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	<title>Archives des Néo-Destour - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Néo-Destour - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Hommage &#124; Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 10:07:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mongi Slim était un diplomate tunisien de calibre international, dont le nom est resté gravé dans les annales de notre diplomatie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/">Hommage | Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Feu Mongi Slim était un des rares diplomates tunisiens de calibre international, dont le nom est resté gravé en lettre d’or dans les annales de la diplomatie tunisienne et lié étroitement à son histoire, une diplomatie sage, mais efficace, qui a fait d’un petit pays, comme la Tunisie, un pays hautement respecté et attentivement écoutée et de sa capitale, Tunis, une ville incontournable, lorsqu’il s’agit des questions qui intéressent, de près ou loin, le monde arabe, africain, musulman et méditerranéen et que ses analyses pertinentes étaient hautement appréciées.</em></strong></p>



<p><strong>Kamel Ayari</strong></p>



<span id="more-17949890"></span>



<p>Mongi Slim était un militant authentique pour l’indépendance de la Tunisie, comme ministre de l’Intérieur, déjà, dans le gouvernement Tahar Ben Ammar sous le Bey, en 1956, avant d’embrasser, au lendemain de l&rsquo;indépendance, une carrière diplomatique fort réussie et reconnue par tout un chacun.</p>



<p>En effet, eu égard à ses grandes qualités d’habile négociateur et de fin tacticien, Bourguiba lui confia, en toute assurance, le poste, fort convoité, d’ambassadeur à Washington <em>(photo : avec le président John F. Kennedy)</em> et en même temps représentant permanent de la Tunisie aux Nations Unies à New York, et également encore, chose rarissime, ambassadeur à Ottawa, au Canada : trois importantes et délicates missions, dont il s’acquittait à merveille, d&rsquo;ailleurs, notamment du côté de l’Onu, où il a réussi, par son sérieux et son savoir-faire, à gravir les échelons jusqu’à être élu président de son Assemblée générale, (Bouteflika a occupé lui aussi ce poste, mais bien après), cette qualité très importante lui permettant de contribuer, avec d’autres, bien sûr, à l’indépendance de certains pays africains et lui a procuré beaucoup d’estime et de considération de la part de la majorité des pays membres de l’époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="200" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Mongi-Slim-Time-2.jpg" alt="" class="wp-image-17949937"/></figure></div>


<p>A cette époque, Mongi Slim faisait la fierté des pays africains et arabes, entre-autres, qui constituaient la majorité au sein de cette haute instance internationale, qui s’activait inlassablement pour apaiser les tensions frappant certaines régions dans le monde et essayait d’instaurer l’ordre et le calme, là où ils sont indispensables.</p>



<p>Dag Hammarskjold, le secrétaire général de l’Onu d’alors, qui était en mission en Afrique, en vue de mettre terme au conflit qui déchirait les deux Congo (Kinshasa et Brazzaville), mourut dans son hélicoptère abattu en plein vol par des parties qui cherchaient à saboter ses efforts et saper la réconciliation entre les deux pays frères. Celui qui devait le remplacer normalement, c’était donc, Mongi Slim, selon tous les sondages et les observateurs internationaux qui s’accordaient à le qualifier de <em>«grand favori»</em>, et le plaçaient, de loin, devant un certain U Thant, un Asiatique (Birman plus précisément) pour lui succéder.</p>



<p>Il suffisait, alors, seulement, comme stipule le règlement en vigueur, que le gouvernement tunisien déposât le dossier de sa candidature et tour était joué et Mongi Slim serait certainement élu secrétaire général avec une majorité écrasante, mais comme Habib Bourguiba n’aimait pas que quelqu’un d’autre que lui soit connu sur la scène internationale, en décida autrement, en le rappelant à Tunis, en 1962, et en lui confiant le portefeuille des Affaires étrangères, permettant ainsi, à cet inconnu U Thant de devenir le nouveau secrétaire Général des Nations Unies. Dommage, c’était pourtant à portée de main. Quel gâchis ! &nbsp;</p>



<p>Mongi Slim sera nommé par la suite représentant personnel du&nbsp;président&nbsp;Habib Bourguiba, avec rang de ministre, en 1964&nbsp;puis ministre de la Justice en 1966. Il meurt le&nbsp;23 octobre&nbsp;1969 et est inhumé au carré des martyrs du&nbsp;cimetière du Djellaz.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=25714862881451826&amp;id=100000643986788&amp;post_id=100000643986788_25714862881451826&amp;rdid=r9TOB4JZux2yOWx3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l’auteur.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/">Hommage | Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 12:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
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		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parution des ‘Mémoires  de Habib Chatty sur la Tunisie et le Moyen-Orient’’, plus de trente ans après sa mort. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/">Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus de trois&nbsp;décennies après son décès en mars 1991, l’ancien ministre des Affaires&nbsp;étrangères et ancien secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a publié ses mémoires en France sous le titre ‘‘Mémoires&nbsp; de Habib Chatty sur la Tunisie et le Moyen-Orient’’, retraçant son riche parcours politique étalé sur une cinquante ans de 1938&nbsp;à&nbsp;1988.</em></strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=AoqY9xGDPxE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p><strong>Raouf Chatty *</strong></p>



<span id="more-17144539"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>L’auteur parle d’abord de sa jeunesse&nbsp;dans&nbsp;son village natal M’saken&nbsp;dans le Sahel tunisien, de sa scolarité&nbsp;au collège Sadiki à Tunis, de son renvoi définitif de ce collège pour&nbsp;ses activités politiques&nbsp;favorables au Néo-Destour&nbsp;alors qu’il n&rsquo;avait que dix-sept ans et était en&nbsp;classe de seconde. Il évoque,&nbsp;tour à tour, sa vie de jeune militant&nbsp;pour l’indépendance de la Tunisie depuis&nbsp;1938&nbsp;au sein du&nbsp;Néo-Destour, de journaliste professionnel&nbsp;de langue française&nbsp;au quotidien <em>Le Petit Matin</em> durant vingt ans servant la cause nationale, de co-fondateur avec Habib Cheikhrouhou, sous l’impulsion du secrétaire général du&nbsp;Néo-Destour Salah Ben Youssef du quotidien <em>Assabah</em>, d’ambassadeur de la jeune République Tunisienne, de 1957 à 1970 successivement en Syrie, en Irak, auprès de la Ligue Arabe au Caire, au Liban, en Turquie, en Iran, au Maroc, en Algérie, dans un monde arabe&nbsp;instable et très mouvementé, de directeur du cabinet du président Habib Bourguiba, (1971/1974 ), de&nbsp;ministre des Affaires étrangères (1974/1977) et enfin&nbsp;de personnalité internationale de haut rang, suite à son&nbsp; élection au poste de secrétaire général de l’OCI,&nbsp;aux Nations Unies&nbsp;à New-York, à l’unanimité&nbsp;des quarante-quatre États&nbsp;membres&nbsp;de cette organisation, alors qu’un&nbsp;autre Tunisien&nbsp;occupait le poste de Secrétaire général de la Ligue des États Arabes, Chedly Klibi en l’occurrence.</p>



<p>De la lecture de ces mémoires, il ressort&nbsp;que la vie politique&nbsp;de Habib Chatty&nbsp;était intimement liée&nbsp;à celle du Néo Destour, et du leader Habib Bourguiba en particulier&nbsp;dont il était très&nbsp;proche,&nbsp;comme à beaucoup d’événements politiques majeurs qui ont&nbsp;marqué&nbsp;l’histoire contemporaine de la Tunisie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17144790" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Habib Chatty 1er ambassadeur de Tunisie au Liban présente ses lettres de créances au président Camille Chamoun, en 1957.</em></figcaption></figure></div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les tourmentes du Maghreb et du Machrek</h2>



<p>L’auteur explique son parcours politique tout à fait exceptionnel par sa volonté, son travail, son amour&nbsp;pour son pays, sa haine du colonialisme, sa détermination et son sens politique comme&nbsp;à sa lecture pragmatique&nbsp;des événements.</p>



<p>Habib Chatty&nbsp;traite, tour à tour, du Néo-Destour, du nationalisme du monarque Moncef&nbsp;Bey,&nbsp;de la présence&nbsp;française&nbsp;et italienne en Tunisie, des relations&nbsp;entre les nationalistes tunisiens et la France, de la prépondérance&nbsp;de Habib Bourguiba au sein du parti et dans le pays, du combat&nbsp;extraordinaire de Bourguiba pour la Tunisie, de la force politique, du tact&nbsp;et&nbsp;des capacités d’encadrement et d’organisation&nbsp;de Salah Ben Youssef dont&nbsp;il était&nbsp;également très proche.&nbsp;</p>



<p>Il donne&nbsp; un aperçu sur le désaccord&nbsp;Ben Youssef/Bourguiba; les accords sur l’autonomie interne&nbsp;de la Tunisie; le Congres&nbsp;du Néo-Destour à Sfax qui&nbsp;a tranché en faveur du leadership de Bourguiba; le rôle qu’il a personnellement joué dans&nbsp;ce congrès; la condamnation&nbsp;à&nbsp;mort&nbsp;de Ben Youssef; les confidences que lui a faites ce dernier au sujet&nbsp;de ses rapports personnels&nbsp;avec Bourguiba;&nbsp;l’œuvre&nbsp;majeure d’Ahmed Ben Salah, ses réalisations économiques et les raisons&nbsp;de l’échec&nbsp;de l’expérience collectiviste, ainsi que la responsabilité&nbsp;de Bourguiba&nbsp;en la matière; le rejet&nbsp;total&nbsp;de la politique&nbsp;collectiviste&nbsp;par les Tunisiens; les circonstances ayant permis l’ascension&nbsp;de Hedi Nouira; les rapports&nbsp;étroits&nbsp;entre le colonel libyen Kadhafi et Mohamed Masmoudi,&nbsp;son prédécesseur&nbsp;au ministère des Affaires étrangères; le rôle clé&nbsp;de celui-ci dans&nbsp;le projet&nbsp;d’union mort-née entre la Tunisie et la Libye en janvier 1974; la maladie grave que traîne Bourguiba depuis 1969 et son état psychique lorsqu’il a co-signé&nbsp;avec Kadhafi l’acte d’union des deux&nbsp;pays&nbsp;à Djerba; la destitution de Mohamed Masmoudi; son rôle personnel et celui de Hedi Nouira dans le rétablissement&nbsp;de la situation antérieure; le rejet&nbsp;catégorique de ce projet par le président algérien Houari Boumediene et le souverain marocain Hassan II; les menaces militaires sérieuses&nbsp;lancées par Boumediene contre la Tunisie; l’entretien&nbsp;houleux qu’il eut durant quatre heures à Alger&nbsp;avec Bouteflika au sujet de l’attitude&nbsp;agressive&nbsp;de Boumediene et du rejet&nbsp;total&nbsp;de Bourguiba de cette ingérence, entre autres faits historiques qui n’ont pas tous été élucidés à ce jour. &nbsp;</p>



<p>Habib Chatty traite également dans ses mémoires de l’ascension&nbsp;de Mohamed&nbsp;Sayah et de&nbsp;son adoption&nbsp;par Bourguiba; de la fuite&nbsp;en Algérie d’Ahmed Ben Salah, du refus&nbsp;de l’Algérie de le livrer à la Tunisie où il aurait retrouvé la prison; des enjeux de l’affaire&nbsp;du plateau continental ayant opposé la Tunisie à la Libye, de la toute-puissance de Wassila Ben Ammar, l’épouse&nbsp;de Bourguiba,&nbsp;favorisée&nbsp;par la grave maladie&nbsp;de l’ancien président de la République; du rôle&nbsp;majeur&nbsp;joué par celle-ci&nbsp;dans les affaires de l&rsquo;Etat&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;L’homme&nbsp;de confiance&nbsp;de Bourguiba&nbsp;</h2>



<p>Au plan&nbsp;international, Habib Chatty se présente&nbsp;comme&nbsp;l’homme&nbsp;de confiance&nbsp;de Bourguiba&nbsp;et le&nbsp;porte-voix&nbsp;de la&nbsp;sagesse et du pragmatisme&nbsp;politique&nbsp;et diplomatique de ce leader dans&nbsp;un monde arabe déprimé par l’enlisement&nbsp;de la cause&nbsp;palestinienne. Il traite aussi des manœuvres de l’Occident, dans&nbsp;un espace politique arabe déboussolé,&nbsp;pris en tenaille&nbsp;par les puissances extérieures, miné par les complots&nbsp;militaires et traversé&nbsp;par&nbsp;la volonté hégémonique du président&nbsp;égyptien&nbsp;Gamal Abdel Nasser et ses ingérences dans&nbsp;les affaires intérieures&nbsp;de tous les pays arabes.&nbsp;</p>



<p>Tour à tour, l’ancien ministre des Affaires étrangères retrace les péripéties&nbsp;complexes&nbsp;et difficiles de la confrontation Nasser/Bourguiba, leurs divergences de vue; la rupture des relations diplomatiques de la Tunisie avec l’Égypte; le discours historique de Bourguiba à Jéricho en Jordanie, sa demande franche aux Palestiniens de reconnaître&nbsp;Israël&nbsp;et le plan de partage de l’Onu&nbsp;entre deux États, Palestinien et Israélien&nbsp;; la tournée&nbsp;du même Bourguiba au Moyen-Orient&nbsp;en 1965; la Guerre&nbsp; des six jours; les relations entre Bourguiba et Hassan II; la reconnaissance par Bourguiba de la Mauritanie et son refus de s’aligner&nbsp;sur la position&nbsp;de l’Égypte condamnant l’agression militaire marocaine contré l’Algérie deux années après l’indépendance&nbsp;de l’Algérie; la guerre d’octobre&nbsp;1973&nbsp;au Moyen-Orient; l’avortement&nbsp;du projet de visite officielle de Bourguiba en Union Soviétique&nbsp;suite à&nbsp;l’invitation officielle du Kremlin et l’exigence&nbsp;de Bourguiba d’être reçu par le secrétaire général du parti communiste Leonid Brejnev et non par le ministre des affaires étrangères&nbsp;Andreï Gromyko; l’alignement de Bourguiba&nbsp;sur la position politique&nbsp;des États arabes&nbsp;condamnant la visite historique&nbsp;du président égyptien Sadate&nbsp;à Jérusalem.&nbsp;</p>



<p>Habib Chatty&nbsp;parle&nbsp;également&nbsp;dans ses mémoires,&nbsp;entre autres sujets, de&nbsp;son&nbsp;entretien difficile&nbsp;avec le colonel Kadhafi&nbsp;suite à l’avortement du projet d’union entre la Tunisie et la&nbsp;Libye.&nbsp;Il y fait état des circonstances de son élection&nbsp;à l’unanimité au poste de secrétaire général de l’OCI, de son œuvre durant cinq ans pour la consolidation&nbsp;du rôle politique international de cette organisation,&nbsp;de ses rencontres avec le président irakien&nbsp;Saddam Hussein&nbsp;dans&nbsp;le cadre de sa médiation&nbsp;entre l’Irak et l’Iran&nbsp;au cours de la première guerre du Golfe, de l’activité de&nbsp;l’OCI lors de l&rsquo;invasion&nbsp;de l‘Afghanistan par l&rsquo;Union soviétique.&nbsp;</p>



<p>En somme, un document&nbsp;de première importance&nbsp;sur une&nbsp;période cruciale de l’histoire&nbsp;de la Tunisie apporte davantage&nbsp;d’éclairages sur notre pays et son rôle&nbsp;dans&nbsp;son espace naturel maghrébin et arabe. Une&nbsp;lecture à la fois utile et passionnante&#8230;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/">Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hommage &#124; Hamed Karoui, l’un des bâtisseurs de la Tunisie moderne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/hommage-hamed-karoui-lun-des-batisseurs-de-la-tunisie-moderne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 06:48:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Uget]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous fêterons demain, jeudi 27 mars 2025, le 5e anniversaire de la mort de l’ancien Premier ministre Hamed Karoui. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/hommage-hamed-karoui-lun-des-batisseurs-de-la-tunisie-moderne/">Hommage | Hamed Karoui, l’un des bâtisseurs de la Tunisie moderne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous commémorons demain, jeudi 27 mars 2025, le 5<sup>e</sup> anniversaire de la mort de l’ancien Premier ministre Hamed Karoui. L’auteur, qui l’avait connu de près, rend hommage ici à cette figure majeure de l’histoire tunisienne contemporaine, dont le parcours mérite d’être mieux connu et célébré. Car il reste une source d’inspiration pour tous les Tunisiens.</em></strong> *</p>



<p><strong>Foued Mouakhar</strong></p>



<span id="more-15980054"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Foued-Mouakhar.jpg" alt="" class="wp-image-15980062" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Foued-Mouakhar.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Foued-Mouakhar-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Foued-Mouakhar-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le 27 mars 2020, la Tunisie a perdu l’un de ses plus grands serviteurs : le Dr Hamed Karoui. Homme d’une intégrité légendaire, d’une modestie exemplaire et d’un dévouement sans faille. Il a consacré sa vie à son pays, tant dans la lutte pour l’indépendance que dans la construction de la Tunisie moderne. Ce témoignage vise à éclairer une jeunesse souvent peu informée des pages glorieuses de notre histoire, en retraçant le parcours exceptionnel de cet homme qui a marqué son époque par son engagement et son humilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Origines familiales </h2>



<p>Hamed Karoui est né le 30 décembre 1927 dans une famille tunisienne respectée. Son père, Belhassen Karoui, appartenait à une lignée de magistrats, tandis que son oncle, feu Mohamed Karoui, est considéré comme l’un des pères fondateurs du Code du statut personnel, une pierre angulaire de la modernisation de la Tunisie. Sa mère, Lalla Aïchoucha Nour Eddine, était une femme de caractère, connue pour son authenticité, sa détermination et sa douceur.</p>



<p>Dès son enfance, Hamed Karoui est imprégné des valeurs de justice, de rigueur et de service public. Ces principes guideront toute sa vie, tant dans son engagement politique que dans sa carrière médicale.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980122" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-2.jpg" alt="" class="wp-image-15980122" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-2.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-2-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-2-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">A gauche de Taieb Mehiri.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="415" data-id="15980121" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-1.jpg" alt="" class="wp-image-15980121" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-1.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-1-300x205.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-1-580x397.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Scout&nbsp;: debout, 2<sup>e</sup> à partir de la gauche.</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Engagement précoce&nbsp;</h2>



<p>Dès son plus jeune âge, Hamed Karoui s’engage dans la lutte pour l’indépendance de la Tunisie. Il rejoint les Scouts Tunisiens, où il gravit les échelons pour devenir chef de la région du Sahel. Cette expérience forge en lui un esprit de leadership et de discipline, tout en renforçant son attachement à la cause nationale.</p>



<p>Dans les années 1940, alors qu’il est encore lycéen, il rejoint secrètement le Néo-Destour, le parti nationaliste dirigé par Habib Bourguiba. Malgré son jeune âge, il participe activement à des actions de sensibilisation, de collecte de fonds et de diffusion clandestine de la presse nationaliste, notamment le journal <em>Al-Kifah</em> (La Lutte). Ces activités, bien que risquées, témoignent de son engagement précoce et de sa détermination à libérer la Tunisie du joug colonial.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980178" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-4.jpg" alt="" class="wp-image-15980178" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-4.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-4-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-4-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Militant du Néo-Destour à Paris.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980179" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-3.jpg" alt="" class="wp-image-15980179" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-3.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-3-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-3-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Militant de l’Uget à Paris.</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Combat pour l’indépendance</h2>



<p>En 1946, Hamed Karoui obtient son baccalauréat et part étudier la médecine à Paris où il continue son combat pour l’indépendance, cette fois sur le sol français. Il devient président de la cellule destourienne de Paris. Une position stratégique qui lui permet de mobiliser les étudiants tunisiens et de sensibiliser l’opinion publique française à la cause tunisienne.</p>



<p>Avec ses camarades, il fonde l’Union générale des étudiants tunisiens (Uget). Une organisation qui joue un rôle crucial dans la lutte anticoloniale. Elle devient une plateforme pour internationaliser la cause tunisienne, en établissant des liens avec des étudiants maghrébins, arabes et africains.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980188" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-6-Etoile-du-Sahel.jpg" alt="" class="wp-image-15980188" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-6-Etoile-du-Sahel.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-6-Etoile-du-Sahel-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-6-Etoile-du-Sahel-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Président de l’Etoile du Sahel, avec Abdelmajid Chettali à sa droite.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980189" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-5.jpg" alt="" class="wp-image-15980189" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-5.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-5-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-5-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">A gauche de Habib Bourguiba, avec Bechir Ben Yahmed, Bibi Junior et Taieb Mehiri.</figcaption></figure>
</figure>



<p>Karoui représente l’Uget lors de conférences internationales à Prague et Colombo, contribuant à faire entendre la voix de la Tunisie sur la scène mondiale.</p>



<p>En parallèle, Karoui et ses camarades utilisent les médias français pour dénoncer les exactions coloniales. Ils organisent des campagnes médiatiques autour d’événements comme les incidents de Sousse, Téboulba&nbsp; et Tazerka… amplifiant ainsi la pression sur le gouvernement français. Leur stratégie de communication habile, inspirée de la méthode bourguibienne de <em>«l’alliance du dialogue et de la pression»</em>, contribue à affaiblir le moral du colonisateur et à accélérer la marche vers l’indépendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Médecin et bâtisseur de la nation</h2>



<p>Juste à l’aube de l’indépendance, Karoui obtient son doctorat en médecine et se spécialise en pneumologie. Animé par la volonté de contribuer à la reconstruction du pays, il rentre immédiatement en Tunisie et entame une carrière médicale.</p>



<p>Il lance une campagne nationale contre la tuberculose, une maladie alors endémique en Tunisie. Chaque vendredi, il ouvre les portes de son cabinet privé pour offrir des consultations gratuites aux patients démunis, venus de toutes les régions du Sahel. Il dirige également le service de pneumologie à l’hôpital Farhat Hached de Sousse, tout en maintenant un rythme de travail effréné.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980235" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-8-Saddam-Hussein.jpg" alt="" class="wp-image-15980235" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-8-Saddam-Hussein.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-8-Saddam-Hussein-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-8-Saddam-Hussein-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec Saddam Hussein.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980236" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-7-Jacques-Chirac.jpg" alt="" class="wp-image-15980236" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-7-Jacques-Chirac.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-7-Jacques-Chirac-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-7-Jacques-Chirac-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec Jacques Chirac.</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Au service de Sousse et de la Tunisie</h2>



<p>Parallèlement à sa carrière médicale, Karoui s’engage en politique. Il devient maire de Sousse, député, et vice-président du Parlement. Sous son mandat, Sousse se transforme en un pôle touristique, industriel et culturel majeur. Il contribue à la modernisation de la ville, tout en préservant son patrimoine historique.</p>



<p>Sur le plan national, Karoui occupe plusieurs postes ministériels, dont celui de Premier ministre sous le président Zine El Abidine Ben Ali de 1989 à 1999. Pendant cette période, il joue un rôle clé dans la stabilisation du pays et la mise en œuvre de réformes économiques et sociales. Malgré les défis, il reste fidèle à ses principes d’intégrité et de modestie, refusant tout privilège indu et vivant simplement.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980272" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-10-Yasser-Arafat.jpg" alt="" class="wp-image-15980272" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-10-Yasser-Arafat.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-10-Yasser-Arafat-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-10-Yasser-Arafat-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec Yasser Arafat.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980273" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-9-Hafedh-Assad.jpg" alt="" class="wp-image-15980273" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-9-Hafedh-Assad.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-9-Hafedh-Assad-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-9-Hafedh-Assad-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec Hafedh Assad.&nbsp;</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle de service désintéressé</h2>



<p>Tout au long de sa carrière, Karoui est reconnu pour son intégrité et sa discrétion. Il refuse de se mettre en avant, affirmant souvent : <em>«Je n’ai fait que mon devoir sacré envers mon pays.»</em> Cette humilité, alliée à une rigueur et une ponctualité légendaires, en fait un modèle pour ses pairs et pour les générations futures.</p>



<p>Même après sa retraite, Karoui continue à servir son pays discrètement. En 2013, face à la dérive de la Tunisie, il lance le Mouvement Destourien pour redonner espoir aux Tunisiens et transmettre son héritage politique à la jeune génération. Il soutient des figures comme Abir Moussi, qu’il considère comme une digne héritière de l’esprit destourien.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980284" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-12-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-15980284" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-12-Abir-Moussi.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-12-Abir-Moussi-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-12-Abir-Moussi-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec Abir Moussi.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="413" data-id="15980285" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-11-Nelson-Mandela.jpg" alt="" class="wp-image-15980285" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-11-Nelson-Mandela.jpg 606w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-11-Nelson-Mandela-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hamed-Karoui-11-Nelson-Mandela-580x395.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec&nbsp;Nelson Mandela.</figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Héritage et postérité</h2>



<p>Hamed Karoui restera dans les mémoires comme un patriote intègre et dévoué, dont la vie et les actions ont grandement contribué à l’indépendance et au développement de la Tunisie. Son engagement sans faille, sa modestie et son refus de toute forme de reconnaissance personnelle en font un modèle pour les générations futures.</p>



<p>En cette période de turbulences, son parcours nous rappelle l’importance de l’intégrité, du service désintéressé et de l’amour de la patrie. Puissent les jeunes Tunisiens s’inspirer de son exemple pour bâtir un avenir meilleur.</p>



<p>* <em>Une version complète de cet article peut être consultée sur la page Facebook de l’auteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/hommage-hamed-karoui-lun-des-batisseurs-de-la-tunisie-moderne/">Hommage | Hamed Karoui, l’un des bâtisseurs de la Tunisie moderne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Habib Bourguiba : un héros de notre époque</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/04/habib-bourguiba-un-heros-de-notre-epoque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 10:20:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[libération nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anniversaire de la naissance de notre leader éternel, Habib Bourguiba. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/04/habib-bourguiba-un-heros-de-notre-epoque/">Habib Bourguiba : un héros de notre époque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de l’anniversaire de la naissance de notre leader éternel, Habib Bourguiba, né à Monastir le 3 août 1903 et décédé dans sa ville natale le 6 avril en 2000, nous honorons l’homme qui a non seulement façonné notre nation, mais qui a également transformé la Tunisie en un modèle de modernité et de progrès. Son action politique se distingue par plusieurs contributions remarquables qui ont profondément marqué notre histoire.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-13699777"></span>



<h2 class="wp-block-heading">1. Lutte nationale et indépendance</h2>



<p>Habib Bourguiba a été l’un des principaux architectes du mouvement d’indépendance tunisien. En fondant le parti du Néo-Destour en 1934, il a mobilisé les masses pour revendiquer l’autonomie et l’indépendance vis-à-vis du colonialisme français. Sa détermination inflexible et son charisme inégalé ont galvanisé un peuple qui aspirait à la liberté, faisant de lui une figure emblématique du combat pour l’émancipation nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Réformes sociales et économiques</h2>



<p>Élu président en 1957, Bourguiba a immédiatement entrepris des réformes audacieuses qui ont jeté les bases d’une Tunisie moderne. Il a fermement cru en l’éducation comme levier de développement, améliorant l’accès à l’instruction pour tous, et promouvant une santé publique accessible au plus grand nombre. Son engagement pour l’égalité des genres s’est traduit par des avancées spectaculaires, notamment grâce au Code du statut personnel de 1956, qui a révolutionné le statut des femmes, leur accordant des droits fondamentaux et leur permettant de participer pleinement à la vie sociale et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Modernisation et développement</h2>



<p>Sous son leadership ferme et éclairé, la Tunisie a connu une transformation sans précédent. Bourguiba a initié des programmes de développement économique qui ont modernisé notre pays. Des investissements massifs dans les infrastructures, l’agriculture et le tourisme ont permis une croissance significative. Il a également placé l’éducation au cœur de cette modernisation, manifestant sa conviction que le savoir est la clé de l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Politique étrangère</h2>



<p>D’un point de vue international, Bourguiba a œuvré pour établir la Tunisie comme une nation modérée au sein du monde arabe. Son approche de non-alignement a permis à notre pays de maintenir des relations solides avec l’Occident tout en affirmant notre souveraineté et notre identité. Il a su incarner un équilibre délicat, prônant la paix et la coopération tout en restant fermement ancré dans les aspirations de notre peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5- Libération des énergies</h2>



<p>Dans les années trente et quarante du siècle dernier, la Tunisie et son peuple se retrouvaient dans une situation comparable à celle de nombreux autres pays de la région. Cependant, avec Bourguiba à sa tête, une transformation intellectuelle sans précédent a eu lieu. Ce dynamisme a propulsé le peuple tunisien vers un statut d’éclaireur au sein de l’Afrique et du monde arabe.</p>



<p>Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de constater que notre élite se distingue, non seulement en Tunisie, mais également sur la scène mondiale, contribuant dans des secteurs de pointe, allant de la technologie à l’aérospatial, avec des Tunisiens présents chez des géants comme Nasa, Apple et Google.</p>



<h2 class="wp-block-heading">6. Un héritage exceptionnel</h2>



<p>Tout ce que nous sommes et avons réalisé, nous le devons à la vision, au courage et aux sacrifices de Bourguiba et de ses compagnons. En cette date anniversaire de sa naissance, nous célébrons cet héritage exceptionnel et renouvelons notre engagement à poursuivre son œuvre pour un avenir rayonnant pour notre chère Tunisie. Que son nom demeure gravé à jamais dans nos cœurs et dans l’histoire de notre nation.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QypKdlzKCN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/il-y-a-22-ans-decedait-habib-bourguiba-le-batisseur-de-la-tunisie-moderne/">Il y a 22 ans décédait Habib Bourguiba, le bâtisseur de la Tunisie moderne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il y a 22 ans décédait Habib Bourguiba, le bâtisseur de la Tunisie moderne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/il-y-a-22-ans-decedait-habib-bourguiba-le-batisseur-de-la-tunisie-moderne/embed/#?secret=HatEr3dEqV#?secret=QypKdlzKCN" data-secret="QypKdlzKCN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oFKJONJIsi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/18/habib-bourguiba-et-salah-ben-youssef-devant-le-tribunal-de-lhistoire/">Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef devant le tribunal de l’Histoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef devant le tribunal de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/18/habib-bourguiba-et-salah-ben-youssef-devant-le-tribunal-de-lhistoire/embed/#?secret=pC0aXKavKt#?secret=oFKJONJIsi" data-secret="oFKJONJIsi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Conférence à Carthage sur les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/28/conference-a-carthage-sur-les-premisses-de-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2024 10:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
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		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les facteurs qui ont déterminé, dans les années 1940, la conception et l’affirmation d’une politique étrangère tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/28/conference-a-carthage-sur-les-premisses-de-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/">Conférence à Carthage sur les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït Al-Hikma, a organisé, le mardi 21 mai 2024, à son siège, à Carthage-Hannibal, une conférence intitulée «Les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie», donnée par le Professeur Ahmed Ounaïes.</em></strong></p>



<span id="more-13006419"></span>



<p>L’ancien diplomate et membre de Beït Al-Hikma est revenu sur les facteurs qui ont déterminé, dans les années 1940, la conception et l’affirmation d’une politique étrangère tunisienne et qui ont sous-tendu le recentrage stratégique du pays, le réseau des bureaux de représentation du Néo Destour, notamment ceux du Caire et de New York, qui étaient à l’époque les plus actifs en faveur de la fin du protectorat français.</p>



<p>Le premier recours de la Tunisie au Conseil de Sécurité des Nations Unies en 1952 a également été abordé, ainsi que les développements consécutifs jusqu’à la signature des Conventions de l’Autonomie interne.</p>



<p>Cette lecture des prémisses de la politique étrangère tunisienne a révélé le dynamisme de l’élite tunisienne de cette époque qui s’est, très tôt, lancée dans une construction progressive, bien réfléchie et même clairvoyante des relations internationales de la Tunisie.</p>
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		<item>
		<title>Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 09:22:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Thaâlbi]]></category>
		<category><![CDATA[Collège Sadiki]]></category>
		<category><![CDATA[Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Attaya Belkhoudja]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[lycée Khaznadar]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Attya]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Attya, l'éducateur victime du ressentiment et de l’autoritarisme de Bourguiba.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘</em><strong>‘</strong>‘Mohamed Attya, le passeur de lumière’’,<em> ouvrage de Emna Attaya Belkhoudja, fait partie d’une longue série de témoignages qui contribuent, depuis 2011, à lever le voile sur les injustices subies par beaucoup de nos compatriotes, victimes du ressentiment et de l’autoritarisme bourguibiens et à jeter un nouvel éclairage sur certains épisodes de notre histoire nationale contemporaine.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-12647394"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Dans ce livre, tout en faisant le portrait d’un homme méconnu du grand public, et tout en retraçant le parcours de cet infatigable pédagogue qui fut, sous le Protectorat français, le premier Tunisien à avoir dirigé le collège Sadiki, à Tunis, cette pépinière de l’élite nationale, et celui qui fonda le lycée Khaznadar, au Bardo, l’auteure fait une œuvre, à fois, édifiante et touchante.</p>



<p>En lisant ce livre, il est difficile de ne pas être sensible à l’effort que l’auteure, historienne de formation, a dû déployer pour réprimer en elle le sentiment d’injustice qui devait la ronger depuis des décennies, afin de livrer au public, aussi bien le récit du parcours d’un père qui avait été, en 1958, victime de la hargne d’un Bourguiba, au summum de sa gloire, que celui d’un drame familial qui allait&nbsp; bouleverser la vie d’un couple et celle de ses huit enfants.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rétablir la vérité</h2>



<p>En effet, tout au long du récit, l’auteure est, constamment, dans la retenue. Elle expose, sans commenter, et explique sans porter de jugement péremptoire, n’ayant d’autre obsession que celle de rétablir la vérité à propos du pénible drame dont son père était la victime. Aussi, préfère-t-elle donner la parole aux témoins de l’époque (des personnalités politiques, des intellectuels et des universitaires), lesquels, à un moment ou un autre, avaient connu son père, quand il était à la tête du collège Sadiki.</p>



<p>Tout en étant un plaidoyer qui cherche à réhabiliter la mémoire d’un père victime de l’arbitraire du nouveau pouvoir bourguibien, le livre est aussi un document historique qui essaie de reconstituer l’ambiance générale, dominée par la tension politique et la menace armée, dans laquelle le pays était plongé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="49LW7cwxaO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/">Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/embed/#?secret=Hcbk6UfkPr#?secret=49LW7cwxaO" data-secret="49LW7cwxaO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tout commence avec le portrait du jeune Mohamed Attya et l’épisode relatant l’histoire de son amitié avec Bourguiba, alors qu’ils étaient, à l’époque, encore étudiants à Paris. Issus du Sahel, les deux jeunes hommes étaient devenus tellement proches que M. Attya avait hébergé chez lui, pour quelque temps, son ami qui, à l’époque, connaissait des difficultés matérielles.</p>



<p>Mais, vite, les chemins des deux amis bifurquèrent. Si Bourguiba se lança dans le combat politique contre le colonisateur, M. Attya, sa licence d’arabe en poche, préféra rentrer au pays, ayant pour ambition de contribuer à la mise en place d’un système scolaire tunisien qui soit <em>«respectueux de l’identité nationale», «ouvert au monde et soucieux des exigences de la modernité».</em></p>



<p>Devenu enseignant au fameux collège Sadiki, M. Attya allait faire preuve de dévouement, d’abnégation et de d’inventivité au profit de la modernisation des outils pédagogiques. Passionné par son métier, il finit par être promu pour occuper successivement le poste de vice-directeur et celui de directeur du collège, des postes qui, jusqu’alors, étaient occupés par des Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte politique fébrile</h2>



<p>Discret, l’homme nourrissait en lui l’ambition de bien accomplir son devoir, de veiller à améliorer les conditions de travail et de vie de ses élèves et d’assurer leur sécurité dans un contexte politique marqué par la fébrilité.</p>



<p>D’ailleurs, outre les questions pédagogiques, ce fut lui qui était à l’origine de la création du lycée Khaznadar, conçu, au cours de l’après-guerre, comme annexe du collège Sadiki et destiné aux internes dont le nombre ne cessait de croître.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tbu0jOnElL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/">La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/embed/#?secret=nESMDbSXto#?secret=Tbu0jOnElL" data-secret="Tbu0jOnElL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, tout étant patriote soucieux de voir son pays s’émanciper, Mohamed Attya, n’était pas un mordu de politique. En effet, dès le début, cet homme réservé avait tenu à garder la neutralité absolue entre le Destour de Abdelaziz Thaâlbi et le Néo-Destour de Habib Bourguiba sans se douter, un instant, qu’une telle attitude de méfiance à l’égard de l’engagement politique pût, un jour, lui porter préjudice. </p>



<p>M. Attya était accaparé par sa tâche à la tête du collège Sadiki, quand un jour, il apprit qu’il avait été, non seulement évincé de son poste, mais qu’il était aussi l’objet d’une poursuite judiciaire qui allait l’amener à passer devant le juge, victime d’un procès fabriqué de toutes pièces. Ce fut à la suite de ce procès dont le déroulement allait être retransmis en direct à la radio, une première pour l’époque, qu’une lourde sentence fut prononcée contre l’ancien directeur le condamnant à cinq ans de prison. Pis encore, les biens de Mohamed Attya furent confisqués, et sa famille, qui occupait une maison de fonction, se retrouva dans la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vengeance de Bourguiba</h2>



<p>Ulcéré par une telle lourde injustice dont son ami, devenu maître du pays, devait être l’instigateur, M. Attya resta longtemps sous le choc. Même si, après quelques mois, il fut libéré, il ne put ni récupérer ses biens, ni être réhabilité dans ses droits, ce qui montre le degré du ressentiment du nouveau maître du pays qui venait de détruire la vie d’un homme dont il jugeait la neutralité politique suspecte.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>S’il est indéniable que Bourguiba reste une figure emblématique de l’histoire contemporaine de notre pays et une personnalité dont l’héritage politique progressiste, dans certains domaines, est reconnu par tous, il serait injuste de ne pas admettre que l’homme dont la fougue, l’arrogance et la mégalomanie ont fait beaucoup de victimes qui méritent, aujourd’hui, notre estime et notre attention.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2zStobUl82"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/">Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/embed/#?secret=5feDgZBHnZ#?secret=2zStobUl82" data-secret="2zStobUl82" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>D’ailleurs, à ce sujet, il est regrettable que le discours de l’élite <em>«progressiste, moderniste, laïque»</em> ait été, le 14/01/2011, dans la confusion et non dans le dépassement. Ainsi, au lieu de centrer son discours sur un véritable projet de société tourné vers l’avenir, ayant la démocratie comme fondement, elle était encore sous le charme d’un passé fantasmé. Désarmée dans son combat contre le mouvement <em>«frériste»</em>, elle s’était trompée d’enjeu et s’était retrouvée, à son insu, en train de revendiquer le vieil <em>«héritage»</em>, avec tout ce qu’il comporte de dérèglements dont nous ressentons, aujourd’hui encore, les soubassements.</p>



<p> * <em>Ecrivain et universitaire.   </em></p>
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			</item>
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		<title>Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 06:46:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[9 avril 1938]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Belhouane]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Materi]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Sfar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les événements du 9 avril 1938, page importante de la lutte de la Tunisie pour l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/">Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article s’inspire largement des ‘‘Mémoires’’ du Dr Slimane Ben Slimane et rappelle, à l’occasion de l’anniversaire des événements du 9 avril 1938 **, cette page importante de la lutte de notre pays pour l’indépendance. C’est également un hommage au Dr Ben Slimane dont beaucoup de Tunisiens n’ont presque jamais entendu parler et que l’histoire officielle et ses hagiographes, de 1956 à nos jours, ont ignoré et, parfois, gommé.</em></strong> <em>(Illustration : Dr Ben Slimane et Bourguiba en 1937).</em></p>



<p>Par <strong>Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-12405644"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure></div>


<p>Nous sommes en novembre 1937 et le Néo-Destour vient de clore les travaux du congrès de la rue du Tribunal. Habib Bourguiba, accompagné du Dr Ben Slimane, part pour une tournée de propagande dans les régions de l’intérieur…</p>



<p>A Menzel-Bou-Zelfa accompagné de Moufdi Zakaria, militant du Parti populaire algérien (PPA). Ce dernier fut étonné de la force du Néo-Destour, de son prestige&#8230; Bourguiba rentra à Menzel-Bou-Zelfa sur un cheval. Naceur Jellouli le ridiculisera dans le journal<em> “La Dépêche Tunisienne” </em>à la rubrique <em>«Am el Hadj».</em></p>



<p>A Monastir c’était notre <em><em>«</em>quartier général<em>»</em></em>. Chaque matin, nous partions vers un groupe de villageois. Nous tenions des réunions dans des maisons, dans des huileries.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fusillade à Bizerte</h2>



<p>C’est la fusillade à Bizerte qui annonça que la répression allait toucher la Tunisie après le Maroc et l’Algérie.</p>



<p>Après la fusillade, le Parti avait décidé d’envoyer Hédi Nouira, Mongi Slim et moi-même à Bizerte. Nous avions quitté Tunis au milieu de l’après-midi. Arrêtés sur la route par des gendarmes, on avait l’impression d’un pays en état de guerre. Arrivés à Bizerte<em>,</em> le contrôleur civil Mottes, à ses côtés le caïd Mohamed Salah Mzali, avait tenté de faire pression sur nous sans obtenir de résultats.</p>



<p>Nous avions quand même rencontré nos amis, encore sous le coup de la fusillade. Bougatfa s’attendait à être arrêté. Le lendemain, j’avais assisté aux obsèques des victimes de la fusillade. Le Parti communiste tunisien et les syndicats CGT étaient représentés par El-Gharbi, artisan tailleur. Tahar Ben Ammar assistait aux obsèques. Rentrés à Tunis, nous apprenions l’arrestation de Bougatfa.</p>



<p>Quelques jours après, je me rendis le soir à Bizerte avec Bourguiba pour tenir une réunion. Nous étions accompagnés de Mahmoud Bourguiba, le journaliste d’<em>El-Zohra</em>. Avant de rencontrer nos amis, le commissaire de police nous avait convoqués. Ensuite, nous avions tenu une réunion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le conseil national du 4 mars 1938</h2>



<p>Un Conseil national très important fut tenu à la veille de la grande bataille qu’allait livrer le peuple tunisien contre le colonialisme, bataille qui durera jusqu’au début de 1943.</p>



<p>L’atmosphère était surchargée, mais la grande majorité des militants était consciente et résolue à tenir tête à la répression.</p>



<p>Un problème de détail se posait: celui de remplacer le Docteur Mahmoud Materi. Tahar Sfar refuse. On me fit la proposition, mais je répondis que ma situation matérielle n’était pas à la hauteur de ce poste. J’étais interne à l’hôpital Sadiki. Je vivais dans une chambre de l’hôpital, nourri par lui et gagnais 1000F par mois. On n’insista pas et on passa à des questions plus importantes.&nbsp;</p>



<p>Au cours de ce Conseil, ma position était, qu’il fallait résister à l’offensive du colonialisme&#8230;</p>



<p>Les événements se précipitent. Ali Belhouane est révoqué de ses fonctions de professeur au Collège Sadiki. L’agitation estudiantine au Collège était continue. Les élèves étaient en contact permanent avec le Parti.</p>



<p>Ali Ben Youssef, élève à cette époque, avait joué un grand rôle dans cette agitation. Attia, directeur du Collège et Vieux-Destourien ayant des relations avec les agents de la Résidence, poussait à la répression&#8230;</p>



<p>Après les graves décisions prises par le Conseil national en mars 1938 et qui seront tenues secrètes, une grande tournée de propagande à travers toute la Tunisie fut décidée.</p>



<p>Il s’agissait d’informer les militants et les masses populaires de l’imminence de la répression et des actions à entreprendre pour lutter contre cette répression et gagner la bataille en définitive.</p>



<p>Youssef Rouissi et moi-même étions désignés pour une tournée dans la région de Béja, Souk El-Arba et Aïn Draham.</p>



<p>Dans les réunions qui ont suivi le Conseil national, on appelait les Tunisiens à ne pas payer l’impôt, au refus du service militaire, aux sabotages des voies ferrées, poteaux téléphoniques, ponts, etc.</p>



<p>Il était nécessaire de ne plus prendre de précautions oratoires et d’engager la bataille avec tous les atouts possibles. Nous savions que la bataille allait être dure, d’autant plus que la France était à la veille d’une guerre avec l’Axe…</p>



<p>Après la réunion de Souk El-Arba, nous en avions tenu d’autres au grand marché de Souk El Ahad, à Ain Draham et Tabarka. Nous voulions prouver que nous étions le pays réel et Peignon, le contrôleur civil, flanqué du colon algérien Mahiouz et du collabo tunisien Ben Henda, en faisaient autant pour prouver qu’ils étaient le pays légal…</p>



<p>Le lendemain matin, 4 avril, nous devions tenir une réunion à Oued Melliz. Nous nous préparions à partir avec Mohamed Ben Amara, un bon et sympathique militant de Souk El-Arba lorsqu’on est venu nous avertir que nous étions convoqués au commissariat où on nous signifia que nous étions arrêtés, si Youssef et moi-même. Conduits à la prison, nous avons été enfermés ensemble dans une cellule. De notre cellule, nous entendions de temps en temps les cris des manifestants dans la ville.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous transférés au Tribunal militaire</h2>



<p>Mardi 5 avril au petit jour, nous fûmes transférés au Palais de Justice de Tunis. Le juge d’instruction, Darrodes, nous inculpa et nous voilà envoyés à la prison civile.</p>



<p>Nous n’étions pas complètement isolés de l’extérieur. Les premiers jours de la prison se passaient sans trop de secousses. Ce sont les événements de l’extérieur qui influaient, sur la vie de la prison. C’est à partir du 9 avril que les choses ont commencé à changer.</p>



<p>Pendant notre courte promenade de l’après-midi de ce même jour, le bruit de la fusillade nous arrivait nettement et à l’ampleur du drame qui se jouait dans les rues entre les Tunisiens désarmés et les forces de répression brutale qui souhaitaient impatiemment ce jour, l’angoisse me prenait au cœur…</p>



<p>Vers la fin de la journée du 9 avril, des cris de manifestants nous arrivaient de l’extérieur. Le lendemain, 10 avril, ce fut l’arrestation de Bourguiba et d’autres destouriens. L’après-midi, nous étions tous réunis…</p>



<p>Nous fûmes plus tard amenés et transférés au Tribunal militaire. Arrivés là,&nbsp; nous étions installés dans des cellules et les militaires et gendarmes qui nous surveillaient s’amusaient à nous faire peur en parlant entre eux de l’exécution de nos amis, et en disant que nous étions là pour être exécutés à notre tour.</p>



<p>Nous étions soustraits individuellement de la cellule et c’était pour aller devant le juge d’instruction qui nous informa de notre inculpation. Après cela, nous fûmes transférés à la Prison militaire et c’était de nouvelles insultes et humiliations. Nos affaires étaient piétinées et l’harissa tâchait nos vêtements et autres objets.</p>



<p>Après cette fouille, nous fûmes placés chacun dans une cellule. Je respirais un peu après tant de secousses. Alors commença la vie à la Prison militaire de Tunis qui durera jusqu’à la fin des interrogatoires.</p>



<p>Le juge d’instruction chargé de notre affaire était le Lieutenant-Colonel De Guérin de Cayla. Il se flattait d’avoir envoyé à l’échafaud des hommes politiques en Afrique Noire et en Indochine.&nbsp;</p>



<p>En 1938, le bureau politique du Néo-Destour fut condamné et transféré à la prison du Fort Saint Nicolas à Marseille d’où il fut libéré en 1943 par la gestapo allemande.</p>



<p><em>* Universitaire et activiste politique.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </em></p>



<p>** <em>Les «événements du 9 avril 1938» &nbsp;sont des émeutes qui ont lieu à Tunis dans un contexte de manifestations populaires revendiquant des réformes politiques, notamment l’institution d’un parlement, pas majeur vers l’indépendance de la Tunisie encore sous protectorat français. Débordées par un mouvement spontané, les forces de police et l’armée de l’occupation française ne rétablissent le calme qu’au prix de nombreux morts chez les émeutiers. Cette date est un évènement marquant du mouvement national tunisien.&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jMuh6byafj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/embed/#?secret=s7Fg4cBamc#?secret=jMuh6byafj" data-secret="jMuh6byafj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/">Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Décès de Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Bourguiba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/tunisie-deces-de-rachid-sfar-ancien-premier-ministre-sous-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 23:47:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ancien premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Sfar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Décès de Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Bourguiba</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Rachid Sfar ancien Premier ministre sous Habib Bourguiba et grand homme d’État est décédé, aujourd&rsquo;hui jeudi 20 juillet 2023, à l&rsquo;âge de 90 ans</em></strong></p>



<span id="more-8951704"></span>



<p>Fils de feu Tahar Sfar cofondateur du Néo-destour, Rachid Sfar natif de Mahdia, avait été chargé de hautes fonctions administratives notamment au ministère des Finances dont il a été le secrétaire général, et avait ensuite occupé plusieurs portefeuilles ministériels, notamment ceux l&rsquo;Économie nationale et les Finances.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="8951734" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-8951734" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="8951733" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-8951733" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Rachid-Sfar-Bourguiba.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>En juillet 1986 il a été chargé par Bourguiba des fonctions de Premier ministre pour rétablir les équilibres financiers et économiques du pays, alors que la situation financière étaient grandement dégradée, jusqu&rsquo;à octobre 1987, avant de présider la Chambre des députés durant plus d&rsquo;un an.</p>



<p>Il sera accompagné à sa dernière demeure, demain après la prière du vendredi dans sa ville natale, Mahdia.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Il y a 50 ans mourait Mahmoud El Materi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/13/il-y-a-50-ans-mourait-mahmoud-el-materi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 06:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mahmoud El Materi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bouguiba]]></category>
		<category><![CDATA[M’hamed Chenik]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chemins d'El Materi et Bourquiba s'étaient souvent croisés, et plus souvent encore décroisés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Décédé le 13 décembre 1972, voilà exactement cinquante ans, Dr Mahmoud El Materi était l&rsquo;un des leaders du mouvement national tunisien. Il n’est pas assez connu des nouvelles générations, qui gagneraient à mieux méditer le parcours exemplaire de cet homme d’exception.</em></strong> (Illustration: les chemins d&rsquo;El Materi et Bourquiba s&rsquo;étaient souvent croisés, et plus souvent encore décroisés). </p>



<span id="more-5654702"></span>



<p>Né fin décembre 1897, à Tunis, Dr El Materi fut l’un des fondateurs, avec Habib Bourguiba, du Néo-Destour, et le premier président de ce parti nationaliste qui réussit, au terme d’un long combat, à obtenir, en 1956, l’indépendance de la Tunisie et à contribuer à la construction de l’Etat tunisien moderne.</p>



<p>Au lendemain de l’indépendance, Dr El Materi fût marginalisé et son combat passé sous silence pendant des décennies par les historiographes attitrés de Bourguiba. Mais il n’a pas tardé à être réhabilité par les historiens du mouvement national et son grand apport à la libération de la nation enfin reconnu et documenté.</p>



<p>Ayant perdu sa mère et son père alors qu’il était enfant en bas âge, Mahmoud El Materi a fait des études brillantes au collège Sadiki à Tunis puis en France où il obtint sa licence en sciences, puis son doctorat en médecine avec mention très honorable le 6 juillet 1926. Il est le troisième médecin tunisien musulman à être diplômé de la faculté de médecine de Paris et le onzième formé dans une faculté européenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pondéré El Materi et le bouillonnant Bourguiba</h2>



<p>Durant son séjour à Dijon, Mahmoud El Materi écrit des articles politiques dans plusieurs journaux de l’époque. À Paris, il est d&rsquo;abord membre du Parti communiste français, qu’il quitte rapidement pour le Parti socialiste français, et milite pour la Ligue des droits de l’homme et l’Étoile nord-africaine dont il est un membre fondateur. Il collabore alors à plusieurs journaux et, en 1924, il retrouve un vieil ami du collège Sadiki, Bourguiba. Ils entament ensemble une carrière militante au sein des associations étudiantes réunissant des Tunisiens à Paris.</p>



<p>À l’âge de 28 ans, en novembre 1926, il rentre définitivement à Tunis et est rejoint par Bourguiba. Ils fondent ensemble, en 1932, le journal nationaliste <em>L’Action tunisienne</em>. Puis rejoignent les rangs du Destour avant d’en démissionner en septembre 1933 et de créer, le 2 mars 1934, le Néo-Destour dont El Materi est élu président.</p>



<p>Suit ensuite un long combat politique entamé par deux ans d’exil à Bordj le Bœuf, dans le sud tunisien, et des tournées aux quatre coins du pays. Réputé pour sa modération et sa probité morale, El Materi ne tarde pas à avoir des désaccords avec le bouillonnant Bourguiba. Il démissionne de la présidence du parti, mais poursuit le combat pour l’indépendance.</p>



<p>Proche de Moncef Bey, dont il était le médecin particulier, il est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement nationaliste de M’hamed Chenik en 1943, gouvernement qui tombe après la destitution et l’exil de Moncef Bey. Il fait toutefois partie du second gouvernement Chenik comme ministre de l’Intérieur en 1950 chargé de négocier avec la France les accords préalables pour l’autonomie interne.</p>



<p>Après une seconde déportation au sud du pays, avec les autres leaders nationalistes dont Bourguiba, Dr El Materi poursuit son action aux côtés de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tahar Ben Ammar</a>, chargé poursuivre les négociations entamées par le gouvernement Chenik et qui mènent vers l’autonomie interne puis l’indépendance. </p>



<p>Nommé ministre de la Santé publique dans le premier gouvernement formé par Bourguiba le 15 avril 1956, non pas en tant que membre du Néo-Destour mais comme indépendant, El Materi ne tarde pas à avoir de nouveaux désaccords avec ce dernier et démissionne de son poste. Resté député, il marque nettement son opposition à Bourguiba lors de débats ou de votes à l’Assemblée nationale et essuie des attaques personnelles de son compagnon de combat devenu entre-temps un autocrate attitré.</p>



<p>Dr El Materi prend alors sa retraite politique tout en se consacrant à la médecine comme premier président de l’Ordre des médecins de Tunisie et comme pionnier de l’organisation du secteur de la santé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong> (avec Wikipedia).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xhDG0XV9LV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/">Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/embed/#?secret=q3jod527qu#?secret=xhDG0XV9LV" data-secret="xhDG0XV9LV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Nov 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Masmoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le destin d'un homme, Tahar Ben Ammar, l'un des principaux architectes de l'indépendance de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/">Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1969, après le désastre des coopératives, Habib Bourguiba en larmes trouva utile de tirer Tahar Ben Ammar de sa retraite pour le décorer. Geste bien tardif, quand on sait l’humiliation que le Combattant suprême fit subir au Combattant subtil, dont l’unique tort fut, aux yeux de son rival, d’avoir signé l’accord de l’indépendance, le 20 mars 1956, à Paris.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-5063360"></span>



<p>Si Tahar Ben Ammar (1889-1985) n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer. Président de la Chambre d’Agriculture, du groupe tunisien au sein du Grand Conseil, membre du Conseil consultatif pour l&rsquo;Afrique du Nord, président du Front National, ami du Prince Fayçal d’Arabie, de l’Agha Khan, Edgar Faure, François Mitterrand, Richard Nixon, le Sultan Mohamed V du Maroc au bénéfice de qui&nbsp;il intercéda&nbsp;afin d’en obtenir le retour d’exil, ses références et son carnet d’adresses ont de quoi impressionner. Il avait ce don rare de susciter des amitiés, et de les conserver.</p>



<p>Architecte de l’autonomie interne puis de l&rsquo;indépendance de la Tunisie, c’est lui qui en tant que chef du gouvernement de la régence avait conduit des négociations dures sans concessions avec la partie française, avec en toile de fond l’hostilité du lobby colonial français, la rivalité entre Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef, et les manœuvres du palais beylical et de la résidence générale française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le porte-parole de la Tunisie en France</h2>



<p>Tahar Ben Ammar, dès 1921, avait été le porte-parole de la Tunisie en France en faveur d’une Constitution ouvrant la voie vers la reconnaissance ultérieure de la souveraineté nationale en accord avec&nbsp;la déclaration du président américaine&nbsp;Wilson.</p>



<p>Il avait été en 1920 l’un des membres fondateurs du Parti libéral constitutionnel (Destour) présidé par Abdelaziz Thaalbi et s’en était retiré pour garder sa marge de manœuvre. D’une manière générale, et lors du cheminement vers l’indépendance, il avait été en symbiose avec Habib Bourguiba.</p>



<p>L’auteur du livre laisse penser que son père jouissait d’une large marge de manœuvre, sinon d’une liberté totale, et qu’en général, il informait plus qu’il ne consultait le président du parti Néo-Destour, qui quoique souvent en détention ou en résidence surveillée, détenait la réalité du pouvoir au sein du mouvement national tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7nHAp8yyOl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/embed/#?secret=pWRlU8WbHB#?secret=7nHAp8yyOl" data-secret="7nHAp8yyOl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi contre Salah Ben Youssef, Tahar Ben Ammar, adepte de la réalisation des objectifs par étapes, se situa toujours fort logiquement dans le camp de Habib Bourguiba et il se prêta même à la manœuvre (c’en était bien une!) qui poussa le secrétaire général du Néo-Destour déchu à s’enfuir en Libye en janvier 1956. Cela mit fin à la guerre civile qui menaçait d’emporter le pays.</p>



<p>Malgré cela et après les accords de l’indépendance, il tenta de le convaincre de revenir, estimant que la principale pomme de discorde entre les deux hommes&nbsp;avait disparu. Mais c’était méconnaître l’hostilité implacable qui désormais séparait irrémédiablement les deux têtes du Néo-Destour. Et quand Bourguiba prit entre ses mains les rênes du pays, personne n’imaginait la suite, avec l’emprisonnement&nbsp;en 1958 de Tahar Ben Ammar et de son épouse pour une histoire scabreuse montée de toutes pièces, d’un recel de bijoux et d’argent appartenant à la famille du Bey.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Combattant Suprême et&nbsp;le Combattant Subtil</h2>



<p>En refusant de s’insérer dans les basses manœuvres dont le but était de justifier l’abolition du Beylicat devant le souverain marocain, Tahar Ben Ammar s’exposa ainsi à la vindicte de Bourguiba dont le caractère ombrageux et la rancune n&rsquo;ont pas peu contribué à l’instauration de son pouvoir personnel et son emprise sur le parti.</p>



<p>Ainsi parmi tous les membres du Néo-Destour qui comptaient, seuls Bechir Ben Yahmed et Mohamed Masmoudi osèrent critiquer l’injustice flagrante, au risque d’en subir des conséquences durables. Et les maquisards qui se souvenaient comment il leur avait fait parvenir des cargaisons d’armes lors de la lutte armée et qui se proposaient de protester pour le soutenir furent priés de garder leur calme, de préserver la paix civile, et de le laisser se défendre seul.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte, Tahar Ben Ammar&nbsp;a subi&nbsp;un redressement fiscal, auquel cas les services du ministère des Finances&nbsp;eussent dû suffire pour faire l’économie d’un mauvais procès conduit par une justice d’exception, et&nbsp;cinq mois d’emprisonnement avec son épouse pour les soi-disant besoins de l’enquête, mais cette affaire marqua sa fin politique, et Bourguiba eut ainsi le champ libre pour remodeler l’Histoire et les mémoires à son image.</p>



<p>Jalousie? Orgueil? Accuser un fin politique comme le chef du Néo-Destour de mégalomanie ne suffirait pas à convaincre. Le plus probable est que le Combattant Suprême craignît&nbsp;le Combattant Subtil, en raison de l’étendue de ses relations françaises et internationales, de son influence, son rayonnement à l’intérieur même du pays, sa forte personnalité.</p>



<p>Lors du procès, si on peut qualifier ainsi la mascarade dont il fit l’objet, Tahar Ben Ammar fut questionné à propos d’un document obtenu par le résident général dont Habib Bourguiba&nbsp;était le détenteur, de Mohamed Salah Mzali, et du projet de réforme limitée du résident général Voizard, soutenu par le Bey et/ou son fils Chedli,&nbsp;avec un gouvernement et un parlement tunisiens incluant <em>«de jure»</em> des Français. Ce projet avait visiblement déboussolé un militant aussi chevronné que Hédi Nouira, au point de le&nbsp;pousser à démissionner des instances dirigeantes du Néo-Destour. Or, Voizard aurait été, tout comme Mzali, franc-maçon, selon l’auteur du livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nationalisme ombrageux et nationalisme apaisé</h2>



<p>Sans doute,&nbsp;lors du procès, voulait-on insinuer que Tahar Ben Ammar le fût également, mais il s’est toujours opposé aux menées du résident général visant à empêcher l’émergence&nbsp; d’institutions tunisiennes homogènes, c’est- à dire réservées&nbsp;aux seuls Tunisiens de souche. Quelle souche? Il compta de nombreux juifs tunisiens parmi ses amis et collaborateurs et il ne faut pas oublier ses contacts avec Elie Cohen Hadria ou André Duran Angliviel, le rôle déterminant que joua un homme comme l’avocat Albert Bessis omniprésent lors des négociations avec la France, ni les liens tissés avec Lucie Faure, l’épouse d’Edgar, qui avait trouvé refuge à Nabeul durant l’occupation allemande de la France et qui lui ouvrit souvent les colonnes de sa revue <em>La nef</em>.&nbsp; Il n’en fut pas pour autant un cosmopolite, son engagement en faveur de l’indépendance totale du pays fut immanent, jamais contredit par les faits ou les évènements.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="munpA20jxm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/">Tahar Ben Ammar : Une biographie subjective</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Ben Ammar : Une biographie subjective » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/embed/#?secret=f07glUBmsn#?secret=munpA20jxm" data-secret="munpA20jxm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi,&nbsp;face au nationalisme ombrageux et au réformisme radical de Bourguiba, d’expression populiste, Tahar Ben Ammar représentait le nationalisme apaisé et le réformisme modéré des milieux d’affaires et des grands propriétaires terriens entretenant des relations cordiales avec le capitalisme étranger, qui se serait volontiers accommodé d’une monarchie parlementaire de type britannique, sinon on peut le supposer&nbsp;proche du modèle marocain. Bref, il constituait une alternative politique crédible, et cela, un régime nationaliste autoritaire tirant sa légitimité de l’adhésion des masses ne pouvait pas le tolérer.</p>



<p>En 1969, après le désastre des coopératives, un Bourguiba en larmes trouva utile de le tirer de sa retraite pour le décorer. Néanmoins, on se posera toujours la question de savoir comment le fils d’un agriculteur et éleveur aisé ayant quitté le lycée Carnot avant le baccalauréat pour diriger les affaires de sa famille, aura pu maîtriser de cette manière la langue de Molière ainsi que les subtilités de la politique nationale et internationale, et sera vu ouvrir toutes les portes, y compris celles du président américain Wilson en 1921, au point de devenir l’interlocuteur indispensable lors des négociations pour l’indépendance de son pays. Il y a là un mystère qui n’altère en rien le charme et la grandeur du personnage trente sept ans après sa mort.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Tahar Ben Ammar, le combat d’un homme, le destin d’une nation’’ (en arabe), par Chedly Ben Ammar, Tunis, 2015.</em></strong></p>
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