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	<title>Archives des Kurdes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Kurdes - Kapitalis</title>
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		<title>Syrie &#124; Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tom Barrack]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps alliés des Américains, les combattants kurdes de Syrie se sentent aujourd'hui trahis par ces derniers.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/">Syrie | Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis ont toujours été fidèles à leur réputation d’opportunistes qui utilisent leurs alliés puis les jettent comme un mouchoir. Les Kurdes de Syrie et spécifiquement les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigés par Mazloum Abdi n’ont pas dérogé à ce traitement humiliant après avoir été les partenaires les plus solides et les plus fiables de Washington dans le Levant pendant plus d’une décennie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18289694"></span>



<p>On sent que le cœur du président américain Donald Trump bat pour le président syrien Ahmed Al-Charaa sur lequel il est dithyrambique depuis leur première rencontre à Riyad en mai 2025 et lors de laquelle il l’avait notamment qualifié de jeune homme séduisant et de dur à cuire, et depuis l’étoile des Kurdes a commencé à pâlir.</p>



<p>L’envoyé spécial américain pour la Syrie Tom Barrack a déclaré que la meilleure chance des Kurdes en Syrie résidait désormais dans le nouveau gouvernement dirigé par le président Al-Charaa et que la mission des FDS à savoir combattre l’Etat islamique (EI, Daech) n’était plus d’actualité sur le terrain. Un sentiment de trahison et d’aigreur a saisi les Kurdes qui se sentent désormais en danger comme le sont les Alaouites et les Druzes.</p>



<p>Dans l’enquête du <a href="https://www.ft.com/content/8591f985-33b3-4118-90b1-6fc02f04e835" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> intitulée <em>«Les Kurdes syriens sur la défensive alors que les États-Unis tournent le dos à leurs anciens alliés»</em>, Raya Jalabi rapporte qu’à l’automne 2014, la ville de Kobané, majoritairement kurde, dans le nord de la Syrie, était sur le point de tomber aux mains des combattants de l’État islamique, numériquement et matériellement supérieurs. Les combattants kurdes luttaient pour la défendre lorsque des avions de combat américains ont commencé à leur larguer des munitions. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autonomie kurde éphémère</h2>



<p>Ce pont aérien a changé le cours de la bataille et a contribué à forger un partenariat avec Washington qui allait façonner le destin des Kurdes du nord-est de la Syrie pour les années à venir. Ces combattants ont donné naissance aux Forces démocratiques syriennes (FDS) qui, grâce à l’armement et à l’entraînement fournis par les États-Unis, ont contribué à la défaite de l’État islamique. Les Kurdes ont ensuite profité de cette victoire pour prendre le contrôle incontesté d’un tiers du territoire syrien.</p>



<p>Toutefois, cette expérience d’autonomie kurde, qui dure depuis dix ans, semble toucher à sa fin cette semaine suite à une offensive rapide de Damas au cours de laquelle les forces gouvernementales ont repris le contrôle de territoires qui étaient sous le contrôle des FDS depuis des années et l’alliance avec Washington a été effectivement rompue.</p>



<p>Selon l’enquête, la position de Washington, fortement appuyée par la Turquie, constitue un soutien sans équivoque au redécoupage radical de la carte du pays opéré par Al-Charaa un peu plus d’un an après la chute du régime de Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant dans la transition syrienne</h2>



<p>Le journal britannique soutient que cette initiative, un pari risqué qui semble avoir porté ses fruits pour Al-Charaa, représente un tournant dans la transition syrienne. Le président syrien s’est efforcé d’unifier le pays fracturé après 14 années d’une guerre civile sanglante et l’offensive gouvernementale a permis à ses forces de prendre le contrôle de la région riche en pétrole et de consolider leur emprise sur une grande partie du pays.</p>



<p>Toutefois, <em>FT </em>souligne que, pour les Kurdes et leurs soutiens, il s’agit d’une trahison qu’ils redoutaient déjà après le retour de Trump à la Maison-Blanche l’année dernière.</p>



<p>Comme d’autres minorités en Syrie, les Kurdes se méfient du régime d’Al-Charaa et de ses forces indisciplinées et confondent souvent son mouvement avec les combattants de Daech qu’ils ont combattus par le passé.&nbsp;</p>



<p>Le journal cite le responsable politique kurde Hassan Mohammed Ali: <em>« La déclaration de Barrack est on ne peut plus claire. La communauté kurde se sent trahie. Nous avons combattu Daech et perdu plus de 10 000 vies et voilà que ce même Daech est de retour avec les mêmes forces de la coalition. Nous avons le sentiment d’avoir été sacrifiés au profit d’autres »</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT </em>indique que Trump, après s’être entretenu avec Al-Charaa mardi dernier, a déclaré que <em>« bien qu’il apprécie les Kurdes, ces derniers ont reçu d’énormes sommes d’argent, du pétrole et d’autres ressources et agissaient donc davantage pour leur propre intérêt que pour le nôtre mais nous entretenons de bonnes relations avec les Kurdes et nous nous efforçons de les protéger »</em>.</p>



<p>Les FDS ont émergé du chaos de la guerre civile syrienne, qui a débuté en 2011, grâce à leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’inspiration marxiste-léniniste. Ses combattants étaient perçus comme l’antithèse des combattants loyalistes de l’EI, ce qui en faisait des alliés pragmatiques de Washington, qui les a soutenus en tant que forces terrestres pour la campagne aérienne menée par les États-Unis. Ce partenariat a provoqué la colère d’Ankara car le PKK menait une insurrection contre l’État turc depuis des décennies.</p>



<p>Les FDS ont atteint un effectif de 60 000 hommes et femmes, dont plus de la moitié étaient des combattants arabes et non kurdes, selon des sources officielles. Si leurs efforts contre l’État islamique ont été largement salués, leur gouvernance interne, notamment leur vaste administration civile, a suscité des critiques de la part de certains Arabes syriens en raison de leurs méthodes de plus en plus autoritaires, en particulier dans les zones majoritairement arabes qu’elles contrôlaient. De nombreux rebelles anti-Assad les considéraient également avec méfiance car elles privilégiaient le contrôle territorial à l’opposition au dictateur.</p>



<p>Lorsque Al-Charaa a pris le pouvoir en décembre 2024, le compte à rebours a commencé, le nouveau président ayant clairement indiqué qu’il ne tolérerait pas un État fracturé.</p>



<p>Les États-Unis ont rapidement soutenu Al-Charaa aux côtés de puissants alliés comme la Turquie et l’Arabie saoudite et ont cherché à réconcilier les deux camps. En mars de l’année dernière, Washington a négocié un accord entre Al-Charaa et le commandant des FDS, Mazloum Abdi, visant à intégrer celles-ci et leurs organes affiliés à l’État syrien. Les modalités pratiques devaient être finalisées avant la fin de 2025. Cependant, ces négociations ont piétiné, chaque partie s’accusant mutuellement de mauvaise foi et de refus de compromis.</p>



<p>Dans les semaines précédant l’offensive, Al-Charaa a proposé un accord aux responsables kurdes, à condition qu’ils l’acceptent immédiatement, selon des responsables syriens et kurdes ainsi que des personnes proches des pourparlers. Cet accord stipulait que les FDS pourraient intégrer trois divisions et deux bataillons à l’Armée nationale syrienne et leur commandant Abdi deviendrait vice-ministre de la Défense.</p>



<p>L’envoyé américain Barrack et d’autres ont exhorté les FDS à accepter l’accord, selon un haut responsable syrien et d’autres personnes au fait des négociations.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, les FDS ont tenté de renégocier en exigeant des conditions qui, selon un responsable syrien, rendraient l’intégration pratiquement impossible, une affirmation corroborée par plusieurs autres.</p>



<p>Les responsables kurdes ont pour le part estimé qu’ils attendaient simplement des garanties de sécurité, compte tenu des massacres sectaires perpétrés par les forces gouvernementales et leurs alliés ailleurs en Syrie.</p>



<p>L’échéance a expiré, les FDS rejetant ce qu’elles savaient être la dernière offre de Damas et les deux parties sont restées dans l’impasse quant à l’acceptation par les Kurdes du déploiement des forces gouvernementales syriennes dans le nord-est du pays.</p>



<p>Quelques jours plus tard, le 6 janvier, les forces gouvernementales ont pénétré dans les quartiers kurdes d’Alep, la deuxième ville de Syrie, lors d’une opération planifiée qui, grâce à la médiation américaine, a permis aux Kurdes de se retirer de la ville en deux jours.</p>



<p>De là, les forces gouvernementales ont rapidement conquis les provinces de Raqqa et de Deir ez-Zor, tombées après la défection de combattants tribaux arabes des FDS.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter de nouveaux combats</h2>



<p>Selon le journal britannique, Al-Charaa et Abdi ont conclu un accord en 14 points et un cessez-le-feu dimanche 17 janvier au soir. Comme prévu, Damas a imposé un accord plus contraignant : le personnel kurde sera désormais intégré individuellement et non plus en unités collectives, un coup dur pour les FDS qui espéraient conserver leur influence. La proposition de nommer Abdi vice-ministre a été également retirée.</p>



<p>Le <em>FT</em> indique qu’après la perte du soutien de Washington à l’autonomie kurde, l’identité de ceux qui soutiendront désormais les objectifs kurdes, reste incertaine. Des sources proches des négociations ont indiqué que l’intransigeance des Kurdes sur des points clés leur a coûté des alliés essentiels ces derniers jours, tout comme leur décision d’abandonner leurs postes de garde dans certaines prisons et camps de détention abritant des membres de l’EI. La version des responsables kurdes fait état que ce retrait fait suite à des attaques menées depuis Damas.</p>



<p>L’armée américaine a commencé à transférer des prisonniers en Irak par crainte d’une reprise des combats, signe qu’elle craint que le cessez-le-feu ne tienne pas.</p>



<p><em>«&nbsp;Ils ont maintenant prouvé que nous ne pouvons pas leur faire confiance pour gérer les prisons. Leur volonté de les abandonner et de risquer de libérer des prisonniers endurcis de l’EI a suscité l’indignation générale&nbsp;»</em>, a déclaré un diplomate occidental.</p>



<p>Certains combattants kurdes se sont repliés sur leurs positions initiales, se cachant dans la ville lourdement fortifiée de Kobané. Ils affirment se préparer à combattre les forces gouvernementales qu’ils accusent de commettre des atrocités dans un climat de désinformation généralisée.</p>



<p>Les FDS et les habitants de Kobané affirment que la ville est déjà assiégée et accusent le gouvernement d’avoir coupé l’électricité et l’eau.</p>



<p>Dareen Khalifa, conseillère principale à l’International Crisis Group a déclaré : <em>«&nbsp;Tout au long de cette année, les Forces démocratiques syriennes ont mal interprété les signaux et commis des erreurs d’appréciation, ne prenant pas pleinement en compte les conséquences du fait que les États-Unis ne s’appuient pas exclusivement sur elles comme principal partenaire dans la lutte contre le terrorisme&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>



<p>Elle estime que malgré le faible niveau de confiance, les deux parties doivent reprendre rapidement les négociations et finaliser l’accord afin d’éviter de nouveaux combats.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zjjWpElGAR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=4hXtAYnGfV#?secret=zjjWpElGAR" data-secret="zjjWpElGAR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Moyen-Orient &#124; Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:05:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un analyste israélien appelle à la partition de la Syrie en cinq États qui plus est, dans un journal très proche de Benjamin Netanyahu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/">Moyen-Orient | Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un article reflétant la mentalité de certains cercles occidentaux et israéliens concernant l’avenir de la Syrie, révélant une attitude provocatrice et arrogante et ne cachant même plus les intentions vicieuses de redessiner la carte du Moyen-Orient, l’auteur israélien Jason Shvili a appelé dans les colonnes du journal </em></strong><a href="https://www.israelhayom.com/opinions/partition-syria-to-save-it/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Israel Hayom</em></strong></a><strong><em> au démantèlement de la Syrie et à sa partition bien qu’il s’agisse d’un État indépendant qui existe depuis plus d’un siècle. Longtemps avant Israël lui-même.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17615164"></span>



<p>Quand on sait qu’<em>Israel Hayom</em> est le journal le plus proche de Benjamin Netanyahu et qui a accompagné son ascension politique, quand on connaît la perfidie des Israéliens et leur capacité à souffler sur les braises surtout dans un contexte d’une Syrie si fébrile où le pouvoir central est en crise avec les composantes confessionnelles, on ne peut pas prendre à la légère les intentions israéliennes toujours soucieuse d’avoir un voisinage faible et divisé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La division en marche de la Syrie</h2>



<p>Jason Shvili commence son article par un constat qu’il lance tout de go : <em>«La Syrie ne fonctionne pas. Elle n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Elle doit être divisée»</em>.&nbsp;</p>



<p>Et cette partition, il la présente d’une manière vicieuse comme une solution, estimant que les principaux groupes ethniques et religieux –musulmans alaouites, chrétiens, arabes sunnites, druzes et kurdes– méritent l’autodétermination. Pour lui, ces communautés qui ont toujours coexisté en Syrie devraient avoir le droit de se séparer sinon l’alternative est un bain de sang supplémentaire. Il estime que les États-Unis s’obstinent et tentent ridiculement de maintenir l’intégrité territoriale de la Syrie après des décennies de guerre civile. C’est plutôt la mauvaise foi de Shvili qui est ridicule et cocasse. D’ailleurs, il appelle à l’autodétermination des composantes ethniques de la Syrie mais celle des Palestiniens n’existe pas à ses yeux.</p>



<p>L’analyste israélien se base sur les drames confessionnels du mois de ramadan et de cet été pour justifier la division de la Syrie. Il rappelle qu’Al-Charaa a promis que sous son règne l’État syrien s’engage à protéger toutes les minorités et communautés du pays sauf que ses actions et celles de son régime prouvent le contraire. En mars dernier, des forces liées au régime ont tué des Alaouites dans la région côtière syrienne de Lattaquié. Quelques mois plus tard, en juillet, des membres de tribus bédouines et d’autres forces fidèles à Al-Charaa ont brutalement assassiné des centaines de Druzes dans la province syrienne de Soueida. Et tout récemment, des musulmans alaouites ont été chassés de leurs foyers à Damas.</p>



<p>Shvili considère que le président Trump fait fausse route en soutenant le nouveau dirigeant syrien, Ahmed Al-Charaa, qu’il qualifie de terroriste islamiste dont la tête était mise à prix de 10 millions de dollars jusqu’en décembre dernier. Ce qui est vrai, mais les choses se présentent désormais différemment dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T0whn6e8lJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/">Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/embed/#?secret=fd28Pe8ZSf#?secret=T0whn6e8lJ" data-secret="T0whn6e8lJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les drames confessionnels</h2>



<p>Cependant, et malgré ces atrocités, toutes les minorités syriennes ont exprimé leur volonté de rester au sein du pays. Elles demandent simplement une certaine autonomie pour gouverner leurs propres communautés et ne pas être soumises à la tyrannie de la majorité arabe sunnite syrienne. Mais Al-Charaa refuse d’envisager toute possibilité d’autonomie régionale pour les minorités syriennes et insiste sur la création d’un État syrien unitaire. L’administration Trump partage cet avis et son envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, a déclaré qu’il devait y avoir <em>«une nation, un peuple, une armée, une Syrie»</em>.</p>



<p>Sans ciller, Shvili s’interroge: <em>«Pourquoi les États-Unis insistent-ils ridiculement sur le maintien de l’intégrité territoriale d’un pays qui n’aurait jamais dû être créé ?»</em>.&nbsp;</p>



<p>Il convoque l’Histoire et veut instrumentaliser l’échec des accords franco-britanniques de Sykes-Picot pour justifier la partition de la Syrie. Il estime qu’après la Première Guerre mondiale, les puissances alliées victorieuses qui décidèrent de se partager le butin de l’Empire ottoman vaincu au Moyen-Orient ont tracé des frontières arbitraires au mépris des aspirations des différents peuples de la région. C’est ainsi que naquirent la Syrie et une grande partie du Moyen-Orient actuel. Résultat : un siècle de conflits longs et sanglants entre groupes ethniques et religieux rivaux.</p>



<p>Shvili, oubliant – ou feignant d’oublier – &nbsp;qu’Israël lui-même est né de cet imbroglio géostratégique provoqué par la Grande-Bretagne, prétend vouloir mettre fin à ce cercle <em>«vicieux de conflits»</em> et réparer l’injustice commise contre les peuples du Moyen-Orient par les puissances coloniales occidentales il y a un siècle.</p>



<p>Dans le cas de la Syrie, cela signifie accorder aux différents groupes ethniques du pays le droit à l’autodétermination et déconstruire l’État syrien dans son intégralité et le remplacer par des États distincts pour les Alaouites, les Druzes, les Arabes sunnites, les Chrétiens et les Kurdes. Il estime que c’est la seule option pour les minorités syriennes d’obtenir ou de conserver leur autonomie car Al-Charaa refuse toute forme de décentralisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des groupes géographiquement concentrés </h2>



<p>L’Israélien considère que la partition est facile car tous ces groupes sont géographiquement concentrés : les Alaouites à Lattaquié, les Kurdes au Rojava (nord et nord-est de la Syrie), les Druzes à Soueida, les chrétiens à Wadi al-Nasara (vallée des chrétiens) et les Arabes sunnites dans le reste de la Syrie actuelle. La définition des frontières de ces nouveaux États ne devrait donc pas poser trop de difficultés.*</p>



<p>La difficulté, en revanche, sera d’assurer la viabilité des États nouvellement indépendants. Lattaquié, Wadi Al-Nasara et Soueida disposent de peu de ressources naturelles et ces deux derniers sont peu peuplés. Le Rojava, doté de ressources naturelles et d’une population importantes, est enclavé et confronté à un puissant <em>«ennemi»</em>, la Turquie, qui rejette l’idée qu’une partie du Kurdistan obtienne son indépendance. Wadi Al-Nasara et Soueida sont également enclavés, tout comme le sera le nouvel État arabe sunnite.</p>



<p>Selon l’apprenti sorcier israélien, tous ces nouveaux États auront besoin d’une aide extérieure pour garantir leur indépendance. Le nouvel État arabe sunnite peut probablement compter sur un soutien important de la part des autres États arabes sunnites et de la Turquie. Lattaquié peut compter sur le soutien de la Russie car elle abrite encore des bases aériennes et navales russes vitales.</p>



<p>Israël, selon lui, aidera certainement les Druzes de Soueida à maintenir leur sécurité et à développer leur économie rappelant que l’État a déjà pris des mesures contre les forces d’Al-Charaa afin de protéger les Druzes de nouvelles atrocités. Il estime qu’il serait également avantageux pour Israël de s’assurer de nouveaux alliés en aidant les nouveaux États de Wadi Al-Nasara, de Lattaquié et surtout du Rojava car Israël et les Kurdes ayant une longue histoire d’amitié.</p>



<p>En réalité, le soutien israélien au Rojava pourrait s’avérer nécessaire car la Turquie recourra très certainement à la force militaire pour empêcher cette région désormais semi-autonome d’accéder à l’indépendance, à moins qu’une autre puissance régionale, comme Israël, ne s’engage à la défendre. En effet, la Turquie et son mandataire, l’Armée nationale syrienne, occupent déjà de vastes zones du nord et du nord-est de la Syrie. De plus, rien ne garantit que les troupes américaines actuellement stationnées au Rojava y resteront. Le président Trump a déjà réduit leurs effectifs et souhaite, à terme, le départ de toutes les troupes américaines de la zone. Israël peut conclure une alliance stratégiquement très avantageuse avec le Rojava en armant ses forces et en garantissant sa sécurité face à la Turquie et au groupe État islamique (EI).</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GetDVoMrB1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=tafGP5sFul#?secret=GetDVoMrB1" data-secret="GetDVoMrB1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un plaidoyer pour la partition</h2>



<p>Shvili estime, à la fin de son plaidoyer pour la partition, que ni le Rojava ni aucune partie de la Syrie actuelle n’ont la moindre chance de prospérer s’ils sont contraints de rester au sein du même pays. De son point de vue, en insistant sur le maintien de l’unité syrienne, les États-Unis et leurs alliés condamneront son peuple à de nombreuses années supplémentaires de tyrannie et de massacres. <em>«Le président Trump a toujours affirmé son ambition de voir naître un Moyen-Orient nouveau et plus prospère. Il peut commencer par permettre et encourager les peuples de l’actuelle République arabe syrienne à rechercher l’autodétermination dans leurs propres États indépendants»</em>, conclut l’analyste israélien.</p>



<p>En voyant avec quelle certitude Jason Shvili appelle à la partition de la Syrie en cinq États qui plus est, dans un journal très proche du pouvoir israélien et en constatant avec quelle arrogance Benjamin Netanyahu ne cesse d’affirmer qu’il redessine le Moyen-Orient depuis le 7 octobre 2023, cette volonté de faire éclater la Syrie doit être prise très au sérieux surtout que depuis l’effondrement du défunt Axe de la résistance, Israël est complètement désinhibé et s’adonne à la domination et à la prédation sans se soucier de rien du tout.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/">Moyen-Orient | Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 10:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Alaouites]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Soueida]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relation exécrable de Ahmed Al-Charaa avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Autant le nouveau régime syrien dirigé par Ahmed Al-Charaa est soutenu à l’international, aussi bien par les pays du Moyen-Orient que ceux de l’Occident, autant sur le plan intérieur il est contesté et sa légitimité discutée, peinant à asseoir son pouvoir sur l’intégralité du territoire, alors que sa relation exécrable avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. Le doute est permis. </em></strong><em>(Ph. Les Druzes syriens font leur révolution à Soueida).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17260861"></span>



<p>Dans les colonnes de <a href="https://www.haaretz.com/middle-east-news/2025-08-12/ty-article/.premium/armed-factions-occupation-and-foreign-guests-can-syrias-new-regime-stand-on-its-own/00000198-9d18-d461-afba-bf5ba9100000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>, l’éditorialiste Zvi Bar’el a brossé un tableau de la situation prévalant dans ce pays du Levant et s’est penché sur le défi de l’unité territoriale de plus en plus menacée à cause des conflits confessionnelles. </p>



<p>Huit mois se sont écoulés depuis que les forces d’Ahmad Al-Charaa ont renversé le régime de Bachar Al-Assad et la Syrie peine toujours à se relever. En effet, à Damas, le nouveau chef dirige un gouvernement et d’importantes sommes d’argent commencent à affluer dans les caisses de l’État, notamment en provenance d’Arabie saoudite, du Qatar et de Turquie. En mars, une constitution provisoire a été rédigée, le président s’est rendu dans de nombreux pays, les États-Unis ont levé la plupart de leurs sanctions économiques et Trump a annulé la prime mise sur la tête d’Al-Charaa, considéré jusqu’à lors comme un terroriste notoire. Même le cadre initial d’une armée nationale commence à prendre forme.</p>



<p>Cependant, le régime ne contrôle que 60 à 70% du territoire du pays, des dizaines de milices armées n’ont pas encore rejoint l’armée, les frontières du pays attendent une démarcation définitive et convenue et des forces étrangères sont toujours présentes dans le pays, que ce soit en tant qu’occupants comme la Turquie et Israël ou en tant qu’<em>«invités»</em> comme les États-Unis et la Russie. Trois importantes minorités –les Kurdes, les Druzes et les Alaouites– menacent de déchirer le pays en cantons autonomes. De plus, le régime doit lutter contre les gangs et les milices, comme les unités de l’Etat islamique (EI), dont les activités se sont récemment intensifiées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qZYr656jQj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=ZWSQ9crlP5#?secret=qZYr656jQj" data-secret="qZYr656jQj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comme un entrepôt de pièces détachées</h2>



<p>La Syrie ressemble donc aujourd’hui à un entrepôt de pièces détachées qui aurait pu former un État mais dont les plans d’assemblage ont été perdues en cours de route. Le problème est qu’il n’existe toujours pas de dirigeant alternatif à Al-Charaa, et ses partisans, les dirigeants des pays arabes et occidentaux, doivent continuer à consolider l’échafaudage sur lequel repose son pouvoir et espérer qu’il mènera à bien cette tâche.</p>



<p>L’effort principal consiste désormais à s’attaquer aux forces centrifuges à l’œuvre au sein de l’État. Après le massacre de membres de la minorité alaouite en mars, qui a fait entre 1 500 et 1 700 morts, le régime semble avoir réussi à pacifier le gouvernorat de Lattaquié, où sont concentrés la plupart des Alaouites et des groupes considérés comme des <em>«résidus du régime Assad»</em>. Cependant, les événements de Soueida ont éclaté plus tard et leurs effets ont dépassé le contexte géographique. Le cessez-le-feu, entré en vigueur après les affrontements meurtriers –qui ont également fait environ 1 500 morts selon le Centre de surveillance des droits de l’homme en Syrie, basé à Londres– n’a pas réussi à mettre un terme définitif aux combats.</p>



<p>Soueida est soumise à un siège serré, imposé par les Druzes, tandis que le régime lui-même affirme que les forces locales, en particulier les gangs et les tribus, empêchent les convois d’aide d’atteindre la ville.</p>



<p>Selon les estimations de l’Onu, environ 200 000 personnes ont fui Soueida pour se réfugier dans les villes voisines comme Deraa, d’autres villes proches, voire Damas. Des militants d’organisations humanitaires locales et internationales affirment que sur les routes reliant Damas à Soueida, les forces locales contrôlent les checkpoints. Tantôt elles laissent passer les marchandises, tantôt elles les bloquent, selon leur bon vouloir. Les mafias locales sont paralysées, le carburant arrive au compte-gouttes, les infrastructures d’eau et d’électricité sont détruites, les rayons des hôpitaux et des cliniques sont vides de médicaments et la ville est au bord de la faillite.</p>



<p>Selon l’accord de cessez-le-feu, les forces du régime assureront le passage des marchandises et la sécurité le long des principaux axes routiers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FqSURryorp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=F6zDiPxEzV#?secret=FqSURryorp" data-secret="FqSURryorp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Druzes en rangs dispersés</h2>



<p>De leur côté, les forces armées druzes, théoriquement sous la protection du régime, sont responsables de la sécurité dans la ville même. Cependant, même au sein de l’establishment politique, militaire et religieux druze, de profondes divisions persistent. Ces divisions ont empêché toute négociation et encore moins tout accord sur un plan d’action mutuellement acceptable.</p>



<p>Jusqu’à la semaine dernière, il semblait que le régime pouvait compter sur le soutien de deux des trois chefs spirituels de la communauté, Cheikh Youssef al-Jarbou et Cheikh Hamoud al-Hinawi, qui ont exprimé leur soutien à l’unité syrienne et aux négociations avec le régime concernant le statut et les droits des Druzes. Cette position contraste avec celle de Cheikh Hikmat al-Hijri qui a sollicité l’aide des forces internationales dont Israël (bien qu’il le considérait auparavant comme un ennemi) et qui considère le régime d’Al-Charaa comme un ennemi déterminé à détruire la communauté.</p>



<p>Cependant, à la fin de la semaine, il est apparu que les deux autres dirigeants avaient rejoint la position d’Al-Hijri. Al-Hinawi a tenu des propos inédits contre les tribus bédouines, les qualifiant d’<em>«émanation du régime»</em> qui avait sapé la confiance des Druzes, les avait poignardés dans le dos et <em>«mis l’épée au-dessus du cou des innocents»</em>.</p>



<p>Le tournant semble s’être produit à la suite d’une réunion tenue vendredi dernier dans la ville kurde de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Organisée par l’Administration autonome kurde, cette réunion a réuni environ 400 délégués représentant les communautés druze, kurde, alaouite et chrétienne. Cheikh al-Hijri a prononcé un discours. Les participants ont exigé des amendements de la constitution intérimaire afin de garantir les droits et le bien-être des minorités. Cependant, l’objectif principal de la réunion, comme indiqué dans la déclaration générale, était de revendiquer la mise en place d’un système décentralisé au sein de l’État, un concept qui implique l’instauration d’une autonomie confessionnelle légale. Il n’est pas tout à fait clair comment ces gouvernements autonomes seraient subordonnés au régime de Damas.</p>



<p>Le régime considère cette réunion comme un affront à l’accord, notamment avec les Kurdes, alors que les parties prévoyaient d’organiser une nouvelle série de négociations cette semaine à Paris sous l’égide de la France et des États-Unis. En réaction, le régime est revenu sur son intention de participer aux pourparlers, qui sont désormais au point mort, tout comme les négociations sur le statut de la minorité kurde dans le pays. Parallèlement, des informations non confirmées font état de préparatifs de l’armée syrienne en vue d’une confrontation avec les forces kurdes.</p>



<p>Au lieu de cette réunion, un sommet tripartite devant se tenir en Jordanie, avec la participation du ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Sheibani, de l’envoyé spécial américain Tom Parker, et du ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, afin de discuter des <em>«moyens de reconstruire la Syrie»</em>. Cette réunion n’a pas pour objectif de trouver des solutions aux problèmes kurdes ou druzes.</p>



<p>La coopération entre Druzes et Kurdes élargit l’arène du conflit entre le régime et les principales minorités armées et renforce l’urgence de définir l’État syrien. S’agira-t-il d’un État unifié, comme le souhaitent les États-Unis et la Turquie, ou d’un État divisé (le régime accuse Israël d’avoir cette intention et cette ambition)?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HztnQ26Fbh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=pzmOVDxhoQ#?secret=HztnQ26Fbh" data-secret="HztnQ26Fbh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions américaines sur les Kurdes</h2>



<p>En réalité, les États-Unis exercent une pression intense sur les Kurdes pour qu’ils parviennent à un accord avec le régime, sans pour l’instant obtenir de résultats probants. La Turquie manque d’influence sur les Druzes. Concernant les Kurdes, elle tente d’exploiter le processus de réconciliation entamé avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour persuader les Kurdes de Syrie de déposer les armes et de rejoindre l’armée syrienne. Comme les États-Unis, Ankara se trouve dans une impasse. Israël est considéré comme le facteur susceptible d’influencer les Druzes et, à cette fin, Al-Charaa a tenté de convaincre la Russie de permettre aux Druzes de rejoindre le régime et de les encourager à le soutenir. Cette question a même été évoquée lors de l’entretien entre Poutine et Netanyahu à la fin du mois dernier. Lors de cet entretien, le président russe, dans un langage presque menaçant, a souligné la nécessité de <em>«préserver l’unité de la Syrie»</em> face au soutien d’Israël à la minorité druze.</p>



<p>Israël a entendu mais est resté impassible. Parallèlement, la Russie renforce ses liens avec les forces kurdes du nord de la Syrie, transférant du matériel et des avions de sa base de Hmeimim à l’aéroport de la région kurde de Qamichli. Elle a également consolidé ses liens étroits avec les dirigeants de la minorité alaouite du gouvernorat de Lattaquié. Si Moscou semble avoir été écarté du processus décisionnel en Syrie après la chute du régime d’Assad, la rencontre du ministre syrien des Affaires étrangères avec Poutine et avec le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov le mois dernier, pour la première fois depuis la chute du régime d’Assad, témoigne de la volonté russe d’être un protagoniste sur la scène syrienne en utilisant ses outils d’influence et ses relations avec les Kurdes et les Alaouites. Tout cela se produit alors que la Russie accueille Bachar Al-Assad et sa famille, ainsi que des milliers d’officiers syriens réfugiés à Moscou après l’effondrement du régime.&nbsp;</p>



<p>Il semble qu’Al-Charaa se retrouve actuellement l’otage d’un ensemble de pressions et d’influences exercées par divers pays en compétition en Syrie, réduisant ainsi sa marge de manœuvre. Le pays est devenu un terrain de jeu facile pour tous les protagonistes de cette compétition, à l’exception du gouvernement syrien et de ses citoyens.</p>
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		<item>
		<title>Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 05:13:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
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		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ahmed Al-Charaa, la Syrie opère un revirement stratégique aussi bien sur les plans géopolitique et économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après quinze ans d’une guerre civile dévastatrice et de sanctions économiques qui l’ont saignée à blanc et qui ont épuisé son peuple, la Syrie n’est plus sur le ban des nations. Mardi 13 mai 2025, le président américain a décidé de lever les sanctions qui excluaient la Syrie du système bancaire international, qui l’empêchaient d’exporter et qui interdisaient tout investissement étranger. Le lendemain, il a rencontré le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa. En contrepartie de cette réhabilitation internationale, le pays du Levant a opéré un revirement stratégique aussi bien sur le plan géopolitique que sur le plan économique.&nbsp;<br></em></strong><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16566116"></span>



<p>Dans une enquête publiée par le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/syria-damascus-sanctions-trump-3bm3rgjdh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, David Charter et Samer Al-Atrush reviennent sur l’entretien historique de 33 minutes entre le président intérimaire syrien Ahmad Al-Charaa et le président Donald Trump qui s’est tenu dans la matinée du mercredi 14 mai 2025 à Riyad et sur les raisons qui ont motivé le locataire de la Maison Blanche à lever les sanctions qui étranglent la Syrie depuis 15 ans. Il semble que l’ouverture d’Al-Charaa sur une future normalisation avec Israël et son positionnement anti-iranien ont été décisifs. </p>



<p>Le profil d’ancien djihadiste du nouveau président syrien n’a pas gêné Trump. Celui qui dirigeait auparavant Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a rompu ses liens avec Al-Qaïda mais son nom n’a pas été encore retiré de la liste américaine des terroristes. Cependant, en déclarant qu’il souhaitait reconnaître Israël et rejoindre les accords d’Abraham, que Trump considère comme sa première réussite en matière de politique étrangère, il a caressé le président américain dans le sens du poil.&nbsp;</p>



<p>Selon une source bien informée, Al-Charaa a toutefois précisé au président américain qu’avant de lancer l’opération de normalisation avec l’État hébreu, il souhaitait parvenir à stabiliser son pays. A 42 ans, il a rencontré Trump en présence du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan a participé à la réunion par téléphone. Le prince héritier saoudien et le président turc qui sont les véritables parrains régionaux du nouvel homme fort de la Syrie ont joué un rôle clé pour convaincre Trump de lever les sanctions contre la Syrie.</p>



<p>Le <em>Times</em> rapporte aussi qu’Al-Charaa n’a pas l’intention de contester le contrôle d’Israël sur le plateau du Golan, le territoire stratégiquement important occupé en 1967, ni la zone tampon que l’Etat hébreu a établie après l’effondrement du régime d’Al-Assad.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46dOwcVLVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=XFYCCNDfLN#?secret=46dOwcVLVh" data-secret="46dOwcVLVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’influence iranienne</h2>



<p>Outre la normalisation avec Israël, la position anti-iranienne d’Al-Charaa a toute son importance pour Washington. Que la Syrie, pays à l’emplacement stratégique au Moyen-Orient et déterminant dans la géopolitique régionale, soit en dehors de la sphère d’influence de la République islamique ne peut qu’arranger les États-Unis. Le journal britannique assure que cette posture anti-iranienne a rapproché Al-Charaa des Américains. Il s’en est déjà pris à l’influence de Téhéran et de ses groupes mandataires au Moyen-Orient, les accusant de déstabiliser la région. L’année dernière, il a déclaré que l’influence de l’Iran avait décliné et qu’elle est revenu à ce qu’elle était 40 ans en arrière après le renversement du régime de Bachar Al-Assad et l’effondrement de son armée. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe, il a également déclaré: <em>«En éliminant les milices et en empêchant l’influence iranienne en Syrie, nous servons les intérêts de la région»</em>.</p>



<p>Le président syrien semble avoir séduit Trump. S’exprimant dans l’avion présidentiel, en route pour Doha, ce dernier a déclaré aux journalistes qu’Al-Charaa était <em>«un jeune homme séduisant, un homme dur, avec un passé solide, un passé très solide. Un combattant»</em>. Il s’est également dit honoré de lever les sanctions contre la Syrie pour lui donner un nouveau départ. Il estime qu’Al-Charaa a une chance de remettre sur pied la Syrie.&nbsp;</p>



<p>Interrogé sur la possibilité de construire une Trump Tower à Damas après qu’Al-Charaa eut formulé cette proposition à des médiateurs, Trump a répondu: <em>«Non, je n’en ai pas entendu parler. Il faudra attendre un peu que la situation se calme dans le pays. Je pense qu’il en a les moyens, c’est un véritable leader. Il est vraiment remarquable»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BgUoyZjM5P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=YTxLIoEoNi#?secret=BgUoyZjM5P" data-secret="BgUoyZjM5P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le revirement stratégique de la Syrie</h2>



<p>Trump a également appelé la Syrie à coopérer avec les États-Unis sur les questions de lutte contre le terrorisme, notamment l’expulsion des <em>«terroristes palestiniens»</em>, terme par lequel les États-Unis désignent les factions palestiniennes présentes en Syrie à savoir le Jihad islamique et le Front de libération de la Palestine. Il semble que cet appel déjà formulé il y a quelques semaines ait trouvé son écho à Damas puisque des arrestations dans les rangs de ces deux factions ont eu lieu.</p>



<p>Le président américain a également demandé au président intérimaire syrien la prise en charge des prisons où sont incarcérés les membres de l’EI et leurs familles qui sont jusque-là sous le contrôle des Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Al-Charaa a exprimé sa volonté de donner aux entreprises américaines l’accès aux ressources naturelles du pays notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz. Il voulait impliquer le président Trump dans un plan Marshall pour la reconstruction de la Syrie et dans le cadre duquel les entreprises américaines et européennes recevraient des contrats préférentiels aux dépens de la Chine et d’autres puissances.</p>



<p>En s’inscrivant dans la voie de la normalisation avec Israël qu’encourage Washington, en sortant la Syrie de l’Axe pro-iranien et en ouvrant son pays à l’économie de marché et en favorisant les entreprises occidentales, Ahmed Al-Charaa a opéré tout simplement un revirement stratégique. C’est une rupture dans l’Histoire contemporaine de la Syrie qui a longtemps été l’alliée régional de l’Union soviétique puis de la Fédération de Russie, qui fut une pièce maîtresse de l’Axe de la Résistance (axe pro-iranien) et dont l’économie a été jusque-là étatiste. Al-Charaa a obtenu la levée des sanctions et les Occidentaux, surtout les Américains, ont désormais un pays stratégique du Moyen-Orient dans leur giron.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kGQzHv6ASL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=m9VSCP0oSg#?secret=kGQzHv6ASL" data-secret="kGQzHv6ASL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 09:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[armes chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Syrie n’échappe à la méthode de Trump qui consiste à brouiller les cartes et à souffler le chaud et le froid.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/">Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’administration Trump brouille les cartes dans tous les dossiers. Certains disent que c’est relatif à la personnalité imprévisible du président américain, d’autres estiment que c’est plutôt une tactique pour faire pression sur la partie concernée. Quoi qu’il en soit, la Syrie n’échappe à la méthode trumpiste.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16246564"></span>



<p>Il y a seulement quelques semaines, les médias internationaux relevaient que Trump allait rencontrer Ahmed Al-Charaa lors de sa&nbsp;prochaine visite en Arabie saoudite. Les Américains ont également soutenu le nouveau pouvoir syrien dans son exigence d’intégrer les Kurdes des Forces démocratiques de Syrie (FDS) aux nouvelles forces armées syriennes et les Qataris ont obtenu une exemption pour pouvoir exporter du gaz à la Syrie alors que les sanctions interdisent toute exportation vers ce pays du Levant. Aujourd’hui, les Américains haussent le ton et ont formulé deux exigences.</p>



<p>Selon une enquête du <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/u-s-toughens-demands-on-syrias-new-islamist-led-leadership-695bff58" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a></em>, réalisée par Jared Maslin, Nancy Youssef et Michael Gordon, l’administration Trump a renforcé ses exigences envers les nouveaux dirigeants islamistes en Syrie. Washington veut que Damas réprime les éléments extrémistes et expulse les organisations palestiniennes du pays en échange d’un allègement limité des sanctions.&nbsp;</p>



<p>Le journal ajoute que l’administration Trump a menacé d’adopter une position ferme à l’égard du nouveau gouvernement syrien&nbsp;: s’il ne répond pas favorablement à ses exigences, la levée de certaines sanctions ne pourrait avoir lieu.</p>



<p>Selon des responsables américains informés, la Maison-Blanche a émis ces dernières semaines des directives politiques appelant le gouvernement syrien à prendre des mesures qui incluent également la sécurisation du stock d’armes chimiques du pays. Ils ont ajouté que les États-Unis envisageraient, en retour, de renouveler une dérogation étroite aux sanctions émise par l’administration Biden qui vise à accélérer l’afflux d’aide au pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aRDaAaHGqi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=WN8j65c6GM#?secret=aRDaAaHGqi" data-secret="aRDaAaHGqi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le scepticisme des responsables américains</h2>



<p>Le <em>WSJ </em>note que ces directives reflètent le scepticisme des responsables de l’administration américaine à l’égard du gouvernement syrien dirigé par d’anciens chefs rebelles islamistes qui ont chassé le président Bachar Al-Assad du pouvoir en décembre mettant fin à 13 ans de guerre civile sanglante.</p>



<p>Le journal rapporte également que la Russie n’a pas été mentionnée dans les nouvelles orientations de la politique américaine. Cela révèle comment l’administration Trump atténue la pression exercée par l’administration de l’ancien président Biden pour exhorter Damas à démanteler les bases militaires russes en Syrie.&nbsp;</p>



<p>Le journal a cité une porte-parole du département d’État américain qui a déclaré: <em>«Les États-Unis ne reconnaissent actuellement aucune entité comme étant le gouvernement de la Syrie. Les autorités intérimaires syriennes doivent rejeter complètement le terrorisme et le réprimer»</em>.</p>



<p>Le gouvernement américain continue de classer Ahmed Al-Charaa comme terroriste, une désignation datant de l’époque où il dirigeait le front Al-Nosra, un groupe d’abord lié à Al-Qaïda avant de rompre les liens avec celui-ci.&nbsp;</p>



<p>L’administration Trump ne semble pas disposée à s’engager avec le nouveau régime, tout comme l’administration Biden, qui a envoyé de hauts fonctionnaires rencontrer Al-Charaa en décembre et a levé la récompense de 10 millions de dollars précédemment offerte par le FBI pour quiconque qui permet de capturer le nouvel homme fort de Syrie.</p>



<p>Le journal a cité des responsables de la défense affirmant que le Pentagone prévoyait de réduire de moitié le nombre de forces américaines en Syrie, où environ 2 000 soldats sont stationnés, travaillant avec les Forces démocratiques syriennes dans le nord-est de la Syrie. L’administration américaine prévoit de mener une étude pour déterminer si de nouvelles réductions de troupes doivent être effectuées cet été.</p>



<p>Les forces américaines ont pour mission d’empêcher la Syrie de devenir un bastion pour des groupes extrémistes tels que l’Etat Islamique. La position de Trump sur d’autres éléments de la politique américaine envers la Syrie n’est pas encore claire.</p>



<p>L’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient et l’Ukraine, Steve Witkoff, a déclaré le mois dernier qu’Al-Charaa est <em>«une personne différente de ce qu’elle était auparavant. Les gens changent»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QyWkrgIH6E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=SZslChoeD1#?secret=QyWkrgIH6E" data-secret="QyWkrgIH6E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Eviter le retour de la Russie</h2>



<p>Les principaux dirigeants républicains craignent que l’influence américaine en Syrie ne diminue d’une manière qui pourrait créer une opportunité pour la Russie et la Chine. Dans une autre direction, d’éminents dirigeants militaires ont abordé la nouvelle situation avec pragmatisme, contribuant à la négociation d’un accord en mars visant à placer une force militaire forte, à savoir les Kurdes des FDS, soutenue par les États-Unis sous le commandement du gouvernement de Damas.</p>



<p>Le gouvernement syrien a refusé de commenter les nouvelles exigences de la politique américaine dont il a été informé.</p>



<p>Le <em>New York Times</em> avait déjà révélé la décision du Pentagone de retirer ses forces de Syrie. Le journal a noté qu’Al-Charaa a passé des années à travailler pour améliorer son image, purger son groupe des extrémistes et combattre l’EI. Depuis son arrivée au pouvoir, lui et son gouvernement ont œuvré pour être acceptés par l’Occident et par la communauté internationale en général, promettant de gouverner la Syrie en prenant compte de sa diversité ethnique et religieuse et s’engageant à éviter tout conflit avec Israël. En mars, Al-Charaa a nommé un nouveau gouvernement dans lequel les islamistes ont conservé des ministères clés mais ont également inclus des membres de groupes minoritaires et des dirigeants de la société civile.</p>



<p>Le <em>WSJ </em>note que les enjeux sont importants pour Al-Charaa et son gouvernement avec une économie chancelante et des villes en ruines après des années de guerre au cours desquelles la Russie et l’Iran ont soutenu l’ancien régime. Sans la levée des sanctions imposées par les pays occidentaux et les États-Unis à l’ancien régime, la reconstruction de la Syrie sera difficile.</p>



<p>Bien que l’Union européenne et le Royaume-Uni aient assoupli certaines sanctions, sans le soutien américain et l’accès au système financier mondial, la Syrie continuera de lutter pour garantir les salaires de ses employés et pour commencer la reconstruction d’une manière qui permette aux réfugiés de rentrer chez eux et empêche une nouvelle violence.</p>



<p><em>«Une aide importante est désespérément nécessaire pour accomplir tout cela et sécuriser le pays ainsi que pour initier tout type de développement et le temps presse»</em>, a déclaré au journal Natasha Hall, chercheuse principale au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington.</p>



<p>Les récentes directives politiques de l’administration américaine comprennent certaines demandes similaires à celles formulées par l’administration Biden à Al-Charaa, notamment la collaboration avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, la sécurisation de l’uranium hautement enrichi et la nomination d’un officier de liaison pour localiser 14 Américains disparus en Syrie.</p>



<p>L’administration américaine exige également du nouveau gouvernement qu’il publie une déclaration publique contre les groupes djihadistes. Dans une nouvelle demande, l’administration américaine veut que la Syrie interdise aux groupes armés palestiniens d’opérer dans le pays, y compris de lever des fonds, et expulse leurs membres de Syrie.</p>



<p>Des groupes palestiniens opèrent depuis des décennies à l’instar du Djihad islamique ou des gauchistes du Front populaire de la libération de la Palestine. Le Hamas y avait son siège jusqu’en 2012.&nbsp;La Syrie abrite également un grand nombre de réfugiés palestiniens depuis 1948 et toute tentative d’expulsion pourrait conduire à une confrontation entre le gouvernement et ces organisations.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lKdCeQSjsI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/">La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/embed/#?secret=NjxONScOeQ#?secret=lKdCeQSjsI" data-secret="lKdCeQSjsI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En attendant la levée des sanctions </h2>



<p>En échange de la mise en œuvre de ces demandes, les États-Unis soutiendront l’intégrité territoriale de la Syrie, envisageront de reprendre les relations diplomatiques et retireront les responsables syriens de la liste des organisations terroristes.</p>



<p>Dans le cadre de cette nouvelle politique, les États-Unis envisageront également de prolonger les dérogations aux sanctions existantes émises par l’administration Biden en janvier qui visent à accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire à la Syrie.</p>



<p>En janvier, le Trésor américain a accordé des exemptions aux groupes d’aide et aux entreprises qui fournissent des fournitures essentielles, notamment de l’électricité, du pétrole et du gaz naturel. L’offre américaine reste en-deçà de la levée des sanctions prônée par certains responsables européens, des puissances régionales comme la Turquie et des analystes de sécurité qui craignent que la Syrie ne retombe dans la violence ou ne tombe à nouveau sous l’influence de la Russie et d’autres adversaires traditionnels des États-Unis.</p>



<p><em>«Cela compliquera grandement la situation et, en fait, ne fera que pousser la Syrie et les nouvelles autorités entre les mains des Russes ou même des Chinois»</em>, a déclaré Benjamin Fife, analyste de recherche senior chez Karam Shaar Consulting, un cabinet de conseil travaillant sur l’économie syrienne.</p>



<p>Il est à noter que la nouvelle politique de l’administration Trump ne fait aucune mention de la Russie qui est intervenue militairement en Syrie en 2015. Après la chute d’Assad, la Russie a envoyé des cargaisons de billets de banque syriens dans le pays pour tenter de maintenir son influence dans ce pays.</p>



<p>Deux anciens responsables de l’administration Biden ont déclaré que l’un des objectifs des efforts diplomatiques de l’administration avec Damas était de mettre fin à la présence militaire de la Russie en Syrie, y compris deux bases navales et aériennes près de la mer Méditerranée, qui sont au cœur des efforts mondiaux du Kremlin pour étendre son influence. Ceci n’est plus d’actualité avec l’administration Trump.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/">Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie &#124; Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 07:08:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abou Mohamed Al-Joulani alias Ahmed Al-Charaa : quand le chef de milice deviendra-t-il chef d'Etat ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nouveau président syrien catapulté à la tête du principal pays du Levant à la suite de la chute vertigineuse de Bachar Al-Assad il y a seulement trois mois se trouve aujourd’hui face une équation pour le moins compliquée à résoudre.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15893079"></span>



<p>Ahmed Al-Charaa, ancien djihadiste lui-même, doit à la fois imposer son pouvoir à des factions islamistes qui sont légion, peu disciplinées et dont certaines sont très violentes, les derniers événements meurtriers dans la zone côtière à forte densité alaouite en attestent. S’il ne parvient pas à le faire, c’est le spectre de la désintégration de la Syrie qui pointe. Et en même temps, les troupes du nouveau pouvoir sont souvent confrontées à des embuscades tendues par des groupes armés liés à l’ancien pouvoir qui veulent que le pays sombre dans le chaos à la fois pour se venger et pour montrer que le nouveau président est incapable de tenir le pays. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le pays est détruit par quinze ans de guerre civile et se trouve étranglé économiquement. Ahmed Al-Charaa peut-il réussir cette mission quasi-impossible?&nbsp;</p>



<p>Le magazine britannique <em><a href="https://www.economist.com/leaders/2025/03/13/time-is-running-out-for-syrias-president" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> indique dans un récent éditorial que le temps presse pour le président syrien et qu’il ne doit pas accaparer le pouvoir mais associer et impliquer les différentes parties pour préserver l’unité de son pays. </p>



<p>Le magazine note que la Syrie a été le théâtre des pires violences sectaires depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad il y a trois mois et peut-être depuis les attaques chimiques sur la Ghouta orientale en 2013. Le pays qui ressent encore l’impact de la très longue dictature et de la guerre civile et qui n’a pas encore pansé ses plaies a reçu un nouveau choc. On estime que 800 personnes ont été tuées dans les zones côtières de la Syrie considérées comme le bastion de la communauté alaouite à laquelle appartient la famille Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spectre de la désintégration</h2>



<p>Les violences révèlent le dilemme de la gouvernance de la Syrie : le pays restera-t-il un État unifié avec un pouvoir concentré entre les mains d’un gouvernement central capable de faire régner l’ordre public, même si le président Ahmed Al-Charaa est un ancien djihadiste dont l’engagement à inclure d’autres protagonistes dans le projet de reconstruction du pays est douteux? Ou bien les minorités devraient-elles garantir leur propre sécurité dans les zones où elles vivent même si cela se fait au prix de la désintégration du pays?</p>



<p>Le <em><a href="https://www.economist.com/leaders/2025/03/13/time-is-running-out-for-syrias-president" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> note que les causes des récents événements restent floues, la meilleure hypothèse étant que des combattants de la minorité alaouite ont attaqué les forces gouvernementales et des hôpitaux le jeudi 6 mars 2025. En réponse, les milices sunnites se sont précipitées en convois dans les villages et les villes tuant des civils et incendiant des maisons. Comble de l’horreur, des vidéos ont montré que des civils étaient obligés d’aboyer comme des chiens avant d’être abattus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VXLqxu2LmX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=ou1XkssXKC#?secret=VXLqxu2LmX" data-secret="VXLqxu2LmX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>The Economist</em> estime que les milices sunnites sont probablement responsables de la plupart des meurtres. Certains pensent qu’Ahmed Al-Charaa n’est pas prêt à limiter le pouvoir des extrémistes parmi ses partisans quand d’autres considèrent qu’il a mis du temps à réagir aux événements et que son gouvernement n’a pas le contrôle de la situation. En tout état de cause, les événements violents dans les zones alaouites sont un signe de la désintégration de la Syrie.</p>



<p>Dans le nord du pays, les groupes kurdes ont leurs propres poches. Dans le sud, d’autres milices, notamment celles dirigées par les Druzes, ont eux aussi une sphère d’influence. Les puissances étrangères interviennent soit pour protéger leurs frontières du chaos soit pour saisir l’opportunité de contrôler l’avenir de la Syrie. Israël soutient les Druzes, la Turquie les groupes arabes sunnites et l’Amérique les Kurdes, du moins encore pour le moment.</p>



<p>Malgré qu’elle ait soutenu le régime détesté d’Al-Assad, la Russie reste réticente à réagir espérant conserver une certaine influence et peut-être l’accès à ses bases aériennes et navales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chef d’Etat ou chef de milice&nbsp;?</h2>



<p>Pour le magazine britannique, Al-Charaa a été jusqu’à présent décevant. Son expérience précédente consistait à diriger un régime illibéral dans la ville d’Idlib par l’intermédiaire de son groupe Hayat Tahrir Al-Cham. Jusqu’à présent, il dirige la Syrie en tant que chef de milice. Il n’a pas respecté les délais pour former un gouvernement inclusif, publier une déclaration constitutionnelle et nommer un organe législatif et il n’a montré aucun engagement envers les lois laïques, ne faisant preuve que d’une faible tolérance.</p>



<p>Cependant, les défauts de son gouvernement reflètent également la faiblesse de l’État syrien. Il ne dispose que d’un nombre relativement restreint de forces sous son contrôle direct. Les différentes milices ethniques sont également plus nombreuses et plus armées que l’armée et la police.</p>



<p>La Syrie a besoin d’un gouvernement central capable de déléguer son autorité aux provinces. L’Occident doit lever les sanctions économiques qu’il a imposées pour punir le régime odieux d’Al-Assad qui causent actuellement de graves difficultés financières à la Syrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RfwK3CBYy6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/embed/#?secret=a4E0CuGYsD#?secret=RfwK3CBYy6" data-secret="RfwK3CBYy6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Rétablir la confiance</h2>



<p>Toutefois, la responsabilité incombe à Al-Charaa. Cette semaine, après les massacres, il a pris quelques mesures positives. Il a formé des comités pour enquêter sur les violences sectaires et a signé un accord pour intégrer les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans les forces de sécurité syriennes. Sauf qu’il doit faire plus et son armée doit être purgée des extrémistes et davantage de modérés doivent être invités à le rejoindre afin qu’il ait le pouvoir de réagir et n’apparaisse pas comme un instrument d’un pouvoir sunnite. Il doit également mettre en place des institutions et fixer un calendrier pour les élections qui rassureraient les Syriens sur le fait qu’un gouvernement fort ne serait pas l’expression de ce&nbsp; pouvoir strictement sunnite. Il faudrait donc déléguer davantage de pouvoirs aux régions.</p>



<p>La reconstruction de la Syrie est une question de confiance. Si davantage de personnes croient en un avenir harmonieux, les chances d’y parvenir augmenteront. Cependant, un autre massacre sous l’ère d’Al-Charaa pourrait mettre fin à son pouvoir et le pays implosera.</p>



<p><em>The Economist</em> affirme que les événements survenus le 6 mars ont transformé l’ouest de la Syrie en une <em>«zone de catastrophe avec des cadavres jonchant les rues et des gens fuyant vers les forêts ou vers le Liban»</em>. Le magazine ajoute qu’Al-Charaa semble déchiré entre son passé djihadiste et son présent de président en citant la vidéo qu’il a publiée le premier jour du soulèvement qui était pleine de références religieuses, incitait au conflit et louait <em>«nos honorables combattants»</em>.</p>



<p>Cependant, pragmatique, et alors que les tensions dans le pays s’intensifiaient, il a habilement changé de cap. Dans un deuxième discours vidéo prononcé deux jours plus tard, il s’est fait passer pour le chef d’une nation et non d’une communauté. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, il a nommé des Alaouites à des postes de direction et les a inclus dans deux comités: l’un pour enquêter sur les actes de violence et l’autre pour rétablir la paix civile.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K0PDYufsY6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/">La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/embed/#?secret=gBGxD4ja8E#?secret=K0PDYufsY6" data-secret="K0PDYufsY6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Maintenir l’unité du pays</h2>



<p>Le lendemain, un accord a été annoncé pour intégrer les Forces démocratiques syriennes aux forces de sécurité gouvernementales. Il existe un possible accord avec les Druzes qu’Israël tente d’attirer. Le 11 mars, Al-Charaa a invité les imams à un iftar du Ramadan et les a exhortés à parler de l’égalité entre toutes les communautés syriennes dans leurs sermons et cours religieux. Parmi les participants se trouvait son ami d’enfance, Cheikh Abu Al-Khair Shukri.</p>



<p>Le défi auquel Al-Charaa est confronté est sa capacité à maintenir l’unité du pays qui, il y a une semaine, était au bord de l’effondrement. Les violences sur la côte ont rouvert des blessures sectaires qu’il avait pourtant promis de guérir.</p>



<p>Le The Economist note, à ce propos, que les Alaouites étaient également effrayés car le directeur de la radio de Damas, nommé par le nouveau pouvoir, a appelé à les jeter à la mer. Les nouveaux dirigeants syriens ont considéré la côte syrienne comme une zone militaire et de nombreux Alaouites ont fui cherchant protection à l’étranger et tentant de pénétrer dans les bases russes.</p>



<p>À Damas et dans d’autres villes, les minorités craignent que les djihadistes ne les prennent également pour cibles. Le calme apparent d’Al-Charaa leur rappelle celui de Bachar Al-Assad. Beaucoup craignent encore que leur nouveau président ne soit qu’un <em>«terroriste»</em> en costume.</p>



<p>Pour faciliter l’emploi et le logement aux sunnites, le nouveau président a dissous les anciennes forces armées, purgé la fonction publique et expulsé les anciens fonctionnaires de leurs logements de fonction. Comme dans le cas de la débaâsification en Irak, cela dissuade les minorités de rendre leurs armes et alimente le soutien à la rébellion. Ce qui fait dire au journal britannique que satisfaire à la fois les sunnites et les minorités est un défi majeur et difficile à relever.</p>



<p>Si Ahmed Al-Charaa veut avoir le contrôle sur les extrémistes, il doit mettre en place une justice transitionnelle. Il doit aussi veiller à ce que les Alaouites qui n’ont pas participé aux atrocités de l’ancien régime retrouvent leur emploi et une vie normale. Pour réussir sa mission, il a besoin d’argent qu’il n’a pas actuellement en raison des sanctions.</p>



<p>Lorsqu’il a pris le pouvoir, l’État était à court de main-d’œuvre et sans argent pour payer les salaires, il devait encore faire face au problème des partisans de la ligne dure qui défiaient l’armée et traitaient les minorités comme des butins de guerre. En fin de compte, il doit partager le pouvoir avec les autres composantes du pays. Sans cela, il perdra la confiance nationale et la détérioration de l’économie aggravera ses problèmes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ipz6RKbOum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=E1ueRxeG6L#?secret=Ipz6RKbOum" data-secret="Ipz6RKbOum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 07:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah Öcalan]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[PKK]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est plus le sud du Liban qui est le principal défi stratégique pour Israël mais la Syrie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce n’est plus le sud du Liban qui est le principal défi stratégique pour Israël mais la Syrie. Avec un nouveau pouvoir à Damas aux relations très fortes et très étroites avec la Turquie, les Israéliens voient que la défunte tutelle iranienne a été vite remplacée par une autre turque. De plus, l’avenir de la question kurde dans la région et un potentiel désarmement forcé des Kurdes syriens dicté par la conjoncture géopolitique ne fera qu’accentuer la mainmise d’Ankara et fera davantage de la Syrie son arrière-cour.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15778802"></span>



<p>Le journal israélien <em><a href="https://www.haaretz.com/middle-east-news/2025-03-02/ty-article/.premium/a-kurdish-cease-fire-could-shift-syrias-power-dynamics-and-challenge-israels-presence/00000195-5622-d673-a5bd-772af08a0000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a></em> considère que la Turquie a transformé la Syrie en protectorat après la chute du régime du président Bachar Al-Assad et qu’elle cherche à en faire une sphère d’influence stratégique ce qui signifie fermer l’espace aérien syrien à Israël si la Turquie prenait son contrôle à la place des Russes.</p>



<p>L’éditorialiste Zvi Bar’el explique que l’annonce historique du leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdallah Öcalan, dans laquelle il appelait son parti à déposer les armes et à se dissoudre, peut être le début d’un changement dramatique dans l’équilibre des forces en Syrie et affecter la position régionale de la Turquie, en plus du fait que cela peut être renforcé par le retrait des forces américaines du territoire syrien ce qui constitue un défi à la présence israélienne dans le sud de la Syrie.</p>



<p>Bien que ce ne soit pas la première fois qu’Öcalan réponde à une initiative turque d’ouvrir des négociations et de procéder à un processus de réconciliation historique entre la Turquie et le mouvement séparatiste, l’appel était cette fois plus extrême puisqu’il exige que l’organisation dépose les armes et cesse d’exister.</p>



<p>Cependant, la décision prise par la direction du groupe samedi dernier d’adopter partiellement la déclaration d’Öcalan et un cessez-le-feu immédiat ne suffit pas à prouver une volonté de démanteler son cadre organisationnel en activité depuis plus de quatre décennies ni n’indique son désarmement mais c’est une première étape nécessaire pour entrer dans des négociations politiques pleines d’obstacles et dont on ne sait pas si elles aboutiront.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hQZ1A6B20X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=dIy9e162yx#?secret=hQZ1A6B20X" data-secret="hQZ1A6B20X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La Syrie, zone d’influence de la Turquie</h2>



<p>Il ne fait aucun doute que la fin du long conflit qui a fait plus de 40 000 morts est dans l’intérêt des Kurdes et de la Turquie dirigée par Recep Tayyip Erdogan. Les développements régionaux depuis le 7 octobre 2023 ont montré la nécessité de parvenir à un accord entre les deux parties avec de meilleures chances de succès.</p>



<p>En effet, la Turquie qui s’est rapidement positionnée comme État parrain de la Syrie après la chute d’Al-Assad voit bien que son rôle ne se limite pas à être un partenaire de premier plan dans le vaste projet de reconstruction de la Syrie. Le président Erdogan considère que son voisin du sud fait partie intégrante de sa sphère d’influence régionale stratégique après le retrait de l’Iran.</p>



<p>Toutefois, <em>Haaretz</em> estime que pour récolter des gains diplomatiques et militaires en Syrie, la Turquie doit aider le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa à établir un État unifié avec une armée nationale pour remplacer les dizaines de milices encore actives dans le pays, en particulier les Forces démocratiques syriennes (les Kurdes du FDS) au nord et les forces druzes au sud car elles menacent le processus d’intégration politique et militaire.</p>



<p>Dans les deux régions, il y a aussi des forces étrangères, turques au nord, et israéliennes qui ont pris le contrôle de plusieurs zones au sud ce qui signifie que la Turquie est tenue de retirer ses forces de Syrie pour ne pas être considérée comme un État occupant et en même temps elle doit contrecarrer toute possibilité d’établir un État kurde indépendant qui puisse continuer sa lutte armée contre elle.</p>



<p>Bien que les forces kurdes aient annoncé leur volonté d’intégrer l’armée syrienne, Sharaa n’est pas d’accord avec la méthode qu’ils souhaitent et par conséquent la Turquie ne retirera pas ses forces à moins qu’une solution ne soit trouvée pour les forces kurdes d’où la grande importance de la réconciliation entre la Turquie et le PKK.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iFZikYvDJg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=n17m2CgxBk#?secret=iFZikYvDJg" data-secret="iFZikYvDJg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait annoncé des Américains</h2>



<p>Si cette réconciliation réussit, il restera à voir comment elle affectera, si elle est mise en œuvre, les combats entre la Turquie et les forces kurdes en Syrie (FDS) d’autant plus que le chef de ces forces Mazloum Abdi a déclaré qu’il n’y avait aucun lien entre la déclaration d’Öcalan et la décision du PKK &nbsp;et le comportement de ses forces et que la décision de ce parti ne le liait pas.</p>



<p>Or, les FDS dépendent militairement et financièrement du soutien américain et de la présence de 2 000 soldats et formateurs américains dans le nord du pays. Il n’est pas improbable que le président américain Donald Trump, qui a déjà cherché en 2019 à retirer les forces de son pays de Syrie, soit convaincu que son ami Erdogan est capable de remplacer les Kurdes dans la guerre contre l’Etat islamique (EI) et ainsi de mettre fin à l’intervention de son pays dans ce pays.</p>



<p>Par conséquent, les Kurdes se retrouveront dans une confrontation militaire avec la Turquie et la Syrie sans le soutien américain tandis que la Turquie est engagée dans un processus de réconciliation avec le PKK qui pourrait in fine se désarmer.</p>



<p>Selon le scénario promu par la Turquie, les Kurdes syriens n’auront aucune marge de manœuvre militaire ou diplomatique et seront obligés d’accepter les diktats de la charia qui sont en fait ceux d’Erdogan et d’accepter la domination syrienne sur toutes les régions kurdes ce qui permettra à la Turquie de se retirer de Syrie.</p>



<p>Sur cette base, estime Zvi Bar’el, Israël se retrouvera confronté à une nouvelle situation dans laquelle il sera la seule puissance occupante étrangère en Syrie et devra faire face aux pressions turques et syriennes mais aussi à celles de l’administration américaine qui pourrait facilement faire à Erdogan le cadeau d’être le <em>«gestionnaire»</em> de la Syrie au nom des États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 10:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anthony Blinken]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Kurella]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[James Jeffrey]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Matthew Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Mazloum Abdi]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un effondrement des FDS profitera à Daech et peut amener à la fuite de 9000 dangereux terroristes  des prisons où ils sont incarcérés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les prisonniers de l’État islamique (EI et en arabe Daech) ne sont pas détenus dans les sinistres prisons comme Saidnaya dans le territoire syrien qui était contrôlé par Bachar Al-Assad mais dans la partie du territoire syrien contrôlé par les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) avec qui la Turquie veut en découdre aujourd’hui via des factions syriennes qu’elle arme et les attaques ont commencé. Un effondrement du pouvoir des FDS profitera à Daech et peut amener à la fuite de 9000 éléments terroristes très dangereux des prisons où ils sont incarcérés.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14921002"></span>



<p>Les responsables américains ont pointé du doigt une <em>«bombe à retardement»</em> dans les prisons détenant des partisans de l’EI dans les zones contrôlées par les FDS, groupe armé kurde qui contrôle 40% du territoire syrien notamment le nord-est.&nbsp;</p>



<p>Selon une enquête de Robbie Gramer et Paul McLeary publiée par le magazine <em><a href="https://subscriber.politicopro.com/article/2024/12/us-syria-isis-jails-00194955" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a></em>, les responsables américains craignent que les détenus des prisons kurdes tentent de s’en échapper. Des milliers de combattants de l’EI et leurs familles sont en effet détenus dans des prisons gardés par les forces kurdes soutenues par les États-Unis et disposant d’armes limitées. </p>



<p>Ces prisons étaient censées être temporaires mais les pays d’origine des prisonniers ne voulaient pas qu’ils rentrent.</p>



<p>Le magazine ajoute qu’il s’agit d’une crise qui a lentement couvé jusqu’à la chute du régime d’Al-Assad qui a plongé le pays dans un avenir incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une armée de terroristes en prison</h2>



<p>Le retour complet de l’EI pourrait dépendre de la capacité des États-Unis et d’un groupe d’alliés faibles à empêcher leur fuite.</p>



<p><em>«Je déteste généralement ces clichés mais c’est ce qui se rapproche le plus d’une bombe à retardement»</em>, a déclaré un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme qui a requis l&rsquo;anonymat. <em>«Si la Turquie ne met pas fin à ses attaques contre les FDS nous risquons d’être confrontés à une évasion massive des prisons»</em>.</p>



<p>Les développements en Syrie surviennent à un moment critique pour la région et pour les États-Unis avec une nouvelle administration sur le point de prendre le pouvoir qui promet moins d’aide étrangère. <em>«Il s’agit essentiellement d’une armée terroriste en prison»</em>, a déclaré le général à la retraite et ancien commandant du commandement central Joseph Votel.</p>



<p>Bien que la majorité des combattants de l’EI détenus soient originaires d’Irak ou de Syrie, un certain nombre d’autres venaient d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord notamment des États-Unis.</p>



<p>Certains pays se sont montrés réticents à se voir restituer leurs nationaux prisonniers ce qui a entraîné des années d’incertitude juridique pour environ 9000 combattants aguerris du groupe et environ 50 000 autres personnes dont des épouses et des enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mklwjJahpb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/embed/#?secret=zwpRHA5ZzX#?secret=mklwjJahpb" data-secret="mklwjJahpb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les États-Unis ont soutenu le groupe kurde FDS que la Turquie, membre de l’Otan, considère comme un groupe terroriste qui menace la sécurité de son territoire. Les forces mandataires de la Turquie en Syrie ont lancé plusieurs attaques à grande échelle contre les FDS depuis qu’Al-Assad a perdu le pouvoir ce mois-ci.</p>



<p>Le magazine affirme que les tensions actuelles ont conduit à l’épuisement des forces kurdes combattant à la fois les groupes rebelles syriens qui sont les forces mandataires de la Turquie et les restes de l’Etat islamique.</p>



<p><em>Politico</em> estime qu’il existe une possibilité de parvenir à un accord alors que les FDS cherchent à prolonger le cessez-le-feu conclu entre leurs combattants et les combattants fidèles à la Turquie dans la ville de Manbij au nord-est de la Syrie.</p>



<p>Le secrétaire d’État américain Anthony Blinken s’est récemment rendu à Ankara pour discuter du cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Le porte-parole du Département d’État Matthew Miller a déclaré: <em>«Nous continuons à collaborer avec les Forces démocratiques syriennes et avec la Turquie pour aller de l’avant et nous ne voulons voir aucune partie exploiter la situation instable actuelle pour promouvoir ses propres intérêts étroits au détriment de l’intérêt national syrien au sens large.»</em></p>



<p>Le commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré sur X que ses forces attendent avec impatience la poursuite des pourparlers, l’élargissement du cessez-le-feu et l’établissement d’une zone démilitarisée avec la redistribution des forces de sécurité sous la supervision et la présence des États-Unis.</p>



<p>Il y a environ 900 soldats américains en Syrie pour former les FDS. Les responsables du Pentagone ont déclaré qu’il n’était pas prévu d’envoyer davantage de personnes sur place ou de modifier leur mission pour le moment cependant les États-Unis ne voudront peut-être pas prendre les devants dans la résolution de la crise syrienne surtout après l’entrée en fonction du président élu Donald Trump le mois prochain.</p>



<p>James Jeffrey, ancien envoyé spécial en Syrie sous la première administration Trump déclare: <em>«Nous avons tendance à considérer toutes les guerres antiterroristes comme sans fin et croyez-moi, Trump ne voit pas les choses de cette façon»</em>. Jeffrey a ajouté qu’il pensait que les forces kurdes pouvaient contrôler les prisons en Syrie qu’il y ait ou non une présence américaine dans ce pays. Sauf que Jeffrey ne dit pas comment les FDS peuvent-ils se maintenir et assurer leur pérennité si les États-Unis retirent leurs troupes.&nbsp;Il a même déclaré que les Kurdes sont disposés à travailler avec les forces soutenues par la Turquie dans le nord de la Syrie et qu’ils ont également contacté le nouveau gouvernement de Damas. Or qui peut affirmer que dans l’autre sens, les groupes soutenus par la Turquie sont disposés à collaborer avec les Kurdes qu’ils attaquent depuis la chute de Bachar Al-Assad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eNZwXX5wwf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=cLa0YlsBKS#?secret=eNZwXX5wwf" data-secret="eNZwXX5wwf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais tout le monde à Washington n’est pas d’accord avec James Jeffrey à Washington. Les alliés du président Joe Biden au Congrès ont critiqué Ankara pour ne pas avoir empêché ses mandataires de lancer des attaques contre les FDS ce qui complique la réponse de l’administration actuelle.<em> «Si nous voulons garantir que ces prisons soient correctement gardés, nous devons, aux États-Unis, fournir aux Kurdes syriens l’assurance que nous empêcherons la Turquie de les attaquer»</em>, a déclaré le sénateur démocrate du Maryland Chris Van Hollen, membre la Commission des Affaires étrangères du Sénat. <em>«Et lorsque la Turquie soutient les attaques de l’Armée nationale syrienne </em>(l’ANS est un groupe de factions rebelles syriennes financées et armées par la Turquie fondé en 2017 et formée par la réunion de l’Armée syrienne libre du nord de la Syrie, d’Ahrar Al-Cham, de Jaych Al-Islam et de divers autres groupes, Ndlr) <em>contre les Kurdes, le plus grand gagnant est l’EI»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p><em>Politico</em> confirme que les forces américaines en Syrie pourraient être confrontées à une nouvelle menace si les FDS s’effondrent dans les camps où sont détenus les combattants de l&rsquo;Etat islamique et leurs familles. <em>«C’est quelque chose qui pourrait s’effondrer rapidement»</em>, a déclaré Carolyn Rose, experte au New Lines Institute, un groupe de réflexion sur la politique étrangère. <em>«Les risques potentiels menacent non seulement les partenaires de Washington mais aussi les soldats américains sur le terrain qui mènent cette mission d’orientation et d’assistance»</em>, a-t-elle ajouté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques pour les soldats américains sur le terrain</h2>



<p>La semaine dernière, les États-Unis ont mené des dizaines de frappes aériennes contre des sites qu’ils prétendaient appartenir à l’EI ciblant les dirigeants du groupe terroriste.</p>



<p>Le responsable du commandement central, le général Eric Kurella, a également visité les forces américaines au Moyen-Orient et en Syrie et rencontré des combattants des FDS avant de se rendre à Bagdad pour rencontrer les dirigeants irakiens. Kurilla a déclaré dans un communiqué: <em>«Sans aucun doute, nous ne devons pas permettre à l’EI de se remodeler et de profiter de la situation actuelle en Syrie et toutes les organisations en Syrie doivent savoir que nous les tiendrons pour responsables si elles coopèrent avec l&rsquo;EI ou le soutiennent de quelque manière que ce soit.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gQsEvZpdyz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=7oTsTD2XEb#?secret=gQsEvZpdyz" data-secret="gQsEvZpdyz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 08:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’armée israélienne s’enfonce en territoire syrien sans coup férir et bombarde Damas. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le paradoxe arabe est que des organisations armées comme le Hezbollah, et dans une moindre mesure le Hamas, malgré la disproportion des forces, tiennent la dragée haute à toute la puissance de l’armée israélienne pendant plusieurs mois de guerre, alors que des armées régulières suréquipées s’effondrent en quelques jours devant des bandes hétéroclites armées de fusils et de mitrailleuses, et se déplaçant dans des pickups.  </em></strong><em>(Photo : Plus de 100 frappes israéliennes sur des sites militaires en Syrie lundi 9 décembre 2024).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-14829041"></span>



<p>L’armée israélienne s’enfonce en territoire syrien sans coup férir, dans une profondeur d’une trentaine de kilomètres, sans que les guérilleros de Daech qui ont pris le pouvoir à Damas ne s’en préoccupent, ni d’ailleurs leur parrain, le président turc Erdogan, habituellement prolixe en prétendant défendre la cause palestinienne. Et les installations militaires de l’armée régulière syrienne sont méthodiquement bombardées&nbsp;par l’aviation de Netanyahu, dans l’indifférence la plus totale.</p>



<p>Un mouvement soi-disant&nbsp;luttant pour la liberté du peuple ne se serait pas fait faute de mobiliser immédiatement la population pour défendre le territoire de la patrie attaquée par un ennemi génocidaire et expansionniste. Au lieu de quoi, le nouveau régime semble plus préoccupé de faire le tour des prisons et d’interviewer leurs anciens occupants. Pendant ce temps, le pays demeure partagé en une zone turque d’où les Daech ont surgi, une zone kurde sous protection américaine, et désormais une zone israélienne.</p>



<p>Netanyahu, en dénonçant l’accord de 1974 conclu avec la Syrie, a rétabli de facto l’état de belligérance, de guerre, entre les deux pays, et nul ne blâmerait&nbsp;donc sur le plan du droit la Syrie de riposter. Le plateau du Golan, occupé depuis 1967, a été annexé par Israël, il est à se demander si le territoire actuel envahi au nom de l’alibi sécuritaire sera ou non un jour restitué.</p>



<p>Au vu de la tournure prise par la destruction de Gaza et le génocide qui y a cours, ainsi que la répression de la population de Cisjordanie et la colonisation de ses terres,&nbsp;Israël démontre pourtant qu’il considère les accords conclus avec les Arabes comme caducs et qu’il n’hésite pas à envahir les territoires d’où il a accepté de se retirer, une réalité à laquelle l’Egypte en particulier, dont la péninsule du Sinaï est sous hypothèque israélienne, devrait réfléchir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pays arabes continuent de ne pas exister</h2>



<p>Une perception géostratégique raisonnable devrait dans ces conditions pousser&nbsp;les pays voisins à user de la voie diplomatique pour exiger le retrait israélien, quitte à prendre des mesures même symboliques, comme diminuer la production de pétrole, envoyer des soldats et du matériel en Syrie et au Liban, tout en remettant en question les accords de paix conclus, et en en subordonnant le rétablissement à l’évolution de la situation vers la paix. La vérité oblige à dire que les pays arabes continuent de ne pas exister face à la menace militaire qui plane sur leurs têtes.</p>



<p>Certes tout ceci est censé répondre à une menace iranienne dont le Hezbollah, les Houthis et des mouvements irakiens seraient le fer de lance. Mais ces mouvements n’ont envahi aucun autre pays et l’arsenal balistique iranien a une portée défensive. Il reste certes la question du nucléaire, qui n’a toujours pas été réglée. Mais quelle que soit la manière avec laquelle il le sera, les pays arabes se trouveront subordonnés aux accords que d’autres auront conclus sans leur participation. Autrement dit, ils seront de moins en moins&nbsp;maîtres de leurs décisions et plus enclins à accepter les diktats des acteurs, israélien, américain, turc, iranien, les seuls à agir dans la région dans les limites de leurs intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EF2ApQBaum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/">Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/embed/#?secret=dmQrp6a5GF#?secret=EF2ApQBaum" data-secret="EF2ApQBaum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le paradoxe arabe est que des organisations armées comme le Hezbollah, et dans une moindre mesure le Hamas, malgré la disproportion des forces, tiennent la dragée haute à toute la puissance de l’armée israélienne pendant plusieurs mois de guerre, alors que des armées régulières suréquipées s’effondrent en quelques jours devant des bandes hétéroclites armées de fusils et de mitrailleuses, et se déplaçant dans des pickups.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le père, le fils et la sainte alliance israélo-américano-turque</h2>



<p>Bachar Al-Assad est finalement tombé. Faut-il s’en réjouir? Al-Assad père avait massacré ses opposants armés qualifiés de <em>«Frères Musulmans»</em> à Hama en 1982 et détruit une bonne partie de la ville; des opposants dont on découvrira le véritable visage en 2011. Mais il avait reçu un blanc seing américain pour sauver les chrétiens en 1976 et occuper le Liban; une occupation qui ne l’empêchera pas de s’opposer victorieusement à Bhamdoun et Kfar Dara en refoulant l’armée israélienne de la route Beyrouth-Damas lors de son invasion du pays du cèdre en 1982. Mais Al-Assad père quoique militaire était une bête politique et savait sentir le vent tourner. Ayant refusé la paix (comme toujours tronquée) offerte&nbsp;par Israël qui le privait d’une partie de son territoire, lors des discussions de Madrid, il s’était rangé sous l’égide américaine contre Saddam Hussein, son vieil ennemi, lors de la guerre du Golfe en 1991, comme il s’était rangé contre lui avec l’Iran en 1981.</p>



<p>Al-Assad fils n’était pas taillé dans la même étoffe. Il avait certes contribué au retrait du Liban de l’armée israélienne en 2000 en assurant avec l’Iran le ravitaillement et la logistique du Hezbollah, mais l’invasion américaine de l’Irak en 2003 l’avait placé dans la ligne de mire du Pentagone. Obligé de retirer son armée du Liban suite aux pressions internationales après l’assassinat du Premier ministre libanais Rafik El-Hariri, et ayant soutenu le Hezbollah lors de sa résistance victorieuse à l’invasion israélienne en 2006, il était devenu la cible des milieux sionistes internationaux.</p>



<p>En 2011 survient le printemps arabe. La Syrie est envahie par des guérilleros islamistes en provenance du monde arabe, dont à ce qu’on dit des milliers de Tunisiens envoyés par Ennahdha après un stage sur la montagne Chaambi, et transitant par la Turquie. Son armée est accusée d’utiliser des gaz toxiques contre sa population par les médias occidentaux et la cote du président syrien tombe au plus bas.&nbsp;La naissance de Daech, soutenu par la Turquie, laisse échapper une bonne partie du pays au contrôle du régime de Damas. On croit à la chute imminente de Bachar, mais il est sauvé par l’intervention de l’armée russe de Poutine, officiellement&nbsp;venue lutter contre le terrorisme. L’armée syrienne aidée par l’Iran et le Hezbollah reprend l’initiative et Daech est finalement refoulé au nord vers l’enclave occupée par la Turquie. Toute la région du nord-est est sous contrôle des Kurdes soutenus par les Etats-Unis au grand dam d’Erdogan.</p>



<p>Le 7 octobre 2023 marque le début de l’opération militaire de liquidation du Hamas de la bande de Gaza par Israël avec l’assentiment américain. Le Hezbollah choisit de soutenir le mouvement palestinien et de bombarder le territoire israélien en arguant très justement de l’intention du gouvernement sioniste de le liquider à son tour après en avoir fini avec Gaza. En octobre 2024, lorsque l’armée israélienne attaque le Liban, la Syrie joue comme toujours un rôle crucial dans le ravitaillement de la résistance libanaise. Mais les enjeux ont changé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1JRyUGKnpV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/">Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/embed/#?secret=eqVfB6xZtk#?secret=1JRyUGKnpV" data-secret="1JRyUGKnpV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Désormais l’Iran est visé, dont les alliés ont assuré le blocus maritime de la mer Rouge et&nbsp; bombardé le territoire israélien sur plusieurs fronts. L’armée israélienne incapable de briser la résistance libanaise militairement, malgré des bombardements massifs, est cantonnée sur la frontière. La fermeture de la route du ravitaillement iranien par la Syrie devient alors un enjeu crucial que seule la chute du régime de Bachar et l’implosion de la Syrie peuvent obtenir.</p>



<p>Les guérilleros de Daech, réfugiés on l’a vu en territoire sous contrôle turc, sont mobilisés et attaquent en direction d’Alep et Hama, puis de Homs. L’armée syrienne, dont les officiers supérieurs ont certainement été corrompus par les dollars américains, s’effondre comme un château de cartes. Poutine, sans doute assuré d’obtenir la victoire et d’enclaver l’Ukraine hors de la mer Noire avec l’accession de Trump au pouvoir, n’intervient pas. Damas est prise en une dizaine de jours, et Bachar s’enfuit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tortionnaire patriote et le libérateur, marionnette</h2>



<p>Qui gouvernera la Syrie? La question demeure posée. Les forces de Daech qui se font nommer Hay’at Tahrir Al-Sham (Comité de libération du Cham) et qui ont assuré l’offensive décisive et pris Damas ne semblent pas disposer des forces nécessaires pour le contrôle du pays. Celui-ci semble ainsi voué pour quelques années aux mêmes affrontements qui avaient prévalu en Irak, en Libye, et en Afghanistan.</p>



<p>En fin de compte, c’est le tortionnaire Bachar qui s’est révélé être le patriote, et son adversaire victorieux, Mohammed El-Joulani, en laissant envahir le territoire de son pays sans réagir, est apparu comme une simple marionnette.</p>



<p>Cette libération par les ennemis de la liberté est un piège.&nbsp;Elle confère aux puissances étrangères un motif permanent d’intervention dans le pays.</p>



<p>Il est à espérer que le peuple syrien se réveille rapidement de ses illusions sur la liberté, les mêmes qui furent celles des Tunisiens, alors que son pays est taillé en pièces et placé sous tutelle.&nbsp;</p>



<p>Alors même que des voix présentent le sort de Bachar Al-Assad comme exemplaire pour tous les dictateurs du monde arabe, il demeure nécessaire de rappeler à titre d’exemple qu’un pays comme le Qatar, un pilier de la sphère occidentale, n’a jamais été un parangon de démocratie ni de liberté. Le vieux schéma manichéiste de la démocratie vertueuse et de la dictature tyrannique ne devrait pas empêcher un effort de réflexion sérieux tenant compte des réalités; est-ce défendre la liberté que de faire plaisir à Erdogan, dont l’armée campe à quelques kilomètres de la frontière de notre pays [en territoire libyen, Ndlr] ?</p>



<p>Dans l’affaire syrienne Daech est désormais adoubé par les médias d’Occident et la chaîne Al-Jazeera comme un messager de liberté. Un mensonge à force d’être répété devient souvent une vérité.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BnMwJcGP8e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=fJ7RJpvcUb#?secret=BnMwJcGP8e" data-secret="BnMwJcGP8e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title> ‘‘The Kurdish Republic of Mahabad’’: une indépendance kurde avortée en Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/19/the-kurdish-republic-of-mahabad-une-independance-kurde-avortee-en-iran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2023 06:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la république kurde de Mahabad ne fut qu’un pion éphémère dans un jeu géopolitique complexe au Moyen-Orient, il n’en demeure pas moins que les aspirations nationales kurdes ont fini par s’imposer comme une réalité incontournable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/19/the-kurdish-republic-of-mahabad-une-independance-kurde-avortee-en-iran/"> ‘‘The Kurdish Republic of Mahabad’’: une indépendance kurde avortée en Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si la république kurde de Mahabad ne fut qu’un pion éphémère dans un jeu géopolitique complexe au Moyen-Orient, il n’en demeure pas moins que les aspirations nationales kurdes ont fini par s’imposer comme une réalité incontournable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-6563197"></span>



<p>Parmi les principales conséquences de la guerre du Golfe de 1991 fut la création d’un Kurdistan autonome en Irak. Il serait néanmoins faux de prétendre que ce ne fut là que le fruit d’une conjoncture favorable même si les aspirations nationales des peuples hétérogènes qu’on appelle kurdes peuvent toujours susciter des interrogations légitimes.</p>



<p>La création d’une république libre dans la petite ville de Mahabad iranienne entre 1946 et 1947 englobant la région frontalière avec la Turquie autour du lac d’Oroumieh constitue un précédent important pour les indépendantistes kurdes.</p>



<p>En 1941, deux mois après le début de l’offensive allemande contre l’URSS, les Soviétiques occupaient&nbsp;l’Azerbaïdjan occidental iranien et les Britanniques la région sud du Kurdistan irakien, le but étant d’assurer un approvisionnement logistique à l’armée rouge à partir des ports du golfe Persique afin de stopper le déferlement de la Wehrmacht vers le pétrole du Caucase et du Moyen-Orient.</p>



<p>Entre ces deux zones, la petite région de Mahabad d’où l’armée&nbsp; et la police iraniennes étaient chassées devenait très vite le refuge des irrédentistes kurdes, particulièrement les Barzani en provenance d’Irak.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Naissance de la petite république kurde</h2>



<p>Si les Soviétiques transformaient très vite l’Azerbaïdjan occidental en territoire autonome géré les communistes iraniens, en général des Turkmènes, il n’était pas dans leurs intentions de créer une entité politique kurde. Pour eux les territoires à majorité kurde ne constituaient qu’une partie du territoire azerbaïdjanais. Officiellement c’est avec surprise qu’ils apprenaient la naissance de la petite république avec son gouvernement présidé par Qazi Mohamed, son parlement, son armée, sa police et son drapeau. Néanmoins prétendre qu’ils n’eussent pas été au courant serait quelque peu contraire à la réalité.</p>



<p>Le consul soviétique de Rezaieh savait parfaitement ce qu’il en était, et un officier de l’armée rouge, Yefimov, était présent lors de la proclamation de la république. Mais si les Kurdes pensaient bénéficier d’une garantie soviétique, ils allaient déchanter, tout comme les communistes iraniens et les Azéris.</p>



<p>Il s’est avéré que les Soviétiques avaient entrepris des pourparlers avec les autorités iraniennes afin d’obtenir des concessions pétrolières en échange de leur retrait militaire. Et face à l’armée iranienne qui réoccupait&nbsp;les régions occidentales du pays, les Kurdes avaient les moyens militaires et humains de s’opposer victorieusement mais le gouvernement de Qazi Mohamed choisissait la voie de la négociation, et même plusieurs unités kurdes participaient&nbsp;à la reprise de Tabriz et au rétablissement de l’autorité iranienne en Azerbaïdjan occidental.</p>



<p>Aussi c’est sans résistance que l’armée iranienne finissait par réoccuper Mahabad et sa région et mettre fin aux aspirations nationales kurdes. Mais échouant à se faire remettre l’armement de la république, les Iraniens finissaient par faire juger les trois principaux dirigeants kurdes, Qazi Mohamed, Qazi Saifi et Qazi Sadri, finalement condamnés à mort et exécutés début 1947.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Persistance des aspirations nationales kurdes</h2>



<p>Plusieurs officiers kurdes irakiens rentrés dans leurs pays étaient arrêtés et exécutés. Mais Mustafa Barzani refusait de se rendre et choisissait finalement d’émigrer des montagnes de Barzane vers l’Arménie soviétique en cheminant sur près de 320 kilomètres le long de la frontière irano-turque au nez et à la barbe de l’armée iranienne qui tentait de lui barrer la route. Deux semaines après il franchissait l’Araxe au sud du mont Ararat. Il demeurerait onze ans en Union soviétique.</p>



<p>Si la république kurde de Mahabad ne fut qu’un pion éphémère dans un jeu soviétique complexe, il n’en demeure pas moins que les aspirations nationales kurdes ont fini par s’imposer comme une réalité incontournable qu’aucune puissance internationale ou régionale ne peut plus ignorer. Il n&rsquo;est cependant pas encore établi si celles-ci aboutiront ou non à une recomposition géopolitique importante de la région, particulièrement dans le cadre du conflit qui se dessine contre l’Iran, ou des répercussions que celui-ci pourrait avoir sur l’unité de la Turquie. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.  </em></p>



<p><strong><em>‘‘The Kurdish Republic of 1946’’, de William Jr. Eagleton, 1et janvier 1963, éd. Oxford U.P., 142 pages.</em></strong></p>
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