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	<title>Archives des Aymen Bessalah - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Aymen Bessalah - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : l’opposition politique fragmentée au régime de Kaïs Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 10:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aucun changement n’est à venir en Tunisie et le dialogue entre les citoyens, et pas seulement entre les acteurs politiques, semble de plus en plus éloigné.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/tunisie-lopposition-politique-fragmentee-au-regime-de-kais-saied/">Tunisie : l’opposition politique fragmentée au régime de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que Kaïs Saïed consolide son emprise sur la vie politique, l’opposition politique tunisienne reste fragmentée sans perspectives viables de rapprochement dans un avenir proche.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Aymen Bessalah</strong></p>



<span id="more-7288204"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah.jpg" alt="" class="wp-image-7275737" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le 13 mars 2023, le parlement tunisien récemment élu a tenu sa première session. Quelques jours auparavant, le président Kaïs Saïed avait pris une décision de dernière minute pour imposer son programme politique en dissolvant les conseils municipaux et en modifiant la loi électorale, en mettant à leur place des conseils locaux et régionaux qui éliraient finalement la deuxième chambre du parlement. Avec ces derniers décrets, Saïed a démantelé l’intégralité de l’édifice politique institutionnel de la Constitution de 2014.</p>



<p>Dans le même temps, alors que Saïed consolide son emprise sur la vie politique tunisienne, un problème plus important persiste en arrière-plan. Bien que l’opposition subisse actuellement des attaques ciblées alors que les arrestations et les poursuites se multiplient contre ses membres, elle reste fragmentée face à ces dépassements, sans perspective viable de rapprochement dans un avenir proche.</p>



<p>Parallèlement à tout cela, il y a l’initiative de salut national portée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et d’autres organisations, et dont les contours restent inconnus et seront adressés à Saïed.</p>



<p>À la lumière de ces développements, ou de leur absence, une ventilation des variables en jeu est nécessaire alors que la Tunisie entre dans une nouvelle phase du règne de Saïed.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fragmentation persistante</h2>



<p>Dans l’état actuel des choses, l’essentiel des partis opposés à Saïed peut être classé en trois groupes. Le premier est le Front de salut national : ses principales composantes sont le parti Ennahdha, d’anciennes figures de Nidaa Tounes (un ancien parti de la coalition au pouvoir et celui de feu le président Caïd Essebsi), et d’autres personnalités politiques indépendantes qui se sont ralliées au mouvement Citoyens contre le coup d’État depuis les premiers jours de la prise de pouvoir de Saïed. Le second est un quatuor de partis sociaux-démocrates, composé du Courant démocrate, qui comptait un nombre décent de députés au parlement de 2019, et d’Ettakatol, l’ancien membre de la coalition au pouvoir de 2011-2013. Le troisième et dernier groupe est le Parti destourien libre (PDL) d’Abir Moussi, un parti faisant l’apologie de Ben Ali, qui ne reconnaît pas la révolution et qui était déjà isolé lors de la dernière législature.</p>



<p>Depuis l’auto-coup d’État de Saïed le 25 juillet 2021, les acteurs de l’opposition ont cherché à se distinguer les uns des autres, et la plupart de ces partis ne se sont pas fermement – ou totalement – opposés aux mesures de Saïed, à l&rsquo;exception des membres du Front de salut national. Les partis et acteurs ont appelé à une feuille de route claire et à une approche participative vers une phase de transition avant d’exprimer rapidement leur opposition suite à la promulgation du décret 117 en septembre 2022, avec lequel Saïed a monopolisé tout le pouvoir et gouverné par décret. Le PDL a même tenté de capitaliser sur le 25 juillet 2021 comme une victoire de sa propre campagne anti-Ennahdha et hostile à l’islam politique. Pour référence, les députés du PDL et Abir Moussi ont joué un rôle majeur dans la paralysie des travaux parlementaires de 2019 avant sa suspension en 2021 et sa dissolution ultérieure en 2022.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3VsovC4ceg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/initiative-de-salut-de-lugtt-sauver-la-tunisie-ou-se-sauver/">Initiative de salut de l’UGTT : sauver la Tunisie ou se sauver soi-même ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Initiative de salut de l’UGTT : sauver la Tunisie ou se sauver soi-même ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/initiative-de-salut-de-lugtt-sauver-la-tunisie-ou-se-sauver/embed/#?secret=KzcZQDVZIp#?secret=3VsovC4ceg" data-secret="3VsovC4ceg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il convient également de noter que la plupart des partis politiques, y compris les composantes du Courant démocratique, continuent de prendre leurs distances d’une alliance ouverte avec le Front de salut national. Cela n’est pas surprenant, car il y a encore de nombreux Tunisiens et acteurs politiques qui tiennent Nidaa Tounes et Ennahdha pour responsables des difficultés socio-économiques non résolus après 2011 et de la politique politicienne qui a permis à Saïed de s’emparer d’un pouvoir aussi illimité.</p>



<p>(&#8230;) Cette approche attentiste initiale qui a été adoptée par beaucoup en juillet 2021 concernant la prise de pouvoir de Saied, bien qu’elle ait reculé en faveur de l’orientation de l&rsquo;essentiel des critiques vers ce dernier, est toujours présente. La méfiance actuelle à l’égard de tout rapprochement avec le Front de salut national et Ennahdha s’enracine dans cette vision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mirage de ralliement</h2>



<p>Face à une telle fragmentation, la seule initiative politique qui peut, à première vue, avoir une chance d’aider à sortir de l’impasse politique actuelle est l’initiative de l’UGTT, de l’Ordre des avocats de Tunisie, de la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme et du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux. Lancée la veille du second tour des élections législatives de janvier 2023, cette nouvelle initiative cherche à jouer un rôle similaire à celui du quatuor lauréat du prix Nobel de la paix qui a négocié un dialogue au milieu de la crise de 2013.</p>



<p>Malgré le rôle critique que chacune des quatre organisations a joué dans l’histoire récente de la Tunisie, l’essentiel de son poids politique repose sur l’UGTT, et on sait peu de choses sur ce que cette initiative proposera ou quand ses éléments deviendront des informations publiques. Malgré les espoirs qu’elle suscités à ses débuts, cette initiative perd de sa pertinence au fil du temps et semble peu encline à rompre avec la voie sur laquelle le pays est engagé.</p>



<p>À partir de diverses déclarations de sa direction, suite à un manque initial de clarté sur le rôle des partis, l’UGTT a déclaré qu’elle ne s’engagerait pas avec des partis qui considèrent les événements de juillet 2021 comme un coup d’État.</p>



<p>Cela signifie qu’en plus de l’improbabilité d’un rapprochement entre les principales factions de l’opposition, l’UGTT maintiendra probablement également ses distances avec les partis d’opposition. Peut-être que le seul scénario possible où l’UGTT pourrait se rapprocher des partis d’opposition est un affrontement prolongé avec Saïed, en particulier à travers des procès ciblant la direction intermédiaire du syndicat, ce qui est actuellement le cas.</p>



<p>Une autre variable importante qui persiste est le retard du programme du FMI et son train de réformes impopulaires, que l’UGTT rejette. Pour autant, le syndicat semble plus intéressé à participer et à influencer la trajectoire politique actuelle du pays qu’à y mettre un terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Situation appelée à durer </h2>



<p>Indifférent à tout cela, Saïed refuse tout dialogue avec ses opposants qu’il qualifie de<em> «traîtres»</em> et de <em>«corrompus»</em>. Le président ignore également les appels au dialogue avec les divers acteurs politiques, y compris les syndicats et autres organisations de la société civile.<em> «Pourquoi avons-nous eu des élections alors?»</em>, a-t-il lancé  dans une de ses récentes déclarations.</p>



<p>Le président continue d’être catégorique dans sa conviction qu’aucun corps intermédiaire – en d’autres termes, aucun média, syndicat, organisation ou parti – n’est absous des <em>«crimes»</em> commis contre le peuple, et qu’il est là pour remédier à la situation, reprendre la voie révolutionnaire et <em>«nettoyer»</em> le pays. Ses attaques contre les médias et ses accusations contre toutes les entités qui critiquent ses mesures s’inscrivent dans cette logique, tout comme ses tentatives d’éloigner les partis des récentes élections en imposant un scrutin individuel pour affaiblir vraisemblablement l’influence des partis.</p>



<p>La plupart, sinon la totalité, des déclarations présidentielles incluent des discours sur la trahison ou les complots, qui font reprennent les griefs des Tunisiens et les théories complotistes répandues.</p>



<p>Un autre élément qui renforce la position de Saïed est l’absence de toute auto-évaluation publique ou d’un véritable mea culpa à travers le spectre politique pour les échecs dans la consolidation d’une démocratie post-révolution. En l’absence d’une évaluation interne par chaque parti – en particulier ceux qui faisaient partie des coalitions au pouvoir – de leur part du fardeau politique actuel et sans l’émergence de nouvelles directions à la tête des partis, la Tunisie est vouée à continuer sur cette voie.</p>



<p>Plus important encore, la position de Saïed est actuellement également renforcée par le nouveau parlement et l’annonce attendue des élections des autorités locales suite à l’introduction de ses conseils locaux par le biais d’amendements de la loi électorale. Ces conseils composeraient à leur tour la deuxième chambre du parlement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EKwWY6l1Xy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/pour-mieux-repondre-aux-attentes-de-la-societe-civile-en-tunisie/">Pour mieux répondre aux attentes de la société civile en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour mieux répondre aux attentes de la société civile en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/pour-mieux-repondre-aux-attentes-de-la-societe-civile-en-tunisie/embed/#?secret=Q5S1QUmskw#?secret=EKwWY6l1Xy" data-secret="EKwWY6l1Xy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Saïed aura désormais deux tampons : le gouvernement qui porte la responsabilité de la détérioration de l’économie et le parlement nouvellement créé qui agira comme un tampon politique et juridique lorsqu’il adoptera les nouvelles lois malgré le boycott des élections par la plupart des partis et les 11% de participation.</p>



<p>Reste à savoir dans quelle mesure ce parlement serait un allié direct du président puisque sa composition n’a pas encore été confirmée. De nombreuses déclarations ont été faites sur la victoire écrasante des partis et coalitions pro-Saïed, mais un rapport d’enquête d’Al-Qatiba affirme que 125 des 154 députés élus sont indépendants. Néanmoins, en plus du fait que le parlement n’a aucun pouvoir réel de destituer Saïed, le président jouit de pouvoirs législatifs au-delà du décret 117, car il peut organiser des référendums législatifs et contourner le parlement.</p>



<p>Une fois les élections des conseils locaux annoncées, les débats publics porteront sur le rôle de ces conseils au sein des nouvelles institutions en plus des débats actuels sur la réduction de l’espace civique et des libertés politiques.</p>



<p>En attendant, on ne sait pas encore quelles seraient les priorités législatives du prochain parlement. Cette nouvelle<em> «fonction»</em> législative, comme aime à l’appeler le président, agissant comme un tampon politique pour Saïed, pourrait même adopter des lois et des amendements restrictifs, comme celui restreignant la société civile par exemple.</p>



<p>Plus important encore, le parlement serait également un substitut parfait à Saïed pour continuer à faire pression sur le gouvernement contre le paquet de réformes requis préconisé par le FMI, car il pourrait s’opposer aux réformes qui affecteraient les subventions et les entreprises publiques.</p>



<p>Au terme du premier trimestre de 2023, la Tunisie poursuit son déclin économique; le parlement impuissant est en session; d’autres élections sont susceptibles de se produire et, pendant ce temps, des organisations clés élaborent une feuille de route qui écarte les partis d’opposition dans l’espoir d’ouvrir la voie à un rapprochement avec Saïed.</p>



<p>Compte tenu de tout cela, aucun changement n’est à venir et le dialogue entre les citoyens, et pas seulement entre les acteurs politiques, semble de plus en plus éloigné.</p>



<p>* <em>Chercheur non résident au <a href="https://timep.org/2023/03/29/the-fragmented-political-opposition-to-kais-saieds-rule/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Tahrir Institute (Timep).</a> </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/tunisie-lopposition-politique-fragmentee-au-regime-de-kais-saied/">Tunisie : l’opposition politique fragmentée au régime de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Initiative de salut de l’UGTT : sauver la Tunisie ou se sauver soi-même ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/initiative-de-salut-de-lugtt-sauver-la-tunisie-ou-se-sauver/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 07:58:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les éléments publiquement disponibles sur l’initiative de dialogue national de l’UGTT tendent vers la possibilité très probable de son échec.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/initiative-de-salut-de-lugtt-sauver-la-tunisie-ou-se-sauver/">Initiative de salut de l’UGTT : sauver la Tunisie ou se sauver soi-même ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une initiative menée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et plusieurs organisations partenaires vise à résoudre l’impasse politique apparemment sans fin en Tunisie. Bien que peu de détails sur l’initiative aient été révélés publiquement, il est important de rappeler ce que l’UGTT a signalé qu’elle pourrait impliquer et quelle portée réelle elle pourrait avoir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Aymen Bessalah</strong> *</p>



<span id="more-7275695"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah.jpg" alt="" class="wp-image-7275737" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Aymen-Bessalah-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Les conditions socio-économiques et politiques de la Tunisie sont dans une spirale descendante depuis un certain temps. Alors que le président Kaïs Saïed continue de démanteler les institutions mises en place lors de la transition démocratique post-2011 au profit des siennes, l’opposition reste fragmentée, impuissante et désormais sous la menace constante de poursuites judiciaires.</p>



<p>Face à des circonstances aussi désastreuses, une attention considérable a été portée sur une nouvelle initiative de dialogue menée par l’UGTT, le plus grand et le plus ancien syndicat du pays. En plus de ses fonctions syndicales, l’UGTT a joué un rôle politique important bien avant 2011, alors que de larges segments de l’opposition se sont tournés vers le syndicalisme comme bastion de la dissidence.</p>



<p>Depuis la révolution, l’UGTT a également joué un rôle de médiation, notamment lors de la crise de 2013 pour laquelle, avec trois organisations partenaires, elle a assuré la médiation d’un dialogue national qui a remporté le prix Nobel de la paix en 2015.</p>



<p>Malgré beaucoup d’anticipation étant donné le rôle politique clé de l’UGTT, on sait peu de choses sur l’initiative et sa longue genèse. Il est donc essentiel d’évaluer cette initiative et ce qu’elle pourrait être en mesure de réaliser, compte tenu de l’impasse actuelle et de la difficulté croissante de trouver une solution politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous savons</h2>



<p>En décembre 2022, l’UGTT a entamé des délibérations officielles avec l’Ordre des avocats de Tunisie (Onat) et la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) pour élaborer une feuille de route politique apportant des solutions à la crise du pays à plusieurs niveaux, appelée Initiative de salut national. Avec le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), les quatre organisations ont officiellement lancé cette initiative le 27 janvier 2023.</p>



<p>L’annonce a confirmé l’absence de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), le syndicat patronal qui faisait autrefois partie du Quatuor du Nobel 2015. Les raisons de cette absence sont officiellement inconnues, même s’il pourrait s’agir des craintes d’enquêtes de représailles contre les dirigeants de l’Utica. Depuis lors, peu de déclarations ont été faites concernant l’évolution de l’initiative.</p>



<p>Le nouveau quatuor a indiqué que trois commissions ont été formées pour discuter et proposer des recommandations sur trois questions : les réformes politiques et constitutionnelles, les réformes économiques et les réformes sociales. Ces commissions comprenaient des représentants et des membres des organisations, en plus d’une sélection d’experts dans ces domaines. Les résultats des travaux des commissions alimenteront et rédigeront un document plus développé qui servira de feuille de route. Une fois amendée et approuvée par les dirigeants des organisations, cette feuille de route sera présentée aux diverses composantes de la société civile lors d’un événement national pour recueillir davantage de soutien. Par la suite, les organisations le présenteront enfin au président.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QARfhQh9vv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/noureddine-taboubi-le-despotisme-et-la-repression-nont-pas-de-place-en-tunisie/">Noureddine Taboubi : «Le despotisme et la répression n’ont pas de place en Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Noureddine Taboubi : «Le despotisme et la répression n’ont pas de place en Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/noureddine-taboubi-le-despotisme-et-la-repression-nont-pas-de-place-en-tunisie/embed/#?secret=ILEIitIfD9#?secret=QARfhQh9vv" data-secret="QARfhQh9vv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En plus de l’absence de plus d’informations, il y a également eu un manque de clarté sur deux questions assez importantes. Le premier est l’intention de présenter la feuille de route au président Saïed, car ses déclarations et son comportement indiquent qu’il est très peu probable qu’il s’engage dans l’initiative. Ses initiateurs ont d’ailleurs déclaré qu’ils pensaient que le président ne s’engagerait pas avec eux, mais ils ont hésité à révéler quelles mesures seront prises lorsqu’il refusera leur feuille de route.</p>



<p>Par ailleurs, la volonté de présenter la feuille de route au président a été critiquée par nombre de partis comme ne condamnant pas le précédent établi en juillet 2021 et ne rompant pas avec le processus déclenché par Saïed.</p>



<p>De plus, les partis politiques n&rsquo;ont pas encore été inclus dans cette initiative. Ses initiateurs ont expliqué que le rôle que les partis pourraient jouer serait considéré en fonction du résultat des discussions. Cependant, la raison de la réticence des organisations à inclure des partis est probablement double : elles veulent maintenir une distance avec les partis politiques, d’une part, pour éviter que l’initiative ne soit perçue par le public comme intéressée, et d’autre part, réaffirmer le refus des organisations d’un statu quo ayant précédé le coup de force du 25 juillet 2021. Ce dernier point est confirmé par les déclarations d’un membre de la direction de l’UGTT qui affirme qu’une fois adoptée, l’initiative s’engagerait exclusivement avec des partis qui <em>«ne considèrent pas le 25 juillet 2021 comme un coup d’État»</em>.</p>



<p>Selon leurs diverses déclarations après juillet 2021, l’UGTT et les nombreuses organisations de la société civile, y compris les partenaires du syndicat dans l’initiative, n’ont pas considéré les actions de Saïed comme un coup d’État. Depuis lors, la plupart sont passés dans l’opposition, en particulier après que Saïed a adopté le décret 117, par lequel il a monopolisé tous les pouvoirs et a depuis gouverné par décret. Malgré cela, la contestation de l’UGTT porte sur le régime personnel de Saïed, et on pourrait même soutenir qu’elle est enracinée dans le désir du syndicat de préserver son propre rôle politique après 2011.</p>



<p>Il est également important de noter que l’UGTT a une faction pro-Saïed car elle est composée d’un grand nombre de syndicats avec de nombreux membres qui ont des affiliations actuelles ou antérieures avec des partis qui soutiennent actuellement Saïed.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Longue préparation</h2>



<p>Cette initiative est la dernière d’une série de tentatives de l’UGTT pour négocier une feuille de route politique après les élections de 2019. Le paysage politique fragile de la Tunisie et le parlement très fragmenté de l’époque ont conduit à diverses impasses qui ont précédé la prise de pouvoir de Saïed.</p>



<p>Ces querelles ont finalement produit une crise politique paralysante sur le plan institutionnel entre Saïed et le chef du gouvernement de l’époque, Hichem Mechichi, ainsi qu’avec le chef d’Ennahdha et président du Parlement, Rached Ghannouchi. L’UGTT rencontrait alors différents acteurs, dont le président, appelant au dialogue, et elle produisit alors une initiative portant sur les points prioritaires à discuter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="asgaoSmRQI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/tunisie-dialogue-national-noureddine-taboubi-a-la-manoeuvre/">Tunisie-Dialogue national : Noureddine Taboubi à la manœuvre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Dialogue national : Noureddine Taboubi à la manœuvre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/tunisie-dialogue-national-noureddine-taboubi-a-la-manoeuvre/embed/#?secret=RjR4WPp4zT#?secret=asgaoSmRQI" data-secret="asgaoSmRQI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le 30 décembre 2020, le président Saïed a reçu Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, qui a présenté le contenu de cette initiative. Après sa prise de position qui ne s’opposait pas au coup de force de Saïed, l’UGTT a également partagé en septembre 2021 une feuille de route contenant des mesures urgentes et prioritaires pour orienter l’État d&rsquo;exception juridique post-juillet 2021 dans une gestion participative et délibérative s’apparentant à une concertation, quelques semaines avant que Saïed ne promulgue le décret 117.</p>



<p>Plus de deux ans après, l’UGTT mène désormais une nouvelle initiative sur laquelle elle est en désaccord avec le président.</p>



<p>Malgré certaines tensions, comme le refus du syndicat de participer au simulacre de dialogue organisé par le président pour rédiger une nouvelle constitution avant le référendum de juillet 2022, la direction de l’UGTT a cherché à maintenir une voie de rapprochement avec le président malgré le désintérêt de ce dernier pour toute discussion.</p>



<p>Tout en continuant d’appeler à une approche participative, le syndicat avait dirigé ses attaques contre le gouvernement plutôt que contre le président lui-même dans l’espoir de ne pas s’aliéner Saïed, et surtout de maintenir l’unité de l’organisation car il existe toujours une faction pro-Saïed dans ses rangs.</p>



<p>Si cette situation reste inchangée, les développements concernant le programme de réforme du FMI, notamment sur les subventions et les entreprises publiques, auxquelles l’UGTT est opposée, ont fourni l’occasion à la direction d’aller de l’avant avec une initiative politique tout en préservant son unité. Sur cette base et sur le refus du syndicat de s’engager avec des partis qui considèrent les événements de juillet 2021 comme un coup d’État, il est prudent de supposer que cette initiative cherche à influencer la trajectoire politique actuelle au lieu d’y mettre fin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De nombreux points de clivage</h2>



<p>Comme mentionné, on sait peu de choses sur le contenu de l’initiative et les lignes directrices de ses délibérations. Néanmoins, il est possible de déduire quels points de discussion seraient abordés dans chaque commission. Par exemple, dans le cas des commissions des réformes économiques et sociales, il est probable que leurs recommandations seront conformes à l’accent mis par l’UGTT sur la préservation des mécanismes de protection sociale. Celles-ci donneraient la priorité à un examen inclusif au cas par cas et à une réforme des entreprises publiques, à l’absence de réduction ou de réforme des subventions, à la révision de la politique économique et à une fiscalité progressive. Cependant, on ne sait pas comment ces recommandations politiques potentielles et d’autres seront divisées en priorités à long et à court terme.</p>



<p>Les clivages au sein des membres de l’initiative se limiteraient alors, comme des rumeurs l’ont également confirmé, au comité des réformes politiques et constitutionnelles. Cette commission aborde plusieurs domaines qui ont été au centre des débats publics bien avant juillet 2021, tels que les amendements à la loi électorale, les lois régissant les partis et les organisations de la société civile, entre autres. Plus important encore, cette commission devra discuter et parvenir à un consensus sur les domaines qui divisent le spectre politique et civique depuis près de deux ans, à savoir la question de la constitution.</p>



<p>La plupart des partis politiques ont boycotté le référendum de 2022 sur la nouvelle constitution et refusent naturellement de le reconnaître à la fois pour les fautes démocratiques dans la tenue du référendum et en tant que produit du régime unilatéral et autoritaire de Saïed. Cela a produit un point de discorde dans toute tentative de négocier une solution politique, en particulier du point de vue du président et des partis qui le soutiennent et qui sont représentés au parlement actuel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zoWWs6Tdee"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/tunisie-des-voix-dissidentes-se-font-entendre-au-sein-de-lugtt/">Tunisie&nbsp;: des voix dissidentes se font entendre au sein de l’UGTT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie&nbsp;: des voix dissidentes se font entendre au sein de l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/tunisie-des-voix-dissidentes-se-font-entendre-au-sein-de-lugtt/embed/#?secret=AiO7qZ8z8h#?secret=zoWWs6Tdee" data-secret="zoWWs6Tdee" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Entre les appels au retour à la Constitution de 2014 et à son amendement, et les appels au maintien de la Constitution de 2022 et à son amendement, l’UGTT ne peut que pousser pour cette dernière, surtout si elle veut que Saïed s’engage dans son initiative. Reste à savoir quels amendements suggérer et ce que pourraient contenir les paquets de réformes politiques et constitutionnelles susceptibles de convaincre le président.</p>



<p>Par ailleurs, la question des dernières élections législatives, qui ont produit le parlement actuel, est également une priorité. Le taux de participation n’étant que d’environ 11%, la légitimité parlementaire est contestée par l’opposition. Le secrétaire général du parti nationaliste panarabe et pro-Saïed, le Mouvement Echaab, Zouhair Maghzaoui, qui avait précédemment déclaré dans des communiqués de presse que le parti s’engagerait dans l’initiative en fonction de son contenu, a récemment déclaré qu’il était trop tard pour cette feuille de route. Pour rappel, Echaab affirmait alors compter environ 20 députés dans le nouveau parlement.</p>



<p>(…) Malgré sa faible légitimité, ce parlement est désormais une nouvelle variable dont il faut tenir compte dans toute solution.</p>



<p>Un autre élément complexe, qui serait difficile à vendre à Saïed, est une forme d’approche de gouvernance délibérative et participative dans la préparation des prochaines élections présidentielles, ainsi qu’un accord sur un format particulier pour cette approche. Certains politiciens tels que Fadhel Abdelkafi d’Afek Tounes et l’ancien député Hatem Mliki ont appelé à un gouvernement d’urgence économique qui donne la priorité aux difficultés monétaires et économiques auxquelles la Tunisie est actuellement confrontée. Ce que l’initiative suggérerait reste inconnu, et quel rôle, le cas échéant, jouerait Saïed dans une telle transition serait également un élément clé de toute suggestion de ce type.</p>



<p>La plupart des partis politiques ont boycotté le référendum de 2022 sur la nouvelle constitution et refusent naturellement de le reconnaître à la fois pour les erreurs ayant entaché la tenue du référendum, produit du régime unilatéral et autoritaire de Saïed. Cela a produit un point de discorde dans toute tentative de négocier une solution politique, en particulier du point de vue du président et des partis qui le soutiennent et qui sont représentés au parlement actuel.</p>



<p>Entre les appels au retour à la Constitution de 2014 et à son amendement, et les appels au maintien de la Constitution de 2022 et à son amendement, l’UGTT ne peut que pousser pour cette dernière solution, surtout si elle veut que Saïed s’engage dans son initiative. Reste à savoir quels amendements suggérer et ce que pourraient contenir les paquets de réformes politiques et constitutionnelles susceptibles de convaincre le président.</p>



<p>Se pose ensuite la question de la date des élections présidentielles. Sur la base de la Constitution de 2014, le mandat actuel de Saïed devrait se terminer en 2024, et il devrait y avoir des élections dans les deux sens étant donné que la Tunisie a actuellement une nouvelle constitution. Bien que des élections présidentielles aient probablement lieu, rien n’empêcherait Saïed de les retarder s’il le souhaitait, car il n’y a pas de calendrier formel dans les dispositions transitoires de la nouvelle constitution.</p>



<p>S’il y a d’autres questions à discuter, comme la décentralisation et le conseil local, ainsi que les autorités constitutionnelles indépendantes, le cœur des débats est sans aucun doute axé sur les amendements à la loi électorale, ainsi que sur les élections législatives et présidentielles. Sur quels scénarios et quelles étapes miseraient la direction de l’initiative, et notamment celle de l’UGTT, seront dévoilés une fois la feuille de route présentée au public.</p>



<p>Les éléments publiquement disponibles sur l’initiative de l’UGTT ne révèlent pas grand-chose, mais ils tendent vers la possibilité très probable de son échec. En plus du manque d’intérêt de Saïed pour s’engager avec tous les acteurs, la feuille de route qui sera présentée a peu de chances de retenir son attention et d’attirer des partis d’opposition, et même des organisations de la société civile.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://timep.org/2023/03/22/ugtts-salvation-initiative-saving-tunisia-or-saving-themselves/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Timep</a>. </p>



<p>* <em>Chercheur non résident au The Tahrir Institute (TIMEP), concentrant ses travaux sur la gouvernance et l’Etat de droit en Tunisie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/initiative-de-salut-de-lugtt-sauver-la-tunisie-ou-se-sauver/">Initiative de salut de l’UGTT : sauver la Tunisie ou se sauver soi-même ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kaïs Saïed, le dirigeant politique le moins détesté en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/15/kais-saied-le-dirigeant-politique-le-moins-deteste-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 10:58:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[coalition Al-Karama]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Speakman Cordall]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le boycott des dernières législatives par 90% des Tunisiens, le président Kaïs Saïed reste... populaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/15/kais-saied-le-dirigeant-politique-le-moins-deteste-en-tunisie/">Kaïs Saïed, le dirigeant politique le moins détesté en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Tunisiens descendent dans la rue – plutôt que d’aller voter – alors que l’économie s’effondre, mais ils restent profondément divisés. Alors que Kaïs Saïed reste «le dirigeant politique le moins détesté du pays».</em></strong> <em>(Malgré le boycott des dernières législatives par 90% des Tunisiens, le président reste&#8230; populaire). </em></p>



<p>Par <strong>Simon Speakman Cordall </strong>*</p>



<span id="more-6506984"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall.jpg" alt="" class="wp-image-5906128" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le deuxième tour des élections législatives fin janvier en Tunisie n’a pas marqué d’augmentation du taux de participation par rapport au premier tour, tous les électeurs sauf 11,3 % restant à l’écart dans un scrutin qui n’a pas suscité la passion lancée par les révolutions de 2011 dans la région.</p>



<p>Avec seulement une fraction du pays venue voter pour un nouveau parlement, les dents déjà arrachées par une constitution révisée, on ne sait pas quelle légitimité le nouveau parlement pourrait avoir et quelle influence il pourrait exercer sur les actions de son architecte, le président Kaïs Saïed.</p>



<p>Après des années de troubles politiques et de déclin économique, les deux années de contrôle en grande partie exclusif du pays par Saïed n’ont pas non plus fait grand-chose pour arrêter ce processus. De plus, comme le prouvent les chiffres lamentables de participation aux législatives, celles-ci n’ont pas maintenu l’enthousiasme qui a d&rsquo;abord accueilli le limogeage du Premier ministre (Hichem Mechichi, Ndlr) et le gel des travaux du parlement rebelle en juillet 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;opposition très divisée </h2>



<p>Certes, les milliers de manifestants qui se sont rendus le 14 janvier dernier à Tunis pour manifester contre le président n’ont pas tardé d’interpréter le très faible taux de participation aux législatives comme un rejet du régime autocratique de Saïed. Cependant, bien que numériquement impressionnants, après une longue période de calme social, l’opposition et les partisans des anciens partis au pouvoir dans le pays n’ont fait que faire la une des journaux à l’étranger et souligner leurs propres divisions préexistantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Luhh5gUnEn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/02/un-saied-affaibli-seme-le-trouble-en-tunisie/">Un Saïed affaibli sème le trouble en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un Saïed affaibli sème le trouble en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/02/un-saied-affaibli-seme-le-trouble-en-tunisie/embed/#?secret=ax4nNFyabc#?secret=Luhh5gUnEn" data-secret="Luhh5gUnEn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans le centre-ville, sous la bannière du Front de salut national, les partisans des soi-disant «démocrates musulmans» du le parti Ennahdha ont fusionné avec leurs compagnons de route plus durs de la Coalition Al-Karama, membres du mouvement Citoyens contre le coup d’État, et de nombreuses figures de l’ancien parlement. Autour d’eux, une poignée de petites manifestations ont eu lieu, aucune ne se mélangeant avec l’autre. À environ un mile du centre-ville, Abir Moussi et son Parti destourien libre, dévoué à la restauration de l’ancien régime d’avant 2011, ont manifesté dans une autre rue principale, ne voulant pas, semble-t-il, partager l’espace avec leurs rivaux de l’islam politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Beaucoup de bruit pour rien</h2>



<p>Cependant, pour une grande partie du public tunisien, fatigué par les pénuries alimentaires, l’économie en déclin et les salaires qui ont maintenant du mal à assurer les dépenses du mois, la manifestation du 14 janvier n’a offert qu’un rappel des divisions politiques passées qui avaient depuis longtemps conduit de nombreux citoyens tourner le dos aux principaux partis politiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4wNnrOTK08"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/31/tunisie-kais-saied-lit-a-lenvers-les-resultats-des-legislatives/">Tunisie : Kaïs Saïed lit à l’envers les résultats des législatives</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed lit à l’envers les résultats des législatives » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/31/tunisie-kais-saied-lit-a-lenvers-les-resultats-des-legislatives/embed/#?secret=Cy4no9spNJ#?secret=4wNnrOTK08" data-secret="4wNnrOTK08" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>«Il est difficile d’évaluer le poids des groupes qui ont manifesté le 14 janvier», a déclaré Aymen Bessalah du <em>Tahrir Institute</em>&nbsp;for Middle East Policy (Timep)&nbsp; à Foreign Policy depuis Tunis. <em>«Jusqu’à présent, c’est le mieux qu’ils pouvaient faire en termes de mobilisation. Ils vont protester, ils vont faire beaucoup de bruit, mais c’est en grande partie tout»</em>, a-t-il déclaré, soulignant que la popularité de l’opposition ne s’étend pas nécessairement aux banlieues marginalisées des principales villes et aux régions difficiles de l’intérieur du pays.</p>



<p>Malgré tous les efforts des groupes d’opposition officiels et des anciens partis, Saïed est toujours <em>«le dirigeant politique le moins détesté du pays. Sa popularité dépend de la faiblesse de celle de l’opposition»</em>, a déclaré Bessalah.**</p>



<p>* <em>Journaliste indépendant basé en Tunisie.</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://foreignpolicy.com/2023/01/30/is-kais-saied-losing-his-grip-on-tunisia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/15/kais-saied-le-dirigeant-politique-le-moins-deteste-en-tunisie/">Kaïs Saïed, le dirigeant politique le moins détesté en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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