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	<title>Archives des entreprises publiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des entreprises publiques - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Bourse de Tunis, levier méconnu de la restructuration publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Bourse de Tunis peut aider à restructurer les entreprises publiques , à démocratiser le capital et capter l'épargne informelle. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/la-bourse-de-tunis-levier-meconnu-de-la-restructuration-publique/">La Bourse de Tunis, levier méconnu de la restructuration publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face aux contraintes budgétaires, à la rareté des devises et aux réticences affichées vis-à-vis de certains bailleurs de fonds internationaux, la Tunisie ne peut plus faire l’économie d&rsquo;une réflexion stratégique sur son marché financier. La Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) ne doit plus être abordée comme un club restreint pour investisseurs institutionnels, mais comme le véritable moteur de démocratisation du capital, de restructuration des entreprises publiques et de captation de l’épargne informelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-19408205"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le constat macroéconomique est d&rsquo;une stricte lucidité : dans une économie dépendante de ses approvisionnements extérieurs (énergie, céréales, matières premières), la création monétaire non adossée à une création de valeur réelle ne fait que nourrir l’inflation. S’il est possible de créer des lignes de crédit en monnaie nationale, le pétrole et les produits de première nécessité s’acquièrent en devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors que le recours aux emprunts extérieurs classiques se heurte à des exigences de souveraineté et que le secteur bancaire local porte déjà un niveau élevé de risque d’État, vers quelle alternative se tourner ? La réponse réside dans la profondeur encore inexploitée du marché financier local.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fardeau budgétaire des entreprises publiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie compte plus d’une centaine d’entreprises publiques dont les déficits récurrents pèsent lourdement sur les équilibres des finances publiques. L’erreur d’analyse consisterait à poser le problème sous la forme d’un dilemme binaire : la cession sauvage du patrimoine ou le maintien d&rsquo;un statu quo dépendant des transferts budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une troisième voie existe, largement éprouvée par de grands pays émergents :&nbsp;l’ouverture minoritaire du capital via la Bourse. Il s’agit&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; d’introduire progressivement sur la Bourse de Tunis des participations minoritaires dans des acteurs publics industriels et commerciaux ne signifie pas renoncer au contrôle de l’État. C’est, au contraire, lever des capitaux propres frais&nbsp;pour financer la modernisation et l’investissement sans alourdir la dette publique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; d’instaurer une discipline de gouvernance&nbsp;fondée sur le reporting financier transparent, l’audit indépendant et l’obligation de performance ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; d’offrir un support d’investissement à l’épargne nationale, en permettant aux citoyens et aux institutionnels de devenir actionnaires du développement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’introduction en bourse ne saurait constituer un remède miracle immédiat : elle ne remplace pas l’effort préalable d’assainissement des bilans. L’État doit jouer pleinement son rôle d’actionnaire stratège en restructurant la dette croisée avant toute cotation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capter l’informel par l’inclusion financière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre gisement de croissance réside dans la masse monétaire qui échappe aux circuits bancaires officiels. Les liquidités circulant dans l’économie parallèle ne constituent pas seulement un manque à gagner fiscal : elles témoignent d&rsquo;une défiance systémique vis-à-vis des canaux traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réintégrer ces flux dans le circuit formel, la contrainte réglementaire doit s’accompagner d’une incitation opérationnelle : la numérisation intégrale des paiements et le déploiement du mobile banking. En simplifiant l’accès aux services financiers digitaux pour les populations non bancarisées, l’État et le secteur financier peuvent reconstituer la liquidité globale nécessaire au financement du secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La volatilité récente des indices boursiers ne fait que refléter les incertitudes de l’économie réelle. Pour transformer ces contraintes en leviers de reprise, les politiques publiques doivent s’aligner autour de priorités claires :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une banque centrale&nbsp;veillant à la stabilité monétaire tout en favorisant la neutralité prudentielle ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un ministère des Finances&nbsp;orienté vers l’assainissement de l’actionnariat public et la rationalisation des charges ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un marché financier érigé en instrument privilégié de collecte de l’épargne et d’orientation des investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable souveraineté économique réside dans la capacité à maîtriser les outils financiers et à les mettre au service des priorités nationales. Il est temps de faire de la Bourse de Tunis un pilier central de la rénovation du modèle économique national.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LlvVR7NTrw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/embed/#?secret=DkAJAMntbn#?secret=LlvVR7NTrw" data-secret="LlvVR7NTrw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Bourse de Tunis &#124; Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté aidera à les réformer et à réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur appelle le président de la république Kaïs Saïed à œuvrer pour l’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté pour aider à les réformer, les rendre plus rentables, réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat et, ce faisant, stimuler la croissance économique globale dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-19356639"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Président peut-il collaborer avec la Bourse de Tunis (BVMT) pour sauver l’économie tunisienne en cette période de malaise économique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela se joue dans un contexte marqué par une forte inflation, un chômage élevé, un endettement important, une croissance économique faible, une détérioration du niveau de vie des familles tunisiennes et une conjoncture économique mondiale incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président refuse de collaborer avec le FMI et les bailleurs de fonds étrangers, il dispose d’une opportunité en or : travailler avec la BVMT. Il pourrait ainsi éviter que les 105 entreprises publiques ne plombent le budget de l’État par leurs déficits en cette période difficile, tout en sauvant l’économie tunisienne dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Pourquoi le gouvernement tunisien ne procède-t-il pas à l’introduction en Bourse des entreprises publiques (CPG, Steg, Etap, Stir, Stam, Sonede, etc.) ? Il pourrait utiliser les liquidités du marché boursier pour financer et réformer ces entreprises, les rendre rentables et stimuler la croissance économique globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas l’économie informelle (ou parallèle) — qui représente 40 % de l’économie réelle — afin de collecter jusqu’à 12 milliards de dinars de recettes fiscales ? Une partie de ces fonds pourrait servir à accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, évitant ainsi au gouvernement de devoir contraindre les banques à octroyer de tels prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas le système de subventions alimentaires et énergétiques ? Une économie d’environ 5 milliards de dinars sur ce budget permettrait d’accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs ; rappelons que seule 50 % de la population tunisienne a réellement besoin de ces subventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Pourquoi le gouvernement n’encourage-t-il pas les 65 % de Tunisiens sans compte bancaire à adopter les services bancaires mobiles et à ouvrir un compte ? Cela permettrait d’intégrer au système bancaire les 29 milliards de dinars circulant dans l’économie parallèle, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour prêter au secteur privé, stimuler la production industrielle et ramener le taux de chômage à 10 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour sortir la Bourse de Tunis de la tourmente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux dernières semaines, la Bourse de Tunis a perdu plus de 8,5 % de sa capitalisation boursière par rapport à son pic de 21 550 points atteint début juillet 2026 ; le secteur bancaire, à lui seul, a perdu plus de 11 % de sa valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte globale est considérable en termes de dinars : elle équivaut à 4 400 millions de dinars, soit près de 2,6 % du PIB total de 2025 (PIB de 170 milliards de dinars / 4,4 milliards de dinars = 2,6 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix élevés du pétrole brut et de l’énergie vont faire grimper l’inflation et les taux d’intérêt bancaires, ce qui se traduira par une hausse des coûts et une baisse des bénéfices pour le secteur bancaire tunisien. Cela entraînera une nouvelle baisse de l’indice boursier tunisien, tendance qui pourrait se poursuivre tout au long du mois d’août et dans les mois à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul lent mais constant a débuté début juillet, bien avant l’entrée en vigueur de la loi 2026-148 relative aux prêts sans intérêts ni garanties. Cela indique que d’autres facteurs ont incité les investisseurs à vendre massivement des actions cette semaine, provoquant une chute de 8,5 % de l’indice au cours des quatre dernières semaines et cette perte colossale de 4,4 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons désormais identifier et quantifier les véritables raisons pour lesquelles la Bourse de Tunis a connu deux journées très difficiles, mardi et mercredi derniers :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. l’indice boursier tunisien avait progressé de 65 % depuis le début de l’année ; les investisseurs ont donc souhaité prendre leurs bénéfices avant toute correction brutale, tirant les leçons de la chute de la Bourse sud-coréenne la semaine dernière et du recul d’autres marchés mondiaux en juillet&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier sud-coréen Kospi a perdu 25 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier indien BSE Sensex a perdu 10 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier Nasdaq-100 a perdu 7 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice de la Bourse de Tunis (Tunindex) a perdu 8,5 % de sa valeur en juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le secteur bancaire connaît une liquidité limitée ; on observe une abondance de vendeurs d’actions face à une faible demande cette semaine, ce qui a entraîné une baisse des cours et fait reculer le Tunindex de 3,47 points en une seule journée mardi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. La réduction de la liquidité bancaire destinée au secteur privé, les restrictions sur les dividendes et la contraction de 8 % du secteur financier en 2025 : la Banque centrale a incité les banques à limiter ou suspendre les versements afin de préserver leurs fonds propres et de restreindre les sorties de devises. Cette mesure a réduit la liquidité disponible pour les prêts et la génération de profits supplémentaires, pesant ainsi sur le cours de leurs actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Par ailleurs, le marasme économique tunisien et la faiblesse des investissements ont freiné la croissance de nombreuses entreprises ; neuf des 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont enregistré des pertes en 2025, affichent des capitaux propres négatifs et n’ont pas publié leurs rapports annuels depuis plus de trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces neuf entreprises représentent 12 % des sociétés cotées ; leurs pertes contribuent à la tendance baissière du marché boursier tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des recommandations en guise de conclusion :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien peut développer la Bourse de Tunis et générer davantage de richesse pour chaque famille tunisienne en collaborant avec le marché financier pour y introduire des entreprises publiques ; cela permettrait à ces sociétés de lever des capitaux pour investir et se développer, plutôt que de peser sur le budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. L’économie tunisienne a besoin de devises étrangères, et non de dinars — un <em>«mini-plan Marshall»</em> d’au moins 3 milliards de dollars est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut imprimer des dinars, mais pas du pétrole brut. On peut imprimer des dinars, mais pas du gaz naturel. On peut imprimer des dinars, mais pas du blé ni des matières premières&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. En 2025, la Bourse de Tunis a progressé de 35 % et dispose d’importantes liquidités : le gouvernement peut collaborer avec elle et s’appuyer sur les entreprises publiques pour lever des capitaux et leur accorder des prêts destinés à l’investissement et à la croissance économique. Cela permettrait d’attirer davantage de dollars et d’euros, de réduire le niveau d’endettement, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique supérieure au taux d’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le gouvernement tunisien peut collaborer avec le ministère des Finances, les banques commerciales et la Banque centrale pour réformer l’économie parallèle et accroître les recettes fiscales de 17 milliards de dinars (12 milliards issus de l’économie parallèle et 5 milliards grâce à la réforme des subventions).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement pourrait alors accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, réduisant ainsi ses besoins d’emprunt auprès des banques commerciales et de la Banque centrale, ce qui contribuerait à ramener l’inflation monétaire à 3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Toutes ces mesures aideront les banques commerciales et le gouvernement à assainir les finances publiques ; les banques disposeront de davantage de liquidités pour prêter au secteur privé et soutenir la croissance économique dans un contexte mondial incertain, tout en améliorant la notation financière (Fitch Ratings) et en réduisant le niveau d’endettement de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’adoption des mesures susmentionnées entraînera un afflux croissant de dollars américains et d’euros en Tunisie, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée ainsi que les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. Il s’agit d’une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis ; elle favorisera la création de richesse pour chaque famille tunisienne et permettra de porter le taux d’épargne de 5 % à 15 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’afflux de dollars et d’euros augmentera grâce à l’adoption de ces mesures, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée, les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. C’est une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis, tout en générant davantage de richesse pour chaque famille tunisienne.<em>* Expert financier tunisien opérant en Afrique du Sud.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 06:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marginalisée par le pouvoir exécutif, l'UGTT s'invite dans le débat national en proposant des pistes pour une sortie de la crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/">Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marginalisée par le pouvoir exécutif, exclue du dialogue social dont elle fut historiquement l’un des principaux piliers et son influence considérablement réduite sur la scène politique, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tente d’exister, tant bien que mal, en s’invitant, de temps en temps, dans le débat national, par des déclarations de ses dirigeants à peine relayées par les médias, en attendant des jours meilleurs.</em></strong> <em>(Photo: Slaheddine Selmi, SG de l&rsquo;UGTT). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19362913"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation s’est rappelée au souvenir des Tunisiens, hier, samedi 1<sup>er</sup> août 2026, en communiquant sur un document de son département d’études intitulé <em>«La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour surmonter la crise»</em>, qui souligne le caractère désormais structurel des difficultés du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose des ressources nécessaires pour renouer avec la croissance, mais cela nécessite des réformes structurelles, une stratégie économique à long terme et un dialogue national sur les grands choix économiques et sociaux, a-t-elle souligné dans ledit document, qui insiste sur les enjeux clés de la crise&nbsp;: le poids de la dette publique (qui dépasse 80% du PIB), la faiblesse de l’investissement, la dépendance énergétique, notamment du gaz algérien, la perte de pouvoir d’achat, la fuite des compétences et la pression sur les ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’UGTT, le rythme de la croissance (entre 1,5 et 2,5 %, bon an mal an) demeure insuffisant pour réduire le chômage et financer adéquatement les services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au chapitre des recommandations, la centrale syndicale appelle l’Etat à soutenir l’investissement productif, à simplifier les procédures administratives et à développer les énergies renouvelables ainsi que les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport appelle également à la réforme des entreprises publiques sur la base d’objectifs vérifiables, tout en maintenant le contrôle de l’État sur les secteurs stratégiques. Position du reste partagée par le président de la république Kaïs Saïed, qui rejette catégoriquement toute idée de cession, totale ou partielle, de ces entreprises qui croulent sous les déficits et les dettes et pèsent lourdement sur les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les ressources en eau, l’UGTT appelle à prendre des mesures contre le gaspillage et prône le recours au dessalement et aux eaux usées traitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformes relatives aux subventions, à la fiscalité et aux entreprises publiques, ils ne peuvent être adoptées unilatéralement ; elles doivent faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux et s’accompagner d’une répartition équitable des coûts, souligne l’organisation syndicale, Prix Nobel de la Paix en 2015 pour son rôle important dans la conduite du dialogue national, mais qui peine à retrouver le rôle central qui fut le sien dans le dialogue politique et social dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, conclut l&rsquo;UGTT, peut tirer parti de sa proximité avec les marchés européens et africains, de son capital humain qualifié et de ses infrastructures relativement développées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la relance dépendra de la capacité à bâtir un nouveau modèle fondé sur l’investissement, la productivité, la bonne gouvernance et la justice sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une réconciliation nationale globale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant, samedi, dans l&rsquo;émission <em>‘‘Houna Tunes’’</em>, sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D8%AA%D8%AD%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%BA%D9%84%3A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AA%D8%AD%D8%AA%D8%A7%D8%AC-%D8%A7%D9%84%D9%8A%D9%88%D9%85-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%AD%D9%88%D8%A7%D8%B1-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A-%D8%B4%D8%A7%D9%85%D9%84-%D9%88%D9%85%D8%B5%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%A9-%D9%84%D8%A5%D9%86%D9%82%D8%A7%D8%B0-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%84%D8%A7%D8%AF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a> Ahmed Jaziri — secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de l’UGTT — a souligné que la Tunisie fait face à des défis majeurs et que les conditions nécessaires à un niveau de vie décent ont disparu, notant que les citoyens se plaignent de plus en plus de la cherté de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a ajouté que la situation actuelle du pays a incité le département des études et de la documentation de l’Union à présenter le document analytique intitulé <em>«La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour résoudre la crise»</em>, dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la nation, affirmant : <em>«Le syndicat travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a souligné au passage la nécessité pour toutes les parties concernées par la recherche de solutions à la crise multisectorielle que traverse le pays de s’unir et de parvenir à une réconciliation nationale globale. Rejetant les démarches unilatérales, qui caractérise le pouvoir exécutif depuis le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception, il a prôné un dialogue inclusif associant toutes les organisations et la société civile pour faire face à la situation — une crise nécessitant, selon lui, l’instauration de l’état d’urgence pour remettre la Tunisie sur la bonne voie — tout en rappelant que le pays a actuellement besoin de toutes ses compétences professionnelles, dont beaucoup le quittent pour des cieux plus cléments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a ajouté que ce message s’adresse à l’actuel gouvernement qui, a-t-il affirmé, refuse d’engager le dialogue avec l’Union et d’autres organisations, insistant sur le fait que la situation exige un effort concerté de toutes les parties.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en soulignant que le syndicat a ses propres idées et sa propre stratégie, et que la Tunisie ne manque de rien, le responsable syndical a affirmé que toute crise peut être résolue et que <em>«les fardeaux partagés sont légers»</em> (comme le dit l’adage).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, M. Jaziri a soutenu que la mauvaise gouvernance, le manque de suivi et la négligence ont conduit les institutions étatiques à la ruine, citant la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) comme exemple flagrant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à ceux qui imputent la crise actuelle du pays au syndicat, M. Jaziri a déclaré que l’UGTT est marginalisée depuis cinq ans et que ses propositions sont restées sans réponse.<em> «Aujourd&rsquo;hui, on rejette tout sur le syndicat, qui est une force positive et un vecteur de dialogue»</em>, a-t-il déclaré, qualifiant cette tentative de rejeter la responsabilité des problèmes du pays sur le syndicat de <em>«fuite en avant» </em>etune tentative d’éluder les véritables problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/">Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie face à la grogne des employés fantômes  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-tunisie-face-a-la-grogne-des-employes-fantomes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 11:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[emplois fictifs]]></category>
		<category><![CDATA[employés fantômes]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand va-t-on remédier au fléau des emplois fictifs qui saignent la trésorerie des entreprises publiques, et  grèvent le budget de l’Etat ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-tunisie-face-a-la-grogne-des-employes-fantomes/">La Tunisie face à la grogne des employés fantômes  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quand va-t-on remédier, en Tunisie, au fléau des emplois fictifs qui saignent la trésorerie des entreprises publiques, toutes en piteux état, grèvent le budget de l’Etat, lui-même déficitaire, et empoisonnent le climat social, qui est déjà moyennement tendu ? Quand va-t-on poser sérieusement cette question et décider de mettre fin à une mascarade économique qui consiste à donner des salaires réels à des employés fantômes dont l’absentéisme n’a d’égal que l’inutilité et la propension à réclamer de faux droits.</em></strong> <em>(Photo : Les fausses solutions ne règlent pas les problèmes sociaux mais les aggravent). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19083851"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les employés fantômes dont il est question ici, ce sont les salariés des entreprises locales chargées de l’environnement, des plantations et de l’aménagement paysager, qui ont poussé comme des champignons au lendemain de la révolution de 2011 aux quatre coins du pays et dont l’utilité, le rendement et l’impact sur l’environnement des zones où elles sont implantées sont proches de zéro. Pis encore : dans les régions où ces entreprise existent, l&rsquo;environnement ne s&rsquo;est jamais aussi mal porté.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">On a créé de faux emplois pour de faux employés dont on cherche à acheter le silence ou à faire taire les revendications. Résultat&nbsp;: on n’a pas obtenu la paix sociale ainsi recherchée mais alimenté la grogne parmi la population des régions déshéritées. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte délétère, on apprend ce lundi 29 juin 2026 que le syndicat régional du travail de Tataouine a appelé l’ensemble du personnel et de l’encadrement de l’entreprise locale chargée de l’environnement, des plantations et de l’aménagement paysager à participer à un rassemblement et à une marche de protestation le mercredi 1<sup>er</sup> juillet, afin de dénoncer le non-paiement des salaires des mois d’avril, mai et juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat a exigé le versement des salaires dans les délais et a souligné l’importance de mettre en œuvre des avancements professionnels concernant les grilles salariales et les classifications des emplois pour tous les employés et cadres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également insisté sur la nécessité de réviser la structure des salaires de base en fonction du salaire minimum garanti et a réclamé la fourniture d’uniformes de travail aux employés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà comment un Etat mal gouverné ne règle pas les problèmes auxquels il est confronté, mais les aggrave constamment en reportant, par manque d’imagination ou par lâcheté politique, leur solution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretemps, l’Etat aggrave son endettement, intérieur et extérieur, sans parvenir à relancer son économie atone, et s’empêtre davantage dans la crise. Quel gâchis&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi va la Tunisie cahin-caha vers le fond du précipice…</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A161VOhDA3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/phosphate-le-maroc-a-choisi-linvestissement-quand-la-tunisie-a-choisi-les-emplois-fictifs/">Phosphate : Le Maroc a choisi l’investissement quand la Tunisie a choisi les emplois fictifs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Phosphate : Le Maroc a choisi l’investissement quand la Tunisie a choisi les emplois fictifs » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/phosphate-le-maroc-a-choisi-linvestissement-quand-la-tunisie-a-choisi-les-emplois-fictifs/embed/#?secret=QEugyVAptE#?secret=A161VOhDA3" data-secret="A161VOhDA3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-tunisie-face-a-la-grogne-des-employes-fantomes/">La Tunisie face à la grogne des employés fantômes  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2026 08:29:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Transition numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand flou communicationnel autour du récent piratage de Tunisie Telecom révèle une grave faillite de gouvernance publique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/">La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’heure où la Tunisie amorce son Plan de développement 2026-2030, une vérité s’impose, aussi brutale qu’incontournable : on ne résout pas ce qu’on refuse de mesurer. Les récentes secousses sécuritaires et le grand flou communicationnel autour du récent piratage de l’application My TT de l’entreprise publique Tunisie Telecom ne relèvent pas du simple incident technique isolé ; ils agissent comme le révélateur d’une faille voire d’une faillite de gouvernance profonde qui ronge nos institutions publiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18834841"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Face à l’urgence de la relance économique, la transformation technologique se heurte à une paralysie structurelle où l’audace stratégique est systématiquement sacrifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant en exergue la mécanique du <em>«triangle interdit»</em> au sein de nos banques publiques — ce conflit permanent entre performance managériale, rigidité administrative et diktat syndical —, cette tribune démontre que sans une refonte radicale des circuits décisionnels, la transition numérique et l’intégration de l’Intelligence artificielle (IA) resteront de pieux mirages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">My TT : le naufrage d’une souveraineté de façade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le piratage récent de l’application My TT de l’opérateur historique a agi comme un violent électrochoc dans le paysage numérique tunisien. Le détournement des notifications push pour diffuser massivement un message politique contre le régime en place, couplé aux versions contradictoires d’une communication institutionnelle oscillant lamentablement entre <em>«opération de maintenance»</em> et aveu tardif de cyberattaque, met à nu les angles morts de la gouvernance de nos grandes structures publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode critique prouve qu’une souveraineté de façade ne suffit plus : lancer des projets ambitieux sur le papier sans une maîtrise absolue des infrastructures sous-jacentes, des protocoles de sécurité stricts et d’une ligne hiérarchique claire nous expose à des humiliations technologiques majeures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être souverain en 2026, ce n’est pas multiplier les effets d’annonce ou aligner les slogans à la mode ; c’est piloter avec une rigueur de fer les architectures et la donnée qui dictent notre productivité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage flagrant entre l’affichage moderniste de l’État et la réalité opérationnelle du terrain n’est pas une exception. Il s’agit de la manifestation visible d’une même matrice de blocage qui paralyse le cœur financier de notre économie : le secteur bancaire public, totalement pris au piège du <em>«triangle interdit»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="86EWX7wndB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/quand-tunisie-telecom-se-laisse-pirater/">Quand Tunisie Telecom se laisse pirater&#8230;  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand Tunisie Telecom se laisse pirater…   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/quand-tunisie-telecom-se-laisse-pirater/embed/#?secret=SNi80KQE0e#?secret=86EWX7wndB" data-secret="86EWX7wndB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Anatomie du «triangle interdit» ou la culture du parapluie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement 2026-2030 dessine les contours d’une Tunisie tournée vers l’économie du savoir et une souveraineté numérique affirmée. Pourtant, sur le terrain, l’exécution de cette stratégie demeure prisonnière d’un conflit d’intérêts institutionnels que l’on doit nommer le <em>«triangle interdit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de nos institutions financières publiques s’affrontent trois forces divergentes :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. la logique managériale portée par l’impératif théorique de rentabilité, d’agilité et de réactivité pour répondre aux besoins urgents des PME&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. la logique administrative garante d’une conformité réglementaire pointilleuse et de procédures étatiques rigides, qui s’enferme trop souvent dans la protection absolue du cadre contre le risque juridique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. la logique sociale et représentative axée sur la préservation des acquis et l’égalitarisme rigide&nbsp;; elle est portée en interne par une représentation syndicale puissante, historiquement ancrée dans la cogestion et la défense du statu quo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme dans l’incident de My TT, où les flottements hiérarchiques et la dilution des responsabilités ont rendu la gestion de crise illisible, l’absence d’une matrice d’arbitrage claire entre ces trois pôles paralyse chaque décision au sein des banques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de règles du jeu explicites, la gouvernance stratégique abdique face aux corporatismes. Le résultat est une dilution systématique de la responsabilité au centre du triangle, sacrifiant l’efficacité économique sur l’autel d’un <em>«consensus acceptable par tous»</em> — comprenez : un consensus dicté par la peur du conflit avec les partenaires sociaux et la hantise du risque réglementaire. Cette dynamique engendre une médiocrité institutionnalisée où la culture du parapluie et la paix sociale à court terme l’emportent systématiquement sur la performance technologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût de l’immobilisme : du turnover au mirage de l’IA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dysfonctionnement systémique engendre une hémorragie silencieuse de nos forces vives. Face à une culture managériale qui étouffe l’initiative, refuse de mesurer sa propre efficacité et privilégie l’ancienneté au détriment de la compétence, les cadres à haut potentiel — spécialistes de la donnée, experts en cybersécurité, analystes risques — refusent de servir de variables d’ajustement. Ils <em>«votent avec leurs pieds»</em> et fuient massivement vers le privé ou l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus grave encore, le syndrome My TT guette notre transition promise vers l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intégrer l’IA dans le back-office bancaire public n’est pas un défi technique, c’est un acte de souveraineté décisionnelle pour automatiser les processus et traquer l’évasion fiscale. Or, comment entraîner des modèles prédictifs fiables quand les circuits décisionnels et les bases de données d’une organisation sont fragmentés, opaques ou soumis à des arbitrages et veto constants de la représentation interne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une clarification radicale de notre gouvernance, l’IA ne sera qu’un gadget coûteux, un vernis technologique de plus sur des structures obsolètes. Installer un système d’information de pointe dans une organisation sans en réformer les circuits décisionnels revient simplement à numériser le dysfonctionnement. Nos institutions financières publiques ne peuvent plus se contenter d’être de simples locataires passifs de solutions technologiques étrangères dont elles ne maîtrisent pas les clés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lBLRsDH1NF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/">Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/embed/#?secret=2IhYbEeWvt#?secret=lBLRsDH1NF" data-secret="lBLRsDH1NF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Fin de la diplomatie interne : place à la clarification</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que l’horizon 2030-2035 ne soit pas le récit d’une énième occasion manquée, nous devons urgemment passer de la diplomatie interne et du pacte de non-agression syndical à une véritable souveraineté d’exécution articulée autour de trois piliers de rupture :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. la délimitation explicite des compétences par l’imposition d’une matrice de responsabilités (Raci) claire et opposable pour définir sans ambiguïté <em>«qui décide quoi»</em> et dans quels délais, en sortant définitivement les prérogatives managériales des zones de cogestion informelle&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. la traçabilité impérative des arbitrages par la documentation systématique des critères techniques et économiques guidant les choix des comités pour éliminer l’opacité et les pressions d’intérêt particulier&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. l’opposabilité réelle des procédures par la protection juridique du décideur qui respecte les règles établies, afin de restaurer la capacité d’agir, d’innover et de trancher face aux blocages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays ne se développe pas avec des intentions, mais avec des institutions capables de les exécuter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire My TT a sonné l’avertissement. Sans un bris radical des chaînes du <em>«triangle interdit»</em> au sein de nos banques publiques, les ambitions de la Tunisie pour 2030 resteront un vœu pieux. On ne réforme pas une économie en ménageant les conservatismes administratifs ou syndicaux, on la sauve en imposant la clarté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>NDLR</em></strong> : <em>Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent que leur auteur et ne sauraient en aucun cas refléter la position officielle d’une autorité publique ou d’une institution privée.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nguD6Amf2p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/tunisie-vers-une-independance-technologique-et-economique/">Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/tunisie-vers-une-independance-technologique-et-economique/embed/#?secret=iy539jg69X#?secret=nguD6Amf2p" data-secret="nguD6Amf2p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/">La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Briki pointe le décalage entre les slogans de Saïed et ses réalisations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/briki-pointe-le-decalage-entre-les-slogans-de-saied-et-ses-realisations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 08:03:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abid Briki]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie en avant]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18641962</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abid Briki se dit préoccupé par le décalage notable entre les slogans mis en avant par Kaïs Saïed et ses résultats sur le terrain.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/briki-pointe-le-decalage-entre-les-slogans-de-saied-et-ses-realisations/">Briki pointe le décalage entre les slogans de Saïed et ses réalisations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secrétaire général du mouvement Tunisie en avant, Abid Briki, s’est dit préoccupé par le décalage notable entre les slogans et les principes mis en avant par le président Kaïs Saïed et les résultats concrets obtenus sur le terrain.</em></strong></p>



<span id="more-18641962"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention dans l&rsquo;émission ‘‘Ici Tunis’’ sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B1%D9%8A%D9%83%D9%8A%3A-%D9%87%D8%B0%D9%87-%D8%A3%D8%B3%D8%A8%D8%A7%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D9%81%D8%AC%D9%88%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%83%D8%A8%D9%8A%D8%B1%D8%A9-%D8%A8%D9%8A%D9%86-%D8%B4%D8%B9%D8%A7%D8%B1%D8%A7%D8%AA-%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%85%D9%87%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%A5%D9%86%D8%AC%D8%A7%D8%B2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, M. Briki, qui compte parmi les soutiens du chef de l’Etat, a souligné que ce décalage est désormais palpable pour les citoyens et qu’il est impératif d&rsquo;y remédier, expliquant que le problème ne se limite pas à un seul secteur, mais englobe plusieurs, telles que les entreprises publiques, le système de sécurité sociale, la souveraineté alimentaire et la réforme de l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Briki a attribué ce décalage principalement à l’absence d’un programme de réforme clairement défini, faisant remarquer que même un plan limité permettrait d’évaluer les performances et d’identifier les lacunes à corriger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abordant la situation des entreprises publiques, M. Briki a souligné que le président de la république insiste dans ses discours sur son rejet de la privatisation et son engagement à les réformer. Or, en réalité, il n’y a pas de programmes en ce sens, ni d’études ou de propositions concrètes émanant des autorités compétentes. Il a cité en exemple la situation de la Société du Phosphate de Gafsa (CPG), qui, a-t-il affirmé, est désormais incapable de verser les salaires de ses employés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Briki a également fait remarquer que le président fonde ses positions sur des données fournies par les agences gouvernementales, suggérant que le non-respect de ses directives pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs&nbsp;: soit la présentation de données trompeuses pour s’attirer les faveurs du président, ce qu’il a qualifié de dangereux&nbsp;; soit les données sont exactes, mais l’administration est incapable de mettre en œuvre les solutions, ce qu’il serait encore plus grave, selon lui&nbsp;; soit les ressources financières nécessaires à la réalisation des réformes préconisées sont manquantes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/briki-pointe-le-decalage-entre-les-slogans-de-saied-et-ses-realisations/">Briki pointe le décalage entre les slogans de Saïed et ses réalisations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisair, El Fouladh, Ciments de Bizerte &#124; La grande comédie nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/28/tunisair-el-fouladh-ciments-de-carthage-la-grande-comedie-nationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 07:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ciments de Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[El Fouladh]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Kaouache]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où prendre Tunisair était un motif de fierté.  Aujourd’hui, la scène a viré à la farce et au cauchemar</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/28/tunisair-el-fouladh-ciments-de-carthage-la-grande-comedie-nationale/">Tunisair, El Fouladh, Ciments de Bizerte | La grande comédie nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il fut un temps où prendre Tunisair était un motif de fierté. Pavillon national, hôtesses souriantes, avions flambant neufs : on voyageait avec la certitude d’être porté par une compagnie qui reflétait dignement l’image du pays. Aujourd’hui, la scène a viré à la farce. On affrète des avions serbes ou ukrainiens, des équipages étrangers, et tout cela… pour continuer à verser des salaires à des milliers d’employés qui n’ont plus de travail réel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tarek Kaouache</strong> *</p>



<span id="more-17561786"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2.jpg" alt="" class="wp-image-17533579" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, Tunisair ne vole plus que dans les comptes publics. L’entreprise survit sous respirateur artificiel, alimentée par la dette, pendant que ses avions, eux, volent sous d’autres pavillons.**</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comble ? Ce scénario n’est pas une exception. El Fouladh à Menzel Bourguiba, les Ciments de Bizerte et tant d’autres fleurons déchus de l’économie tunisienne reproduisent la même absurdité : il est désormais plus <em>«rentable»</em> d’importer que de produire. Les usines, au lieu de créer de la richesse, servent de machines à distribuer des salaires. Des milliers d’employés payés à… attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une tragédie économique et une comédie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tragédie parce que le pays s’enfonce dans des déficits abyssaux pour maintenir sous perfusion des géants aux pieds d’argile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comédie parce que chacun fait semblant d’y croire. Les syndicats défendent l’indéfendable, les gouvernements repoussent les réformes, et la population regarde, fatiguée, ce théâtre d’ombres qui se joue avec son argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité est brutale : nous n’avons pas d’entreprises publiques, nous avons des rentes publiques. Des coquilles vides, entretenues par une logique clientéliste, qui empêche toute véritable relance économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays ne peut pas se permettre d’importer ce qu’il sait produire, ni d’externaliser ce qu’il devrait maîtriser. Tant que nous ne briserons pas ce cercle vicieux, Tunisair, El Fouladh et les Ciments de Bizerte ne seront pas des locomotives du développement, mais les boulets de notre avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Formateur et consultant senior freelance&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Tribune rédigée avec le recours à l&rsquo;IA</em>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RCdFeVGi2s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/letat-tunisien-ne-peut-plus-continuer-a-soutenir-financierement-tunisair/">L’Etat tunisien ne peut plus continuer à soutenir financièrement Tunisair</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Etat tunisien ne peut plus continuer à soutenir financièrement Tunisair » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/letat-tunisien-ne-peut-plus-continuer-a-soutenir-financierement-tunisair/embed/#?secret=cELvz7eGuS#?secret=RCdFeVGi2s" data-secret="RCdFeVGi2s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/28/tunisair-el-fouladh-ciments-de-carthage-la-grande-comedie-nationale/">Tunisair, El Fouladh, Ciments de Bizerte | La grande comédie nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 11:05:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[caisses sociales]]></category>
		<category><![CDATA[déficit public]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[lutte de libération nationale]]></category>
		<category><![CDATA[révolution législative]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que faire pour faire bouger une administration publique qui emploie quelque 700 000 salariés et que l’on continue d’engraisser par des milliers de recrutements supplémentaires chaque année? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que faire pour faire bouger une administration publique qui emploie quelque 700&nbsp;000 salariés (plus du double de ce dont elle a besoin pour fonctionner plus ou moins correctement) et que l’on continue d’engraisser par des milliers de recrutements supplémentaires chaque année, sans tenir compte des difficultés financières de la Tunisie, ni de ses déficits chroniques ni encore de son surendettement qui la rend de moins en moins solvable au regard d’éventuels prêteurs internationaux&nbsp;?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16742401"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les textes de loi, à eux seuls, ne suffisent pas, tant que les personnes chargées de leur mise en œuvre ne font pas preuve de responsabilité et de dévouement au service de l’administration»</em>, a déclaré le président de la République, Kaïs Saïed, lors de son entretien avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, hier, lundi 9 juin 2025, au Palais de Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué de la présidence, l’entretien a porté sur la situation de plusieurs établissements et entreprises publics, se gardant d’ajouter que ces établissements et entreprises connaissent presque tous des difficultés financières et des dysfonctionnements structurels qui ne datent pas d’aujourd’hui mais auxquels on n’a pas encore trouvé de solutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un manque d’engagement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Saïed a indiqué qu’il suit de près le fonctionnement de plusieurs services publics, une tâche <em>«qui devait, normalement, être confiée directement aux autorités compétentes à l’échelle nationale, régionale ou locale»</em>, a-t-il souligné, dans ce qui ressemble à un reproche adressé à la Première ministre et aux membres de son cabinet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nuipFvgQi1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/30/kais-saied-%e2%94%82-les-politiques-sociales-vont-creer-la-richesse/">Kaïs Saïed │ «Les politiques sociales vont créer la richesse»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed │ «Les politiques sociales vont créer la richesse» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/30/kais-saied-%e2%94%82-les-politiques-sociales-vont-creer-la-richesse/embed/#?secret=MefYytwHH8#?secret=nuipFvgQi1" data-secret="nuipFvgQi1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, Saïed a fait remarquer – pour la énième fois et sans craindre de se répéter – que servir les citoyens est un devoir sacré qui incombe à tout responsable, ajoutant que <em>«les textes de loi ne tirent pas leur valeur de leur existence, mais de l’engagement de ceux chargés de veiller à leur mise en œuvre», </em>laissant ainsi entendre que les membres du gouvernement et les hauts cadres de l’Etat ne font pas montre d’engagement et encore moins de zèle dans la mise en œuvre des mesures prises et des lois promulguées dans le cadre de la <em>«révolution législative»</em> et de la <em>«lutte de libération nationale»</em> qu’il mène depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Mesures et lois qui tardent à donner leurs fruits, en termes de relance de la croissance économique et d’amélioration du niveau de vie des citoyens. D’où l’impatience du chef du chef de l’Etat et ce lancinant sentiment d’impuissance qu’il ne cesse d’exprimer face à une bureaucratie lourde et inefficace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On engraisse le mastodonte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A qui la faute&nbsp;? Et que faire pour faire bouger le mastodonte qui emploie quelque 700&nbsp;000 salariés (plus du double de ce dont le pays a besoin pour fonctionner plus ou moins correctement) et que l’on continue d’engraisser par des milliers de recrutements supplémentaires chaque année, sans tenir compte des difficultés financières du pays, ni de ses déficits chroniques ni de son surendettement qui le rend de moins en moins solvable au regard d’éventuels prêteurs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, jusqu’à quand le pays va-t-il continuer de s’endetter, auprès des bailleurs de fonds, intérieurs et extérieurs, non pas pour relancer son économie en panne depuis 2011, mais pour financer ses dépenses publiques, lesquelles poursuivent leur irrésistible escalade de l’Everest ? &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s5Ca3rSXGd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/">Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/embed/#?secret=gh0JNVzIgR#?secret=s5Ca3rSXGd" data-secret="s5Ca3rSXGd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déficit budgétaire et surendettement &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’Etat estime sans doute que son rôle est éminemment politique et qu’il consiste à décider des politiques publiques et à faire promulguer des décrets et des lois, et qu’il revient aux membres du gouvernement de trouver et de mobiliser l’argent nécessaire pour leur mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Recevant, au cours de la même journée, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, qui s’apprêtait à partir pour Genève pour participer aux réunions de l’Organisation internationale du travail (OIT), le chef de l’Etat a souligné la nécessité de trouver des solutions pour le financement des caisses sociales qui, comme on le sait, sont toutes déficitaires, et maintenues sous perfusion grâce aux injections de fonds de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a souligné que la <em>«révolution législative»</em> dans le domaine du travail doit être fondée sur la justice et l’équité afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien dans les secteurs public et privé, faisant ainsi allusion à la suppression de la sous-traitance et de l’emploi précaire dans les secteurs aussi bien privé que public, <em>«révolution»</em> qui va se traduire par des recrutements dont bénéficieront des dizaines de milliers de chômeurs de longue durée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est certes pas de refus, et c’est même une excellente nouvelle pour cette catégorie sociale longtemps oubliée. Il reste, cependant, l’essentiel, à savoir la mobilisation des fonds nécessaires au financement des salaires et des indemnités de ces travailleurs, sachant que la Loi de Finances pour l’année 2025, dont le financement est loin d’être bouclé, n’a pas prévu ces dépenses supplémentaires. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le problème, car problème il y a, c’est que ni la Première ministre, ni la ministre des Finances, que le président a également reçu hier, ni encore les membres de l’Assemblée des représentants du peuples (ARP), n’ont cru devoir nous expliquer comment ils vont procéder pour <em>«trouver des solutions pour le financement des caisses sociales»</em> et des masses de nouveaux travailleurs publics, comme les y invite Kaïs Saïed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La balle est dans leur camp, mais on ne voit vraiment pas comment ils vont faire pour mobiliser les financements nécessaires pour la mise en œuvre des politiques sociales du président sans crever le plafond du déficit public et de l’endettement extérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RKPNvBLHpB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/tunisie-combien-coutent-les-mesures-sociales-du-president-saied/">Tunisie : combien coûtent les mesures sociales du président Saïed ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : combien coûtent les mesures sociales du président Saïed ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/tunisie-combien-coutent-les-mesures-sociales-du-president-saied/embed/#?secret=aYrcTzrnYe#?secret=RKPNvBLHpB" data-secret="RKPNvBLHpB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Minimax]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15973349</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie aurait gagné à accepter les réformes structurelles demandées par le FMI quitte à bien négocier les conditions de le leur mise en œuvre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/">La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur, économiste universitaire, se livre ici à un exercice original : transposer le raisonnement à la base du modèle de décision très connu du Minimax à la décision que Kais Saïed à prise de rompre les relations avec le FMI. Aucune formation économique ou autre n’est nécessaire pour comprendre cet article, juste un minimum d’esprit logique et de bon sens communs à tout un chacun. Pour le reste, l’article se laisse lire facilement et sa conclusion est on peut plus claire.&nbsp;</em></strong><em><strong>&nbsp;</strong>(Ph. Dernière rencontre entre Kaïs Saïed et Kristalina Georgieva, DG du FMI, en marge d’un sommet financier en juin 2023&nbsp;à Paris).</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-15973349"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les disciplines qu’on enseigne aux maitrisards de l’Institut des hautes études commerciales (Ihec) et futurs gestionnaires d’entreprises et que j’ai eu personnellement plaisir à enseigner, parmi d’autres disciplines, figure la théorie de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La problématique que traite cette théorie est que nous vivons tous dans un avenir incertain et que personne, à moins d’être un prophète, ne peut prévoir de quoi sera fait demain, mais que nous devons quand même prendre des décisions importantes qui engagent notre avenir que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette théorie comporte plusieurs modèles stochastiques (basés sur la théorie des probabilités), plus ou moins compliqués, dont je vais prendre juste le raisonnement à la base de l’un des plus simples d’entre eux, le modèle du Minimax, pour analyser avec cet outil de décision le bienfondé ou non de la décision prise par notre président de rompre toute collaboration de la Tunisie avec le FMI.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Raisonnement à la base du modèle du Minimax</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer de la façon la plus simple ce raisonnement au grand public, je vais prendre un exemple que nous avons tous vécu ou que les jeunes gens vivront un jour ou l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Supposons qu’on fasse connaissance d’une jeune femme (ou d’un jeune homme s’il s’agit du genre opposé) qui nous plaît beaucoup et qu’on hésite à épouser ou pas (le raisonnement ne s’applique pas au cas où on tombe fou amoureux et que l’on fonce tête baissée sans même réfléchir!). Dans ce cas, il y a quatre scénarios possibles (on parle d’hypothèses dans la théorie de la décision).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario A</em> : on décide d’épouser la personne et l’avenir montrera qu’on a eu raison de le faire et qu’on sera heureux avec elle. Dans ce cas la perte subie est nulle puisqu’on a pris la bonne décision&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario B</em> : on décide de ne pas l’épouser et l’avenir montrera qu’on a eu raison de ne pas le faire parce cette personne qui n’était pas celle qu’il nous fallait et qu’on aurait été malheureux avec elle. Dans ce cas la perte subie est nulle aussi puisqu’on a pris la bonne décision&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario C</em> : on a décidé de l’épouser mais l’avenir montrera que c’était une mauvaise décision qu’on n’aurait pas dû prendre. Dans la théorie de décision, on appelle cela le risque de première espèce. La perte MAXIMALE (au pire des cas) associée à ce risque est un divorce, des enfants déchirés entre leurs parents divorcés, une pension alimentaire à payer, peut-être même une dépression psychologique, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario D</em> : on décide de ne pas l’épouser alors que l’avenir montrera que c’était une erreur parce c’était la personne qu’il nous fallait pour être heureux. On appelle cela le risque de deuxième espèce. Dans ce cas, la perte MAXIMALE qu’on subit est la valeur qu’on attache à la vie en famille, à avoir des enfants, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon ce modèle, la meilleure décision à prendre est celle qui correspond au minimum du risque maximum associé à chaque décision, d’où le nom de modèle du Minimax.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clair, dans cet exemple, si la valeur qu’on attache au coût financier et psychologique d’un divorce est plus élevée que la valeur qu’on attache à la vie en famille, avoir des enfants, etc., il faut prendre la décision de ne pas se marier avec cette personne et inversement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle, tel qu’il est enseigné à l’université aux futurs gestionnaires d’entreprises, s’applique surtout pour les décisions à prendre dans les domaines de l’investissement, d’achat d’actions&nbsp;et de placements financiers en bourse, etc.,&nbsp;où il est plus facile de traduire en termes financiers les coûts attachés aux risques de première et deuxième espèce. Il se complique par l’introduction de probabilités de réalisation de chaque scénario estimé à priori (au nez) ou en ayant recours à des lois statistiques telles que la loi de Poisson (qui permet de calculer la probabilité d’un évènement rare tel qu’un accident, une faillite, un divorce, etc.) et en raisonnant en termes d’espérance mathématique de coût (modèle de Bayes), ou en introduisant un coefficient d’optimisme/pessimisme (modèle de Hurwicz).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais bien sûr je ne vais pas aller aussi loin dans cet article destiné au grand public et je vais juste appliquer le raisonnement qui est à la base de ce modèle à la décision qu’aurait dû prendre notre Président en rapport avec les relations avec le FMI.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ATtpzFMdvA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/embed/#?secret=PbGJdcksdx#?secret=ATtpzFMdvA" data-secret="ATtpzFMdvA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce de la décision de Kais Saïed&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il s’agit du risque associé à la décision d’accepter les conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de 1,9 milliards de dollars (et donc de ne pas rompre avec lui) alors que l’avenir montrera que c’était une erreur et qu’il n’aurait pas dû accepter ces conditions et prendre cette décision.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle est la perte Maximale (au pire des cas) associée à ce risque?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est la résultante ou la somme des pertes associées à la mise en œuvre de chacune des conditions que le FMI avait posé pour débloquer son prêt, à savoir&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la restructuration des entreprises publiques déficitaires;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction du poids de la masse des salaires des fonctionnaires dans le budget de l’Etat;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la suppression de la compensation des prix des produits énergétiques et de consommation de base. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans mon avant dernier article intitulé «<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Président Kais Saïd avait-il raison de rompre avec le FMI ?</a>», j’avais analysé d’une façon approfondie l’impact et les modalités possibles de mise en œuvre de chacune de ces réformes structurelles que le FMI avait exigé. Je ne vais pas reprendre cette analyse dans le présent article pour ne pas me répéter mais en faire juste une synthèse en faveur ou contre la décision prise par notre Président.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la condition de restructuration des entreprises publiques&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’une centaine (110 exactement) d’entreprises publiques structurellement et historiquement largement déficitaires dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat l’obligeant à chercher des sources de financement internes ou externes pour les financer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les impacts négatifs de cette politique, je citerais :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; l’aggravation du déficit budgétaire&nbsp;:</em> ces subventions et aides pèsent sur les finances publiques, réduisant les marges de manœuvre pour d’autres investissements;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; le financement des entreprises publiques déficitaires se fait souvent par l’endettement</em>, soit directement par l’État, soit par des garanties accordées aux entreprises pour contracter des prêts, ce qui la contribue à l’augmentation du déficit budgétaire et à l’endettement global du pays;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; la réduction des ressources pour les secteurs productifs&nbsp;:</em> les fonds alloués au sauvetage des entreprises publiques sont souvent détournés des secteurs productifs ou essentiels comme la santé, l’éducation ou les infrastructures, ce qui limite la capacité de l’État à financer des projets de développement et&nbsp;améliorer le bien-être de la population et la croissance économique;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; l’effet sur l’investissement privé et la compétitivité&nbsp;:</em> les entreprises publiques déficitaires fonctionnent souvent avec des coûts élevés, un faible rendement et une gestion inefficace, ce qui nuit à la compétitivité de l’économie et peut décourager les investissements privés, qui craignent une concurrence déloyale ou un environnement économique instable;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; la pression fiscale accrue&nbsp;:</em> pour compenser les pertes des entreprises publiques et maintenir un niveau minimal de services, l’État est contraint d’augmenter les impôts ou d’introduire de nouvelles taxes, ce qui impacte le pouvoir d’achat des citoyens et la compétitivité des entreprises;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; une plus grande injustice sociale&nbsp;:</em> contrairement à ce que pense notre Président, une telle politique augmente l’injustice sociale. Je citerais comme exemple le cas de la SNCFT où toutes les recettes du trafic de voyageurs et de marchandises ne couvrent que 87% des charges salariales, ne laissant rien pour la consommation d’énergie, l’entretien du réseau, le renouvellement du matériel roulant&#8230; Au nom de quel principe de justice sociale le citoyen qui habite a Sidi Bouzid ou Kairouan qui n’a pas la possibilité de prendre un train puisque ces villes ne sont pas connectées au réseau ferroviaire, doit-il contribuer, à travers les taxes qu’il paie à l’Etat, à subventionner à hauteur de 13% les salaires perçus par les cheminots? Je pourrais multiplier les exemples pour Tunisair, la Steg, la Sonede, etc.;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; enfin, au nom de quel principe l’Etat peut-t-il justifier le maintien d’une telle politique,</em> d’autant plus que, comme je l’ai expliqué dans mon article, il existe bel et bien plusieurs techniques de montages juridiques et financiers qui permettent de restructurer une entreprise publique et la rendre excédentaire sans avoir à la privatiser (contrat programme, PPP, BOT, concession&#8230;)?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A moins que ce soit la politique de la fuite en avant ou de celle du proverbe qui dit </em>«le dernier qui reste paiera le loyer»<em>, je ne trouve aucun argument en termes de justice sociale ou d’allocation optimale des ressources qui justifie le rejet par notre Président de cette réforme structurelle demandée par le FMI qui est absolument nécessaire à court ou moyen terme pour équilibrer les finances publiques. En conséquence, la perte associée à cette condition posée par le FMI est à mon avis non seulement nulle, mais on pourrait parler même d’une opportunité ratée pour résoudre ce problème de ces entreprises publiques structurellement déficitaires à ses racines.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la condition de réduction du poids de la masse salariale dans le budget de l’Etat&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 56 fonctionnaires par 1000 habitants (contre 17 au Maroc et 14 en Jordanie, des pays à taille et économie comparables), l’administration tunisienne est l’une des plus pléthoriques au monde. Il en résulte un poids de la masse salariale des fonctionnaires sur le budget de l’État excessif&nbsp;: en 2025, les dépenses salariales sont estimées à 24,389 milliards de dinars, marquant une augmentation de 8,1% par rapport à 2024. Cette somme représente 40,7% des dépenses totales du budget et 13,3% du produit intérieur brut (PIB).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proportion élevée des dépenses salariales limite la capacité de l’État à investir dans d’autres secteurs essentiels tels que l’infrastructure, la santé et l’éducation.&nbsp;Son financement par le biais d’emprunts obligataires et de Bons du Trésor à court, moyen ou long termes souscrits par les banques commerciales, coûte très cher à l’État en termes d’intérêts à payer et détourne les banques commerciales de leur vocation de financer les entreprises et l’activité économique pour favoriser la croissance. De même que son financement par la BCT, à travers le recours excessif au mécanisme de la <em>planche à billets</em> renforce l’inflation, réduit la compétitivité des entreprises et aggrave le déficit de la balance commerciale et déprécie la valeur du dinar, engendrant une plus grande baisse de la compétitivité, un plus grand déficit commercial, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maintien d’une telle armée de fonctionnaires (640 000), ou pire son renforcement par 5000 autres parmi les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée comme vient de le décider le chef de tout l’Etat, ne peut qu’aggraver la situation et obliger l’Etat à continuer à s’endetter davantage, s’il trouve qui veut bien lui prêter, sinon <em>augmenter davantage la pression fiscale qui est déjà parmi les plus élevées au monde.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En termes de perte liée au risque de première espèce à subir, on peut ainsi conclure qu’elle est nulle aussi et qu’au contraire, l’Etat a perdu une occasion d’assainir les finances publiques une fois pour toutes.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la suppression de la compensation&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de compensation des prix en Tunisie, destiné à stabiliser les coûts des produits de base et énergétiques, représente une charge financière notable pour le budget de l’État. En 2024, les dépenses de compensation sont estimées à 11 337 millions de dinars (MD), en légère baisse par rapport aux 11 475 MD de 2023. De plus, l’augmentation des prix du pétrole et la dépréciation du dinar ont entraîné des dépassements budgétaires, notamment en 2017, où une dérive de 900 millions de dinars a été enregistrée pour la compensation énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fluctuations rendent le système de compensation vulnérable aux variations des marchés internationaux et aux facteurs économiques internes. En particulier, la compensation des prix de l’énergie exerce une pression notable sur le budget de l’État&nbsp;: en 2024, une enveloppe de 7,086 milliards de dinars a été allouée à la compensation des hydrocarbures et de l’électricité, contre 7,030 milliards en 2023. Cette situation limite la capacité de l’État à investir dans d’autres secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la volatilité des prix internationaux du pétrole des cours des produits alimentaires (blé, orge, sucre, riz etc.) et les fluctuations du taux de change du dinar rendent difficile la prévision et la gestion efficace de ces dépenses.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, le gouvernement tunisien doit tôt ou tard procéder à des réformes pour rationaliser le système de subventions des prix des produits de consommation de base et énergétiques, avec pour objectif de réduire le fardeau financier sur le budget de l’État tout en protégeant les populations vulnérables contre les hausses des prix de l’énergie.&nbsp;Une des solutions que j’avais proposé dans mon avant-dernier article est de créer une caisse autonome de compensation financée par des taxes «<em>pigurrienes</em>» telles qu’un impôt sur le <em>capital oisif</em> ou un impôt sur le patrimoine, afin de décharger le budget de l’Etat du poids de la compensation et sans en priver&nbsp; les catégories sociales les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Si on tient compte du fait que le FMI n’a jamais exigé la suppression immédiate et d’un seul coup de la compensation mais l’élaboration d’une stratégie et d’un programme étalés sur plusieurs années pour arriver à cet objectif, on peut considérer que la perte maximale associé au risque de première espèce de cette réforme est faible</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la perte de la souveraineté nationale&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal argument avancé par notre Président pour justifier non seulement le rejet des conditions de FMI mais même la rupture de toute collaboration avec lui.A ce sujet, il faut bien qu’on ouvre les yeux et qu’on ne prenne pas nos rêves pour de la réalité. En effet, de quelle souveraineté nationale parle notre Président lorsqu’on doit importer 87% du blé dur et 73% de l’orge que nous consommons chaque année, que l’on doit taper à la porte du FMI ou d’autres bailleurs de fonds pour obtenir des prêts en devises pour rembourser notre dette et payer nos importations, ou que l’on doit demander l’aumône au Roi de l’Arabe Saoudite pour qu’il veuille bien nous accorder 87 millions de dollars pour financier la construction d’un hôpital à Kairouan ou à l’Émir du Koweït pour qu’il nous accorde 100 millions de dollars pour construire quatre autres hôpitaux, des sommes qui constituent des miettes pour ces Rois et Émirs?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La véritable souveraineté nationale ne viendra que le jour où nous serons capables de produire nous-mêmes ce que nous consommons, ou exporter nos produits pour pouvoir en importer d’autres. Tout le reste, ce sont des discours naïfs, utopiques et populistes entièrement déconnectés de la réalité qu’on peut à la limite tenir dans la buvette des facultés, mais pas quand on détient le sort de 12 millions de Tunisiens entre les mains.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OB98i950GM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/embed/#?secret=2aXYKhnvuu#?secret=OB98i950GM" data-secret="OB98i950GM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour résumer, la perte maximale associée au risque de première espèce lié à la décision de Kais Saïed, je prendrais l’exemple d’un cancer, que Dieu nous en préserve tous. Pour moi, tant les déficits chroniques des entreprises publiques, que le poids de la masse salariale des fonctionnaires sur le budget de l’Etat et le fardeau de la compensation, sont comme des cancers qui rongent les finances publiques: soit on choisit de les ignorer avec le risque que l’économie nationale s’effondre au bout de quelques années, soit de les soigner par des chimio ou radiothérapies avec tous les désagréments qui en résultent : vomissements, diarrhées, perte de cheveux,.., avec l’espoir de guérison au bout. C’est aussi simple et dramatique que cela.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de deuxième espèce associé à la décision de Kais Saïed&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est celui que représente la décision de refuser les conditions posées par le FMI pour le déblocage du prêt de 1,9 milliards de dollars et même d’annoncer la rupture de toute collaboration avec lui, alors que l’avenir montrera que notre Président avait tort de prendre cette décision</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour le risque de première espèce, la perte maximale (au pire des cas) est la somme de plusieurs pertes probables :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; perte des 1,9 milliards de dollars qui auraient été les bienvenus dans une conjoncture aussi difficile que celle que traverse notre économie; c’est même une perte certaine et non probable puisqu’on ne verra plus la couleur de ces dollars;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; nos entreprises publiques continueront à être de plus en plus déficitaires et incapables de réaliser les investissements nécessaires pour améliorer la qualité des services publics qu’ils fournissent aux usagers;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la masse salariale des fonctionnaires continuera à creuser le déficit du budget de l’Etat, avec des difficultés de financement et un détournement plus grand des ressources des banques locales pour le financement du déficit de l’État plutôt que des entreprises et des investisseurs privés;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le budget de la compensation pèsera de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat en raison de la fluctuation des cours internationaux&nbsp;des produits alimentaires et énergétiques et du glissement lent mais continu du taux de change du dinar;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; ces trois facteurs combinés alourdiront d’une année à l’autre les déficits budgétaires de l’État, augmenteront son endettement interne et externe et détrôneront ses rares ressources de l’investissement en infrastructures, santé, éducation, etc., pour améliorer la qualité des services publics, y compris pour les catégories sociales vulnérables pour la protection desquelles le Président a cru bon de refuser les conditions du FMI et même rompre avec lui;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; ils accroissent aussi le risque d’une pression fiscale encore plus grande, faute de trouver d’autres sources de financement internes et externes;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; sans l’aval de FMI, les autres bailleurs de fonds n’accepteront pas de nous accorder des prêts en devises pour honorer les échéances de notre dette extérieure et importer nos produits alimentaires, médicaments, pétrole, etc. A ce sujet, il faut bien noter que nos banques commerciales ne peuvent souscrire qu’à des emprunts libellés en dinars, et que la banque centrale ne peut créer grâce à la planche à billets que des dinars aussi, et que ni les unes ni l’autre ne peuvent créer des dollars ou des euros qui ne peuvent provenir que de l’exportation de biens et de services, tels que le tourisme, ou des transferts effectués par nos TRE au profit de leurs familles restées en Tunisie;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; tant que les investissements publics et privés restent faibles et que les taux de croissance économique continuent à osciller entre 1% et 2% (1,4% en 2024), soient des taux nettement plus fiables que les taux d’intérêt auxquels nous avons emprunté souvent à long terme, le défaut de paiement de la dette publique est mathématiquement inéluctable et le passage devant le Club de Paris n’est qu’une question de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas, on risque de perdre pour de bon et dans des conditions humiliantes notre souveraineté nationale que Saïed pense avoir sauvé en rejetant les conditions du FMI et en rompant avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà sans en arriver là, ce que personnellement et en tant que Tunisien je ne souhaite pas, trouver dans le communiqué du FMI en date du 14 mars 2025 le nom de la Tunisie parmi les rares pays dans le monde dont les consultations en vertu de l’article IV avec FMI sont retardées, tels que la Syrie, le Yémen, le Soudan et l’Afghanistan,&nbsp;des pays dont le seul nom évoque la famine ou la guerre civile quand ce n’est pas les deux à la fois, est une bien triste nouvelle et ne présage&nbsp;rien &nbsp;de bon pour l’avenir de notre pays<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En résumé de cet exercice de transposition du raisonnement qui est la base du modèle du Minimax à la décision que devait prendre Kais Saïed en relation avec le FMI, il apparaît clairement pour le commun des mortels doté du minimum de bon sens&nbsp; que le minimum du risque maximum, en termes d’assainissement des finances publiques y compris en termes de préservation de la paix sociale et de la souveraineté nationale, se&nbsp; trouve bel et bien dans la décision <strong><u>d’accepter</u></strong> les réformes structurelles demandées par le FMI quitte à bien négocier les conditions de le leur mise en œuvre et le planning de leur exécution.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conclure cet article, j’hésite entre deux conclusions possibles:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; soit rappeler qu’en économie, comme dans tous les domaines de la vie <em>«celui qui n’avance pas recule»</em> et que des petits pays qui n’ont pas davantage de ressource naturelles ou humaines, tels que la Côte d’Ivoire ou le Rwanda ou l’Ethiopie ou même la petite Gambie (1,5 millions d’habitants) arrivent à faire 5 ou même 7% de croissance économique annuelle et sont donc en train de nous rattraper et même de nous dépasser grâce à leur seule bonne gouvernance économique;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; soit parler à notre Président dans le langage qu’il semble comprendre le mieux, celui du bonheur&nbsp;! Etant donné qu’il n’avait pas hésité à proposer le plus sérieusement du monde de remplacer le calcul du PIB (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Produit Intérieur Brut</a>) par un autre PIB (Produit Intérieur du Bonheur), a-t-il pris le temps de lire, entre deux poèmes de Bayram Ettounsi, que, selon <em>The World Happiness Report</em> basé sur des données récoltées par un sondage mondial Gallup dans plus de 140 pays au cours des trois années précédentes, soit de 2022 à 2024, la Tunisie se classe 113<sup>e</sup>, loin derrière l’Algérie (84<sup>e</sup>) et même la Libye (79<sup>e</sup>)?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Post scriptum </strong>: les lecteurs et lectrices, que je suis le premier à regretter que mes analyses économiques pessimistes dépriment, peuvent toujours aller sur mon blog <a href="https://sadokzerelli.blogspot.com/2025/03/donne-moi-la-main-pour-traverser.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Poèmes de la vie</em>»</a> pour rêver avec moi d’un monde meilleur. Avec sa politique, Kais Saïed peut nous enlever beaucoup de choses, mais ne pourra jamais nous enlever la capacité de rêver&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, consultant international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/">La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 09:45:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La décision prise par le président Kaïs Saïed de rompre les relations entre la Tunisie et le FMI est-elle justifiée ou non ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’annonce récente par un communiqué officiel de la Présidence de la République de la rupture de toute collaboration avec le Finds monétaire international (FMI) est passée presque inaperçue dans l’actualité économique et politique. Pourtant, c’est une décision qui aura des conséquences très lourdes à court et moyen terme sur les performances de l’économie nationale et les chances de sortir de la stagnation qu’elle connaît depuis quelques années déjà. L’auteur, économiste de formation et ancien expert auprès de plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque africaine de développement (BAD), analyse dans cet article les raisons de cette rupture et les arguments qui pourraient la justifier ou non.</em></strong> <em>(Photo: Jihad Azour, &nbsp;directeur du département Moyen Orient au FMI, reçu par Kaïs Saïed, le 21 juin 2022).  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-15783058"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière décision présidentielle de rompre officiellement toute relation avec le FMI, passée presque inaperçue dans une actualité dominée par les procès politiques et des nouvelles du type X est entré en prison et Y en est sorti, est très lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et son image tant sur la scène diplomatique internationale que sur les places financières du monde et auprès des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux ou même des investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une décision historique qui marque la rupture des relations&nbsp; avec une institution multinationale dont la Tunisie est membre depuis 1958, détient une partie du capital et a bénéficié de son assistance durant les crises les plus difficiles que notre économie a eu à traverser, depuis celle des années 1970 déclenchée par l’échec de l’expérience&nbsp; des <em>«coopératives»</em> d’Ahmed de Ben Salah, à celle des années 1980 provoquée par la <em>«révolte du pain»</em>, à celle des années 1990 marquée par la mise en place du <em>«programme d’ajustement structurel»</em> (PAS) et à celle après la <em>«révolution de 2011»</em> qui perdure jusqu’à aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, depuis son adhésion au FMI, la Tunisie a eu accès à plusieurs financements qui représentent plusieurs fois son quotas et ce, à travers divers mécanismes pour une enveloppe totale de 3 123 millions de DTS, soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020. Elle se classe au 13<sup>e</sup> rang parmi les pays qui ont bénéficié le plus de l’assistance financière du FMI (Source : FMI).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse politiquement neutre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de développer davantage mon analyse et prendre position, en tant qu’économiste spécialiste en économie monétaire, dans cette querelle qui est devenue malheureusement une bataille ou même un bras de fer entre le Président Kaïs Saïed et le FMI, je voudrais insister sur un point : pour des raisons théoriques qu’il n’y a pas lieu de développer dans cet article, je suis un farouche opposant au courant de pensée néolibérale qui domine au sein de cette institution et qui prône le retour même pas à la théorie néoclassique du XIX<sup>e</sup> siècle, mais même à la théorie classique originelle de la <em>«main invisible»</em> d’Adam Smith qui dominait la pensée économique au XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Mon dernier article où je dénonce vivement la politique monétaire du taux directeur que le FMI a imposé à la BCT en vue de lutter contre l’inflation en est une preuve (voir dans Kapitalis :<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/25/banque-centrale-de-tunisie-oui-lamendement-de-la-loi-de-2016-simpose/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em> ‘‘Oui pour l’amendement de la Loi de 2016 sur le statut de la BCT’’</em>)</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai tenu à faire cette remarque parce que si certain(e)s lecteurs et lectrices trouveront peut-être que je prends davantage dans cet article le parti du FMI, ce n’est pas par aliénation idéologique mais bien par honnêteté intellectuelle et pour<em> «rendre à César ce qui appartient à César»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’examiner en détail les motifs de la querelle/bataille entre notre Président et le FMI, il est important de rappeler quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer, par esprit chauvin ou discours populiste, du moins si on veut apporter une réponse scientifique et objective à cette question, ce qui est mon objectif dans cet article.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première vérité est que le FMI n’a rien demandé à la Tunisie mais c’est la Tunisie qui est allée vers lui pour lui demander son aide pour sortir de la grave crise économique que le pays traverse depuis la révolution et qui ne cesse de s’aggraver d’une année à l’autre, aide qu’il soumet à la mise en œuvre d’un&nbsp; certain nombre de réformes structurelles qu’il juge, à tort ou à raison (c’est l’objet de cet article), nécessaires pour s’assurer que les finances publiques seront suffisamment équilibrées pour pouvoir le rembourser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième vérité est que l’on ne peut pas reprocher au FMI cette approche qui est identique à celle de tout banquier, même Tunisien, à qui son client demande un crédit et qui exige la présentation d’une fiche de paie ou des garanties pour s’assurer qu’il aura bien la capacité de rembourser le crédit dans les délais. C’est une démarche qui relève de l’orthodoxie financière propre à tous les banquiers, qui n’a rien de politique et ne menace pas la souveraineté nationale dans le sens où le FMI ne risque pas de venir un jour nous coloniser comme pourrait le faire un pays étranger par exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, avoir politisé cette querelle est à mon avis une première erreur commise par notre Président parce que c’est une affaire de finances internationales et non pas de politique internationale au sens de politique étrangère et diplomatique du terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième vérité est que beaucoup de pays font la queue pour obtenir l’aide du FMI et les 1,9 milliards de dollars à laquelle notre Président a décidé de renoncer, en avril 2023, iront certainement bénéficier à un autre pays membre du FMI. En tant qu’institution de financement internationale, le FMI ne peut pas et ne sera pas perdant dans cette affaire et seule la Tunisie pourrait l’être si elle n’arrivait pas à trouver une alternative viable pour le financement de son déficit budgétaire (j’analyserai dans le prochain article la pertinence et le réalisme de la stratégie du <em>«compter sur soi»</em> que notre Président nous propose).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La quatrième vérité est peut-être la plus importante de toutes en termes de conséquences de cette décision de rupture des relations avec le FMI : sans son appui, et encore moins après avoir rompu avec lui, pratiquement aucun des autres bailleurs de fonds qu’ils soient multinationaux ou bilatéraux ou même des fonds d’investissement privés, n’accepteront de nous accorder des prêts en devises, y compris ceux des pays soi-disant <em>«frères et amis»</em> et qui, avec cette décision qui nous prive de l’aval du FMI, s’aligneront sur lui et s’avèreront&nbsp; ni frères ni amis et ne nous accorderont plus aucun emprunt ou don substantiels. Plus encore, aucune sortie sur le marché financier international, telle que celle qu’on avait réussi à faire avant la révolution sur le marché financier japonais (Samouraï I et Samouraï II), n’est plus possible, à moins de payer des taux d’intérêts exorbitants, tels que ceux qu’AfreximBank nous a facturés pour le dernier emprunt de 300 millions de dollars (9,25%, soit vraiment un taux d’usurier !)</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I9EMdq6rq7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uGOJha0nct#?secret=I9EMdq6rq7" data-secret="I9EMdq6rq7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les agences «Oumek Sarnafa»</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président a tort de prendre à la légère les notations de ces agences internationales d’évaluation du risque souverain d’un pays, dont il se moque en les appelant <em>«Oumek Sarnafa» </em>(cuisinières), telles que Moodys ou Fitch. Maintenant qu’il a rompu les relations avec le FMI, les notations de ces agences vont peser plus lourd pour l’accès de la Tunisie au marché financier international et surtout vont se traduire par des taux d’intérêt encore plus élevés et donc de millions de dollars supplémentaires qui vont grever davantage le budget de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce sujet, il faut savoir que ces agences sont apolitiques et appliquent la même méthodologie d’évaluation à tous les pays du monde, basée sur une batterie de critères économiques (taux de croissance économique, taux du déficit budgétaire, de déséquilibre de la balance commerciale, de la balance des paiements, de chômage, d’inflation, etc.) et sociopolitiques (stabilité du régime, paix sociale, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut savoir aussi que selon ces agences, ce qui compte le plus, ce n’est pas tellement le volume de la dette et le niveau d’endettement d’un pays, mais sa capacité à produire, à créer des richesses et donc à rembourser sa dette extérieure. C’est ainsi que s’explique le fait que certains pays beaucoup plus endettés que la Tunisie (où la dette extérieure représente 79,4% du PIB), tels que les Etats-Unis (122%} ou la France (111%) ou le Japon qui est le pays le plus endetté au monde (255%), sont classés dans la catégorie A, c’est-à-dire à faible risque de défaut de paiement, alors que la Tunisie est classée dans la catégorie C, c’est à dire à haut risque de défaut de paiement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ouvre ici une parenthèse pour commenter la décision de la semaine dernière de Moody’s de relever la notation souveraine de la Tunisie de Caaa2 à Caaa1 avec des perspectives stables. C’est une décision logique suite au remboursement au mois de janvier dernier d’une échéance de 5 milliards de dinars qui représente 40% de l’encours de l’année 2025. Il s’agit d’une amélioration certes bienvenue (c’est toujours mieux qu’une dégradation) mais infime, car tant qu’on est pas sorti de la catégorie C et retrouvé notre notation B avant la révolution (Baaa2 en 2010), nous demeurons dans la zone à haut risque de défaut de paiement et très peu de bailleurs de fonds accepteront de nous accorder des prêts en devises et quand ils l’acceptent cela sera à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés que si on bénéficiait encore de l’aval du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant le dire et le mettre bien dans nos têtes : nous avons maintenant le dos au mur et, à moins que la stratégie du<em> «compter sur soi»</em> proposée par Kais Saïed ne réussisse, nous allons tout droit vers une plus grande récession économique, plus d’inflation, plus du chômage, plus de détérioration de la valeur du dinar et du pouvoir d’achat des ménages, y compris ceux à faibles revenus pour la défense de qui notre Président a pris cette décision de rompre avec le FMI, avec le Club de Paris au bout du tunnel, quand ce n’est pas une révolte sociale ou les deux à la fois !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie du «compter sur soi» est-elle efficace?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Honnêtement, je pense qu’il est trop tôt pour en juger et une réponse complète nécessite une analyse très approfondie des potentialités de croissance de l’économie tunisienne, analyse que je compte faire dans mon prochain article, car celui-ci est déjà très long.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, je signale qu’on ne doit pas se laisse leurrer par le fait que, jusqu’à maintenant, on arrive à s’en sortir tant bien que mal et honorer nos échéances. En tant qu’observateur qui suit et analyse de près l’évolution d’un certain nombre d’agrégats et indicateurs économiques, j’attribue cette capacité de remboursement à des facteurs conjecturels favorables plutôt qu’à des facteurs structurels qui reflètent les équilibres macroéconomiques de notre économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces facteurs favorables, je&nbsp; citerais une relativement bonne saison touristique qui a rapporté près de 7000 millions de dinars, une augmentation exceptionnelle l’année dernière du prix international de l’huile d’olive dont la seule&nbsp; exportation a rapporté plus de 5000 millions de dinars (déjà le cours international de l’huile d’olive a chuté considérablement cette saison, ce qui va impacter négativement notre capacité à honorer les échéances de la dette de la prochaine année) et surtout un accroissement des virements effectués par nos TRE (Tunisiens résidents à l’étranger) en faveur de leurs familles restées en Tunisie, une conséquence directe de la fuite des cerveaux et de l’émigration massive légale ou illégale (comme quoi, comme le dit si bien un proverbe français, <em>«à quelque chose malheur est bon»</em> !).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre Président a beau dénoncer (à juste titre) le caractère impitoyable des lois économiques, que derrière les chiffres que les économistes manipulent, il y a des êtres humains, et même remettre en cause les modalités de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article très didactique intitulé <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</a></em>), il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont telles qu’aucune économie dans le monde ne peut continuer fonctionner et prospérer si le taux de croissance économique est inférieur au taux d’intérêt réel à payer sur la dette extérieure. Ce n’est même pas de l’économie, mais de la simple arithmétique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas de notre pays, tant que le taux de croissance du PIB reste aussi faible et oscillant entre 1% et 2% (1,4% pour l’année 2024 selon la Banque Mondiale et 1,8% prévu pour l’année 2025 selon la Berd, contre 3,2% prévue par notre PLF 2025, mais entre les deux, je fais davantage confiance aux prévisions de la Berd), est largement inférieur aux taux d’intérêt des emprunts extérieurs (les plus favorables sont ceux du FMI, de l’ordre de 5%), l’Etat n’aurait pas d’autres choix que de réduire son train de vie en réduisant la masse salariale des fonctionnaires, les dépenses de la caisse de compensation et le poids des déficits des entreprises publiques sur son budget, ou emprunter davantage aux banques locales si elles veulent bien lui prêter de l’argent ou faire fonctionner à fond le mécanisme de la planche à billets avec le risque de déclencher une spirale inflationniste incontrôlable, ou&#8230; se déclarer en défaut de paiement et se retrouver au Club de Paris pour le rééchelonnement de la dette publique et/ou au Club de Londres pour le rééchelonnement de la dette privée. Si on finit un jour à Paris ou à Londres (autrement que pour y faire du tourisme et du shopping !), on pourrait vraiment dire adieu à notre souveraineté nationale à laquelle Kais Saïed est si à cheval mais qu’on risque de perdre dans des conditions beaucoup plus humiliantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vefIdROKjn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/">Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/embed/#?secret=PHZOWaRHUu#?secret=vefIdROKjn" data-secret="vefIdROKjn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les motifs de la querelle entre le Président et le FMI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit des trois fameuses conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de1,9 milliards de dollars, approuvé au niveau du comité technique dès 2022 et bloqué depuis au niveau du conseil d’administration du FMI, qui ont toutes reçus un <em>«niet»</em> catégorique du Président, à savoir :</p>



<p class="wp-block-paragraph">a) la restructuration des entreprises publiques;</p>



<p class="wp-block-paragraph">b) la réduction de la masse salariale dans le budget de l’Etat;</p>



<p class="wp-block-paragraph">c) la suppression du mécanisme de compensation des prix de certains produits de consommation de base et énergétiques. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse objective du bien-fondé de chaque condition peut aider à savoir s’il s’agit effectivement d’ingérence inacceptable dans la politique intérieure du pays comme le soutient le Président ou de réformes structurelles inévitables à court ou moyen terme qui vont dans le sens de l’intérêt général du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Première condition : la restructuration des entreprises publiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne suis pas d’accord avec notre Président lorsqu’il affirme dans tous ses discours que la corruption est la principale cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution et qu’il suffit de l’éradiquer pour que la croissance économique reprenne et le niveau de vie de la population s’améliore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, il faut continuer à combattre par tous les moyens la corruption mais je lui fais remarquer qu’il n’y a pas un seul pays au monde (j’en ai visités une bonne centaine à titre professionnel ou personnel) où la corruption n’existe pas, quoiqu’il est vrai à des degrés divers (les magouilles en Ukraine de Hunter Biden, le fils de l’ex-président américain, ou celles de Sarkozy en Libye du temps de Kadhafi, en sont de parfaits exemples).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’économiste et ex-consultant à long terme auprès de la BAD, chargé du suivi de la mise en œuvre de 120 grands projets d’infrastructures régionales dans tous les pays africains réalisés dans le cadre du Nepad (New Partnership for African Development, un gigantesque programme financé par la Banque Mondiale et plusieurs autres bailleurs de fonds internationaux, que n’importe quel passant dans les rues d’Accra, ou d’Abidjan ou de Bamako connaît, alors si on pose la même question à un passant dans les rues de Tunis, il vous répondra <em>«Dans quelle équipe de football il joue ?!»</em>), il ne fait pas de doute pour moi que la première cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution est la mauvaise gestion à tous les niveaux de décision. En particulier, d’une bonne centaine d’entreprises publiques, dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je relève d’ailleurs que pour la plupart d’entre elles (Tunisair, SNCFT, Transtu, etc.), les pertes cumulées depuis plusieurs années ont dépassé de plusieurs fois le montant de leurs fonds propres, ce qui veut dire que du point de vue du droit commercial strict, elles sont en faillite et n’existent plus même si elles continuent à fonctionner!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ce soit à la demande du FMI ou non, c’est un lourd fardeau pour l’économie nationale qui se traduit par une aggravation du déficit du budget de l’Etat, un gaspillage des rares ressources du pays et de pénalités à payer par les usagers de ces services publics, soit en termes de mauvaise qualité de service, soit dans leurs factures, souvent les deux à la fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La restructuration ne signifie pas la privatisation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de faire remarquer que le FMI n’exige nullement la <em>«privatisation»</em> de ces entreprises publiques, comme notre Président l’a interprété et n’arrête pas de le dénoncer dans ses discours, mais de leur <em>«restructuration»</em>, car tout ce que demande le FMI est que les&nbsp; déficits d’exploitation de ces entreprises publiques ne viennent plus aggraver le déficit budgétaire qui dépasse déjà largement les normes internationales d’une bonne gestion publique (12% du PIB alors que nous sommes à plus ou moins16%, selon les lois de finance en Tunisie).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je fais remarquer aussi que cet objectif peut être atteint sans avoir forcement à céder aux entreprises au secteur privé comme le Président semble le penser. En effet, il existe plusieurs techniques juridiques et d’ingénierie financière pour transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise bénéficiaire tout en gardant son caractère public, c’est-à-dire sans l’entrée d’investisseurs privés dans son capital social. Je citerais en particulier trois techniques bien connues par les experts en la matière, dont je fais partie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Les contrats programmes;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les partenariats publics privés (PPP);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; et les concessions d’exploitation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les techniques de restructuration sans privatisation des entreprises publiques</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans rentrer dans des considérations techniques qui seraient ennuyeuses pour les lecteurs et lectrices de cet article destiné au grand public, je rappellerais juste l’idée à la base de chaque technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le contrat programme</em> : il s’agit d’un contrat, en général quinquennal, passé entre une entreprise publique et son ministère de tutelle, qui fixe les objectifs précis à atteindre à termes d’accroissement de la production, de la productivité et de réduction du déficit d’exploitation, moyennant des montants précis de subventions d’exploitation ou d’équipement que l’Etat s’engage à l’avance à lui payer annuellement. Cette technique permet de responsabiliser les PDG de ces entreprises sachant que s’ils n’atteignent pas les objectifs auxquels ils se sont engagés en signant leur contrat programme, ils risquent d’être virés. C’est une technique qui a bien fonctionné dans beaucoup de pays et notamment en France où elle a permis de transformer la SNCF d’une entreprise largement déficitaire en une entreprise largement excédentaire en quelques années seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les PPP</em> : dans ce schéma, un investisseur privé finance, construit et exploite pour une durée déterminée (en général 30 ou 40 ans) une infrastructure (autoroute, port, aéroport, etc.) ou un équipement lourd (centrale électrique, hôpital, etc.) moyennant un cahier de charges qui fixe clairement les redevances annuelles que l’Etat devrait lui payer pour le rembourser progressivement, ainsi que les contraintes de service public auxquelles il sera soumis (qualité de service, tarifs qui doivent être homologués, etc.). Les PPP qui permettent de décharger le budget de l’Etat de coûts d’investissement souvent très élevés d’une infrastructure ou un équipement collectif, tout en assurant une gestion plus rigoureuse que seuls les privés peuvent assurer, sont très en vogue dans les pays anglo-saxons, notamment en Angleterre où même des prisons sont construites et gérées dans le cadre de PPP.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les concessions d’exploitation&nbsp;</em>: dans ce schéma, l’Etat construit et finance sur son budget une infrastructure ou un équipement collectif mais en concède, par appel d’offres, national ou international, l’exploitation pour une durée de 30 ou 40 ans à un investisseur privé qui lui versera des redevances annuelles d’exploitation. A la fin de la concession, la propriété de l’infrastructure ou de l’équipement revient à l’Etat. Là aussi le concessionnaire est soumis à un cahier de charges strict qui fixe ses obligations en matière de qualité de service à fournir aux usagers, d’entretien, de sécurité, de protection de l’environnement, etc., avec obligation d’homologation tarifaire pour protéger les usagers contre des tarifs abusifs et injustifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle a été appliqué avec succès à Tunisie-Autoroutes et a permis de construire, entretenir et gérer un réseau autoroutier de 387 km à ce jour (sans l’autoroute Tunis-Jelma d’une longueur de 181 km en voie d’achèvement) sans que cela coûte un dinar pour le budget de l’Etat et sans changer son statut de société publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif recherché par tous ces montages juridiques et financiers&nbsp; est de tirer profit de la capacité de gestion des privés qui est en général supérieure à celle de leurs homologues publics, non pas que leurs cadres soient plus intelligents ou titulaires de plus de diplômes universitaires, mais parce qu’ils sont soumis au système de la récompense/sanction en vigueur dans le secteur privé, auquel leurs collègues du secteur public ne sont pas soumis : le PDG d’une entreprise du secteur privé sait qu’il sera récompensé par des primes de rendement à la fin de l’exercice s’il obtient de bons résultats et viré par le CA de l’entreprise s’il obtient de mauvais résultats, alors que le PDG d’une entreprise publique sait que, tant qu’il excelle dans <em>«l’art de caresser dans le sens du poil»</em> son ministre de tutelle, il peut espérer garder son poste pendant longtemps, que les résultats de sa gestion soient bons ou pas!</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion à laquelle j’arrive est que si j’étais à la place du Président de la République (heureusement je ne le suis pas et je ne risque pas de l’être un jour !) , non seulement j’ aurais accepté cette première condition du FMI de restructuration des entreprises publiques, mais j’aurais demandé même une assistance technique (que les bailleurs de fonds fournissent en général gratuitement) pour la mettre en œuvre le plus rapidement et le plus efficacement possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxième condition : réduction de la part de ma masse salariale dans le budget de l’Etat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai côtoyé pendant très longtemps (20 ans) à titre de consultant international les experts de ces institutions multilatérales de financement telles que le FMI, la Banque Mondiale, la BAD, la BEI, la BID, la Bird, la Berd, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je peux affirmer qu’ils raisonnent tous selon ce qu’on appelle dans le métier les <em>«best practices»</em> (meilleures pratiques). Il s’agit d’analyser la politique suivie par des pays qui ont particulièrement réussi dans un domaine ou secteur particulier, qu’on appelle des <em>«success stories»</em>, d’en tirer des leçons et de les recommander aux autres pays qui rencontrent les mêmes problématiques. Être un expert international n’est pas plus compliqué que cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de la gestion publique et de la maîtrise de l’équilibre budgétaire d’un État, les <em>«best practices»</em> sont un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB (on appelle cela le critère de Maastricht). Or en Tunisie, nous sommes autour de 6%, selon la loi de finance de chaque année, soit le double des normes internationales d’une bonne gestion publique. De même, la masse salariale des fonctionnaires ne doit pas dépasser 12% du PIB, alors qu’en Tunisie nous sommes autour 16%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décalages par rapport aux <em>«best practices»</em> ne passent pas auprès des experts de ces institutions multilatérales de financement qui auront à rendre compte à leur retour de mission à leurs supérieurs hiérarchiques, eux-mêmes adaptes de ces techniques d’évaluation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant compris comment fonctionnent ces experts internationaux (ce sont presque des ordinateurs qui appliquent des algorithmes), notre Président, au lieu de leur opposer un niet catégorique et en faire même un motif de rupture des relations avec le FMI, aurait dû, à mon avis, négocier ce que Trump appelle un <em>«deal»</em>, un art dans lequel il excelle et qui lui a permis de devenir milliardaire et puis Président des Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clair, à partir du moment où cette réforme demandée par le FMI est inéluctable, car la capacité de recrutement de l’administration n’est pas infinie et accroît le déficit budgétaire, il aurait dû négocier un programme souple pour sa mise en œuvre progressive avec le moins impact social possible. Le gouvernement de Youssef Chahed l’a bien compris (pour moi en tant qu’économiste, il est LE meilleur Premier ministre que nous avons eu depuis la révolution, que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou non), Samir Saïed l’ a compris aussi (pour moi, il est LE meilleur ministre de l’Économie que nous avons eu depuis la révolution, encore une fois que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou pas, car je n’en fais pas) et ils avaient commencé, dès le début des négociations avec le FMI en 2016, à élaborer une stratégie qui consiste à encourager les départs anticipés à la retraite, l’accord de primes de départ, la facilitation des prêts aux fonctionnaires qui veulent lancer leur propre projet, le non renouvellement automatique des départs à la retraite, etc. Pour moi, c’était indiscutablement la bonne voie à suivre, car continuer à avoir environ 780 000 fonctionnaires pour 12 millions d’habitants est contreproductif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De mon point de vue, il vaut mieux créer une sorte caisse de chômage pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage et les payer à ne rien faire plutôt que de les recruter avec le risque de gêner ceux qui travaillent déjà dans l’administration et faire baisser leur productivité qui est déjà faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, notre Président a non seulement rejeté cette deuxième condition, nous privant ainsi de 1,9 milliards de dollars qui auraient été une bouffée d’oxygène dans une conjoncture aussi difficile. Pire, avec sa dernière décision de recruter d’un seul coup 5000 diplômés de l’enseignement supérieur en chômage, il est en train d’appliquer une politique exactement inverse à celle préconisée par le FMI. S’est-il demandé avec quelles ressources budgétaires ils seront payés, sachant que seulement 24% des emprunts extérieurs prévus dans&nbsp; la PLF de 2025 ont été identifiés à ce jour? Sait-il que le recours abusif au mécanisme de la planche à billets, que ce soit dans le cadre de la loi actuelle datant de 2016 fixant le statut de la BCT ou après l’avoir amendée comme il en a l’intention, risque d’engager l’économie dans une spirale inflationniste qui va entrainer l’érosion du pouvoir d’achat particulièrement des classes sociales à faibles revenus dont il déclare se soucier tellement, la détérioration de la compétitivité de nos entreprises, un plus grand chômage, une détérioration de la parité du dinar, donc une plus grande inflation, etc.? Se doute-t-il qu’au bout de ce processus infernal, la Tunisie sera contrainte de se déclarer en défaut de paiement et de se retrouver au Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de sa dette publique et perdra ainsi sa souveraineté nationale au nom de laquelle le président a rompu les relations avec le FMI? Mystère!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième condition : la suppression de la compensation sur les produits de consommation de base et énergétiques&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Il s’agit de la troisième condition que le Président a catégoriquement rejetée et celle qui a fait capoter le plus les négociations avec le FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les deux premières conditions relèvent de problématiques purement économiques que je prétends maîtriser parce qu’elles visent la recherche d’une plus grande efficacité économique, cette troisième condition relève d’une problématique purement politique. N’étant pas moi-même un politicien, mon analyse sera moins tranchée et mes idées plus discutables. Je les développe quand même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour aborder cette problématique, j’adopterais l’approche d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde qui a créé Tesla, Space X, Neurolink, etc., et dont je suis un fan et écoute sur YouTube toutes ses interviews et conférences. Ce génie incontestable des temps modernes a l’habitude de dire : savoir poser un problème, c’est le résoudre à moitié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon cette approche, je poserais le problème de la caisse de compensation en Tunisie dans les termes suivants : d’abord, cette politique qui date du temps de Bourguiba, aussi nobles que soient ses objectifs sociaux et humains, pose un véritable problème d’injustice sociale auquel notre Président est si sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, comment justifier que celui qui gagne plusieurs milliers de dinars par mois bénéficie de la même subvention sur le prix d’une baguette de pain que celui qui gagne quelques centaines de dinars ou même aucun s’il est en chômage? Comment justifier que les 10 millions de touristes qui ont visité notre pays cette année ont mangé notre couscous subventionné par l’Etat et donc le contribuable tunisien? Pire, dans le domaine énergétique, comment justifier que le pauvre paysan qui vit en pleine campagne et qui n’a même pas de voiture contribue par les taxes qu’il paie à l’ Etat à subventionner l’essence que consomme la Mercedes dernier modèle dans laquelle roule un millionnaire pour aller danser dans une discothèque à Hammamet?</p>



<p class="wp-block-paragraph">A côté de la dimension sociale que pose la problématique de la compensation, il y a une dimension purement économique, qu’on appelle <em>«la vérité des prix»</em> et à laquelle les économistes sont très attachés : tout produit dont le prix de vente ne reflète pas le coût de production se traduit par un gaspillage de ce produit. L’exemple de certains éleveurs de bétail qui trouvent moins cher d’alimenter leurs poules ou troupeaux par du pain moisi plutôt que&nbsp; d’acheter des aliments pour bétail en est une illustration, sans parler des centaines milliers de baguettes jetées chaque jour dans les poubelles!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Incontestablement, il y a là un véritable problème social et économique que le FMI a raison de soulever, sans parler de l’impact très lourd des dépenses de compensation sur le budget de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A partir du moment où le FMI a objectivement raison de poser le problème et que, comme Musk le dit, un problème bien posé est déjà à moitié résolu, il fallait chercher la solution à ce problème plutôt que de l’ignorer et maintenir le statuquo comme notre Président l’a fait et en fait même un motif de rupture de toute collaboration avec le FMI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, la solution de la suppression totale de la compensation proposée par le FMI est inacceptable tant pour des raisons sociales que politiques et le Président a eu raison de rejeter cette solution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour identifier une autre, je me suis inspiré de la solution trouvée par beaucoup de pays africains, pour alléger le budget de l’Etat et résoudre une problématique d’injustice sociale pareille mais qui se pose dans le secteur de l’entretien des routes. La solution adoptée par 27 pays africains (j’ai travaillé longuement sur ce sujet du temps où j’étais expert à la BAD) a été de créer un Fond de Développement Routier (FDR), alimenté par une taxe spéciale sur les prix du carburant, de sorte que seuls les automobilistes financent l’entretien du réseau sur lequel ils roulent. Plus ils circulent plus ils doivent contribuer à l’entretien des routes, un principe que les Américains appellent <em>«pay as go»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base de cette expérience africaine réussie dans le domaine de l’entretien routier (que la Tunisie, où les nids de poules sur certaines routes sont plus nombreux que les véhicules qui y circulent !, ferait bien d’adopter), je préconiserais la création d’une Caisse Autonome de Compensation (CAC) à financer, non pas par de nouvelles taxes sur les entreprises qui subissent déjà une pression fiscale parmi les plus élevées au monde, mais par une taxe sur ce que le célèbre économiste Keynes appelle le <em>«capital oisif»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit des actifs réels et immobiliers qui ne sont pas intégrés dans le circuit économique et ne contribuent donc pas à la production nationale, tels les terrains agricoles non cultivés, les terrains non bâtis, etc. Une telle solution permettra de réduire le déficit du budget de l’Etat (objectif recherché par le FMI), tout en maintenant la compensation des prix de certains produits de consommation de base (objectif recherché par Kais Saïed). En plus, cerise sur le gâteau, elle incitera les propriétaires de ces actifs oisifs, qui s’en servent souvent à des fins de spéculation, à les intégrer dans le circuit économique et augmenter la production nationale</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout cas, je suis convaincu en tant qu’économiste, que cette question de la compensation qui a bloqué les négociations et a engendré même la rupture des relations avec le FMI, est avant une question de vision économique et de courage politique qu’une question technique à laquelle les experts trouvent toujours une solution. Sinon, à quoi servent les experts ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VqG0Ruu2Iq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/embed/#?secret=Kb0ly6tNPo#?secret=VqG0Ruu2Iq" data-secret="VqG0Ruu2Iq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant d’analyser dans un prochain article le réalisme et les chances de réussite de la stratégie de rechange du <em>«compter sur soi»</em> proposée par le Président pour permettre à la Tunisie de <em>«sortir de l’ornière»</em>, ma conclusion provisoire serait de dire que&nbsp; cette décision de rupture de toute collaboration avec le FMI est à mon avis fort regrettable, parce qu’elle a été politisée dès le départ et parce qu’il y a des voies de solutions techniques qui n’avaient pas été explorées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, maintenant que le mal est fait, cette rupture des relations avec le FMI pourrait être l’occasion de sortir du cercle vicieux de l’endettement et de la dépendance aux institutions internationales. Mais pour cela, encore faudrait-il avoir une vision économique claire au plus haut sommet de l’Etat (ce qui ne me semble malheureusement pas être le cas) et des réformes structurelles auxquelles, avec ou sans les <em>«diktats»</em> du FMI, la Tunisie ne pourrait pas échapper si elle veut remettre son économie sur les rails de la croissance, de la création de richesses et de l’emploi, en vue de&nbsp; l’amélioration du niveau de vie de la population, toute la population, pas seulement les classes sociales les plus défavorisés, pour la protection desquels il a pris une décision aussi lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et de ses enfants</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>PS (hors du sujet traité) </em></strong>: <em>J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie métaphysique, à me rejoindre sur mon blog sur Google que j’ai appelé <a href="https://www.blogger.com](https://www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a> où je m’évade de temps en temps dans le temps et l’espace, très loin du&nbsp; FMI, de la BCT, de Kais Saïed, etc. Ils/elles y trouveront des poèmes sur ce que ma vie, non pas d’économiste, mais de globe-trotter, m’a appris et des sujets infiniment plus intéressants pour la nourriture de l’âme que ne l’est l’économie pour la nourriture pour l’esprit.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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