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	<title>Archives des Naplouse - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Naplouse - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>De Ramallah à Harvard, la dérive d’un monde dit libre</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 09:52:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui aurait cru qu’en 2025, aux États-Unis, les mêmes questions se poseraient qu’à Naplouse en 2001?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/de-ramallah-a-harvard-la-derive-dun-monde-dit-libre/">De Ramallah à Harvard, la dérive d’un monde dit libre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qui aurait cru qu’en 2025, aux États-Unis, les mêmes questions se poseraient qu’à Naplouse en 2001? Étudier ou se taire? Penser librement ou renoncer à son avenir? La folie ne se cache même plus : elle se proclame en tweets, en décrets, en sanctions.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong></p>



<span id="more-16219370"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Il y a des souvenirs qu’on préfère enterrer, parce qu’ils nous confrontent à ce que l’humanité a de plus honteux. D’autres, au contraire, qu’il faut réveiller sans relâche, parce qu’ils éclairent sinistrement notre présent. Entre 2000 et 2005, dans les territoires occupés de Cisjordanie, l’armée israélienne avait décrété la fermeture de toutes les écoles et universités palestiniennes. Pendant cinq longues années, des enfants, des jeunes, des professeurs furent condamnés à l’ignorance, sommés de choisir entre soumission ou enseignement. C’était l’ère des checkpoints, des blindés devant les salles de classe, des livres confisqués comme des armes. Le monde, alors, avait regardé ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soumettre la pensée à la peur</h2>



<p>Vingt ans plus tard, c’est dans un tout autre décor que l’histoire semble se rejouer. Non pas sous occupation militaire, mais dans le cœur vibrant d’un pays que l’on appelait, il n’y a pas si longtemps encore, le leader du monde libre : les États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Oui, vous avez bien lu. En ce mois d’avril 2025, le président Trump a ordonné le gel de 2,2 milliards de dollars de financement fédéral à l’Université Harvard, menacé son statut d’exemption fiscale, et imposé des conditions délirantes pour l’accueil d’étudiants étrangers, au nom d’une croisade politique. Pourquoi ? Parce que Harvard refuse de plier face aux exigences d’un pouvoir qui entend désormais dicter le recrutement, les contenus académiques, les orientations idéologiques des universités américaines. Parce que Harvard, à l’instar d’autres institutions courageuses, a refusé de réprimer un vaste mouvement étudiant dénonçant le génocide à Gaza. Parce qu’en somme, elle a choisi la conscience plutôt que la compromission.</p>



<p>Et ce pouvoir, n’en doutons pas, veut punir. Il veut soumettre la pensée à la peur, l’indépendance intellectuelle à l’orthodoxie politique. Il veut gouverner non seulement les frontières, mais les esprits.</p>



<p>Qui aurait cru qu’en 2025, aux États-Unis, les mêmes questions se poseraient qu’à Naplouse en 2001? Étudier ou se taire? Penser librement ou renoncer à son avenir?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chute de la <em>«citadelle du monde libre»</em></h2>



<p>La folie ne se cache même plus : elle se proclame en tweets, en décrets, en sanctions. Elle déclare que Harvard <em>«n’est plus un lieu d’enseignement valable»</em>. Elle qualifie de<em> «farce»</em> l’une des plus grandes institutions de savoir au monde. Et ce n’est pas un mauvais rêve, c’est bien la réalité. Une réalité où le pouvoir exécutif piétine les fondations mêmes de la démocratie américaine : la liberté d’expression, l’autonomie des universités, le respect du débat.</p>



<p>Ce qui se joue ici dépasse Harvard, dépasse les États-Unis, dépasse même l’enseignement. Ce qui se joue ici, c’est l’avenir d’un monde où l’on pourra encore penser sans être surveillé, enseigner sans être contrôlé, contester sans être puni.</p>



<p>C’est pourquoi il faut le dire sans trembler : ce pays que l’on regardait hier comme un modèle, devient aujourd’hui une parodie. La <em>«citadelle du monde libre»</em> se transforme en laboratoire de l’orthodoxie. Le pays des campus ouverts devient un champ de bataille idéologique.</p>



<p>Alors non, ce n’est pas seulement l’affaire des Américains. C’est l’affaire de tous ceux qui croient encore que la connaissance libère, que la jeunesse éclaire, que l’université est un sanctuaire.</p>



<p>De Ramallah à Harvard, une même ligne de front s’est dessinée : celle de la liberté contre la peur. Et il n’est plus permis de rester silencieux.</p>



<p>Mais puisque nous savons que ce n’est pas un cauchemar, mais une réalité bien palpable, il nous reste à espérer que cette torture de l’esprit prendra fin au prochain bulletin de vote. Car ce pays, grand à tous points de vue, ne doit pas nous faire oublier qu’il traverse une période difficile, lui aussi — et que le peuple américain, fort de son histoire, est capable de se régénérer. Capable de reprendre la place qu’il symbolise pour l’humanité tout entière, à travers cette belle Statue de la Liberté, qui trône encore sur l’île de Manhattan, momentanément dissimulée par un brouillard — un brouillard que l’on espère voir se dissiper, au plus tôt.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P4pXva8ogc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/17/harvard-refuse-de-sagenouiller-devant-donald-trump/">Harvard refuse de s’agenouiller devant Donald Trump</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Harvard refuse de s’agenouiller devant Donald Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/17/harvard-refuse-de-sagenouiller-devant-donald-trump/embed/#?secret=H62Hezf5pQ#?secret=P4pXva8ogc" data-secret="P4pXva8ogc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Entretien avec Akli Ourad, témoin de l’injustice subie par les Palestiniens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/30/entretien-avec-akli-ourad-temoin-de-linjustice-subie-par-les-palestiniens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Nov 2024 09:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'écrivain algérien Akli Ourad lance un cri de colère face aux souffrances du peuple palestinien oublié, victime d’une colonisation implacable et d’un apartheid brutal.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/30/entretien-avec-akli-ourad-temoin-de-linjustice-subie-par-les-palestiniens/">Entretien avec Akli Ourad, témoin de l’injustice subie par les Palestiniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Akli Ourad, avec son livre ‘‘De Londres à Jérusalem : Terreur promise’’ (paru le 9 juin 2024, <strong>190 pages</strong></em></strong>)<strong><em>, lance un cri de colère face aux souffrances d’un peuple oublié, victime d’une colonisation implacable et d’un apartheid brutal. Dans un entretien bouleversant accordé à Kapitalis, l’auteur revient sur les motivations profondes qui l’ont poussé à témoigner, ses souvenirs gravés par la douleur et le courage des Palestiniens, et son combat pour la justice. À travers ses mots, empreints d’émotion et de lucidité, Akli Ourad nous invite à ne plus détourner le regard et à réaffirmer notre humanité face à l’inacceptable.</em></strong></p>



<p>Propos recueillis par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14760427"></span>



<p><strong><em>Kapitalis: Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre? Était-ce une nécessité personnelle ou un appel à témoigner?</em></strong></p>



<p><strong>Akli Ourad</strong>: C’est plutôt un cri de colère après avoir vu se dérouler devant nos yeux un véritable génocide à Gaza, commis par le gouvernement le plus extrémiste qu’ait connu Israël.</p>



<p>J’ai effectué ce voyage en Palestine il y a 25 ans et j&rsquo;avais alors rédigé un article de presse dans le journal algérien <em>Liberté</em> pour témoigner des souffrances du peuple palestinien sous le joug de la colonisation israélienne.</p>



<p>Cependant, la vue des centaines de morts, principalement des femmes et des enfants, à Gaza, après l&rsquo;attaque du Hamas le 7 octobre 2023, m’a poussé à écrire ce livre, afin de témoigner de manière vivante du système colonial et d’apartheid imposé à un peuple qui n’a rien à voir avec la Shoah, par un pays artificiel implanté de manière criminelle par un Occident calculateur en Palestine.</p>



<p><strong><em>Votre style recourt à l’humour noir et au sarcasme. Était-ce une façon de prendre du recul sur l’horreur ou de mieux interpeller vos lecteurs ?</em></strong></p>



<p>C’est mon style d’écriture, conçu pour secouer les consciences face à l’absurdité d’un système de domination d’un groupe d’hommes sur un autre, dans un État bénéficiant de l’impunité totale de la part d’un monde lâche et complice. Cela s’appelle l’apartheid, et c’est toujours d’actualité au 21<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Mon style vient de mon passé de comédien de théâtre dans les années 80, d’abord au sein de Debza, puis avec ma propre troupe. Nous avons utilisé l’humour pour dénoncer des situations pourtant très tristes et préoccupantes. C’est une façon de dire les choses profondément ancrée dans notre culture et notre manière de raconter. Kateb Yacine a également employé ce style dans son théâtre révolutionnaire. J’ai repris un peu ce même ton dans mon écriture pour décrire l’horreur infligée par Israël à un peuple innocent.</p>



<p><strong><em>Comment avez-vous structuré votre récit pour capturer à la fois l’intensité de vos expériences et les réflexions sur les injustices observées ?</em></strong></p>



<p>Étant donné que c’est un récit, j’ai simplement suivi l’ordre chronologique des événements, mais en faisant des pauses informatives pour éclairer les contextes historiques et politiques des situations que j’aborde. Par exemple, lorsque je parle des dizaines de colonies éparpillées en Cisjordanie, dont certaines sont aussi grandes que des villes, j’explique que cela fait partie du projet sioniste visant à rendre impossible tout partage de la Palestine historique avec les Palestiniens. Je rappelle également le grand projet de Theodor Herzl, père du sionisme, qui rêvait d’un foyer juif allant du Nil à l’Euphrate, un projet toujours en cours à travers les destructions de la Palestine, du Liban, de la Syrie et de l’Irak.</p>



<p><strong><em>Quel moment ou détail sur place vous a le plus marqué, voire bouleversé ?</em></strong></p>



<p>Le moment qui m’a le plus bouleversé est le bombardement aux F-16 que j&rsquo;ai vécu à Naplouse lors de ma toute première nuit en Palestine. Se faire réveiller en pleine nuit par les sifflements stridents de ces avions-tueurs, que l’Amérique fournit gracieusement à son complice au Moyen-Orient, est terrifiant. Ma précipitation folle vers l’abri anti-bombes de l’hôtel a failli me stopper le cœur, tellement c’était surréaliste et incompréhensible pour un enfant de la paix comme moi, mais pas pour les Palestiniens, habitués à ce jeu de la mort depuis leur naissance.</p>



<p>Le bruit du bombardement résonne toujours dans ma tête, et c’est encore plus vivace aujourd’hui en pensant aux Gazaouis qui subissent ces attaques aériennes au quotidien, avec leur lot de massacres et d’anéantissement de toute vie dans cette prison à ciel ouvert. Imaginer un État bombardant l’une de ses prisons ? C’est l’expérience qui m’a le plus marqué.</p>



<p><strong><em>Vous décrivez un peuple palestinien résilient. Quels actes ou figures de résistance vous ont le plus impressionné?</em></strong></p>



<p>Le premier acte de résistance du peuple palestinien est le refus de quitter leur territoire après l’erreur fatidique de 1948, lorsque plus de 700 000 Palestiniens ont quitté champs et maisons, pensant revenir très vite une fois les hostilités terminées. Cela ne s’est jamais matérialisé.</p>



<p>Les Palestiniens ont tiré des leçons de cette expérience douloureuse. Aujourd’hui, le peuple palestinien est résilient face aux brimades du Tsahal et de ses auxiliaires dans les colonies et ne quitte jamais ses terres. Leur attachement à leurs terres m’a beaucoup impressionné. Le combat des Palestiniens pour garder leurs maisons, leurs lopins de terre, leurs oliviers, est extraordinaire. Même avec toute l’armada militaire des occupants, les Palestiniens restent là, en nombre équivalent aux Israéliens, malgré l’or du monde que la loi du retour de 1950 offre aux Juifs pour revenir dans un pays qui n’est pas le leur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tkehsg1KyB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/plongee-dans-lhorreur-de-loppression-israelienne-en-cisjordanie/">Plongée dans l’horreur de l’oppression israélienne en Cisjordanie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plongée dans l’horreur de l’oppression israélienne en Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/plongee-dans-lhorreur-de-loppression-israelienne-en-cisjordanie/embed/#?secret=SgAtOb05rI#?secret=tkehsg1KyB" data-secret="tkehsg1KyB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La personnalité du professeur Mahmoud, mon partenaire en Palestine, m’a aussi beaucoup impressionné. Voici un homme qui a percé dans le monde académique et professionnel malgré tous les obstacles qu’Israël met sur la route des enfants de la Palestine vers l’acquisition de connaissances et le bien-être.</p>



<p>Le peuple palestinien, vivant sous colonialisme et maintenant sous génocide, est l’un des plus lettrés au monde.</p>



<p><strong><em>Aviez-vous conscience des risques avant de partir? Comment avez-vous géré les menaces et la peur sur place?</em></strong></p>



<p>J’étais bien entendu conscient d’un certain niveau de risques, mais pas du niveau que j’ai réellement affronté. J’ai frôlé la mort ou la prison à plusieurs reprises, notamment lors du bombardement de Naplouse, sur la route entre Naplouse et Ramallah, d’abord au barrage à la sortie de Naplouse où plusieurs soldats ont pointé leurs fusils vers moi, prêts à tirer, puis en traversant des colonies revanchardes pleines de criminels et de névrosés messianiques, et enfin lors d’une manifestation à Jérusalem réprimée par les militaires israéliens, avec moi en plein milieu. Il faut dire que ma jeunesse à l’époque m’a rendu un peu plus téméraire.</p>



<p>J’ai géré ces événements avec du sang-froid et du bon sens, en mesurant les risques et en agissant avec prudence, mais connaissant la brutalité du Tsahal et de ses colons, tout pouvait arriver à tout moment.</p>



<p><strong><em>Vous utilisez le terme «apartheid». Pensez-vous qu’il soit suffisamment compris ou accepté pour décrire la situation en Cisjordanie ?</em></strong></p>



<p>Le système d’apartheid a été appliqué aux Palestiniens dans les territoires occupés et même à ceux qui sont restés dans ce qui est devenu Israël, et ce, depuis 1948. Cependant, le terme n’a été utilisé qu’à partir de 2021, lorsque Human Rights Watch a publié un rapport intitulé <em>«Un seuil franchi»</em>, accusant explicitement Israël de pratiquer l’apartheid à l’encontre des Palestiniens, l’inscrivant dans une discussion plus large sur les droits de l’homme.</p>



<p>En 2022, l’organisation israélienne B’Tselem a également qualifié la situation d’apartheid, renforçant ainsi ce cadre dans les discussions mondiales.</p>



<p>C’est donc récemment que le terme <em>«apartheid»</em> est devenu un élément central du discours entourant le conflit israélo-palestinien, notamment dans les milieux universitaires, militants et certains cercles politiques. Moi-même, lorsque j’ai écrit mon article de presse en 1999, j’avais plutôt évoqué le colonialisme, car le concept d’apartheid était encore méconnu, même si les Noirs d’Afrique du Sud l’avaient subi de 1948 à 1994.</p>



<p>La seule solution à laquelle je crois est que l’opinion occidentale finira par imposer un embargo économique et militaire au régime génocidaire d’Israël, comme cela a été le cas avec le régime d’apartheid sud-africain. Il faut se rappeler que ce régime n’a commencé à s’effondrer qu&rsquo;après la résolution 32/105 de l’Onu en 1977, appelant à un embargo sur les armes contre l’Afrique du Sud.</p>



<p>Il est de plus en plus clair que cela commence à se produire pour Israël, comme en témoigne le mandat d’arrêt émis contre Benjamin Netanyahu par la Cour pénale internationale.</p>



<p>Oubliez le monde arabe, qui est à l’origine même de l’occupation de la Palestine en raison de ses échecs militaires successifs.</p>



<p><strong><em>Que souhaitez-vous transmettre aux jeunes générations engagées dans des luttes similaires pour la liberté et les droits humains ?</em></strong></p>



<p>Il ne faut jamais baisser les bras, quelle que soit la puissance en face. La liberté et les droits humains sont trop précieux pour être abandonnés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/30/entretien-avec-akli-ourad-temoin-de-linjustice-subie-par-les-palestiniens/">Entretien avec Akli Ourad, témoin de l’injustice subie par les Palestiniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’armée israélienne tue une ressortissante américaine en Cisjordanie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/07/larmee-israelienne-tue-une-ressortissante-americaine-en-cisjordanie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Sep 2024 11:12:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Aysenur Ezgi Eygi]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une citoyenne américaine décédée des suites d’une «balle dans la tête» tirée par des soldats israéliens en Cisjordanie occupée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/07/larmee-israelienne-tue-une-ressortissante-americaine-en-cisjordanie/">L’armée israélienne tue une ressortissante américaine en Cisjordanie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans sa folie meurtrière, les Israéliens tirent sur tout ce qui bouge encore à Gaza et en Cisjordanie, qu’il s’agisse de Palestiniens et de citoyens d’autres nationalités, y compris américains, oubliant au passage que les Etats-Unis sont leurs principaux alliés, protecteurs et, très souvent aussi, complices.</em></strong></p>



<span id="more-13951497"></span>



<p>C’est ainsi qu’on appris, hier soir, vendredi 6 septembre 2024, du directeur d’un hôpital palestinien qu’une citoyenne américaine était décédée des suites d’une «balle dans la tête»  tirée par des soldats israéliens en Cisjordanie occupée.</p>



<p>L’armée israélienne a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur ce qu’elle&nbsp; qualifié d’<em>«incident»</em>. Une militante américaine solidaire avec les Palestiniens <em>«est arrivée à l’hôpital avec une balle dans la tête et nous avons annoncé son martyre vers 14h30»</em>, a déclaré Fouad Nafaa, directeur de l’hôpital Rafidia de Naplouse.</p>



<p>L’assassinat de la militante américaine avait été annoncé précédemment par Wafa. <em>«Une militante américaine d’origine turque est décédé vendredi après avoir reçu une balle dans la tête tirée par les troupes israéliennes à Beita, une ville située au sud de Naplouse en Cisjordanie, alors qu’elle participait à une manifestation»</em>, a rapporté l’agence de presse palestinienne.</p>



<p>Cette version a été confirmée par l’agence de presse turque Anadolu selon laquelle la femme s’appelait Aysenur Ezgi Eygi et était née en 1998 à Antalya, une ville de la côte méditerranéenne au sud de la Turquie. La jeune femme a été transférée à l’hôpital Rafidia de Naplouse après avoir été touché, mais les médecins n’ont pas pu la sauver, a rapporté Anadolu.</p>



<p><em>«Lors d’une opération des forces de sécurité près de Beita, à Naplouse, en Cisjordanie, des soldats ont ouvert le feu sur un provocateur qui jetait des pierres sur nos forces, menaçant ainsi la vie de nos soldats. La plainte est en cours de vérification selon laquelle un ressortissant étranger aurait été mortellement abattu pendant l’opération, et les détails de l’incident font actuellement l’objet d’une enquête»</em>, a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, en réaction aux informations diffusées par les Palestiniens selon lesquelles une militante américaine des droits de l’homme a été tué par un coup de feu tiré par l’armée israélienne lors d’ une <em>«marche contre les colonies»</em>. La défunte a sans doute été prise pour une Palestinienne. </p>



<p>Parions que les autorités américaines, qui continuent d’armer les Israéliens et de soutenir le génocide qu’ils mènent dans les territoires palestiniens, ne réagiront pas contre ce nouveau crime. Comme ils n’ont jamais réagi avec la fermeté requise contre les précédents crimes israéliens contre des ressortissants américains dans les territoires palestiniens occupés. </p>



<p>A Israël, tout est permis, y compris l&rsquo;assassinat de citoyens américains!  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/07/larmee-israelienne-tue-une-ressortissante-americaine-en-cisjordanie/">L’armée israélienne tue une ressortissante américaine en Cisjordanie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 09:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Balata]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[H.A. Hellyer]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jénine]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Milstein]]></category>
		<category><![CDATA[Naplouse]]></category>
		<category><![CDATA[Nour Odeh]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Ramallah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De jeunes militants palestiniens de Cisjordanie parlent de ce qui les pousse à se battre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/">Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une nouvelle génération de jeunes militants palestiniens de Cisjordanie parle de ses convictions et de ce qui les pousse à se battre.</em></strong> <em>(Illustration : Des personnes assistent aux funérailles de cinq combattants palestiniens tués dans le camp de Balata à Naplouse par une frappe aérienne israélienne. Ph. James Oatway/Reuters.</em>)</p>



<p>Par<strong> Jason Burke </strong>à Naplouse et <strong>Sufian Taha</strong> à Jénine</p>



<span id="more-10718921"></span>



<p>Le monde de Mohammed Al-Musseimi n’était pas très vaste. Le jeune de 15 ans vivait avec sa tante et sa grand-mère dans une maison sombre presque sans fenêtres dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie occupée.</p>



<p>Depuis qu’il a quitté l’école il y a un an, il passait ses journées avec son frère aîné et d’autres adolescents dans le camp de réfugiés de Balata. Certains jours, ils jouaient au football ou nageaient. D’autres jours, ils joueraient à PUBG sur leur téléphone, un jeu de combat en ligne qui oppose les joueurs les uns aux autres.</p>



<p>C’était le moment où Musseimi était le plus proche d’un combat, a déclaré sa famille, même s’il avait longtemps été exposé au conflit. Presque tous les murs le long de l’allée défoncée et jonchée d’ordures qui traverse le centre du camp de Balata sont recouverts d’images de jeunes hommes tués ces dernières années lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes. Arrachez-en un et il y en a trois autres en dessous. Depuis des années, le camp de Balata est un bastion de l’activisme militant et la cible des forces de sécurité israéliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Brigade des martyrs d’Al-Aqsa</h2>



<p>Musseimi a été tué lors d’une frappe aérienne israélienne contre le bureau du Fatah, le parti politique palestinien au pouvoir et ancienne faction armée, à quelques mètres de son domicile le 18 novembre à 2 heures du matin. Il fait ainsi partie des plus de 200 Palestiniens, dont 52 enfants, tués par les forces de sécurité israéliennes en Cisjordanie depuis les attaques du Hamas du 7 octobre qui ont tué environ 1 200 personnes, principalement des civils, dans leurs maisons ou lors d’un festival de musique.</p>



<p>Bien que sa famille affirme que Musseimi passait juste devant le bureau du Fatah dans le camp de Balata lorsque le missile a frappé, de nombreuses preuves indiquent qu’il était impliqué dans la Brigade des martyrs d’Al-Aqsa, une faction armée militante qui n’a désormais que des liens ténus avec le Fatah.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yLkvOj3KAs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/des-palestiniens-de-cisjordanie-forces-de-quitter-leurs-villages/">Des Palestiniens de Cisjordanie forcés de quitter leurs villages</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des Palestiniens de Cisjordanie forcés de quitter leurs villages » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/des-palestiniens-de-cisjordanie-forces-de-quitter-leurs-villages/embed/#?secret=L766qtI9Xw#?secret=yLkvOj3KAs" data-secret="yLkvOj3KAs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les responsables israéliens affirment que la frappe aérienne de ce matin-là a anéanti une <em>«cellule terroriste»</em> dirigée par un commandant local de 40 ans ayant une longue histoire de violence contre les civils israéliens, qui avait recruté quatre jeunes, dont Musseimi. Dans un communiqué, la Brigade des Martyrs d’Al-Aqsa a revendiqué tous les cinq comme martyrs. Ces jeunes militants de Cisjordanie sont très différents de leurs aînés, affirment les analystes et les responsables. Ils sont également différents de ceux du Hamas à Gaza, où l’organisation extrémiste a construit une armée insurrectionnelle semi-conventionnelle dotée d’une chaîne de commandement claire. (…).</p>



<p><em>The Observer</em> s’est entretenu avec 10 militants armés à Naplouse et dans la ville de Jénine au début du mois. Les entretiens ont été brefs mais suffisants pour donner un aperçu de la nouvelle vague d’activisme violent au sein de la population palestinienne dans les territoires occupés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les jeunes de Cisjordanie prennent les armes</h2>



<p>Musseimi venait d’une famille religieusement pratiquante, mais pas exceptionnellement. Certains des combattants interrogés portaient des miniatures du Coran dans des pochettes accrochées aux sangles de leurs armes.</p>



<p>Presque tous ont évoqué la libération d’Al-Aqsa, la mosquée de Jérusalem qui est le troisième lieu saint de l’islam, comme objectif ultime. Lorsqu’on lui a demandé s’il combattait pour la Palestine ou pour l’islam, un jeune combattant de Jénine a répondu que les deux étaient identiques. Un autre a déclaré qu’il aimait réciter des <em>«nachids»</em> (chants religieux).</p>



<p>Mais plusieurs ont déclaré préférer les <em>«chansons révolutionnaires»</em>, beaucoup fument des cigarettes et suivent presque tous avec avidité les grandes équipes de football. Plusieurs arboraient de grands tatouages.</p>



<p>Toutes les personnes interrogées ont déclaré que les croyants de la branche minoritaire chiite étaient de <em>«bons musulmans»</em>, contrairement à l’État islamique, qui les considérait comme des hérétiques qu’il fallait combattre et tuer. Tous se considéraient comme des <em>«résistants»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YzogQgG7Wp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/17/muhammad-sinwar-revenu-dentre-les-morts-mene-lattaque-contre-israel/">Muhammad Sinwar, «revenu d’entre les morts», mène l’attaque contre Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Muhammad Sinwar, «revenu d’entre les morts», mène l’attaque contre Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/17/muhammad-sinwar-revenu-dentre-les-morts-mene-lattaque-contre-israel/embed/#?secret=KdZ50XUI0F#?secret=YzogQgG7Wp" data-secret="YzogQgG7Wp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>H.A. Hellyer, expert en extrémisme au Carnegie Endowment for International Peace, a déclaré que l’idéologie a joué un rôle limité dans la décision des jeunes hommes de Cisjordanie de prendre les armes. <em>«Leur identité religieuse est simplement celle de la jeunesse palestinienne de Cisjordanie. Il y a peu de choses qui les distinguent idéologiquement de tous les autres»</em>, a déclaré Hellyer. Et d’ajouter : <em>«Peut-être que cela change, mais maintenant tout dépend des circonstances dans lesquelles ils se trouvent et du fait qu&rsquo;ils se considèrent comme défendant leurs maisons contre une occupation dont personne ne semble vouloir les protéger».</em></p>



<p>Michael Milstein, ancien officier du renseignement militaire israélien et expert des affaires palestiniennes à l’Université de Tel Aviv, a déclaré que cette génération de militants avait grandi dans une situation très compliquée et chaotique. <em>«Il n’y a pas d’idéologie vraiment profonde. Bien entendu, je ne dis pas que le terrorisme ou la violence sont uniquement dus à des problèmes sociaux. Il y a beaucoup d’incitations à la haine, mais elles reflètent des problèmes bien plus profonds dans la scène palestinienne»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ils recherchent la victoire ou le martyre</h2>



<p>Dans la maison de Musseimi, la plus grande pièce était dominée par deux grandes affiches représentant deux oncles, que les membres de la famille ont décrits comme des <em>«martyrs»</em> de la <em>«lutte armée contre l’occupation»</em>. Rhétoriquement du moins, l’idée de mourir pour la cause revêt une grande importance. Hamed, un combattant de 19 ans à Jénine, a déclaré qu’il recherchait la victoire ou le martyre, mais que les deux étaient <em>«aussi belles l’une que l’autre»</em>.</p>



<p>Beaucoup d’autres ont exprimé des sentiments similaires. Mais tous ont désapprouvé les attentats-suicides, une tactique terroriste très médiatisée des groupes militants palestiniens dans les années 1990 et également pendant la deuxième Intifada, un soulèvement dans les territoires occupés qui a duré de 2000 à 2005. <em>«Je ne mettrai pas fin à mes jours prématurément. Ce serait une erreur. Je les combattrai aussi longtemps que je le pourrai»</em>, a déclaré à Naplouse un homme de 26 ans armé d’un pistolet Sten artisanal. Plusieurs autres ont déclaré vouloir mourir avec leur fusil à la main.</p>



<p>Un autre changement par rapport aux générations précédentes est l’utilisation des médias sociaux. Les factions dissidentes, comme celle de Naplouse, connue sous le nom de La fosse aux lions, ont largement utilisé le service de messagerie Telegram. Certains combattants – ou <em>«terroristes»</em>, comme on les décrit systématiquement en Israël – ont accumulé de nombreux abonnés en ligne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gl1XH4yHe8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/07/%d9%90gaza-comment-yahya-sinwar-a-trompe-israel-pendant-des-decennies/">ِGaza : Comment Yahya Sinwar a trompé Israël pendant des décennies</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ِGaza : Comment Yahya Sinwar a trompé Israël pendant des décennies » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/07/%d9%90gaza-comment-yahya-sinwar-a-trompe-israel-pendant-des-decennies/embed/#?secret=ReaskiqpaW#?secret=gl1XH4yHe8" data-secret="gl1XH4yHe8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Ils parlent un langage que les vieux dirigeants fossilisés ne parlent pas. Ils utilisent l’ironie et l’humour. Ils se rassemblent en ligne»</em>, a déclaré Nour Odeh, commentatrice politique et analyste à Ramallah, ajoutant&nbsp;: <em>«Ce ne sont pas des idéologues. C’est une génération qui en a marre de tout le monde. Ils sont déçus, désenchantés et abandonnés.»</em></p>



<p>Les analystes soulignent que ceux qui sont actuellement recrutés dans les factions armées palestiniennes sont trop jeunes pour se souvenir de la deuxième Intifada, au cours de laquelle environ 3 000 Palestiniens et 1 000 Israéliens sont morts. Depuis lors, la violence est restée relativement modérée en Cisjordanie, avec la répression féroce des forces de sécurité israéliennes et l’Autorité palestinienne maintenant un calme relatif fragile.</p>



<p>Mais depuis plus d’un an, la violence augmente et a fortement augmenté depuis les attentats du 7 octobre et l’offensive israélienne qui a suivi à Gaza, qui a fait plus de 14 000 morts, selon les autorités locales. Les chaînes de télévision locales très populaires diffusent 24 heures sur 24 des images inédites de la destruction et des morts à Gaza dans les magasins, les cafés et les maisons de Cisjordanie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ils n’ont pas d’autre choix</h2>



<p><em>«L’impact de ce qui se passe sur cette génération ne se fera pas seulement sentir à Gaza, mais aussi parmi les Palestiniens en général, parmi les Arabes et au niveau international»</em>, a déclaré Hellyer.</p>



<p>De nombreux analystes soulignent la déception à l’égard d’une génération plus âgée de politiciens palestiniens, considérés comme des collaborateurs égoïstes d’Israël, affirmant que cela a laissé un vide comblé par les groupes armés.</p>



<p>Mais ce n’est pas seulement l’occupation israélienne ou l’Autorité palestinienne qui provoquent le défi. Souvent, les principales factions armées comme le Hamas ou le Jihad islamique palestinien sont également défiées. Une des explications de la popularité de la faction Lions’ Den était son indépendance nominale, a déclaré Milstein. Les loyautés vont souvent à des endroits – comme le camp de Balata – ou à des clans locaux.</p>



<p>Dans les entretiens, les militants ont souvent répété les slogans de leurs groupes respectifs, mais ont également évoqué leurs propres ambitions et rêves frustrés. Beaucoup ont déclaré qu’ils voulaient voyager mais qu’ils ne pouvaient pas parcourir plus de quelques kilomètres sans être bloqués par les points de contrôle israéliens. Certains ont parlé de vouloir devenir enseignants ou d’exercer d’autres professions, mais il n’y avait pas d’emploi. L’un d’eux a déclaré qu’il voulait devenir un <em>«capitaine océanique»</em>, pilotant des navires.</p>



<p>À Naplouse et à Jénine, des milliers de personnes ont envahi les rues pour les funérailles des personnes tuées dans les affrontements avec les forces israéliennes, tirant des volées de coups de feu en l’air avec une détermination sinistre. <em>«Le jeu pour nous, c’est d&rsquo;acheter une arme et de combattre l’ennemi»</em>, a déclaré Aboud, un homme de 25 ans armé d&rsquo;un M16 à Naplouse. Il ajoute : <em>«Nous n’avons pas d’autre choix.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p> Source : <a href="https://www.theguardian.com/world/2023/nov/26/west-bank-armed-youths-palestinian-militants-fight" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Gardian</a>. </p>
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		<title>«Nous sommes prisonniers dans nos maisons et les soldats israéliens dorment dans nos chambres à coucher» (Vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 05:58:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[israéliens]]></category>
		<category><![CDATA[Naplouse]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[TRT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Terrorisme au quotidien en Cisjordanie: «Nous sommes prisonniers dans nos maisons et les soldats israéliens dorment dans nos chambres à coucher». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/08/nous-sommes-prisonniers-dans-nos-maisons-et-les-soldats-israeliens-dorment-dans-nos-chambres-a-coucher-video/">«Nous sommes prisonniers dans nos maisons et les soldats israéliens dorment dans nos chambres à coucher» (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce reportage d’un journaliste américain datant de 2009 diffusé par la chaîne turque TRT montre ce que les Palestiniens dans les territoires occupés endurent sous l&rsquo;occupation israélienne et quand ils réagissent à l’humiliation et au terrorisme quotidiens, ils sont accusés de terrorisme. <a href="https://youtu.be/v4CGB2AYrLk?si=iYPyhofKn-pk1ebs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></em></strong></p>



<span id="more-10441011"></span>



<p>Ce reportage montre deux familles palestiniennes de Naplouse, en Cisjordanie, censée être un territoire administré par l’Autorité palestinienne depuis les accords d’Oslo en 1994. Il montre deux frères, dont les maisons sont situées au point le plus culminant de cette ville. Pour surveiller les mouvements des populations en bas, des soldats israéliens viennent tous les jours occuper leurs maisons, enferment les maris, leurs épouse et leurs enfants dans la cuisine ou dans les chambres situées au rez-de-chaussée et réquisitionnent tout le premier étage qu’ils transforment en poste d’observation.</p>



<p><em>«Nous sommes enfermés toute la journée. Ils laissent nos enfants aller à l’école, à condition que nous ne disions rien à personne de ce que nous endurons. Si nous parlons, nos enfants sont empêchés d’entrer à la maison à leur retour de l’école»</em>, raconte l’un des frères au micro du journaliste américain dont la caméra capte la présence et la voix des soldats israéliens lui intimant l&rsquo;ordre de partir.</p>



<p>Le reportage est très justement intitulé : <em>«Nous sommes prisonniers dans nos maisons et les soldats israéliens dorment dans nos chambres à coucher».</em></p>



<p>C’est là l’une l’une des formes de terrorisme au quotidien qu’endurent les Palestiniens depuis des décennies et dont les médias internationaux, par complicité active, ne parlent jamais. Netanyahou et sa bande de criminels galonnés étant assurés d’une impunité totale pour tous les abus et les massacres qu’ils commettent.</p>



<p>Et il se trouve toujours des politiques, des intellectuels et des journalistes occidentaux bien-pensants pour nous rebattre les oreilles avec l’histoire d’un Hamas groupe terroriste voulant jeter les Israéliens à la mer.</p>



<p>En attendant, ce sont les Israéliens qui sont en train de massacrer les Palestiniens, de raser leurs maisons, de mettre le feu et à sang leurs villes, de détruire leurs hôpitaux, leurs écoles et autres infrastructures vitales et de les pousser sur les routes de l’exode, avec l’aide active, en finance et en armement, des pays occidentaux, les Etats-Unis, le Canada, la France et l&rsquo;Allemagne en tête.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><em><a href="https://youtu.be/v4CGB2AYrLk?si=iYPyhofKn-pk1ebs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/08/nous-sommes-prisonniers-dans-nos-maisons-et-les-soldats-israeliens-dorment-dans-nos-chambres-a-coucher-video/">«Nous sommes prisonniers dans nos maisons et les soldats israéliens dorment dans nos chambres à coucher» (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Retour à la mer’’ de Fadwa Touqan</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/03/le-poeme-du-dimanche-retour-a-la-mer-de-fadwa-touqan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 08:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Fadwa Touqan]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Touqan]]></category>
		<category><![CDATA[Moshé Dayan]]></category>
		<category><![CDATA[Naplouse]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Poétesse célèbre dans tout le monde arabe, Fadwa Touqan est la voix majeure de la poésie palestinienne. Née le 1er mars 1917 à Naplouse, elle est morte le 12 décembre 2003 à l’hôpital de cette même ville des suites d’une attaque cérébrale. Sœur du grand poète Ibrahim Touqan, considéré comme le fondateur de la littérature...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/03/le-poeme-du-dimanche-retour-a-la-mer-de-fadwa-touqan/">Le poème du dimanche : ‘‘Retour à la mer’’ de Fadwa Touqan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Fadwa-Touqan.jpg" alt="" class="wp-image-330593"/></figure>



<p><strong><em>Poétesse célèbre dans tout le monde arabe, Fadwa Touqan est la voix majeure de la poésie palestinienne. Née le 1er mars 1917 à Naplouse, elle est morte le 12 décembre 2003 à l’hôpital de cette même ville des suites d’une attaque cérébrale.</em></strong></p>



<span id="more-330592"></span>



<p>Sœur du grand poète<strong> </strong>Ibrahim Touqan, considéré comme le fondateur de la littérature palestinienne, qui l’initie à la poésie et lui apprend les règles de la prosodie arabe classique, ses premiers écrits sont des élégies funèbres, où elle conjugue au féminin les thèmes du romantisme: la nature, l’amour, la solitude, la tristesse, le désarroi, etc. Après la guerre des Six Jours de 1967 et l’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, sa poésie s’oriente vers des thèmes plus nationalistes.</p>



<p>Dans son autobiographie <em>‘‘Le Rocher et la peine’’</em>, elle raconte l’histoire émouvante de son enfance et de son adolescence enfermées dans la rigidité des règles familiales : <em>«Mon histoire, c’est l’histoire de la lutte d’une graine aux prises avec la terre rocailleuse et dure. C’est l’histoire d’un combat contre la sécheresse et la roche»</em>. Elle précise que son temps «était celui de l’asservissement» et son espace <em>«celui de la prison domestique»</em>, faisant ainsi allusion à son enfance difficile d’enfant non désiré dans une famille traditionnelle, avec un père despotique, qui l’a empêchée de poursuivre ses études, et une mère soumise. C’est ce qui l’a poussée à fuir le diktat paternel pour aller étudier à Oxford, en Grande-Bretagne, à devenir une féministe engagée et à fonder, plus tard, à Naplouse, un Centre de recherche sur la situation des femmes.</p>



<p>Dans le deuxième volume de ses mémoires intitulé<em> ‘‘Le Cri de la pierre’’</em>, Touqan évoque ses rencontres, notamment avec Moshé Dayan – qui la convoqua après avoir entendu parler de ses livres et des lectures qu’elle donnait lors de réunions secrètes –, ou avec Nasser, qui demanda aussi à la rencontrer. Elle y parle également de son espoir en une paix durable, et de ses amis, Palestiniens et Israéliens, et de la compréhension et du soutien qu’ils lui ont témoigné.</p>



<p>Dans ses poèmes de luttes (tel<em> ‘‘Les Martyrs de l&rsquo;Intifada’’</em>), la poétesse décrit les souffrances de son peuple et la dureté de l&rsquo;occupation. Dans son poème intitulé <em>‘‘La Nuit et les Cavaliers’’</em> elle écrit : <em>«Il me suffit de mourir dans mon pays, d’y être enterrée, de m’y dissoudre et m’anéantir.»</em></p>



<p><em>Île où rêvent nos rêves;<br>Laisse-nous partir.<br>Délivre-nous de tes appels,<br>Scintillant mirage,<br>Fils de lumières si transparents,<br>Qu’ils nous ont pris au piège<br>Et jetés au désert.<br>Île absurde où rêvent nos rêves,<br>Tu nous as perdus.</em></p>



<p><em>Lorsque nous apparut ton ombre fraîche,<br>Nous avons dit: terre!<br>Voici l’invitation au repos,<br>Et de nos pas la récompense.<br>Ici nous entrons dignes et sauvés.<br>Ici nous déposons notre fardeau,<br>Et le chagrin de tant d’années.<br>Nous avons dit: Ici, notre âme oubliera.<br>Nous avons dit, nous nous sommes dit…<br>Le vert des prairies battait sous notre espoir.<br>Dieu! comme c’est beau l’espoir<br>Pour ceux qui errent au long des routes,<br>Pour ceux qui marchent la nuit sans compagnon.<br>Nous avons dit, nous nous sommes dit…<br>Ah, belle tromperie! Eclatante illusion!<br>Quand sur toi nous avons jeté l’ancre,<br>Nous rêvions.</em></p>



<p><em>D’abord, nous avons ramassé les pas perdus de notre vie.<br>Nous avons labouré, pour nos semences, les sillons de l’amour.<br>Nous y avons planté les désirs, l’amour<br>Frais, les nostalgies.<br>Mais la semence, nous l’avions jetée dans le sel.<br>Nous nous sommes trompés, entends-tu?<br>Nous avons jeté la semence<br>Dans les entrailles stériles de la terre.<br>Île où demeurent nos rêves,<br>Renonce à te nourrir de nos vains désirs<br>Et de nos vies.<br>Garde pour d’autres ta profusion,<br>Les méandres de l’ombre et de l’eau.<br>Déjà nous te tournons le dos.<br>L’espoir s’est tari en nos cœurs.</em></p>



<p><em>Rivages aux folles couleurs: adieu!<br>De nouveau, notre voilier se livre aux mains du vent.<br>Par lui nous porterons errance et perdition<br>-ô errance ô perdition-<br>Sur la mer hurlante et sans fond.<br>Nous combattrons la démesure des vagues.<br>Là nous offrirons nos vies.<br>À la mer nous laisserons nos vies en holocauste,</em><br><em>Et ce dernier combat.<br>Là prendront racine notre errance, notre destinée,<br>Pour s’affronter.<br>Là, au secret de notre sein nous mêlerons<br>Orgueil et blessures.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e29Uy90d3R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/26/le-poete-du-dimanche-identite-par-mahmoud-darwich/">Le poète du dimanche : ‘‘Identité’’ par Mahmoud Darwich</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poète du dimanche : ‘‘Identité’’ par Mahmoud Darwich » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/26/le-poete-du-dimanche-identite-par-mahmoud-darwich/embed/#?secret=re0chUnXsK#?secret=e29Uy90d3R" data-secret="e29Uy90d3R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d5Vkej0UXi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/20/le-poeme-du-dimanche-balance-toi-de-may-ziade/">Le poème du dimanche : ‘‘Balance-toi’’ de May Ziadé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Balance-toi’’ de May Ziadé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/20/le-poeme-du-dimanche-balance-toi-de-may-ziade/embed/#?secret=3UzQHQ7MJw#?secret=d5Vkej0UXi" data-secret="d5Vkej0UXi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M85TVR4fbq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/13/le-poeme-du-dimanche-le-cholera-de-nazik-al-malaika/">Le poème du dimanche : ‘‘Le choléra’’ de Nazik Al-Malaika</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le choléra’’ de Nazik Al-Malaika » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/13/le-poeme-du-dimanche-le-cholera-de-nazik-al-malaika/embed/#?secret=As714m3zZu#?secret=M85TVR4fbq" data-secret="M85TVR4fbq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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