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	<title>Archives des Danemark - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Danemark - Kapitalis</title>
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		<title>Le Groenland face aux assauts du prédateur Trump</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 10:02:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La volonté du président américain Donald Trump de «s’emparer» du Groenland constitue une tentative néocoloniale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/01/le-groenland-face-aux-assauts-du-predateur-trump/">Le Groenland face aux assauts du prédateur Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La volonté du président américain Donald Trump de «s’emparer» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d’un «shérif» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de des habitants de cette île européenne. Des manifestations ont d’ailleurs eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l’histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «Le Groenland n&rsquo;est pas à vendre» et «Le Groenland appartient aux Groenlandais», soulignant ainsi la volonté d’autodétermination des populations locles.</em></strong></p>



<p><strong>Isidoros Karderinis *</strong></p>



<span id="more-18311092"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis.jpg" alt="" class="wp-image-15466286" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Parallèlement, les sondages montrent qu’environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d’un rattachement aux États-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a aussi qualifié les pressions américaines d’<em>«irrespectueuses»</em> et a appelé à la fin des menaces et des discours d’annexion <em>«entre amis»</em>.</p>



<p>La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s’exprimant au Parlement, le 20 janvier 2026, a déclaré que son pays traverse <em>«une période sombre», </em>précisant que <em>«le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cohésion du monde occidental mise à rude épreuve </h2>



<p>Le revirement ultérieur du président américain concernant son projet d’occuper le Groenland par la force militaire et l’annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l’Otan qui s’opposent à son projet d’acquisition de l’île sont pour le moins surprenants, car les dispositions agressives et conquérantes de l’Américain n’ont en réalité pas diminué, tandis que la <em>«fracture»</em> au sein de l’axe euro-atlantique s’est approfondie, mettant à l’épreuve la cohésion du monde occidental.</p>



<p>Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante.</p>



<p>Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2&nbsp;166&nbsp;086 kilomètres carrés. L’Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île.</p>



<p>Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l’Otan et allié des États-Unis depuis 1721.</p>



<p>Le Groenland était une colonie danoise jusqu’en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s’est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d’exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.</p>



<p>Le chef de l’État groenlandais est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé <em>Landstinget</em>. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.</p>



<p>La majorité de la population, qui s’élève à environ 56 000 personnes, est composée d’Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d’origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.</p>



<p>Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l’Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l’océan Atlantique et l’Islande, à l’est la mer du Groenland, au nord l’océan Arctique et à l’ouest la baie de Baffin et le Canada.</p>



<p>La majeure partie de l’île, soit environ 80 % de sa superficie (1&nbsp;700&nbsp;000 km²), est recouverte d’une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s’agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d’îlots. Chaque été, pendant deux mois, l’île connaît le <em>«soleil de minuit»</em>, une lumière continue, tandis qu’en hiver, elle subit la <em>«nuit polaire»</em>, une obscurité permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une terre pauvre avec des gisements d’or, d’uranium et de minerais rares</h2>



<p>Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l’ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.</p>



<p>L’économie de l’île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.</p>



<p>Le Groenland n’est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petite et, pour <em>«survivre»</em>, il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d’euros du Danemark, soit environ 9&nbsp;000 euros par habitant. C’est aussi pourquoi nombre d’habitants de l’île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.</p>



<p>Le Groenland possède également des gisements d’or, d’uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d’importants gisements de terres rares. D’après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme <em>«matières premières critiques»</em> sont présents sur l’île.</p>



<p>Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d’une valeur stratégique qui garantit l’accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l’Atlantique Nord et de l’Arctique.</p>



<p>Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l’une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d’alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système Norad pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l’Arctique.</p>



<p>Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.</p>



<p>En conclusion, il convient de souligner qu’en principe, seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l’avenir de leur île. Il est inacceptable que la communauté internationale devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s’empêcher de crier haut et fort&nbsp;: <em>«Trump, ne touchez pas au Groenland!»</em>.</p>



<p><em>* Journaliste grec.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kMOosNCkkn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/embed/#?secret=kqSBE5mmox#?secret=kMOosNCkkn" data-secret="kMOosNCkkn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/le-groenland-et-lhypocrisie-des-puissances-occidentales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 09:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump doit-il réfléchir par deux fois avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur le territoire de la Groenland ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/le-groenland-et-lhypocrisie-des-puissances-occidentales/">Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour contrer les intentions des États-Unis d’occuper le Groenland, la France a envoyé quinze personnes dans l’île danoise. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. Ainsi, Donald Trump doit réfléchir avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</em></strong></p>



<p><strong>Oleg Nesterenko*</strong></p>



<span id="more-18258142"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d’acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVI<sup>e</sup> siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l’intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</p>



<p>Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l’enlèvement du président vénézuélien le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l’action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d’Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prétextes fallacieux</h2>



<p>Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L’époque où l’on exhibait à l’Onu une prétendue fiole d’anthrax, comme le fit le secrétaire d’État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l’invasion de l’Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d’un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p>L’anéantissement de l’Irak, ne nous y trompons pas, n’était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d’une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l’initiative de Saddam Hussein contre le <em>«pétrodollar»</em>.</p>



<p>En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa <em>«menace»</em> à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d’euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l’Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l’anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p>Forte de l’impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l’humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l’annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p>La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu’elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l’océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p>Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l’extraction américaine de terres rares et d’uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d’une telle exploitation (affaire d’Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d’une pollution imminente.</p>



<p>Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l’opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d’intérêt que l’avis des Européens concernant l’annexion de l’île. Cette indifférence stratégique s’inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l’histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p>«<em>Un conflit ou une tentative d’annexion du territoire d’un pays membre de l’Otan par un autre pays également membre de l’Otan serait la fin du monde tel que nous le connaissons»</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d’Outre-Atlantique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La présence américaine au Groenland</h2>



<p>Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l’océan Arctique ne nécessite nullement l’annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington une latitude d’action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p>À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.</p>



<p>Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur <em>Truth Social</em>, suggérant que «<em>l’Otan deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable</em>», n’altèrent pas la nature juridique de l’accord existant.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l’exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l’île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les hypocrisies de l’Union Européenne&nbsp;</h2>



<p>À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l’Union Européenne (UE), abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l’initiative des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Pologne et de l’Espagne).</p>



<p>Cette déclaration, confinée à l’expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.</p>



<p>À l’instar des prédateurs opportunistes, l’appareil politico-bureaucratique de l’UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d’une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.</p>



<p>La devise de l’UE est bien celle formulée jadis par les Romains : «<em>Ce qui est permis à Jupiter n’est pas permis au bœuf».</em></p>



<p>La protection des démocraties, des droits de l’homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p>L’UE redécouvre avec soudaineté l’existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l’UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p>Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.</p>



<p>Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’UE et de leurs <em>«élites»</em> politiques face à ces deux revendications ?</p>



<p>La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1<sup>er</sup> janvier 2026).</p>



<p>En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p>De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des <em>«élites»</em> européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, auxquels les <em>«défenseurs des droits de l’homme»</em> ont opposé le silence, s’ils n’en sont pas directement responsables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jardin fleuri et les jungles </h2>



<p>Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolangue de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d’échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.&nbsp;</p>



<p>Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des <em>«élites»</em> (à ne pas confondre avec les peuples) du <em>«jardin fleuri»</em> aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de <em>«jungles»</em>&nbsp;<em>(«L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle», Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent.</p>



<p>Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p>Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de&nbsp;‘‘<em>La Ferme des animaux’’</em>&nbsp;: «<em>Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em>», ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p>Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France «<em>ne sous-estimait pas</em>» les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à «<em>faire preuve d’une solidarité totale</em>» avec le Danemark.</p>



<p>En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des<em> «élites»</em> européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.</p>



<p>Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p><em>* Président du <a href="http://www.c-cie.eu/">CCIE</a>.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QRJlUAtj0N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/embed/#?secret=3gYZsq3mKC#?secret=QRJlUAtj0N" data-secret="QRJlUAtj0N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/le-groenland-et-lhypocrisie-des-puissances-occidentales/">Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 10:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groenland et ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand  Trump.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18219245"></span>



<p>Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple <em>«fantaisie politique»</em>, comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.</p>



<p>Dans une analyse publiée par <a href="https://www.thetimes.com/world/europe/article/us-greeland-takeover-four-options-examined-qh8rstkhz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Times</a>, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. </p>



<p>Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.</p>



<p>Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis <em>«l’obtiendront d’une manière ou d’une autre»</em>, compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.</p>



<p>Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland.&nbsp;</p>



<p>Dans ce contexte, le <em>Times</em> a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…</p>



<p><strong>Premier scénario : invasion militaire</strong></p>



<p>Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.</p>



<p>Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.</p>



<p><strong>Second scénario : coercition et pressions économiques</strong></p>



<p>Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de <em>«vendre»</em> le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.</p>



<p>Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.</p>



<p><strong>Troisième scénario : libre association</strong></p>



<p>Des informations indiquent que l’option de signer un <em>«accord de libre association»</em> avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.</p>



<p>Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.</p>



<p>Le <em>Times</em> cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘<em>‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’</em>, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.</p>



<p><strong>Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux</strong></p>



<p>Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.</p>



<p>Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une <em>«acquisition totale»</em> comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.</p>



<p><strong>La réalité sur le terrain</strong></p>



<p>Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.</p>



<p>La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de <em>«seconde frappe»</em> en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.</p>



<p>Le second élément est la faiblesse du Danemark&nbsp;: ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.</p>



<p>Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.</p>



<p>D’après des sondages cités par le <em>Times</em>, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace.&nbsp;</p>



<p>Buchanan estime, comme le rapporte le <em>Times</em>, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6yYu6NenbL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/laventurisme-de-trump-plonge-le-venezuela-dans-lincertitude/">L’aventurisme de Trump plonge le Venezuela dans l’incertitude</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’aventurisme de Trump plonge le Venezuela dans l’incertitude » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/laventurisme-de-trump-plonge-le-venezuela-dans-lincertitude/embed/#?secret=pxVFtW9tYi#?secret=6yYu6NenbL" data-secret="6yYu6NenbL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Tintin au cimetière’’ de Niels Hav</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 06:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Gudum]]></category>
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		<category><![CDATA[Palle Huld]]></category>
		<category><![CDATA[poète danois]]></category>
		<category><![CDATA[Tintin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niels Hav est poète et nouvelliste vivant à Copenhague. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1949 à Gudum, au Danemark, Niels Hav est poète et nouvelliste vivant à Copenhague. Il publie poésie et fiction dans de nombreux magazines.</em></strong></p>



<span id="more-15497675"></span>



<p>Auteur de sept recueils de poésie et trois livres de nouvelles. Des extraits de sa poésie dont traduits traduite dans différentes langues, dont le portugais, l’arabe, l’anglais, le turc et le chinois. Son écriture, ironique et sarcastique, est dans le prolongement de la tradition littéraire danoise, où humour et regard critique s’entremêlent, créant des effets inattendus, non sans constat désabusé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>La dernière fois que j’ai rencontré Tintin</em></p>



<p><em>il était assis au cimetière Assistens.</em></p>



<p><em>J’étais sur mon vélo, on s’est salué,</em></p>



<p><em>mais je ne me suis pas arrêté &#8211;</em></p>



<p><em>J’ignorais que je le voyais pour la dernière fois.</em></p>



<p><em>De temps en temps, on faisait un peu de conversation</em></p>



<p><em>quand on se rencontrait auprès des lacs</em></p>



<p><em>ou à Ravnsborggade. Lui toujours en compagnie</em></p>



<p><em>de femmes qu’il distrayait</em></p>



<p><em>de façon charmante, en maniant sa canne comme une épée</em></p>



<p><em>et en commentant la circulation.</em></p>



<p><em>Cette fois, il était assis seul, sans femme ni rien.</em></p>



<p><em>Lorsque vous arrivez sur vos quatre-vingt-dix</em></p>



<p><em>la plupart de ceux que vous connaissiez&nbsp;</em></p>



<p><em>se sont glissés dans leurs cercueils.</em></p>



<p><em>la plupart de tes amis se sont glissés dans leurs cercueils.</em></p>



<p><em>Il avait l’air un peu perdu. Peut-être qu’il était ici</em></p>



<p><em>pour préparer l’itinéraire de son dernier voyage.</em></p>



<p><em>C’était fin septembre, les oiseaux voletaient en silence.</em></p>



<p><em>«Salut, Palle» *, ai-je appelé depuis mon vélo.</em></p>



<p><em>Il leva les yeux, des yeux pétillants,</em></p>



<p><em>puis il souleva sa canne, vif, comme toujours.</em></p>



<p><em>«Salut, salut», a-t-il crié avec un signe de la main.</em></p>



<p><em>C’était la dernière fois que je voyais Tintin.</em></p>



<p class="has-text-align-right">Traduit du danois par <strong>Marilyne Bertoncini</strong></p>



<p>* <em>À l’âge de 15 ans, Palle Huld (1912-2010) remporta un concours pour voyager autour du monde à l’occasion du centenaire de la naissance de Jules Verne. La presse internationale suivit son parcours, l’accueil à son retour fut enthousiaste et il écrivit plus tard le livre ‘‘Le tour du monde avec Palle en 44 jours’’. Il a été traduit dans de nombreuses langues et a inspiré Hergé pour créer le personnage de Tintin.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H2PfDkCqeU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-poeme-du-dimanche-pour-la-defense-des-poetes-de-niels-hav/">Le poème du dimanche : ‘‘Pour la défense des poètes’’ de Niels Hav</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Pour la défense des poètes’’ de Niels Hav » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-poeme-du-dimanche-pour-la-defense-des-poetes-de-niels-hav/embed/#?secret=9PF67qFlI1#?secret=H2PfDkCqeU" data-secret="H2PfDkCqeU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Imposer la paix par la force : une illusion dangereuse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/imposer-la-paix-par-la-force-une-illusion-dangereuse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 09:06:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Partout où les États-Unis ont voulu imposer leur volonté par les armes, ils n’ont laissé derrière eux que des pays en ruines, livrés au chaos et à l’instabilité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/imposer-la-paix-par-la-force-une-illusion-dangereuse/">Imposer la paix par la force : une illusion dangereuse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec son slogan «La paix par la force», Donald Trump pense avoir trouvé la solution miracle aux conflits internationaux. Pourtant, l’histoire récente prouve que l’usage de la force n’a jamais apporté la paix durable. Vietnam, Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen : partout où les États-Unis ont voulu imposer leur volonté par les armes, ils n’ont laissé derrière eux que des pays en ruines, livrés au chaos et à l’instabilité.</em></strong> <em>(Photo: soldats américains en Afghanistan). </em> </p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong></p>



<span id="more-15601487"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’exemple le plus frappant reste l’Afghanistan. Après vingt ans de guerre, des milliers de morts et des centaines de milliards de dollars engloutis, Washington a fini par remettre le pouvoir aux Talibans, ceux-là mêmes qu’il était venu chasser en 2001. Ce fiasco ne s’est pas seulement soldé par un échec militaire; il a aussi dilapidé les ressources du peuple américain, des fonds qui auraient pu être investis dans les infrastructures, l’éducation ou la santé.</p>



<p>Aujourd’hui, Donald Trump revient avec une nouvelle version de cette doctrine agressive, et les premières tensions ne se font pas attendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie de la force aux conséquences imprévisibles</h2>



<p>Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump multiplie les provocations. Il s’en prend à ses voisins, allant jusqu’à suggérer l’annexion du Canada comme 51ᵉ État des États-Unis. Il a aussi réitéré son intérêt pour le Groenland, menaçant de l’acheter ou de l’occuper de force, au grand dam du Danemark et de l’Union européenne. Cette posture est d’autant plus paradoxale que l’Occident condamne l’occupation russe d’une partie de l’Ukraine.</p>



<p>Sur le dossier ukrainien, Trump tente d’imposer sa propre paix, négociant directement avec Moscou sans même inclure l’Ukraine du moins dans cette première étape. Un véritable abandon de Kiev, alors que le pays, épuisé par trois années de guerre, appelle désespérément à l’aide.</p>



<p>Parallèlement, il bouscule l’Otan, imposant à ses membres d’augmenter leurs dépenses militaires à 5% de leur PIB. Une pression qui pourrait fragiliser l’alliance et remettre en cause son équilibre stratégique.</p>



<p>Enfin, Trump s’attaque au dossier palestinien avec un mépris flagrant du droit international. Il propose ni plus ni moins que la déportation des Palestiniens de Gaza, les forçant à s’exiler dans les pays voisins pour ne plus <em>«déranger»</em> Israël. Pire encore, il fournit à ce dernier un soutien militaire et diplomatique sans précédent, l’encourageant ainsi à refuser tout compromis. Cette approche, qui ignore les racines historiques du conflit, bafoue les droits fondamentaux d’un peuple occupé depuis plus de 75 ans.</p>



<p>Comment contrer une politique erratique sans rompre avec les États-Unis ?</p>



<p>La réponse n’est ni l’affrontement, ni la rupture. Les États-Unis restent une puissance incontournable, un allié stratégique, et un acteur central de la stabilité mondiale. Il serait donc une erreur d’entrer dans une logique d’opposition frontale.</p>



<p>L’enjeu est de ramener Washington à la raison, en lui rappelant que ses propres valeurs – celles qu’elle a défendues et promues à travers le monde – sont incompatibles avec une politique de la force qui viole le droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Unir les pays arabes pour négocier en meilleure position</h2>



<p>Face à cette situation, les pays arabes ne peuvent plus se contenter d’être de simples spectateurs. Accepter la <em>«paix par la force»</em>, c’est accepter la soumission et l’injustice. Pour peser sur la scène internationale, ils doivent retrouver leur unité et bâtir une stratégie commune, basée sur des principes clairs :</p>



<p>• Un front uni : élaborer un plan de paix crédible, soutenu par tous les pays arabes, pour le présenter comme une alternative réaliste.</p>



<p>• Une diplomatie offensive : convaincre l’Occident, et particulièrement les États-Unis, que la paix ne peut être imposée au détriment du peuple palestinien.</p>



<p>• Un discours structuré : mettre en avant que la stabilité régionale est dans l’intérêt de tous, et qu’aucune solution ne peut être durable si elle repose sur l’injustice.</p>



<p>Le peuple palestinien a prouvé par sa résistance et ses sacrifices qu’il ne renoncera jamais à sa terre. Il ne s’agit pas de demander la paix par faiblesse, mais par réalisme, car la stabilité du Moyen-Orient est une nécessité pour l’équilibre du monde.</p>



<p>Si les pays arabes restent divisés, ils continueront d’être des spectateurs impuissants face aux décisions des grandes puissances. Mais unis, armés d’un projet solide et d’arguments convaincants, ils peuvent inverser le rapport de force et peser véritablement sur la scène internationale.</p>



<p>Le défi est immense, mais une chose est claire : la paix ne s’impose pas par la force. Elle se construit par la justice, le dialogue et le respect du droit international.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/imposer-la-paix-par-la-force-une-illusion-dangereuse/">Imposer la paix par la force : une illusion dangereuse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 07:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adieu l’isolationniste Donald Trump. Bonjour l’impérialiste et expansionniste Donald Trump.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/">L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Adieu l’isolationniste Donald Trump. Bonjour l’impérialiste et expansionniste Donald Trump. Certains diront que le fraîchement revenant à la Maison-Blanche a mené une révolution copernicienne dans sa pensée, ce qui est certain c’est que son appétit pour l’élargissement des frontières américaines est là. Groenland, Canada, golfe du Mexique, canal de Panama, M. Trump semble ne pas se gêner dans ses nouveaux rêves de grandeur et cela a un nom: impérialisme.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-15247370"></span>



<p>Le professeur d’Histoire à l’Université de Yale Greg Grandin a publié une tribune dans le <a href="https://www.nytimes.com/2025/01/21/opinion/trump-american-empire-panama.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> dans laquelle il affirme que le nouveau président américain rêve d’un nouvel empire américain. M. Trump avait remporté la Maison Blanche à deux reprises en promettant de fermer les frontières mais dans son discours d’investiture lundi 20 janvier 2025, il a parlé de l’élargissement des frontières de l’Amérique, qui serait, selon ses termes, <em>«gravée dans nos cœurs»</em>. </p>



<p>Ce mois-ci, Trump a parlé d’acheter le Groenland au Danemark, de récupérer le canal de Panama et de rebaptiser le golfe du Mexique <em>«golfe d’Amérique»</em> en déclarant <em>«Oh mon Dieu, quel beau nom !»,</em> en insistant sur la dernière syllabe du terme Amérique.&nbsp;</p>



<p>Greg Grandin, qui le cite, estime que la tendance expansionniste est surprenante de la part d’un homme politique d’habitude isolationniste qui appelle à se barricader à l’intérieur du mur frontalier américain. Toutefois Trump, un politicien intelligent, sait que le nationalisme colérique et insulaire sur lequel il s’est appuyé pour arriver à la Maison Blanche peut être autodestructeur comme cela a été le cas au cours de son précédent mandat difficile.</p>



<p>Ainsi, ces appels à rendre l’Amérique non seulement grande mais encore plus vaste géographiquement visent à raviver le patriotisme et une vision d’une Amérique en constante croissance territoriale et en mouvement vers l’extérieur, une sorte d’Israël à l’échelle planétaire qui pousse indéfiniment ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Amérique de l’océan Arctique au Panama</h2>



<p>Les récents commentaires de Trump ont enflammé le mouvement Make America Great Again (Maga) d’autant qu’il a utilisé les médias sociaux pour diffuser des plans de bataille pour le contrôle du Canada et dessiner une carte de l’Amérique de l’océan Arctique au Panama.</p>



<p>Trump invoque les visions des Pères fondateurs qui voyaient la prospérité de l’Amérique liée à son expansion. Cela va de pair. James Madison écrivait en 1787 qu’il fallait&nbsp;élargir la sphère, élargir le territoire afin d’éliminer l’extrémisme politique et de geler la lutte des classes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2XIPCcIMuj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/donald-trump-le-spectacle-ne-fait-que-commencer/">Donald Trump : le spectacle ne fait que commencer !  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump : le spectacle ne fait que commencer !   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/donald-trump-le-spectacle-ne-fait-que-commencer/embed/#?secret=7GFRWCcASa#?secret=2XIPCcIMuj" data-secret="2XIPCcIMuj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans un discours sur l’achat de la Louisiane en 1805, Thomas Jefferson a déclaré: <em>«Plus notre union sera grande, moins elle risquera d’être exposée aux passions locales.»</em> Des années après ces paroles, l’Amérique s’est étendue sur le continent à une vitesse étonnante, contrôlant l’Indiana et les terres mexicaines sur la base de la doctrine de la conquête atteignant l’océan Pacifique puis contrôlant Hawaï, Porto Rico et d’autres îles.</p>



<p>Au XX<sup>e</sup> siècle, même après que les États-Unis comme une grande partie du monde aient abandonné la doctrine de la conquête, les dirigeants américains ont continué à relancer l’idée d’une expansion potentiellement illimitée afin d’ouvrir des marchés aux exportations américaines, de mener des guerres pour purger le monde des maux, favoriser la mobilité sociale et soutenir la croissance de la classe moyenne.</p>



<p>Dans le domaine scientifique et technologique, l’ouest américain a été ce que l’historien Frederick Jackson Turner a appelé l’incubateur de cette <em>«renaissance perpétuelle»</em>.</p>



<p>Trump, estime Grandin, exploite cette histoire promettant de <em>«suivre la destinée manifeste jusqu’aux étoiles et même jusqu’à Mars»</em> mais il le fait dans un style caustique mais solennel qui donne l’impression que les idées conventionnelles viennent d’une autre planète.</p>



<p>Ses détracteurs pourraient se moquer de l’idée d’annexer le Groenland. Mais il s’avère qu’une telle annexion était depuis longtemps un objectif des hommes politiques américains, au moins depuis 1867, lorsque le secrétaire d’État William Seward, peu de temps après avoir acheté l’Alaska, envisagea d’acheter l’île au Danemark ainsi que l’Islande. Franklin Roosevelt cherchait à acheter l’île et, après sa mort, l’administration de Harry Truman offrit, en 1946, 100 millions de dollars pour le Groenland, offre que les Danois rejetèrent. Plus tard, le vice-président de Gerald Ford, Nelson Rockefeller, a proposé d’acquérir le Groenland pour ses richesses minérales.</p>



<p>En 1975, C. L. Sulzberger, invoquant l’intérêt national, écrivait que le Groenland devrait être considéré comme couvert par la doctrine Monroe ce qui signifie qu’il se trouvait dans l’ensemble du périmètre de sécurité américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ajouter plus d’étoiles au drapeau américain</h2>



<p>Quant à l’idée de Trump d’ajouter plus d’étoiles au drapeau américain, William Kristol, un conservateur de la ligne dure qui s’oppose à Trump, est d’accord avec cette idée car il a suggéré la possibilité d’annexer Cuba aux États-Unis. <em>«60 ans dans 50 États, c’est suffisant»</em>, a-t-il tweeté peu après que Trump ait quitté la Maison Blanche en 2021 et si les États-Unis veulent laisser le trumpisme derrière eux, ils doivent grandir, un sentiment avec lequel Madison aurait été d’accord. À l’époque, Trump était encore isolationniste. Et maintenant, voici Trump lui-même de retour triomphant et défendant l’expansionnisme. Sauf que Trump évolue dans un monde très différent de celui de l’époque des Pères fondateurs.</p>



<p>Depuis que le président Bill Clinton a déclaré en 1993 que <em>«l’économie mondiale est notre nouvelle frontière»</em>, l’Amérique est dans un état de stagnation émotionnelle provoquée par les traumatismes de la guerre, le déclin de la classe moyenne, le fardeau de la dette, les avancées technologiques, une série de catastrophes climatiques, un âge d’or de concentration des richesses entre les mains d’une poignée d’individus et une baisse de l’espérance de vie avec des taux alarmants de mortalité des jeunes, tout cela se combine pour créer un état de paralysie politique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OGFLhs3Gje"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/avec-trump-lamerique-fait-le-choix-de-lignorance-de-la-xenophobie-et-de-loutrance/">Avec Trump, l’Amérique fait le choix de l’ignorance, de la xénophobie et de l’outrance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Trump, l’Amérique fait le choix de l’ignorance, de la xénophobie et de l’outrance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/avec-trump-lamerique-fait-le-choix-de-lignorance-de-la-xenophobie-et-de-loutrance/embed/#?secret=sjnv9mk53M#?secret=OGFLhs3Gje" data-secret="OGFLhs3Gje" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le pari impérial de Trump semble être une tentative de sortir de cette impasse en disant&nbsp;: <em>«il n’y a pas de limites à l’avenir du pays. Voulons-nous le Groenland? Nous allons le prendre en charge, voulons-nous le Canada?»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon <em>Politico</em>, un certain nombre de riches partisans de Trump notamment dans le secteur technologique considèrent le Groenland comme précieux non pas pour ses minéraux ou son emplacement stratégique mais comme une solution spirituelle au malaise actuel de l’Amérique et un moyen de redonner un sens à la vie pour un pays perdu. Mais les défis auxquels ce pays est confronté ne seront pas résolus en fuyant vers une frontière imaginaire dans l’espoir que son climat rigoureux, comme l’a prétendu un partisan de Trump, créera <em>«un nouveau peuple»</em>.&nbsp;</p>



<p>Grandin fait remarquer que la fuite vers les ambitions impériales est le point où la recherche par Trump d’un cri de ralliement et de mobilisation de ses partisans devient dangereux. Il traite la politique internationale comme s’il s’agissait d’un jeu de hasard soulignant que le monde est régi par de nouvelles règles or ce sont en réalité de vieilles règles qui viennent d’une autre époque à savoir les puissants font ce qu’ils veulent et les faibles subissent les désirs des puissants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les guerres pour créer des sphères d’influence</h2>



<p>L’auteur rappelle que le monde connaît aujourd’hui des guerres brutales et les grands stratèges y compris ceux qui ont guidé les politiques de Biden ne voient pas les guerres comme des choses auxquelles il faut mettre fin mais comme des opportunités de créer des sphères d’influence.</p>



<p>Dans ses relations avec la Chine, par exemple, Joe Biden a suivi l’approche commerciale de Trump et leurs divers efforts pour contenir Pékin ont accru le potentiel de conflit notamment au sujet de Taïwan ou de la mer de Chine méridionale. <em>«Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’attaque israélienne non seulement sur Gaza mais aussi sur le Liban et la Syrie et nos interventions militaires en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et ailleurs, les ruines du droit international sont partout autour de nous»</em>, comme l’a déclaré le théoricien du droit Eric Posner.</p>



<p>Par conséquent, la pensée de Trump ne vise pas à donner le ton mais plutôt à légitimer quelque chose qui existe déjà, en l’occurrence un nouvel ordre mondial dans lequel l’agression n’est pas exclue. Toutefois son langage débridé et sa volonté d’inciter ses alliés à s’engager dans des jeux puérils de domination, comme il le fait avec le Canada, le Danemark et le Panama, perturbent davantage un monde déjà instable.</p>



<p>L’une des leçons que le passé nous enseigne, en particulier le passé impérial invoqué par Trump, est que la politique agressive menée par les États-Unis, en faisant pression sur la Chine, la Russie, et tous les pays du monde, y compris les alliés de Washington, comme le Canada et l’Union européenne, mènera inévitablement à davantage de confrontations, à davantage de politique de la corde raide et à davantage de guerres.</p>
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		<title>Mondial de handball : la Tunisie se rachète contre l’Algérie (25-24)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/19/mondial-de-handball-la-tunisie-se-rachete-contre-lalgerie-25-24/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 09:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[championnat du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[handball]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sélection tunisienne de handball s'est miraculeusement qualifiée pour le Tour Principal du Championnat du monde (messieurs) 2025.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après un début poussif et brouillon, qui lui a valu beaucoup de critiques de la part des techniciens et du public, la sélection tunisienne de handball a arraché, samedi 18 janvier 2025, à la salle Jyske Bank Boxen à Herning (Danemark), sa qualification pour le Tour Principal du Championnat du monde (messieurs).</em></strong></p>



<span id="more-15226573"></span>



<p>Le Sept tunisien a battu son homologue algérien sur le score étriqué de 25 à 24 (mi-temps : 13-9), au bout d’un derby maghrébin très serré, comptant pour la troisième journée du groupe B.</p>



<p>A la faveur de ce succès qui intervient après deux défaites de suite, face à l’Italie (25-32) et au Danemark (21-32), la Tunisie termine troisième avec 2 points et se qualifie pour le prochain tour en compagnie des Danois et des Italiens, déjà qualifiés. Une qualification miraculeuse, sans gloire ni panache. </p>



<p>L’Algérie qui concède sa troisième défaite d’affilée, termine pour sa part à la 4<sup>e</sup> place et disputera la Coupe du Président de l’IHF.</p>



<p>La sélection tunisienne, qui avait besoin d’un déclic pour se remettre en bon ordre de marche, est attendue au tournant par un public qui ne se reconnaît plus, dans la génération actuelle, le handball national qui, il fut un temps, était autrement plus rayonnant sur le plan international.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.     </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Clôture d’un programme onusien pour promouvoir l’inclusion socio-économique des femmes en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/cloture-dun-programme-onusien-pour-promouvoir-linclusion-socio-economique-des-femmes-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2024 06:24:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Kébili]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Clôture du programme pour «Promouvoir le leadership des femmes et des filles dans la réponse socio-économique et sanitaire au Covid-19 en Tunisie». </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Organisation mondiale de la santé (OMS), Onu Femmes et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont annoncé, dans un communiqué publié le 25 juin 2024 à Tunis, la clôture du programme conjoint pour «Promouvoir le leadership des femmes et des filles dans la réponse socio-économique et sanitaire au Covid-19 en Tunisie».</em></strong></p>



<span id="more-13449734"></span>



<p>Ce programme conjoint, mis en œuvre dans les gouvernorats du Kef et de Kébili, a été financé par le Royaume du Danemark et mis en œuvre en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le ministère de l’Économie et de la Planification, le ministère des Affaires sociales, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées et le ministère de la Santé.</p>



<p>Cette initiative a reposé sur une approche à trois volets (individuel, communautaire et institutionnel) visant à répondre aux effets de la pandémie de Covid-19 sur les femmes et d’appuyer une relance durable et inclusive. C’est dans ce sens que le programme a cherché à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>accroître la résilience des communautés locales, en particulier les femmes et les filles vulnérables, marginalisées et difficiles à atteindre, pour prévenir et répondre à la Covid-19; </li>



<li>accroître la résilience des femmes, des jeunes femmes et des filles marginalisées et vulnérables et atténuer les répercussions socio-économiques de la Covid-19, y compris toutes les formes de violence fondée sur le genre;</li>



<li>permettre aux autorités régionales et locales des zones pilotes de fournir des services de santé en tirant parti de la sensibilisation communautaire. </li>
</ul>



<p>Dans la mise en œuvre du programme conjoint, plus de 220 femmes ont développé leurs capacités économiques, renforçant ainsi leur résilience face aux difficultés engendrées par la pandémie. Elles ont gagné en savoir en éducation financière, en digitalisation ainsi qu’en gestion de projet grâce à des programmes adaptés de renforcement de capacités.</p>



<p>De plus, 400 femmes adhérentes de 9 Groupements de développement agricole (GDA) ont amélioré leurs compétences techniques grâce à des formations adaptées à leur secteur d’activité. Ces GDA ont aussi été soutenus par la mise à disposition d’équipements nécessaires pour le développement et le renforcement des chaînes de production.</p>



<p>Pour créer un environnement favorable aux mères de familles où elles peuvent jouir de leurs droits sociaux et économiques, le programme a mis l’accent sur l&rsquo;implication des hommes dans l&rsquo;éducation des enfants et les tâches domestiques. Cette démarche a incité à dépasser les stéréotypes, renforcer les liens familiaux et permettre aux mères d&rsquo;avoir plus de temps et d&rsquo;énergie pour se consacrer à leurs projets professionnels.</p>



<p>De plus, un partenariat avec les Scouts Tunisiens a conduit à la campagne<em> «Nubader»</em>, qui a mis en lumière six initiatives communautaires et a introduit le premier badge d&rsquo;égalité des sexes au monde dans le scoutisme, éduquant chaque année des milliers de jeunes aux principes de l’égalité de genre.</p>



<p>Par ailleurs, des conférences internationales sur les Études de Genre ont été organisées en collaboration avec l’Institut des hautes études commerciales. Ces rencontres ont facilité un dialogue inclusif entre près de 500 chercheurs, professionnels et membres de la société civile sur l&rsquo;égalité des sexes et les efforts de lutte contre la discrimination, en mettant l’accent sur les régions du Kef et de Kébili.</p>



<p>Pour les appuyer face à la pandémie et aux risques de futures crises sanitaires, les structures de santé au Kef et à Kébili ont été équipées avec du matériel médical et informatique afin de renforcer la prévention, la détection et la prise en charge de la Covid-19, ainsi que d&rsquo;autres agents pathogènes à potentiel épidémique, chez les femmes et les filles. Le personnel médical et paramédical a également bénéficié de formations spécifiques. </p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Pour la défense des poètes’’ de Niels Hav</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-poeme-du-dimanche-pour-la-defense-des-poetes-de-niels-hav/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 06:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[Gudum]]></category>
		<category><![CDATA[Niels Hav]]></category>
		<category><![CDATA[Per Soerensen]]></category>
		<category><![CDATA[poète danois]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niels Hav est poète et nouvelliste danois vivant à Copenhague. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-poeme-du-dimanche-pour-la-defense-des-poetes-de-niels-hav/">Le poème du dimanche : ‘‘Pour la défense des poètes’’ de Niels Hav</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1949 à Gudum, au Danemark, Niels Hav est poète et nouvelliste vivant à Copenhague. Il publie poésie et fiction dans de nombreux magazines.</em></strong> <em>(Photo Christina Bjørkøe)</em>.</p>



<span id="more-10882935"></span>



<p>Auteur de sept recueils de poésie et trois livres de nouvelles. Son œuvre est traduite dans diverses langues dont le portugais, l’arabe, l’anglais, le turc et le chinois. Son écriture ironique et sarcastique, est dans le prolongement de la littérature danoise, où humour et regard sévère s’entremêlent, créant des effets subversifs, non sans constat désabusé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Qu’est-ce qu’on va faire des poètes?</em></p>



<p><em>Les pôvres ils sont à plaindre.</em></p>



<p><em>Tout de noir vêtus ils nous fendent le cœur</em></p>



<p><em>grelottent sous des blizzards intérieurs.</em></p>



<p><em>La poésie est une peste atroce.</em></p>



<p><em>Les contaminés déambulent en se lamentant,</em></p>



<p><em>leurs cris empoisonnent l’atmosphère comme des fuites</em></p>



<p><em>de centrales nucléaires mentales. Ah la grosse fatigue</em></p>



<p><em>psychique !</em></p>



<p><em>La poésie est un tyran</em></p>



<p><em>qui rend les gens insomniaques et</em></p>



<p><em>détruit les couples mariés.</em></p>



<p><em>Elle entraîne les hommes dans des maisons de campagne</em></p>



<p><em>abandonnées en plein hiver</em></p>



<p><em>où ils se morfondent munis de casques antibruit et</em></p>



<p><em>cache-nez. Hélas! hideuse est cette torture.</em></p>



<p><em>La poésie est un fléau</em></p>



<p><em>pire que la gonorrhée &#8211; une ignominie abominable-.</em></p>



<p><em>Mais pensez aux poètes, ils souffrent.</em></p>



<p><em>Pardonnez-leur !</em></p>



<p><em>Ils sont hystériques comme des femmes enceintes de jumeaux</em></p>



<p><em>au neuvième mois, ils grincent des dents pendant le sommeil,</em></p>



<p><em>mangent de la terre et de l’herbe. Ils restent des heures dehors</em></p>



<p><em>dans le vent tourmentés de métaphores effarantes.</em></p>



<p><em>Pour eux chaque jour est une messe solennelle.</em></p>



<p><em>Ô&nbsp;! Ayez pitié des poètes,</em></p>



<p><em>ils sont sourds et aveugles, aidez-les dans la circulation</em></p>



<p><em>où on les voit trimballer leur handicap invisible.</em></p>



<p><em>Ils se rappellent tant de choses. De temps en temps</em></p>



<p><em>l’un d’eux s’arrête</em></p>



<p><em>et tend l’oreille vers une sirène lointaine.</em></p>



<p><em>Ménagez-les.</em></p>



<p><em>Les poètes sont des enfants aliénés</em></p>



<p><em>chassés de chez eux par le clan familial</em></p>



<p><em>Priez pour eux,</em></p>



<p><em>ils sont nés malheureux –</em></p>



<p><em>leurs mères ont pleuré sur eux</em></p>



<p><em>sollicité l’assistance médicale et juridique</em></p>



<p><em>avant de baisser les bras</em></p>



<p><em>afin de préserver leur propre santé mentale.</em></p>



<p><em>Ô pleurez pour les poètes!</em></p>



<p><em>Pour eux il n’y a point d’issue.</em></p>



<p><em>Infestés de lyrisme tels des lépreux clandestins</em></p>



<p><em>ils sont embastillés dans leur propre imagination</em></p>



<p><em>– un ghetto inquiétant rempli de démons</em></p>



<p><em>et de fantômes malicieux.</em></p>



<p><em>Quand, par une journée d’été ensoleillée</em></p>



<p><em>vous voyez un pauvre poète</em></p>



<p><em>sortir d’un immeuble en titubant, pâle</em></p>



<p><em>comme un revenant et défiguré par les</em></p>



<p><em>théorisations –</em></p>



<p><em>aidez-le!</em></p>



<p><em>Attachez-lui ses lacets, emmenez-le</em></p>



<p><em>au jardin public et posez-le sur un banc</em></p>



<p><em>au soleil. Chantez-lui une petite chanson,</em></p>



<p><em>achetez-lui une glace, racontez-lui une histoire,</em></p>



<p><em>il est si tristounet.</em></p>



<p><em>Détruit par la poésie.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit du danois par <strong>Per Soerensen</strong></em></p>



<p><em>(Remerciements à l’auteur)</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pQiiy35D4B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/le-poeme-du-dimanche-trois-poemes-de-henrik-norbrandt/">Le poème du dimanche : Trois poèmes de Henrik Norbrandt</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : Trois poèmes de Henrik Norbrandt » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/le-poeme-du-dimanche-trois-poemes-de-henrik-norbrandt/embed/#?secret=Q40FmdCETv#?secret=pQiiy35D4B" data-secret="pQiiy35D4B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EUlfS0g7rk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/26/le-poeme-du-dimanche-la-maison-bleue-de-tomas-transtromer/">Le poème du dimanche: ‘‘La Maison Bleue’’ de Tomas Tranströmer</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘La Maison Bleue’’ de Tomas Tranströmer » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/26/le-poeme-du-dimanche-la-maison-bleue-de-tomas-transtromer/embed/#?secret=m4VKb1MwX7#?secret=EUlfS0g7rk" data-secret="EUlfS0g7rk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-poeme-du-dimanche-pour-la-defense-des-poetes-de-niels-hav/">Le poème du dimanche : ‘‘Pour la défense des poètes’’ de Niels Hav</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Lutte contre la migration illégale : la coopération tuniso-européenne va bon train</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/20/lutte-contre-la-migration-illegale-la-cooperation-tuniso-europeenne-va-bon-train/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 08:12:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[gardes-frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Gerhard Karner]]></category>
		<category><![CDATA[Josephine Frantzen]]></category>
		<category><![CDATA[Kaare Dybvad Bek]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Feki]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[politiques migratoires]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Frontex, 1.652 personnes ont quitté la Tunisie pour l’Europe en octobre, contre 16.396 en septembre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/20/lutte-contre-la-migration-illegale-la-cooperation-tuniso-europeenne-va-bon-train/">Lutte contre la migration illégale : la coopération tuniso-européenne va bon train</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le ministre de l’Intérieur Kamel Feki a présidé, vendredi 17 novembre 2023, à Nefta, gouvernorat de Tozeur, la cérémonie d’inauguration du Centre de formation conjointe en gestion intégrée des frontières en présence de son homologue autrichien Gerhard Karner, du ministre de l’Immigration du Danemark Kaare Dybvad Bek et l’ambassadrice des Pays-Bas à Tunis, Josephine Frantzen, pays européens partenaires du projet. Un journal autrichien rend compte de l’événement dans l’article ci-dessous.</em></strong></p>



<span id="more-10605782"></span>



<p>L’accord migratoire conclu cet été entre l’Union européenne (UE) et la Tunisie <em>«commence lentement à produire ses effets»</em>, a déclaré jeudi 16 novembre 2023 le ministre de l’Intérieur de l’Autriche Gerhard Karner (ÖVP) lors d’un voyage de trois jours dans notre pays. Selon Frontex, 1.652 personnes ont quitté la Tunisie pour l’Europe en octobre, contre 16.396 en septembre. L’Autriche veut apporter sa contribution en formant des gardes-frontières [tunisiens, Ndlr].</p>



<p>Cependant, le démarrage de l’accord sur la migration n’a pas été facile. Plusieurs institutions européennes ont critiqué l’accord, qui stipule que la Commission européenne (CE) pourrait verser une aide financière pouvant atteindre 900 millions d’euros au pays économiquement durement touché. Tunis elle-même a remboursé 60 millions d’euros d’aide budgétaire en octobre, et le ministre de l’Intérieur, Kamel Feki, a déclaré : <em>«En aucun cas la Tunisie ne peut servir de garde-frontière pour d</em><em>’</em><em>autres pays»</em>.</p>



<p>Peu après l’annonce de l’accord, il y a eu une sorte de<em> «panique»</em>, mais l’accord apporte désormais ses premiers résultats. <em>«Il est important que nous soutenions la Tunisie dans la protection des frontières; elle peut compter sur notre soutien»</em>, a déclaré Karner, qui a eu un entretien avec son homologue tunisien Kamel Feki jeudi dernier. Cela se fait<em> «sur un pied d’égalité»</em> et la coopération avec le pays tiers se déroule bien, a souligné le ministre autrichien. Et d’ajouter : <em>«J’ai toujours dit : la sécurité du continent plutôt que le sauvetage en mer. Les gens ne devraient même pas entreprendre le dangereux voyage à travers la mer.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-10605895" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Inauguration-du-Centre-de-formation-des-gardes-cotes-Nefta.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>L&rsquo;année dernière, l’Autriche a dénombré 13 126 demandes d’asile en provenance de Tunisie, contre 348 cette année après la suppression de l’exemption de visa en novembre 2022. La réunion bilatérale comprenait également la signature d’un accord de secours en cas de catastrophe. <em>«Il s</em><em>’</em><em>agit d</em><em>’</em><em>une aide rapide et non bureaucratique»</em>, a souligné Karner. Des pays comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont déjà conclu des accords de ce type.</p>



<p>Le point central du voyage a été l’ouverture, vendredi 17 novembre, d’un centre de formation pour les gardes-frontières.</p>



<p>L’Autriche et le Danemark ont ​​financé conjointement le centre, qui peut accueillir 200 futurs gardes-frontières. L’Autriche a contribué à hauteur de près d’un million d’euros. Karner et le ministre danois des Migrations, Kaare Dybvad Bek, ont remis à cette occasion leurs certificats aux 15 premiers diplômés. <em>«Nous pensons de la même manière que les Danois, malgré les différentes familles de partis»</em>, a déclaré Karner à propos de son homologue social-démocrate.</p>



<p>Karner explique pourquoi l’Autriche suit sa propre voie malgré l’accord avec l’UE : <em>«L</em><em>’</em><em>UE a une responsabilité globale, mais chaque État membre a également une responsabilité. Nous voulons ici envoyer un signal et faire avancer le dossier.»</em></p>



<p>Le projet a été coordonné par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) basé à Vienne, sous la direction de l’ancien vice-chancelier de l’ÖVP Michael Spindelegger. La prochaine étape consiste à agrandir les installations sanitaires et un terrain de sport; les Pays-Bas ont également annoncé leur participation au projet. <em>«Nous ne vous donnons pas</em> (ICMPD, ndlr)<em> de l’argent en vous disant ‘faites quelque chose avec’, c’est une tâche concrète du projet»</em>, a assuré Karner. Différents modules font partie de la formation, dont un sur la manière dont les droits de l’homme sont respectés.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’allemand.</em></p>



<p>D’après<a href="https://k.at/news/eu-migrationspakt-zeigt-laut-karner-erfolge/402673039?fbclid=IwAR1rKu4av2bB8Dav4epM7-DVhRaYjIHp6LHlUZkI7zOAeK1vP-sXkpu0zdI" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> K.AT News</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/20/lutte-contre-la-migration-illegale-la-cooperation-tuniso-europeenne-va-bon-train/">Lutte contre la migration illégale : la coopération tuniso-européenne va bon train</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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