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	<title>Archives des désindustrialisation - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des désindustrialisation - Kapitalis</title>
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		<title>Comment reconstruire une alternative écosociale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:22:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui, dans nos sociétés, aura le courage d’articuler justice sociale et survie écologique pour proposer un avenir commun ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/comment-reconstruire-une-alternative-ecosociale/">Comment reconstruire une alternative écosociale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans presque tous les pays démocratiques, un même paysage politique s’installe : la droite avance, se durcit, se divise en courants toujours plus identitaires ou nationalistes. L’extrême droite, longtemps confinée aux marges, devient un acteur central ; elle gouverne déjà dans plusieurs pays européens, influence les agendas politiques ailleurs, bouscule les débats nationaux partout. En parallèle, la gauche de gouvernement semble épuisée, fracturée, parfois incapable d’articuler un projet social crédible. Quant aux partis écologistes, malgré leur dynamisme, ils ne parviennent pas à incarner une alternative majoritaire. Faut-il en conclure que la gauche est entrée dans une longue phase crépusculaire ? Ou qu’une autre voie est possible, à condition de repenser ce que pourrait être, au XXIᵉ siècle, une alternative écosociale ?</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-17967897"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Ce débat, loin d’être théorique, interroge le cœur même des démocraties contemporaines. Car lorsque l’horizon politique se réduit à la confrontation entre une droite radicalisée et une gauche désorientée, l’ensemble du champ démocratique se trouve fragilisé. Cet article propose un éclairage journalistique sur les raisons de cette recomposition et esquisse les contours d’une refondation possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la droite radicale progresse ?</h2>



<p>La première explication est socio-économique. Depuis plus de vingt ans, les rapports de l’OCDE et de nombreux politistes francophones décrivent l’enracinement d’une insécurité sociale durable. Le sociologue français Didier Eribon, dans ‘‘<em>Retour à Reims’’</em> (2009), éclairait déjà ce basculement : une partie du monde ouvrier, jadis bastion électoral de la gauche, s’est sentie délaissée, ignorée, voire méprisée par les partis progressistes traditionnels. Ce sentiment n’est pas qu’une réalité française : on le retrouve en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Suède, ou encore au Canada.</p>



<p>Dans des ouvrages comme <em>La France périphérique</em> (2014), Christophe Guilluy développe une thèse similaire : la mondialisation, les métropoles attractives et les transitions économiques ont laissé derrière elles des territoires <em>«désindustrialisés»</em>, où la fermeture des gares, des écoles, des maternités, des postes et des usines alimente une colère sourde. Que ce diagnostic soit parfois contesté importe moins que sa résonance : la droite radicale y trouve un espace où capter frustrations, rancœurs et sentiment d’abandon.</p>



<p>Le mécanisme est connu : lorsque les services publics reculent, lorsque les protections sociales se réduisent, lorsque les salaires stagnent mais que les prix augmentent, les discours simplificateurs trouvent un écho puissant. L’extrême droite identifie des coupables — migrants, élites, étrangers, institutions supranationales — et propose des réponses rapides, émotionnelles, symboliquement fortes.</p>



<p>À cette insécurité matérielle s’ajoute un malaise politique. Le politologue belge Jean-Yves Camus, spécialiste des droites extrêmes, souligne dans plusieurs conférences récentes que les partis d’extrême droite prospèrent particulièrement dans les pays où la confiance envers les institutions est faible. Or les enquêtes du Cevipof en France, de l’UCLouvain en Belgique ou de Sciences Po Grenoble montrent une chute spectaculaire de cette confiance depuis les années 2000.</p>



<p>Les parlementaires sont perçus comme distants ; les partis traditionnels, comme des appareils ; les gouvernements, comme des gestionnaires sans vision. D’où un désir de rupture.</p>



<p>L’extrême droite arrive alors comme une force <em>«anti-système»</em>, même lorsqu’elle participe depuis longtemps au système politique. Elle canalise une demande de rupture plutôt qu’une adhésion doctrinale.</p>



<p>La droite radicale avance aussi sur le terrain culturel. Sur les questions identitaires, religieuses, mémorielles, elle impose son récit : celui d’une nation menacée, d’une culture en péril, d’une cohésion qui se dissoudrait sous les effets de l’immigration ou du multiculturalisme.</p>



<p>Des essayistes comme Alain Finkielkraut, dans un autre registre que l’extrême droite, ont contribué à installer dans le débat public l’idée d’une <em>«crise identitaire»</em>. Ces discours, combinés à une amplification médiatique parfois sensationnaliste des faits divers, nourrissent l&rsquo;idée que l’insécurité serait omniprésente — même lorsque les chiffres officiels montrent une réalité plus nuancée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche s’essouffle ?</h2>



<p>Une large littérature sociologique francophone, de Louis Chauvel à Bruno Amable, documente la fragmentation de la gauche. Elle ne parvient plus à rassembler salariés, fonctionnaires, enseignants, classes populaires, jeunes diplômés, ouvriers et employés — chacun de ces groupes ayant désormais des intérêts divergents, voire opposés.</p>



<p>Le politologue français Thomas Piketty propose une lecture particulièrement éclairante : l’émergence de la <em>«gauche brahmane»</em>, une gauche des diplômés, plus progressiste sur les questions culturelles que sur les questions économiques (Piketty, ‘‘<em>Capital et idéologie’’</em>, 2019). Ce déplacement sociologique a profondément modifié le discours de la gauche, parfois perçu comme trop moral, trop urbain, trop éloigné des réalités quotidiennes des classes populaires.</p>



<p>La philosophe Nancy Fraser, bien qu’américaine mais largement traduite en français, a exercé une grande influence dans les milieux intellectuels francophones. Elle parle de <em>«néolibéralisme progressiste»</em> pour désigner ces coalitions politiques qui mêlaient : 1- modernisation économique, dérégulation, réformes du marché du travail; 2- défense des minorités et des droits individuels.</p>



<p>Ce mélange a donné l’impression que la gauche avait délaissé les enjeux économiques pour se réfugier dans le symbolique. Les électeurs populaires, sentant leur vie se précariser, ont cessé de croire à la gauche comme force protectrice.</p>



<p>Enfin, la gauche souffre d’un déficit narratif. Elle ne propose plus un horizon collectif clair. Là où la droite radicale raconte une histoire simple (la nation menacée à défendre), la gauche peine à formuler un récit qui parle au cœur autant qu’à la raison.</p>



<p>Les mobilisations sociales existent — retraites, climat, santé — mais elles ne s’articulent pas toujours en projet global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’écologie peut-elle remplacer la gauche ?</h2>



<p>Les partis écologistes ont progressé dans les urnes, surtout dans les métropoles. Ils ont imposé la question climatique au centre du débat public. Mais ils souffrent de deux limites : 1- un ancrage sociologique restreint : beaucoup de leurs électeurs sont urbains, diplômés, issus des classes moyennes supérieures&nbsp;; 2- une perception sociale défavorable dans certains territoires : l’écologie est perçue comme une contrainte, une <em>«punition»</em>, notamment lorsque les mesures touchent au carburant, au chauffage ou au coût du logement.</p>



<p>Les analyses de Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’Ifop, confirment ce clivage : l’écologie gagne dans les centres urbains aisés mais peine en périphérie.</p>



<p>La sociologue Sophie Dubuisson-Quellier, dans ‘‘<em>La consommation engagée’’</em> (2020), met en garde contre une écologie réduite à des gestes individuels (tri, bio, vélo). Ce discours, moral, culpabilisant, oublie la dimension collective et structurelle des crises écologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans une perspective sociale, l’écologie reste minoritaire.</h2>



<p>Une partie des politiques dites <em>«vertes»</em> se limite à verdir l’existant : voitures électriques hors de prix, compensation carbone, finance verte. Le tout reposant sur des marchés sans régulation.</p>



<p>Les économistes Gaël Giraud (ancien chef économiste de l’AFD) et Alain Grandjean dénoncent cette impasse : le capitalisme vert ne suffit pas à contenir la catastrophe écologique et produit souvent de nouvelles inégalités.</p>



<p>L’écologie seule ne peut donc pas remplacer la gauche. Mais sans l’écologie, la gauche n’a plus d’avenir. D’où la nécessité d’une synthèse : l’écosocialisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’urgence d’une alternative écosociale</h2>



<p>Le point de départ d’une refondation est simple : on ne convaincra pas les classes populaires de la nécessité d’une transition écologique si celle-ci augmente leurs factures, leur fatigue ou leur isolement. Comme l’écrit le politologue Paul Magnette dans ‘‘<em>Écosocialisme’’</em> (2020), <em>«il n’y aura pas de transition écologique si elle n’est pas socialement juste»</em>.</p>



<p>Une alternative crédible devrait proposer : <strong>un État social renforcé</strong>, garantissant santé, éducation, mobilité, logement ; <strong>des investissements massifs publics</strong> dans les transports propres, la rénovation thermique, l’énergie ; <strong>une fiscalité progressiste</strong>, où les plus pollueurs payent davantage ; <strong>une transformation du modèle agricole</strong>, vers des cultures moins dépendantes des pesticides et de l’eau.</p>



<p>L’écosocialisme n’est pas une utopie : c’est une politique réaliste si l’on prend au sérieux le réchauffement climatique, la biodiversité et les fractures sociales.</p>



<p>L’extrême droite prospère sur l’impuissance ressentie. Une alternative doit donc redonner la maîtrise : budgets participatifs ; assemblées citoyennes ; coopératives énergétiques locales ; démocratie au travail.</p>



<p>C’est la leçon du philosophe Pierre Rosanvallon, pour qui la démocratie ne survit que si elle implique réellement les citoyens.</p>



<p>La gauche ne renaîtra pas sans renouer avec le monde du travail : ouvriers, infirmières, enseignants, agriculteurs, employés de la logistique, aides-soignants…</p>



<p>Ces métiers essentiels doivent être placés au cœur du projet politique, non dans les notes de bas de page des programmes.</p>



<p>L’écologie ne doit pas dire : <em>«il faut consommer moins»</em> mais <em>«il faut produire autrement, financer mieux, protéger plus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau récit pour un nouveau siècle</h2>



<p>L’écosocialisme a un avantage stratégique : il propose un récit mobilisateur. Ce récit pourrait tenir en trois phrases : 1- <strong>protéger les gens</strong> : salaires dignes, droits sociaux solides, accès universel aux services publics&nbsp;; <strong>2- protéger la vie</strong> : air respirable, eau saine, climat vivable, villes verdies&nbsp;; 3- <strong>protéger la démocratie</strong> : participation citoyenne réelle, égalité des droits, lutte contre les oligarchies économiques.</p>



<p>Comme le rappelait Cornelius Castoriadis, une société existe tant qu’elle peut <em>«s’instituer elle-même»</em>. La gauche a perdu cette capacité. L’écosocialisme peut la lui rendre.</p>



<p>La montée de la droite radicale n’est pas un accident historique. Elle est le produit d’un double abandon : social et politique. En laissant se déliter les protections sociales, les services publics et la confiance démocratique, nos sociétés ont créé le terreau idéal pour les forces de colère.</p>



<p>L’écologie, prise isolément, est trop étroite pour être une réponse. La gauche, sans l’écologie, est trop nostalgique pour faire face au siècle qui vient. Seule une refondation écosociale peut offrir une alternative crédible : populaire, protectrice, démocratique et consciente de la finitude du monde.</p>



<p>La question n’est donc plus :<em>«La droite monte, que faire ? » </em>Mais :<em>«Qui, dans nos sociétés, aura le courage d’articuler justice sociale et survie écologique pour proposer un avenir commun ?»</em></p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<p><strong>Bibliographie francophone&nbsp;:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Bruno Amable</strong>, <em>L’illusion du bloc bourgeois</em>, Paris, Raisons d’agir, 2021.</li>



<li><strong>Castoriadis, Cornelius</strong>, <em>La montée de l’insignifiance</em>, Paris, Seuil, 1996.</li>



<li><strong>Dubuisson-Quellier, Sophie</strong>, <em>La consommation engagée</em>, Paris, Seuil, 2020.</li>



<li><strong>Eribon, Didier</strong>, <em>Retour à Reims</em>, Paris, Fayard, 2009.</li>



<li><strong>Fourquet, Jérôme</strong>, <em>L’archipel français</em>, Seuil, 2019.</li>



<li><strong>Fraser, Nancy</strong>, <em>Le vieil ordre meurt et le nouveau tarde à naître</em>, Paris, Lux, 2020 (trad. fr.).</li>



<li><strong>Giraud, Gaël</strong>, <em>Transition écologique</em>, Paris, LLL, 2014.</li>



<li><strong>Guilluy, Christophe</strong>, <em>La France périphérique</em>, Paris, Flammarion, 2014.</li>



<li><strong>Magnette, Paul</strong>, <em>Écosocialisme</em>, Paris, La Découverte, 2020.</li>



<li><strong>Piketty, Thomas</strong>, <em>Capital et idéologie</em>, Paris, Seuil, 2019.</li>



<li><strong>Rosanvallon, Pierre</strong>, <em>Le siècle du populisme</em>, Paris, Seuil, 2020.</li>



<li><strong>Żuk, Piotr</strong>, « Écologie pour les riches ? », <em>Revue Capitalisme, Nature, Socialisme</em> (trad. fr.), 2024.</li>
</ul>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vPjLS5w46U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/embed/#?secret=wgCraqWXKD#?secret=vPjLS5w46U" data-secret="vPjLS5w46U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La désindustrialisation en Tunisie &#124; Causes, implications et perspectives de ré-industrialisation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/la-desindustrialisation-en-tunisie-causes-implications-et-perspectives-de-re-industrialisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 06:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la désindustrialisation prématurée en Tunisie met en évidence des défis structurels importants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/la-desindustrialisation-en-tunisie-causes-implications-et-perspectives-de-re-industrialisation/">La désindustrialisation en Tunisie | Causes, implications et perspectives de ré-industrialisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’analyse de la désindustrialisation prématurée en Tunisie met en évidence des défis structurels importants, notamment la perte de compétitivité des secteurs industriels, le faible niveau d’investissement et l’impact des politiques économiques. D’où l’importance d’une stratégie de ré-industrialisation bien conçue pour relancer l’économie nationale, qui traverse une crise structurelle dont on ne voit pas encore le bout.</em></strong></p>



<p><strong>Othmen Smeti</strong></p>



<span id="more-16182795"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti.jpg" alt="" class="wp-image-16184733" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La désindustrialisation est un processus généralement observé dans les économies avancées, où le déclin de la part du secteur industriel dans le produit intérieur brut (PIB) et l’emploi est considéré comme une étape naturelle vers une économie de services. Cependant, un phénomène distinct, appelé désindustrialisation prématurée, a émergé dans de nombreux pays en développement, y compris la Tunisie. Contrairement à la désindustrialisation observée dans les pays industrialisés, celle-ci survient à des niveaux de revenu par habitant beaucoup plus bas, souvent avant que ces économies aient atteint un stade de développement industriel avancé.</p>



<p>En Tunisie, la désindustrialisation a été documentée comme un déclin de la contribution de l’industrie manufacturière au PIB, combiné à une diminution de l’emploi industriel. Ce phénomène soulève des questions sur ses causes profondes, ses implications économiques et sociales, ainsi que sur les stratégies possibles pour relancer l’industrialisation.</p>



<p>Cet article explore les déterminants de la désindustrialisation prématurée en Tunisie à partir d’une analyse des données économiques et des études empiriques. Il discute ensuite des implications de ce phénomène pour l’économie tunisienne et propose des pistes pour une ré-industrialisation durable et compétitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’une désindustrialisation prématurée&nbsp;?</h2>



<p>La désindustrialisation prématurée est définie comme un déclin du secteur industriel survenant à un niveau de développement économique où l’industrie aurait dû continuer à croître. Selon Rodrik (2016), ce phénomène est le résultat de politiques de libéralisation économique, de la globalisation, et de changements structurels défavorables.</p>



<p>Contrairement à la désindustrialisation <em>«naturelle»</em>, qui découle d’une croissance rapide de la productivité industrielle accompagnée d’un transfert d’emplois vers les services, la désindustrialisation prématurée limite la capacité des pays à générer des emplois de qualité et à diversifier leur économie.</p>



<p>En Tunisie, le concept s’illustre par une transition accélérée vers une économie de services sans consolidation préalable du secteur industriel. La courbe en U inversé, un modèle théorique qui relie la part de l’industrie dans le PIB au revenu par habitant, montre que la Tunisie a connu un pic industriel à un niveau de revenu bien inférieur à celui des économies développées.</p>



<p>L’analyse repose sur des données issues du mémoire, incluant les indicateurs de la valeur ajoutée industrielle, les flux d’investissements étrangers directs (IDE), et les données sur l’emploi industriel en Tunisie. Une approche économétrique a été utilisée pour identifier les principaux déterminants de la désindustrialisation, notamment les modèles ARDL et les tests de co-intégration pour évaluer les relations à long terme entre les variables.</p>



<p>Les sous-secteurs industriels, tels que le textile et les industries mécaniques, ont été analysés pour comprendre les dynamiques sectorielles. Les données statistiques ont également été comparées avec celles d’autres pays en développement pour évaluer la spécificité tunisienne dans le contexte de la désindustrialisation prématurée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tz9WNnIuf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/ou-va-lindustrie-tunisienne/">Où va l’industrie tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où va l’industrie tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/ou-va-lindustrie-tunisienne/embed/#?secret=Qc3hOjUC1r#?secret=tz9WNnIuf7" data-secret="tz9WNnIuf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">État des lieux de la désindustrialisation en Tunisie</h2>



<p>Depuis les années 1990, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB tunisien a chuté de 15 points, passant de 35% à environ 20% en 2021. Cette tendance s’accompagne d’une diminution progressive des emplois industriels, qui représentaient autrefois près d’un tiers de l’emploi total et qui sont désormais inférieurs à 20%.</p>



<p>La structure des investissements révèle un déplacement des capitaux vers des secteurs non productifs tels que l’immobilier et les services, au détriment des industries manufacturières. De plus, les flux d’IDE, concentrés auparavant dans les industries exportatrices, se sont progressivement réorientés vers des activités moins productives.</p>



<p>L’analyse empirique met en lumière plusieurs facteurs, notamment :</p>



<p><strong>&#8211; les politiques de libéralisation commerciale</strong> : l’ouverture rapide des marchés tunisiens a exposé les industries locales à une concurrence étrangère accrue, notamment dans les secteurs à faible valeur ajoutée comme le textile;</p>



<p><strong>&#8211; le ralentissement des investissements</strong> : une baisse des investissements publics et privés dans le secteur manufacturier a limité la capacité de l’industrie à se moderniser;</p>



<p><strong>&#8211; le manque d’innovation et d’adoption technologique</strong> : la faible adoption des technologies modernes a réduit la compétitivité des industries tunisiennes sur les marchés mondiaux.</p>



<p>À titre de comparaison, la désindustrialisation prématurée de la Tunisie est similaire à celle observée dans d’autres économies en développement comme le Brésil et l’Afrique subsaharienne, où la réorientation vers des exportations de produits primaires a freiné l’industrialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives de ré-industrialisation en Tunisie</h2>



<p>La ré-industrialisation est essentielle pour revitaliser l’économie tunisienne et améliorer la résilience face aux chocs économiques. Pour y parvenir, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. Il s’agit notamment de&nbsp;:</p>



<p><strong>&#8211; renforcer les investissements dans les secteurs industriels à forte valeur ajoutée&nbsp;:</strong> la Tunisie doit réorienter ses politiques d’investissement pour privilégier les secteurs industriels stratégiques, tels que les technologies de l’information, les énergies renouvelables et les industries pharmaceutiques. Cela nécessite a- des incitations fiscales ciblées en offrant des réductions fiscales pour les investissements dans les secteurs innovants; b- une amélioration du climat des affaires en réduisant les barrières administratives et juridiques pour les investisseurs locaux et étrangers; c- une modernisation des infrastructures industrielles en développant des zones industrielles intégrées avec des réseaux logistiques performants;</p>



<p><strong>&#8211; accélérer l’adoption des technologies 4.0&nbsp;: </strong>l’intégration des technologies avancées (robotique, intelligence artificielle, IoT) dans les processus industriels pourrait augmenter la compétitivité des entreprises tunisiennes. Pour cela, le gouvernement devrait financer des programmes de transformation numérique dans les PME; et les partenariats public-privé pourraient faciliter l’accès à ces technologies à moindre coût;</p>



<p><strong>&#8211; diversifier les chaînes de valeur industrielles&nbsp;: </strong>pour réduire sa dépendance à certains secteurs comme le textile, la Tunisie doit explorer de nouvelles chaînes de valeur mondiales en développant des industries spécialisées pour répondre aux besoins spécifiques de l’Europe, comme les technologies médicales ou les produits écologiques; et en renforçant les capacités d’exportation des PME grâce à des accords commerciaux avantageux;</p>



<p><strong>&#8211; prioriser l’éducation et la formation professionnelle&nbsp;: </strong>la main-d&rsquo;œuvre tunisienne doit acquérir les compétences nécessaires pour répondre aux besoins des industries modernes. Cela implique la création de centres de formation spécialisés dans les technologies émergentes; et des partenariats entre les universités et les entreprises pour adapter les programmes éducatifs aux exigences du marché;</p>



<p><strong>&#8211; adopter une approche écologique et durable&nbsp;: </strong>la ré-industrialisation doit être compatible avec les objectifs de développement durable en encourageant l’utilisation des énergies renouvelables dans les processus industriels et en mettant en place des normes strictes pour la gestion des déchets industriels et la décarbonisation;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se repositionner dans les chaînes de valeur mondiales</h2>



<p>L&rsquo;analyse de la désindustrialisation prématurée en Tunisie met en évidence des défis structurels importants, notamment la perte de compétitivité des secteurs industriels, le faible niveau d’investissement et l’impact des politiques économiques. Ce phénomène n’est pas seulement une conséquence inévitable de la mondialisation, mais aussi le résultat de choix politiques et économiques spécifiques.</p>



<p>Les résultats soulignent l’importance d’une stratégie de ré-industrialisation bien conçue pour relancer l’économie tunisienne. Cela nécessite une coordination efficace entre les décideurs publics, les investisseurs privés et les institutions internationales. Les priorités doivent inclure le développement de secteurs industriels stratégiques, la modernisation des infrastructures et des processus de production, l’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle et la transition vers une industrie durable et numérisée.</p>



<p>Ces efforts, bien que coûteux à court terme, pourraient générer des avantages économiques significatifs à long terme, notamment en termes de création d’emplois, d’amélioration de la compétitivité et de réduction des déséquilibres économiques régionaux. En conclusion, la ré-industrialisation de la Tunisie est non seulement un impératif économique, mais aussi une opportunité de repositionner le pays comme un acteur clé dans les chaînes de valeur mondiales. Les leçons tirées de cet article peuvent également être appliquées à d’autres économies en développement confrontées à des défis similaires.</p>



<p>* <em>Conseiller économique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uziZs7hjWZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/lindustrie-tunisienne-serait-elle-enfin-sur-la-voie-de-la-relance/">L’industrie tunisienne serait-elle, enfin, sur la voie de la relance ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’industrie tunisienne serait-elle, enfin, sur la voie de la relance ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/lindustrie-tunisienne-serait-elle-enfin-sur-la-voie-de-la-relance/embed/#?secret=EH3HyjAAGQ#?secret=uziZs7hjWZ" data-secret="uziZs7hjWZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Forum économique Tunisie &#8211; Gabon à Libreville</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/forum-economique-tunisie-gabon-a-libreville/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 07:15:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Jaziri]]></category>
		<category><![CDATA[Anpi]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[échanges commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[François Mbongo Rafemo Bourdette]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Ghislain Moanza Mboma]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Mestiri]]></category>
		<category><![CDATA[TABC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>n forum économique tuniso-gabonais s’est tenu mardi 19 novembre 2024à Libreville. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/forum-economique-tunisie-gabon-a-libreville/">Forum économique Tunisie &#8211; Gabon à Libreville</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un forum économique tuniso-gabonais s’est tenu mardi 19 novembre 2024 à l&rsquo;hôtel Hibiscus Louis à Libreville en présence d’officiels tunisiens et gabonais ainsi d’une centaine d’opérateurs économiques des deux pays.</em></strong></p>



<span id="more-14678771"></span>



<p>Le ministre de l’Industrie gabonais François Mbongo Rafemo Bourdette a prononcé l’allocution d’ouverture du forum en mettant en relief l’importance des relations économiques entre les deux pays et le potentiel des différents secteurs au Gabon. Il a ensuite expliqué aux hommes d’affaires tunisiens que la Stratégie nationale d’industrialisation se focalise sur la transformation localement des ressources naturelles du Gabon pour favoriser la création d’emplois, le transfert de technologie et le développement régional avec la création des zones industrielles.</p>



<p>Khemaies Mestiri, directeur général des Relations bilatérales avec les États africains au ministère des Affaires étrangères, a, de son côté, mis en exergue les relations historiques et solides qui existent entre les deux pays, tout en insistant sur la volonté ferme des autorités tunisiennes de hisser les liens avec le Gabon au niveau d’un partenariat stratégique.&nbsp;La visite d’officiels tunisiens accompagnés d’une importante délégation d’hommes d’affaires témoigne de tout l’intérêt qu’accorde la Tunisie au renforcement des relations de coopération avec le Gabon dans tous les domaines d’intérêt commun.</p>



<p>Pour sa part, le directeur général de l’Agence nationale de promotion des investissements (Anpi), Ghislain Moanza Mboma a présenté les opportunités d’investissement dans son pays et les nouvelles mesures favorisant les échanges commerciaux avec les pays africains.</p>



<p>Jaziri Anis, président de Tunisia Africa Business Council (TABC), a évoqué les efforts déployés par son institution pour nouer des partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays, compte tenu des possibilités d’augmenter les échanges commerciaux et de saisir les diverses opportunités offertes des deux côtés. Il a présenté ensuite l’expertise et le savoir-faire tunisien susceptible d’accompagner le Gabon dans l’effort d’industrialisation et transformation des ressources locales.</p>



<p>Par la suite, le ministre de l’Industrie a eu une série d’entretiens individuels avec chaque membre de la délégation tunisienne en présence de la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie, du directeur général de l’Anpi et du directeur général de l’industrie.</p>



<p>A l’occasion de cette mission, le TABC et l’Anpi ont signé une convention de partenariat pour œuvrer ensemble au développement des échanges et des investissements entre les deux pays. Ce nouveau partenariat vient renforcer le réseau des partenaires de TABC qui ne cesse de s’élargir depuis sa création.</p>



<p>Outre le forum économique, il y a eu plusieurs rencontres BtoB et BtoG entre les opérateurs économiques des deux pays, des visites ciblées aux institutions et entreprises gabonaises et la signature de plusieurs conventions de partenariats.</p>
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		<item>
		<title>La France en marche vers la récession (1-2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 09:29:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[récession économique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A moyen et long terme, le processus de désindustrialisation de la France ne fera qu’aggraver l’important déséquilibre du commerce extérieur déjà existant, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/">La France en marche vers la récession (1-2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les tendances économiques se développant en France depuis la crise de 2008 ont reçu un important coup d’accélérateur dès l’installation au pouvoir suprême de la république en 2017 du parti d’Emmanuel Macron, dont le cadre de la politique intérieure et de la politique étrangère autodestructrice mène directement vers la récession économique dans laquelle la France est en train d’entrer à grand pas.</em></strong></p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-13971435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La personne qui était à la tête du ministère français de l’Economie, monsieur Bruno Le Maire, a prononcé un discours magistral, le 1<sup>er</sup> mars 2022, dans lequel il n’a «<em>laissé planer aucune ambiguïté sur la détermination européenne</em>&nbsp;» dans sa volonté de «<em>livrer une guerre économique et financière totale à la Russie</em>», afin de faire effondrer son économie. Son enthousiasme était sans équivoque&nbsp;: «<em>Nos sanctions sont efficaces. Les sanctions économiques et financières sont même d’une efficacité redoutable</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>Nous allons donc provoquer l’effondrement de l’économie russe!</em>».</p>



<p>Deux ans et demi se sont écoulés depuis les exultations publiques dudit personnage et nous retrouvons l’économie de la Fédération de Russie très exactement à l’opposé des lumineuses prévisions du ministre&nbsp;: dans une des meilleures de ses formes – ce qui est très loin d’être le cas pour l’économie de l’Hexagone, dont ce dernier est censé de s’occuper.</p>



<p>Le PIB de la Russie a augmenté de 4,6% sur un an au premier semestre 2024, contre 1,1% en France. Le FMI, qui a déjà prévu une croissance confortable du PIB russe, a récemment revu à la hausse ses prévisions initiales de croissance, anticipant désormais une&nbsp;hausse du PIB de 3,2% sur l’ensemble de l’année 2024. Des prévisions qui ne prennent pas, néanmoins, en compte tous les éléments de la réalité des marchés démontrant que la croissance sur l’ensemble de l’année en cours sera plutôt de 3,5-4%.</p>



<p>Selon les dernières statistiques, en juin 2024 la Russie est devenue le pays avec le plus faible taux de chômage parmi les pays du G-20. Le niveau du chômage parmi la population active n’est que de 2,4% contre 7,4% en France qui entre dans le peu glorieux Top-5 des pays du G-20 avec le taux du chômage le plus élevé et dont l’indice INSEE du climat d’emploi annonce un taux de chômage de 8,5% pour la fin de l’année en cours.</p>



<p>En ce qui concerne le pouvoir d’achat de la population russe, au premier trimestre 2024, les revenus nets disponibles –&nbsp;les revenus monétaires corrigés de l’inflation moins les paiements obligatoires des impôts, taxes, redevances et autres contributions obligatoires au budget de l’état – ont vu l’augmentation de 5,8% par rapport à l’année précédente (source&nbsp;: Rosstat). Sur l’ensemble de l’année 2024, l’augmentation du pouvoir d’achat est attendu à hauteur de 9,2% (source&nbsp;: ministère de l’Économie). Pour la France, cependant, une augmentation du pouvoir d’achat à hauteur de 1% brut pour l’année 2024 serait déjà considérée comme un très bon résultat, après une croissance de 0,8% brut pour l’année 2023 (source&nbsp;: l’OFCE).</p>



<p>De même, la Fédération de Russie est entrée dans le Top-3 du G-20 au niveau de la plus faible dette publique par habitant qui n’est que de 2 070$/hab., contre 40 300$/hab. en France, 50 600$/hab. au Royaume-Uni ou encore 104 500$ par habitant aux Etats-Unis d’Amérique.</p>



<p>En France, le taux de chômage élevé de ce jour, la très faible croissance du PIB et la dette publique exorbitante pesant sur le présent et le futur de l’économie française ne sont que les constantes structurelles se développant en synchronie avec toute une série d’autres facteurs économiques résultant de la politique française irresponsable des dernières années et démontrant l’entrée prochaine de la France dans la récession économique.</p>



<p>La croissance du PIB à hauteur de 1,1% pour le premier semestre 2024, dont le chiffre correspond également à la croissance attendue pour l’ensemble de l’année en cours, malgré les prévisions de stagnation annoncées auparavant par l’INSEE, ne doit guère être surestimée et prise pour une constante. La non-modération de la joie serait une importante erreur d’appréciation, car son augmentation n’est grandement due qu’à la hausse des dépenses publiques (+0,3% de la consommation des administrations et +0,6% de l’investissement public pour le second trimestre) qui ne fait que soutenir artificiellement le PIB du pays en creusant davantage la dette de l’Etat français.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ré-industrialisation ou la désindustrialisation ?</h2>



<p>La désindustrialisation de la France n’est nullement un phénomène nouveau. Elle s’est mise en place dès la crise de 1974 et ne s’est jamais arrêtée depuis, en faisant de la France le pays européen qui s’est le plus désindustrialisé ces 50 dernières années.</p>



<p>Si en 1972 la part de l’industrie manufacturière française dans le PIB était de 19%, en 2020 elle n’est plus que de 9%. De même pour la part d’emplois dans le secteur industriel : 37,4% en 1982, contre 13,3% en 2020.</p>



<p>Dès la période de la propagande électorale précédant la prise du pouvoir en 2017, Emanuel Macron a choisi de se promouvoir avec un message politique tout à fait attractif adressé aux masses électorales : faire de la ré-industrialisation de la France un chantier prioritaire de son mandat. Message adressé à des masses qui ne connaissent à peu près rien du fonctionnement de l’économie mondiale et des lois qui la gouvernent pour être pris au sérieux.</p>



<p>Le travail d’un illusionniste, c’est de concentrer l’attention des spectateurs sur des détails devant leurs yeux et de ne surtout pas leur permettre la vision globale de l’ensemble du processus en développement, ce qui mènerait, le cas échéant, inévitablement à la découverte de la supercherie.</p>



<p>Les années ont passé et Emmanuel Macron se vante de la grande réussite de son initiative de ré-industrialisation de l’Hexagone. Les éléments mis en avant sont le solde positif de la création d’emplois dans l’industrie depuis 2017 et la création de 500 usines de plus en France en 2023 par rapport à 2016.</p>



<p>Très jolie image. Toutefois, la réalité est tout à fait différente.</p>



<p>La spécificité du secteur industriel français d’aujourd’hui et de ses capacités de production sont dans une situation sous très forte dépendance directe des approvisionnements étrangers en matières premières critiques et en énergie.</p>



<p>Vouloir se libérer de cette dépendance – c’est une chose; pouvoir se permettre ce luxe – s’en est une autre. Chercher des alternatives aux approvisionnements depuis, notamment, la Chine et la Russie est non seulement une idée utopique, mais, tout simplement, financièrement suicidaire pour de nombreux secteurs de l’industrie française, dont les marges de manœuvres sont déjà quasi inexistantes.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="653" height="522" data-id="13971489" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2.jpg" alt="" class="wp-image-13971489" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2.jpg 653w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2-300x240.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-2-580x464.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 653px) 100vw, 653px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="664" height="570" data-id="13971490" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France.jpg" alt="" class="wp-image-13971490" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France.jpg 664w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-300x258.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Production-industrielle-France-580x498.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 664px) 100vw, 664px" /></figure>
</figure>



<p>Et c’est exactement ce que le gouvernement Macron est en train d’imposer au secteur secondaire de l’économie française. En violant d’une manière grossière les règles de l’OMC, le tenant actuel du pouvoir en France est en train de provoquer la mise en place d’une riposte de la part de la Russie et de la Chine à l’hostilité française. Une riposte asymétrique qui aura des répercutions désastreuses et à très long terme sur l’économie française.</p>



<p>Le seul espoir de l’industrie de l’Hexagone est dans la retenue rationnelle des décideurs de la coalition sino-russe qui ne se limiteront qu’à une riposte proportionnelle, au lieu d’exercer leur pouvoir de déclencher une guerre économique et de faire effondrer d’une manière radicale et dans des délais limités non seulement le secteur industriel de l’économie française, mais celui de l’ensemble de l’Union européenne (UE), en les privant d’importations vitales.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En parlant des chiffres du <em>«miracle»</em> de la ré-industrialisation réalisée par le parti présidentiel, plusieurs éléments sont à retenir. Selon les dernières statistiques disponibles, la production industrielle française accuse une décroissance nette de 3,1% pour la période du 05/2023 au 05/2024.</p>



<p>Selon les indices de l’INSEE datant de juillet 2024 sur le climat des affaires, hormis la période particulière du Covid, ce dernier est au plus bas depuis le mois d’avril 2015 pour le secteur des services et, pour le secteur de l’industrie, au plus bas depuis ces 11 dernières années &#8211; depuis le mois du juillet 2013.</p>



<p>Dans le secteur du BTP, le climat des affaires est au plus bas depuis avril 2016. Dans celui du commerce de détail, hormis la chute d’avril 2022 liée à l’incertitude produite par le déclenchement du conflit en Ukraine, le climat des affaires est au plus bas depuis novembre 2014.&nbsp;</p>



<p>En ce qui concerne les 500 nouveaux sites industriels de plus en France en 2023 par rapport à 2016, les communicants de l’Elysée <em>«oublient»</em> de mentionner que la production manufacturière française, quant à elle, a baissé de 4,45% pour la même période. Alors qu’entre 2012 et l’arrivée de Macron au pouvoir en 2017, elle a, au contraire, connu une augmentation de 1,2%.</p>



<p>En ce qui concerne la production du matériel de transport sous les deux quinquennats de Macron, elle s’est, tout simplement, effondrée.</p>



<p>En mettant en avant le solde positif de création d’emplois dans l’industrie depuis 2017, une fois de plus, ils <em>«oublient» </em>de préciser qu’aujourd’hui la France est au 22<sup>e</sup> rang européen sur les 27 en matière d’emploi industriel rapporté à l’emploi total.</p>



<p>La part de l’industrie dans le PIB français en 2016, avant la prise du volant du pouvoir par Emmanuel Macron, était de 17,43% ; en 2022, à l’issue des cinq années de son mandat, cette même part été de 17,38% (Statista), ce qui n’est rien d’autre que la démonstration d’une parfaite stagnation tout à fait éloignée des narratifs développés par l’Elysée.&nbsp;</p>



<p>L’indice de la production industrielle des PMI est à 42,1, ce qui le place au plus bas depuis avril 2009, hors période Covid et la remontée post-Covid de décembre 2023.</p>



<p>Avec une vision à long terme, les statistiques nationales démontrent nettement et indiscutablement que le grand projet de la ré-industrialisation de la France par le parti du président Macron, projet qui a été promu en tant que chantier prioritaire de ses deux quinquennats, ne peut guère être qualifié de grande réussite. Et il n’est pas à négliger que nous parlons bien de l’élément de la politique nationale où l’effort et l’investissement ont été parmi les plus considérables.&nbsp;</p>



<p>La grande dépendance incontournable de l’industrie française vis-à-vis des importations énergétiques et des matières premières critiques depuis les pays envers lesquels la France se positionne ouvertement d’une manière de plus en plus hostile, la main d’œuvre française incomparablement plus coûteuse que celle d’un grand nombre de concurrents sur le marché mondial et tant d’autres éléments de contraintes spécifiques à la production sur le sol français rendent l’idée de la réussite de la ré-industrialisation française illusoire et totalement coupée de la réalité économique.</p>



<p>Le résultat de la gouvernance de Macron, étroitement associée à celle de l’UE, a directement mené vers l’impossibilité non seulement du développement, mais même d’une stagnation simple des industries énergivores françaises et européennes.&nbsp;</p>



<p>La survie durable de ces dernières ne peut être assurée qu’avec la délocalisation vers des pays procurant l’accès à des énergies à des coûts abordables pour pouvoir rester concurrentielles au sein du marché mondial. Notamment vers les Etats-Unis d’Amérique qui sont aujourd’hui les premiers bénéficiaires de la nouvelle politique économique de l’UE et de la France.</p>



<p>A moyen et long terme, le processus de désindustrialisation de la France ne va que s’accentuer et ne fera qu’aggraver l’important déséquilibre du commerce extérieur déjà existant, ce que j’évoquerai plus loin. Ce déséquilibre ne sera que proportionnel à l’ampleur de la désindustrialisation qui risque d’être plus vaste que celle connue entre 1979 et 1984, quand la chute de l’industrie française a été la plus brutale en Europe.</p>



<p>La production industrielle française risque d’être de moins en moins concurrentielle sur le marché mondial et de se replier progressivement sur le marché intérieur intra-européen, dont l’exécutif assurera le protectionnisme qui est déjà en train de prendre de l’ampleur. Le protectionnisme qui est bien une lame à double tranchant avec le prix qui va avec et qui sera également à payer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le protectionnisme ou le néolibéralisme ?</h2>



<p>La réponse est sans équivoque. D’une part, la politique commerciale protectionniste dans son état pur et irréfléchi ne peut être que porteuse d’une grave récession économique.</p>



<p>A ne pas oublier les leçons de l’histoire&nbsp;: c’est bien la politique commerciale protectionniste qui fut la cause majeure de la Grande Dépression que le monde a connue de 1929 à 1939. L’instauration d’importantes mesures protectionnistes dans les pays industrialisés a fait muter la crise financière et la récession économique du début des années 1930 en une dépression économique à l’échelle mondiale.</p>



<p>La hausse des droits d’importation pour venir en aide à certains secteurs de l’économie nationale provoque inexorablement des mesures de rétorsion, symétriques ou asymétriques, de la part des pays-victimes des mesures protectionnistes. Le résultat obtenu n’est que la diminution réciproque du commerce international des pays impliqués.</p>



<p>Mais, d’autre part, le néolibéralisme tel qu’on le connaît depuis des décennies, ne peux être bénéfique à des pays occidentaux, dont la France, qu’à la condition qu’il s’applique à des pays <em>«partenaires»</em>, dont la politique intérieure et étrangère est globalement soumise à la volonté occidentale. La soumission, telle qu’on la connait depuis l’époque de la prétendue décolonisation : via la pression par des institutions financières internationales contrôlées par l’Occident collectif, telles que la Banque mondiale (BM) et le Fond monétaire international (FMI); via l’installation des présidences et des gouvernements dans des pays visés sous le contrôle du pouvoir occidental et, le cas échéant, via l’organisation de coups d’état, voir le lancement de guerres de remise en ordre des rapports <em>«dominant-dominé»</em>.</p>



<p>La guerre en Ukraine s’est avérée être un élément accélérateur de la refondation de l’échiquier politico-économique mondial dans lequel la soumission du monde non-occidental à des règles néolibérales de l’Occident deviendra de plus en plus compliqué à maintenir et à développer par ce dernier.</p>



<p>De même, vu la montée en puissance des économies non-occidentales disposant de plus en plus de leviers de pressions et de capacités de ripostes symétriques et asymétriques vis-à-vis de la force occidentale dominatrice, le renforcement des mesures protectionnistes par les marchés occidentaux ne peut guère être considéré comme une solution salutaire.</p>



<p>Ainsi, les nouvelles réalités mondiales en cours de développement ne peuvent que produire des constats alarmants vis-à-vis du futur de l’économie française.</p>



<p>* <em>Ancien professeur auprès des masters des grandes écoles de commerce de Paris),</em> président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCIE</a>.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><em>A suivre…</em></p>



<p><strong><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</a></strong></p>
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		<title>Houssine Dimassi déplore l’absence de politiques industrielles en Tunisie   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 12:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord multifibres]]></category>
		<category><![CDATA[APII]]></category>
		<category><![CDATA[Code d’Investissement]]></category>
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		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[filières industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Houssine Dimassi]]></category>
		<category><![CDATA[textile-habillement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Houssine Dimassi explique les causes et les conséquences de la désindustrialisation de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/14/houssine-dimassi-deplore-labsence-de-politiques-industrielles-en-tunisie/">Houssine Dimassi déplore l’absence de politiques industrielles en Tunisie   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«La première récession subie par le tissu industriel national au milieu des années 90 s’est accentuée avec la révolte de 2011. L’instabilité politique, les revendications ouvrières outrancières, la baisse de la productivité des travailleurs et le renchérissement excessif des coûts de production ont fini par donner le coup de grâce à la plupart des filières industrielles, accélérant la détérioration de notre compétitivité et l’effritement de nos entreprises».</em></strong></p>



<span id="more-6477135"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré l’économiste et ancien ministre des Finances, Houssine Dimassi, dans une interview à l’agence Tap, en soulignant que <em>«les risques pouvant être générés par la désindustrialisation sont multiples : essoufflement du pays en matière de création d’emplois; accentuation du déficit commercial; dégradation des réserves en devises; dépréciation encore plus manifeste du dinar»</em>.</p>



<p>Dimassi s’inquiète de l’absence de politiques industrielles cohérentes et ambitieuses qui pourraient stopper l’hémorragie de la disparition des entreprises. <em>«Depuis presque deux décennies, notre pays navigue à vue en matière industrielle. Il n’a guère réussi à se positionner face à la féroce concurrence mondiale. Pis encore, le populisme des dirigeants politiques ayant gouverné le pays depuis 2011 a fait perdre à la Tunisie les infimes avantages comparatifs qu’elle détenait : salaires relativement bas et proximité de l’Europe. De même, la modification du Code de l’Investissement n’a fait que renforcer la paperasse et la bureaucratie, handicaps majeurs à l’initiative et la création»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du démantèlement de l’Accord multifibres à la «révolte de 2011»</h2>



<p>L’ex-ministre revient aussi sur les origines de ce processus de désindustrialisation du pays qui a débuté vers le milieu des années 90 du siècle dernier, et ce suite à la suppression de l’Accord Multifibres (accord signé en 1973 et plusieurs fois reconduit depuis, entre les pays européens, les États-Unis et les pays exportateurs de textiles, pour limiter les entrées des produits à bas prix en provenance des pays en voie de développement, sur les marchés européens et des États-Unis).</p>



<p><em>«Avec la neutralisation de cet accord, l’Europe Occidentale, principal débouché pour nos produits industriels, a été submergée par les marchandises manufacturées provenant du sud-est asiatique, et plus particulièrement de la Chine. Disposant de capacités compétitives meilleures que la nôtre, ces pays ont réussi à comprimer notre présence sur le marché européen et à réduire nos exportations d’habillement»</em>, a expliqué l’économiste.&nbsp;</p>



<p><em>«Certes, notre pays a tenté de faire face à ce nouveau défi, et ce en mettant en place un Programme de mise à niveau, visant à doter les entreprises nationales des technologies les plus modernes. Cependant, plusieurs de nos entreprises, relevant de la branche ‘‘habillement’’ se sont confinées dans les produits de bas de gamme, peu compétitifs et à faible valeur ajoutée (tee-shirts, shorts, sous-vêtements…)»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p><em>«Selon les données de l’APII, notre pays a perdu dans la branche ‘‘textile, habillement’’ 630 entreprises et 48 000 emplois, et ce durant la période 2011-2022. Cette débâcle de la branche ‘‘habillement’’ n’a été que partiellement compensée par la percée réalisée dans la branche des industries ‘‘électriques et électroniques’’ et plus précisément dans la sous-branche ‘‘câbles et faisceaux de câbles’’. Durant la même période, la fabrication de ces composants automobiles a favorisé la création de 28 500 emplois additionnels»</em>, a précisé Dimassi. Et de souligner que la dégradation de la branche ‘‘habillement’’ ne semble pas prendre fin. En 2022, 25 entreprises et 830 emplois, relevant de cette activité, ont disparu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pays pourrait retrouver sa dynamique d’antan</h2>



<p>Sous certaines conditions, la Tunisie pourrait retrouver sa dynamique d’antan en matière industrielle, à travers un Code d’Investissement plus souple et rationnel, l’Etat pourrait inciter les entreprises d’habillement à se positionner dans les produits de haut de gamme à valeur ajoutée. Les créneaux des composants automobiles et des industries innovantes sont aussi, à soutenir et à encourager, a soutenu Dimassi.</p>



<p><em>«Le positionnement dans certaines filières industrielles porteuses devrait être accompagné par un allègement de l’étouffante bureaucratie ainsi que par la mise en place d’un nouveau contrat social. Ce dernier devrait être régi non seulement par l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés, mais aussi et surtout par la nécessaire amélioration de la productivité»</em>, a-t-il conclu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un taux de mortalité élevé des entreprises industrielles</h2>



<p>Il importe de noter que les dernières années ont été marquées, selon les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), par un taux de mortalité élevé des entreprises industrielles.</p>



<p>Le tissu industriel de la Tunisie compte, en janvier 2023, 4 774 entreprises ayant un effectif supérieur ou égal à 10 dont 2 108 sont totalement exportatrices. D&rsquo;après un document de l’Agence, sur <em>«la Répartition des entreprises en arrêt selon le secteur»</em>, 224 entreprises industrielles sont en arrêt en 2022 et 293 entreprises, en 2021.</p>



<p>D’après le rapport du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, sur la <em>«Stratégie industrielle et d’innovation 2035»</em>, publié en 2022, environ 4420 entreprises ont fermé sur la période 2005-2016, dont 1569 entreprises étrangères (35%), 2851 entreprises tunisiennes (65%), avec un taux de fermeture plus élevé pour les entreprises ayant moins de 50 emplois.</p>



<p>L’analyse régionale montre un taux de mortalité particulièrement élevé dans le centre-est (47%) et le nord-est (45%) contre des niveaux variant entre 27% et 34% pour les autres zones. Cet écart reflète les spécificités sectorielles des régions avec notamment la prédominance du secteur textile et cuir dans la zone est du pays.</p>



<p>Au-delà des fermetures et non-réalisation de projets industriels pour diverses raisons, on remarque la baisse des indicateurs de la production industrielle, de la VA des industries manufacturières (de 28% en 1999 à 15,4% en 2018) et de la contribution des industries manufacturières au PIB outre les pertes d’emploi.</p>



<p>Selon le même document, non seulement la Tunisie peine à se positionner sur les marchés internationaux de haute valeur ajoutée, mais elle perd aussi, des parts de marché au niveau des marchandises à faible valeur ajoutée, sur les marchés internationaux traditionnels au sein desquels, elle est historiquement, fortement spécialisée.</p>



<p>Les problèmes financiers viennent en première position en termes de raisons principales de fermeture des entreprises avec le manque de liquidité (81%) et d’endettement (72%), selon une étude sur <em>«Les problématiques de création et de pérennisation des entreprises en Tunisie»</em> publiée par l’APII en juin 2017. Les difficultés liées aux marchés viennent en seconde position avec des problèmes de débouchés aggravés par une concurrence formelle et informelle. Les aspects liés à l’environnement externe (hors marché) sont cités en troisième position avec des problèmes d’instabilité politique (visibilité) et d’insécurité. Une comparaison faite, dans le cadre de cette étude, avec un échantillon d’entreprises en activité montre aussi que ces dernières se distinguent également, par rapport à celles qui sont fermées par un effort plus important en matière d’innovation et d’investissement et une intégration plus marquée des TIC.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
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		<title>Tunisie : Fakhfakh est-il le messie de l’homo-economicus ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/03/tunisie-fakhfakh-est-il-le-messie-de-lhomo-economicus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2020 08:26:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Neuf longues années, depuis la «Révolution du jasmin», et la Tunisie se débat dans le calvaire de la récession économique. Aux prises avec l’inflation, l’endettement, la dévaluation du dinar et le chômage endémique, les Tunisiens s’appauvrissent, alors qu’ils pensaient avoir chassé le régime dictatorial de Ben Ali, pour s’enrichir et pour s’épanouir dans pays moins...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/03/tunisie-fakhfakh-est-il-le-messie-de-lhomo-economicus/">Tunisie : Fakhfakh est-il le messie de l’homo-economicus ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Elyes-Fakhfakh.jpg" alt="" class="wp-image-285180"/><figcaption><em>Le nouveau chef de gouvernement doit expliquer, convaincre et mettre en oeuvre des décisions économiques courageuses. Et pas nécessairement populaires.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Neuf longues années, depuis la «Révolution du jasmin», et la Tunisie se débat dans le calvaire de la récession économique. Aux prises avec l’inflation, l’endettement, la dévaluation du dinar et le chômage endémique, les Tunisiens s’appauvrissent, alors qu’ils pensaient avoir chassé le régime dictatorial de Ben Ali, pour s’enrichir et pour s’épanouir dans pays moins corrompu, plus prospère et où il fait bon vivre.  </em></strong></p>



<p> Par <strong>Dr Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-285177"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> La débâcle économique de la Tunisie post-2011 est largement expliquée par une gouvernance idéologisée, partisane ayant sacrifié la rationalité économique et piétiné les principes de la rentabilité. L’homo-economicus, ce raisonnement d’optimisation économique, a été malmené comme jamais auparavant dans l’histoire du pays. </p>



<p> Elyes Fakhfakh, le nouveau chef du gouvernement tunisien, en scelle depuis une semaine constitue une sorte de messie de l’homo-economicus : un homme providentiel à qui revient la responsabilité de réhabiliter les principes d’optimisation économique, les normes de l’efficacité et les valeurs de l’efficience dans la gestion des ressources budgétaires. Ses 6 prédécesseurs, à la tête du gouvernement tunisien (de 2011 à 2016), ont bafoué l’économique pour favoriser des questions identitaires et autres préoccupations propres à la seule démocratie en terre d’islam. </p>



<p> Elyes Fakhfakh devrait réhabiliter le sens de l’homo-economicus chez ses ministres, chez les hauts fonctionnaires de l’État, chez les milieux politiques, les organisations syndicales. Soit, partout où il passe et là où il peut avoir de l’impact. Et il n’est pas chef de gouvernement pour rien! Ses pouvoirs sont énormes et bien inscrits dans la Constitution tunisienne de 2014. Reste à savoir s’il a le vouloir et le sens du devoir pour protéger la révolte du jasmin contre ses démons économiques.</p>



<p> Par quoi commencer? Que doit-il faire? </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Sanctuariser l’économique</h3>



<p> Comme chef de gouvernement, Fakhfakh doit sortir de sa réserve et agir en urgentiste. En ce début de législature, il a à prouver son leadership et afficher le courage requis pour sanctuariser l’économie, en la mettant hors de portée des querelles partisanes, à l’abri des groupes de pression et loin des griffes d’un syndicalisme vindicatif. Les investisseurs nationaux et internationaux ont besoin d’être rassurés par des gestes forts, par des messages clairs et par des engagements fermes.</p>



<p> Le gouvernement Fakhfakh doit développer une communication convaincante à ce sujet, avec un leitmotiv concret, et un narratif économiquement articulés, autour des moteurs de la croissance et des propulseurs de la création des richesses. </p>



<p> Et tout cela commence par une mise à niveau des façons de concevoir, de mettre en œuvre et d’évaluer les mesures et programmes économiques. Ministres, conseillers ministériels, hauts fonctionnaires méritent ainsi des formations (courtes et intensives), pour mieux comprendre les enjeux économiques de la gouvernance, pour saisir les risques monétaires et surtout pour éviter les errements fiscaux de l’État providence.</p>



<p> Des conclaves animés par des experts chevronnés doivent aider les ministres et leurs conseillers à se doter de grilles, de normes clefs en main et surtout bonnes pratiques de la gouvernance économique, monétaire et fiscale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Rassurer les opérateurs économiques</h3>



<p> Investisseurs, chefs d’entreprises et bailleurs de fonds sont aux aguets pour savoir ce qui s’en vient du gouvernement Fakhfakh, notamment pour les taux d’intérêt bancaires (politiques monétaires), les taux d’imposition fiscale (politique fiscale), les incitatifs à l’investissement (politique économique). </p>



<p> La part de la richesse créée (produit intérieur brut) consacrée à l’investissement doit repartir à la hausse et atteindre un minimum de 25%. Cette proportion a périclité depuis 2011 (passant de 24% à 16%). Et ici réside le principal le levier de la croissance et de la lutte au chômage.</p>



<p> Les réformes structurelles en attente depuis plusieurs années doivent prendre forme et se déclencher dans la foulée des premiers mois de la législature 2020-2024.</p>



<p> Le désastreux bilan économique, des gouvernements successifs de la dizaine de gouvernements et les quelque 300 ministres ayant gouverné la Tunisie, durant les 9 dernières années, est criant, visible pour tous! Les partenaires internationaux ne croient plus en ces <em>«ministres»</em> et <em>«partis»</em> sans leadership, sans savoir-faire, sans programmes… voire même sans <em>«convictions»</em>. Des ministres qui préfèrent endetter le pays, plutôt que réformer. Ceux ayant été en charge des réformes structurelles ont vendu leur âme… et troqué la dette pour servir les intérêts partisans de leur parti.</p>



<p> Le gouvernement Fakhfakh doit réformer et mobiliser pour relancer la croissance économique. Les ministres doivent arrêter de miroiter les mirages et de réagir en <em>«populiste» :</em> sans dire comment financer les nouveaux programmes, quoi faire pour payer la dette, comment rehausser un pouvoir d’achat, où trouver les budgets pour des services publics de qualité, sans corruption et sans files d’attente. Ils doivent convaincre et gouverner de manière axée sur les résultats. </p>



<p> Le contexte est crucial : l’économique est désormais le carburant de tous les enjeux et risques qui planent sur le devenir de la démocratie tunisienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tenir compte des risques </h3>



<p> Si rien ne change, la déroute économique amènera rapidement la Tunisie à la banqueroute, et sans aucun doute au scénario égyptien, avec bien plus de fracas et d’insécurité nationale dans la rive-sud de l’Europe occidentale.</p>



<p> Le gouvernement Fakhfakh arrive à un moment où la démocratie tunisienne s’essouffle, craque et se craquelle un peu partout dans les régions laissées pour compte. Les taux d’abstention lors des élections législatives et municipales sont alarmants (supérieurs à 60%). La crise économique a généré une crise de confiance envers les partis et les élites politiques. Et comme, observés ailleurs dans le monde, les taux d’abstention aux élections alimentent les risques d’instabilité économique et de soulèvements. </p>



<p> Le gouvernement Fakhfakh arrive aussi dans un contexte géopolitique meurtri par une guerre civile en Libye et des tensions explosives en Algérie. <br> Fakhfakh ne doit pas faire comme ses prédécesseurs. Il ne doit pas occulter les véritables enjeux économiques et monétaires. Il doit avouer que la Tunisie vit une profonde crise économique. Il doit mobiliser et rassembler autour de l’investissement, la productivité et l’engagement créatif.</p>



<p> Les sujets brûlants sont criants : errements de la politique monétaire, accumulation des déficits budgétaires, paupérisation, chômage endémique, endettement affligeant, inflation galopante, désindustrialisation, paupérisation rampante, chute du dinar, sureffectif de l’administration, recul de la productivité, émigration des élites, contrebande, corruption, marché informel, blanchiment… et la liste est longue. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Sortir de l’aveuglement volontaire</h3>



<p> Depuis la transition démocratique initiée en 2011, la classe politique en Tunisie a mis tous ses œufs dans le seul panier de la <em>«politique politicienne»</em>, laissant pour compte les citoyens. Scandaleux de voir les députés multiplier leurs privilèges aux frais des contribuables (voyages internationaux, dépenses ostentatoires, passeport diplomatique, primes, etc.). </p>



<p> Le fléau du chômage concerne plus 600.000 citoyens, la pauvreté ronge la vie de pas moins de 3 millions d’individus. Tous ces précaires attendent pour voir ce que le gouvernement Fakhfakh va apporter durant son début de mandat. Ils souhaitent bénéficier d’une politique économique solide et structurée, pouvant réanimer de l’espoir, oxygéner la confiance et ressusciter les vertus du travail et de la productivité. Faute de quoi, le désespoir et la désillusion prendront le dessus, avec toutes les dérives liées au cercle infernal de la contestation et de la violence : braquage, extorsion et violence au grand jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Faire preuve de compétence économique</h3>



<p> Le gouvernement Fakhfakh ne peut que dénoncer le négationnisme économique, l’inculture économique des députés, ministres et décideurs ayant gouverné le pays depuis la révolte du Jasmin en 2011. Qu’on le veuille ou non, le fléau de l’inculture économique sévit dangereusement chez les élites politiques tunisiennes, et il coute déjà cher, occasionnant une perte d’au moins un point de pourcentage en croissance du PIB (comme l’affirme le lauréat du Nobel d’économie 2006, l’Américain Edmund Phelps).</p>



<p> Nourrie par la méconnaissance du fonctionnement de l’économie (microéconomie et macro-économie) et abreuvée par la suprématie du politique sur l’économique, l’inculture économique empêche les partis politiques de proposer des programmes économiques, des analyses fondées sur des bilans fiables, sur des scénarios alternatifs supportables par les budgets publics et réalisables grâce à des instruments économiques calibrés sur-mesure et bien ciblés dans leurs retombées.</p>



<p> Le gouvernement Fakhfakh doit rassurer en montrant qu’il compte dans ses rangs des économistes courageux et brillants de la trempe de Hedi Nouira, Mansour Moalla ou Mustapha Kamel Ennabli. Des économistes et des leaders capables de dénoncer le négationnisme économique des précédents gouvernements. </p>



<p> Avant d’ajouter une autre couche de programmes inefficaces et de projets gouvernementaux improvisés, le gouvernement Fakhfakh doit élaguer dans la multitude des strates de programmes fossilisés par le poids de l’histoire, rendus désuets par la modernité et surtout anachroniques avec les principes d’une jeune démocratie ambitieuse et revendiquant des résultats ici et maintenant. </p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



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		<item>
		<title>L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 09:05:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolution a tout changé en Tunisie. En plus mauvais, s’entend. Elle a légitimé la médiocrité, l’égoïsme, le laisser-aller. Pis, elle a transformé les Tunisiens en un peuple d’assistés. Il y a péril en la demeure. Il faut réagir et l’Aleca n’est pas le remède approprié. Par Mohamed Rebai * Je ne sais pas par...</p>
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<p><strong><em>La révolution a tout changé en Tunisie. En plus mauvais, s’entend. Elle a légitimé la médiocrité, l’égoïsme, le laisser-aller. Pis, elle a transformé les Tunisiens en un peuple d’assistés. Il y a péril en la demeure. Il faut réagir et l’Aleca n’est pas le remède approprié. </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Mohamed Rebai</strong>  *<br></p>



<span id="more-216015"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Mohamed-Rebai.jpg" alt="" class="wp-image-213697"/></figure></div>



<p> Je ne sais pas par quel vent contraire on peut naviguer avec une barque fissurée, sous la pluie et sans gilet de sauvetage dans l’océan d’une économie chancelante. On a toujours la manie de regarder plus haut que nos moyens ne le permettent pour devenir insignifiants et prétentieux.<br> En 1996, on a ouvert le marché tunisien aux produits industriels européens sans que l’accord définitif ne soit ratifié par toutes les parties et sans anticiper  les effets pervers sur notre économie nationale. Le résultat a été, comme on le sait, plus que décevant. <br></p>



<p> À cause de la concurrence déloyale (dumping), près de 10.000 entreprises tunisiennes, la moitié du tissu industriel national qui emploie 400.000 personnes, ont mis la clef sous le paillasson. Le budget de l’État a perdu en taxes douanières entre 1996 et 2008 près de 24 milliards de dinars tunisiens (DT).<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Désindustrialisation, laisser-aller et surendettement <br></h3>



<p> Je me souviens avoir moi-même organisé, en 1980, dans le cadre des activités «<em>Jeune chambre économique</em>», un séminaire national sur la promotion des exportations qui a réuni plus que 300 exportateurs, sans compter les nombreux opérateurs économiques et financiers qui étaient présents.  <br></p>



<p> Le premier ministre de l’époque, feu Mohamed Mzali, a clôturé les travaux du séminaire. Les médias en ont parlé longuement. Parmi les recommandations, il y avait une, ayant recueilli un consensus général, qui consiste à diversifier et orienter notre économie horizontalement vers les pays d’Afrique du nord et subsaharienne et non verticalement vers l’Europe.<br></p>



<p> Quarante ans après ce séminaire, qui m’a pris un an de préparation, on n’a pas beaucoup avancé en ce sens. On a préféré nous jeter dans les bras d’un mastodonte, l’Union européenne (UE), qui allait nous bouffer crus, et c’est ce qui est arrivé. Les entreprises tunisiennes familiales de type «atelier» n’ont pas tenu le coup face aux multinationales européennes. Le résultat est une désindustrialisation galopante et la transformation de notre pays en un simple marché de produits fabriqués à l’étranger. <br></p>



<p> Il est clair qu&rsquo;une dé-protection précipitée et non progressive et <em>«sans heurts»</em> n’a guère de chance de réussite. Votre enfant, si vous le jetez à la nature dès le premier jour, il attrapera froid et mourra. De même, si vous le protégez jalousement, il ne pourra pas plus tard s’adapter aux vicissitudes de la vie moderne. Il fallait trouver un juste milieu. <br></p>



<p> Même, le Fonds monétaire international (FMI), l’apôtre de la libération à outrance du commerce extérieur, se rétracte face à l’échec de cette stratégie de développement :<em> «Les pays qui dévaluent et ouvrent leur frontière ne réussissent pas à équilibrer leurs commerce extérieur. Seuls y parviennent les pays qui, tout en dévaluant, continuent à se protéger peu ou prou de la concurrence étrangère»</em>, lit-on dans l’un de ses rapports.<br></p>



<p> Après 63 ans d&rsquo;indépendance nous ne pouvons pas prétendre à une tradition industrielle et lutter à armes égales avec les concurrents étrangers qui produisent à grande échelle. Nous ne pouvons pas non plus nous transformer du jour au lendemain en véritable pays industriel dans un marché extrêmement exigu, à moins de mettre sur pieds de grandes entreprises capables de produire pour l’exportation.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’Aleca n’est pas le remède approprié<br></h3>



<p> L&rsquo;Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) avec l’UE, qui est en cours de négociation et est arrivé à son 5e round, et qui concerne l’agriculture et les services, va engager davantage le pays dans la protestation et l’instabilité. Nous allons bientôt devoir consommer des céréales, des huiles végétales, des viandes rouges et du lait européen. D’ici quelque temps, il y aura au moins 250.000 agriculteurs qui vont disparaître. Donc, l’Aleca, non merci, pas question !<br></p>



<p> Il n&rsquo;y a pas de solution miracle. La seule solution à la crise sévissant actuellement dans notre pays c’est de reprendre le travail au plus vite. Aux autorités de lutter contre le laisser-aller, la nonchalance, la corruption et la contrebande. On en parle souvent sans prendre des mesures coercitives urgentes en vue de mettre fin à ces fléaux. La solution est donc en nous-mêmes. <br></p>



<p> On est à la fin d’un cycle. Le rêve tunisien est à reconstruire de nouveau. Tout ce qu&rsquo;on a entrepris jusqu’à présent va dans l’intérêt de nos principaux partenaires, la France en particulier et les autres pays de l’Europe en général, qui continuent à siphonner leurs anciennes colonies. On tue les créateurs de richesse pour tendre la main au FMI et autres bailleurs de fonds pour nous endetter. Aujourd’hui, on tend les deux mains. Demain, il n’y aura plus d’argent pour nous. <br></p>



<p> La révolution a tout changé en Tunisie. En plus mauvais, s’entend. Elle a légitimé la médiocrité, l’égoïsme, le laisser-aller. Pis, elle a transformé les Tunisiens en un peuple d’assistés. Il y a péril en la demeure. Il faut réagir et l’Aleca n’est pas le remède approprié.  </p>



<p><em>* Economiste, universitaire retraité.</em></p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GfeazTH7MZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/17/du-glissement-du-dinar-a-celui-du-pib-lhorizon-sassombrit-devant-la-tunisie/">Du glissement du dinar à celui du PIB, l’horizon s’assombrit devant la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du glissement du dinar à celui du PIB, l’horizon s’assombrit devant la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/17/du-glissement-du-dinar-a-celui-du-pib-lhorizon-sassombrit-devant-la-tunisie/embed/#?secret=PTbQ4SDJHP#?secret=GfeazTH7MZ" data-secret="GfeazTH7MZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CNTgfIQv3c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/14/laleca-risque-de-constituer-le-coup-de-grace-pour-lagriculture-tunisienne/">L’Aleca risque de constituer le coup de grâce  pour l’agriculture tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Aleca risque de constituer le coup de grâce  pour l’agriculture tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/14/laleca-risque-de-constituer-le-coup-de-grace-pour-lagriculture-tunisienne/embed/#?secret=DahbV0U5v1#?secret=CNTgfIQv3c" data-secret="CNTgfIQv3c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uQIXsNXxNX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/28/les-quatre-mesures-fatales-pour-leconomie-tunisienne/">Les quatre mesures fatales pour l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les quatre mesures fatales pour l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/28/les-quatre-mesures-fatales-pour-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=wDgtzNozc4#?secret=uQIXsNXxNX" data-secret="uQIXsNXxNX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/">L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Comment la grande distribution dessert-elle l’économie tunisienne ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/comment-la-grande-distribution-dessert-elle-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 08:37:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grande distribution, censée impulser la production industrielle et accompagner sa montée en gamme par l’effet de la concurrence, n’est-elle pas en train d’accélérer la désindustrialisation d’une Tunisie qui consomme plus qu’elle ne produit ? Par Mohamed Chawki Abid * Il n’est plus un secret pour personne que le «business model» des grandes et moyennes...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/comment-la-grande-distribution-dessert-elle-leconomie-tunisienne/">Comment la grande distribution dessert-elle l’économie tunisienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-117770" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Grande-distribution-Tunisie-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La grande distribution, censée impulser la production industrielle et accompagner sa montée en gamme par l’effet de la concurrence, n’est-elle pas en train d’accélérer la désindustrialisation d’une Tunisie qui consomme plus qu’elle ne produit ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-191245"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70465 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Mohamed-Chawki-Abid-1.jpg" alt="" width="200" height="200" />Il n’est plus un secret pour personne que le <em>«business model»</em> des grandes et moyennes surfaces (GMS) est beaucoup plus proche d’une banque dépôt que d’un commerce de détail, dans la mesure où le décalage entre le décaissement des achats et l’encaissement des ventes (entre 3 et 4 mois, voire 6) procure à la grande distribution un profit financier prépondérant dans la formation de son bénéfice (2/3 &#8211; 1/3).</p>
<p>En outre, de par le redressement du TMM au courant de 2018, la composante du produit financier sera dominante (plus de 80%, en moyenne) au 31 décembre 2018, et le sera encore plus au 31 décembre 2019.</p>
<p>Ceci étant, il n’est pas à sans importance de rappeler les dégâts causés par les GMS sur le plan macroéconomique: importations excessives de produits de consommation superflus, érosion abusive des réserves en devises, faible valeur ajoutée conduisant à une minuscule contribution au PIB, destruction des petits commerces de voisinage, asservissement des fournisseurs locaux (prix et délais), effet d’éviction sur les crédits d’investissement, précarité des emplois créés et faible taux d&rsquo;encadrement, etc.</p>
<p>Maintenant, avez-vous eu connaissance de la blague de la 52e semaine de 2018 ?</p>
<p>Après avoir réussi l’endoctrinement des pouvoirs exécutif et législatif pour parvenir à prolonger l’application d’un taux exceptionnel d’imposition directe de 25% au titre de 2019, la grande distribution réclame à présent le passage du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) de 35% à 13,5%, alors que son bénéfice est dominé par le produit d’intérêts sur une trésorerie structurellement excédentaire, née de l’écart entre l’encaissement cash des ventes et le décaissement différé des achats (≈3 mois de chiffre d’affaires).</p>
<p>Parallèlement, les industries manufacturières continuent à être torturées dans tous les sens : concurrence déloyale avec le marché parallèle, abondance de l’offre assurée par les importateurs-rentiers de biens de consommation, fiscalité non clémente, renchérissement de l’énergie orientée sur les PMI, logistique portuaire préjudiciable, contrariétés administratives périlleuses, etc.</p>
<p>Combien de temps va pouvoir tenir encore notre industrie avant de rendre l’âme ?</p>
<p>Entre-temps, nos usines ferment leurs portes, alors que des vitrines franchisées ouvrent leurs rideaux, grâce à une forte complicité de l’Etat.</p>
<p>Conséquences : écroulement d’emplois stables, foisonnement des franchises, fléchissement de l’export, bondissement de l’import, gonflement des royalties, alourdissement du surendettement extérieur, écrasement du dinar, redressement de l’inflation…</p>
<p>Mais, comment font-ils nos Princes pour être intéressés en devises sans enfreindre à la réglementation de change ni à la déclaration patrimoniale?</p>
<p><em>* Ingénieur économiste.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HetHtcm0ER"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/deficit-commercial-quand-va-t-on-arreter-lhemorragie/">Déficit commercial : Quand va-t-on arrêter l’hémorragie ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Déficit commercial : Quand va-t-on arrêter l’hémorragie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/deficit-commercial-quand-va-t-on-arreter-lhemorragie/embed/#?secret=7ccsZSuA8G#?secret=HetHtcm0ER" data-secret="HetHtcm0ER" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fPPlo7zAes"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/08/la-franchise-est-un-frein-pour-lindustrie-tunisienne/">La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/08/la-franchise-est-un-frein-pour-lindustrie-tunisienne/embed/#?secret=zNDBUnNysF#?secret=fPPlo7zAes" data-secret="fPPlo7zAes" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vh5Vw2Ge5L"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/10/desindustrialisation-et-intoxication-de-leconomie-tunisienne/">Désindustrialisation et intoxication de l’économie tunisienne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Désindustrialisation et intoxication de l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/10/desindustrialisation-et-intoxication-de-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=YLCzVDF1m4#?secret=Vh5Vw2Ge5L" data-secret="Vh5Vw2Ge5L" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/comment-la-grande-distribution-dessert-elle-leconomie-tunisienne/">Comment la grande distribution dessert-elle l’économie tunisienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ouverture de Fnac-Darty à Tunis : «Vive les franchises! À bas l’industrie!»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/30/ouverture-de-fnac-darty-a-tunis-vive-les-franchises-a-bas-lindustrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 09:20:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Commentant l’ouverture en Tunisie de deux nouvelles franchises, Fnac-Darty, le juriste Chedly Mamoghli a déploré, dans un statut Facebook que nous publions ci-dessous, sur un ton ironique, la prolifération des franchises en Tunisie, et, son corollaire, la désindustrialisation. «À quand la maison Petrossian à Tunis? Le peuple en a marre de la viande rouge et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/30/ouverture-de-fnac-darty-a-tunis-vive-les-franchises-a-bas-lindustrie/">Ouverture de Fnac-Darty à Tunis : «Vive les franchises! À bas l’industrie!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191199" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Franchises.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Commentant l’ouverture en Tunisie de deux nouvelles franchises, Fnac-Darty, le juriste Chedly Mamoghli a déploré, dans un statut Facebook que nous publions ci-dessous, sur un ton ironique, la prolifération des franchises en Tunisie, et, son corollaire, la désindustrialisation.</strong> </em></p>
<p><span id="more-191198"></span></p>
<p><em>«À quand la maison Petrossian à Tunis? Le peuple en a marre de la viande rouge et veut manger du caviar.</em></p>
<p><em>À quand un espace dédié aux havanes? Un temple dédié au cigare. Le peuple en a marre des clopes qui puent. ‘‘Echa3b yourid Cohiba’’!</em> (Le peuple veut les cigares Cohiba, Ndlr)</p>
<p><em>À quand une franchise Moët Hennessy? Le peuple en a marre du lait, le peuple veut sabrer le champagne. ‘‘Hamma oueld Echa3b’’</em> (Hamma Hammami, le fils du peuple, Ndlr) <em>veut cette franchise, il fera goûter volontiers un Dom Pérignon à ‘‘Khalti M’barka’’.</em></p>
<p><em>À quand Fauchon à Kasserine et à Sidi Bouzid? Le peuple veut des épiceries fines.</em></p>
<p><em>Vive les franchises! À bas l’industrie!»</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kCDzueNzsj"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/28/tunisie-le-geant-de-la-distribution-fnac-darty-sinstalle-a-la-marsa/">Tunisie : Le géant de la distribution Fnac-Darty s’installe à la Marsa</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le géant de la distribution Fnac-Darty s’installe à la Marsa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/28/tunisie-le-geant-de-la-distribution-fnac-darty-sinstalle-a-la-marsa/embed/#?secret=8GJHbbfmrn#?secret=kCDzueNzsj" data-secret="kCDzueNzsj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HkAh2Nw1x0"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/08/la-franchise-est-un-frein-pour-lindustrie-tunisienne/">La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/08/la-franchise-est-un-frein-pour-lindustrie-tunisienne/embed/#?secret=ULGCkfOgGt#?secret=HkAh2Nw1x0" data-secret="HkAh2Nw1x0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q3OxFpStzO"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/02/la-franchise-un-vecteur-de-developpement-economique/">La franchise : Un vecteur de développement économique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La franchise : Un vecteur de développement économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/02/la-franchise-un-vecteur-de-developpement-economique/embed/#?secret=R41egiRiM1#?secret=Q3OxFpStzO" data-secret="Q3OxFpStzO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/30/ouverture-de-fnac-darty-a-tunis-vive-les-franchises-a-bas-lindustrie/">Ouverture de Fnac-Darty à Tunis : «Vive les franchises! À bas l’industrie!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chedly Mamoghli : «La Tunisie est assise sur un volcan»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/05/chedly-mamoghli-la-tunisie-est-assise-sur-un-volcan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Dec 2018 18:34:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les demandeurs d&#8217;emploi représentent 15,5 % de la population active.   Dans un post publié sur sa page Facebook, le juriste Chedly Mamoghli attire l’attention sur deux facteurs aggravant de la crise en Tunisie : le chômage élevé et structurel et la désindustrialisation en marche. Une analyse à valeur de sonnette d’alarme… «Un pays avec un...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/05/chedly-mamoghli-la-tunisie-est-assise-sur-un-volcan/">Chedly Mamoghli : «La Tunisie est assise sur un volcan»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-61738" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Bureau-Emploi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les demandeurs d&#8217;emploi représentent 15,5 % de la population active.  </em></p>
<p><em><strong>Dans un post publié sur sa page Facebook, le juriste Chedly Mamoghli attire l’attention sur deux facteurs aggravant de la crise en Tunisie : le chômage élevé et structurel et la désindustrialisation en marche. Une analyse à valeur de sonnette d’alarme…</strong> </em></p>
<p><span id="more-187477"></span></p>
<p>«Un pays avec un chômage de masse est un pays assis sur un volcan.</p>
<p>Si en France, il y a un chômage qui touche 9,1% de la population active, en Tunisie le chômage touche 15,5% de la population active durant le troisième trimestre 2018. Avec ce chômage de masse, touchant plus de 40% des diplômés du supérieur, le pays est assis sur un volcan qui peut entrer en éruption à n’importe quel moment et s’il entre en éruption, ça deviendra incontrôlable.</p>
<p>Depuis huit ans, les dépenses de fonctionnement ne cessent d’exploser (financement des salaires, des recrutements massifs dans la fonction publique et des hausses des salaires) au détriment des dépenses d’investissement seules susceptibles de créer de la richesse et de résorber ce chômage de masse. C’est le diktat imposé par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) aux gouvernements successifs depuis huit ans qui se sont couchés et se sont laissé faire comme des agneaux.</p>
<p>Chômage de masse. On ne produit rien. On ne crée aucune valeur ajoutée mais on augmente les salaires. Résultat: spirale inflationniste et donc prix qui ne cessent de flamber. Et en même temps, le gouvernement laisse mourir la filière laitière et asphyxie ce qui reste du tissu industriel (car le pays s’est fortement désindustrialisé depuis 2011), dernier en date la hausse du prix de l&rsquo;électricité de 45% pour les PME industrielles alors que les entreprises publiques que massacre l’UGTT ne payent pas leurs factures (rien qu’envers la Société tunisienne d’électricité de gaz, Steg, la dette des entreprises publiques s&rsquo;élève à 600 millions de dinars).</p>
<p>En même temps, le gouvernement encourage l’économie de rente en distribuant les franchises, source de gaspillage de devises, aux copains et aux copines.</p>
<p>On tue l’industrie qui crée des emplois, qui est susceptible de résorber le chômage et qui est une source majeure des rentrées en devises et on encourage les franchises et l’économie de rente qui ruine le pays.</p>
<p>Gouvernements successifs depuis 2011 et UGTT, vous êtes des criminels, vous nous conduisez vers le suicide collectif. Soyez maudits!»</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EV3kfcY6YY"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/chedly-mamoghli-lugtt-est-responsable-du-desastre-economique/">Chedly Mamoghli: «L’UGTT est responsable du désastre économique»</a></p></blockquote>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LDZw3M6KD8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/01/chedly-mamoghli-avant-en-tunisie-les-horizons-netaient-pas-bouches/">Chedly Mamoghli : Avant, en Tunisie, les horizons n’étaient pas bouchés</a></p></blockquote>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g423jimdwu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/30/chedly-mamoghli-la-jeunesse-se-suicide-se-jette-dans-la-mediterranee-ou-se-fait-exploser/">Chedly Mamoghli: «La jeunesse se suicide, se jette dans la Méditerranée ou se fait exploser»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chedly Mamoghli: «La jeunesse se suicide, se jette dans la Méditerranée ou se fait exploser» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/30/chedly-mamoghli-la-jeunesse-se-suicide-se-jette-dans-la-mediterranee-ou-se-fait-exploser/embed/#?secret=kWWIjCXFFr#?secret=g423jimdwu" data-secret="g423jimdwu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/05/chedly-mamoghli-la-tunisie-est-assise-sur-un-volcan/">Chedly Mamoghli : «La Tunisie est assise sur un volcan»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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