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	<title>Archives des juifs tunisiens - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des juifs tunisiens - Kapitalis</title>
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		<title>Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 08:48:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'attentat de Djerba remet sur la table la place qu’occupe la communauté juive dans la société tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/">Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le dernier attentat  ayant visé la synagogue de la Ghriba, le 10 mai 2023 à Djerba, et  qui a coûté la vie à cinq personnes dont un Français, a remis sur la table la place qu’occupe la communauté juive dans la société tunisienne.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-7961616"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>Il va sans dire que cet attentat est un acte isolé perpétré par un loup solitaire. Cet acte a, d’ailleurs, suscité l’émoi de toute la Tunisie qui s’est défendue des soupçons antisémites qu’une certaine presse internationale tente injustement de lui accoler.</p>



<p>Il est faux aussi de prétendre que la communauté juive en Tunisie vit en permanence dans l’insécurité ou qu’elle subit des vexations au quotidien, loin s’en faut.</p>



<p>Le dernier attentat contre le temple de la Ghriba, ou celui de 2002 contre le même lieu de culte juif n’attestent en rien d’une ambiance raciste, antisémite ou xénophobe. La Tunisie, à l’instar de plusieurs pays dans le monde, est exposée à l’hydre du terrorisme qui frappe là où on ne l’attend pas. Et plusieurs sites différents en ont été la cible dans notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des leçons de tolérance</h2>



<p>Faut-il rappeler à ce propos que tout au long de son histoire, la Tunisie n’a pas connu de pogroms antisémites. Bien&nbsp; au contraire, les Israélites de Tunisie ont bénéficié d’une protection des hautes autorités aussi bien religieuses que politiques.</p>



<p>A titre d’exemple, le Saint patron de Tunis&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sidi Mehrez</a> (951-1022) a pris la&nbsp;communauté juive&nbsp;sous son aile en leur assignant un quartier spécial — la&nbsp;Hara&nbsp;— à proximité de sa propre demeure.</p>



<p>Au cours de la seconde guerre mondiale, Moncef Bey, le souverain de Tunis,&nbsp;s’est opposé, en 1942, à l’application des lois iniques de Vichy contre les juifs et a incité ses sujets musulmans à accueillir chez eux leurs concitoyens de confession israélite pour les protéger du nazisme.</p>



<p>Habib Bourguiba a, de son côté, veilla au grain sur l’ouverture de son nouvel État à tous les&nbsp;Tunisiens sans distinction de race ou de religion. Et l’on se rappelle son discours de 1967, lorsqu’après la guerre israélo-arabe, des boutiques de citoyens juifs ont été saccagées. Il avait déclaré que les Tunisiens juifs étaient aussi ses enfants et menacé de lourdes sanctions ceux qui leur portent atteinte. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XZUBV2WcQc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/">Histoire et légende : Sidi Mahrez et les juifs d’El Hara…</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire et légende : Sidi Mahrez et les juifs d’El Hara… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/embed/#?secret=3ebw4SPP60#?secret=XZUBV2WcQc" data-secret="XZUBV2WcQc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces leçons de tolérance et d’acceptation d’autrui dont témoigne notre longue histoire ne nous dédouanent pas pour autant de notre responsabilité envers cette minorité. Le sentiment antisémite envers la communauté juive existe bel et bien. Certes, il n’est pas ostentatoire, mais plutôt insidieux et à bas bruit. Il se manifeste à travers des plaisanteries de mauvais goût aux relents haineux et discriminatoires. A tel enseigne que le vocable juif devient parfois dans la bouche de certains d’entre nous une offense.</p>



<p>Et pourtant, l’apport de la communauté israélite à notre patrimoine culturel est d’une grande richesse<strong>. </strong>Qui se souvient encore aujourd’hui parmi les jeunes des<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> chanteurs </a>tels que Cheikh Afrite, Raoul Journo ou Habiba Msika, du célèbre architecte Olivier-Clément Cacoub, ou alors de l’écrivain Albert Memmi, du sociologue Pierre Sebag ou du célébrissime linguiste Claude Hagège et j’en passe et des meilleurs? Quant à la finesse de la cuisine judéo-arabe de Tunisie, elle est perpétuée par un grand nombre de nos chefs. &nbsp;</p>



<p>Sauf que de toute l’histoire des juifs tunisiens, qui s’étend sur près de deux mille ans, seul le pèlerinage de la Ghriba revient dans les médias, une fois par an, au mois de mai. Mais qu’en sera-t-il de cet événement religieux s’il n’était pas consubstantiellement lié à l’ouverture de la saison touristique en Tunisie&nbsp;? Car en dehors de ce pèlerinage à la Ghriba, on n’entend plus parler de cette communauté. Pire encore, certains ignorent même jusqu’à son existence</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une communauté invisible</h2>



<p>Il est vrai que la population des juifs tunisiens n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Elle compte, aujourd’hui, un peu plus de 1000 individus habitants pour la plupart dans l’île de Djerba. Et pourtant, avant l’indépendance, les Tunisiens de confession juive étaient présents dans presque toutes les villes du pays, de Bizerte à Djerba en passant par Tunis, Sousse, Moknine, Sfax, le Kef, Kairouan, Gabes et bien d’autres.</p>



<p>Les raisons du rétrécissement de cette communauté sont multiples. Elles remontent d’abord au fameux décret Crémieux&nbsp;qui attribua d’office depuis 1870 la citoyenneté française aux&nbsp; Israélites indigènes. Lequel décret a incité un bon nombre d’entre eux à s’exiler en France dans l’espoir de meilleures perspectives de vie. Aussi, les émeutes provoquées par la guerre de Six jours en 1967 avaient précipité le départ vers l’exil de plusieurs milliers de juifs tunisiens. Et ce, sans parler du choix religieux et idéologique que d’aucuns ont fait en allant s’installer en Israël après la création de cet Etat en 1948.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bPKkLRhCmY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/kais-saied-les-juifs-la-palestine-et-la-duplicite-de-loccident/">Kaïs Saïed, les juifs, la Palestine et la duplicité de l’Occident</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed, les juifs, la Palestine et la duplicité de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/kais-saied-les-juifs-la-palestine-et-la-duplicite-de-loccident/embed/#?secret=F3rIwx5ust#?secret=bPKkLRhCmY" data-secret="bPKkLRhCmY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, l’invisibilité de la communauté juive ne s’explique pas seulement par les raisons ci-dessus citées, elle est aussi le fruit de leur exclusion volontaire de la vie politique. En effet, la constitution tunisienne de 1959 ne les autorise pas à se présenter aux élections présidentielles.&nbsp; Elle leur interdit aussi de s’enrôler dans l’armée ou de porter les armes.</p>



<p>Depuis l’indépendance, seuls trois citoyens de confession juive ont dirigé des ministères, en l’occurrence Albert Bessis ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme en 1955, remplacé par son coreligionnaire André Barouch en 1956, et plus récemment René Trabelsi, ministre du Tourisme de 2018 à 2020.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour plus d’efforts d’ouverture</h2>



<p>Parce qu’elle est multiple et indivisible, la Tunisie se doit de promouvoir une image plus ouverte sur la pluralité de ses héritages. Pour cela, elle doit décourager, mordicus, toutes sortes de velléités racistes, antisémites ou xénophobes. Le vote par le parlement, en 2018, d’une loi condamnant le racisme sous toutes ses formes est à marquer d’une pierre blanche. Encore faut-il que les lois soient respectées.&nbsp;</p>



<p>Aussi, plus d’effort doit être fourni dans ce sens pour éviter que le malentendu qui résulte de l’ignorance d’autrui. Plusieurs pistes sont à explorer pour combler le manque de connaissance de ces minorités. La diffusion d’émissions sur les religions juive et chrétienne à la radio et à la télévision, à l’instar de celles qui traite de l’islam, en est une parmi d’autres. Pareilles émissions contribueront à rapprocher les communautés entre elles et à lever toutes sortes de malentendus. Il y a aussi l’introduction, dans le cursus scolaire, de l’enseignement des doctrines juive et chrétienne. Ceci permettrait d’éduquer la jeune génération à la tolérance et à l’acceptation des différences. Et enfin, la transmission officielle de la part des hauts responsables de l’Etat des vœux à l’occasion des fêtes religieuses juives et chrétiennes, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays du monde, en l’occurrence le Canada ou la Nouvelle Zélande</p>



<p>Enfin, l’histoire de la Tunisie&nbsp;a doté son peuple d’une certaine ouverture d’esprit et d’une propension à aller vers l’autre. Ce qui lui permit de résister aux tentations de repli sur soi, toutes les fois que le discours identitaire refait surface, prôné par les partisans d’un panarabisme primaire et d’un islamisme obtus et radical. </p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire de l’Etat à la retraite.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pqA9h6N7uh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/">« Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/embed/#?secret=MQaVHhVniu#?secret=pqA9h6N7uh" data-secret="pqA9h6N7uh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La communauté juive de Djerba fait preuve de résilience</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/16/la-communaute-juive-de-djerba-fait-preuve-de-resilience/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2023 06:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Isaac Choua]]></category>
		<category><![CDATA[Jason Guberman]]></category>
		<category><![CDATA[Jason Isaacson]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Ejnes]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue de La Ghriba]]></category>
		<category><![CDATA[Yaniv Salama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens juifs vont toujours rendre visite à leur famille ou visiter la synagogue de la Ghriba. Les Juifs sont résilients.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/16/la-communaute-juive-de-djerba-fait-preuve-de-resilience/">La communauté juive de Djerba fait preuve de résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le lendemain du jour où un homme armé a tué cinq personnes sur l’île tunisienne, la communauté célèbre une</em> brit milah<em>, soulignant l’espoir qu’elle continuera d’attirer les pèlerins et restera un phare de coexistence.</em></strong></p>



<p><em>Presse israélienne</em></p>



<span id="more-7944883"></span>



<p>Le lendemain du jour où un homme armé a tué cinq personnes lors d’une attaque contre un ancien lieu de culte juif sur l’île tunisienne de Djerba, des hommes se sont rassemblés dans la même synagogue non pas pour pleurer, mais pour célébrer.</p>



<p>Ils étaient là pour assister à la bénédiction d’une nouvelle vie : une <em>brit milah</em>, ou circoncision rituelle. Peu après, un enregistrement de la cérémonie, avec les hommes chantant en hébreu alors qu’ils entouraient le bébé de huit jours, a fait son chemin vers le téléphone d’Isaac Choua, un rabbin séfarade vivant à New York.</p>



<p>Pour Choua, regarder la cérémonie a été un soulagement des horreurs qui avaient éclaté la veille, lorsqu’un agent de sécurité a tué deux cousins ​​juifs, Aviel Haddad, 30 ans, et Benjamin Haddad, 43 ans, ainsi que deux agents de sécurité avant d&rsquo;être abattu devant la synagogue tunisienne. Peu de temps avant, l’agresseur avait tué un collègue officier et pris son arme et ses munitions, ont indiqué les autorités tunisiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vie juive continue à Djerba</h2>



<p><em>«Quelque chose de beau s’est produit»</em>, a déclaré Choua, qui assurait la liaison entre les communautés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et le Congrès juif mondial, ajoutant dans une interview&nbsp;: <em>«Ils avaient une brit milah à Djerba, même avec tout le chaos. La vie juive continue.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fJfYk12xtK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/notre-devoir-moral-a-legard-de-la-minorite-juive-en-tunisie/">Notre devoir moral à l&rsquo;égard de la minorité juive en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Notre devoir moral à l&rsquo;égard de la minorité juive en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/notre-devoir-moral-a-legard-de-la-minorite-juive-en-tunisie/embed/#?secret=7rlRBvlgCF#?secret=fJfYk12xtK" data-secret="fJfYk12xtK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La fusillade mortelle de mardi (9 mai 2023, Ndlr) est survenue pendant la Hiloula, un pèlerinage annuel et une célébration des sages juifs organisés à autour de Lag b’omer, qui a lieu un peu plus d’un mois après le début de la Pâque. La fête annuelle attire des milliers de juifs du monde entier, dont beaucoup sont d’origine tunisienne. Il se tient à la synagogue El Ghriba – un bâtiment du XIXe siècle construit sur un site qui aurait été un lieu de culte juif pendant 2 500 ans.</p>



<p>Le nombre de pèlerins a considérablement augmenté ces dernières années, après l’appréhension suite à une attaque contre la synagogue par Al-Qaïda en 2002 qui a tué 20 personnes, et une suspension du pèlerinage en 2011 au milieu des problèmes de sécurité à la suite du printemps arabe, déclenché en Tunisie.</p>



<p>Le gouvernement tunisien a investi dans le pèlerinage, le présentant comme un symbole de la tolérance du pays, et a assuré une grande sécurité. L’année dernière, la Tunisie était l’un des six pays africains à avoir signé <em>«l’Appel de Rabat»</em>, une initiative de la Fédération séfarade américaine qui s’engageait à préserver l’héritage juif sur le continent.</p>



<p>Jason Guberman, le directeur exécutif de la Fédération séfarade américaine, a déclaré que le nombre que la Hiloula attire aujourd’hui n’a pas encore atteint les quelque 10 000 personnes présentes avant l’attaque de 2002. Le printemps arabe et la pandémie de Covid-19, a-t-il dit,<em> «ont également dissuadé les pèlerins au cours de la dernière décennie»</em>. Il a estimé que moins de 5 000 personnes y assistent chaque année.</p>



<p>De plus, le président autoritaire tunisien Kaïs Saïed reste hostile à Israël et a repoussé les efforts des administrations américaines successives pour que son pays rejoigne les accords d’Abraham pour la normalisation entre Israël et plusieurs pays arabes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Djerba, une oasis de coexistence</h2>



<p>Djerba, néanmoins, reste une oasis de coexistence, a déclaré Yaniv Salama, président de la Fondation Salamanca, qui cherche à renforcer les communautés juives en terres musulmanes.</p>



<p><em>«Vous devez comprendre quelque chose à propos de Djerba, </em>a déclaré Salama.<em> La communauté là-bas a des liens très, très profonds avec les municipalités locales. Tout est fait en concertation – il y a des surveillances</em> [de sécurité] <em>conjointes»</em> entre les communautés juives, <em>«et une communication constante entre les dirigeants de la communauté juive et la police locale»</em>.</p>



<p>Jason Isaacson, responsable de la politique et des affaires politiques de l’American Jewish Committee, qui s’est fréquemment rendu à Djerba, a déclaré qu’il était significatif que deux responsables de la sécurité tunisiens soient morts en protégeant la communauté juive.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2hXYjBiYW7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/tunisie-les-lecons-de-lattaque-terroriste-de-djerba/">Tunisie : les leçons de l’attaque terroriste de Djerba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les leçons de l’attaque terroriste de Djerba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/tunisie-les-lecons-de-lattaque-terroriste-de-djerba/embed/#?secret=W9AKKsV6VG#?secret=2hXYjBiYW7" data-secret="2hXYjBiYW7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Cela va évidemment être une source de gêne pour le pays que cela se soit produit, au sein de ses propres forces sécuritaires, mais cela se produit au sein des forces sécuritaires partout»</em>, a-t-il déclaré. <em>«Le fait que le pays déploie un immense cordon de protection autour de la synagogue et autour des festivités et autour des fidèles qui viennent, pour s’assurer que tout se passe bien et dans un esprit de fête, est significatif»</em>, a-t-il ajouté. </p>



<p>Aaron Zelin, chercheur principal au groupe de réflexion Washington Institute for Near East Policy dont l’expertise est l’extrémisme islamiste en Tunisie, a déclaré que l’attaque semblait être mal préparée, contrairement à l’attaque soigneusement planifiée de 2002.</p>



<p><em>«Ce n’était pas vraiment une attaque sophistiquée,</em> a déclaré Zelin.<em> Il est donc plausible que ce soit une seule personne qui ait décidé de faire quelque chose de son propre gré, et il n’y a pas eu de planification plus large de la même manière.»</em></p>



<p>Choua a déclaré que la diaspora juive tunisienne ne serait pas découragée. <em>«Les Tunisiens juifs vont toujours rendre visite à leur famille </em>[ou] <em>visiter ce lieu de pèlerinage. Les Juifs sont résilients»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="59DOFp86Gu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/pelerinage-de-la-ghriba-les-etats-unis-loue-cet-exemple-de-coexistence-en-tunisie/">Pèlerinage de la Ghriba : les Etats-Unis louent «cet exemple de coexistence en Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pèlerinage de la Ghriba : les Etats-Unis louent «cet exemple de coexistence en Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/pelerinage-de-la-ghriba-les-etats-unis-loue-cet-exemple-de-coexistence-en-tunisie/embed/#?secret=600rjsztgE#?secret=59DOFp86Gu" data-secret="59DOFp86Gu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Djerba a l’attention du monde, du moins pour le moment. La veille de l’attaque, Deborah Lipstadt, l’envoyée américaine chargée de surveiller et de combattre l’antisémitisme, aux côtés de l’ambassadeur américain en Tunisie Joey Hood, s’est jointe aux responsables tunisiens lors d’une cérémonie de lancement de la Hiloula.</p>



<p><em>«Je suis écœuré et navré par l’attaque meurtrière et antisémite visant la synagogue Ghriba à Djerba lors des célébrations de Lag Baomer, en présence de milliers de pèlerins juifs»</em>, a déclaré Lipstadt sur Twitter.</p>



<p>La diaspora juive à prédominance ashkénaze a tendance à oublier les communautés qui persistent en dehors du monde occidental, a déclaré Choua du Congrès juif mondial. <em>«Le monde juif remarque qu’il y a encore des Juifs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cela pourrait même promouvoir davantage le tourisme dans le pays lui-même»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Salama a déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce que la communauté d’environ 1 400 personnes, qui comprend un certain nombre d’instituts d’enseignement religieux, soit brisée après l’attaque. <em>«</em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/attaque-de-djerba-enthousiasme-tristesse-et-mauvaise-communication/"><em>Ils feront de leur deuil et ils continueront, ils avanceront»</em>,</a> a-t-il ajouté. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les gens là-bas seront résilients</h2>



<p>Robert Ejnes, directeur exécutif du CRIF, l’organisme qui chapeaute la communauté juive française, a déclaré que la communauté juive française est proche de la communauté juive tunisienne parce que la France a colonisé le pays à partir de 1881 et parce que la communauté parle français. Il a dit que l’Hiloula attire des Juifs français de toutes origines ethniques. <em>«Cela touche vraiment toute la communauté de France parce qu&rsquo;à la Hiloula, il y a beaucoup de gens qui viennent </em>[de] <em>la communauté juive française de toutes origines»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Ejnes a trouvé remarquable que même après l’attaque, les Juifs français qui ont assisté à la Hiloula aient publié des photos des festivités sur les réseaux sociaux. Il a dit qu’il s’attendait à ce que le même nombre de personnes assiste à Hiloula l’année prochaine. <em>«Les gens seront résilients. Ils ont posté des photos d’eux-mêmes à la Ghriba, en disant: ‘‘Nous reviendrons’’»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em><a href="https://www.timesofisrael.com/jewish-life-goes-on-djerba-community-shows-resilience-after-deadly-attack/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Times of Israel. </a></em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p1PgzxbUWD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/attaque-de-djerba-enthousiasme-tristesse-et-mauvaise-communication/">Attaque de Djerba : enthousiasme, tristesse et… mauvaise communication</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attaque de Djerba : enthousiasme, tristesse et… mauvaise communication » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/attaque-de-djerba-enthousiasme-tristesse-et-mauvaise-communication/embed/#?secret=RVZIPCXuvo#?secret=p1PgzxbUWD" data-secret="p1PgzxbUWD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/16/la-communaute-juive-de-djerba-fait-preuve-de-resilience/">La communauté juive de Djerba fait preuve de résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Notre devoir moral à l&#8217;égard de la minorité juive en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/notre-devoir-moral-a-legard-de-la-minorite-juive-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 May 2023 11:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Betty Melloul]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Élisabeth Lion]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[haine religieuse]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Sémia Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue de La Ghriba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités tunisiennes à prendre des mesures concrètes pour protéger la minorité juive en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/notre-devoir-moral-a-legard-de-la-minorite-juive-en-tunisie/">Notre devoir moral à l&rsquo;égard de la minorité juive en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette «Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République suite à l’attentat contre la Ghriba», l’auteure</em></strong> <strong><em>appelle les autorités tunisiennes à prendre des mesures concrètes pour protéger la minorité juive en Tunisie. Et lui rendre justice des abus dont elle a été victime.   </em></strong></p>



<p>Par<strong> Sémia Zouari</strong>  </p>



<span id="more-7944157"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-4519025" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Monsieur le Président,</p>



<p>Nous aurions tous souhaité vous voir vous déplacer à Djerba pour réconforter toute la population locale autant juive que musulmane après cet odieux attentat de la Ghriba, clairement antisémite.</p>



<p>Ne restons pas dans le déni des ravages de l’idéologie délétère propagée par l’islam politique, ce pire ennemi de l’islam et des musulmans. Il faut protéger notre minorité juive car elle fait partie intégrante de l’identité tunisienne. Il faut exiger une enquête sérieuse sur les failles sécuritaires qui ont permis à un criminel d&rsquo;infiltrer le corps de la garde nationale pour commettre un attentat contre nos propres sécuritaires et les civils innocents qui effectuaient leur pèlerinage à la Ghriba.</p>



<p>Et si cet attentat avait été commis lors de la visite de l’ambassadeur américain à la Ghriba quelques heures plus tôt ? </p>



<h2 class="wp-block-heading">Combattre la haine religieuse et les amalgames politiques  </h2>



<p>Aucun doute sur ses vils commanditaires et la soi-disant condamnation de cet attentat par Ennahdha et son Gourou ne convainc personne!</p>



<p>Aujourd’hui plus que jamais il faut examiner la question de la haine religieuse propagée contre les juifs et de l’amalgame dévastateur entre les exactions sionistes contre la Palestine et les juifs en tant que tunisiens ou détenteurs de toute autre nationalité.</p>



<p>La détresse de nos tunisiens de confession juive doit être la nôtre et c&rsquo;est à vous qu&rsquo;il incombe de leur assurer une pleine et entière citoyenneté en criminalisant l&rsquo;antisémitisme et tout acte et toute parole qui les agressent. Rappelez-vous le discours énergique et mobilisateur de Bourguiba lorsque nos juifs avaient été persécutés suite à la guerre des six jours. Quels crimes ont-ils commis pour subir toutes ces attaques? Pourquoi seraient-ils stigmatisés comme s&rsquo;ils étaient les suppôt d&rsquo;Israël à chaque attaque contre les Palestiniens ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PlFbJeTuf4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/tunisie-les-lecons-de-lattaque-terroriste-de-djerba/">Tunisie : les leçons de l’attaque terroriste de Djerba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les leçons de l’attaque terroriste de Djerba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/tunisie-les-lecons-de-lattaque-terroriste-de-djerba/embed/#?secret=0R1R8N3qQr#?secret=PlFbJeTuf4" data-secret="PlFbJeTuf4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Avant tout, il faudrait adopter des dispositions consulaires ouvrant la possibilité aux juifs natifs de Tunisie et à leur famille d&rsquo;obtenir un passeport tunisien sachant que plusieurs de nos ressortissants juifs se sont retrouvés privés de leur nationalité tunisienne sans qu&rsquo;ils l&rsquo;aient jamais répudiée, une situation faisant l&rsquo;objet de plaintes récurrentes que j&rsquo;ai pu constater lorsque je travaillais à notre ambassade à Paris dans les années 90, en tant que conseiller social. </p>



<h2 class="wp-block-heading"> Réparer les injustices subies par les juifs en Tunisie</h2>



<p>Les plaintes affluaient à mon service sur les intimidations policières subies pour brader les biens immobiliers (Élisabeth Lion née Uzan me parlait de l&rsquo;immeuble de son père sur le boulevard de Boujaafar bradé à 2000 dinars en 1967 suite à un interrogatoire musclé au poste de police), les exactions qui ont terrorisé nos citoyens juifs en marge de la guerre des 6 jours et celle de 1973, jusque dans leur propre domicile (Betty Melloul horrifiée par une horde déchaînée qui voulait brûler vive sa famille dans l&rsquo;appartement de sa grand-mère à la rue de Londres, sauvée par un malheureux mendiant nourri par la famille et qui s&rsquo;est interposé en sa faveur). </p>



<p>Soyons sensibles à l&rsquo;obligation douloureuse du chemin de l&rsquo;exil de nos juifs face au rejet d&rsquo;une mère patrie qui était désormais perçue comme une marâtre haineuse et injuste, si ce n&rsquo;est du fait de ses dirigeants, du moins de la part de compatriotes opportunistes et criminels, prêts à rafler la mise et à spolier les vulnérables.</p>



<p>Il est temps de réparer toutes ces injustices et de redonner à nos compatriotes juifs tous leurs droits car cet attentat démontre bien qu&rsquo;ils sont traités par les extrémistes comme des citoyens de seconde zone, une situation dégradante et inacceptable, par delà les discours lénifiants épisodiques qui ne règlent pas le problème et font perdurer le flou inacceptable.</p>



<p>Nous avons le devoir, nous musulmans de Tunisie, de les protéger et de les rassurer, étant de la génération des sexagénaires qui ont partagé avec eux les bancs des écoles primaires avec les galettes de pain azyme pendant la récréation et la cohabitation religieuse pacifique avant que le conflit israélo-palestinien ne vienne semer la dissension et l&rsquo;amalgame destructeur dans notre société multiconfessionnelle depuis 2700 ans.</p>



<p>Nos compatriotes juifs ne doivent plus jamais connaître la peur dans leur pays et c&rsquo;est à nous musulmans, aujourd&rsquo;hui majoritaires, qui avons certainement des ancêtres autant chrétiens que juifs, de protéger nos minorités religieuses contre la haine obscurantiste et stupide des islamistes incultes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inscrire la Ghriba sur la liste du Patrimoine mondial </h2>



<p>La Ghriba devrait être inscrite au Comité du Patrimoine Mondial de l&rsquo;Humanité de l&rsquo;Unesco en tant que premier sanctuaire monothéiste d&rsquo;Afrique édifié par Ahl Al Kitab avant l&rsquo;apparition du christianisme et de l&rsquo;islam, depuis le 6e siècle avant Jésus Christ par une diaspora juive, arrivée à Djerba, suite à la destruction du Temple de Jérusalem par Nabuchodonosor II.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ewJgp81Un8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/attaque-de-djerba-enthousiasme-tristesse-et-mauvaise-communication/">Attaque de Djerba : enthousiasme, tristesse et… mauvaise communication</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Attaque de Djerba : enthousiasme, tristesse et… mauvaise communication » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/attaque-de-djerba-enthousiasme-tristesse-et-mauvaise-communication/embed/#?secret=34OnG9toDU#?secret=ewJgp81Un8" data-secret="ewJgp81Un8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La Ghriba est un acquis historique exceptionnel du monothéisme et de sa résilience face aux exactions et il est naturel de la voir susciter tant de dévotion de la part de pèlerins de toutes confessions.</p>



<p>Sachez Monsieur le Président que nos compatriotes de confession juive, si nombreux en France, sont restés fidèles et dévoués à la Tunisie dont ils ne cessent de servir les intérêts en matière économique et touristique. Ils sont les premiers à défendre les sans papiers, à recruter les médecins et à leur accorder des stages de spécialité, à défendre la Tunisie, à apporter leur aide à nos missions diplomatiques et consulaires. Il est temps de leur démontrer que l’Etat tunisien prend des dispositions concrètes et solidaires pour qu&rsquo;ils recouvrent leur droit à une pleine citoyenneté.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas une quelconque velléité de normalisation avec Israël comme le prétendent les complotistes haineux. C’est un devoir moral à l&rsquo;égard de nos juifs et une réparation de leurs droits bafoués face à l&rsquo;émergence des idéologies extrémistes méprisables comme celles qui ont récemment suscité des exactions inacceptables à l&rsquo;encontre de nos frères subsahariens. Il est temps de consacrer une Tunisie tolérante et inclusive qui soit un modèle du vivre ensemble. Pour nous mêmes et pour pouvoir défendre les mêmes droits à nos propres ressortissants à l’étranger selon les mêmes valeurs humanistes universelles. </p>



<p><em>* Diplomate.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/notre-devoir-moral-a-legard-de-la-minorite-juive-en-tunisie/">Notre devoir moral à l&rsquo;égard de la minorité juive en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Djerba : la synagogue de la Ghriba rouvre au public</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/djerba-la-synagogue-de-la-ghriba-rouvre-au-public/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 May 2023 05:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Khoudhir Haniya]]></category>
		<category><![CDATA[Perez Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue de La Ghriba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La synagogue de la Ghriba a rouvert ses portes aux visiteurs, dimanche 14 mai 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/djerba-la-synagogue-de-la-ghriba-rouvre-au-public/">Djerba : la synagogue de la Ghriba rouvre au public</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La synagogue de la Ghriba a rouvert ses portes aux visiteurs, dimanche 14 mai 2023, après quatre jours de fermeture à la suite de l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/la-ghriba-en-deuil-se-relevera-comme-toujours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">attaque terroriste</a> survenue mardi soir et qui avait fait cinq morts.</em></strong></p>



<span id="more-7941502"></span>



<p><em>«Cette semaine, la synagogue sera ouverte aux fidèles et touristes pendant les matinées»</em>, a déclaré Perez Trabelsi, président de la communauté juive de Djerba, ajoutant que les horaires habituels d’ouverture reprendront ensuite normalement.</p>



<p><em>«La synagogue ouvre de nouveau ses portes à la demande de ses visiteurs et des touristes étrangers,</em> a-t-il dit.<em> Cet édifice historique, vieux de 2600 ans, doit être préservé afin qu’il demeure un haut-lieu pour les visiteurs du monde entier»</em>.</p>



<p>Selon Khoudhir Haniya, les visiteurs de la synagogue n’ont pas cessé ces quatre derniers jours de réclamer la réouverture de la Ghriba. <em>«Des résidents dans différentes unités hôtelières de l’Ile sont venus aujourd’hui en grand nombre pour exprimer leur solidarité»</em>, a ajouté le responsable.</p>



<p>Selon la légende, cette synagogue a été construite au VIe siècle avant Jésus-Christ et est considérée comme la plus vieille d’Afrique. Elle représente un fort marqueur identitaire pour les Juifs tunisiens en raison du pèlerinage qui y est organisé chaque année à l’occasion de la célébration de Lag Ba’omer.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tFlFBx7bR4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/la-ghriba-en-deuil-se-relevera-comme-toujours/">La Ghriba en deuil se relèvera comme toujours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Ghriba en deuil se relèvera comme toujours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/la-ghriba-en-deuil-se-relevera-comme-toujours/embed/#?secret=8MgLgKdRvs#?secret=tFlFBx7bR4" data-secret="tFlFBx7bR4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/15/djerba-la-synagogue-de-la-ghriba-rouvre-au-public/">Djerba : la synagogue de la Ghriba rouvre au public</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Ghriba en deuil se relèvera comme toujours</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/la-ghriba-en-deuil-se-relevera-comme-toujours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2023 08:53:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Tibi]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Lilia Bouguira]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue de La Ghriba]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Redissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les juifs tunisiens reviendront en Tunisie parce que dans chaque tournant des grands drames de ces éternels exilés, les chants de la Ghriba les ont toujours rappelés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/la-ghriba-en-deuil-se-relevera-comme-toujours/">La Ghriba en deuil se relèvera comme toujours</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Trois jours que l’attentat terroriste de la synagogue de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/tunisie-le-terrorisme-frappe-au-plus-mauvais-moment/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghriba, à Djerba</a>, a eu lieu. Trois jours que j’attends comme paralysée, ahurie et hébétée. Un mélange de colère mais surtout de désillusions amères et de grande tristesse.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Lilia Bouguira</strong> *</p>



<span id="more-7890634"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/LIlia-Bouguira.jpg" alt="" class="wp-image-166863"/></figure></div>


<p>Si je suis en colère sûrement pour la quantité de belles choses et symboliques écroulées en une fraction de minute par les mains de ce crapuleux terroriste.</p>



<p>Si je suis en colère, oui sûrement pour le rêve permis dans cet endroit magique que les mains assassines de ce crapuleux&nbsp;terroriste ont étouffé dans l’œuf.&nbsp;</p>



<p>Si je suis en colère certainement pour un million de choses encore plus belles les unes que les autres que ce terroriste a ternies dans un bain de sang. Le sang de cinq innocents toutes confessions confondues.</p>



<p>J’ai même écrit le premier jour du pèlerinage de la Ghriba pour l’assigner et immortaliser sa beauté, sa symbolique et ses rituels. Surtout cette année que cela promettait à max.</p>



<p>Mais il y a plus que de la colère, je suis meurtrie dans toutes mes peaux. Je suis anéantie, malade par autant de haine injustifiée mais surtout meurtrie&nbsp; par ce terrible <em>«mi silence mi bruit»</em>. Dans mon dialecte, on dirait <em>«lahou lahou»</em>. Dans la langue de Molière, ni trop peu ni beaucoup. L’entre-deux. Faible même, je dirai.</p>



<p>Juste un ministre du Tourisme rapidement dépêché sur place et un discours pour condamner.</p>



<p>J’aurai aimé que l’on ait décrété un deuil national pour&nbsp;ces&nbsp;innocents tués juste parce qu’ils étaient juifs et pour ces trois&nbsp;vaillants policiers abattus dans l’exercice de leurs fonctions pour protéger les pèlerins.</p>



<p>J’aurai aimé que des personnalités notoires du pays soient accourues à l’heure même à leur tête le président pour rassurer les pèlerins sur place, présenter leurs condoléances aux familles juives tunisiennes&nbsp;endeuillées et surtout soutenir la Ghriba et sa population sous le choc.</p>



<p><em>«Je suis Djerba»</em> aurait eu un retentissement national pour unifier tous les Tunisiens derrière leur président contre les vraies voix obscures et terroristes.&nbsp;</p>



<p><em>«Je suis Djerba»</em> aurait eu un retentissement international pour venir en aide à un pays meurtri et endeuillé dans sa plus belle fête d’une Tunisie plurielle.</p>



<p>La Ghriba en deuil se relèvera comme toujours. Les juifs tunisiens venus du monde entier au pèlerinage quitteront meurtris et sans promesse de retour mais ils reviendront.&nbsp;Ils reviendront parce que dans la mémoire collective des juifs tunisiens, le pardon est de mise, le bien-vivre une devise générale. Je les devine écouter&nbsp;et réécouter le fameux discours de Bourguiba après les émeutes et les violences&nbsp; du 5 juin 1967. Il s’est&nbsp;fait menaçant, frappant de son poing&nbsp;et en colère pour celui qui oserait s’attaquer encore ou toucher à un cheveu d’un juif tunisien. Il rappellera à jamais que le juif tunisien est chez lui et que nul n’a le droit de le déloger ou lui nuire.</p>



<p>Les juifs sont quand même partis par milliers en silence et en pleurant leur mère patrie&nbsp; devenue hostile. Mais les juifs sont revenus chaque année ne coupant jamais avec la sainte Ghriba pour s’abreuver en son sein des splendeurs de leur pays.</p>



<p>La Tunisie est maîtresse. Ses plages, un havre de paix. Le lait de l’olivier intarissable et sa terre bénite.</p>



<p>Ils reviendront parce que dans chaque tournant des grands drames de ces éternels exilés, les chants de la Ghriba les ont toujours rappelés. La Tunisie malgré les blessures a toujours su se rattraper et les repêcher.</p>



<p>Les ‘<em>‘Je reviendrai là-bas’’</em> de Henri Tibi<sup>(1)</sup> les ramèneront tant que des justes de la trempe de Yassine Redissi<sup>(2)</sup> entretiendront les mémoires.</p>



<p>* <em>Médecin.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iA8ivSNFeH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/tunisie-le-terrorisme-frappe-au-plus-mauvais-moment/">Tunisie : le terrorisme frappe encore à Djerba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le terrorisme frappe encore à Djerba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/tunisie-le-terrorisme-frappe-au-plus-mauvais-moment/embed/#?secret=WIAkVrSK2S#?secret=iA8ivSNFeH" data-secret="iA8ivSNFeH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong><em>Notes :   </em></strong></p>



<p><em>1- Auteur-compositeur-interprète franco-tunisien, né le 19 octobre 1930 à Tunis et mort le 14 mai 2013 à Baume-les-Dames près de Besançon, en France. </em></p>



<p><em>2- Réalisateur franco-tunisien ayant réalisé un film sur Henri Tibi, intitulé ‘‘Je reviendrai là-bas’’.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/la-ghriba-en-deuil-se-relevera-comme-toujours/">La Ghriba en deuil se relèvera comme toujours</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Plaidoyer pour Habib Kazdaghli, un doyen calomnié</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/20/plaidoyer-pour-habib-kazdaghli-un-doyen-calomnie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Apr 2023 11:44:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Belloumi]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Manouba]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Sebag]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Kazdaghli est un homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, Habib Kazdaghli est aux antipodes de ce qu’ils représentent; le monolithisme politique et une vision passéiste, figée et sclérosée de l’identité tunisienne excluant les minorités.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Habib Mellakh </strong>*</p>



<span id="more-7537120"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Habib-Mellakh.jpg" alt="" class="wp-image-318391"/></figure></div>


<p>A la question de Hamza Belloumi, qui m’a demandé, à l’occasion d’un plateau de Nesma TV datant de janvier 2013, si la rédaction et la publication de mes Chroniques du Manoubistan n’avaient pas été motivées par mes liens d’amitié avec Habib Kazdaghli, j’ai rétorqué que l’objectif de ces chroniques était de défendre l’université tunisienne et les libertés académiques menacées à ce moment-là par les salafistes.</p>



<p>J’ai ajouté qu’en écrivant ces chroniques, je ne soutenais pas l’ami mais que je voulais, tout en relatant la lutte de ma faculté contre les salafistes, rendre hommage au doyen qui avait mené avec ses collègues ce combat pour la défense des libertés académiques. J’ai surtout souligné que j’aurais rendu compte de cette résistance stoïque si elle avait été menée par n’importe quel autre doyen que les urnes auraient propulsé à la tête de notre institution.</p>



<p>Aujourd’hui qu’une autre campagne diffamatoire et haineuse, savamment orchestrée, elle aussi, par d’autres fanatiques et qui a pris la forme d’un lynchage médiatique comparable à celui qu’il a subi pendant «&nbsp;la ghazoua de la Manouba&nbsp;», cible à nouveau Habib Kazdaghli sur les réseaux sociaux, je ne peux que la condamner pour rendre justice à un chercheur que la nouvelle inquisition a voué aux gémonies. Comme lors de la rédaction des Chroniques du Manoubistan, ma solidarité n’est ni inconditionnelle, ni motivée par des réflexes claniques. Je ne fais pas partie non plus de ceux qui aident leur frère en toute circonstance, qu’il soit injuste, coupable, ou victime d’une injustice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le soutien de Kazdaghli à la cause palestinienne</h2>



<p>Il ne fait aucun doute que la normalisation avec Israël, quelle que soit sa nature, doit être vivement condamnée et rejetée catégoriquement en raison des exactions barbares commises par l’entité sioniste depuis la colonisation de la Palestine. Cette position, fait la quasi-unanimité en Tunisie. Elle est âprement défendue par l’UGTT, par le syndicat de l’enseignement supérieur et dans le milieu universitaire. Habib Kazdaghli y a toujours souscrit sans réserve. Il s’est toujours opposé à la normalisation avec Israël et il a milité, comme syndicaliste, pour la cause palestinienne.</p>



<p>Je peux témoigner, en tant que membre du bureau du Syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pendant les années 90 du siècle dernier ainsi qu’en ma qualité d’ancien coordinateur général de ce syndicat et de secrétaire général du syndicat de base de la faculté des lettres des arts et des humanités de la Manouba (FLAHM), pendant une vingtaine d’années que Habib Kazdaghli a constamment participé aux nombreuses actions et manifestations organisées aussi bien par le syndicat national que par le syndicat de base pour soutenir la cause palestinienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8bjuZnOzw4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/">Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/embed/#?secret=D0TykaduQE#?secret=8bjuZnOzw4" data-secret="8bjuZnOzw4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’hystérie des internautes</h2>



<p>Refusant de tenir compte de ces faits, les détracteurs impitoyables de Habib Kazdaghli, qui s’autoproclament champions de la cause palestinienne, accusent le doyen honoraire (je reprends la formule figurant sur l’affiche du colloque international auquel il est convié, que je valide parce qu’elle est utilisée à juste titre, par les organisateurs dans le sens d’ancien doyen) de l’avoir&nbsp;<em>«trahie en commettant l’irréparable&nbsp;: le crime de normalisation avec l’entité sioniste»</em>. Ils le chargent du crime de <em>«normalisation académique avec les universitaires israéliens»</em> parce qu’il a répondu à l’invitation d’une société savante française, la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) à participer à un colloque international, organisé à Paris et auquel ont été également conviés des universitaires israéliens. Les posts publiés par des internautes hystériques invitent en conséquence à une chasse aux sorcières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le réquisitoire accablant</h2>



<p>Le rectorat de la Manouba ainsi que le conseil scientifique de la faculté des lettres les ont relayés. Ils n’ont pas hésité dans leurs communiqués à dresser un réquisitoire accablant contre un ancien doyen qui a donné sans compter à sa faculté en tant qu’enseignant et en sa qualité de premier responsable de l’institution qu’il a défendue, pendant l’agression salafiste, au péril de sa vie et à vilipender un enseignant-chercheur dont le seul tort est d’exercer son droit à la liberté de la recherche.</p>



<p>Ironie du sort, par ce réquisitoire, la faculté, qui a toujours joué le rôle d’une locomotive pour la défense des libertés académiques et particulièrement pendant l’année universitaire 2011-2012, est devenue leur fossoyeur.</p>



<p>Pis même&nbsp;: le conseil scientifique de la FLAHM noircit le tableau. Il ne se contente pas de l’accusation de normalisation. Se méprenant sur le sens de l’expression «&nbsp;doyen honoraire&nbsp;», il présente dans un communiqué publié le 12 avril Habib Kazdaghli comme <em>«un usurpateur d’identité»</em> dans le but de le discréditer, annonce l’intention de l’institution de <em>«porter plainte contre lui pour ce forfait»</em> (sic&nbsp;!) et de retirer, en guise de sanction, la proposition soumise au ministère de tutelle de lui attribuer l’éméritat. Un conseil scientifique n’est-il pas tenu de proposer l’éméritat en se basant sur des critères scientifiques et non sur le positionnement politique&nbsp;ou idéologique? C’est ce qu’il a fait dans un premier temps en tenant compte du parcours académique de l’enseignant- chercheur avant de se rétracter et de se contredire pour des considérations de politique politicienne, asservissant par là même la science aux intérêts politiques. N’y a-t-il pas là une atteinte flagrante à l’autonomie universitaire, dans une institution qui a été le porte-drapeau de l’autonomie institutionnelle&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accusation de normalisation est- elle fondée&nbsp;?</h2>



<p>Venons maintenant au fond du problème. La présence dans des colloques internationaux auxquels participent aussi des universitaires israéliens est-elle réellement une&nbsp; <em>«normalisation académique»</em>&nbsp;?</p>



<p>La présence d’un chercheur tunisien à une rencontre scientifique internationale n’est-elle pas comparable à la participation des représentants de la Tunisie aux travaux de l’Onu, de l’Unesco, de la Banque mondiale ou de toute autre organisation internationale où siègent également des représentants israéliens&nbsp;? Les détracteurs du doyen honoraire ne devraient-ils pas, suivant leur logique, dénoncer cette présence dans les institutions internationales comme une normalisation avec l’Etat israélien&nbsp; et considérer l’Etat tunisien comme le plus grand normalisateur?</p>



<p>Pourquoi s’en prendre au seul Kazdaghli&nbsp;? Les détracteurs savent pourtant que des scientifiques tunisiens de tous bords (médecins, mathématiciens, juristes, chercheurs en biologie et en pharmacie, etc.) sont constamment présents dans des rencontres scientifiques de haut niveau où ils présentent leurs travaux en présence d’universitaires israéliens. Cet acte révèle à quel point le sujet du colloque parisien et les centres d’intérêt de la Société d’Histoire des juifs de Tunisie sont des questions très sensibles aux yeux des calomniateurs.</p>



<p>Habib Kazdaghli n’est pas en réalité pris à partie parce qu’il côtoie dans un colloque des universitaires israéliens mais parce qu’il a osé choisir dans son parcours de chercheur un sujet tabou : l’histoire de la minorité juive de Tunisie. Sous couvert d’un engagement sans limite en faveur de la cause palestinienne et d’un refus catégorique de la normalisation dans l’espoir de rehausser leur image de marque de partisans irréductibles de cette cause, ces détracteurs cachent leur déni de l’histoire d’une Tunisie plurielle où la communauté juive a joué au fil des siècles un rôle important. Bien que la minorité hébraïque ait été soustraite au régime juridique de la dhimma grâce au Pacte fondamental, les Juifs ont souvent été considérés par la majorité musulmane comme des citoyens de seconde zone.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xcJCIZr7cV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/">Tempête sur les libertés académiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tempête sur les libertés académiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/embed/#?secret=Fa8eEMuFtc#?secret=xcJCIZr7cV" data-secret="xcJCIZr7cV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette idée a été intériorisée par les détracteurs. Le conflit israélo-palestinien a accentué ce rejet en favorisant l’amalgame entre juif et sioniste et en enracinant l’idée que le juif est un sioniste en puissance. Pour la faire valoir, ils avancent l’émigration de nombreux Juifs tunisiens en Israël. Ces jusqu’au-boutistes voient, de ce fait, l’intérêt pour la minorité juive comme le signe d’une volonté de normalisation. Lors d’un hommage à Paul Sebag, pourtant antisioniste notoire, rendu à la FLAHM en mars 2006, un groupe d’étudiants, composé d’extrémistes de tous bords, a tenté d’empêcher le déroulement de la cérémonie en scandant des slogans de soutien à la cause palestinienne ainsi que des slogans antisionistes, judéophobes et d’autres hostiles à la normalisation. L’un des meneurs, à qui l’on a fait valoir que Paul Sebag était communiste et que la tentative de saboter la cérémonie n’était pas par conséquent fondée, a rétorqué «<em>&nbsp;communiste, certes, mais juif»</em>.</p>



<p>Ces calomniateurs, qui s’arrogent le droit de définir à leur gré la normalisation académique, mesurent-ils à leur juste valeur les graves conséquences pour le développement de la recherche scientifique d’un boycott de ses rencontres scientifiques internationales d’envergure auxquelles participent continuellement des universitaires israéliens et que le comité tunisien de BDS considère comme non boycottables. Est-il raisonnable de boycotter ces rencontres où nos scientifiques et nos jeunes chercheurs ont l’opportunité de présenter leurs travaux et de les faire valoir auprès de la communauté scientifique internationale&nbsp;?</p>



<p>Pourquoi harceler le seul Kazdaghli&nbsp; alors que huit Tunisiens, 4 enseignants-chercheurs et 4 doctorants, qui font, à l’occasion de ce colloque de grande envergure, leur baptême de feu dans le domaine de la recherche, y participent ? Ses détracteurs lui en veulent parce que les valeurs qu’il incarne les dérangent. Homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, il est aux antipodes de ce qu’ils représentent; le monolithisme politique et une vision passéiste, figée et sclérosée de l’identité tunisienne excluant les minorités.</p>



<p>Il faut reconnaître que les accusations de normalisation sont également venues d’intellectuels du même bord que Habib Kazdaghli mais que la barbarie israélienne pousse à rejeter catégoriquement la présence d’universitaires tunisiens dans les colloques qui voient la participation de chercheurs israéliens.</p>



<p>Je me réjouis de voir que la riposte face à ces accusations injustes et non fondées ne s’est pas fait attendre. Le doyen honoraire a bénéficié d’un soutien massif sur la toile. Les internautes auteurs de posts ou d’articles ont réfuté les arguments fallacieux des détracteurs. Plus de cent intellectuels ont signé une pétition de soutien au Doyen Kazdaghli et de ses collègues : une réaction réconfortante dans cette confusion. </p>



<p>* <em>Universitaire, syndicaliste et président de l’Association de défense des valeurs universitaires.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tempête sur les libertés académiques en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 08:08:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[libertés académiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une vague d’intimidation et de calomnie s’abat sur l’université tunisienne, au nom d’une prétendue lutte contre la normalisation avec Israël. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis quelques jours, une vague violente marquée du sceau de haine, de l’intimidation et de la calomnie s’abat sur l’université tunisienne, en particulier, et sur l’opinion publique en général, au nom d’une prétendue lutte contre la normalisation avec Israël. </em></strong><em>(Illustration : Habib Kazdaghli).</em> </p>



<p>Par<strong> Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-7424977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Les détracteurs ont pris pour prétexte la prochaine tenue à Paris d’un colloque international sur l’histoire des juifs de Tunisie, initié par une Association savante française qui tient régulièrement des rencontres sur divers thèmes relatifs à l’histoire des juifs de Tunisie, colloque, auquel participerait, à titre personnel des historiens qui viendront de France,  de Tunisie, d’Israël, des États-Unis et  d’Italie.</p>



<p>La cible de cette attaque est un groupe de chercheurs réunis autour de l’ancien doyen le professeur Habib Kazdaghli, historien de longue date et connu pour ses travaux académiques sur les L’histoire et la mémoire plurielles de Tunisie  dont la minorité juive à laquelle il a consacré plus d’une étude et des cycles de formation ainsi que  des participations à des rencontres historiques internationales sur ce thème.</p>



<p>Ce genre d’attaques est malheureusement devenu récurrent dans l’espace publique et universitaire tunisien. Menées par des groupuscules d’obédience nationaliste arabe parmi les étudiants et les activistes fanatisés parmi ces tendances, ces campagnes ont bénéficié ces derniers temps du climat politique antidémocratique qui se nourrit du discours populiste prôné par des élites nouvelles qui émergent dans les médias et profitent des usages des médias sociaux à large accès.</p>



<p>Mais le tournant récent dans ces campagnes, c’est qu’elles touchent désormais, les institutions universitaires comme les conseils scientifiques des facultés et des universités, syndicats et autres instances. C’est que le mal touche de plein fouet les fondements même de la vie académique au point que certains se permettent d’exiger des autorités de prendre des mesures coercitives à l’encontre d’universitaires au nom d’un «&nbsp;malentendu&nbsp;» bien entretenu qui confond le travail académique libre et sans tabou et la prétendue «&nbsp;normalisation&nbsp;» avec Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défendre le chercheur libre, c’est défendre la société.</h2>



<p>Cela fait au moins 25 ans que la Faculté des Lettres de Manouba (février 1998) a accueilli le premier colloque international consacré à l’histoire de sa communauté juive et les travaux de ce colloque sont publiés par les soins du Centre de publications universitaires (CPU, 1999). Le défunt professeur Paul Sebag, fondateur du département de sociologie à l’université tunisienne, a offert une partie de sa bibliothèque avant son décès à la Faculté de Manouba. Lors de la cérémonie tenue à l’occasion le 10 mars 2006, des groupes d’étudiants manipulés par les groupes nationalistes arabes et d’extrême gauche ont tenté de perturber l’ambiance festive au nom de la lutte antisioniste. En mars 2007 et à l’occasion de la publication des actes du colloque «&nbsp;<em>Communautés méditerranéennes de Tunisie</em>&nbsp;» tenu en hommage à feu le doyen Hamadi chérif, des perturbations analogues commises par les mêmes activistes ont eu lieu à la faculté. Pourtant beaucoup parmi les meneurs d’hostilités savent bien qui est Paul Sebag, militant de première heure de la cause communiste, partisan de l’indépendance tunisienne et militant antisioniste de longue date.</p>



<p>Cela pose la question de la crédibilité et de la bonne foi des meneurs de ces campagnes et de leurs véritables desseins politiques.</p>



<p>En ciblant un groupe d’universitaires et de jeunes chercheurs, en focalisant sur la personnalité de Habib Kazdaghli initiateur de ces recherches qui a dirigé plus d’une thèse et de mémoires de master, séminaires et enquêtes de terrain, ils ont créé un adversaire fictif contre lequel il jette leur anathème sans se donner la peine de mener un véritable travail d’action et de soutien en faveur de la question palestinienne et de sa jeunesse en proie quotidien aux violences des soldats de l’occupation. Les palestiniens qui osent séjourner dans notre pays sont souvent livrés à eux-mêmes sans outien ni perspectives d’emploi.</p>



<p>Ces agitateurs enragés qui crient à la victoire chaque fois qu’ils réussissent à empêcher une manifestation culturelle ou académique de se tenir au nom de la lutte antisioniste, oublient avec préméditation que le professeur Habib Kazdaghli, ami des historiens universitaires palestiniens, notamment ceux&nbsp; de l’Université Bir Zeit avec qui notre laboratoire a signé une convention de coopération de longue date, mène depuis des décennies une lutte calme et soutenue en faveur de la création d’un État palestinien indépendant.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Au lieu et à la place des fanfaronnades de surenchères anti productives, le militant pro palestinien Habib Kazdaghli a choisi d’autres terrains plus délicats mais porteurs de valeurs émancipatrices selon les témoignages des dirigeants historiques de l’OLP. Ce n‘est pas un hasard si l’Université de Nanterre lui a octroyé le doctorat honoris-causa en décembre 2014 à l’occasion de son cinquantenaire, aux côtés d’Angela Davis et Cohen Bendit, ce qui lui a valu en France le titre tant envié de doyen honoraire, titre que lui contestent certains parmi les meneurs d’hostilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les symboles de la libre pensée académique malmenés</h2>



<p>La dérive populiste de l’actuelle campagne contre le professeur Kazdaghli a atteint un seuil de non-retour avec une déclaration honteuse non signée émanant de la présidence de l’Université de Manouba et qui a vite été relayée par une sentence digne des tribunaux d’inquisition&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; émanant du conseil scientifique réuni à la va-vite et sans aucun contact avec «&nbsp;l’incriminé&nbsp;» et signé par le doyen, Moncef Taieb. Le verdict&nbsp; appelle&nbsp; à retirer du Doyen-courage (prix obtenu par notre doyen en&nbsp; avril 2014&nbsp; par l’Association Scholars At risK)&nbsp; le titre non moins honorifique de Professeur émérite, titre dont l’octroi dépend exclusivement de critères scientifiques établis par des évaluateurs et selon une grille de valeurs établie par les instances académiques.</p>



<p>Cet appel qui accuse ouvertement Habib Kazdaghli de velléités «&nbsp;normalisatrices&nbsp;» cache un terrible mensonge&nbsp;: ceux qui s’acharnent aujourd’hui contre le démocrate Habib Kazdaghli, ont fui la faculté durant les sombres jours de la fin de 2011 et 2012 pour laisser le doyen affronter seul avec une poignée de&nbsp; collègues et notamment les collègues femmes&nbsp; les hordes salafistes qui ont occupé la faculté sous les ordres du tristement célèbre, le terroriste abou iyadh avec accompagnement du parti Ennahdha.</p>



<p>Pourquoi donc tant de haine et d’acharnement sur une partie de l’avant-garde intellectuelle et progressiste de l’Université.</p>



<p>Si l’université tunisienne est rongée ces dernières années par une perte de substance et de valeurs nouvelles dans le domaine des sciences sociales, c’est qu’elle subit les contrecoups de la régression cruelle en matière de gouvernance scientifique. Aucune stratégie véritable de remise à niveau des Humanités à l’Université Tunisienne, les espaces de production et de débats intellectuels et académiques se rétrécissent comme une peau de chagrin. L’offre en formation des jeunes chercheurs est pauvre et met en cause l’enseignant-chercheur et son véritable statut qui ne correspond plus à ses aspirations.</p>



<p>Il n’y a pas que le champ du politique qui se dessèche dans le pays, et d’ailleurs les poussées médiatiques des tendances populo-nationalistes en sont à la fois le symptôme et la cause. L’universitaire tunisien a de moins en moins de moyens pour penser sa société et l’aider à se penser par elle-même.</p>



<p>Dans ce contexte défavorable à l’éclosion d’une pensée libre, critique et non conformiste, il n’est pas étonnant de voir éclore la pensée unilatérale, dogmatique de rejet de la différence et du pluriel. L’université tunisienne est aux abois, arrêtons la dérive et combattons les vieux dogmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenir aux valeurs humanistes et aux libertés académiques</h2>



<p>L’université tunisienne a besoin de changer de gouvernance, de stratégies et de politiques de la formation et de la recherche. Les procès inquisitoires que certaines instances académiques risquent de cautionner ne sont pas de nature à favoriser un climat de débat sain et serein dont a besoin l’université. Notre histoire intellectuelle et culturelle est riche en enseignements à cet égard&nbsp;: le procès fomenté par les conservateurs de la Zeitouna contre Tahar Haddad suite à la publication de son ouvrage toujours d’actualité «&nbsp;<em>Notre femme dans la Chariâa et dans la société</em>&nbsp;» en 1930 en dit long. Le retrait honteux de son diplôme de notaire par le conseil de la Zitouna (La Nadhara) la même année ne fut effacé qu’en 2015 lorsque le ministre du juste lui a rendu son titre à titre posthume.</p>



<p>L’itinéraire et le combat intellectuel, moral et scientifique du professeur Habib Kazdaghli est au-dessus de tout soupçon. Ses nombreux compagnons et disciples en témoignent. Son rayonnement à l’international lui vaut d’être respecté là où il va dans les foyers intellectuels&nbsp; et académiques où ses conférences connues aussi bien sur&nbsp;&nbsp; l’histoire de la Tunisie riche et plurielle,&nbsp; que&nbsp; sur la défense du droit des palestiniens à un État national indépendant et souverain sur la terre de Palestine avec comme capitale Jérusalem, dans le&nbsp; cadre de la solution&nbsp; de deux États , prônée et défendue, par les Palestiniens eux-mêmes,&nbsp; lui valent l’estime de ses amis,&nbsp; comme de ses adversaires politiques.</p>



<p>* <em>Professeur émérite à l’Université de Manouba, premier directeur du Laboratoire du patrimoine.</em></p>
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		<title>« Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 10:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fakher Rouissi]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Les célèbres chanteurs tunisiens juifs]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine musical tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chanteurs juifs ont fortement contribué à la richesse du patrimoine musical tunisien, mais beaucoup d’entre eux ont été oubliés. Fakher Rouissi nous offre un bel ouvrage qui rend hommage aux figures juives de la chanson tunisienne. Par Fawz Benali On connaît Habiba Msika, Cheikh Afrite, Raoul Journo … Mais la liste des chanteurs tunisien...</p>
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<p><em><strong>Les chanteurs juifs ont fortement contribué à la richesse du patrimoine musical tunisien, mais beaucoup d’entre eux ont été oubliés. Fakher Rouissi nous offre un bel ouvrage qui rend hommage aux figures juives de la chanson tunisienne.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Fawz Benali</strong></p>



<span id="more-5843971"></span>



<p>On connaît Habiba Msika, Cheikh Afrite, Raoul Journo … Mais la liste des chanteurs tunisien juifs est encore très longue. Un beau livre est paru cette année pour faire sortir de l’ombre des artistes qui ont tant donné au patrimoine musical tunisien depuis plus d’un siècle.</p>



<p><strong>Une partie de l&rsquo;histoire oubliée</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>C&rsquo;est en consultant certains documents que j&rsquo;ai découvert que la grande majorité des chansons de notre patrimoine musical était l&rsquo;œuvre de juifs tunisiens, et que le grand public n&rsquo;était pas au courant de cette réalité. Pire, certaines chansons sont attribuées à d&rsquo;autres chanteurs, ce qui a fait leur succès.&nbsp;</em>», Explique l’auteur du livre Fakher Rouissi qui avait consacré en 2018 un ouvrage à la chanteuse et actrice tunisienne Fatiha Khairi.</p>



<p>Il aura fallu trois ans de recherches et de documentation pour que «&nbsp;Les célèbres chanteurs tunisiens juifs&nbsp;» voie le jour. Un travail de longue haleine pour récolter des documents rares piochés dans des journaux, dans les archives du Palais Ennejma Ezzahra ou encore auprès de la descendance de certains artistes, mais aussi grâce à l’aide notamment de Habib Kazdaghli qui préface le livre et de l’éditeur Moncef Ben Jemâa.</p>



<p><strong>Un ouvrage qui s&rsquo;adresse à tous</strong></p>



<p>Le livre est paru en avril 2022 et s’étale sur plus de 300 pages à travers lesquelles on découvre la biographie de 26 artistes tunisiens de confession juive dont les chansons continuent de traverser les générations. Des photos, des paroles de chansons, des affiches de concerts, des biographies, des anecdotes &#8230; l’ouvrage est richement documenté et s’adresse aussi bien aux chercheurs et aux étudiants, qu’à de simples curieux et mélomanes qui souhaitent en savoir plus sur cette minorité qui a fortement contribué à enrichir le patrimoine musical tunisien en particulier et culturel en général. D’ailleurs l’ouvrage évoque aussi vers la fin la contribution juive dans l’effervescence du théâtre et du cinéma en Tunisie, notamment l’illustre Albert Semmama Chikli qui avait offert au cinéma tunisien son tout premier film «<em> Zohra </em>», paru en 1922.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-5844962" width="630" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Fakher-Rouiss-Rene-Trabelsi.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;auteur Fakher Rouissi avec l&rsquo;ancien ministre du tourisme René Trabelsi</figcaption></figure></div>


<p>A sa sortie, le livre a été présenté à l&rsquo;évènement Djerba Cult lors du pèlerinage d&rsquo;El Ghriba à Djerba et a fortement suscité l’intérêt des pèlerins juifs.</p>



<p>Fakher Rouissi travaille en ce moment sur la version française du livre qui devrait sortir au mois d’avril prochain et qui sera enrichi par d’autres biographies dont celle de la chanteuse de jazz Nadine Tibi.</p>
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		<title>Tunisie &#8211; Israël : faut-il installer les rescapés d’Auschwitz à Djerba ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 09:50:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[normalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat d’Israël veut forcer la main aux Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait, afin qu’ils se joignent au processus dit «accords d’Abraham» inauguré par les Emirats arabes unis et le Bahreïn, dans le but de régler définitivement la question palestinienne et d’assurer à Israël le marché économique nécessaire à sa prospérité. Les pressions...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Israeliens-tunisiens.jpg" alt="" class="wp-image-329401"/></figure>



<p><strong><em>L’Etat d’Israël veut forcer la main aux Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait, afin qu’ils se joignent au processus dit «accords d’Abraham» inauguré par les Emirats arabes unis et le Bahreïn, dans le but de régler définitivement la question palestinienne et d’assurer à Israël le marché économique nécessaire à sa prospérité. Les pressions internationales exercées actuellement sur la Tunisie, sur le thème du remboursement des biens des juifs, n’ont pas d’autre objectif. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-332485"></span>



<p>On a évoqué récemment sur les ondes d’une radio privée de Tunis la procédure entamée par l’Etat d’Israël contre l’Etat tunisien en vue de l’obtention le remboursement des biens des juifs de Tunisie. La somme réclamée serait considérable, dépassant les 200 milliards de dollars US. Il fallait certes s’y attendre.</p>



<p>En Tunisie, la cause palestinienne est toujours aussi populaire, et en général l’opinion publique lui exprime son attachement d’une manière attardée, dans des termes proches de ceux ayant eu cours dans tout le monde arabe au temps du nassérisme et du panarabisme, sans pour autant verser dans les outrances de la Voix du Caire ou de Ahmed Choukeiri. Cela signifie bien dans la pratique un anti-sionisme invétéré que le temps n’a pas altéré, mais qui se nourrit désormais des images de la répression, issus des territoires palestiniens occupés, sur la chaîne qatarie Al Jazeera en particulier, ou les réseaux sociaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un antisionisme de principe</h3>



<p>Avec l’avènement de la démocratie en Tunisie cet antisionisme de principe est verbalement instrumentalisé par divers partis politiques et syndicats en tant que garant d’un nationalisme et d’un patriotisme sans taches, que les faits ne confirment que rarement.</p>



<p>Récemment encore le candidat à la présidence Kais Saied, qui serait plus tard élu avec 73% des voix, avait, au cours de la campagne électorale, qualifié toute normalisation éventuelle avec Israël de trahison. Des partis politiques populistes, à l’instar de la coalition Al-Karama que certains ont qualifiée de bras politique du terrorisme, avaient présenté un projet de loi criminalisant toute normalisation avec l’Etat hébreu. Il avait été rejeté, le parti Islamiste Ennahdha qui possède de nombreux amis au sein des milieux sionistes américains, ayant toujours refusé de le cautionner.</p>



<p>Il faut d’abord savoir que cet antisionisme essentiellement politique et électoral en Tunisie n’a jamais entraîné aucune conséquence notable pour les juifs locaux. Le millier de membres qui vivent toujours dans le pays ne sont en réalité que les derniers représentants d’une communauté qui comptait au temps du protectorat français près de 20.000 membres. La plupart ont émigré, généralement en France, en deux vagues, la première au temps des accords de l’indépendance en 1956 alors que la majorité des juifs avaient acquis la nationalité française et s’inquiétaient de la tonalité musulmane du nationalisme tunisien et du Néo-Destour, et il est vrai que seul le parti communiste tunisien avait politiquement réuni les musulmans et les juifs sur un pied d’égalité complète, à la notable différence près qu’il était demeuré sous la tutelle du Parti communiste français, lui-même membre du Komintern.</p>



<p>La seconde vague d’émigration juive surviendrait plus tard à la suite de la grande peur issue de la guerre des Six jours de juin 1967 et des manifestations anti israéliennes qu’elle avait entraînées, quand quelques commerces juifs avaient été attaqués au centre de la capitale, avant que les autorités ne rétablissent rapidement l’ordre et ne viennent à bout des émeutiers.</p>



<p>L’humoriste juif tunisien, Michel Boujenah, fils du médecin pneumologue Jojo Boujenah, conviendrait des années plus tard que si lui et sa famille ont bien émigré en cette occasion, il était finalement incapable de dire pourquoi ils l’avaient fait. Et effectivement, les juifs tunisiens ont émigré, quelques-uns ont vendu dans l’urgence leurs biens avant de partir, et le reste allait faire partie des biens français demeurés sous séquestre jusqu’à la conclusion de l’accord final sur leur devenir entre les deux Etats français et tunisien, au milieu des années 90.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un accord entre deux gouvernements souverains</h3>



<p>Il y a donc à partir de là plusieurs faits indéniables qu’il est nécessaire de rappeler. Le premier est que les juifs tunisiens ont émigré en France, mais sans aucune justification sérieuse, dans le sens où il n’y a pas eu de persécution ou d’agressions ou d’actes antisémites les poussant à le faire. Le second est qu’ils l’ont fait en tant que citoyens français. Le troisième est que leurs biens n’ont pas été expropriés mais ont été conservés en tant que biens français. Le quatrième est que ces biens ont fait l’objet d’un accord entre deux gouvernements souverains, selon le principe de l’autorité de la chose jugée, le gouvernement français ayant eu qualité à agir au nom de ses citoyens français concernés.</p>



<p>Dès lors il est à priori patent que l’Etat d’Israël ne possède aucune qualité pour réclamer quoi que ce soit à propos de ces biens qui ne lui appartiennent en aucune façon, même s’il se présente en sa qualité d’Etat des Juifs pour le faire. Et s’il estime toujours être partie prenante, ce serait plutôt à l’Etat français qu’il devrait s’adresser, plus de 25 ans après la conclusion de l’accord franco-tunisien réglant définitivement la question, ou même le cas échéant à la Cour internationale de justice, pour peu qu’il l’eût reconnue. Mais Israël n’a jamais reconnu la justice internationale ou les conventions de Genève sur les lois de la guerre, sous le prétexte que sa propre législation en incluait les articles. Sa contestation excluant donc tout recours au droit international, c’est sur le terrain diplomatique et politique qu’elle se portera inexorablement, là où elle a toujours pu compter sur le soutien indéfectible du poids lourd américain.</p>



<p>En effet, c’est ce soutien qui lui avait permis de récupérer tous les dépôts bancaires juifs en Suisse effectués durant la seconde guerre mondiale, et dont les propriétaires étaient décédés. Les banques suisses avaient obtempéré lorsque les Américains les avaient menacées de fermer toutes leurs succursales aux Etats-Unis et de ne plus traiter avec elles si les Israéliens n’obtenaient pas satisfaction. Il est vrai que ces biens n’avaient pas fait l’objet d’accords inter étatique, la Suisse n’en ayant signé aucun en ce sens avec quel qu’état que ce soit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Par son incurie, la Tunisie a bon dos</h3>



<p>Nonobstant l’accord conclu avec la France, il est donc hors de propos que l’Etat tunisien en butte à une crise économique et sanitaire plus que préoccupantes, et à la recherche désespérée de crédits, puisse résister à une campagne dans la presse internationale le ciblant et mettant en exergue des faits réels ou imaginaires dont les juifs tunisiens auraient été les victimes. Il avait déjà démontré son incurie dans l’échec de la procédure de restitution des biens de l’ancien président Ben Ali et de sa famille, puis dans l’affaire de la Banque franco-tunisienne (BFT); des précédents qui ne peuvent qu’encourager toutes les ambitions que notre pays peut susciter, à ses dépens.</p>



<p>Evidemment les mobiles de l’Etat israélien sont évidents, il s’agit de forcer la main aux Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait, afin qu’ils se joignent au processus dit <em>«accords d’Abraham»</em> inauguré par les Emirats arabes unis et le Bahreïn, dans le but de régler définitivement la question palestinienne et d’assurer à Israël le marché économique nécessaire à sa prospérité. En ce sens, Israël se retrouve en concurrence directe avec l’ancienne puissance métropolitaine au Maghreb, la France.</p>



<p>Les Grecs avaient dû, pour rembourser leurs dettes à la communauté européenne, vendre certaines de leurs îles à des intérêts privés, ou les hypothéquer. Se pourrait-il que la Tunisie vende ou hypothèque l’île de Djerba pour satisfaire des exigences israéliennes infondées?</p>



<p>Mais plus que la Tunisie, le pays qui intéresse Israël au Maghreb ne peut être évidemment que l’Algérie, fort de son immensité, sa population, et ses ressources minières et en hydrocarbures. Des réclamations contre l’Etat tunisien, à propos de biens juifs, n’épargneraient pas l’Algérie où ils sont bien plus importants, alors que le Maroc a normalisé ses relations avec l’Etat juif en obtenant la reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara Occidental.</p>



<p>Il semble donc bien que le gouvernement de Benjamin Netanyahu se prépare à l’éventualité d’un soutien moins inconditionnel de la part de la nouvelle administration américaine, en forgeant les instruments diplomatiques lui permettant d’obtenir satisfaction dans le sens qu’il juge conforme à ses intérêts, hors des éventuelles pressions exercées par son allié. Il est probable qu’à plus ou moins brève échéance, les deux Etats tunisien et algérien finissent par normaliser leurs relations avec Israël et à rejoindre tous les Etats arabes signataires de la paix, parce qu’ils ne peuvent objectivement pas faire autrement. L’autorisation de survol accordée aux avions de la liaison aérienne Tel Aviv-Casablanca en constitue l’une des prémices.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les accords de paix ne signifient pas une paix véritable</h3>



<p>Il n’empêche ! La signature des accords de paix quels qu’ils soient ne signifiera pas la paix véritable pour la rue arabe, qui ne pèse pas lourd dans les choix des décideurs internationaux, tant que les populations palestiniennes ne disposeront pas d’un Etat conformément au droit International, continueront de subir la botte de l’occupation militaire israélienne, leurs enfants enfermés derrière de hauts murs, tombant sous les balles, ou croupissant dans les prisons, avec leurs maisons, leurs rues et leurs villages exposés à des opérations militaires nocturnes, des irruptions de soldats dans le but de terroriser, ou des destructions en tant que punitions collectives.</p>



<p>L’impossibilité de bâtir un Etat palestinien ne fera que pérenniser l’occupation avec son cortège de haine, de terrorisme et de représailles, et l’exclusif institutionnel et politique au bénéfice des seuls juifs interdira toujours aux Arabes des Territoires occupés de devenir de plein droit des citoyens israéliens.</p>



<p>Alors que l’organisation israélienne des droits de l’homme, B’Tselem a qualifié à juste titre pour la première fois la politique de son gouvernement dans les territoires occupés d’apartheid, les fondamentaux de toute paix véritable conforme au droit international demeurent bien la reconnaissance des droits nationaux des deux peuples palestinien et israélien, dans les limites de leurs Etats respectifs.</p>



<p>Néanmoins, et conformément à la tradition d&rsquo;accueil de notre pays, dont avaient bénéficié les juifs andalous au temps de la Reconquista, il serait utile que l’Etat tunisien installe dans les hôtels désertés de Djerba, près de la grande synagogue de la Ghriba, les rescapés juifs des camps de la mort nazis, qui aujourd’hui, victimes de l’âge et de l’oubli, croupissent dans la misère et la pauvreté en Israël. Ce geste, outre son caractère humanitaire évident, aurait en tous cas le pouvoir de démystifier le diktat exercé par l’Etat israélien, pour s&rsquo;assurer des bénéfices économiques, politiques, et stratégiques, au Maghreb.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



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