignité culturelle qui faisait d’elle, jadis, un phare. Redonner à l’architecture sa poésie. À la parole sa puissance. À la mémoire sa profondeur.</p>



<p>Et cela commence par un acte simple, mais difficile : se tenir debout. Ne plus déléguer à d’autres ce que nous seuls pouvons porter.</p>



<p>* <em>Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="16aQZEkCRX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/">La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/embed/#?secret=NYt1uO1T22#?secret=16aQZEkCRX" data-secret="16aQZEkCRX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 07:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[paysage urbain]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui porte la responsabilité du paysage urbain  laid et dégradé dans la plupart des villes tunisiennes ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Alors que nos villes se diluent dans une monotonie inquiétante, que nos quartiers s’étalent sans âme, et que l’espace public se meurt sous les coups conjugués de la spéculation et de la médiocrité, une question s’impose : qui porte la responsabilité de ce paysage urbain laid et en déshérence ?</strong> (<em>Ph. Avenue Hedi Nouira à Ennasr, Ariana)</em>. </p>



<p><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-17038881"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis trop longtemps, une réponse paresseuse s’imposait dans les cercles professionnels et ui renvoyait la responsabilité de ce gâchis à l’administration publique. L’urbanisme serait entravé par des règlements obsolètes, une bureaucratie aveugle et une corruption rampante. À cela s’ajoute un autre coupable commode : le citoyen, présenté comme ignorant, peu sensible à l’architecture, indifférent à la qualité du cadre de vie.</p>



<p>Mais cette défausse systématique masque une autre vérité, plus inconfortable, plus intime : la démission silencieuse d’une partie du corps des architectes.</p>



<p>C’est dans ce contexte que nous lançons une campagne médiatique nationale, destinée à réveiller les consciences, à exposer les non-dits, et à inviter l’ensemble des acteurs à un sursaut. Il ne s’agit pas de dénoncer pour dénoncer, mais d’appeler à une prise de position lucide, responsable et courageuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une profession en retrait face à ses obligations</h2>



<p>L’architecte est censé être le garant de la qualité de l’environnement bâti. Pourtant, dans la pratique, trop nombreux sont ceux qui se contentent d’exécuter, de valider, de s’adapter, parfois même de se compromettre. Le paysage urbain actuel — fait de volumes incohérents, de matériaux bas de gamme, d’espaces publics délaissés — ne peut pas être uniquement le fruit de décisions administratives ou de choix imposés. Il est aussi le produit d’une chaîne de renoncements professionnels.</p>



<p>L’architecture, par sa nature, n’est jamais neutre. Elle façonne la société autant qu’elle en émane. Lorsqu’elle devient purement décorative ou réduite à un acte commercial, elle cesse d’être un outil de transformation sociale. Cette dérive n’est pas une fatalité : c’est une posture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une culture du bâti à reconstruire collectivement</h2>



<p>Il est trop facile de dire que <em>«le citoyen ne comprend pas»</em>. La réalité, c’est qu’on ne lui parle plus. L’architecture est absente des débats publics, exclue des écoles, ignorée par les médias généralistes. Qui porte cette responsabilité sinon nous-mêmes, architectes ? Si notre langage s’est refermé sur lui-même, si nos gestes se sont vidés de sens, alors la distance avec le public n’est pas une fatalité, mais le résultat de notre silence.</p>



<p>C’est pourquoi cette campagne s’adresse également aux citoyens, aux journalistes, aux enseignants, aux urbanistes, aux élus. Nous voulons reconstruire un dialogue, recréer un imaginaire collectif autour de la ville, réaffirmer que l’architecture est une affaire publique, pas une simple affaire d’experts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rempart contre la spéculation foncière</h2>



<p>Dans un contexte où le sol devient une marchandise, où chaque mètre carré est exploité sans vision, l’architecture reste l’un des rares contre-pouvoirs possibles. L’architecte, lorsqu’il assume son rôle, peut ralentir, repenser, proposer d’autres usages, défendre la beauté et la justice spatiale.</p>



<p>Mais cela suppose un engagement, une éthique, un courage. Il ne s’agit pas d’idéalisme, mais de lucidité. Notre métier est politique au sens noble : il engage la cité, il engage notre temps. Le réduire à un service technique, c’est trahir son essence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un appel à la responsabilité partagée</h2>



<p>Nous, architectes citoyens, lançons donc un appel public : aux architectes d’abord, pour qu’ils reprennent la parole, qu’ils assument leurs échecs mais aussi leur potentiel ; à l’administration, pour qu’elle cesse de considérer le projet architectural comme une variable d’ajustement ; aux citoyens, pour qu’ils exigent de meilleurs cadres de vie ; aux médias, pour qu’ils relaient ces enjeux.</p>



<p>Il n’y aura pas de ville durable sans architecture responsable.</p>



<p>Il n’y aura pas de société harmonieuse sans un urbanisme porteur de sens.</p>



<p>Il n’y aura pas de futur commun si nous laissons nos paysages à l’abandon.</p>



<p>* <em>Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Os7ipta2Zk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/embed/#?secret=01ebWYCPgg#?secret=Os7ipta2Zk" data-secret="Os7ipta2Zk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
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		<title>‘‘Rwama’’ de Salim Zerrouki &#124; Voyage au cœur de l’Algérie contemporaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/rwama-de-salim-zerrouki-voyage-au-coeur-de-lalgerie-contemporaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 11:55:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aguerabi Bachr]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumediene]]></category>
		<category><![CDATA[Rwama]]></category>
		<category><![CDATA[Salim Zerrouki]]></category>
		<category><![CDATA[utopie socialiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Rwama’’ de Salim Zerrouki, n’est pas simplement une bande dessinée, mais un véritable voyage au cœur de l’Algérie contemporaine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/rwama-de-salim-zerrouki-voyage-au-coeur-de-lalgerie-contemporaine/">‘‘Rwama’’ de Salim Zerrouki | Voyage au cœur de l’Algérie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Rwama’’, scénario, dessin et couleurs de Salim Zerrouki, n’est pas simplement une bande dessinée, mais un véritable voyage au cœur de l’Algérie contemporaine, où l’architecture, la mémoire et l’histoire se rencontrent dans une fresque saisissante. À travers cette biographie documentaire, le dessinateur fait de l’immeuble de son enfance un personnage à part entière, un microcosme d’Algérie qui incarne les rêves, les tensions et les contradictions d’une nation en perpétuelle transformation.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-15815196"></span>



<p>Le premier tome, <em>‘‘Rwama – Mon enfance en Algérie (1975-1992)’’</em>, paru me 15 mars 2024 aux éditons Dargaud en France, présente l&rsquo;immeuble emblématique des hauteurs d&rsquo;Alger, conçu dans le cadre des Jeux méditerranéens de 1975 par l’Ecotec sous la direction de Aguerabi Bachr. Ce bâtiment circulaire, symbole de l’utopie socialiste portée par le régime de Houari Boumediene, devait incarner le rêve d’une Algérie moderne, ouverte sur le monde et tournée vers le progrès.</p>



<p>Dans cet espace cosmopolite, où cohabitent Algériens, Russes, Cubains et Allemands de l’Est, l&rsquo;auteur nous plonge dans une enfance marquée par l’illusion d’un avenir radieux, en dépit des inégalités et des tensions qui éclosent dans les coulisses de cette mixité apparente.</p>



<p>L’immeuble, symbole d’un idéal communiste, devient peu à peu un miroir des contradictions d’une époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15815263" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-BD.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L’adolescence à l’ombre de la guerre civile</h2>



<p>Le second tome, <em>‘‘Rwama – Mon adolescence en Algérie (1992-2000)’’</em>, paru le 24 janvier 2025, fait face à une rupture brutale. À quatorze ans, Salim Zerrouki voit son monde basculer. La guerre civile déchire l’Algérie, et l’immeuble, jadis lieu de vie et de partage, devient un espace clos et oppressant. Le pays, plongé dans la violence et la peur, se mure dans un silence lourd, où l’adolescence se vit sous surveillance, entre couvre-feu et montée de l’extrémisme. Tandis que certains jeunes se réfugient dans les vestiges du monde occidental, d’autres s’enferment dans un conservatisme exacerbé. L’immeuble Rwama, autrefois lieu d’ouverture, devient alors le symbole d’un pays fracturé, entre espoirs déchus et réalités amères.</p>



<p>Dans <em>‘‘Rwama’’</em>, l’architecture n’est pas qu’un simple décor, mais un personnage à part entière. Salim Zerrouki insuffle une âme à cet immeuble circulaire, lui donnant vie à travers des dessins épurés mais d’une grande expressivité.</p>



<p>Les perspectives, les jeux d’ombres et de lumières, les cadrages qui enferment ou libèrent les personnages, tout est pensé pour que le bâtiment reflète les transformations du pays.</p>



<p>Rwama devient ainsi un miroir de l’histoire, un lieu de mémoire où chaque détail, chaque couloir, chaque fenêtre, porte les traces des changements sociaux, politiques et humains qui secouent l’Algérie.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="670" height="904" data-id="15815283" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama.jpg" alt="" class="wp-image-15815283" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama.jpg 670w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-222x300.jpg 222w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-580x783.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 670px) 100vw, 670px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="671" height="904" data-id="15815282" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-2.jpg" alt="" class="wp-image-15815282" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-2.jpg 671w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-2-223x300.jpg 223w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Rwama-2-580x781.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 671px) 100vw, 671px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre visuelle puissante et évocatrice</h2>



<p>La BD <em>‘‘Rwama’’</em> dépasse l’autobiographie dessinée : c’est une œuvre documentaire d’une rare puissance évocatrice. Zerrouki ne se contente pas de raconter une histoire personnelle, il inscrit son vécu dans une architecture qui a elle-même été témoin des soubresauts d’un pays. L’auteur mêle l’intime et le politique, dévoilant, à travers l’humour acide et la lucidité de son regard, les dynamiques sociales et les bouleversements historiques qui ont façonné une génération.</p>



<p>Les deux tomes de <em>‘‘Rwama’’</em> s’imposent comme une lecture essentielle pour comprendre la relation entre les espaces et les destins, et pour saisir les paradoxes d’une Algérie qui oscille entre espoir et désenchantement.</p>



<p>À travers cette biographie documentaire, Salim Zerrouki nous offre bien plus qu’un récit personnel : il nous invite à plonger dans une Algérie méconnue, où l’architecture devient le témoin des luttes, des espoirs et des frustrations d’une époque marquée par les rêves d’un avenir meilleur, puis par les fractures sociales et politiques de la guerre civile.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/rwama-de-salim-zerrouki-voyage-au-coeur-de-lalgerie-contemporaine/">‘‘Rwama’’ de Salim Zerrouki | Voyage au cœur de l’Algérie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Débat à la Cité des Sciences de Tunis : «Territoire et alternatives»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/debat-a-la-cite-des-sciences-de-tunis-territoire-et-alternatives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 06:01:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evénement intitulé «Territoire et alternatives» à la Cité des Sciences de Tunis le vendredi 22 novembre. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’association Architectes Citoyens, qui rassemble des professionnels engagés pour une architecture porteuse de transformation sociale et urbaine, organise un événement intitulé «Territoire et alternatives» à la Cité des Sciences de Tunis le vendredi 22 novembre à partir de 14h30.</em></strong> <em>(Illustration : Chamakh Bouslama).</em></p>



<span id="more-14534834"></span>



<p>En ouverture, Chamakh Bouslama présentera son film <em>‘‘Emna’’.</em> A travers une réflexion sur l’exil ou la dépression, le cinéaste explore ce que pourrait être un territoire alternatif, un espace où la matière, les mots, les cultures et les frontières physiques deviennent secondaires, permettant d’envisager une communication et une compréhension intuitives.</p>



<p>Prennent part au débat des experts venus de domaines divers pour croiser leur réflexion sur l’espace, le territoire, l’urbanisme et l’architecture. On en citera Leila Ammar, architecte enseignante, Moez Bouraoui, urbaniste enseignant, Kouraich Jaouahdou, activiste pour la démocratie participative, Hamadi Ben Jaballah, philosophe enseignant, Mohamed Kerrou, sociologue enseignant, Amor Khouja, architecte, Salsabil Klibi, &nbsp;juriste enseignante, Jeorge Riesen, psychothérapeute (Suisse), Rafaa Tabib, géopoliticien enseignant, et Houcine Tlili, historien de l’art. &nbsp;</p>



<p>La manifestation est organisée en partenariat avec l’Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme (ENAU) et l’Ordre des architectes de Tunisie (OAT). &nbsp;</p>
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		<title>La Tunisie a-t-elle encore besoin de ses architectes ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/22/la-tunisie-a-t-elle-encore-besoin-de-ses-architectes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jun 2024 10:09:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, près de la moitié du parc immobilier est constitué d’habitats informels. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/22/la-tunisie-a-t-elle-encore-besoin-de-ses-architectes/">La Tunisie a-t-elle encore besoin de ses architectes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous faisons tout, en Tunisie, pour mériter notre statut de pays sous-développé, et cela ne se limite pas seulement au fait que nous aimons vivre dans des conditions insalubres. Gouvernants et citoyens ont décidé que les choses doivent rester dans l’état de précarité où elles sont depuis toujours. Comment, vous demandez-vous? Notamment en réduisant le rôle de l’architecte et de l’urbaniste à une simple formalité.</em></strong> (Illustration : </p>



<p><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-13414111"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Partout où ils se soucient du bien-être de leurs concitoyens, les dirigeants mettent les architectes et les urbanistes sur les devants de la scène, sauf chez nous où, pour avoir négligé notre cadre de vie, nous avons manqué le train du développement. En fait, nous avons manqué deux rendez-vous cruciaux pour notre pays, ceux du 14 janvier 2011 et du 25 juillet 2021, changements politiques majeurs qui ne se sont pas traduits, pour les citoyens, par une amélioration notable de leur cadre de vie.</p>



<p>Les citoyens ont droit à une vie de qualité, et ce droit mérite peut-être un ministère dédié. Comprenez bien, chez nous, les architectes sont prisonniers d’un ministère, l’Equipement et l’Habitat, qui confond œuvre et ouvrage, conception et travaux, et il suffit de voir le bâtiment morne et triste où il est logé pour mesurer l’importance qu’il accorde à la qualité de la vie.</p>



<p>Pour son 25<sup>e</sup> congrès électif, l’Ordre national des architectes doit faire, lui aussi, un bilan de ses réalisations, plutôt rares, et de ses échecs, assez nombreux. Et son plus grand échec réside dans le fait que, par son inaction, il s’est rendu complice de la marginalisation de la profession.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kd5r0VMYYW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/">Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/embed/#?secret=ZnqvXvU8fd#?secret=Kd5r0VMYYW" data-secret="Kd5r0VMYYW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Architectes, réveillez-vous ! Aucun prince sur son cheval blanc ne viendra vous sauver. La Tunisie vous appartient plus qu’aux ministres qui se succèdent, et laissent la situation générale dans le pays se détériorer davantage. Vous devez lutter contre l’ignorance et l’incompétence des dirigeants, dont certains devraient être éloignés pour le bien de la communauté. Sinon, comment expliquer qu’avec un si grand nombre d’architectes sur le marché, nous ayons un paysage urbain aussi laid et aussi médiocre. Rappelez-moi si j’ai oublié une seule œuvre digne d’être mentionnée qui aurait été réalisée au cours des dernières décennies !</p>



<p>Est-il concevable aussi qu’en Tunisie, l’habitat spontané représente une proportion si significative du paysage urbain ? Selon les données disponibles, près de la moitié du parc immobilier national est constitué d’habitats informels, c’est-à-dire non autorisés voire anarchiques. Ce fléau s’est aggravé, passant de 12% en 2010 à près de 48% en 2021. Ces habitats spontanés se sont développés principalement en raison de l’absence de logements adéquats et accessibles pour une large partie de la population. Des logements conçus par des architectes, dont le rôle est fondamental dans la mise en place d’un cadre de vie agréable. Ne sont-ce pas eux qui conçoivent des bâtiments et des espaces urbains fonctionnels, esthétiques et durables, répondant aux besoins de la société&nbsp;? En intégrant les traditions et l’histoire locales dans leurs designs, ne préservent-ils pas l’identité culturelle de la communauté&nbsp;? Par l’innovation, en introduisant de nouvelles technologies et des matériaux innovants, tels ceux garantissant l’efficacité énergétique, n’améliorent-ils pas la qualité de vie des citoyens&nbsp;? Ne jouent-ils pas également un rôle crucial dans la conception de bâtiments écologiques, réduisant ainsi l’empreinte carbone et promouvant un développement durable&nbsp;? Ne contribuent-t-ils pas, ce faisant, à la création d’espaces publics accessibles et inclusifs, favorisant l’interaction sociale et la cohésion de communauté&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ozc0M4hdE1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/29/attribution-marches-publics-blues-architectes-tunisiens/">Attribution des marchés publics : Le blues des architectes tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attribution des marchés publics : Le blues des architectes tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/29/attribution-marches-publics-blues-architectes-tunisiens/embed/#?secret=3KY5Z1sQgA#?secret=ozc0M4hdE1" data-secret="ozc0M4hdE1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Bref, l’architecte façonne non seulement l’environnement bâti, mais aussi les dynamiques sociales et culturelles&nbsp;et contribue à l’édification d’une nation et au développement d’une civilisation. C’est pourquoi son rôle doit être valorisé dans une société qui aspire au développement. Mais ce n’est malheureusement pas le cas en Tunisie, où les architectes sont considérés comme la cinquième roue de la charrette.</p>



<p>C’est pour cela que le Conseil de l’ordre des architectes, qui s’apprête à tenir son 26<sup>e</sup> congrès, a beaucoup de pain sur la planche pour redorer le blason des architectes et, d’abord, pour les imposer comme des artistes avant tout, confrontés à une administration à la fois sourde et bavarde, qui multiplie décrets et arrêtés dont l’unique but est de marginaliser les architectes et de réduire leur rôle dans la société à de simples comparses sans impact réel sur la vie de leurs compatriotes.</p>



<p><em>* Architecte. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c65L6OMAvD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/24/tunisie-les-villes-sont-moches-mais-que-font-les-architectes/">Tunisie : Les villes sont moches, mais que font les architectes ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les villes sont moches, mais que font les architectes ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/24/tunisie-les-villes-sont-moches-mais-que-font-les-architectes/embed/#?secret=OHnLA9jisI#?secret=c65L6OMAvD" data-secret="c65L6OMAvD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>L’hôtel du Lac de Tunis en forme de pyramide inversée ne sera pas démoli</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/lhotel-du-lac-de-tunis-en-forme-de-pyramide-inversee-ne-sera-pas-demoli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 09:36:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anas Boukhriss]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[architecture brutaliste]]></category>
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		<category><![CDATA[Hôtel du Lac]]></category>
		<category><![CDATA[Raffaele Contigiani]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Hôtel du Lac à Tunis ne sera pas démoli. Sa structure sera préservée et son architecture rénovée de manière à faire de cet établissement une attraction touristique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/lhotel-du-lac-de-tunis-en-forme-de-pyramide-inversee-ne-sera-pas-demoli/">L’hôtel du Lac de Tunis en forme de pyramide inversée ne sera pas démoli</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le célèbre Hôtel du Lac à Tunis ne sera pas démoli. Sa structure sera préservée et son architecture rénovée de manière à faire de cet établissement emblématique de l’architecture moderniste des années 1950 et 1970 un point d’attraction touristique au cœur de la capitale tunisienne.</em></strong></p>



<span id="more-13113174"></span>



<p> C’est ce qui a été décidé lors d’une réunion entre des responsables du ministère du Tourisme, dont le siège jouxte cet hôtel, et les dirigeants de la société d’investissement libyenne qui en est propriétaire, après l’avoir acheté il y a une vingtaine d’années à un hôtelier tunisien.  </p>



<p>Selon le délégué au tourisme de Tunis, Anas Boukhriss, cité par l’agence Tap, des centaines de citoyens, créatifs, artistes et militants de la société civile s’étaient opposés, en 2013, à l’idée de démolir l’hôtel pour construire un autre bâtiment sur son emplacement comme le propriétaire en avait eu alors l’intention. Ils ont lancé diverses initiatives pour appeler à sauvegarder ce bâtiment, symbole d’une architecture brutaliste ayant fleuri dans le monde il y a quelques décennies.</p>



<p>Conçue au début des années 1970 par l’architecte italien Raffaele Contigiani, la construction qui a révolutionné le paysage architectural tunisien avec sa forme caractéristique de pyramide inversée est abandonnée depuis 20 ans, mais représente dans le cœur de nombreux Tunisiens le symbole d’une phase historique, d’une identité culturelle et d’une perspective de progrès qui a ouvert le pays à de profonds changements.</p>



<p>La structure en pyramide inversée ressemble à un grand oiseau qui déploie ses ailes, à une figure hiératique qui ouvre ses bras et son manteau, à quelque chose qui s’ouvre vers le ciel&#8230; Sa position à proximité sur les berges du Lac de Tunis dote ses chambres d&rsquo;une très belle vue sur la capitale et ses environs.</p>



<p>Le projet architectural a fait débat pour son style défini comme <em>«brutal»</em>, paradoxal, provocateur et tout cela semble avoir envoûté un grand réalisateur-producteur de cinéma comme George Lucas qui semble s&rsquo;en être inspiré pour créer la forteresse apparaissant dans sa fameuse saga <em>de l&rsquo;espace ‘‘Star Wars’’</em>, en partie tournée dans le désert du sud tunisien.</p>



<p>Le brutalisme est un style architectural hérité du Royaume Uni. Il a connu une grande popularité dans les années 50 jusqu’aux années 70. Il se distingue par des formes simples et épurées, avec une prédominance du béton laissé brut, la non dissimulation des infrastructures techniques et la répétition des fenêtres. L’hôtel du Lac de Tunis est l’une des plus célèbres incarnation de ce style architectural qui a fait son temps.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/lhotel-du-lac-de-tunis-en-forme-de-pyramide-inversee-ne-sera-pas-demoli/">L’hôtel du Lac de Tunis en forme de pyramide inversée ne sera pas démoli</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La bataille du cadre de vie reste à mener</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/la-bataille-du-cadre-de-vie-est-reste-a-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 May 2024 09:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des architectes de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce que nous, citoyens de tous bords, méritons cet urbanisme chaotique qui nous est infligé? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/la-bataille-du-cadre-de-vie-est-reste-a-faire/">La bataille du cadre de vie reste à mener</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-ce que nous, citoyens de tous bords, méritons cet urbanisme chaotique qui nous est infligé? N’est-il pas temps d’agir pour sauver ce qui peut encore être sauvé? Embellir nos villes, améliorer notre cadre de vie, mettre un peu de couleur et de poésie dans notre environnement&#8230;</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-13036050"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’évolution démographique et économique de la Tunisie conduit à une densification croissante de ses villes. En 2024, environ 70% de la population est urbanisée. Cette situation pourrait entraîner un abandon des zones rurales. Quelle que soit la perspective adoptée, ce sera insoutenable pour un pays qui se considère encore jeune, malgré ses 3000 ans d’histoire. Cela est principalement dû au fait que les élites dirigeantes ne considèrent le présent et l’avenir qu’à travers le prisme de la pérennisation de leur pouvoir.</p>



<p>Les zones urbaines étouffent, tout comme nous suffoquons aux heures de pointe dans nos moyens de transport. Nos villes manquent d’air, leurs habitants serrés les uns contre les autres, enserrées par des banlieues aux murs de brique rouge, souvent non enduits. La vie y est dure, et d’autant plus intenable qu’elle aurait pu être agréable, eu égard la richesse du cadre naturel et du patrimoine culturel.</p>



<p>A ce propos, des questions se posent&nbsp;: Que font les écoles d’architecture avec leurs enseignants censés former mais qui déforment? Et que font les architectes, avec leur ordre qui se déchire? Et le ministère de l’Équipement qui veut donner l’impression de maîtriser la situation alors que beaucoup de choses lui échappent? Et les municipalités, que font-elles pour améliorer le cadre de vie des citoyens? Pas grand-chose, encore heureux qu’elles parviennent à lever les ordures… &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le désordre des architectes</h2>



<p>L’Ordre des architectes, organisme cinquantenaire et qui s’apprête à tenir sa 25e élection, est censé jouer un rôle central dans l’embellissement de l’espace urbain. Mais il se laisse berner par un gouvernement qui lui accorde peu d’attention et le néglige carrément. Il faut dire qu’il n’a pas beaucoup changé depuis 1974, année de sa création.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f9AcZ2TH4Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/ghar-el-melh-chronique-dun-riche-patrimoine-massacre/">Ghar El-Melh : Chronique d&rsquo;un riche patrimoine massacré</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ghar El-Melh : Chronique d&rsquo;un riche patrimoine massacré » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/ghar-el-melh-chronique-dun-riche-patrimoine-massacre/embed/#?secret=82TebDlZvs#?secret=f9AcZ2TH4Q" data-secret="f9AcZ2TH4Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le nombre croissant des architectes, leur répartition sur le territoire et surtout leur moyenne d’âge qui baisse sans cesse sont des éléments qui plaident en faveur d’une plus grande décentralisation. Tout ne doit plus se décider à Tunis et de manière unilatérale. Les communes doivent avoir leur poids dans le système décisionnel avec un seul objectif : améliorer le cadre de vie des citoyens et assurer le plein emploi pour les jeunes, dont beaucoup cherchent par tous les moyens à s’expatrier.</p>



<p>Nous avons, aujourd’hui, un bon angle de tir, nos aspirations étant également portées par le sommet de l’Etat, comme par la société civile, et c’est là une belle opportunité pour nous organiser autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une place à reconquérir</h2>



<p>Le pessimisme des architectes doit céder la place à l’action. Ils doivent se mobiliser collectivement pour la qualité de vie de leurs concitoyens. Et retrouver leur place au cœur de la société, qu’ils ont délibérément abandonnée. Pendant des décennies, ils n’ont regardé que leurs intérêts personnels à travers le prisme des lois régissant une profession qui s’est éloignée de sa mission première. Avec un ordre qui laisse le désordre le submerger, emportant tout sur son passage.</p>



<p>Est-ce que nous, citoyens de tous bords, méritons cet urbanisme chaotique qui nous est infligé? N’est-il pas temps d’agir pour sauver ce qui peut encore être sauvé? Embellir nos villes, améliorer notre cadre de vie, mettre un peu de couleur et de poésie dans notre environnement&#8230;</p>



<p>* <em>Architecte.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WQ3cLQChGs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/">Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/embed/#?secret=4SRzsBhTaz#?secret=WQ3cLQChGs" data-secret="WQ3cLQChGs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/la-bataille-du-cadre-de-vie-est-reste-a-faire/">La bataille du cadre de vie reste à mener</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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