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	<title>Archives des CRLDHT - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des CRLDHT - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/03/le-crldht-denonce-linhumanite-etendard-des-prisons-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 11:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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		<category><![CDATA[prisons tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le CRLDHT, la prison en Tunisie est en passe de devenir «un lieu de négation organisée de la dignité humaine». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/03/le-crldht-denonce-linhumanite-etendard-des-prisons-en-tunisie/">Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Lorsque des détenus politiques, des journalistes, des avocats et des militants n’ont plus d’autre moyen pour être entendus que de mettre leur santé en jeu» (en observant une grève de la faim), «c’est que la prison est devenue un lieu de négation organisée de la dignité humaine», explique le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), une ONG tunisienne basée en France, dans un <a href="https://crldht.com/linhumanite-etendard-des-prisons-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> publié ce samedi 3 octobre 2026.</em></strong></p>



<span id="more-19744339"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en rappelant la longue liste de détenus politiques dans les prisons tunisiennes observant actuellement ou ayant observé récemment la grève de la faim pour dénoncer leurs conditions d’incarcération, cette forme extrême de protestation étant devenue <em>«le dernier recours de celles et ceux à qui l’on a retiré tous les autres moyens de se faire entendre»</em>, le CRDHT <em>«exige le rétablissement immédiat des visites en directe entre les détenus et leurs familles, et la fin de toute restriction arbitraire de ce droit fondamental ; l’accès effectif de tous les détenus à une information pluraliste, à la presse, aux radios, aux chaînes d’information et aux médias indépendants ; un suivi médical régulier, sérieux et indépendant pour tous les grévistes de la faim, ainsi qu’une information complète des familles et des avocats sur leur état de santé ; le respect absolu du droit des détenus à communiquer librement et confidentiellement avec leurs avocats et à disposer des moyens nécessaires à leur défense ; la fin de l’isolement abusif, des mesures punitives, des privations administratives et de toutes les pratiques destinées à épuiser, humilier ou briser les détenus ; l’accès sans entrave aux mécanismes indépendants de contrôle, notamment le Mécanisme national de prévention de la torture, des établissements pénitentiaires et des détenus dont l’état de santé est préoccupant ; la cessation des campagnes de haine, de diffamation et de diabolisation visant les détenus politiques, leurs familles, leurs avocats et les personnes qui les soutiennent ; la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions, leur droit à l’expression , leur activité politique pacifique, leur travail journalistique, leur défense des droits humains ou leur solidarité civique.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT appelle, également, les autorités tunisiennes à <em>«cesser de traiter la prison comme un instrument de vengeance politique»</em>, à <em>«protéger la vie et la dignité des détenus n’est ni une faveur, ni une concession»</em> mais <em>«une obligation légale, constitutionnelle et conforme aux droits humains.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces détenus politiques ou d’opinion observant actuellement une grève de la faim, le CRLDHT cite Ahmed Néjib Chebbi (83 ans), président du Front de salut national, et Sahbi Atig (67 ans), dirigeant du mouvement Ennahdha. Ils prolongent les nombreuses grèves de la faim déjà observées en prison par Jawher Ben Mbarek, dirigeant du collectif Citoyens contre le coup d’état, les journalistes Zied El Heni et Mourad Zeghidi, &nbsp;mais aussi Rached Ghannouchi (84 ans), président du mouvement Ennahdha, Ayachi Hammami, avocat, Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, Chawki Tabib, ancien bâtonnier, Wael Naouar, animateur de la flottille Soumoud, et ses camarades Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/03/le-crldht-denonce-linhumanite-etendard-des-prisons-en-tunisie/">Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le CRLDHT appelle à la libération immédiate de Abdallah Saïd</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/le-crldht-appelle-a-la-liberation-immediate-de-abdallah-said/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrazek Krimi]]></category>
		<category><![CDATA[Chérifa Riahi]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Jamali]]></category>
		<category><![CDATA[Saâdia Mosbah]]></category>
		<category><![CDATA[travail associatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT dénonce l'aggravation de la peine infligée à Abdallah Saïd et exige sa libération immédiate et l’abandon des poursuites contre lui.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/le-crldht-appelle-a-la-liberation-immediate-de-abdallah-said/">Le CRLDHT appelle à la libération immédiate de Abdallah Saïd</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le lundi 28 septembre 2026, la cour d’appel de Médenine a aggravé la peine prononcée en première instance contre Abdallah Saïd, la portant d’un à deux ans de prison ferme.</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>Dans un</em></strong></em></strong> <a href="https://crldht.com/abdallah-said-condamne-a-deux-ans-de-prison-en-appel-le-crldht-denonce-une-aggravation-injuste-et-un-acharnement-contre-la-societe-civile/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em><u><strong><em>communiqué</em></strong></u></em></strong></a> <strong><em><strong><em>publié le 30 septemnre 2026,</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>le Centre pur le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Ong tunisienne basée à Paris, dénonce ce qu’il qualifie d’«une</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>aggravation injuste et un acharnement contre la société civile». tout en</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>exigeant sa libération immédiate, l’annulation de sa condamnation et l’abandon de toutes les poursuites.</em></strong></em></strong></p>



<span id="more-19732545"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le 12 novembre 2024, Abdallah Saïd a déjà passé près de deux ans en détention et devrait, sauf obstacle, être libéré dans les prochaines semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On espérait que l’audience du 28 septembre mettrait&nbsp;fin à une détention déjà longue de près de deux ans et annulerait&nbsp;la première condamnation. «L’aggravation de&nbsp;la peine au lieu de réparer l’injustice, est d’autant plus choquante que le ministère public avait lui-même fait appel du jugement de première instance. Elle confirme la détermination du pouvoir à frapper très fort la société civile», souligne le CRLDHT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Ong, la&nbsp;procédure s’inscrivait dans <em>«</em><em>la campagne menée par les autorités contre les organisations de la société civile</em><em>».</em>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="91rjJTc8HK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/la-peine-dabdallah-said-portee-a-deux-ans-de-prison-en-appel/">La peine d&rsquo;Abdallah Saïd portée à deux ans de prison en appel</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La peine d’Abdallah Saïd portée à deux ans de prison en appel » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/la-peine-dabdallah-said-portee-a-deux-ans-de-prison-en-appel/embed/#?secret=gy7pOLHgE7#?secret=91rjJTc8HK" data-secret="91rjJTc8HK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Initialement orienté vers le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, le dossier en a été dessaisi faute de dimension terroriste. Les accusations d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État et de blanchiment d’argent ont ensuite été classées à la clôture de l’enquête, au profit de chefs d’accusation à caractère financier. Ce glissement n’a pas empêché une condamnation encore plus lourde, ce qui renforce l’impression d’une justice instrumentalisée»</em>, note encore l’Ong, qui rappelle <em>«le caractère profondément humain et associatif du travail mené par Abdallah Saïd»</em>, dont l’association qu’il dirige s’occupe des enfants atteints de la maladie dite <em>«des enfants de la lune»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Derrière cette condamnation, ce sont donc aussi des enfants atteints d’une maladie rare et particulièrement vulnérables, bénéficiaires d’un travail associatif essentiel, qui subissent directement les conséquences de cette répression»</em>, souligne le CRLDHT, en rappelant la série de poursuites visant des actrices et acteurs de la solidarité et de la défense des droits, comme Cherifa Riahi,  ancienne directrice de Terre d’asile Tunisie, libérée dans la nuit du 6 au 7 janvier 2026 après plus de vingt mois de détention ; Mustapha Jamali, directeur fondateur du Conseil tunisien pour les réfugiés, et Abderrazek Krimi, chef de projet, libérés après plus de dix-huit mois de détention, bien que leurs condamnations aient ensuite été confirmées en appel ; et Saadia Mosbah, toujours emprisonnée après la confirmation en appel de sa lourde peine de huit ans, dans un dossier fondé lui aussi sur des accusations financières et de gestion.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/le-crldht-appelle-a-la-liberation-immediate-de-abdallah-said/">Le CRLDHT appelle à la libération immédiate de Abdallah Saïd</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/le-crldht-denonce-la-penalisation-de-la-solidarite-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 07:57:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[flottille Soumoud]]></category>
		<category><![CDATA[Ghassen El Boughdiri]]></category>
		<category><![CDATA[Ghassen El Henchiri]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Chennoufi]]></category>
		<category><![CDATA[Wael Naouar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT exprime «sa plus vive indignation» face à la vague d’arrestations qui a frappé un grand nombre de manifestants pacifiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/le-crldht-denonce-la-penalisation-de-la-solidarite-en-tunisie/">Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un <a href="https://crldht.com/de-la-penalisation-de-la-solidarite-a-la-terreur-des-solidaires-la-tunisie-glisse-vers-letouffement-de-toutes-ses-libertes/">communiqué</a> rendu public mardi 22 septembre 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé «sa plus vive indignation» face à la vague d’arrestations qui a frappé, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, un grand nombre de participant·e·s à la marche pacifique organisée le samedi 19 septembre à Tunis en soutien aux quatre détenus de la Flottille Soumud.</em></strong></p>



<span id="more-19688372"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi — détenus depuis le 6 mars 2026, et observent une grève de la faim depuis près de deux semaines, Wael Naouar l’ayant lui-même entamée depuis plus d’un mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces arrestations surviennent quelques jours seulement après la décision judiciaire prolongeant de quatre mois supplémentaires leur détention, alors même que leur état de santé suscite une inquiétude croissante»</em>, note l’Ong tunisienne basée à Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se basant sur des témoignages recueillis auprès des familles et de la commission de défense des détenus, le CRDHLT parle d’<em>«interpellations conduites de nuit, à domicile comme dans la rue, dans un déploiement de force disproportionné.»</em> <em>«Plusieurs personnes arrêtées ont été privées, durant de longues heures, de tout contact avec leurs proches ou leurs avocats, ces derniers ayant eux-mêmes été empêchés de leur rendre visite ou d’être informés de leur sort — une situation assimilable, par sa nature, à des disparitions forcées de courte durée. Des mineurs et, dans au moins un cas, une famille entière auraient été concernés par ces descentes»</em>, souligne le CRLDHT dans son communiqué, tout en rappelant, dans le sillage des autres organisations de défense des droits, que <em>«le droit à l’expression, au rassemblement et à la manifestation pacifique est un droit fondamental dont l’exercice ne saurait, en lui-même, justifier une arrestation ou des poursuites.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ong alerte aussi sur <em>«le risque de voir le traitement sécuritaire et judiciaire des mobilisations pacifiques se substituer au dialogue politique et social»</em>, et sur <em>«l’affaiblissement de la confiance dans l’indépendance de la justice que provoque l’élargissement des poursuites à de simples participant·e·s à des rassemblements, sans distinction entre l’exercice d’un droit et d’éventuels faits répréhensibles.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le CRLDHT constate que le pouvoir, après avoir successivement, restreint la liberté de la presse, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté de création et la liberté d’association, le pouvoir s’attaque désormais frontalement à la liberté de manifester pacifiquement — dernier espace d’expression collective qui subsistait»</em>, lit-on dans le même communiqué, qui rappelle que <em>«manifester pacifiquement est un droit, non un délit»</em>, et que <em>«la répression ne saurait devenir un mode de gouvernement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en exigeant <em>«la libération immédiate et sans condition de tou·te·s les manifestant·e·s arrêté·e·s, ainsi que l’abandon des poursuites engagées contre elles et eux»,</em> le CRLDHT appelle les autorités à <em>«la cessation immédiate de toute restriction au droit de manifester et de se rassembler pacifiquement»</em> et au <em>«respect plein et entier de la présomption d’innocence et des garanties de la défense pour toute personne poursuivie»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/le-crldht-denonce-la-penalisation-de-la-solidarite-en-tunisie/">Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’«affaire du complot n° 1» en cassation &#124; Suite ou fin ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/laffaire-du-complot-n-1-en-cassation-suite-ou-fin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 07:38:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[affaire du complot]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Nejib Chebbi]]></category>
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		<category><![CDATA[Ghazi Chaouachi]]></category>
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		<category><![CDATA[jaouhar ben mbarek]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Khayam Turki]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Belhaj]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État», ou «affaire du complot n° 1» examinée par la Cour de cassation mercredi 3 septembre 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/laffaire-du-complot-n-1-en-cassation-suite-ou-fin/">L’«affaire du complot n° 1» en cassation | Suite ou fin ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État», ou «affaire du complot n° 1», qui a débuté le&nbsp;11 février 2023 par une série d’arrestations d’activistes politiques et d’hommes d’affaires, sera examinée par la Cour de cassation demain, mercredi 3 septembre 2026.</em></strong></p>



<span id="more-19554511"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Flash-back&nbsp;: l’affaire commence lorsqu’une unité de la police signale à la ministre de la Justice l’existence supposée d’un complot contre la sûreté de l’État. Le même jour, la ministre saisit le parquet. Les premières arrestations commencent dès le&nbsp;11 février, dans le cadre de la législation antiterroriste, avec des restrictions initiales à l’accès aux avocats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;24 février 2023, le parquet du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme ouvre formellement une instruction pour complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État. Les jours suivants, plusieurs opposants sont placés en détention préventive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’instruction, qui dure plus d’un an, est dénoncée par la défense comme une instruction bâclée, lacunaire et entachée d’irrégularités, tant dans la conduite des investigations que dans le recours illicitement prolongé à la détention préventive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En&nbsp;avril 2024, le juge d’instruction clôt l’enquête, une décision vivement contestée par les avocats de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier passe ensuite devant la&nbsp;chambre d’accusation, puis par la&nbsp;Cour de cassation qui&nbsp;confirme le renvoi des accusés devant la chambre criminelle spécialisée du Tribunal de première instance de Tunis. Après le jugement de première instance, l’affaire est examinée en&nbsp;appel le 27 novembre 2025, qui modifie légèrement les lourdes peines initiales, puis fait l’objet d’un&nbsp;pourvoi en cassation, dont l’examen est fixé pour demain, mercredi au&nbsp;3 septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire se déroule sur un fond de dénonciation d’atteintes au droit à un procès équitable. Les avocats des prévenus dénoncent, notamment, le maintien du procès à distance, le refus de plusieurs demandes de la défense et absence de véritable débat contradictoire sur les éléments essentiels du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La cassation sera-t-elle un moyen de faire durer encore l’affaire, ou l’occasion d’en amorcer enfin la sortie ?»</em>, s’interroge le Centre tunisienne pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) dans un <a href="https://crldht.com/complot-n-1-au-dela-de-la-cassation-le-proces-dune-justice-sous-pression/">communiqué</a> publié le 1<sup>er</sup> septembre 2026, où l’Ong, au-delà des scénarios judiciaires possibles, estime que cette affaire a des enjeux politiques, liés au calendrier qui ne serait pas, selon elle, <em>«politiquement neutre»,</em> lepouvoir pouvant avoir intérêt à accélérer l’examen de cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Compte tenu de la conjoncture extrêmement défavorable, voire catastrophique, pour le régime en place, une première hypothèse serait celle d’une diversion : réintroduire dans la sphère publique les débats sur la décennie qualifiée de ‘‘noire’’ par Kaïs Saïed et ses partisans et, par ce biais, ressusciter les anciens désaccords entre les différentes composantes de l’opposition sur la démocratie et la période de transition démocratique»</em>, écrit le CRLDHT. Il ajoute&nbsp;: <em>«Quant aux issues possibles, il est difficile de séparer totalement la décision judiciaire du contexte politique.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’Ong de conclure sa longue analyse par l’expression de ce souhait&nbsp;: <em>«Que cette affaire, qui a marqué l’un des grands tournants de la répression démesurée engagée contre les opposants politiques, puisse aussi marquer le commencement de la fin de cette répression.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les activistes politiques condamnés dans cette affaire, citons&nbsp;Mohamed Khayam Turki, Abdelhamid Jelassi, Issam Chebbi, Ghazi Chaouachi, Ridha Belhaj, Jaouhar Ben Mbarek, Ahmed Nejib Chebbi, Ayachi Hammami et Chaima Issa. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/laffaire-du-complot-n-1-en-cassation-suite-ou-fin/">L’«affaire du complot n° 1» en cassation | Suite ou fin ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le CRLDHT exige la libération immédiate de Seif Eddine Arfaoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 06:25:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[article 86]]></category>
		<category><![CDATA[code des télécommunications]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi 54]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement Nafas]]></category>
		<category><![CDATA[Seif Eddine Arfaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT «dénonce avec la plus grande énergie et condamne sans réserve» la condamnation Seif Eddine Arfaoui à 18 mois de prison. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/le-crldht-exige-la-liberation-immediate-de-seif-eddine-arfaoui/">Le CRLDHT exige la libération immédiate de Seif Eddine Arfaoui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le communiqué reproduit ci-dessous, publié le 1<sup>er</sup> septembre 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)&nbsp;«dénonce avec la plus grande énergie et condamne sans réserve»&nbsp;le jugement prononcé le 31 août 2026 contre&nbsp;Seif Eddine Arfaoui,&nbsp;militant du mouvement&nbsp;Nafas,&nbsp;condamné à&nbsp;18 mois de prison&nbsp;par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-19554064"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette condamnation est&nbsp;scandaleuse, profondément injuste et d’une brutalité disproportionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seif Eddine Arfaoui avait participé, le 20 août à Tunis, à une manifestation pacifique organisée par Nafas pour dénoncer&nbsp;l’érosion continue des droits et des libertés, l’aggravation de la répression et les défaillances d’un régime de plus en plus incapable d’apporter des réponses aux difficultés que vivent les Tunisiennes et les Tunisiens. Il a été arrêté dès le lendemain et poursuivi notamment à la suite de publications sur les réseaux sociaux reprenant des slogans scandés pendant cette manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 août, la <em>«justice»</em> l’a condamné à 18 mois de prison sur le fondement de l’article 86 du Code des télécommunications pour ce qui a été qualifié d’<em>«atteinte à autrui à travers les réseaux publics de télécommunications»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous refusons que l’arbitraire devienne la norme et que la prison devienne la réponse ordinaire à la contestation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jeune militant est envoyé en prison pour avoir manifesté, crié des slogans et relayé une parole politique sur Facebook. Ce jugement ne sanctionne pas un acte de violence. Il ne sanctionne pas une atteinte à l’intégrité physique d’une personne.&nbsp;Il sanctionne une parole politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, les poursuites se multiplient contre les journalistes, avocats, militants politiques et associatifs, syndicalistes, défenseurs des droits humains et simples citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 86 du Code des télécommunications, le décret-loi 54 et d’autres dispositions répressives sont mobilisés pour&nbsp;faire entrer la contestation politique dans le champ pénal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, c’est Seif Eddine Arfaoui. Hier, d’autres ont été condamnés ou emprisonnés. Demain, si cette mécanique n’est pas arrêtée,&nbsp;n’importe quel citoyen tunisien exprimant sa colère sur une place publique ou sur un réseau social pourra devenir à son tour un justiciable, puis un prisonnier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT affirme avec force que&nbsp;la critique du chef de l’État et des gouvernants est un droit. Les slogans politiques, même durs, provocateurs ou offensants, appartiennent au débat public. Un pouvoir qui accepte uniquement les paroles qui lui plaisent ne défend pas la liberté d’expression :&nbsp;il exige le silence et l’obéissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous refusons ce silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous refusons que la peur devienne un mode de gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous refusons que les tribunaux soient utilisés pour régler le problème politique posé par la contestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous refusons surtout de nous habituer à voir des Tunisiennes et des Tunisiens condamnés à des mois ou des années de prison&nbsp;pour avoir parlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT exige&nbsp;la libération immédiate de Seif Eddine Arfaoui et l’annulation de cette condamnation inique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il exige la fin des poursuites contre toutes les personnes poursuivies ou détenues pour l’exercice pacifique de leurs libertés d’opinion, d’expression et de manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appelle les organisations de défense des droits humains, les associations, les syndicats, les avocats, les journalistes, les intellectuels, les forces démocratiques et tous les citoyens attachés à leur liberté à&nbsp;refuser collectivement cette politique de peur et d’intimidation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la banalisation de la répression, la solidarité doit devenir mobilisation.&nbsp;Il faut défendre Seif Eddine Arfaoui aujourd’hui parce qu’au-delà de sa personne,&nbsp;c’est notre droit collectif de dire non qui est condamné à dix-huit mois de prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne nous tairons pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne considérerons jamais comme normal qu’un citoyen soit emprisonné pour un slogan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne nous résignerons pas à voir la Tunisie devenir&nbsp;un pays où la parole conduit en prison et où le silence devient la condition de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté d’expression n’est pas un crime.<br>Manifester n’est pas un crime.<br>Crier un slogan n’est pas un crime.<br>Critiquer le pouvoir n’est pas un crime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Liberté immédiate pour Seif Eddine Arfaoui.<br>Liberté pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions.<br>Liberté pour la Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong>CRLDHT, 1<sup>er</sup> septembre 2026.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Fi2P4TiDUU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/tunisie-le-mouvement-nafas-appelle-a-la-liberation-de-seifeddine-arfaoui/">Tunisie | Le Mouvement Nafas appelle à la libération de Seifeddine Arfaoui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le Mouvement Nafas appelle à la libération de Seifeddine Arfaoui » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/tunisie-le-mouvement-nafas-appelle-a-la-liberation-de-seifeddine-arfaoui/embed/#?secret=7mfY0CVfN4#?secret=Fi2P4TiDUU" data-secret="Fi2P4TiDUU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Tunisie &#124; Pour le CRLDHT, l’Etat est garant de la vie des détenus</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/tunisie-pour-le-crldht-letat-est-garant-de-la-vie-des-detenus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 06:55:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bejaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Ali El Mansi]]></category>
		<category><![CDATA[canicule]]></category>
		<category><![CDATA[coupures d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Coupures d’électricité]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Dridi]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’État doit garantir la vie des personnes qu’il détient», affirme une organisation tunisienne de défense des droits humains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/tunisie-pour-le-crldht-letat-est-garant-de-la-vie-des-detenus/">Tunisie | Pour le CRLDHT, l’Etat est garant de la vie des détenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le communiqué reproduit ci-dessous, publié le 30 août 2026 à Paris, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a évoqué les effets désastreux de la canicule, de la surpopulation, des coupures d’eau et d’électricité, qui ont provoqué des décès dans les prison. «L’État doit garantir la vie des personnes qu’il détient», affirme l’organisation de défense des droits humains.</em></strong><strong></strong></p>



<span id="more-19547913"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT&nbsp;tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la situation extrêmement grave qui prévaut dans les prisons tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs mois, les décès de personnes détenues dans des circonstances suspectes ou insuffisamment élucidées se multiplient. À cette crise ancienne s’est ajoutée, durant l’été 2026, une succession de vagues de chaleur exceptionnelles, accompagnées dans plusieurs régions de coupures d’eau et d’électricité, alors que le système pénitentiaire connaît déjà une surpopulation massive, des infrastructures dégradées et des difficultés persistantes d’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/le-crldht-alerte-sur-la-situation-alarmante-dans-les-prisons-tunisiennes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">alerte </a>du 24 juillet 2026, le CRLDHT avait averti que la combinaison de la canicule, du manque d’eau, des coupures d’électricité, du défaut d’aération et de la surpopulation faisait peser une menace directe sur la vie et l’intégrité physique des personnes détenues. Des familles ont depuis fait état de malaises, d’évanouissements, de retards dans l’accès aux soins et de cellules transformées en véritables étuves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La canicule n’a pas créé la crise carcérale.&nbsp;Elle en a révélé la dangerosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données publiées par l’association <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/29/rapport-sur-les-carences-du-systeme-carceral-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Intersection</a>, les prisons tunisiennes accueilleraient aujourd’hui plus de 33 000 détenus pour une capacité officielle d’environ 17 000 places, soit un taux d’occupation proche de 194 %. La population carcérale serait passée de 23 000 personnes en 2022 à plus de 33 000 en 2025. Dans certains établissements, la situation est encore plus critique : 251 % d’occupation à Kairouan, 210 % à Mornaguia, 209 % à Gabès et 200 % à Sfax.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans huit prisons, l’espace disponible ne dépasserait pas&nbsp;deux mètres carrés par détenu, tandis que les sanitaires, les douches, l’accès aux produits d’hygiène et aux soins sont largement insuffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de telles conditions, lorsque les températures approchent ou dépassent&nbsp;45 à 50 °C, la chaleur devient un risque vital.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des morts qui exigent des réponses</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le décès de&nbsp;Hamza Dridi, 33 ans, détenu à Borj El Amri, est particulièrement alarmant. Selon le témoignage de sa mère recueilli par <em>Nawaat</em>, il lui avait confié lors de sa dernière visite que&nbsp;l’eau avait été coupée pendant quatre jours consécutifs, l’empêchant, comme les autres détenus, de se laver ou de se rafraîchir malgré la chaleur extrême. Peu après cette conversation, il aurait été placé en cellule disciplinaire. Cinq jours plus tard, le 22 juillet, il décédait. Il n’avait pas encore été jugé et, selon sa famille, ne souffrait d’aucune pathologie connue. Le rapport d’autopsie n’avait pas encore été rendu public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la prison civile de&nbsp;Gabès, deux détenus sont également morts :&nbsp;Ali Bejaoui&nbsp;et&nbsp;Ali Ben El Tijani Ben Mohamed El Mansi. La LTDH a qualifié ces décès de <em>«suspects»</em>. La famille de ce dernier affirme avoir constaté des contusions et une fracture au niveau du cou après la restitution du corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, la section de Gabès de la LTDH dit avoir recueilli des témoignages concordants faisant état de&nbsp;coupures récurrentes d’eau et d’électricité, de surpopulation extrême et d’épisodes d’étouffement parmi les détenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Messadine,&nbsp;Salem Karmous, Franco-Tunisien, est décédé le 19 juillet. Son père affirme avoir constaté des traces de violence et d’agression sur son corps. Ici encore, seule une enquête indépendante peut déterminer les causes du décès et établir les responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces morts s’inscrivent dans une série plus large. L’OMCT avait déjà documenté&nbsp;treize morts suspectes entre mai 2025 et avril 2026, sans compter celles survenues pendant la canicule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin août, un détenu est également décédé à la prison civile de Gafsa, tandis que deux détenus de Mahdia ont dû être transférés en réanimation dans un contexte de chaleur extrême et de conditions de détention dégradées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;29 août, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins a lancé une nouvelle alerte : elle fait état d’une&nbsp;augmentation sans précédent des décès et des hospitalisations liés aux coups de chaleur, ainsi que de&nbsp;décès de détenus dans plusieurs services d’urgence. Elle souligne en outre que le ministère de la Santé recueille des données sur les décès, les coups de chaleur et les capacités des services de réanimation, mais qu’aucun bilan officiel détaillé n’a encore été rendu public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre information grave a circulé le 28 août concernant&nbsp;cinq décès dans les prisons du Grand Tunis. Bassem Trifi, président de la LTDH, a indiqué, en citant des sources judiciaires saisies des dossiers, que cinq décès avaient été enregistrés la veille, sans compter d’autres régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le périmètre exact de ces décès et leurs causes doivent encore être établis. Mais c’est précisément pour cette raison que le silence des autorités n’est plus acceptable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’État ne peut détenir quelqu’un sans garantir sa vie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne détenue dépend entièrement de l’administration pour&nbsp;l’eau, l’électricité, l’aération, l’alimentation, les médicaments, les soins et le transfert vers un hôpital. Elle ne peut pas quitter sa cellule parce qu’il fait trop chaud ni chercher elle-même de quoi se protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État qui prive une personne de liberté assume donc envers elle une obligation particulière de protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La peine prononcée par un tribunal est la privation de liberté. Elle ne comprend ni la privation d’eau, ni la chaleur insupportable, ni les violences, ni la négligence médicale, ni l’exposition à un risque mortel évitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le détenu conserve pleinement son droit&nbsp;à la vie, à l’intégrité physique, à l’eau, aux soins, à la dignité et à la protection contre les traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir les prisons au contrôle indépendant</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration pénitentiaire affirme disposer de groupes électrogènes, de citernes de secours et de dispositifs permettant d’assurer la continuité de l’approvisionnement en eau et en électricité. Elle affirme également que les détenus sont pris en charge médicalement et transférés vers les hôpitaux lorsque leur état l’exige. Ces affirmations doivent pouvoir être vérifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, au moment même où les décès et les alertes se multiplient,&nbsp;la LTDH rencontre des obstacles pour visiter les établissements pénitentiaires. Une délégation a notamment été empêchée d’accéder à la prison de Messadine le 21 juillet, alors qu’un mémorandum d’entente signé en 2015 avec le ministère de la Justice avait précisément institué un mécanisme de visites indépendantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les autorités affirment que les conditions sont conformes au droit, elles doivent ouvrir les prisons au contrôle indépendant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT demande :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1- la publication immédiate d’un bilan national exhaustif des décès en détention depuis le 1er juillet 2026, établissement par établissement&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2- la clarification immédiate des cinq décès signalés fin août dans les prisons du Grand Tunis, avec identification des personnes concernées et des circonstances exactes&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3- l’ouverture d’enquêtes indépendantes&nbsp;sur tous les décès suspects, notamment ceux de Hamza Dridi, Ali Bejaoui, Ali Ben El Tijani Ben Mohamed El Mansi et Salem Karmous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4- la communication aux familles des conclusions médico-légales et des rapports d’autopsie, ainsi que l’accès aux dossiers médicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5- la publication par le ministère de la Santé des données relatives à la canicule&nbsp;: décès, hospitalisations, admissions en réanimation et transferts de détenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">6- des mesures d’urgence dans toutes les prisons&nbsp;: accès permanent à l’eau potable, électricité, ventilation, soins médicaux et protection particulière des personnes âgées, malades ou vulnérables&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des inspections indépendantes et inopinées&nbsp;des établissements pénitentiaires&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">7- la levée immédiate des entraves aux visites de la LTDH&nbsp;et le respect du mémorandum de 2015&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">8- l’identification des responsabilités administratives, politiques ou pénales&nbsp;chaque fois qu’une faute, une négligence ou une violence ayant contribué à un décès est établie&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">9- des mesures urgentes contre la surpopulation carcérale, notamment par un réexamen de la détention provisoire et le développement des alternatives à l’incarcération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les familles ont droit à la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les détenus ont droit à la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, avant toute chose, ils ont droit à la vie.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em>Paris, le 30 août 2026</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/tunisie-pour-le-crldht-letat-est-garant-de-la-vie-des-detenus/">Tunisie | Pour le CRLDHT, l’Etat est garant de la vie des détenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ben Guerdane &#8211; 12 morts et 2 disparus &#124; Comment est-on arrivé là ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/ben-guerdane-12-morts-et-2-disparus-comment-est-on-arrive-la/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 07:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[commerce informel]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[économie transfrontalière]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[migration irrégulière]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Zarzis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire que dans leur propre pays ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/ben-guerdane-12-morts-et-2-disparus-comment-est-on-arrive-la/">Ben Guerdane &#8211; 12 morts et 2 disparus | Comment est-on arrivé là ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire et la Méditerranée que dans leur propre pays ? C’est la question que pose le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) dans le <a href="https://crldht.com/ben-guerdane-douze-morts-deux-disparus-et-une-jeunesse-sans-horizon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> suivant, publié le 24 août 2026, où  il exprime sa profonde douleur et sa solidarité avec les familles et les populations de Ben Guerdane et de Zarzis frappées par le naufrage d’une embarcation transportant quinze jeunes Tunisiens qui tentaient de rejoindre l’Italie.</em></strong></p>



<span id="more-19500824"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le dernier bilan communiqué par la Direction générale de la Garde nationale,&nbsp;douze corps ont été repêchés, deux personnes restent portées disparues et une seule personne a survécu. Quatorze des quinze personnes à bord étaient originaires de Ben Guerdane et une de Zarzis. L’embarcation avait quitté les côtes le 19 août et a sombré à environ 14 milles marins au large de Zarzis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT présente ses condoléances aux familles des victimes et partage l’angoisse de celles qui attendent encore de connaître le sort de leurs enfants. Il demande que les recherches se poursuivent sans interruption jusqu’à ce que les deux derniers disparus soient retrouvés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette tragédie ne peut être réduite à un nouveau fait divers de la migration dite irrégulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est pas seulement de savoir comment ces jeunes sont morts. Elle est aussi de comprendre pourquoi des jeunes, âgés pour plusieurs d’entre eux de 18 à 25 ans, ont estimé qu’il ne leur restait d’autre horizon que de prendre la mer au risque de leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ben Guerdane : sécurité sans développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui à Ben Guerdane, il faut revenir sur les profondes transformations qu’a connues cette région frontalière au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre le terrorisme et la sécurisation de la frontière tuniso-libyenne étaient des nécessités incontestables, particulièrement après les événements de mars 2016 : les affrontements d’El Aouija du 2 mars, puis surtout&nbsp;l’attaque de grande ampleur menée par Daech contre Ben Guerdane, le 7 mars 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La population de Ben Guerdane avait alors joué, aux côtés des forces militaires et sécuritaires, un rôle déterminant dans la résistance aux assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les réponses apportées aux problèmes de la région sont restées&nbsp;principalement sécuritaires, sans véritable politique économique et sociale à la hauteur de ses besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction et le renforcement du dispositif militaire frontalier, l’intensification des contrôles et les restrictions apportées aux échanges ont directement affecté l’économie transfrontalière, y compris le commerce informel qui constitue depuis longtemps une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restreindre cette économie sans construire simultanément des alternatives crédibles revenait à exposer une partie croissante de la population au chômage, à la précarité et à l’absence de perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent les difficultés persistantes liées au passage frontalier de&nbsp;Ras Jedir, véritable artère économique et sociale de Ben Guerdane. Fermetures, réouvertures, restrictions, difficultés de passage et décisions changeantes ont fragilisé encore davantage les activités dont dépendent de nombreuses familles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contrôler les départs ne peut remplacer l’obligation de sauver</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tragédie interpelle également les politiques migratoires mises en œuvre par la Tunisie, notamment dans le cadre de sa coopération avec l’Union européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, des moyens importants sont consacrés au contrôle des côtes, à la surveillance des zones de départ et à l’interception des embarcations. Les dispositifs sont d’abord conçus pour&nbsp;empêcher les départs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT rappelle pourtant que&nbsp;la protection de la vie humaine et le sauvetage en mer doivent constituer une priorité absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment expliquer que des moyens importants soient mobilisés pour surveiller les côtes, empêcher les départs et intercepter les embarcations, alors qu’un bateau transportant quinze personnes peut disparaître et qu’un survivant peut rester près de deux jours en mer avant d’être découvert par un navire commercial ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame de Ben Guerdane ravive inévitablement le souvenir du&nbsp;naufrage de Zarzis de septembre 2022. Quatre ans plus tard,&nbsp;les familles restent mobilisées pour connaître toute la vérité sur la disparition de l’embarcation, les conditions des recherches et la gestion des dépouilles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle tragédie survient aujourd’hui dans la même région maritime et pose à nouveau la question des enseignements réellement tirés de Zarzis et de l’efficacité des dispositifs de recherche et de sauvetage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette responsabilité ne s’arrête pas aux frontières tunisiennes.&nbsp;Les politiques migratoires européennes portent également une part de responsabilité dans les drames et les disparitions en Méditerranée.&nbsp;La lutte contre les départs ne peut continuer à primer sur la protection des vies, tandis que des milliers de personnes meurent ou disparaissent en mer et que leurs familles restent parfois des années sans savoir ce qu’elles sont devenues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Silence politique et réponse policière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour,&nbsp;aucune prise de parole publique significative du gouvernement ou de la Présidence de la République sur cette tragédie, ses causes et la situation de Ben Guerdane n’est à relever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Garde nationale communique sur les opérations de recherche et indique qu’elles font l’objet d’un suivi au plus haut niveau. Mais cela ne remplace pas une parole politique adressée aux familles et à la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce silence contraste avec la réponse apportée aux manifestations qui ont éclaté à Ben Guerdane. Pendant deux nuits, des habitants et des jeunes sont descendus dans la rue. Leur mobilisation exprimait d’abord l’angoisse devant la disparition des leurs, puis plus largement le chômage, les difficultés de Ras Jedir, les projets de développement bloqués et l’absence de perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette colère,&nbsp;les forces de sécurité sont intervenues, ont chargé des manifestants et fait usage de gaz lacrymogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste est saisissant : silence politique face au drame et à ses causes, intervention policière lorsque la colère s’exprime dans la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Établir les responsabilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête judiciaire ouverte est indispensable, mais elle ne peut se limiter aux organisateurs de la traversée et aux éventuels passeurs. Elle doit aussi établir&nbsp;les circonstances du naufrage, la chronologie des alertes et des recherches, les moyens de surveillance et de sauvetage mobilisés et les éventuelles responsabilités, y compris institutionnelles. Un bilan des mesures prises depuis le naufrage de Zarzis de 2022 doit également être rendu public.&nbsp;Les familles ont droit à la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT appelle parallèlement à une&nbsp;révision profonde des politiques concernant les régions frontalières, particulièrement Ben Guerdane et Ras Jedir, ainsi que des politiques migratoires tunisiennes et européennes, afin que&nbsp;le sauvetage et la protection des vies disposent des moyens nécessaires. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les douze victimes ne sont pas seulement des <em>«migrants irréguliers»</em>.&nbsp;Ce sont des jeunes Tunisiens qui cherchaient une possibilité de vivre autrement.&nbsp;Quand le commerce frontalier se réduit sans alternative, que le chômage et les restrictions s’accumulent et que tout horizon se ferme, la mer finit par apparaître comme une issue, au risque de devenir un tombeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une question demeure :&nbsp;comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire et la Méditerranée que dans leur propre pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/ben-guerdane-12-morts-et-2-disparus-comment-est-on-arrive-la/">Ben Guerdane &#8211; 12 morts et 2 disparus | Comment est-on arrivé là ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Italie &#124; Une politique migratoire qui enferme, maltraite et tue</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/italie-une-politique-migratoire-qui-enferme-maltraite-et-tue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 05:54:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzedine Anani]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Lassoued Dhoui]]></category>
		<category><![CDATA[Palazzo San Gervasio]]></category>
		<category><![CDATA[psychotropes]]></category>
		<category><![CDATA[Rabii Farhat]]></category>
		<category><![CDATA[rapatriement]]></category>
		<category><![CDATA[Wissem Ben Abdellatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans quelles circonstances le ressortissant tunisien Lassoued Dhoui, 31 ans,, est-il décédé dans un centre de rapatriements en Italie ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/italie-une-politique-migratoire-qui-enferme-maltraite-et-tue/">Italie | Une politique migratoire qui enferme, maltraite et tue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé, dans un<a href="https://crldht.com/6392-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> communiqué</a> publié le 13 août 2026, sa profonde indignation après la mort de Lassoued Dhoui, ressortissant tunisien né le 14 janvier 1996, décédé le 10 août 2026 au Centre de permanence pour les rapatriements (CPR) de Palazzo San Gervasio, en Italie </em></strong><em>(Photo)</em><strong><em>. Tout en adressant ses condoléances à la famille de la victime, l’association tunisienne basée en France exige «vérité, justice et établissement des responsabilités.»</em></strong></p>



<span id="more-19434060"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lassoued avait été placé dans ce CPR quelques jours avant son décès et présentait, selon les premières informations, des fragilités psychiques. Une question s’impose : comment une personne vulnérable a-t-elle pu être maintenue en rétention sans que sa santé et sa sécurité soient garanties ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mort survient dans un centre déjà visé par de graves dénonciations. Une enquête judiciaire a notamment porté sur des mauvais traitements et l’administration de psychotropes, dont du Rivotril. Une inspection de décembre 2025 signalait encore des déficiences dans la prise en charge médicale et psychiatrique, un recours massif aux psychotropes, ainsi que des insuffisances concernant les évaluations psychiatriques et la prévention du risque suicidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la lumière doit être faite sur l’état de santé de Lassoued, les examens réalisés, les médicaments éventuellement administrés et les raisons de son maintien en rétention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Wissem, Ezzedine, Rabii, Lassoued : combien encore ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mort n’est pas isolée. <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/08/italie-tunisie-la-verite-sur-le-deces-de-wissem-ben-abdel-latif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wissem Ben Abdellatif</a>, 26 ans, est mort en 2021 après son passage par un CPR. Ezzedine Anani, 44 ans, est mort dans un CPR en 2022. Rabii Farhat est décédé en 2025 en prison après un passage par un CPR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque mort, quelques réactions, puis le silence. Nous refusons cette banalisation : les migrant·es ne sont pas des statistiques d’expulsion, mais des êtres humains titulaires de droits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où sont les autorités tunisiennes ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence des autorités tunisiennes est particulièrement préoccupant. Quand ont-elles été informées ? Quelles démarches ont-elles entreprises auprès de l’Italie ? La famille a-t-elle été informée et accompagnée ? Ont-elles demandé les résultats de l’autopsie et de l’enquête ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est inadmissible que des journalistes et militant·es aient dû lancer des appels sur les réseaux sociaux pour retrouver la famille de Lassoued. La faible couverture médiatique tunisienne interroge également sur l’autocensure et l’affaiblissement du journalisme indépendant. Le silence institutionnel et médiatique contribue à banaliser ces morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jusqu’à 18 mois de rétention</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous dénonçons également l’allongement de la rétention administrative en Italie, qui peut désormais atteindre, dans certaines conditions, 18 mois. Une telle privation de liberté, sans condamnation pénale, peut avoir des conséquences dévastatrices, notamment pour les personnes psychiquement vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La responsabilité est d’abord italienne : Lassoued était privé de liberté sous le contrôle de l’État italien, qui avait l’obligation de protéger sa vie et sa santé. Elle est aussi européenne : les politiques de l’UE renforcent la rétention, les expulsions et l’externalisation des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, depuis le mémorandum UE-Tunisie de juillet 2023, les autorités tunisiennes coopèrent étroitement avec cette politique. La Tunisie ne peut faciliter les expulsions et rester silencieuse lorsque ses ressortissants meurent dans les structures de rétention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une enquête indépendante et transparente et l’établissement de toutes les responsabilités ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; toute la lumière sur l’état psychique, les soins et les traitements reçus par Lassoued ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des explications sur les suites données aux alertes concernant Palazzo San Gervasio ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une assistance consulaire et juridique effective à sa famille ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’abandon de l’allongement de la rétention administrative pouvant atteindre 18 mois et, plus largement, une refonte profonde des politiques migratoires italiennes et européennes fondées sur l’enfermement, l’expulsion et l’externalisation du contrôle des frontières vers des pays tiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Communiqué.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/italie-une-politique-migratoire-qui-enferme-maltraite-et-tue/">Italie | Une politique migratoire qui enferme, maltraite et tue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Prisons surpeuplées et mauvais accès aux soins</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/tunisie-prisons-surpeuplees-et-mauvais-acces-aux-soins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 12:46:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[INPT]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[prison de Borj Erroumi]]></category>
		<category><![CDATA[World Prison Brief]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La population carcérale en Tunisie atteint environ 33 000 détenus, soit près du double de la capacité du système pénitentiaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/tunisie-prisons-surpeuplees-et-mauvais-acces-aux-soins/">Tunisie | Prisons surpeuplées et mauvais accès aux soins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La population carcérale en Tunisie atteint environ 33 000 détenus, soit près du double de la capacité officielle du système pénitentiaire, estimée à 17 000 places. Le taux d’occupation moyen s’établit ainsi à 194,1 %, certains établissements dépassant les 200 %.</em></strong></p>



<span id="more-19369822"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres sont issus des dernières données consolidées recueillies par le World Prison Brief. Selon l’agence italienne <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2026/08/03/tunisia-carceri-al-194-33-mila-detenuti-per-17-mila-posti_66cf3a2e-2ff3-42ff-bb2b-037c36ea4981.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansa</a>, ils sont fondés sur des informations fournies par l’Instance nationale pour la prévention de la torture (INPT) en Tunisie et mises en avant par diverses associations tunisiennes, dont <em>Intersection</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données, datant de mai 2025, font état d’un taux d’incarcération de 267 personnes pour 100 000 habitants en Tunisie. La population carcérale a augmenté d’environ 10 000 personnes en deux ans seulement, passant d’environ 23 000 en 2022 à 33 000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) sur les conditions de détention entre 2022 et 2025 — établi à la suite de visites dans des établissements pénitentiaires — fait état de taux d’occupation dépassant généralement les 150 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;À la prison civile de Mahdia, par exemple, 1 522 détenus ont été recensés pour une capacité de 850 places, soit un taux d’occupation de 180 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Fethi Jarray, président de l’INPT, cette augmentation est également liée à la lenteur des procédures judiciaires et au recours massif à la détention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations de défense des droits humains alertent sur le fait que la surpopulation carcérale nuit à l’hygiène, aux soins de santé, à la sécurité et aux perspectives de réinsertion, tout en ayant des répercussions sur le personnel pénitentiaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation s’est aggravée ces dernières semaines en raison d’une forte vague de chaleur, de coupures d’électricité et de problèmes d’approvisionnement en eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 24 juillet, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/le-crldht-alerte-sur-la-situation-alarmante-dans-les-prisons-tunisiennes/">CRLDHT</a>) a signalé des conditions de détention marquées par une absence de ventilation, un accès limité aux soins médicaux et des risques particulièrement élevés pour les détenus âgés ou atteints de maladies chroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, le ministère de la Justice a prévu la construction d’une nouvelle prison à Béja, d’un quartier pour femmes à Monastir, l’agrandissement de la prison de Borj Erroumi ainsi que la création d’une unité hospitalière pénitentiaire à La Rabta. Les projets prévoient également un recours accru aux peines alternatives et aux bracelets de surveillance électronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, en l&rsquo;absence de nouvelles statistiques exhaustives, il n’est pas encore possible de mesurer l’impact de ces mesures sur le taux de surpopulation carcérale réel.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RqWwkYaL9W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/le-crldht-alerte-sur-la-situation-alarmante-dans-les-prisons-tunisiennes/">Le CRLDHT alerte sur la situation alarmante dans les prisons tunisiennes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le CRLDHT alerte sur la situation alarmante dans les prisons tunisiennes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/le-crldht-alerte-sur-la-situation-alarmante-dans-les-prisons-tunisiennes/embed/#?secret=XAZ7MTyJol#?secret=RqWwkYaL9W" data-secret="RqWwkYaL9W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/tunisie-prisons-surpeuplees-et-mauvais-acces-aux-soins/">Tunisie | Prisons surpeuplées et mauvais accès aux soins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le CRLDHT alerte sur la situation alarmante dans les prisons tunisiennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 06:13:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Nejib Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[canicule]]></category>
		<category><![CDATA[Chawki Tabib]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[lotfi mraïhi]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers politiques]]></category>
		<category><![CDATA[prisons]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT alerte : la canicule en Tunisie «transforme les prisons en un danger imminent pour la vie des prisonniers.»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/le-crldht-alerte-sur-la-situation-alarmante-dans-les-prisons-tunisiennes/">Le CRLDHT alerte sur la situation alarmante dans les prisons tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une <a href="https://crldht.com/alerte-urgente-du-crldht/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«alerte urgente»</a> publiée le 24 juillet 2026, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) attire l’attention des autorités sur le fait que la canicule que connaît ces derniers jours la Tunisie «transforme les prisons en un danger imminent pour la vie des prisonniers.» Et rappelle la nécessité de «protéger immédiatement la vie et la santé des personnes détenues en Tunisie.»  </em></strong></p>



<span id="more-19312508"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en exprimant <em>«sa&nbsp;plus profonde inquiétude&nbsp;face aux informations de plus en plus nombreuses, concordantes et alarmantes faisant état d’une dégradation extrêmement grave des conditions de détention dans les prisons tunisiennes, aggravée par la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement le pays»</em>, l’Ong tunisienne basée à Paris souligne que <em>«les températures dépassent&nbsp;50°C&nbsp;dans plusieurs régions, que les pénuries d’eau et les coupures d’électricité affectent durablement l’ensemble du territoire et que les établissements pénitentiaires connaissent une surpopulation chronique»</em>, ajoutant que <em>«les prisons tunisiennes sont en train de devenir de véritables espaces de souffrance où la santé, l’intégrité physique et parfois la vie même des personnes détenues sont directement menacées.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Evoquant les témoignages recueillis auprès des familles, des avocats, d’anciens détenus et des organisations de défense des droits humains, le CRLDHT parle d’<em>«une situation insoutenable : cellules transformées en fours, absence de ventilation, manque d’eau, chaleur suffocante, accès limité aux soins, retards dans l’exécution des prescriptions médicales et restrictions aux visites des proches et des avocats».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette&nbsp;<em>«situation humanitaire extrêmement préoccupante, susceptible d’entraîner des conséquences irréversibles pour les personnes les plus vulnérables»</em>, le CRLDHT exprime sa&nbsp;plus vive préoccupation&nbsp;face aux informations <em>«extrêmement alarmantes»</em> concernant Rached Ghannouchi, âgé de&nbsp;85 ans, <em>«qui aurait été victime d’un&nbsp;malaise, accompagné d’un évanouissement et d’un état d’épuisement sévère, dans un contexte marqué par une chaleur accablante.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;CRLDHT&nbsp;<em>«exprime également sa profonde inquiétude concernant la situation d’Ahmed Néjib Chebbi,&nbsp;Chawki Tabib,&nbsp;Mondher Ounissi,&nbsp;Lotfi Mraïhi,&nbsp;Issam Chebbi,&nbsp;Abdelhamid Jelassi,&nbsp;Chaïma Issa,&nbsp;Ghazi Chaouachi,&nbsp;Abir Moussi,&nbsp;Ridha Belhaj,&nbsp;Sahbi Atig,&nbsp;Jaouhar Ben Mbarek,&nbsp;Ayachi Hammami, ainsi que de nombreux autres prisonniers politiques dont les familles et les avocats alertent régulièrement sur les conséquences de la chaleur extrême, les difficultés d’accès aux soins, les restrictions imposées aux visites et la dégradation progressive de leur état de santé.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en rappelant que «<em>plusieurs de ces détenus sont&nbsp;âgés, souffrent de&nbsp;maladies chroniques&nbsp;– notamment de diabète, de pathologies cardiovasculaires, rhumatismales ou d’autres affections nécessitant un suivi médical permanent – ou présentent une vulnérabilité particulière incompatible avec les conditions de détention actuelles», et que </em>les établissements pénitentiaires se caractérisent par la surpopulation, le manque de ventilation, les coupures d’électricité, les pénuries d’eau et l’insuffisance des services médicaux, situation générale alarmante aggravée par la canicule, le CRLDHT appelle à <em>«une&nbsp;révision en profondeur de la politique pénale et carcérale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est indispensable de réduire le recours excessif à l’incarcération, de développer les alternatives à la détention et de faire de la privation de liberté une mesure véritablement exceptionnelle, conformément aux principes fondamentaux de la justice»</em>, note l’Ong, qui rappelle que <em>«les autorités tunisiennes sont légalement tenues d’assurer la protection des personnes placées sous leur garde» et qu’ «aucune circonstance exceptionnelle, y compris une crise climatique ou des difficultés matérielles, ne saurait exonérer l’État de cette responsabilité.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le CRLDHT demande <em>«la mise en œuvre immédiate d’un plan national d’urgence sanitaire dans tous les établissements pénitentiaires, afin de faire face aux conséquences de la canicule»</em>, notamment par l’approvisionnement permanent des prisons en eau potable, le rétablissement continu de l’alimentation électrique et la mise en place de systèmes de ventilation ou de rafraîchissement adaptés ; ainsi que par la garantie de<em> «l’accès immédiat à tous les soins médicaux, l’exécution sans délai des prescriptions établies par les médecins spécialistes et le transfert vers des établissements hospitaliers chaque fois que l’état du détenu le justifie»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/le-crldht-alerte-sur-la-situation-alarmante-dans-les-prisons-tunisiennes/">Le CRLDHT alerte sur la situation alarmante dans les prisons tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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