<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Etat islamique - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/etat-islamique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/etat-islamique/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Jan 2026 08:51:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Etat islamique - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/etat-islamique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Syrie &#124; Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Alaouites]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Druzes]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kobané]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Mazloum Abdi]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Barrack]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18289694</guid>

					<description><![CDATA[<p>Longtemps alliés des Américains, les combattants kurdes de Syrie se sentent aujourd'hui trahis par ces derniers.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/">Syrie | Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis ont toujours été fidèles à leur réputation d’opportunistes qui utilisent leurs alliés puis les jettent comme un mouchoir. Les Kurdes de Syrie et spécifiquement les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigés par Mazloum Abdi n’ont pas dérogé à ce traitement humiliant après avoir été les partenaires les plus solides et les plus fiables de Washington dans le Levant pendant plus d’une décennie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18289694"></span>



<p>On sent que le cœur du président américain Donald Trump bat pour le président syrien Ahmed Al-Charaa sur lequel il est dithyrambique depuis leur première rencontre à Riyad en mai 2025 et lors de laquelle il l’avait notamment qualifié de jeune homme séduisant et de dur à cuire, et depuis l’étoile des Kurdes a commencé à pâlir.</p>



<p>L’envoyé spécial américain pour la Syrie Tom Barrack a déclaré que la meilleure chance des Kurdes en Syrie résidait désormais dans le nouveau gouvernement dirigé par le président Al-Charaa et que la mission des FDS à savoir combattre l’Etat islamique (EI, Daech) n’était plus d’actualité sur le terrain. Un sentiment de trahison et d’aigreur a saisi les Kurdes qui se sentent désormais en danger comme le sont les Alaouites et les Druzes.</p>



<p>Dans l’enquête du <a href="https://www.ft.com/content/8591f985-33b3-4118-90b1-6fc02f04e835" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> intitulée <em>«Les Kurdes syriens sur la défensive alors que les États-Unis tournent le dos à leurs anciens alliés»</em>, Raya Jalabi rapporte qu’à l’automne 2014, la ville de Kobané, majoritairement kurde, dans le nord de la Syrie, était sur le point de tomber aux mains des combattants de l’État islamique, numériquement et matériellement supérieurs. Les combattants kurdes luttaient pour la défendre lorsque des avions de combat américains ont commencé à leur larguer des munitions. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autonomie kurde éphémère</h2>



<p>Ce pont aérien a changé le cours de la bataille et a contribué à forger un partenariat avec Washington qui allait façonner le destin des Kurdes du nord-est de la Syrie pour les années à venir. Ces combattants ont donné naissance aux Forces démocratiques syriennes (FDS) qui, grâce à l’armement et à l’entraînement fournis par les États-Unis, ont contribué à la défaite de l’État islamique. Les Kurdes ont ensuite profité de cette victoire pour prendre le contrôle incontesté d’un tiers du territoire syrien.</p>



<p>Toutefois, cette expérience d’autonomie kurde, qui dure depuis dix ans, semble toucher à sa fin cette semaine suite à une offensive rapide de Damas au cours de laquelle les forces gouvernementales ont repris le contrôle de territoires qui étaient sous le contrôle des FDS depuis des années et l’alliance avec Washington a été effectivement rompue.</p>



<p>Selon l’enquête, la position de Washington, fortement appuyée par la Turquie, constitue un soutien sans équivoque au redécoupage radical de la carte du pays opéré par Al-Charaa un peu plus d’un an après la chute du régime de Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant dans la transition syrienne</h2>



<p>Le journal britannique soutient que cette initiative, un pari risqué qui semble avoir porté ses fruits pour Al-Charaa, représente un tournant dans la transition syrienne. Le président syrien s’est efforcé d’unifier le pays fracturé après 14 années d’une guerre civile sanglante et l’offensive gouvernementale a permis à ses forces de prendre le contrôle de la région riche en pétrole et de consolider leur emprise sur une grande partie du pays.</p>



<p>Toutefois, <em>FT </em>souligne que, pour les Kurdes et leurs soutiens, il s’agit d’une trahison qu’ils redoutaient déjà après le retour de Trump à la Maison-Blanche l’année dernière.</p>



<p>Comme d’autres minorités en Syrie, les Kurdes se méfient du régime d’Al-Charaa et de ses forces indisciplinées et confondent souvent son mouvement avec les combattants de Daech qu’ils ont combattus par le passé.&nbsp;</p>



<p>Le journal cite le responsable politique kurde Hassan Mohammed Ali: <em>« La déclaration de Barrack est on ne peut plus claire. La communauté kurde se sent trahie. Nous avons combattu Daech et perdu plus de 10 000 vies et voilà que ce même Daech est de retour avec les mêmes forces de la coalition. Nous avons le sentiment d’avoir été sacrifiés au profit d’autres »</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT </em>indique que Trump, après s’être entretenu avec Al-Charaa mardi dernier, a déclaré que <em>« bien qu’il apprécie les Kurdes, ces derniers ont reçu d’énormes sommes d’argent, du pétrole et d’autres ressources et agissaient donc davantage pour leur propre intérêt que pour le nôtre mais nous entretenons de bonnes relations avec les Kurdes et nous nous efforçons de les protéger »</em>.</p>



<p>Les FDS ont émergé du chaos de la guerre civile syrienne, qui a débuté en 2011, grâce à leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’inspiration marxiste-léniniste. Ses combattants étaient perçus comme l’antithèse des combattants loyalistes de l’EI, ce qui en faisait des alliés pragmatiques de Washington, qui les a soutenus en tant que forces terrestres pour la campagne aérienne menée par les États-Unis. Ce partenariat a provoqué la colère d’Ankara car le PKK menait une insurrection contre l’État turc depuis des décennies.</p>



<p>Les FDS ont atteint un effectif de 60 000 hommes et femmes, dont plus de la moitié étaient des combattants arabes et non kurdes, selon des sources officielles. Si leurs efforts contre l’État islamique ont été largement salués, leur gouvernance interne, notamment leur vaste administration civile, a suscité des critiques de la part de certains Arabes syriens en raison de leurs méthodes de plus en plus autoritaires, en particulier dans les zones majoritairement arabes qu’elles contrôlaient. De nombreux rebelles anti-Assad les considéraient également avec méfiance car elles privilégiaient le contrôle territorial à l’opposition au dictateur.</p>



<p>Lorsque Al-Charaa a pris le pouvoir en décembre 2024, le compte à rebours a commencé, le nouveau président ayant clairement indiqué qu’il ne tolérerait pas un État fracturé.</p>



<p>Les États-Unis ont rapidement soutenu Al-Charaa aux côtés de puissants alliés comme la Turquie et l’Arabie saoudite et ont cherché à réconcilier les deux camps. En mars de l’année dernière, Washington a négocié un accord entre Al-Charaa et le commandant des FDS, Mazloum Abdi, visant à intégrer celles-ci et leurs organes affiliés à l’État syrien. Les modalités pratiques devaient être finalisées avant la fin de 2025. Cependant, ces négociations ont piétiné, chaque partie s’accusant mutuellement de mauvaise foi et de refus de compromis.</p>



<p>Dans les semaines précédant l’offensive, Al-Charaa a proposé un accord aux responsables kurdes, à condition qu’ils l’acceptent immédiatement, selon des responsables syriens et kurdes ainsi que des personnes proches des pourparlers. Cet accord stipulait que les FDS pourraient intégrer trois divisions et deux bataillons à l’Armée nationale syrienne et leur commandant Abdi deviendrait vice-ministre de la Défense.</p>



<p>L’envoyé américain Barrack et d’autres ont exhorté les FDS à accepter l’accord, selon un haut responsable syrien et d’autres personnes au fait des négociations.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, les FDS ont tenté de renégocier en exigeant des conditions qui, selon un responsable syrien, rendraient l’intégration pratiquement impossible, une affirmation corroborée par plusieurs autres.</p>



<p>Les responsables kurdes ont pour le part estimé qu’ils attendaient simplement des garanties de sécurité, compte tenu des massacres sectaires perpétrés par les forces gouvernementales et leurs alliés ailleurs en Syrie.</p>



<p>L’échéance a expiré, les FDS rejetant ce qu’elles savaient être la dernière offre de Damas et les deux parties sont restées dans l’impasse quant à l’acceptation par les Kurdes du déploiement des forces gouvernementales syriennes dans le nord-est du pays.</p>



<p>Quelques jours plus tard, le 6 janvier, les forces gouvernementales ont pénétré dans les quartiers kurdes d’Alep, la deuxième ville de Syrie, lors d’une opération planifiée qui, grâce à la médiation américaine, a permis aux Kurdes de se retirer de la ville en deux jours.</p>



<p>De là, les forces gouvernementales ont rapidement conquis les provinces de Raqqa et de Deir ez-Zor, tombées après la défection de combattants tribaux arabes des FDS.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter de nouveaux combats</h2>



<p>Selon le journal britannique, Al-Charaa et Abdi ont conclu un accord en 14 points et un cessez-le-feu dimanche 17 janvier au soir. Comme prévu, Damas a imposé un accord plus contraignant : le personnel kurde sera désormais intégré individuellement et non plus en unités collectives, un coup dur pour les FDS qui espéraient conserver leur influence. La proposition de nommer Abdi vice-ministre a été également retirée.</p>



<p>Le <em>FT</em> indique qu’après la perte du soutien de Washington à l’autonomie kurde, l’identité de ceux qui soutiendront désormais les objectifs kurdes, reste incertaine. Des sources proches des négociations ont indiqué que l’intransigeance des Kurdes sur des points clés leur a coûté des alliés essentiels ces derniers jours, tout comme leur décision d’abandonner leurs postes de garde dans certaines prisons et camps de détention abritant des membres de l’EI. La version des responsables kurdes fait état que ce retrait fait suite à des attaques menées depuis Damas.</p>



<p>L’armée américaine a commencé à transférer des prisonniers en Irak par crainte d’une reprise des combats, signe qu’elle craint que le cessez-le-feu ne tienne pas.</p>



<p><em>«&nbsp;Ils ont maintenant prouvé que nous ne pouvons pas leur faire confiance pour gérer les prisons. Leur volonté de les abandonner et de risquer de libérer des prisonniers endurcis de l’EI a suscité l’indignation générale&nbsp;»</em>, a déclaré un diplomate occidental.</p>



<p>Certains combattants kurdes se sont repliés sur leurs positions initiales, se cachant dans la ville lourdement fortifiée de Kobané. Ils affirment se préparer à combattre les forces gouvernementales qu’ils accusent de commettre des atrocités dans un climat de désinformation généralisée.</p>



<p>Les FDS et les habitants de Kobané affirment que la ville est déjà assiégée et accusent le gouvernement d’avoir coupé l’électricité et l’eau.</p>



<p>Dareen Khalifa, conseillère principale à l’International Crisis Group a déclaré : <em>«&nbsp;Tout au long de cette année, les Forces démocratiques syriennes ont mal interprété les signaux et commis des erreurs d’appréciation, ne prenant pas pleinement en compte les conséquences du fait que les États-Unis ne s’appuient pas exclusivement sur elles comme principal partenaire dans la lutte contre le terrorisme&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>



<p>Elle estime que malgré le faible niveau de confiance, les deux parties doivent reprendre rapidement les négociations et finaliser l’accord afin d’éviter de nouveaux combats.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zjjWpElGAR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=4hXtAYnGfV#?secret=zjjWpElGAR" data-secret="zjjWpElGAR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/">Syrie | Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 08:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brad Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[Centcom]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[djihad]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hasakah]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18281419</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le nombre des Tunisiens de Daech, ainsi que leurs épouses et leurs enfants, détenus en Syrie, s'élève à 6 500 sur un total de 24 000.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/">6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis ont commencé à transférer des détenus de l’État islamique ou Daech de la Syrie vers l’Irak. On estime le nombre de Tunisiennes, Tunisiens et leurs enfants à 6 500 concernés sur un total de prisonniers de 24 000 personnes. Qu’en pense l’Etat tunisien ? Va-t-il accepter d’accueillir ces enfants perdus du djihad ? Comment va-t-il les traiter ? Il n’y a pas encore de réaction officielle à Tunis à ce sujet.</em></strong></p>



<span id="more-18281419"></span>



<p>L’agence AFP a rapporté hier, vendredi 23 janvier 2026, que les États-Unis ont commencé à transférer des détenus liés à l&rsquo;État islamique (EI) du nord-est de la Syrie pour sécuriser les installations en Irak.</p>



<p>Selon la même agence, citant des rapports mercredi du commandement central américain (Centcom) et des sources irakiennes et syriennes, la première phase de l&rsquo;opération comprenait le transfert de 150 membres présumés de l’EI de la province syrienne de Hasaka vers des centres de détention sous contrôle irakien.</p>



<p>Le plan prévoit le transfert progressif de jusqu’à 7 000 détenus au total, une mesure visant à prévenir les évasions qui pourraient constituer une menace directe pour la sécurité régionale.</p>



<p>On estime le nombre de Tunisiennes, Tunisiens et leurs enfants à 6 500 concernés sur un total de prisonniers de 24 000 personnes.</p>



<p>Le transfert a lieu dans un contexte marqué par le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS) de plusieurs zones du nord-est de la Syrie, à la suite d’un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de Damas.</p>



<p>Les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle du camp d’Al Hol, qui abrite quelque 24 000 personnes, principalement des femmes et des enfants liés aux combattants de l’EI, et d’une prison à Shaddadeh, où il y avait des évasions et des recaptures ultérieures de détenus.</p>



<p>Un général du renseignement irakien a confirmé à l’Associated Press que l’Irak a reçu le premier groupe de 144 détenus, qui seront transférés par étapes dans les prisons irakiennes, puis interrogés et jugés en justice.</p>



<p>Parmi les personnes transférées figurent des ressortissants de Tunisie, du Tadjikistan, du Kazakhstan, de Syrie et d’Irak, tous considérés comme des commandants de l’EI dangereux, selon cette source.</p>



<p>Au cours des années précédentes, l’Irak avait déjà reçu 3 194 détenus irakiens et 47 détenus français liés au groupe djihadiste.</p>



<p>Les autorités américaines soulignent que le transfert ordonné des prisonniers est essentiel pour empêcher les évasions massives qui pourraient raviver la menace djihadiste. <em>« Faciliter le transfert en toute sécurité des détenus de l’Etat islamique est essentiel pour empêcher une évasion qui constituerait une menace directe pour les États-Unis et la sécurité régionale »</em>, a déclaré Brad Cooper, commandant du Centcom.</p>



<p>Malgré la défaite territoriale de l’Etat islamique en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, les cellules dormantes du groupe continuent de mener des attaques meurtrières, notamment en Syrie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/">6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kasserine &#124; Identité du terroriste abattu à Fériana</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/kasserine-identite-du-terroriste-abattu-a-feriana/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/kasserine-identite-du-terroriste-abattu-a-feriana/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 20:21:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Fériana]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18188651</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’opération sécuritaire antiterroriste menée ce samedi 3 janvier 2026 à Fériana ( gouvernorat de Kasserine) a permis d&#8217;abattre un élément classé dangereux. Le ministère de l’Intérieur a confirmé l’identité du terroriste abattu : il s’agit de Seddik Laabidi, une figure active du groupe terroriste Jounoud Al-Khilafa ayant fait allégeance à l&#8217;organisation terroriste de l&#8217;Etat islamique...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/kasserine-identite-du-terroriste-abattu-a-feriana/">Kasserine | Identité du terroriste abattu à Fériana</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opération sécuritaire antiterroriste menée ce samedi 3 janvier 2026 à Fériana ( gouvernorat de Kasserine) a permis d&rsquo;abattre un élément classé dangereux.</em></strong></p>



<span id="more-18188651"></span>



<p>Le ministère de l’Intérieur a confirmé l’identité du terroriste abattu : il s’agit de Seddik Laabidi, une figure active du groupe terroriste Jounoud Al-Khilafa ayant fait allégeance à l&rsquo;organisation terroriste de l&rsquo;Etat islamique (Daech).</p>



<p>Seddik Laabidi, un élément terroriste classé dangereux, de son nom complet Seddik Ben Moncef Ben Amara Laabidi, est né le 6 août 1997 dans le gouvernorat du Kef. Il était membre actif dans les zones montagneuses de l’ouest du pays.</p>



<p>Il était par ailleurs impliqué dans plusieurs opérations ayant ciblé des citoyens ainsi que des patrouilles sécuritaires et militaires, selon l&rsquo;agence Tap, citant la liste nationale des personnes, organisations et entités liées aux crimes terroristes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/kasserine-identite-du-terroriste-abattu-a-feriana/">Kasserine | Identité du terroriste abattu à Fériana</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/kasserine-identite-du-terroriste-abattu-a-feriana/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Report du procès du présumé terroriste Bilel Chaouachi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/19/tunisie-%e2%94%82-report-du-proces-du-presume-terroriste-bilel-chaouachi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/19/tunisie-%e2%94%82-report-du-proces-du-presume-terroriste-bilel-chaouachi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 10:42:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bilel Chaouachi]]></category>
		<category><![CDATA[Daêch]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Jibhat Al-Nosra]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16578621</guid>

					<description><![CDATA[<p>Report au mois de juin 2025 du procès du terroriste présumé Bilel Chaouachi, ancien membre de Jibhat Al-Nosra en Syrie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/19/tunisie-%e2%94%82-report-du-proces-du-presume-terroriste-bilel-chaouachi/">Tunisie │ Report du procès du présumé terroriste Bilel Chaouachi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chambre pénale spécialisée dans les affaires terroristes a décidé de reporter au mois de juin 2025 le procès du terroriste présumé Bilel Chaouachi, et ce à la demande de ses avocats.</em></strong></p>



<span id="more-16578621"></span>



<p><a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%AA%D8%A3%D8%AC%D9%8A%D9%84-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%B8%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D9%82%D8%B6%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%B1%D9%87%D8%A7%D8%A8%D9%8A-%D8%A8%D9%84%D8%A7%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%88%D8%A7%D8%B4%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, qui a rapporté l’information ce lundi 19 mai 2025, en citant une source bien informée, a indiqué que le ministère de l’Intérieur avait inscrit Bilel Chaouachi sur la liste des éléments terroristes en 2019, pour avoir fait partie des organisations jihadistes Jibhat Al-Nosra et Etat slamique (Daêch) en Syrie.     </p>



<p>La Commission nationale de la lutte contre le terrorisme avait de son côté gelé ses biens et avoirs financiers.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/19/tunisie-%e2%94%82-report-du-proces-du-presume-terroriste-bilel-chaouachi/">Tunisie │ Report du procès du présumé terroriste Bilel Chaouachi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/19/tunisie-%e2%94%82-report-du-proces-du-presume-terroriste-bilel-chaouachi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le pape François et le devoir de mémoire en terre d’islam</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/16/le-pape-francois-et-le-devoir-de-memoire-en-terre-dislam/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/16/le-pape-francois-et-le-devoir-de-memoire-en-terre-dislam/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 06:35:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Tayeb]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Azhar]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[dhimma]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Ikbal Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Pape François]]></category>
		<category><![CDATA[repentir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16562367</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’histoire musulmane transformée en une histoire sainte était-elle si pure et si angélique?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/16/le-pape-francois-et-le-devoir-de-memoire-en-terre-dislam/">Le pape François et le devoir de mémoire en terre d’islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les musulmans ne peuvent progresser qu’en ayant la force de regarder en face leur passé, de reconnaître toutes les faces de leur histoire, de se l’approprier et de l’assumer. Et cette histoire n’est ni pure ni angélique. Le déni, l’idéalisation, l’occultation ne peuvent conduire qu’à la reproduction, voire à la répétition compulsive telle que nous l’avons observée dans les pratiques de l’Etat Islamique, Daech.</em></strong> <em>(Ph. Le pape François et le grand imam d&rsquo;Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, au Vatican, le 23 mai 2016).</em></p>



<p><strong>Ikbal Gharbi *</strong></p>



<span id="more-16562367"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-8724393" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Alors que les relations internationales sont essentiellement déterminées par des rapports de force, les calculs politiques et les exigences du pouvoir, le repentir brise cette logique de la confrontation. Il introduit un élément qui suspend le rapport de force&nbsp;: l’éthique. Et c’est ce qu’on a pu observer ces dernières années. &nbsp;Une frénésie du repentir a secoué la dynamique politique et morale planétaire. Le pape Jean-Paul II a demandé pardon au monde juif pour l’antisémitisme chrétien, aux musulmans pour les Croisades et <em>«à ses frères orthodoxes»</em> pour le schisme survenu au XIV<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Lors des funérailles du Pape François, les médias ont mis en relief les lettres de repentance écrites par sa sainteté, mettant en lumière sept nouveaux péchés, dont l’Église se reconnaît coupable. Parmi ceux-ci, on peut noter la complicité dans l’esclavage, le colonialisme et les souffrances des peuples indigènes et de nombreuses communautés à travers l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le processus du pardon et du repentir</h2>



<p>En  2023, l’Église anglicane a présenté des excuses pour son passé esclavagiste et a établi un fonds de réparation. L’institution s’est engagée à allouer près de 120 millions d’euros à ce fonds, tout en cherchant à augmenter son montant pour atteindre plus d’un milliard d’euros.</p>



<p>Il y a quelques semaines, la France a reconnu une <em>«forme d’injustice initiale»</em> imposée à Haïti, qui dut payer une indemnité voulue par la France en échange de son indépendance, elle a lancé un travail de mémoire avant de trancher une éventuelle réparation.</p>



<p>Au sein de ces nouvelles mouvances internationales, nous pouvons nous demander où est la conscience collective musulmane?</p>



<p>Existe-t-il une prise de conscience musulmane de cette nouvelle dynamique, une volonté de s’engager dans ce processus du pardon et du repentir?</p>



<p>Les historiens musulmans ont-ils élaboré une histoire critique de l’islam&nbsp;depuis 14 siècles?</p>



<p>L’histoire musulmane transformée en une histoire sainte était-elle si pure&nbsp;et si angélique?</p>



<p>Existe-t-il en terre d’islam une volonté d’assumer les conséquences d’actes moralement condamnables commis par le passé et de s’engager à ne plus les perpétrer?</p>



<p>Dans son étude, <em>«La conquête arabe et l’émirat» </em>in <em>‘‘Histoire de la Tunisie’’</em>, Hichem Djaït affirme que la conquête du Maghreb s’est faite à travers plusieurs &nbsp;phases qui s’étendent sur près de 70 ans, de 642 à 711. Cette progression lente reflète les défis posés par les logiques stratégiques mais aussi par les résistances locales. En effet, cette islamisation, d’après l’auteur, fut souvent dictée par la terreur à l’époque du gouverneur Mussa b. Nuṣayr et eut des motivations matérielles, fiscales, idéologiques et politiques.</p>



<p>En outre, les experts et les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d’individus le nombre d’Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VII<sup>e</sup> au XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Plusieurs millions de noirs africains furent tués ou asservis, castrés, violés dans les palais, vendus dans les marchés pendant plus de treize siècles sans interruption.</p>



<p>Cet esclavage génocidaire fut dénoncé et interrompu, en Tunisie, le 23 janvier 1846 par Ahmed Bey et interdit par la suite par le droit international qui a criminalisé le travail forcé, le travail des enfants, la prostitution, etc.</p>



<p>Le sort des minorités a toujours été trouble en terre d’islam. Leur statut de protégés par le contrat de <em>dhimma</em> reflète néanmoins leur infériorité théorique sur le plan religieux et juridique. Aujourd’hui, ces groupes dominés, parfois discriminés, cherchent toujours à faire valoir leurs droits, leur spécificité religieuse et leur mode de vie.</p>



<p>Les communautés chiites, soufis, bahais, yazidis, ahmadis sont parfois victimes de persécutions, de violences et d’expulsions. Elles souffrent de la non reconnaissance à l’anathème&nbsp;!</p>



<p>Depuis 1921, Freud a bâti des passerelles entre la psychologie individuelle et les phénomènes sociaux. Pour lui, l’opposition entre la psychologie individuelle et la psychologie ou collective, qui peut, à première vue, paraître très profonde, perd beaucoup de son acuité lorsqu’on l’examine de plus près. De ce fait, nous savons tous que l’individu ne peut s’épanouir qu’en se réconciliant avec son passé. Retrouver, faire surgir de la mémoire, les souvenirs enfouis et oubliés serait la visée de la psychanalyse et la clé de son efficacité car souvent, quand le souvenir refoulé est ramené à la mémoire et à la conscience, le symptôme disparaît….</p>



<h2 class="wp-block-heading">La force de regarder en face son passé</h2>



<p>La communauté musulmane aussi ne peut progresser qu’en ayant la force de regarder en face son passé, de reconnaître toutes les faces de son histoire, de se l’approprier et de l’assumer.</p>



<p>Le déni, l’idéalisation et l’occultation de l’histoire ne peuvent conduire qu’à sa reproduction, voire à sa répétition compulsive telle que nous l’avons observée dans les pratiques de l’Etat Islamique, Daech.</p>



<p>Rappelons que les crimes, délits et autres péchés du passé de l’histoire de l’islam se sont déroulés dans des situations différentes, où les hommes étaient régis par des logiques spécifiques et influencés par le contexte social et politique de l’époque.</p>



<p>Par conséquent, si les musulmans du passé ont fauté, les principes et les valeurs spirituelles restent immuables; les manquements de ces hommes ne peuvent en aucun cas remettre en cause les finalités suprêmes de l’islam, qui demeurent constantes et transcendantes.</p>



<p><em>* Professeure à l&rsquo;Université de la Zitouna, Tunis.  </em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis: </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9jNzAs1p5u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/voile-a-lecole-le-debat-continue/">Voile à l’école : le débat continue</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Voile à l’école : le débat continue » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/voile-a-lecole-le-debat-continue/embed/#?secret=J0au1Pg540#?secret=9jNzAs1p5u" data-secret="9jNzAs1p5u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FrzTq4zy56"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/revoltes-en-france-lislam-et-la-difficile-integration-republicaine/">Révoltes en France : l’islam et la difficile intégration républicaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Révoltes en France : l’islam et la difficile intégration républicaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/revoltes-en-france-lislam-et-la-difficile-integration-republicaine/embed/#?secret=AmdUfI7bUr#?secret=FrzTq4zy56" data-secret="FrzTq4zy56" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/16/le-pape-francois-et-le-devoir-de-memoire-en-terre-dislam/">Le pape François et le devoir de mémoire en terre d’islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/16/le-pape-francois-et-le-devoir-de-memoire-en-terre-dislam/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>21</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Huit condamnations à mort pour le meurtre de Brahmi en 2013</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/tunisie-huit-condamnations-a-mort-pour-le-meurtre-de-brahmi-en-2013/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/tunisie-huit-condamnations-a-mort-pour-le-meurtre-de-brahmi-en-2013/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 11:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chokri belaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15681506</guid>

					<description><![CDATA[<p>Huit hommes ont été condamnés à mort pour l’assassinat de l’homme politique de gauche Mohamed Brahmi en 2013.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/tunisie-huit-condamnations-a-mort-pour-le-meurtre-de-brahmi-en-2013/">Tunisie | Huit condamnations à mort pour le meurtre de Brahmi en 2013</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Huit hommes, tous des djihadistes salafistes affiliés à l’Etat islamique</em></strong><strong><em> (</em></strong><strong><em>Daech)</em></strong><strong><em>, ont été condamnés à mort pour l’assassinat de l’homme politique de gauche Mohamed Brahmi, assassiné le 25 juillet 2013 devant chez lui. En Tunisie, la peine capitale est encore en vigueur même si un moratoire est en vigueur depuis 1991.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-15681506"></span>



<p>Les prévenus ont été reconnus coupables de crime visant à «changer la forme de l’État» et <em>«inciter au désordre »</em>.<strong><em> </em></strong>Trois d’entre eux ont été condamnés à mort pour <em>«homicide volontaire avec préméditation»</em>. <strong><em></em></strong></p>



<p>Une neuvième personne, en fuite, a été condamnée à 5 ans de prison.</p>



<p>Mohamed Brahmi, député nationaliste de gauche qui faisait partie de l’Assemblée nationale constituante, a été abattu le jour de la Fête de la République, en plein Ramadan. On se souvient qu’il était très critique à l’égard des islamistes au pouvoir en Tunisie à cette époque. La nouvelle de sa mort a choqué le pays, moins de 6 mois après l’assassinat d&rsquo;une autre figure de la gauche tunisienne, l’avocat Chokri Belaïd, tué également devant son domicile, le 6 février de la même année.</p>



<p>Les jihadistes alliés de l’Etat islamique ont revendiqué les meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui ont déclenché une grave crise politique dans le pays et contraint Ennahdha à céder le pouvoir à un gouvernement de technocrates, immédiatement après l’adoption d’une nouvelle Constitution.</p>



<p>En mars 2024, quatre personnes ont été condamnées à mort lors du procès pour meurtre de Chokri Belaid.<strong><em></em></strong></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/tunisie-huit-condamnations-a-mort-pour-le-meurtre-de-brahmi-en-2013/">Tunisie | Huit condamnations à mort pour le meurtre de Brahmi en 2013</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/tunisie-huit-condamnations-a-mort-pour-le-meurtre-de-brahmi-en-2013/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique, plus instable que jamais, livrée à elle-même!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 07:37:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[coups d’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[flux migratoires]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15062701</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jamais l’Afrique ne s’est autant mal portée. Guerres, terrorisme, corruption endémique, régimes précaires et instables, dérèglement climatique, extrême pauvreté...   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/">L’Afrique, plus instable que jamais, livrée à elle-même!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le tableau est sombre. Jamais l’Afrique ne s’est autant mal portée. Guerres, terrorisme, corruption endémique, régimes précaires et instables, dérèglement climatique, extrême pauvreté, et en même temps, le continent n’intéresse pas la communauté internationale surtout occidentale qui ne l’évoque que pour se plaindre des flux migratoires et pour empêcher les migrants d’arriver en Europe dans des surenchères électoralistes de plus en plus xénophobes. S’attaquer aux causes de la problématique n’intéresse personne mais en fuyant les véritables raisons, les flux ne pourront être contenus et la citadelle Europe ne tiendra pas longtemps.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15062701"></span>



<p>Selon une enquête du <a href="https://www.wsj.com/world/africa/africa-has-entered-a-new-era-of-war-c6171d8e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal (WSJ)</a>, le continent africain est aujourd’hui le théâtre d’un plus grand nombre de conflits que jamais auparavant qui plus est, presque sans que personne ne s’en aperçoive car les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont détourné l’attention du monde. </p>



<p>La directrice du bureau du journal en Afrique, Gabriele Steinhauser, a souligné que les anciennes guerres dans la région se sont intensifiées comme les conflits dans le nord du Nigeria, en Somalie et la guerre des factions armées dans l’est de la République démocratique du Congo. E d’ajouter que les conflits des chefs militaires à l’Est du continent, en Éthiopie et au Soudan, déstabilisent deux des pays africains parmi les plus grands et les plus peuplés et en même temps les pays de l’Ouest sont devenus le cœur du djihad mondial dans lequel les branches d’Al-Qaïda et de l’État islamique se battent entre elles mais aussi contre des régimes militaires instables.&nbsp;</p>



<p>Selon les données recueillies par l’Université d’Uppsala en Suède et analysées par l’Institut norvégien de recherche sur la paix à Oslo, cette année seulement, 28 conflits ont été enregistrés dans 16 des 54 pays du continent soit plus que toute autre région du monde.</p>



<p>Ce décompte n’inclut pas les conflits qui n’impliquent pas de forces gouvernementales comme l’un des belligérants à l’exemple des différentes communautés ou factions armées qui se battent entre elles et dont le nombre a également doublé depuis 2010.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V0dcPuuB4r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/18/rivalite-sino-americaine-en-afrique-du-nord/">Rivalité sino-américaine en Afrique du Nord </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rivalité sino-américaine en Afrique du Nord  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/18/rivalite-sino-americaine-en-afrique-du-nord/embed/#?secret=2ka7MT3n3E#?secret=V0dcPuuB4r" data-secret="V0dcPuuB4r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les armées de l’Otan sont passées par là</h2>



<p>Selon l’auteur, aucun facteur unique n’explique l’émergence et l’escalade de nombreux conflits différents dans cette immense région géographique mais les experts estiment que le manque de stabilité politique après les guerres d’indépendance a rendu de nombreux pays vulnérables au danger.</p>



<p>Selon le <em>WSJ</em>, les causes des conflits diffèrent selon les pays africains: dans les anciennes colonies françaises de la région du Sahel, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les coups d’État militaires ont été le début des conflits.</p>



<p>Quant à la République démocratique du Congo et au Nigeria, leurs gouvernements n’ont pas pu imposer leur contrôle sur de vastes zones de leur territoire ce qui a ouvert la voie aux dirigeants locaux et étrangers pour se disputer les ressources et le pouvoir souvent par la violence.</p>



<p>En Éthiopie, les tentatives du Premier ministre Abiy Ahmed en 2018 de centraliser le pouvoir après des décennies de domination du Front populaire de libération du Tigré ont déclenché une série de rébellions et d’affrontements entre milices régionales tandis qu’au Soudan, les généraux Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo sont devenus rivaux après deux ans de gouvernement civil qui était censé assurer la transition du pays vers la démocratie.</p>



<p>L’un des tournants a eu lieu en 2011, lorsque les armées de l’Otan sont intervenues en Libye contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ce qui a plongé la Libye dans le chaos et conduit des milliers d’hommes armés à se déplacer vers le sud, vers le Mali, déclenchant le soulèvement du mouvement touareg contre le gouvernement central de ce pays.</p>



<p><em>«Pour la région du Sahel, le problème est clairement l’effondrement de la Libye et la prolifération des armes et des différentes idéologies qui en résulte»</em>, explique Ken Opalo, universitaire kenyan et professeur adjoint à l’École du service extérieur de l’Université de Georgetown. Il a ajouté: <em>«Le résultat de cette affaire est que nous avons des États fragiles, beaucoup d’armes et de jeunes venant de Libye, des idéologies venant du Pakistan et puis tout prend feu.»</em></p>



<p>Le <em>WSJ </em>estime que compter les morts dans les conflits africains est très difficile car l’accès des journalistes et des groupes humanitaires aux lignes de front est difficile et l’interruption des services téléphoniques et Internet qui a accompagné les guerres au Soudan et dans la région du Tigré en Éthiopie complique les efforts visant à suivre les événements et à faire le décompte des personnes décédées. La faim ainsi que l’effondrement des services médicaux qui accompagne les combats fait également de nombreuses victimes.</p>



<p>Selon le journal américain, il ressort clairement des données que les civils sont plus vulnérables aux attaques délibérées dans les conflits en Afrique que dans de nombreuses guerres ailleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iSetOmUr6K"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/">L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face aux grands bouleversements en cours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/embed/#?secret=1P7b3RN3Cd#?secret=iSetOmUr6K" data-secret="iSetOmUr6K" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants plus vulnérables au danger</h2>



<p>Les experts de l’Université de Gand en Belgique ont estimé que la guerre de deux ans entre le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré a causé la mort de 162 000 à 378 000 civils tandis que les conflits croissants ont entraîné le déplacement d’un nombre record d’Africains -la plupart d’entre eux au sein de leur pays- de sorte que le continent abrite désormais environ la moitié de la population mondiale déplacée interne, estimée à 32,5 millions à la fin de 2023.</p>



<p>Le rapport souligne que le déplacement rend les femmes et les enfants plus vulnérables au danger. Dans l’est de la République démocratique du Congo, les responsables locaux et les agents de santé estiment que 80% des femmes vivant dans les camps de personnes déplacées ont été violées et beaucoup d’entre elles l’ont été à plusieurs reprises.</p>



<p>Le <em>WSJ </em>relève que les conflits actuels en Afrique n’ont pas provoqué l’élan de sympathie occidentale qui a accompagné l’invasion de l’Ukraine par la Russie ni la colère suscitée par la guerre d’Israël à Gaza ni rien d’équivalent aux concerts d’aide organisés pour mettre fin à la famine en Éthiopie dans les années 1980 ni les marches de protestation contre le génocide au Darfour au début du XXIe siècle.</p>



<p>Ce manque d’intérêt populaire international se traduit par un manque d’action politique pour résoudre les conflits et soulager les souffrances en Afrique. Selon une analyse menée par l’organisation à but non lucratif One Campaign, la part de l’Afrique dans l’aide publique au développement des pays riches a atteint son plus bas niveau depuis l’an 2000.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/">L’Afrique, plus instable que jamais, livrée à elle-même!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 10:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anthony Blinken]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Kurella]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[James Jeffrey]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Matthew Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Mazloum Abdi]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14921002</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un effondrement des FDS profitera à Daech et peut amener à la fuite de 9000 dangereux terroristes  des prisons où ils sont incarcérés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les prisonniers de l’État islamique (EI et en arabe Daech) ne sont pas détenus dans les sinistres prisons comme Saidnaya dans le territoire syrien qui était contrôlé par Bachar Al-Assad mais dans la partie du territoire syrien contrôlé par les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) avec qui la Turquie veut en découdre aujourd’hui via des factions syriennes qu’elle arme et les attaques ont commencé. Un effondrement du pouvoir des FDS profitera à Daech et peut amener à la fuite de 9000 éléments terroristes très dangereux des prisons où ils sont incarcérés.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14921002"></span>



<p>Les responsables américains ont pointé du doigt une <em>«bombe à retardement»</em> dans les prisons détenant des partisans de l’EI dans les zones contrôlées par les FDS, groupe armé kurde qui contrôle 40% du territoire syrien notamment le nord-est.&nbsp;</p>



<p>Selon une enquête de Robbie Gramer et Paul McLeary publiée par le magazine <em><a href="https://subscriber.politicopro.com/article/2024/12/us-syria-isis-jails-00194955" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a></em>, les responsables américains craignent que les détenus des prisons kurdes tentent de s’en échapper. Des milliers de combattants de l’EI et leurs familles sont en effet détenus dans des prisons gardés par les forces kurdes soutenues par les États-Unis et disposant d’armes limitées. </p>



<p>Ces prisons étaient censées être temporaires mais les pays d’origine des prisonniers ne voulaient pas qu’ils rentrent.</p>



<p>Le magazine ajoute qu’il s’agit d’une crise qui a lentement couvé jusqu’à la chute du régime d’Al-Assad qui a plongé le pays dans un avenir incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une armée de terroristes en prison</h2>



<p>Le retour complet de l’EI pourrait dépendre de la capacité des États-Unis et d’un groupe d’alliés faibles à empêcher leur fuite.</p>



<p><em>«Je déteste généralement ces clichés mais c’est ce qui se rapproche le plus d’une bombe à retardement»</em>, a déclaré un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme qui a requis l&rsquo;anonymat. <em>«Si la Turquie ne met pas fin à ses attaques contre les FDS nous risquons d’être confrontés à une évasion massive des prisons»</em>.</p>



<p>Les développements en Syrie surviennent à un moment critique pour la région et pour les États-Unis avec une nouvelle administration sur le point de prendre le pouvoir qui promet moins d’aide étrangère. <em>«Il s’agit essentiellement d’une armée terroriste en prison»</em>, a déclaré le général à la retraite et ancien commandant du commandement central Joseph Votel.</p>



<p>Bien que la majorité des combattants de l’EI détenus soient originaires d’Irak ou de Syrie, un certain nombre d’autres venaient d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord notamment des États-Unis.</p>



<p>Certains pays se sont montrés réticents à se voir restituer leurs nationaux prisonniers ce qui a entraîné des années d’incertitude juridique pour environ 9000 combattants aguerris du groupe et environ 50 000 autres personnes dont des épouses et des enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mklwjJahpb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/embed/#?secret=zwpRHA5ZzX#?secret=mklwjJahpb" data-secret="mklwjJahpb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les États-Unis ont soutenu le groupe kurde FDS que la Turquie, membre de l’Otan, considère comme un groupe terroriste qui menace la sécurité de son territoire. Les forces mandataires de la Turquie en Syrie ont lancé plusieurs attaques à grande échelle contre les FDS depuis qu’Al-Assad a perdu le pouvoir ce mois-ci.</p>



<p>Le magazine affirme que les tensions actuelles ont conduit à l’épuisement des forces kurdes combattant à la fois les groupes rebelles syriens qui sont les forces mandataires de la Turquie et les restes de l’Etat islamique.</p>



<p><em>Politico</em> estime qu’il existe une possibilité de parvenir à un accord alors que les FDS cherchent à prolonger le cessez-le-feu conclu entre leurs combattants et les combattants fidèles à la Turquie dans la ville de Manbij au nord-est de la Syrie.</p>



<p>Le secrétaire d’État américain Anthony Blinken s’est récemment rendu à Ankara pour discuter du cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Le porte-parole du Département d’État Matthew Miller a déclaré: <em>«Nous continuons à collaborer avec les Forces démocratiques syriennes et avec la Turquie pour aller de l’avant et nous ne voulons voir aucune partie exploiter la situation instable actuelle pour promouvoir ses propres intérêts étroits au détriment de l’intérêt national syrien au sens large.»</em></p>



<p>Le commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré sur X que ses forces attendent avec impatience la poursuite des pourparlers, l’élargissement du cessez-le-feu et l’établissement d’une zone démilitarisée avec la redistribution des forces de sécurité sous la supervision et la présence des États-Unis.</p>



<p>Il y a environ 900 soldats américains en Syrie pour former les FDS. Les responsables du Pentagone ont déclaré qu’il n’était pas prévu d’envoyer davantage de personnes sur place ou de modifier leur mission pour le moment cependant les États-Unis ne voudront peut-être pas prendre les devants dans la résolution de la crise syrienne surtout après l’entrée en fonction du président élu Donald Trump le mois prochain.</p>



<p>James Jeffrey, ancien envoyé spécial en Syrie sous la première administration Trump déclare: <em>«Nous avons tendance à considérer toutes les guerres antiterroristes comme sans fin et croyez-moi, Trump ne voit pas les choses de cette façon»</em>. Jeffrey a ajouté qu’il pensait que les forces kurdes pouvaient contrôler les prisons en Syrie qu’il y ait ou non une présence américaine dans ce pays. Sauf que Jeffrey ne dit pas comment les FDS peuvent-ils se maintenir et assurer leur pérennité si les États-Unis retirent leurs troupes.&nbsp;Il a même déclaré que les Kurdes sont disposés à travailler avec les forces soutenues par la Turquie dans le nord de la Syrie et qu’ils ont également contacté le nouveau gouvernement de Damas. Or qui peut affirmer que dans l’autre sens, les groupes soutenus par la Turquie sont disposés à collaborer avec les Kurdes qu’ils attaquent depuis la chute de Bachar Al-Assad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eNZwXX5wwf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=cLa0YlsBKS#?secret=eNZwXX5wwf" data-secret="eNZwXX5wwf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais tout le monde à Washington n’est pas d’accord avec James Jeffrey à Washington. Les alliés du président Joe Biden au Congrès ont critiqué Ankara pour ne pas avoir empêché ses mandataires de lancer des attaques contre les FDS ce qui complique la réponse de l’administration actuelle.<em> «Si nous voulons garantir que ces prisons soient correctement gardés, nous devons, aux États-Unis, fournir aux Kurdes syriens l’assurance que nous empêcherons la Turquie de les attaquer»</em>, a déclaré le sénateur démocrate du Maryland Chris Van Hollen, membre la Commission des Affaires étrangères du Sénat. <em>«Et lorsque la Turquie soutient les attaques de l’Armée nationale syrienne </em>(l’ANS est un groupe de factions rebelles syriennes financées et armées par la Turquie fondé en 2017 et formée par la réunion de l’Armée syrienne libre du nord de la Syrie, d’Ahrar Al-Cham, de Jaych Al-Islam et de divers autres groupes, Ndlr) <em>contre les Kurdes, le plus grand gagnant est l’EI»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p><em>Politico</em> confirme que les forces américaines en Syrie pourraient être confrontées à une nouvelle menace si les FDS s’effondrent dans les camps où sont détenus les combattants de l&rsquo;Etat islamique et leurs familles. <em>«C’est quelque chose qui pourrait s’effondrer rapidement»</em>, a déclaré Carolyn Rose, experte au New Lines Institute, un groupe de réflexion sur la politique étrangère. <em>«Les risques potentiels menacent non seulement les partenaires de Washington mais aussi les soldats américains sur le terrain qui mènent cette mission d’orientation et d’assistance»</em>, a-t-elle ajouté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques pour les soldats américains sur le terrain</h2>



<p>La semaine dernière, les États-Unis ont mené des dizaines de frappes aériennes contre des sites qu’ils prétendaient appartenir à l’EI ciblant les dirigeants du groupe terroriste.</p>



<p>Le responsable du commandement central, le général Eric Kurella, a également visité les forces américaines au Moyen-Orient et en Syrie et rencontré des combattants des FDS avant de se rendre à Bagdad pour rencontrer les dirigeants irakiens. Kurilla a déclaré dans un communiqué: <em>«Sans aucun doute, nous ne devons pas permettre à l’EI de se remodeler et de profiter de la situation actuelle en Syrie et toutes les organisations en Syrie doivent savoir que nous les tiendrons pour responsables si elles coopèrent avec l&rsquo;EI ou le soutiennent de quelque manière que ce soit.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gQsEvZpdyz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=7oTsTD2XEb#?secret=gQsEvZpdyz" data-secret="gQsEvZpdyz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le massacre de Moscou : la guerre des narratifs  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 06:49:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat de Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Crocus City Hall]]></category>
		<category><![CDATA[Daech-Khorassan]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[John Kirby]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12235710</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'enquête sur l'attentat de Moscou est loin d'avoir livré tous ses secrets. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/">Le massacre de Moscou : la guerre des narratifs  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tous ceux qui ont l’habitude de mettre les terroristes islamistes dans le même panier avec l’intégralité du monde musulman ont trouvé dans l’attentat terroriste dans la salle de concert et de spectacles Crocus City Hall de Moscou des éléments supplémentaires en faveur de leurs thèses. Mais l&rsquo;enquête sur l&rsquo;attentat n&rsquo;a pas encore livré tous ses secrets. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Oleg Nesterenko</strong> *</p>



<span id="more-12235710"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Plus personne au monde n’ignore l’événement qui a eu lieu à Moscou, le 22 mars 2024 : l’acte terroriste qui a emporté la vie de 140 victimes civils, dont trois enfants, et a fait 181 blessés, selon le dernier bilan du comité d’enquête russe.</p>



<p>Nul besoin de mentionner les détails de la barbarie qui a eu lieu, dont l’égorgement face à la caméra d’un blessé par balle déjà couché par terre, le tir à bout portant dans la tête d’une fillette et tant d’autres moments d’horreur pour comprendre que ce ne sont pas des êtres humains, mais des animaux sans âme que sont les exécutants, les organisateurs et les commanditaires de ce macabre évènement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le narratif occidental</h2>



<p>La réaction immédiate américaine désignant l’organisation terroriste de l’Etat Islamique (EI) en tant que commanditaire, organisateur et exécutant unique du crime – et ceci sans la présentation de la moindre preuve sérieuse à l’appui – est un narratif de plus suivi en écho par l’ensemble des pays-satellites américains et introduit dans le but de manipuler l’opinion des masses.</p>



<p>Le narratif qui ne démontre aucune corrélation sérieuse avec l’ensemble d’éléments actuellement connus pour être considéré comme probant est une preuve directe qu’il ne s’agit que d’une déclaration politique dans le cadre de la guerre d’information globale menée par l’Occident collectif contre l’adversaire qui est la Russie.</p>



<p>Quelque 23 ans après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis – tout n’est pas encore clair sur l’évènement en question pour l’administration américaine; 2 ans après le sabotage des gazoducs Nord Stream – rien n’est clair pour l’administration américaine; 12 heures après l’attentat de Moscou – tout est clair et définitivement certain pour la Maison Blanche.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La publication par le présumé EI d’une photo des exécutants des crimes sur fond du drapeau de l’organisation et d’une vidéo filmée par l’un des terroristes au moment du carnage (présumé, car initialement publiées en dehors des principales ressources internet de l’organisation) ne peut en aucun cas, judiciairement, faire exclure toute autre hypothèse concernant les réels commanditaires et organisateurs du crime.&nbsp;</p>



<p>Nous connaissons toute une série d’actes terroristes par le monde et des événements qui pourraient être qualifiés de tels, quand l’EI a promptement revendiqué la responsabilité. Des revendications qui se sont avérées par la suite être parfaitement mensongères.</p>



<p>Les exemples les plus connus des fausses revendications par l’EI ne serait-ce que pour la Russie :</p>



<p>&#8211; en 2017, l’EI a revendiqué une attaque terroriste contre le bâtiment du FSB dans le territoire de Khabarovsk. Il a été prouvé par la suite qu’en réalité, c’est un individu porteur de l’idéologie néo-nazie qui avait ouvert le feu sur des personnes avec une carabine qu’il avait auparavant volée dans un stand de tir;</p>



<p>&#8211; la même année, l’EI a également revendiqué la responsabilité d’une explosion dans un supermarché (Perekrestok) à Saint-Pétersbourg. En réalité, l’explosion avait été perpétrée par un hindou déséquilibré;</p>



<p>&#8211; l’EI a également assumé la responsabilité dans l’explosion d’un immeuble dans la région de Moscou, sans même prendre le soin de se renseigner sur les détails de l’événement avant de publier sa revendication. Ce n’était, en réalité, qu’une explosion de gaz domestique dans un bâtiment en construction, un simple accident du chantier et il n’y avait personne à l’intérieur du bâtiment.</p>



<p>Contrairement au bloc des pays de l’Otan qui, dès les premières minutes de prise de connaissance de l’acte terroriste perpétré à Moscou, a fait désigner le coupable en se basant sur des éléments superficiels et en réfutant d’une manière la plus ferme toute probabilité de l’existence d’autres auteurs possibles et en déclarant haut et fort qu’en aucun cas et sous aucun prétexte les autorités ukrainiennes ne peuvent être derrière l’organisation de l’acte terroriste qui a eu lieu – les organismes compétents de la Fédération de Russie ont entamé le &nbsp;processus de l’investigation. Ce n’est qu’au terme dudit processus et à la condition de l’obtention des résultats appuyés par des preuves judiciairement recevables que les véritables commanditaires du crime seront désignés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piste ukrainienne</h2>



<p>«<em> Il n’y a aucun lien avec l’Ukraine. C’était une attaque réalisée par les combattants de Daech-Khorassan – point, à la ligne, fin de l’histoire !</em>» – John Kirby, le coordinateur du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis chargé de la communication stratégique.</p>



<p>La mise en cause primaire des autorités ukrainiennes dans l’attentat terroriste qui a eu lieu n’est qu’une piste qui n’exclue aucune autre.</p>



<p>Cette piste est considérée comme probante par les autorités de Moscou et ceci pour des raisons parfaitement tangibles. Non seulement le départ des terroristes, immédiatement après l’exécution de leur acte, était vers l’Ukraine et non pas vers une autre destination, dont la traversée de la frontière russo-ukrainienne qui est une ligne de front est hautement improbable sans une préparation ultérieure et la participation dans <em>«l’exfiltration»</em> de la partie ukrainienne, mais en plus, toute une série d’éléments accompagnant la réalisation de l’actuel attentat terroriste paraissent être différents du&nbsp;<em>modus operandi</em>&nbsp;classique et connu de l’EI.&nbsp;</p>



<p>De même, les attentats qui ne peuvent être interprétés autrement que terroristes selon les lois de la guerre et le code pénal de n’importe quel pays au monde, perpétrés par les représentants des autorités de Kiev depuis 2014 et, surtout, depuis 2022 contre les populations civiles, dont plus d’une centaine de bombardements prémédités des quartiers résidentiels dépourvus de la moindre infrastructure militaire du Donbass, de la région de Belgorod et de la région de Briansk, ainsi que les assassinats et les tentatives d’assassinats contre des personnalités publiques russes avec le mode opératoire propre à des organisations terroristes – ces actes répertoriés par les autorités judiciaires russes ne peuvent pas ne pas être prise en compte lors de l’évaluation de la<em> «piste ukrainienne»</em> dans les événements du 22 mars.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les nombreuses déclarations publiques criminelles des hauts responsables ukrainiens, tels que celle de Boudanov, patron de la direction générale des renseignements du ministère de la Défense de l&rsquo;Ukraine : «<em>Nous allons tuer des Russes partout dans le monde</em>» et celle de Piotr Vroublevsky, ambassadeur d’Ukraine au Kazakhstan : «<em>Plus nous allons tuer des Russes maintenant – moins nos enfants en auront à tuer à l’avenir</em>» &#8211; n’aidons pas non plus Kiev dans ses affirmations que sa participation dans la tuerie des russes à Moscou est totalement impensable.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les éléments sur lesquels s’appuie l’Occident collectif pour designer l’EI comme le seul et unique coupable du crime perpétré sont d’une superficialité flagrante. En mettant de côté les organisations proprement terroristes, il est à noter que les services de renseignements de la plupart des pays font des actions <em>«sous faux pavillon»</em> parmi les méthodes de mise en place et de réalisation de leurs projets.</p>



<p>Nulle personne raisonnable, encore moins ayant de l’expertise sur le sujet, ne peut exclure l’hypothèse qu’une partie intéressée par la réalisation d’un acte terroriste, sans pour autant s’afficher, peut aisément trouver et contacter des sympathisants de mouvances islamiques en se faisant passer pour des représentants de l’Etat Islamique et en les poussant à commettre des crimes. Guère besoin de mentionner la facilité avec laquelle les réels commanditaires et organisateurs, qui n’ont rien à voir avec l’EI, peuvent fournir aux exécutants un drapeau du groupe islamique et leur demander d’envoyer des photos où ils figureront sur son fond, afin d’assurer <em>«l’alibi»</em> des véritables auteurs. De même pour le tournage vidéo du déroulement de l’action terroriste. Les faire passer, ensuite, au <em>«service de communication»</em> de l’EI est la plus facile des tâches d’un tel<em> «intermédiaire»</em>.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ceci est sans parler du fait, que parmi tant d’éléments indiquant une importante dissonance entre la version promptement retenue par l’Occident collectif et la réalité, il y a la photo elle-même avec des terroristes dessus sur fond du drapeau de l’EI qui pose un problème. Les prétendus experts occidentaux n’ont même pas fait attention de quelle manière les quatre criminels sur la photo lèvent leur index vers le ciel en signe d’allégeance à l’EI. Le <em>«petit»</em> souci, c’est que c’est l’index de la main gauche et non pas de la main droite qu’ils lèvent, en négligeant le fait que pour un musulman digne de ce nom la main gauche est une main dont l’usage est limité à des actions impures par le prophète Mahomet lui-même. Et c’est bien l’index de la main droite qu’un vrai musulman lève vers le ciel en signe de l’unicité d’Allah.      </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou.jpg" alt="" class="wp-image-12235753" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Auteurs-presumes-attentat-de-Moscou-580x363.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les auteurs présumés de l&rsquo;attentat. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La stigmatisation des musulmans</h2>



<p>Tous ceux qui ont l’habitude de mettre les terroristes islamistes dans le même panier avec l’intégralité du monde musulman ont trouvé dans l’attentat terroriste dans la salle de concert et de spectacles Crocus City Hall de Moscou des éléments supplémentaires en faveur de leurs thèses.&nbsp;</p>



<p>Il est important non seulement de leur rappeler que les premières victimes des islamistes radicaux par le monde sont les musulmans, mais également de leur apprendre qu’un des héros de Crocus qui a sauvé plus d’une centaine de personnes durant ce funeste événement est un musulman.</p>



<p>Il s’appelle Islam Halilov et ce n’est qu’un garçon de 15 ans. Un écolier ordinaire qui travaillait à temps partiel dans le vestiaire de Crocus et qui a fait sortir les gens du bâtiment lors de l’attaque terroriste. Durant l’attaque et les tirs qui ont suivi, au lieu de paniquer et de partir en courant, Islam a guidé les gens vers les bonnes sorties en mettant sa propre vie en danger de mort.&nbsp;Constatant que la foule se dirigeait vers une impasse, l’adolescent a tout pris en main et a commencé à diriger l’évacuation.&nbsp;Il a pu guider les gens hors du passage étroit à travers l’immeuble de bureaux jusqu’à la rue, en prenant le soin d’être le dernier du groupe guidé à quitter les lieux.</p>



<p>Il est à savoir également qu’un grand nombre de soldats de l’armée russe de confession musulmane a directement participé à l’interpellation des terroristes dans la forêt de la région de Briansk, limitrophe de l’Ukraine.</p>



<p>Par un concours de circonstances, le propriétaire de Crocus City Hall, lieu de la tragédie, est également de confession musulmane.</p>



<p>Ceci est sans rappeler les faits du mois d’août 2023, quand le tristement célèbre pilote Maxime Kouzminov – un Russe ethnique – a trahi son pays et a fait assassiner son propre équipage en amenant contre de l’argent l’hélicoptère de l’armée russe du côté ukrainien. L’un des deux membres d’équipage assassiné, copilote Houchbaht Toursounov, un officier et vrai patriote de Russie, était non seulement de confession musulmane, mais en plus de la même origine que les quatre terroristes de Crocus – tadjik.</p>



<p>La Fédération de Russie est non seulement un grand pays, mais une grande nation. Nation composée de plus de 190 ethnies originaires du pays, dont près de 60 sont de confession musulmane et qui font sa grande richesse de diversité consolidée au sein d’une seule patrie commune.&nbsp;</p>



<p>Aucune action terroriste ne peut ébranler l’unité de la Fédération. L’effet escompté par les commanditaires et organisateurs de l’attentat terroriste que Moscou vient de vivre est à l’opposé de celui obtenu – la reconsolidation de la nation dans la lutte que le pays est en train de mener contre le terrorisme et l’obscurantisme sous toutes ses formes et manifestations. Les coupables seront identifiés et recevront le châtiment en adéquation avec les crimes commis.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCIE</a></em>, <em>spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne; ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/">Le massacre de Moscou : la guerre des narratifs  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/28/le-massacre-de-moscou-la-guerre-des-narratifs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«Les filles d’Olfa » dévorées par le loup</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/les-filles-dolfa-devorees-par-le-loup/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/les-filles-dolfa-devorees-par-le-loup/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 09:26:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Farah Abdessamad]]></category>
		<category><![CDATA[Four Daughters]]></category>
		<category><![CDATA[Hend Sabry]]></category>
		<category><![CDATA[Ichrak Matar]]></category>
		<category><![CDATA[Kaouther Ben Hania]]></category>
		<category><![CDATA[Les Filles d’Olfa]]></category>
		<category><![CDATA[Nour Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Olfa Hamrouni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11808420</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le film ‘‘Les filles d’Olfa de Kaouther Ben Hania s’appuie sur la réalité et la reconstitution pour étudier une famille  et un pays, la Tunisie, sous le choc.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/les-filles-dolfa-devorees-par-le-loup/">«Les filles d’Olfa » dévorées par le loup</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un nouveau documentaire tunisien ‘‘Les filles d’Olfa’’(Four Daughters) de Kaouther Ben Hania, qui vient de remporter le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-filles-dolfa-de-kaouther-ben-hania-remporte-le-cesar-du-meilleur-film-documentaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">César du meilleur film documentaire</a> en France, s’appuie sur la réalité et la reconstitution pour étudier une famille – et une nation – sous le choc.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farah Abdessamad</strong> *</p>



<span id="more-11808420"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Farah-Abdessamad.jpg" alt="" class="wp-image-11808510" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Farah-Abdessamad.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Farah-Abdessamad-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Farah-Abdessamad-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans la scène d’ouverture des <em>‘‘Filles d’Olfa’’</em>, la voix off de la réalisatrice Kaouther Ben Hania nous présente Olfa Hamrouni, entourée de ses filles, Eya et Tayssir, dans une maison typiquement tunisienne. Pourtant, quelque chose ne va pas. Le langage corporel nerveux des femmes va au-delà de la simple timidité devant la caméra. Rahma et Ghofrane, les deux aînés d’Olfa, ont rejoint l’État islamique et le film retrace l’histoire de la famille et les événements qui ont conduit à leur disparition il y a une dizaine d’années. Cela passe par des entretiens avec les protagonistes et la reconstitution de scènes charnières, jouées par des acteurs professionnels remplaçant Rahma (Nour Karoui) et Ghofrane (Ichrak Matar). L’actrice <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/24/hend-sabri-jouer-dans-les-filles-dolfa-etait-un-gros-challenge/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hend Sabry joue Olfa</a> lorsque les scènes sont trop vives pour que la mère puisse les revivre.</p>



<p>Le projet de Ben Hania est certes ambitieux, s’attaquant au fanatisme religieux, à l’endoctrinement et au cycle de violence sociale intergénérationnelle en Tunisie, tout en interrogeant la possibilité d’une rédemption. Un voile est métaphoriquement levé au début du film : la caméra fait un panoramique lent sur Olfa en se frottant les mains, Eya et Tayssir, tous les trois assis sur des chaises, le corps dirigé vers un interlocuteur invisible, que l’on devine être la cinéaste. C’est une intrusion, suggère la vue récurrente de la caméra en trou de serrure. Puis le clap apparaît et nous rappelle, avec un mélange de soulagement et d’effroi, qu’il ne s’agit que d’un film. L’absence de Rahma et Ghofrane projette une longue ombre, qui est esthétiquement imitée par l’éclairage clair-obscur.</p>



<p>Le film reproduit également le conflit entre le rouge et le noir – symboles à la fois du drapeau tunisien et du soi-disant califat – dans des paires antagonistes du rouge à lèvres cramoisi d’Eya et Tayssir et de leurs vêtements sombres sur un canapé rouge, qui représentent des éléments opposés révélés comme le film progresse pour discuter de la sororité, de la féminité, des menstruations et de la sublimation pénible de la mort par ISIS.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une cellule familiale brisée</h2>



<p>Peut-être plus important encore, le film aborde un chapitre controversé de ces dernières années. Les Tunisiens formaient autrefois l’un des plus grands contingents de recrues étrangères de l’État islamique et, parmi eux, des centaines de <em>«fiancées de l’EI»</em>. Les familles touchées et la société dans son ensemble ressentent encore ces blessures vives. Ben Hania inverse donc le temps et explore les différents facteurs qui ont poussé les deux filles aînées d’Olfa à rejoindre l’organisation terroriste. Ce témoignage sur les choix intimes et la faillibilité humaine est sans aucun doute puissant. Leur parcours vers l’extrémisme est en partie attribué à la violence trans-générationnelle à l’égard des femmes, rappelée dans un cas dans la reconstitution insupportable du passage à tabac de Ghofrane par Olfa pendant sa phase gothique de l’adolescence. Entre leurs tons souvent désinvoltes et les expériences troublantes dont elles se souviennent, Ben Hania présente une cellule familiale brisée, avec des figures masculines absentes, toxicomanes et parfois prédatrices, et le désir de rébellion et d’émancipation des filles face à une mère autoritaire et qui veut tout contrôler.</p>



<p>Dans ses remarques spontanées lors de ses entretiens et dans les instructions qu’elle donne à Hend Sabry, Olfa est souvent délirante – perpétuant les châtiments corporels pour faire respecter les normes patriarcales tout en affirmant son autorité parentale en tant que mère célibataire – et réactionnaire lorsqu’elle s’accroche.</p>



<p>Passons à l’idée de pureté féminine et à la nostalgie pré-révolutionnaire de l’ère Ben Ali. Elle explique qu’elle aime trop ses filles, de la même manière que les agresseurs excusent régulièrement leurs comportements blessants. <em>«C’est une malédiction»</em>, décrit-elle en réalisant qu’elle leur a infligé ce qu’elle a elle-même vécu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une expérience traumatisante à l’autre</h2>



<p>À travers la complexité des actions de son personnage, le film se demande s’il peut y avoir de l’amour sans destruction et si une femme arabe et musulmane peut vivre librement sans être qualifiée de <em>«pute»</em>. Nous voyons les filles prises entre les tendances laïques/occidentales et islamistes – la seconde les a conduites à leur propre disparition, semble suggérer le film, tandis que la première est souvent présentée comme plus désirable, mais pour qui on ne sait pas clairement.</p>



<p>D’une expérience traumatisante à l’autre, le film épouse largement un récit centré sur l’épreuve qui présente les femmes arabes et musulmanes comme des victimes impuissantes qu’il faut sauver d’elles-mêmes et de leurs familles intrinsèquement violentes. Même si nous sommes censés nous sentir mal à l’aise avec l’histoire des filles, elle dépeint également un paysage dans lequel les femmes ne peuvent pas exister selon leurs propres conditions, encore moins lorsqu’elles sont issues d’un milieu à faible revenu; leur vie doit être déterminée par leurs interactions avec le patriarcat, leurs corps et vêtements réifiés. Ce faisant, il [le film] consacre une altérité répandue selon laquelle les Arabes et les musulmans sont considérés comme des monstres, dont la fonction est simplement didactique : avertir les autres de ne pas devenir comme eux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hYu34XnvCl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/kaouther-ben-hania-et-lhybridite-passionnante-du-documentaire/">Kaouther Ben Hania et l’hybridité passionnante du documentaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaouther Ben Hania et l’hybridité passionnante du documentaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/kaouther-ben-hania-et-lhybridite-passionnante-du-documentaire/embed/#?secret=15xCo6OdJ3#?secret=hYu34XnvCl" data-secret="hYu34XnvCl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>‘‘Les filles d’Olfa’’</em> a récolté plusieurs prix, remportant entre autres le prix du meilleur documentaire à Cannes et le César français, et est désormais <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/22/oscars-2024-les-filles-dolfa-de-kaouther-ben-hania-shortliste-dans-deux-categories/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en course pour les Oscars</a>. Après tout, le film semble reproduire les obsessions occidentales pour les femmes arabes et l’islam, mais toute affirmation dichotomique du film comme progressiste ou régressif serait une réponse aux attentes occidentales et à leur approbation. Bien que Ben Hania ait tenté de montrer l’influence corruptrice du djihadisme dans un contexte de violence sexiste endémique, le film insiste sur l’islam et les difficultés d’être une femme arabe au détriment, par exemple, de la contextualisation de la montée du mouvement Ennadha dans la période post-révolutionnaire, marquée par le désenchantement croissant et les influences régionales.</p>



<p>L’utilisation d’un méta-récit – un film sur la réalisation du film – semble avoir été conçue pour servir deux objectifs : comprendre la vie [des protagonistes] et les limites de l’action à travers une narration auto-réflexive; et aborder avec sensibilité des thèmes traumatisants. Le méta-documentaire ‘‘<em>Subject</em><em>’’</em> (2022) – qui examine l’impact que ces documentaires et leur succès commercial ont eu sur la vie de leurs sujets humains – a mis en lumière le devoir de diligence des cinéastes et démontré comment le fait de dire la vérité et de réaliser un film, même lorsqu’ils sont ancrés dans l’activisme social, peut devenir exploiteur. Contrairement à ‘‘<em>Waltz with Bashir</em><em>’’</em> (2008) d’Ari Folman, par exemple, qui utilise stylistiquement des images animées pour compléter les entretiens dans ses souvenirs d’événements traumatisants liés à l’invasion israélienne du Liban en 1982, <em>‘‘</em><em>Les filles d</em><em>’</em><em>Olfa</em><em>’’</em> s’appuie sur le cinéaste comme médiateur externe de la mémoire des autres et le récit. En tant que tel, certains choix de mise en scène de Ben Hania et leur effet narratif laissent perplexes. Plusieurs scènes démontrent que le dispositif créatif peut facilement glisser de l’empathie à un voyeurisme plus insidieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faut-il tout montrer ?</h2>



<p>L’un d’eux évoque le viol implicite. <em>«Il y a quelque chose qui me dérange»</em>, dit Majd Mastoura, qui incarne Wissem, le partenaire incestueux d’Olfa. <em>«Ce n</em><em>’</em><em>est pas quelque chose pour les caméras»</em>, poursuit-il tandis que les filles reconstituent une scène dans laquelle elles affrontent les antécédents d’abus sexuels de son personnage. Des lignes ont apparemment été franchies; l’acteur est profondément mal à l&rsquo;aise. Il demande à parler en privé à Ben Hania, que l’on entend mais que l’on ne voit pas. A leur sortie, la fille Eya justifie la scène : <em>«J</em><em>’</em><em>ai déjà rejoué cette scène avec un psy»</em>, raconte-t-elle en jouant avec un couteau de boucher à la main. Derrière elle, la caméra se concentre sur les larmes qui coulent de Tayssir alors qu’elle lutte pour revivre ces moments douloureux.</p>



<p>Faut-il tout montrer ? Qui devrait décider de la valeur de leurs souvenirs en tant que matériel public, dans le cadre de ce spectacle, par opposition à ceux qui pourraient rester privés? Elle ne sera pas refaite mais la scène est quand même conservée. <em>«Je dois me protéger»</em>, dit Hend Sabry à Olfa au début du film. Mais la question de savoir qui protège Eya et Tayssir (encore adolescentes) alors qu’elles revivent leur traumatisme reste insaisissable. Le coût humain de l’extraction de ces histoires, traitées au mieux comme de simples matériaux, semble parfois moins important que le message qu’elles sont censées transmettre.</p>



<p>Une autre scène concerne également le consentement éclairé dans l’utilisation des images de Rahma et Ghofrane, que l’on voit plus tard dans le film lors de leur arrestation d’une opération antiterroriste en Libye. <em>‘‘</em><em>Les filles d</em><em>’</em><em>Olfa</em><em>’’</em> comprend des images diffusées à la télévision montrant Ghofrane retrouvant sa petite fille en détention. Dans ce clip, une Ghofrane supplie pour voir son enfant, dirigeant son regard vers l’homme derrière la caméra. L’inclusion de ces images intimes répond à des objectifs politiques évidents, dans la mesure où les autorités tunisiennes ont toujours été réticentes à accepter le retour des anciens adeptes de l’Etat islamique et de leurs enfants. Les histoires des filles restantes ont alimenté le cycle de l’information, comme Olfa en avait déjà témoigné lors de leur retour sur les chaînes de télévision. L’opinion publique tunisienne connaît largement le sort des filles et de leur famille demandant leur retour, qui concerne également des dizaines d’autres cas. À mesure que leur histoire passe du contenu d’actualité au film documentaire, elle soulève encore plus de questions sur le montage, la performance, le public et la responsabilité.</p>



<p>Plus nous recherchons Ghofrane et Rahma, dont les témoignages et les points de vue semblent étrangers (tout comme ceux d’autres membres de la famille et amis), plus il est difficile pour <em>‘‘</em><em>Les filles d</em><em>’</em><em>Olfa</em><em>’’</em> d’éviter de reproduire les pièges d’un œil de réalisateur voyeuriste.</p>



<p>En fin de compte, la douleur de la famille n’est guère plus qu’un récit édifiant sur la souffrance des femmes et sur la manière dont les fanatiques exploitent leurs vulnérabilités. Ben Hania explique en introduction du film que les deux aînées ont été <em>«dévorés par le loup»</em>, un danger pas tout à fait vaincu qui oblige peut-être la cinéaste à emprunter des chemins plus sinueux pour y faire face. Pourtant Ghofrane et Rahma sont bien vivantes et pourraient parler pour elles-mêmes. Peut-être qu’elles le feront un jour.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://artreview.com/four-daughters-review-devoured-by-the-wolf/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ArtReview</a>.  </p>



<p><em>* Essayiste/critique basée à New York, originaire de France et de Tunisie.</em> <a href="https://www.farahabdessamad.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Son site web</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/les-filles-dolfa-devorees-par-le-loup/">«Les filles d’Olfa » dévorées par le loup</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/les-filles-dolfa-devorees-par-le-loup/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
