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	<title>Archives des Hichem Mechichi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hichem Mechichi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : le détail des peines infligées aux accusés dans l’«affaire Instalingo»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/tunisie-le-detail-des-peines-infligees-aux-accuses-dans-laffaire-instalingo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 07:39:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaire Instalingo]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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		<category><![CDATA[Soumaya Kheriji]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le détail des peines cumulées par les prévenus de l’affaire de la société de communication Instalingo,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/tunisie-le-detail-des-peines-infligees-aux-accuses-dans-laffaire-instalingo/">Tunisie : le détail des peines infligées aux accusés dans l’«affaire Instalingo»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La deuxième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé, le 5 février 2025, des peines cumulées totalisant plus 700 ans de prison à l’encontre des prévenus de l’affaire de la société de communication Instalingo. Nous reproduisons ci-dessous le détail des peines prononcées contre les accusés.</em></strong></p>



<span id="more-15454302"></span>



<p>L’affaire Instalingo concerne une société de médias créée en 2015 et basée à Sousse, officiellement spécialisée dans la création de contenu de communication numérique et dans la gestion de pages et la production de contenu pour les réseaux sociaux. Ses dirigeants ont été accusés de complot contre la sécurité de l’État en lien avec des accusations de déstabilisation des institutions tunisiennes<em> </em>via des campagnes médiatiques.</p>



<p>Les accusés ont été poursuivis pour complot contre la sûreté de l’Etat ayant pour but de changer la forme du gouvernement. Et d’avoir utilisé les prérogatives de leur fonction ou profession pour inciter au désordre, déstabiliser l’État et blanchir l’argent.</p>



<p>Parmi la quarantaine de condamnés, on trouve Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et ancien président de l’Assemblée, condamné à 22 ans de prison et à une amende de 80 000 dinars, ainsi que son fils Moadh Kherij (35 ans), sa fille Soumaya Kheriji (25 ans), son gendre Rafik Abdessalem, ancien ministre des Affaires étrangères (35 ans).</p>



<p>On trouve également parmi mes accusés d’anciens ministres, de hauts responsables du mouvement Ennahdha et de jeunes blogueurs et influenceurs&nbsp;: Hichem Mechichi, ancien chef de gouvernement a été condamné à 35 ans de prison; Lotfi Zitoun, ancien ministre des Affaires locales (35 ans); Riadh Bettaieb, ancien ministre de l’Investissement&nbsp;et de la Coopération internationale (8 ans); Sayed Ferjani, ancien député (13 ans); Lazhar Longo<strong>,</strong> ancien directeur général des services spéciaux (15 ans de prison, une amende de 300 000 dinars et la confiscation d’un bien immobilier lié à l’affaire); Mohamed Ali Al-Aroui<strong>,</strong> ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur (13 ans).</p>



<p>On citera aussi parmi les condamnés Chahrazade Akacha, journaliste, qui a écopé de 27 ans de prison, Ouadhah Khanfar, journaliste (32 ans); Chadha Haj Mbarek, journaliste (5 ans); Achraf Khadhraoui (17 ans); Achraf Barbouch (6 ans); Achraf Omar (6 ans); Bachir Youssefi (27 ans); Taoufik Sebaï (8 ans); Habib Seboui (6 ans); Hamdi Boumiza (18 ans); Haykel Khili (38 ans): Rami Ben Afia (25 ans); Salem Khili (48 ans); Samia Sbabti (10 ans); Slim Jebali (12 ans); Sabrine Atiri (25 ans et 1 mois); Safinaz Ben Ali (6 ans); Adel Daâdaâ, homme d’affaires (38 ans); Abdelkrim Arnous (32 ans); Abdelkrim Slimane (15 ans); Lotfi Hidouri (27 ans);; Lamia Daâdaâ (6 ans); Majoul Ben Ali (25 ans); Mohamed Hachfi (25 ans); Meriam Daâdaâ (6 ans); Mehdi Jmal (6 ans); Haythem Khili (38 ans); Hilel Korchi (38 ans); Yahia Khili (18 ans). &nbsp; </p>



<p>La plupart des condamnés sont en prison, mais un certain nombre d’entre eux sont en fuite à l’étranger comme Moadh et Soumaya Kheriji, Hichem Mechichi, Lotfi Zitoun, Chahrazade Akacha, Ouadhah Khanfar et autres Haythem Khili. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/tunisie-le-detail-des-peines-infligees-aux-accuses-dans-laffaire-instalingo/">Tunisie : le détail des peines infligées aux accusés dans l’«affaire Instalingo»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>UGTT : une direction en pleine crise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/ugtt-une-direction-en-pleine-crise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 06:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Romdhane]]></category>
		<category><![CDATA[article 20]]></category>
		<category><![CDATA[congrès de Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Khemais Arfaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Tabboubi]]></category>
		<category><![CDATA[opposition syndicale]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation dans laquelle se trouve actuellement l’UGTT est marquée par une incapacité totale de ses structures à défendre leurs adhérents. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/ugtt-une-direction-en-pleine-crise/">UGTT : une direction en pleine crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Certains font semblant d’ignorer la crise que traverse l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et négligent l’existence d’une opposition syndicale en son sein. Pourtant, la situation à laquelle est parvenu le syndicat, marquée par la division et l’incapacité, n’est plus un secret pour personne.</em></strong></p>



<p><strong>Khemais Arfaoui</strong> *</p>



<span id="more-13898859"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Khemais-Arfaoui.jpg" alt="" class="wp-image-13898953" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Khemais-Arfaoui.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Khemais-Arfaoui-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Khemais-Arfaoui-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’opposition aux orientations de la direction syndicale, qualifiée de bureaucratique, remonte au milieu des années 1970. Les militants ont mené leur lutte de l’intérieur de l’UGTT (syndicat de l’enseignement secondaire dans les années 1970, la gauche syndicale dans les années 1980, la fédération des postes dans les années 1990 et le Forum syndical démocratique militant <sup>(1)</sup>, ainsi que de l’extérieur, à l’instar des fondateurs de la Confédération démocratique du travail <sup>(2)</sup>, annoncée le 5 décembre 2001.</p>



<p>La question démocratique au sein du syndicat a toujours été au cœur du conflit entre les opposants et les dirigeants en place. Si le conflit a longtemps porté sur l’article 10 du statut au cours des dix premières années de ce siècle, le conflit actuel tourne autour de l’article 20.</p>



<p>Sans revenir sur les événements liés à l’article 10 <sup>(3)</sup>, nous allons dans ce papier examiner les principales étapes de la lutte contre l’article 20.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modification de l’article 20</h2>



<p>L’article 10 du statut, approuvé par les délégués du congrès extraordinaire tenu à Djerba les 7, 8 et 9 février 2002, stipulait que les membres du bureau exécutif de l’Union sont élus pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.</p>



<p>Cependant, l’attachement au poste a poussé certains membres à tenter de modifier cet article. Ali Romdhane,&nbsp;chargé du&nbsp;règlement intérieur après le congrès de Monastir en 2006, a presque réussi à organiser un congrès extraordinaire non-électoral qui était prévu en avril 2011, mais la révolution du 17 décembre-14 janvier a mis un terme à ses ambitions et à celles de ceux qui rêvaient de contourner l’article 10. Les tentatives se sont poursuivies après son départ. Lors du congrès de 2017, qui a vu l’émergence d’une direction menée par Noureddine Taboubi, des modifications ont été apportées au règlement intérieur, transformant l’article 10 en article 20 sans en changer le contenu.</p>



<p>Dans un contexte marqué par le rôle croissant de la direction de l’Union dans la vie politique au cours de la décennie précédente, en particulier sa prise de contrôle sur toutes les structures de l’organisation et le recul du processus révolutionnaire dans le pays, la direction a décidé de modifier l’article 20 et de se débarrasser de la limitation des mandats des membres du bureau exécutif à deux mandats. À cette fin, elle a convoqué la tenue d’un conseil national à Hammamet du 24 au 26 août 2020, qui a approuvé l’organisation d’un congrès extraordinaire non-électoral pour modifier le règlement intérieur avant la tenue du congrès électoral ordinaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VojHU3ldkZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/10/tunisie-kais-saied-reduit-lugtt-au-chomage-technique/">Tunisie : Kaïs Saïed met l’UGTT au chômage technique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed met l’UGTT au chômage technique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/10/tunisie-kais-saied-reduit-lugtt-au-chomage-technique/embed/#?secret=ccrmhdRPWE#?secret=VojHU3ldkZ" data-secret="VojHU3ldkZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce qui est remarquable à cette étape de la vie de l’organisation, c’est le changement profond de la composition de l’Union. Elle est désormais privée des secteurs et des régions militantes qui avaient marqué la scène syndicale, comme les secteurs du tabac, des chemins de fer, de Tunisair, de la poste et des régions comme Ben Arous et Jendouba.</p>



<p>La direction, sous la houlette de Taboubi, ancien secrétaire général chargé du règlement intérieur, a réussi à domestiquer les structures en fabriquant des congrès sur mesure, où les alliés, principalement issus d’Ennahdha ou de la gauche syndicale, étaient promus, notamment ceux adoptant la théorie de la <em>«position avant le principe»</em>. Ces syndicalistes ont trouvé leur place au sein des structures de l’Union sous Ismail Sahbani et durant la période d’Abdessalem Jerad, en fermant les yeux sur toutes leurs dérives et les dégâts qu’ils ont causés au mouvement syndical.</p>



<p>Pour assurer l’adoption de la modification de l’article 20, la direction de l’Union a procédé à l’élimination des militants opposés au renversement des lois de l’organisation et a modifié la composition du conseil national pour n’inclure que des membres dociles.</p>



<p>Malgré leur connaissance de la gravité de cet acte que les membres du conseil national ont commis, ils ont approuvé l’organisation du congrès extraordinaire non-électoral à une majorité de 96%, soit 505 voix sur 560 participants<sup> (4)</sup>. Ce résultat est troublant, surtout dans les circonstances dans lesquelles le vote a eu lieu (à main levée et sous les yeux du secrétaire général).</p>



<p>Le congrès extraordinaire non-électoral s’est effectivement tenu les 8 et 9 juillet 2021 à Sousse, au plus fort de la crise sanitaire, et l’article 20 a été modifié pour permettre l’exercice de responsabilités au sein du bureau exécutif au-delà de deux mandats.</p>



<p>Ce processus a culminé avec la tenue du 25<sup>e</sup> congrès national de l’Union à ses dates prévues les 16, 17 et 18 février 2022 à Sfax, qui a abouti à l’élection d’une direction composée de quinze membres, dont cinq assument des responsabilités au sein du bureau exécutif pour la troisième fois, parmi lesquels des syndicalistes de gauche qui ont longtemps lutté contre les dérives des dirigeants de l’Union.</p>



<p>Ce processus a coïncidé avec l’abandon par la direction des acquis des travailleurs et l’oubli de leurs préoccupations et revendications, créant une crise multiforme au sein de l’Union, qui a donné naissance à une opposition syndicale présente à toutes les étapes mentionnées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opposition syndicale à la modification de l’article 20</h2>



<p> Tout d’abord, il convient de préciser la composition de cette opposition qui se réclame comme telle. En réalité, la base de l’opposition syndicale s’est rétrécie en raison des facteurs mentionnés précédemment. Elle s’est limitée, au niveau des structures syndicales existantes, à trois membres du bureau exécutif et au bureau exécutif de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, dont le mandat a pris fin début octobre 2023. Il est important de rappeler la position du secteur de l’enseignement de base, qui a émis une recommandation lors de son congrès appelant à rejeter le congrès extraordinaire non-électoral, mais que le secrétaire général n’a pas respecté. Des courants syndicaux opposés ont émergé parmi les syndicalistes et les groupes syndicaux au sein de coordinations telles que le Forum des forces syndicales démocratiques, qui a disparu, peut-être pour des raisons politiques qu’il n’est pas pertinent d’évoquer ici, et des mouvements comme le Forum syndical pour l’ancrage de la pratique démocratique et le respect des lois de l’organisation, Harak Ben Arous, La rue syndicale à Sfax, et le Mouvement du changement syndical à Tataouine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13102137" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Noureddine-Taboubi.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La direction actuelle conduite par Noureddine Taboubi a plongé l&rsquo;UGTT dans une crise existentielle.</em></figcaption></figure></div>


<p>Ces groupes, à l’exception du Mouvement du changement syndical à Tataouine, se sont unis au sein de la coordination Notre Union pour l’opposition syndicale <sup>(5)</sup>. Cette nouvelle coordination regroupe des syndicalistes de diverses orientations, unis par une opposition commune au coup de force contre les lois de l’organisation.</p>



<p>Notons toutefois que la colère contre les dérives de la direction de l’UGTT a gagné une plus grande multitude. Le nombre des membres de certaines pages de l’opposition syndicale, évalué à plus de 12000 sans compter les visiteurs, en est témoin. Sans oublier les scissions opérées au sein de certains secteurs et l’apparition de courants opposés aux syndicats fidèles à Taboubi comme c’est le cas de la Fédération générale de l’enseignement supérieur.</p>



<p>Les réactions à la volonté de la direction syndicale de modifier l’article 20 et de tenir un congrès extraordinaire non-électoral ont été nombreuses. Des rassemblements se sont succédé, dont celui devant l’hôtel qui a abrité les travaux du conseil national, le dernier en date étant le rassemblement du 29 mai 2024 sur la place Mohamed Ali.</p>



<p>Certaines composantes de l’opposition syndicale ont adressé une lettre aux membres du bureau exécutif le 17 octobre 2020, quelques jours après la tenue du conseil national, leur signifiant que <em>«si le congrès extraordinaire non-électoral se tient, toutes les décisions qui en découleront seront nulles et non avenues.» </em>Ils leur ont rappelé que<em> «le congrès général est l’autorité décisionnelle suprême de l’Union selon l’article 8 du statut et l’article 19 du règlement intérieur»</em> et que <em>«la convocation d’un congrès non-électoral est une violation du statut et du règlement intérieur, qui ne prévoient pas la tenue d’un congrès extraordinaire non-électoral»</em> <sup>(6)</sup>.</p>



<p>Face à l’entêtement de la direction centrale à organiser ce congrès extraordinaire non-électoral, le forum syndical et d’autres syndicalistes de l’intérieur ont eu recours à la justice, intentant deux actions en justice, l’une en référé et l’autre au fond, devant le tribunal de première instance de Tunis pour annuler les décisions du conseil national et l’organisation du congrès extraordinaire non-électoral.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GvqkwgS9lh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/lugtt-a-la-recherche-dun-role-dans-la-tunisie-de-saied/">L’UGTT à la recherche d’un rôle dans la Tunisie de Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’UGTT à la recherche d’un rôle dans la Tunisie de Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/lugtt-a-la-recherche-dun-role-dans-la-tunisie-de-saied/embed/#?secret=JKEkOgV2OP#?secret=GvqkwgS9lh" data-secret="GvqkwgS9lh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Bien que le tribunal ait rejeté la demande en référé, il a rendu un jugement <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/07/sousse-la-justice-decide-dinterdire-le-congres-de-lugtt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annulant le congrès extraordinaire</a> le 25 décembre 2021. Cependant, la direction syndicale a fait appel du jugement, et a obtenu gain de cause en appel et en cassation. Les aspects les plus risibles, et pourtant tragiques, sont que les avocats de la défense ont argumenté devant le tribunal en contestant la légitimité syndicale des plaignants, au motif qu’ils ne possédaient pas de cartes d’adhésion à l’union syndicale, alors qu’ils se sont prévalu de leurs bulletins de paie dans lesquels figurent leurs cotisations, condition suffisante de l’adhésion.</p>



<p>Par ailleurs, l’opposition syndicale a adressé un communiqué aux médias, aux personnalités nationales et à la société civile, les appelant à intervenir pour faire respecter la loi de l’organisation syndicale et les lois du pays <sup>(7)</sup>. Mais il n’y a eu aucune réponse, car certains de ces acteurs avaient des relations d’intérêt avec la direction de l’Union, et d’autres pour des raisons politiques.</p>



<p>La pression sur la direction syndicale s’est intensifiée lors de la tenue du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/07/lugtt-a-obtenu-une-autorisation-du-ministere-de-la-sante-pour-son-congres-affirme-le-porte-parole-du-tribunal-de-sousse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">congrès extraordinaire à Sousse</a>, de la part des structures concernées par la situation sanitaire dans la région, qui exigeaient l’application des protocoles sanitaires stipulant <em>«l’interdiction de toutes les manifestations accueillant un grand nombre de participants, qu’elles soient de nature culturelle, sportive, politique ou scientifique»</em>, ainsi que par les affaires judiciaires intentées pour arrêter les travaux du congrès extraordinaire pour des raisons sanitaires, au nombre de trois, où la justice a tranché en faveur de la direction de l’union en rejetant les demandes, considérant qu’elles n’étaient pas sérieuses (pour le cas soulevé par les syndicalistes) <sup>(8)</sup>.</p>



<p>Cependant, la volonté du pouvoir, représenté à l’époque par le gouvernement du Premier ministre Hichem Mechichi, pris au piège du parti Ennahdha, a conduit à la violation des protocoles sanitaires et à mettre en danger les délégués du congrès ainsi que les habitants de la ville de Sousse, avec l’émission d’une autorisation par le ministre de la Santé permettant la tenue du congrès extraordinaire.</p>



<p>Ce processus, qui a conduit à l’arrivée de la direction actuelle, a plongé tout le monde dans une impasse. Le signe le plus évident de cette crise est que les rares syndicalistes opposants ont été expulsés de l’Union, tandis que beaucoup d’autres ont été mis à la retraite, ne laissant dans l’organisation que les fidèles.</p>



<p>Malgré cela, l’opposition syndicale nourrit encore l’espoir d’une solution honorable, consistant à refuser les solutions de fortune, au départ de la direction actuelle et à la formation d’un comité de gestion temporaire.</p>



<p>Nous n’apportons rien de nouveau en affirmant que les directions syndicales centrales et régionales, composées de la couche bureaucratique syndicale, ont historiquement orienté l’action syndicale au service du pouvoir et des employeurs, l’utilisant à des fins personnelles en raison des avantages et du pouvoir que confère la position syndicale.</p>



<p>Pour atteindre ces objectifs, elles ont utilisé la coercition et l’incitation pour soumettre les syndicalistes, se débarrasser des intègres et falsifier les congrès pour promouvoir les fidèles dans la responsabilité syndicale. Si certains secteurs avaient auparavant échappé à leur emprise, le secrétaire général actuel a réussi à soumettre presque toutes les structures à sa volonté, devenant en peu de temps le dirigeant absolu.</p>



<p>Il semble que la situation dans laquelle se trouve actuellement l’UGTT, marquée par une incapacité totale de ses structures à défendre leurs adhérents, convient au pouvoir et lui laisse les mains libres, ou du moins ne constitue pas une source de désagrément pour lui.</p>



<p>L’Union aurait pu être une école de démocratie, un exemple de bonne gestion et de représentation de ses adhérents, en restant fidèle à la ligne des prédécesseurs. Elle pourrait aller dans cette direction si toutes les tentations de prendre des responsabilités syndicales étaient supprimées, si l’indépendance totale vis-à-vis du pouvoir était consacrée, et si la démocratie dans les congrès et la transparence dans la gestion financière et administrative étaient respectées. Il semble essentiel d’incarner l’idée d’un militantisme syndical basé sur le bénévolat, le service des autres, et un engagement constant envers les intérêts des adhérents et leurs décisions.**</p>



<p>* <em>Historien.</em></p>



<p>** <em>Ce texte a été publié Acharaa el magharebi du 27 août 2024 et traduit de l’arabe par l’IA avec l’apport  de Arfaoui Abderrahmen.</em></p>



<p><strong>Références</strong></p>



<p><em>1. Arfaoui, Khemais, ‘‘Les mouvements sociaux en Tunisie : de la protestation à la révolution’’, Tunis, éditions Sahar, 2020, pp. 125-182.</em></p>



<p><em> 2. Parmi eux, citons à titre d’exemple : Habib Ben Achour, Taher Chaieb, Monir Kachoukh, Mansour Brima, et Khalifa Mabrouk, rejoints par des syndicalistes de gauche. Auteur anonyme, « Une tentative d’évaluation : à propos de l’expérience de la Confédération », Le Communiste, n° 14, février 2004.</em></p>



<p><em>&nbsp;3. Arfaoui, Khemais, Op. cit.</em></p>



<p><em>4. Certains ont boycotté les séances du Conseil National, comme la Fédération générale de l’enseignement secondaire.</em></p>



<p><em>5. Voir la plateforme sur la page Ittihâdunâ pour l’opposition syndicale (</em><em>اتّحادنا للمعارضة النقابيّة</em><em>).</em></p>



<p><em>6. Lettre signée par le Harak de Ben Arous et le Forum Syndical pour l’Ancrage de la Pratique Démocratique et le Respect des Lois de l’Organisation, ainsi que le Mouvement du changement syndical à Tataouine. Archives de Ittihâdunâ pour l’opposition syndicale.</em></p>



<p><em>7. Lettre à toutes les composantes de la société civile en Tunisie, datée du 30 décembre 2020, Idem.</em></p>



<p><em>&nbsp;8. Affaire déposée par l’opposition syndicale devant la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis, ainsi que deux affaires déposées par le député Yassine Ayari et l’avocat Wassim Kouki devant les tribunaux de Tunis et de Sousse.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="91CED5HCgs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/tunisie-noureddine-taboubi-dans-ses-petits-souliers/">Tunisie : Noureddine Taboubi dans ses petits souliers</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Noureddine Taboubi dans ses petits souliers » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/tunisie-noureddine-taboubi-dans-ses-petits-souliers/embed/#?secret=IK9vQZSGb7#?secret=91CED5HCgs" data-secret="91CED5HCgs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie : un nouveau Premier ministre pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/08/tunisie-un-nouveau-premier-ministre-pour-quoi-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 09:43:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Maddouri est le cinquième chef de gouvernement depuis l’accès de Kaïs Saïed à la présidence de la république en 2019. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kamel Maddouri,<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/07/tunisie-kamel-maddouri-succede-a-ahmed-hachani-a-la-tete-du-gouvernement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> nommé hier</a>, mercredi 7 juillet 2024 à la tête du gouvernement est le cinquième chef de gouvernement depuis l’accès de Kaïs Saïed à la présidence de la république, fin 2019, après Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden et Ahmed Hachani.</em></strong> <strong><em>Que va-t-il apporter ?</em></strong> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13728183"></span>



<p>Elyes Fakhfakh (27 février-2 septembre 2020) est resté en poste 6 mois et 6 jours. Hichem Mechichi (2 septembre 2020-25 juillet 2021) y est resté à peine un peu plus, soit 10 mois et 23 jours. Najla Bouden (11 octobre 2021-1<sup>er</sup> août 2023) est créditée de la meilleure longévité au poste, soit 1 an, 9 mois et 21 jours. Quant à Ahmed Hachani (1<sup>er</sup> août 2023-7 août 2024), sans doute le plus effacé des cinq, il n’a pas fait long feu lui non plus, puisqu’il est resté 1 an et 6 jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fakhfakh et Mechichi : trop politiques </h2>



<p>La présidence de la république n’explique généralement pas ses décisions lorsqu’il s’agit de nomination d’un Premier ministre ou de son limogeage. Cela est également valable pour les ministres. Mais on sait que pour Fakhfakh l’affaire de conflit d’intérêt qui l’a éclaboussé a été pour beaucoup dans son départ suite à une démission, sans doute exigée par le président Saïed, lequel avait mis son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption. La justice innocentera par la suite Fakhfakh, mais l’ancien Premier ministre aura payé, entre-temps, ses démêlées avec le parti Ennahdha, qui faisait partie de la coalition gouvernementale.</p>



<p>Pour Hichem Mechichi, la cause était entendue dès les premiers jours de son investiture, puisqu’il éait entré en collision avec le chef de l’Etat et, dans le conflit qui opposait ce dernier aux dirigeants d’Ennahdha et Qalb Tounes, membres influents de la coalition gouvernementale, il a choisi celui de ces derniers, dont dépendait son maintien du Palais de la Kasbah. L’aggravation de la situation générale dans le pays suite à la pandémie de Covid-19 qu’il a très mal gérée a donné à Saïed l’opportunité de le limoger, de geler le parlement qui le soutenait et de proclamer l’état d’exception qui lui permit de prendre en main les principaux leviers du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bouden et Hachani : pas assez politiques </h2>



<p>S’agissant de Najla Bouden et Ahmed Hachani, qui étaient des serviteurs fidèles et zélés du locataire du palais de Carthage, ils parlaient peu et on les entendait à peine lorsqu’ils faisaient des déclarations. Leur limogeage tient au fait qu’ils n’ont pas donné satisfaction à celui qui les a nommés. Et pour cause&nbsp;: ils s’étaient montrés incapables de bien tenir en main une administration publique souvent récalcitrante et que le président ne cesse d’accuser, encore aujourd’hui, de saboter son projet politique. Hachani, dont la seule compétence reconnue sur la place de Tunis est la gestion des ressources humaines, n’a pas réussi à assainir les services de l’Etat des mauvaises graines comme ne cesse de l’y exhorter le chef de l’Etat.</p>



<p>Il faut dire aussi que Bouden et Hachani n’ont pas réussi à transformer leur indiscutable loyauté envers le chef de l’Etat en actions efficaces en faveur de son projet politique. Ils se sont contentés de gérer le quotidien avec les mêmes méthodes bureaucratiques éculées qu’ils ont apprises au sein de l’administration publique dont ils sont du reste tous deux issus. Bref, ils ont manqué de flair et de fibre politiques, pensant peut- être que la fidélité suffisait à les faire apprécier du <em>«boss»</em>. Mais mal leur a pris puisqu’ils ont fini par décevoir et d’être démis d’une si haute fonction à laquelle ils n’auraient peut-être pas dû accéder. Le costume de Premier ministre était, décidément, trop grand pour eux. <strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Kamel Maddouri : la fibre sociale </h2>



<p>Le nouveau Premier ministre Kamel Maddouri, qui occupait depuis mai dernier le poste de ministre des Affaires sociales, a le même profil que ses deux prédécesseurs. C’est un commis de l’Etat, qui était, avant son accession au gouvernement, Pdg de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et, auparavant, Pdg de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS). Natif de Téboursouk le 25 janvier 1974, il est titulaire d’un doctorat en droit communautaire et relations Maghreb-Europe, d’une maîtrise en sciences juridiques de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis 2. Il est aussi diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) et de l’Institut de défense nationale. <strong></strong></p>



<p>Au regard du président Saïed, qui ne cesse d’insister sur le rôle social de l’Etat, Maddouri présente des qualités certaines, celles d’un bon négociateur social. N’était-il pas membre du Conseil national du dialogue social, vice-président de la sous-commission de la protection sociale du même Conseil, ainsi que membre des conseils d’administration des trois caisses sociales. Il reste cependant à savoir si cela va suffire pour son maintien au poste après la présidentielle prévue pour le 6 octobre prochain et à laquelle le président Saïed est candidat, car, habituellement, les président de la république entament un nouveau mandat avec un nouveau Premier ministre. Sauf que Saïed a toujours surpris les commentateurs et les analystes que nous sommes par des décisions déroutantes qui font fi des normes et des mœurs politiques les mieux installées, en Tunisie et à l’étranger.</p>
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		<title>Tunisie : les dessous d’un remaniement ministériel partiel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/tunisie-les-dessous-dun-remaniement-ministeriel-partiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 09:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kamel Madouri]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Zahi]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Sofien Ben Sadok]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Feki et Malek Zahi ne quitteraient peut-être le gouvernement que pour une courte période. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kais Saïed a opéré, hier tard dans la soirée, un remaniement ministériel partiel qui a touché deux portefeuilles. Comment expliquer ce changement au sein de l’actuel gouvernement à quelques mois de l’élection présidentielle&nbsp;?</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-12976500"></span>



<p>Le président de la république n’est peut-être pas tenu d’expliquer les raisons l’ayant amené à prendre telle ou telle décision. Il a d’ailleurs rarement cherché à expliquer les changements de Premier ministre (quatre depuis son accession à la magistrature suprême en 2019&nbsp;: Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden et Ahmed Hachani) et les limogeages, très nombreux, qu’il a effectués au sein des gouvernements successifs. Mais notre rôle de journalistes n’est-il pas d’essayer de lire, d’interpréter et d’analyser ces décisions à l’aune des déclarations du président, de ses politiques et de son agenda, qu’il soit déclaré ou non&nbsp;?</p>



<p>En ce qui concerne le remaniement partiel annoncé hier, samedi 25 mai 2024, il a concerné deux postes ministériels&nbsp;: Khaled Nouri a remplacé Kamel Feki à la tête du ministère de l’Intérieur et Kamel Madouri a succédé à Malek Zahi à la tête de celui des Affaires sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre de l’ordre</h2>



<p>Autre décision du président, et pas des moindres, la nomination de Sofien Ben Sadok au poste de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Sûreté nationale. Ce poste, abandonné depuis plusieurs années, a donc été rétabli et cela doit avoir une signification au regard du rôle et des missions que le président assigne à l’institution sécuritaire.</p>



<p>La nomination d&rsquo;un homme de droit, un magistrat en l’occurrence, à un poste aussi important dans la hiérarchie sécuritaire, qui plus est, quelque temps après la polémique suscitée par la descente effectuée par la police à la Maison de l’avocat à Tunis, pour arrêter deux avocats sur ordre de la justice, acte qui suscita un fort mouvement d’indignation parmi le corps des avocats, et pas seulement… cette nomination semble destinée à aider à calmer les tensions entre trois corps importants qui sont <em>«intimement»</em> liés: la police, l’avocature et la magistrature.</p>



<p>Pour revenir au changement à la tête des ministères de l’Intérieur et des Affaires sociales, peut-on sérieusement parler de <em>«limogeage»</em> comme l’ont fait, un peu rapidement du reste, beaucoup de commentateurs hier soir sur les réseaux sociaux.</p>



<p>S’agissant de deux hommes connus pour leur très grande proximité du chef de l’Etat, Kamel Feki et Malek Zahi, le terme <em>«limogeage»</em> nous semble inapproprié, car on voit mal le président se passer des services de deux valeureux partisans qui ont soutenu très tôt ses ambitions politiques, cru en ses chances d’accéder à la présidence de la république et participé très activement à la campagne électorale (ou <em>«explicative»</em> comme le président lui-même aime l’appeler) qui lui ouvrit la voie vers le palais de Carthage.</p>



<p>On sait aussi que les deux hommes ont la confiance du président qui les écoute, se fie à leurs analyses et s’appuie sur leurs relais dans les différents milieux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vrai faux départ ?</h2>



<p>Par ailleurs, lorsqu’il limoge un ministre, le président de la république n’a pas l’habitude de le recevoir le jour même de l’annonce de son limogeage. Or, hier soir, il a tenu à recevoir Kamel Feki et Malek Zahi, aux côtés du Premier ministre Ahmed Hachani, juste après l’annonce officielle des noms de leurs successeurs et la prestation de serment de ces derniers, comme indiqué dans le communiqué officiel de la présidence de la république. Ce qui peut être interprété comme une marque de respect ou une volonté de couper court aux racontars que leur départ, pour le moins inattendu, susciterait forcément. Mais ce <em>«départ»</em>, qui ne serait pas un <em>«limogeage»</em>, comment l’expliquer?</p>



<p>En l’absence d’explication officielle – ou officieuse, à travers des indiscrétions de presse –, on en est réduit à supputer et à deviner des raisons plausibles.</p>



<p>Pour notre part, nous sommes tentés par l’explication selon laquelle le président de la république, qui s’apprête à se lancer dans la course à sa propre succession, a besoin d’hommes et de femmes à ses côtés pour l’aider à mener sa campagne électorale, et ces hommes et ces femmes devraient être libérés de tout engagement officiel, la loi électorale interdisant aux candidats quels qu’ils soient, et à plus forte raison lorsqu’il s’agit du président de la république en exercice, de mener campagne avec les moyens – et les hommes et femmes – de l’Etat.</p>



<p>Si cette analyse est juste, Kamel Feki et Malek Zahi ne quitteraient donc le gouvernement que pour une courte période, le temps de contribuer à la réélection du président sortant, avant de reprendre leur place, aussitôt ce dernier réélu, dans le gouvernement avec lequel il entamerait forcément son second mandat. Ce ne sont là, du reste, que des supputations, fruits d’analyses politiques, qui demandent à être vérifiées, donc confirmées ou infirmées, dans les jours et les semaines à venir. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 10:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution de 2022]]></category>
		<category><![CDATA[élections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tentatives de restauration de la démocratie seront au centre des élections en Tunisie en 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/">La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Afrique a un calendrier électoral chargé en 2024, avec des élections présidentielles ou générales prévues dans 19 pays dont la Tunisie. Les deux tiers de ces élections se déroulent au cours du dernier trimestre de l’année. Nous reproduisons ci-dessous la traduction de la partie consacrée à la Tunisie d’un rapport intitulé «Élections africaines de 2024 : défis et opportunités pour retrouver l’élan démocratique» publié en anglais par l’Africa Center For Strategic Study.  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Joseph Siegle &amp; Candace Cook</strong> *</p>



<span id="more-11945927"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="150" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Joseph-Siegle-Candice-Cook.jpg" alt="" class="wp-image-11946006"/></figure></div>


<p>La Tunisie fait partie des pays africains qui ont connu le déclin le plus rapide de la gouvernance démocratique depuis son dernier cycle électoral, rivalisant avec les coups d’État militaires contre les gouvernements démocratiques en Afrique de l’Ouest. La dissolution par décret du parlement et du gouvernement par le président Kaïs Saïed en 2021 peut être mieux décrite comme un auto-coup d’État (le démantèlement des institutions démocratiques par un dirigeant élu).</p>



<p>Candidat [à la présidentielle] en 2019, l’ancien juriste s’est présenté en tant qu’outsider, n’étant affilié à aucun parti politique. Saïed a remporté le second tour de scrutin, lui conférant une légitimité et démontrant la maturité croissante de la démocratie tunisienne, ce qui a facilité une transition ininterrompue du pouvoir du parti Nidaa Tounes.</p>



<p>En tant qu’outsider, Saïed a été contraint de travailler avec un parlement contrôlé par les partis d’opposition. Parmi eux, Ennahdha, qui a remporté plus de sièges que tout autre parti et a été un acteur majeur de la réforme en Tunisie depuis l’éviction du dictateur Zine El-Abidine Ben Ali en 2011. En tant que représentants élus par le peuple, ces partis parlementaires ont également gagné en légitimité pour diriger la nation.</p>



<p>En fait, la Constitution tunisienne de 2014 a créé un système semi-présidentiel dans lequel le parlement élit le Premier ministre, qui choisit ensuite les ministres et dirige le gouvernement. Le président est le chef de l’État. Cet arrangement était une réponse directe aux excès de l’exécutif et à l’impunité qui ont caractérisé les 24 années de règne de Ben Ali.</p>



<p>Frustré par cet accord de partage du pouvoir, Saïed a déclaré l’état d’urgence et suspendu le parlement le 25 juillet 2021, envoyant des chars pour ce faire. Il a destitué le Premier ministre Hichem Mechichi et a pris le contrôle des fonctions du gouvernement et de l’État – en violation directe de la Constitution – et a commencé à gouverner par décret. En octobre 2021, Saïed a installé la Première ministre Najla Bouden, responsable devant lui sans l’approbation du parlement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kPYkeo58WD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/05/demanteler-le-systeme-judiciaire-tunisien/">Démanteler le système judiciaire tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Démanteler le système judiciaire tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/05/demanteler-le-systeme-judiciaire-tunisien/embed/#?secret=0kfIZAEGkj#?secret=kPYkeo58WD" data-secret="kPYkeo58WD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a ensuite lancé une attaque systématique et continue contre toutes les institutions démocratiques durement gagnées de la Tunisie. Son approche a apparemment consisté à dissoudre toute institution qui sert de contrepoids à son pouvoir.</p>



<p>Lorsqu’une majorité de parlementaires ont convoqué une réunion en ligne en mars 2022 (pendant la Covid) pour examiner la légalité des mesures d’urgence de Saïed, ce dernier a formellement dissous le parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Constitution controversée de 2022</h2>



<p>Reconnaissant que la Constitution constituait un obstacle à son style de gouvernance, Saïed l’a suspendue en septembre 2021. Il a supervisé la rédaction d’une nouvelle constitution en 2022 qui recréait un système présidentiel unitaire dans lequel le président était chef de l’État et du gouvernement. Estimant que les actions de Saïed étaient illégales et illégitimes, les partis d’opposition ont boycotté le référendum constitutionnel qui n’a obtenu qu’un taux de participation de 31%. Les élections parlementaires ultérieures, que l’opposition a de nouveau boycottées, ont donné à Saïed l’approbation du parlement qu’il souhaitait.</p>



<p>Saïed a dissous le Conseil supérieure de la magistrature (CSM) en février 2022 et l’a remplacé par un organe nommé. En juin, il a publié un décret autorisant le président à révoquer et nommer unilatéralement des magistrats – une autorité codifiée par la Constitution controversée de 2022. À l’approche du référendum constitutionnel, Saïed a remplacé le bureau exécutif de la respectée Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). Le vote référendaire a ensuite été marqué par un manque de transparence, des erreurs de calcul et l’incapacité des opposants au référendum de faire campagne librement. Ne se sentant guère obligé de démontrer la transparence ou l’équité des élections à venir, Saïed a déjà interdit aux observateurs électoraux internationaux de surveiller les élections de 2024. Lorsque les médias, la société civile ou les chefs d’entreprise critiquent le gouvernement, ils sont accusés de <em>«complot contre la sécurité de l’État»</em> ou d’être des <em>«terroristes»</em> et arrêtés.</p>



<p>Ce faisant, Saïed a politisé les acteurs de la sécurité de l’État qui exécutent efficacement son programme politique contre ses rivaux nationaux. Cela annule une autre réforme clé de la période post-Ben Ali : la création d’une armée plus apolitique et plus professionnelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TcLzuEkt62"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/">Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/embed/#?secret=a61SxHHQdh#?secret=TcLzuEkt62" data-secret="TcLzuEkt62" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En novembre 2023, le parlement <em>«Saïed»</em> a présenté un projet de loi visant à contrôler sévèrement la société civile dans le but de limiter davantage l’espace démocratique. Saïed s’est montré particulièrement dédaigneux à l’égard de la dissidence des dirigeants politiques. En dissolvant le parlement, il a levé l’immunité légale des législateurs et des dizaines de personnalités ont été emprisonnées, certaines à la suite de procès militaires. Parmi elles, Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha âgé de 81 ans et président démocratiquement élu du parlement dissous, qui a été arrêté à son domicile par 100 policiers en avril 2023 pour des propos critiques à l’égard du gouvernement.</p>



<p>Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre des opposants présumés vivant en exil. Parmi eux, Nadia Akacha, une ancienne proche confidente de Saïed qui a été directrice de son cabinet jusqu’à sa démission en 2022, date à laquelle elle s’est installée en France. Des vidéos divulguées ont révélé plus tard ses vives critiques à l’égard de Saïed, ce qui a probablement motivé l’émission d’un mandat d’arrêt.</p>



<p>Les attaques contre les partis politiques rivaux se sont accélérées en 2023, avec des raids contre les sièges d’Ennahdha et du Front du salut national. Les deux partis ont également été interdits de réunion.</p>



<p>L’ampleur et la nature systématique du démantèlement des institutions démocratiques sont remarquables. Typiques des autres coups d’État, les actions de Saïed n’ont pas été une aberration ponctuelle mais plutôt un effort délibéré pour consolider le pouvoir. Même s’ils ne sont pas aussi évidents qu’un coup d’État militaire – et ne déclenchent donc pas la même condamnation régionale et internationale – les effets sont comparables. Toutefois, une fois reconnu comme un coup d’État, des restrictions similaires pourraient s’appliquer.</p>



<p>Le cas de la Tunisie revêt une importance régionale dans la mesure où la Tunisie constitue un modèle de progrès démocratique en Afrique du Nord, où le régime de l’homme fort est la norme. Saïed a bénéficié du soutien politique de la Russie et des États du Golfe et de messages de désinformation visant à étouffer un modèle démocratique réussi qui pourrait gagner du terrain ailleurs dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La répression de la dissidence refroidit le débat politique</h2>



<p>C’est dans ce contexte que se tiendront les élections de 2024. Alors que la répression de la dissidence par Saïed a eu pour effet de créer un froid autour du débat public ou des critiques, les dirigeants des partis d’opposition et de la société civile continuent de s’exprimer, d’organiser des manifestations contre la prise de pouvoir de Saïed et d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques. Les partis d’opposition travaillent également désormais plus étroitement ensemble dans le but de présenter un seul candidat pour affronter ce qui sera sûrement un processus loin d’être libre et équitable.</p>



<p>Les tentatives de restauration de la démocratie seront au centre des élections en Tunisie. Cela s’accompagnera de difficultés économiques croissantes. Le chômage s’élève à 15% et l’inflation oscille autour de 10%, les prix des denrées alimentaires grimpant en flèche pendant une grande partie de l’année. De nombreux Tunisiens cherchent des moyens de quitter le pays. Face à une dette croissante, la Tunisie négocie avec le Fonds monétaire international un prêt d’urgence. En réponse à la crise économique, Saïed a limogé sa première ministre nommée Najla Bouden, en août 2023, et l’a remplacée par Ahmed Hachani.</p>



<p>Saïed a également tenté de créer un bouc émissaire en accusant les migrants africains. Cela a été imprégné de caractérisations déshumanisantes qui ont déclenché une violence généralisée contre les migrants. Le gouvernement a également intensifié les fouilles et les détentions de migrants africains qui sont parfois emmenés dans des zones isolées du désert le long de la frontière libyenne et laissés là.</p>



<p>L’environnement politique tunisien est bien plus restreint qu’il ne l’était lors des élections de 2019. Cela constitue une leçon pour d’autres partenaires démocratiques africains et internationaux. Gagner de la légitimité ne donne pas un chèque en blanc. La légitimité n’est pas non plus statique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FmRjcLgykg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/20/tunisie-les-democrates-preparent-un-candidat-unique-pour-la-presidentielle-de-2024/">Tunisie : les démocrates préparent un candidat unique pour la présidentielle de 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les démocrates préparent un candidat unique pour la présidentielle de 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/20/tunisie-les-democrates-preparent-un-candidat-unique-pour-la-presidentielle-de-2024/embed/#?secret=QjJETUWYHl#?secret=FmRjcLgykg" data-secret="FmRjcLgykg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La construction d’institutions démocratiques nécessite un dur travail politique de compromis, de partage du pouvoir, de création de normes et de bonne volonté de la part de nombreux acteurs. Pourtant, tant que ces freins et contrepoids démocratiques ne seront pas suffisamment solides pour résister à la détermination d’un acteur exécutif à consolider le pouvoir, ces progrès seront fragiles.</p>



<p>Les tentatives de restauration de la démocratie seront au centre des élections en Tunisie.</p>



<p>Kaïs Saïed a mené une attaque systématique et continue contre toutes les institutions démocratiques durement gagnées de la Tunisie.</p>



<p>Tant que les freins et contrepoids démocratiques ne seront pas suffisamment solides pour résister à la détermination d’un acteur exécutif à consolider le pouvoir, ces progrès seront fragiles.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em><em></em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://africacenter.org/spotlight/2024-elections/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa Center For Strategic Study</a>. </p>



<p><em>* Joseph Siegle est directeur du Centre africain d’études stratégiques et Candace Cook est chercheure associée spécialisée dans les transitions démocratiques en Afrique.    </em></p>



<p>** <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/">La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Bilan de Kaïs Saïed : 64 limogeages, 0 réforme ! </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/24/tunisie-bilan-de-kais-saied-64-limogeages-0-reforme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 10:03:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[limogeages]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Bin Salman]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La méthode de gouvernance de Kaïs Saïed consiste non pas à remédier aux problèmes structurels mais à s’en défausser sur les autres/ </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/24/tunisie-bilan-de-kais-saied-64-limogeages-0-reforme/">Tunisie-Bilan de Kaïs Saïed : 64 limogeages, 0 réforme ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’horizon politique en Tunisie s’enfonce dans l’incertitude à mesure que les décisions présidentielles s&rsquo;enchaînent de manière souvent impulsive et dénuée de vision à long terme. Depuis la mise en place de l’état d&rsquo;exception, le 25 juillet 2021, la multiplication des limogeages de hauts responsables de l’Etat par décrets présidentiels suscitent des questions quant à la méthode de gouvernance de Kaïs Saïed, qui consiste non pas à remédier aux problèmes structurels qui empoisonnent la vie des gens et paralysent la machine économique, mais à s’en défausser sur les autres et à en imputer la responsabilité à tel ou tel responsable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hssan Briki </strong></p>



<span id="more-9508592"></span>



<p>C’est ce qui s’est d’ailleurs passé mardi 22 août 2023, lorsque le gouverneur de Kairouan, Mohamed Bourguiba, a été congédié par décret présidentiel. On lui a imputé la responsabilité du retard enregistré dans le démarrage des travaux de construction de l’hôpital Mohammed Bin Salman financé par un don de l’Arabie saoudite et dont l’accord remonte à 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chasse aux sorcières</h2>



<p>Depuis que le président Saïed a accaparé tous les pouvoirs au sein de l’Etat en proclamant l’état d’exception jusqu&rsquo;à ce jour, on ne compte plus les départs forcés de hauts responsables et les postes restés sans titulaires. Avec 24 limogeages en 2023, 16 en 2022 et 24 en 2021, on a dénombré un total de 64 destitutions brutales de hauts fonctionnaires (ministres, Pdg, gouverneurs, etc.), sans tenir compte des 57 magistrats révoqués en juin 2022, également par décret présidentiel, et dont la justice, où règne un climat de peur, a encore du mal à se remettre.</p>



<p>Ces limogeages, souvent non expliquées, et qui tiennent plus de la chasse aux sorcières que d&rsquo;une simple rotation de responsables, touchent souvent des personnes réputées proches du président et promues par lui aux postes qu’ils ont occupées, tels les anciens chefs de gouvernement Elyes Fakhfakh et Hichem Mechichi, et l’ancienne directrice du cabinet présidentiel Nadia Akacha, ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray. Ces limogeages ont aussi des répercussions négatives sur le fonctionnement des institutions concernées, d’autant que les responsables limogés ne sont pas toujours aussitôt remplacées. On imagine les flottements que ces limogeages induisent dans le travail de l’administration publique et le climat d’incertitude voire d’inquiétude qu’elles y font régner.</p>



<p>Le problème de ces limogeages c’est qu’ils règlent rarement les problèmes structurels constatés dans tel ou tel secteur vital, tout e, traduisant une volonté d’éviter de les confronter pour leur trouver des solutions, souvent complexes, impopulaires et douloureuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opportunité ratée &nbsp;</h2>



<p>Pourtant, et sans entrer dans le débat politique sur sa légalité et/ou légitimité, l’état d&rsquo;exception aurait pu être une opportunité pour réformer en profondeur les lois et les procédures, afin de s’attaquer aux problèmes structurels qui entravent le développement du pays depuis longtemps. La popularité dont jouit Kaïs Saïed, inexplicable pour ses opposants étant donné son très maigre bilan sur tous les plans, aurait pu également être un atout considérable pour mettre en place les réformes profondes longtemps attendues et pour bâtir un consensus national autour de changements audacieux, notamment dans le domaine économique.&nbsp;Mais cet alignement des planètes, dont les prédécesseurs de Saïed n’ont pas bénéficié, n’a malheureusement pas été bien exploité pour améliorer les politiques publiques, restées inchangées, et toujours basées sur la recherche d’une paix sociale aussi improbable que précaire et provisoire. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Plutôt que d’utiliser le capital de confiance dont on le crédite pour mobiliser les Tunisiens autour d’un projet de redressement national, Saïed a préféré une gouvernance unilatérale pour la mise en œuvre de son projet politique personnel, sans résultats probants jusque-là. Même sur le plan économique, ses deux propositions majeures, les sociétés communautaires et la réconciliation pénale, n’ont donné aucun résultat jusqu’à présent.</p>



<p>L&rsquo;approche du président tend à expliquer les problèmes complexes par l’existence de vagues complots contre l’Etat. En simplifiant les défis profonds du pays, les réduisant à des intrigues orchestrées par des ennemis imaginaires, il détourne l’attention de sa responsabilité personnelle en les imputant, tour à tour, aux opposants, au gouvernement et à l&rsquo;administration publique, ne craignant pas de saper la crédibilité &nbsp;de l’Etat qu’il est censé incarner.</p>



<p>Plutôt que d’identifier les véritables causes des problèmes auxquels la Tunisie est confrontée, Saïed recourt à cette perspective complotiste qui, au final, entrave la formulation de solutions appropriées et l’empêche lui-même de réaliser des progrès tangibles dans aucun domaine, mettant ainsi en péril le développement et la stabilité de la Tunisie, qui continue de s’enfoncer dans la crise sans la moindre lueur d’espoir à l’horizon.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Comment les partisans de Saïed ont accueilli la nomination de Hachani</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-comment-les-partisans-de-saied-ont-accueillis-la-nomination-de-hachani/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 09:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Comment les partisans de Saïed ont accueilli la nomination de Hachani</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-comment-les-partisans-de-saied-ont-accueillis-la-nomination-de-hachani/">Tunisie : Comment les partisans de Saïed ont accueilli la nomination de Hachani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nomination d’Ahmed Hachani à la tête du gouvernement a fait beaucoup de déçus, et pas seulement parmi les opposants à Kaïs Saïed, qui n’en attendent rien d’utile pour le pays. En effet, parmi le cercle des «Saïediens» ou «Saïedistes», on a aussi entendu quelques grincements de dents.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hssan Briki</strong></p>



<span id="more-9205475"></span>



<p>Ce changement à la tête du gouvernement constitue en réalité une continuation de l’engagement et de l’adhésion aux pratiques qui ont caractérisé la période de la gouvernance de Kaïs Saïed.</p>



<p>Ces pratiques consistent à nommer des chefs de gouvernement en dehors de la classe politique, le président cherchant à marginaliser les partis et à les éloigner de la gestion des affaires publiques. C’est ainsi que des technocrates pratiquement inconnus, tels Hichem Mechichi et Najla Bouden, ont été choisis pour occuper le poste de Premier ministre, et après un certain de temps, on leur a imputé l’échec des politiques économiques et sociales menées par l’État, avant de les éjecter du système et de les faire sortir par la petite porte. Et au suivant&nbsp;! Etant entendu que le chef de l’Etat détient tous les pouvoirs mais n’est responsable de rien, et n’assume aucunement les échecs qu’il s’empresse d’attribuer à ses plus ses proches collaborateurs choisis non pour leur compétence intrinsèque mais pour leur allégeance présumée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="57trffWQ4X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/saied-met-les-point-sur-les-i-cest-carthage-qui-donne-le-tempo/">Saïed met les point sur les i : C’est Carthage qui donne le tempo !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saïed met les point sur les i : C’est Carthage qui donne le tempo ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/saied-met-les-point-sur-les-i-cest-carthage-qui-donne-le-tempo/embed/#?secret=0tQRpUEb0e#?secret=57trffWQ4X" data-secret="57trffWQ4X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un gouvernement apolitique</h2>



<p>Cela dit, la nomination d’Ahmed Hachani à la Kasbah ne manquera pas d’avoir un retentissement considérable au sein du cercle des soutiens au président Saïed, en particulier des acteurs politiques tels que le Mouvement du Peuple et le Courant populaire, tous deux d’obédience nationaliste arabe, qui avaient longtemps réclamé un gouvernement politique portant des visions et des projets clairs pour remédier aux problèmes vitaux des Tunisiens. Avec la nomination d’un technocrate sans passé ni expérience ni couleur politique claire, le président semble avoir opposé une fin de non-recevoir à toutes leurs propositions et appels antérieurs&nbsp;: le gouvernement est et restera apolitique, son rôle étant réduit à appliquer à la lettre les recommandations du chef de l’Etat.</p>



<p>De même, beaucoup des partisans du Saïed n’ont cessé de demander de leur côté un gouvernement qui soit en harmonie avec ses visions et des principes et qui les met en pratique ses idées, composé des membres de ce qu’on appelle son <em>«projet politique»</em>, afin de pouvoir s’engager plus activement dans les batailles à venir.</p>



<p>Il va sans dire que la nomination d’Ahmed Hachani, que les <em>«Saïediens»</em> ou <em>«Saïedistes»</em> approuvent pourtant du bout des lèvres dans leurs déclarations médiatiques, ne répond nullement à leurs attentes et suscite même leurs inquiétudes sur l’avenir du <em>«projet»</em> présidentiel auquel ils s’identifient et qu’ils croient incarner.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="To6mEkjmC9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/tunisie-un-nouveau-chef-de-gouvernement-pour-quelle-mission/">Tunisie : un nouveau chef de gouvernement pour quelle mission ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : un nouveau chef de gouvernement pour quelle mission ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/tunisie-un-nouveau-chef-de-gouvernement-pour-quelle-mission/embed/#?secret=1W2HJSk4BX#?secret=To6mEkjmC9" data-secret="To6mEkjmC9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Saïediens espèrent toujours</h2>



<p>Si certains anciens soutiens du président commencent à le critiquer ouvertement sur les réseaux sociaux, estimant qu’il est en train de tourner le dos au <em>«projet»</em> qu’ils ont élaboré ensemble, beaucoup d’entre eux ne désespèrent pas totalement (ou pas encore) du président et attendent un hypothétique renvoi d’ascenseur, à la faveur de la poursuite de la série des limogeages et des nominations au sein du gouvernement. &nbsp;&nbsp;&nbsp;Quant au président, qui est en train de jouer sa propre partition sans concertation avec aucune partie, il continue de tenir les uns et les autres par la laisse de leurs propres espérances, chacun projetant en lui ses propres désirs. C’est à cela aussi que l’on reconnaît le pouvoir personnel ou ce que certains analystes ont appelé <em>‘‘Le pouvoir’’</em> dans un livre paru récemment à Tunis. &nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WGF5GA6LkA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/ce-que-lin-sait-sur-ahmed-hachani-le-nouveau-chef-du-gouvernement/">Ce que l&rsquo;on sait sur Ahmed Hachani, le nouveau chef du gouvernement </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que l&rsquo;on sait sur Ahmed Hachani, le nouveau chef du gouvernement  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/ce-que-lin-sait-sur-ahmed-hachani-le-nouveau-chef-du-gouvernement/embed/#?secret=Llmf2zPZQY#?secret=WGF5GA6LkA" data-secret="WGF5GA6LkA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/03/tunisie-comment-les-partisans-de-saied-ont-accueillis-la-nomination-de-hachani/">Tunisie : Comment les partisans de Saïed ont accueilli la nomination de Hachani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 08:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Brookings]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Sharan Grewal]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rôle de l’armée tunisienne dans ce qu’il considère comme le coup d’État de Kaïs Saïed, selon Sharan Grewal.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/">Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son livre, <a href="https://global.oup.com/academic/product/soldiers-of-democracy-9780198873518?cc=gb&amp;lang=en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Soldiers of Democracy&nbsp;? Military Legacies and the Arab Spring’’ </a>(«Soldats de la démocratie ? Héritages militaires et le printemps arabe»), Sharan Grewal, boursier non résident au think tank américain Brookings, examine le rôle de l’armée tunisienne dans ce qu’il considère comme le coup d’État de Kaïs Saïed, montrant comment les normes, les intérêts et la politique de l’armée ont façonné son comportement.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9156075"></span>



<p>Longtemps saluée pour son professionnalisme, l’armée tunisienne a aidé le président Kaïs Saïed à prendre le pouvoir le 25 juillet 2021, en fermant le parlement. Des tribunaux militaires ont depuis poursuivi des dissidents, tandis que le pays recule vers l’autoritarisme, estime Sharan Grewal, qui a pris part à la <a href="https://www.brookings.edu/events/soldiers-of-democracy-the-tunisian-military-and-the-presidential-coup/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discussion virtuelle</a> sur les conclusions de son nouveau livre et l’évolution de l’armée tunisienne, organisée par le Center for Middle East Policy de Brookings, le 25 juillet 2023, deux ans après la prise de pouvoir de Saïed.</p>



<p>Les panélistes ayant participé à cette discussion diffusée en ligne sont Suzanne Maloney, vice-présidente et directrice des relations extérieures à Brookings, Sharan Grewal, chercheur non-résident au Center for Middle East Policy, Mohamed Dhia Hammami, doctorant à Syracuse University, Eya Jrad, chargée de recherche au Nato Defense College, et Erin Clare Brown, rédactrice Afrique à <em>New Lines Magazine</em>. Ils ont examiné des questions clés telles que pourquoi l’armée a accepté de fermer le parlement, comment les relations entre civils et militaires évoluent aujourd’hui et les implications pour la politique américaine vis-à-vis de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée tunisienne n&rsquo;a jamais dit « Non » au président </h2>



<p>Nous nous contenterons dans cet article de rapporter certaines analyses de Sharan Grewal à propos de ces questions. Selon le chercheur, trois raisons principales expliquent les positions de l’armée qui l’ont amenée à fermer le parlement et à soutenir le processus initié par Saïed.</p>



<p><em>«L’armée tunisienne a soutenu la démocratie au début de la transition démocratique, avant de la lâcher ensuite, et cela à de quoi surprendre et susciter des interrogations. L’armée a soutenu la démocratie au début du processus quand elle a refusé de donner suite aux appels au coup d’Etat lancés en 2013, pourquoi a-t-elle donc accepté de faciliter le coup d’Etat de Kaïs Saïed et de contribuer ainsi à l’opération de démantèlement de la démocratie, en jugeant les civils dans ses tribunaux et en aidant à expulser des immigrés africains?»</em>, se demande Grewal.*  </p>



<p>Le chercheur, qui a discuté de ces questions avec de hauts gradés de l’armée tunisienne à la retraite, affirme avoir identifié trois facteurs déterminants qui ont amené l’armée à respecter les ordres de Kaïs Saïed. &nbsp;</p>



<p><em>«Ce que l’armée a fait ne dénote pas d’un grand professionnalisme, parce que le professionnalisme signifie l’application des ordres émanant du chef de l’exécutif, sauf ceux qui sont illégaux ou non constitutionnels. Or, la fermeture du parlement était un acte non-constitutionnel»</em>, estime le chercheur. Il explique : <em>«L’article 80</em> (de la constitution de 2014, en vertu duquel Kaïs Saïed a décidé le limogeage du chef du gouvernement Hichem Mechichi, le gel des travaux du parlement et la proclamation de l’état d’exception, Ndlr) <em>stipule la poursuite des travaux de l’Assemblée. Cette décision de fermeture est incompréhensible, car le président est lui-même professeur de droit constitutionnel. L’armée n’a pas examiné la constitution de 2014, et n’a pas étudié l’article 80 et les limitations qu’il stipule. Et à ce moment-là, elle n’a pas fait preuve de neutralité. Il n’y avait aucune partie que l’armée pouvait consulter à ce sujet, car il n’y avait pas de Cour constitutionnelle et il n’y avait pas de juristes qualifiés pour donner un avis autorisé au sein du ministère de la Défense.»</em></p>



<p>Sur un autre plan, Grewal s’inscrit en faux contre la<em> «fable»</em> selon laquelle le général Rachid Ammar aurait dit <em>«Non»</em> à Ben Ali, estimant que l’armée tunisienne n’a pas d’antécédent dans ce domaine : elle n’a jamais dit <em>«Non» </em>à aucun président. <em>«L’armée n’avait pas la connaissance nécessaire lui permettant de considérer que l’ordre de Kaïs Saïed</em> (de fermer le parlement, Ndlr) <em>était inconstitutionnel. L’application des ordres de Saïed s’inscrit aussi dans la culture de l</em>&lsquo;<em>obéissance</em> <em>aux ordres du président et l&rsquo;adoption de son interprétation de l’article 80. Elle s&rsquo;inscrit aussi dans la volonté de l&rsquo;armée de rester hors du champ politique»</em>, explique Grewal. Qui poursuit : <em>«L’un des généraux me l’a dit : « Nous avons dit oui au président à ce moment-là parce que nous suivons les instructions. Si nous avions dit non au président, cela aurait été interprété comme une ingérence dans les affaires politiques’’»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une neutralité rompue</h2>



<p>Le chercheur souligne un autre facteur déterminant&nbsp;: selon lui, <em>«les généraux de l’armée tunisienne ont adopté les thèses populistes du président et sa théorie sur le nécessaire assainissement du système politique. Et cela s’explique par l’histoire de l’armée tunisienne qui s’est toujours tenue à l’écart de la politique. Mais lorsqu’elle a vu la politique de près au cours de la transition démocratique, celle-ci leur est apparue comme l’incarnation du désordre et de l’incompétence. Elle a compris que les partis politiques œuvrent pour leurs propres intérêts pour remporter les élections».</em></p>



<p>Grewal affirme que les généraux avec lesquels il a discuté en 2019 et 2020 répétaient tous les discours de Saïed selon lesquels tous les partis politiques sont corrompus, que la démocratie exigeait des partis intègres et que ces partis étaient inexistants en Tunisie. Et il estime qu’une telle position est en contradiction avec le principe de neutralité que ces généraux prétendent observer. </p>



<p><em>«En vérité, cette position est éminemment politique»</em>, souligne-t-il, en affirmant que l’amélioration de la situation générale de l’armée au lendemain de la révolution de 2011, la nomination de plusieurs hauts gradés militaires dans des postes importants au sein de l’Etat et la confiance dont jouit généralement l’armée auprès de l’opinion publique ont aussi joué un rôle déterminant dans toutes ces évolutions, dont a profité Kaïs Saïed pour avoir le soutien de l’armée. </p>



<p><em>* La participation de l&rsquo;armée à l&rsquo;expulsion des migrants n&rsquo;est pas prouvée. Ce sont les forces de sécurité qui ont mené cette mission. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/">Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mohamed Abbou : «Ce n&#8217;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/07/mohamed-abbou-ce-nest-pas-nous-qui-avons-change-mais-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 11:52:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attayar]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Abbou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Ce n'est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed», déclare Mohamed Abbou. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/07/mohamed-abbou-ce-nest-pas-nous-qui-avons-change-mais-kais-saied/">Mohamed Abbou : «Ce n&rsquo;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On reproche à Mohamed Abbou son passage brutal d&rsquo;un fort soutien au président de la république, au lendemain de sa proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;exception, le 25 juillet 2021, à une opposition totale à ce dernier. «Ce n&rsquo;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed», répond-il. </em></strong></p>



<span id="more-5546327"></span>



<p>L&rsquo;ancien ministre, qui a mis fin à ses activités politiques au lendemain de la chute du gouvernement Elyes Fakhfakh dont il était membre, a été l&rsquo;invité de la Matinale de <a href="https://www.shemsfm.net/ar/video/216437/%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF-%D8%B9%D8%A8%D9%88-%D9%82%D9%8A%D8%B3-%D8%B3%D8%B9%D9%8A-%D8%AF-%D8%B4%D8%AF-%D9%82%D8%AF-%D9%88%D9%85%D8%A9-%D9%88%D8%A8%D8%AF%D8%A7-%D9%8A%D9%83%D8%B3-%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%88%D9%84%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shems FM</a>.</p>



<p>En réponse à la question ci-haut, il a expliqué qu&rsquo;il avait soutenu l&rsquo;utilisation de l&rsquo;article 80 de la constitution de 2014 pour dissoudre le gouvernement Hichem Mechichi et geler le parlement <em>«parce que la situation était devenue intenable. On est arrivé à une étape où le gouvernement était complètement paralysé par les querelles politiques et où le climat général dans le pays s&rsquo;était beaucoup détérioré et ne permettait plus la reprise des investissements. On ne créait plus de richesses et les hommes d&rsquo;affaires subissaient le chantage de certains partis politiques, et pas seulement Ennahdha. Le recours à l&rsquo;article 80 devenait nécessaire, mais il s&rsquo;agissait, dans notre esprit, d&rsquo;une parenthèse de trois à cinq mois avant de revenir à la normalité constitutionnelle et démocratique. Or, Kaïs Saïed a pris goût au pouvoir et s&rsquo;est pris pour un leader. Il s&rsquo;est mis à mettre en œuvre son projet politique personnel<strong>»</strong></em>.</p>



<p>Selon Mohamed Abbou, c&rsquo;est Kaïs Saïed qui a changé et qui a montré sa volonté de prendre en main la totalité des pouvoirs dans le pays dès le 22 septembre 2021, date à laquelle il avait promulgué le décret-loi n° 117. Et c&rsquo;est depuis cette date, c&rsquo;est-à-dire deux mois après la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;exception, que l&rsquo;ancien président du parti Attayar a exprimé ses premières réserves vis-à-vis du projet politique du président de la république. </p>



<p><em>«Le problème n&rsquo;est pas de changer de constitution ou de loi électorale. Car le problème ne réside pas dans les textes de loi, mais dans leur mise en œuvre par les hommes et les femmes. Il s&rsquo;agit d&rsquo;appliquer les lois et de respecter l&rsquo;Etat de droit et d&rsquo;institutions. On pourra créer autant de lois que l&rsquo;on voudra, on ne changera pas le peuple qui est censé les appliquer»</em>, a expliqué Me Abbou, en lançant cette boutade : <em>«Nous n&rsquo;allons tout de même pas changer de peuple<strong> </strong>!»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/07/mohamed-abbou-ce-nest-pas-nous-qui-avons-change-mais-kais-saied/">Mohamed Abbou : «Ce n&rsquo;est pas nous qui avons changé, mais Kaïs Saïed»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Arrestation de Lazhar Loungou en Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-arrestation-de-lazhar-loungou-en-algerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 14:17:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Lazhar Loungou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lazhar Loungou, ancien directeur général des services spéciaux tunisiens, a été arrêté en Algérie, ce jeudi 21 juillet 2022, selon source officielle du ministère de l&#8217;Intérieur relayée par la radio Mosaïque FM. Faisant l&#8217;objet de plusieurs poursuites judiciaires, Lazhar Loungou a été remis aux autorités tunisiennes, selon la même source. Rappelons que M. Loungou avait...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-arrestation-de-lazhar-loungou-en-algerie/">Tunisie : Arrestation de Lazhar Loungou en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lazhar Loungou, ancien directeur général des services spéciaux tunisiens, a été arrêté en Algérie, ce jeudi 21 juillet 2022, selon source officielle du ministère de l&rsquo;Intérieur relayée par la radio Mosaïque FM.</em></strong></p>



<span id="more-2414471"></span>



<p>Faisant l&rsquo;objet de plusieurs poursuites judiciaires, Lazhar Loungou a été remis aux autorités tunisiennes, selon la même source.</p>



<p>Rappelons que M. Loungou avait occupé le poste d’attaché sécuritaire à l’ambassade de Tunisie à Paris et de directeur central des renseignements.</p>



<p>Il a été limogé de son poste de directeur général des services spéciaux le 29 juillet 2021, quelques jours après l&rsquo;annonce des mesures exceptionnelles par le président de la république Kaïs Saïed et le limogeage de l&rsquo;ancien chef de gouvernement Hichem Mechichi, qui l&rsquo;avait nommé à ce poste 3 mois plus tôt.</p>



<p>En Août 2021, il a été placé en résidence surveillée.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-arrestation-de-lazhar-loungou-en-algerie/">Tunisie : Arrestation de Lazhar Loungou en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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