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	<title>Archives des Nakba - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nakba - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Mustapha El Haddad &#124; «Israël est un fait colonial européen»</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 10:31:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mustapha El Haddad rappelle dans un récent ouvrage l’origine et l’évolution de la longue et terrible injustice faite aux Palestiniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/mustapha-el-haddad-israel-est-un-fait-colonial-europeen/">Mustapha El Haddad | «Israël est un fait colonial européen»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mustapha El Haddad, expert économique spécialisé dans les études énergétiques, vient de changer le fusil d’épaule en publiant un ouvrage politico-historique intitulé ‘‘Palestine: Une relecture des origines de la </em></strong><em><strong>colonisation sioniste’’, récemment paru aux éditions Arabesques, à Tunis.</strong> </em><strong><em>Son</em> <em>ambition est de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux</em> <em>Palestiniens</em>.</strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18317422"></span>



<p>L’essai reproduit en exergue cette célèbre déclaration de Nelson Mandela, le leader anti-apartheid, qu’il a faite en 1997, alors qu’il était président de l’Afrique du sud : <em>«Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens»</em>. Pour lui, comme pour tous les dirigeants politiques, les historiens et les analystes honnêtes, la Palestine est un territoire occupé et la cause palestinienne est une question coloniale. Et c’est ce que Mustapha El Haddad a cherché à démontrer dans cet essai en passant en revue les étapes historiques qui ont permis au mouvement sioniste mondial, soutenu par un Occident coupable du génocide des juifs pendant des siècles, de prendre possession, par le terrorisme, la violence et la guerre, un territoire qui ne lui appartient pas et d’en chasser ses habitants initiaux. </p>



<p>Cela, on s&rsquo;en doute, s’appelle colonisation et l’Etat d’Israël est l’une des dernières survivances du phénomène colonial. Et c’est ce que l’auteur a voulu montrer dans son livre, en procédant à une relecture des événements qui ont marqué l’histoire de la Palestine depuis la fin du 19<sup>e</sup> siècle, axant son analyse sur la période allant de 1882 à 1948, soit du début de la colonisation sioniste à la proclamation de l’Etat d’Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Asservissement et spoliation </h2>



<p><em>«Notre travail a tout au plus l’ambition de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux</em> <em>Palestiniens»</em>, note El Haddad dans sa préface. Et d’ajouter :<em>«Un asservissement et une spoliation tous les jours renouvelés depuis plus d’un siècle et dont les répercussions ont déstabilisé, année après année, les pays de la région.»</em></p>



<p>Pour El Haddad, Israël est un <em>«fait colonial européen dont la légitimité est contesté»</em>, car <em>«le projet de création en Palestine d’un foyer national juif repose sur des contre-vérités, sur le déni de l’existence d’un peuple palestinien, sur la négation du droit international et des instances internationales, et sur une violence</em> <em>extrême.»</em></p>



<p>L’auteur démontre, en se basant sur des faits historiques incontestables et des témoignages d’acteurs juifs et parfois même sionistes, que  <em>«les Palestiniens ne sont responsables ni de l’Holocauste nazi, ni de l’affaire Dreyfus, ni des pogroms d’Europe orientale»</em>, que <em>«les communautés juives, composées pour une large part d’Européens ashkénazes, n’avaient pas plus de droits sur la Terre sainte que les Palestiniens»</em>, que, contrairement à des allégations mensongères des sionistes et de leurs soutiens occidentaux, <em>«les Palestiniens n’ont ni bradé ni abandonné leurs terres»,</em> et que, même s’ils mènent le combat pour la libération de leur territoire, ils <em>«ne sont pas à l’origine de la violence extrême au Moyen-Orient»</em>. Ils en sont, au contraire les victimes, puisqu’ils ne sont pas seulement victimes d’un déni de justice, mais ils sont également victime d’un génocide perpétré par les sionistes, et pas seulement depuis 2023 à Gaza, comme cela est du reste reconnu par les juridictions internationales, et notamment la Cour pénale internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brutalité et terrorisme des juifs sionistes </h2>



<p><em>«En 1948, environ sept cents mille Juifs, pour la plupart européens, ont chassé et dépouillé quelques huit cents mille Palestiniens musulmans et chrétiens, en leur refusant toute possibilité de retour»</em>, rappelle à juste titre l’auteur, en soulignant la brutalité des terroristes des organisations sionistes Irgoun et Stern, qui ont commis de nombreux massacres contre les Palestiniens pour les terroriser et les chasser de leurs terres lors de la Nakba, ainsi que la brutalité et l&rsquo;inhumanité de leurs successeurs à la tête de l’Etat d’Israël de 1948 à aujourd’hui.</p>



<p>Ce livre nécessaire, El Haddad a ressenti le besoin de l’écrire pour répondre aux sionistes et à leurs alliés occidentaux qui continuent de relayer des contre-vérités sur la question palestinienne. <em>«Ils savent que l’opinion publique en est partout de plus en plus consciente, mais ils continuent à traiter avec dédain et mépris les appels au respect du droit international, en particulier ceux des Palestiniens»</em>, déplore-t-il.</p>
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		<item>
		<title>Il est temps de reconnaître le droit des Palestiniens à la résistance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/il-est-temps-de-reconnaitre-le-droit-des-palestiniens-a-la-resistance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 06:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Marwan Bargouthi]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi nier aux Palestiniens ce qu’on a reconnu aux autres et revendiqué pour soi: le droit à la résistance à l'occupation ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/il-est-temps-de-reconnaitre-le-droit-des-palestiniens-a-la-resistance/">Il est temps de reconnaître le droit des Palestiniens à la résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’humanité libre, celle du bon côté de l’histoire, se doit de sauter le pas et de se dire que des Guy Moquet, des Ho Chi Minh, des Jean Moulin, des Mandela, des Sophie Sholl, des Geronimo ou encore des Malcom X auraient pu être des Palestiniens nés à Rafah, Jénine, ou Khan Younes.</em></strong></p>



<p><strong>Olfa Rhymy Abdelwahed *</strong></p>



<span id="more-16736675"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy.jpg" alt="" class="wp-image-14496039" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Je regarde ces océans d’âmes qui manifestent pour la Palestine et je me rends compte que l’humanité fait volte-face. Ce n’était pas tôt. C’est peut-être même tard, mais c&rsquo;est au cœur même de la tragédie. Le soubresaut tardif sans grand recours.</p>



<p>Les enfants brûlés vifs dans les camps de réfugiés ne seront jamais repêchés. Ils partiront en murmuration de fumée sans avoir compris leur méfait.</p>



<p>L’humanité, en tout cas une grande partie, a l&rsquo;air de chercher à se rattraper, sauf que le rattrapage réel doit passer pour une redéfinition et une approche nouvelle de la résistance. On ne peut pas marcher pour la paix, contre l’extermination d’un peuple et la solution finale proposée tout en restant dubitatif par rapport à sa résistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La résistance à l&rsquo;occupation étrangère est un droit inaliénable</h2>



<p>On ne peut pas continuer dans l’hypocrisie à soutenir le droit à la vie, à la survie, en taxant de terroristes les résistants touchés dans leur peuple, leur vie et leur sang.</p>



<p>On ne peut pas continuer dans la duplicité fourbe de nier à ce peuple meurtri le droit de se défendre avec les moyens de bord.</p>



<p>On ne peut pas continuer à clamer le droit à la vie en contournant le droit à s’y agripper.</p>



<p>Une intelligence supérieure pourrait peut-être nous dire comment un peuple peut aspirer à la liberté sans déployer des moyens. Des moyens de bord. Primitifs, dérisoires et désespérés.</p>



<p>Pourquoi nier aux Palestiniens ce qu’on a reconnu aux autres et revendiqué pour soi?</p>



<p>Tous les mouvements de résistances à travers l’histoire ont eu leur part de glorification et de gloire. Les maquisards français, les partisans italiens, l’Armia Krajoa polonaise, l’Elas grecque, La Rose blanche allemande, les Moudjahidines algériens, les Fellagas tunisiens et toutes les résistances à travers le monde et l’histoire ont eu leur part de reconnaissance et de réhabilitation.</p>



<p>La résistance palestinienne, elle, <em>«jouit»</em> d’un autre statut. Un statut imposé par ce désir enfoui de se débarrasser du fardeau de culpabilité vis-à-vis du peuple juif. Tout ce qui touche à leur <em>«droit»</em> d’y être et d’y rester est du terrorisme pur jus. Tout ce qui touche à leur narrative est antisémite, révisionniste, négationniste, terroriste&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’anathématisation de la résistance palestinienne</h2>



<p>Toutes les résistances palestiniennes depuis la Déclaration de Balfour, s’opposant au projet sioniste pendant le mandat britannique et sa figure emblématique Ezzedine Al Qassam, en passant par la résistance d’après la Nakba et la formation de groupes de Fedayines, la création de l’OLP, la bataille Al-Karamah, le Septembre noir, la Guerre du Liban, les Intifada, la naissance du Hamas, la résistance politique et diplomatique après les accords d’Oslo, et la résistance culturelle jusqu’à l’époque actuelle sont toutes marquées au fer rouge du terrorisme – mot magique qui fera de vous instantanément un ennemi de la liberté, de la démocratie, de la justice et de la vie. Il a fallu un 11-Septembre pour enfoncer le clou au cœur de la résistance surtout si elle puise sa force et son engagement dans le background religieux, parmi les rares à pouvoir fédérer, souffler la force et le courage de résister inspirés des références religieuses.</p>



<p>Les mouvements de résistance de gauche ont aussi eu leur part d’anathématisation. Que tu sois marxiste, socialiste, progressiste, islamiste. Que tu sois Fatah, Hamas, FPLP, FLDP, PPP&#8230; Que tu sois Hadj Amine Al-Husseini, Yasser Arafat, soit Georges Habache, Nayef Hawatma, Ahmad Saadate, Marouane Barghouthi, Cheikh Ahmad Yassine, Khaled Mechaal, Ismail Haniyeh, Yahya Sinwar&#8230; Que tu sois militant non violent, Hanane Ashrawi ou Mustapha Barghouthi. Que tu sois un résistant à l’occupation, Libanais ou Yéménite. Tu es avant tout un terroriste. Tu peux bien être un enfant né au mauvais endroit à la mauvaise heure. Tu es terroriste. Tu peux être une écolière, cartable au dos, tu es terroriste. On t’achèvera d’une balle à la tête. Tu peux être un papa sorti chercher du pain pour ses enfants, sous les bombes à Gaza. Tu es terroriste. Ton sang coulera sur les galettes. Que tu sois pacifiste, bras armé, suicidaire, chanteur, poète, vieillard, enfant, maman, médecin, journaliste, humanitaire caressant le rêve interdit de liberté, d&rsquo;indépendance, de retour, de justice. Tu es terroriste. Un mot alibi qui a un million d’adhérents; tous âges, genres, références, moyens et rêves confondus.</p>



<p>Vous pouvez très bien faire votre Jean-Luc Mélenchon, très à cheval sur les valeurs universelles de droit, de justice et de liberté. Vous pouvez très bien être un De Villepin, droit dans ses bottes de prêcheur de droit international, ou encore d’un Lula, ému aux larmes en évoquant l’épuration ethnique en Palestine. Vous pouvez être un Gustavo Petro, un Nicolas Maduro, un Obrador, un Cyril Ramaphosa, comparant la situation en Palestine à l’apartheid, portant plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ). Vous pouvez jouer votre Jeremy Corbyn, défenseur de longue date de la cause palestinienne. Vous pouvez tout aussi bien être le SinnFein, l’Onu, Amnesty , Human Rights Watch, Dustin Hoffman, Richard Gere, Zayn Malik, Lauryn Hill, Brian Eno, Roger Waters, ou encore Natalie Portman, une plateforme ou un groupe collectif… vous n’êtes rien si vous rejetez le droit à résister.</p>



<p>Un grand pas reste à franchir. Sortir du déni pathologique et de l’hypocrisie latente et clamer haut et fort que toutes les <em>«organisations terroristes»</em> qu’on pointe du doigt ou, dans le meilleur des cas, ignore, n’auraient jamais, au grand jamais, existé si cette colonisation barbare construite autour d’un mensonge et d’une manipulation historique n’a eu lieu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas avoir peur des mots, mais craindre le silence.</h2>



<p>Tous les meurtres de civils sont à condamner et à dénoncer, mais beaucoup de rage, de frustration et de démence trouvent leur origine dans l’injustice qui frappe le peuple palestinien depuis 76 longues années. Il ne faut pas avoir peur des mots. Il faut craindre le silence.</p>



<p>Voler des vies, des rêves, des racines, la terre, le ciel, l’horizon, un passé, un présent et un avenir, tuer un enfant et négocier la restitution d’une de ses chaussettes avec la maman ne peut que semer les graines de la résistance pour les opprimés, du<em> «terrorisme»</em> pour l’oppresseur.</p>



<p>Marcher pour la liberté ne peut être crédible qu’en passant par la reconnaissance du droit à la résistance et du droit à choisir sa forme de résistance.</p>



<p>L’entité sioniste dans sa folie expansionniste, impulsive et meurtrière aurait même financé une certaine formation résistante pour mieux la neutraliser. Ceci reste à prouver, mais quand bien même, qu’est-ce qu’on s’en fout. Toute résistance a le droit de piocher ses moyens même dans le ventre du Léviathan.</p>



<p>On a beau tuer et massacrer les résistants et leurs chefs, une autre génération de résistants naîtra des cendres des décombres.</p>



<p>La capitulation n’aura jamais lieu et c’est loin d’être fini.</p>



<p>Il reste que l’humanité libre, celle du bon côté de l’histoire, se doit de sauter le pas et de se dire que des Guy Moquet, des Ho Chi Minh, des Jean Moulin, des Mandela, des Sophie Sholl, des Geronimo ou encore des Malcom X auraient pu être des Palestiniens nés à Rafah, Jenine, ou Khan Younes.</p>



<p>Messieurs Mélenchon, De Villepin, camarade Lula, gouvernements courageux, instances mondiales, artistes farouches, osez dire que la résistance palestinienne est légitime et valide, ou taisez-vous à jamais !</p>



<p>* <em>Enseignante. </em></p>
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			</item>
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		<title>La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 07:57:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pure folie du plan de prise de contrôle de Gaza par Trump.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/">La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 2025, le colonialisme occidental et la suprématie blanche semblent ne pas avoir pris une ride. La volonté du président américain Donald Trump de contraindre les deux millions d’habitants de Gaza au déplacement forcé et de s’approprier le territoire palestinien sont une démonstration de le l’arrogance, de la tyrannie du plus fort et du mépris total des Arabes et particulièrement des  Palestiniens de la part du président américain, qui prouve, ainsi, sa mentalité colonialiste, tout en foulant également aux pieds le droit international et les fondements de la politique étrangère américaine. Tous les experts voient rouge et tirent la sonnette d’alarme. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15439183"></span>



<p>Steven Cook, membre senior du Council on Foreign Relations et éditorialiste de la revue <em><a href="https://foreignpolicy.com/2025/02/05/the-sheer-lunacy-of-trumps-gaza-takeover-plan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a></em>, a déclaré que le plan de Trump visant à s’emparer de Gaza est une pure folie et que la saisie des terres palestiniennes entraînerait des crimes de guerre américains (contraindre une population civile à quitter son territoire est un crime de guerre dans le droit international) et un chaos régional. Dans son article intitulé <em><a href="https://foreignpolicy.com/2025/02/05/the-sheer-lunacy-of-trumps-gaza-takeover-plan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«La pure folie du plan de prise de contrôle de Gaza par Trump»</a></em>, l’auteur souligne que <em>«l’un des privilèges spéciaux du président des États-Unis est que les gens doivent prendre au sérieux ce qu’il dit aussi ridicule soit-il»</em>. Cela s’applique également à la proposition de Trump selon laquelle Washington faciliterait le nettoyage ethnique de la bande de Gaza puis, une fois cette mission accomplie, cette zone passerait sous contrôle américain. Cook a déclaré que le conflit entre Israéliens et Palestiniens nécessite de nouvelles idées et que Gaza en particulier pose un ensemble de problèmes très difficiles mais la proposition de Trump n’est pas seulement moralement dénuée de sens, elle est une pure folie.</p>



<p><em>«Mais par où commencer?»</em>, s’interroge l’auteur, sidéré. Trump insiste sur le fait que les dirigeants mondiaux et même ceux de la région soutiennent le plan, mais qui sont-ils? Les Saoudiens ont publié un communiqué officiel peu après l’apparition de Trump auprès du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirmant leur soutien à la solution à deux États. Quant à l’Égypte et la Jordanie, elles ont catégoriquement rejeté l’idée de transférer les Palestiniens sur leurs terres et ce, même si elles perdent la générosité américaine. Ce plan n’est même pas soutenu par les colons juifs qui veulent installer des messianiques extrémistes à Gaza et interdire l’installation de promoteurs immobiliers et d’hôtels de luxe américains.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HKC0tP13G1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/">La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/embed/#?secret=h2oCCntxsz#?secret=HKC0tP13G1" data-secret="HKC0tP13G1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Racisme, néocolonialisme et nettoyage ethnique</h2>



<p>Cependant, Trump insiste sur le fait que <em>«les gens»</em> soutiennent son plan. Il n&rsquo;a pas précisé lesquels. Ce sont peut-être ses amis avec lesquels il a des conversations téléphoniques depuis sa station balnéaire de Mar-a-Lago.</p>



<p>Le danger ici, selon l’auteur, est qu’en réaction à la tempête de critiques suscitées par ses déclaration sur Gaza, Trump ressente le besoin de prouver que tout le monde a tort et de persister dans sa volonté de faire du nettoyage ethnique et du néocolonialisme la politique américaine au Moyen-Orient.</p>



<p>Il y a également la question de la faisabilité. Il ne fait aucun doute que les forces américaines peuvent contrôler la bande de Gaza même si ce ne sera pas gratuit et que ce sera au prix de vies américaines. Malgré les vaines tentatives d’Israël, le Hamas reste bien armé. Le président s’attend-il à ce que les combattants du Hamas jettent leurs armes er rejoignent en silence la péninsule du Sinaï?</p>



<p>Steven Cook estime que la raison derrière l’appel de Trump à déplacer le peuple de Gaza est qu’après la souffrance et la misère qui ont duré plusieurs mois, les civils quitteront volontairement Gaza et résideront dans les beaux endroits qu’il imagine. Ce raisonnement a peut être du sens pour quelqu’un qui ne connaît ni la région ni les Palestiniens.</p>



<p>L’opération militaire israélienne a rasé de vastes zones de la bande de Gaza et les décombres de la guerre sont partout sauf que ce que Donald Trump et ses conseillers ne comprennent c’est que les Palestiniens, malgré tout cela, demeurent attachés à leur terre. Ils ne sont pas prêts à vivre une seconde Nakba. Ils ne seront plus déplacés. Aussi difficile que soit la vie dans la bande de Gaza, elle reste pour eux un point d’appui en Palestine et un rappel brutal de l’injustice historique qui constitue l’autre facette de la fondation d&rsquo;Israël.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LhOluEMPDY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/">L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/embed/#?secret=zeRofOBmwt#?secret=LhOluEMPDY" data-secret="LhOluEMPDY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Trump a sapé la crédibilité des États-Unis</h2>



<p>Trump peut nier cette réalité sauf que s’il veut déplacer la population palestinienne, il devra ordonner à l’armée américaine de le faire par la force parce que les Palestiniens ne quitteront pas leur terre. Il reste à espérer que les officiers américains rejettent ce scénario délirant au motif que c’est illégal et qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité.</p>



<p>Comme si tout cela ne suffisait pas, ce qui rend la proposition de Trump si irrationnelle c’est qu’elle sape tout ce qu’il prétend vouloir faire au Moyen-Orient. Le transfert de deux millions de Palestiniens de Gaza et la prise de contrôle de leur territoire mettraient fin à toute chance de normalisation entre les pays arabes et Israël. Cela mettrait fin aux accords d’Abraham que Trump considère comme sa plus importante réussite en matière de politique étrangère au cours de son premier mandat et porterait atteinte aux traités de paix entre l’Égypte et la Jordanie d’un côté et Israël de l’autre. Il s’agit de deux traités que l’Amérique considère comme les piliers de sa politique étrangère dans la région; et la décision de déplacer les Palestiniens renforcerait également l’Iran qui se trouve actuellement dans un état de faiblesse. De plus, le plan de Trump entraînerait les États-Unis dans un conflit régional, une issue que personne ne souhaite pas même Trump lui-même.</p>



<p>Ce dernier a oublié dans son délire que son opposition aux guerres étrangères était au cœur de ses trois tentatives pour atteindre la Maison Blanche, estime Cook. Il existe plusieurs façons de jouer au perturbateur et au saboteur mais le déplacement forcé de la population de Gaza n’en fait pas partie.</p>



<p>Lors de la conférence de presse avec Netanyahu, Trump a sapé la crédibilité des États-Unis et ajouté davantage d’incertitude et d’instabilité à une région qui a beaucoup souffert de ces deux phénomènes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qNv8hbzlW1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/lexil-force-des-palestiniens-de-gaza-est-inacceptable/">L’exil forcé des Palestiniens de Gaza est inacceptable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exil forcé des Palestiniens de Gaza est inacceptable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/lexil-force-des-palestiniens-de-gaza-est-inacceptable/embed/#?secret=MVg9TyIIQf#?secret=qNv8hbzlW1" data-secret="qNv8hbzlW1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/">La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Marche de soutien à la Palestine à Paris   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/19/marche-de-soutien-a-la-palestine-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 09:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les manifestations de soutien à la Palestine se poursuivent un peu partout en Occident, et notamment à Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/19/marche-de-soutien-a-la-palestine-a-paris/">Marche de soutien à la Palestine à Paris   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les manifestations de soutien à la Palestine se poursuivent un peu partout en Occident, mais l’énorme mobilisation populaire pour un cessez-le-feu à Gaza ne semble pas impressionner les Etats occidentaux, qui maintiennent leur soutien à Israël, au risque d’être associés, dans la conscience mondiale, au génocide perpétré par l’Etat hébreu contre les Palestiniens.</em></strong></p>



<p>Reportage de <strong>Abdellatif Ben Salem  </strong></p>



<span id="more-12879210"></span>



<p>Hier, samedi 18 mai 2024, et pour le énième samedi successif, les Parisiennes et les Parisiens sont descendus dans la rue. Pour célébrer les 76 ans de la <em>«Nakba»</em> (<em>«désastre»</em>), l’exode forcé des Palestiniens en 1948, chassés de leurs terres par les groupes terroristes israéliens de l’Irgoun et de la Hagana. </p>



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</figure>



<p>Ils ont défilé pour exprimer leur soutien à la juste cause du peuple palestinien et à son droit à fonder son Etat indépendant aux frontières internationalement reconnues. Pour appeler à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, détruite aux trois quarts par l’armée israélienne, qui a fait, depuis le 7 octobre dernier, près de 40 000 morts, aux deux tiers composés de femmes, d’enfants et de vieillards. Et pour faire pression sur l’Etat français, qui continue de regarder ailleurs, afin qu’il mette fin à son soutien au gouvernement d’extrême-droite conduit par le Premier ministre génocidaire Benjamin Netanyahu.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879329" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-5.jpg" alt="" class="wp-image-12879329" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-5.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-5-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-5-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879340" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-6.jpg" alt="" class="wp-image-12879340" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-6.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-6-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-6-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="12879341" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-12879341" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-7.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Des milliers de manifestants – une vingtaine de milliers selon certaines sources –, dont beaucoup de juifs antisionistes, ont défilé dans les rues de Paris. Des représentants de partis (Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste français) et d’organisations de la société civile encadraient la marche. Un important dispositif de police était présent sur place.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879349" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-11.jpg" alt="" class="wp-image-12879349" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-11.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-11-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-11-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="12879351" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-12879351" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-9.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879348" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-10.jpg" alt="" class="wp-image-12879348" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-10.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-10-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-10-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>
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<p><em>«Un peu moins d’une heure avant que la marche de soutien à la Palestine ne s’élance, ce samedi 18 mai, de la place de la République à Paris, les keffiehs s’empilent sur les étals des marchands, avant d&rsquo;être rapidement balancés sur les épaules, tandis que les drapeaux virevoltant au-dessus du bitume gris s’échangent à un rythme quasi métronomique »</em>, écrit<em> Libération</em>, l’un des rares journaux à avoir rendu compte de l’événement.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879359" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-12.jpg" alt="" class="wp-image-12879359" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-12.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-12-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-12-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879360" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-13.jpg" alt="" class="wp-image-12879360" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-13.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-13-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-13-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879361" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-14.jpg" alt="" class="wp-image-12879361" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-14.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-14-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-14-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>
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<p>Dans le cortège, beaucoup de drapeaux palestiniens, de slogans <em>«Palestine vivra !».</em> «<em>On sait très bien que notre manifestation ne va pas tout solutionner</em>.<em> On est ici pour donner de la visibilité et de la crédibilité. Ce n’est pas une question politique ou de religion. On veut une situation de paix et rien de plus»</em>. <em>«Les massacres continuent à la vue du monde entier. On s’en prend aux civils</em>.<em> Nous, on veut juste la paix, c’est quelque chose d&rsquo;humain », </em>déclare un autre. «<em>On refuse que notre gouvernement soit complice</em>», lance une manifestante.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="12879367" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-12879367" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-15.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p>Pour commémorer le 76<sup>e</sup> anniversaire de la <em>«Nakba»</em>, les manifestants ont brandi des clés, référence aux précieux trousseaux de leurs logements que les 760 000 Palestiniens poussés à l’exil à l’époque (dans les pays voisins comme le Liban, la Syrie, la Jordanie, l’Egypte ou l’actuel Cisjordanie) avaient emportés avec eux dans l’espoir d&rsquo;un retour rapide.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
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<p>Soixante-seize ans après, Israël continue d’occuper des territoires arabes et d’étendre ses frontières, refusant de fixer définitivement les siennes, car, en tant qu’état colonial, survivance d’un monde que l’on croyait révolu, son seul projet et de restaurer une Judée mythique, mais qui s’étendrait de la mer Méditerranée au fleuve Euphrate, selon les projets expansionniste  de l’extrême-droite au pouvoir actuellement à Tel Aviv.  </p>



<p class="has-text-align-center">   </p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
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<p>  </p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="884" data-id="12879442" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-26.jpg" alt="" class="wp-image-12879442" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-26.jpg 663w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-26-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Manif-Palestine-Paris-18-mai-2024-26-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Un siècle de lutte en Palestine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 10:17:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Rashid Khalidi]]></category>
		<category><![CDATA[sionisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les obstacles rencontrés en Occident pour défendre les droits des Palestiniens ont dissuadé beaucoup de monde, sauf les personnes les plus engagées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Voici le scénario : criminaliser les boycotts, expulser les défenseurs des droits de l’homme, rebaptiser l’antisionisme en antisémitisme, diffamer les Juifs de gauche, infiltrer les organisations de gauche, annuler le financement des programmes d’aide, torpiller les campagnes politiques, licencier les professeurs des lycées et attaquer les commentateurs de réseaux aux discours critiques, et blanchir l’occupation. Les tactiques varient aujourd’hui, mais l’intention reste la même. Aussi longtemps que je suis en vie, les obstacles rencontrés en Occident pour défendre les droits des Palestiniens ont dissuadé tout le monde, sauf les personnes les plus engagées.</em></strong> <em>(Illustration : Exodus des Palestiniens en 1948 chassés de leurs terres par les groupes terroristes israéliens).  </em></p>



<p>Par <strong>Kaleem Hawa</strong> *</p>



<span id="more-10756697"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa.jpg" alt="" class="wp-image-10756808" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En conséquence, la responsabilité retombe souvent sur les épaules des Palestiniens. Rashid Khalidi, professeur à Columbia et codirecteur de son Centre d’études sur la Palestine, est l’un des plus connus à avoir assumé cette responsabilité.</p>



<p>Historien de renom et ancien conseiller de la délégation palestinienne lors des pourparlers de Madrid en 1991, il a écrit sur les origines du nationalisme arabe, la politique américaine de la guerre froide au Moyen-Orient, la construction de l’identité palestinienne, l’histoire du conflit israélo-palestinien et le processus de paix [israélo-arabe]. Il a également joué un rôle important en représentant les Palestiniens dans les médias occidentaux et en encadrant une génération croissante d’écrivains et d’universitaires palestiniens, notamment Noura Erakat et Lana Tatour.</p>



<p>Bien que les intérêts de recherche de Khalidi soient très variés, il a souvent examiné l’histoire de la Palestine dans le contexte du projet impérialiste occidental plus vaste, qui s’est étendu à de nombreux pays du Moyen-Orient et dont l’occupation militaire a dévasté des millions de vies arabes. La nature cyclique de cette histoire est importante. Par exemple, sur le thème d’un État démocratique unique pour tous les Palestiniens et les Israéliens – une idée de plus en plus répandue parmi les jeunes Palestiniens et les Juifs antisionistes –, il observe qu’il ne s’agit pas d’un départ radical mais plutôt d’un retour à une idée populaire en gestation depuis au moins 1968 mais qui a été marginalisée par une direction désormais gériatrique de l’OLP.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guerre, déplacements et occupations sans fin</h2>



<p>Dans le dernier livre de Khalidi, ‘‘<em>La Guerre de Cent Ans contre la Palestine’’</em>, l’histoire s’avère une fois de plus être la clé pour comprendre le présent. Il s’appuie sur ses travaux antérieurs, mêlant les histoires personnelles et familiales à l’histoire politique et retraçant la ligne de violence qui a englouti une terre connue sous de nombreux noms différents. Ce faisant, Khalidi identifie de nombreux acteurs qui ont joué un rôle déterminant dans la cause palestinienne, les révolutionnaires, les femmes et les jeunes qui ont contribué à construire le tissu de la vie palestinienne dans l’ombre d’une guerre, de déplacements et d’occupations sans fin.</p>



<p>La <em>«guerre»</em> dans le titre de Khalidi est conçue à la fois comme singulière et plurielle. Elle inclut mais transcende également les conflits militaires les plus couramment utilisés pour raconter l’histoire palestinienne. Il choisit de raconter cette histoire à travers six périodes distinctes, en commençant par la Déclaration Balfour en 1917 et en passant par la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1947 sur la partition de la Palestine et la guerre israélo-arabe qui a suivi et la Nakba.</p>



<p>Retraçant la vie des Palestiniens après la guerre des Six Jours en 1967, il considère le contrôle de facto d’Israël sur toutes les terres, du Jourdain à la Méditerranée, puis se tourne vers l’invasion israélienne du Liban en 1982, la première Intifada de 1987, et enfin les incessants bombardements de Gaza et l’occupation croissante de la Cisjordanie aujourd’hui.</p>



<p>Tout cela peut se lire comme la chronique d’une lutte sans fin. La question de la Palestine a toujours été une question de conditionnement, de ce que nous sommes prêts à accepter et à oublier – et sachant cela, les ennemis de la nation palestinienne ont poursuivi un programme implacable d’effacement. Mais le livre de Khalidi est aussi un acte de récupération historique, un effort pour rédiger, comme il le dit, le <em>«premier récit général du conflit raconté dans une perspective explicitement palestinienne»</em>.</p>



<p>Comme le travail pionnier des historiens israéliens Ilan Pappé et Avi Shlaim, ‘‘<em>La Guerre de Cent Ans’’</em> ne propose pas une théorie unifiée de l’histoire mais plutôt un récit des structures coloniales dont dépend le projet israélien et des ponts qui relient encore les deux pays, l’archipel de la vie palestinienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Colonisation de la Palestine par les Juifs européens</h2>



<p>Khalidi résiste à l’envie de commencer son livre par la fondation d’Israël en 1948. Au lieu de cela, il commence trois décennies plus tôt, en 1917, l’année de la Déclaration Balfour. Cette déclaration, publiée au plus fort de la Première Guerre mondiale par le ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour, a été remise dans une lettre à Lord Rothschild, un éminent dirigeant de la communauté juive de Grande-Bretagne, et souligne le soutien du gouvernement à une patrie pour le peuple juif en Grande-Bretagne, la Palestine, alors partie de l’Empire ottoman.</p>



<p>Si certains historiens ont avancé que cette décision était motivée par l’antisémitisme occidental, il s’agissait sans aucun doute aussi d’un choix stratégique, visant à obtenir le soutien des Juifs américains et européens à l’effort de guerre et potentiellement au contrôle britannique du canal de Suez, ce qui renforcerait la route impériale de la Grande-Bretagne vers l’Inde.</p>



<p>Après la guerre, les Britanniques ont donné suite à cette déclaration, facilitant les revendications sionistes sur des territoires en Palestine par le biais de la Société des Nations, qui a établi des mandats de gouvernance coloniale en Palestine, au Liban, en Syrie et en Transjordanie à la suite de l’effondrement de l’Empire ottoman.</p>



<p>Le mandat palestinien était bien entendu unique dans la mesure où l’un des principes fondamentaux de la gouvernance britannique incluait une vision pour la colonisation de la région par des Juifs européens. Bientôt, diverses organisations juives, dont la plus importante est l’Agence juive, offrirent un logement, une éducation et d’autres services sociaux exclusivement aux résidents juifs de Palestine et aux Juifs qui s’y installèrent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MGDf59lrHY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/24/du-fleuve-a-la-mer-il-est-temps-daffronter-la-version-israelienne/">«Du fleuve à la mer» : il est temps d’affronter la version israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Du fleuve à la mer» : il est temps d’affronter la version israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/24/du-fleuve-a-la-mer-il-est-temps-daffronter-la-version-israelienne/embed/#?secret=u3Y6xoifQ2#?secret=MGDf59lrHY" data-secret="MGDf59lrHY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour Khalidi, le mandat britannique a établi deux réalités parallèles en Palestine : un projet embryonnaire d’édification de la nation pour la minorité juive et la poursuite de la politique coloniale pour la majorité arabe, dont la question de l’autodétermination n’a pas été abordée.</p>



<p>En décrivant cette histoire, Khalidi expose ce qui allait devenir l’orientation essentielle des puissances occidentales vers le Moyen-Orient au cours du siècle à venir [le XXe], y compris une approche à l’égard des Arabes de Palestine définie par cette combinaison particulière de paternalisme colonial et de négligence délibérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Goliath doté de l’arme nucléaire</h2>



<p>Ce schéma s’est poursuivi dans le chapitre suivant de l’histoire palestinienne : la guerre israélo-arabe de 1948 et la Nakba, qui a vu l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs foyers. Khalidi traverse rapidement les violences vertigineuses de ces mois (l’histoire de l’Irgoun et de la Haganah et du Plan Dalet, le massacre de Deir Yassin, les bombardements de Jaffa et de Haïfa, le dépeuplement de Jérusalem-Ouest) pour arriver au résultat. Comme il l’explique, 1948 a transformé la Palestine <em>«de ce qu’elle était depuis plus d’un millénaire – un pays à majorité arabe – en un nouvel État doté d’une importante majorité juive»</em>.</p>



<p>Les deux décennies suivantes de l’histoire palestinienne ont été marquées par une lutte continue contre cette nouvelle réalité, avec des hostilités qui ont débordé en 1967 et culminé avec la guerre des Six Jours entre les États arabes et Israël. Malgré l’insistance d’Israël sur le fait qu’il était l’opprimé dans cette guerre, les États arabes, affirme Khalidi, n’avaient aucune chance : <em>«Israël a joui d’une suprématie militaire dès le début et, comme les renseignements américains l’ont noté en interne, était un Goliath doté de l’arme nucléaire.</em>»</p>



<p>L’occupation israélienne qui a suivi allait changer la Palestine pour toujours. Après la guerre, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté la résolution 242, sur les <em>«territoires occupés»</em> par Israël, dans laquelle le mot <em>«Palestinien»</em> n’apparaissait pas une seule fois. (Le peuple était simplement appelé <em>«le problème des réfugiés»</em>.)</p>



<p>Selon Khalidi, la résolution a consolidé la domination israélienne de deux manières. Premièrement, en conditionnant le retrait d’Israël des terres dont il s’était emparé de Jordanie à l’établissement de frontières sûres, il a donné à Israël l’occasion de faire fi de l’intention de la résolution, en élargissant ses frontières à perpétuité en invoquant la sécurité comme excuse. Deuxièmement, en décrivant un règlement négocié entre Israël et les parties <em>«arabes»</em>, la résolution a permis à Israël d’exploiter son langage et d’ignorer l’existence des Palestiniens, les excluant du processus de paix alors même que son projet colonial se poursuivait sans relâche, avec seulement un réponse grimaçante de la communauté internationale.</p>



<p>La guerre a également eu d’autres répercussions, culturelles et politiques. L’idée de la Palestine a refait surface après 1967, portée en partie par des artistes et des écrivains comme Ghassan Kanafani, Mahmoud Darwish, Emile Habibi, Fadwa Touqan et Tawfiq Zayyad et par l’émergence de groupes de résistance concurrents : le Mouvement des nationalistes arabes, dirigé par George Habash et Wadi Haddad, précurseur du Front populaire marxiste pour la libération de la Palestine, et du mouvement Fatah, dirigé par Yasser Arafat. Ensemble, ces porte-drapeaux ont marqué une nouvelle ère de résistance palestinienne et une détermination palestinienne renforcée. <em>«Un paradoxe central de 1967 </em>est qu’en battant les Arabes, Israël a ressuscité les Palestiniens<em>»</em>, note Rashid Khalidi, citant Ahmad Samih Khalidi.</p>



<p>Bien entendu, certains de ces noms se lisent désormais comme une liste de présentes absences. Cela s’explique en partie par le programme agressif d’assassinats – ou de <em>«liquidation»</em> d’Israël, pour reprendre le terme d’Ariel Sharon – qui emploie souvent le prétexte familier de prévenir le terrorisme, une excuse que Khalidi trouve creuse, surtout compte tenu du grand nombre d’écrivains, de poètes et d’intellectuels qu’Israël a ciblé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une entreprise colonisatrice fondamentalement violente &nbsp;</h2>



<p>Comme le montre Khalidi, ce recours à la violence a des racines profondes : Zeev Jabotinsky, l’un des pères fondateurs d’Israël, a décrit le sionisme comme <em>«une entreprise colonisatrice, </em>[qui]<em> dépend de la question des forces armées»</em>. Le recours stratégique à la violence a poussé de nombreux Palestiniens à fuir, et les chapitres suivants de Khalidi décrivent la géographie croissante de la violence alors qu’Israël les poursuivait en Jordanie, au Liban, en Tunisie et de nouveau jusqu’en Cisjordanie et à Gaza d’aujourd’hui.</p>



<p>Au centre du livre de Khalidi se trouve une question : comment les Palestiniens ont-ils perdu autant et si souvent ? Pour apporter une réponse, il explore les différentes stratégies utilisées par les Palestiniens pour riposter ainsi que leurs forces et leurs limites. Sur l’usage réciproque de la force, par exemple, il rappelle les conseils donnés par l’intellectuel pakistanais Eqbal Ahmad, un ami qui a travaillé avec le Front de libération nationale en Algérie et qui pensait que la lutte armée palestinienne échouerait nécessairement face à un État israélien, qui mettait avant tout l’accent sur la sécurité du peuple juif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oWYIMMpcJe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/embed/#?secret=AcMNcD5LAr#?secret=oWYIMMpcJe" data-secret="oWYIMMpcJe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Bien que cela puisse conduire, écrit Khalidi, à une stratégie de résistance non-violente – il compare favorablement les manifestations de la première Intifada à l’insurrection armée de la seconde – il décrit également sa susceptibilité à la cooptation (les dirigeants palestiniens revendiquant le droit depuis leur exil à Tunis) et la subversion de la première Intifada (Israël soutenant dans un premier temps la montée du Hamas afin d’affaiblir l’OLP).</p>



<p>Il n’est pas non plus optimiste quant au soutien historique des États arabes. Citant l’officier égyptien Ahmed Aziz, Nasser écrivait dans ses mémoires de 1954, <em>‘‘La Philosophie de la Révolution’’</em> : <em>«Nous combattions en Palestine mais nos rêves étaient en Égypte»</em>, et il y a beaucoup à dire sur l’engagement largement esthétique en faveur de la libération palestinienne de la part du reste du monde arabe.</p>



<p>Les dirigeants palestiniens ne sont pas non plus innocents, ayant gaspillé de nombreuses opportunités de construire des alliances durables avec les pays arabes voisins. Mais les puissances occidentales ont également joué un rôle dans la division des Arabes, notamment en poussant Israël à négocier des traités avec des États individuels afin de marginaliser la cause palestinienne, d’abord avec l’Égypte en 1979, puis avec la Jordanie en 1994. Les relations contemporaines florissantes d’Israël avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis peuvent être considérées dans ce contexte comme la continuation d’une pratique de longue date, et non comme une rupture avec celle-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège de «<em>l’autonomie palestinienne»</em></h2>



<p>Cela amène Khalidi à souligner la farce de la diplomatie au cours des trois dernières décennies. Ayant assisté à la conférence de Madrid en 1991 et aux pourparlers qui ont suivi à Washington, initialement dirigés par le secrétaire d’État James Baker, Khalidi considère les efforts déployés par les États-Unis et d’autres puissances occidentales pour imposer un règlement aux Palestiniens comme emblématiques de leur position unilatérale. Tout au long de ces pourparlers, le gouvernement d’Yitzhak Shamir a pu dicter non seulement quels Palestiniens étaient autorisés à négocier (les membres de la diaspora et les résidents de Jérusalem étaient exclus), mais également quels sujets étaient interdits dès le départ, notamment <em>«l’autodétermination palestinienne, la souveraineté, le retour des réfugiés, la fin de l’occupation et de la colonisation, la répartition de Jérusalem, l’avenir des colonies juives et le contrôle des droits sur la terre et l’eau.»</em> Les Américains sont allés jusqu’à qualifier leur rôle d’<em>«avocat d’Israël»</em>.</p>



<p>Comme le montre Khalidi, les négociations ont souvent été une série de pièges soigneusement tendus. Comme condition des discussions supposées de bonne foi à venir, il a été demandé aux négociateurs palestiniens d’accepter diverses conditions destinées à annuler de manière préventive leurs revendications, la rupture ultérieure des négociations étant inévitablement imputée à leurs dirigeants intransigeants.</p>



<p>Le pessimisme de Khalidi s’étend aux accords d’Oslo de 1993 et ​​1995, qui, selon lui, auraient dû être rejetés : <em>«L’occupation aurait continué, comme elle l’a fait de toute façon, mais sans le voile de l’autonomie palestinienne.»</em></p>



<p>Pour Khalidi, ces échecs diplomatiques se sont produits dans un contexte de dépassement juridique israélien, les gouvernements israéliens préférant toujours revenir unilatéralement sur une décision plutôt que de demander la permission. Pour les évangélistes de l’approche diplomatique, l’artifice du succès exige que les négociations ne semblent pas ressusciter encore et encore les mêmes injustices – et ainsi l’aiguille bouge très légèrement, la solution proposée étant toujours une tentative de suturer une déchirure secondaire, plus grande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mort sociale et politique des Palestiniens</h2>



<p>Le chapitre le plus surprenant de <em>‘‘La Guerre de Cent Ans’’</em> ne se déroule pas en Palestine, à Madrid ou à Washington. Khalidi était à Beyrouth lors de l’invasion du Liban par Israël en 1982, une campagne menée par le ministre de la Défense Ariel Sharon et le Premier ministre Menachem Begin, apparemment pour lutter contre la présence de l’OLP dans le pays. La guerre a reçu le feu vert du secrétaire d’État de Ronald Reagan, Alexander Haig, et l’administration a donné l’assurance que les réfugiés palestiniens au Liban resteraient protégés si l’OLP se retirait. Bien sûr, ces promesses étaient creuses, et Khalidi complète son analyse avec un point de vue troublant à la première personne, après avoir regardé avec horreur les bombes israéliennes pleuvoir sur Beyrouth&nbsp;: <em>«Plus tard, j’ai vu que le bâtiment tout entier était aplati, réduit en un seul tas de décombres fumants. La structure, qui était remplie de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, venait apparemment de recevoir la visite d’Arafat. Au moins une centaine de personnes, probablement davantage, ont été tuées, pour la plupart des femmes et des enfants. Quelques jours plus tard, mon ami m’a raconté qu’immédiatement après l’attaque aérienne, alors qu’il montait dans sa voiture, secoué mais indemne, une voiture piégée avait explosé à proximité, vraisemblablement destinée à tuer les sauveteurs qui aidaient les familles qui tentaient de retrouver leurs proches dans les décombres. De telles voitures piégées – une arme de choix pour les forces israéliennes assiégeant Beyrouth, et l’un de leurs instruments de mort et de destruction les plus terrifiants – ont été décrites par un officier du Mossad comme étant une façon de ‘‘tuer pour tuer’’.»</em></p>



<p>L’expérience libanaise a montré que la mort sociale et politique des Palestiniens ne connaît pas de frontières : que ce soit dans les camps de réfugiés de Beyrouth, dans les rues de Gaza ou dans la diaspora américaine, Israël poursuivra les Palestiniens partout où ils existent. La complicité des États-Unis dans cet effort mérite également d’être notée, avec des munitions et des avions de fabrication américaine utilisés dans le bombardement de Beyrouth, soutenus par le soutien crucial de l’envoyé spécial de Reagan, Philip Habib. Il est stupéfiant de lire l’autopsie de Khalidi sur la guerre qui a détruit ce qu&rsquo;on appelait le Paris du Moyen-Orient et surtout sur ce que sont devenus ses architectes : <em>«Shamir et Sharon, ainsi que Netanyahou, sont devenus Premiers ministres d’Israël»</em>, et Reagan, Haig et Habib, tous maintenant morts, ont <em>«jusqu’à présent échappé au jugement»</em>.</p>



<p><em>«Il n’y a pas que les fantômes bien connus qui hantent la Guerre de Cent Ans. Comme ma propre famille, certains membres de Khalidi sont originaires de Jaffa, l’un des sites de nettoyage ethnique les plus visibles en Israël.»</em> Une photo de la maison de son grand-père à Tal Al-Rish orne la couverture du livre; l’édifice est resté abandonné depuis 1948.</p>



<p>Avec plus de 400 citations, <em>‘‘La Guerre de Cent Ans’’</em> est l’une des études générales les mieux documentées sur la vie palestinienne du 20<sup>e</sup> et du début du 21<sup>e</sup> siècle, mais c’est aussi un ouvrage profondément personnel. Pour un étranger, les nombreuses références faites par Khalidi à l’expérience de sa famille peuvent sembler excessives, d’autant plus qu’elle faisait partie des familles les plus importantes de Palestine. Mais pour un peuple dont l’histoire est pratiquement criminalisée, ce récit est en soi une forme de résistance, et c’est tout à son honneur que Khalidi s’efforce de dénoncer une direction palestinienne patriarcale et centralisée qui persiste encore aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d7N93UPzlR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/israel-loccident-et-la-solution-finale-en-palestine/">Israël, l’Occident et la solution finale en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, l’Occident et la solution finale en Palestine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/israel-loccident-et-la-solution-finale-en-palestine/embed/#?secret=sA6waaG4Tq#?secret=d7N93UPzlR" data-secret="d7N93UPzlR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Tout en capturant l’histoire sociale, Khalidi prend soin de ne pas perdre de vue la realpolitik de la construction du mouvement, montrant comment les moments les plus réussis de la résistance palestinienne se sont produits aux moments où les intérêts d’Israël sont entrés en tension avec les intérêts fondamentaux de l’Occident. Les exemples qu’il cite incluent le retrait du soutien britannique à Israël, motivé par les craintes que l’élévation de la Palestine au rang de question panislamique ne pose de <em>«sérieux problèmes»</em> à la présence britannique en Inde, et les relations de plus en plus tendues d’Israël avec les États-Unis en tant que principal pays soutenant la guerre au Liban. Cette guerre s’étant prolongée, les États-Unis se sont rendu compte – selon un passage du journal de Reagan décrivant une conversation avec Begin – que la <em>«photo d’un bébé de 7 mois avec les bras arrachés»</em> à Beyrouth avait le potentiel d’affecter la position de l’Amérique sur la scène mondiale.</p>



<p>Certains critiques ont contesté l’étendue du discours de Khalidi ici. Scott Anderson, dans sa critique franchement embarrassante pour le <em>New York Times</em>, estime que <em>«la faiblesse de ce livre, à mon avis, peut se résumer à une question simple : où cela vous mène-t-il ? Même si l’on accepte pleinement la thèse colonialiste de Khalidi, cela nous rapproche-t-il d’une sorte de résolution ?»</em> Il ne faut pas s’étonner qu’Anderson, l’auteur de l’‘‘<em>Orientalist Lawrence in Arabia</em>’’, sans ironie, soit incapable de lire entre les lignes de Khalidi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un catalogue d’un siècle d’histoires tristes</h2>



<p>En décrivant les arguments avancés par les Palestiniens en faveur d’une rupture avec la rhétorique vide de sens des Britanniques et des Américains; en soulignant l’importance fondamentale de la révolte de 1936-1939, menée par des <em>«jeunes Palestiniens de la classe moyenne urbaine»</em> ; et en soulignant le travail indispensable de Hanan Ashrawi et d’autres pour faire avancer la cause palestinienne sur la scène mondiale, Khalidi illustre, entre autres, les échecs de la diplomatie, le pouvoir des jeunes militants et l’importance des femmes dans la libération palestinienne.</p>



<p>Qu’il choisisse de faire tout cela implicitement tout en guidant le lecteur vers une compréhension de la profondeur de la frustration palestinienne, plutôt que de proposer des soi-disant solutions de la paix en réponse à plus de 50 ans d’occupation et à plus d’un siècle de dépossession, c’est une bonne chose : quel est le mot ? — histoire.</p>



<p>Même si <em>‘‘La Guerre de Cent Ans’’</em> se concentre principalement sur le passé, on peut laisser le livre de Khalidi avec une certaine idée de ce qui va suivre. Après avoir passé en revue les diverses manifestations de la résistance palestinienne au fil du temps, depuis le recours à la force jusqu’au recours à la diplomatie, depuis le recours à divers États arabes jusqu’à faire cavalier seul, il conclut que les boycotts, qu’il s&rsquo;agisse de la grève générale de 1936 ou du boycott moderne, le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) – a fait progresser la cause palestinienne plus que tout ce qui a été fait par le Fatah ou le Hamas.</p>



<p>Les Palestiniens l’ont compris depuis longtemps, tout comme le gouvernement israélien. Son ministère des Affaires stratégiques, dirigé par Gilad Erdan [en 2020], identifie désormais deux principales menaces existentielles pour Israël : l’Iran et le mouvement BDS. Et d’autres signes d’un changement possible se profilent à l’horizon. En février, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié sa liste de 112 entreprises – parmi lesquelles Airbnb et Motorola – engagées dans des colonies israéliennes illégales. Près de 130 membres du Parlement ont appelé le Royaume-Uni à imposer des sanctions économiques à Israël en réponse à son programme d’annexion de jure. Et l’Afrique du Sud a rappelé définitivement son ambassadeur en Israël, qualifiant le traitement des Palestiniens d’<em>«apartheid»</em>.</p>



<p>Il ne faut néanmoins pas commettre l’erreur de surestimer ces évolutions. En fin de compte, <em>‘‘La Guerre de Cent Ans contre la Palestine’’</em> est un livre pessimiste, un catalogue d’un siècle d’histoires tristes. Si ce résultat est en partie le résultat des échecs des médias occidentaux et de leur complicité en faveur de l’effacement palestinien, il est également le résultat logique d’un déséquilibre de pouvoir ossifié qui ne finira par se fissurer que sous la pression exercée par une campagne populaire de condamnation morale et économique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p>* <em>Auteur américain collaborant avec The New York Review of Books, The Nation, The Times Literary Supplement et d’autres publications.</em></p>



<p><em>Article paru le 27 juillet 2020 dans  <a href="https://www.thenation.com/article/world/hundred-years-war-on-palestine-rashid-khalidi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Nation</a>. </em></p>
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		<title>Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 12:37:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Amy Kaplan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le génocide perpétré par Israël à Gaza va-t-il provoquer un examen critique approfondi de l’alliance américano-israélienne et des mythes qui la fondent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’image négative des Palestiniens dans l’esprit américain a été largement façonnée par les vues israéliennes hostiles à leur égard, comme ainsi que par <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’islamophobie et l’arabophobie américaines</a>. Cependant, la Palestine occupe aujourd’hui une place dans le débat public américain dont elle n’avait jamais bénéficié auparavant, et cette attention accrue s’est accompagnée d’un examen critique plus approfondi de l’alliance américano-israélienne et des mythes qui la fondent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Rashid Khalidi</strong> *</p>



<span id="more-10719996"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Rashid-Khalidi.jpg" alt="" class="wp-image-10659298" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Rashid-Khalidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Rashid-Khalidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Rashid-Khalidi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’industrie américaine de l’édition ne lésine pas sur Israël. Il nous a fourni des étagères remplies d’hagiographies de générations de dirigeants israéliens, des hectares de beaux livres sur papier glacé vantant le miracle israélien dans le désert et une pléthore d’études sur Israël et ses relations avec le monde.</p>



<p>Dans cette dernière catégorie, les études sur les relations entre Israël et les États-Unis occupent une place particulière. La plupart expriment une profonde sympathie pour Israël et défendent fermement le partenariat le plus étroit possible entre les deux pays, même s’ils critiquent parfois les excès de chacun. Une grande partie de ces écrits sont rédigés par des politologues ou d’anciens diplomates, israéliens ou américains, et se concentrent sur la diplomatie et la stratégie.</p>



<p>Les meilleurs livres de cette vaste littérature ont une portée temporelle étroite, comme ‘‘<em>Eye on Israel’’</em> de Michelle Mart et ‘‘<em>Israel in the Mind of America’’</em> de Peter Grose, ou adoptent une approche des relations internationales, comme ‘‘<em>Beyond Alliance’’</em> de Camille Mansour et ‘‘<em>Genesis’’</em> de John Judis et Irene Gendzier.</p>



<p>En conséquence, même les meilleures de ces études ignorent souvent les forces culturelles, intellectuelles, religieuses et émotionnelles qui ont également joué un rôle dans le façonnement des relations israélo-américaines depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Colonisation systématique et suppression des populations autochtones<em> </em><em></em></h2>



<p><em>‘‘Our American Israel: The Story of an Entangled Alliance’’</em> d’Amy Kaplan contribue à combler ce vide. Un tour de force à la fois d’histoire et d’études culturelles, il s’agit du premier ouvrage à décrire de manière complète et rigoureuse la relation de l’Amérique avec Israël en termes de liens culturels profonds qui unissent si étroitement les deux pays et à examiner l’évolution de leurs relations sur plusieurs générations. Le titre du livre de Kaplan est extrêmement révélateur : il s’agit de l’histoire de la façon dont un projet national et de colonisation dans une partie lointaine et apparemment exotique du monde a été normalisé et américanisé au point que, dans l’imaginaire américain, les Israéliens sont considérés comme des proches. Dans un certain sens, pour de nombreux Américains, Israël fait partie de nous.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IisKp5k0Ol"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/24/du-fleuve-a-la-mer-il-est-temps-daffronter-la-version-israelienne/">«Du fleuve à la mer» : il est temps d’affronter la version israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Du fleuve à la mer» : il est temps d’affronter la version israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/24/du-fleuve-a-la-mer-il-est-temps-daffronter-la-version-israelienne/embed/#?secret=LBzbNHjXJp#?secret=IisKp5k0Ol" data-secret="IisKp5k0Ol" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Amy Kaplan est historienne de la culture américaine et de la vie intellectuelle à l’Université de Pennsylvanie. Son travail est largement respecté parmi les chercheurs dans le domaine pour sa compréhension perspicace du rôle crucial de la culture dans l’histoire, et elle propose ici un examen exemplaire de la manière dont l’exception américaine et le sentiment d’Israël en tant que lieu et peuple spéciaux favorisés par le sionisme se sont reflétés l’un l’autre. Pour Kaplan, cela explique un aspect crucial de l’extraordinaire affinité entre les deux peuples : ils partagent la conviction que l’existence de leur nation a été divinement ordonnée et qu’elle est donc exemptée des règles qui s’appliquent aux autres nations.</p>



<p>Pour expliquer cette affinité, Kaplan s’appuie sur les mythologies pionnières parallèles des deux peuples et sur leurs vues tout aussi dédaigneuses à l’égard des populations indigènes des terres qu’ils dirigent. Elle montre que les formes d’exception américaines et israéliennes se croisent de nombreuses manières – non seulement dans la manière dont les deux pays comprennent leurs destinées manifestes respectives, mais aussi dans les moyens matériels par lesquels ils les ont concrétisés à travers la colonisation systématique et la suppression des populations autochtones.</p>



<p>Kaplan souligne l’importance cruciale de ce processus de répression dans l’image paradoxale de victime et de vainqueur dont Israël a longtemps bénéficié aux États-Unis. Soulignant les conséquences de cette vision sympathique de longue date d’Israël pour le tiers habituellement invisible de ce triangle – le peuple palestinien – elle note également comment l’image négative des Palestiniens dans l’esprit américain a été largement façonnée par les vues israéliennes hostiles à leur égard, comme ainsi que par l’islamophobie et l’arabophobie américaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Cette terre est à moi, Dieu me l’a donnée»</h2>



<p>De nombreux aspects de <em>‘‘</em><em>Our American Israel’’</em> sont révélateurs, même pour ceux qui sont plongés depuis longtemps dans ce sujet. La discussion de Kaplan sur le roman ‘‘<em>Exodus</em>’’ de Leon Uris, ainsi que sur son adaptation cinématographique, place ces deux œuvres extrêmement influentes précisément à leur place : fermement au centre de la compréhension d’une génération entière, non seulement d’Israël mais de l’ensemble du Moyen-Orient. Comme le souligne Kaplan, une parole de la chanson thème du film – <em>«Cette terre est à moi, / Dieu m’a donné cette terre»</em> – est peut-être l’un des éléments de persuasion politique les plus concis et les plus captivants sur la colonisation, ancrant la conquête territoriale dans l’injonction divine.</p>



<p>Brillante est l’analyse de Kaplan du succès retentissant du livre de Joan Peters de 1984, <em>‘‘From Time Immemorial’’</em>, qui a eu un impact puissant en persuadant tous ceux désireux de croire que les Palestiniens n’ont jamais existé en tant que peuple distinct, bien que des universitaires réputés aient universellement démystifié l’argument du livre.</p>



<p>Parmi les autres aspects notables de <em>‘‘</em><em>Our American Israel’’</em>, il y a la lecture perspicace de Kaplan de la manière dont l’invasion israélienne du Liban en 1982, les massacres qui ont suivi dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila et le déclenchement, cinq ans plus tard, de la première Intifada palestinienne ont transformé la vision américaine d’Israël et le Moyen-Orient.</p>



<p>Alors que les Palestiniens – effacés de la conscience publique après la Nakba (catastrophe) de 1948, l’exode brutal et forcé de centaines de milliers de personnes de leurs foyers pendant la guerre qui a conduit à la création d’Israël – ont réussi à attirer l’attention internationale sur leur cause dans les années 1960 et 1970, ils n’ont pas atteint une nouvelle importance similaire aux États-Unis. S’ils existaient dans la conscience publique, ils étaient souvent considérés comme des terroristes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f99JrAQAvS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/">Les Américains musulmans font face à une vague brutale d’islamophobie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains musulmans font face à une vague brutale d’islamophobie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/embed/#?secret=NkMuXFOjB4#?secret=f99JrAQAvS" data-secret="f99JrAQAvS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La guerre de 1982 puis la première Intifada ont commencé à modifier cette équation. L&rsquo;invasion du Liban par Israël et le siège de Beyrouth-Ouest pendant deux mois, au cours duquel plus de 17 000 personnes, pour la plupart des civils, ont perdu la vie, ont eu un fort impact sur l’opinion publique américaine. Les images télévisées de cette pluie de feu s’abattant sur une ville sans défense ne pouvaient pas correspondre à l’image soigneusement cultivée du petit Israël courageux retenant des hordes d’Arabes meurtriers. Ce n’est <em>«pas l’Israël que nous avons vu dans le passé»</em>, a déclaré John Chancellor de NBC News, s’exprimant depuis un toit de Beyrouth Ouest alors que des bâtiments brûlaient en arrière-plan. Les reportages sur la première Intifada ont eu un effet similaire : mois après mois, des images nocturnes montrant les tirs et les passages à tabac sauvages de jeunes manifestants palestiniens par des soldats israéliens ont encore modifié la façon dont de nombreux Américains percevaient le conflit.</p>



<p>Même si Kaplan souligne l’importance de ces événements dans la transposition de l’image bien établie d’Israël et des Palestiniens, David contre Goliath, elle raconte avec quelle agilité les partisans américains d’Israël ont réagi et riposté, reconstruisant rapidement le soutien qu’Israël avait perdu, en utilisant un nouvel ensemble de tropes et d’arguments axés sur l’Holocauste, la vulnérabilité israélienne et le terrorisme palestinien.</p>



<p>Bien que le monumental <em>The Holocaust in American Life</em> de Peter Novick examine comment les réactions des Américains au génocide nazi contre les Juifs ont affecté leur vision d’Israël, le livre de Kaplan fournit l’étude la plus approfondie de la façon dont l’interconnexion étroite des deux s’est développée dans l’imaginaire américain. S’appuyant sur les travaux de Novick et d’autres chercheurs, Kaplan analyse la manière dont l’Holocauste et Israël sont effectivement devenus les deux piliers de l’identité juive américaine, en mettant l’accent sur le premier et en soulignant la vulnérabilité du second. Ainsi, l’Holocauste <em>«représentait désormais également une menace imminente pour l’avenir de l’État juif»</em>, écrit-elle<em>. </em>Elle ajoute&nbsp;: <em>«Une atrocité passée en Europe est venue préfigurer une apocalypse imminente au Moyen-Orient.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sionisme chrétien des évangéliques américain</h2>



<p>Kaplan est tout aussi convaincante dans son examen du sionisme chrétien, en particulier parmi les évangéliques. Avec la montée de la droite chrétienne dans les années 1970, ce sujet est devenu un sujet de plus en plus important, expliquant en partie l’évolution du Parti républicain vers un soutien inébranlable aux politiques israéliennes les plus extrêmes. En effet, aujourd’hui, l’un des soutiens les plus passionnés à Israël vient des chrétiens évangéliques, un fait souligné lorsque le secrétaire d’État Mike Pompeo, un fervent évangélique, a déclaré lors d’un entretien que Dieu avait peut-être élevé Donald Trump à la présidence afin de protéger Israël.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5hRZZyfHSm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/climat-de-peur-aux-etats-unis-la-harvard-law-review-censure-un-article-sur-le-genocide-a-gaza/">Climat de peur aux Etats-Unis : la Harvard Law Review censure un article sur le génocide à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Climat de peur aux Etats-Unis : la Harvard Law Review censure un article sur le génocide à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/climat-de-peur-aux-etats-unis-la-harvard-law-review-censure-un-article-sur-le-genocide-a-gaza/embed/#?secret=YsKpNi5aI1#?secret=5hRZZyfHSm" data-secret="5hRZZyfHSm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même si le soutien effusif de l’administration Trump à Israël peut donner l’impression que rien n’a changé entre les deux pays, en réalité, beaucoup de choses se sont passées sous la surface au cours des cinq dernières années. L’opinion publique de gauche, en particulier parmi les jeunes et les personnes de couleur, a considérablement changé ces dernières années en ce qui concerne la Palestine et Israël. En conséquence, les hommes politiques semblent prêts à rompre avec le consensus semblable à celui du lemming qui soutient chaque action d’Israël. Une nouvelle cohorte de jeunes femmes progressistes de couleur élues au Congrès, dont Rashida Tlaib et Ilhan Omar, se sont prononcées contre la politique israélienne et en faveur du mouvement pro-palestinien de boycott, de désinvestissement et de sanctions. Malgré les représailles féroces et souvent racistes dont elles font l&rsquo;objet, elles ont démontré que des choses peuvent aujourd’hui être dites sur Israël et la Palestine au Congrès, sur les campus universitaires et même, faiblement, dans les médias, qui étaient tout simplement indicibles dans le discours public américain il y a seulement quelques années.</p>



<p>C’est donc le bon moment pour paraître le livre convaincant de Kaplan sur la nature extraordinaire des relations américaines avec Israël au cours des trois derniers quarts de siècle. Ses profondes racines historiques et son traitement très sophistiqué de la culture, des arts et des médias contribuent à expliquer le rôle crucial – en fait, dirait-elle probablement (et je serais d’accord), le rôle prééminent – ​​du roman, du cinéma, du journalisme et d’autres formes d’information, la production culturelle et artistique, dans l’élaboration de la vision américaine d’Israël. Une telle compréhension est particulièrement utile à une époque où un grand nombre de jeunes Américains méprisent de plus en plus les opinions souvent non critiques et embrumées d’Israël de leurs aînés. La Palestine occupe aujourd’hui une place dans le débat public américain dont elle n’avait jamais bénéficié auparavant, et cette attention accrue s’est accompagnée d’un examen critique plus approfondi de l’alliance américano-israélienne et des mythes dont on nous a parlé. Dans cet environnement, <em>‘‘Our American Israel’’</em> ne pourrait pas tomber plus à propos, et il trouvera probablement un large public non seulement dans un certain nombre de domaines universitaires, mais aussi parmi les activistes et les lecteurs non spécialisés. Car c’est un livre que tout le monde peut lire avec d’énormes avantages : il est magnifiquement écrit, soigneusement conçu et totalement exempt de jargon.</p>



<p>Le livre suscitera probablement également une intense controverse, car il encorne doucement mais profondément de nombreuses vaches sacrées. Mais il sera bien accueilli par tous ceux qui cherchent à comprendre et à s’écarter des mythes qui ont joué un rôle central dans l’énigme américano-israélienne-palestinienne à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. L’analyse lucide de <em>‘‘Our American Israel’’ </em>nous aide à nous montrer comment nous nous sommes retrouvés dans cette confusion et, ce faisant, elle nous aide également à tracer une voie réaliste par laquelle la justice et l’égalité pour les deux peuples peuvent remplacer la discrimination et l’oppression qui sont le statu quo.**</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em><strong>Source </strong>: <a href="https://www.thenation.com/article/archive/amy-kaplan-our-american-israel-book-review/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Nation</a>. </em></p>



<p>* <em>Professeur d’études arabes modernes à l’Université de Columbia, auteur de ‘‘Hundred Years’ War on Palestine’’.</em></p>



<p>** <em>Les titres et intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Des colons israéliens terrorisent les Palestiniens en Cisjordanie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 07:23:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[colons israéliens]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des colons israéliens en Cisjordanie ont distribué des tracts aux Palestiniens leur enjoignant de quitter leurs terres. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des colons israéliens en Cisjordanie ont distribué des tracts aux Palestiniens leur enjoignant de quitter leurs terres, les menaçant d’une nouvelle «Grande Nakba» et leur ordonnant de trouver refuge en Jordanie.</em></strong></p>



<span id="more-10281555"></span>



<p>Voilà ce que dit le tract (Photo) distribué hier, jeudi 25 octobre 2023 : <em>«C’est votre dernière chance de vous enfuir en Jordanie de manière organisée. Après cela, nous tuerons nos ennemis et vous expulserons de la terre sainte qui nous a été accordée par Dieu»</em>, disent les colons dans leur tract.</p>



<p>Il convient de rappeler que les Palestiniens sont chez eux en Cisjordanie, territoire qui leur a été reconnu par les accords internationaux signés sous l’égide des Nations-Unies, et que les Israéliens sont des occupants, accaparant par la force des terres qui ne leur ont jamais appartenu. Ils sont protégés par une armée d’occupation, sous le regard complice du monde occidental, celui-là même qui, après avoir commis le génocide des Juifs au cours des siècles derniers, a cherché à s’en débarrasser en les implantant par la force sur la terre de Palestine, aux dépens des Palestiniens, ainsi dépossédés de leurs terres. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/des-colons-israeliens-terrorisent-les-palestiniens-en-cisjordanie/">Des colons israéliens terrorisent les Palestiniens en Cisjordanie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Avi Shlaim : «Les puissances occidentales seront complices de l’attaque israélienne contre Gaza»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 11:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Avi Shlaim]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahou]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’historien israélo-britannique Avi Shlaim, la campagne militaire actuelle d’Israël dans la bande de Gaza est du «terrorisme d’État».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/avi-shlaim-les-puissances-occidentales-seront-complices-de-lattaque-israelienne-contre-gaza/">Avi Shlaim : «Les puissances occidentales seront complices de l’attaque israélienne contre Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour l’historien israélo-britannique, juif d’origine irakienne, auteur de certains des meilleurs ouvrages pour comprendre le conflit au Proche-Orient, la campagne militaire actuelle d’Israël dans la bande de Gaza est du «terrorisme d’État».</em></strong></p>



<p>Propos recueillis par&nbsp;<strong>Alvaro Garcia </strong>et <strong>Oscar Gutierrez&nbsp;</strong></p>



<span id="more-10258405"></span>



<p>La force des mots d’Avi Shlaim (Bagdad, 77 ans), historien de nationalité britannique et israélienne, ne réside ni dans l’intonation forte de la voix, ni dans le débit rapide de son discours. Elle s’exprime au contraire par la lenteur et le ton bas, prudent et réservé. Ses phrases sont accompagnées par une gestuelle continue et maîtrisée. Ses affirmations tombent à pic dans l’un des moments les plus violents dans l’histoire récente de la région qui le vit naître.</p>



<p>Shlaim naquit dans la capitale irakienne au sein d’une famille aisée juive; c’est pour cette raison qu’il s’est toujours senti comme Juif arabe. Au début des années cinquante les Shlaim émigrèrent en Israël. Encore adolescent, le jeune Avi part étudier au Royaume-Uni, il devrait retourner en Israël pour effectuer son service militaire.</p>



<p>Professeur à Oxford, où il réside actuellement. Shlaim compte dans ses œuvres des titres parmi les meilleures pour comprendre le Moyen-Orient. Pour en citer quelques-uns&nbsp;:&nbsp;<em>Le Rideau de Fer&nbsp;: Israël et le Monde Arabe&nbsp;</em>ou encore son dernier opus :&nbsp;<em>Trois mondes&nbsp;: Mémoires d’un Juif</em>&nbsp;<em>Arabe.</em>&nbsp;</p>



<p>L’historien Juif Arabe, critique véhément de gouvernements israéliens successifs, nous a accordé cet entretien dans l’un des bureaux de la faculté de Philologie dans l’enceinte de l’Université Cumplutence à l’occasion de la tenue du congrès autour de <em>«L’avenir de la question palestinienne, 75 ans après la Nakba.»</em> Ses positions politiques sont d’une extrême dureté notamment vis-à-vis du sionisme. A ce propos, il se souvient de sa mère quand elle évoquait avec nostalgie le souvenir des <em>«merveilleux amis musulmans que nous avions à Bagdad»</em>; un jour il lui demanda s’ils avaient également des amis sionistes, elle a répondu par la négative car <em>«le sionisme,</em> lui avait-elle dit<em>, c’est l’affaire des Ashkénazims. Des Juifs européens». </em> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Timbre-Palestine.jpg" alt="" class="wp-image-10258841" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Timbre-Palestine.jpg 400w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Timbre-Palestine-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Timbre-Palestine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Timbre-Palestine-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Timbre-Palestine-360x360.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La vengeance n’est pas un acte politique</h2>



<p><strong><em>ElPais&nbsp;: Vous avez vécu et grandi en Israël et vous détenez la nationalité israélienne, comment suivez-vous cette escalade de violence&nbsp;?&nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p><strong>Avi Shlaim</strong>: Nous traversons des temps obscurs, le 7 octobre le Hamas a lancé une attaque contre Israël. Cela a constitué un point d’inflexion, sachant que le Hamas a pour la première fois envahi Israël et porté la guerre sur son propre terrain&nbsp;Cependant ce conflit n’a pas débuté le 7 octobre, il a commencé il y a un siècle.</p>



<p>En 2006, Israël s’est retiré de Gaza, mais ce fut un retrait unilatéral n’ayant fait l’objet d’aucun accord avec l’Autorité palestinienne ni n’a constitué le moindre pas vers une solution globale du conflit israélo-palestinien.</p>



<p>Les israéliens affirment qu’ils offrirent aux Palestiniens l’opportunité de transformer Gaza en un Singapour du Moyen-Orient. Mais ils n’en ont rien fait. Ils l’ont transformé en une prison à ciel ouvert.</p>



<p>L’attention des médias s’est focalisée sur l’attaque du Hamas, et non pas sur la riposte israélienne, qui était largement disproportionnée. Je les condamne tous les deux. Je condamne les attaques du Hamas parce qu’elles visaient des civils, tuer des civils c’est condamnable. Point à la ligne. Mais la riposte israélienne a été brutale, barbare et disproportionnée. La vengeance n’est pas un acte politique. En bombardant à longueur des journées des femmes et des enfants, Israël est en train de perpétrer des crimes terroristes sous l’égide de l’État, nous avons donc affaire à un terrorisme d’État. Les attaques d’Israël contre les Palestiniens relèvent d’une échelle infiniment beaucoup plus grave que les attaques menées contre lui.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hypocrisie et le double standard des Occidentaux</h2>



<p><strong><em>Pourquoi il s’avère si difficile de parler en ce moment du contexte de l’occupation israélienne ? &nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p>Les Israéliens ne regardent pas le passé, ils ne regardent que ce qui est leur est arrivé par le passé. Ce fut un véritable traumatisme. Le samedi noir (le 7 octobre) fut la pire journée de toute l’histoire d’Israël.</p>



<p>Alors que peu de temps avant l’attaque, il y a eu un vaste mouvement de protestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son plan de réforme de la justice, aujourd’hui tout Israël est uni face à cette guerre contre les Palestiniens. Mais nous savons qu’une fois les hostilités prendraient fin, la colère de la foule se retournera contre Netanyahou, je pense qu’il aura du mal à survivre politiquement à cette guerre.</p>



<p>Nous passons ensuite à la réponse occidentale face à cette crise. Sa marque distinctive est l’hypocrisie et le double standard. Un exemple de cette hypocrisie occidentale fut quand le Hamas a gagné des élections libres et transparentes en janvier 2006, Israël a refusé de reconnaître le gouvernement du Hamas. L’Union Européenne et les Etats-Unis ont soutenu contre lui une guerre économique dans l’objectif de provoquer sa ruine et le contraindre à s’emparer violemment du pouvoir à Gaza. A la suite de quoi, Israël imposa en 2007 un blocus total à Gaza. C’est illégal et illégitime, car cela constitue une forme de châtiment collectif contre les civils. Aujourd’hui Israël a franchi un pas de plus au-delà du blocus en mettant une espèce de siège moyenâgeux qui empêche que l’eau, l’électricité, les combustibles, la nourriture et les médicaments puissent parvenir aux 2-3 millions d’habitants de Gaza. &nbsp;</p>



<p>Les puissances occidentales ont dénoncé le Hamas et sa barbarie en le qualifiant d’organisation terroriste, dans le même temps ils refusent de regarder en face la riposte israélienne en se gardant bien de la condamner, ils se rendent ainsi coupables des horreurs commis par Israël; objectivement ils lui laissent la voie libre pour commettre le pire au lieu d’exiger un cessez-le-feu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous sommes à l’aube d’une seconde Nakba&nbsp;</h2>



<p><strong><em>Vous êtes historien, dans quelle partie de l’histoire doit-on ranger le conflit actuel opposant Israël au Hamas&nbsp;?&nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p>Les racines du conflit remontent au minimum à la Nakba en 1948. Loin d’avoir été fortuite ou isolée, la Nakba eut pour conséquences l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leur terre et la disparition du nom de la Palestine de la carte. Il s’agissait d’un processus long et non unique.</p>



<p>Depuis 1967, Israël n’a jamais cessé de créer et d’agrandir des nouvelles colonies et des implantations. Il annexa Jérusalem-Est en y menant une campagne de purification ethnique. Au jour d’aujourd’hui nous sommes à l’aube d’une seconde Nakba, d’une deuxième catastrophe d’ampleur avec le risque d’expulsion massive de Palestiniens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Israël s’est retiré en 2006 de Gaza; une expression revient toujours dans les bouches des généraux israéliens à savoir<em> «tondre la pelouse»</em> qui signifie qu’ils n’existent pas d’autres solutions à part la force militaire brute.</p>



<p>Tous les 3 à 4 ans Israël entre dans Gaza avec des armes lourdes et moult haute technologie militaire, il massacre des milliers de civils, démolit des centaines de milliers d’habitations et d’infrastructure, affaiblit la capacité militaire du Hamas; ensuite il se retire. Cela ne peut constituer une solution.</p>



<p>D’après mon décompte, c’est la sixième grande attaque d’ampleur israélienne contre le peuple palestinien de Gaza. Jusqu’à là, il s’agit de la plus grave et celle qui aura les plus lourdes répercussions; pire encore, c’est la plus destructrice parce que par ses bombardements quotidiens n’épargnent ni ambulances, ni hôpitaux, ni mosquées, ni églises, ni écoles, ni dépôts de marchandises, ni journalistes, sans compter l’ordre militaire israélien sommant 1,1 millions de Gazaouis de se déplacer du nord au sud de la bande de Gaza. Il s’agit là d’un déplacement forcé et massif de civils.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La coexistence judéo-musulmane n’est pas un concept abstrait</h2>



<p><strong><em>Vous vous décrivez comme Arabe et Juif, qu’obtiendrez-vous comme réponse si vous vous rendez aujourd’hui au Proche-Orient et défendriez cette identité&nbsp;?&nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p>J’ai vécu à Bagdad jusqu’à l’âge de cinq ans. Je suis Juif Arabe parce j’ai vécu dans un pays arabe et il n’existe pas de meilleure façon de décrire ma première identité, celle d’un Juif Arabe. Il s’agit là de l’expérience de ma famille, de la mienne propre et de celle de l’ensemble de la communauté des Juifs d’Irak. Nous formons une minorité parmi tant d’autres. Nous n’étions pas <em>«les autres»</em> comme en Europe. L’Irak n’avait pas de problème juif. Cette identité a existé par le passé et j’en suis l’exemple vivant. J’ajouterai que je suis fier de deux versants configurant mon identité.&nbsp;Loin d’en ressentir la moindre culpabilité, je suis fier de mon héritage arabe comme de mon héritage juif&nbsp;</p>



<p>Quant à la question de savoir si le concept de Juif Arabe est toujours pertinent&nbsp;? La réponse est non, en réalité non&nbsp;? Parce que qu’on a quitté l’Irak. En 1950, il y avait 135 000 Juifs. A l’heure actuelle, on en compte seulement trois en Irak. C’est important, car pour moi, la coexistence judéo-musulmane n’est pas un concept abstrait, ce n’est pas non plus un idéal, c’était une réalité quotidienne. Nous l’avons vécue, expérimentée, touchée&nbsp;: se souvenir, par conséquent, de l’expérience de la Communauté juive en Irak, et de ma famille me permet de penser à un avenir meilleur pour notre région, et m’autorise à réfuter l’affirmation sioniste selon laquelle l’hostilité entre Juifs et Musulmans, ou entre Arabes et Israéliens est prédéterminée et les deux camps sont condamnés à vivre en conflit permanent.</p>



<p>Le concept de Juif Arabe me permet également de penser à ce qu’il pourrait en découler comme résultat, savoir un Etat démocratique qui s’étendrait du Jourdain à la Méditerranée, qui garantirait à tous les citoyens l’égalité des droits indépendamment de leur appartenance ethnique ou religieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nationalisme est la principale cause du conflit</h2>



<p><strong><em>La coexistence entre Arabes et Israéliens au Proche-Orient était donc une réalité, qu’est ce qui a tout fait chamboulé&nbsp;?&nbsp;</em></strong>&nbsp;<strong><em></em></strong></p>



<p>Le facteur qui a tout bouleversé, c’est le nationalisme. Le nationalisme est la cause profonde du problème. Le professeur Samuel Huntington a énoncé à la fin de la guerre froide la thèse du&nbsp;<em>Choc des civilisation</em>s. Il affirmait que les conflits internationaux n’opposeraient plus les Etats, mais les civilisations. D’un côté la civilisation judéo-chrétienne et de l’autre la civilisation musulmane. Que l’islam rejette totalement les Juifs et l’Occident. J’estime que cette théorie est non seulement stupide mais superficielle aussi.</p>



<p>Le conflit en question a pour origine une cause réelle. Il s’agit, pour exemplifier, de deux personnes qui se disputent la même terre et le moteur de ce conflit est le nationalisme, la cause de notre déplacement est politique et c’est le nationalisme qui en fut l’origine. Mais ce sont aussi les Arabes qui se sont retournés contre les Juifs, non seulement en Irak mais dans tout le Proche-Orient, ils disaient que nous n’appartenons pas à leurs pays, que nous étions les frères des sionistes qui ont expulsé les Palestiniens de leur terre.</p>



<p>C’est de cette manière que le nationalisme arabe est devenu un facteur; toutefois le principal et le plus important facteur c’est le sionisme, c’est l’Etat juif en Palestine qui a mené jusqu’au bout la Nakba en 1948 et qui ensuite, a procédé à faire venir en Israël les Juifs du monde entier y compris des pays arabes. En plus des tentatives systématiques de dissoudre l’identité, la culture, les traditions et la langue arabe des Palestiniens. J’ai pu constater cela de mes propres yeux en Israël.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;<strong><em>75 ans après la Nakba, il semble que rien n’a changé&nbsp;!&nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p>L’antagonisme Juif/Arabe s’est considérablement approfondi durant ces vingt dernières années, notamment depuis qu’Israël a viré à droite. L’actuel gouvernement, qui compte parmi ses membres des éléments de l’extrême droite sioniste et religieuse, est le plus extrémiste, le plus chauviniste et le plus ouvertement raciste de l’histoire d’Israël. Comme conséquence à la guerre actuelle, l’opinion publique virera davantage à droite et affichera encore plus profondément son hostilité vis-à-vis des Palestiniens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Netanyahou est un grand menteur invétéré</h2>



<p><strong><em>Cela n’aboutit pas parfois à des simplifications consistant à confondre l’identité juive avec l’extrémisme des gouvernements israéliens.&nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p>Ceci m’inquiète énormément, toutefois j’opère une claire distinction entre l’Etat d’Israël et les Juifs. Israël est un Etat souverain, membre des Nations-Unis. Les Juifs forment une communauté présente dans le monde entier et parlent différentes langues. Israël se présente comme l’Etat des Juifs. Netanyahou affirme qu’il parle au nom des Juifs du monde entier, il n’a pas le droit de se prévaloir de cette qualité.</p>



<p>Nous constatons une forte perte de confiance entre les Juifs libéraux du monde entier et l’Etat d’Israël. Le lobby juif israélien Aipac demeure le lobby de politique extérieure le plus puissant aux Etats-Unis. Malgré cela on voit que de plus en plus de Juifs américains adoptent une posture critique vis-à-vis d’Israël et disposent de leur propre organisation, la J. Street, créée par des Juifs libéraux qui se battent pour l’égalité des droits et les droits de l’Homme. Ils rejettent catégoriquement l’occupation israélienne, leur mot d’ordre est <em>«Pas en mon nom»</em>.</p>



<p>Je ne suis pas un Juif religieux, mais je sais que les trois piliers du judaïsme sont la vérité, la justice et la paix. Lorsque j’observe le gouvernement israélien actuel, je ne vois nulle trace de ces valeurs. Netanyahou est un grand menteur invétéré. Il n’y pas de justice pour les Palestiniens, Israël ne trouve aucun intérêt à faire la paix avec eux. Seules l’oppression et la répression comptent pour lui. &nbsp;</p>



<p>Israël et ses amis refusent délibérément de faire la distinction entre l’antisémitisme et l’antisioniste. Je définis l’antisémitisme comme la haine des Juifs parce qu’ils sont Juifs, cela n’a rien à voir avec l’Etat d’Israël. L’antisionisme est quelque chose de totalement différent, c’est une critique ou une objection à l’idéologie du sionisme, qui est l’idéologie officielle de l’Etat d’Israël, notamment pour ce qui concerne sa politique envers les Palestiniens&nbsp;: l’occupation, l’Apartheid, et l’usage de la force brute comme nous le constatons aujourd’hui dans la Bande de Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La solution est dans l’Initiative pour la paix arabe de 2002&nbsp;</h2>



<p><strong><em>Une question quelque peu naïve en ces circonstances&nbsp;: existe-t-il une issue non violente à ce conflit&nbsp;?&nbsp;</em></strong><em></em></p>



<p>Il existe une solution à ce conflit, elle se résume dans l’Initiative pour la paix arabe annoncée en 2002. Le sommet de la Ligue arabe qui s’est tenue à Beyrouth a offert à Israël la paix et la normalisation avec les 22 Etats membres contre la fin de l’occupation et la création d’un Etat palestinien indépendant comprenant Gaza et la Cisjordanie avec Jérusalem Est pour capitale.</p>



<p>C’était cela la solution pacifique à ce conflit. L’ensemble du Monde arabe était d’accord sur ce plan de paix, mais Israël l’a ignoré parce qu’il était beaucoup plus intéressé par la terre que par la paix, par l’hégémonie que par la coexistence dans le respect et dans l’égalité des droits.</p>



<p>Je puis affirmer que depuis 1967,&nbsp;Israël a fait capoter et ruiner tous les plans de paix internationaux&nbsp;: il a subverti les Accords d’Oslo (1993) en refusant de tenir ses engagements, en impulsant la création de nouvelles colonies et en créant des nouvelles implantations. Il bloqua toutes les voies de recherche de solutions pacifiques à ce conflit. Le résultat est ce auquel nous assistons à Gaza aujourd’hui, une force brutale à grande échelle sans horizon politique ni lumière au bout du tunnel.&nbsp;*</p>



<p><em>Courtesy By ElPais&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduits de l’espagnol par</em> <strong>Abdellatif Ben Salem&nbsp;&nbsp;<em>&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>* <em>Les intertitres sont de Kapitalis.</em> </p>



<p class="has-text-align-right"><em>&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/avi-shlaim-les-puissances-occidentales-seront-complices-de-lattaque-israelienne-contre-gaza/">Avi Shlaim : «Les puissances occidentales seront complices de l’attaque israélienne contre Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie compte ses ennemis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/la-tunisie-compte-ses-ennemis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 07:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[ennemi intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Etat sioniste]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nakba]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir ainsi désigné l’ennemi extérieur, à savoir l’Etat sioniste et ses protecteurs occidentaux, Kaïs Saïed désigne aussi l’ennemi intérieur.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/la-tunisie-compte-ses-ennemis/">La Tunisie compte ses ennemis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y aura pas une «deuxième nakba», a assuré le président de la république, Kaïs Saïed, en recevant, mardi 17 octobre 2023, au Palais de Carthage, le chef du gouvernement, Ahmed Hachani, faisant ainsi allusion à la défaite et à l’exode des Palestiniens de 1947 qu’Israël tente de réitérer aujourd’hui à Gaza.</em></strong></p>



<span id="more-10180519"></span>



<p>Lors de cet entretien, le chef de l’Etat a évoqué la situation en Palestine à la lumière des crimes de génocide et des opérations de déplacement forcé perpétrés par l’entité sioniste, soulignant que 64% des martyrs et des blessés sont des femmes et des enfants.</p>



<p>Le chef de l’État a vivement épinglé l’entité sioniste qui fait fi des droits de l’homme et du droit international humanitaire, affirmant que cet Etat commet les atrocités les plus criardes avant de vendre son image de <em>«victime»</em>.</p>



<p>Le président de la république a souligné que nous assistons à l’heure actuelle à un <em>«tournant historique»</em> en Tunisie et dans le monde, soulignant que les forces nationales et internationales libres doivent être en phase avec l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur <em>«l’ennemi intérieur» !</em></h2>



<p>Après avoir ainsi désigné l’ennemi extérieur, à savoir l’Etat sioniste et ses protecteurs occidentaux, le chef de l’Etat a cru devoir aussi désigner l’ennemi intérieur (il y’en a tellement depuis peu!). Evoquant l’avancement des activités du gouvernement ainsi que son programme d’action pour la période à venir, il a réaffirmé que la Tunisie<em> «fait face à des défis socio-économiques et financiers de taille»</em>. <em>«Nous n’avons d’autre choix que de les relever avec nos propres moyens, capacités et choix»</em>, a-t-il assuré, ajoutant que <em>«la Tunisie n’acceptera aucune forme de tutelle de qui que ce soit»</em>. Et de préciser que pour parvenir à cette fin, il est un devoir impérieux d’accélérer le processus d’audit et de vérification des recrutements de complaisance et/ou politiques effectués dans le secteur public au cours de la dernière décennie.</p>



<p>Le chef de l’Etat a souligné à ce propos la nécessité de demander des comptes à ceux qui font obstacle à ce que plusieurs projets soient achevés bien que les fonds pour leur exécution soient alloués, laissant entendre que des personnes ou des lobbys au sein de l’administration boycottent le travail de l’Etat, une manière de justifier le bilan pour le moins mitigé du gouvernement depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021.</p>



<p><em>«Quiconque constitue un obstacle ou fait preuve de laxisme doit être tenu pour responsable»</em>, a prévenu le chef de l’Etat, rappelant que le pays mène à l’heure actuelle <em>«une bataille de libération nationale sans merci»</em>.</p>



<p>Il reste, bien entendu, à définir cet ennemi présumé ou à lui donner un visage. Car, pour l’instant, cet ennemi intérieur qui sert à justifier l’impuissance de l’Etat et son incompétence, reste fantomatique, si ce n’est une fable politique de mauvais goût et qui ne trompe que ceux qui veuillent bien se laisser tromper.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
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		<title>Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 09:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
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		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Nakba]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas parce que les États-Unis et l’Europe laissent faire que le projet d'Israël d’annexer Gaza et d’en faire un territoire israélien va réussir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/">Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une semaine que les Palestiniens à Gaza subissent des crimes de guerre et un génocide perpétrés par la soldatesque israélienne déchaînée et enragée avec le blanc-seing de Biden et la bénédiction de l’Occident. L’objectif n’est pas uniquement d’éradiquer le Hamas mais de massacrer le maximum de Palestiniens, d’annexer Gaza, d’en faire un territoire israélien et ceux qui parviennent à échapper du génocide de les envoyer de force au Sinaï et en faire une patrie de substitution pour les Palestiniens.</em></strong> <em>(Illustration : Exode des Palestiniens de Gaza, Ph. Mostafa Hassona &#8211; Anadoulu).</em></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli </strong>*</p>



<span id="more-10147840"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-308431"/></figure>
</div>


<p>Au même moment dans toutes les villes et les villages de la Cisjordanie, c’est un déchaînement de violence de la part de la soldatesque israélienne et des colons armés (considérés comme des civils par les gouvernements occidentaux et la machine médiatique occidentale, ce que beaucoup d&rsquo;idiots utiles de chez nous gobent bêtement). Un harcèlement pour leur rendre la vie impossible de jour comme de nuit. À Jérusalem, n&rsquo;en parlons pas&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rêve ultime des sionistes</h2>



<p>L’objectif est d’envoyer de force les Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem en Jordanie.</p>



<p>C’est une deuxième Nakba planifiée pour les Palestiniens. Liquider militairement la cause palestinienne et avaler tout le territoire palestinien. Netanyahu a dit samedi dernier: <em>«Nous allons changer le Moyen-Orient»</em>. Il veut dessiner un nouveau Moyen-Orient par les crimes de guerre et le génocide perpétrés.</p>



<p>Les pays arabes doivent savoir que ça ne sera pas un projet dont les Palestiniens uniquement en payeront le prix. Ça c’est la première étape. Leur tour viendra lors de la seconde étape car le Grand Israël, rêve ultime des sionistes, va de l’Euphrate au Nil.</p>



<p>Maintenant, ce projet sioniste en cours d’exécution arriverait-il à terme?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MczPWUiOh0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/14/gaza-ou-la-poursuite-de-la-liquidation-de-la-cause-palestinienne/">Gaza ou la poursuite de la liquidation de la cause palestinienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza ou la poursuite de la liquidation de la cause palestinienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/14/gaza-ou-la-poursuite-de-la-liquidation-de-la-cause-palestinienne/embed/#?secret=vfB8Xi0xFa#?secret=MczPWUiOh0" data-secret="MczPWUiOh0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce n’est pas parce que les États-Unis et l’Europe laissent faire que c’est certain que ça aboutisse.</p>



<p>Le Hamas n’est pas seul. Il appartient à un axe qui s’est considérablement renforcé au cours de ces deux dernières décennies et qui compte le Hezbollah libanais, les Houthis au Yémen, beaucoup de groupes armés chiites en Irak notamment Al Hachd Al-Chaabi et le Hezbollah irakien, tous évidemment soutenus par l’Iran. Chaque noyau de cet axe veille à la pérennité des autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un échec programmé</h2>



<p>Les États-Unis ont démontré lors de ces 20 dernières années au moins qu’ils étaient de piètres stratèges voire des pyromanes. Aujourd’hui, ils font preuve d’une ignorance totale de la géopolitique du Moyen-Orient et des équilibres qui y prévalent. Ils ont envoyé le porte-avions Gerald Ford (le plus récent, le plus puissant et le plus moderne) et le Royaume-Uni a envoyé deux navires de guerre et des avions de chasse croyant ainsi que le Hezbollah va avoir peur et n’entrera pas en guerre. La décision d’entrer en guerre du Hezbollah ne dépend pas de la dissuasion américaine ou autre. Le Hezbollah entera en guerre si le Hamas est menacé de destruction. Il ne permettra pas sa destruction parce que s’il laisse faire la destruction du Hamas, demain ça sera son tour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EfU5twpJiG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/pas-de-paix-au-moyen-orient-sans-etat-palestinien-viable/">Pas de paix au Moyen-Orient sans Etat palestinien viable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pas de paix au Moyen-Orient sans Etat palestinien viable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/pas-de-paix-au-moyen-orient-sans-etat-palestinien-viable/embed/#?secret=IBaiidt5Bg#?secret=EfU5twpJiG" data-secret="EfU5twpJiG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il ne faut pas oublier également que les États-Unis et les Occidentaux soutiennent financièrement et militairement la guerre d’Ukraine. De ce fait, une guerre élargie au Moyen-Orient va éparpiller leur concentration et leur soutien financier et militaire à l’Ukraine et profitera à la Russie. Par conséquent même l’allié américain a ses propres contraintes.</p>



<p>En définitive, Israël est déterminé à exécuter son plan de deuxième Nakba soutenu par l’Occident cependant ça lui sera extrêmement compliqué de parvenir à ses fins et si cette guerre se termine par un échec israélien, sa pérennité sera en jeu.</p>



<p>* <em>Juriste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/">Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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