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	<title>Archives des Erdogan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Erdogan - Kapitalis</title>
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		<title>La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 08:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’armée israélienne s’enfonce en territoire syrien sans coup férir et bombarde Damas. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le paradoxe arabe est que des organisations armées comme le Hezbollah, et dans une moindre mesure le Hamas, malgré la disproportion des forces, tiennent la dragée haute à toute la puissance de l’armée israélienne pendant plusieurs mois de guerre, alors que des armées régulières suréquipées s’effondrent en quelques jours devant des bandes hétéroclites armées de fusils et de mitrailleuses, et se déplaçant dans des pickups.  </em></strong><em>(Photo : Plus de 100 frappes israéliennes sur des sites militaires en Syrie lundi 9 décembre 2024).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-14829041"></span>



<p>L’armée israélienne s’enfonce en territoire syrien sans coup férir, dans une profondeur d’une trentaine de kilomètres, sans que les guérilleros de Daech qui ont pris le pouvoir à Damas ne s’en préoccupent, ni d’ailleurs leur parrain, le président turc Erdogan, habituellement prolixe en prétendant défendre la cause palestinienne. Et les installations militaires de l’armée régulière syrienne sont méthodiquement bombardées&nbsp;par l’aviation de Netanyahu, dans l’indifférence la plus totale.</p>



<p>Un mouvement soi-disant&nbsp;luttant pour la liberté du peuple ne se serait pas fait faute de mobiliser immédiatement la population pour défendre le territoire de la patrie attaquée par un ennemi génocidaire et expansionniste. Au lieu de quoi, le nouveau régime semble plus préoccupé de faire le tour des prisons et d’interviewer leurs anciens occupants. Pendant ce temps, le pays demeure partagé en une zone turque d’où les Daech ont surgi, une zone kurde sous protection américaine, et désormais une zone israélienne.</p>



<p>Netanyahu, en dénonçant l’accord de 1974 conclu avec la Syrie, a rétabli de facto l’état de belligérance, de guerre, entre les deux pays, et nul ne blâmerait&nbsp;donc sur le plan du droit la Syrie de riposter. Le plateau du Golan, occupé depuis 1967, a été annexé par Israël, il est à se demander si le territoire actuel envahi au nom de l’alibi sécuritaire sera ou non un jour restitué.</p>



<p>Au vu de la tournure prise par la destruction de Gaza et le génocide qui y a cours, ainsi que la répression de la population de Cisjordanie et la colonisation de ses terres,&nbsp;Israël démontre pourtant qu’il considère les accords conclus avec les Arabes comme caducs et qu’il n’hésite pas à envahir les territoires d’où il a accepté de se retirer, une réalité à laquelle l’Egypte en particulier, dont la péninsule du Sinaï est sous hypothèque israélienne, devrait réfléchir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pays arabes continuent de ne pas exister</h2>



<p>Une perception géostratégique raisonnable devrait dans ces conditions pousser&nbsp;les pays voisins à user de la voie diplomatique pour exiger le retrait israélien, quitte à prendre des mesures même symboliques, comme diminuer la production de pétrole, envoyer des soldats et du matériel en Syrie et au Liban, tout en remettant en question les accords de paix conclus, et en en subordonnant le rétablissement à l’évolution de la situation vers la paix. La vérité oblige à dire que les pays arabes continuent de ne pas exister face à la menace militaire qui plane sur leurs têtes.</p>



<p>Certes tout ceci est censé répondre à une menace iranienne dont le Hezbollah, les Houthis et des mouvements irakiens seraient le fer de lance. Mais ces mouvements n’ont envahi aucun autre pays et l’arsenal balistique iranien a une portée défensive. Il reste certes la question du nucléaire, qui n’a toujours pas été réglée. Mais quelle que soit la manière avec laquelle il le sera, les pays arabes se trouveront subordonnés aux accords que d’autres auront conclus sans leur participation. Autrement dit, ils seront de moins en moins&nbsp;maîtres de leurs décisions et plus enclins à accepter les diktats des acteurs, israélien, américain, turc, iranien, les seuls à agir dans la région dans les limites de leurs intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EF2ApQBaum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/">Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/embed/#?secret=dmQrp6a5GF#?secret=EF2ApQBaum" data-secret="EF2ApQBaum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le paradoxe arabe est que des organisations armées comme le Hezbollah, et dans une moindre mesure le Hamas, malgré la disproportion des forces, tiennent la dragée haute à toute la puissance de l’armée israélienne pendant plusieurs mois de guerre, alors que des armées régulières suréquipées s’effondrent en quelques jours devant des bandes hétéroclites armées de fusils et de mitrailleuses, et se déplaçant dans des pickups.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le père, le fils et la sainte alliance israélo-américano-turque</h2>



<p>Bachar Al-Assad est finalement tombé. Faut-il s’en réjouir? Al-Assad père avait massacré ses opposants armés qualifiés de <em>«Frères Musulmans»</em> à Hama en 1982 et détruit une bonne partie de la ville; des opposants dont on découvrira le véritable visage en 2011. Mais il avait reçu un blanc seing américain pour sauver les chrétiens en 1976 et occuper le Liban; une occupation qui ne l’empêchera pas de s’opposer victorieusement à Bhamdoun et Kfar Dara en refoulant l’armée israélienne de la route Beyrouth-Damas lors de son invasion du pays du cèdre en 1982. Mais Al-Assad père quoique militaire était une bête politique et savait sentir le vent tourner. Ayant refusé la paix (comme toujours tronquée) offerte&nbsp;par Israël qui le privait d’une partie de son territoire, lors des discussions de Madrid, il s’était rangé sous l’égide américaine contre Saddam Hussein, son vieil ennemi, lors de la guerre du Golfe en 1991, comme il s’était rangé contre lui avec l’Iran en 1981.</p>



<p>Al-Assad fils n’était pas taillé dans la même étoffe. Il avait certes contribué au retrait du Liban de l’armée israélienne en 2000 en assurant avec l’Iran le ravitaillement et la logistique du Hezbollah, mais l’invasion américaine de l’Irak en 2003 l’avait placé dans la ligne de mire du Pentagone. Obligé de retirer son armée du Liban suite aux pressions internationales après l’assassinat du Premier ministre libanais Rafik El-Hariri, et ayant soutenu le Hezbollah lors de sa résistance victorieuse à l’invasion israélienne en 2006, il était devenu la cible des milieux sionistes internationaux.</p>



<p>En 2011 survient le printemps arabe. La Syrie est envahie par des guérilleros islamistes en provenance du monde arabe, dont à ce qu’on dit des milliers de Tunisiens envoyés par Ennahdha après un stage sur la montagne Chaambi, et transitant par la Turquie. Son armée est accusée d’utiliser des gaz toxiques contre sa population par les médias occidentaux et la cote du président syrien tombe au plus bas.&nbsp;La naissance de Daech, soutenu par la Turquie, laisse échapper une bonne partie du pays au contrôle du régime de Damas. On croit à la chute imminente de Bachar, mais il est sauvé par l’intervention de l’armée russe de Poutine, officiellement&nbsp;venue lutter contre le terrorisme. L’armée syrienne aidée par l’Iran et le Hezbollah reprend l’initiative et Daech est finalement refoulé au nord vers l’enclave occupée par la Turquie. Toute la région du nord-est est sous contrôle des Kurdes soutenus par les Etats-Unis au grand dam d’Erdogan.</p>



<p>Le 7 octobre 2023 marque le début de l’opération militaire de liquidation du Hamas de la bande de Gaza par Israël avec l’assentiment américain. Le Hezbollah choisit de soutenir le mouvement palestinien et de bombarder le territoire israélien en arguant très justement de l’intention du gouvernement sioniste de le liquider à son tour après en avoir fini avec Gaza. En octobre 2024, lorsque l’armée israélienne attaque le Liban, la Syrie joue comme toujours un rôle crucial dans le ravitaillement de la résistance libanaise. Mais les enjeux ont changé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1JRyUGKnpV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/">Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/embed/#?secret=eqVfB6xZtk#?secret=1JRyUGKnpV" data-secret="1JRyUGKnpV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Désormais l’Iran est visé, dont les alliés ont assuré le blocus maritime de la mer Rouge et&nbsp; bombardé le territoire israélien sur plusieurs fronts. L’armée israélienne incapable de briser la résistance libanaise militairement, malgré des bombardements massifs, est cantonnée sur la frontière. La fermeture de la route du ravitaillement iranien par la Syrie devient alors un enjeu crucial que seule la chute du régime de Bachar et l’implosion de la Syrie peuvent obtenir.</p>



<p>Les guérilleros de Daech, réfugiés on l’a vu en territoire sous contrôle turc, sont mobilisés et attaquent en direction d’Alep et Hama, puis de Homs. L’armée syrienne, dont les officiers supérieurs ont certainement été corrompus par les dollars américains, s’effondre comme un château de cartes. Poutine, sans doute assuré d’obtenir la victoire et d’enclaver l’Ukraine hors de la mer Noire avec l’accession de Trump au pouvoir, n’intervient pas. Damas est prise en une dizaine de jours, et Bachar s’enfuit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tortionnaire patriote et le libérateur, marionnette</h2>



<p>Qui gouvernera la Syrie? La question demeure posée. Les forces de Daech qui se font nommer Hay’at Tahrir Al-Sham (Comité de libération du Cham) et qui ont assuré l’offensive décisive et pris Damas ne semblent pas disposer des forces nécessaires pour le contrôle du pays. Celui-ci semble ainsi voué pour quelques années aux mêmes affrontements qui avaient prévalu en Irak, en Libye, et en Afghanistan.</p>



<p>En fin de compte, c’est le tortionnaire Bachar qui s’est révélé être le patriote, et son adversaire victorieux, Mohammed El-Joulani, en laissant envahir le territoire de son pays sans réagir, est apparu comme une simple marionnette.</p>



<p>Cette libération par les ennemis de la liberté est un piège.&nbsp;Elle confère aux puissances étrangères un motif permanent d’intervention dans le pays.</p>



<p>Il est à espérer que le peuple syrien se réveille rapidement de ses illusions sur la liberté, les mêmes qui furent celles des Tunisiens, alors que son pays est taillé en pièces et placé sous tutelle.&nbsp;</p>



<p>Alors même que des voix présentent le sort de Bachar Al-Assad comme exemplaire pour tous les dictateurs du monde arabe, il demeure nécessaire de rappeler à titre d’exemple qu’un pays comme le Qatar, un pilier de la sphère occidentale, n’a jamais été un parangon de démocratie ni de liberté. Le vieux schéma manichéiste de la démocratie vertueuse et de la dictature tyrannique ne devrait pas empêcher un effort de réflexion sérieux tenant compte des réalités; est-ce défendre la liberté que de faire plaisir à Erdogan, dont l’armée campe à quelques kilomètres de la frontière de notre pays [en territoire libyen, Ndlr] ?</p>



<p>Dans l’affaire syrienne Daech est désormais adoubé par les médias d’Occident et la chaîne Al-Jazeera comme un messager de liberté. Un mensonge à force d’être répété devient souvent une vérité.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BnMwJcGP8e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=fJ7RJpvcUb#?secret=BnMwJcGP8e" data-secret="BnMwJcGP8e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Le président de la Turquie, n’est pas habilité à donner des leçons de démocratie (ONG tunisiennes)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/le-president-de-la-turquie-nest-pas-habilite-a-donner-des-lecons-de-democratie-ong-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 20:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les organisations non-gouvernementales tunisiennes, soussignées, dénoncent l’ingérence du président turc Recep Tayyib Erdogan, le 4 avril, dans les affaires intérieures de la Tunisie, et estiment, en fait, qu’il n’est nullement habilité à donner des leçons en matière de démocratie, surtout que la Turquie figure parmi les pays les plus impliqués dans la violation de l’indépendance...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/le-president-de-la-turquie-nest-pas-habilite-a-donner-des-lecons-de-democratie-ong-tunisiennes/">Le président de la Turquie, n’est pas habilité à donner des leçons de démocratie (ONG tunisiennes)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Erdogan-.-.jpg" alt="" class="wp-image-267492"/></figure></div>



<p><em><strong>Les organisations non-gouvernementales tunisiennes, soussignées, dénoncent l’ingérence du président turc Recep Tayyib Erdogan, le 4 avril, dans les affaires intérieures de la Tunisie, et estiment, en fait, qu’il n’est nullement habilité à donner des leçons en matière de démocratie, surtout que la Turquie figure parmi les pays les plus impliqués dans la violation de l’indépendance du pouvoir judiciaire, de la liberté d’expression, et dans la violence faite aux journalistes et aux défenseurs des droits humains.</strong></em></p>



<span id="more-387019"></span>



<p>A ce propos, Amnesty International souligne dans son rapport annuel 2021, que le « mal profond », qui gangrène le secteur judiciaire en Turquie, « demeure sans soin ». D’autant plus que les opposants au régime turc, les journalistes, les défenseurs des droits humains « sont confrontés a des instructions, des poursuites judiciaires et des condamnations sans fondements ».</p>



<p>Les ONG, soussignées, rappellent que la Turquie d’Erdogan compte parmi les pays les plus impliqués dans la violation d la liberté de la presse, et l’emprisonnement de nombreux journalistes, selon des rapports de Reporters sans Frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Effectivement, le nombre de journalistes et de leurs collègues techniciens emprisonnés, pendant les six dernières années, dépasse 200 personnes, indique RSF.</p>



<p>D’autre part, les ONG soussignées condamnent la décision de l’Etat turc de remettre le dossier de l’affaire de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Kashoggi aux autorités saoudiennes. Car elle est de nature à torpiller les initiatives et les efforts déployés, depuis plus de trois ans, en vue d’obtenir un procès équitable.</p>



<p>Le ministre turc de la justice Bekir Bozdag a déclaré, le 1 avril, qu’il donnera son accord au transfert du dossier de Jamal Kashoggi aux autorités saoudiennes, suite à la décision du procureur général de d‘Istanbul de clore le dossier de ce journaliste assassiné, le 2 octobre 2018, au siège du consulat saoudien à Istanbul.</p>



<p>Signataires : 27 ONG, dont la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;Homme( LTDH), l&rsquo;association tunisienne de la défense des libertés individuelles (ATLI) , Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l&rsquo;Association tunisienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme (ATDDH), Association tunisienne de soutien des minorités (ATSM), Coalition nationale tunisienne contre la peine de mort (CTCPM), Damj, Shams&#8230;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Communiqué</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/le-president-de-la-turquie-nest-pas-habilite-a-donner-des-lecons-de-democratie-ong-tunisiennes/">Le président de la Turquie, n’est pas habilité à donner des leçons de démocratie (ONG tunisiennes)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ne tombons pas dans le piège de la guerre des religions tendu par Erdogan</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/30/ne-tombons-pas-dans-le-piege-de-la-guerre-des-religions-tendu-par-erdogan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 14:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre des religions]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Erdogan, le chef de file des islamistes, veut habiller sa guerre d’influence contre la France d’un habit religieux. Et cette guerre, dont la Méditerranée est le théâtre, il veut la présenter à l’opinion publique arabo-musulmane comme une guerre sainte. Ce piège, une grande partie de cette opinion publique, versatile, ignorante et manipulable à souhait, y...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/30/ne-tombons-pas-dans-le-piege-de-la-guerre-des-religions-tendu-par-erdogan/">Ne tombons pas dans le piège de la guerre des religions tendu par Erdogan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Erdogan-Sainte-Sophie.jpg" alt="" class="wp-image-322696"/><figcaption><em>En transformant l&rsquo;église Sainte-Sophie en moquée, l&rsquo;été dernier, Erdogan a donné le coup d&rsquo;envoi de sa guerre des religions.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Erdogan, le chef de file des islamistes, veut habiller sa guerre d’influence contre la France d’un habit religieux. Et cette guerre, dont la Méditerranée est le théâtre, il veut la présenter à l’opinion publique arabo-musulmane comme une guerre sainte. Ce piège, une grande partie de cette opinion publique, versatile, ignorante et manipulable à souhait, y est tombée, y compris en Tunisie, dont est originaire l’auteur de la dernière attaque terroriste de Nice.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong></p>



<span id="more-322695"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Le maréchal Foch, grand stratège militaire, avait coutume de dire avec son esprit clair et précis avant de se pencher sur n’importe quel problème et ce afin de ne pas s’égarer dans tous les sens:<em> «De quoi s’agit-il ?»</em>.</p>



<p>Aujourd’hui avec cette histoire des caricatures du prophète Mohamed, il faut d’abord commencer par se dire:<em> «De quoi s’agit-il ?»</em>. Et bien il y a un élément essentiel que beaucoup de Tunisiens et ressortissants du monde arabo-musulman ignorent car beaucoup connaissent la France mais ne connaissent pas la mentalité française et l’Histoire de ce pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les catholiques n’ont rien à avoir avec les caricatures de Mohamed</h3>



<p>Cet élément est le suivant: en France, il y a un courant qui remonte au moins à deux siècles qui est profondément anticlérical (contre le clergé c’est-à-dire l’Église et surtout l&rsquo;Église catholique) et plus généralement antireligieux, ce courant séculaire qui a transcendé les générations et a donné lieu à une tradition anticléricale et antireligieuse a réclamé le droit au blasphème et l’a obtenu. Ce courant a connu et a livré des batailles à l’Église catholique pendant deux siècles mais n’a jamais baissé les bras et a toujours continué. <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em> se réclame de ce mouvement anticlérical, antireligieux et qui réclame le droit au blasphème et assume le blasphème. Le magazine humoristique s’inscrit fortement dans cette lignée.</p>



<p>Ce courant qui est athée (et qui n’a rien à voir avec le catholicisme) veut faire à l’islam ce qu’il a fait aux catholiques durant deux siècles. Et cela, la majorité écrasante des Tunisiens, des ressortissants des pays arabo-musulmans et surtout des fanatiques dogmatisés ne connaissent pas. Ils connaissent peut-être la France mais pas la mentalité française. Pour eux, tous les Occidentaux sont des catholiques, tous les Français sont catholiques et les journalistes et caricaturistes de <em>‘‘Charlie Hebdo’’ </em>sont des catholiques qui font la guerre à l’islam.</p>



<p>C’est pour cette raison qu’ils croient à la guerre entre les religions, veulent nous y embarquer et se vengent dans les Églises (attaque d’hier, 30 octobre 2020, dans la cathédrale de Nice et assassinat du père Hamel dans l&rsquo;église de Saint-Étienne-du-Rouvray en 2016) or les catholiques n’ont rien à voir dans cette histoire des caricatures. Déjà qu’un meurtre – même celui de l’auteur des caricatures – est injustifiable et inacceptable, que dire alors des catholiques qui n’ont rien à voir dans cette histoire!</p>



<h3 class="wp-block-heading">La guerre d’influence France/Turquie transformée en guerre des religions</h3>



<p>Maintenant, un deuxième <em>«De quoi s’agit-il ?»</em> s’impose. Il concerne ce bras-de-fer France-Turquie. Et bien, de quoi s’agit-il? Il s’agit d’une guerre d’influence entre deux puissances historiques du bassin méditerranéen. Les divergences sont multiples et concernent plusieurs dossiers: l’Otan, dont elles sont toutes deux membres, la Libye, la Méditerranée orientale, et l’influence française au Maghreb (la Turquie d’Erdogan veut la démanteler et s’y substituer).</p>



<p>Donc nous sommes là face à une guerre d’influence France/Turquie, c’est de l’ordre de la géopolitique et ça n’a rien à voir ni avec les caricatures ni avec les religions.</p>



<p>Cependant pour remporter cette guerre d&rsquo;influence, Erdogan – grand manipulateur devant l’Éternel – instrumentalise la religion et l’histoire des caricatures et prétend qu’il y a une guerre livrée à l’islam par l’Occident des croisés («al-gharb assalibi», expression chère aux islamistes) et menée par la France (alors que la France n’est plus la fille aînée de l’Église depuis belle lurette) dans l’espoir de mobiliser de son côté les musulmans du bassin méditerranéen et d’ailleurs mais aussi ceux installés en Europe et d’isoler ainsi la France et l’affaiblir.</p>



<p>Bref, Erdogan veut habiller sa guerre d’influence contre la France d’un habit religieux. Il ne le prononce pas verbatim mais il appelle au djihad contre la France. Sa guerre d’influence contre ce pays, il veut la présenter à l’opinion publique arabo-musulmane comme une guerre sainte.</p>



<p>Pour conclure, je voudrais dire ma solidarité avec les catholiques, mon amitié envers la France et mon refus de tomber dans le piège tendu par les islamistes et leur chef de file à l’international Erdogan de nous embarquer dans cette guerre des religions.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<item>
		<title>Attentat à Nice : la Tunisie entre le prophète et les coupeurs de têtes…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 08:37:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat à Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Erdogan]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France restera toujours ce qu’elle est sur l’échiquier international, un grand pays incontournable. Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions appelés à disparaître, une fois accomplie la mission qui leur aura été impartie, celle de susciter partout des troubles et des guerres. Et un Etat comme la Tunisie, noyauté par...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Attentat-de-Nice-1.jpg" alt="" class="wp-image-322671"/></figure>



<p><em><strong>La France restera toujours ce qu’elle est sur l’échiquier international, un grand pays incontournable. Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions appelés à disparaître, une fois accomplie la mission qui leur aura été impartie, celle de susciter partout des troubles et des guerres. Et un Etat comme la Tunisie, noyauté par les islamistes, sera toujours dénué sur la scène internationale de toute crédibilité dans l’étalage d’une aléatoire volonté de paix et de progrès.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-322670"></span>



<p>Un homme, <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/10/29/attaque-de-nice-lassaillant-est-un-tunisien-arrive-il-y-a-peu-de-temps-par-lampedusa-affirme-le-depute-eric-ciotti/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un immigré tunisien </a>de 21 ans entré en France de fraîche date dit-on, s’est introduit, jeudi matin, 29 octobre 2020, dans une Eglise à Nice et a tué à l’arme blanche trois personnes. L’une des victimes aurait été décapitée. Un suspect, blessé par la police, a été arrêté puis emmené à l’hôpital.</p>



<p>Encore une fois, on a évoqué une scène d’horreur. Le ministre de l’Intérieur français a déclaré qu’au moment des faits, l’auteur de l’attaque a crié <em>«Allahou akbar»</em>, ce qu’une vidéo de la police diffusée par les médias montrait clairement. Cela, en soi, ne veut rien dire, mis à part que le credo musulman est devenu, dans le monde entier, synonyme d&rsquo;acte de terreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les caricatures de Mohamed devenue l’enjeu d’un affrontement</h3>



<p>Cette nouvelle attaque prouve s’il fallait encore le faire que l’Etat français fait face à une organisation terroriste disposant d’exécutants prêts à tuer des innocents et à sacrifier leurs propres vies. L’enquête prouvera probablement, selon un schéma immuable, l&rsquo;existence d&rsquo;un cerveau tourmenté pour accorder la fatwa fatidique, et d’un autre, dérangé, pour l&rsquo;exécuter.</p>



<p>Cette succession de tueries démontre que l’affaire des caricatures du prophète Mohamed est désormais devenue l’enjeu d’un affrontement, qui voit une internationale terroriste utilisant des moyens de propagande puissants, essayer d’imposer ses normes et sa volonté à un Etat souverain, au risque d&rsquo;une guerre, et d&rsquo;une expulsion de masse. Une campagne avait même été lancée dans plusieurs pays musulmans appelant au boycott des produits français. Pourquoi l’Etat français est-il ainsi spécifiquement visé ?</p>



<p>Il y a quelques mois, un fait divers particulièrement cruel survenu en Suède avait entraîné des profanations multiples du Coran par les racistes suédois, soutenus par leurs camarades danois, et publiées sur les réseaux sociaux. Il y avait eu des affrontements à Malmö entre de jeunes immigrés et la police suédoise. Mais cet incident là, intrinsèquement beaucoup plus grave puisque touchant au Coran, n’avait fort heureusement eu aucun impact dans le monde musulman. Les organisations islamistes, la chaîne Al-Jazeera, ou Erdogan, n’avaient pas alors jugé utile de battre leurs tambours de guerre, à la différence de ce qui s’est passé plus tard avec l’exécution rituelle du professeur français Samuel Paty. Mais il faut dire que ce type de réactions avait débuté avec les caricatures danoises il y a des années.</p>



<p>Evidemment à la différence de la Suède, la France traîne avec elle dans le monde arabo-musulman son passif de puissance coloniale que les populistes de tous poils ont beau jeu de ressortir des tiroirs chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Il y a ensuite les interventions de l’armée française, en Libye, au Mali, et les soutiens accordés à la Grèce, à l’Arménie, ainsi que les ventes d’armes aux Emirats et à l’Arabie Saoudite dans leur guerre au Yémen. Le pays qui s’est le plus trouvé confronté à l’interventionnisme français depuis quelques mois est bien évidemment la Turquie, celui qui avec le Qatar entretient les liens les plus étroits avec l’organisation internationale des Frères Musulmans et le parti Ennahdha en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le terrorisme actuel frappe électivement la France</h3>



<p>Mais il ne faut pas oublier que d’autres pays œuvrent inlassablement à supplanter la France dans ses anciennes colonies, et il faut citer à ce propos les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, mais aussi Israël , qui vend des armes à l’Azerbaïdjan dans sa guerre avec l’Arménie, qui réalise actuellement une remarquable percée diplomatique, et qui après avoir normalisé ses relations avec les Emirats et le Bahreïn, puis récemment le Soudan, mène actuellement des pourparlers pour un accord définitif sur les frontières avec le Liban.</p>



<p>Pour des islamistes il y aurait à priori beaucoup plus de raisons de perpétrer ce genre d’attaques sur le sol ou contre des intérêts américains. Bien entendu l’histoire a prouvé que les Etats Unis avaient été impliqués dans les années 70 dans des attentats terroristes perpétrés dans des pays amis ou alliés, à l’instar de l’Italie. Même si le président Erdogan a condamné l’attentat de Nice et présenté ses condoléances aux familles, il demeure plausible que le terrorisme actuel qui frappe électivement la France, implique d’une manière ou d’une autre la Turquie, un pays de l’Otan, il ne faut pas l’oublier, par le biais de ses réseaux Frères musulmans actifs sur le territoire français, même si aucune preuve ne vient encore étayer cette hypothèse. Mais il faut se souvenir qu’en 1986 déjà Paris avait été le siège de multiples attentats du fait du soutien militaire que le gouvernement français apportait alors à l’Irak de Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran, et ce dernier y avait eu recours afin de le dissuader de poursuivre son aide.</p>



<p>Les attentats terroristes seraient donc la manière traditionnelle avec laquelle les adversaires de la France marqueraient leur mécontentement de sa politique, en particulier au Moyen Orient.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les visées géostratégiques de la Turquie d’Erdogan</h3>



<p>Qu’est ce qu’Erdogan voudrait obtenir de la France ? Evidemment et avant tout la protection de ses positions en Libye, dont il dépendra pour ses approvisionnements en hydrocarbures, la Turquie étant encerclée en mer Egée et ne disposant que de peu de liberté de manœuvre. Le pays voisin de la Libye où Erdogan dispose d’amis sûrs, en l’occurrence islamistes, n’est autre que la Tunisie. Avec la base aéronavale de Bizerte sous son contrôle, Erdogan aurait la capacité de déployer sa flotte en Méditerranée occidentale, de protéger son armée et ses voies de communication, en détectant, sinon en entravant, tout mouvement de navires vers la Méditerranée orientale qu’il jugerait hostiles; autrement dit tout navire français.</p>



<p>Avec son lac de 12 km de diamètre, son goulet de 8 km, son arsenal, son port, le Djebel Ichkeul, qui présente des capacités de stockage supérieures à celles de Gibraltar, Bizerte était dans les années 50 destinée à devenir une importante base aéronavale de l’Otan, contrôlant le détroit de Sicile. D’importants travaux de réaménagement avaient été entrepris pour développer ses capacités de ravitaillement des navires de guerre, de stockage en armements et en hydrocarbures, ainsi que son approvisionnement autonome en eau et en électricité. C’est l’insistance du gouvernement tunisien à rétablir sa souveraineté sur l’ensemble de la ville et des installations de la base qui, à l’indépendance, avait finalement convaincu l’Otan de renoncer à ce projet. Et on sait que seule la bataille de Bizerte, deux années après son déroulement, avait finalement eu raison de l’entêtement du Général De Gaulle à garder la ville et la base sous souveraineté française, même s’il a plus tard affirmé, pour gêner le président Bourguiba, qu’il n’en avait jamais contesté l’appartenance à la Tunisie.</p>



<p>Les visites nocturnes du président Kais Saied à la base militaire de la ville sur lesquelles on s’était beaucoup interrogé, la déclaration du ministre italien des Affaires étrangères affirmant que la Tunisie était une menace pour la sécurité nationale de son pays, expliqueraient alors bien des choses. Et même l’agression du député Ahmed Mouha aurait quelque signification, en attendant d’en savoir plus sur l’identité et le mobile de ses agresseurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions</h3>



<p>Il y a donc sans doute quelque raison de dire que les attentats terroristes en France risquent d’avoir aussi pour enjeu la sécurité nationale de la Tunisie. Le déficit financier de notre pays est devenu à ce point abyssal, dans un Etat qui n’a pas la volonté d’assurer le contrôle de l’exploitation de ses ressources naturelles (phosphates, pétrole), qu’il est permis de se demander si la solution à ses problèmes ne va pas résider dans l’hypothèque de sa souveraineté nationale, comme cela fut le cas en 1881.</p>



<p>Il n’en est que plus nécessaire que l’Etat tunisien se situe dès le départ dans la lutte contre le terrorisme, non pas en s’associant à des entreprises démagogiques de diversion, telles que la défense du prophète Mohamed, mais en prenant les mesures concrètes contre toute menace relative à sa souveraineté, et à l’intégrité territoriale du pays. Il va sans dire que les instigateurs du terrorisme n’ayant aucune chance de l’emporter, contre un Etat dans toute sa rigueur tel que l’est l’Etat français, il convient pour l’Etat tunisien de se situer dès à présent dans le camp du vainqueur, et de la manière la plus claire.</p>



<p>La France restera toujours ce qu’elle est sur l’échiquier international, un grand pays incontournable. Les islamistes ne seront jamais rien de plus que des pions appelés à disparaître, une fois accomplie la mission qui leur aura été impartie, celle de susciter partout des troubles et des guerres. Et un Etat noyauté par les islamistes sera toujours dénué sur la scène internationale de toute crédibilité dans l’étalage d’une aléatoire volonté de paix et de progrès.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KC5s45KXMI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/29/attaque-de-nice-lassaillant-est-un-tunisien-arrive-il-y-a-peu-de-temps-par-lampedusa-affirme-le-depute-eric-ciotti/">Attaque de Nice : «L’assaillant est un Tunisien arrivé il y a peu de temps par Lampedusa», affirme le député Éric Ciotti</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attaque de Nice : «L’assaillant est un Tunisien arrivé il y a peu de temps par Lampedusa», affirme le député Éric Ciotti » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/29/attaque-de-nice-lassaillant-est-un-tunisien-arrive-il-y-a-peu-de-temps-par-lampedusa-affirme-le-depute-eric-ciotti/embed/#?secret=kOvdvAJqqh#?secret=KC5s45KXMI" data-secret="KC5s45KXMI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Inflexibles, les agitateurs d’El-Kamour poursuivent leurs menaces contre l’Etat tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/07/inflexibles-les-agitateurs-del-kamour-poursuivent-leurs-menaces-contre-letat-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 07:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un post Facebook publié hier, dimanche 6 septembre 2020, les sit-inneurs d’El-Kamour (Tataouine), qui bloquent la production et le transport du pétrole et du gaz dans le sud tunisien depuis la mi-juillet dernier, continuent de narguer l’Etat et de défier la puissance publique… étrangement impuissante. Dans ce post, publié le jour même de l’attaque...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Kais-Saied-El-Kamour.jpg" alt="" class="wp-image-313997"/></figure>



<p><strong><em>Dans un post Facebook publié hier, dimanche 6 septembre 2020, les sit-inneurs d’El-Kamour (Tataouine), qui bloquent la production et le transport du pétrole et du gaz dans le sud tunisien depuis la mi-juillet dernier, continuent de narguer l’Etat et de défier la puissance publique… étrangement impuissante.</em></strong></p>



<span id="more-315280"></span>



<p>Dans ce post, publié le jour même de l’attaque au véhicule bélier à El-Kantaoui, Sousse, ayant fait un mort et un blessé grave parmi les agents de la garde nationale, ces derniers, qui sont au service des contrebandiers et de leurs alliés dans cette région frontalière avec la Libye, à savoir les groupes terroristes armés installés par la Turquie d’Erdogan à la frontière tunisienne, défient la présidence de la république, la présidence du gouvernement et la présidence du parlement, ainsi que les sociétés pétrolières basées dans la région, en accusant tout ce beau monde de <em>«mensonge»,</em> tout en menaçant de poursuivre leur opération de sabotage de l’économie nationale jusqu’à la satisfaction de leurs revendications : 1500 emplois fictifs immédiats dans les sociétés pétrolières, 500 emplois fictifs immédiats dans les soi-disant sociétés environnementales, etc.</p>



<p>Ce sont ces hors-la-loi qui fixent les règles et non pas l’Etat, cet État aux mains tremblantes qui les ménage et qui par ricochet se met en position de faiblesse et les met en position de force, sachant que ces mercenaires au service des groupes armés islamistes installés par la Turquie d’Erdogan à l’ouest de la Libye à la frontière tunisienne, bénéficient de soutiens forts au sein même de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), notamment de la part les partis islamistes alliés de la Turquie, Ennahdha et Al-Karama, qui ferment complètement les yeux sur leurs abus voire même les défendent.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>
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		<item>
		<title>Rached Ghannouchi, à quand la retraite ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/24/rached-ghannouchi-a-quand-la-retraite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 12:57:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au terme de neuf ans de pouvoir et de neuf ans d’échecs cuisants ayant mis la Tunisie à genou et fait douter les Tunisiens des vertus même de la démocratie et souhaiter une dictature qui les fasse renouer avec la prospérité perdue, le président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, serait plus inspiré de prendre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/rached-ghannouchi-ARP.jpg" alt="" class="wp-image-302087"/></figure>



<p><strong><em>Au terme de neuf ans de pouvoir et de neuf ans d’échecs cuisants ayant mis la Tunisie à genou et fait douter les Tunisiens des vertus même de la démocratie et souhaiter une dictature qui les fasse renouer avec la prospérité perdue, le président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, serait plus inspiré de prendre une paisible retraite de grand-père.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-313286"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>L’Angleterre l’a couvé et gâté. Hilary Clinton a fait un coup d’Etat pour lui baliser le chemin du pouvoir. Tous les pays occidentaux ont pris le relais pour le porter au sacre. Le Qatar lui a ouvert une ligne de dons aux fonds intarissables. Quand la Tunisie était frappée par la sécheresse, les nuages qataris inondaient de dollars le temple bleu du quartier de Monplaisir, quartier de Tunis où se trouve le siège central du parti islamiste Ennahdha. Les caisses de l’Etat ne lui étaient pas impénétrables. Des fidèles lui versaient la zakat. La Turquie se démène pour le sacrer gouverneur de son département d’Ifriqiya. Erdogan a même mis de gentils coupeurs de gorges à sa disposition. Il a conquis la Libye pour les lui envoyer en secours. Des eunuques de gauche comme de droite se sont fait la guerre pour le servir, espérant l’honneur d’avoir une place sur ses genoux noueux. Il a ses bureaux dans les coins les plus reculés du pays avec toute la logistique indispensable : argent, militants professionnels, voitures, bus, téléphones, ordinateurs… Ses partisans ont partout distribué des aides de toutes sortes pour les humains et les animaux. Les médias ont été achetés. Pas un plateau télévisé ne se fait sans au moins un Nahdhaoui pour défendre le gourou ou un mercenaire qui s’ingénue pour être plus royaliste que le roi. Pas un journal n’ait publié sans contenir des pages consacrées au gourou et à sa secte islamiste. Les réseaux sociaux sont infestés par des armées mobilisées pour la propagande islamiste ou le lynchage des adversaires. Le pays est mis à feu et à sang pour intimider la population.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel gâchis pour la Tunisie et quelle désillusion pour ses sponsors !</h3>



<p>La planète entière s’est mobilisée pour Rached Ghannouchi et sa secte. Au lieu du pouvoir pour imposer sa charia, il en est arrivé, en ce mois d’août 2020, non pas à postuler la magistrature mais, à miauler, comme le chat qui demande les restes d’un poisson, et ce, pour préserver son poste de président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et pour quémander un portefeuille ministériel pour l’un de ses fidèles dans le gouvernement Méchichi en cours de constitution. Quel gâchis, et quelle désillusion pour ses sponsors. Dans un autre contexte, Jacques Prévert avait dit: <em>«Que de barricades pour six malheureuses sardines.»</em></p>



<p>Bourguiba demeure dans le cœur des Tunisiens. Son âme qui continue à planer sur la Tunisie a étouffé le gourou. Le centenaire Béji Caïd Essebsi (Bajbouj), ce renard dans la carapace d’un rhinocéros, est venu lui casser l’échine alors qu’il était dans la plénitude de sa force. Les braves ont neutralisé ses jeunes zélés qui lui rappelaient sa jeunesse. C’est là le miracle tunisien: ni guerres civiles ni coup d&rsquo;Etat. Ce sont là les pièces maîtresses dont a disposé Kaïs Saïed pour faire son échec et mat devant un adversaire dont le bluff sur les tables de poker ne lui a pas servi sur le tablier du jeu d’échecs.</p>



<p>Après un échec si cuisant, un Japonais choisit le hara-kiri. Mon éducation ne me permet ni de souhaiter la mort ou la maladie ou la misère à aucun être humain. Alors, je souhaite à <em>«tonton Rchouda»</em>, une retraite paisible d’un grand-père cajolé et une sincère réconciliation avec Dieu auquel il a tourné le dos depuis belles lurettes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Panser les plaies d’un chaos islamiste de neuf ans</h3>



<p>Mais, que Ghannouchi accepte la retraite ou non, le Tunisien saura panser ses plaies d’un chaos islamiste de neuf ans. Il est berbère, il ne casse pas. Il plie, puis, se relève avec plus de force. <em>«Eddawam younkeb errakham»</em> (<em>«La durée brise le marbre»</em>). Celui qui a laissé ce dicton en héritage, ne permettra à personne de le déranger dans sa tombe. D’ailleurs, la malédiction est tombée sur ceux qui se sont aventurés dans cette voie. Monsieur Kaïs Saïed, à bon entendeur salut.</p>



<p><em>* Analyste politique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aeYwMFCSgn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/19/sigma-conseil-un-sondage-qui-souffle-le-chaud-et-le-froid/">Sigma Conseil, un sondage qui souffle le chaud et le froid</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sigma Conseil, un sondage qui souffle le chaud et le froid » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/19/sigma-conseil-un-sondage-qui-souffle-le-chaud-et-le-froid/embed/#?secret=vbh3FEY7qv#?secret=aeYwMFCSgn" data-secret="aeYwMFCSgn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Méditerranée orientale: Erdogan bombe le torse, la France réagit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:06:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quatre jours, le navire de forage et de prospection gazière turc Uruç Reis, accompagné par sept frégates militaires, se trouve dans les eaux territoriales grecques. ‪C’est une violation de la souveraineté de la Grèce, du droit international et du droit de la Mer. Sachant que les eaux territoriales sont une zone sur laquelle s’étend...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Uruc-Reis.jpg" alt="" class="wp-image-311800"/></figure>



<p><strong><em>Depuis quatre jours, le navire de forage et de prospection gazière turc Uruç Reis, accompagné par sept frégates militaires, se trouve dans les eaux territoriales grecques. ‪C’est une violation de la souveraineté de la Grèce, du droit international et du droit de la Mer.</em></strong></p>



<span id="more-311798"></span>



<p>Sachant que les eaux territoriales sont une zone sur laquelle s’étend la souveraineté de l’Etat côtier, la Grèce a de bonnes raisons de multiplier les efforts diplomatiques, notamment en direction des autres Etats européens, et d’assurer qu’elle ne se pliera pas à la politique du <em>«fait accompli»</em>. Elle a d’ailleurs placé ses forces armées en état d’alerte mais la Turquie, sourde, poursuit ses provocations.</p>



<p>Nikos Dendias, le ministre grec des Affaires étrangères, rencontrera son homologue américain Mike Pompeo à Vienne. Et demain, vendredi 14 août 2020, une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères se tiendra par téléconférence, à la demande de la Grèce, au sujet des menaces de la Turquie.</p>



<p>Emmanuel Macron a réagi dans la soirée du mercredi 12 août 2020: <em>«La situation en Méditerranée orientale est préoccupante. Les décisions unilatérales de la Turquie en matière d’exploration pétrolière provoquent des tensions. Celles-ci doivent cesser pour permettre un dialogue apaisé entre pays voisins et alliés au sein de l’Otan. J’ai décidé de renforcer temporairement la présence militaire française en Méditerranée orientale dans les prochains jours, en coopération avec les partenaires européens dont la Grèce.»</em></p>



<p>D’autres rebondissements sont donc à redouter, car l’activisme militaire d’Erdogan, dont les troupes sont stationnées aux frontières de la Tunisie, de l’Algérie et du Mali, où l’armée française est engagée dans la guerre contre les groupes jihadistes, ne saurait être accepté par tous les Etat concernés au nord et au sud de la Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Islam politique : la liberté d’expression, jusqu’à la prochaine station</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 14:51:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Emna-Chargui-Taoufik-Ben-Brik-Hattab-Ben-Othman-Lotfi-Abdelli.jpg" alt="" class="wp-image-311325"/><figcaption><em>Emna Chargui, Taoufik Ben Brik, Hattab Ben Othman, Seifeddine Makhlouf, Lotfi Abdelli</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>En essayant de se poser opportunément en champions des libertés constitutionnelles et contre la dictature, les dirigeants du parti islamiste Ennahdha, habituellement peu soucieux des libertés publiques, ainsi que l’avait démontré la condamnation d’une jeune fille à une peine de prison pour avoir reproduit une fausse sourate sur les réseaux sociaux, poursuit trois buts, la récupération des électeurs en vue d’éventuelles élections anticipées, le discrédit de ses adversaires associés au retour du RCD ou au spectre d’un régime de type Sissi, et l’intimidation afin de paralyser les enquêtes en cours.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-311324"></span>



<p>Selon la vision qu’un certain nombre de partis politiques veulent imposer à l’opinion publique, le processus démocratique dans son ensemble est menacé par deux tendances: le césarisme, qu’on attribue au président de la république, du fait de ses visites répétées dans les casernes et sa prétention à nommer le chef du gouvernement en dehors des équilibres parlementaires; l’autoritarisme partisan dont beaucoup estiment Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), le dépositaire le plus achevé.</p>



<p>Dans cette optique un certain nombre d’affaires ont acquis valeur de symbole de la confrontation en cours entre les forces qui prétendent défendre la démocratie, et celles à qui leurs adversaires attribuent des intentions dictatoriales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les défenseurs autoproclamés de la démocratie&#8230; jusqu&rsquo;à la prochaine station</h3>



<p>Il faut d’abord comprendre que pour ces «démocrates», la dernière fronde contre le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, ne relève pas d’une quelconque subordination de son secrétariat à des impératifs partisans violant sa nécessaire neutralité, ni à la confusion entretenue entre les prérogatives inhérentes à l’exercice simultané des fonctions à la tête du parlement et d’un parti politique, en l’occurrence Ennahdha. En fin de compte, après toutes les péripéties qui ont conduit à une motion de défiance rejetée de justesse, le président du parlement a finalement accepté de se défaire de son homme de confiance, Habib Kheder, auquel beaucoup ont attribué la responsabilité des dysfonctionnements du cabinet de l’ombre dont il assumait la direction au bénéfice de son commanditaire. En acceptant de démissionner, et de servir de bouc émissaire, M. Kheder a du même coup fait passer à l’arrière plan la délicate question des relations obscures de M. Ghannouchi avec la Turquie et la Libye, ainsi que celle de l’empiètement sur les prérogatives du président de la République.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que, dans les mêmes milieux, on a claironné que cette démission honorait son auteur, qualifié de propre, contrairement à celle du chef du gouvernement, condamné sans procès, et qui continue d’expédier les affaires courantes bien qu’une commission parlementaire, au sein de laquelle il n’avait pas que des amis, l’ait reconnu politiquement coupable des faits qui lui sont reprochés, à savoir le conflit d’intérêts. Et comme il a été choisi par le président de la république, on a évidemment incriminé la responsabilité de ce dernier, non seulement dans ce choix, mais aussi dans celui à venir, et on y a vu une preuve de sa volonté de gouverner par-dessus le jeu parlementaire, c’est-à-dire d’instaurer la dictature.</p>



<p>Il y a donc une évidence qui s’impose : les défenseurs autoproclamés de la démocratie ne sont en réalité que ceux de la subordination de la présidence de la république au pouvoir du parlement, c’est-à-dire à des jeux parlementaires par lesquels un parti politique auquel personne n’avait jusqu’ici délivré le label de la probité, Qalb Tounès, accepte de trahir la confiance de ses électeurs en confiant la responsabilité de la présidence du parlement à M. Ghannouchi, avec toutes les conséquences qui en ont résulté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parlementarisme malhonnête se situant de facto au dessus des lois</h3>



<p>Mais en s’obstinant à prêter au chef de l’Etat des intentions dictatoriales, les tenants du parlementarisme ont argué d’une arrestation qu’ils ont jugée abusive, celle d’un greffier du tribunal pour insulte contre le président de la république, après que ce dernier eût publiquement fait état de la disparition du tribunal d’un dossier se rapportant à un accident qui avait fait grand bruit, celui de la fille d’un ex-ministre nahdhaoui, Anouar Maarouf, conduisant une voiture de l’administration. L’opinion publique avait attribué l’impunité dont elle avait jusque-là bénéficié aux relations de son père, issu d’un parti politique bien connu, membre de la coalition gouvernementale, et cette affaire était devenue le symbole d’un parlementarisme malhonnête se situant de facto au dessus des lois.</p>



<p>Ainsi donc si l’évocation de ce dossier n’était pas innocente, celle de sa disparition avait une autre signification, se rapportant à la probité d’une partie de la justice, celle des greffiers, et à la responsabilité administrative et politique du ministre. Et le président de la république étant lui-même un professeur de droit constitutionnel, son épouse une ancienne juge, on peut supposer qu’il savait de quoi il parlait. En tous cas, comme par miracle, le dossier disparu a resurgi, et un sombre greffier du tribunal, se présentant comme un membre du syndicat de sa profession, n’a pas manqué de dénoncer, invocation de versets du Coran à l’appui, l’inexactitude des propos tenus par le Chef de l’Etat, déshonorant l’ensemble de la corporation des greffiers. Le choix des versets du Coran invoqués pouvant laisser entendre que le président de la république, ou ceux chargés de lui rapporter les informations, soient dépourvus de crédibilité morale, l’équivoque entretenue n’a pas suffi, et le greffier a donc été incarcéré.</p>



<p>Renseignement pris il s’est avéré que le syndicat au nom duquel ledit greffier s’était exprimé était affilié au parti islamiste Ennahdha et ne faisait pas partie de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le syndicat quasi majoritaire, qui s’est empressé de s’en désolidariser.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’hypothèse de plus en plus crédible d’une justice aux ordres</h3>



<p>Ainsi donc cette affaire a révélé une troisième réalité, la plus grave, celle d’un syndicat islamiste opérant au sein du tribunal et capable d’occulter les dossiers au bénéfice de ses commanditaires. Le spectre d’une justice aux ordres capable de dissimuler des preuves dans les nombreuses affaires non résolues d’assassinats politiques et de terrorisme passait ainsi du stade du récit fantastique, à celui de l’hypothèse raisonnable, imposant une enquête interne approfondie, à tout le moins au sein du tribunal de Tunis. Le transfert récent du dossier de l’assassinat de Mohamed Brahmi, par la Cour de Cassation, vers le tribunal d’Ariana, semble d’ailleurs démontrer que le ministère de la Justice en est désormais bien conscient. Dans ces conditions l’arrestation de ce greffier ne reposerait pas simplement sur des interprétations divergentes du Coran, ni sur des propos injurieux à l’encontre de l’autorité, ou des manquements graves au respect de la liberté d’expression, ainsi qu’en font désormais état des partis politiques gravitant dans la sphère islamiste.</p>



<p>En essayant de se poser opportunément en champions des libertés constitutionnelles et contre la dictature, la mouvance islamiste, habituellement peu soucieuse des libertés publiques, ainsi que l’avait démontré la condamnation d’une jeune fille à une peine de prison pour avoir reproduit une fausse sourate sur les réseaux sociaux, poursuit donc trois buts, la récupération des électeurs en vue d’éventuelles élections anticipées, le discrédit de ses adversaires associés au retour du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) ou au spectre d’un régime de type Sissi, et l’intimidation afin de paralyser les enquêtes en cours, notamment sur les assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi où sont impliqués des personnes issues de la nébuleuse islamiste.</p>



<p>L’irruption de l’affaire Lotfi Abdelli, un humoriste obsédé dans les termes les plus vulgaires par l’anatomie de Mme Moussi et dont certains spectacles ont été annulés, démontre jusqu’à quel degré de cynisme, de mauvais goût, et de mauvaise foi, certains députés islamistes sont prêts à aller afin de déchaîner les instincts les plus vils de leurs compatriotes et à les induire en erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une affaire de liberté d’expression en cache d’autres</h3>



<p>Evidemment on a argué du droit de M. Abdelli de présenter ses spectacles au nom de la sacrosainte liberté d’expression, et on s’est interrogé pour savoir pourquoi tous ceux qui avaient défendu Taoufik Ben Brik, un blogueur opposant de longue date de Ben Ali et récemment condamné par la justice pour des propos tenus sur un plateau télévisé, n’avaient pas cette fois bougé en faveur de l’humoriste.</p>



<p>Il y a quand même une différence entre des propos tenus une seule fois, exprimant une opinion dont on doive se justifier, et un spectacle constitué de propos orduriers à l’encontre d’une personnalité politique, qu’on répète à longueur d’année plusieurs soirées par semaine dans plusieurs villes de la république. C’est la même différence qu’il y a entre le nu exposé dans une galerie de peinture ou les versets pas si blasphématoires que cela dans leur contenu, relayés par une adolescente sur le facebook, et les grossièretés et les jurons de charretiers dont on agresse nos oreilles et nos êtres à longueur de journée qui rendent impossible toute perspective de vie digne dans nos villes et nos villages, et dont nos islamistes se sont bien gardés d’obtenir des condamnations exemplaires.</p>



<p>On en arrive à cette hypothèse étonnante: dans la lutte contre le blasphème, d’aucuns sont plus intéressés par le pouvoir de le désigner à la vindicte publique, selon leur bon vouloir, que par sa suppression. Mais l’intimidation ne se résume pas qu’en la comparaison de ce qui n’est pas comparable. Tout ceci crée un environnement propice aux dépassements de toutes sortes visant avant tout l’autorité de l’Etat, des soldats assassinés par les contrebandiers sur la frontière sud du pays, au secrétaire général d’une faculté marqué au visage, devant chez lui, au couteau, en passant par les épreuves de baccalauréat dont le déroulement anormal cette année en dehors de l’habituelle surveillance policière, a été plusieurs fois rapporté. L’existence d’un corporatisme républicain au sein de la police en rend la collaboration désormais plus ardue dans le sens où c’est souvent elle qui définit ses tâches prioritaires.</p>



<p>Mais cela contribue aussi à la déliquescence de l’autorité de l’Etat qui semble être finalement l’objectif commun que se sont assignés tous ceux qui prétendent au sein du parlement lutter pour la démocratie, dont autant leurs références mentales qu’idéologiques demeurent pourtant fort éloignées, et qui excitent pour arriver à leur fin la misogynie de la rue, et son agressivité, pour le moment verbale.</p>



<p>Erdogan reprenant sans doute des propos de Lénine, avait bien dit : <em>«Nous prendrons le train de la démocratie, et quand il nous aura menés là où nous voulons, nous en descendrons!».</em></p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<item>
		<title>Mohamed Hentati : Ennahdha a un plan de prise du pouvoir en Tunisie par la violence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/07/mohamed-hentati-ennahdha-a-un-plan-de-prise-du-pouvoir-en-tunisie-par-la-violence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 16:23:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’activiste islamiste Mohamed Hentati estime, dans une vidéo mise en ligne hier soir, jeudi 6 août 2020, que l’organisation paramilitaire secrète du parti islamiste Ennahdha est bien entraînée et déployée dans toutes les régions de la Tunisie et qu’elle est même sur le point de passer à l’action pour prendre le pouvoir dans le pays....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mohamed-Hentati.jpg" alt="" class="wp-image-311002"/></figure>



<p><strong><em>L’activiste islamiste Mohamed Hentati estime, dans une <a href="https://www.facebook.com/moezhamyt/videos/3271697056209425/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">vidéo </a>mise en ligne hier soir, jeudi 6 août 2020, que l’organisation paramilitaire secrète du parti islamiste Ennahdha est bien entraînée et déployée dans toutes les régions de la Tunisie et qu’elle est même sur le point de passer à l’action pour prendre le pouvoir dans le pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong> </p>



<span id="more-311001"></span>



<p>Mohamed Hentati, ancien militant d’Ennahdha ayant fait la prison sous le régime de Ben Ali, devenu après la révolution de 2011 l’un des plus redoutables adversaires du parti islamiste tunisien, est généralement un homme bien informé. Devenu un activiste islamiste très médiatisé et que s’arrachent les chaînes de télévision en quête d’audience, il n’est pas du genre à changer constamment de position. Homme de conviction, fervent musulman mais hostile à Ennahdha et aux Frères musulmans dont le parti islamiste tunisien est une filiale, l’homme a de la suite dans les idées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des révélations qui nécessitent une vérification et, le cas échéant, une réaction rapide</h3>



<p>Cependant, soupçonner Mohamed Hentati de vouloir régler de vieux comptes avec ses anciens<em> «frères musulmans»</em>, et cela est possible, ne saurait justifier que l’on reste indifférents à ses révélations d’hier soir et qui devraient normalement mettre la puce à l’oreille à tous les hauts responsables de la sûreté, de l’armée et de la justice.</p>



<p>Le président de la république Kaïs Saïed et le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh devraient eux aussi accorder tout l’intérêt requis aux révélations de Mohamed Hentati, les vérifier par les différents services de l’Etat et, le cas échéant, réagir avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p>Que nous apprend l’activiste islamiste ? Il nous dit que les dirigeants d’Ennahdha sont aux abois et qu’ils se méfient beaucoup du président Saïed, qui ne les porte pas dans son cœur (c’est un euphémisme), et du chef de gouvernement désigné Hichem Mechichi, lequel semble déterminé à constituer un gouvernement de compétences nationales indépendantes des partis. Or, les dirigeants d’Ennahdha ont de bonnes raisons de vouloir rester au cœur du pouvoir, c’est-à-dire, dans le gouvernement, de crainte de voir quelque dossier de corruption impliquant l’un d’entre eux activé par la justice.</p>



<p>Aussi ont-ils mis en branle leur organisation secrète paramilitaire, qui est dirigée par le député Saïd Ferjani, mais sous la responsabilité politique directe de Rached Ghannouchi, président du parti et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>



<p>Cette organisation dispose d’unités paramilitaires dont les membres sont très entraînées et déployés dans toutes les régions du pays, notamment dans les quatre gouvernorats du Grand-Tunis : Tunis, Ariana, Manouba et Ben Arous ; et à Kairouan, au centre du pays, pour les unités les plus importantes et les mieux dotées en hommes et en moyens logistiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des miliciens armés à l’intérieur adossés à des unités d’élite turques à la frontière avec la Libye</h3>



<p>Ces miliciens manient tous les armes à feu mais ils sont tenus de ne compter, dans une première étape, que sur leur grande maîtrise des arts martiaux et des armes blanches (épées, poignards, haches, matraques, etc.). Ils peuvent, cependant, en cas d’extrême nécessité, et si le plan A ne réussit pas, recourir aux armes à feu contre les corps constitués (en civil ou en uniforme) et même contre les unités de l’armée, explique Mohamed Hentati, qui avertit : il y a péril en la demeure, car les dirigeants d’Ennahdha, qui sont au service d’un plan régional maghrébin de prise de pouvoir par les islamistes, concocté par le tandem Qatar (pour le financement et l’appui médiatique) et la Turquie (pour l’aspect logistique et militaire), sont prêts à tout pour ne pas se trouver, pour la première fois depuis 2011, hors du pouvoir.</p>



<p>Pour appuyer les Nahdhaouis militairement, Mohamed Hentati assure que la Turquie a disposé 3600 militaires à l’ouest de la Libye, à la frontière sud de la Tunisie, dont 600 commandos spécialisés dans les opérations éclair, terrestres, maritimes et aériennes. L’activiste islamiste va même plus loin en affirmant que ces unités d’élite sont mises par le président turc Recept Tayyip Erdogan sous l’autorité directe de Rached Ghannouchi, qui, le jour J., et en cas de besoin, devra décider de l’heure et de la nature de leurs interventions en Tunisie.</p>



<p>Mohamed Hentati affirme détenir des informations encore plus précises sur les plans d’Ennahdha et notamment des listes de noms qu’il se garde d’ébruiter, en tout cas pour le moment, et qu’il met à la disposition des autorités compétentes tunisiennes, si celles-ci les lui demandent.</p>



<p>Bien entendu, nous reprenons ces données avec toutes les réserves d’usage, n’ayant pas nous-mêmes les moyens d’en vérifier le bien-fondé, mais il serait suicidaire de les écarter d’un revers de la main et de ne leur donner aucun crédit. La menace, si menace il y a, doit être contrée à temps et une première réaction de l’Etat nous semble se justifier amplement : la police judiciaire doit auditionner l’intéressé, vérifier la crédibilité de ses révélations et décider, éventuellement, des suites à leur donner.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><a href="https://www.facebook.com/moezhamyt/videos/3271697056209425/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Regarder la vidéo. </a></strong></h3>
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		<title>Washington perd patience face à l’expansionnisme turc en Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 08:40:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’administration américaine, sous le président Donald Trump, a longtemps essayé de dissimuler l’intervention agressive turque en Libye, où les alliés de l’Otan sont devenus des rivaux régionaux. Mais cette position est en train de changer… Par Alaeddin Saleh * L’armée américaine se méfie de plus en plus de la guerre par procuration de la Turquie...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mercenaires-turcs-en-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-300359"/><figcaption>Les mercenaires turcs en Libye. </figcaption></figure>



<p><strong><em>L’administration américaine, sous le président Donald Trump, a longtemps essayé de dissimuler l’intervention agressive turque en Libye, où les alliés de l’Otan sont devenus des rivaux régionaux. Mais cette position est en train de changer…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Alaeddin Saleh</strong> *</p>



<span id="more-309521"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Alaeddin-Saleh.jpg" alt="" class="wp-image-309522"/></figure></div>



<p>L’armée américaine se méfie de plus en plus de la guerre par procuration de la Turquie en Libye, a révélé l’Associated Press, vendredi 17 juillet 2020, citant le rapport trimestriel sur l’opération antiterroriste en Afrique du Nord et de l’Ouest rédigé par l’inspecteur général du ministère américain de la Défense. Le rapport produit par l’organisme de contrôle interne du Pentagone marque la première fois que l’aide militaire turque au gouvernement d’accord national libyen (GNA) est mentionnée par les responsables américains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Turquie pousse ses pions en Libye et en Afrique du Nord</h3>



<p>Au cours des trois premiers mois de 2020, la Turquie a déployé un nombre inconnu de ses propres troupes et<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/la-turquie-utilise-des-combattants-syriens-en-libye/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"> envoyé entre 3.500 et 3.800 combattants syriens dans l’État nord-africain,</a> a évalué l&rsquo;inspecteur général. Ankara a recruté des milliers de mercenaires pour combattre aux côtés de son allié libyen en les attirant avec des promesses d’argent et de citoyenneté turque.</p>



<p>La Turquie a également augmenté ses fournitures d&rsquo;aide militaire en mai, juste avant que les troupes du GNA n’obtiennent un certain nombre de victoires importantes qui ont entraîné le retrait de l’armée nationale libyenne (LNA), selon le Pentagone.</p>



<p>Le rapport de l’inspecteur général envoie encore un autre signal de l’inquiétude croissante des États-Unis concernant les tensions accrues en Libye, où une confrontation armée entre le gouvernement soutenu par la Turquie et l’armée du maréchal Khalifa Haftar se poursuit depuis avril dernier. Le récent triomphe des milices de Tripoli dans l’ouest de la Libye a mis en évidence le rôle important d’Ankara dans la modification de l’équilibre des pouvoirs sur le terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les ambitions ottomanes du président Erdoğan</h3>



<p>En Turquie, la victoire du GNA a été perçue comme une preuve de la viabilité des doctrines militaires et politiques turques et une justification d’actions brutales contre les États qui font obstacle aux ambitions ottomanes du président Erdoğan.</p>



<p>Il est difficile d’appeler ces développements autrement qu’une amère déception pour Washington, en particulier compte tenu de son rôle de consolidation dans l’alliance nord-atlantique. Alors que la Turquie se déchaîne en Libye, les États-Unis sont confrontés à ce que le président français Emmanuel Macron a qualifié à juste titre de «mort cérébrale» de l’Otan.</p>



<p>Début juillet, la France a suspendu sa participation à l’opération navale <em><strong><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/03/france-turquie-escalade-a-bas-bruit-sur-la-grande-bleue/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">«Sea Guardian»</a></strong></em> de l’Otan après un incident avec la marine turque en Méditerranée. Paris a affirmé que des bâtiments turcs avait illuminé à trois reprises avec leurs radars de conduites de tirs la frégate française Courbet qui tentait d’inspecter un navire battant pavillon tanzanien soupçonné de contrebande d&rsquo;armes en Libye.</p>



<p>Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a ensuite appelé les membres de l’Union européenne (UE) à discuter d’éventuelles sanctions contre la Turquie. Les États-Unis ont également partagé ses préoccupations concernant le comportement inamical de la Turquie. <em>«Des alliés de l’Otan ne devraient pas se retourner les uns contre les autres. Ce n’est pas bon»</em>, a déclaré Robert O’Brien, le conseiller américain à la sécurité nationale, soulignant que Washington était aux côtés de la France.</p>



<p>La relation entre Ankara et Paris n’est pas la seule à avoir souffert de l’expansionnisme turc. Pratiquement tous les États de la Méditerranée orientale, y compris Israël, l’allié stratégique des États-Unis au Moyen-Orient, et un autre partenaire de l’Otan, la Grèce, ont formé une alliance pour contrer les plans de la Turquie d’étendre son influence dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Washington mécontent des activités douteuses turques en Méditerranée</h3>



<p>Les revendications territoriales d’Ankara en Méditerranée soutenues par un traité controversé sur la délimitation maritime avec le gouvernement fantoche de Fayez Sarraj sont entrées en désaccord avec un projet conjoint de transit de gaz naturel d’Israël à travers la Grèce vers l’Europe du Sud. De plus, la création d&rsquo;une zone économique exclusive par Tripoli et Ankara a créé des conditions supplémentaires pour approfondir la fracture avec Athènes et Nicosie.</p>



<p>Les récentes déclarations des responsables américains sont un signe claire que le mécontentement de Washington s’accroît face aux activités douteuses turques qui menacent l’unité de l’Alliance elle-même. Bien que la Turquie soit un élément important de l’Otan, son avenir en tant qu’État membre dépend de la volonté d’Ankara de s’intégrer organiquement dans l’architecture de sécurité collective. S’il n’y en a pas, l’organisme de l’Alliance peut subir une intervention chirurgicale et continue à vivre.</p>



<p><em>* Journaliste libyen, rédacteur en chef de Special Monitoring Mission to Libya (<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://smmlibya.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SMML</a>). </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lelcI4Iuia"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/la-turquie-utilise-des-combattants-syriens-en-libye/">La Turquie utilise des combattants syriens en Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Turquie utilise des combattants syriens en Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/la-turquie-utilise-des-combattants-syriens-en-libye/embed/#?secret=DfwXWX1WKb#?secret=lelcI4Iuia" data-secret="lelcI4Iuia" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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