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	<title>Archives des cessation de paiement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des cessation de paiement - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie-FMI: 65 ans après, la fatigue d’un partenariat?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 10:51:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le programme FMI en faveur de la Tunisie doit être relancé illico presto. Il y a urgence, il y a péril en la demeure !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-fmi-65-ans-apres-la-fatigue-dun-partenariat/">Tunisie-FMI: 65 ans après, la fatigue d’un partenariat?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 14 avril 1958, et à peine deux ans après son émancipation de la colonisation française, la Tunisie rejoint le Fonds monétaire international, FMI (Bretton Woods accord), comme membre, actionnaire et bénéficiaire des financements et de l’assistance technique. Bourguiba avait une vision et un flair stratégique…</em></strong> <strong><em>Rien de tout cela aujourd’hui! Ici à Washington et jour pour jour, 65 ans après, le partenariat Tunisie-FMI semble amoché, abimé et méconnaissable! Déception réciproque, défiance partagée et malentendus à répétition.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, <em>de Washington au siège du FMI</em></p>



<span id="more-7443785"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Tous les économistes (de gauche comme de droite) pensent que la Tunisie doit entreprendre rapidement des réformes majeures. Autrement le pays va à sa perte. Mais, en face, la Tunisie de Kaïs Saïed se cabre et s’insurge contre les diktats et du FMI.</p>



<p>Pas par hasard! Durant les 65 ans de collaboration Tunisie-FMI, le Tunisien lambda se focalise sur le fait que l’aide du FMI a secouru la Tunisie, trois fois, en 1964, en 1988 et en 2013-2016.</p>



<p>Ironie de l’histoire et des cycles économiques, une fois tous les 20 ans, la Tunisie sombre dans la déchéance, se vide ses caisses et à chaque fois le FMI tend la perche…</p>



<p>Mais, pas gratuitement, pour son aide, le FMI a imposé l’austérité et surtout imposé une dévaluation du dinar de 20 à 25%. Le dinar valait presque 3 dollars en 1958, aujourd’hui il faut plus que 3 dinars pour obtenir un seul dollar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amertume et tension palpable</h2>



<p>Bis repetita, un nième voyage du gouverneur de la Banque centrale et du ministre de l’Économie pour participer aux rencontres annuelles du printemps, les Spring Meetings du FMI et la Banque mondiale, toute cette semaine du 10 au 16 avril 2023.</p>



<p>La tension est palpable, et depuis leur arrivée à Washington, les émissaires de Kaïs Saïed rasent les murs, aucune apparition officielle lors des séminaires, workshops et rencontres d’experts pour défendre clairement et publiquement le branding de la Tunisie et le droit de notre pays aux financements et aux réformes structurelles. Alors que tous les gouverneurs et les ministres présents défendent mordicus leurs pays sur toutes les plateformes.</p>



<p>L’opinion publique tunisienne s’attend que la délégation agisse pour débuguer un accord de principe convenu le 15 octobre, d’un montant de 1,9 milliard de dollars. Le financement du FMI pourrait aider la Tunisie à mobiliser d’autres financements, pour combler ses déficits… tout en alourdissant le fardeau d’une dette devenue insoutenable.</p>



<p>Les négociations FMI-Tunisie traînent en longueur, d’échec en échec, depuis 2021. Soit depuis presque trois ans. Rien pour arranger ce processus, le dialogue avec la Banque mondiale a été aussi suspendu depuis les propos jugés racistes du président Kaïs Saïed.</p>



<p>Pour ces raisons et plein d’autres (tenues secrètes dans ces négociations), l’impasse est totale avec le FMI. Des deux côtés, les négociateurs ne se font plus confiance et chacun est campé sur ses positions, incapables de trouver un modus operandi acceptable par le président Kaïs Saïed, d’un côté et de l’autre, le Board (conseil d’administration) du FMI.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunisie-FMI-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-7444503" width="800" height="514"/></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Un anniversaire plutôt amer. </em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Procrastination et réformes douloureuses</h2>



<p>Rétif aux réformes économiques, le président Kaïs Saïed prône le statu quo, et ne veut pas s’engager directement pour opérationnaliser les termes d’un accord discuté par des ministres du gouvernement, qu’il a nommés lui-même.</p>



<p>Trois enjeux cristallisent la procrastination du président face à ce qui est à faire ou pas à faire, pour finaliser l’accord de principe convenu avec le FMI.</p>



<p>1- Le président est arrivé au pouvoir sans programme économique, c’est pourquoi il est peu à l’aise avec les chiffres économiques, et peu doté du pragmatisme requis pour comprendre l’ampleur des déficits et défis socio-économiques, monétaires et budgétaires qui paralysent la Tunisie d’aujourd’hui. Il a gagné l’élection présidentielle haut la main, avec une promesse de gouvernance basée sur un slogan disant naïvement <em>«ce que peuple veut»,</em> le président le veut !</p>



<p>Et ça tombe mal, le peuple tunisien, et l’opinion publique ne veulent pas privatiser les sociétés d’État (restructuration, privatisation), ne veulent pas annuler le système des subventions des prix (alimentaires et énergie) et ne tolèrent pas les licenciements des fonctionnaires en sureffectif.</p>



<p>Faute d’explication, de communication efficace et de leadership, l’opinion publique tunisienne est profondément dressée contre les réformes prônées par le FMI et privilégie le statu quo, défendu par Saïed… et par les syndicats aussi.</p>



<p>On le comprend, le président perdrait la face (et les prochaines élections) s’il appliquait à la lettre toutes ces réformes ultra-libérales exigées par le FMI.</p>



<p>Le gouverneur de la banque centrale Marouane Abassi n’a pas été nommé par le président Saïed, mais par son prédécesseur, feu Béji Caïd Essebsi, et un gouvernement dominé par les islamistes de Rached Ghannouchi, en 2018.</p>



<p>L’équipe de négociateurs avec le FMI a été instable, au moins 4 gouvernements différents se sont succédé depuis 2020. Et donc autant de changements dans la composition de l’équipe de négociateurs et au sein de l’ambassade de Tunisie à Washington.</p>



<p>Le président Saïed ne semble pas trop faire confiance en ses négociateurs auprès du FMI. Il faut dire aussi que ces négociateurs pilotent à vue, la pensée économique de Saïed est instable, illisible et imprévisible.</p>



<p>2- La plus récente équipe de négociation représentant la Tunisie (présidé par le gouverneur de la BCT) a commis plusieurs erreurs stratégiques dans ces négociations qui sont avant tout politiques, en impliquant un peu trop le président dans des réformes structurelles qu’il ne peut pas tenir de facto.</p>



<p>Le projet d’accord convenu et signé avec le FMI (le 15 octobre dernier) comporte des mesures douloureuses, des objectifs chiffrés et un calendrier précis très difficile à respecter et à faire accepter par l’opinion publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JNwMwq15lJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/jihad-azour-le-fmi-na-impose-aucun-diktat-a-la-tunisie/">Jihad Azour : «Le FMI n’a imposé aucun diktat à la Tunisie»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jihad Azour : «Le FMI n’a imposé aucun diktat à la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/jihad-azour-le-fmi-na-impose-aucun-diktat-a-la-tunisie/embed/#?secret=JNrw4AwOCV#?secret=JNwMwq15lJ" data-secret="JNwMwq15lJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pas pour rien que ce document a été mis sous embargo, secret d’État. Et cela n’augure rien de bon au niveau de la mobilisation des syndicats et la restauration du capital de confiance.</p>



<p>Les échecs successifs de cette équipe de négociations sont nombreux, et le gouverneur de la Banque centrale actuelle cristallise les blocages et les errements dans le choix des réformes à mettre en place. Logiquement, il n’est plus l’homme de la situation et il aurait dû tirer sa révérence, pour laisser sa place à quelqu’un d’autre qui inspire confiance et qui peut débloquer l’impasse. C’est ce qu’a fait l’Égypte qui a fait démissionner son gouverneur de la banque centrale (automne dernier) et nommé un autre avant de signer l’entente finale avec le FMI.</p>



<p>3- Depuis que le président Saïed a fait sa sortie anti-émigration et migrants subsahariens, et depuis l’arrêt du dialogue avec la Banque mondiale, plusieurs rapports de veille stratégique ont vu monter les risques d’un <em>«effondrement de l’économie»</em> tunisienne, avec un afflux de quelque 800 000 émigrants partant de la Tunisie. C’est ce qui a créé la multiplication des alertes et discours alarmistes de la part du gouvernement italien, de l’Union européenne, des Américains…</p>



<p>Certes la situation est extrêmement inquiétante : le risque d’effondrement économique de l’État est arithmétiquement plausible, calculable et grandissant. Pour le contrer, il faut opter pour le principe de précaution plutôt que le principe de négation.</p>



<p>Les pays européens et nord-américains ont appelé la Tunisie de Saïed à s’engager dans les réformes pour mériter l’appui du FMI et ensuite l’aide des fonds multilatéraux et bilatéraux. L’Italie est allée plus loin, demandant au FMI de financer en urgence la Tunisie, même avant de mettre la première pierre de l’édifice des réformes exigées par le FMI.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstination de l’équipe FMI …</h2>



<p>Les responsables de l’équipe de négociateurs du FMI doivent aussi sortir de leur rigidité conceptuelle. Dirigée par Jihad Azour, l’équipe en charge du dossier tunisien au siège du FMI à Washington serait très inflexible dans sa démarche, pour faire infléchir Saïed.</p>



<p>Trois limites entachent l’approche du FMI face à la déroute économique en Tunisie et à l’illisibilité politique du président Saïed.</p>



<p>1- Depuis 2017, le FMI a laissé faire. Il a vu que la dette tunisienne gonfler pour devenir progressivement insoutenable, mais il n’a rien fait pour le signifier dans ses rapports publics. Certaines versions du rapport rédigé par le FMI en 2021 ont mentionné explicitement l’insoutenabilité de la dette tunisienne, avant de changer le wording du rapport dans sa version finale. La Tunisie doit au FMI plus que 2,3 milliards de dollars, et le Fonds ne veut pas les perdre… si la Tunisie faisait cessation de paiement.</p>



<p>Depuis 2013, le FMI a fermé les yeux face aux gaspillages et promesses non tenues par ces gouvernements melting-pot et instables conduits par Ennahdha de Ali Larayedh à Youssef Chahed.</p>



<p>Le FMI a commis des erreurs graves en ouvrant les vannes aux gouvernements dominés par l’islam politique en Tunisie. Face aux générations futures du pays, il assume une énorme responsabilité morale dans le surendettement de la Tunisie. Il a été dans une large mesure complice des graves erreurs de tous ces ministres de Finances et conseillers avec rang de ministres qui ont malmené le pays depuis 2013.</p>



<p>2- Malgré tous les discours visant à imposer le fardeau des réformes et ajustements aux riches, les principales réformes déjà engagées de concert avec les financements du FMI ont porté sur la réduction des impôts des entreprises et l’augmentation de la charge fiscale des consommateurs et des travailleurs. Les chiffres sont là pour le confirmer.</p>



<p>Le FMI a bien vu les banques accumuler des bénéfices colossaux en pénalisant l’investissement et en démantelant le made in Tunisia, secteur après secteur. Prétexte: augmenter les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation.</p>



<p>Rien n’a été fait ou suggéré pour taxer la propriété improductive, où la richesse illicite se cache avant d’être exfiltrée à l’étranger. Les hôteliers, les grands propriétaires terriens ou le secteur commercial des grandes surfaces et vente de détail, refuge des grandes richesses, ne paient pas toujours la totalité de leurs impôts et taxes, et oublient souvent de rembourser leurs dus à leurs banques.</p>



<p>Le FMI a tout vu, toutes ces richesses accumulées et placées dans les actifs patrimoniaux improductifs purement spéculatifs. Des comportements rentiers, où les cartels ponctionnent leur rente au grand jour, avec la complicité du système fiscal et même pénal.</p>



<p>Le FMI a manqué une occasion historique pour pousser les gouvernements successifs en Tunisie à élargir progressivement l&rsquo;assiette fiscale.</p>



<p>Une irresponsabilité, parmi tant d’autres, qui ont fait ruiner le capital confiance envers le FMI: seulement 12% des Tunisiens et Tunisiennes font totalement confiance au FMI, selon le World Value Survey (2021-2022). C’est dramatique, et on comprend que Saïed prend ses distances avec le FMI.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7hOMmXm7Qp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/11/le-fmi-ne-ferme-pas-la-porte-devant-la-tunisie/">Le FMI ne ferme pas la porte devant la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le FMI ne ferme pas la porte devant la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/11/le-fmi-ne-ferme-pas-la-porte-devant-la-tunisie/embed/#?secret=QaTPvKV0SN#?secret=7hOMmXm7Qp" data-secret="7hOMmXm7Qp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>3- Troisièmement, la seule véritable protection offerte aux pauvres est par le biais de la caisse de subvention des produits de première nécessité. Le FMI veut démanteler ce système, sans dire comment le remplacer, dans un pays où presque 4 millions (25%) vivent sous le seuil de pauvreté, disposant d’un revenu disponible moyen inférieur à 2$ par jour.</p>



<p>Le gouvernement et le FMI prétendent que la dette publique de la Tunisie est soutenable. Or, le pays a besoin de 8 milliards de $ au cours de chacune des cinq prochaines années.</p>



<p>Pendant ce temps, le gouvernement devra payer 13% du PIB chaque année en paiement de services de la dette (intérêt et principal) à des créanciers.</p>



<p>Si jamais un pays avait besoin d&rsquo;un allègement de sa dette, c&rsquo;est la Tunisie. Nier cela conduira au désastre. L&rsquo;austérité qu&rsquo;elle nécessiterait pourrait déclencher des troubles sociaux majeurs. Il fallait parler plus de rigueur budgétaire que d’austérité budgétaire.</p>



<p>4- Le FMI vacille dans son rôle traditionnel de prêteur de dernier recours. Au lieu d&rsquo;aider à rassembler les créanciers devant aider la Tunisie, il a demandé au pays de le faire par lui-même, reflétant son rôle affaibli au cœur du filet de sécurité financière mondiale à mesure que de nouveaux créanciers, comme la Chine, ont émergé.</p>



<p>Même la Banque mondiale ne vient plus automatiquement à la rescousse de la Tunisie. Depuis peu, elle a simplement suspendu le dialogue et reporté sine die l’examen de sa stratégie-Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alors, où aller à partir d&rsquo;ici ?</h2>



<p>Le programme FMI en faveur de la Tunisie doit être relancé illico presto, ici et maintenant. Il y a urgence, il y a péril en la demeure !</p>



<p>Cela dit, il faut plus de flexibilité win-win, et cela est nécessaire des deux côtés. Ensuite, l&rsquo;allègement de la dette doit être accordé à la Tunisie, malgré les difficultés évidentes de coordination entre les bailleurs de fonds et la décomposition des mécanismes de financement multilatéraux.</p>



<p>Enfin, les populations les plus vulnérables en Tunisie doivent être protégées tout en transférant le fardeau de l&rsquo;austérité sur les plus riches. Mais pas au point de handicaper l’investissement, l’innovation et la productivité du travail.</p>



<p>Pour un pays lilliputien, de la taille de la Tunisie, les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux doivent se coordonner mieux et éviter les mille-feuilles d’exigences dignes de toutes les administrations bureaucratiques qui se respectent.</p>



<p>Une multiplication d’exigences, de reddition de compte qui font que beaucoup de ces financements finissent par être détournés de leur finalité ultime. C’est connu, la corruption ronge déjà plusieurs niches et institutions internationales.</p>



<p>Au-delà de ce soulagement immédiat, la Tunisie doit commencer à s&rsquo;attaquer aux maladies sous-jacentes qui l&rsquo;ont conduit au marasme actuel et la paupérisation en cours.</p>



<p>Pour notre pays, un bon point de départ serait de redéfinir son contrat social et moderniser complètement son administration publique.</p>



<p>Cela obligera les élites tunisiennes à mettre de côté leurs différences et à jouer ensemble pour relancer le développement économique. Le pays a les expertises intègres et honnêtes pour concevoir et calibrer un système relever de sauvetage et de relance économique en Tunisie.</p>



<p>À son tour, la communauté mondiale peut aider en fournissant un environnement propice aux exportations tunisiennes et en investissant plus et plus stratégiquement dans le pays.</p>



<p>L&rsquo;heure est plutôt tardive. Et les pauvres, les chômeurs et les vulnérables ne peuvent pas attendre beaucoup plus longtemps. Ils peuvent s’insurger, perdre espoir ou se jeter dans la mer pour rejoindre l’Italie voisine.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-fmi-65-ans-apres-la-fatigue-dun-partenariat/">Tunisie-FMI: 65 ans après, la fatigue d’un partenariat?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Que fait le président du Club de Paris en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/que-fait-le-president-du-club-de-paris-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 08:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cessation de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[Club de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[dette insoutenable]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Moulin]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est-elle sur le point de s'adresser au Club de Paris pour rééchelonner sa dette ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/que-fait-le-president-du-club-de-paris-en-tunisie/">Que fait le président du Club de Paris en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-ce pour motif d’une urgence impérieuse? La cheffe du gouvernement Najla Bouden a reçu à sa demande, le 25 janvier 2023, le directeur général du trésor français Emmanuel Moulin. La Banque centrale de Tunisie a aussi reçu la visite de M. Moulin, le même jour. Le tout à 4 jours du deuxième tour des élections parlementaires et alors que la Tunisie est techniquement en faillite.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-6205505"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>M. Moulin a une réputation sulfureuse! Il est décrit comme un implacable curateur public pour les pays en quasi faillite (Soudan, Gabon, Liban, etc.), un pompier dépêché par la France auprès des pays et États francophones en cessation de paiement, ou pris à la gorge par une dette insoutenable.</p>



<p>Pas n’importe qui, c’est aussi le président du Club de Paris, institution qui restructure les dettes des pays en faillite ou sur le point de l’être. C’est la deuxième fois qu’il se rend à la Kasbah, en quelques mois.</p>



<p>La Tunisie doit rembourser entre janvier et février 300 millions de dollars en devises, et elle ne peut pas honorer ce remboursement. Est-ce la perspective d’un tel défaut qui explique cette visite inopinée de M. Moulin?</p>



<p>Qui est cet homme et pourquoi la cheffe du gouvernement fait-elle appel à lui, ici et maintenant?</p>



<p>Des questions complexes et qui interpellent les discussions en cours avec le FMI au sujet de la dette insoutenable de notre pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VRD9rNqA50"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/samir-saied-il-ny-a-dautre-solution-pour-la-tunisie-que-de-parvenir-a-un-accord-avec-le-fmi/">Samir Saïed : «Il n’y a d’autre solution pour la Tunisie que de parvenir à un accord avec le FMI»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Samir Saïed : «Il n’y a d’autre solution pour la Tunisie que de parvenir à un accord avec le FMI» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/samir-saied-il-ny-a-dautre-solution-pour-la-tunisie-que-de-parvenir-a-un-accord-avec-le-fmi/embed/#?secret=RPcHUOPVlA#?secret=VRD9rNqA50" data-secret="VRD9rNqA50" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Beaucoup de questions se posent! Difficiles à répondre de façon certaine, mais on sait pas mal sur le bonhomme appelé au secours d’un Etat exsangue et qui risque ne pas pouvoir payer les salaires de ses fonctionnaires et la dette arrivée à échéance!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Langue de bois et silence des médias du sérail</h2>



<p>Dans un communiqué rendu public par les services de communication de la présidence du gouvernement, la visite s’inscrit dans le cadre des concertations et d’échanges des points de vue entre la Tunisie et la France notamment dans les domaines économique et social.</p>



<p>Quelles concertations: au sujet des salaires des fonctionnaires, de l’incapacité de l’Etat tunisien à payer un dû cette semaine, pour un prêt international arrivé à échéance&nbsp;?</p>



<p>D’après la même source, l’ambassadeur de France était dans le coup! Ces deux responsables français ont réaffirmé l’engagement de leur pays à appuyer les efforts de la Tunisie. Et ce pour mener à bien le processus de réformes. Lesquelles? Qui, quoi, quand et à quel coût?</p>



<p>L’objectif, dit-on, est de relancer l’économie et la promotion du progrès social en Tunisie.</p>



<p>Il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas de la première visite de ce haut cadre du Club de Paris. On sait que, dans le cadre des exigences du FMI, la Tunisie doit mobiliser l’équivalent de 2 milliards de dollars pour boucler le schéma de financement convenu avec le FMI.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pdugpj7U3O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/causes-et-consequences-de-la-deprogrammation-du-dossier-de-la-tunisie-par-le-fmi/">Causes et conséquences de la déprogrammation du dossier de la Tunisie par le FMI  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Causes et conséquences de la déprogrammation du dossier de la Tunisie par le FMI   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/causes-et-consequences-de-la-deprogrammation-du-dossier-de-la-tunisie-par-le-fmi/embed/#?secret=Xkkybt7O0k#?secret=Pdugpj7U3O" data-secret="Pdugpj7U3O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Double casquettes&nbsp;: Paris et Club de Paris font la paire!</h2>



<p>Qui est M. Moulin&nbsp;? Pompier tout terrain, homme de l’ombre et main de fer dans des gants de velours. Un curateur, ou un vautour? Réponse en 10 points, pris dans la presse internationale.</p>



<p><strong>1. Graal</strong></p>



<p>Il occupe le poste le plus prestigieux et recherché de Bercy. Le directeur du Trésor tient la main du ministre des Finances français pour définir la politique économique du pays. Il négocie avec ses pairs pour faire fonctionner la zone euro.</p>



<p>Il pilote de façon pragmatique le Club de Paris où l’on renégocie les crédits des pays trop endettés. Il règne sur une administration de 1 400 énarques et polytechniciens, dont 700 dans les ambassades, un concentré de matière grise à la pointe de la diplomatie économique.</p>



<p>Bref, Emmanuel Moulin est venu en Tunisie où l’Etat doit restructurer sa dette, pour pouvoir payer les salaires des prochains mois.</p>



<p><strong>2. Voyage</strong></p>



<p>Il se réjouit en pensant aux nombreux déplacements qu’il fait avec Bruno Le Maire : réunion des ministres des Finances européens (Ecofin et Eurogroup), G7, G20… <em>«mais ils vont me mener de mon bureau à la salle de visioconférence du ministère !»,</em> plaisante-t-il.</p>



<p><strong>3. Sommets</strong></p>



<p>Il n’aime pas seulement ceux du G7 ou du G20. En 2019, il a fait le mont Blanc et, en guise de cadeau de départ du cabinet de Bruno Le Maire, ses collègues lui ont offert l’ascension du mont Rose, à la frontière du Valais suisse et du pays d’Aoste. Fan de glisse, il pratique aussi le ski de randonnée, de Saint-Gervais aux îles du Svalbard, au nord de la Norvège.</p>



<p><strong>4. Crise</strong></p>



<p>Il en sourit lui-même : <em>«Quand j’arrive quelque part, la crise n’est pas loin.»</em> En 2007, aux côtés de Christine Lagarde à Bercy, il a essuyé la tempête des subprimes et la faillite de la banque Dexia. Il a ensuite rejoint Nicolas Sarkozy à l’Elysée pour affronter la crise de la zone euro. Celle du Covid n’a rien à leur envier.</p>



<p>Son calme, sa bonne humeur sont appréciés dans ces moments d’hyper tension. Il ne s’en cache pas, les crises, il aime ça :<em> «Il y a un côté : on sauve le monde, un raccourcissement des circuits de décision. On peut débloquer 300 milliards d’euros pour garantie des prêts aux pays amis, entreprises en quelques coups de fil.»</em></p>



<p>Vertigineux…</p>



<p><strong>5. Transpartisan</strong></p>



<p>A Sciences-Po, Emmanuel Moulin présidait le club Opinions, qui réunissait les jeunes rocardiens, dont… &nbsp;l’ancien Premier ministre Edouard Philippe et Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Elysée, surnommé <em>«le Président bis»</em> dans les milieux économiques.</p>



<p><strong>6. Pantoufle</strong></p>



<p>Après l’élection de François Hollande, il rejoint, en août 2012, le secteur privé. D’abord chez Eurotunnel, où le PDG, Jacques Gounon, disait vouloir préparer sa succession… <em>«Huit ans plus tard, il est toujours là»</em>, se marre Moulin, qui a vite compris qu’il ne servait à rien de s’accrocher.</p>



<p>Direction la banque – où il avait déjà fait un passage, entre 2005 et 2007, chez Citigroup – pour créer la filiale française de Mediobanca. Il s’est amusé, a bien vécu, sans doute, mais pas assez pour ne pas retourner au service de l’Etat.</p>



<p><strong>7. Cinéma</strong></p>



<p>C’est sa copine Sophia Aram qui a pensé à lui. Pendant le tournage de <em>‘‘Neuilly sa mère, sa mère !’’</em> – la suite de <em>‘‘Neuilly sa mère !’’</em>, donc –, Gabriel Julien-Laferrière cherchait un imitateur pour la voix de Nicolas Sarkozy. L’humoriste s’est souvenue des imitations d’Emmanuel Moulin. Il a été enrôlé pour le film.</p>



<p>Il fait aussi un très bon Michel Rocard ou Valéry Giscard d’Estaing. Ses collaborateurs le disent moins convaincant en Bruno Le Maire ou Emmanuel Macron. Vraiment ?</p>



<p><strong>8. Siècle</strong></p>



<p>Il n’est pas inspecteur des finances, la crème des hauts fonctionnaires de Bercy, mais il est membre du Siècle, le club de l’élite qui se réunit à l’Automobile Club de France.</p>



<p>Ses parrains sont, comme lui, des produits du service public, passés dans le privé : Xavier Musca, aujourd’hui dirigeant du Crédit agricole, avec lequel il a travaillé aux Finances et à l’Elysée; Augustin de Romanet, patron d’ADP; Pierre Moraillon, aussi au Crédit agricole.</p>



<p><strong>9. Washington</strong></p>



<p>Dans la carrière de président du Club de Paris, le passage par Washington est un atout. Case cochée pour Emmanuel Moulin, qui suppléait le représentant de la France au conseil d’administration de la Banque mondiale au début des années 2000. Il en a gardé un tropisme américain, qu’il partage avec son épouse, Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l’Ifri.</p>



<p><strong>10. Ouverture</strong></p>



<p>C’est la feuille de route qu’il s’est donnée au Trésor. Il a poussé le ministre à recruter une chef économiste dans le monde universitaire, Agnès Bénassy-Quéré. Il souhaite que les réflexions et les études du Trésor soient davantage partagées avec les think-tanks et les chercheurs académiques. Il a conscience qu’une page nouvelle de la théorie et de la politique économiques s’ouvre, qu’il faut penser différemment, et surtout dans le long terme.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=690846529257500&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisie, E4T</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xlO2vD9m80"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-le-discredit-officiel-des-economistes-du-serail/">Tunisie: le discrédit officiel des économistes du sérail ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: le discrédit officiel des économistes du sérail ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-le-discredit-officiel-des-economistes-du-serail/embed/#?secret=Qn8cNooGsw#?secret=xlO2vD9m80" data-secret="xlO2vD9m80" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/que-fait-le-president-du-club-de-paris-en-tunisie/">Que fait le président du Club de Paris en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : la banqueroute est de plus en plus probable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/tunisie-la-banqueroute-est-de-plus-en-plus-probable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2022 07:34:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banqueroute financière]]></category>
		<category><![CDATA[cessation de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils courent vite et sautent tous dans le vide en se disant que le vide en face n’est qu’une illusion d’optique!</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour la Tunisie, si rien n’est fait dans l’urgence pour éviter la descente en enfer, la cessation de paiement est une question de mois voire de semaines! Et dans l’absolu, on l’a dit et écrit noir sur blanc, depuis 2016&nbsp;: une démocratie à crédit est une démocratie au rabais, une démocratie de quêteurs et de raquetteurs, pour le dire en termes populaires, et pas populistes!</em></strong> <em>(Illustration : Ils courent vite et sautent tous dans le vide en se disant que le vide en face n’est qu’une illusion d’optique!)</em></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-5793956"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>L’arithmétique est rationnelle. Ce que la Tunisie doit au FMI, dette accumulée par le passé, est donné dans le tableau suivant (principal et service). Un total de presque 1,5 milliard de SDR, pour les 4 prochaines années, soit l’équivalent de presque 6 milliards de dinars, juste pour le FMI.</p>



<p>Exemple, pour la seule année 2023, la Tunisie doit au FMI 404 millions de SDR (monnaie du FMI), soit 1 200 millions de dinars. Sans compter le reste des créanciers. Où trouver l’argent?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Dette-de-la-Tunisie-au-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-5793997" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Dette-de-la-Tunisie-au-FMI.jpg 960w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Dette-de-la-Tunisie-au-FMI-300x161.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Dette-de-la-Tunisie-au-FMI-768x412.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Dette-de-la-Tunisie-au-FMI-580x311.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Dette-de-la-Tunisie-au-FMI-860x461.jpg 860w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Dette de la Tunisie au FMI.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Money talks</h2>



<p>La démocratie de Kaïs Saïed ne change rien à la donne, le président Saïed est comme Rached Ghannouchi, on ferme les yeux, l’essentiel est ailleurs! Pas grave si on appauvrit les Tunisiens.</p>



<p>Au total l’équivalent 4 milliards de $ sont à rembourser en 2023, presque 13 milliards de dinars, pour ne pas faire cessation de paiement. C’est quasi-impossible dans le contexte, sans vendre (brader, dos au mur) des sociétés d’Etat, sans un accord avec le FMI et sans restructuration de la dette (devenue insoutenable). La fuite en avant n’est plus de mise (<em>«wakfet ezzenqa li-lharb»</em>, et le fuyard de l’adage est l’Etat tunisien en soi-même!).</p>



<p>L’année 2024 sera encore plus chargée en remboursements de dettes. Voilà de quoi on doit parler et interroger le président Saïed et sa première ministre… pour leur demander&nbsp;: c’est quoi votre plan!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yI1GXlTzI6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/20/apres-le-fiasco-des-legislatives-saied-va-nommer-un-nouveau-gouvernement-pour-detourner-lattention/">Après le fiasco des législatives, Saïed va nommer un nouveau gouvernement pour détourner l’attention  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après le fiasco des législatives, Saïed va nommer un nouveau gouvernement pour détourner l’attention   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/20/apres-le-fiasco-des-legislatives-saied-va-nommer-un-nouveau-gouvernement-pour-detourner-lattention/embed/#?secret=BUBxJnJ9KZ#?secret=yI1GXlTzI6" data-secret="yI1GXlTzI6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Voilà de quoi les médias et économistes du sérail ont dû traiter et discuter pendant la campagne électorale des législatives. Les journaleux de ces radios et TV, contrôlées par les hommes d’affaires véreux de l’époque de Ben Ali, jouent le jeu et font semblant!</p>



<p>Piteux état des lieux!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Suicide collectif?</h2>



<p>Les troupeaux de moutons se suicident ensemble, de manière inconsciente et joyeuse. Ils courent vite et sautent tous dans le vide en se disant que le vide en face n’est qu’une illusion d’optique! C’est rien, jusqu’à leur crash dramatique, tous ont le même sort, qu’on peut deviner. Les vautours et les rapaces vont se servir à gré, le festin tombé du ciel! Les chèvres pâturant dans les environs sont mortes de rire…</p>



<p>En plus sérieux! C’est dire combien la Tunisie est inconsciente des dangers qui la guettent au regard de la dette et le risque de cessation de paiement. C’est dire que la majorité de ces pseudos experts économistes et ces journaleux ne sont au final que des larbins comme plein d’autres opportunistes et invertébrés… dans la sphère des décideurs.</p>



<p>Un peuple entier qui avance aveuglément, joyeusement jusqu’à une faillite prochaine, à la façon du Liban… on appelle cela un suicide collectif… prémédité!</p>



<p>On brade tout, on perd tout (cotisations de retraite, sécurité sociale, licenciement massif, le dinar divisé par 5 ou 6…) et même notre compte bancaire est retenu par la banque. Et là, on aura au moins des larmes pour pleurer et dire <em>«hamdoullah, c’est le maktoub»</em>!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kXH5xeTYpL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/legislatives-en-tunisie-le-peuple-nen-peut-plus/">Législatives en Tunisie : le peuple n’en peut plus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Législatives en Tunisie : le peuple n’en peut plus ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/legislatives-en-tunisie-le-peuple-nen-peut-plus/embed/#?secret=Z6L5IwLIGc#?secret=kXH5xeTYpL" data-secret="kXH5xeTYpL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les larbins ne font pas un pays fort!</h2>



<p>Les élites du pays ne font rien pour allumer les lumières rouges! Pour sensibiliser, pour alerter et tirer fort sur le levier de la sonnette d’alarme à temps, pour éviter le crash! Ils ne disent rien – ou pas avec suffisamment d’insistance ni avec les mots et les chiffres qu’il faut – au gouvernement et au président Kaïs Saïed et aux citoyens. De peur de fâcher!</p>



<p>Les Occidentaux ont toujours reproché aux peuples issus des civilisations arabophones leur émotivité, leur magouille et leur irréalisme. Ils n’ont pas toujours tord!</p>



<p>Tel père tel fils dit l’adage populaire, ici on peut paraphraser pour dire tel président, tel peuple! En plus narcissique. En Tunisien de Lamine Ennahdi, on dira <em>«chlaka wa lguet okhtha!»</em></p>



<p>Pardon pour l’excès! Mais c’est gravissime et inquiétant…</p>



<p>* <em>Economiste universitaire-Canada.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie est-elle en situation de faillite ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/08/la-tunisie-est-elle-en-situation-de-faillite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2022 07:31:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les situations économiques et financières extrêmement complexes et critiques (le cas de la Tunisie actuellement), les experts, face au dilemme de la dénomination, trouvent souvent refuge dans l&#8217;emploi abusif du terme faillite ! Par : Mahjoub Lotfi Belhedi * En pleine crise grecque, vénézuélienne et même libanaise, le vocable magique «faillite» a fortement teinté la plupart des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Faillite.jpg" alt="" class="wp-image-89755"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans les situations économiques et financières extrêmement complexes et critiques (le cas de la Tunisie actuellement), les experts, face au dilemme de la dénomination, trouvent souvent refuge dans l&#8217;emploi abusif du terme faillite !</em></strong></p>



<p>Par<strong> :</strong> <strong>Mahjoub Lotfi Belhedi </strong>*</p>



<span id="more-380009"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mahjoub-Lotfi-Belhedi.jpg" alt="" class="wp-image-299479"/></figure></div>



<p>En pleine crise grecque, vénézuélienne et même libanaise, le vocable magique <em>«faillite»</em> a fortement teinté la plupart des débats télévisés, ce même réflexe sémantique ne cesse de prendre de l’ampleur chez nous, que ce soit par l&rsquo;homme de la rue ou par les professionnels des médias&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on, pertinemment, parler de faillite d&rsquo;un État ?</h2>



<p>De prime á bord, le terme est issu d&rsquo;une boîte á outils marchande médiéval, emprunté à l&rsquo;italien <em>«fallito»</em>, désignant <em>«une procédure légale (judiciaire) impliquant une personne ou une entreprise dans l’incapacité de rembourser ses dettes en cours. Elle entraîne la mise en œuvre d’une démarche qui consiste à inventorier et évaluer tous les actifs du débiteur qui seront ensuite utilisé pour rembourser les dettes»</em>.&nbsp;</p>



<p>L’état de faillite implique forcément la réunion des éléments suivants : d’une part, la présence d’une autorité supérieure (un juge) qui contraint à faire quelque chose et la vente d’un patrimoine pour payer les créanciers, d’autre part.</p>



<p>D&rsquo;après cette acception universellement admise, les éléments intrinsèques de la notion de faillite, á savoir, la notion d&rsquo;autorité supérieure (le juge), la cession d&rsquo;actifs (machine, locaux…) pour payer les créanciers, font défaut lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un pays et ce en vertu&nbsp;du principe de souveraineté des Etats où aucune autorité supérieure ne peut contraindre un pays de faire quelque chose (même au sein de l’Union Européenne, les États restent souverains), mais aussi en vertu du caractère complexe de l&rsquo;actif des États qui peut comprendre, entre autres, des actifs inaliénables (le cas des infrastructures critiques), ou enfin, du caractère pérenne des Etats comparativement aux autres entités telles que les entreprises qui disparaissent après liquidation de leur patrimoine.</p>



<p>Donc, en l&rsquo;absence d’éléments constitutifs de la faillite, ce terme s&rsquo;avère totalement inapproprié pour les Etats, réduit en une simple forme d&rsquo;abus de langage largement relayée par les médias !</p>



<p>Alors, comment qualifier la situation d’un Etat qui ne peut plus acquitter ses dettes, sachant que la Tunisie n&rsquo;est pas dans cette situation, même si elle s&rsquo;en approche dramatiquement?</p>



<p>Dans ce cas de figure, l’expression la plus adéquate sur le plan juridique est&nbsp;le défaut ou cessation de paiement et non pas la faillite.</p>



<p>L’état de cessation de paiement peut être prononcé par l’État défaillant lui-même en annonçant qu’il ne peut plus honorer ses échéances de dette (c’est ce qu’a fait le Liban, le 9 mars 2020 , l’Argentine en 2001…) , ou via une agence de notation dont la mission principale consiste à l’évaluation de la solvabilité de chaque pays (En 2017, SP Global Ratings a ainsi classé le Venezuela en <em>«défaut partiel»</em> sur sa dette après avoir constaté son incapacité à rembourser les 200 millions de dollars de coupons d&rsquo;obligations).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où en sommes-nous exactement en Tunisie ?</h2>



<p>Au vu d&rsquo;un taux d&rsquo;endettement avoisinant 100 % du PIB en 2021 (dont presque les trois quarts proviennent de l’extérieur et la moitié d&rsquo;institutions financières internationales), du recours excessif de l’Etat á <em>«la planche BTC» </em>– souscription de bons de trésor á court terme – dont l&rsquo;impact dévastateur sur le financement des PME n&rsquo;est plus à démontrer, d&rsquo;une dégradation de la note souveraine par <em>«Omek Sanafa»</em>, comme le président Kaïs Saïed appelle les agences de notations, de B3 à Caaa avec perspective négative (risque élévé), d&rsquo;une loi de finances 2022 aux <em>«lentilles hyper-daltoniennes»</em> et de la récente visite-avertissement du président du Club de Paris á Tunis, les chances de salut du pays sont désormais trop minces.</p>



<p>Alors, sommes-nous en situation de défaut de paiement ? La réponse ne peut être que binaire.</p>



<p>En cochant la case <em>«Non»</em>&nbsp;puisque le pays a pu régler son échéancier de dette au titre de l&rsquo;année 2021 (particulièrement au cours des mois de juillet/août 2021), et ses réserves en devises ne sont pas (encore) épuisée.</p>



<p>En cochant la case <em>«Oui ou presque»,</em>&nbsp;car nous sommes seulement à deux <em>«pouces» </em>de la situation de cessation de paiement et à quelques <em>«yards»</em> du démembrement des structures de l’Etat, si les pouvoirs publics échouent à renflouer, à temps, les caisses quasi-vides de l’Etat, et si les forces vitales du pays n&rsquo;arrivent pas à mettre un terme aux actions délibérées de démantèlement de l&rsquo;Etat au su et au vu de tout le monde.</p>



<p>A cet égard, l&rsquo;agence Moody&rsquo;s a prévenu&nbsp;depuis octobre dernier&nbsp;: <em>«Si un financement important n&rsquo;est pas assuré, la Tunisie risque un défaut de paiement de sa dette»</em>…</p>



<p>A bon entendeur&nbsp;!</p>



<p>* <em>Spécialiste en réflexion stratégique.</em></p>



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		<title>La Tunisie entre sirènes et scénarii</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 07:26:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[budget de l&#039;Etat 2021]]></category>
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		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur le fil du rasoir? Faute d’un plan de réformes économiques, crédibles et consensuelles, la Tunisie ne peut pas financer son Budget 2021 et honorer ses dettes, défaut de paiement à la clé. Des scénarii apocalyptiques qui rappellent le Liban, la Grèce, l’Égypte, le Chili et autres États faillis et mal-gouvernés. Moody’s et FMI brandissant...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Tunisie-Crise-explosion-sociale.jpg" alt="" class="wp-image-342233"/></figure>



<p><strong><em>Sur le fil du rasoir? Faute d’un plan de réformes économiques, crédibles et consensuelles, la Tunisie ne peut pas financer son Budget 2021 et honorer ses dettes, défaut de paiement à la clé. Des scénarii apocalyptiques qui rappellent le Liban, la Grèce, l’Égypte, le Chili et autres États faillis et mal-gouvernés. Moody’s et FMI brandissant l’épée de Damoclès. À quoi s’attendre?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari,</strong> Ph.D.</p>



<span id="more-342232"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Les sirènes d’alarme se multiplient pour sommer les partis et élites politiques à initier illico presto des réformes économiques structurelles. En jeu : éviter la banqueroute et sauver une transition démocratique très malmenée.</p>



<p>Quatre scénarii attendent la Révolte du Jasmin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 1 : plan-plan, mollo mollo et kif-kif!</h3>



<p>Scénario déjà à l’œuvre et depuis belle lurette! Il est véhiculé par le mollo-mollo, le plan-plan, le kif-kif de ces élites au pouvoir au Bardo et à Carthage, tous avides de pouvoir pour le pouvoir, sans leadership transformateur et sans compétence démontrée.</p>



<p>Des élites populistes, inefficaces et sans leadership digne des hommes et femmes d’État.</p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Hichem Mechichi,</a> ce chef du gouvernement qualifié de girouette et de pousse-crayon, s’enfonce la tête dans un sable marécageux nauséabond, pour ne rien voir et ne rien assumer. Il incarne l’autruche,s’accroche mordicus au pouvoir… Tout le contraire d’un leader qui assume, qui prend des risques et qui parle aux électeurs en les regardant les yeux dans les yeux.</p>



<p>La smala au parlement ne fait pas mieux, étant au pouvoir sans programme économique. Des amateurs accrochés au pouvoir pour le pouvoir, tous allergiques aux réformes économiques revendiquées par la Tunisie profonde et par les bailleurs de fonds internationaux. Poules mouillées, ils ne veulent pas engager des réformes forcément douloureuses, impopulaires et mal vues par un establishment constitué de rentiers et lobbyistes qui dépècent impunément l’économie jour après jour.</p>



<p>Au sommet de l’État, pouvoirs exécutifs et législatifs font fausse route, au moins sur deux aspects lourds de conséquences. Le premier est géopolitique : les décideurs aux commandes de la Tunisie d’aujourd’hui ne semblent pas comprendre la gravité des enjeux économiques. Ils ne réalisent pas que la donne a changé et que l’avenir économique de la Révolte du Jasmin se joue désormais en Amérique du Nord, pas à Paris, pas à Berlin et encore moins au Qatar ou en Turquie.</p>



<p>Moody’s mène la danse au sein des milieux new-yorkais de Wall Street, imposant ses diktats aux pays mal-gouvernés, très endettés et en récession continue. Récemment, Moody’s a pénalisé la mal-gouvernance de l’État tunisien et de sa Banque centrale (8e fois de suite depuis 2011) pour ramener la cote de crédit de la Tunisie à B3, avec une perspective négative menant inéluctablement à la cote C, soit un discrédit qui rend indésirables les obligations tunisiennes (Junk bonds ou encore obligations crapuleuses).</p>



<p>À Washington, le FMI enfonce le clou et adresse le même message à la Tunisie: pas de financements sans réformes, pas de cautions sans concessions et pas de négociations sans plan consensuel et crédible. Les autres organisations internationales et bailleurs de fonds emboitent le pas (ONU, PNUD, USAID, Fitch, etc.).</p>



<p>La deuxième erreur relève de l’égocentrisme de ces élites narcissiques. Alors que les caisses de l’État sont vides et alors que l’économie est en chute libre, les interminables tensions au sommet de l’État se placent sur un terrain exclusivement politique, avec des coalitions pipées et des remaniements ministériels factices, inefficaces et improductifs au final.Tous occultent les urgences économiques et brandissent leur veto aux réformes.</p>



<p>Plan-plan, les partis religieux au pouvoir focalisent leur priorité sur l’implantation de valeurs islamiques rigoureuses inspirées par le Wahhabisme du Moyen-Orient. Un aveuglement sidérant quand on sait que les citoyens tunisiens ont perdu presque 30% de leur pouvoir d’achat depuis la Révolte du jasmin en 2011.</p>



<p>Mollo-mollo, le puissant syndicat des travailleurs (UGTT) ne veut rien entendre de l’impératif de l’attrition des effectifs pléthoriques d’une administration publique gangrénée par la corruption, par les emplois fictifs et par les gaspillages de toutes sortes. L’UGTT brandit aussi un niet catégorique pour la restructuration et/ou la privation des entreprises publiques très déficitaires, très endettées et gangrénées par la corruption.</p>



<p>Une équation intenable qui incarne le statu quo et qui mène inexorablement à la faillite de l’État tunisien. Avec en prime une déchéance des services publics vitaux : électricité, eau potable, soins de santé, médicaments, éducation, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 2 : cessation de paiement de l’État</h3>



<p>Si rien ne change, la Tunisie déclarera prochainement son incapacité à honorer ses créances venues à échéance (juin 2021). Une incapacité qui ouvre les portes de l’enfer pour les Tunisiens et les Tunisiennes.</p>



<p>Le Liban, la Grèce et bien d’autres pays avant eux ont, durant les dernières années, déclaré cessation de paiement et subi les affres liées. Pour ces pays, comme en Tunisie, tout commence par des signes qui ne trompent :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>i) une dette asphyxiante, partie de rien et en rien de temps devenue explosive et insoutenable (en intérêts, en flux et en échéances);</li><li>ii) une mal-gouvernance endémique basée sur une sélection adverse qui place les incompétents à la place des méritants. Une gouvernance viscéralement rongée par la corruption et les gaspillages qui creusent les déficits publics;</li><li>iii) un sens de l’État qui se disloque et des services publics qui tombent, les uns après les autres, en déliquescence, sous le fardeau de la mal-gouvernance et des malversations au sommet des administrations publiques et autorités au sommet de l’État.</li></ul>



<p>Une symptomatique en 3 D (dette, déficit et déliquescence) et qui mène l’État tunisien à un défaut de paiement désordonné et non planifié dans ses enjeux, phases et impacts.</p>



<p>Le premier impact d’une telle cessation de paiement se traduit par un bradage des obligations tunisiennes, par une fuite dramatique des capitaux libellés en devises et une dévaluation vertigineuse du dinar. Les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/01/tunisie-proie-facile-pour-les-fonds-vautours/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">fonds vautours </a>n’attendent que cela! Le dinar tunisien chutera comme jamais.</p>



<p>Depuis 14 mois, la livre libanaise a perdu 85% de sa valeur face au dollar. Le Liban est pris à la gorge par une mal-gouvernance qui ne faiblit pas.</p>



<p>Après la cessation de paiement, la Grèce et le Liban ont mis en cause les rémunérations des fonctionnaires, le paiement des retraites et les transferts sociaux ainsi que les compensations des produits essentiels.</p>



<p>En Grèce comme au Liban, ces salaires et retraites, faibles, mais vitaux, ont été coupés de 50% à 70%. Et les prix des produits essentiels ont été multipliés par 100 en trois mois : aujourd’hui à Beyrouth le kg de spaghetti frôle les 6 euros, alors que le salaire minimum mensuel a plongé de 300 euros à 60 euros, soit l’équivalent du salaire moyen en Afghanistan d’aujourd’hui. Et dire que le Liban a été la <em>«Suisse du Moyen-Orient».</em></p>



<p>Dans ces pays, comme dans tant d’autres, un sévère <em>«haircut»</em> a été mis en place : les épargnants perdent, en totalité ou en partie, leur argent déposé dans les banques locales. On ne peut plus retirer les avoirs en devises, même pour les titulaires des comptes en devises, les dépôts en banque fondent comme neige au soleil.</p>



<p>Des conséquences apocalyptiques, avec recrudescence des contestations, grèves, manifestations et autres drames liés. Cela dit, les conséquences de la cessation ont été plus chaotiques au Liban qu’en Grèce.</p>



<p>En Grèce, la déroute économique a été mieux maitrisée, grâce notamment à la dissolution du parlement et à l’élection urgente d’un gouvernement national, unifié, aux antipodes de ses précédents. Un gouvernement impliquant de vraies compétences formées et enseignants dans les universités nord-américaines. Ceux-ci inspiraient plus de confiance de leurs partenaires au pays et à l’international.</p>



<p>Ce n’est pas le cas du Liban, qui comme la Tunisie, a un gouvernement balkanisé, noyauté par des partis religieux, gangrénés par la corruption et réfractaires à la gouvernance axée sur les résultats et sur l’imputabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 3 : changement de régime et choc institutionnel</h3>



<p>Dans plusieurs pays, la cessation de paiement a impliqué défection, destitution et coups d’État. Mais dans tous les cas, ces défauts de paiement engendrent dissolution du parlement et élections anticipées. Des élections qui mènent au pouvoir des partis politiques ayant un programme économique crédible.</p>



<p>La Tunisie a vécu ces mésaventures au moins deux fois par le passé.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Entre 1966-68, la crise économique et le recours obligé au FMI et à la Banque mondiale ont fini par abréger le pouvoir du puissant ministre Ahmed Ben Salah. Celui-ci a été arrêté, condamné et emprisonné. Il a été remplacé par Hedi Nouira, un économiste plus libéral et qui a géré, de concert avec le FMI, la dévaluation du dinar (25%), le changement du modèle économique et a ouvert les frontières aux investissements étrangers (Loi d’avril 1972). Avec une relance de la croissance économique et une amélioration nette du pouvoir d’achat des citoyens.</li><li>Entre 1986-1987, la crise économique et les troubles sociaux liés ont été très sanglants, ayant mené la dévaluation du dinar de presque 30% avec un changement majeur ayant poussé l’ex-Premier ministre Mohamed Mzali a une émigration clandestine, fuyant à pied par les frontières algériennes. Sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, Rachid Sfar a pris la relève pour ensuite propulser Ben Ali à prendre le pouvoir, suite à un coup d’État destituant un président à vie… et la mise en place d’un gouvernement plus libéral et mieux soutenu par le FMI et la Banque mondiale, avec la nomination au poste de ministres des professeurs économistes de formation nord-américaine et ayant réussi à réaliser des taux de croissance moyens de l’ordre de 5-6% par an dans les années 1990 et 2000.</li></ul>



<p>Certes l’histoire ne se répète pas à l’identique.</p>



<p>Ce qui est à retenir ici tient au fait que des crises économiques sévères finissent souvent par destituer violemment les régimes forts, par bouleverser plusieurs institutions, le tout pour bousculer le temps et convoiter les financements internationaux et la confiance du FMI, de la Banque mondiale, des agences de notation, entre autres.</p>



<p>Le pire des alternatives de ce scénario peut être plus violent et plus sanguinaire, comme ce fut le cas du coup d’État initié par le général Abdelffatah Sissi. Ce général a mis fin au pouvoir erratique des Frères musulmans en Égypte en 2017. Au Chili, la junte militaire dirigée par le général Augusto Pinochet a renversé en 1973 (et liquidé) le président élu Salvador Allende pour instaurer un régime autoritaire sans merci. Les deux généraux ont été acceptés par la suite par leur peuple, pour avoir su apporter des réponses concrètes et urgentes aux enjeux économiques de leurs concitoyens.</p>



<p>Dans les deux cas, ces coups d’État survenaient suite à des crises économiques sévères, à des insurrections sociales et à une mal-gouvernance incapable de réformer et d’impulser efficacement des mesures capables d’améliorer le bien-être et la prospérité économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 4 : réformes structurelles endogènes et consensuelles</h3>



<p>Ce scénario est très peu probable dans le contexte actuel. Mais pas impossible! Et cela passe par un changement de logiciel de gouvernance au sommet de l’État depuis 2011.</p>



<p>Les sociétés ambitieuses sont avant tout des sociétés ayant des leaders intelligents, capables de fonder leurs décisions sur les données probantes et sur les enseignements de l’histoire.</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui est capable du pire comme du meilleur. Le meilleur réside dans l’élaboration d’un plan de réformes structurelles conçu de façon endogène, consensuelle et crédible. Ce plan doit être porté par un ou une économiste agile, audacieux et familier avec les enseignements de l’économétrie inspiré par la pensée économique nord-américaine.</p>



<p>Faut-il passer par un méchant électrochoc pour y parvenir? C’est toute la question qui reste à répondre par les partis et élites politiques actuellement au pouvoir.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



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