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	<title>Archives des climatisation - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des climatisation - Kapitalis</title>
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		<title>Quand la ville devient une fournaise </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 08:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[cycle de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[El Habib Ben Amara]]></category>
		<category><![CDATA[îlots de chaleur urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Ksours]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque été, les thermomètres nous rappellent que nous avons construit des villes qui génèrent leur propre chaleur.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Îlots de chaleur urbains, effondrement du cycle de l’eau et impasse climatique globale. Face au réchauffement climatique, auquel elle contribue largement, la ville moderne doit s’adapter et changer de paramètres et de pratiques…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>El Habib Ben Amara *</strong></p>



<span id="more-19131563"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses villes du monde, marcher dehors au milieu de l’été est devenu une expérience physiquement épuisante. Le béton brûle sous le soleil. Les façades continuent de refléter la chaleur dans la nuit. L’air semble immobile, sec, parfois presque irrespirable. Les arbres disparaissent, les sols sont scellés sous l’asphalte, l’eau de pluie est évacuée des villes aussi vite que possible, tandis que les climatiseurs libèrent encore plus de chaleur dans l’atmosphère urbaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque été, les thermomètres nous rappellent une vérité que nos villes refusent encore d’affronter : nous avons construit des espaces urbains qui génèrent leur propre chaleur. Nous avons construit des fours. Dans cette partie du monde – le Sahara – chaque été c’est un avant-goût d’enfer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les îlots de chaleur urbains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses villes méditerranéennes et sahariennes, en particulier au Maghreb et dans les régions arides du Moyen-Orient, les centres urbains se transforment de plus en plus en pièges thermiques où les températures nocturnes restent plusieurs degrés plus élevées que dans les zones rurales environnantes. Même la nuit ne rafraîchit plus la ville. Les murs continuent de libérer l’énergie accumulée pendant la journée, tandis que l’air reste lourd, immobile, étouffant. Ce phénomène a un nom : les îlots de chaleur urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais réduire cette réalité à une simple anomalie climatique locale serait une erreur. Les îlots de chaleur urbains ne sont pas seulement un problème de température. Ils sont l’une des manifestations les plus visibles d’une rupture profonde entre les sociétés humaines et les mécanismes écologiques qui régulent naturellement le climat de la Terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de l’histoire, les civilisations ont prospéré lorsqu’elles ont appris à travailler avec l’eau, les sols, les arbres et les cycles naturels. Elles ont décliné lorsqu’elles ont détruit ces équilibres. Aujourd’hui, la ville moderne semble suivre la même trajectoire de rupture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ville moderne comme un moteur thermique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est plus marginal. Il est sanitaire, énergétique, hydrologique, social et, finalement, civilisationnel. L’aspect peut-être le plus alarmant se trouve ailleurs : nous répondons à la surchauffe par des solutions qui intensifient encore le problème. Climatisation massive, surfaces minérales, verre réfléchissant, artificialisation croissante des sols — toutes ces mesures peuvent refroidir temporairement l’intérieur des bâtiments, mais elles chauffent simultanément encore plus l’environnement urbain environnant. La ville moderne se comporte désormais comme un moteur thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette situation n’est pas un destin climatique inévitable. Elle est le résultat de choix d’aménagement — une rupture progressive avec les mécanismes naturels qui régulent le climat : l’eau, les sols vivants, la végétation, l’ombre et l’évapotranspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre <em>‘‘Cooling Climate Chaos’’</em> de Peter Paul Brunyard et Rob de Laet nous rappelle une idée fondamentale : la stabilité thermique de la planète dépend largement du cycle de l’eau et des systèmes vivants, bien plus que nous ne l’avons reconnu pendant des décennies. La vie ne subit pas simplement le climat. Elle le régule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette compréhension change profondément notre manière de penser les villes. Si les forêts peuvent refroidir des régions entières, pourquoi les villes ne pourraient-elles pas redevenir des organismes climatiques capables de respirer, transpirer et rafraîchir leurs propres territoires ? Et surtout, pourquoi avons-nous oublié que les civilisations sahariennes savaient déjà construire avec l’intelligence thermique des systèmes vivants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les îlots de chaleur urbains ne sont pas un accident naturel. Ils sont la conséquence logique d’un modèle urbain devenu thermiquement, hydrologiquement et écologiquement dysfonctionnel. La ville moderne ne souffre pas seulement du changement climatique. Elle fabrique localement sa propre panne thermique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ville fabrique sa propre chaleur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un îlot de chaleur urbain est une zone artificialisée où les températures restent systématiquement plus élevées que dans les milieux naturels environnants. Deux phénomènes se superposent : l’îlot de chaleur de surface, mesurable sur les toits, les routes et les surfaces minérales, et l’îlot de chaleur atmosphérique, vécu directement par les habitants dans les rues et les quartiers densément bâtis. Dans les contextes méditerranéens et sahariens, ce phénomène devient particulièrement intense. La ville cesse peu à peu d’être un refuge contre les extrêmes climatiques et devient au contraire un piège thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier mécanisme derrière cette surchauffe réside dans les matériaux eux-mêmes. Le béton, l’asphalte, le bitume et les surfaces imperméables absorbent l’énergie solaire tout au long de la journée et la libèrent lentement pendant la nuit. Contrairement aux sols vivants, ces surfaces ne respirent pas. Elles stockent, accumulent et re-rayonnent la chaleur en continu bien après le coucher du soleil. La ville elle-même commence à fonctionner comme une gigantesque batterie thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième mécanisme est lié à la morphologie urbaine. Les rues étroites bordées de bâtiments élevés créent ce que les climatologues appellent des <em>«canyons urbains»</em>. La circulation de l’air devient restreinte tandis que le rayonnement solaire rebondit plusieurs fois entre les façades. La chaleur reste piégée entre les murs, et le refroidissement nocturne ne peut plus se faire correctement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième mécanisme – probablement le plus fondamental – est la disparition de la végétation. Un arbre n’est pas seulement un élément décoratif. C’est un système climatique vivant. Par l’évapotranspiration, il transforme une partie de l’énergie solaire en vapeur d’eau au lieu de la convertir directement en chaleur sensible. Son ombre protège les surfaces du rayonnement direct, sa canopée humidifie l’air et ses racines maintiennent des sols vivants et perméables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les écosystèmes naturels, une grande partie de l’énergie solaire est utilisée pour faire circuler l’eau. Dans les villes minérales, cette même énergie devient chaleur. Sous un soleil intense, les surfaces minérales urbaines peuvent devenir 20°C plus chaudes que les surfaces végétalisées voisines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième mécanisme est anthropique. Les voitures, l’industrie, les infrastructures énergétiques, et surtout la climatisation, ajoutent continuellement de la chaleur au système urbain. La climatisation illustre parfaitement le paradoxe thermique contemporain : elle refroidit l’intérieur des bâtiments tout en rejetant de la chaleur à l’extérieur, augmentant ainsi les températures urbaines globales. Nous refroidissons les bâtiments en chauffant la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’urbanisme contemporain a progressivement remplacé les systèmes vivants par des surfaces mortes. Les sols vivants ont été remplacés par des dalles minérales, les espaces verts par des parkings, les arbres par des pylônes et des lampadaires, les oueds par des canalisations enterrées, et l’ombre par une exposition totale. Ce que l’on appelait autrefois <em>«modernisation»</em> signifiait souvent minéralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous commençons à découvrir les limites thermiques de cette vision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture avec le cycle de l’eau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise thermique urbaine ne peut être comprise sans revenir à une transformation bien plus profonde : la rupture avec le cycle local de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des siècles, les cités traditionnelles fonctionnaient en relative continuité avec les mécanismes hydrologiques naturels. L’eau de pluie s’infiltrait dans les sols, rechargeait les nappes phréatiques, soutenait la végétation et contribuait au refroidissement naturel des territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville moderne a progressivement inversé cette logique. L’urbanisme contemporain a été conçu comme une machine à drainer où les eaux pluviales devaient être évacuées le plus rapidement possible par des réseaux souterrains et expulsées hors de la ville. Les sols sont devenus scellés, les cours d’eau canalisés, et les zones humides ont progressivement disparu. La ville moderne fonctionne comme une surface drainante, alors que la ville traditionnelle fonctionnait comme une éponge. Cette différence est fondamentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un sol vivant reçoit de l’eau, une partie de cette eau est stockée sous terre et progressivement recyclée vers l’atmosphère par l’évapotranspiration des plantes. Ce mécanisme absorbe d’énormes quantités d’énergie sous forme de chaleur latente et contribue naturellement au refroidissement du territoire. Mais lorsque les sols sont recouverts de béton, l’eau ne peut plus s’infiltrer. Elle ruisselle rapidement vers les drains et les égouts. Le sol s’assèche, la végétation souffre, l’évapotranspiration diminue. L’énergie solaire n’est plus utilisée pour faire circuler l’eau : elle surchauffe directement les surfaces urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, une ville sans eau ni végétation devient mécaniquement plus chaude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème fondamental se trouve peut-être là : nos sociétés ont réduit l’eau à une fonction purement utilitaire – boire, irriguer, évacuer – tout en oubliant que l’eau est avant tout un régulateur climatique. Une ville qui infiltre, retient et évapore l’eau devient naturellement plus fraîche. Une ville qui évacue rapidement l’eau devient progressivement un désert thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de paradigme requis est immense. Pendant des décennies, les villes modernes ont considéré l’eau de pluie comme un problème à éliminer le plus vite possible. Pourtant, cette eau constitue l’une des principales ressources capables de rafraîchir les territoires urbains. Chaque goutte d’eau infiltrée devient une future réserve de fraîcheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe climatique contemporain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons un paradoxe frappant. Jamais l’humanité n’a autant parlé du climat, et jamais les villes ne sont devenues aussi incompatibles avec les mécanismes naturels de refroidissement. Dans de nombreuses métropoles, les arbres sont sacrifiés pour élargir les routes, les sols sont complètement artificialisés, les cours d’eau sont enterrés, les zones humides détruites, tandis que les espaces verts sont souvent réduits à des éléments décoratifs plutôt que fonctionnels. Pourtant, une ville n’est pas seulement un environnement bâti. C’est un système énergétique et hydrologique. Lorsque ce système cesse de recycler l’eau localement, il cesse également de réguler sa propre température.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les îlots de chaleur urbains révèlent donc une contradiction profonde au cœur du modèle urbain contemporain : nous cherchons à lutter contre le changement climatique tout en détruisant simultanément les mécanismes biologiques capables de rafraîchir naturellement les territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, la réponse dominante reste technologique : plus de climatisation, plus de surfaces réfléchissantes, plus d’appareils intelligents, plus de contrôle technique. Mais cette logique atteint rapidement ses limites. Les climatiseurs augmentent la consommation énergétique, renforcent la dépendance électrique et intensifient la chaleur extérieure. Les technologies dites « intelligentes » peuvent améliorer certains paramètres, mais elles ne peuvent pas remplacer l’eau, les arbres ou les sols vivants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est systémique. Nous avons tenté de concevoir la ville comme une machine indépendante des systèmes vivants. Aujourd’hui, nous découvrons qu’une ville incapable de coopérer avec les mécanismes écologiques finit par devenir thermiquement hostile à ses propres habitants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="txzUlhzv0A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/restaurer-les-cycles-de-leau-pour-regenerer-le-sahara/">Restaurer les cycles de l’eau pour régénérer le Sahara</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Restaurer les cycles de l’eau pour régénérer le Sahara » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/restaurer-les-cycles-de-leau-pour-regenerer-le-sahara/embed/#?secret=PwK14qfvuh#?secret=txzUlhzv0A" data-secret="txzUlhzv0A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une crise sanitaire et sociale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences des îlots de chaleur urbains s’étendent bien au-delà de l’inconfort thermique. La chaleur nocturne permanente perturbe le sommeil et empêche le corps humain de récupérer correctement. Les vagues de chaleur augmentent les risques de déshydratation, de coup de chaleur et de mortalité parmi les populations les plus vulnérables. La pollution de l’air est amplifiée par les températures élevées, en particulier par la formation d’ozone troposphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la crise thermique urbaine est aussi une crise sociale. Les quartiers les plus pauvres sont souvent les moins végétalisés, les plus densément minéralisés et les moins équipés pour faire face aux épisodes de chaleur extrême. Les résidents à faible revenu vivent fréquemment dans des logements mal isolés, avec un accès limité à la climatisation et peu d’espaces publics ombragés à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le climat urbain devient ainsi une question de justice territoriale. Dans certaines régions arides du Maghreb et du Moyen-Orient, cette situation pourrait devenir critique dans les décennies à venir. Alors que le réchauffement climatique se combine à l’artificialisation des sols et à la rareté de l’eau, certaines villes pourraient progressivement devenir inhabitables pendant plusieurs semaines chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc plus simplement de savoir comment rendre les villes plus confortables. Il s’agit désormais de savoir comment maintenir des conditions minimales d’habitabilité dans les territoires urbains du vingt-et-unième siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leçons oubliées des ksours sahariens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien avant la climatisation, les simulations thermiques et les <em>«villes intelligentes»</em>, les sociétés sahariennes avaient développé une intelligence climatique extraordinairement raffinée. Les ksours du Sahara algérien – de la Saoura au Touat, du Gourara au M’zab – représentent probablement l’une des formes d’urbanisme bioclimatique les plus avancées jamais conçues en milieu aride, au milieu des sables et des rocs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces établissements fortifiés n’étaient pas seulement des architectures défensives. C’étaient des machines thermiques passives adaptées au désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier principe des ksour était la compacité. Les bâtiments étaient regroupés afin de réduire les surfaces exposées au soleil et de créer de l’ombre mutuelle permanente. Dans les climats extrêmes, l’espace vide devient un piège solaire, c’est pourquoi la compacité elle-même est devenue une stratégie climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième principe reposait sur des rues étroites et sinueuses. Contrairement aux boulevards modernes surexposés, ces passages limitaient le rayonnement solaire direct, ralentissaient les vents chauds du désert et maintenaient des gradients thermiques plus tolérables. Dans le désert, l’ombre était une infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième principe était l’introversion. Les maisons sahariennes traditionnelles ne s’ouvraient pas largement sur l’extérieur. Elles étaient organisées autour d’une cour centrale qui fournissait une lumière diffuse, une ventilation naturelle et un microclimat tempéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la chaleur vient de l’extérieur, pourquoi les bâtiments s’ouvriraient-ils largement sur l’extérieur ? Cette simple question résume une grande partie de l’intelligence thermique contenue dans l’architecture vernaculaire saharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième principe concernait les matériaux. Les ksour étaient construits en terre crue, en pisé. Ces matériaux ont une haute inertie thermique : ils absorbent la chaleur lentement pendant la journée et la libèrent progressivement la nuit. Contrairement au béton moderne, la terre régule naturellement les fluctuations thermiques et contribue à l’équilibre hygrométrique des bâtiments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le ksar n’était jamais séparé de son oasis. Habitat, palmeraies, jardins et systèmes hydrauliques formaient un seul organisme écologique. Le palmier dattier agissait comme un couvert climatique. Les systèmes d’irrigation retenaient l’eau dans les sols. L’évapotranspiration des cultures rafraîchissait l’air ambiant. Les oasis sahariennes fonctionnaient déjà comme des systèmes de refroidissement bioclimatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’urbanisme moderne considère souvent comme archaïque est, en réalité, une forme extrêmement avancée d’intelligence climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Forêts, oasis et villes comme systèmes climatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche contemporaine sur les interactions entre végétation, eau et climat est en train de remodeler en profondeur notre compréhension des dynamiques thermiques territoriales. La théorie de la <em>«pompe biotique»</em>, développée notamment par Anastassia Makarieva et Victor Gorshkov, montre que les grandes forêts ne se contentent pas de répondre aux précipitations : elles participent activement à créer les conditions de leur propre humidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la condensation de la vapeur d’eau, les forêts génèrent des gradients de pression qui aspirent l’air humide des océans vers les continents. En d’autres termes, les écosystèmes vivants génèrent partiellement leur propre climat. Cette idée a des implications majeures pour l’urbanisme, car elle suggère que les villes ne sont pas condamnées à rester des environnements thermiques passifs. Une ville végétalisée et hydratée peut également produire des microclimats, des circulations d’air, des gradients thermiques bénéfiques et des îlots de fraîcheur locaux. Inversement, une ville entièrement minéralisée bloque ces mécanismes et se déconnecte progressivement des processus écologiques capables de réguler naturellement la température.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de l’évapotranspiration est ici central. Lorsqu’une plante évapore de l’eau, elle absorbe une grande quantité d’énergie sous forme de chaleur latente. Cette énergie n’est donc pas directement convertie en chaleur sensible au niveau du sol. Un arbre mature fonctionne comme un climatiseur biologique capable de refroidir significativement son environnement immédiat sans aucune consommation d’énergie électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux surfaces minérales, les systèmes vivants ne se contentent pas de réfléchir ou d’emmagasiner la chaleur : ils la transforment, la font circuler et la redistribuent par l’interaction continue entre l’eau, l’air, les sols et la végétation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question urbaine du vingt-et-unième siècle peut donc être reformulée ainsi : comment reconstruire des villes capables de réactiver les mécanismes hydrologiques et biologiques locaux de refroidissement naturel ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une ville-écosystème</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre les îlots de chaleur urbains ne peut être gagnée par la technologie seule. Elle nécessite une transformation profonde de l’urbanisme contemporain. La ville du futur doit fonctionner moins comme une machine et davantage comme un écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier principe est la restauration du cycle local de l’eau. Chaque goutte de pluie tombant sur la ville devrait rester le plus longtemps possible dans le système urbain grâce à des sols perméables, des noues végétalisées, des bassins d’infiltration, des jardins de pluie et des systèmes de récupération d’eau de pluie. Ralentir l’eau devient donc un acte climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième principe est la réintégration massive de la végétation. Les arbres ne doivent plus être considérés comme des éléments décoratifs, mais comme de véritables infrastructures thermiques. Une ville sans couvert forestier devient mécaniquement plus chaude. La végétation urbaine doit également être structurée en strates, comme dans les oasis ou les forêts : arbres de haute taille, arbres moyens, arbustes, couvre-sols et plantes grimpantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième principe concerne l’ombre. Dans les villes arides, l’ombre n’est pas un luxe esthétique mais une condition d’habitabilité. Les arcades, les cours intérieures, les pergolas végétalisées, les rues arborées et la réduction des surfaces surexposées doivent devenir des priorités d’aménagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième principe implique la réhabilitation des matériaux biosourcés et géosourcés tels que la terre crue, la pierre, le bois et la chaux. Ces matériaux stockent moins de chaleur, nécessitent moins d’énergie et s’intègrent plus naturellement dans les cycles écologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le cinquième principe consiste à reconnecter l’urbanisme, l’hydrologie et l’écologie. La ville ne peut plus être conçue indépendamment des sols, de l’eau, du vent, des paysages et des écosystèmes environnants. Chaque arbre urbain devient une infrastructure climatique, chaque sol vivant devient un climatiseur biologique, et chaque goutte d’eau infiltrée devient une future réserve de fraîcheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la ville-machine à la ville vivante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les îlots de chaleur urbains révèlent finalement quelque chose de bien plus profond qu’un simple problème de température. Ils révèlent une crise de la relation entre les sociétés humaines et les systèmes vivants qui rendent possible l’habitabilité terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des siècles, les sociétés traditionnelles ont su construire avec le vent, habiter l’ombre, retenir l’eau, protéger les sols et intégrer la végétation dans la vie quotidienne. Puis l’urbanisme moderne a cherché à tout minéraliser, tout standardiser, tout climatiser, tout contrôler. Aujourd’hui, nous découvrons les limites thermiques de cette vision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vingt-et-unième siècle devra probablement réinventer entièrement l’urbanisme — non plus comme l’art de bétonner l’espace, mais comme l’art de coopérer avec l’eau, les sols, la végétation et les cycles du vivant. Les villes qui survivront sont celles qui comprennent une vérité ancienne déjà connue des sociétés vernaculaires : l’eau, l’ombre, les arbres et les sols vivants ne sont pas des décorations urbaines. Ce sont les organes thermiques de la civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc plus simplement de savoir comment refroidir artificiellement la ville. La vraie question est de savoir quelle quantité de systèmes vivants nous sommes prêts à réintégrer dans nos territoires pour qu’ils puissent recommencer à se rafraîchir naturellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ville fraîche n’est pas une ville technologiquement refroidie. C’est une ville écologiquement vivante — une ville qui infiltre l’eau, produit de l’ombre, recycle l’humidité et coopère avec les mécanismes climatiques au lieu de les détruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Refroidir la ville ne nécessite pas un miracle technologique. Cela nécessite un changement de logique : de la ville-machine à la ville-écosystème. Parce qu’une ville sans eau, sans ombre et sans systèmes vivants finit toujours par devenir un four. Et parce qu’une ville sans ombre est, en définitive, une ville faite pour y souffrir plutôt que pour y vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Analyste stratégique (sécurité hydrique et géopolitique).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FYt7pCq1Id"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/eau-et-securite-au-moyen-orient-lecons-de-la-crise-iranienne/">Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/eau-et-securite-au-moyen-orient-lecons-de-la-crise-iranienne/embed/#?secret=7lxpQhHhVi#?secret=FYt7pCq1Id" data-secret="FYt7pCq1Id" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références intégrées&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Fathy, H. (1973). Construire avec le peuple. Edition Sindbad.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ravéreau, A. (1981). Le M’Zab, une leçon d’architecture. Sindbad.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Bunyard, P. &amp; de Laet, R. (2024). </em><em>Cooling Climate Chaos : A Proposal to Cool the Planet within Twenty Years. </em><em>BP International.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Makarieva, A. M. &amp; Gorshkov, V. G. (2007). Biotic pump of atmospheric moisture as driver of the hydrological cycle on land. Hydrology and Earth System Sciences, 11, 1013-1033.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Oke, T. R. (1982). The energetic basis of the urban heat island. Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, 108(455), 1-24.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Oke, T. R. (1987). Boundary Layer Climates, 2nd ed. Routledge.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Santamouris, M. (2015). Regulating the damaged thermostat of the cities – Status, impacts and mitigation challenges. </em><em>Energy and Buildings, 91, 43-56.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Climatisation en copropriété &#124; Quand la canicule bouscule le droit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 06:05:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec les fréquents épisodes de canicule,  l’instauration future d’un véritable «droit au frais» citoyen semble inéluctable en France.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/climatisation-en-copropriete-quand-la-canicule-bouscule-le-droit/">Climatisation en copropriété | Quand la canicule bouscule le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre la sauvegarde esthétique du patrimoine architectural et l’adaptation vitale des villes au changement climatique et aux épisodes fréquents de grosses chaleurs, le droit français cherche encore son équilibre, mais l’instauration future d’un véritable «droit au frais» citoyen semble inéluctable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-19081431"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Mon séjour à Paris a coïncidé avec un épisode de canicule particulièrement marqué. A l’heure ou l’Europe de l’Ouest suffoque sous des dômes de chaleur à répétition, le thermomètre parisien frôle souvent la barre fatidique des 40 °C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces épisodes de canicule extrême ne relèvent plus du simple inconfort estival : ils tuent. Selon Santé publique France, les vagues de chaleur successives provoquent désormais des milliers de décès excédentaires chaque année (près de 1 900 morts enregistrés pour le seul été 2025, un bilan qui menace déjà d’être dépassé face à l’intensité inédite de la canicule de juin 2026), touchant de plein fouet les personnes âgées et les habitants de passoires thermiques urbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des sanctions impitoyables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette urgence sanitaire, l’accès au rafraîchissement devient une question de santé publique voire de survie. Pourtant, pour des millions de citadins vivant en appartement, installer un climatiseur fixe relève encore du parcours du combattant juridique, prisonnier d’un arsenal législatif conçu à une époque où le réchauffement climatique n’était qu’une lointaine théorie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du problème réside dans un conflit frontal entre le droit individuel à la santé et le respect de la propriété collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’installation de l’indispensable unité extérieure d’un climatiseur est verrouillée par l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété. Ce texte impose d’obtenir l’accord de l&rsquo;Assemblée Générale à la majorité absolue pour tout travail modifiant l’aspect extérieur de l’immeuble. Faute d’autorisation préalable, les sanctions sont impitoyables. La jurisprudence de la troisième chambre civile de la Cour de cassation, régulièrement réaffirmée devant les tribunaux, demeure inflexible : le syndicat des copropriétaires dispose de dix ans pour exiger en justice, sous astreinte financière, le démontage forcé et la remise en état de la façade, et ce, peu importe l’intensité des vagues de chaleur subies par l&rsquo;occupant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément dans cette brèche, entre crise sanitaire et rigidité réglementaire, que la diaspora tunisienne, forte de son vivier d’ingénieurs de haut vol et de techniciens chevronnés, a une carte maîtresse à jouer. Habitués à dompter le stress thermique et experts dans la gestion des fluides sous des latitudes où le mercure dépasse de longue date les 40 °C, ces professionnels représentent une force de frappe technique inestimable. En se structurant dès aujourd’hui en réseaux d’experts certifiés RGE (Reconnu garant de l’environnement) et spécialistes des systèmes innovants <em>«sans groupe extérieur»</em> ou réversibles, ils peuvent transformer ce défi sanitaire en opportunité industrielle. L’objectif est clair : anticiper la date fatidique de l’été prochain en proposant dès l’hiver des audits, des dossiers techniques d’urbanisme irréprochables pour les AG et des installations conformes aux normes acoustiques françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette avant-garde technique est idéalement positionnée pour orchestrer un déploiement de climatisation en masse, devenant ainsi un acteur clé de la résilience urbaine face au défi climatique.</p>



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</figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Droit au frais&nbsp;» et «trouble anormal de voisinage»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, sous la pression de la crise climatique et du drame humain des décès liés à la chaleur, l’édifice juridique commence à se fissurer. Un glissement jurisprudentiel s’amorce autour de la notion fondamentale de <em>«logement décent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la loi française ne fixe toujours pas de seuil maximal de température pour définir la décence d’un habitat, les tribunaux sont de plus en plus saisis par des locataires ou des copropriétaires invoquant un risque vital. Bien que le juge ne puisse pas directement s’y substituer, le refus infondé ou systématique d’une AG d’autoriser une climatisation, alors même que le projet technique respecte l’esthétique et l’acoustique, commence à être sanctionné pour <em>«abus de majorité»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, si l’appareil est autorisé mais contesté par le voisinage, la jurisprudence s’affine sur le terrain du <em>«trouble anormal de voisinage»</em> lié au bruit. Les magistrats exigent désormais des expertises acoustiques poussées, incitant les copropriétés à voter des chartes de façade préapprouvant des modèles silencieux et dissimulés, plutôt que d’opposer un veto de principe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre la sauvegarde esthétique du patrimoine et l’adaptation vitale des villes, le droit français cherche encore son équilibre, mais l’instauration future d’un véritable <em>«droit au frais»</em> citoyen semble inéluctable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>NB :</strong> <em>le texte de loi relatif à la règlement urbaine cherché avec IA Gemini et nombre de décès cherché avec Google. &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tunisie &#124; Inégalité territoriale face aux aléas climatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:36:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut adapter les politiques publiques aux besoins des populations les plus exposées aux aléas climatiques et environnementaux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Tunisie comme partout ailleurs, les élus des régions sujettes à des désagréments climatiques doivent assimiler le fait que, les populations qui en sont les plus touchées ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires.</em></strong> <em>(Ph. Les oasis du sud tunisien manquent de plus en plus d&rsquo;eau). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr Monem El Achkham </em>*</strong></p>



<span id="more-18370154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="352" height="508" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg" alt="" class="wp-image-16795908" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg 352w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam-208x300.jpg 208w" sizes="auto, (max-width: 352px) 100vw, 352px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Je vis dans une région de Tunisie où l’été dure neuf mois, où l’on en a assez du soleil, où l’on en vient à vénérer ce que l’on appelle communément <em>«le temps de chien»</em>. Dans ma région, l’injustice structurelle et séculaire est admise comme un ordre établi. Ce qui fait le plus mal, c’est que ceux-là mêmes qui se présentent comme les redresseurs de torts nous laminent en élaborant slogan sur slogan, en méconnaissance totale de ce que la nature nous impose et qu’ils perpétuent par ignorance, par compassion stérile, mais surtout par pur opportunisme politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ma région, la nature est cruelle, et tous les pouvoirs qui s’y sont succédé l’ont été encore plus. Pour adoucir, un tant soit peu le climat, trois solutions s’offrent à nous : un peu de verdure, moins de pollution et… la climatisation. Or, malgré cette réalité objectivement mesurable, ces territoires sont soumis à des politiques publiques uniformes, conçues sans prise en compte suffisante des différences climatiques, environnementales et industrielles. Cette uniformité de traitement produit, de facto, une rupture manifeste du principe d’égalité entre citoyens placés dans des situations fondamentalement dissemblables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour la verdure, il faut repasser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la verdure, il va falloir repasser. Dans mes souvenirs d’enfance — et il existe d’ailleurs une iconographie abondante pour les étayer — les oasis, les espaces verts et les pièces aquatiques ne faisaient pas défaut, et il y faisait très bon vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Réchauffement climatique»</em>, me direz-vous. Oui, mais pas seulement. Les difficultés actuelles ne peuvent être imputées exclusivement au changement climatique global. Elles résultent également de choix économiques et industriels opérés sur plusieurs décennies, notamment dans la gestion des ressources hydriques et l’implantation d’activités fortement consommatrices d’eau et génératrices de pollution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le joyau historique de notre ville, Gafsa, ce furent les piscines romaines. Elles ont été sacrifiées, sans le moindre état d’âme, sur l’autel du développement industriel. Ces piscines, vieilles de vingt siècles, étaient alimentées par des sources intarissables en circuit ouvert, qui irriguaient les oasis et abreuvaient de multiples pièces d’eau. Le besoin accru en eau des laveries de phosphate, conjugué à un usage irrationnel de cette ressource, a ravagé nos oasis, asséché nos plans d’eau et a fini par avoir raison de nos piscines romaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au tarissement assassin des sources et à l’assèchement choquant des dites piscines, une étude fut menée pour tenter d’y remédier. Elle conclut à deux options aussi foireuses l’une que l’autre. La première consistait à installer un système de clapets permettant un hypothétique remplissage lorsque l’eau remonterait, tout en empêchant la vidange en cas de flux insuffisant. La seconde proposait d’enlever la roche naturelle et le sable qui donnaient à l’eau sa merveilleuse couleur azur, pour couler une hideuse dalle de béton et remplir, à l’occasion, ce qui deviendrait un vulgaire bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous l’aurez compris : c’est la deuxième option qui fut adoptée, jugée bien entendu moins chère et vécue comme une insulte aux autochtones et à l’esthétique universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pollueurs imposent leur loi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui peinent à admettre que l’industrie du phosphate soit l’unique responsable de ce désastre écologique, climatique et agricole, j’en veux pour preuve l’apparition, chez nous, d’un lac naturel peuplé de poissons d’eau douce, né de nulle part après deux années de grève dans les laveries du bassin minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Algérie, notre voisin direct, on développe en plein désert l’une des agricultures les plus prédatrices en eau — et je ne dis pas que c’est bien — notamment le maraîchage, en puisant dans la même nappe que nous préservons pieusement dans nos sous-sols. Ici, on aurait pu utiliser cette ressource pour sauver les oasis, développer l’agriculture et réanimer les espaces verts. Mais au lieu de cela, on nous enjoint de rationner l’eau sous 47 °C à l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution, vous l’aurez compris, il est fortement déconseillé d’en parler. Quand la menace immédiate sur la vie d’enfants n’a pas suffi à dissuader le pollueur, pourquoi voudrait-on évoquer le phosphogypse, la fluorose, les risques de cancer ou de stérilité ? Après tout, cela ne tue qu’à moyen ou long terme. Le voile de soufre qui survole la ville en été, visible à l’horizon dès l’aube et perceptible à l’odorat dès que la circulation se calme, constitue une démonstration tangible — s’il en fallait une — de ce que peut être un effet de serre. Allons-nous nous plaindre ? La vie de gosses est menacée, je vous dis, et la machine à sous, elle, ne s’est jamais arrêtée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sacro-sainte climatisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous disions donc que pour les espaces verts, on a préféré économiser l’eau pour l’industrie et pour que nos voisins puissent irriguer tranquillement le désert ; que la pollution est taboue et qu’il est donc fortement déconseillé d’en parler. Il ne nous reste plus que la climatisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La climatisation, oui, cette sacro-sainte clim. En ce qui me concerne, j’ai du mal à concevoir ne pas pouvoir croiser un jour son inventeur, Willis Haviland Carrier, dans les allées du paradis, vous l’aurez compris, j’ai bien la ferme intention d’y être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clim sous nos cieux, c’est vital et primordial, vous l’avez donc compris ce n’est ni du luxe ni même un souhaitable confort. Mais même là-dessus, nous sommes lourdement lésés. Je peux affirmer sans prendre énormément de risque que, concernant la consommation d’électricité dans ma région, nous sommes contraints d’atteindre au moins le double de la moyenne nationale, eu égard à l’usage assez assidu selon les bourses, de la clim de mai à novembre. La chaleur ambiante impose plusieurs heures quotidiennes de conditionnement de l’air.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un bien-être artificiel à peine comparable à celui du reste du pays, nous dépensons des sommes considérables, avec les mêmes salaires et le même pouvoir d’achat. Cela devient une véritable ligne — ou plutôt un trou — budgétaire. Est-ce juste ? Sincèrement, je ne le pense pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on connaît les difficultés à survivre dans ce type de région — dépenses de santé accrues à cause de la pollution, dépenses énergétiques supplémentaires dues à une chaleur qui ne relève pas uniquement du réchauffement climatique — est-il acceptable d’être subventionné en électricité à l’identique de villes côtières ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne serait même pas démesuré d’envisager l’instauration d’une trêve estivale sous nos latitudes, équivalente à la trêve hivernale en Europe. Car oui, on meurt de chaleur et de déshydratation quand on n’a pas les moyens de s’offrir l’air conditionné dans ma région. Et l’injustice ne s’arrête pas là, en été, la capacité de la Steg ne suffit jamais à satisfaire la demande : la baisse de tension, surtout à partir de midi, est telle que les climatiseurs tournent sans rafraîchir. On paie, et on n’en a même pas pour son argent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inégalité territoriale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai parfois l’impression que, pour tous ceux qui ont été au pouvoir — je n’exclus personne — les habitants de ces régions productrices de richesses seraient nés avec une cuirasse les rendant insensibles aux éléments, comme s’ils avaient des instincts atténués, voire une apathie congénitale. À moins que nos dirigeants n’adhèrent à la vision d’Aristote, selon laquelle les esclaves seraient de nature servile tandis que les hommes libres ont une nature libre et que leurs places dans la société ne seraient alors qu’un reflet de leur nature intime. C’est dans les gènes, en somme. Nous ne serions pas faits pareil quoi ! Notre résilience, notre prétendue imperméabilité aux agressions climatiques et chimiques, serait à l’origine de ce que l’on pourrait appeler l’idiosyncrasie gafsienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’incite donc les élus des régions sujettes à de tels désagréments à assimiler le fait que, les populations concernées, ne demandent ni privilège ni exception arbitraire. Elles demandent l’application rigoureuse du droit, de l’équité et de la responsabilité publique face à des contraintes objectives, mesurables et durables. Refuser d’adapter les politiques publiques à ces réalités revient à institutionnaliser une inégalité territoriale, à normaliser la précarité énergétique et à accepter que certaines vies soient plus exposées que d’autres aux risques climatiques, environnementaux et sanitaires. Le principe de solidarité nationale envers les territoires supportant une charge disproportionnée de pollution, de dégradation écologique et climatique au nom de l’intérêt général trouve ici tout son sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos élus devraient donc appeler à une évolution normative, politique et juridique fondée sur la justice, la raison et la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Chirurgien à Gafsa.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ssCxP1Q4l3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/en-finir-avec-les-navets-economiques-dun-pays-schizophrene/">En finir avec les navets économiques d’un pays schizophrène</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En finir avec les navets économiques d’un pays schizophrène » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/en-finir-avec-les-navets-economiques-dun-pays-schizophrene/embed/#?secret=fU0XzuOGn0#?secret=ssCxP1Q4l3" data-secret="ssCxP1Q4l3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Face aux grosses chaleurs &#124; Les conseils du Pr Addad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:24:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les conseils du Dr Faouzi Added pour traverser cette période d grosses chaleurs, à haut risque pour la santé, sans gros dégâts.  </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En ce début du mois de juillet, les grosses chaleurs estivales sont déjà là, et en ce dimanche 6 juillet 2025, la température atteint <strong><em>en Tunisie</em></strong> 35° et même plus dans certaines régions du sud. Dr Faouzi Addad, professeur de cardiologie, a, dans un<a href="https://www.facebook.com/1240337753/posts/10239444721436454/?rdid=ZCBg7OeTNiwZgUgd" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> poste facebook</a> publié aujourd’hui et que nous reproduisons ci-dessous, averti contre les comportements dangereux et prodigué ses conseils pour traverser cette période à haut risque sans gros dégâts pour la santé. </em></strong></p>



<span id="more-16967503"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les grosses vagues de chaleur sont délétères pour notre santé cardiovasculaire, notamment chez les personnes âgées de plus de 65 ans, les enfants de moins de 15 ans et ceux atteints de maladies chroniques, notamment cardiaques ou rénales.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En effet, la chaleur va engendrer une dilatation de nos vaisseaux pour évacuer la chaleur interne, ce qui va augmenter la transpiration, vider nos vaisseaux, avec des conséquences comme la chute de tension, l’accélération du rythme cardiaque, l’ischémie myocardique et la formation de caillots à l’origine de complications comme l’infarctus, l’embolie pulmonaire ou les accidents vasculaires cérébraux. Durant l’été 2003, particulièrement chaud, l’Europe a enregistré plus de 70 000 décès liés directement à la chaleur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les règles à suivre sont simples pour un été en toute sécurité :</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«1- une bonne hydratation, au moins 2 litres d’eau pas trop froide, et se rappeler que les personnes âgées ont perdu la sensation de soif et qu’il faut donc les faire boire régulièrement&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«2- éviter les expositions au soleil, surtout entre 12 h et 16 h;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«3- éviter les activités physiques intenses en plein soleil;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«4- porter un chapeau et éviter les vêtements sombres qui absorbent la chaleur;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«5- recourir à la climatisation, mais à une température pas trop froide pour éviter les chocs thermiques, sources de complications&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«6- prendre régulièrement ses médicaments;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«7- éviter les boissons alcoolisées qui favorisent la déshydratation;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«8- consulter rapidement votre médecin de famille en cas de céphalées intenses, de grande fatigue, de chute de tension, de palpitations, de respiration difficile, de gonflement des jambes, de vomissements, de soif intense ou de mictions rares.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Soyez donc plus vigilants et profitez de l’été, mais avec modération.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/face-aux-grosses-chaleurs-les-conseils-du-pr-addad/">Face aux grosses chaleurs | Les conseils du Pr Addad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vers une industrie du froid durable, inclusive et circulaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/vers-une-industrie-du-froid-durable-inclusive-et-circulaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:03:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANPE]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[couche d’ozone]]></category>
		<category><![CDATA[hydrochlorofluorocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[industrie du froid]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
		<category><![CDATA[réfrigération]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie célèbre la Journée mondiale de la réfrigération en mettant en lumière l’importance des technologies du froid dans notre quotidien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/vers-une-industrie-du-froid-durable-inclusive-et-circulaire/">Vers une industrie du froid durable, inclusive et circulaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la réfrigération, célébrée chaque 26 juin, un atelier national a été organisé ce mercredi 25 juin 2025 à Tunis par l’Unité nationale ozone de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).</em></strong></p>



<span id="more-16861694"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée mondiale de la réfrigération met en lumière l’importance des technologies du froid dans notre quotidien tout en soulignant leur rôle central dans la lutte contre le changement climatique lorsqu’elles sont utilisées de manière durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunissant des représentants du secteur public et privé, des experts et des partenaires techniques, l’atelier a permis de faire le point sur les avancées de la Tunisie dans le domaine de la réfrigération et de la climatisation. Parmi les thématiques clés abordées&nbsp;: 1- le déploiement du&nbsp;système national de récupération, recyclage et régénération des fluides frigorigènes (RRR), un projet pilote positionnant la Tunisie comme pays précurseur dans la région; 2- le renforcement des capacités techniques, notamment dans le domaine de la climatisation automobile; 3-l’impact environnemental des produits d’entretien frigorifique&nbsp;et les solutions durables proposées par les entreprises; l’intégration de la dimension genre&nbsp;dans le secteur RAC (réfrigération et climatisation), en faveur d’une plus grande inclusion professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment fort de la journée a été marqués par la présentation des Champions nationaux du froid 2025, une initiative valorisant les professionnels engagés pour une réfrigération responsable et respectueuse de l’environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats concrets et mesurables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a mis en place une stratégie nationale pour réduire la consommation des hydrochlorofluorocarbures (HCFC), des substances appauvrissant la couche d’ozone et contribuant au réchauffement climatique.&nbsp;Cette stratégie est appuyée par des initiatives majeures&nbsp;: le Protocole de Montréal et l’amendement de Kigali, mis en œuvre par l’Unité nationale d’ozone au sein de l’ANPE, en collaboration avec l’Onudi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2010, la Tunisie affiche des résultats significatifs dans sa transition écologique dans le secteur du froid : 55% de réduction de la consommation de HCFCs&nbsp;entre 2010 et 2023; plus de&nbsp;720 000 tonnes CO₂ équivalent évitées; 4 entreprises converties à des technologies plus propres; plus de 600 techniciens formés aux bonnes pratiques de 2021 à 2024, et 83 agents douaniers sensibilisés au contrôle des substances réglementées, en 2024; lancement d’un&nbsp;système national de certification&nbsp;des professionnels du secteur.Pour une industrie plus verte</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet atelier, les parties prenantes ont réaffirmé leur engagement à renforcer la réglementation, diffuser les bonnes pratiques, promouvoir les fluides frigorigènes alternatifs et soutenir l’innovation.<em>«L’engagement de la Tunisie en faveur d’un secteur du froid plus durable et plus responsable est aujourd’hui une réalité concrète. Grâce au soutien de l’Onudi, et à l’appui de nos partenaires nationaux et internationaux, nous avons pu créer une dynamique collective qui conjugue protection de l’environnement et montée en compétences»,</em> a déclaré&nbsp;Youssef Hammami, coordinateur national de l’Unité d’Ozone en Tunisie.<br></p>
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		<title>Industrie du froid et transition écologique en Tunisie et en Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/industrie-du-froid-et-transition-ecologique-en-tunisie-et-en-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 11:35:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[ANPE]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[hydrofluorocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[industrie du froid]]></category>
		<category><![CDATA[Madi Sakandé]]></category>
		<category><![CDATA[réfrigération]]></category>
		<category><![CDATA[transition écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Hammami]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réduit de 55% l’utilisation d’hydrochlorofluorocarbures qui appauvrissent la couche d’ozone dans plusieurs secteurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/industrie-du-froid-et-transition-ecologique-en-tunisie-et-en-afrique/">Industrie du froid et transition écologique en Tunisie et en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En tant qu’importateur d’équipements de réfrigération, de climatisation, de pompes à chaleur et autres appareils alimentés au gaz, la Tunisie, comme tous les pays, doit envisager de réduire les quotas d’hydrofluorocarbures (HFC). Et elle s’y attèle avec beaucoup de volontarisme.</em></strong></p>



<span id="more-14921420"></span>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<em>«La Tunisie, qui a réduit de 55% l’utilisation d’hydrochlorofluorocarbures appauvrissant la couche d’ozone dans plusieurs secteurs tels que la réfrigération et la climatisation, est une exception en Afrique»</em>, a déclaré le président de l’Union des associations africaines des acteurs du froid et de la climatisation (U-3arc), Madi Sakandé, à l’occasion d’une réunion régionale organisée par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), mercredi 18 décembre 2024, expliquant que <em>«dans un continent aussi chaud que l’Afrique, il nous faut investir dans le refroidissement et en tenir compte dans tous les secteurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Des agences du froid indépendantes doivent être créées à l’échelle nationale pour aider les acteurs de la filière (frigoristes, acteurs de la climatisation) à organiser et sécuriser l’usage des équipements de réfrigération domestique, commerciale, industrielle et de transport, mais aussi garantir et développer l’usage de la climatisation et du chauffage fixes, des pompes et climatisations mobiles tout en respectant l’environnement»</em>, a ajouté Sakandé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Une industrie de la réfrigération bien développée et organisée pourrait aider à lutter contre le gaspillage alimentaire, contribuer aux efforts de réduction des gaz à effet de serre, ajouter de la valeur à la production et créer des emplois»</em>, a encore déclaré Sakandé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux niveaux national, régional et international, des efforts sont déployés pour réduire l’utilisation des gaz fluorés et les remplacer par des alternatives respectueuses du climat. Cependant, cette transition nécessite le soutien de l’industrie du froid à travers des campagnes de formation et de sensibilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coordonnateur de l’Unité nationale de l’ozone à l’Agence tunisienne de protection de l’environnement (ANPE), Youssef Hammami, a indiqué que la Tunisie a complètement éliminé les substances nocives qui appauvrissent la couche d’ozone, comme les chlorofluorocarbones (CFC), le bromure de méthyle utilisé dans le secteur de la fumigation des dattes et les halons (utilisés dans la lutte contre les incendies). Mis en œuvre par l’Onudi et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en étroite collaboration avec l’ANPE, le Protocole de Montréal, un cadre international crucial utilisé pour protéger la couche d’ozone, a conduit à une réduction significative de 55% de l’utilisation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) en Tunisie, avec des émissions en baisse de 723 tonnes en 2022 à 325 tonnes cette année. L’objectif du pays est de réduire l’utilisation des HCFC de 80 % d’ici le 1<sup>er</sup> janvier 2045.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/industrie-du-froid-et-transition-ecologique-en-tunisie-et-en-afrique/">Industrie du froid et transition écologique en Tunisie et en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : l&#8217;énergie solaire fait son chemin, mais trop lentement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/tunisie-lenergie-fait-son-chemin-mais-trop-lentement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 10:23:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[électricité solaire]]></category>
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		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[Farouk Boufalgha]]></category>
		<category><![CDATA[panneaux solaires]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Landoulsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour réduire leurs factures d’électricité, des Tunisiens optent pour l’énergie solaire, mais ils restent peu nombreux, alors que le déficit énergétique du pays continue de se creuser.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/tunisie-lenergie-fait-son-chemin-mais-trop-lentement/">Tunisie : l&rsquo;énergie solaire fait son chemin, mais trop lentement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Tataouine, l’une des villes les plus ensoleillées de la Tunisie, se passer de la climatisation en été, n’est plus possible, affirme Maroua Khaldi, jeune femme habitant au cœur de cette ville. Pour réduire la facture d’électricité, qui s’élève parfois à plus de 1 000 dinars par trimestre et grève leur budget, Maroua et son époux <strong><em>Achraf </em></strong>Chibani ont opté pour l’énergie solaire.</em></strong><em> (Photo: Centrale solaire El Gardhab à Tataouine).</em></p>



<span id="more-14749781"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple a installé huit panneaux solaires, d’une capacité de 500 watts chacun, pour une capacité totale de 4 000 watts, sur le toit de leur maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’idée était que tout le monde bénéficie d’une électricité abordable et d’une énergie propre. C’était, à vrai dire, l’idée de ma femme, que j’ai suivie, car je suis naturellement écologiste et je me soucie beaucoup de l’environnement»</em>, explique Achraf, ravi du résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Notre facture d’électricité a remarquablement baissé. Nous payons désormais, environ 160 dinars par mois et nous bénéficions d’une climatisation continue tout au long de l’été sans soucis ni remords. Nous avons même un excédent d’électricité solaire, calculé et compté par la Steg comme une ‘‘épargne solaire’’»</em>, raconte encore Achraf.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une majorité de Tunisiens sont, encore, réticents à passer au solaire, alors que le pays regorge de ressources renouvelables et dispose d’une moyenne de 3 000 heures d’ensoleillement par an. Aussi, l’État n’a cessé d’encourager le déploiement des énergies renouvelables, à travers des subventions et des incitations via le Fonds de transition énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière mesure d’incitation était le Décret 86, du 2 février 2023, fixant les règles d’organisation, de fonctionnement et les modalités d’intervention du Fonds de la transition énergétique (FTE).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire face au coût élevé de l’électricité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, selon Zouhair Landoulsi, consultant dans les secteurs de la réfrigération, de la climatisation et des pompes à chaleur, <em>«l’utilisation de l’énergie solaire pourrait passer, dans la conjoncture de changement climatique, d’une option à une nécessité urgente à l’avenir pour répondre aux besoins énergétiques des citoyens et des secteurs économiques, ainsi que pour faire face au coût élevé de l’électricité, principalement dû à la climatisation.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Refroidir l’air dans les maisons et les lieux de travail n’est plus un luxe, mais une nécessité, car les vagues de chaleur sont de plus en plus longues et puissantes en raison du changement climatique»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZdxHw7WylD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/opportunites-et-defis-de-lenergie-solaire-en-tunisie/">Opportunités et défis de l’énergie solaire en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Opportunités et défis de l’énergie solaire en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/opportunites-et-defis-de-lenergie-solaire-en-tunisie/embed/#?secret=0vzmX4HJim#?secret=ZdxHw7WylD" data-secret="ZdxHw7WylD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le consultant, les climatiseurs, dont le nombre en Tunisie est estimé en 2023, à 2 millions, consomment 70% de l’électricité en été, ce qui en fait les appareils les plus énergivores pendant les saisons chaudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je pense qu’étant donné les vagues de chaleur à venir et en raison du changement climatique, qui a altéré le concept traditionnel des quatre saisons et réduit leur nombre à seulement deux dans certaines parties du monde, l’utilisation des climatiseurs va doubler et la consommation d’électricité va également augmenter, dans ce cas, l’énergie solaire est la solution idéale»</em>, explique Landoulsi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, cette solution reste, d’après lui, plus valable pendant le jour et pas la nuit, en l’absence de technologies de stockage d’énergie en Tunisie et vu leur coût très élevé à l’heure actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le principal obstacle à l’utilisation intensive de l’énergie solaire est le coût des panneaux solaires et le délai de raccordement au réseau»</em>, a encore déclaré Landoulsi, recommandant de réduire ce coût et d’accélérer les procédures d’installation et de mise en service, afin d’encourager les citoyens à profiter de cette énergie propre et de la déployer massivement en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui du point de vue des installateurs de panneaux solaires, Farouk Boufalgha, ingénieur et propriétaire d’une entreprise dans ce domaine, à Tataouine, estime <em>«qu’il y a généralement une progression dans l’adoption de l’énergie solaire». «Nos clients appartiennent aux secteurs résidentiel, commercial, industriel ou de services. Il s’agit, aussi, des agriculteurs qui utilisent, les pompes à eau pour l’irrigation dans les zones rurales»</em>, ajoute-t-il.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mk04wdic7u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/tunisie-lenergie-solaire-relance-une-ecole-en-difficulte-a-makthar/">Tunisie : l&rsquo;énergie solaire relance une école en difficulté à Makthar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l&rsquo;énergie solaire relance une école en difficulté à Makthar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/tunisie-lenergie-solaire-relance-une-ecole-en-difficulte-a-makthar/embed/#?secret=qHdIq007mq#?secret=mk04wdic7u" data-secret="mk04wdic7u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’intérêt pour l’énergie solaire augmente, car la consommation des gens a progressé en raison des longues périodes de chaleur, les climatiseurs fonctionnant pratiquement de la fin mai à la fin septembre»</em>, explique Boufalgha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune installateur de panneaux photovoltaïque, estime que <em>«le pourcentage de connexion à l’énergie solaire à Tataouine est assez bon, bien qu’il ne s’agisse pas d’une région industrialisée»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’énergie solaire en milieu rural  </h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">À 300 kilomètres de Tataouine, dans le centre-est de la Tunisie, l’énergie solaire est une solution pour les personnes qui ne sont pas raccordées au réseau électrique dans les zones rurales, en particulier celles qui exercent dans l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Bougharra, agriculteur dans la localité de Chorbene à Mahdia, a sauvé son activité d’élevage bovin grâce à l’énergie solaire. L’électricité produite par les panneaux solaires qu’il exploite, sert à refroidir ses cuves de collecte de lait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je possédais plus d’une cinquantaine de vaches laitières et j’étais sur le point de les perdre toutes. Le lait que je vends était ma principale source de revenu. Mais à cause de la sécheresse et de la pénurie de fourrages, j’étais contraint de vendre la plupart d’entre elles»</em>, raconte Mohamed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup d’autres petits éleveurs de la région, Bougharra était sur le point de devenir chômeur, d’autant plus qu’aucune activité industrielle ou économique n’existe dans la zone rurale où il habite. Aidé par les autorités régionales, il a pu bénéficier de l’énergie solaire dans le cadre de l’Initiative régionale pour le déploiement d’applications d’énergies renouvelables à petite échelle dans les zones rurales de la région arabe (Regend), mis en œuvre en Tunisie en partenariat avec l’Agence nationale de la maitrise de l’énergie (ANME). Il s’agit de l’installation de panneaux solaires qu’il utilise pour préserver et refroidir les cuves de stockage de lait. <em>«C’est une bouée de sauvetage pour ma famille et pour les six vaches restantes dans mon étable»</em>, se félicite le quinquagénaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, cet agriculteur continue à travailler dans la collecte de lait auprès des producteurs de sa région et à les acheminer vers le centre de collecte de lait de Mahdia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed utilise, également, l’énergie solaire pour alimenter un moteur qui pompe l’eau d’un puits situé sur sa propriété, ce qui lui permet d’éviter des factures d’électricité exorbitantes. L’eau du puits est destinée à irriguer une petite parcelle de terre où poussent plusieurs oliviers, qui ont également souffert de la sécheresse et auraient été perdus sans cette installation de pompage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fathia Bougatif, une autre agricultrice de la région, a, aussi, bénéficié de cette initiative et a pu étendre ses activités agricoles sur huit hectares de terres, où elle a pu installer un système de pompage d’eau solaire photovoltaïque de 4,5 kW. Ce système lui a permis de diversifier ses cultures et d’assurer, ainsi, un revenu stable tout au long de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité est encore très modeste et ne dépasse pas 4%, par rapport au gaz, qui demeure la principale source de production d’électricité (97%). Le pays ambitionne, toutefois, de porter cette part à 35% au lieu de 30% en 2030. Objectif trop ambitieux qu’il aura du mal à atteindre compte tenu de la lente évolution du secteur et des résistances qui demeurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : Tap.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/tunisie-lenergie-fait-son-chemin-mais-trop-lentement/">Tunisie : l&rsquo;énergie solaire fait son chemin, mais trop lentement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Environnement : La Tunisie progresse dans la réduction des HCFC</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/18/environnement-la-tunisie-progresse-dans-la-reduction-des-hcfc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:49:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[action climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Amendement de Kigali]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[couche d’ozone]]></category>
		<category><![CDATA[fluides frigorigènes]]></category>
		<category><![CDATA[HCFC]]></category>
		<category><![CDATA[hydrochlorofluorocarbones]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Ben Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[Onudi]]></category>
		<category><![CDATA[Protocole de Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Onudi qualifie l’action climatique de la Tunisie d’«étape importante» sur la voie de la préservation de la couche d'ozone.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/18/environnement-la-tunisie-progresse-dans-la-reduction-des-hcfc/">Environnement : La Tunisie progresse dans la réduction des HCFC</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Onudi qualifie l’action climatique de la Tunisie d’«étape importante», qui a conduit à une consommation de 325 tonnes de HCFC, substances qui appauvrissent la couche d’ozone, en 2023, soit 55% de moins que le niveau de référence, équivalent à 723,703 tonnes de Co<sub>2</sub>.</em></strong></p>



<span id="more-14012691"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a réalisé des progrès dans la réduction des hydrochlorofluorocarbones (HCFC), une sous-classe de gaz et de substances fluorés qui appauvrissent la couche d’ozone et agissent comme de puissants gaz à effet de serre, a indiqué un communiqué de presse de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration marquant la Journée internationale pour la préservation de la couche d’ozone, l’Onudi a salué les progrès réalisés par ce pays d’Afrique du Nord dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’Onudi, l’action climatique de la Tunisie dans ce domaine, qualifiée d’<em>«étape importante»</em>, a conduit à une consommation de 325 tonnes de HCFC en 2023, soit une réduction de 55% par rapport au niveau de référence, équivalent à 723,703 tonnes de Co2.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays poursuit ses efforts de réduction des HCFC à travers un projet 2024-2029 mis en œuvre par l’Onudi et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), en coordination avec l’Unité nationale de l’ozone (NOU) de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Onudi a également souligné que la Tunisie a mis en place avec succès un système national de certification des techniciens et des entreprises opérant dans le secteur de la réfrigération, outre la reconversion de quatre entreprises, l’élimination de 80,46 tonnes de HCFC-141b (équivalent à 58 332 tonnes de CO<sub>2</sub>) et la formation de 386 techniciens sur les bonnes pratiques en matière de gestion des fluides frigorigènes. Quelque 83 agents des douanes ont également été formés pour surveiller les importations de substances contrôlées par le Protocole de Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les HCFC sont des composés chimiques couramment utilisés dans les mousses, la réfrigération, les aérosols, les solvants et la climatisation. Ces composés appauvrissent la couche d’ozone et contribuent au changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée internationale pour la sauvegarde de la couche d’ozone souligne l’importance de la couche d’ozone et du Protocole de Montréal de 1987 pour la protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1993, l’Onudi, grâce au financement du Fonds multilatéral, a aidé plus de 100 pays à travers le monde à mettre en œuvre des projets visant à réduire l’utilisation de substances appauvrissant la couche d’ozone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, les initiatives menées dans le cadre du Protocole de Montréal et de l’Amendement de Kigali ont permis d’éviter l’émission de 41 millions de tonnes de CO<sub>2</sub>, ce qui équivaut au retrait de plus de 9,2 millions de voitures de la route pendant un an.<em>«La Tunisie va de l’avant avec le lancement de la première phase de l’Amendement de Kigali, qui vise à réduire l’utilisation des HCFC de plus de 23% entre 2024 et 2030»</em>, a déclaré Lassaad Ben Hassine, représentant de l’Onudi en Tunisie.</p>
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		<title>Tunisie : un 3e pic record de consommation d’électricité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/tunisie-un-3e-pic-record-de-consommation-delectricite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jul 2023 06:27:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[canicule]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Ghabri]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a enregistré jeudi 20 juillet 2023 un 3e pic record de consommation d’électricité de l’été. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/tunisie-un-3e-pic-record-de-consommation-delectricite/">Tunisie : un 3e pic record de consommation d’électricité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a enregistré jeudi 20 juillet 2023 un 3<sup>e</sup> pic record de consommation d’électricité de l’été, en raison d’un usage intensif de la climatisation, ce qui a conduit la Steg à adopter des délestages périodiques dans certaines régions afin d’alléger la charge sur le réseau et d’éviter les coupures importantes.</em></strong></p>



<span id="more-8953012"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de la coopération et de la communication de la Steg, Mounir Ghabri, a déclaré à l’agence Tap que cette canicule sans précédent en Tunisie a provoqué une augmentation de la consommation d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a noté qu&rsquo;un 3e pic record a été enregistré hier, avec une demande atteignant 4825 mégawatts à 12h48, dépassant la demande enregistrée en 2022 (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/tunisie-en-2022-le-pic-de-la-consommation-electrique-atteint-le-8-septembre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">8 septembre 2022</a>), qui était estimée à 4677 mégawatts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 10 juillet 2023, le record de consommation d’électricité était de 4692 mégawatts, qui a été précédé le<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/10/vague-de-chaleur-et-pic-de-consommation-electrique-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> 8 juillet 2023</a>, par un pic de près de 4363 mégawatts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable a ajouté que la canicule exceptionnelle enregistrée dans le pays au cours de cette période a provoqué des perturbations aux niveaux local et conjoncturel en termes d’approvisionnement en électricité, compte tenu des dégâts causés par la chaleur sur les lignes et les échangeurs électriques, en même temps que l’augmentation de la demande d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ghabri a appelé les clients de la Steg à contribuer davantage à la rationalisation de la consommation d’électricité et à utiliser les appareils électroménagers en dehors des heures de pointe (11h à 16h), en régulant les appareils de climatisation à pas moins de 26 degrés Celsius.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/tunisie-un-3e-pic-record-de-consommation-delectricite/">Tunisie : un 3e pic record de consommation d’électricité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : la Steg réalise une enquête auprès de ses clients basse tension</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/tunisie-la-steg-realise-une-enquete-aupres-de-ses-clients-basse-tension/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2022 08:10:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chauffage]]></category>
		<category><![CDATA[clients basse tension]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[éclairage]]></category>
		<category><![CDATA[réfrigération]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Steg réalise une enquête auprès de ses clients basse tension (non-domestiques…) dans toute la république (petits commerçants et industriels, artisans…) </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/tunisie-la-steg-realise-une-enquete-aupres-de-ses-clients-basse-tension/">Tunisie : la Steg réalise une enquête auprès de ses clients basse tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) annonce dans un communiqué publié mardi 2 août 2022 qu’elle a procédé, au cours du mois de juillet 2022, à la réalisation d’une enquête auprès de ses clients basse tension (non-domestiques…) dans toute la république (petits commerçants et industriels, artisans…) et ce, conformément à la loi statistique N°32-99 du 13 avril 1999.</em></strong></p>



<span id="more-2754332"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de cette enquête est d’évaluer la consommation de l’électricité et du gaz sous toutes ses formes pour cette catégorie de clients (éclairage, réfrigération, climatisation, chauffage…), indique la même source, précisant qu’elle a confié le travail sur le terrain relatif à cette enquête à ses agents mandatés, munis de badges d’identification et vérifiable sur demande. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Steg ajoute que les informations recueillies seront utilisées uniquement pour des fins et besoins statistiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/03/tunisie-la-steg-realise-une-enquete-aupres-de-ses-clients-basse-tension/">Tunisie : la Steg réalise une enquête auprès de ses clients basse tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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