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	<title>Archives des Hammam-Chatt - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hammam-Chatt - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 07:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre de 1982 constitue l’exemple le plus achevé des opérations militaires menées par Israël contre le Liban. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans les multiples guerres d’agression israéliennes contre le Liban, qui avaient débuté en 1978 avec l’incursion jusqu’au fleuve Litani suivie par l’établissement d’une zone dite de sécurité en territoire libanais le long de la frontière, la guerre de 1982 constitue l’exemple le plus&nbsp;achevé des opérations militaires menées par Israël contre son voisin du nord.</em></strong> <em>(Illustration : massacre de Sabra et Chatila).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-14082738"></span>



<p>Cet ouvrage écrit par deux journalistes israéliens reconnus représente essentiellement la version communément admise, pour ne pas dire officielle, dans leur pays, reflétant une conscience commune, celle du caractère précaire de sa situation géostratégique, et véhicule par voie de conséquence des points de vue qui, lorsqu’ils ne sont pas partisans, demeurent contestables. Ils n’en sont pas moins intéressants parce qu’ils constituent des jalons pour la compréhension du cours d’événements&nbsp;ultérieurs et l’anticipation de leurs résultats.&nbsp;</p>



<p>En pleine guerre civile libanaise, à laquelle participaient les Palestiniens de l’OLP et leurs alliés libanais contre les milices maronites soutenues par l’armée syrienne venue les assister, les Israéliens avaient planifié d’expulser du Liban l’organisation palestinienne qui les empêchait d’établir l’autonomie administrative en Cisjordanie occupée prévue par les accords de Camp David et propice à leur&nbsp;politique de colonisation de ce territoire.</p>



<p>Une année auparavant; en 1981,&nbsp;l’OLP avait répliqué à des provocations israéliennes par le bombardement des colonies israéliennes de Galilée. L’affrontement avait duré deux semaines et s’était conclu par un cessez le feu parrainé comme toujours par les Américains.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VwLtfsaQxJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=srGbitvv4d#?secret=VwLtfsaQxJ" data-secret="VwLtfsaQxJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il était clair que les israéliens n’en resteraient pas là d’autant que durant le même laps de temps ils avaient officiellement annexé le Golan syrien, bombardé&nbsp;le réacteur nucléaire Irakien Osirak, et attaqué et abattu des hélicoptères syriens à Zahla dans la Bekaa à l’appel des Phalangistes chrétiens qui voulaient construire une route menant à la montagne libanaise, et contournant les positions de l’armée syrienne sur la route Beyrouth Damas, éventualité qui aurait remis en question le contrôle syrien de cette voie vitale. Cela avait entraîné une escalade militaire avec notamment la préparation de sites de batteries de missiles sol air soviétiques SAM dont le déploiement aurait menacé la liberté d’action de l’aviation israélienne dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Première invasion israélienne du Liban</h2>



<p>Le prétexte à l’attaque israélienne de 1982 projetée depuis plusieurs mois et dont l’arrivée d’Ariel Sharon au ministère de la Défense avait renforcé l’éventualité, avait été l’attentat à Londres contre l’ambassadeur israélien Argov par le groupe Abou Nidal, ennemi de Yasser Arafat.</p>



<p>Israël ripostait&nbsp;alors immédiatement par le bombardement massif des installations du Fath au centre de Beyrouth, et après les inévitables représailles palestinienne par des tirs de Katioucha sur les colonies israéliennes de Galilée,&nbsp;l’armée israélienne déclenchait&nbsp;l’opération dite <em>«Paix en Galilée»</em> et envahissait le Liban sur trois axes, le long de la route côtière jusqu’à l’entrée sud de Beyrouth, puis à travers la montagne à partir de Damour, enfin à travers la plaine de la Bekaa occupée par l’armée syrienne qui protégeait la route vitale Beyrouth-Damas.</p>



<p>Les péripéties de cette invasion importent&nbsp;peu. Les envahisseurs ont traversé plusieurs rivières propices à la constitution de lignes de défense efficaces, sans coup férir. Les combattants palestiniens n’ont jamais pris la peine de miner les routes menant aux ponts, et ils s’abstinrent de les dynamiter. Face à des ennemis supérieurement armés et organisés, ils combattirent de l’aveu de ces derniers vaillamment, en particulier dans le château de Beaufort, et les camps palestiniens près de Saïda&nbsp;où les combats durèrent une dizaine de jours, au prix de la destruction de la plus grande partie des habitations et la fuite des civils, mais ils furent trahis, c’est bien le cas de le dire, par un commandement défectueux, qui parfois prit la fuite.</p>



<p>Yasser Arafat trouva le moyen d’être en Arabie Saoudite lors du déclenchement des hostilités, suite à sa mauvaise lecture, habituelle, des événements, l’armée israélienne étant depuis plusieurs semaines massée sur la frontière. L’armée syrienne présente dans la vallée de la Bekaa s’abstint de les secourir. Cependant elle parvint grâce à sa détermination et sa ténacité à stopper les envahisseurs à Sultan Yacoub, à Zhalta, et dans la montagne près de Alia, malgré la supériorité aérienne des assaillants renforcée par la destruction des batteries antiaériennes SAM, en leur infligeant de lourdes pertes et en leur interdisant le contrôle de la route vers Damas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Départ des combattants palestiniens vers la Tunisie</h2>



<p>En fin de compte, la jonction entre l’armée israélienne et les milices phalangistes dirigées par Bechir Gemayel s’effectua cinq jours environ après le début de l’invasion, et Beyrouth-Ouest, fief de l’OLP et des milices libanaises alliées, fut encerclée. Il fallut près de deux mois aux dirigeants sionistes pour obtenir avec l’aide des Américains et&nbsp; par des bombardements massifs faisant des&nbsp;milliers de victimes civiles, qualifiés de <em>«pression militaire»</em>, le départ des combattants sous les ordres de Yasser Arafat vers la Tunisie (sur intercession selon les auteurs de Wassila Bourguiba), le Yémen, le Soudan, la Syrie, avec la collaboration des forces multinationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EKf5HDtccN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/">«Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/embed/#?secret=zyBEy0adTy#?secret=EKf5HDtccN" data-secret="EKf5HDtccN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il s’ensuivit l’élection à l’ombre des chars israéliens de Bechir Gemayel à la présidence libanaise, puis son assassinat, probablement commandité par Damas&nbsp; (avec l’assentiment de Tel Aviv?), l’entrée dans Beyroth-Ouest et&nbsp;le<em> «nettoyage»</em>&nbsp;du camp de Sabra et Chatila perpétré par les Phalangistes sous le regard impassible de l’armée israélienne venant marquer l’apothéose homicide et le début du reflux qui d’une étape à une autre et durant dix huit années la conduira hors du Liban.</p>



<p>Dans la recherche des responsabilités dans cette tragédie, le cheminement dans le temps à contre sens peut paraître opportun. Les massacres de Sabra et Chatila n’ont pas été des accidents isolés mais dans la droite ligne des horreurs dont les camps palestiniens, en particulier ceux d’Errachidia à Tyr et Ain El-Helwa&nbsp;près de Saïda ont été les lieux durant l’invasion. Il ne s’agissait pas des aléas de la guerre mais de la politique coloniale d’une armée d’occupation qui en l’occurrence avait toutes les raisons du monde d’impliquer ses auxiliaires (les Phalangistes) dans l’élimination de ses ennemis (les Palestiniens), afin de se venger des uns et des autres, parce que le moment était opportun.</p>



<p>Béchir Gemayel s’était dérobé, au moment suprême, celui de l’accession à la présidence, à ses promesses et à ses obligations, celles d’établir des relations diplomatiques&nbsp;avec ses parrains, ceux qui l’avaient intronisé, le gouvernement et les militaires israéliens, et Bégin lui avait passé un savon mémorable dont il était sorti, de son propre aveu,&nbsp;humilié. Mais Béchir ne voulait pas être un nouveau Sadate, isolé du monde arabe, même si au final, les deux présidents furent assassinés. C’est peut être le sort de l’Egyptien qui dissuada le Libanais de marcher sur ses traces.</p>



<p>Le Mossad et les services de renseignements militaires israéliens qui quelques années auparavant avaient&nbsp;cueilli au lit des responsables palestiniens en les assassinant chez eux à Beyrouth, prétendirent ne pas avoir su que le siège du parti des Phalanges à Achrafieh, Beyrouth, où l’attentat fatal eut lieu, se situait sous le domicile de la sœur d’un militant du Parti national social syrien. Les auteurs du livre n’en ont pas mesuré toutes les implications et situèrent l’événement dans l’aventurisme dont Sharon le ministre de la Défense fit preuve en envoyant l’armée affronter les Syriens puis entrer à Beyrouth sans l’assentiment du cabinet ministériel, alors que le but défini était au départ le refoulement des fédayins palestiniens au-delà de la limite des 40 kilomètres sécurisant les colonies du Nord d’Israël en les mettant hors de portée des Katioucha.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Sabra et Chatila à Hammam Chatt</h2>



<p>Ce supposé aventurisme de Sharon prenant les décisions sans référer à quiconque, rendu plausible par son caractère autoritaire et ombrageux, fut la version retenue par le rapport de la commission d’enquête présidée par le juge Kahane, qui impliqua également le chef d’état-major Eytan dans le massacre de Sabra et Chatila, et qui fut donc reprise par les auteurs du livre qui ne voulaient pas aller à l’encontre du <em>«politiquement correct»</em>.</p>



<p>Sharon fut donc le bouc émissaire dont le sacrifice était supposé calmer l’opinion publique internationale, et le gouvernement américain qui avait donné des garanties de sécurité pour les familles des combattants palestiniens demeurées au Liban, et dont la crédibilité des promesses avait été sérieusement ternie par la tuerie dans les camps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fsdOvcEWr4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/embed/#?secret=xg3ooBsfRo#?secret=fsdOvcEWr4" data-secret="fsdOvcEWr4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On comprendra la vivacité de la réaction du président Bourguiba quelques années plus tard après le bombardement de Hammam Chatt, par le non-respect par les Américains de leurs promesses concernant l’accueil des combattants de l’OLP relativement aux garanties de sécurité de la Tunisie.</p>



<p>Quant aux colons excités des territoires occupés, l’éviction du ministre de la Défense n’était pas pour leur déplaire,&nbsp;pour des raisons évidentes que nous retrouverons plus loin. En réalité, le gouvernement israélien dans son ensemble, et pas seulement Sharon, pensait probablement qu’après les massacres de la guerre civile libanaise, de la Quarantina, Damour, Tel Zaatar, Bhamdoun, Ain El-Helwa et Rachidia, un de plus commis par l’une des factions en lutte passerait inaperçu. Il fut surpris par l’ampleur de la réaction de l’opinion internationale initiée par les médecins occidentaux qui travaillaient dans les camps en question et en furent pour une fois les témoins directs. C’est cela qui fit de Sabra et Chatila un massacre&nbsp;à part, dont les puissances occidentales prirent prétexte pour revenir à Beyrouth.</p>



<p>Il est vrai que Sharon, imbu de sa personnalité de héros de la guerre du Kippour d’octobre 1973, n’était pas enclin à s’entourer des garde-fous nécessaires face à des politiciens dont il estimait négligeables les connaissances militaires,&nbsp;et qui eux-mêmes l’admettaient. Si ses collègues n’ont rien fait pour l’arrêter, ce ne fut parce qu’ils s’opposaient aux objectifs de guerre qu’il avait lui même définis, sans que les Américains les eussent approuvés, et c’est ce qui en constituait en réalité&nbsp;le plus grand tort, il convient de le savoir, mais parce qu’ils se déchargeaient sur lui de leurs responsabilités, et qu’ils admettaient tacitement que les massacres des Palestiniens dans les camps ou ailleurs, ou bien celui des soldats syriens, et l’occupation des terres libanaises après la fuite forcée de leurs habitants, constituaient bien le seuil normal minimum de la conscience collective sioniste.</p>



<p>Cela met en lumière une autre caractéristique du fonctionnement du gouvernement sioniste: tributaire de l’aide américaine, il est tenu de solliciter l’accord de Washington dans ses choix politiques, en particulier lorsqu’il s’agit de guerre; d’autant qu’à l’époque, et malgré l’alignement total du secrétaire aux affaires étrangères Haig sur les positions sionistes qui lui vaudront d’être remplacé, le président Ronald Reagan, contrairement au président actuel Joe Biden, savait imposer ses volontés à ses arrogants alliés en n’hésitant pas à les menacer d’interrompre l’aide militaire et financière américaine, ou même de donner l’ordre aux troupes américaines de riposter par les armes à toute tentative d’empêcher l’évacuation par mer des combattants palestiniens.</p>



<p>Malgré cela, et dans les faits, c’est toujours le cabinet israélien qui a agi le plus souvent de la manière qui lui seyait au nom des impératifs de la guerre. Sharon avait justifié les bombardements criminels de Beyrouth, face aux Américains furieux qui avaient d’autres projets pour Yasser Arafat ainsi que le prouveraient les futurs accords d’Oslo, par la nécessité de sauvegarder la vie de ses soldats, et il avait pour éviter leurs critiques&nbsp;entrepris le grignotage méthodique du réduit palestinien de Beyrouth-Ouest, sans l’utilisation des armes lourdes, ou de l’aviation, et inévitablement il prêta le flanc aux protestations de ces mêmes soldats qui estimaient que l’armée ne faisait pas le nécessaire pour&nbsp;protéger leurs vies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sharon &#8211; Netanyahu&nbsp;: deux styles, une même culture</h2>



<p>Cependant, ainsi que les auteurs le signalent, l’évacuation par la force des colons de Yamit, dans le Sinaï&nbsp;dans le cadre des accords de Camp David avec l’Egypte, lui valut l’inimitié de beaucoup de ses collègues, et nul n’ignore la force du lobby des colons dans ce pays. Plus tard lorsqu’il deviendra Premier ministre, il&nbsp;évacuera la bande de Gaza, dont il estimait l’occupation dangereuse pour la sécurité d’Israël.</p>



<p>Sharon était un sioniste fervent, nul ne peut le nier, pour qui le sang arabe n’avait aucune valeur et pouvait couler indéfiniment si cela assurait la sécurité des colons et l’expropriation des terres palestiniennes. Cependant il n’était pas tributaire du lobby des colons fanatiques, dont l’un des membres assassinera plus tard le Premier ministre Rabin. Et lorsque l’intérêt de l’État israélien l’exigeait, Sharon n’hésitait pas à s’opposer à leurs volontés, contrairement à Benjamin Netanyahu qui en demeure tributaire. C’est là toute la différence entre les deux hommes qui explique que le second ait pris à Gaza&nbsp;le contrepied de la politique&nbsp;du premier, ainsi que la durée sans précédent du conflit actuel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ps0VyB3Slm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/">‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/embed/#?secret=zTi3fMa0P6#?secret=Ps0VyB3Slm" data-secret="Ps0VyB3Slm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors que l’offensive terrestre contre le Liban se prépare après des bombardements aériens massifs de Beyrouth, la comparaison entre les situations de 1982 et 2024, soit 42 ans après, s’impose. Ou plutôt se serait imposée si l’Histoire ne nous avait pas déjà dépassés lors de la rédaction de cet article puisque Hassan Nasrallah le leader du Hezbollah a été assassiné par une frappe aérienne israélienne ayant détruit simultanément six immeubles du Sud de Beyrouth grâce aux bombes américaines et enterré leurs habitants sous les décombres, au moment même où du haut de la tribune de l’Onu Netanyahu insultait les opposants à sa politique criminelle qu’il qualifiait d’agents stipendiés de l’Iran, et classait l’organisation internationale d’où il défiait le monde, dans le&nbsp;camp des forces de l’obscurité.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, il faut rappeler que les milices du Hezbollah, alors appelées Jihad Islamique, sont apparues la première fois sur les marges de Beyrouth en 1982 lorsque, associées aux forces de la résistance libanaise (communistes) elles avaient stoppé l’avance israélienne à Khaldé, à l’entrée de la capitale. Le Hezbollah n’est donc que le produit de l’invasion israélienne et Netanyahu le sait plus que quiconque.</p>



<p>D’autre part, il semble bien qu’en dépit de tout et avec la mort du chef libanais, la menace d’une nouvelle invasion ne soit pas écartée, et que l’armée israélienne puisse tenter d’en tirer profit pour annexer une part conséquente du territoire, ainsi qu’elle l’avait fait pour le Golan syrien. Si ce scénario catastrophe se produit, alors les déboires d’Israël (et de leurs sujets&nbsp;arabes) au Moyen-Orient ne seront pas finis. Ce livre ne cessera jamais de le rappeler.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘Israel&rsquo;s Lebanon War’’, de Ze&rsquo;ev Schiff et Ehud Ya&rsquo;ari, éd. Touchstone, 3 juin 1985, 320 pages. </strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Hammam-Chatt : Trois jeunes arrêtés après avoir caillassé un train</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/hammam-chatt-trois-jeunes-arretes-apres-avoir-caillasse-un-train/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 00:02:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banlieue sud]]></category>
		<category><![CDATA[Hammam-Chatt]]></category>
		<category><![CDATA[jets de pierres]]></category>
		<category><![CDATA[trafic ferroviaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La garde nationale de Ben Arous a arrêté trois jeunes individus qui ont caillaissé un train à Hammam-Chatt (banlieue sud de Tunis) causant des dégâts matériels et des perturbations du trafic ferroviaire. La Direction générale de la garde nationale (DGGN) a précisé dans un communiqué publié mercredi 6 mars 2024, que les unités du district...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La garde nationale de Ben Arous a arrêté trois jeunes individus qui ont caillaissé un train à Hammam-Chatt (banlieue sud de Tunis) causant des dégâts matériels et des perturbations du trafic ferroviaire.</em></strong></p>



<span id="more-11970229"></span>



<p>La Direction générale de la garde nationale (DGGN) a précisé dans un communiqué publié mercredi 6 mars 2024, que les unités du district de la GN de Ben Arous ont mené les investigations nécessaires et sont parvenues à identifier les trois suspects.</p>



<p>Ces derniers ont rapidement été arrêtés au cours de descentes effectuées en coordination avec le Parquet, ajoute la même source, en précisant qu&rsquo;ils ont été placés en détention</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<p><em>Ph. d&rsquo;archives</em></p>
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		<title>La Tunisie et la Palestine, du réalisme de Bourguiba au dogmatisme de Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/30/la-tunisie-et-la-palestine-du-realisme-de-bourguiba-au-dogmatisme-de-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 09:29:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>N&#8217;est-il pas dommage de voir la Tunisie se contenter aujourd&#8217;hui d&#8217;un rôle subalterne sur la question du Moyen-Orient, en raison de la rigidité et au dogmatisme doctrinaires de Kaïs Saïed, alors qu&#8217;elle y avait joué, auparavant, un rôle d&#8217;avant-garde, grâce au réalisme et à la clairvoyance diplomatiques de Habib Bourguiba ?  Par Faik Henablia * Dans...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-367472"/></figure></div>



<p><strong><em>N&rsquo;est-il pas dommage de voir la Tunisie se contenter aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un rôle subalterne sur la question du Moyen-Orient, en raison de la rigidité et au dogmatisme doctrinaires de Kaïs Saïed, alors qu&rsquo;elle y avait joué, auparavant, un rôle d&rsquo;avant-garde, grâce au réalisme et à la clairvoyance diplomatiques de Habib Bourguiba ? </em></strong></p>



<p>Par<strong> Faik Henablia</strong> *</p>



<span id="more-375275"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Faik-Henablia.jpg" alt="" class="wp-image-338998"/></figure></div>



<p>Dans la légende biblique, il est conté que les Israélites, en reconquête de la terre de Canaan, s’emparèrent de Jéricho en faisant sonner des trompettes dont le son eut pour effet de faire tomber les murailles de la ville.</p>



<p>Plus récemment, en 1965 et de manière prêtant&nbsp;moins le flanc au doute, cette même ville fut le théâtre&nbsp;du discours de Bourguiba, exhortant les Palestiniens à une attitude plus réaliste&nbsp;vis-à- vis&nbsp;d&rsquo;Israël.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie tunisienne aux abonnés&nbsp;absents</h2>



<p>Au moment où plusieurs pays arabes franchissent le pas de la normalisation diplomatique avec Israël, l&rsquo;attitude timorée, voire hostile, de la Tunisie ne manque pas de surprendre eu égard aux positions bien plus audacieuses qui ont été les siennes, dans un passé&nbsp;pas si lointain, vis-à-vis du conflit du proche orient.&nbsp;</p>



<p>Il est vrai que la diplomatie tunisienne, dans son ensemble, est, à l&rsquo;heure&nbsp;actuelle, inscrite aux abonnés&nbsp;absents.&nbsp;</p>



<p>Nous l&rsquo;avions connue bien plus en pointe lorsqu&rsquo; elle avait pris courageusement&nbsp; le contrepied de l&rsquo;attitude arabe, notamment à l&rsquo;époque où Nasser et son poulain Ahmed Choukairy voulaient <em>«jeter&nbsp;les juifs à la&nbsp;mer»</em>, ou lorsque Bourguiba était sommée de rompre les relations avec tel pays occidental.&nbsp;</p>



<p>Qui eût dit que cette attitude réaliste, superbement exprimée dans ce fameux discours de Jéricho, allait finir par céder le pas à celle beaucoup plus rigide et dogmatique de Kaïs Saïed, même si parallèlement, les pays arabes quasi unanimes, dont le Tunisie, ainsi que l&rsquo;OLP, avaient accepté une&nbsp;normalisation conditionnée, lors des sommets de Beyrouth en 2002 et de Riyad en 2007? Ce même Kaïs Saïed ne va-t-il pas, aujourd&rsquo;hui, jusqu&rsquo;à nous annoncer, avec le sens de la nuance que nous lui connaissons, que la Tunisie est en guerre avec Israël, guerre, sans doute à mener&nbsp;jusqu&rsquo;au dernier Palestinien?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cause des Palestiniens de plus en plus désespérée</h2>



<p>S’agissant, en effet, de la Palestine, les faits sont têtus dans la mesure où, 73 ans après&nbsp;la fondation de l&rsquo;Etat juif, les Palestiniens, principale victimes et dont la cause semble de plus en plus enlisée pour ne pas dire désespérée&nbsp;depuis qu&rsquo;ils ont cru devoir confier leur destin aux épouvantails islamistes, voient leurs espoirs s&rsquo;amenuiser de jour en jour au rythme de la dilution, sous leurs&nbsp;yeux, du territoire auquel ils aspirent. Le sort de Jéricho, sous souveraineté&nbsp;jordanienne à l&rsquo;époque&nbsp;du discours de Bourguiba et, aujourd&rsquo;hui sous contrôle israélien, en est une illustration criante.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>La question qui se pose est par conséquent celle de savoir si une attitude différente&nbsp;vis-à-vis&nbsp;d&rsquo;Israël ne pourrait faire évoluer&nbsp;les choses.</p>



<p>En effet, ayant déjà observé que la normalisation est acquise dans son principe, lors des sommets arabes précités, même si elle reste conditionnée au retour d&rsquo;Israël&nbsp;dans ses frontières&nbsp;de 1967 et à&nbsp;la reconnaissance du droit des Palestiniens, il n&rsquo;en reste&nbsp;pas moins à savoir si ces préalables, ne sont pas rédhibitoires et finalement contre-productifs, du moins à ce&nbsp;stade, et s&rsquo;ils ne devraient, dans un souci d&rsquo;efficacité&nbsp;et de réalisme, suivre la normalisation, plutôt&nbsp;que la précéder, puisque, de toute&nbsp;évidence, les Palestiniens ne voient toujours rien venir.&nbsp;</p>



<p>N&rsquo;oublions pas que ce n&rsquo;est qu&rsquo;à chaque fois que les Arabes ont négocié, sans préalable avec Israël, qu&rsquo;ils en ont obtenu quelque chose en échange, ou ont été proches de le faire, comme à Camp David, par exemple ou à Oslo même&nbsp;si Oslo avait finalement périclité. A l&rsquo;inverse, chaque fois que des passages en force ont été&nbsp;tentés, des défaites&nbsp;amères&nbsp;s&rsquo;en sont suivies.</p>



<p>Beaucoup&nbsp;d&rsquo;Etats arabes franchissent d&rsquo;ailleurs le pas, quelque&nbsp;peu forcés, il est vrai, par un contexte&nbsp;géopolitique, pour le moins, fluctuant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le réalisme «bourguibien» du Maroc</h2>



<p>L&rsquo;exemple le plus spectaculaire en est celui du Maroc qui a agi en fonction de ses intérêts et qui ne tardera sans doute pas à en récolter les fruits, en matière&nbsp;de sécurité, de défense, de technologie, d&rsquo;agriculture et j&rsquo;en passe. L&rsquo;on nous dit que ceci s&rsquo;est fait au détriment du sentiment de la population marocaine; en est-on si sûr? Une visite à certains réseaux&nbsp;sociaux, en surprendrait plus d&rsquo;un quant nombre de Marocains prêts à&nbsp;aller travailler en Israël. A vrai dire, cette normalisation n&rsquo;a été que l&rsquo;officialisation de relations de facto, en place, déjà depuis, bien longtemps.</p>



<p>Si d&rsquo;aventure&nbsp;la Tunisie, dont les contacts officieux avec Israël&nbsp;remontent aux années 60 et qui&nbsp;avait, il y a quelques années, ne l&rsquo;oublions pas, entretenu des relations quasi diplomatiques avec Tel Aviv, finalement mises à mal&nbsp;par la politique violente et répressive de l&rsquo;Etat hébreu lors des Intifadas, renouait avec cette politique ne serait-ce&nbsp;que pour rapprocher les points de vue,&nbsp;serait-elle accusée, pour autant, de trahir la cause palestinienne? Assurément pas plus qu&rsquo;après Jéricho&nbsp;et d&rsquo;autant moins qu&rsquo;elle avait souffert, entre-temps, dans sa chair, de son soutien aux Palestiniens et n’a par conséquent pas de leçon à recevoir en matière de loyauté.</p>



<p>N&rsquo;oublions pas, en effet, le bombardement israélien du quartier général de l&rsquo;OLP à Hammam-Chatt, dans le sud de Tunis, en 1985, mais n&rsquo;oublions pas non plus que, tout comme Sakiet Sidi Youssef, en 1957, et Bizerte, en 1961, bombardées par l&rsquo;aviation française, n&rsquo;avaient pas empêché la reprise de relations avec la France, ce douloureux épisode n&rsquo;avait pas constitué, en son temps, un obstacle insurmontable à l&rsquo;ouverture de <em>«bureaux d&rsquo;intérêt»</em> à Tunis et à Tel Aviv, de même que le bilan, autrement plus lourd des Palestiniens face à Israël, n&rsquo;avait pas empêché la tentative de «paix des braves» entre Arafat et Rabin.</p>



<p>Tout ceci pour dire que, sans préjuger&nbsp;du futur, il est dommage de voir la Tunisie, se contenter aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un rôle subalterne sur la question du Moyen-Orient, alors qu&rsquo;elle y avait joué, auparavant, un rôle d&rsquo;avant-garde.&nbsp;</p>



<p>N&rsquo;est il pas regrettable de la voir, finalement, plus proche d&rsquo;une sorte de <em>«front du refus»</em> ressuscité à la&nbsp;mode du 21e&nbsp;siècle, minoritaire&nbsp;parmi les pays arabes, dogmatique, figé et sans solution, un front dont les positions avaient fait, paradoxalement, tant de mal à la cause palestinienne?</p>



<p>* <em>Docteur d&rsquo;Etat en droit, ex-gérant de portefeuille associé.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9vz3hRlzvh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/">Tunisie : Kaïs Saïed est aussi comptable de ce qu&rsquo;il a hérité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed est aussi comptable de ce qu&rsquo;il a hérité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/embed/#?secret=LYYdRLfDeI#?secret=9vz3hRlzvh" data-secret="9vz3hRlzvh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3ZDBN91EyS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/29/tunisie-kais-saied-entre-deficit-de-legalite-et-grand-enfumage/">Tunisie : Kais Saied entre déficit de légalité et grand enfumage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saied entre déficit de légalité et grand enfumage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/29/tunisie-kais-saied-entre-deficit-de-legalite-et-grand-enfumage/embed/#?secret=C6t4ipkxvc#?secret=3ZDBN91EyS" data-secret="3ZDBN91EyS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NJiHH8YAUz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/17/de-bourguiba-a-saied-la-criminalisation-de-la-normalisation-avec-israel-ou-la-fausse-bonne-idee/">De Bourguiba à Saïed : La criminalisation de la normalisation avec Israël, ou la fausse bonne idée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De Bourguiba à Saïed : La criminalisation de la normalisation avec Israël, ou la fausse bonne idée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/17/de-bourguiba-a-saied-la-criminalisation-de-la-normalisation-avec-israel-ou-la-fausse-bonne-idee/embed/#?secret=BWkCOJyPYz#?secret=NJiHH8YAUz" data-secret="NJiHH8YAUz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Ben Arous : Deux personnes tentent de s&#8217;immoler par le feu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 17:06:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Arous]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzahra]]></category>
		<category><![CDATA[Hammam-Chatt]]></category>
		<category><![CDATA[immolation feu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux hommes originaires d&#8217;Ezzhara et de Hammam-Chatt (sud de Tunis) ont tenté de s&#8217;immoler par le feu ce jeudi 4 novembre 2021. Ils ont été hospitalisés au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous. Mohamed Ben Khlifa, premier délégué de Ben Arous chargé des affaires courantes du gouvernorat et le délégué régional...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Centre-de-traumatologie-et-des-grands-brules.jpg" alt="" class="wp-image-368742"/></figure></div>



<p><strong><em>Deux hommes originaires d&rsquo;Ezzhara et de Hammam-Chatt (sud de Tunis) ont tenté de s&rsquo;immoler par le feu ce jeudi 4 novembre 2021. Ils ont été hospitalisés au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous.</em></strong></p>



<span id="more-368739"></span>



<p>Mohamed Ben Khlifa, premier délégué de Ben Arous chargé des affaires courantes du gouvernorat et le délégué régional se sont rendus aux chevets des deux personnes et ont pu discuter avec l&rsquo;équipe médicale et le directeur du Centre hospitalier, qui ont affirmé que l&rsquo;état de santé de l&rsquo;un des brûlé est stable et qu&rsquo;il pourra bientôt rentrer chez lui.</p>



<p>Quant aux deuxième brûlé, son état est plus grave  et necessite une prise en charge, sachant que les raisons qui ont poussé les deux citoyens à commettre ce geste de désespoir, sont pour le moment méconnues.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Israël : une normalisation trop promise et bien compromise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/24/tunisie-israel-une-normalisation-trop-promise-et-bien-compromise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Dec 2020 08:25:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Jihad]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hammam-Chatt]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[normalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si aujourd’hui les Etats arabes sont dans l’obligation de passer sous les fourches caudines de l’administration américaine, en établissant des relations avec l’Etat d’Israël, cela n’aura pas été parce ce dernier aura changé de politique, que son armée sera devenue moins inhumaine, mais parce que tous unis, ces Etats minés de surcroît par l’islamisme et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Israeliens-tunisiens.jpg" alt="" class="wp-image-329401"/><figcaption><em>Les israéliens originaires de Tunisie sont un important vecteur de normalisation des relations tuniso-israéliennes (source:<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://identitejuive.com/des-tunisiens-osent-voyager-en-israel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Identité juive</a>).</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Si aujourd’hui les Etats arabes sont dans l’obligation de passer sous les fourches caudines de l’administration américaine, en établissant des relations avec l’Etat d’Israël, cela n’aura pas été parce ce dernier aura changé de politique, que son armée sera devenue moins inhumaine, mais parce que tous unis, ces Etats minés de surcroît par l’islamisme et le terrorisme, ne pèsent d’aucun poids sur la scène internationale. Et on ne voit pas la Tunisie seule faire exception à ce qui est devenu la règle, pour les beaux yeux de messieurs Makhlouf, Affès, ou Taboubi, ou de tous ceux qui n’ont de cesse d’exiger des lois criminalisant la normalisation, en pensant aux prochaines élections.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-329398"></span>



<p>Un avion civil israélien s’est posé au Maroc au terme du vol inaugural de la ligne reliant Tel Aviv à Casablanca. En effet, Israël et le Royaume Chérifien viennent d’établir des relations diplomatiques officielles mettant un terme à celles qui furent officieuses mais bien réelles durant plus de 50 ans.</p>



<p>Mais il ne s’agit pas ici de se mêler des affaires d’un pays frère qui a estimé de son intérêt de franchir le pas ainsi que l’avaient fait d’autres pays arabes, à commencer l’Egypte en 1977, ou encore l’OLP de Yasser Arafat, en 1993.</p>



<p>Quant à la Turquie, pour autant qu’elle appartienne à la «oumma» de l’islam de plein droit, elle n’en fut pas moins le premier Etat musulman à reconnaître officiellement l’Etat sioniste dès sa création, et le président Erdogan n’a pas jugé nécessaire d’abroger les relations entre les deux pays malgré ses déclarations fracassantes en faveur du peuple palestinien lors des agressions israéliennes contre Gaza.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Pacte d’Abraham fait son chemin</h3>



<p>Mais là n’est pas la question. Ce dont il s’agit, c’est le survol éventuel de l’espace aérien tunisien par l’appareil israélien et plus spécifiquement l’autorisation qui lui a ou aurait été accordée à le faire. Certains ici y ont vu les prémices d’une reconnaissance diplomatique faisant suite au processus engagé par l’Etat hébreu avec les Etats du Golfe, sous égide américaine, qualifié de Pacte d’Abraham. Selon le <em>‘‘New York Times’’</em>, la Tunisie serait l’un des prochains pays arabes à le rejoindre.</p>



<p>Des associations tunisiennes ont donc condamné une telle éventualité qui cautionnerait la poursuite de la politique colonialiste de l’Etat sioniste contre les Palestiniens en ignorant les droits qui leur ont été reconnus par la communauté internationale, en particulier celui d’établir leur propre Etat dans les territoires occupés après Juin 1967.</p>



<p>Parmi les partis politiques, celui qui a fait de la cause palestinienne et du refus de la normalisation son cheval de bataille est évidemment l’insurmontable coalition Al-Karama, pour la bonne raison que sa défense demeure populaire dans l’imaginaire collectif du peuple. Quant au président Kaies Saied, malgré ses opinions bien connues condamnant toute normalisation en tant qu’acte de traîtrise, il est douteux qu’il puisse s’opposer à la volonté du président Trump qui veut peser de tout son poids en créant un fait accompli diplomatique en faveur d’Israël avant l’arrivée aux affaires de la nouvelle administration démocrate.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Israël et la Tunisie : une si longue histoire</h3>



<p>La Tunisie connaît tellement de problèmes, économiques et sécuritaires, et est à ce point dépendante du FMI et de la Banque Mondiale que le moindre allègement de sa dette ne pourrait être que le bienvenu. Historiquement, les sionistes étaient déjà bien présents en Tunisie du temps du protectorat depuis les années 20. Ils avaient collecté de l’argent pour le Yishouv, y compris, comble d&rsquo;ironie, auprès d’Arabes peu au fait de ce qui se tramait en Palestine. Zeev Jabotinski, le futur fondateur de l&rsquo;Irgoun, était venu et avait été empêché de faire un discours à Tunis, sans doute par des nationalistes tunisiens.</p>



<p>C’est pourtant Bourguiba qui en 1965 a été le premier chef d’Etat arabe à réclamer publiquement à Jéricho une solution négociée au conflit israélo-arabe, en appelant les Palestiniens à faire preuve de sagesse et de réalisme, compte tenu du rapport des forces très défavorable, et à accepter le fait israélien. Il avait été cloué au pilori. Deux années plus tard, avec la guerre des Six jours, les Palestiniens avaient tout perdu. Pourtant en 1982, après l’invasion israélienne du Liban, il avait accueilli les combattants et la direction de l’OLP. Cela nous avait valu des représailles israéliennes en 1985 avec le bombardement de Hammam-Chatt, suite auquel un Bourguiba furieux avait exigé de l’ambassadeur américain dans des termes énergiques que son pays n’oppose pas son veto à une condamnation d’Israël par le Conseil de Sécurité.</p>



<p>Plus tard, sous Ben Ali il y avait eu l’assassinat par un commando israélien d’Abu Jihad dont la villa se situait à 100 mètres du palais de Carthage. Puis il y eut celui d’Abou Iyad. Ceci n’avait pas empêché Ben Ali d’établir avec Israël des relations au niveau des chargés d’affaires, et Sylvain Shalom, le ministre israélien des Affaires étrangères d&rsquo;origine tunisienne, venu dans un avion arborant les couleurs de son pays, avait participé à un congrès sur les technologies de l’information, en 2005.</p>



<p>Les Israéliens avaient continué à venir en Tunisie, en particulier pour le pèlerinage de la Ghriba, mais avec des passeports d’autres pays. Il y avait certes eu aussi en 2002 l’attentat de la Ghriba perpétré par des jihadistes tunisiens dont les victimes furent essentiellement allemandes. Et il y eut également, après la chute de Ben Ali, un assassinat perpétré par le Mossad à Sfax contre un activiste tunisien du Hamas, Mohamed Zouari, suivi d’un reportage de la télévision israélienne sur les lieux du crime, en plein jour, sans susciter aucune réaction de la part des autorités tunisiennes.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Un-avion-israelien-a-Tunis.jpg" alt="" data-id="329402" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=329402" class="wp-image-329402"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Un avion israélien en partance vers Tunis. </em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Silvan-Shalon-a-la-Ghriba-en-2005.jpg" alt="" data-id="329404" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=329404" class="wp-image-329404"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Silvan Shalom à la Ghriba en 2005.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Sylvan-Shalon-debarque-a-Tunis-1.jpg" alt="" data-id="329405" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Sylvan-Shalon-debarque-a-Tunis-1.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=329405" class="wp-image-329405"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Sylvan Shalom débarque à Tunis en octobre 2005.</em></figcaption></figure></li></ul></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Etats arabes sous les fourches caudines des Etats-Unis</h3>



<p>L’important aujourd’hui, 53 ans après l’occupation des territoires palestiniens, c’est que, en dépit des résolutions internationales, demeurées lettre morte, il n’y a plus rien à négocier, les terres ayant été soumises à une colonisation juive aussi extensive que intensive, avec la bénédiction des Américains. La solidarité arabe pour peu qu’elle eût vraiment existé, en 1973, a volé en éclats depuis la guerre du Golfe et l’occupation du Koweït en 1991. L’Irak a été occupé en 2003, la Syrie détruite, le Yémen n’en finit pas de mourir, la Libye est divisée et occupée, et le Soudan partagé. L’Egypte en butte au terrorisme est menacée de disette depuis la construction du grand barrage éthiopien sur le Nil Bleu. Quant au Liban, ruiné, il n’a plus d’autre choix que d’obtempérer lui aussi aux désirs de Washington. Il est subsidiairement douteux qu’un refus de reconnaître les réalités serve les Tunisiens; tout autant que les Palestiniens d’ailleurs.</p>



<p>Il y a certes l’Algérie, qui se révèle ainsi être le grand perdant dans l’affaire du Sahara, mais si la liaison établie entre le Maroc et l’Etat juif traverse le territoire tunisien, il paraît raisonnable de penser que notre voisin ait tout autant donné son accord au survol de son territoire et pour les mêmes raisons. Si aujourd’hui les Etats arabes sont dans l’obligation de passer sous les fourches caudines de l’administration américaine, en établissant des relations avec l’Etat d’Israël, cela n’aura pas été parce ce dernier aura changé de politique, que son armée sera devenue moins inhumaine, mais parce que tous unis, ces Etats minés de surcroît par l’islamisme et le terrorisme, ne pèsent d’aucun poids sur la scène internationale. Et on ne voit pas la Tunisie seule faire exception à ce qui est devenu la règle, pour les beaux yeux de messieurs Makhlouf, Affès, ou Taboubi, ou de tous ceux qui n’ont de cesse d’exiger des lois criminalisant la normalisation, en pensant aux prochaines élections.</p>



<p>Quant aux Palestiniens, nous ne sommes pas bien placés pour les conseiller sur la meilleure manière de résoudre leurs problèmes. Étant intelligents, éduqués, et instruits, ils trouveront la voie la plus à même à les conduire à la reconnaissance de leurs droits politiques dans leur propre patrie. Des droits qui demeureront, quoiqu’il arrive, inaliénables.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



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