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	<title>Archives des déficits budgétaires - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des déficits budgétaires - Kapitalis</title>
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		<title>Moody’s améliore la note de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 09:15:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
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		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moody's a relevé la note d’émetteur à long terme de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1» avec perspective stable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/moodys-ameliore-la-note-de-la-tunisie-de-caa2-a-caa1/">Moody’s améliore la note de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moody&rsquo;s a relevé la note d’émetteur à long terme de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1» avec perspective stable. Cette légère amélioration de notre note souveraine est bonne à prendre mais un long chemin reste encore à faire pour espérer voir les investisseurs étrangers revenir en force vers notre pays.</em></strong></p>



<span id="more-15757114"></span>



<p>L’agence de notation américaine a, également, annoncé, vendredi 28 février 2025, avoir relevé la notation de la dette senior non garantie de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de «Caa2» à «Caa1», et maintenu la perspective stable.</p>



<p>Cette révision de la note de la Tunisie reflète l’amélioration du profil d’amortissement de la dette extérieure du secteur privé tunisien ainsi que la capacité de la BCT à maintenir ses réserves de change stables, au cours des deux dernières années, soutenues par des déficits de compte courant historiquement faibles, indique Moody’s.</p>



<p>Par conséquent, les besoins de financement extérieur de la Tunisie sont désormais plus faibles et mieux couverts par les réserves de change, précise encore l’agence. Et d&rsquo;ajouter que la réduction progressive des déficits budgétaires contribue à atténuer le risque de remboursement malgré la persistance de certaines contraintes de financement.</p>



<p>Moody’s a indiqué que les perspectives stables reflètent les attentes des besoins de financement extérieur qui resteront contenus, même si la marge budgétaire pour répondre aux chocs restera limitée par les niveaux élevés de la dette et l’accès au financement du gouvernement dépendant de la BCT.</p>



<p>Selon Moody’s, des évolutions positives pourraient résulter de l’amélioration de la disponibilité des financements extérieurs et si l’assainissement budgétaire s’avérait plus rapide que prévu.</p>



<p>En revanche, l’environnement socio-économique continuera de présenter des risques négatifs pour la dynamique des réformes et les efforts d’ajustement budgétaire, avertit cependant l’agence.</p>



<p>Moody’s semble dire que le refus des autorités tunisiennes de mettre en route les réformes requises, notamment en ce qui concerne la réduction des subventions publiques et de la masse salariale du secteur public et l’assainissement des entreprises publiques en difficulté va maintenir de fortes pressions sur les finances de l’Etat.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/moodys-ameliore-la-note-de-la-tunisie-de-caa2-a-caa1/">Moody’s améliore la note de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 06:14:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Solutions ne prévoit pas un desserrement de la politique monétaire de la Tunisie en 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/">Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son rapport intitulé ‘‘Emerging Markets Monitor’’ publié le 29 juillet 2024, dont nous traduisons l&rsquo;extrait-ci-dessous, Fitch Solutions ne prévoit pas de changement dans la politique monétaire de la Tunisie en ce qui concerne le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie, jugé élevé et peu favorable à l’investissement et à la croissance par la plupart des économistes.   </em></strong></p>



<span id="more-13878179"></span>



<p>Nous nous attendons à ce qu’une inflation persistante incite à la Banque centrale de Tunisie (BCT) maintiendra son taux directeur à 8,00% jusqu’à fin 2025. Lors de son conseil d’administration du 20 juin, la BCT a maintenu son taux directeur inchangé au plus haut depuis 2006 pour la neuvième réunion consécutive.</p>



<p>Malgré un ralentissement par rapport à une moyenne de 10,0&nbsp;% en glissement annuel au premier semestre 2023 à 7,4% en glissement annuel au premier semestre 2024, nous nous attendons à ce que la croissance des prix se stabilisera autour de 7,2% au deuxième semestre 2024 et atteindra un moyenne de 7,6 % en 2025.</p>



<p>Malgré la baisse des prix du Brent en d’ici 2025, nous nous attendons à une hausse des prix du blé et de l’eau, des pénuries persistantes de biens sur le marché intérieur et des pressions dépréciatives sur le dinar au 1<sup>er</sup> semestre 2025, ce qui maintiendra l’inflation en Tunisie au-dessus de la moyenne 2015-2019 de 5,6%. Nous pensons que cela découragera la BCT de suivre la tendance régionale et mondiale en assouplissant sa politique monétaire.</p>



<p>Nous ne pensons pas non plus que la BCT relèvera les taux pour éviter d’exacerber les pressions budgétaires, par le biais de paiements d’intérêts plus élevés, étant donné que le gouvernement est de plus en plus porté à compter sur les banques nationales et la BCT elle-même pour financer ses déficits budgétaires et du compte courant.</p>



<p>De plus, des préoccupations d’un nouvel étouffement de l’activité économique après que l’économie ait affiché une croissance de seulement 0,4% en 2023 et de 0,2% en glissement annuel en 2023. </p>



<p>Le premier trimestre 2024 dissuadera encore davantage le resserrement de la politique monétaire.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/">Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 07:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses en subventions]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>R&#038;I abaisse la note de l’émetteur en devises de la Tunisie de B à B-.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/">R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Des déficits budgétaires relativement élevés persistent. Les perspectives de consolidation budgétaire sont incertaines et le taux d’endettement public reste élevé», a indiqué la société japonaise Rating and Investment Information, Inc. (R&amp;I), mardi 29 août 2023, pour justifier  l’abaissement de la note de l’émetteur en devises de la Tunisie de B à B- avec une perspective de notation négative.</em></strong></p>



<span id="more-9574224"></span>



<p>Les recettes fiscales augmentent régulièrement et la croissance des dépenses salariales est également sous contrôle, a indiqué l’agence de notation dans un communiqué de presse, qui ajoute&nbsp;: <em>«Comme il existe un risque à la hausse concernant les dépenses en subventions, il reste à voir si le gouvernement sera en mesure de réduire son déficit budgétaire comme prévu.»</em></p>



<p>Etant donné que le gouvernement a fait des efforts pour garantir des devises étrangères et détenir un certain montant de réserves de change, il est peu probable que le pays soit confronté à des problèmes immédiats de liquidité en devises, a ajouté l’agence de notation.</p>



<p>Même si le déficit devrait se réduire en 2023, son niveau restera important. La dette extérieure du pays est importante, ce qui rend l’économie très vulnérable aux chocs extérieurs.</p>



<p>Néanmoins, les incertitudes grandissent quant à la capacité du gouvernement à assurer le service des dettes en devises à moyen terme, car il n’y a pas d’évolution claire pour obtenir le soutien financier du Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Néanmoins, R&amp;I estime que le soutien du FMI est un facteur crucial non seulement pour garantir la liquidité en devises, mais aussi pour parvenir à la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance économique grâce à des réformes structurelles.</p>



<p><em>«Pour répondre aux exigences pour bénéficier du soutien du FMI, le gouvernement a présenté un programme de réformes structurelles comme condition de l</em><em>’</em><em>aide financière, comprenant des restrictions sur les dépenses publiques pour les salaires des fonctionnaires, des réformes du système de subventions gouvernementales et des entreprises publiques, et une amélioration des conditions de travail, l</em><em>’</em><em>environnement des affaires, entre autres mesures»</em>, a ajouté R&amp;I.</p>



<p>Le gouvernement et la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’efforcent d’obtenir le soutien financier de gouvernements étrangers et d’organisations internationales et devraient être en mesure de lever suffisamment de fonds pour cette année, même sans le soutien du FMI.</p>



<p>L’agence de notation japonaise avait abaissé la note de l’émetteur en devises de la Tunisie à «B» avec perspective négative le 10 août 2022.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/">R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&#8217;un accord devenu incertain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 07:42:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI vient chambouler les priorités tunisiennes et sanctionner l’agenda politique de Kaïs Saïed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/">Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&rsquo;un accord devenu incertain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hier, jeudi 14 décembre 2022, le Board du Fonds monétaire international (FMI) a <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/lexamen-du-dossier-de-la-tunisie-prevu-le-19-decembre-retire-du-calendrier-du-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déprogrammé le dossier de la Tunisie </a>de l’agenda de sa réunion prévue pour le 19 décembre. Un report sine die, sans date fixe. Jusqu’à hier matin, le dossier tunisien était affiché sur le site du FMI, et tout allait bien pour finaliser l’accord et débloquer la première tranche. Un changement de cap…</em></strong> <strong>On attend des explications officielles tunisiennes </strong><em>(Illustration : Kaïs Sïed recevant le gouverneur de la banque centrale, Marouane Abassi). </em></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-5696086"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Cela coïncide avec la visite du président Kaïs Saïed à Washington entre le 12 et le 15 décembre, dans le cadre d’une rencontre américaine avec les leaders des pays africains.</p>



<p>Curieuse coïncidence, alors que le président Saïed n’est pas accompagné dans son voyage par des experts économistes. Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n’a pas été du voyage, aucun ministre ayant participé aux négociations avec le FMI.</p>



<p>Ce changement de cap du FMI tombe mal et vient contredire les garanties avancées par le gouverneur de la BCT qui a affirmé en grand pompe, il y a quelques semaines, que <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/30/tunisie-abassi-espere-la-1ere-tranche-du-pret-du-fmi-en-decembre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la première tranche du prêt FMI</a> arrivera avant la fin de l’année, sous-entendant que l’affaire est définitivement conclue, et dans la poche !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie ne tient pas parole</h2>



<p>Situation inhabituelle, exceptionnelle et qui déroge aux us et coutumes du FMI. C’est pour signifier que la Tunisie ne tient pas parole, encore une fois.</p>



<p>Cela complique les choses pour un trésor public déjà exsangue. Le FMI vient chambouler les priorités tunisiennes et sanctionner l’agenda politique de Saïed, dont le projet politique a un besoin vital de l’appui du FMI par une reconnaissance et une rallonge de financement et liquidités.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iOTEGsmyjI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/30/tunisie-abassi-espere-la-1ere-tranche-du-pret-du-fmi-en-decembre/">Tunisie : Abassi espère la 1ère tranche du prêt du FMI en décembre</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Abassi espère la 1ère tranche du prêt du FMI en décembre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/30/tunisie-abassi-espere-la-1ere-tranche-du-pret-du-fmi-en-decembre/embed/#?secret=vheNy1NDRk#?secret=iOTEGsmyjI" data-secret="iOTEGsmyjI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quatre raisons expliquent ce chamboulement et revirement de situations.</p>



<p>&#8211; Le projet de la loi de finance, décrété par le président Kaïs Saïed il y’a quelques jours, trahit les engagements pris par la délégation tunisienne ayant négocié avec le FMI, le mois d’octobre dernier. En totale contradiction! Ces engagements portent sur la réduction des dépenses publiques et notamment la masse salariale des fonctionnaires. Il faut dire que le budget public proposé par Saïed fait augmenter les taxes et les impôts, sans pouvoir résorber même symboliquement les déficits budgétaires monstrueux (9% du PIB pour 2023).</p>



<p>&#8211; Le président Saïed a annoncé implicitement qu’il n’est pas d’accord avec la délégation ayant négocié avec le FMI et qui a annoncé le début de la privatisation-restructuration de certaines sociétés d’Etat, et le début de retrait de certaines subventions aux produits alimentaires et énergétiques. Le président a fait volte-face, il a fait à sa tête pour des raisons électoralistes. Les élections législatives sont prévues dans 4 jours et la cote de popularité du président Saïed est en chute libre. Et ce revirement ne plait pas au FMI, et encore moins aux membres de son Board!</p>



<p>&#8211; <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/24/noureddine-taboubi-leventuel-accord-avec-le-fmi-sur-la-privatisation-des-entreprise-nengage-a-rien-lugtt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’UGTT </a>a mentionné la semaine dernière et clairement que les ententes prises par le gouvernement auprès du FMI ne l’engagent pas et qu’il n’a jamais été consulté pour donner son avis. C’est aussi un autre revirement de taille, qui oblige le FMI à demander des explications, et à reporter les échéances. Le syndicat des travailleurs demande des augmentations salariales qui peuvent doubler le montant du salaire minimum.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rSbaiVVPxt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/24/noureddine-taboubi-leventuel-accord-avec-le-fmi-sur-la-privatisation-des-entreprise-nengage-a-rien-lugtt/">Noureddine Taboubi : «L&rsquo;éventuel accord avec le FMI sur la privatisation des entreprise n&rsquo;engage à rien l&rsquo;UGTT»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Noureddine Taboubi : «L&rsquo;éventuel accord avec le FMI sur la privatisation des entreprise n&rsquo;engage à rien l&rsquo;UGTT» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/24/noureddine-taboubi-leventuel-accord-avec-le-fmi-sur-la-privatisation-des-entreprise-nengage-a-rien-lugtt/embed/#?secret=hJLQwRJnUp#?secret=rSbaiVVPxt" data-secret="rSbaiVVPxt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les incertitudes du contexte politique</h2>



<p>&#8211; A cela s’ajoute les incertitudes qui planent sur le contexte politique. Des incertitudes qui ne sont pas rassurantes pour le FMI, les élections législatives boycottées par l’opposition approchent dangereusement.</p>



<p>Autres soucis pour les chancelleries occidentales, la Tunisie parle des deux coins de la même bouche, elle veut l’argent de l’Occident pour payer ses dettes, mais pactise ostentatoirement avec la Chine.</p>



<p>Tout cela ne plait pas forcément aux bailleurs de fonds occidentaux. Les Américains ont averti les pays arabes des risques qu’ils encourent en s’engageant avec la Chine ou encore en s’engageant dans déclarations populistes anti-Israël, et contre-productives pour la paix dans la région Mena. Ceci explique cela!</p>



<p>Affaire à suivre…</p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/">Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&rsquo;un accord devenu incertain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : risques de sous-alimentation  pour les populations vulnérables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/tunisie-risques-de-sous-alimentation-pour-les-populations-vulnerables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 12:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait face à des risques de sous-alimentation pour une large partie des populations vulnérables. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un récent rapport intitulé “Tunisia Food &amp; Drink Report Includes 5-year forecasts to 2026” (Tunisie : Rapport sur la nourriture et les boissons, et prévisions sur 5 ans jusqu’en 2026), Fitch Rating prévoit des temps difficiles pour notre pays au cours des cinq prochaines années, avec un sérieux risque de sous-alimentation pour les couches les plus vulnérables de la population. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri &nbsp;</strong></p>



<span id="more-4902215"></span>



<p>Selon l’agence internationale de notation, le secteur agroalimentaire périclite dangereusement dans notre pays, qui risque de manquer de produits alimentaires, parce que ses populations n’arrivent plus à payer le prix des aliments… essentiels, pour diverses causes: inflation, sécheresse, démantèlement de la politique de l’offre, avec l&rsquo;abandon de certaines filières agricoles, dévaluation du dinar… </p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise du coût de la vie</h2>



<p><em>«Au 4<sup>e</sup> trimestre 2022, des pénuries alimentaires enregistrées dans diverses régions de la Tunisie continuent de peser sur les prix et le gouvernement est aux prises avec une facture d’importation qui monte en flèche. Il y a des manifestations sporadiques et des troubles civils liés à la crise du coût de la vie»</em>, note le rapport en rappelant que le gouvernement est en train de négocier un programme d’aide financière avec le Fonds monétaire international (FMI) pour remédier aux déficits budgétaires dus à la flambée des coûts d’importation. &nbsp;</p>



<p><em>«Le gouvernement a du mal à réformer ses mécanismes obsolètes de subventions alimentaires malgré la montée en flèche des déficits budgétaires, l’inflation des prix et une facture d’importation élevée. En février 2022, avec l’invasion russe de l’Ukraine et l&rsquo;augmentation subséquente des prix des matières premières, le déficit des importations alimentaires de la Tunisie a presque doublé au 1<sup>er</sup> semestre 2022 pour atteindre 1,6 milliard de TND (497 millions de dollars)»</em>, constate aussi Fitch, qui prévoit, en 2023, une croissance des dépenses alimentaires de 8,5%, portant les dépenses totales à 21,5 milliards de TND (6,5 milliards de dollars), après une croissance de 9,3% en 2022. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance atone et hausse des dépenses alimentaires</h2>



<p>Par ailleurs, l’équipe du Risque Pays de l’agence de notation prévoit une inflation moyenne de 7,3% en 2023. <em>«Cela maintiendra la croissance réelle limité»</em>, avertit Fitch, soit entre 1 et 3%, alors que <em>«la croissance à moyen terme sur la période 2022-2026 des dépenses alimentaires est actuellement envisagée à 7,4% en glissement annuel, ce qui portera les dépenses totales à 26 milliards de TND (7,4 milliards de dollars) d’ici 2026»,</em> indique le rapport qui précise que cette dynamique haussière sera soutenue par une démographie et un pouvoir d’achat favorables.</p>



<p>Commentaire désabusé d’un économiste qui a pris connaissance du rapport : <em>«Ces perspectives annoncent des évolutions inquiétantes pour la Tunisie, notamment des risques de sous-alimentation pour une large partie des populations vulnérables. Notre pays pourrait retourner aux années difficiles 1960-70, où les Tunisiens dépendaient pour leur alimentation de l’USAID, du Programme alimentaire mondial (PAM) et autres aides internationales…» </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: Kaïs Saïed sacrifie le dinar !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/tunisie-kais-saied-sacrifie-le-dinar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jul 2022 05:57:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cartel des banques]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dette toxique]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[inflation galopante]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle constitution de Kaïs Saïed  évacue l’économique de ses articles et ne veut rien faire pour inverser la tendance baissière du dinar et la paupérisation que génèrent ces interminables vagues de dévaluation de la monnaie nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/tunisie-kais-saied-sacrifie-le-dinar/">Tunisie: Kaïs Saïed sacrifie le dinar !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Politics as usual! Depuis le 25 juillet 2021, depuis que le président Kais Saied (KS) a monopolisé tous les pouvoirs, le dinar s’est déprécié face au dollar américain, de presque 21%, en 12 mois. Sur l’autel du pouvoir, le dinar est malmené, flagellé, sacrifié… Décryptage!</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-2278055"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>La nouvelle constitution proposée par KS ne change rien pour le dinar, elle entérine les choix monétaristes, voulant imposer à la Tunisie un dinar faible, flexible à volonté et en glissement continu.</p>



<p>Le projet de la nouvelle constitution confirme l’indifférence des élites politiques au sommet de l’Etat face à la déchéance du dinar. KS fait comme ses prédécesseurs, ceux qui ont gouverné depuis 2011, ceux qui ont mené le dinar à sa perte.</p>



<p>Entre 2012 et 2020, le dinar a perdu 50% de sa valeur face au dollar. Créé le 18 octobre 1958, comme monnaie nationale, en remplacement du franc français, le dinar, n’a plus la cote chez tous ces décideurs et politiciens de l’après 2011, toutes tendances et idéologies confondues.</p>



<p>On le laisse s’effondrer, pour faire plaisir aux lobbyistes et bailleurs de fonds… Objectif : se maintenir au pouvoir!</p>



<p>Le dinar va mal et très mal! Et si rien ne change dans les fondamentaux économiques et monétaires de la gouvernance et si les attitudes des politiciens continuent comme elles sont aujourd’hui, d’ici 2025 (voire dans 3 ans), le dinar ne vaudra plus que 20 cents américains (1$=5 dinars), comme le prévoient plusieurs agences américaines. C’est terrible, <a href="https://gov.capital/forex/usd-tnd/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme trajectoire</a>, comme anticipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique d’un dinar faible</h2>



<p>A l’évidence, KS s’inscrit dans la même mouvance qui prône un dinar faible. Une mouvance qui instrumentalise le dinar et l’utilise comme variable d’ajustement entre trois enjeux macro-économiques cruciaux : une stagflation qui perdure, un déficit public hors de contrôle et une dette toxique et insoutenable.</p>



<p>Dans son projet de nouvelle constitution, KS définit la Tunisie au regard de l’islam, la langue arabe, du drapeau, du régime républicain et même de l’hymne national, <em>«Houmat Al-Hima»</em>! Mais la nouvelle constitution ne pipe pas un seul mot au sujet du dinar, comme monnaie nationale, comme devise, comme monnaie d’échange, comme unité de compte et comme réserve de valeur pour l’économie et pour les richesses des citoyens tunisiens. Il faut le faire…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aS9WjQZopf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-hausse-des-taux-directeurs-chute-du-dinar/">Tunisie : Hausse des taux directeurs, chute du dinar</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Hausse des taux directeurs, chute du dinar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-hausse-des-taux-directeurs-chute-du-dinar/embed/#?secret=EWhyoUffHA#?secret=aS9WjQZopf" data-secret="aS9WjQZopf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant, le dinar rythme la vie de tous les jours des Tunisien(ne)s et il conditionne leur pouvoir d’achat et leur capacité à consommer et à survivre…</p>



<p>Dit autrement, et selon le projet de constitution proposé au référendum du 25 juillet, dans une dizaine de jour, par KS, la Tunisie ne peut pas changer ou altérer l’hymne national, mais elle peut changer à gré de monnaie ou la valeur de celle-ci. Le projet de la nouvelle constitution occulte la devise nationale dans les choix constitutionnels et stratégiques du pays. KS et les co-rédacteurs de ce projet de constitution savent ce qu’ils font, et ils doivent l’assumer pour l’histoire et devant les citoyens.</p>



<p>C’est gravissime, la constitution de KS entérine implicitement une politique monétaire qui prône un dinar à la merci du cartel des banques, un dinar manipulé derrière des portes closes par la Banque centrale (BCT).</p>



<p>Cette constitution dépouille le dinar de toute symbolique patriotique et mobilisatrice pour la création de la richesse, par le travail, par l’investissement et par l’épargne.</p>



<p>La nouvelle constitution regarde ailleurs, évacuant l’économique de ses articles et ne voulant rien faire pour inverser la tendance baissière du dinar et la paupérisation que génèrent ces interminables vagues de dévaluation de la monnaie nationale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vpQKgllVjb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/01/parite-dollar-euro-quel-impact-sur-le-dinar-tunisien/">Parité dollar-euro : quel impact sur le dinar tunisien?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Parité dollar-euro : quel impact sur le dinar tunisien? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/01/parite-dollar-euro-quel-impact-sur-le-dinar-tunisien/embed/#?secret=HHthYyh10A#?secret=vpQKgllVjb" data-secret="vpQKgllVjb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Descente aux enfers du dinar</h2>



<p>Le dinar valait exactement 3,2 dollars américains en 1959, et désormais, il faut 3,2 dinars pour obtenir un dollar. Ironie de l’histoire…</p>



<p>Une débâcle et une tendance baissière qui ruinent l’investissement, qui tirent vers le bas la création de l’emploi et qui vampirisent le pouvoir d’achat. Avec toujours une inflation indomptable et une dette toxique, devenue insoutenable.</p>



<p>Les textes constitutionnels proposés et les discours populistes tenus par le président KS ne parlent pas de dinar, et ne font rien pour contrer ces politiques monétaristes imposées à la Tunisie.</p>



<p>C’est inquiétant: la nouvelle constitution évite de préciser que le dinar est la devise nationale… et pour ce faire, il doit être une monnaie forte, crédible et à la hauteur de la démocratie ambitionnée par le pays, par les ménages et les nouvelles générations.</p>



<p>Au regard de l’économie et du dinar en particulier, la nouvelle constitution du président KS s’inscrit en continuité de celle de 2014, élaborée par une assemblée dominée par l’islam politique. Il n’y a aucune différence, c’est du pareil au même!</p>



<p>De facto, le président Kaïs Saïed, entérine les choix publics dessinés par les islamistes, qui ont taillé sur mesure l’indépendance de la Banque centrale (Loi 2016). Des choix qui enfoncent le dinar dans une trajectoire tirée par deux principes fondamentaux:</p>



<p>1- On ne touche pas au cartel des banques et on ne questionne pas leur mainmise sur l’économie, où des pans entiers de l’économie sont détenus par une dizaine de familles qui possèdent ces banques et dominent l’essentiel des secteurs rentables au pays. Un cartel de rentiers et pour qui le dinar n’est qu’une pièce, parmi d’autres, dans leur jeu de cartes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pd5X2dVbWs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-la-bct-observe-le-mutisme-face-a-la-forte-depreciation-du-dinar/">Tunisie : La BCT observe le mutisme face à la forte dépréciation du dinar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La BCT observe le mutisme face à la forte dépréciation du dinar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-la-bct-observe-le-mutisme-face-a-la-forte-depreciation-du-dinar/embed/#?secret=aqAwXIbgbE#?secret=pd5X2dVbWs" data-secret="pd5X2dVbWs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>2- On opte pour une politique monétaire qui utilise le dinar comme variable d’ajustement pour contrer les déficits budgétaires, et pour contrebalancer une politique fiscale génératrice d´une inflation galopante non maîtrisable, fondée sur les déficits budgétaires financés par une dette toxique insoutenable. Faute de réformes économiques et de discipline budgétaire, on dévalue le dinar…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où est passé le patriotisme économique&nbsp;<strong>?</strong></h2>



<p>Kaïs Saïed ferme les yeux sur le sort du dinar et de ses implications latentes et invisibles à l’œil nu. Il ne met pas le dinar sur les rails de la bonne gouvernance et ne se prononce pas au sujet de l’impératif de le protéger contre les dangers de la spéculation et de la dévaluation volontaire, par des opérateurs économiques nationaux ou internationaux.</p>



<p>Cet oubli laisse le champs libre à toutes sortes d’interprétations et ouvre les portes à des risques de revirement qui peuvent, le cas échéant, par exemple, changer la monnaie nationale, faire allégeance à une zone monétaire donnée, ou remplacer carrément la monnaie par une autre monnaie (crypto, digitale, etc.).</p>



<p>Dans la plupart des constitutions, les États définissent leur monnaie et la considèrent comme un vecteur de souveraineté nationale.</p>



<p>Le droit international, public et privé, reconnaît parfaitement la souveraineté monétaire des États et leur compétence exclusive pour définir leur monnaie, définition qui s’impose à toute personne qui choisit d’utiliser ladite monnaie, en vertu du principe dit de la <em>«lex monetae»</em> ou loi monétaire.</p>



<p>Des pays comparables ont précisé dans leur constitution le choix de leur monnaie nationale. Ils ont de facto balisé les compétences monétaires de l’Etat. Cela permet de rassurer les opérateurs économiques, même si on peut comprendre les raisons de la non-convertibilité et les prudences liées.</p>



<p>Certes, la BCT est indépendante de l’Etat tunisien, mais cette institution est devenue tributaire des bailleurs de fonds internationaux, du cartel des banques locales, pour qui les affaires tournent mieux en Tunisie, avec un dinar toujours plus faible, un dinar en chute libre et qui maxime les bénéfices des secteurs exportateurs en réduisant de facto la valeur réelle des coûts de production.</p>



<p>En sacrifiant le dinar, KS trahit ses électeurs et n’honore pas ses promesses électorales, dans tous les domaines ayant trait à l’économie. Les parades, les discours et les visites improvisées en pleine nuit dans les dépôts de spéculateurs ne changent rien à la donne, surtout quand tout le monde sait que le dinar est sans défense et qu’il s’étiole de manière continue… toutes les semaines et tous les mois.</p>



<p>Ce faisant, KS est imputable pour l’histoire, le dinar est en danger, et il fait comme si rien n’était.</p>



<p>On induit en erreur les citoyens en leur promettant des augmentations salariales, ou en leur procurant des subventions, sachant d’avance que le dinar qu’on leur offre s’étiole de jour en jour, pénalisant leur pouvoir d’achat, notamment des plus démunis qui vivent sur l’aide sociale, qui ont des indemnités de retraite fixes ou qui font partie de la classe moyenne.</p>



<p>C’est donner par une main, et prendre de l’autre… C’est l’illusion monétaire en grandeur nature! Et c’est indigne de l’Etat, onze ans après la Révolte du Jasmin.</p>



<p>Le Maroc a fait le choix d’un dirham fort, et il en tire aujourd’hui tous les bienfaits. D’abord en stabilisant le pouvoir d’achat de ses citoyens et ensuite en crédibilisant une politique monétaire articulée, capable d’attirer les investisseurs internationaux et de transiger correctement avec tous les partenaires de l’économie mondiale.</p>



<p>L’économie ne pardonne pas! Elle n’a pas la mémoire courte.</p>



<p>En Tunisie, l’indifférence au pouvoir d’achat et le laisser-faire dans la dépréciation de la valeur de la monnaie nationale ont fini par jeter aux abois bien de personnalités puissantes et dominantes. On peut citer Ahmed Ben Salah, Hedi Nouira, Mohamed Mzali, Habib Bouguiba, Zine El Abidine Ben Ali, Rached Ghannouchi… et la liste n’est pas définitive!</p>



<p>Négliger le dinar c’est dangereux! Ce n’est pas une mince affaire, c’est un enjeu qui interpelle le portefeuille de tous les citoyens. Sa dévaluation constitue une autre façon de réduire les salaires réels de tous travailleurs et ménages liés.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enlisement de l’État tunisien ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/04/enlisement-de-letat-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 09:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coincée entre l’amateurisme de ses multiples gouvernements et le cynisme de ses partis et élus politiques, la démocratie tunisienne fait face au spectre d’un imminent défaut de paiement. Le déficit budgétaire est abyssal : avec un surendettement sanctionné par les agences de notation et décrié par les prêteurs, y compris la Banque centrale de Tunisie...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Palais-du-Gouvernement-Kasbah1.jpg" alt="" class="wp-image-16484"/><figcaption><em>Palais du gouvernement de la Kasbah: l&rsquo;antre de la mal-gouvernance. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Coincée entre l’amateurisme de ses multiples gouvernements et le cynisme de ses partis et élus politiques, la démocratie tunisienne fait face au spectre d’un imminent défaut de paiement. Le déficit budgétaire est abyssal : avec un surendettement sanctionné par les agences de notation et décrié par les prêteurs, y compris la Banque centrale de Tunisie (BCT). Tous incriminent l’indiscipline budgétaire des gouvernements successifs et tous dénoncent un État qui se dope par une dette toxique, improductive et siphonnée par les salaires et privilèges de l’État. Le volcan des contestations sociale gronde : le ton monte et les taux d’intérêt avec, alors que les caisses sont vides! Est-ce l’enlisement? Et pourquoi ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-326670"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>La Tunisie doit se ressaisir, et rapidement! L’État doit discipliner ses dépenses en communiquant au sujet de l’impératif de la réduction de la taille l’État. Faute de quoi, le défaut de paiement devient inéluctable… ruinant dans son sillage les aspirations démocratiques.</p>



<p>Plusieurs économistes tunisiens, intègres, et non embrigadés politiquement, ont vu venir le précipice budgétaire. Et ils ont prévenu contre les dégâts, en disant la vérité, les yeux dans les yeux aux pouvoirs politiques en place. Mais personne ne les a crus! Les plus politisés de ces élites (souvent les plus médiatisés) ont courbé l’échine, ne voulant pas alarmer l’opinion publique et encore moins offenser les principaux partis politiques qui gouvernent depuis 2011!</p>



<p>Pas besoin de dessin, la gouvernance instituée depuis 2011 et institutionnalisée par la nouvelle Constitution de 2014 a dévoyé l’État, a perverti ses valeurs éthiques et noyé ses missions essentielles dans une mare de promesses utopiques et idéologisées. Et c’est bien là que le précipice budgétaire et la dette liée ont pris ancrage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’État : une débâcle en 3D</h3>



<p>Depuis 2011, la (mal) gouvernance économique se déploie en trois 3D :</p>



<p>1) un <strong>déficit public</strong> à tout-va;<br>2) une<strong> dette exponentielle</strong>;<br>3) une <strong>dégradation continue des services publics</strong> et des autres indicateurs économiques.</p>



<p>Ces 3D ont constitué le dénominateur commun des politiques publiques engagées par les 10 gouvernements et les 440 ministres ayant gouverné le pays depuis 2011. Tous ont administré la Tunisie du Printemps arabe grâce à la dette (fardeau à payer par les plus jeunes), tous ont gonflé l’État démesurément et au détriment de l’investissement (public et privé). Tous ont contribué à atrophier les recettes fiscales et à amplifier les dépenses publiques !</p>



<p>Aucun de ces gouvernements n’a haussé le ton et aucun de ces <em>«honorables ministres»</em> n’a osé démissionner pour dénoncer la dette et pour condamner les déficits qui érodent les équilibres macro-économiques et le capital social. La démission de l’ancien ministre des Finances Houcine Dimassi (2013-14) constitue l’exception qui confirme la règle. La crédibilité des élites politiques est profondément entachée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une bureaucratie qui vampirise les services publics</h3>



<p>De 36.000 fonctionnaires en 1961, la Tunisie comptait en 2010, 490.000 fonctionnaires et plus de 840.000 fonctionnaires (administrations et sociétés publiques) en 2020. Entre 1961 et 2020, des effectifs de fonctionnaires sont multipliés presque par 25, alors que la population a seulement triplé pour la même période (60 ans).</p>



<p>Mais le saut le plus grave dans les effectifs date de 2013. Depuis la Révolte du Jasmin, presque 250.000 fonctionnaires se sont ajoutés aux effectifs de l’État et à la masse salariale.</p>



<p>Un très grand nombre d’entre eux sont payés pour ne rien faire : des emplois fictifs, des fonctionnaires fantômes, des fonctionnaires à temps partiel… n’ayant pas le sens de l’État dans leurs convictions et valeurs. Ces «faux» fonctionnaires, recrutés souvent sans concours au mérite, ont pullulé et dans tous les secteurs : santé, éducation, sécurité, justice, etc.</p>



<p>En même temps, et depuis la révolte du Jasmin, l’investissement s’est contracté drastiquement. La croissance s’est atrophiée à presque 1% en moyenne interannuelle. L’État finance les salaires de ses fonctionnaires par la dette, ses recettes fiscales n’ont pas suivi l’emballement des dépenses publiques et les excès dans le train de vie de l’État.</p>



<p>Depuis 2011, la croissance démographique en Tunisie a été de presque 10% (un million de personnes additionnelles), la croissance des effectifs de fonctionnaires a été de 50%. C’est pourquoi la facture salariale de l’État a explosé depuis! La masse salariale de l’État augmente de presque 16% par an, alors que i) les gains de productivité des fonctionnaires convergent vers zéro et ii) la croissance est asthénique, voire négative : -21% pour le 2e trimestre 2020.</p>



<p>Une sélection adverse qui ne dit pas son nom : les bons fonctionnaires sont délogés par les mauvais, et la loi de Newton fait le reste : un nivellement par le bas qui vide l’administration tunisienne de ses compétences et qui ouvre les portes aux moins dévoués et de facto les moins compétents. Avec à la clef, un risque moral, lié notamment aux abus de pouvoir et corruption liée.</p>



<p>L’État tunisien peut fonctionner et plus efficacement avec une atrophie des effectifs de fonctionnaires, du tiers facilement. L’État peut commencer par couper dans la mauvaise graisse : réduire ses effectifs avant d’endetter le pays et de pénaliser les générations futures. Et ce, par évaluation des politiques et un audit systématique des administrations. Il y a, ici, la variable d’ajustement pour compresser les déficits et contenir le fardeau de la dette.</p>



<p>Mais cela requiert du courage et du leadership des hommes et des femmes politiques. Et c’est ce courage qui semble faire défaut chez les élus et les élites liées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un État infiltré par les intérêts et lobbies</h3>



<p>L’autre preuve du dévoiement de l’État a trait à la politisation extrême des administrations publiques, toutes sans exception. Du ministère de l’Intérieur (police et forces de l’ordre), au ministère de la Justice, en passant par le ministère de l’Environnement, ou celui des Finances, pour ne citer que ceux-là.</p>



<p>Les partis politiques ayant gouverné le pays depuis 2011 ont placé beaucoup de leurs <em>«militants»</em> dans des postes clefs, pour servir de sentinelles et pour satisfaire leurs intérêts partisans, plutôt que ceux du pays et de la collectivité.</p>



<p>À cette gestion partisane, s’ajoute une méchante couche de corruption, génératrice d’une indescriptible évasion fiscale. Une évasion qui concerne quasiment 80% des entreprises et tous les employés du secteur informel. Le secteur informel compte 48% des 3,6 millions d&rsquo;actifs déclarés.</p>



<p>De la petite corruption… disent plusieurs ministres et économistes sollicités par les médias locaux. Mais quand la petite corruption se généralise, ses impacts finissent, somme toute, par coûter bien plus cher que la <em>«grosse corruption»</em>. Cette dernière est plus concentrée et plus limitée dans son étendue… comme du temps de l’ère de Ben Ali (et sa famille).</p>



<p>La neutralité et la probité des fonctionnaires ne figurent plus dans les priorités des gouvernements de l’après 2011.</p>



<p>Les lobbyistes et les barons de la contrebande font désormais la loi et se sont installés dans les articulations névralgiques de la prise de décision au sommet de l’État. Tous évitent de payer leurs impôts et s’enrichissent par des situations rentières, creusant davantage la <em>«faillite fiscale»</em> de l’État tunisien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dette toxique, pression fiscale, désinvestissement privé !</h3>



<p>Le niveau de la dette par rapport au PIB est passé de 38% en 2010 à plus de 92% en 2020, voire même 112%, si on tient compte de la dette des entreprises publiques. En même temps, la pression fiscale a atteint 33% (contre 19% en 2009). Et cela n’a pas arrangé l’investissement qui s’est rétracté de 26% du PIB, en 2010 à seulement 8% en 2020.</p>



<p>La Tunisie vit sans le savoir, la tragédie de l’<em>Équivalence de Ricadro</em>! Cette loi stipule que l’augmentation des dettes publiques fait augmenter les taxes et fait péricliter les investissements privés. Anticipation rationnelle oblige! Et c&rsquo;est bien ce qui arrive à la décadence de l’investissement et la fuite des capitaux… pour éviter les risques et les très probables dévaluations à venir.</p>



<p>Sur un plan purement éthique, les déficits budgétaires et l’endettement lié vont pénaliser lourdement les jeunes générations tunisiennes. Et cette pénalisation sera encore plus dure quand on sait que la Tunisie est sur la trajectoire d’un imminent déclin démographique (moins d’actifs occupés pour remplacer les départs à la retraite).</p>



<p>Avec la transition démographique, l&rsquo;État-providence est en passe de laisser place à un État-défaillance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trop d’État tue l’État !</h3>



<p>L’État tunisien perd continuellement le sens de la qualité des services publics. Aujourd’hui, il y a cinquante fois plus de voitures de fonction pour les <em>«gestionnaires de l’État»</em> que de lits d’hôpitaux équipés pour les citoyens.</p>



<p>Voulant être un État passe-partout, un État touche-à-tout, l’État tunisien d’aujourd’hui a fini par éroder sa crédibilité, endetté sa population et creusé les déficits publics.</p>



<p>L&rsquo;État tunisien s&rsquo;est effrité, s’est dispersé progressivement, instabilité politique oblige!</p>



<p>L’État tunisien s’est épuisé par toutes ces coalitions-défections qui ont marqué ces dernières années.</p>



<p>Trop d’État ruine l’économie et dégrade la soutenabilité du bien-être collectif.</p>



<p>La démocratie tunisienne paie déjà les frais du fardeau d&rsquo;une dette insoutenable. Et si le gouvernement n’engage pas les réformes requises, l’État risque de se trouver incapable de payer les salaires de 850.000 fonctionnaires, incapable d’honorer les indemnités d’un demi-million de retraités, avec toujours moins d’appui aux services sociaux d’une population démunie qui avoisine les 3 millions.</p>



<p>En déclarant faillite, en continuant à reporter sine die des réformes attendues depuis 2011, la Tunisie ne peut que compromettre sa transition démocratique, et ce, en se plaçant de facto sous la tutelle politique de ses créanciers et à la merci de ses prédateurs.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>
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		<title>Que reproche-t-on à la politique monétaire en Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2020 07:05:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[orthodoxie monétariste]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre ans après la Loi instituant l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie-BCT (Loi 2016), les critiques et les ressentiments se multiplient, mettant en cause les méfaits de la politique monétaire en Tunisie. Depuis une semaine, c’est le chef du gouvernement tunisien et divers leaders politiques sortent de leur réserve, décriant à leur tour l’orthodoxie...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Banque-Centrale-de-Tunisie-Marouane-Abassi.jpg" alt="" class="wp-image-189457"/><figcaption><em>Marouane Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Quatre ans après la Loi instituant l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie-BCT (Loi 2016), les critiques et les ressentiments se multiplient, mettant en cause les méfaits de la politique monétaire en Tunisie. Depuis une semaine, c’est le chef du gouvernement tunisien et divers leaders politiques sortent de leur réserve, décriant à leur tour l’orthodoxie monétariste de la BCT et son indifférence aux contingences liées à la relance d’une économie mise à genoux par l’instabilité politique, par les déficits budgétaires, par l’endettement et la pandémie du Covid-19! De quoi s’agit-il et quels sont les reproches formulés à l’égard de la politique monétaire et particulièrement la BCT?</em></strong></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-323400"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Six types de reproches sont aujourd’hui exprimés et de manière constructive pour amener la BCT à se défaire de son <em>«orthodoxie monétariste»</em> et à repenser sa politique monétaire, pour la rendre plus efficace, plus transparente et mieux arrimée aux contingences du pays.</p>



<p>Regardons ensemble les raisons de la colère manifestée à l’égard de la politique monétaire menée par la BCT… On fera référence à plusieurs rapports et opérateurs concernés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Confusion entre indépendance et souveraineté</h3>



<p>Depuis que la Loi sur la BCT a été votée en 2016, les politiques monétaires ont pris une tangente monétariste totalement désarticulée des politiques budgétaires.</p>



<p>En s’émancipant de la tutelle gouvernementale, la BCT s’est placée de facto sous le parapluie des institutions du Breton Wood, à savoir le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Depuis 2016, la BCT s’est progressivement distancée des soucis gouvernementaux et a tourné le dos à des besoins de financement criants. Les liens de concertation et les arrimages requis entre politiques fiscales et politiques monétaires se sont relâchés.</p>



<p>En se dotant de l’indépendance décisionnelle face au gouvernement tunisien, la BCT donne l’impression, qu’elle a <em>«changé d’équipe»</em>, en abandonnant sa vocation d’institution souveraine, mais solidaire du gouvernement et de l’intérêt public. Plus que jamais avant, la BCT fait allégeance aux diktats des bailleurs de fonds internationaux. Une telle attitude est motivée par l’accès aux crédits internationaux. Une telle approche incarne des amalgames qui ont lourdement endommagé l’aura de la BCT et érodé sa crédibilité au sein de l’État et surtout dans l’opinion publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Taux d’intérêt directeur, une panacée de la BCT!</h3>



<p>La politique monétaire menée ces 3 dernières années s’est polarisée autour du taux d’intérêt directeur (TID), considéré comme solution à tous les problèmes. Le TID a été augmenté plusieurs fois, passant de 4,5% à 7,75%.</p>



<p>De telles décisions ont fait flamber les taux d’intérêt bancaire pour les opérateurs économiques, avec des niveaux variant entre 10 et 15%. Ces décisions ont fait fondre la capacité à investir des PME, insécurisé les industriels du tourisme, de l’agroalimentaire et des régions déshéritées.</p>



<p>L’investissement productif est passé de 23% du PIB à moins de 8% en l’espace de quelques années.</p>



<p>Toutes ces augmentations du TID ont été décidées sans évaluation d’impacts, ex ante ou ex post… La capacité analytique des impacts factuels (et contrefactuels) est plutôt limitée au strict minimum.</p>



<p>On sait seulement que les grands gagnants de ces TID plafonnés sont les banques (et leurs actionnaires) qui engrangent des profits colossaux, alors que l’économie est en récession gravissime -21% pour le deuxième trimestre de 2020. Des impacts contradictoires et récessifs sont déplorés à ce sujet.</p>



<p>Aujourd’hui et malgré les récentes baisses du TID, celui-ci reste cinq fois plus élevé que celui du Maroc et autres pays comparables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Inflation, un arbre pour cacher la forêt!</h3>



<p>Toutes les augmentations du TID ont été «justifiées» par une lutte acharnée contre l’inflation. La BCT considère que son principal et unique mandat consiste à combattre l’inflation.</p>



<p>Un working paper, publié il y a 3 semaines, et signé par des chercheurs affiliés au FMI, montre, avec des chiffres et analyses empiriques à l’appui, qu’en Tunisie post-2011, la variation du TID n’explique que 13% de la variance de l’inflation. La même étude montre que 40% de la variation de l’inflation est expliquée par le taux de change et donc par la dévaluation du dinar. L’étude dévoile ainsi le faible impact de la variation du TID sur la maîtrise de l’inflation.</p>



<p>L’étude portant le titre <em>«Tunisia Monetary Policy Since the Arab Spring: The Fall of the Exchange Rate Anchor and Rise of Inflation Targeting»</em> et cosignée par M. Khatat, N. End &amp; R. Kolsi (autorisée par Chris Geiregat du FMI) reproche à la politique monétaire en Tunisie son retard en matière de ciblage de son action anti-inflation (inflation targeting), et ce avec des indicateurs et un cadrage précis et axé sur les résultats.</p>



<p>Ces chercheurs respectés par la rigueur de leurs investigations empiriques ont montré que les augmentations successives du TID en Tunisie, prétendument pour réduire l’inflation, ont eu un impact dévastateur sur le PIB réel :<em> «We find that a shock on the policy rate of one standard deviation (+0.2 percentage points) leads to a decrease of real GDP growth of about 0,4 percentage points after six quarters»</em>. Traduction: <em>«Nous trouvons qu’une augmentation du TID d’un écart-type (0,2 points de pourcentage) fait chuter le PIB réel de 0,4 point de pourcentage».</em> Par extension, on peut penser qu’une augmentation de 1 point de pourcentage du TID, on ampute le taux de croissance de 2 points de pourcentage.</p>



<p>Un résultat qui en dit long sur les dégâts économiques collatéraux créés par une manipulation hasardeuse et démesurée du TID. Et en impactant négativement la croissance du PIB, ces augmentations successives du TID ont ruiné l’investissement et la création de l’emploi.</p>



<p>Les chercheurs affiliés au FMI (sans refléter la position officielle du FMI) confirment ce que beaucoup redoutaient depuis un moment! L’impact de la manipulation du TID percute plus négativement, et presque deux fois plus le PIB réel (récession) que le taux d’inflation, comme tel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pilotage à vue, sans ciblage ni évaluation</h3>



<p>Les critiques de la politique monétaire de la BCT déplorent aussi l’opacité de la gouvernance de la BCT. Les auteurs cités précédemment déplorent que la BCT n’ait pas le réflexe d’une gestion axée sur des résultats ciblés, annoncés d’avance et vérifiables à postériori. Ils écrivent expliciement: <em>«The CBT is not a traditional monetary targeter… A transparent and credible inflation objective in turn helps anchor inflation expectations and provides a simple and transparent benchmark against which to measure performance. The inflation objective needs to be both achievable and, over time, achieved to be credible»</em>. Traduction: <em>«La BCT n’est pas traditionnellement portée à cibler ses actions monétaires avec définition d’objectifs transparents et crédibles en matière d’inflation, et ce afin d’ancrer les anticipations de l’inflation et procurer un simple et transparent étalon (benchmark) qui permet de mesurer les performances. Un objectif d’inflation a besoin d’être atteignable dans le temps et réaliste pour être crédible.»</em></p>



<p>À cet égard, plusieurs experts avertis des nouvelles politiques et bonnes pratiques monétaires n’en reviennent pas que la BCT concentre tous ses efforts sur la lutte contre l’inflation, sans donner aucun objectif à atteindre dans le court et les moyens termes.</p>



<p>Les observateurs, tout comme les auteurs cités, reprochent à la BCT son incapacité de mener des évaluations rigoureuses des impacts des décisions monétaires engagées. Le tout pour apprendre des erreurs et pour mieux faire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Communication discrétionnaire et lacunaire</h3>



<p>Plusieurs observateurs et analystes reprochent à la BCT ses carences en matière de communication. Des décisions stratégiques et lourdes de conséquences sont prises derrière des portes closes, et communiquées souvent de manière tronquée, lapidaire et dans un langage hermétique et incompréhensible par 80% des Tunisiens et Tunisiennes! La communication en langue française et le jargon conceptuel utilisés par la BCT ne sont pas toujours digestes pour le citoyen lambda.</p>



<p>Rien pour rassurer, rien pour amadouer les récalcitrants et les trésoriers d’un marché informel qui gère 40% du PIB et 60% de la devise en circulation.</p>



<p>Deux exemples pour tout comprendre. Un : quand le conseil d’administration décide de la majoration du taux d’intérêt, il l’explique sans donner le détail des analyses ni les indicateurs monétaires justifiant les décisions et précisant leurs objectifs quantitatifs à atteindre. Deux : quand les décisions sont votées, on ne dit pas si elles étaient décidées à l’unanimité, à la majorité, combien de voix contre…</p>



<p>Le CA de la BCT ne semble mesurer correctement l’ampleur des méfaits de ses décisions sur des milliers de PME, à des centaines de milliers de ménages et des centaines d’investisseurs majeurs qui lorgnaient la Tunisie, si le climat des affaires s’améliorait!</p>



<p>L’opacité de la BCT sur les véritables motivations, enjeux et objectifs encadrant ses décisions monétaires suscite l’indignation des milieux d’affaires, des investisseurs et voire même des membres du gouvernement… ou encore les syndicats.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gouvernance peu éclairée par les données probantes</h3>



<p>La gouvernance actuelle de la politique monétaire est marquée par un acharnement inspiré par la pensée monétariste orthodoxe, qui a été abandonnée, de par le monde, depuis la crise 2008. Les banques centrales de par le monde ont engagé des politiques contre-cycliques, basées sur des taux d’intérêt proches de zéro.</p>



<p>Mais, la BCT s’enferre dans une démarche plutôt contraire, en maintenant un taux directeur élevé et en fermant les yeux sur les méfaits de TIDs élevés sur la croissance, l’investissement et la création de l’emploi.</p>



<p>Les auteurs cités précédemment notent l’importance de développer les compétences des analystes et économistes de la BCT, notamment pour <em>«upgrad the CBT’s analytical capacity and macro-forecasting models»</em>. (Traduction : rehausser la capacité analytique de la BCT en matière de modélisation et prospective macro-économique).</p>



<p>Dans la même veine, le gouverneur de la Banque centrale a été très mal noté dans le cadre d’un classement international des gouverneurs des banques centrales. Il a été sanctionné par un C, soit sept crans plus bas que le gouverneur de la Banque centrale marocaine ou celui égyptien qui ont obtenu des A (l’échelle de notation s’échelonne de A, A-, B+, B, B-, C+, C, C-, etc.).</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jVqlkqql1u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/06/cul-de-sac-de-lorthodoxie-monetariste-en-tunisie/">Cul-de-sac de l’orthodoxie monétariste en Tunisie !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cul-de-sac de l’orthodoxie monétariste en Tunisie ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/06/cul-de-sac-de-lorthodoxie-monetariste-en-tunisie/embed/#?secret=Z3oeaqZsJv#?secret=jVqlkqql1u" data-secret="jVqlkqql1u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KSaSrlpLrB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/a-quand-le-mea-culpa-des-economistes-de-la-tunisie-post-2011/">À quand le mea-culpa des économistes de la Tunisie post-2011 ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À quand le mea-culpa des économistes de la Tunisie post-2011 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/a-quand-le-mea-culpa-des-economistes-de-la-tunisie-post-2011/embed/#?secret=NyuJTTiUCJ#?secret=KSaSrlpLrB" data-secret="KSaSrlpLrB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Main invisible du FMI et Budget 2021 de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 09:12:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Budget 2021]]></category>
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		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Main invisible? Main de fer dans des gants de velours? Le projet de Budget de l’État tunisien pour l’année 2021, qui sera débattu par les parlementaires tunisiens, dès le 12 octobre courant, est déjà tatoué, dans son cadrage budgétaire et ses principales mesures (impopulaires), par des engagements déjà pris par les autorités tunisiennes auprès du...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Tunisie-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-320182"/></figure>



<p><strong><em>Main invisible? Main de fer dans des gants de velours? Le projet de Budget de l’État tunisien pour l’année 2021, qui sera débattu par les parlementaires tunisiens, dès le 12 octobre courant, est déjà tatoué, dans son cadrage budgétaire et ses principales mesures (impopulaires), par des engagements déjà pris par les autorités tunisiennes auprès du Fonds monétaire international (FMI). Les parlementaires tunisiens risquent de se trouver hors-jeu, franchement dupés, ne connaissant pas le contenu de la lettre signée par Marouane El-Abassi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et l’ex-ministre des Finances Nizar Yaiche, rendue publique il y a une semaine. Cette lettre engage, encore une fois, la Tunisie auprès du FMI pour accéder à plus de prêts sous conditions (conditonal lending program)! Un budget de dupes? Des dés pipés? Explication…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-320181"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le détail de ces intentions et les engagements ont été dévoilés, transparence oblige, par le FMI le 26 septembre dernier (<strong><a href="https://www.imf.org/en/search?NewQuery=tunisia#q=letter%20tunisia&amp;sort=%40imfdate%20descending" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">document</a></strong>). Pourtant le document est signé depuis avril 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un budget 2021 décidé d’avance?</h3>



<p>Le document en question est signé par le gouverneur de la BCT, Marouane El-Abassi (premier signataire) et l’ex-ministre des Finances Nizar Yaiche (signataire secondaire). La lettre en anglais (pas traduite en français) et maintenue confidentielle depuis 6 mois est adressée à Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.</p>



<p>On commence par les faits saillants, avant de les mettre en contexte.</p>



<p>1- Les <em>«autorités»</em> tunisiennes s’engagent à réduire les déficits budgétaires et à faire converger les prix des carburants à la pompe avec les tarifs d’importation du gasoil, du gasoil 50 et l’essence. Le mécanisme est (sera) fixé par arrêté dans le Journal officiel. L’engagement pour un ajustement automatique est ferme : les ajustements se feront mensuellement, sans dépasser +/- 2% dès janvier 2021. La missive envoyée au FMI fait fi des impacts de la dévaluation du dinar (passée et à venir), et fait comme si les secteurs économiques les plus porteurs pour la croissance ne seront pas concernés (transport public, tourisme, commerce, etc.). Aucune évaluation d’impacts n’est citée en référence, pour ces mesures ! Juste des promesses et des engagements qui en disent long sur les concessions faites pour le FMI!</p>



<p>2- Sans consulter leurs partenaires sociaux et sans aucune nuance, les deux signatures au nom de la Tunisie pour 2021 s’engagent aussi et dit en anglais approximatif <em>«We introduced emergency measures on the civil service wage bill to prevent any hiring, non-statutory promotions, or new wage increases for 2020 beyond those already agreed with the UGTT labor union»</em>. Traduction: <em>«On introduit dans l’urgence des mesures faisant qu’aucun recrutement additionnel ne se fera dans la fonction publique, avec aucune promotion, aucune augmentation de salaire pour 2020».</em></p>



<p>3- Les engagements annoncent aussi des augmentations des prix du tabac, pour des revenus anticipés pour le budget de l’État de 200 millions de dinars tunisiens (MDT). Ici aussi, aucune étude d’impact, notamment pour une mesure qui crée un appel d’air aux activités de contrebande du tabac, alors que trois fumeurs sur quatre consomment le tabac contrefait et circulant au grand jour dans toutes les villes et tous les villages du pays.</p>



<p>Il y a deux ans, les mêmes augmentations des tarifs du tabac n’ont pas drainé les recettes fiscales anticipées, mais elles ont fait exploser le commerce de contrebande des cigarettes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plus d’austérité et moins d’investissement public de l’État</h3>



<p>Sans autres justifications ni consultations liées, les signataires de la missive au FMI annoncent que la Tunisie remettra aux calendes grecques les 3,4 milliards de DT prévus pour l’investissement public, dans la Loi de Finances (budget) pour 2020. Comme si les rares ressources publiques consenties pour l’investissement public sont secondaires et leur report est neutre et sans méfaits, dans un contexte d’un chômage explosif et des tensions sociales dans tous les secteurs et régions de la Tunisie.</p>



<p>En point de mire, l’obtention du prêt de US$753 millions, déjà encaissés depuis avril. Les signataires de la lettre d’intention-engagement ajoutent deux autres points.</p>



<p>Un, ils s’engagent à réduire durablement les subventions pour l’électricité et le gaz naturel, pour augmenter leurs tarifs de façon à réduire les déficits budgétaires.</p>



<p>Deux, ils ont promis des négociations avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) pour réduire, incessamment, la masse salariale de fonctionnaires. Ajoutant que la Tunisie mène un audit approfondi du secteur de la fonction publique, notamment pour détecter l’absentéisme et les fonctionnaires fantômes («ghost civil servants»).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une politique monétaire à la merci des diktats du FMI</h3>



<p>Le gouverneur de la BCT n’y va pas par quatre chemins en disant que la BCT s’engage dans un dialogue régulier et continu avec le FMI, sur la base de données, produites pour ce faire (<em>«high frequency data»</em>) et partagées directement avec le FMI.</p>



<p>Et ce document qui engage l’État tunisien dit explicitement que la BCT resserrera davantage sa politique monétaire si l’inflation n’obtempère pas et si les réserves de devises viennent à se réduire. Ajoutant toujours la mention<em> «on le fera en concertation avec le FMI»,</em> comme si les ministres et experts tunisiens ne sont pas en mesure de prendre de telles décisions de façon endogène et souveraine.</p>



<p>Au regard du secteur bancaire, le gouverneur de la BCT insiste, dans le document, pour dire que «la classification des prêts et les règles d’octroi des prêts ne seront pas facilitées à l’avenir, et c’est désormais le gouvernement tunisien qui assurera la garantie de ces prêts, au lieu de la BCT :<em> «Loan classification and provisioning rules will not be eased, and any loan guarantees and subsidies will be provided by the government rather than the CBT»</em>.</p>



<p>Fait récurrent, la lettre cosignée par le gouverneur de la BCT et le ministre des Finances martèle la réduction de l&rsquo;importante masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB, la suppression progressive des subventions à l’énergie, l’initiation des réformes des entreprises publiques (sans nommer lesquelles). Des engagements faits auparavant, mais jamais respectés durant les années précédentes. Des engagements, annoncés sans quantification des objectifs.</p>



<p>Les signataires promettent aussi un engagement «pour favoriser davantage une croissance inclusive dans l’économie, avec des mesures pour relancer l’économie et soutenir les PME, faire respecter l’Etat de droit et progresser dans la lutte contre la corruption, et améliorer les services publics, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la numérisation…». Aucune clarification à ce sujet, notamment en lien avec les budgets et moyens mobilisés pour ce faire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Risques et périls du Budget 2021</h3>



<p>Ce document officiel, tenu confidentiel et déclassifié depuis deux semaines, n’est pas rassurant pour les débats budgétaires qui commencent cette semaine au sein d’un parlement déjà morcelé, dysfonctionnel, et ne disposant pas de toutes les connaissances et compétences pour comprendre l’ampleur des impacts de la «main invisible» du FMI sur les choix stratégiques et les politiques monétaires et fiscales du Budget du 2021.</p>



<p>Avec les engagements tenus par le gouverneur de la BCT et de l’ex-ministre des Finances, on ne peut pas s’attendre à une politique de reprise et de redémarrage de l’économie. Des engagements dangereux et contre-productifs pour la survie des entreprises et la création de l’emploi pour l’année 2021.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Tunisie-Recours-au-FMI-1970-2020.jpg" alt="" class="wp-image-320187"/></figure></div>



<p>Le FMI sait qu’il a le gros bout du bâton! Sans le dire, il estime que la Tunisie est sur le bord de la faillite et, en conséquence, son gouvernement ne peut pas faire à sa tête, sans respecter à la lettre les diktats du FMI. Pour preuve, le graphique précédent qui indique la croissance exponentielle des emprunts, et des empreintes du FMI sur la trajectoire de la transition démocratique en Tunisie.</p>



<p>Les députés concernés par les débats régissant l’adoption du Budget 2021 doivent tenir compte de ces engagements signés de manière confidentielle et n’ayant pas fait l’objet de consultations démocratiques et transparentes. La démocratie tunisienne mérite plus de transparence et de respect de la part de ses institutions bancaires et des politiques monétaires.</p>



<p>Aussi, un grief de taille à faire contre le FMI et la Banque mondiale, qui, hasard du calendrier, organisent leurs rencontres annuelles (12-18 octobre à Washington), avec tous les rapports, les données et les promesses dévoilées pour une action à mener pour les mois à venir.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada</em>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/12/main-invisible-du-fmi-et-budget-2021-de-la-tunisie/">Main invisible du FMI et Budget 2021 de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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