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	<title>Archives des Borhen Bsaies - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 04 May 2026 06:52:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Borhen Bsaies - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>CRLDHT &#124; «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 06:47:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Communiqué du CRLDHT : «La liberté de la presse en Tunisie : d’un acquis démocratique à une victime d’un régime populiste». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/crldht-la-situation-de-la-presse-en-tunisie-se-degrade/">CRLDHT | «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), association tunisienne basée à Paris, a publié le <a href="https://crldht.com/liberte-de-la-presse-en-tunisie-daun-acquis-democratique-a-une-victime-dun-regime-populiste/">communiqué suivant</a> sous le titre «La liberté de la presse en Tunisie : d’un acquis démocratique à une victime d’un régime populiste».</em></strong></p>



<span id="more-18728091"></span>



<p>À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie exprime sa vive préoccupation. La situation de la presse en Tunisie se dégrade à une vitesse alarmante. Elle était pourtant l’un des acquis les plus marquants de la révolution.</p>



<p>La presse et la liberté sont toujours les premières cibles des régimes répressifs. Le régime de Kaïs Saïed ne fait pas exception. Il s’inscrit dans une vague régionale et mondiale de régimes autoritaires qui s’attaquent aux libertés fondamentales, et en premier lieu à la liberté de la presse.</p>



<p>Depuis l’accession de Kaïs Saïed au pouvoir, le recul est brutal. La Tunisie est passée de la 75<sup>ème</sup> place en 2020 à la 137ème place en 2026 dans les classements de la liberté de la presse. Depuis lors, les prisons n’ont jamais été vides de journalistes. Ils sont poursuivis pour avoir simplement exercé leur métier. Parmi eux : Khélifa Guesmi, Chadhia Belhadj Mbarek, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani, Salah Attia, Amer Ayad, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb. Un tableau qui rappelle des époques que l’on croyait révolues.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="58KW7SUBVy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/tunisie-le-snjt-denonce-les-restrictions-imposees-a-linformation/">Tunisie | Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le SNJT dénonce les restrictions imposées à l’information   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/tunisie-le-snjt-denonce-les-restrictions-imposees-a-linformation/embed/#?secret=xyJDbPrDBP#?secret=58KW7SUBVy" data-secret="58KW7SUBVy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce ciblage est systématique. Il repose sur plusieurs outils. Sur le plan juridique, les mécanismes de régulation ont été vidés de leur substance. La Haica a été marginalisée. Le décret 115, garant de la liberté de la presse, a été abandonné. Des textes répressifs l’ont remplacé. Le décret 54 est devenu l’arme principale contre les journalistes.</p>



<p>Au-delà du droit, un climat d’intimidation s’est installé. Il ne se limite pas aux poursuites judiciaires. Des personnalités des médias font l’objet de campagnes de diffamation organisées, visant à les discréditer et à les réduire au silence. Khaoula Boukrim en est un exemple marquant : elle a été la cible de campagnes acharnées cherchant à ternir sa réputation. D’autres font face à une intimidation d’ordre juridique : Noureddine Boutar, directeur de Mosaïque FM, a ainsi été poursuivi dans le cadre de l’affaire dite du complot. Ces méthodes, qu’elles passent par les tribunaux ou par la diffamation, visent un seul objectif : décourager tout journalisme indépendant.</p>



<p>De nombreux journalistes ont quitté le pays sous cet effet. Les médias indépendants subissent des pressions administratives et judiciaires constantes, menaçant leur survie économique. La situation a atteint un seuil critique : l’association Al-Khatt, qui gère le site Inkyfada, est menacée de dissolution par décision judiciaire.</p>



<p>Les médias publics, eux aussi, ont profondément changé. Sur la forme, des institutions comme Dar Assabah ont été restructurées. Les nominations obéissent désormais à la logique de la loyauté. Sur le fond, les médias publics sont devenus une tribune pour des discours d’exclusion, d’incitation, de racisme et de désinformation. Leur rôle de service public a été trahi.</p>



<p>Dans ce contexte, le régime communique autrement. Il s’appuie sur le discours présidentiel unilatéral. Il mobilise les récits de ses proches. Il laisse prospérer les rumeurs, faute de sources fiables. Ce système n’a pas besoin de liberté de la presse. Il se nourrit de son absence.</p>



<p>La dégradation de la liberté de la presse n’est pas une question corporatiste. Elle reflète un recul général des libertés publiques. Elle signale le démantèlement des fondements démocratiques de l’État. La liberté de la presse est un droit fondamental de toute société. Elle est une condition sine qua non de toute démocratie réelle.</p>



<p>Face à cette situation, nous appelons à :</p>



<p>&#8211; Mettre fin aux poursuites judiciaires contre les journalistes et libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour leur activité professionnelle.</p>



<p>&#8211; Réviser le décret 54 et tout texte portant atteinte à la liberté d’expression.</p>



<p>&#8211; Restaurer l’indépendance des médias publics et de la Haica, afin de garantir le pluralisme et d’empêcher l’instrumentalisation de l’information.</p>



<p><em><strong>Communiqué. </strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0LPL79B58f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/embed/#?secret=G9pXqwW3Ls#?secret=0LPL79B58f" data-secret="0LPL79B58f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/crldht-la-situation-de-la-presse-en-tunisie-se-degrade/">CRLDHT | «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Borhen Bsaies &#038; Mourad Zeghidi &#124; Verdict du tribunal de première instance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/borhen-bsaies-mourad-zeghidi-verdict-du-tribunal-de-premiere-instance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 19:09:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[verdict]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict, ce jeudi 22 janvier 2026, dans l&#8217;affaire visant les journalistes Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies. Ces derniers ont été condamnés à trois ans de prison pour blanchiment d’argent et ont également écopé d&#8217;une peine de six mois pour des infractions fiscales. Notons que Borhen...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/borhen-bsaies-mourad-zeghidi-verdict-du-tribunal-de-premiere-instance/">Borhen Bsaies &#038; Mourad Zeghidi | Verdict du tribunal de première instance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict, ce jeudi 22 janvier 2026, dans l&rsquo;affaire visant les journalistes Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies.</strong></em></p>



<span id="more-18276515"></span>



<p>Ces derniers ont été condamnés à trois ans de prison pour blanchiment d’argent et ont également écopé d&rsquo;une peine de six mois pour des infractions fiscales.</p>



<p>Notons que Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi ont comparu ce jour en état de détention devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, qui a rendu son verdict ce soir.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/borhen-bsaies-mourad-zeghidi-verdict-du-tribunal-de-premiere-instance/">Borhen Bsaies &#038; Mourad Zeghidi | Verdict du tribunal de première instance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>CRLDHT &#124; A travers Boughalleb, c’est la liberté de la presse qui est condamnée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/crldht-a-travers-boughalleb-cest-la-liberte-de-la-presse-qui-est-condamnee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 08:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La condamnation de Boughalleb en appel à 2 ans de prison avec sursis entérine une logique de criminalisation de la parole journalistique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/crldht-a-travers-boughalleb-cest-la-liberte-de-la-presse-qui-est-condamnee/">CRLDHT | A travers Boughalleb, c’est la liberté de la presse qui est condamnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La condamnation du journaliste&nbsp;Mohamed Boughaleb&nbsp;par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis à deux ans de prison avec sursis «constitue un&nbsp;acte grave, révélateur de l’état de délabrement avancé de la justice tunisienne et de sa soumission assumée au pouvoir exécutif», estime le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDHT), dans un communiqué publié samedi 3 janvier 2026.</em></strong></p>



<span id="more-18183562"></span>



<p>En confirmant, vendredi 2 janvier, le principe même de la condamnation, la Cour d’appel <em>«entérine une&nbsp;logique de criminalisation de la parole journalistique&nbsp;et valide l’usage politique du décret‑loi 54 comme instrument de mise au pas des voix critiques»</em>, ajoute l’Ong tunisienne basée à Paris, estimant que <em>«le sursis ne change rien à la nature de la décision : il ne s’agit ni d’un acquittement, ni d’une correction d’une injustice manifeste, mais d’un&nbsp;message de menace permanente&nbsp;adressé à&nbsp;Mohamed Boughalleb&nbsp;et, à travers lui, à l’ensemble des journalistes, intellectuel·les et citoyen·nes qui refusent le silence.»</em></p>



<p>L’affaire a été déclenchée en avril 2023 par une plainte déposée par une enseignante universitaire, accusant le journaliste de diffamation et de menaces à partir d’une publication sur les réseaux sociaux. Elle a été <em>«instruite sans expertise numérique sérieuse, sans démonstration rigoureuse de l’imputabilité des propos, et au mépris des principes les plus élémentaires du droit pénal et de la liberté d’expression»</em>, souligne le CRLDHT dans son communiqué.</p>



<p>En confirmant la condamnation prononcée en première instance, malgré les failles procédurales soulignées, tout en en suspendant l’exécution, la justice maintient le journaliste sous la menace constante d’une incarcération à tout moment.</p>



<p>Rappelons que&nbsp;Mohamed Boughalleb&nbsp;a déjà été condamné en avril 2024 à six mois de prison dans une affaire liée au ministère des Affaires religieuses — peine alourdie à huit mois en appel — et qu’il a intégralement purgé cette condamnation. «Il a passé près de onze mois en détention, dans des conditions éprouvantes, qui ont durablement affecté sa santé physique et psychologique», rappelle le CRLDHT, ajoutant que, <em>«depuis sa mise en liberté conditionnelle, le 20 février 2025, il restait soumis à des mesures restrictives lourdes : interdiction de quitter le territoire, contrôle judiciaire permanent, obligation de comparution.»</em></p>



<p>Outre Mohamed Boughalleb, plusieurs autres journalistes sont poursuivis en justice&nbsp;dont Chadha Haj Mbarek, Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi (en détention) et Sonia Dahmani (en liberté conditionnelle).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/crldht-a-travers-boughalleb-cest-la-liberte-de-la-presse-qui-est-condamnee/">CRLDHT | A travers Boughalleb, c’est la liberté de la presse qui est condamnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la journaliste Khaoula Boukrim dans le collimateur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/tunisie-la-journaliste-khaoula-boukrim-dans-le-collimateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 12:12:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[Chadha Haj Mbarek]]></category>
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		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Boughalleb]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La journaliste Khaoula Boukrim rattrapée par l’implacable radar d’un régime qui supporte de moins en moins les voix trop libres à son goût.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/tunisie-la-journaliste-khaoula-boukrim-dans-le-collimateur/">Tunisie : la journaliste Khaoula Boukrim dans le collimateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La journaliste Khaoula Boukrim </em></strong><em>(au centre de l&rsquo;image)</em><strong><em>, l’une des dernières voix de la presse libre en Tunisie, vient d’être rattrapée, elle aussi, par l’implacable radar d’un régime qui supporte de moins en moins les journalistes qui croient pouvoir encore exercer leur métier en toute indépendance et en toute neutralité.</em></strong></p>



<span id="more-14589958"></span>



<p>Khaoula a en effet reçu, samedi 9 novembre 2024, une convocation pour comparaître devant la brigade criminelle de Ben Arous, banlieue sud de Tunis, demain, lundi 11 novembre, en tant que <em>«suspecte»</em>. De quoi au juste ? Notre consœur, qui a annoncé cette nouvelle sur les réseaux sociaux, ne l’a pas précisé car elle ne le sait pas elle-même. Mais on ne tardera pas à le savoir. On imagine cependant que le <em>«crime»</em> dont elle serait soupçonnée est en lien avec sa profession de journaliste.  </p>



<p>Il faut dire que malgré que tous les clignotants rouges qui ont obligé la majorité de ses collègues à rentrer dans les rangs et à éviter de publier la moindre information ou opinion qui dérangerait le pouvoir en place, Khawla Boukrim a continué à faire son travail comme le lui dictent les règles du métier, ainsi que sa conscience de femme et de citoyenne qui refuse de céder sur ses droits les plus élémentaires. </p>



<p>La journaliste a donc continué à informer sur la situation des droits en Tunisie et à donner la parole aux opposants et aux familles des détenus politiques, comme le lui dicte d’ailleurs la déontologie de la presse, dont l’un des principes les plus sacrés reste la neutralité, et la neutralité vis-à-vis de toutes les parties, y compris, bien entendu, celles au pouvoir.   </p>



<p>En attendant d’en savoir plus sur les <em>«reproches»</em> faits à Khaoula Boukrim ou les <em>«crimes»</em> dont on la soupçonne, formons l’espoir qu’elle ne sera pas, à son tour, incarcérée et qu’elle n&rsquo;ira pas grossir les rangs des journalistes incarcérés pour des <em>«délits»</em> en lien avec l’exercice de leur métier, comme <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-temoignages-sur-letat-des-journalistes-incarceres-boughaleb-et-haj-mbarek/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chadha Haj Mbarek</a>, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-temoignages-sur-letat-des-journalistes-incarceres-boughaleb-et-haj-mbarek/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohamed Boughalleb</a>, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies ou autres Sonia Dahmani. </p>



<p>Rappelons que Khaoula Boukrim avait reçu en 2021 le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/11/laureats-du-prix-lina-ben-mhenni-pour-la-liberte-dexpression-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prix Lina Ben Mhenni </a>de la liberté d&rsquo;expression, décerné par la Délégation de l&rsquo;Union européenne en Tunisie, pour un article intitulé : <em>«La loi sur les drogues: un sort obscur pour les jeunes dans les prisons, et le remède est inexistant.»</em>  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K3JLUKvkzV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-temoignages-sur-letat-des-journalistes-incarceres-boughaleb-et-haj-mbarek/">Tunisie : témoignages sur l’état des journalistes incarcérés Boughaleb et Haj Mbarek</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : témoignages sur l’état des journalistes incarcérés Boughaleb et Haj Mbarek » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-temoignages-sur-letat-des-journalistes-incarceres-boughaleb-et-haj-mbarek/embed/#?secret=44syOqpD2u#?secret=K3JLUKvkzV" data-secret="K3JLUKvkzV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/tunisie-la-journaliste-khaoula-boukrim-dans-le-collimateur/">Tunisie : la journaliste Khaoula Boukrim dans le collimateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>SNJT : Zied Dabbar alerte sur la situation des journalistes emprisonnés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/18/snjt-zied-dabbar-alerte-sur-la-situation-des-journalistes-emprisonnes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 18:46:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Zied Dabbar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zied Dabbar, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a alerté, ce vendredi 18 octobre 2024, sur la situation des journalistes emprisonnés, la qualifiant de très mauvaise. Lors de son intervention à l&#8217;occasion d&#8217;une conférence de presse organisée par le Syndicat en partenariat avec la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le président du SNJT...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Zied Dabbar, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a alerté, ce vendredi 18 octobre 2024, sur la situation des journalistes emprisonnés, la qualifiant de très mauvaise.</em></strong></p>



<span id="more-14276003"></span>



<p>Lors de son intervention à l&rsquo;occasion d&rsquo;une conférence de presse organisée par le Syndicat en partenariat avec la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le président du SNJT a en effet affirmé que l&rsquo;état de santé du journaliste Mohamed Boughalleb s&rsquo;est détérioré et que celui de Chadha Haj Mbarek est au moins préoccupant.</p>



<p>Zied Dabbar a par ailleurs pointé du doigt la lenteur des procédures judiciaires concernant les procès des journalistes, notamment Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi entre autres collègues détenus, tout en tenant la ministre de la Justice, Leila Jaffel, responsable de leur sécurité.</p>



<p>De son côté, le bâtonnier Hatem Mziou a réaffirmé la solidarité de l&rsquo;Ordre des avocats avec les journalistes et son attachement à la liberté de la presse, un acquis obtenu grâce à de grandes luttes et de grands sacrifices, a-t-il rappelé</p>



<p>Rejetant toute restriction à la liberté d’expression, le bâtonnier a appelé, dans ce sens à abroger le décret-loi 54 relatif à la lutte contre les crimes électroniques.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : le SNJT dénonce les poursuites judiciaires contre les journalistes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/26/tunisie-le-snjt-denonce-les-poursuites-judiciaires-contre-les-journalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2024 08:55:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bassem Trifi]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
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		<category><![CDATA[décret-loi 54]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
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		<category><![CDATA[sonia dahmani]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Dabbar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Journée de solidarité avec les journalistes tunisiens emprisonnés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/26/tunisie-le-snjt-denonce-les-poursuites-judiciaires-contre-les-journalistes/">Tunisie : le SNJT dénonce les poursuites judiciaires contre les journalistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a organisé jeudi 25 juillet 2024 une journée de solidarité avec les journalistes emprisonnés sous le thème «La liberté d’expression entre l’emprisonnement des journalistes et l’absence de garanties d’un procès équitable».</em></strong></p>



<span id="more-13628552"></span>



<p>Le président du SNJT, Zied Dabbar, a appelé à la libération des journalistes et professionnels des médias détenus. <em>«On ne peut pas parler d’un climat électoral sain tant que des poursuites judiciaires sont engagées contre les journalistes»</em>, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée en collaboration avec la Ligue tunisienne de défense des droits de l&rsquo;homme (LTDH) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).</p>



<p><em>«L’emprisonnement actuel de journalistes pour leurs opinions et idées, en vertu du décret-loi n°54, constitue une grave violation de la Constitution tunisienne et des accords internationaux ratifiés par la Tunisie sur la liberté d’expression»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Le paysage politique actuel, qu’il a qualifié d’<em>«hostile à la liberté de la presse»</em>, fera baisser la Tunisie dans le classement de la liberté de la presse, considérant que <em>«le décret-loi n°54 est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de tous les journalistes et de tous ceux qui croient en la liberté de la presse et à la libre expression.»</em></p>



<p>Pour lui, le décret-loi 54 est inconstitutionnel et contredit les normes internationales de la liberté d’expression.</p>



<p>Le président de la LTDH, Bassem Trifi, a appelé à <em>«la libération immédiate des prisonniers politiques»</em>, estimant que la commémoration de la fête de la République, le 25 juillet, est <em>«l’occasion de décider d&rsquo;une amnistie et de procéder à des élections libres et équitables»</em>. Il a ajouté&nbsp;:<em> «Nous ne pouvons pas être sereins dans un contexte sans garanties juridiques nécessaires»</em>, soulignant que les principes de justice reposent sur le respect des droits de l’homme, de l’intégrité physique et du droit à la liberté d’expression.</p>



<p>Le représentant de la FIJ, Yassine Jelassi, a annoncé qu’<em>«une campagne internationale sera bientôt lancée pour soutenir les journalistes tunisiens emprisonnés pour leurs opinions et idées»</em>, regrettant les tentatives de <em>«retour à la dictature»</em>.</p>



<p>Le Syndicat des journalistes tunisiens a également organisé un sit-in devant ses bureaux. Les journalistes ont brandi des slogans appelant à la libération de toutes les personnes poursuivies pour leurs opinions et à l’abrogation du décret-loi n° 54.</p>



<p>Parmi les journalistes emprisonnés pour des faits liés à l’exercice de leur profession, nous citerons Chadha Haj Mbarek, Mohamed Boughalleb, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies et Sonia Dahmani. Beaucoup d&rsquo;autres sont poursuivis en justice mais laissés (momentanément?) en liberté. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap). </p>
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		<title>Bsaies et Zeghidi devant la Cour d’appel les 26 et 30 juillet   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/bsaies-et-zeghidi-devant-la-cour-dappel-les-26-et-30-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 08:08:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi 54]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zghidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les jugements en première instance contre Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi examinés en appel les 26 et 30 juillet courant.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/bsaies-et-zeghidi-devant-la-cour-dappel-les-26-et-30-juillet/">Bsaies et Zeghidi devant la Cour d’appel les 26 et 30 juillet   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les appels contre les décisions du tribunal de première instance de Tunis contre les journalistes et animateurs radio et télévision, Borhen Bsaies et Mourad Zghidi seront examinés, respectivement, les 26 et le 30 juillet courant.</em></strong></p>



<span id="more-13607964"></span>



<p>Rappelons que les prévenus avaient été jugés dans deux affaires intentées contre eux et ont écopé de 6 mois de prison ferme pour chacune d’entre elle.</p>



<p>Ces jugements, prononcés le 22 mai dernier, se sont référé au décret-loi n° 2022-54 du 13 septembre 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, qui est considéré par les organisations professionnelles et de défense des libertés publiques comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des journalistes. Mais pas seulement, puisque beaucoup d&rsquo;e &lsquo;activistes et de citoyens ont également été jugés en vertu de cette loi.   </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SSRmR2HkqJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-borhen-bsaies-mourad-zeghidi-et-le-dur-metier-de-journaliste/">Tunisie : Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi, et le dur métier de journaliste  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi, et le dur métier de journaliste   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-borhen-bsaies-mourad-zeghidi-et-le-dur-metier-de-journaliste/embed/#?secret=zzDr85ks5X#?secret=SSRmR2HkqJ" data-secret="SSRmR2HkqJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie appelée à mettre fin aux poursuites pour délits d’expression</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/la-tunisie-appelee-a-mettre-fin-aux-poursuites-pour-delits-dexpression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 May 2024 12:44:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty international]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[Chadha Hadj Mbarek]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Boughalleb]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[sonia dahmani]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El-Heni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13037867</guid>

					<description><![CDATA[<p>Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) dénoncent l’intensification de la répression contre les médias et la liberté d’expression en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/la-tunisie-appelee-a-mettre-fin-aux-poursuites-pour-delits-dexpression/">La Tunisie appelée à mettre fin aux poursuites pour délits d’expression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le communiqué traduit ci-dessous, publié ce jeudi 30 mai 2024 à Beyrouth, les organisations Amnesty International et <a href="https://www.hrw.org/news/2024/05/30/tunisia-authorities-escalate-clampdown-media-freedom-expression" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Human Rights Watch (HRW)</a> dénoncent l’intensification de la répression contre les médias et la liberté d’expression en Tunisie et appellent les autorités à «libérer les détenus et mettre fin aux poursuites pour délits d’expression».</em></strong></p>



<span id="more-13037867"></span>



<p>Les autorités tunisiennes ont intensifié leur répression contre les médias et la liberté d’expression ces dernières semaines, condamnant deux journalistes et un fondateur de médias à des peines de prison, arrêtant une autre personnalité des médias et intimidant les médias privés, ont déclaré aujourd’hui Amnesty International et Human Rights Watch. Les autorités devraient immédiatement libérer les personnes détenues et abandonner toutes les poursuites pour expression protégée par le droit international des droits humains.</p>



<p>À l’approche de la première élection présidentielle en Tunisie depuis la prise de pouvoir du président Kaïs Saïed en juillet 2021, qui devrait avoir lieu à l’automne, les autorités tunisiennes ont intensifié leur répression de la liberté d’expression en vertu du décret-loi 2022-54 sur la cybercriminalité ainsi que d’autres lois archaïques. Simultanément, ils ont réprimé les groupes de la société civile, en particulier ceux qui défendent les droits des migrants et des réfugiés dans le contexte de l’accord migratoire européen, conduisant à un rétrécissement sans précédent de l’espace civique depuis la révolution de 2011.</p>



<p><em>«En s’attaquant aux journalistes et à d’autres personnalités des médias, le gouvernement de Saïed s’apprête à enfoncer le dernier clou dans le cercueil de l’espace civique tunisien»</em>, a déclaré Lama Fakih, directeur de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. <em>«Après avoir fragilisé le système judiciaire, emprisonné plusieurs dizaines d’opposants et de critiques et attaqué les organisations de la société civile, Saïed s’en prend désormais aux médias»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Au moins 40 personnes restent arbitrairement détenues</h2>



<p><em>«Les autorités tunisiennes annihilent méthodiquement les derniers acquis de la révolution de 2011 : la liberté d’expression et la liberté de la presse»</em>, a déclaré Heba Morayef, directrice d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. <em>«Avant les élections, le gouvernement devrait veiller à ce que tous les Tunisiens puissent exprimer librement leurs opinions sans crainte de représailles, et à ce que les médias indépendants puissent réaliser leurs reportages sans harcèlement ni intimidation et diffuser des débats ouverts»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<p>Selon le décompte de Human Rights Watch et d’Amnesty International, plus de 70 personnes, dont des opposants politiques, des avocats, des journalistes, des militants, des défenseurs des droits humains et des utilisateurs des réseaux sociaux, ont fait l’objet de poursuites arbitraires depuis fin 2022. Au moins 40 restent arbitrairement détenues en mai 2024, la plupart d’entre eux étant détenus dans le cadre de l’exercice de leurs droits internationalement protégés.</p>



<p>Le 22 mai, le tribunal de première instance de Tunis a condamné Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi, tous deux éminents journalistes, à un an de prison en vertu de l’article 24 du décret-loi 2022-54, dans des affaires distinctes. Le lendemain, le même tribunal a condamné un fondateur de médias et militant technologique à neuf mois de prison avec sursis en raison de son expression en ligne, après l’avoir détenu pendant 11 jours.</p>



<p>Les forces de sécurité tunisiennes ont arrêté Bsaies et Zeghidi séparément dans la soirée du 11 mai. D’après le rapport de police consulté par Human Rights Watch et Amnesty International, Bsaies, qui présente deux émissions-débats aux heures de grande écoute sur des chaînes de télévision et de radio privées, a été interrogé sur ses déclarations à la radio et à la télévision entre 2020 et 2023, avec notamment des commentaires sur la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature par le président Saïed en février 2022, entre autres sujets. Il a également été interrogé sur des publications sur les réseaux sociaux que la police considérait comme critiques à l’égard du président Saïed. Ghazi Mrabet, l’avocat de Zeghidi, a déclaré que la police l’avait confronté à neuf clips vidéo de déclarations faites entre février et avril 2024, et avait remis en question la publication Facebook de Zeghidi soutenant un journaliste d’investigation, Mohamed Boughalleb, qui purge une peine de six mois de prison pour s’être interrogé publiquement sur les dépenses publiques d’un ministre du gouvernement.</p>



<p>Le 11 mai, Sonia Dahmani, avocate et commentatrice médiatique et collègue de Bsaies et Zeghidi à l’émission quotidienne populaire <em>‘‘Emission Impossible’’</em> sur la radio privée IFM, a également été arrêtée en vertu du décret-loi 2022-54. Des dizaines de membres des forces de sécurité, masqués et en civil, ont pris d’assaut le siège du barreau tunisien et l’ont arrêtée pour des propos sarcastiques tenus sur la chaîne de télévision privée Carthage+ le 7 mai, remettant en question l’affirmation selon laquelle des migrants noirs africains cherchaient à s’installer en Tunisie. Le 13 mai, un juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a ordonné sa détention provisoire et le 20 mai, le même juge a rejeté une demande de libération présentée par l’avocat de Dahmani. Dahmani fait l’objet d&rsquo;une enquête dans deux affaires distinctes du décret-loi 2022-54 pour ses commentaires publics, sur la base de plaintes déposées par la Direction générale des prisons et le ministre de la Justice.</p>



<p>Des policiers masqués s’en sont également pris aux correspondants de France 24, Maryline Dumas et Hamdi Tlili, qui retransmettaient en direct l’arrestation de Dahmani, et ont cassé leur caméra. Tlili a été brièvement arrêté et battu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des peines sévères pour les délits d’expression</h2>



<p>Le décret-loi 2022-54 sur la cybercriminalité, promulgué par le président Saïed en septembre 2022, viole le droit à la vie privée et introduit des peines sévères pour les délits d’expression définis au sens large et vague. Les autorités ont fréquemment utilisé l’article 24 de ce décret pour étouffer la dissidence. L’article 24 prévoit une peine de cinq ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 TND (environ 16 000 dollars américains) pour l’utilisation des réseaux de télécommunications pour produire, envoyer ou diffuser des <em>«fausses nouvelles»</em> ou des <em>«rumeurs»</em>; nuire, diffamer ou inciter à la violence contre autrui; ou pour porter atteinte à la sécurité publique ou à la défense nationale, semer la peur ou inciter à la haine. La peine est doublée si l’infraction vise un <em>«agent public ou équivalent»</em>.</p>



<p>Les autorités tunisiennes devraient abroger le décret-loi 2022-54, ainsi que les dispositions vagues ou trop larges d’autres codes existants qui ont été utilisés pour criminaliser la liberté d’expression, ont déclaré Amnesty International et Human Rights Watch.</p>



<p>Se référant indirectement aux récentes arrestations, Saïed a déclaré le 15 mai lors d’une réunion avec son ministre de la Justice que <em>«ceux qui dénigrent leur pays dans les médias… ne peuvent rester impunis et irresponsables»</em>.</p>



<p>Entre le 13 et le 16 mai, au moins trois représentants de médias privés ont été convoqués pour être interrogés dans le cadre de diverses enquêtes, sur la base de rapports des médias. Parmi eux, le directeur d’IFM, interrogé sur la ligne éditoriale de la radio; le rédacteur en chef de Diwan FM, qui a déclaré avoir été interrogé sur un propos tenu en 2020; et un cadre de Carthage+.</p>



<p>En 2023, Zied El-Heni, ancien journaliste d’<em>‘‘Emission Impossible’’</em>, licencié depuis, a été arrêté en juin puis de nouveau en décembre dans deux affaires distinctes en lien avec des propos critiques qu’il avait tenus à l’antenne. Le 10 janvier 2024, il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir <em>«insulté»</em> la ministre du Commerce en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications, a déclaré son avocat Ayachi Hammami à Human Rights Watch et Amnesty International.</p>



<p>L’article 86 du Code des télécommunications, que les autorités ont longtemps utilisé comme arme pour étouffer la liberté d’expression, prévoit une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.</p>



<p>Mohamed Boughalleb, un autre journaliste, est détenu depuis le 22 mars pour s’être interrogé sur la taille des délégations du ministre des Affaires religieuses lors de ses déplacements officiels à l’étranger sur sa page Facebook et sur Carthage+ et Cap FM en février et mars, a déclaré son avocat, Anas Kaddoussi, à Human Rights Watch. Le 17 avril, Boughalleb, poursuivi en justice par un responsable du ministère des Affaires religieuses, a été condamné à six mois de prison pour diffamation à l’encontre d’un responsable en vertu de l’article 128 du code pénal. Depuis le 5 avril, Boughalleb est détenu dans le cadre d’une affaire distincte liée au décret-loi 54-2022, également en lien avec des déclarations publiques, a déclaré Kaddoussi.</p>



<p>De même, la journaliste Chadha Hadj Mbarek est détenue depuis le 20 juillet 2023 pour son travail pour la société de production de contenus numériques Instalingo. Hadj Mbarek, dont le rôle principal était de produire du contenu lifestyle pour une page Facebook, a été accusée d’<em>«atteinte à la sécurité extérieure»</em> en vertu de l’article 61-bis du code pénal tunisien, a déclaré à Human Rights Watch son avocat, Malek Ben Amor. </p>



<p>Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel la Tunisie est partie, protège les droits à la liberté d’opinion, d’expression, d’association et de réunion pacifique. La Tunisie est également tenue, en vertu du PIDCP et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, de respecter le droit à un procès équitable.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em><strong>Communiqué. </strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/la-tunisie-appelee-a-mettre-fin-aux-poursuites-pour-delits-dexpression/">La Tunisie appelée à mettre fin aux poursuites pour délits d’expression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Radio IFM solidaire avec ses journalistes Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/radio-ifm-solidaire-avec-ses-journalistes-borhen-bsaies-et-mourad-zeghidi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 10:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi 54]]></category>
		<category><![CDATA[IFM]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[sonia dahmani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Radio IFM a exprimé sa «solidarité totale et inconditionnelle» avec les deux journalistes Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/radio-ifm-solidaire-avec-ses-journalistes-borhen-bsaies-et-mourad-zeghidi/">Radio IFM solidaire avec ses journalistes Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Suite à la condamnation, hier, mercredi 22 mai 2024, en première instance, de Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi, à 12 mois de prison ferme dans deux affaires séparées, la direction de la rédaction de la radio IFM a exprimé, aujourd’hui, sa «solidarité totale et inconditionnelle» avec les deux journalistes de ladite radio et leurs familles.</em></strong></p>



<span id="more-12906794"></span>



<p><em>«Tout en réaffirmant sa détermination à réaliser l’équilibre requis dans ses émissions et à donner un espace équivalent à toutes les opinions quelles que soient leurs orientations»</em>, la direction de la rédaction de la radio IFM <em>«exprime sa crainte de ne pouvoir atteindre cet objectif à la lumière des dernières arrestations ayant touché certains parmi les meilleurs de ses éléments et des acteurs du secteur de l’information et de la presse»</em>.        </p>



<p>La direction de la rédaction de la radio IFM <em>«renouvelle son appel à ce que les sanctions privatives de la liberté soient une exception et non la règle dans les délits de presse, et à ce que les poursuites contre les journalistes</em> [dans l’exercice de leur métier] <em>soient en vertu des décrets-lois 115 et 116 de 2011 organisant le métier de journaliste, dans l’exclusion de toute autre loi.»</em></p>



<p>Rappelons que Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi ont été condamnés en vertu du décret-loi 54 relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication promulgué en 2022 par le président Kaïs Saïed, et qui est considéré par les journalistes et les acteurs de la société civile comme une loi <em>«liberticide»</em> et <em>«anticonstitutionnelle»</em>.</p>



<p>Leur collègue, avocate et chroniqueuse dans la même radio, Sonia Dahmani, est poursuivie elle aussi en justice dans trois procès intentés contre elle, et également pour des déclarations médiatiques .  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LVjQgoddke"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-borhen-bsaies-mourad-zeghidi-et-le-dur-metier-de-journaliste/">Tunisie : Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi, et le dur métier de journaliste  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi, et le dur métier de journaliste   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-borhen-bsaies-mourad-zeghidi-et-le-dur-metier-de-journaliste/embed/#?secret=5OBc0usrvG#?secret=LVjQgoddke" data-secret="LVjQgoddke" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/radio-ifm-solidaire-avec-ses-journalistes-borhen-bsaies-et-mourad-zeghidi/">Radio IFM solidaire avec ses journalistes Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi, et le dur métier de journaliste  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 09:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[décret 54]]></category>
		<category><![CDATA[kamel ben messaoud]]></category>
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		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de leur audience par le juge, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies ont dû rappeler les ABC de leur métier de journaliste. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de leur audience, mercredi 22 mai 2024, le commentateur politique Mourad Zeghidi et l’animateur radio et télévision Borhen Bsaies ont dû rappeler les ABC de leur métier de journalistes, mais leurs propos ne semblent pas avoir convaincu les juges qui les ont condamnés à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/22/tunisie-borhen-bssais-et-mourad-zeghidi-condamnes-a-un-an-ferme-chacun/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un an de prison ferme</a>.</em></strong></p>



<span id="more-12906513"></span>



<p><em>«Mon travail d’analyste politique m’oblige à parler de questions d’intérêt public. Je ne suis ni un opposant ni un partisan du président»</em>, a déclaré Zeghidi lors de l’audience. <em>«</em><em>Je voudrais savoir quelle est la phrase ou le mot qui a été jugé contraire au code pénal»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p><em>«Je suis un hôte, donc je dois présenter toutes les opinions quelle que soit leur orientation»</em>, a déclaré, de son côté, lors de la même audience, Borhen Bsaies, ajoutant avoir été arrêté comme s’il était un <em>«dangereux criminel»</em>.</p>



<p>Les deux journalistes ont été arrêtés au début du mois en vertu du décret-loi 54 <em>relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication</em>, une loi de 2022 qui est utilisée pour étouffer la dissidence politique, estiment les journalistes et les activistes de la société civile.</p>



<p>Les deux hommes ont été condamnés à <em>«six mois de prison pour le délit d’utilisation des réseaux de communication pour produire et diffuser de fausses nouvelles et rumeurs dans le but de porter atteinte aux droits d’autrui et à la sécurité publique»</em>, a déclaré le porte-parole du du Tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, cité par l’AFP. </p>



<p>Une peine supplémentaire de six mois a été ajoutée pour <em>«avoir utilisé les réseaux de communication pour diffuser des informations, notamment de fausses informations, dans le but de diffamer autrui, de ternir sa réputation et de lui causer un préjudice matériel et moral»</em>, a ajouté Zitouna.</p>



<p>Le décret 54 prévoit jusqu’à cinq ans de prison pour l’utilisation des réseaux de communication pour <em>«produire, diffuser (ou) diffuser&#8230; de fausses nouvelles»</em> dans le but de <em>«nuire»</em> et de <em>«diffamer»</em> autrui.</p>



<p><em>«Quand la politique entre dans la salle d</em><em>’</em><em>audience, la justice s</em><em>’</em><em>en va»</em>, a déclaré l’avocat de Zeghidi, Kamel Ben Messaoud, également cité par l’AFP, qualifiant le décret 54 d’<em>«inconstitutionnel»</em>.</p>



<p>L’avocat de Bsaies, Khaled Krichi, a déclaré qu’il existait d’autres moyens de répondre aux critiques. <em>«Un peuple tout entier est poursuivi en vertu du décret 54»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Plus de 60 journalistes, avocats et personnalités de l’opposition ont été poursuivis en vertu de ce décret, a indiqué le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), dont le président <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/08/snjt-dabbar-reclame-la-suppression-du-decret-54-hautement-liberticide/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Zied Dabbar </a>a qualifié ce texte de loi <em>de «hautement liberticide et va contre les principes de la Constitution tunisienne»</em>. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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