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	<title>Archives des Moncef Baati - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Moncef Baati - Kapitalis</title>
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		<title>Israël devant la CIJ : clarté de l’Afrique du sud et ambivalence des Etats arabes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 08:29:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si ce n’était la bravoure des Gazaouis, les dirigeants arabes semblent être le meilleur cadeau au projet sioniste. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/israel-devant-la-cij-clarte-de-lafrique-du-sud-et-ambivalence-des-etats-arabes/">Israël devant la CIJ : clarté de l’Afrique du sud et ambivalence des Etats arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à l’engagement de l’Afrique du Sud dans le procès intenté à Israël devant la CIJ pour crimes de guerre à Gaza, les Etats arabes oscillent entre un lâchage qui se rapproche dangereusement de la trahison pure et simple et l’instrumentalisation populiste de la cause palestinienne qui fond comme l’écume à la moindre brise.</em></strong> </p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-11223722"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Depuis 2011, la Tunisie est aux prises avec une vague de juridisme avec des juristes tenant le haut du pavé et une multitude de lois et de constitutions qui n’arrivent pas jusqu’à ce jour à améliorer le quotidien du citoyen ni sa confiance dans un avenir prospère. La morosité ambiante et la vague migratoire n’en sont que les illustrations les plus visibles.</p>



<p>Depuis 2019, la cause palestinienne, de tout temps chère aux Tunisiens, a revêtu une valeur cardinale donnant même des fois l’impression de prendre les devants sur les contraintes et exigences de sortie de crise et de développement économique national.</p>



<p>La contribution de la Tunisie aux démarches en cours auprès de la Cour Internationale de Justice (CIJ) à l’initiative de l’Afrique du Sud et éventuellement ultérieurement auprès de la Cour Pénale Internationale (CPJ), selon les compétences spécifiques de ces deux instances internationales, seront un test crucial pour la Tunisie et son soutien à la défense des droits légitimes du peuple palestinien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël dans le collimateur de la justice internationale</h2>



<p>Organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies, la CIJ a été instituée en juin 1945 par la Charte des Nations Unies et a entamé ses activités en avril 1946. La Cour est composée de 15 juges, élus pour un mandat de neuf ans par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’Onu. Elle a son siège au Palais de la Paix, à La Haye (Pays-Bas). La Cour a une double mission, consistant, d’une part, à régler, conformément au droit international, les différends juridiques dont elle est saisie par les États et, d’autre part, à donner des avis consultatifs sur les questions juridiques que peuvent lui poser les organes et les institutions spécialisées de l&rsquo;Onu.</p>



<p>L’Afrique du Sud a déposé une requête introductive d’instance contre Israël au sujet de supposés manquements par cet État aux obligations qui lui incombent au titre de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (la <em>«Convention contre le génocide»</em>) en ce qui concerne les Palestiniens dans la bande de Gaza.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ArxMsp9ISV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/lafrique-du-sud-et-la-cpi-un-acte-de-courage-face-aux-crimes-disrael-a-gaza/">L’Afrique du Sud et la CIJ : un acte de courage face aux crimes d&rsquo;Israël à Gaza</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique du Sud et la CIJ : un acte de courage face aux crimes d&rsquo;Israël à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/lafrique-du-sud-et-la-cpi-un-acte-de-courage-face-aux-crimes-disrael-a-gaza/embed/#?secret=0C76MNfcTz#?secret=ArxMsp9ISV" data-secret="ArxMsp9ISV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les 9 injonctions demandées par l’Afrique du Sud incluent qu’Israël cesse immédiatement ses opérations militaires à Gaza, prenne les mesures nécessaires pour prévenir le génocide contre les Palestiniens, s’assure que les personnes déplacées retournent chez elles et aient accès à l’assistance humanitaire, y compris la nourriture, l’eau, le carburant, les fournitures médicales et d’hygiène, les abris et les vêtements, prenne les mesures nécessaires pour punir les personnes impliquées dans le génocide, conserve les preuves du génocide, et soumette des rapports réguliers à la Cour sur la mise en œuvre des injonctions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Discrétion et ambivalence des Etats arabes</h2>



<p>Après des épisodes qui ont suscité une certaine incompréhension lors de la participation de la Tunisie en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité (2020-2021) avec le limogeage sans discrétion et dans un laps de temps relativement court de deux représentants permanents auprès de l’Onu (l’ambassadeur Moncef Baati suivi par l’ambassadeur Kaïs Kabteni) et les contraintes évidentes à une assistance matérielle conséquente sur le terrain à Gaza et ailleurs en Palestine occupée, les délibérations sur les violations du droit international par Israël à l’encontre du peuple palestinien et le crime de génocide commis à Gaza offriront à la Tunisie l’occasion de montrer d’une manière tangible la solidité de son soutien à la cause palestinienne et la capacité de sa diplomatie de jouer un rôle effectif sur la scène internationale au moins pour faire prévaloir le droit international.</p>



<p>Si jusqu’aux dernières nouvelles, la Jordanie semble avoir été le seul pays arabe à soutenir la démarche sud-africaine auprès de la CIJ, d’autres pays pourraient renforcer les rangs de eux appelant à la condamnation des pratiques génocidaires israéliennes à Gaza.</p>



<p>Toutefois, certains ne semblent pas s’étonner des positions de la majorité des gouvernements arabes et imputent cette <em>«discrétion»</em> à l’ambivalence traditionnelle des responsables arabes qui oscillent historiquement entre un lâchage qui se rapproche dangereusement de la trahison pure et simple et d’autre part une instrumentalisation populiste qui fond comme l’écume à la moindre brise.</p>



<p>La Ligue Arabe et autres groupements régionaux arabes notamment l’Union du Maghreb Arabe révèlent dans ces circonstances leurs divergences, inutilité et absence de tout poids sur la scène internationale.</p>



<p>Si ce n’était la bravoure des Gazaouis, les dirigeants arabes, à quelques exceptions minimes qui restent à prouver, semblent être le meilleur cadeau au projet sioniste et même plus que la légende de la terre promise et le soutien déclaré des Etats-Unis d’Amérique. </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HzPzMJkzQS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/02/voila-pourquoi-israel-doit-etre-juge-pour-crimes-contre-lhumanite/">Voilà pourquoi Israël doit être jugé pour crimes contre l’humanité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Voilà pourquoi Israël doit être jugé pour crimes contre l’humanité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/02/voila-pourquoi-israel-doit-etre-juge-pour-crimes-contre-lhumanite/embed/#?secret=CxA1GPdCow#?secret=HzPzMJkzQS" data-secret="HzPzMJkzQS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/israel-devant-la-cij-clarte-de-lafrique-du-sud-et-ambivalence-des-etats-arabes/">Israël devant la CIJ : clarté de l’Afrique du sud et ambivalence des Etats arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 12:15:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Sommet de la Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Ticad 8]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la situation alarmante actuelle de la Tunisie, le président Kaïs Saïed gagnerait à envisager une refonte profonde de la conduite de ​la diplomatie tunisienne qui a dérapé à maintes reprises depuis 2011 </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/">Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à la situation alarmante où se trouve aujourd’hui la Tunisie, le président Kaïs Saïed gagnerait à envisager une refonte profonde de la conduite de ​notre diplomatie qui a dérapé à maintes reprises depuis 2011. L’heure est à l’audace et à l’initiative (bien conseillées et étudiées par de véritables patriotes qui ont fait leurs preuves) afin de préserver les intérêts nationaux et éviter toute dégradation supplémentaire que la situation déjà critique que notre pays ne saurait tolérer.</em></strong> <em>(Illustration : avec Kaïs Saïed et Othman Jerandi, la diplomatie tunisienne a atteint le fond).</em></p>



<p>Par<strong> Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-3705735"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Après le succès très mitigé qu’a été, pour la Tunisie, la Conférence internationale de Tokyo pour le développement en Afrique (Ticad 8), organisé à Tunis les 27 et 28 août 2022, il y a lieu de se poser la question du bien-fondé d’une série d’initiatives internationales entreprises par la Tunisie depuis le 30e sommet arabe (Tunis, 31 mars 2019) qui nous a laissés une présidence lourde qui nous colle jusqu’à ce jour à la peau faute de la tenue du prochain sommet arabe à Alger qui semble faire l’objet de divergences sérieuses au sein des pays arabes notamment au sujet de son ordre du jour.</p>



<p>Accepter d’abriter un sommet arabe alors que les pays arabes étaient plus divisés que jamais et à la veille d’une passation présidentielle n’était pas au sommet de la perspicacité.</p>



<p>Il en a été de même pour la candidature et l’élection de la Tunisie à un mandat de deux ans comme membre non permanent du conseil de sécurité de l’Onu (2020-2021) qui a mis a nu les limites de la direction de la diplomatie tunisienne avec le limogeage mouvementé de deux représentants permanents tunisiens auprès de l’Onu au cours de la même année (les ambassadeurs <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/limogeage-de-moncef-baati-la-presidence-sexplique-et-senlise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Moncef Baati</a> et <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/a-propos-de-laffaire-de-lambassadeur-kais-kabtani/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kais Kabtani</a> dont la compétence est reconnue par leurs collègues et les cercles diplomatiques).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sommet de la francophonie sera-t-il un nouveau bide&nbsp;? &nbsp;</h2>



<p>Puis vint le tour du Sommet de la Francophonie censé célébrer le 50e anniversaire de cette organisation internationale dont la Tunisie est un membre fondateur et le 20e anniversaire de <em>«la Déclaration de Bamako sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés»</em> (3 novembre 2000) qui avait déjà fait à l’époque l’objet d’une controverse avec le régime de Ben Ali et des réserves inscrites officiellement lors de la réunion ministérielle consécutive de l’Organisation internationale de la Francophone (OIF) à Paris.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qOgU7SM6Ul"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/04/les-deux-principes-de-la-diplomatie-tunisienne-pietines-par-kais-saied/">Les deux principes de la diplomatie tunisienne piétinés par Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les deux principes de la diplomatie tunisienne piétinés par Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/04/les-deux-principes-de-la-diplomatie-tunisienne-pietines-par-kais-saied/embed/#?secret=uFhylFV80U#?secret=qOgU7SM6Ul" data-secret="qOgU7SM6Ul" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il semble actuellement que les griefs opposés à la Tunisie par certaines parties influentes au sein de l’OIF soient plus véhéments qu’ils ne l’étaient à l’époque de Ben Ali avec ce qui a tout l’air d’un consensus croissant sur l’inadéquation des politiques publiques tunisiennes avec les exigences démocratiques de la francophonie et de la déclaration de Bamako.</p>



<p>Il est à craindre que la tenue (très hypothétique) du sommet de la francophonie au mois de novembre prochain à Djerba n’ait un impact similaire à celui du Sommet mondial de la société de l’information (SMSI, novembre 2005) qui a réuni toute l’opposition contre Ben Ali et sonné le début de la fin de son régime. La différence, c’est que la situation économique et sociale actuelle de la Tunisie et la conjoncture internationale défavorable risquent de précipiter les événements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un non-événement pour la presse économique internationale</h2>



<p>Par ailleurs, ceux qui s’attachent encore à l’illusion du succès éclatant de la Ticad 8 de hausser le débat au niveau de l’objectivité requise et de se poser les questions suivantes qui sont les paramètres objectifs d’évaluation de toute manifestation internationale&nbsp;:</p>



<p>1- <strong>le niveau de la participation étrangère qualitativement et quantitativement</strong> : pour cela, une comparaison avec les sept précédentes éditions de la Ticad montre incontestablement une grande différence soulignée surtout par l’absence des chefs d’Etat d’Afrique du nord et des grands pays africains, en plus de l’accès de Covid-19 du Premier ministre du Japon, pays organisateur.</p>



<p>2- <strong>la couverture médiatique internationale de cette manifestation et son impact sur la Tunisie </strong>: il faut se rendre à l’évidence qu’à part le faux pas (du président Kaïs Saïed, Ndlr) avec la délégation sahraouie et l’escalade qui s’ensuivit avec le Maroc, la Ticad 8 a presque été considérée comme un non-événement par la presse économique internationale.</p>



<p>3- <strong>les retombées sur la Tunisie</strong> : malgré la centaine de projets soumis et les milliards de dollars et dizaines de milliers d’emplois qui seraient créés en Tunisie à l&rsquo;issue de la Ticad, les résultats semblent être très en-deçà des espérances ou plutôt des illusions, selon certains observateurs.</p>



<p>Les débats concernant l’investissement en Tunisie semblent avoir été centrés sur les améliorations à apporter à l’environnement des affaires comme si la Tunisie venait de se mettre à attirer les IDE alors qu’elle le fait depuis un demi-siècle (1972). Il est vrai que la révolution de la liberté et de la dignité est passée par là avec sa horde de chacals et de vautours.</p>



<p>4- le critère final porterait sur la situation économique et diplomatique de la Tunisie avant et après la Ticad 8 : force est de constater que si cette conférence a fait rêver l’opinion publique tunisienne, ses résultats économiques se sont révélés très en-deçà des attentes. Quant à l’impact diplomatique, personne de bonne foi ne pourra contester qu’il a été négatif avec un malaise avec les organisateurs japonais et nos partenaires africains et une brouille houleuse avec notre voisin marocain.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z4vNoGNXEl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/03/la-tunisie-doit-reequilibrer-ses-relations-avec-ses-voisins-maghrebins/">La Tunisie doit rééquilibrer ses relations avec ses voisins maghrébins</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit rééquilibrer ses relations avec ses voisins maghrébins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/03/la-tunisie-doit-reequilibrer-ses-relations-avec-ses-voisins-maghrebins/embed/#?secret=KwehCs3c2H#?secret=Z4vNoGNXEl" data-secret="Z4vNoGNXEl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Tirer les enseignements avant de tourner la page</h2>



<p>Normalement, on tire sereinement les enseignements et on tourne la page. Mais la rumeur qui circule sur les pourparlers discrets en vue de la tenue en Tunisie avant la fin de l&rsquo;année d’un forum international concernant les peuples opprimés dans le monde afin d’y inclure officiellement une imposante délégation du front Polisario évoquée par un média <em>«confidentiel»</em> qui fait état de démarches discrètes algériennes et même une offre de prise en charge de l’événement.</p>



<p>Même s’il faille se méfier de l’intox, le triste souvenir de la Conférence internationale des amis de la Syrie (Tunis, 24 février 2012) qui a fait partie intégrante du complot contre le peuple syrien frère et qui sera jugée sévèrement par le peuple syrien et l’histoire nous incite à ne pas répéter les erreurs du passé.</p>



<p>La Tunisie qui a toujours refusé de reconnaître la RASD et s’est efforcée de s’en tenir à une neutralité positive à l’égard du différend algéro-marocain sur le Sahara Occidental, ne peut et ne doit pas se permettre de persévérer dans l’erreur de calcul et du faux pas commis lors de la Ticad 8 en accordant un accueil présidentiel en grande pompe au président de cette entité fictive qui n’est reconnue ni par l’Onu ni par la Ligue des Etats Arabes dont la Tunisie assure encore théoriquement la présidence jusqu’à la prochaine passation.</p>



<p>Le seul peuple digne actuellement de l’attention pleine et entière des autorités tunisiennes est le peuple tunisien qui survit difficilement dans des conditions de plus en plus pénibles et attend la première occasion pour quitter le pays et son lot de corruption, de fausses promesses et de misère.</p>



<p>Face à cette situation alarmante, le président Kaïs Saïed gagnerait à envisager une refonte profonde de la conduite de ​la diplomatie tunisienne qui a dérapé à maintes reprises depuis 2011 surtout sous la Troïka de triste mémoire et ses reliques qui ont fait preuve d’une capacité inouïe d’endurance et de survie.</p>



<p>Il pourrait à cet effet envisager d’écouter l’analyse et les conseils de Habib Ben Yahia, ancien ambassadeur à Tokyo et Washington, ministre des Affaires étrangères et de la Défense nationale et secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe. Il pourrait même le dépêcher en qualité d’émissaire spécial auprès du Roi du Maroc et éventuellement pour une mission de contact et d’explication à Washington auprès du Congrès et des think tanks qu’il connaît très bien.</p>



<p>L’heure est grave. Elle est à l’audace et à l’initiative (bien conseillées et étudiées par de véritables patriotes qui ont fait leurs preuves) afin de préserver les intérêts nationaux et éviter toute dégradation supplémentaire que la situation déjà critique de notre pays ne saurait tolérer. ** </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur au Japon et en Allemagne.</em></p>



<p><em>** Les titre et intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/">Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La diplomatie tunisienne dans de mauvais draps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/la-diplomatie-tunisienne-dans-de-mauvais-draps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 10:06:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Rassaa]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie tunisienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais, dans son histoire, la diplomatie tunisienne n’a connu autant d’histoires qu’elle connaît depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république, il y a dix mois. Elle en arrive même maintenant à laver son linge sale en public et sur Facebook. Du jamais vu… Par Ridha Kéfi Pour rattraper la démission annoncée...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/la-diplomatie-tunisienne-dans-de-mauvais-draps/">La diplomatie tunisienne dans de mauvais draps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kais-Saied-et-la-diplomatie.jpg" alt="" class="wp-image-316029"/></figure>



<p><strong><em>Jamais, dans son histoire, la diplomatie tunisienne n’a connu autant d’histoires qu’elle connaît depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république, il y a dix mois. Elle en arrive même maintenant à laver son linge sale en public et sur Facebook. Du jamais vu…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-316028"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Pour rattraper la démission annoncée deux jours auparavant dans une déclaration à l’agence AFP de Kaïs Kabtani, ambassadeur représentant de la Tunisie auprès des Nations Unies, le ministère des Affaires étrangères (MAE) s’est fendu, hier, vendredi 11 septembre 2020, d’un communiqué où il annonce, après coup, la mise à l’écart de l’incommodant diplomate, qui avait déjà rompu les amarres et coupé les ponts en annonçant qu’il n’avait plus confiance en le président de la république.</p>



<p>Le MAE a beau expliquer, argumenter, trouver d’innombrables défauts au malotru : mauvaise gestion, relations exécrables avec les autres membres de la représentation tunisienne auprès des Nations-Unis, et quoi d’autres encore ? Ces griefs auraient pu avoir un sens et être crédibles s’ils avaient été reprochés à M. Kabtani avant sa tonitruante démission. Le problème c’est que l’intéressé qui avait été rappelé à Tunis moins de six mois après sa prise de fonction (fait très rare et qui se répète à deux reprises en moins d’un an) était pressenti pour un nouveau poste. Il n&rsquo;était donc pas si mauvais. Et là, notre ministère des Affaires étrangères a raté une occasion pour éviter de se couvrir de ridicule.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La vengeance est mauvaise conseillère</h3>



<p>On peut certes reprocher à M. Kabtani son comportement pour le moins désinvolte et impulsif, indigne d’un diplomate et, surtout, d’un commis de l’Etat – par ses manières cavalières, il s’est mis définitivement au ban de l’administration publique et c’est bien mérité –, mais la manière dont le dernier mouvement effectué dans le corps diplomatique est géré entre le ministère des Affaires étrangères et le Palais de Carthage est calamiteuse et ouvre la porte aux dérapages des uns et des autres, car l’affaire semble menée avec beaucoup de subjectivité de la part surtout de la présidence de la république, avec comme un esprit de vengeance.</p>



<p>Car que reproche-t-on à M. Kabtani, au-delà de la lettre tardive de délation signée par ses collègues à la représentation tunisienne auprès des Nations Unies. Datée d’hier seulement, cette lettre, qui n’honore pas ses auteurs, a été visiblement télécommandée et n’a aucune valeur démonstrative d’autant qu’elle a été fuitée, très courageusement, via les réseaux sociaux ?</p>



<p>Que reproche-t-on à M. Kabtani sinon le fait d’être proche de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray, limogé lui aussi il y a quelques semaines et dans des circonstances tout aussi rocambolesques, et d’avoir été choisi par ce dernier ? Et cela, au-delà des petits calculs carriéristes des uns, des magouilles de bas étage des autres et des coups bas entre collègues, tout le corps diplomatique le sait : M. Kabtani a payé pour&#8230; M. Erray !</p>



<p>Cet épisode est d’autant plus fâcheux qu’il est inédit dans les annales de notre diplomatie, jusque-là disciplinée, discrète et parfois même efficace. Que s’est-il donc passé pour que tout dérape à la fois ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dis-moi qui tu limoges, je te dirai qui tu es</h3>



<p>En fait, les problèmes ont commencé dès le jour où M. Saïed, devenu président de la république et sans expérience des affaires de l’Etat et encore moins de la diplomatie, a cru pouvoir y imprimer sa marque de la manière la plus brutale. Sa première décision, souvenons-nous, a été de limoger le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui sans coup férir (il aurait pourtant pu partir sans bruit avec l&rsquo;installation du nouveau gouvernement alors en cours de formation) et, surtout, sans aucune explication. </p>



<p>En fait, la raison de ce limogeage qu&rsquo;on a voulu démonstratif et spectaculaire n’était pas difficile à deviner : M. Saïed, souvent victime de sa rigidité doctrinale, n’a pas supporté d’avoir à travailler, lui l’antisioniste viscéral comme il l’a montré lors de sa campagne électorale, avec un ministre des Affaires étrangères qui, dans une vie antérieure, avait dirigé le bureau d’intérêt de la Tunisie à Tel Aviv, en Israël, entre 1996 et 1998. Allez expliquer à M. Saïed que M. Jhinaoui n’a pas décidé lui-même d’ouvrir ce bureau et qu’il n’a fait que rejoindre le poste où il a été nommé par l’Etat tunisien ! Allez lui expliquer aussi que durant la même période (c’était au lendemain des accords d’Oslo), le monde entier parlait de plan paix israélo-palestinien, et qu’un bureau de liaison israélien était ouvert à… Tunis, au quartier de Notre-Dame, en face de l’actuel siège du ministère des Affaires étrangères !</p>



<p>Dans la foulée de ce limogeage, M. Saïed a décidé de rappeler à Tunis Moncef Baati, un diplomate à la retraite qui avait été envoyé, quelques mois auparavant, à New-York, pour conduire le bureau de la représentation tunisienne auprès des Nations-Unies. Pour justifier cette décision qui en a surpris beaucoup, y compris à New-York, où la Tunisie venait d’accéder au rang de membre du Conseil de sécurité, la présidence de la république s’était fendue d’un communiqué alambiqué, verbeux, sans queue ni tête, où elle n’explique finalement rien et ouvre la porte à toutes les supputations.</p>



<p>Le <em>«massacre»</em> ne s’est pas arrêté là. L’ambassadeur de Tunisie en France, Abdelaziz Rassaa, qui était à quelques mois seulement de la fin de sa mission à Paris, a été rappelé lui aussi à Tunis, ainsi que le consul général à Paris (d’une pierre deux coups). On avait alors parlé d&rsquo;une affaire de corruption et de l’ouverture d’une enquête… dont on attend toujours les résultats. </p>



<p>Bref, on a taché l’honneur de hauts cadres de la nation sans avoir la moindre preuve sur le moindre abus pouvant leur être sérieusement reproché. On dira, par la suite, en murmurant dans les couloirs, que l’ambassade, à l’époque, avait dépêché une voiture et un chauffeur pour transporter Hafedh Caïd Essebsi et son épouse de l’aéroport et à leur hôtel parisien. Quel affront ! Quel sacrilège ! Quel scandale !</p>



<p>Rappelons à ce propos que le poste d’ambassadeur de Tunisie à Paris, l’un des plus importants dans notre hiérarchie diplomatique, est encore, au jour d’aujourd’hui, sans titulaire. Cherchez l’erreur !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un feuilleton de très mauvais goût</h3>



<p>Parce que ce feuilleton de très mauvais goût semble avoir beaucoup passionné M. Saïed et la petite équipe qui lui chuchote à l’oreille au Palais de Carthage, il y eut un autre épisode, encore moins glorieux : celui de la nomination puis du limogeage quelques semaines plus tard de Noureddine Erray au poste de ministre des Affaires étrangères. C’est pourtant le président lui-même qui l’avait déniché, lors de son premier voyage à l’étranger, pour assister aux obsèques du sultan Qabous, à Oman. Le jeune diplomate était en poste à Mascate et il laissa une bonne impression chez le nouveau chef d’Etat. Mais pour avoir refusé de se laisser marcher sur les pieds par la directrice de cabinet de M. Saïed, la désormais super-régente Nadia Akacha – qui prenait un malin plaisir à contacter dans son dos et à son insu ses principaux collaborateurs –, M. Erray s’est vu congédier de la manière la plus inélégante qui soit. Car M. Saïed ne refuse rien à Mme Akacha, qui semble s’être mise dans la tête que là où elle se trouve elle peut disposer, à sa guise et selon son humeur du moment, du sort des serviteurs de la république. Son tableau de chasse est déjà bien fourni, mais ne faut-il pas arrêter là le massacre, car c’est l’Etat tunisien que l’on malmène ainsi, à travers l’humiliation que l’on inflige à ses serviteurs.</p>



<p>Tout cela pour dire que l’affaire de M. Kabtani dépasse la petite personne de M. Kabtani et qu&rsquo;il va falloir mettre fin à ce mauvais feuilleton. Car il y va de la bonne marche d’un Etat durement malmené par une poignée d’amateurs doublés de magouilleurs inconscients.</p>
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		<title>Limogé, l&#8217;ambassadeur tunisien à l&#8217;Onu démissionne de la diplomatie tunisienne et critique Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2020 08:43:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Kabtani]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récemment limogé de son poste d&#8217;ambassadeur représentant de la Tunisie à l&#8217;Organisation des nations unies (ONU), Kaïs Kabtani a annoncé hier, mercredi 10 septembre 2020, à l&#8217;agence l’Agence France-Presse (AFP), sa décision de quitter le corps diplomatique tunisien. Vexé d&#8217;avoir été démis de ses fonction 5 mois seulement après s&#8217;être confié le poste, le juriste...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Kais-Kabtani.jpg" alt="" class="wp-image-291213"/></figure>



<p><strong><em>Récemment limogé de son poste d&rsquo;ambassadeur représentant de la Tunisie à l&rsquo;Organisation des nations unies (ONU), Kaïs Kabtani a annoncé hier, mercredi 10 septembre 2020, à l&rsquo;agence l’Agence France-Presse (AFP), sa décision de quitter le corps diplomatique tunisien.</em></strong></p>



<span id="more-315759"></span>



<p>Vexé d&rsquo;avoir été démis de ses fonction 5 mois seulement après s&rsquo;être confié le poste, le juriste de 49 ans a déclaré que son retrait représentait «<em>une question de principes et d&rsquo;honneur</em>», précisant qu&rsquo;il avait appris la nouvelle de son limogeage par les réseaux sociaux, la veille de son officialisation.</p>



<p>Il a également indiqué avoir refusé une mutation vers un poste prestigieux en Europe, assurant qu&rsquo;il n&rsquo;avait plus confiance en le président de la république, Kaïs Saied.</p>



<p>«<em>J’ai fait mon devoir. Je me suis investi à fond avec une toute petite équipe diplomatique à New York»</em>, a-t-il encore déploré avec beaucoup d&rsquo;incompréhension et de frustration.</p>



<p>Il a par ailleurs estimé que le fait que la Tunisie ait changé, en 7 mois, deux représentants à l&rsquo;ONU, où elle occupe jusqu&rsquo;à fin 2021 un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité, était «<em>très mauvais pour son image</em>»</p>



<p>En effet, en janvier dernier, un autre diplomate de carrière, Moncef Baati, rappelé par le pouvoir alors qu&rsquo;il était à la retraite, avait lui aussi été limogé 5 mois après la prise de ses fonctions. Il avait été accusé par Kaïs Saïed d&rsquo;avoir privilégié, dans un dossier, les Palestiniens au détriment des relations tunisiennes avec les Etats-Unis. </p>



<p>Ce que le style diplomatique de M. Kabtani l&#8217;empêche de dire c&rsquo;est que le président Saïed est en train de carrément humilier le corps diplomatique tunisien en écoutant des pseudos conseillers plus ignorants que lui des affaires étrangères, à l&rsquo;instar de sa super-puissante directrice de cabinet, juriste comme lui, Nadia Akacha, qui est en train de tout détruire sur son chemin à la présidence de la république. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BJ9bc5xR2J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/05/tunisie-lecture-dans-le-mouvement-des-ambassadeurs-et-chefs-de-postes-diplomatiques/">Tunisie : Lecture dans le mouvement des ambassadeurs et chefs de postes diplomatiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Lecture dans le mouvement des ambassadeurs et chefs de postes diplomatiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/05/tunisie-lecture-dans-le-mouvement-des-ambassadeurs-et-chefs-de-postes-diplomatiques/embed/#?secret=YHIRUWuoZN#?secret=BJ9bc5xR2J" data-secret="BJ9bc5xR2J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie de la «révolution» à… l’autodestruction ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2020 12:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Meyer Habib]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Ons Jabeur]]></category>
		<category><![CDATA[René Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur le plan national, les événements se suivent mais ne se ressemblent pas. Dans leur forme du moins. Car sur le fond, tout porte à croire qu’au-delà de l’auto-flagellation, c’est vers une sorte d’autodestruction «programmée» que nous nous dirigeons, nous autres Tunisiens, lentement, mais sûrement. Par Kais Nigrou * Acte I : Depuis la proclamation...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Revolution-tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-85903"/><figcaption><em>Il y a neuf ans déjà: le rêve transformé en cauchemar&#8230; </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Sur le plan national, les événements se suivent mais ne se ressemblent pas. Dans leur forme du moins. Car sur le fond, tout porte à croire qu’au-delà de l’auto-flagellation, c’est vers une sorte d’autodestruction «programmée» que nous nous dirigeons, nous autres Tunisiens, lentement, mais sûrement.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Kais Nigrou</strong> *</p>



<span id="more-281253"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Kais-Nigrou.jpg" alt="" class="wp-image-281255"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> Acte I :</h3>



<p> Depuis la proclamation des résultats des dernières élections législatives en octobre 2019, voilà maintenant 4 mois qu’on est en attente de la formation d’un nouveau gouvernement. Gouvernement de la majorité parlementaire ou gouvernement<em> «du président»</em> (description inappropriée pour certains) : ça parle, ça se concerte, ça tergiverse, ça se dispute, ça s’envoie des sourires, jaunes le plus souvent, des  fléchettes, amicales ou pas. Mais le résultat est là : pas de gouvernement pour l’instant (jusqu’à l’écriture de ces lignes en tout cas). Pourtant le gouvernement Chahed sortant a déclaré qu’il était bel et bien prêt pour la passation. Depuis longtemps.</p>



<p> Il faut dire qu’avec un paysage politique aussi fragmenté, dilué, morcelé, ou le tout venant se dit <em>«chef»</em> d’un parti, où le nombrilisme prévaut sur les idées, où la différenciation entre les divers acteurs se fait le plus souvent sur une appartenance clanique ou des considérations opportunistes que sur un référentiel clair et des programmes bien établis, on ne pouvait pas s’attendre à une configuration différente. On y rajoute une loi électorale censée permettre une représentativité large des différents courants, mais qui donne au final une mosaïque indescriptible, au point où former un bloc parlementaire ou une majorité capable de gouverner relève plus d’une <em>«quadrature du cercle» </em>que d’un mécanisme politique constitutionnel simple d’exécution. </p>



<p> Certaines voix se sont pourtant élevées pour la changer, ladite loi. Trop tard, ou mauvais timing, ou manœuvre de politique politicienne s’en sont offusquée d’autres !</p>



<p> Espérons au moins que l’on corrigera le tir pour les prochaines échéances (qui commencent déjà à pointer leur nez selon les vœux de certains!). Car si commettre une erreur relève du caractère humain, perpétuer les mêmes erreurs relève plutôt de la bêtise !</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Acte II :</h3>



<p> Depuis son élection, notre président de la république a raté pas moins de trois rendez-vous internationaux d’une importance non négligeable : le sommet de Berlin sur la Libye (soldé par échec à vrai dire), le Forum de Davos, et dernièrement le sommet de l’Union africaine. Ses déplacements à l’étranger se sont limités à un devoir de condoléances au sultanat d’Oman et au classique voyage de courtoisie en Algérie (mieux que rien !). Maigre bilan pour l’une des deux prérogatives essentielles de l’institution présidentielle : les affaires étrangères. Les causes évoquées pour justifier ces absences étant loin d’être toutes convaincantes. </p>



<p>Alors, il est vrai, qu’il y a eu entre-temps des déclarations <em>«guerrières»</em> contre l’ennemi sioniste, de quoi faire trembler tout le Moyen Orient. Mais sans conséquence aucune en faveur de la cause palestinienne, hélas ! Surtout s’y l’on rajoute le limogeage rocambolesque du représentant de la Tunisie à l’Onu, Moncef Baati, diplomate chevronné en l’occurrence. Les tenants et les aboutissants de ce limogeage restant obscurs pour l’instant. Ou encore le fameux <em>«plan de paix au Moyen-Orient»</em> proposé par l’actuelle administration américaine, dont le seul but est de rendre impossible, et d’une manière définitive, la solution à 2 Etats avec le souhait d’une approbation du monde, mais surtout des pays de la région. Preuve une fois de plus que notre voix est loin, très loin d’être entendue.</p>



<p> Mais le pire n’est pas là. Car monsieur le président de la république, conforté par un plébiscite électoral très large, a encore le temps de rectifier le tir, en oubliant le discours de la campagne, en s’entourant de conseillers compétents et expérimentés, en modifiant sa stratégie de communication et en s’intéressant aux problèmes des tunisiens d’abord. En endossant le costume de président de la république. Simplement. </p>



<p> Or force est de constater qu’une cabale de désinformation, à priori orchestrée, semble le viser ces dernières semaines. Car si certaines actions déclarations ou prises de positions semblent émaner indiscutablement de la présidence de la république, d’autres le sont beaucoup moins. Dans quel but ? À quelle fin? En faveur de qui? Enigme à élucider rapidement, car relevant de la sécurité nationale!</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Acte III :</h3>



<p> <em>«Le sport doit rester en dehors de toute récupération politique».</em> C’est écrit noir sur blanc dans la charte Olympique, signée par la majorité des pays du monde, dont la Tunisie. Le non-respect de cette règle peut entraîner des conséquences graves pour les sportifs ou les fédérations sportives dont ils dépendent, allant de la disqualification d’une compétition à l’interdiction d’organiser ou de participer à quelconque manifestation sportive pendant plusieurs années.</p>



<p> Et voilà que des voix s’élèvent pour discréditer une championne nationale de tennis, Ons Jabeur, ainsi que ses coéquipières de l’équipe nationale, suite à leur participation à la Fed Cup, où elles ont affronté l’équipe israélienne, qu’elles ont battue au passage. Ons Jabeur qui, rappelons-le, a réussi quelques semaines auparavant un exploit sportif inédit, en se qualifiant aux quarts de finale d’un tournoi du grand Chelem (Open d’Australie). Exploit équivalent à une qualification de notre équipe nationale de foot aux quarts de finale d’une Coupe du monde ! </p>



<p>Y a-t-il meilleur moyen de défendre les couleurs de son pays ou de hisser son drapeau national parmi les nations ? Difficile à vrai dire. Il est beaucoup plus facile, par contre, de lancer des slogans à tout- va, d’accuser de traîtrise des compatriotes qui réussissent, de s’auto-octroyer la médaille du militantisme en prétendant apporter un soutien à la cause Palestinienne. Encore une fois…<br></p>



<p>À ces champions de la récupération politique aux résultats stériles, je conseille de lire la réponse de notre talentueux ministre du Tourisme, René Trabelsi, aux déclarations du député franco-israélien Meyer Habib appelant au boycott de la destination Tunisie. C’est avec des pareilles prise de position, en usant de ses relations diplomatiques (officielles et officieuses), en s’appuyant sur le droit international, en mobilisant les forces vives des peuples défendant les causes justes, qu’on arrivera à pousser les lobbyistes sionistes dans leur retranchement en les isolant. Et non en déclarant forfait durant les compétitions sportives !</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Acte IV :</h3>



<p> Le 4 février 2020, le chef du gouvernement Youssef Chahed annonce officiellement l’entrée en exploitation du champ pétrolier Nawara au sud du pays. Cette exploitation est censée augmenter de 50% notre production en gaz naturel, réduire notre déficit énergétique de 20% et notre déficit commercial de 7%. C’est dire s’il s’agissait d’une nouvelle réjouissante pour tous!</p>



<p> Or, un préavis de grève soutenu par le bureau régional de l’Union générale tunisienne de travail (UGTT) menace déjà l’arrêt des activités de ce champ !<br> L’UGTT, on le sait de part son histoire, dépasse de loin son simple rôle de centrale syndicale, défendant les droits des travailleurs. Cet organisme ayant contribué, en effet, à la construction des édifices de la nation tunisienne, en participant à la lutte pour l’indépendance du pays, en contribuant à asseoir les fondements de l’Etat d’après-indépendance ou encore en jouant un rôle prépondérant pendant et après la révolution de 2011, au point de lui avoir attribué le prix Nobel de la Paix en 2013 à côté d’autres organismes nationaux (Utica , Ligue des droits de l’homme, Conseil de l’ordre des avocats).</p>



<p> Les relations de la centrale syndicale avec les différents pouvoirs en place dépendaient du contexte historique et du cours des événements sur le plan national. Ces relations n’ont pas toujours été au beau fixe, allant d’une confrontation sanglante du temps de Bourguiba (événements de Janvier<br> 1978), à une relation de paix sous couvert d’intérêts réciproques à l’époque de Ben Ali jusqu’à un rapport de forces, plutôt en faveur de la centrale syndicale, avec les gouvernements successifs depuis 2011. En effet, profitant d’un vide abyssal dont sont responsables les partis politiques, l’UGTT s’est imposée comme une force politique incontournable dépassant de loin sa mission syndicale, dictant souvent ses choix sur les orientations économiques et sociales et usant de sa capacité de mobilisation pour appeler à des manifestations ou mouvements de grève , non toujours sans abus (en notant au passage que de nombreux mouvements de grève illégaux ou sauvages échappent aux ordres de la centrale syndicale).</p>



<p> Et bien qu’il est utile voire nécessaire d’appeler à la concertation et au dialogue tous les acteurs, dont les partenaires sociaux, afin de dépasser toutes les difficultés auxquelles fait face notre pays, il faudrait comprendre qu’en terme des choix ou orientations, la décision finale doit revenir en premier lieu au pouvoir exécutif, issu d’une légitimité électorale, car c’est à celui-ci seulement que l’on portera plus tard la responsabilité de la réussite ou de l’échec des politiques choisies.</p>



<p> Alors à quand le sursaut? À quand le dépassement des égos ? Des slogans futiles ? À quand la priorisation de l’intérêt national devant les intérêts personnels ? À quand l’adoption d’une politique nationale se basant sur le rationnel et non l’émotionnel ou l’idéologique?</p>



<p> Nous attendons toujours. Entre-temps, la Tunisie continue à souffrir…</p>



<p><em>* Chirurgien, conseiller municipal, membre du bureau politique du parti Tahya Tounes. </em></p>
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		<item>
		<title>Selon Touhami Abdouli, Moncef Baâti a été dégagé pour que quelqu&#8217;un d&#8217;autre prenne sa place</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/12/selon-touhami-abdouli-moncef-baati-a-ete-degage-pour-que-quelquun-dautre-prenne-sa-place/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 09:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[Touhami Abdouli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien secrétaire d&#8217;Etat aux Affaires étrangères Touhami Abdouli n&#8217;y est pas allé avec le dos de la cuillère: «Ce à quoi nous assistons aujourd&#8217;hui est une véritable farce. Cette affaire (de l&#8217;éviction de Moncef Baâti) a couvert de ridicule la présidence de la République et le ministère (des Affaires étrangères), a humilié notre diplomatie et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/12/selon-touhami-abdouli-moncef-baati-a-ete-degage-pour-que-quelquun-dautre-prenne-sa-place/">Selon Touhami Abdouli, Moncef Baâti a été dégagé pour que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre prenne sa place</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/Touhami-Abdouli.jpg" alt="" class="wp-image-23738"/></figure>



<p><strong><em>L&rsquo;ancien secrétaire d&rsquo;Etat aux Affaires étrangères Touhami Abdouli n&rsquo;y est pas allé avec le dos de la cuillère: </em></strong> «<strong><em>Ce à quoi nous assistons aujourd&rsquo;hui est une véritable farce. Cette affaire </em>(de l&rsquo;éviction de Moncef Baâti) <em>a couvert de ridicule la présidence de la République et le ministère </em>(des Affaires étrangères)<em>, a humilié notre diplomatie et porté atteinte à la crédibilité à la Tunisie dans le concert des nations&#8230;</em></strong>»<strong><em> Pas moins !</em></strong></p>



<span id="more-280507"></span>



<p>Dans un entretien téléphonique accordé à Mosaïque FM hier, mardi 11 février 2020, l&rsquo;ancien secrétaire d&rsquo;Etat chargé des Affaires européennes et des Affaires arabes et africaines (2012-2016) n&rsquo;a pas décoléré pendant la dizaine de minutes de cette intervention à partir du Koweït.</p>



<p>D&rsquo;entrée de jeu, il démonte point par point la justification présentée par le palais de Carthage du limogeage de Moncef Baâti, l&rsquo;ex-représentant de la Tunisie auprès de l&rsquo;Organisation des nations unies (ONU) et du Conseil de sécurité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La véritable raison de l&rsquo;éviction, il faut chercher ailleurs </h3>



<p>Tout d&rsquo;abord, Touhami Abdouli explique que <em>«cette histoire de la piètre performance de Moncef Baâti et de son manque de coordination n&rsquo;a absolument aucun fondement»</em> et <em>«pour trouver la véritable raison de l&rsquo;éviction de cet homme, il faut chercher ailleurs»</em>. </p>



<p>Quant au document qui aurait été <em>«la goûte qui a fait déborder le vase»</em>, là également M. Abdouli émet de sérieuses réserves. Le texte qui allait servir de point de départ pour un projet de résolution à soumettre au vote du Conseil de sécurité était ce que l&rsquo;on appelle a <em>non-paper</em>, c&rsquo;est-à-dire un document officieux qui n&rsquo;a rien de contraignant ou engageant. «<em>Soyons clairs, ce texte n&rsquo;a pas été rédigé par Moncef Baâti. Non, ce document lui a été transmis par le ministère des Affaires étrangères (MAE). Je sais ce que je suis en train de dire. Et cela suppose que, pour une question aussi importante, ce document a été lu et approuvé par le président de la République&#8230;» </em> </p>



<p>Ainsi, selon M. Abdouli, Moncef Baâti n&rsquo;a commis aucune erreur. <em>«D&rsquo;ailleurs, je connais très bien cet homme, pour avoir travaillé avec lui, de 2011 à 2013. C&rsquo;est un diplomate de carrière chevronné et un homme de grande expérience qui a représenté la Tunisie à Genève. Pour ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, c&rsquo;est un mentor dans son domaine.» </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em> </em>Il fait éviter de surenchérir sur la question palestinienne </h3>



<p>Et, d&rsquo;une pichenette, Touhami Abdouli rejette l&rsquo;argument de la présidence de la République selon lequel Moncef Baâti a été limogé pour son mauvais rendement. <em>«Pour moi, les choses sont claires: il n&rsquo;a commis aucune faute&#8230;»  </em></p>



<p>Quant à la question palestinienne, qui est au centre de cette tempête, pour M. Abdouli, <em>«honnêtement, il n&rsquo;y a pas lieu de surenchérir là-dessus: nous autres Tunisiens avons tous, et de tout temps, été corps et âme avec cette cause&#8230;»</em>, déclare-t-il.</p>



<p> «<em>Il y a plus grave</em>, semble craindre l&rsquo;ancien secrétaire d&rsquo;Etat.<em> J&rsquo;ai bien peur que l&rsquo;éviction de Moncef Baâti a un autre objectif: l&rsquo;homme a été dégagé pour que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre prenne sa place. Ni plus ni moins. Et vous verrez, les jours prochains donneront raison à ce que j&rsquo;avance là&#8230;</em>» </p>



<p>Triste sort pour Moncef Baâti, pour la diplomatie tunisienne et pour la Tunisie que le sort des relations de notre pays avec le monde soit aujourd&rsquo;hui confié à l&rsquo;amateurisme&#8230;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Marwan Chahla</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HSwhGycG8s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/limogeage-de-moncef-baati-la-presidence-sexplique-et-senlise/">Limogeage de Moncef Baâti: La présidence s&rsquo;explique et s&rsquo;enlise&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Limogeage de Moncef Baâti: La présidence s&rsquo;explique et s&rsquo;enlise&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/limogeage-de-moncef-baati-la-presidence-sexplique-et-senlise/embed/#?secret=xnsWu1V90O#?secret=HSwhGycG8s" data-secret="HSwhGycG8s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kzSAVGdSJl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/09/la-diplomatie-tunisienne-en-perte-de-vitesse-une-ambassadrice-tire-la-sonnette-dalarme/">La diplomatie tunisienne en perte de vitesse : une ambassadrice tire la sonnette d’alarme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La diplomatie tunisienne en perte de vitesse : une ambassadrice tire la sonnette d’alarme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/09/la-diplomatie-tunisienne-en-perte-de-vitesse-une-ambassadrice-tire-la-sonnette-dalarme/embed/#?secret=TB8UAMtHDW#?secret=kzSAVGdSJl" data-secret="kzSAVGdSJl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>L&#8217;Assemblée des représentants du peuple connaît une (énième) plénière houleuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 12:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arp tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[Qab Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chalghoum]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Fetiti]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme souvent depuis le début de la mandature actuelle, les députés de l&#8217;Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont brillé par&#8230; leur hostilité réciproque. Retour sur une matinée particulièrement mouvementée au sein de l&#8217;hémicycle du Bardo. La plénière parlementaire de ce matin, mardi 11 février 2020, a connu des échanges particulièrement chahutés entre certains députés,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/ARP-Tunis-..jpg" alt="" class="wp-image-254456"/></figure>



<p><strong><em>Comme souvent depuis le début de la mandature actuelle, les députés de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont brillé par&#8230; leur hostilité réciproque.</em> <em>Retour sur une matinée particulièrement mouvementée au sein de l&rsquo;hémicycle du Bardo.</em></strong></p>



<span id="more-280309"></span>



<p>La plénière parlementaire de ce matin, mardi 11 février 2020, a connu des échanges particulièrement chahutés entre certains députés, ce qui a obligé Rached Ghannouchi, président de l&rsquo;Assemblée à la lever et à se réunir, tout de suite après, avec les différents chefs de blocs.</p>



<p>Notons que cette plénière, à laquelle a assisté le ministre des Finances, et de l&rsquo;Investissement, du Développement et de la Coopération internationale, par intérim, Ridha Chalghoum, et qui s&rsquo;étalera sur deux jours, est consacrée à au partenariat entre la République tunisienne et la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC), suite à l&rsquo;accord conclu entre la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir) et l&rsquo;institution susmentionnée pour le financement de l&rsquo;importation de pétrole brut et de produits pétroliers.</p>



<p>La plénière a, par ailleurs, connu l&rsquo;évocation de plusieurs dossiers controversés lors de l&rsquo;attribution de rappels au règlement, à l&rsquo;instar du <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/limogeage-de-moncef-baati-la-presidence-sexplique-et-senlise/">limogeage</a> du représentant permanent de la Tunisie auprès de l&rsquo;Organisation de nations unies (ONU), Moncef Baâti, du règlement interne du Parlement et de la rectification de la procédure légale relative aux visites externes.</p>



<p>Des débats qui ont donné lieu à une suite d&rsquo;accrochages verbaux, impliquant notamment les députés du bloc Démocrate, Samia Abbou, Mongi Rahoui et Faycel Tebbini d&rsquo;un côté, et quelques élus d&rsquo;Ennahdha, à l&rsquo;instar de Noureddine Bhiri et Rached Ghannouchi, de l&rsquo;autre. </p>



<p>Suite à cela, les députés de Qab Tounes ont quitté la séance, protestant contre le désordre du parlement, avant que Ghannouchi ne décide de la lever et de se réunir avec les chefs des blocs. </p>



<p>Finalement, la séance a repris l&rsquo;après-midi sous la direction du deuxième vice-président de l&rsquo;Assemblée, Tarek Fetiti. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>Limogeage de Moncef Baâti: La présidence s&#8217;explique et s&#8217;enlise&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 10:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[MAE]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le désolant feuilleton de la révocation de Moncef Baâti n’a pas fini de dérouler ses épisodes surprenants. Le palais de Carthage nous a gratifiés, hier soir, lundi 10 février 2020, d’un autre rebondissement : le diplomate congédié –auquel il est reproché d’avoir agi sans consulter la présidence de la République, le ministère des Affaires étrangères (MAE),...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/limogeage-de-moncef-baati-la-presidence-sexplique-et-senlise/">Limogeage de Moncef Baâti: La présidence s&rsquo;explique et s&rsquo;enlise&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moncef-Baati-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-280284"/><figcaption><em>Moncef Baati / Kaïs Saïed.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le désolant feuilleton de la révocation de Moncef Baâti n’a pas fini de dérouler ses épisodes surprenants. Le palais de Carthage nous a gratifiés, hier soir, lundi 10 février 2020, d’un autre rebondissement : le diplomate congédié –auquel il est reproché d’avoir agi sans consulter la présidence de la République, le ministère des Affaires étrangères (MAE), ni les pays arabes qu’il est censé représenter– se démènerait auprès de certaines chancelleries pour qu’il soit rétabli dans ses fonctions…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Marwan Chahla</strong></p>



<span id="more-280236"></span>



<p>Dans une longue mise au point, dont l’agence Tap a obtenu une copie dans la soirée d’hier, la présidence de République est de nouveau revenue à la charge pour justifier la décision de mettre un terme à la mission de Moncef Baâti, l&rsquo;ex-représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Organisation des nations unies (ONU) et du Conseil de sécurité (nommé en septembre dernier et donc resté en poste moins de 5 mois).</p>



<p>En réponse à la critique que ce limogeage constitue <em>«un rétropédalage»</em>, le palais de Carthage est catégorique: «<em>La Tunisie n’a cédé ni aux marchandages, ni aux pressions, car lorsqu’elle défend le droit, elle ne prend en considération que le droit légitime… – le droit du peuple palestinien n’étant pas une marchandise passée au solde du compte de pertes et de profits », </em>lit-on dans ce communiqué de la présidence de la République. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une présidence victime de sa propension à la&#8230; victimisation</h3>



<p>Cette mise au point souligne aussi que «<em>le droit des peuples à l’autodétermination est un principe fondamental approuvé par le droit international, et ni l’occupation ni les tentatives de donner une fausse légitimité à cette occupation ne peuvent le changer»</em>.</p>



<p>Nul, en Tunisie, n&rsquo;oserait dire le contraire&#8230;</p>



<p>A bien lire cette explication du palais de Carthage, il y aurait eu manigance et malveillance: Moncef Baâti se serait rendu coupable d’avoir écouté «<em>certaines parties</em>» en Tunisie (lesquelles ? mystère et boule de gomme) qui lui auraient dicté un projet de résolution à soumettre au Conseil de sécurité. Selon la présidence de la République, l’initiateur du projet en question «<em>savait à l’avance que ce texte rencontrerait l’opposition de plus d’un pays et son objectif était de porter atteinte à la Tunisie, et à son président en particulier, qui a affirmé à plusieurs reprises que le droit palestinien est un droit imprescriptible».</em></p>



<p>Il y aurait donc eu complot contre la Tunisie et, surtout, contre son chef de l’Etat… Et la présidence de la République aurait déjoué ce piège.</p>



<p>Tous ces détails – dignes de séries télévisées américaines à la <em>« House of Cards »</em>– et, d’ailleurs, qui ne sont fournis que par le palais de Carthage, en disent long sur le niveau «<em>élémentaire»</em> auquel la diplomatie tunisienne a été ramenée. S’il y a eu faux pas de la part de Moncef Baâti, cette erreur aurait pu être corrigée sans en ameuter le monde entier –la diplomatie étant l’art de la discrétion… Et puis, il aurait fallu adopter un ton moins  <em>«meeting au campus de la Faculté de droit de Tunis, dans les années 1980». </em>En diplomatie, on le sait, tout est dans la forme. Et la retenue&#8230; </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une diplomatie de militantisme estudiantin </h3>



<p>La diplomatie est également connaissance des limites de ce qu’un pays peut faire ou ne pas faire: par pragmatisme ou ce que l’on appelle <em>realpolitik</em>, il est des fois où le profil bas est préférable au coup d’éclat tonitruant qui risque de revenir comme un boomerang; il est également une règle générale que le populisme est une denrée à consommation interne –d’ailleurs, même à ce niveau local, la modération est très recommandée.</p>



<p>Bref, la diplomatie tunisienne a tout intérêt, et de toute urgence, de se retrouver, de retrouver ses repères et une meilleure tenue et de s’élever.</p>



<p>A quoi sert-il, par exemple, d’insulter Moncef Baâti –qui aurait cherché, selon la présidence de la République, le soutien de pays étrangers pour que sa révocation soit annulée– en lui suggérant d’aller<em> «mendier un appui auprès de l’entité sioniste» ?&#8230;</em> C&rsquo;est d&rsquo;un niveau bas, trop bas pour ne pas être dénoncé. Un président de la république digne de ce nom ne peut pas se permettre cela. </p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DCJk2FpEVn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/09/la-diplomatie-tunisienne-en-perte-de-vitesse-une-ambassadrice-tire-la-sonnette-dalarme/">La diplomatie tunisienne en perte de vitesse : une ambassadrice tire la sonnette d’alarme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La diplomatie tunisienne en perte de vitesse : une ambassadrice tire la sonnette d’alarme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/09/la-diplomatie-tunisienne-en-perte-de-vitesse-une-ambassadrice-tire-la-sonnette-dalarme/embed/#?secret=jAOdz0quc9#?secret=DCJk2FpEVn" data-secret="DCJk2FpEVn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wcSKas3zyx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/07/rumeurs-de-rappel-a-tunis-de-moncef-baati-lambassadeur-de-la-tunisie-a-lonu/">Rumeurs de rappel à Tunis de Moncef Baati, l’ambassadeur de la Tunisie à l’Onu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rumeurs de rappel à Tunis de Moncef Baati, l’ambassadeur de la Tunisie à l’Onu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/07/rumeurs-de-rappel-a-tunis-de-moncef-baati-lambassadeur-de-la-tunisie-a-lonu/embed/#?secret=HTAB8GP58F#?secret=wcSKas3zyx" data-secret="wcSKas3zyx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/limogeage-de-moncef-baati-la-presidence-sexplique-et-senlise/">Limogeage de Moncef Baâti: La présidence s&rsquo;explique et s&rsquo;enlise&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La diplomatie tunisienne en perte de vitesse : une ambassadrice tire la sonnette d’alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2020 09:13:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[ministère des affaires étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Betbaieb]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article, l&#8217;ambassadrice Sémia Zouari tire la sonnette d’alarme sur l’état actuel de la diplomatie tunisienne et les déconvenues qui s’accumulent et propose des solutions concrètes et urgentes. Par Sémia Zouari * Nous avons tous suivi avec consternation les derniers faits qui ont terni la vie diplomatique tunisienne, en Tunisie et à l’international, et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/09/la-diplomatie-tunisienne-en-perte-de-vitesse-une-ambassadrice-tire-la-sonnette-dalarme/">La diplomatie tunisienne en perte de vitesse : une ambassadrice tire la sonnette d’alarme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Ministere-Affaires-etrangeres.jpg" alt="" class="wp-image-279990"/><figcaption><em>Siège du ministère des Affaires étrangères. </em></figcaption></figure>



<p> <strong><em>Dans cet article, l&rsquo;ambassadrice Sémia Zouari tire la sonnette d’alarme sur l’état actuel de la diplomatie tunisienne et les déconvenues qui s’accumulent et propose des solutions concrètes et urgentes.  </em></strong></p>



<p> Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-279989"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-246455"/></figure></div>



<p> Nous avons tous suivi avec consternation les derniers faits qui ont terni la vie diplomatique tunisienne, en Tunisie et à l’international, et il est évident qu’il est urgentissime d’y remédier par des mesures radicales et d’en tirer les leçons :</p>



<p><strong>1-</strong> Le Président de la République Kais Saïed doit nommer à ses côtés un excellent conseiller diplomatique et un ministre des Affaires étrangères, tous les deux expérimentés et aguerris. Il devra faire appel pour cela à un vétéran, diplomate de carrière orthodoxe, qui a passé tous ses concours professionnels au ministère et qui a fait ses preuves dans la gestion de dossiers névralgiques. </p>



<p>Inutile de faire appel à un pseudo-technocrate comme ceux qui vantent et vendent leurs services alors que nous connaissons tous leur niveau et leur mentalité de vautours affamés, prêts à persécuter et à avilir tout le ministère au service de leurs ambitions personnelles à l’international.</p>



<p><strong>2- </strong>Les compétences existent et si l’on se libère des allégeances politiciennes et de l’interventionnisme dévastateur des politiciens profanes, du copinage, il n’y aura plus d’erreur de casting. Il ne sera pas difficile de trouver un ministre compétent, expérimenté, intègre et patriote si l’on sort de la rhétorique stérile post-révolutionnaire des <em>«azlèms»</em> (rescapés de l’ancien régime). Maximum 65 ans d’âge car il faut avoir la force d’assurer le poste. Othman Jerandi pourrait être confirmé dans l’un de ces postes et pleinement responsabilisé hors de toute immixtion politicienne et certainement pas celle des islamistes qui ont fait les preuves de leur méconnaissance de nos véritables intérêts stratégiques aussi bien dans le conflit syrien que libyen où ils se sont compromis avec les milices islamistes et les recrutements de djihadistes.</p>



<p><strong>3- </strong>La mise à l’écart brutale et précipitée de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a coûté cher à notre diplomatie et aurait pu se faire avec plus de souplesse, loin des règlements de compte dont nous connaissons tous les conflits personnels sous jacents. À cet égard, l’éviction de M. Jhinaoui du poste de secrétaire général adjoint de la Ligue des Etats arabes, qui était dévolu à notre pays, est une perte sèche pour la Tunisie. M. Sabri Bachtobji, un secrétaire d&rsquo;Etat en attente de son affectation à Genève, ne peut être un intérimaire, d’autant plus qu’il n&rsquo;a pas été pleinement impliqué lors du mandat du ministre Jhinaoui et qu’un certain vide s’est créé avec de nombreux départs à la retraite de directeurs généraux alors que la relève était insuffisamment assurée du fait du manque de recrutements, des blocages des promotions fonctionnelles des cadres, de la mentalité d’obstruction de certains fonctionnaires seniors qui n’ont pas joué leur rôle d’encadrement et de responsabilisation des jeunes cadres trop souvent livrés à eux mêmes.</p>



<p><strong>4- </strong>Les fondamentaux de notre politique étrangère doivent être préservés car tout excès nous coûtera cher. La politique de non alignement est séduisante mais elle ne peut nous assurer une diplomatie apaisée avec nos alliés traditionnels, même quand il s’agit du conflit palestinien. On ne peut se comparer à l’Algérie; championne du non alignement mais puissance pétrolière ayant les moyens de sa politique</p>



<p><strong>5-</strong> Les États-Unis sont un allié stratégique de la Tunisie qu’il faut absolument préserver. Jamais ils n’ont trahi notre confiance et ne nous ont manqué de solidarité. Rappelons-nous et rappelons aux jeunes générations:</p>



<p> &#8211; l’appui américain pour notre indépendance;<br> &#8211; leur soutien précieux lors des bombardements de Sakiet Sidi Youssef, lors de la guerre de Bizerte;<br> &#8211; l’aide alimentaire de l’US AID lorsque la Tunisie était meurtrie par les inondations des années 60;<br> &#8211; les bourses de formations accordées pour former nos élites dans les années 70;<br> &#8211; les établissements mis en place avec l’appui financier et technique et l’expertise et la coopération active des États-Unis: la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis, l’Ecole d’agronomie de Chott Mariem…;<br> &#8211; les crédits céréaliers que les États-Unis nous accordent sur le marché à terme des matières premières de Chicago;<br> &#8211; la garantie de nos crédits par les Etats-Unis alors que nous sommes quasiment en faillite;<br> &#8211; sans compter leur appui pour la modernisation, l’équipement et la formation de nos forces anti-terroristes et de notre armée maintenue sciemment dans le dénuement pendant les deux dictatures successives.</p>



<p><strong>6-</strong> La cause palestinienne est une cause juste et doit être défendue mais avec tact et diplomatie, dans le respect de la légalité internationale. Sachons dire les choses. Un communiqué écrit suffit. Trêve de déclarations télévisées incontrôlées qui peuvent paraître excessives et dont chaque mot sera décortiqué. Plusieurs présidents étatsuniens se sont succédés en pensant résoudre ce conflit et sont partis. Nul n’est éternel mais la Palestine ne sera jamais rayée de la carte tant que ses propres enfants la défendront.</p>



<p>Attendons les prochaines élections présidentielles palestiniennes auxquelles Marwen Barghouthi est candidat…</p>



<p><strong>7-</strong> Dans l’affaire du limogeage de l’ambassadeur Moncef Baati qui est tombé comme un couperet, il est évident qu’il a servi de fusible sous la pression de la Maison Blanche et du Senior Advisor Jared Kushner (Haut conseiller du président des États-Unis depuis le 20 janvier 2017 et époux de la fille du président Donald Trump, Ndlr) dont l’alignement pro-israélien est bien connu. Qu’à fait notre diplomatie pour se rapprocher de Kushner et le rallier à notre position pro-palestinienne? Youssef Chahed l’avait rencontré lors de sa visite à Washington. L’a-t-il invité comme l’a fait le Maroc? </p>



<p> On reproche à M. Baati son manque de coordination avec la Centrale dans un communiqué calamiteux qui est en soi un aveu de faiblesse, de manque de coordination, d’encadrement, d’absence de force de proposition du ministère. Combien de fois les ambassadeurs attendent-ils vainement les instructions qui ne viennent pas de la Centrale? Au point de ne plus y compter. De faire pour le mieux. </p>



<p>Je ne doute pas une seconde du professionnalisme de notre excellente collègue Hola Bachtobji qui a toujours assuré à la Centrale les succès de notre diplomatie au multilatéral des Nations Unies et particulièrement pour le Conseil de Sécurité. A-t-elle été suffisamment entendue et consultée ? Y-a-t-il eu insuffisance de coordination entre la DGMA et la DGOCI? Entre notre délégation à New-York et notre ambassade à Washington ? A-t-on manqué du talent d’un bon chef d’orchestre ? Pourquoi l’ambassadeur Tarek Ladab, spécialiste du monde arabe et du multilatéral monde arabe et islamique, parfait arabisant, a-t-il atterri à New York? Pourquoi notre excellent diplomate Sami Boughecha n’a-t-il pas succédé à notre brillant ambassadeur Khaled Khiari à New York? Pas assez pistonné… Pourtant il y aurait excellé, après avoir connu les arcanes du Conseil de Sécurité. Notre collègue Moncef Baati est un spécialiste des institutions spécialisées des Nations Unies à Genève et particulièrement de l’OMC, beaucoup plus que du Conseil de Sécurité. Finalement Mohamed Ennaceur ne lui a pas rendu service en lui confiant le poste convoité de New-York à 67 ans. A-t-il été insuffisamment soutenu? Lui a-t-on donné instruction de ne pas prendre pour base de négociations le projet palestinien et de préférer celui de l’OCI? Non… Que de cafouillages…</p>



<p><strong>8-</strong> Dans l’affaire de la démission forcée de Raouf Betbaieb n’est-il pas vraie qu’elle lui aurait été imposée après que les autorités algériennes se soient offusquées de la décoration par Kaïs Saïed, le 23 janvier 2020, de la militante algérienne Jamila Bouhired réputée soutenir le Hirak qui appelle à la chute du président algérien Abdelmadjid Teboune nouvellement élu?<br> Combien de conseillers vont servir de fusibles et porter seuls la responsabilité des mauvaises décisions ? Le monde nous observe et plus aucune faute de casting ne nous sera possible car l’effet boomerang de la perte de crédibilité est dévastateur.</p>



<p> En conclusion, faute d’avoir les moyens de sa politique, la Tunisie devra se restreindre à la politique de ses moyens. Nul ne peut prétendre refaire le monde aux dépens de ses propres intérêts. TUNISIA FIRST!</p>



<p> Le ministère des Affaires étrangères doit être protégé des ingérences politiciennes néfastes pour garder le cap. Les véritables diplomates de carrière doivent être défendus par un statut diplomatique garantissant leurs droits et l’intégrité du corps diplomatique orthodoxe aujourd’hui vampirisé par d’autres corps au point de se retrouver en situation de minorité persécutée dans sa propre maison, voire voué aux gémonies et accusé de malversations pour écarter les compétences et faire la part belle à des outsiders aux talents improbables.</p>



<p> Le coût est lourd pour toute la Tunisie et notre diplomatie avait toujours été notre meilleure arme dans le concert des Nations. Il faut la sauver. </p>



<p><em>* Diplomate. </em></p>
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		<title>Des «fourberies» de Rached à la «maladie» de Kaïs</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Feb 2020 14:19:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
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		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les clowns tristes de la «scène politique» tunisienne sont plus stimulants et inspirants que la cour du Roi-Soleil. Molière y aurait trouvé une abondante matière où faire son miel. Par Chedly Mamoghli * Comme par hasard, la «maladie» du président de la république Kaïs Saïed, annoncée hier, vendredi 7 février 2020, tombe au lendemain de...</p>
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<p> <strong><em>Les clowns tristes de la «scène politique» tunisienne sont plus stimulants et inspirants que la cour du Roi-Soleil. Molière y aurait trouvé une abondante matière où faire son miel.  </em></strong></p>



<p> Par <strong>Chedly Mamoghli </strong>*</p>



<span id="more-279917"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p> Comme par hasard, la <em>«maladie» </em>du président de la république Kaïs Saïed, annoncée hier, vendredi 7 février 2020, tombe au lendemain de la rencontre entre Elyès Fakhfakh, le chef de gouvernement désigné par ce dernier, et le couple Rached Ghannouchi-Nabil Karoui ?!!</p>



<p> Comme par hasard, la<em> «maladie»</em> du président tombe au lendemain du limogeage -le jargon diplomatique dirait rappel- de Moncef Baati, le représentant permanent de la Tunisie aux Nations Unies qui de surcroît est membre non permanent du Conseil de sécurité depuis le 1er janvier et que cela ait lieu alors que le Conseil s’apprête à discuter du plan Trump-Kushner sur la Palestine?!!</p>



<p> Comme par hasard, la<em> «maladie»</em> du président tombe à point nommé avec le Sommet de l’Union africaine, prévu les samedi 8 et le dimanche 9 février, auquel il devait prendre part?!!</p>



<h3 class="wp-block-heading">  Evitons les raccourcis faciles et les conclusions hâtives</h3>



<p> Si tous ces hasards arrivent maintenant et au même moment, ce n’est plus du hasard, c’est autre chose…</p>



<p> Ce contexte de<em> «hasards» </em>et de<em> «maladie» </em>ne peut que favoriser les raccourcis faciles et les conclusions hâtives mais aussi les intox, <em>fake news </em>et autres maladies et dégénérescences de notre époque. Donc ne tombons pas dans les raccourcis faciles et les conclusions hâtives toutefois, la question qui se pose et s&rsquo;impose: le président aurait-il simulé ou du moins exagéré la <em>«maladie»</em> pour ne pas être absent de Tunis en pleine concertations scabreuses sur la formation du gouvernement qui peuvent prendre une tournure dans un sens ou dans un autre d’une minute à l’autre?</p>



<p> Dans tous les cas, nous avons débuté la semaine avec <em>‘‘Les Fourberies de Rached’’</em> et nous la terminons apparemment avec <em>‘‘Le Malade imaginaire’’.</em> La <em>«scène politique»</em> tunisienne aurait inspiré Molière plus que la cour du Roi-Soleil. Jean-Baptiste Poquelin, s’il avait vécu dans la Tunisie de 2020, aux côtés des<em> ‘‘Fourberies de Rached’’</em> et du <em>‘‘Malade imaginaire’’</em>, aurait écrit <em>‘‘Les Cocus’’</em>, pièce consacrée aux bobos tunisiens qui présentèrent durant les dernières élections l’affairiste Bilou Karoui en héros anti-islamiste, en Jeanne d’Arc de l’anti-islamisme et en bouée de sauvetage de la Tunisie, mais à peine les élections terminées, ce dernier se jeta dans les bras de Rached, et ils découvrirent que l’imposteur n’était en réalité que le <em>«ghoulèm»</em> du chef islamiste. Il aurait aussi écrit d’autres pièces du même acabit. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les clowns tristes de la «scène politique» tunisienne</h3>



<p> Quant à Kaïs Saïed, il aurait mis à la disposition de M. Poquelin le théâtre de poche du Palais de Carthage voulu et construit par le théâtreux Bourguiba (grand spécialiste de la simulation des maladies diplomatiques devant l’Éternel qui était un vrai passionné de théâtre, il en a joué dans sa jeunesse et a mis ses talents de comédien au service de sa carrière politique par la suite à tel point que certains de ses détracteurs le surnommèrent <em>«le Comédien suprême»</em> en lieu et place du <em>«Combattant suprême»</em>). Et bien que le théâtre de poche du Palais de Carthage soit beaucoup moins épanouissant que le théâtre de Versailles, les clowns tristes de la <em>«scène politique»</em> tunisienne sont plus stimulants et inspirants que la cour du Roi-Soleil. Ça aurait été une source d’inspiration intarissable pour les dramaturges.</p>



<p> Ainsi va la partitocratie d’opérette tunisienne…</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>



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