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	<title>Archives des notation souveraine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des notation souveraine - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/fitch-ratings-retire-la-tunisie-de-la-liste-des-pays-sous-observation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 13:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à «B-» et l'a retirée de la liste des pays sous observation.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/fitch-ratings-retire-la-tunisie-de-la-liste-des-pays-sous-observation/">Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>D’après une note récemment publiée et intitulée «Les notations de la dette senior non garantie à long terme sont conformes à la notation de défaut émetteur (IDR) en devises étrangères de la Tunisie», l’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à «B-» et lui a attribué une note de recouvrement de «RR4», la retirant de la liste des pays sous observation (UCO).</em></strong></p>



<span id="more-18307829"></span>



<p>Pour rappel, Fitch avait relevé, le 12 septembre 2025, la note IDR LT FC de la Tunisie à «B-» avec une perspective stable, en faisant savoir, aussi, qu’elle <em>«table sur une perspective de recouvrement moyenne en cas de défaut, compte tenu de l’absence de facteurs de recouvrement clairement identifiables pour cet État souverain. Ces instruments bénéficient d’une notation de recouvrement de ‘‘RR4’’»</em>.</p>



<p>Par ailleurs, Fitch a souligné que la Tunisie a obtenu <em>«un score de pertinence ESG (RS) de ‘‘5’’ pour la stabilité politique et les droits, ainsi que pour l’état de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et la lutte contre la corruption»</em>.</p>



<p>La Tunisie se situe dans la moyenne des indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale (WBGI), pris en compte dans le modèle de notation souveraine, au 36<sup>e</sup> percentile, <em>«ce qui traduit une faible stabilité politique, un état de droit et des droits de participation au processus politique affaiblis, ainsi qu’une capacité institutionnelle et un niveau de corruption perçue modérés»</em>, a expliqué l’agence.</p>



<p>Fitch a révélé, en outre, que la notation de la Tunisie serait améliorée, à conditions de<em> «réductions durables du déficit budgétaire et du ratio dette publique/PIB (par exemple grâce à une crédibilité accrue des politiques et à un engagement renforcé en faveur de la mise en œuvre des réformes)»</em> et/ou d’une <em>«augmentation continue des réserves de change (par exemple grâce à un resserrement supplémentaire des déficits du compte courant combiné à un accès toujours plus facile à des financements extérieurs durables)»</em>.</p>



<p>En revanche, la notation de la Tunisie peut être dégradée, en cas <em>«d’incapacité à réduire les besoins de financement budgétaire (par exemple en raison d’une réduction des déficits budgétaires inférieure aux prévisions)»</em> et/ou <em>«d’une pression accrue sur les comptes extérieurs se traduisant par une baisse plus importante des réserves de change que prévu ou par une dépréciation monétaire à grande échelle»</em>.</p>



<p>L’agence de notation a enfin précisé que <em>«ces décisions de notation reflètent l’application des nouveaux critères de notation souveraine de Fitch (septembre 2025) et intègrent pour la première fois des hypothèses de recouvrement dans les notations de la dette souveraine»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right">D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19767130-fitch-ratings" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/fitch-ratings-retire-la-tunisie-de-la-liste-des-pays-sous-observation/">Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Tunisie : nouvelle émission obligataire nationale du 6 au 13 mai 2024</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/13/tunisie-nouvelle-emission-obligataire-nationale-du-6-au-13-mai-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Apr 2024 10:55:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émission obligataire nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Maher Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie Clearing]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat tunisien continue de s’endetter sur le marché intérieur en lançant la 2e tranche de l’émission obligataire nationale pour l’année 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/13/tunisie-nouvelle-emission-obligataire-nationale-du-6-au-13-mai-2024/">Tunisie : nouvelle émission obligataire nationale du 6 au 13 mai 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face aux difficultés rencontrées pour lever de l’argent sur le marché international, en raison de la très mauvaise <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notation souveraine </a>du pays, l’Etat tunisien continue de s’endetter sur le marché intérieur au risque d&rsquo;assécher les liquidités dont a besoin le secteur productif, de relancer la planche à billets et de <strong><em>faire flamber </em></strong>l&rsquo;inflation.   </em></strong></p>



<span id="more-12452122"></span>



<p>On apprend que les souscriptions à la 2<sup>e</sup> tranche de l’émission obligataire nationale pour l’année 2024, fixée à 700 millions de dinars tunisiens (MDT) et susceptible d’être portée à un montant supérieur, seront ouvertes du 6 au 13 mai, indique un arrêté pris le 8 avril par le ministre des Finances, et publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort), le 12 avril.</p>



<p>Ces souscriptions pourront être clôturées avant la date fixée, qui pourra aussi être prolongée, indique l’arrêté fixant les caractéristiques et les conditions d’émission de cette tranche ainsi que les dates d’ouverture et de clôture des souscriptions.</p>



<p>La date de constitution des intérêts est fixée à la date de règlement-livraison des titres, soit le deuxième jour ouvré suivant la date de clôture des souscriptions à la deuxième tranche, soit le 15 mai 2024.</p>



<p>Pour la 1<sup>ère</sup> tranche de l’émission obligataire nationale de 2024, le Trésor a réussi à lever 1 033,7 MDT dépassant ainsi le montant initialement fixé à 750 MDT, soit un taux de réponse de 138%, avait indiqué Maher Zouari, directeur général de Tunisie Clearing.</p>



<p>Les sommes souscrites provenaient des courtiers en bourse et des banques, avec des taux de souscription respectifs de 67% et 33%.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KZygo95sqe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/">Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/embed/#?secret=yUF9bxAVca#?secret=KZygo95sqe" data-secret="KZygo95sqe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/13/tunisie-nouvelle-emission-obligataire-nationale-du-6-au-13-mai-2024/">Tunisie : nouvelle émission obligataire nationale du 6 au 13 mai 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Moody&#8217;s maintient la note souveraine de la Tunisie à Caa2 et révise sa perspective de négative à stable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/23/moodys-maintient-la-note-souveraine-de-la-tunisie-a-caa2-et-revise-sa-perspective-de-negative-a-stable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2024 09:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[balance courante]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moody’s confirme la note souveraine de la Tunisie en devises et en monnaie locale à Caa2.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/23/moodys-maintient-la-note-souveraine-de-la-tunisie-a-caa2-et-revise-sa-perspective-de-negative-a-stable/">Moody&rsquo;s maintient la note souveraine de la Tunisie à Caa2 et révise sa perspective de négative à stable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moody’s a <strong><em>confirmé la note souveraine de la Tunisie en devises et en monnaie locale à Caa2</em> et </strong>annoncé la révision de sa perspective de «négative» à «stable». </em></strong></p>



<span id="more-12180114"></span>



<p>L’Agence de notation&nbsp;justifie sa décision par une réduction sensible du déficit de la balance courante par rapport à ses niveaux historiques et aux prévisions antérieures de l’agence, ce qui a permis de soutenir le niveau des réserves de change et permis de rembourser deux émissions internationales successives en octobre 2023 et février 2024, selon un communiqué publié par la BCT.</p>



<p>Moody’s considère, que la note de la Tunisie pourra être relevée, si les progrès en matière de réformes structurelles se renforcent, mais c’est là où le gouvernement tunisien bloque quelque peu, eu égard le coût social de certaines de ces réformes, notamment celles relatives à la révision des subventions aux produits de première nécessité, à la privatisation des entreprises publiques ou la réduction de la masse salariale dans le secteur public. </p>



<p>Il va sans dire qu&rsquo;un effort des autorités dans ce domaine pourrait aider à améliorer la notation souveraine de notre pays, laquelle a été dégradée une dizaine de fois depuis 2010, ce qui a conduit à la baisse de l&rsquo;investissement et à la hausse du chômage au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>     </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/23/moodys-maintient-la-note-souveraine-de-la-tunisie-a-caa2-et-revise-sa-perspective-de-negative-a-stable/">Moody&rsquo;s maintient la note souveraine de la Tunisie à Caa2 et révise sa perspective de négative à stable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 07:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses en subventions]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses salariales]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>R&#038;I abaisse la note de l’émetteur en devises de la Tunisie de B à B-.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/">R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Des déficits budgétaires relativement élevés persistent. Les perspectives de consolidation budgétaire sont incertaines et le taux d’endettement public reste élevé», a indiqué la société japonaise Rating and Investment Information, Inc. (R&amp;I), mardi 29 août 2023, pour justifier  l’abaissement de la note de l’émetteur en devises de la Tunisie de B à B- avec une perspective de notation négative.</em></strong></p>



<span id="more-9574224"></span>



<p>Les recettes fiscales augmentent régulièrement et la croissance des dépenses salariales est également sous contrôle, a indiqué l’agence de notation dans un communiqué de presse, qui ajoute&nbsp;: <em>«Comme il existe un risque à la hausse concernant les dépenses en subventions, il reste à voir si le gouvernement sera en mesure de réduire son déficit budgétaire comme prévu.»</em></p>



<p>Etant donné que le gouvernement a fait des efforts pour garantir des devises étrangères et détenir un certain montant de réserves de change, il est peu probable que le pays soit confronté à des problèmes immédiats de liquidité en devises, a ajouté l’agence de notation.</p>



<p>Même si le déficit devrait se réduire en 2023, son niveau restera important. La dette extérieure du pays est importante, ce qui rend l’économie très vulnérable aux chocs extérieurs.</p>



<p>Néanmoins, les incertitudes grandissent quant à la capacité du gouvernement à assurer le service des dettes en devises à moyen terme, car il n’y a pas d’évolution claire pour obtenir le soutien financier du Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Néanmoins, R&amp;I estime que le soutien du FMI est un facteur crucial non seulement pour garantir la liquidité en devises, mais aussi pour parvenir à la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance économique grâce à des réformes structurelles.</p>



<p><em>«Pour répondre aux exigences pour bénéficier du soutien du FMI, le gouvernement a présenté un programme de réformes structurelles comme condition de l</em><em>’</em><em>aide financière, comprenant des restrictions sur les dépenses publiques pour les salaires des fonctionnaires, des réformes du système de subventions gouvernementales et des entreprises publiques, et une amélioration des conditions de travail, l</em><em>’</em><em>environnement des affaires, entre autres mesures»</em>, a ajouté R&amp;I.</p>



<p>Le gouvernement et la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’efforcent d’obtenir le soutien financier de gouvernements étrangers et d’organisations internationales et devraient être en mesure de lever suffisamment de fonds pour cette année, même sans le soutien du FMI.</p>



<p>L’agence de notation japonaise avait abaissé la note de l’émetteur en devises de la Tunisie à «B» avec perspective négative le 10 août 2022.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/">R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fitch Ratings abaisse la notation se la Tunisie à «CCC-»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jun 2023 06:57:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En l’absence d’accord avec le FMI, de réformes structurelles sérieuses et de perspectives de financement extérieurs, la course effrénée de la Tunisie vers le défaut de paiement se poursuit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/">Fitch Ratings abaisse la notation se la Tunisie à «CCC-»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fitch Ratings a annoncé dans un communiqué publié à Londres, vendredi 9 juin 2023, l’abaissement de la note de défaut des émetteurs en devises à long terme (IDR) de la Tunisie de «CCC+» à «CCC-». En l’absence d’accord avec le FMI, de réformes structurelles sérieuses et de perspectives de financement extérieurs, la course effrénée de notre pays vers le défaut de paiement se poursuit.</em></strong></p>



<span id="more-8304517"></span>



<p>Fitch, qui n’attribue généralement pas de perspectives aux souverains avec une notation de «CCC+» ou moins, explique cette énième dégradation de la notation de la Tunisie par l’intensification du risque de financement, des besoins de financement publics élevés, des risques élevés pour le plan de financement, un déficit budgétaire plus faible, mais des vulnérabilités persistantes, des rigidités budgétaires élevées, la part des salaires, des intérêts et des subventions représentant plus de 90% des recettes publiques en 2023 et 2024 et, last but not least, une dette publique aux risques élevés.</p>



<p>Nous publions ci-dessous la traduction d’extraits du communiqué de Fitch.</p>



<p><strong><em>Risque de financement intensifié</em></strong> : la dégradation à «CCC-» reflète l’incertitude quant à la capacité de la Tunisie à mobiliser un financement suffisant pour répondre à son important besoin de financement. Cela reflète l’échec de la mise en œuvre des actions préalables pour un programme convenu avec le FMI, qui seraient nécessaires pour débloquer le financement bilatéral associé qui sous-tendait le plan de financement de la Tunisie. Notre scénario central suppose un accord entre la Tunisie et le FMI d’ici la fin de l’année, mais c’est beaucoup plus tard que nos attentes précédentes et les risques restent élevés.</p>



<p><strong><em>Besoins de financement publics élevés </em></strong>: nous prévoyons que les besoins de financement du gouvernement seront élevés, à environ 16% du PIB en 2023 (environ 7,7 milliards USD) et 14% du PIB en 2024 (7,4 milliards USD), bien au-dessus de la moyenne 2015-2019 de 9%. Ceci est le résultat de déficits budgétaires élevés et d’importantes échéances de la dette, à la fois sur le plan intérieur – le gouvernement ayant de plus en plus recours au financement intérieur à court terme pour compenser le financement extérieur rare – et sur le plan extérieur, y compris les remboursements d’euro-obligations (500&nbsp;millions d’euros en 2023 et 850&nbsp;millions d’euros en 2024).</p>



<p><strong><em>Risques élevés pour le plan de financement</em></strong> : le plan de financement du gouvernement repose sur plus de 5 milliards de dollars de financement extérieur (10% du PIB). Nous pensons que la majeure partie du plan dépend d’un programme du FMI et ne sera probablement pas entièrement mobilisée cette année, même si un accord avec le FMI est conclu au 2<sup>e</sup> semestre 2023. Dans notre scénario central, la Tunisie débloquerait environ 3,5 milliards USD du financement extérieur prévu en 2023. Cela créerait des besoins de financement intérieur d’environ 13,5 milliards TND (8,5% du PIB), soit environ 25% de plus que la moyenne des trois dernières années et plus de 3 fois la moyenne 2015-2019. Nous pensons que cela mettra à rude épreuve la capacité d’absorption de la dette publique du marché intérieur, principalement couverte par le système bancaire, et nécessitera des injections continues de liquidités de la part de la banque centrale.</p>



<p>En l’absence d&rsquo;un accord avec le FMI, nous pensons qu’environ 2,5 milliards de dollars de financement externe pourraient être atteints en 2023 – principalement de l’Algérie, d’AfreximBank, de prêts-projets de partenaires multilatéraux et de subventions accrues de partenaires bilatéraux – intensifiant les défis de financement. Les sources de financement alternatives pour 2024 ne sont pas claires.</p>



<p><strong><em>Réformes et négociations avec le FMI au point mort</em></strong> : le conseil d’administration du FMI n’a pas approuvé un nouveau mécanisme de financement élargi (EFF) de 1,9 milliard de dollars sur 48 mois, prévu en décembre 2022, car les actions préalables n’ont pas été respectées. En particulier, le président a exprimé son opposition à une réforme convenue des subventions aux carburants (le gouvernement travaille sur une nouvelle proposition de réforme au FMI), tandis que la révision de la loi sur la gouvernance des entreprises publiques a été renvoyée au parlement.</p>



<p>Des progrès ont été accomplis sur d&rsquo;autres réformes approuvées par le FMI et aboutissant à un accord au niveau du personnel en octobre 2022. L’engagement de maîtriser la masse salariale, concrétisé par un accord avec le principal syndicat, l’UGTT, reste au cœur de la consolidation budgétaire, et des mesures fiscales ont été adoptées pour améliorer la mobilisation des recettes.</p>



<p><strong><em>Réserves de change à risque&nbsp;</em></strong>: nous prévoyons que le déficit du compte courant (CAD) se réduira à 7% du PIB en 2023 et à 6,5% en 2024 contre 8,5% en 2022. L’amélioration sera tirée par une reprise significative des recettes touristiques, en grande partie fixées par le creusement des déficits des balances énergétique et alimentaire, malgré la baisse des prix internationaux. Le CAD encore important créera près de 3,5 milliards USD de besoins de financement extérieur en 2023 et 2024, aggravés par des échéances de la dette extérieure publique de plus de 2 milliards USD en 2023 et de près de 3 milliards USD en 2024.</p>



<p>Les sources de financement extérieur dépendent fortement des emprunts extérieurs du gouvernement, et nous pensons qu’un déficit important du financement extérieur du gouvernement au-delà de notre scénario central exercerait une pression supplémentaire sur les réserves, qui s’élevaient à 7,8 milliards USD ou 93 jours de couverture des importations en avril 2023 (contre 129 jours pour la même période l’an dernier).</p>



<p>Les IDR «CCC-» de la Tunisie reflètent également les principaux facteurs de notation suivants&nbsp;:</p>



<p><strong><em>Déficit budgétaire plus faible, les vulnérabilités demeurent</em></strong>&nbsp;: nous prévoyons une réduction du déficit budgétaire à 5,8% du PIB en 2023 et à 4,5% en 2024, contre 6,9% en 2022. Ceci est principalement le résultat d’une performance stable des revenus, d’une masse salariale contenue (réduction en pourcentage du PIB), et la baisse du coût des subventions alimentaires et énergétiques soutenue par la baisse des prix internationaux. Cependant, nous pensons que le blocage des progrès en matière de réformes empêche la réduction des vulnérabilités budgétaires aux chocs.</p>



<p>Les rigidités budgétaires resteront élevées, la part des salaires, des intérêts et des subventions représentant plus de 90% des recettes publiques (hors subventions) en 2023 et 2024, et à moins d’être réformées, elles continueront de poser des risques pour la viabilité budgétaire.</p>



<p><strong><em>La dette pourrait baisser, mais les risques sont élevés</em></strong>&nbsp;: nous nous attendons à ce que la dette culmine à 80,9% en 2023, contre 79,4% en 2022, et diminue à 77,3% en 2024, à condition que la voie de la réforme budgétaire ne déraille pas, soutenue par des taux d’intérêt réels négatifs en 2023, et une croissance du PIB plus élevée et une consolidation budgétaire par la suite. La trajectoire de la dette reste très sensible aux chocs budgétaires et au taux de change, ce dernier étant une source potentielle de pression en cas de retards prolongés dans l’obtention de financements extérieurs.</p>



<p><strong><em>Perspectives de croissance défavorables&nbsp;</em></strong>: nous prévoyons que la croissance du PIB ralentira à 1,4% en 2023 contre 2,4% en 2022 en raison d’une inflation contenue mais toujours élevée (moyenne de 11% selon les prévisions de Fitch), d’un dosage politique plus serré en réponse aux déséquilibres macroéconomiques et budgétaires, la croissance en Europe (principal partenaire commercial de la Tunisie), un niveau élevé d’incertitude quant à l’orientation des réformes et de l’économie, et des conditions météorologiques défavorables affectant le secteur agricole. Nous prévoyons ensuite une amélioration modérée de la croissance à 2,3% en 2024, principalement tirée par un effet de rattrapage à partir de 2023, et se maintiendra autour de ce niveau à moyen terme.</p>



<p><strong><em>ESG &#8211; Gouvernance :</em></strong> la Tunisie a un score de pertinence ESG (RS) de &lsquo;5&rsquo; tant pour la stabilité politique et les droits que pour l’Etat de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et le contrôle de la corruption. Ces scores reflètent le poids élevé que les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale (WBGI) ont dans notre modèle exclusif de notation souveraine. La Tunisie a un classement WBGI moyen au 44e centile, reflétant une faible stabilité politique, un état de droit et des droits de participation au processus politique établis mais affaiblis et une capacité institutionnelle modérée et un niveau de corruption perçue.</p>



<p>Les sensibilités de la notation</p>



<p>Facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action de notation négative/déclassement&nbsp;:</p>



<p><strong><em>&#8211; Finances publiques</em></strong> : augmentation des signes indiquant qu’un défaut est probable, par exemple en raison de l’impossibilité d&rsquo;obtenir un financement du FMI et de débloquer le financement des créanciers publics associés.</p>



<p><strong><em>&#8211; Comptes extérieurs</em></strong> : pression accrue sur les comptes extérieurs entraînant une forte baisse des réserves de change ou une nouvelle détérioration de la viabilité de la dette extérieure.</p>



<p>Facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action/amélioration de notation positive&nbsp;:</p>



<p><strong><em>&#8211; Finances publiques</em></strong> : matérialisation de financements extérieurs suffisants pour répondre aux besoins du gouvernement, par exemple, à la suite de l’approbation par le FMI d’un nouveau programme et du déblocage de nouveaux financements provenant d’autres sources.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.fitchratings.com/research/sovereigns/fitch-downgrades-tunisia-to-ccc-09-06-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport à la source en anglais. </a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/">Fitch Ratings abaisse la notation se la Tunisie à «CCC-»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 06:14:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[investissement spéculatif]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[PBR Rating]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>PBR Rating explique la signification du processus de notation souveraine et ses impacts sur la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durant la dernière décennie, la notation souveraine de la Tunisie s’est vue dégradée à plusieurs reprises par les agences internationales de notation. Retour sur la signification du processus de notation souveraine et ses impacts sur la Tunisie, avec PBR Rating, l’agence de notation tunisienne.</em></strong></p>



<span id="more-6520327"></span>



<h2 class="wp-block-heading">1- Définition de la notation financière</h2>



<p>La notation financière est l’expression de la qualité financière d’une entité économique ou d’un produit financier. Il s’agit d’une opération d’évaluation approfondie opérée par des institutions spécialisées (dénommées <em>«agences de notation»</em>), basée sur une approche séquentielle entre une phase de diagnostic intrinsèque, une analyse environnementale et une évaluation des leviers de support.</p>



<p>La notation financière constitue, pour les investisseurs et les opérateurs économiques, un critère clé dans l’estimation du risque financier qu’un investissement ou qu’une relation économique comporte, particulièrement dans le cadre d’un contexte financier de plus en plus global qui rend difficile la maîtrise de l’information et, donc, de tous les paramètres de risque d’une opération économique ou financière.</p>



<p>Ainsi, les entreprises, les Etats, les collectivités et les grandes structures économiques ayant d’importants besoins de financement et de prometteuses perspectives de développement, voient dans les missions de notation financière un levier de renforcement interne en matière de gouvernance et de gestion financière, mais également un support de valorisation auprès du système financier ou de potentiels partenaires économiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1M3hgE779F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/01/moodys-abaisse-la-notation-de-4-banques-tunisiennes-a-caa2/">Moody’s abaisse la notation de 4 banques tunisiennes à Caa2</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moody’s abaisse la notation de 4 banques tunisiennes à Caa2 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/01/moodys-abaisse-la-notation-de-4-banques-tunisiennes-a-caa2/embed/#?secret=dy2qlzJMex#?secret=1M3hgE779F" data-secret="1M3hgE779F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-center"><strong>Echelles de notation (LT) : PBR Rating</strong></p>



<p><strong>AAA</strong> : Sécurité d’investissement optimale</p>



<p>AA+&nbsp;</p>



<p><strong>AA</strong> : Qualité de signature haute, risque très faible</p>



<p>AA-</p>



<p>A+</p>



<p><strong>A</strong> : Qualité de signature moyenne supérieure</p>



<p>A-</p>



<p>BBB+&nbsp;</p>



<p><strong>BBB</strong> : Qualité de signature moyenne</p>



<p>BBB-</p>



<p>BB+&nbsp;</p>



<p><strong>BB</strong> : Investissement à risques spéculatifs</p>



<p>BB-</p>



<p>B+&nbsp;:</p>



<p><strong>B</strong> : Investissement spéculatif</p>



<p>B- &nbsp;</p>



<p>BB-</p>



<p>CCC+&nbsp;</p>



<p><strong>CCC</strong> : Investissement hautement spéculatif</p>



<p>CCC-</p>



<p>CC+&nbsp;</p>



<p><strong>CC</strong> : Investissement extrêmement spéculatif</p>



<p>CC-</p>



<p><strong>C </strong>: Incidents de paiement, défaut partiel ou sélectif</p>



<p>RD</p>



<p>D&nbsp;: Défaut</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Notation locale et notation internationale&nbsp;: distinction et complémentarité</h2>



<p>Dans ce cadre, les missions de notation financière se déclinent selon le besoin et la typologie de chaque entité notée. Il est important de rappeler qu’il existe deux grilles de lecture de la notation financière, à travers la notation locale (à monnaie locale) et la notation Internationale (à monnaie étrangère).</p>



<p>La notation locale permet de présenter le profil de risque d’une entité donnée dans son environnement économique et financier local. Elle se distingue en termes de présentation, avec la présence de 3 lettres entre parenthèses après la note, permettant d’identifier l’environnement national dans lequel cette note a été attribuée, par exemple : BBB (TUN) , AA (TUN)…</p>



<p>Par contre, la notation internationale prend en compte, en plus des risques et des paramètres intégrés dans le cadre d’une notation locale, le risque financier du pays et des transactions financières émanant de ce dernier.</p>



<p>En matière de notation, il existe un certain consensus sur le plafonnement de la note internationale d’une entité donnée par rapport à la note internationale de son pays (sauf existence de certains facteurs justificatifs d’une grande décorrélation entre le risque de l’entité notée et son environnement national). De ce fait, une dégradation de la note du pays peut entraîner directement une dégradation des notes des entités du pays en question.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V2rpAHgQnM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/">Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/embed/#?secret=B1yqLp2ZBo#?secret=V2rpAHgQnM" data-secret="V2rpAHgQnM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">3- Suivi de la notation souveraine tunisienne</h2>



<p>La notation souveraine est une notation attribuée à un Etat afin d’identifier la qualité de sa situation financière et ses capacités en matière de solvabilité et de performances budgétaires. De fait, les Etats sont des opérateurs économiques qui expriment des besoins de financement externes – notamment sur les marchés financiers – et qui sollicitent donc des notations (souvent, plusieurs notations issues de différentes agences de notation) afin d’assurer leurs processus de collecte de ressources.</p>



<p>Dans une perspective générale, agrégeant les méthodologies des agences de notation, la note souveraine se base essentiellement sur (1) la croissance économique, (2) les potentialités de création de valeur sur le territoire national et autres agrégats macroéconomiques d’importance stratégique, (3) la gouvernance et les institutions étatiques, (4) la situation des finances publiques et les capacités de mobilisations des ressources et (5) la résilience face aux risques (politiques, financiers, opérationnels, etc.).</p>



<p>Chaque axe précédemment cité se décompose en plusieurs thématiques d’analyse, le tout étant ajusté par d’autres paramètres d’évaluation, à l’instar des couvertures et des garanties externes.</p>



<p>Il est à rappeler que les procédures de notation se font à travers les observations opérées directement par les agences de notation (sur certains aspects économiques et financiers au sein du pays noté) et à travers des échanges de données avec les autorités financières du pays noté.</p>



<p>Sur la base d’une notation agrégée à partir des notes des agences internationales de notation, la note moyenne de la Tunisie est passée de BBB, à CCC, sur la dernière décennie (soit 9 translations défavorables sur la grille de notation).</p>



<p>L’évolution de la note tunisienne peut s’expliquer par plusieurs facteurs, dont les plus prépondérants dans le schéma de notation sont&nbsp;: les indicateurs budgétaires (6,2%* de déficit budgétaire, par rapport à 5,5% pour la LF2023), la croissance économique (1,9%* en glissement annuel, par rapport à une croissance estimée de 2,6% en 2022), le commerce extérieur (-29,8MD* de déficit commercial, par rapport à 25,2MD en 2022), l’inflation (11,1%* en moyenne annuelle, par rapport à une moyenne de 8,3% en 2022), l’épargne (3,6% d’épargne nationale*), l’investissement (10,9% de taux d’investissement*), le déficit des entreprises publiques…</p>



<p>Par ailleurs, la note souveraine de la Tunisie a été également impactée par les perceptions extérieures concernant la situation politique et l’instabilité de la gouvernance durant la dernière décennie. Dans ce cadre, il est important de rappeler le contexte national et international de la notation tunisienne sur la période 2010-2022.&nbsp;En effet, la Tunisie a entamé, depuis 2010, un changement politique majeur et historique ponctué par le passage à la 2e puis à la 3e République (en 2014, puis en 2022) et marqué par de nombreuses crises internes et externes (attaques terroristes, épidémie du Covid-19, guerre en Ukraine, …). Une période durant laquelle la gestion des revendications sociales et des aspirations politiques a pris grandement le pas sur le pilotage des équilibres économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4- Impacts de la dégradation et facteurs de rétablissement de la notation souveraine</h2>



<p>Les impacts de la dégradation de la notation souveraine de la Tunisie sont perceptibles sur trois principaux aspects&nbsp;:</p>



<p><strong>La gestion budgétaire</strong> : l’évolution négative de la notation souveraine entraîne un enchérissement du coût de l’endettement international, jusqu’au tarissement de ses sources, en cas de risque substantiel sur la solvabilité du pays émetteur. Un déséquilibre de collecte des ressources, vers une sollicitation extrême des liquidités et des opérateurs locaux, est susceptible de transmettre les difficultés de financement de l’Etat central, au financement local de l’ensemble de l’économie.</p>



<p><strong>La sphère financière</strong> : la notation souveraine a un impact direct sur les établissements financiers du pays noté. La dégradation de la notation souveraine impact défavorablement le coût de financement et la qualité des actifs détenus par les établissements financiers locaux.</p>



<p>Par ailleurs et en cas de dégradation extrême de la notation souveraine, c’est le principe d’intermédiation et de correspondance avec d’autres établissements financiers dans d’autres pays qui peut être compromis.</p>



<p><strong>La sphère économique </strong>: au-delà des effets indirects de la dégradation (suite aux impacts de la notation souveraine sur la gestion budgétaire et sur la sphère financière), le tissu économique supporte une détérioration de sa qualité en tant que partenaire commercial auprès des opérateurs internationaux. En effet, l’évolution du risque pays engendre une défiance sur la solvabilité des entreprises locales, impactant les conditions d’approvisionnement (rareté et cherté de certains produits), les modalités de transaction (délais de paiement), les primes d’assurances internationales, les investissements (notamment étrangers), … ce qui a un impact direct sur la création de valeur nationale ainsi que sur la situation financière des acteurs locaux.</p>



<p>La restauration progressive de la notation souveraine tunisienne est conditionnée par le renforcement de la confiance dans la Tunisie, en tant que partenaire économique et financier, à l’échelle locale et internationale. Il s’agit de mettre en place un plan d’action, dont les bases sont de rassurer, planifier et exécuter.</p>



<p>Tout d’abord et afin de remédier rapidement aux dernières dégradations de la note, il est important de clarifier et de communiquer sur un plan de financement détaillé de l’exercice budgétaire actuel, mettant en exergue l’absence de risque quant aux décaissements des dépenses du budget 2023 et notamment celles du remboursement de toutes les échéances des dettes extérieures du S2-2023. La signature définitive et le démarrage de l’exécution de l’accord avec le FMI (1.9 MD $) reste un point central dans le dispositif de financement de l’Etat tunisien, tel qu’annoncé par les autorités financières.</p>



<p>Ensuite, les opérateurs économiques et financiers, locaux et internationaux, sont en attente des orientations tunisiennes pour la gestion du déficit public ainsi que les déficits des entreprises publiques. Dans ce cadre, il est important de souligner que les mesures de gestion des finances publiques se doivent d’être accompagnées par des réformes structurelles au profit de l’économie tunisienne afin que ces mesures ne se transforment pas en de simples leviers d’austérité inflationnistes. Toute mesure inflationniste se doit d’être opérée dans un contexte de création de valeur soutenue afin d’en maîtriser les impacts sur la société tunisienne et ses opérateurs économiques.</p>



<p>Par la suite, les réformes structurelles se doivent d’être axées prioritairement sur la valorisation et le renforcement des capacités productives du tissu économique tunisien à travers les leviers de l’exportation (gestion de la balance commerciale) et l’investissement (et notamment étranger).</p>



<p>La dégradation de la notation souveraine tunisienne est le reflet de déséquilibres macroéconomiques internes, de mutations politiques et d’un contexte international très défavorable. Il s’agit de la perception de la Tunisie par ses potentiels partenaires à travers une notation qui a des impacts directs sur la situation des finances publiques, des opérateurs privés et des citoyens. Le rétablissement et le relèvement de la notation est un processus possible et réalisable à travers des actions concrètes, dont les premières peuvent être menées à court terme afin de réaliser et d’exécuter le potentiel que recèle le tissu économique national.</p>



<p>L’agence de notation financière PBR Rating, initiée et parrainée par le Conseil Bancaire et Financier (anciennement appelé Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers), a été inaugurée en mai 2018 par le ministre des Finances. L’agence a pour vocation le déploiement et la diffusion de solutions de notations financières et extra-financières, ainsi que la publication d’études et de recherches économiques, contribuant à la transparence et à l’efficience de l’information financière, pour l’ensemble des intervenants économiques, nationaux ou internationaux, sur le marché tunisien. </p>



<p><em>* Estimation PBR Rating, pour l’exercice budgétaire 2023</em>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Document : Moody’s explique la dégradation de la notation de la Tunisie à Caa2</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/document-la-note-de-moodys-degradant-la-notation-de-la-tunisie-a-caa1-et-avecn-perspective-negative/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 10:23:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Moody&#039;s Investors Service]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
		<category><![CDATA[risque de défaut]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moody's justifie la dégradation de la note souveraine de la Tunisie de Caa2 à Caa1 avec perspective négative. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/document-la-note-de-moodys-degradant-la-notation-de-la-tunisie-a-caa1-et-avecn-perspective-negative/">Document : Moody’s explique la dégradation de la notation de la Tunisie à Caa2</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moody&rsquo;s Investors Service (« Moody&rsquo;s ») a abaissé, vendredi le 27 janvier 2023, les notations à long terme des émetteurs en devises étrangères et locales de la Tunisie de Caa1 à Caa2 et a changé la perspective à négative. C’est la conclusion de l’examen en vue d’une dégradation qui a été initié le 30 septembre 2022.  Moody’s a également abaissé les notations de la dette senior non garantie et la notation senior non garantie de la Banque centrale de Tunisie à Caa2 et (P)Caa2 de Caa1 et (P)Caa1 respectivement, et a changé la perspective à négative.</em></strong></p>



<span id="more-6221538"></span>



<p>Ces notations étaient également auparavant en cours de révision pour déclassement. La Banque centrale de Tunisie est légalement responsable des paiements sur toutes les obligations de l’État. Ces titres de créance sont émis au nom du gouvernement.</p>



<p>La dégradation est motivée par l’évaluation de Moody’s selon laquelle l’absence de financement global à ce jour pour répondre aux importants besoins de financement du gouvernement augmente les risques de défaut à un point qui ne correspond plus à une notation Caa1.</p>



<p>Un nouveau programme du FMI doit encore être sécurisé, malgré la conclusion d’un accord au niveau des services en octobre 2022, aggravant une situation de financement déjà difficile et aggravant les pressions sur l’adéquation des réserves de change de la Tunisie.</p>



<p>Les conditions de financement intérieures et extérieures très strictes et le profil difficile du service de la dette du gouvernement tunisien augmentent les risques de refinancement.</p>



<p>Moody’s estime que la faiblesse de la gouvernance et les risques sociaux importants expliquent en partie pourquoi la Tunisie a atteint un tel moment critique. Le soutien résiduel au crédit découle du matelas de réserve de change restant de la Banque centrale de Tunisie, parallèlement à l’engagement continu du gouvernement à rechercher un nouvel accord avec le FMI et à un historique de soutien de longue date d’un large éventail de partenaires internationaux.</p>



<p>La perspective négative reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle, à moins d’une amélioration opportune des perspectives de financement externe, la probabilité de défaut pourrait augmenter au-delà de ce qui est compatible avec une notation Caa2.</p>



<p>De nouveaux retards prolongés dans la mise en place d’un nouveau programme du FMI éroderaient les réserves de change par le biais de prélèvements pour le paiement du service de la dette, exacerbant ainsi les risques de balance des paiements et la probabilité d’une restructuration de la dette qui entraînerait des pertes pour les créanciers du secteur privé.</p>



<p>Les risques pesant sur le profil de crédit de la Tunisie resteront orientés à la baisse, même dans le cadre d’un éventuel accord avec le FMI, les perspectives de financement restant tributaires de la mise en œuvre rapide et soutenue de réformes qui s’avéreront invariablement difficiles face aux faiblesses de la gouvernance et à l’exposition aiguë aux risques sociaux.</p>



<p>Alors que le programme de réforme du gouvernement offre une voie pour corriger les importants déséquilibres budgétaires et extérieurs de la Tunisie, sa mise en œuvre risque d’être mise à l’épreuve par des obstacles politiques, sociaux et institutionnels.</p>



<p>Parallèlement à l’action d’aujourd&rsquo;hui, les plafonds du risque pays de la Tunisie ont été abaissés à B2 de B1 pour le plafond en monnaie locale et à Caa1 de B3 pour le plafond en devise étrangère.</p>



<p>L’écart de trois crans entre le plafond de la monnaie locale et la note souveraine reflète des institutions relativement prévisibles, bien qu’affaiblies; en équilibre avec une large empreinte du secteur public, des déséquilibres externes et un environnement politique et social difficile qui entrave l’environnement des affaires.</p>



<p>L’écart de deux crans entre le plafond en devises étrangères et le plafond en devises locales reflète les déséquilibres extérieurs persistants et la dépendance à l’égard des entrées de capitaux étrangers qui accroissent l’exposition des entreprises aux risques potentiels de transfert et de convertibilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Justification de la dégradation de la notation à Caa2</h2>



<p>La période considérée a été lancée pour évaluer les progrès accomplis par les autorités pour obtenir l’approbation par le conseil d’administration d’un nouveau programme du Fonds monétaire international (FMI) – essentiel pour atténuer les risques de financement et de vulnérabilité externe, et en fin de compte les risques sociaux – avant la fin de 2022; et la probabilité de maintenir des sources de financement public suffisantes dans les années à venir pour éviter une balance des paiements ou une crise budgétaire ayant des implications sociales négatives.</p>



<p>Au début de l’examen, Moody’s a estimé qu’en l’absence d’un accord opportun sur un nouveau programme du FMI, les risques de liquidité publique de plus en plus élevés de la Tunisie et sa position extérieure fragile augmentaient le risque de défaut.</p>



<p>La dégradation est motivée par l’évaluation de Moody’s selon laquelle l’absence de financement global à ce jour pour répondre aux importants besoins de financement du gouvernement augmente les risques de défaut à un point qui ne correspond plus à une notation Caa1.</p>



<p>Le 14 décembre 2022, le FMI a retiré de son ordre du jour une réunion du conseil d’administration sur un nouveau programme de 1,9 milliard de dollars (4,1% du PIB) pour la Tunisie qui était prévue pour le 19 décembre, après avoir conclu un accord au niveau des services en octobre.</p>



<p>Moody’s considère le programme comme essentiel pour la Tunisie à la lumière de ses importants déficits jumeaux, des conditions de liquidité extérieure et intérieure serrées et d’un profil difficile du service de la dette au cours des prochaines années.</p>



<p>Alors que les autorités tunisiennes ont signalé leur engagement continu à sécuriser un programme, la signature réussie d’un nouvel accord avec le FMI est restée insaisissable depuis que l’accord quadriennal précédent a été résilié en mars 2020.</p>



<p>Compte tenu de l’accès très limité aux marchés de capitaux internationaux et de la capacité de financement intérieure limitée, ces fonds sont essentiels pour répondre aux besoins d’emprunt annuels du gouvernement, qui sont budgétés à 24,4 milliards de dinars (15,5% du PIB prévu par Moody’s) pour 2023, restant en conforme aux niveaux élevés de 2020-22. Cela comprend un total de 4,2% du PIB en remboursements de principal externes arrivant à échéance – y compris une euro-obligation de 500 millions d’euros arrivant à échéance en octobre – ainsi que 5,8% du PIB en amortissements intérieurs.</p>



<p>&nbsp;Dans le cadre du plan de financement du gouvernement pour 2023 – qui suppose la mise en place d’un programme du FMI – 14,9 milliards de TND, soit 61% du total des fonds, devraient provenir de sources externes. À plus de 9% du PIB, c’est un montant supérieur à ce que la Tunisie a pu exploiter à l’extérieur ces dernières années, même lorsqu’elle bénéficiait d’un accès au marché international.</p>



<p>Alors que le budget 2023 prévoit une réduction du déficit budgétaire (hors dons) à 5,2% du PIB contre 7,7% du PIB dans la loi de finances rectificative 2022, la consolidation budgétaire s’appuie sur de nouvelles mesures d’augmentation des recettes et sur l’initiation d’une réforme progressive des subventions, dont la mise en œuvre risque de se heurter à des résistances politiques et sociales dans un contexte de faible croissance et d’inflation plus élevée.</p>



<p>Moody’s prévoit que la croissance économique de la Tunisie restera modérée à environ 1,7% cette année en raison de la baisse de l’activité économique dans la zone euro – qui absorbe environ les deux tiers des exportations de biens de la Tunisie – et des contraintes persistantes à l’investissement. De nouveaux retards dans l’obtention d’un financement extérieur aggraveront les pressions sur l’adéquation des réserves de change de la Tunisie.</p>



<p>Les réserves de change ont chuté à 7,5 milliards de dollars en décembre 2022, alors que les besoins de remboursement du principal de la dette extérieure s’élevaient à 2,1 milliards de dollars rien qu’en 2023.</p>



<p>Au-delà du rôle du matelas de réserve comme filet de sécurité pour les paiements du service de la dette extérieure, la préservation de la stabilité extérieure a des implications importantes pour la dynamique de la dette publique de la Tunisie compte tenu de la part élevée de la dette publique libellée en devises étrangères, équivalant à plus de 60% du total.</p>



<p>L’indicateur de vulnérabilité extérieure (le rapport entre la somme des paiements de la dette extérieure dus au cours de l’année prochaine et les dépôts des non-résidents et les réserves de change) restera supérieur à 200% cette année et l’année prochaine, indiquant une exposition importante à des perturbations potentielles de la balance des paiements pour faire face aux dettes extérieures à venir.</p>



<p>Le soutien résiduel au crédit au niveau Caa2 découle du matelas de réserve de change restant de la Banque centrale de Tunisie, qui continue de fournir un filet de sécurité aux amortissements de la dette extérieure dus cette année, ainsi que de l’engagement continu du gouvernement à rechercher un nouvel accord avec le FMI et un accord de longue date de soutien d’un large éventail de partenaires internationaux.</p>



<p>La Tunisie conserve un niveau de soutien de la part de ses partenaires occidentaux et du Golfe, motivé en grande partie par des préoccupations géopolitiques. Cependant, sans accès au financement du marché à des coûts abordables, le pays restera tributaire d’un flux régulier et opportun de financements importants du secteur public, dépendant des réformes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Justification de la perspective négative</h2>



<p>La perspective négative reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle, à moins d’une amélioration opportune des perspectives de financement externe, la probabilité de défaut pourrait augmenter au-delà de ce qui est compatible avec une notation Caa2.</p>



<p>De nouveaux retards prolongés dans la mise en place d’un nouveau programme du FMI éroderaient les réserves de change par le biais de prélèvements pour le paiement du service de la dette, exacerbant ainsi les risques de balance des paiements et la probabilité d’une restructuration de la dette qui entraînerait des pertes pour les créanciers du secteur privé.</p>



<p>Les perspectives négatives reflètent également les défis sociaux, politiques et institutionnels qui limitent les perspectives de mise en œuvre des réformes, compte tenu de la faiblesse de la gouvernance et de l’exposition aiguë aux risques sociaux.</p>



<p>Le programme de réforme du gouvernement, qui met l’accent sur la maîtrise de la masse salariale du secteur public en termes réels, la suppression progressive des subventions à la consommation au profit de transferts financiers plus ciblés et la réforme du secteur déficitaire des entreprises publiques, offre une moyen de corriger les importants déséquilibres budgétaires et extérieurs de la Tunisie.</p>



<p>Des progrès ont été amorcés, à travers la conclusion en septembre 2022 d’un accord salarial avec les partenaires sociaux, ainsi que les hausses des prix du carburant et du gaz mises en œuvre au cours de l’année dernière. Toutefois, de nouveaux progrès risquent d’être mis à l’épreuve par des obstacles politiques, sociaux et institutionnels, même si les perspectives de financement resteront tributaires de la mise en œuvre rapide et soutenue des réformes.</p>



<p>Ainsi, les risques pesant sur le profil de crédit de la Tunisie resteront orientés à la baisse, même dans le cadre d’un éventuel accord avec le FMI. Le cadre institutionnel tunisien reste en pleine mutation, et le très faible taux de participation enregistré aux élections législatives de décembre 2022 – 11,2% selon le conseil électoral – est révélateur du paysage politique fragmenté du pays.</p>



<p>L’approbation tardive du conseil d’administration du FMI souligne l’incertitude entourant le degré de consensus entre les parties prenantes et les groupes d’intérêts sociaux sur le programme de réforme du gouvernement.</p>



<p>De plus, les performances de la Tunisie dans le cadre des programmes antérieurs du FMI ont été mitigées : le dernier accord du FMI a été annulé en mars 2020, plus tôt que prévu, en raison du cycle prolongé des élections législatives et présidentielles à cette époque, et avec seulement cinq revues sur huit achevées.</p>



<p>Les tensions sociales récurrentes au cours de la dernière décennie dans un contexte de faible croissance et de création d’emplois, d’affaiblissement de la gouvernance et d’un paysage politique fragmenté ont mis à l’épreuve la capacité des gouvernements successifs à mettre en œuvre des réformes économiques et à remédier aux déséquilibres budgétaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Considérations environnementales, sociales et de gouvernance</h2>



<p>Le score d’impact de crédit ESG de la Tunisie est très fortement négatif (CIS-5), reflétant une très forte exposition aux risques sociaux et un profil de gouvernance faible.</p>



<p>Alors que les envois de fonds compensent partiellement les faibles perspectives de revenus, la capacité de l’État à répondre aux risques sociaux est de plus en plus menacée par les contraintes de bilan du gouvernement.</p>



<p>Le profil de crédit de la Tunisie est modérément exposé aux risques environnementaux, reflété dans son score de profil d’émetteur (E-3) et motivé par son exposition à l’élévation du niveau de la mer dans les zones côtières et à l’augmentation des risques liés à l’eau et à la désertification dans les régions internes. Les régions côtières représentent 80% de la production totale, ce qui entraîne une exposition.</p>



<p>La variabilité climatique, les précipitations irrégulières et les sécheresses sévères menacent le secteur agricole tunisien, qui représente environ 15% de l’emploi total. Le risque climatique physique est modérément négatif, les risques liés à la transition carbone et les risques liés aux déchets et à la pollution sont neutres à faibles, tandis que les risques liés au capital naturel et à la gestion de l&rsquo;eau sont très négatifs.</p>



<p>L’exposition aux risques sociaux est très élevée (S-5), tirée par les risques liés au travail et aux revenus. La rigidité des marchés du travail et la faible création d’emplois entraînent des taux de chômage élevés, y compris chez les jeunes diplômés. Ces contraintes rendent difficile l&rsquo;absorption d&rsquo;une main-d’œuvre bien formée, contribuant chaque année à des flux migratoires nets négatifs et à la fuite des cerveaux.</p>



<p>La résilience des envois de fonds est un facteur de soutien et compense en partie les faibles perspectives de revenus, mais la résilience de l’émetteur aux chocs est de plus en plus menacée par les contraintes de bilan du gouvernement. Plus généralement, les progrès des réformes et, par conséquent, la solidité budgétaire, les risques de liquidité et, dans une certaine mesure, les risques de vulnérabilité externe, sont façonnés par des considérations sociales et la capacité du gouvernement et des acteurs de la société civile à s&rsquo;aligner ou non sur des plans politiques crédibles. La gouvernance de la Tunisie est faible (profil d&rsquo;émetteur G-4).</p>



<p>Bien que l’orientation du pays vers la recherche d’un consensus ait joué un rôle déterminant dans la réussite de la transition démocratique avec toutes les parties prenantes impliquées, ces dernières années, le processus de prise de décision politique a été considérablement altéré. Les tensions sociales récurrentes entravent l’efficacité des politiques en réduisant le consensus politique pour la réforme, y compris de la part des institutions de la société civile.</p>



<p>De plus, la qualité des institutions exécutives et législatives s’est affaiblie du fait que les gouvernements successifs n’ont pas adopté et mis en œuvre un programme politique cohérent.</p>



<p>La structure institutionnelle de la Tunisie est très négative, tandis que la crédibilité et l’efficacité des politiques et la gestion budgétaire sont modérément négatives et que la transparence et la divulgation sont neutres à faibles.</p>



<p>Du fait que les notations ont été revues pour déclassement, la conclusion de la revue s’écarte des dates précédemment prévues annoncées dans le UK Sovereign Release Calendar, publié sur <a href="https://ratings.moodys.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>



<p><strong><em>PIB par habitant </em></strong>(base PPA, US$) : 11 515 (2021) (également connu sous le nom de revenu par habitant);</p>



<p><strong><em>Croissance du PIB réel</em></strong> (% de variation) : 4,4% (2021) (également connu sous le nom de croissance du PIB);</p>



<p><strong><em>Taux d&rsquo;’inflation </em></strong>(IPC, % de variation) déc./déc.) : 6,6% (2021);</p>



<p><strong><em>Solde financier du gouvernement général/PIB</em></strong> : -7,5 % (2021) (également connu sous le nom de solde budgétaire);</p>



<p><strong><em>Solde du compte courant/PIB</em></strong> : -5,9 % (2021) (également connu sous le nom de solde extérieur);</p>



<p><strong><em>Dette extérieure/PIB </em></strong>: 90,6 % (2021);</p>



<p><strong><em>Résilience économique</em></strong> : b1;</p>



<p><strong><em>Historique des défauts</em></strong> : aucun cas de défaut (sur obligations ou prêts) n’a été enregistré depuis 1983.</p>



<p>Le 24 janvier 2023, un comité de notation a été convoqué pour discuter de la notation de la Tunisie. Les principaux points soulevés au cours de la discussion étaient les suivants : les fondamentaux économiques de l’émetteur, y compris sa solidité économique, n’ont pas sensiblement changé. La solidité des institutions et de la gouvernance de l’émetteur a considérablement diminué. La solidité budgétaire ou financière de l’émetteur, y compris son profil d’endettement, n’a pas changé de manière significative. L’émetteur est devenu de plus en plus sensible aux risques événementiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Facteurs pouvant entraîner une amélioration des notations</h2>



<p>Compte tenu des perspectives négatives, une amélioration de la notation est peu probable dans un avenir proche. Les perspectives passeraient probablement à stables si Moody’s concluait avec une confiance suffisante que les progrès des réformes structurelles, ancrés dans un programme durable du FMI, étaient censés soutenir sensiblement le profil de crédit de la Tunisie en s’attaquant à certaines des contraintes structurelles de crédit de l’État, y compris celles émanant de son faiblesse des positions budgétaire et extérieure.</p>



<p>Dans le même ordre d’idées, un assouplissement durable des risques de liquidité de l’État tunisien et de vulnérabilité externe pourrait conduire à une note plus élevée.</p>



<p>À l’inverse, la note de la Tunisie serait abaissée si les contraintes sur la disponibilité et/ou le coût du financement persistaient, compromettant la capacité du gouvernement à faire face à ses besoins budgétaires et à ses obligations de paiement de la dette et rendant de plus en plus probable une restructuration de la dette. Cela pourrait se produire en raison de retards supplémentaires dans la conclusion d’un accord sur un nouveau programme du FMI ou dans l’avancement des examens de tout accord éventuel, liés à des progrès insuffisants dans la mise en œuvre des réformes.</p>



<p>L’augmentation des risques de vulnérabilité externe qui entraînent des pressions à la dépréciation de la monnaie qui maintiennent le fardeau de la dette à un niveau plus élevé et plus long que Moody’s ne le prévoit actuellement éroderait la viabilité de la dette et augmenterait la probabilité d’une restructuration de la dette.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;américain.</em> </p>



<p><strong><em>Source</em></strong>&nbsp;: <a href="https://ratings.moodys.com/ratings-news/398103" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Moody’s</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/document-la-note-de-moodys-degradant-la-notation-de-la-tunisie-a-caa1-et-avecn-perspective-negative/">Document : Moody’s explique la dégradation de la notation de la Tunisie à Caa2</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>R&#038;I de dégrade la notation de la Tunisie de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/ri-de-degrade-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b-avec-perspectives-negatives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Aug 2022 09:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Moody’s et Fitch, c’est au tour de l’agence japonaise R&#038;I de dégrader la notation souveraine de notre pays de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/ri-de-degrade-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b-avec-perspectives-negatives/">R&#038;I de dégrade la notation de la Tunisie de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les portes du financement extérieur se ferment les unes après les autres devant la Tunisie, qui traverse l’une de ses plus difficiles crises financières. Après Moody’s et Fitch, c’est au tour de l’agence japonaise <a href="https://www.r-i.co.jp/en/rating/about/rating_method.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">R&amp;I </a>de dégrader la notation souveraine de notre pays de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives. Nous traduisons ci-dessous l’analyse publiée le 10 août 2022 par l’agence pour justifier cette notation.</em></strong></p>



<span id="more-3014349"></span>



<p>La Tunisie traverse une situation économique difficile face à la détérioration de l’environnement extérieur et la hausse de l’inflation provoquée par l’invasion russe de l’Ukraine. À la lumière de l’augmentation pressions financières qui en a découlé, il faudra probablement du temps au gouvernement pour assurer une réduction constante du ratio de la dette publique, qui avait bondi à son niveau actuel sous la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Compte tenu de ces facteurs, ainsi que de l’augmentation du déficit du compte courant et de la vulnérabilité croissante aux facteurs externes, R&amp;I a abaissé la note d’émetteur en devise étrangère pour la Tunisie à B.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Approfondissement de l&rsquo;incertitude politique et sociale</h2>



<p>R&amp;I estime que pour renouer avec la stabilité en matière d’évaluation de sa notation souveraine, la Tunisie a besoin de parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) au terme des pourparlers sur l’aide financière demandée par le gouvernement tunisien. Ces pourparlers étant encore en cours, il est difficile, à ce stade, d’affirmer que le gouvernement peut assurer un accès continu à l’aide financière du FMI, quand bien même les deux parties parviendront à un accord, compte tenu de l&rsquo;approfondissement de l&rsquo;incertitude politique et sociale. C’est pourquoi la perspective de la notation est négative.</p>



<p>Le produit intérieur brut (PIB) réel a connu une croissance de 3,1% en 2021, marquant un rebond par rapport à la contraction considérable en 2020 en raison de l’impact négatif de la pandémie de Covid-19. Cependant, le PIB reste à un niveau bien inférieur à celui de la période pré-pandémique.</p>



<p>En 2022, la situation économique du pays est marquée par une croissance entravée par la pression exercée par des facteurs restrictifs tels que l’accélération de l’inflation alimentée par la hausse des prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires, ainsi que par le ralentissement économique en Europe, qui est un grand importateur de biens et produits tunisiens.</p>



<p>L’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie jette une ombre sur l’avenir du tourisme, source importante de devises pour le pays.</p>



<p>L’économie sera probablement ralentie par rapport à l’année précédente et le gouvernement a annoncé une révision à la baisse des prévisions de croissance du PIB réel pour cette année, qui est maintenant projetée à 2,6%, contre une prévision du FMI de 2,2%.</p>



<p>A partir de 2023, le pays devrait connaître une croissance du PIB à un rythme modéré de 2 à 3%, qui pourrait changer en fonction de l’évolution de la demande extérieure et de la situation politique intérieure.</p>



<p>&nbsp;La hausse des prix de l&rsquo;énergie et de l’alimentation élèvera probablement le déficit du compte courant à près de 10% du PIB en 2022, alors que ce déficit était tombé à 6% en 2021, reflétant la diminution du déficit commercial résultant de la faiblesse de la demande intérieure à cause de la pandémie de Covid-19, entre autres facteurs.</p>



<p>Le déficit pourrait se maintenir à un niveau élevé en fonction de l’évolution des prix des matières premières. La dette extérieure est énorme, se situant à court terme à un niveau qui pèse très lourdement sur la réserve de change.</p>



<p>&nbsp;Le déficit budgétaire est tombé à 7,7% du PIB en 2021, après avoir explosé à 9,7% en 2020 sous l’effet de la stagnation économique et en raison des dépenses budgétaires imposées par la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Pour 2022, le gouvernement a projeté un déficit budgétaire de 6,7%. La hausse des prix de l’énergie entraîne une hausse des taxes et les recettes non fiscales, qui s’accompagnent d’une augmentation des dépenses de subventions.</p>



<p>Bien que le gouvernement essaie de freiner les dépenses, le déficit budgétaire augmentera probablement à un niveau bien supérieur à sa projection initiale. Il devrait se maintenir à un niveau élevé à partir de 2023, à moins que des mesures audacieuses ne soient prises pour limiter les dépenses en subventions et en salaires des fonctionnaires, afin d&rsquo;atténuer les pressions sur le solde budgétaire.</p>



<p>La dette publique a bondi à 79,4% du PIB fin 2021, résultant de la détérioration du solde budgétaire au cours des dernières années. Il devrait dépasser 80% d’ici la fin de 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des problèmes structurels empêchent une croissance durable </h2>



<p>R&amp;I estime qu’il faudra un certain temps avant que le ratio d’endettement public commencer à baisser à un rythme régulier, en partie parce que l’économie est moins susceptible d’assurer une croissance durable élevée en raison des problèmes structurels.</p>



<p>&nbsp;Le gouvernement tunisien sollicite un soutien financier du FMI. Pour un pays qui gère simultanément des déficits fiscal et du compte courant, il est essentiel d’assurer un soutien financier du FMI afin de maintenir un environnement de financement stable.</p>



<p>Le gouvernement envisage de mettre en place des politiques visant à réduire les dépenses de subventions, à réduire la masse salariale des fonctionnaires et à réformer les entreprises publiques, entre autres mesures. S’il est mis en œuvre à grande échelle, le programme pourrait produire des résultats positifs en allégeant la charge budgétaire et en renforçant le potentiel de croissance de l’économie.</p>



<p>Cependant, il est difficile de prévoir à ce stade si le gouvernement dirigé par le président, qui &nbsp;bénéficie d’une plus grande autorité à la faveur de la nouvelle constitution, est en mesure de faire avancer les mesures prévues tout en préservant la stabilité sociale.</p>



<p>Les yeux sont donc tournés vers l’évolution des pourparlers avec le FMI sur l’aide financière, ainsi que la situation politique et socio-économique du pays.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.r-i.co.jp/en/rating/about/rating_method.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport R&amp;I en anglais. </a></em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4VLNZtZwPR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/30/tunisie-fmi-fitch-ratings-reste-dubitatif/">Tunisie – FMI : Fitch Ratings reste dubitatif</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – FMI : Fitch Ratings reste dubitatif » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/30/tunisie-fmi-fitch-ratings-reste-dubitatif/embed/#?secret=zfUAzlrxWP#?secret=4VLNZtZwPR" data-secret="4VLNZtZwPR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K4LWfx3vbK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/27/moodys-pourrait-degrader-savantage-la-note-souveraine-de-la-tunisie/">Moody&rsquo;s pourrait dégrader davantage la note souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moody&rsquo;s pourrait dégrader davantage la note souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/27/moodys-pourrait-degrader-savantage-la-note-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=OMpFa1AncB#?secret=K4LWfx3vbK" data-secret="K4LWfx3vbK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/ri-de-degrade-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b-avec-perspectives-negatives/">R&#038;I de dégrade la notation de la Tunisie de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&#8217;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&#8217;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&#8217;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&#8217;il avait publié, neuf mois...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Palais-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-233575"/></figure></div>



<p><strong><em>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&rsquo;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&rsquo;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&rsquo;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&rsquo;il avait publié, neuf mois auparavant, à l&rsquo;occasion de la précédente dégradation de cette notation de B à B–. Pour rappeler l&rsquo;époque révolue où notre pays faisait figure de leader africain dans ce domaine. Et pour interpeller les responsables de ce gâchis : les autorités qui ne montrent aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.**</em></strong></p>



<p>Par <strong>Taoufik Baccar</strong> * </p>



<span id="more-384560"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Taoufik-Baccar.jpg" alt="" class="wp-image-191396"/></figure></div>



<p>Mes excuses auprès des journalistes d’avoir refusé de commenter la nouvelle dégradation. En réalité il n’y plus rien à dire à part l’embrasement de la situation et l’accélération du rythme des baisses .</p>



<p>Voilà ce que j’ai posté un certain 10 juillet 2021 à l’occasion de l’ancienne dégradation</p>



<p>«Tristes records, l’agence de notation Fitch Rating vient d’abaisser la note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie, de «B» à «B–» avec des perspectives négatives.</p>



<p>A peine quinze ans auparavant et plus exactement en mai 2007, la Tunisie fêtait le passage de sa notation au grade «A –» assortie de perspectives stables chez l’agence de notation japonaise R&amp;I, confortant ainsi le mouvement continuellement ascendant de cette note depuis l’accès du pays, pour la première fois à une notation souveraine -tenez-vous bien- en 1994, et ce, malgré le fait que ces agences avaient pris l’habitude de nous reprocher les faibles progrès sur le plan de l’ouverture politique ainsi que la centralisation des pouvoirs.</p>



<p>Beaucoup de gens ont nourri des vœux en 2011 que la transition politique mène à une amélioration conséquente de la notation de la Tunisie et à une meilleure perception à l’étranger. Il n’en fut rien hélas, car bien au contraire la notation n’a fait que se dégrader et la perception de la Tunisie n’a cessé de se détériorer dix années durant, sans aucune réaction conséquente de la part des autorités, sinon cette grande erreur stratégique commise en éliminant l’agence Standard &amp; Poor’s. la plus prestigieuse des agences de notation, de la liste des maisons qui notent notre pays oubliant que cette agence garde le droit de procéder de sa propre initiative à des <em>«notations sauvages»</em> et donnant dans la foulée un signal fort au marché et aux observateurs, de manque de transparence et d’audace pour affronter les problèmes réels du pays à travers un programme de réformes à la mesure des défis.</p>



<p>La Tunisie a ainsi perdu en une décennie, sept à huit grades, selon les agences de notation !</p>



<p>Au niveau de notre classement au niveau des rapports et des forums internationaux qui reflètent la perception de notre pays à l&rsquo;étranger, nous avons même enregistré de tristes records. Ainsi le classement de la Tunisie par le Forum de Davos est passé entre 2010 et 2015 de la 32e à 92e place, soit une dégradation de soixante (60) places, la baisse la plus sévère jamais enregistrée depuis la publication du rapport de Davos au cours de la deuxième moitié des années soixante-dix. Une contreperformance digne du livre de Guinness. </p>



<p>Nous avons à maintes reprises proposé dans les publications du Centre international Hédi Nouira de prospective et d&rsquo;études pour le développement (Ciped) et notre livre <em>«Le miroir et l’horizon : Rêver la Tunisie»</em>, une stratégie assortie d’une démarche concrète pour reconquérir une note digne d’une Tunisie qui a toujours fait figure de leader africain dans ce domaine. Malheureusement, les autorités n’ont montré aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.»</p>



<p>** <em>Le titre est de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Dégradation de la notation de la Tunisie par Moody’s : On a évité le pire !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 10:14:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkrim Lassoued]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Commentant l’annonce, dans la soirée du mardi 23 février 2021, de la dégradation de notation souveraine de la Tunisie par l’agence américaine Moody’s de B2 à B3 en maintenant la perspective négative, Abdelkrim Lassoued, directeur général du Financement et des Paiements extérieurs à la Banque centrale de Tunisie (BCT), a précisé qu&#8217;on l&#8217;a échappé belle...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/24/degradation-de-la-notation-de-la-tunisie-par-moodys-on-a-evite-le-pire/">Dégradation de la notation de la Tunisie par Moody’s : On a évité le pire !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Abdelkrim-Lassoued-BCT.jpg" alt="" class="wp-image-337559"/><figcaption><em>Abdelkrim Lassoued</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>Commentant l’annonce, dans la soirée du mardi 23 février 2021, de la dégradation de notation souveraine de la Tunisie par l’agence américaine Moody’s de B2 à B3 en maintenant la perspective négative, Abdelkrim Lassoued, directeur général du Financement et des Paiements extérieurs à la Banque centrale de Tunisie (BCT), a précisé qu&rsquo;on l&rsquo;a échappé belle et <strong><em>q</em></strong>ue cette nouvelle notation aurait pu être pire. Doit-on donc s’en féliciter ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-337558"></span>



<p>Non bien sûr, M. Lassoued qui intervenait ce matin, mercredi 24 février 2021, dans la <a href="https://www.facebook.com/RadioExpressFm/videos/vb.154081004603253/477291656963876/?type=2&amp;theater" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"><em>‘‘Matinale’’</em> d’Express FM</a>, a estimé que cette dégradation est douloureuse et grave et va compliquer davantage la tâche du gouvernement qui a besoin de mobiliser des financements extérieurs pour boucler son budget de l’année en cours, des financements qui lui coûteraient désormais beaucoup plus chers, si tant est qu&rsquo;il trouverait des bailleurs de fonds pour les lui accorder.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un camouflet bien méritée</h3>



<p>Cette dégradation, du reste attendue, s’explique par plusieurs indicateurs économiques négatifs, notamment : 1- le taux de croissance (-8,8% en 2020, contre une moyenne de 0,5% au cours des 10 dernières années, difficile de faire pire); 2- le creusement du déficit commercial à 10,1 du PIB en 2020, contre de 3,5% en 2019 (soit une hausse de 6,6% en une année); 3- la hausse du taux d’endettement à 84,6% du PIB en 2020, contre 74% en 2019, soit 10 points supplémentaires en une seule année, et contre 34% en 2010, soit 50% de plus en 11 ans. Moody’s prévoit même que ce taux pourrait atteindre 100% en 2022. </p>



<p>Un quatrième indice très négatif a sans doute pesé dans la décision des experts de Moody’s, c’est le taux de chômage qui a atteint 17,4%, en raison de la faiblesse des investissements, aussi bien intérieurs qu&rsquo;extérieurs, le site Tunisie n&rsquo;inspirant plus la confiance qu&rsquo;il inspirait, pourtant, avant 2011, sous la dictature de Ben Ali. Merci qui ? </p>



<p>À tout cela s’ajoute l’instabilité politique, qui ne plaide pas pour une relance de l’investissement, de la croissance et de l’emploi. Et Moody’s parle aussi de la mal-gouvernance qui ne permet pas de mettre en œuvre les réformes économiques qu’exige la situation, les gouvernements successifs ayant montré une grande incapacité à agir pour redresser la situation. Et les engagements pris à ce propos ne sont jamais respectés&#8230;  </p>



<h3 class="wp-block-heading">La stupidité n&rsquo;a pas de limite </h3>



<p>Il y a donc toujours la menace d’une autre dégradation de la notation souveraine de la Tunisie à C, et ce sera pire qu’une catastrophe : une descente aux enfers.</p>



<p>Conclusion: le chef du gouvernement Hichem Mechichi, plus soucieux de sa carrière politique que du sort du pays dont il a la charge, et qui a déjà prouvé son irresponsabilité, peut continuer à signer des accords d&rsquo;augmentations salariales et de primes exceptionnelles avec les représentants de tous les corps de métiers dont il espère l&rsquo;appui à sa petite personne. Et le parti islamiste Ennahdha, au pouvoir depuis 2011 et principal responsable de la gabegie régnant dans le pays depuis cette date, peut maintenir sa marche de soutien au gouvernement en place, samedi prochain, 27 février, pour prouver, s&rsquo;il en est encore besoin, que la stupidité  n&rsquo;a pas de limite. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/24/degradation-de-la-notation-de-la-tunisie-par-moodys-on-a-evite-le-pire/">Dégradation de la notation de la Tunisie par Moody’s : On a évité le pire !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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