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	<title>Archives des Mali - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mali - Kapitalis</title>
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		<title>Le Sahel au bord du gouffre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 08:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que le monde se focalise sur le Moyen Orient, le Sahel se défait, de la Méditerranée à la mer Rouge, de l’océan Indien aux côtes de l’Atlantique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/le-sahel-au-bord-du-gouffre/">Le Sahel au bord du gouffre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pendant que le monde se focalise sur le Moyen Orient, le Sahel se défait, de la Méditerranée à la mer Rouge, de l’océan Indien aux côtes de l’Atlantique. Dans les sables brûlants du Sahel, l’État n’est plus qu’un fantôme, une fiction administrative en dissolution accélérée. Ce n’est pas un accident de l’histoire. C’est l’aboutissement d’une abdication collective, aux responsabilités partagées entre puissances coloniales avec la non viabilité de leurs découpages territoriaux, gouvernants, partenaires extérieurs complaisants et institutions internationales sourdes aux réalités qu’elles prétendaient transformer.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18749973"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Les ruines sont désormais visibles – reste à savoir jusqu’où l’onde de choc ira. Le Sahel est devenu le laboratoire mondial de ce qui arrive lorsque l’État cesse d’être une promesse commune et que la souveraineté se fragmente entre milices, trafiquants, juntes, puissances étrangères et communautés abandonnées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’État fantôme</h2>



<p>Il faut nommer les réalités sans détour, même lorsqu’elles dérangent, l’État sahélien est devenu une anomalie historique faute de viabilité durable.</p>



<p>La racine des conflits armés au Sahel n’est ni exclusivement religieuse, ni seulement ethnique ou climatique, elle réside d’abord dans la faillite de l’État comme arbitre légitime. Le contrat social s’est brisé. Trop souvent replié sur la capitale, capturé par des<em> «élites»</em> prédatrices, incapable de protéger, de redistribuer, de juger équitablement et d’assurer les services publics élémentaires, l’État a cessé d’apparaître comme une promesse commune pour devenir, dans de vastes périphéries, une présence intermittente.</p>



<p>Là où il ne protège plus, d’autres souverainetés s’installent comme les autorités tribales, les réseaux religieux, les milices communautaires, les groupes armés, les trafiquants et entrepreneurs de guerre.</p>



<p>La pauvreté, la corruption, l’exclusion de communautés entières, les rivalités pastorales et foncières, la pression démographique, les chocs climatiques avec la raréfaction de l’eau et des pâturages, la circulation des armes, les trafics transfrontaliers et les ingérences étrangères ne sont donc pas des causes isolées – ce sont les accélérateurs d’un même effondrement politique.</p>



<p>Entre promesses de développement trahies, générations sacrifiées, territoires abandonnés, populations déplacées et armées devenues arbitres du pouvoir, la frontière entre l’État faible et l’État fantôme a été franchie presque partout au Sahel, jusqu’à ce que les ruines rendent l’effondrement visible.</p>



<p>Lorsque l’État échoue trop longtemps, les peuples cessent d’y croire et finissent par accepter n’importe quel ordre, pourvu qu’il donne l’illusion d’une protection.</p>



<p>Il serait abusif d’imputer l’échec de la construction étatique au Sahel à un rejet supposé de l’État par les sociétés sahéliennes, comme si celui-ci n’était qu’une anomalie historique étrangère à leurs réalités.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SfYDgCPLui"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/embed/#?secret=pSlsD8SzMK#?secret=SfYDgCPLui" data-secret="SfYDgCPLui" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la fiction administrative à l’arc du chaos</h2>



<p>Du Mali en lambeaux au Soudan dévasté, du Niger fragilisé à la Libye morcelée sur les rives méditerranéennes, jusqu’en Somalie aux abords de la mer Rouge et de l’océan Indien en passant par l’Ethiopie, se dessine une vaste continuité de délitement étatique qui reconfigure le flanc sud de l’Europe.</p>



<p>Seul Djibouti, préservé des déchirures qui l’avaient meurtri durant une décennie jusqu’en 2001, échappe aujourd’hui au délitement tragique des États de la région. Par sa stabilité, sa position stratégique en face du détroit de Bab El Mendeb, du Yémen et de l’Arabie Saoudite, son hospitalité et son rôle de carrefour entre la mer Rouge et la Corne de l’Afrique, il s’affirme comme une terre de refuge, de paix et d’investissement dans un environnement régional gagné par les conflits armés.</p>



<p>Il faut regarder cette réalité de délitement sans détour, avant que les foyers de crise aujourd’hui dispersés ne s’agrègent en un arc d’instabilité continu, reliant les rivages de l’océan Indien à ceux de l’Atlantique, la Méditerranée à la mer Rouge, faisant de l’Afrique le continent du chaos et de la désolation.</p>



<p>Ce que Paris, Londres et Washington décrivent comme un simple déficit de gouvernance relève en réalité d’une crise plus profonde, liée à l’épuisement d’un modèle étatique de façade, faiblement enraciné et toujours concurrencé par des loyautés plus anciennes — tribales, régionales, confessionnelles ou claniques. Longtemps maintenu par la rente, l’aide internationale et l’assistance militaire, l’État sahélien voit aujourd’hui ses trois béquilles s’écrouler en même temps.<em></em></p>



<p>Les coups d’État militaires survenus ces dernières années au Mali, au Burkina Faso et au Niger constituent des symptômes avancés d’un affaissement profond de l’autorité publique, et des signaux d’alerte pour l’ensemble des États voisins. Les juntes ont pris le contrôle d’appareils bureaucratiques déjà fantomatiques, dont l’autorité est largement contestée à l’intérieur de leurs frontières. Ces régimes peuvent durer comme appareils de coercition, mais non comme projets politiques viables.</p>



<p>La démographie ajoute une dimension explosive que les analyses conventionnelles traitent, par myopie, comme un dividende accélérateur de croissance économique, alors qu’elle constitue&nbsp;le multiplicateur des crises. Une population qui double dans des États – en crise économique &#8211; qui s’affaiblissent, dans un environnement climatique qui se désertifie, cette équation n’a pas de solution pacifique à moyen terme.</p>



<p>Le changement climatique n’est pas une menace future au Sahel — c’est un&nbsp;fait présent et cumulatif. La zone de précipitations utiles recule vers le sud de 50 à 80 km par décennie.</p>



<p>Cette équation démographique et climatique rejoint une loi plus profonde de l’économie, les sociétés ne divergent pas seulement par leurs richesses, mais par les cercles cumulatifs — vertueux ou destructeurs — dans lesquels elles sont enfermées.</p>



<p>En effet, il existe, dans la théorie économique des nations fragiles, un seuil invisible – point critique où le revenu réel, la capacité productive et la puissance fiscale deviennent suffisants pour transformer la survie économique en dynamique cumulative de développement – mais décisif, en deçà, la pauvreté cesse d’être un simple retard de développement pour devenir une force d’aspiration vers le bas ; au-delà, l’accumulation du capital, de la confiance, de l’éducation, des infrastructures et des institutions peut au contraire produire une dynamique cumulative de prospérité.</p>



<p>Gunnar Myrdal avait montré que le sous-développement n’est pas un état immobile, mais un processus circulaire, la faiblesse des revenus réduit l’épargne, l’investissement et la qualité des services publics ; cette faiblesse dégrade à son tour la productivité, nourrit l’exode des compétences, accroît la défiance envers l’État, affaiblit la fiscalité, puis réduit encore davantage la capacité publique à protéger, instruire, soigner et équiper le territoire.</p>



<p>Le Sahel est précisément pris dans cette causalité cumulative négative, des États pauvres administrent des territoires immenses, jeunes, fragmentés et climatiquement vulnérables avec des ressources fiscales dérisoires ; leur impuissance économique devient impuissance politique, puis leur impuissance politique aggrave leur impuissance économique.</p>



<p>Tant qu’un pays ne franchit pas le seuil critique où l’investissement public, la sécurité, l’éducation, la justice et les infrastructures commencent à se renforcer mutuellement, il risque d’être aspiré par une spirale où chaque retard prépare le suivant, et où la pauvreté devient une architecture durable de la guerre.</p>



<p>La question décisive est de savoir si l’Etat sahélien n’est pas, en deçà de ce seuil critique de revenu, de capacité productive, donc condamné à devenir un État fantôme, non viable, trop pauvre pour protéger, trop faible pour administrer, trop absent pour unir, trop discrédité pour gouverner.</p>



<p>Dans cet immense espace sahélien de près de cinq millions de kilomètres carrés, l’État sahélien se défait sous nos yeux. Héritées des conférences coloniales de la fin du XIXᵉ siècle, ces architectures politiques — frontières tracées à l’équerre, découpages imposés à des sociétés complexes, indifférence aux réalités ethniques, linguistiques, religieuses et aux conditions mêmes de viabilité économique — n’ont que rarement réussi à se transformer en véritables nations.</p>



<p>Les groupes armés ne sont plus seulement des acteurs militaires. Ils sont devenus des prestataires de services : justice appliquée de façon cohérente là où les tribunaux étatiques ne sont que corruption organisée, redistribution économique là où l’État prélève sans donner, protection physique là où la sécurité est inexistante, parfois les armées nationales y commettent des atrocités. Leur modèle est l’administration territoriale. Ce sont les Talibans de 1994 à 1996 — et nous savons où cette trajectoire conduit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WFbCIVqsby"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=S8tr54tZYf#?secret=WFbCIVqsby" data-secret="WFbCIVqsby" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des dominos à des stades différents d’inclinaison</h2>



<p>L’idée du cordon sanitaire — isoler le Sahel, contenir sa contagion par des frontières renforcées — se fracasse sur une réalité géographique et humaine qui la précède de plusieurs siècles, dans cet espace, les frontières n’ont jamais été des réalités physiques pour les populations y compris les frontières maritimes.</p>



<p>La Libye est le cas le plus éloquent. Elle n’est pas une victime de l’instabilité sahélienne — elle en est l’amplificateur structurel. La destruction de l’État libyen par l’intervention de l’Otan en &nbsp;2011 a ouvert dans tout le Sahel un immense marché noir des armes, transformant les arsenaux libyens en carburant militaire du chaos régional.</p>



<p>Aujourd’hui bicéphale — Tripoli soutenue par la Turquie et le Qatar, Benghazi par les Émirats, l’Égypte et les successeurs de Wagner — la Libye entretient une partition dont chaque parrain tire profit et que personne n’a réellement intérêt à résoudre. Ses 1700 kilomètres de frontière commune avec le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Algérie sont des artères vitales pour les trafics de migrants, d’armes et de drogue.</p>



<p>Plus au Sud, le Nigéria — 230 millions d’habitants, premier producteur pétrolier du continent — vit une guerre civile rampante que les observateurs s’obstinent à traiter comme un problème de gouvernance régionale. Boko Haram et l’ISWAP (l’État islamique Afrique de l’Ouest) contrôlent des portions entières des États du Nord-Est depuis 2009. Leur connexion avec le GSIM sahélien est opérationnelle. Le Sahel et le Nigéria forment désormais un continuum sécuritaire. Un Nigéria en décomposition partielle serait une recomposition comparable en impact géopolitique à la désintégration soviétique — mais à une échelle démographique dix fois supérieure. Les États côtiers qui avaient été présentés comme des succès — Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal — voient leurs régions septentrionales pénétrées selon exactement le même modèle de diffusion qu’au Mali d’avant 2012, d’abord les zones rurales frontalières, ensuite les axes routiers, enfin les villes secondaires. La fenêtre d’action préventive se ferme dans les trois à cinq ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Si le verrou algérien céderait…</h2>



<p>Il est un pays, l’Algérie, dont l’effondrement, que personne de la région ne souhaite, concentrerait en un seul choc géopolitique toutes les catastrophes évoquées jusqu’ici — et auquel les capitales occidentales consacrent une réflexion stratégique désespérément insuffisante, considérant le pays comme une menace en cas de conflit majeur. Non pas parce qu’une catastrophe est imminente mais parce qu’elle est <em>calculable</em>, et que ses effets seraient proprement incommensurables avec le basculement dans le chaos de plusieurs états de la région et au-delà.</p>



<p>L’Algérie est un pôle de stabilité régionale dont la continuité repose sur deux variables, le prix du pétrole et le pari sur son développement industriel. Le pays est engagé dans une transition industrielle réelle, soutenue par des investissements massifs et des projets structurants, réduisant à l’horizon 2030 sa dépendance aux hydrocarbures.</p>



<p>Les revenus des hydrocarbures financent la paix sociale avec des subventions massives sur les carburants, l’alimentation, emploi public à environ 34 % de la population active. Les réserves de change sont passées de 143 milliards de dollars en 2014 à 47 milliards en 2025. La fenêtre de viabilité financière se ferme dans cinq à sept ans, peut-être moins si la transition énergétique européenne et mondiale vers la décarbonisation réduit les prix et achats du gaz algérien.</p>



<p>Mais la menace algérienne brandie par une partie des élites et médias en Occident est tripolaire — et c’est précisément pourquoi elle est si difficile à articuler dans les chancelleries occidentales habituées à des diagnostics binaires.</p>



<p><strong><em>Premier pôle : le risque d’effondrement interne</em></strong></p>



<p>L’Algérie est solide, mais si le régime vacille sous la pression conjuguée d’une crise économique ou sanctions imposées et d’une déstabilisation orchestrée de l’extérieur, ce sont les 6000 kilomètres de frontières avec la Libye, le Niger, le Mali et la Mauritanie qui deviennent des passoires absolues. Si Alger bascule dans une instabilité ouvrant sur la Méditerranée, c’est une vague migratoire d’une ampleur sans précédent vers la France, l’Italie et l’Espagne, avec tout ce que cela aura comme impact politique en Europe.</p>



<p><strong><em>Deuxième pôle : l’Algérie comme menace aux intérêts occidentaux</em></strong></p>



<p>Ici, il faut nommer ce que les diplomates occidentaux ne formulent pas publiquement, que l’Algérie est un acteur hostile aux intérêts stratégiques de l’Occident sur plusieurs dossiers simultanés. Entre autres, ses achats d’armements russes massifs — Alger est le troisième importateur mondial d’armes russes après l’Inde et la Chine — envoient un signal explicite sur ses alignements stratégiques réels. Sa relation entretenue avec Moscou pendant et après l’invasion de l’Ukraine, son refus de condamner la Russie à l’Onu, et sa politique de non-alignement revendiquée, considérée comme une couverture diplomatique pour un penchant structurel anti-occidental. En cas de crise majeure, les bases aériennes et navales algériennes pourraient être utilisées — ou proposées — à des acteurs hostiles à l’Otan.</p>



<p><strong><em>Troisième pôle : l’Algérie dans l’axe des puissances menaçantes</em></strong></p>



<p>Et c’est ici que le tableau géopolitique prend sa dimension la plus inquiétante pour l’Occident. L’Algérie s’inscrit dans un axe de puissances dont chacune, à des degrés divers et selon des logiques propres, représente aujourd’hui un défi existentiel pour l’ordre occidental en Méditerranée et en Afrique. La Turquie d’Erdogan a construit une présence militaire en Libye, noué des alliances avec les juntes sahéliennes via la Diyanet et les marchands d’armes, et utilisé les flux migratoires comme levier de chantage systématique sur l’Europe. Elle est membre de l’Otan tout en sapant méthodiquement ses intérêts — combinaison paradoxale qui paralyse pour le moment toute réponse collective occidentale. L’Égypte du maréchal Sissi soutient Haftar en Libye, maintient des contacts réguliers avec Moscou et Pékin, et conduit une politique sahélienne visant à contrebalancer l’influence européenne et à sécuriser son flanc occidental — notamment via le Soudan, aujourd’hui en guerre civile avec des ramifications qui s’étendent jusqu’à la mer Rouge. Ces trois pays — Algérie, Turquie, Égypte — ne forment pas un bloc homogène. Mais ils partagent une caractéristique stratégique décisive en cas de conflit majeur, ils occupent les positions-clés du verrou méditerranéen, et leur politique étrangère est, dans les faits, structurellement incompatible avec les intérêts de sécurité européens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tp7l75vnPH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=0qOjiD2FZ2#?secret=tp7l75vnPH" data-secret="tp7l75vnPH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Personne n’a intérêt à la paix</h2>



<p>La Russie a déployé l’Africa Corps au Mali, au Burkina, au Niger, en Libye et en République centrafricaine pour un coût financé en partie via des concessions minières. Elle chasse l’Occident de ses zones d’influence historiques, accède à l’or malien, à l’uranium nigérien, aux diamants centrafricains, et — point capital — génère délibérément des flux migratoires supplémentaires qui alimentent les populismes européens et fragilisent l’Union Européenne.</p>



<p>La Chine prend les ressources sans faire la guerre et sans créer d’ennemis. Pékin est le premier partenaire commercial africain depuis 2009 déployant une stratégie d’offre sans conditionnalités avec des prêts sans exigences démocratiques, des investissements sans transparence. Elle installe des entreprises d’extraction dans les zones contestées, négocie avec les groupes armés aussi facilement qu’avec les gouvernements reconnus.</p>



<p>La réalité la plus difficile à accepter est qu’aucun des acteurs qui ont le pouvoir de stabiliser la région n’a réellement intérêt à le faire – exceptée l’Algérie en raison de sa région Touareg. C’est un système d’intérêts croisés, d’une cohérence perverse, qui maintient le chaos comme équilibre optimal pour chacun de ses participants — sauf pour les populations sahéliennes, qui en paient le prix de leur vie.</p>



<p>Le drame sahélien tient précisément à cette convergence monstrueuse, ainsi pour les populations, le chaos est une tragédie ; pour plusieurs acteurs extérieurs, il est devenu une ressource. Il ouvre des accès miniers, justifie des présences militaires, affaiblit les concurrents et permet à des puissances moyennes ou globales de peser à faible coût sur l’équilibre du monde. La guerre devient, dans certains espaces, une modalité de gestion des rapports de force. Le Sahel n’est donc pas abandonné par hasard, il est aussi exploité parce que son désordre produit des dividendes stratégiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’âge des souverainetés fantômes</h2>



<p>L’hypothèse d’un effondrement total de l’Etat sahélien est aussi peu probable que celle d’une stabilisation. Ce qui s’installe, c’est une souveraineté à géométrie variable, où l’État subsiste comme enveloppe formelle — siège à l’Onu, drapeau, monnaie — pendant que le territoire réel est administré par une mosaïque d’acteurs. Groupes armés, milices ethniques tiennent les axes routiers, juntes militaires dans les capitales, compagnies étrangères dans les périmètres miniers. Chacun prélève, chacun protège, chacun gouverne à sa manière. C’est un ordre parallèle, fonctionnel et durable, précisément parce qu’il rend services là où l’État a failli.</p>



<p>Ce qui s’installe, c’est la privatisation de la souveraineté sur le monopole public de la contrainte, de l’impôt, de la justice et de la protection qui se disperse entre entrepreneurs de guerre, milices identitaires, compagnies étrangères, réseaux criminels et appareils militaires concurrents.</p>



<p>L’Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina, Niger — est moins une construction politique qu’une posture anticoloniale commune. Les juntes partagent un discours, pas une vision. Elles se heurtent aux mêmes contraintes structurelles que les régimes qu’elles ont renversés, sans l’aide internationale qui en masquait la fragilité, ni la légitimité démocratique qui en différait l’implosion. Africa Corps ne peut pas remplacer un État. L’or malien et l’uranium nigérien financeront un temps les appareils sécuritaires, pas le développement. D’ici 2028-2030, ces régimes auront soit négocié un retour partiel à une légitimité civile, soit sombré dans une violence interne que leurs propres armées ne maîtriseront plus.</p>



<p>Le vrai basculement géopolitique ne viendra pas du Mali ou du Burkina mais du Sénégal, du Ghana et surtout de la Côte d’Ivoire. Ces États ont servi de contre-exemples, de preuves que la gouvernance pouvait fonctionner en Afrique de l’Ouest. Leur déstabilisation partielle — déjà engagée dans leurs régions septentrionales — invaliderait définitivement le paradigme du développement par la gouvernance, promu depuis trente ans par les institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Si un scénario mérite d’être qualifié de systémique, c’est la décomposition partielle du Nigéria. Avec une économie déjà sous pression, un Nord-Est en guerre depuis quinze ans et une fédération dont les lignes de fracture ethniques et religieuses n’ont jamais été véritablement suturées, le Nigéria n’est pas un État fragile au sens conventionnel — c’est un agrégat sous tension dont la rupture provoquerait un déversement humain sans équivalent dans l’histoire africaine contemporaine.</p>



<p>Le Soudan et la Somalie sont l’exemple de ce que devient un territoire quand l’État a définitivement cessé d’être le cadre de référence des populations. Deux géographies distinctes, deux trajectoires différentes, une même conclusion, l’irréversibilité à court terme.</p>



<p>Dans ce contexte, la stabilisation durable au Sahel est improbable avant plusieurs décennies.</p>



<p>Enfin, le Sahel révèle ce que devient le monde lorsque l’État cesse de protéger et d’unir, une souveraineté de façade, livrée aux milices, aux trafiquants et aux puissances extérieures. Ce naufrage est l’échec d’États sans contrat social, sans justice et sans enracinement. Le choix est entre la reconstruction patiente d’États légitimes, capables de rendre justice et de protéger les peuples, ou l’acceptation d’un monde où la peur remplacera la loi, où les milices remplaceront les institutions, et où la souveraineté ne sera plus qu’un mot imprimé sur des cartes.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lT4ns1dkJh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=AYz2DAMY30#?secret=lT4ns1dkJh" data-secret="lT4ns1dkJh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Sadio Camara]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssou N’Dour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection des Touaregs du Front de libération de l’Azawad et le JNIM, lié à Al-Qaïda.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection menée par les Touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda. En 2020, des officiers soutenus par la Russie ont mené un coup d’État contre le pouvoir civil de Ibrahim Boubacar Keïta estimant que ce pouvoir soutenu par la France a échoué dans la lutte contre l’alliance des séparatistes et des djihadistes. Cependant, depuis six ans, la junte militaire qui a fait appel à Wagner -remplacé depuis par Africa Corps, un autre groupe paramilitaire russe- a elle-même complètement échoué et la situation n’a fait que se dégrader. </em></strong><em>(Photo : Monument à la gloire de l&rsquo;armée malienne à Bamako. AFP/Getty).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18725773"></span>



<p>Dans une enquête sur la situation au Mali, <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/apr/30/mali-bamako-violence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> évoque le <em>«Grand Bal de Bamako»</em>, nom donné par les organisateurs à la soirée du samedi 25 avril 2026 à l’Hôtel de l’Amitié, dans la capitale malienne, qui devait faire la une des journaux du pays.</p>



<p>De nombreux sponsors, dont Orange Mali, filiale locale de l’opérateur français, avaient financé l’événement. Les organisateurs espéraient qu’il démontrerait la capacité du Mali à organiser de grands événements malgré une crise sécuritaire qui sévit sur plusieurs fronts. La veille du concert, un convoi de voitures est venu chercher la tête d’affiche, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour, lauréat d’un Grammy Award, à l’aéroport international Modibo Keita.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combats entre insurgés et forces de sécurité</h2>



<p>Finalement, N’Dour, l’une des voix les plus célèbres du continent, n’a pas pu se produire. Avant le début du concert, les invités se sont levés des tables nappées de blanc et ont quitté les lieux, après avoir appris que la junte au pouvoir avait imposé un couvre-feu de 72 heures dans toute la ville.</p>



<p><em>«Nous sommes confrontés à une situation qui nous échappe»</em>, a déclaré l’organisateur principal. Abdoulaye Guitteye a déclaré sur scène : <em>«Nous avons vraiment fait de notre mieux, nous avons essayé»</em>.</p>



<p>Le couvre-feu a été instauré en réponse à une attaque coordonnée contre plusieurs villes maliennes, menée par une alliance improbable de djihadistes et de séparatistes.</p>



<p>À Bamako, les habitants se sont réveillés à l’aube au son des tirs, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda, ayant pris pour cible l’aéroport par lequel N’Dour était arrivé. Selon certaines sources, la junte aurait accordé une autorisation spéciale pour la réouverture temporaire de l’aéroport afin que le chanteur puisse rejoindre Dakar.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6iJ30LAp57"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=SrOXVq46Jq#?secret=6iJ30LAp57" data-secret="6iJ30LAp57" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un kamikaze tue le ministre de la Défense</h2>



<p>À Kati, ville de garnison hautement sécurisée située à seulement 15 kilomètres de Bamako, de violents combats ont éclaté entre insurgés et forces de sécurité devant la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara. Un kamikaze a ensuite lancé une voiture piégée contre la propriété, tuant Camara et plusieurs membres de sa famille.</p>



<p>Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire, alimentée notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des bandes criminelles locales et des groupes indépendantistes. Le JNIM a imposé un blocus de carburant sévère à Bamako l’année dernière mais celui-ci s’était allégé dans la période précédant les attaques du samedi 25 avril.</p>



<p>Camara était une figure clé de la junte et un russophone considéré comme l’artisan du rapprochement de la junte avec la Russie, en particulier son accord avec le groupe de mercenaires Wagner –qui s’est ensuite transformé en Africa Corps, contrôlé par le Kremlin– pour assurer la protection du régime et un soutien à la lutte contre l’insurrection.</p>



<p>À l’instar de ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, le Mali avait expulsé les forces françaises et américaines après le coup d’État qui a porté la junte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il y a forcément des complices</h2>



<p>Les théories du complot se répandent librement : certains affirment que les djihadistes disposaient de sources proches de Camara qui les ont aidés à pénétrer dans son complexe lourdement gardé. <em>«Les militaires eux-mêmes admettent qu’il y avait forcément des complices»</em>, a déclaré au <em>Guardian</em> un consultant basé à Bamako, sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Des attaques simultanées ont eu lieu dans des villes et des villages de tout le pays, notamment à Gao, Mopti, Sévaré et Bourem.</p>



<p>À Kidal, ancien bastion séparatiste près de la frontière avec le sud de l’Algérie, l’armée malienne et l’Africa Corps ont été submergées par les combattants. Les autorités algériennes auraient aidé les troupes à négocier leur retrait de la ville.</p>



<p>Ces attaques –les plus importantes perpétrées dans le pays depuis près de 15 ans– marquent une nouvelle escalade d’un conflit qui a débuté en 2012.</p>



<p>Des Touaregs, se sentant marginalisés depuis l’indépendance du Mali en 1960, ont alors lancé une offensive, aidés par des armes récupérées après la chute du régime Kadhafi en Libye. Des extrémistes du nord ont ensuite instrumentalisé le soulèvement et l’ont amplifié à tel point que les interventions de l’armée française et d’une force de maintien de la paix de l’Onu n’ont pas permis de rétablir l’ordre.</p>



<p>Ce conflit a également conduit à trois coups d’État successifs dont celui de mai 2021 qui a porté Assimi Goïta à la tête de l’État. Quelques années plus tard, il a retiré le Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en même temps que ses homologues chefs de junte au Burkina Faso et au Niger.</p>



<p>Goïta est resté introuvable, alimentant les spéculations : les rebelles auraient-ils déjoué les plans des mercenaires turcs qui le protégeaient ? Ou bien aurait-il été destitué par ses complices putschistes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Russes à la manœuvre</h2>



<p>Mardi après-midi, Goïta a démenti les rumeurs en réapparaissant sur une photo le montrant en compagnie de l’ambassadeur de Russie, photo publiée par la présidence malienne sur X. Il s’est ensuite adressé à la nation, déclarant : <em>«Le plan meurtrier de l’ennemi a été déjoué»</em>. <em>«Ces attaques ne sont pas des incidents isolés mais s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et mis en œuvre par des groupes terroristes et des commanditaires, tant extérieurs qu’intérieurs, qui leur fournissent renseignements et soutien logistique»</em>, a-t-il déclaré, reprenant le discours du ministère de la Défense russe, qui affirmait, sans preuve, avoir déjoué un coup d’État soutenu par les forces occidentales.</p>



<p>Les autorités de Bamako et de Moscou ont confirmé des pertes civiles et militaires, sans toutefois communiquer de chiffres précis. L’armée a également annoncé avoir tué plus de 200 terroristes.</p>



<p>Selon les analystes, les Russes vont désormais se concentrer sur la protection de la capitale et de la présidence. Le consultant basé à Bamako doute que la capitale puisse être prise compte tenu de la supériorité numérique des Russes mais il sait que la menace est omniprésente. <em>«Les djihadistes et les séparatistes connaissent les montagnes et les sentiers mieux que l’armée et se déplacent à moto. Ils maîtrisent la situation. Ils s’y étaient préparés»</em>, explique-t-il.&nbsp;</p>



<p>Tandis que la population poursuit ses activités quotidiennes, la ville reste en état d’alerte maximale. <em>«Ce matin encore, les enfants sont allés à l’école mais la panique règne et beaucoup de gens restent chez eux»</em>, a déclaré le consultant, qui vit dans une banlieue de Bamako et n’a pas quitté son domicile depuis samedi 25 avril.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des vidéos circulent, montrant des djihadistes exhortant la population, en bambara (la langue la plus parlée du pays), à ne pas quitter la capitale. Une vidéo, accompagnée d’une musique entraînante, semble montrer un combattant en train de taguer les panneaux du gouvernement dans le centre de Kidal, tout en faisant le signe de la paix face à la caméra. <em>The Guardian</em> n’a pas pu vérifier l’authenticité de ces images.</p>



<p>Tout au long de la journée du samedi 25 avril, les organisateurs du concert ont résisté aux appels à l’annulation de l’événement face à l’évolution rapide de la situation sécuritaire, notamment parce que le lieu, situé à quelques rues de l’ambassade de France, est considéré comme l’un des plus sûrs de la capitale.</p>



<p>Cette volonté de maintenir le concert témoigne du désir, partagé par de nombreux habitants de Bamako, de mener une vie aussi normale et dynamique que possible. Cette attitude est encouragée par la junte qui cherche depuis longtemps à projeter une image de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Continuer à vivre malgré tout</h2>



<p>En décembre, alors même que le blocus des carburants bouleversait le quotidien de millions de personnes, une biennale se tenait dans la cité antique de Tombouctou. Et le week-end dernier, des couples ont célébré leurs mariages à Bamako malgré les violences.</p>



<p>Une habitante de Bamako, présente au festival de Tombouctou, a déclaré cette semaine : <em>«Voici ce que je dis aux gens : Soit nous choisissons de vivre, soit nous choisissons de rester terrorisés. Beaucoup ont également écrit sur les réseaux sociaux : Nous ne céderons pas, nous devons résister, nous devons continuer à vivre!»</em>.</p>



<p>Il est à indiquer que les groupes paramilitaires russes qui se sont succédés à savoir Wagner puis Africa Corps afin de soutenir la junte militaire pro-russe ont non seulement échoué à mater l’insurrection menée par l’alliance des séparatistes et des djihadistes mais ont perpétré beaucoup de crimes au nord du Mali comme nous l’avons vu dans un précèdent article intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali»</a></em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nv3apuA6WP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/">Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/les-crimes-sans-fin-des-mercenaires-russes-au-mali/embed/#?secret=u5NBl6bV0M#?secret=nv3apuA6WP" data-secret="nv3apuA6WP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Crise au Mali &#124; La Tunisie s&#8217;inquiète de l&#8217;escalade de la violence armée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/crise-au-mali-la-tunisie-sinquiete-de-lescalade-de-la-violence-armee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 18:12:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Jnim]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’escalade de la violence armée touchant plusieurs villes maliennes, dont la capitale Bamako, la Tunisie a officiellement réagi pour exprimer sa solidarité et appeler au respect de la stabilité du pays. Dans un communiqué publié ce mardi 28 avril 2026, la Tunisie a fait part de sa « profonde inquiétude » suite aux...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/crise-au-mali-la-tunisie-sinquiete-de-lescalade-de-la-violence-armee/">Crise au Mali | La Tunisie s&rsquo;inquiète de l&rsquo;escalade de la violence armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à l’escalade de la violence armée touchant plusieurs villes maliennes, dont la capitale Bamako, la Tunisie a officiellement réagi pour exprimer sa solidarité et appeler au respect de la stabilité du pays.</em></strong></p>



<span id="more-18703681"></span>



<p>Dans un communiqué publié ce mardi 28 avril 2026, la Tunisie a fait part de sa « profonde inquiétude » suite aux graves attaques armées menées par les djihadistes du JNIM (branche d&rsquo;Al-Qaïda).</p>



<p>Ces assauts, qui ont frappé la République du Mali, ont causé de nombreuses victimes, parmi lesquelles figurerait Sadio Camara, le ministre malien de la Défense.</p>



<p>La Tunisie condamne avec la plus grande fermeté le recours à la violence armée contre le Mali et réaffirme son rejet catégorique de toute forme d&rsquo;agression visant à déstabiliser ce pays africain.</p>



<p>Au-delà de cette condamnation, Tunis, qui appelle au respect de la souveraineté du Mali ainsi qu&rsquo;à la préservation de sa sécurité et de sa stabilité territoriale, a également tenu à exprimer sa pleine solidarité avec le « peuple malien frère » dans cette épreuve.</p>



<p>Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire au Mali demeure très préoccupante et menace l&rsquo;équilibre de toute la région.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/crise-au-mali-la-tunisie-sinquiete-de-lescalade-de-la-violence-armee/">Crise au Mali | La Tunisie s&rsquo;inquiète de l&rsquo;escalade de la violence armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisair &#124; Des vols vers le Mali annulés en raison de la situation sécuritaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/tunisair-des-vols-vers-le-mali-annules-en-raison-de-la-situation-securitaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 22:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[affrontements armés]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis-Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite aux affrontements armés que connaît actuellement la République du Mali, et par souci de sécurité, la compagnie Tunisair annonce l&#8217;annulation des vols TU399 (aller) et TU400 (retour) programmés pour demain, mardi 28 avril 2026, à destination et en provenance de Bamako via Abidjan, au départ de l&#8217;aéroport de Tunis-Carthage. La compagnie tient à préciser...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/tunisair-des-vols-vers-le-mali-annules-en-raison-de-la-situation-securitaire/">Tunisair | Des vols vers le Mali annulés en raison de la situation sécuritaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Suite aux affrontements armés que connaît actuellement la République du Mali, et par souci de sécurité, la compagnie Tunisair annonce l&rsquo;annulation des vols TU399 (aller) et TU400 (retour) programmés pour demain, mardi 28 avril 2026, à destination et en provenance de Bamako via Abidjan, au départ de l&rsquo;aéroport de Tunis-Carthage.</em></strong></p>



<span id="more-18700052"></span>



<p>La compagnie tient à préciser que le transport des passagers de la ligne Tunis – Abidjan – Tunis sera assuré à bord du vol TU401, le mercredi 29 avril en cours.</p>



<p>Quant aux passagers de la ligne Tunis – Bamako – Tunis, leur transfert a été programmé sur un vol prévu le vendredi 1er mai prochain, sous réserve de l&rsquo;amélioration des conditions sécuritaires en République du Mali.</p>



<p>Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le centre d&rsquo;appels au 81 10 77 77 ou par courriel à l&rsquo;adresse : callcenter@tunisair.com.tn</p>



<p>Pour Rappel, après une série d&rsquo;attaques sans précédent, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et des groupes djihadistes ont pris possession de Kidal, au nord du Mali.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/tunisair-des-vols-vers-le-mali-annules-en-raison-de-la-situation-securitaire/">Tunisair | Des vols vers le Mali annulés en raison de la situation sécuritaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Troubles au Mali &#124; La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 12:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Azawad]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux troubles actuels au Mal, la Tunisie doit sécuriser ses frontières désertiques et terrestres avec l'Algérie et la Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui au Mali ce ne sont pas des troubles dans un pays lointain, mais une menace directe et urgente pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc prendre les plus grandes précautions pour sécuriser ses frontières désertiques les plus reculées ainsi que ses frontières terrestres avec l&rsquo;Algérie et la Libye…</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18692003"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce que vit aujourd’hui le Mali n’est pas un simple trouble passager, mais un profond bouleversement géopolitique. Le problème dépasse le cadre des attaques internes ou des conflits locaux&nbsp;; nous sommes désormais confrontés à un contexte régional complexe où les agendas de puissances étrangères rivales se croisent, rendant la stabilité du Maghreb, y compris celle de la Tunisie, extrêmement fragile.</p>



<p>La Mauritanie a récemment protesté contre l’incursion des forces régulières maliennes sur son territoire national…</p>



<p>Au niveau régional, le régime malien a déclaré son soutien explicite au Maroc sur la question du Sahara occidental et à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relation tendue entre l’Alger et Bamako</h2>



<p>Alors que le Maroc et l’Algérie connaissent une crise diplomatique et sécuritaire prolongée depuis les années 1990, exacerbée par l’embargo énergétique depuis 2021, l’Algérie a connu une rupture similaire avec Bamako en 2025. Cette rupture a fait suite à l&rsquo;annonce par l’Algérie de la destruction d’un drone à sa frontière avec le Mali, à la dénonciation par Bamako de l’Accord de paix d’Alger de 2015 et à son accusation selon laquelle l’Algérie soutient des mouvements séparatistes…</p>



<p>Dans ce climat tendu, la coordination et la coopération algéro-mauritaniennes se renforcent…</p>



<p>Même les grandes alliances ne sont pas épargnées par cette complexité. La Russie, garante de la sécurité du régime malien actuel et liée historiquement à l’Algérie, semble désormais en désaccord avec cette dernière quant à la gestion de la crise malienne. Tandis que le Mali accuse l’Algérie de soutenir les rebelles de l’Azawad, l’Algérie réplique en accusant Bamako de collaborer avec des acteurs régionaux pour la déstabiliser…</p>



<p>Cette situation explosive laisse présager une explosion imminente qui pourrait déborder les frontières et embraser tous les pays voisins. Il ne s’agit plus simplement d’une rébellion touareg ou d’attaques de groupes armés&nbsp;; le Mali est devenu un champ de bataille par procuration où convergent des intérêts internationaux conflictuels, contraignant la Tunisie à l’état d’alerte maximale…</p>



<p>La principale préoccupation aujourd’hui est l’extension du conflit et les vagues de déplacements massifs de population qui en résultent, du Mali vers l’Algérie, puis vers la Tunisie ou la Libye. Le danger réside non seulement dans le nombre de personnes déplacées, mais aussi dans leur identité, leurs origines et leurs nationalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les groupes armés peuvent s’infiltrer facilement</h2>



<p>Parmi des milliers de civils, des éléments radicaux liés à des groupes armés peuvent facilement s’infiltrer par les routes désertiques accidentées. Le danger s’intensifie si l’Algérie, sous le poids de ses pressions sécuritaires et économiques, décide de ne pas absorber ces afflux massifs de personnes, faisant de la Tunisie une destination inévitable. Ceux qui arrivent du Sahel sont souvent porteurs d’une idéologie radicale et possèdent une vaste expérience du combat acquise dans les rudes environnements désertiques…</p>



<p>Du point de vue de la sécurité, le vaste désert ne peut être patrouillé par les seuls moyens humains traditionnels. La Tunisie doit activer de toute urgence des systèmes de reconnaissance aérienne par drones de pointe et les relier à des centres d’opérations s’appuyant sur l’intelligence artificielle, afin de distinguer avec précision les mouvements de civils déplacés de ceux des groupes armés organisés, quelles que soient les conditions naturelles…</p>



<p>Ce qui se passe au Mali n’est pas un trouble dans un pays lointain, mais une menace directe et immédiate pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc faire preuve de la plus grande prudence et vigilance.</p>



<p>Protégez vos frontières, non seulement par la force militaire, mais aussi par une vigilance technologique de pointe et une coordination régionale intelligente, car la stabilité de la Tunisie et du sud de la Méditerranée repose avant tout sur la sécurisation de ce point crucial au cœur de notre désert et de nos frontières terrestres…</p>



<p><em>* Expert juridique.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page facebook de l’auteur</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zRVxAYJsnG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/embed/#?secret=kgbT7N4xKz#?secret=zRVxAYJsnG" data-secret="zRVxAYJsnG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïn Amenas]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux révèlent un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18680429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le premier noyau de ce réseau se forme à Agadez, au nord du Niger, d’où les migrants se dirigent vers la frontière algérienne via Aïn Amenas ou bifurquent vers Tombouctou et Gao, au Mali, zones hors de contrôle officiel où des structures hybrides, composées de bandes de passeurs et d’organisations armées, organisent des convois de la mort à bord de camions et de véhicules tout-terrain.</p>



<p>La traversée du désert est l’étape la plus lucrative pour les passeurs. Les migrants paient entre 500 et 2&nbsp;000 dollars pour le transport et la protection jusqu’à Tamanrasset, plaque tournante logistique du voyage.</p>



<p>À Tamanrasset, ils deviennent ouvriers au marché noir, travaillant dans le bâtiment et l’agriculture pour financer la suite du voyage, dont le coût oscille entre 300 et 600 dollars. Une fois l’argent réuni, les clients passent d’un passeur à l’autre et entament leur périple vers le nord, en direction d’Ouargla, principal centre de tri. De là, certains rejoignent la Libye via Ghadamès, tandis que d’autres poursuivent leur route vers Tébessa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trafic d’êtres humains et frontières poreuses&nbsp;!</h2>



<p>À Tébessa, des guides spécialisés dans les sentiers de montagne facilitent le passage des migrants à travers des zones accidentées et non officielles, moyennant une somme allant de 100 à 250 dollars, avant de les déposer en territoire tunisien près de Kasserine.</p>



<p>Une fois la frontière franchie, les réseaux de passeurs tunisiens prennent le relais et transportent les migrants de nuit jusqu&rsquo;à Sfax pour 500 dinars par personne. Aux abords de Sfax, les passeurs disparaissent, laissant la place à des intermédiaires locaux… et des ateliers de construction de bateaux en fer prospèrent, vendant ces embarcations entre 30&nbsp;000 et 40&nbsp;000 dinars pièce, générant d’immenses profits pour les courtiers locaux qui ont acheté des loyautés et recruté des informateurs pour se protéger des descentes de police.</p>



<p>Face à ce réseau de passeurs, qui communiquent par codes numériques, GPS et guides experts, son démantèlement par les méthodes de sécurité traditionnelles est quasiment impossible, d’autant plus que la plupart de ces individus sont entrés par la frontière algérienne avec la complicité de réseaux transnationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Migration irrégulière et tissu urbain tunisien</h2>



<p>S’attaquer au problème de la migration irrégulière à une telle échelle au sein du tissu urbain tunisien est extrêmement complexe et presque impossible d’un point de vue sécuritaire et logistique.</p>



<p>La solution réside dans le bouclage de tous les points de passage frontaliers grâce à des systèmes de surveillance avancés et des drones de reconnaissance couvrant les terrains accidentés et les zones vulnérables, ainsi que dans la traque des chefs des réseaux locaux de passeurs.</p>



<p>Il est donc devenu essentiel de concentrer les efforts sur la zone frontalière. Il faut stopper net le flux migratoire à la frontière. Ces efforts doivent s’accompagner d’une documentation numérique et juridique précise de chaque passage, non seulement pour contrôler la frontière, mais aussi pour définir les responsabilités internationales et régionales et responsabiliser chaque partie quant à ses obligations en matière de protection des frontières communes.</p>



<p><em>* Expert juridique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i51LdWT9Oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/">Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=vNusM5mdbX#?secret=i51LdWT9Oh" data-secret="i51LdWT9Oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Cepex]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va lancer des études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/">Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a annoncé le lancement d’études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye. Il s’agit toutefois d’un projet encore au stade préparatoire, et non d’une infrastructure opérationnelle.</em></strong></p>



<span id="more-18579249"></span>



<p>Cette initiative a été présentée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors du Forum économique Tunisie-Niger, tenu mercredi 1<sup>er</sup> avril 2026, au Centre de promotion des exportations (Cepex), à Tunis, en présence d&rsquo;e M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce de l&rsquo;Industrie du Niger. Le corridor projeté devrait relier le point de passage de Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine. L’objectif est de réduire les coûts logistiques et de raccourcir les délais de transport des marchandises tunisiennes à destination du sud du Sahara. Et l’enjeu politique et économique est que Tunis transforme en infrastructure un axe stratégique annoncé de longue date, à savoir, renforcer sa présence commerciale en Afrique.</p>



<p>Dans son rapport gouvernemental 2025 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Tunisie désigne l’Afrique comme l’un des marchés prioritaires de sa politique commerciale, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La ratification de l’accord par la Tunisie a été finalisée le 7 août 2020, et le pays participe également à l’initiative de développement commercial pilotée par le secrétariat de la Zlecaf.</p>



<p>Assurer la continuité logistique</p>



<p>Cette annonce intervient alors que Cepex a déjà prévu un programme fortement axé sur l’Afrique pour 2026, avec 65 actions promotionnelles et le soutien d’environ 1&nbsp;250 entreprises tunisiennes, notamment des rencontres d’affaires et des initiatives dédiées aux marchés subsahariens. Dans ce contexte, le corridor terrestre est présenté comme un outil permettant d’assurer la continuité logistique d’une présence commerciale qui a déjà généré environ 400 transactions d’exportation dans le cadre de la Zlecaf, en particulier dans les secteurs des composants mécaniques et électroniques, du textile et de l’agroalimentaire.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si le dossier a été présenté au forum avec le Niger, un partenaire qui, actuellement, représente encore une part limitée des échanges bilatéraux&nbsp;: selon les données de &nbsp;2024, les exportations tunisiennes vers Niamey s’élevaient à 5,28 millions de dollars. Le corridor, selon Tunis, devrait précisément servir à combler ce manque, en transformant la frontière de Ras Jedir en une porte d&rsquo;entrée commerciale vers le Sahel et l’arrière-pays africain.</p>



<p>Il ne s’agit pas de l’ouverture immédiate d’une nouvelle route commerciale déjà fonctionnelle, mais plutôt de la transition vers une phase plus concrète, celle des études et de la planification, d’une stratégie par laquelle la Tunisie tente de réduire sa dépendance aux marchés européens traditionnels et de s’imposer comme une plateforme pour le commerce entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/">Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 09:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Al Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Ethiopie]]></category>
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		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des conflits armés meurtriers, des luttes pour le pouvoir et des élections à l’issue incertaine sont les défis pour l'Afrique en 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/">Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec des conflits armés très meurtriers comme celui du Soudan qui a donné lieu à la plus grave crise humanitaire dans le monde, des luttes fratricides pour le pouvoir et des scrutins électoraux à l’issue incertaine mais aussi la région du Sahel toujours en proie à l’instabilité, les défis sont légion pour le continent africain en cette nouvelle année.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18233908"></span>



<p>Le revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2025/12/31/africa-2026-predictions-elections-ethiopia-insecurity/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a> a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi présentant les principaux enjeux qui devraient façonner le paysage africain en 2026 dans un contexte de crises politiques, sécuritaires et électorales susceptibles de redéfinir l’équilibre des pouvoirs sur le continent.</p>



<p>Plusieurs pays africains organiseront des élections cruciales mais les experts prévoient qu’elles seront largement symboliques, avec des résultats prédéterminés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle vague de protestations de jeunes, semblables à celles observées sur le continent en 2025. Les élections prévues pour 2026 sont les suivantes :</p>



<p>Élections générales en Ouganda, le 15 janvier&nbsp;; élections présidentielles au Bénin, le 12 avril&nbsp;; élections générales en Éthiopie, le 1<sup>er</sup> juin ; élections générales en Zambie, le 13 août&nbsp;; élections présidentielles en Gambie, le 5 décembre&nbsp;; et élections générales au Soudan du Sud, le 22 décembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan du Sud</h2>



<p>Ces élections au Soudan du Sud sont les premières depuis l’indépendance du pays en 2011. Reportées à plusieurs reprises, elles suscitent aujourd’hui de nombreux doutes, tant au niveau international que national, quant à leur faisabilité et leur équité, compte tenu de l’instabilité politique qui règne dans le pays.</p>



<p>Le Soudan du Sud est entré dans une phase critique depuis l’effondrement du fragile accord de partage du pouvoir entre le président Salva Kiir Mayardit et son ancien vice-président et opposant, Riek Machar.</p>



<p>En mars 2025, Machar a été assigné à résidence. En septembre, le gouvernement l’a inculpé de meurtre, de trahison et de crimes contre l’humanité, et l’a démis de ses fonctions de premier vice-président au sein du gouvernement d’union nationale.</p>



<p>Ce poste faisait partie de l’accord de 2018 conclu entre les deux hommes, qui avait mis fin à une guerre civile de cinq ans ayant coûté la vie à environ 400 000 personnes.</p>



<p>Ces récents développements ont permis à Salva Kiir de consolider son pouvoir sans véritable opposition et le pays est à nouveau au bord d’une guerre civile généralisée.</p>



<p><em>Foreign Policy</em> met également en garde contre le risque de débordement du conflit au Soudan, d’autant plus que l’armée soudanaise accuse Salva Kiir de soutenir les Forces de soutien rapide, ce qui pourrait entraîner le Soudan du Sud directement impliqué dans la guerre au Soudan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie</h2>



<p>Concernant l’Éthiopie,<em> FP</em> note que les élections générales à venir se déroulent dans un contexte de crise sécuritaire et économique croissante. Les tensions persistent dans les régions d’Amhara et d’Oromia, où des affrontements se poursuivent entre les forces fédérales et les groupes armés locaux, risquant de perturber le processus électoral dans une grande partie du pays.</p>



<p>Ces élections pourraient consolider le pouvoir du gouvernement, au moment même où le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), parti au pouvoir au Tigré, accuse le gouvernement de violer l’accord de paix de 2022, exacerbant ainsi la méfiance entre les deux parties.</p>



<p>Ce climat fragile, selon la revue américaine, pourrait engendrer une instabilité accrue et alimenter les accusations d’illégitimité des élections et de manque de transparence quant à leurs résultats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somalie</h2>



<p>Concernant les élections somaliennes, elles pourraient ne pas se dérouler comme prévu en raison de la controverse persistante entourant leur déroulement. Des réformes électorales sont en cours, visant à passer du système actuel, où les chefs de clan désignent les membres du parlement qui élisent ensuite le président, à un système de vote direct fondé sur le principe une personne, une voix.&nbsp;</p>



<p>Cette évolution représente un changement radical dans la structure du pouvoir et a suscité de vives protestations, notamment de la part des régions semi-autonomes du Puntland et du Jubaland, qui estiment que les réformes renforcent le pouvoir central à Mogadiscio et affaiblissent l’influence des régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflits ouverts</h2>



<p>Au Sahel et en Afrique de l’Ouest, la revue américaine met en garde contre la propagation de ce qui est décrit comme un <em>«virus des coups d’État militaires»</em>, compte tenu de l’influence croissante des juntes militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger (Alliance sahélienne), et de la multiplication des attaques perpétrées par des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.</p>



<p>En République démocratique du Congo, <em>FP</em> indique que l’accord négocié par l’administration du président américain Donald Trump n’a pas permis d’endiguer les combats dans l’est du pays où des affrontements avec le mouvement M23 soutenu par le Rwanda se poursuivent.</p>



<p>Au Soudan, la poursuite du conflit qui dure depuis près de trois ans, notamment avec l’intensification des combats dans la région du Kordofan. Les initiatives internationales, y compris celles menées par Washington en coopération avec les pays de la région, n’ont guère progressé, les deux camps, l’armée et les Forces de soutien rapide, privilégiant les options militaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/">Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hannibal Mejbri aux Tunisiens &#124; «On rêve trop et on ne travaille pas assez»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/hannibal-mejbri-aux-tunisiens-on-reve-trop-et-on-ne-travaille-pas-assez/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 09:40:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe d’Afrique des Nations]]></category>
		<category><![CDATA[Hannibal Mejbri]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18193112</guid>

					<description><![CDATA[<p>La déclaration de Hannibal Mejbri à l’issue du match perdu contre le Mali a été ressenti comme une gifle par tous les Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/hannibal-mejbri-aux-tunisiens-on-reve-trop-et-on-ne-travaille-pas-assez/">Hannibal Mejbri aux Tunisiens | «On rêve trop et on ne travaille pas assez»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La <a href="https://www.youtube.com/shorts/yGNP31KvCpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration faite par Hannibal Mejbri</a> à l’issue du match perdu contre le Mali en 8<sup>e</sup> de finales de la Coupe d’Afrique des Nations, hier soir, samedi 3 janvier 2026, à Casablanca, doit donner à réfléchir, et pas seulement aux acteurs du football dans notre pays.</em></strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/yGNP31KvCpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-18193112"></span>



<p>Le meilleur joueur sur le terrain, hier soir, comme lors des trois précédents matchs de la compétition, inexplicablement sorti au milieu de la seconde mi-temps, n’y est pas allé par quatre chemins pour dire les choses crûment. <em>«Désolé, peut-être que ça va faire le tour de la Tunisie. On rêve trop et on ne travaille pas assez. Et ça c’est le cas de tous les Tunisiens. On ne se forme pas. Ce n’est pas la honte d’apprendre tous les jours. Nous tous. Vous les premiers en tant que médias. Et moi le premier. Tout le monde doit apprendre. On doit vraiment se poser des questions, parce qu’on est en retard. En tant que pays, on est vraiment en retard. Il faut qu’on se repose des questions, que ce soit dans le football ou en tout.»</em></p>



<p>Rappelons que le même Mejbri avait, il y a quelques semaines, déploré l&rsquo;état de la pelouse du Stade de Radès, le seul homologué par la Confédération africaine de football (CAF) pour accueillir les matchs internationaux, en expliquant qu&rsquo;on ne peut pas jouer au football et sortir de bons matchs si on s&rsquo;entraîne et on joue dans des conditions aussi déplorables. En débarquant au Maroc, il a d&rsquo;abord loué l&rsquo;excellent état des stades qui donnent envie de jouer au football : suivez mon regard ! </p>



<p>Ce langage de vérité, direct et crû, tenu par un jeune footballeur doit interpeller tous les Tunisiens à quelque niveau qu&rsquo;ils soient pour se remettre en question, retrousser les manches et travailler pour améliorer la situation dans le pays qui se dégrade dans tous les domaines. Et ce ne sont pas les discours soporifiques et menteurs des responsables qui vont y changer quoi que ce soit. Ils parlent trop, disent souvent des stupidités et ne font rien pour améliorer le vécu quotidien des gens. </p>



<p>A cet égard, le football, sport populaire par excellence, fonctionne comme un miroir grossissant: il nous renvoie notre image. Nous sommes médiocres, fainéants et, pour ne rien arranger, arrogants&#8230; en attendant la prochaine gifle. Et, hier, la gifle était retentissante et douloureuse pour tous les Tunisiens qui l&rsquo;ont reçue comme telle. Vont-ils pour autant se réveiller enfin ? </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
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		<title>La Tunisie quitte la Coupe d&#8217;Afrique des nations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 22:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aigles de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe d’Afrique des Nations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les attentes des supporters, la sélection nationale n’a pas réussi à franchir les obstacles nécessaires pour poursuivre l’aventure : La Tunisie a été éliminée, ce samedi 3 janvier 2026, de la Coupe d&#8217;Afrique des nations par le Mali au terme de la séance des tirs au but (3/2). Les Maliens, réduits à dix avant...</p>
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<p><strong><em>Malgré les attentes des supporters, la sélection nationale n’a pas réussi à franchir les obstacles nécessaires pour poursuivre l’aventure : La Tunisie a été éliminée, ce samedi 3 janvier 2026, de la Coupe d&rsquo;Afrique des nations par le Mali au terme de la séance des tirs au but (3/2).</em></strong></p>



<span id="more-18191194"></span>



<p>Les Maliens, réduits à dix avant la demi-heure de jeu suite à l’expulsion de Coulibaly, ont quant à eux su faire déjouer les Tunisiens et ont pu arracher leur qualification pour les quarts de finale de la CAN 2025 face à une équipe tunisienne qui a manqué de courage et d&rsquo;assurance, cumulant les erreurs techniques.</p>



<p>On y a pourtant cru, deux minutes avant la fin de la rencontre suite à un but signé Chaouat, les Tunisiens se voyaient en quart de finale face au Sénégal, mais … tout était à refaire quelques minutes après : Un pénalty est sifflé à cause d&rsquo;une main de Meriah et Sinayoko a su le transformer en but égalisant à la 96e minute.</p>



<p>Le score n’a pas évolué durant les prolongations et les Maliens ont fini par avoir le dernier mot lors des tirs au but.</p>



<p>La Tunisie sort ainsi par la petite porte face à une déception totale des supporters tunisiens, dont beaucoup déplorent un naufrage technique et un manque criant de vision tactique</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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