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	<title>Archives des Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le poème du dimanche : «La valise bleue» de Adam Fathi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 May 2022 07:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Fathi]]></category>
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		<category><![CDATA[Jamila Mejri]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Bouchnak]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Al-Ouhaibi]]></category>
		<category><![CDATA[poète tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adam Fathi est une voix qui compte dans le paysage littéraire tunisien et arabe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/le-poeme-du-dimanche-la-valise-bleue-de-adam-fathi/">Le poème du dimanche : «La valise bleue» de Adam Fathi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1957, à Oum Somâa (Kebili), le poète, Adam Fathi est une voix qui compte dans le paysage littéraire tunisien et arabe. Son écriture, exigeante, au ton libre, est rythmée par les colères et luttes sociales, a subi, plus d’une fois, les interdits de la censure. Parolier, ses textes ont eu l’attention des chanteurs, comme Cheikh Imam ou Lotfi Bouchnak.</em></strong></p>



<span id="more-1054668"></span>



<p>Bilingue, Adam Fathi mène une activité de traducteur (Baudelaire, Cioran, Jules Vernes, Gilbert Sinoué, Naïm Kattane, etc.) Il a été Lauréat du Prix Sargon Poulus pour la poésie et la traduction (2019).</p>



<p>Parmi ses recueils (en arabe)&nbsp;: <em>Sept lunes pour la gardienne de la tour</em>, 1982; <em>L’histoire de Khadra et du prince Odwane</em>, 1984; <em>Chants pour la fleur de</em> <em>poussière</em>, 1991; <em>Le souffleur de verre aveugle</em>, 2011 (Prix Aboulkacem Chebbi, 2012).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>Le harpon</strong></em></p>



<p><em>Première valise, bleue, fermée comme une main sur les clés du monde&nbsp;: Ma soif. Ma faim. Mes films. Mes livres. Mes rêves papillons. Mes réveille-matin rebelles et insouciants. Le petit œil de verre qui m’apprend le marin. Un bluejean. Un blouson. Deux chaussettes en boule. Le carnet de poèmes où je parle de mon père, à mon enfant, le souffleur de verre. Puis la montre cassée, aux aiguilles arrêtées sur l’odeur de ma mère.</em></p>



<p><em>Tout me touche et je ne sens que le harpon du temps.</em></p>



<p><em>Ma mère elle, je la vois, attendre au bout du pire.</em></p>



<p><em>Elle sait maintenant :</em></p>



<p><em>Vivre c’est partir.</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>La clé</strong></em></p>



<p><em>Qui t’a ouverte petite valise&nbsp;? Qui t’a ouverte aux vents comme ces plaies, ces gelures&nbsp;?</em></p>



<p><em>Je t’ai pourtant bien bouclée avant de prendre le large. J’ai encore la clé accrochée au cou.</em></p>



<p><em>Le temps d’un battement de rame et te voilà Elyssa, te voilà Ulysse. Le temps d’une tempête et te voilà enceinte de tout désespoir, éventrée par les écueils comme les coffres des corsaires, répandant cette odeur de souffrance qui ne veut vieillir.</em></p>



<p><em>Donne-moi le nom de la femme qui n’a pas su m’aimer. Je veux lui rendre sa clé. Je veux lui dire merci de tout ce que j’ai pu voir.</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>Le pays</strong></em></p>



<p><em>Choisis, me disent les incendies zébrant mon dos. Entre une terre en feu et cette mer, que choisis-tu&nbsp;?</em></p>



<p><em>-Je choisis Maram, mon pays à tous, le pays qui sait aimer ceux qui l’aiment.</em></p>



<p><em>A Maram la mer est autre. Elle me dit laisse tout et pars. Tout voyage est un naufrage qui s’ignore. Pars vite, petit. Tu n’as pas besoin de port. A quoi bon faire ta valise&nbsp;? Pars, pars comme tu es. Tout voyageur est un naufragé qui ne le sait pas encore.</em></p>



<p><em>Et je vogue depuis en moi-même, vers ce lieu fait d’autres et d’ailleurs. Là où l’homme n’est pas le fils du pays. Là où le pays est le fils de l’homme.</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>Méduse</strong></em></p>



<p><em>Devant ton ventre azur, mangeuse de petites valises, le nez fourré dans ta chevelure, je te bâtis, Méduse.</em></p>



<p><em>Ce sont mes entrailles qui serpentent dans ta tête. Mes orteils qui sardinent par les trous de tes chaussettes. Mes poèmes qui te poétisent. Mes livres qui te délivrent. Mes yeux qui te narguent en algues. Mes algues qui t’ancrent dans mon sang. Mon sang qui t’apprend à sculpter le temps.</em></p>



<p><em>Regarde-moi donc t’arracher une poignée de mes os. La lever comme on lève la tête d’une Méduse. La montrer à la foule, qu’elle acclame son héros.</em></p>



<p><em>Chacun montre la tête de la méduse qu’il peut.</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>Le tombeau</strong></em></p>



<p><em>Mer, mer, dernière balise sur la déroute de cette vieille vie, ce n’est pas toi que je sens craqueler, mais le feu du volcan qui se réveille enfin. Te priant de réchauffer ces morts ambulants. Ces cadavres qui vaguent dans le tic-tac des vagues. Mes doubles qui brûlent d’être seuls. Mes moi voyageurs. Mes migrants errants. Mes fragments. Mes frères qui meurent de trop vouloir vivre.</em></p>



<p><em>Mer, mer, ou quel que soit ton nom, lasse d’être mère, te voilà tombeau.</em></p>



<p><em>Et me voilà las de mourir pour être libre.</em></p>



<p><em>Rends-moi ma chimère. Rends-moi ma petite valise bleue.</em></p>



<p><em><strong>(Remerciements à l’auteur).</strong></em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L58xTCLnrh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/07/le-poeme-du-dimanche-sous-le-parapluie-de-sargon-boulus-de-moncef-al-ouhaibi/">Le poème du dimanche :  »Sous le parapluie de Sargon Boulus » de Moncef Al-Ouhaïbi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche :  »Sous le parapluie de Sargon Boulus » de Moncef Al-Ouhaïbi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/07/le-poeme-du-dimanche-sous-le-parapluie-de-sargon-boulus-de-moncef-al-ouhaibi/embed/#?secret=tJLdyxVCHp#?secret=L58xTCLnrh" data-secret="L58xTCLnrh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3j6PdqjtPi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/31/le-poeme-du-dimanche-me-voici-devant-vous-de-mohamed-sghaier-ouled-ahmed/">Le poème du dimanche : ‘‘Me voici devant vous’’ de Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Me voici devant vous’’ de Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/31/le-poeme-du-dimanche-me-voici-devant-vous-de-mohamed-sghaier-ouled-ahmed/embed/#?secret=AMbGzSENsB#?secret=3j6PdqjtPi" data-secret="3j6PdqjtPi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0ECC2kO0ed"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/12/le-poeme-du-dimanche-la-maitresse-des-mers-de-jamila-mejri/">Le poème du dimanche : «La Maîtresse des mers» de Jamila Mejri</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «La Maîtresse des mers» de Jamila Mejri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/12/le-poeme-du-dimanche-la-maitresse-des-mers-de-jamila-mejri/embed/#?secret=Gs2kCZ8VC9#?secret=0ECC2kO0ed" data-secret="0ECC2kO0ed" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
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		<title>Dogmatisme, quand tu nous tue !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/15/dogmatisme-quand-tu-nous-tue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Aug 2021 10:34:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emile Zola]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Bèreau]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Chebil]]></category>
		<category><![CDATA[Sartre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, en Tunisie, l’opinion publique est submergée par une vague des plus funestes à la liberté en général et à la liberté d’opinion en particulier. Sartre est excommunié. Goebbels est ressuscité. Le dogmatisme est sacré roi, alors «qu’il fallait douter même de ce qui paraît évident, et non accepter pour vérité ce dont il serait...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Zola-accuse.jpg" alt="" class="wp-image-359498"/><figcaption><em>Emile Zola engagé dans l&rsquo;affaire Dreyfus (caricature d&rsquo;époque).</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Aujourd’hui, en Tunisie, l’opinion publique est submergée par une vague des plus funestes à la liberté en général et à la liberté d’opinion en particulier. Sartre est excommunié. Goebbels est ressuscité. Le dogmatisme est sacré roi, alors «qu’il fallait douter même de ce qui paraît évident, et non accepter pour vérité ce dont il serait évident de douter.»</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-359496"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Pourtant, après les événements du 14 janvier 2011, tous estimaient que la Tunisie devait entrer de plain pied dans l’ère de la liberté et de l’épanouissement de l’être. Au lieu de cela, des sectes se sont formées et chacune a pu embrigader et fanatiser une clientèle qui ne pense que par la pensée du gourou de la secte à laquelle elle s’est aliénée. Chaque secte refuse toute critique à son encontre. La devise de ces sectes: tu n’es pas aveuglément avec moi, tu es donc contre moi. Chaque secte a ses sorcières à pourchasser. Des médias et des plumes complaisants ou vendus, ou se cachant derrière une objectivité stérile, sont appelés à la rescousse pour veiller à l’esthétique de telle ou telle secte. Les réseaux sociaux sont soudoyés par telle ou telle partie pour la propagande, les calomnies et la diffamation. Dans ce monde où la bêtise est reine, ces réseaux font l’opinion. Pire même, les réseaux islamistes appellent à l’épée. Les réseaux du PDL ont déjà monté les potences. Les enragés du comité du salut public commencent à dresser les guillotines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le bourdonnement des guêpes</h3>



<p>Dans cette atmosphère où la bêtise humaine a supplié à la raison, il s’est trouvé que des personnes, libérées du joug du conformisme, du dogmatisme et du servage, ont choisi la liberté et le chemin de la vérité quitte à <em>«crier malheur sur les contemporains»</em>. Évidemment, elles s’étaient mis tout le monde sur le dos, y compris les affluents <em>«démocrates»</em> qui alimentaient le fleuve islamo-fasciste.&nbsp; Même s’il leur arrivait d’être crucifiées, on ne saurait jamais qui en serait l’auteur.</p>



<p>Insouciantes au bourdonnement des guêpes, et ne cherchant pas à plaire à qui que ce soit, ces personnes continuent à marcher sur le dur chemin de la vérité. Pourquoi cet engagement indéfectible pour la liberté et pour la vérité? Par respect à l’intelligence humaine et par amour de la patrie pour laquelle le poète Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed a écrit: <em>«Je t’aime ! ô pays, plus fort encore que nul autre pareil.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des plumes pour gueuler</h3>



<p>A ces personnes qui ne connaissent ni le conformisme, ni la complaisance, ni la prostitution, et qui n’ont que leur plume pour gueuler, Henri Bèreau** à écrit ce merveilleux texte : «<em>Il est évident que la carrière de polémiste est infiniment moins capitonnée que celle de poète élégiaque ou de romancier mondain. Le pamphlet conduit rarement à la fortune, encore moins aux honneurs. Son plus clair bénéfice est une suite de démêlés avec la justice et avec l’opinion. De manière invariable, l’écrivain de combat doit subir le reniement de ceux qu’il croit défendre, et qu’en fait les défend, quels que soit son temps, son parti, qu’il s’appelle Marat, Courrier, Carrel, Veuillot, Valles, Drumont, Bloy, Tailhade, Zola, Cassagnac, Jouvenel, Daudet, Maurras, son sort est réglé, plus ou moins tragiquement, également ingrat.</em></p>



<p><em>«D’où vient que toujours, en dépit de tout et de tous, il se trouve des hommes qui, dédaigneux de la facilité de la vie, se consacrent en connaissance de cause à la plus redoutable des tâches humaines, qui est de jeter l’alarme au jour du grand péril, et, s’il le faut, de crier malheur sur les contemporains?</em></p>



<p><em>«C’est que le monde littéraire n’est pas entièrement composé de littérateurs… Il se trouve des hommes qui ne se réfugient pas dans leurs œuvres… Ces hommes se battent. Ils se battent parce que s’ils ne se battaient plus, nul ne se battrait à leur place. Et pourquoi se battent-ils? Par devoir critique, assurément, mais encore et surtout pour l’honneur de leur profession. Seuls et désarmés, ils vont au cœur de la bataille parce qu’ils obéissent à leur mission. Ils se mentiraient à eux-mêmes, s’ils renonçaient au combat.»</em></p>



<p><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<p>** <em>Henri Bèreau, romancier et journaliste français de l’entre-deux-guerres, cité par Alain Soral, in  »Comprendre l’empire », édition Blanche, 2011, pages 4 et 5.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w78EVPoH3Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/30/monsieur-kais-saied-la-constitution-de-1959-est-toute-prete/">Monsieur Kaïs Saïed, la Constitution de 1959 est toute prête</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Monsieur Kaïs Saïed, la Constitution de 1959 est toute prête » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/30/monsieur-kais-saied-la-constitution-de-1959-est-toute-prete/embed/#?secret=wX2KRuWdsZ#?secret=w78EVPoH3Q" data-secret="w78EVPoH3Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DEHbCXuCIs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/04/tunisie-qui-va-enfin-siffler-la-fin-de-la-recreation/">Tunisie : Qui va enfin siffler la fin de la recréation ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Qui va enfin siffler la fin de la recréation ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/04/tunisie-qui-va-enfin-siffler-la-fin-de-la-recreation/embed/#?secret=tvnVELQCiQ#?secret=DEHbCXuCIs" data-secret="DEHbCXuCIs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kJCGVoXgia"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/24/rached-ghannouchi-a-quand-la-retraite/">Rached Ghannouchi, à quand la retraite ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rached Ghannouchi, à quand la retraite ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/24/rached-ghannouchi-a-quand-la-retraite/embed/#?secret=dU3tQndxqi#?secret=kJCGVoXgia" data-secret="kJCGVoXgia" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Me voici devant vous’’ de Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/31/le-poeme-du-dimanche-me-voici-devant-vous-de-mohamed-sghaier-ouled-ahmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 07:14:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouled Ahmed à Paris en 1989, par Abdelatif Ben Salem, droits réservés. Il y a 3 ans, le 5 avril 2016, décédait Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed, à 61 ans, après un long combat avec la maladie. Il était considéré comme l’une des voix poétiques majeures en Tunisie et dans le monde arabe. Ouled Ahmed était...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/31/le-poeme-du-dimanche-me-voici-devant-vous-de-mohamed-sghaier-ouled-ahmed/">Le poème du dimanche : ‘‘Me voici devant vous’’ de Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204399" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ouled-Ahmed-Paris-1989-par-Abdelatif-Ben-Salem..jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ouled Ahmed à Paris en 1989, par Abdelatif Ben Salem, droits réservés.</em></p>
<p><em><strong>Il y a 3 ans, le 5 avril 2016, décédait Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed, à 61 ans, après un long combat avec la maladie. Il était considéré comme l’une des voix poétiques majeures en Tunisie et dans le monde arabe.</strong> </em></p>
<p><span id="more-204398"></span></p>
<p>Ouled Ahmed était aussi un combattant pour la liberté et le progrès, et contre l’obscurantisme, ce qui lui a valu, à son tour, d’être combattu par les adeptes de l’islam politique et même menacé de mort à plusieurs reprises. Ces derniers l’ont combattu de son vivant, mais aussi après sa mort, en s’attaquant à sa mémoire d’homme libre et rebelle, tant ses mots acérés dérangent les ennemis de la beauté, de la lumière et de la raison. La dernière fois, il y a quelques jours, dans la nuit du 27 et 28 mars 2019, lorsque la plaque commémorative placée à côté de sa tombe au cimetière El-Jallez à Tunis, à été <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/tunis-des-inconnus-saccagent-la-tombe-douled-ahmed/" target="_blank" rel="noopener">saccagé par des inconnus</a>.</p>
<p>À l’occasion du 3e anniversaire de la mort du grand poète, nous publions la traduction en français de l’un de ses plus célèbres poèmes, une sorte d’autoportrait où la verve poétique est portée par une ironie mordante et douloureuse.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>* * * </strong></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Sans troupes ni batailles, ni héros tombés au champ d’honneur</em><br />
<em>En harmonie avec Dieu, avec les hommes et les tavernes</em><br />
<em>Pas d’ennemis</em><br />
<em>Je doute fort que mon poème soit entendu</em><br />
<em>Ou que mon histoire concerne quelqu’un de particulier</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Du haut de ma cinquantaine </em><br />
<em>Sans publication </em><br />
<em>Ni place baptisée à mon nom</em><br />
<em>Ni mur </em><br />
<em>Pour me lamenter comme les hébreux de la panne d’existence… et de l’acharnement du destin!</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Fidèle spectateur</em><br />
<em>Depuis ma naissance</em><br />
<em>Du théâtre municipal</em><br />
<em>Et du conte d’un escargot</em><br />
<em>Intitulée:</em><br />
<em>La légende de l’Un, l’Unique</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Feuilletant les pages de la Constitution.</em><br />
<em>Au nom du peuple.</em><br />
<em>Je lis.</em><br />
<em>Je ris </em><br />
<em>Et disculpe la bande des complots ourdis dans l’ombre</em><br />
<em>Par crainte du lendemain !</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Affublé d’une tunique, coiffé d’un turban, je dévore, déguisé, l’immensité du vide </em><br />
<em>Abû-al-‘Alâ…Abû al-’Alâ ! (1)</em><br />
<em>J’étais injuste envers un enfant.</em></p>
<p><em>Me voici devant vous</em><br />
<em>Snobant sans raison </em><br />
<em>Le public </em><br />
<em>Et recevant en réponse une ovation mollassonne… à la mesure du rythme du pays</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Errant, ombre parmi les ombres.</em><br />
<em>Ecrasée en plein jour par les automobiles</em><br />
<em>Et dans les bistrots du malheur…</em><br />
<em>Les phraseurs médisants</em><br />
<em>N’apprécient de toutes les viandes que la chair humaine !</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Pour survivre rien qu’une semaine, je dois guerroyer deux fois et mourir deux fois. </em><br />
<em>Amis et ennemis me disent : Quant à l’écriture, abstiens-toi de renvoyer au lieu, et écris en sorte que la formulation ne débouche pas sur le sens… et approches-toi de ce monde comme un astre qui s’éloigne. </em><br />
<em>Parfait : leur dis-je</em><br />
<em>De leur conseil je retiens</em><br />
<em>Qu’il me fallait vivre comme qui n’a pas engendré !</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Au festival déambulant avec les poètes sans garde rapprochée</em><br />
<em>                                                  D’un traducteur tout simplement armé </em><br />
<em>Comme si ma poésie, était mon ombre dressée </em><br />
<em>                                                  Gravir les échelons n’est pas progresser </em><br />
<em>Au festival comme au restaurant </em><br />
<em>                                                  L’écriture se décline par bouchée où à la cuillerée</em><br />
<em>Je marche… je vole parfois… car</em><br />
<em>                                                  Comme les colombes, j’affecte, sur la flaque de mon sang, échouer.</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Mes yeux s’ouvrant au monde le matin d’un samedis, au moment où les Francs, affichant le signe amputé de leur victoire, s’en allaient … Sautillant avec le papillon dans les champs de coquelicots, l’année d’après La Verdoyante &#8211; au Nord seulement – Tunisie (2) devint indépendante, </em><br />
<em>Mère de qui était-elle ? </em><br />
<em>Etant son frère de lait, de libération et de question ?!</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Le leader tonnait :</em><br />
<em>Poussières de sable vous fûtes, de vous, j’ai bâti une nation unie</em><br />
<em>Et le bouffon vociférait :</em><br />
<em>Toi, toi… À vie</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Renonçant à l’identité reçue en héritage par copulation</em><br />
<em>Ma nationalité.</em><br />
<em>Elle est à toi frère </em><br />
<em>Sois deux fois Tunisien</em><br />
<em>Avec deux salaires, deux épouses et deux opinions différentes sur la même question.</em><br />
<em>Sois vous deux :</em><br />
<em>Toi et celui qui est toi ensuite toi et celui qui est moi</em></p>
<p><em>Me voici devant vous :</em><br />
<em>Le policier ne lit pas mon texte censuré dans le journal</em><br />
<em>Il lit le manuscrit par-dessus l’épaule de son directeur de rédaction</em><br />
<em>Le soir venu</em><br />
<em>Avant ma douleur et sa publication</em><br />
<em>J’enverrai donc par la poste </em><br />
<em>Ce que je veux à qui je veux</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Et le monde arabe</em><br />
<em>Attelé au fourgon de queue </em><br />
<em>Attachés l’un à l’autre.</em><br />
<em>Cédant au dernier voleur nos femmes, nos économies</em><br />
<em>Et nos jardins d’Eden mentionnés dans le Coran.</em></p>
<div>
<div><em>Mais l&rsquo;artiste courroucé saura comment restituer</em></div>
<div>
<div><em>au scandale son éclat lumineux</em></div>
</div>
<div><em>A l&rsquo;heure où le soleil se noie dans l&rsquo;horizon; </em></div>
</div>
<div></div>
<p><em>Nous suons sang et larmes pour trouver les mots justes pour décrire les entravés </em><br />
<em>Plutôt les enchaînés,</em><br />
<em>Qui renoncent à leurs femmes et à leurs biens.</em><br />
<em>Quant aux larmes, inutile de les verser.</em></p>
<p><em>Les sauriens du Lac faillirent se contenter de nos ombres comme dîner</em><br />
<em>N’eut été l’effondrement fracassant de la passerelle précipitant nos corps droit dans leur gueule </em><br />
<em>Tombeau est le saurien (3) </em><br />
<em>De belle allure et gratuit de surcroît !</em><br />
<em>Un tombeau flottant, toujours à l&rsquo;affût ou entre les deux. </em><br />
<em>N’oublie pas ton tour de revenir soudainement à la vie.</em></p>
<p><em>Qui sait, les sauriens du Lac régurgiteraient un jour peut-être l’un de nous entier afin qu’il devienne narration</em><br />
<em>Déchirant le silence entourant le scandale du train.</em><br />
<em>Le train est parti entravé, attaché à lui-même</em><br />
<em>Parti le train</em><br />
<em>La queue enjolivée par ce que le sculpteur l’ébéniste le peintre et le forgeron ont crée de plus beau pour orner la queue du lion</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Pensant à un peuple qui dit : «oui» et «non»</em><br />
<em>Comme tous les peuples </em><br />
<em>Quelque saison qu’il fasse</em><br />
<em>Automne comme hiver, été comme printemps</em><br />
<em>Mais j’ai nuancé c’est à quoi j’ai pensé </em><br />
<em>Parce que j’ai simplement nuancé c’est à quoi j’ai pensé </em><br />
<em>J’ai pensé à un peuple qui dit «oui» au «non»</em><br />
<em>J’ai pensé au nombre des victimes des orphelins des veuves et des voleurs</em><br />
<em>J’ai pensé à la fuite des lettres devant les textes </em><br />
<em>J’ai pensé à un peuple abandonnant sa terre ses femmes ses hommes ses chiens et chameaux</em><br />
<em>J’ai pensé à cette orpheline</em><br />
<em>Et au gouvernement</em><br />
<em>Seul, livré à lui-même </em><br />
<em>Occupé a importer </em><br />
<em>Les salves d’applaudissement</em><br />
<em>D’un concert pour soprano chantant Jésus-Christ la biche et la justice</em><br />
<em>J’ai pensé au silence éloquent</em><br />
<em>La vie est passée comme toutes les vies</em><br />
<em>Passée la vie entre vacuité et confusion </em><br />
<em>À la taverne; quand il n’y aura plus de vin et quand dans le ciel de la ville la nuit s’élèvent le chant du coq l’appel du muezzin et le croassement du corbeau, je déclamerai un poème en l’honneur d’al-A٬châ al-Kabîr </em><br />
<em>Ô braves gens </em><br />
<em>A partir d’aujourd’hui, plus jamais de lendemain !</em></p>
<p><em>Me voici devant vous:</em><br />
<em>Venu au monde en prose en poésie, mais en claudiquant aussi … pour qu’Abû al-Hudâ jubile de bonheur </em><br />
<em>J’ai sauté dans les branches plus vite que le cabri</em><br />
<em>Non pour fuir la vipère, ni par peur du déluge.</em></p>
<p style="text-align: right;">Traduit de l’arabe (Tunisie) par <strong>Abdelatif Ben Salem</strong></p>
<p><em>* Titre original du poème ‘‘Hâdha Anâ’’. </em></p>
<p><em><strong>Notes :</strong> </em></p>
<p><em>1) Evocation du strophe du grand Abû al-‘Alâ al-Mâarri هذا جناه أبي عليّ وما جنيت على أحد tiré de son célèbre Diwân مرئيّات الأعمى (Visions du non-voyant).</em></p>
<p><em>2) Tounes al-Khadrâ. Le poète joue de l’identité entre le nom de son pays Tounes et le prénom de sa mère Tounes, également. </em></p>
<p><em>3) La métaphore n’est pas sans nous rappeler certains rites funéraires observés dans des pays africains tel que le Ghana, ou les défunts choisissent la forme du cénotaphe – couverts généralement de couleurs éclatantes – dans lesquels ils souhaitent être inhumés, cela peut revêtir la forme soit d’un animal tel que l’aigle, le crocodile, le requin, etc., soit d’un objet tel qu’un appareil photo, un réfrigérateur, une automobile, un avion. Par ailleurs, le thème de l’ornementation chromatique des sépultures – très répandue dans la Tunisie phénicienne mais illicite en islam – revient souvent dans certains poèmes d’Ouled Ahmed (N.d.T).</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FOnNIMrCUk"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/24/le-poeme-du-dimanche-le-crime-a-eu-lieu-a-grenade-dantonio-machado/">Le poème du dimanche : ‘‘Le crime a eu lieu à Grenade’’ d’Antonio Machado</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le crime a eu lieu à Grenade’’ d’Antonio Machado » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/24/le-poeme-du-dimanche-le-crime-a-eu-lieu-a-grenade-dantonio-machado/embed/#?secret=GAUloAaZqd#?secret=FOnNIMrCUk" data-secret="FOnNIMrCUk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ib5qqqp5u2"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/17/le-poeme-du-dimanche-la-femme-adultere-de-federico-garcia-lorca/">Le poème du dimanche : ‘‘La femme adultère’’ de Federico Garcia Lorca</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘La femme adultère’’ de Federico Garcia Lorca » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/17/le-poeme-du-dimanche-la-femme-adultere-de-federico-garcia-lorca/embed/#?secret=QmQJdLIOSA#?secret=Ib5qqqp5u2" data-secret="Ib5qqqp5u2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GXR1wWOyeW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/10/le-poeme-du-dimanche-images-a-crusoe-de-saint-john-perse/">Le poème du dimanche : ‘‘Images à Crusoé’’ de Saint-John Perse</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Images à Crusoé’’ de Saint-John Perse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/10/le-poeme-du-dimanche-images-a-crusoe-de-saint-john-perse/embed/#?secret=4uoo1XBcNv#?secret=GXR1wWOyeW" data-secret="GXR1wWOyeW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/31/le-poeme-du-dimanche-me-voici-devant-vous-de-mohamed-sghaier-ouled-ahmed/">Le poème du dimanche : ‘‘Me voici devant vous’’ de Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ecole Nouaiel à Sidi Bouzid : Qui a enlevé la plaque au nom d’Ouled Ahmed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/05/ecole-nouaiel-a-sidi-bouzid-qui-a-enleve-la-plaque-au-nom-douled-ahmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Oct 2018 12:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[directeur école]]></category>
		<category><![CDATA[école primaire]]></category>
		<category><![CDATA[établissement scolaire.]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jalloul]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plaque portant le nom du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed au fronton de l&#8217;école primaire de Nouaiel, à Sidi Bouzid, a été enlevée, dans la nuit du jeudi à vendredi 5 octobre 2018, et la plaque de marbre vandalisée. Selon Zouhour Ouled Ahmed, la veuve du poète (4 avril 1955-5 avril 2016), cette décision a été...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/05/ecole-nouaiel-a-sidi-bouzid-qui-a-enleve-la-plaque-au-nom-douled-ahmed/">Ecole Nouaiel à Sidi Bouzid : Qui a enlevé la plaque au nom d’Ouled Ahmed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-176991" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/école-Sidi-Bouzid-Ouled-Ahmed.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La plaque portant le nom du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed au fronton de l&rsquo;école primaire de Nouaiel, à Sidi Bouzid, </strong></em><em><strong>a été enlevée, dans la nuit du jeudi à vendredi 5 octobre 2018, et la plaque de marbre vandalisée.</strong></em><span id="more-176984"></span></p>
<p>Selon Zouhour Ouled Ahmed, la veuve du poète (4 avril 1955-5 avril 2016), cette décision a été prise d’un commun accord entre le directeur de l’école et des habitants du village, sous l&rsquo;influence des islamistes qui n&rsquo;apprécient pas les écrits du poète. C&rsquo;est un euphémisme.</p>
<p>Soutenue par des activistes de la société civile, des militants et des artistes, dont Leila Toubal, la veuve Ouled Ahmed appelle le commissariat régional de l&rsquo;Education de Sidi Bouzid à ouvrir une enquête pour révéler les dessous de cette affaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-176993" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Ouled-Agmed-école.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p>Rappelons que cette école, où avait étudié feu Ouled Ahmed, a été officiellement baptisée en son nom par le ministère de l’Education, le 25 avril 2016, en présence de Neji Jalloul, alors ministre. A cette occasion, un budget a même été alloué pour la restauration de cet établissement scolaire.</p>
<p>Le poète est décédé au lendemain de son 61<sup>e</sup> anniversaire après un long combat contre la maladie. Il a laissé des écrits engagés pour les droits et les libertés et contre l’obscurantisme et l&rsquo;islamisme.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FPMgYuoORD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/25/sidi-bouzid-ecole-au-nom-sghaier-ouled-ahmed/">Sidi Bouzid : Une école au nom de Sghaier Ouled Ahmed</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sidi Bouzid : Une école au nom de Sghaier Ouled Ahmed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/25/sidi-bouzid-ecole-au-nom-sghaier-ouled-ahmed/embed/#?secret=ZmRac1r7UV#?secret=FPMgYuoORD" data-secret="FPMgYuoORD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YMsvvnYHWg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/05/sghaier-ouled-ahmed-nest-plus-adieu-poete-tu-nous-manqueras-beaucoup/">Sghaier Ouled Ahmed n’est plus: Adieu poète, tu nous manqueras beaucoup!</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sghaier Ouled Ahmed n’est plus: Adieu poète, tu nous manqueras beaucoup! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/05/sghaier-ouled-ahmed-nest-plus-adieu-poete-tu-nous-manqueras-beaucoup/embed/#?secret=XbcGcm84D9#?secret=YMsvvnYHWg" data-secret="YMsvvnYHWg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/05/ecole-nouaiel-a-sidi-bouzid-qui-a-enleve-la-plaque-au-nom-douled-ahmed/">Ecole Nouaiel à Sidi Bouzid : Qui a enlevé la plaque au nom d’Ouled Ahmed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kairouan : Un libraire qualifie Ouled Ahmed de mécréant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/24/kairouan-un-libraire-qualifie-ouled-ahmed-de-mecreant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2017 11:25:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hédi Ismaili a indiqué que le libraire Ridha Ajra, a refusé d&#8217;exposer le livre « Ouled Ahmed, poète du pays » sous prétexte que son contenu est blasphématoire. L&#8217;écrivain et chercheur a indiqué sur sa page Facebook que le gérant de la librairie à Kairouan a refusé d&#8217;exposer des exemplaires de son nouveau livre consacré au défunt poète...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/24/kairouan-un-libraire-qualifie-ouled-ahmed-de-mecreant/">Kairouan : Un libraire qualifie Ouled Ahmed de mécréant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-111371" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/ouled-ahmed_ridha-ajra.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Hédi Ismaili a indiqué que le libraire Ridha Ajra, a refusé d&rsquo;exposer </strong></em><em><strong>le livre « Ouled Ahmed, poète du pays » sous prétexte que son contenu est blasphématoire.</strong></em><span id="more-111339"></span></p>
<p>L&rsquo;écrivain et chercheur a indiqué sur sa page Facebook que le gérant de la librairie à Kairouan a refusé d&rsquo;exposer des exemplaires de son nouveau livre consacré au défunt poète Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed (4 avril 1955-5 avril 2016) sous prétexte que ce dernier était un mécréant et ne croyait pas en Dieu.</p>
<p>Hédi Ismaïli a, par ailleurs, indiqué que le gérant de ladite librairie a même refusé de prendre le livre dans ses mains, car, a-t-il expliqué, son contenu est blasphématoire.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/24/kairouan-un-libraire-qualifie-ouled-ahmed-de-mecreant/">Kairouan : Un libraire qualifie Ouled Ahmed de mécréant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Poème inédit de Ouled Ahmed : “Hadhâ ‘Anâ” (C’est moi)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/14/poeme-inedit-de-ouled-ahmed-hadha-ana-cest-moi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/14/poeme-inedit-de-ouled-ahmed-hadha-ana-cest-moi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 May 2016 06:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[poèmes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=50038</guid>

					<description><![CDATA[<p>Photos inédites prises à Paris par Abdellatif Ben Salem en 1989 et 1994). A l’occasion du 40e jour de la mort du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed, nous publions cette traduction française inédite de l’un de ses plus célèbres poèmes. C’est moi : Homme sans armée sans guerre et sans martyrs En harmonie avec theos...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/14/poeme-inedit-de-ouled-ahmed-hadha-ana-cest-moi/">Poème inédit de Ouled Ahmed : “Hadhâ ‘Anâ” (C’est moi)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-50039 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Sghaier-Ouled-Ahmed-Paris-1989.jpg" alt="Sghaier-Ouled-Ahmed-Paris-1989" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Photos inédites prises à Paris par Abdellatif Ben Salem en 1989 et 1994).</em></p>
<p><em><strong>A l’occasion du 40e jour de la mort du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed, nous publions cette traduction française inédite de l’un de ses plus célèbres poèmes.</strong> </em></p>
<p><span id="more-50038"></span></p>
<p><em>C’est moi :</em><br />
<em>Homme sans armée sans guerre et sans martyrs</em><br />
<em>En harmonie avec theos l’humain et les tavernes</em><br />
<em>Pas d’ennemis</em><br />
<em>Je doute fort que mon poème soit entendu</em><br />
<em>Et mon histoire ne concerne personne</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>J’ai dépassée la cinquantaine </em><br />
<em>Sans revue </em><br />
<em>Ni agora </em><br />
<em>Ni mur </em><br />
<em>Pour m’y lamenter avec les juifs de la panne d’existence… et de l’adversité!</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Spectateur depuis ma naissance</em><br />
<em>Au théâtre municipal</em><br />
<em>De l’interminable pièce en colimaçon</em><br />
<em>Titrée :</em><br />
<em>La légende de l’un, l’unique</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Je feuillette la Constitution.</em><br />
<em>Au nom du peuple.</em><br />
<em>Je lis.</em><br />
<em>Je ris </em><br />
<em>Et je disculpe la bande pour les complots ourdis dans l’obscurité</em><br />
<em>Par crainte du lendemain !</em></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-50040" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Ouled-Ahmed-et-Kadhem-Jihad-Paris-1994.jpg" alt="Ouled-Ahmed-et-Kadhem-Jihad-Paris-1994" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ouled Ahmed avec le poète irakien Kadhim Jihad au Marché de la Poésie à Paris en 1994.</em></p>
<p><em>C’est moi.</em><br />
<em>Affublé d’une tunique et d’un turban, je m’en vais avalant l’immensité du désert </em><br />
<em>Abû-Al-‘Alâ… Abû al-’Alâ</em><br />
<em>J’ai fait du tort à un enfant.</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Je snobe le public</em><br />
<em>Sans raison </em><br />
<em>Et comme récompense je suis gratifié d’une ovation paresseuse… au rythme du pays</em></p>
<p><em>C’est moi.</em><br />
<em>Ombre errant parmi les ombres.</em><br />
<em>Qu’écrasent les voitures en plein jour</em><br />
<em>Et dans les bistrots du mal…</em><br />
<em>Les phraseurs </em><br />
<em>Préfèrent entre toutes les viandes la chair humaine !</em></p>
<p><em>C’est moi.</em><br />
<em>Pour survivre une semaine, je dois guerroyer deux fois et mourir deux fois. Amis et ennemis me disent : dans l’écriture évite ce qui renvoie au lieu et dans la tournure ce qui fait sens… et approches-toi de ce monde comme un astre qui s’éloigne. </em><br />
<em>Parfait : leur dis-je</em><br />
<em>De leur conseil j’ai compris </em><br />
<em>Qu’il me fallait vivre comme qui n’a pas donné la vie !</em></p>
<p><em>C’est moi :</em><br />
<em>Je marche avec des poètes sans garde rapprochée</em><br />
<em>                                   Au festival d’un traducteur uniquement armé</em><br />
<em>Tel mon ombre debout ma poésie </em><br />
<em>                                   Gravir l’échelle n’est point progresser</em><br />
<em>Au festival comme au restaurant </em><br />
<em>                                   L’écriture s’absorbe par la bouche et à la cuillerée</em><br />
<em>Je marche… je vole parfois… car</em><br />
<em>                                   J’affecte la chute avec les colombes sur mon sang.</em></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-50043" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/OUled-Ahmed-Kadhim-Jihad-et-Jabbar-Yassine..jpg" alt="OUled-Ahmed-Kadhim-Jihad-et-Jabbar-Yassine." width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ouled Ahmed avec les poètes irakiens Kadhim Jihad et Jabbar Yacine à Paris en 1994.</em></p>
<p><em>C’est moi.</em><br />
<em>Je suis venu au monde un samedi matin, Quand les Francs s’en allaient affichant le signe de leur victoire amputé … Je sautillais avec le papillon dans les champs de coquelicots, l’année d’après, la Verdoyante, au nord seulement… Tunisie (1) – acquit son indépendance, </em><br />
<em>Mère de qui est-elle ? </em><br />
<em>Etant son frère de lait, d’émancipation et de question ?!</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Le leader a dit :</em><br />
<em>Poussières de sable vous fûtes, de vous j’ai bâti une nation unie</em><br />
<em>Le bouffon a hurlé :</em><br />
<em>Toi toi…A vie</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Renonçant à ma part d’identité léguée par copulation</em><br />
<em>Ma nationalité.</em><br />
<em>Prends-là frère </em><br />
<em>Sois deux fois Tunisien</em><br />
<em>Avec deux salaires, deux épouses et deux opinions différentes sur la même cause.</em><br />
<em>Sois vous deux :</em><br />
<em>Toi et toi et puis toi et moi</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Le policier ne lit pas mon texte amputé dans le journal</em><br />
<em>Il lit le manuscrit aux côtés de son directeur</em><br />
<em>Le soir venu</em><br />
<em>Avant ma souffrance et sa publication</em><br />
<em>J’enverrai alors par la poste </em><br />
<em>A qui je veux ce que je veux</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Et le monde arabe</em><br />
<em>Dans le wagon de queue du train</em><br />
<em>Attachés.</em><br />
<em>Cédant à l’ultime voleur nos économies et nos femmes</em><br />
<em>Et nos jardins du Paradis dans le Coran.</em><br />
<em>Mais la paysagiste, furieux </em><br />
<em>Alors que le soleil s’est couché,</em><br />
<em>Fait éclater le scandale au grand jour</em></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-50045" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Ouled-Ahmed-Paris-1989..jpg" alt="Ouled-Ahmed-Paris-1989." width="500" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ouled Ahmed à Paris en 1989.</em></p>
<p><em>Nous peinons à trouver les mots justes aux entravés </em><br />
<em>Plus exactement aux enchaînés,</em><br />
<em>Qui cèdent leurs femmes et leurs économies.</em><br />
<em>Quant aux larmes, inutile de les faire couler.</em><br />
<em>Les crocodiles du Lac allaient se contenter de nos ombres pour dîner</em><br />
<em>Mais l’effondrement du pont nous fit précipiter dans leur gueule </em><br />
<em>Quelle sépulture le crocodile ?</em><br />
<em>Parfaite et gratuite de surcroit.</em><br />
<em>Flottante, dissimulée à l&rsquo;affût ou entre deux. </em><br />
<em>N’oublie pas ton tour de surgir soudainement à la vie.</em></p>
<p><em>Un jour les crocodiles du Lac recracheraient qui sait l’un de nous entier afin de devenir récit </em><br />
<em>Transperçant le silence autour du scandale du train.</em><br />
<em>Attaché, enchaîné à lui-même.</em><br />
<em>Le train est parti</em><br />
<em>Parti le train</em><br />
<em>La queue du wagon singeant la queue du lion par la grâce de l’ébéniste du sculpteur du peintre et du forgeron.</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>J’ai songé à un peuple qui dit : « oui » et « non »</em><br />
<em>Comme tous les peuples</em><br />
<em>Quelque temps qu’il fasse</em><br />
<em>Automne comme hiver, été comme printemps</em><br />
<em>Mais j’ai nuancé c’est à quoi j’ai songé </em><br />
<em>Parce que j’ai simplement nuancé c’est à quoi j’ai songé </em><br />
<em>J’ai songé à un peuple qui dit : « oui » au « non »</em><br />
<em>J’ai songé au cortège des victimes des orphelins des veuves et des voleurs</em><br />
<em>J’ai songé à la fuite des lettres devant les textes </em><br />
<em>J’ai songé à un peuple abandonnant sa terre avec hommes femmes chiens et chameaux</em><br />
<em>J’ai songé à cette orpheline</em><br />
<em>Au gouvernement</em><br />
<em>Seul </em><br />
<em>Occupé à importer </em><br />
<em>Les applaudissements</em><br />
<em>D’un concert pour soprano chantant la gazelle, la justice et Jésus Christ</em><br />
<em>J’ai songé à un silence éloquent</em><br />
<em>La vie s’en alla comme cela sa passe dans la vie</em><br />
<em>S’en alla la vie entre incohérence et vacuité </em><br />
<em>Au bar je déclamerai un poème en l’honneur d’al-‘A’châ al-Kabîr quand il n’y aura plus de vin et quand dans le ciel de la ville la nuit montent le chant du coq l’appel à la prière et le cri du corbeau :</em><br />
<em>O bonnes gens </em><br />
<em>A partir de maintenant plus jamais de lendemain !</em></p>
<p><em>C’est moi</em><br />
<em>Je suis né en prose en poésie et en claudicant … pour faire plaisir à Abû al-Hudâ </em><br />
<em>J’ai grimpé sur les branches plus vite que le cabri </em><br />
<em>Non pour fuir la vipère ni par peur du déluge</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduit de l’arabe à la demande du poète en 2013 par</em> <strong>Abdelatif Ben Salem</strong></p>
<p><em><strong>Note : </strong></em><br />
<em>1) La Verdoyante Tunisie : Tounes Al-Khadrâ, le poète joue de l’identité entre le prénom de sa mère Tounes et celui de sa patrie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/14/poeme-inedit-de-ouled-ahmed-hadha-ana-cest-moi/">Poème inédit de Ouled Ahmed : “Hadhâ ‘Anâ” (C’est moi)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hommage posthume à Paris au poète Ouled Ahmed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/04/hommage-posthume-a-paris-au-poete-ouled-ahmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2016 16:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[hommage posthume]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un hommage posthume sera rendu au poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed, le mardi 10 mai 2016, à la mairie du Xe arrondissement de Paris. Au programme, la projection d’une vidéo présentation la vie et l’œuvre du poète décédé le 5 avril dernier à l’âge de 61 ans des suites d’une longue maladie et des hommages...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/04/hommage-posthume-a-paris-au-poete-ouled-ahmed/">Hommage posthume à Paris au poète Ouled Ahmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-49145 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Ouled-Ahmed-Hommage-Paris.jpg" alt="Ouled-Ahmed-Hommage-Paris" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un hommage posthume sera rendu au poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed, le mardi 10 mai 2016, à la mairie du Xe arrondissement de Paris.</strong> </em></p>
<p><span id="more-49144"></span></p>
<p>Au programme, la projection d’une vidéo présentation la vie et l’œuvre du poète décédé le 5 avril dernier à l’âge de 61 ans des suites d’une longue maladie et des hommages rendus par les poètes Zouzi Chebbi, Noureddine Bettaieb, Maher Melki, Ziad Ben Rhouma, Kamel Bouajila, Manel Bouabidi, Kamel Ghali, Elyes Mejri et Chams Bernard, Malika Aghriri (Maroc), Ammar Meriech (Algérie), Anas Alailli (Palestine).</p>
<p>Des intermèdes musicaux seront, également, assurés par Skander Guetari et Compagnie, Adnane Mohamed (Syrie) et Nassim Al Dogom (Palestine).</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/04/hommage-posthume-a-paris-au-poete-ouled-ahmed/">Hommage posthume à Paris au poète Ouled Ahmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Sidi Bouzid : Une école au nom de Sghaier Ouled Ahmed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/25/sidi-bouzid-ecole-au-nom-sghaier-ouled-ahmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Apr 2016 17:07:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jalloul]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;école primaire de Nouael, gouvernorat de Sidi Bouzid, a été baptisée au nom du défunt poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed. L&#8217;école primaire où avait étudié le défunt poète a été baptisée en son nom, aujourd’hui, en présence du ministre de l’Education Neji Jalloul, qui avait promis au lendemain de la disparition de Sghaier Ouled Ahmed...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/25/sidi-bouzid-ecole-au-nom-sghaier-ouled-ahmed/">Sidi Bouzid : Une école au nom de Sghaier Ouled Ahmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-48092" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Sidi-Bouzid-ecole-Sghaier-ouled-Ahmed.jpg" alt="Sidi Bouzid- ecole Sghaier ouled Ahmed" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L&rsquo;école primaire de Nouael, gouvernorat de Sidi Bouzid, a été baptisée au nom du défunt poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed.</strong></em></p>
<p><span id="more-48091"></span></p>
<p>L&rsquo;école primaire où avait étudié le défunt poète a été baptisée en son nom, aujourd’hui, en présence du ministre de l’Education Neji Jalloul, qui avait promis au lendemain de la disparition de Sghaier Ouled Ahmed qu’une école portera son nom pour que son souvenir perdure. Et pas seulement à travers sa poésie.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-48095" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Sidi-Bouzid-ecole-ouled-ahmed.jpg" alt="Sidi Bouzid- ecole ouled ahmed" width="500" height="300" /></p>
<p>Des sources ont indiqué que l’école sera également restaurée et qu’elle sera dotée bientôt d&rsquo;un complexe culturel et sportif.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-48096" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Ouled-Ahmed-PF-.jpg" alt="Ouled Ahmed - PF-" width="500" height="300" /></p>
<p>Rappelons qu’Ouled Ahmed est décédé au lendemain de son 61<sup>e</sup> anniversaire, le 5 avril 2016, à la suite d’un long combat contre un méchant cancer.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/25/sidi-bouzid-ecole-au-nom-sghaier-ouled-ahmed/">Sidi Bouzid : Une école au nom de Sghaier Ouled Ahmed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’adieu au poète</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/ladieu-au-poete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 07:57:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed est décédé mardi 5 avril 2016 après un long combat avec la maladie à l’âge de 62 ans. Hommage à un grand ordonnateur des mots. Par Anouar Hnaïne «La symphonie qui nous portait s’est tue. Il faut croire à l’alternance. Tant de mystères n’ont pas été pénétrés ni détruits.»...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/ladieu-au-poete/">L’adieu au poète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-45815" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Mohamed-Sghaier-ouled-Ahmed.jpg" alt="Mohamed Sghaier ouled Ahmed" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Le poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed est décédé mardi 5 avril 2016 après un long combat avec la maladie à l’âge de 62 ans. Hommage à un grand ordonnateur des mots.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Anouar Hnaïne</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-45859"></span></p>
<p style="text-align: left;"><em>«La symphonie qui nous portait s’est tue. Il faut croire à l’alternance. Tant de mystères n’ont pas été pénétrés ni détruits.»</em> (René Char)</p>
<p style="text-align: left;">Il a souhaité mourir en été, pendant l’Auguste mois, et réclamé un jour pair.</p>
<p style="text-align: left;">Les saisons sont hélas, ou heureusement, comme les poètes, capricieuses, tout comme le calendrier.</p>
<p style="text-align: left;">Au lendemain de ses soixante ans, la faucheuse l’a arraché comme elle le fait, sans rendez- vous et sans prévenir. Ainsi va la mort, elle sied aux uns, qu’ils reposent en pensant à nous mortels; elle bouscule les autres sans autre dessein que de les abîmer davantage. Elle soustrait nos livres et nos dires un à un et tarit le puits du verbe. Ainsi croit-on.</p>
<p style="text-align: left;">Les poètes ont de ces oublis à vous étonner que vous soyez vivants ou morts. Pourtant une anecdote qu’il m’a racontée la dernière fois que je l’ai vu m’habite encore.</p>
<p style="text-align: left;">Un poème déclamé en public, c’était où? Il a calé sur un mot, le reste n’est plus remonté en mémoire. Il demande à son ami et poète Moncef Mezghanni de lire le poème, la même scène se répète, ce dernier cale sur le même mot. Silence. Saloperie de mort; elle a calé sur un poète, le silence s’alourdit. Mais des mots il y en toujours et de beaux. Sa fille porte le nom de Kalimet (mots) comme pour ne plus trébucher sur les phrases, encore moins sur une rime. Son fils se nomme Nadhem, pensez donc à Hikmet, pensez à l’ordonnateur des mots, à l’ajustement des phrases. Ajusteur de mots, c’est du Sghaïer pur jus.</p>
<p style="text-align: left;">Ouled Ahmed a oublié l’été terrestre. Il faut dire qu’en compagnie de ses mots, il n’a pas été terrestre; il a préféré l’entre terre et ciel, et partit voir ailleurs. Là, les printemps inconnus sont plus fleuris. Parti un jour impair&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Quoi de neuf à l’ombre les lilas du Japon? Te rappelles-tu, tu es venu un printemps, c’était quand? A la Maison de la Protection de la propriété intellectuelle (El Omrane). Aujourd’hui, les branches sont en fleurs et exhalent les mêmes bouquets. Comment dès lors oublier cette promenade, ton pas rapide, ta tête dans tes épaules, ton sous-main bien serré entre le bras frêle et les côtes fragiles… et ta cigarette au bec. Et tes phrases saccadées dans ta gorge encombrée.</p>
<p style="text-align: left;">Vas, repose dans le village avec les poètes et donne-nous de tes nouvelles. On attend.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/ladieu-au-poete/">L’adieu au poète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Adel Mothéré n’est plus : La voix de l&#8217;amitié s&#8217;est tue</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/adel-mothere-nest-plus-la-voix-de-lamitie-sest-tue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 07:19:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Mothéré.]]></category>
		<category><![CDATA[Leïla Toubel]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[RTCI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famille médiatique et artistique a perdu, hier soir, une autre de ses prestigieuses figures : le journaliste et animateur radio Adel Mothéré. La nouvelle est tombée dans la soirée du mardi 5 avril 2016 : Adel a été terrassé par une crise cardiaque. Il avait 62 ans. L’homme, qui a fait toute sa carrière...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/06/adel-mothere-nest-plus-la-voix-de-lamitie-sest-tue/">Adel Mothéré n’est plus : La voix de l&rsquo;amitié s&rsquo;est tue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-45854" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Adel-Mothere.jpg" alt="Adel-Mothere" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>La famille médiatique et artistique a perdu, hier soir, une autre de ses prestigieuses figures : le journaliste et animateur radio Adel Mothéré.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-45853"></span></p>
<p style="text-align: left;">La nouvelle est tombée dans la soirée du mardi 5 avril 2016 : Adel a été terrassé par une crise cardiaque. Il avait 62 ans.</p>
<p style="text-align: left;">L’homme, qui a fait toute sa carrière à la Radio Tunisienne Chaîne Internationale (RTCI), où il était entré au début des années 1980, était malheureux et ne comprenait pas les raisons de son limogeage de la RTCI, il y a un peu plus d’un an, par une direction soucieuse de faire table rase du passé et d’instaurer une nouvelle légitimité.</p>
<p style="text-align: left;">Il a certes réussi à maintenir le contact avec la vie artistique en assurant une fonction de chroniqueur culturel au quotidien ‘‘<em>La Presse’</em>’, mais Adel était malheureux et il le disait à ses amis, sans se départir de ce sourire généreux et de cette qualité qui le fait tant aimer et apprécier de ses amis et collègues : son optimisme. Privé de micro, son compagnon d’une vie et sa raison d’être, il a été pour ainsi dire asphyxié, étouffé, réduit au silence, mais cela ne l’a pas rendu triste pour autant.</p>
<p style="text-align: left;">En cette douloureuse circonstance, sa collègue Donia Chaouch, qui l&rsquo;a côtoyé deux décennies durant dans les studios de RTCI, a écrit: «<em>Adel s&rsquo;en est allé, et avec son départ, c&rsquo;est tout un pan de l&rsquo;Histoire de RTCI qui s&rsquo;écroule&#8230; Il est difficile d&rsquo;admettre qu&rsquo;un être cher nous quitte pour toujours en nous laissant en proie à une peine immense. Nous conserverons le souvenir de cet être si chaleureux, si généreux, si lumineux&#8230; Repose en paix grand frère, tu resteras à jamais vivant dans nos cœurs.»</em></p>
<p style="text-align: left;">Chaleureux, attentionné, amical et tendre, Adel savait, en effet, mettre à l’aise tous ses interlocuteurs, valoriser ce qu’ils ont de meilleur et les mettre sur un piédestal.</p>
<p style="text-align: left;">Curieux, cultivé, mélomane, cet hispanisant qui maîtrisait parfaitement aussi le français et l’arabe, aimait la musique et se passionnait pour la poésie et le théâtre qu’il pratiquait, dans le cadre de la salle El-Hamra, avec ses amis, la comédienne Leila Toubel, et le metteur en scène feu Ezzeddine Gannoun, décédé il y a un peu plus d’un an.</p>
<p style="text-align: left;">Hier soir, ce fut au tour de Adel de tirer sa révérence. Le rideau est tombé. Tunis est, aujourd’hui, triste, accablé par la perte de deux de ses plus vaillants enfants en quelques heures d’intervalle : le poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed et le chroniqueur culturel Adel Mothéré.</p>
<p style="text-align: left;">Paix à leur âme!</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B. </strong></p>
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