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	<title>Archives des pouvoir d&#039;achat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pouvoir d&#039;achat - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>IACE &#124; Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 08:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité financière]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
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		<category><![CDATA[ratios dette/revenu]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement des ménages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une récente étude, l'IACE propose une feuille de route opérationnelle pour sortir la Tunisie de la crise du surendettement des ménages. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/">IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 26 mars 2026, une note d’analyse intitulée <a href="https://iace.tn/publication-jeudi-surendettement/">«Diagnostic, enjeux et solutions en Tunisie»</a>, où il analyse les tenants et les aboutissants de ce phénomène préoccupant et propose des solutions pour y faire face de manière structurelle et efficace.</em></strong></p>



<span id="more-18530972"></span>



<p><em>«Alors que des dispositifs institutionnels solides, commissions de surendettement, observatoires statistiques, cadres juridiques protecteurs, permettent à plusieurs États de détecter, traiter et prévenir les crises d’endettement, la Tunisie demeure confrontée à un vide structurel : absence de définition légale, de données consolidées, et d’institutions dédiées à la régulation du crédit»</em>, constate d’emblée l’étude, qui passe en revue les solutions apportées à ce problème par des pays comme la France où, en&nbsp;2024, 134 803&nbsp;dossiers ont été traités les autorités compétentes, et abouti à un effacement total des dettes pour 34,7% d’entre eux.</p>



<p><em>«À l’inverse, en Tunisie, le recours massif au crédit informel, l’absence de couverture sociale universelle et la fragmentation des réponses institutionnelles transforment un problème de solvabilité en crise sociale»</em>, souligne l’IACE, en rappelant, qu’en 2024, le taux de fragilité budgétaire par habitant atteint environ 171%, un seuil bien au-delà de la viabilité internationalement reconnue.</p>



<p>L’IACE, qui a déjà alerté sur les risques macroéconomiques du surendettement non encadré, dans une première note-diagnostique sur le sujet publiée en avril 2019, propose, dans sa nouvelle étude, une feuille de route opérationnelle, fondée sur trois piliers concrets : la régulation ex ante (prévention via encadrement des ratios dette/revenu et transparence contractuelle), la transparence (traitement amiable via médiation et accompagnement budgétaire) et la réhabilitation (sortie de crise via effacement ciblé et réintégration financière).</p>



<p><em>«Ces trois piliers s’appuient sur une triple légitimité&nbsp;: juridique (projet de loi n° 113/2020), empirique (cartographie fine des vulnérabilités, notamment Centre-Ouest et Sud-Ouest) et internationale (meilleures pratiques adaptées au contexte tunisien)»</em>, précise l’étude qui démontre que le surendettement des ménages en Tunisie ne relève plus d’un phénomène marginal, mais d’une crise structurelle profondément ancrée dans la fragilité budgétaire généralisée, l’absence de programmes de protection sociale adaptés et la dégradation continue du pouvoir d’achat.</p>



<p><em>«Porté par une inflation ciblée sur les biens essentiels, notamment alimentaires, et exacerbé par la précarité du marché du travail, le surendettement touche aujourd’hui des centaines de milliers de ménages en situation de fragilité financière aiguë, y compris des classes moyennes urbaines auparavant épargnées. Il frappe de manière disproportionnée les familles nombreuses et se répercute directement sur les enfants, compromettant leur santé, leur éducation et leur avenir économique»</em>, soulignent les auteurs pour qui les solutions ne peuvent être <em>«ni purement individuelles ni exclusivement répressives», </em>maisdoivent être <em>«systémiques, graduées et différenciées»</em>.</p>



<p>D’où l’urgence de cartographier le phénomène via un observatoire national, de réguler l’octroi du crédit par le plafond du ratio dette/revenu individuel (40 % pour la consommation, 50 % pour l’immobilier), d’instaurer une justice sociale à travers une loi de rétablissement personnel, et de prévention à long terme par une éducation financière intégrée dès l’école.</p>



<p><em>«Le surendettement en Tunisie n’est pas seulement une question de solvabilité : c’est un indicateur de la vulnérabilité croissante des ménages face aux chocs économiques, et un signal d’alerte pour la cohésion sociale et la stabilité macroéconomique»</em>, note encore l’étude en conclusion. Elle ajoute : <em>«Agir vite et agir bien n’est plus une option. C’est une nécessité nationale, exigeant une combinaison équilibrée de régulation, de transparence et de réhabilitation ; les trois piliers d’une sortie durable de crise.»</em></p>



<p><a href="https://iace.tn/publication-jeudi-surendettement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l&rsquo;intégralité de l&rsquo;étude. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/">IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 11:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’UGTT peut sembler comme un fruit mûr pour qui cherche à la faire tomber. Est-elle vraiment au chapitre de la dissolution ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/">Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une circulaire publiée jeudi 14 août 2025, la Première ministre, Sarra Zaafrani Zenzeri, a annoncé la fin de la mise à disposition des salariés au profit des organisations syndicales et appelé les bénéficiaires de cette mesure à regagner immédiatement leur lieu de travail. Cette décision s’inscrit clairement dans le bras-de-fer engagé depuis quelque temps entre le pouvoir exécutif et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), et qui semble destiné à se corser au cours des prochains jours.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17239232"></span>



<p>En effet, suite à la grève générale qui a paralysé pendant trois jours le secteur du transport public, un groupe de partisans de Kaïs Saïed – ou se réclamant de lui – ont tenté, le 7 août, de prendre d’assaut le siège de la centrale syndicale au centre-ville de Tunis et le président de la république a, le lendemain, apporté un soutien indirect aux assaillants en adressant des critiques acerbes à l’UGTT, qu’il a accusée, assez clairement mais sans la nommer, de corruption et de nuisance à l’économie nationale, tout en menaçant ses dirigeants de poursuites judiciaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de suspicion généralisée</h2>



<p>Il ne fallait pas plus pour qu’un climat de suspicion généralisée s’installe, que les positions se raidissent et que des déclarations incendiaires soient faites de part et d’autre, faisant craindre ou laissent présager une confrontation prochaine entre le Palais de Carthage et la Place Mohamed Ali.</p>



<p>Dans ce climat explosif, une vidéo tombée du ciel et dont personne ne semble connaître l’origine, a largement circulé hier sur les réseaux sociaux. On y voit Saïed annoncer la dissolution de l’UGTT et s’attaquer en des termes peu choisis aux dirigeants de l’organisation et les menacer de poursuites judiciaires pour corruption aggravée.</p>



<p>La vidéo en question, qui n’a pas été diffusée par les canaux officiels habituels, n’est pas authentique et semble avoir été générée par l’Intelligence artificielle (IA), mais le silence des autorités qui l’a entourée laisse planer un grand malaise, notamment au sein de l’UGTT dont les dirigeants ont de bonnes raisons de se sentir dans le viseur du pouvoir.</p>



<p>La rupture étant clairement consommée, et depuis plusieurs années déjà, aucun dialogue ne semble désormais possible, d’autant que les autorités ont décidé unilatéralement de surseoir à toute négociation sociale, du moins avec les dirigeants actuels de l’organisation avec qui elles voudraient clairement en finir, et si possible avant son prochain congrès prévu en février 2026.</p>



<p>L’annonce par la présidence du gouvernement de la fin de la mise à disposition des salariés au profit des organisations syndicales ne va pas changer énormément la donne, car il reste encore peu de fonctionnaires détachés auprès de l’UGTT, la majorité de ceux qui bénéficiaient de ce régime au cours des précédentes décennies sont sortis en retraite ou sont revenus eux-mêmes à leurs postes antérieurs dans la fonction publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mz6QTN3v2r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/">Tunisie | Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/embed/#?secret=PtEXTihkoY#?secret=mz6QTN3v2r" data-secret="mz6QTN3v2r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Du dialogue à la soumission </h2>



<p>La décision annoncée a cependant une portée éminemment politique. Elle vise à avertir l’organisation syndicale d’un changement radical dans les relations que le pouvoir actuel entend entretenir avec les dirigeants syndicaux, et qui seraient fondées non pas sur le dialogue mais sur la soumission.</p>



<p>Ces derniers n’avaient pas besoin d’un tel avertissement pour comprendre que Kaïs Saïed est déterminé à neutraliser l’UGTT pour ne pas avoir à faire face à des mobilisations sociales sur fond de blocage politique, de crise économique, de hausse des prix et de baisse du pouvoir d’achat. &nbsp;</p>



<p>En décidant d’organiser une marche nationale à Tunis le 21 août courant, en réponse aux pressions politiques croissantes et aux attaques dont elle estime faire l’objet, l’UGTT entend ne pas se laisser faire.</p>



<p>Cette décision a été prise, à l’issue d’une réunion d’urgence de sa Commission administrative nationale (CAN), le 11 août, pour <em>«défendre les droits syndicaux» </em>et dénoncer <em>«la rupture des négociations, l’interruption du dialogue et les attaques contre le siège du syndicat»</em>.</p>



<p>L’organe de presse du syndicat, <em>Echaab News</em>, a indiqué, de son côté, que la direction de l’UGTT a protesté contre l’<em>«attaque brutale»</em> menée contre son siège par des <em>«partisans du pouvoir»</em> scandant des slogans hostiles, tout en imputant à ce même pouvoir la responsabilité de cette <em>«mobilisation et incitation contre le syndicat»</em> et en affirmant sa détermination à exercer son droit de poursuivre en justice les agresseurs et leurs commanditaires.</p>



<p>Selon un communiqué publié à l’issue de la réunion et publié par <em>Echaab News</em>, la CAN a mis en garde contre <em>«la répétition de tels actes et contre leur utilisation comme prélude pour entraîner le pays dans une spirale de chaos et le pousser vers l’inconnu.»</em></p>



<p>La Commission a, aussi, fermement condamné ce qu’elle a qualifié de <em>«campagne de dénigrement systématique orchestrée par les autorités pour ternir la réputation des syndicalistes, les accusant de corruption dans le cadre d’une mobilisation populiste visant à saper la crédibilité du syndicat, à éroder la confiance du public et à semer la discorde parmi ses membres.»</em></p>



<p>Tout en décidant de rester en session permanente pour suivre l’évolution de la situation, la Commission administrative n’écarte pas le principe d’une grève générale nationale, dont la date serait fixée ultérieurement, <em>«au cas où les négociations resteraient au point mort, les droits syndicaux seraient violés et le siège du syndicat attaqué»</em>, a écrit <em>Echaab&nbsp;News</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gRrrzlkJNz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/">UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/embed/#?secret=X7PsDVtVAU#?secret=gRrrzlkJNz" data-secret="gRrrzlkJNz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vendre chèrement sa peau</h2>



<p>L’UGTT semble donc décidé à vendre chèrement sa peau, même si ses dirigeants savent pertinemment qu’ils n’ont aucun intérêt à croiser le fer avec un pouvoir peu porté sur le dialogue, qui voit les digues de l’opposition céder les unes après les autres devant ses assauts répétés contre les droits et les libertés et qui, face à l’absence de solutions immédiates aux problèmes socio-économiques du pays et à la sourde montée de la colère populaire, croit pouvoir passer en force en imposant le processus d’assainissement de la scène publique mis en œuvre par la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021.</p>



<p>Affaiblie par ses divisions internes, aux prises avec une crise de légitimité et de plus en plus critiquée pour la dérive non-démocratique de sa direction actuelle, qui a tripatouillé ses règlements intérieurs pour s’éterniser à sa tête, l’UGTT peut sembler comme un fruit mûr pour qui cherche à la faire tomber. Est-elle vraiment au chapitre de la dissolution ? Les prochains jours répondront à cette question que se posent aujourd’hui tous les Tunisiens.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mS6UG7Ack7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/">Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/embed/#?secret=QmMWICDtMT#?secret=mS6UG7Ack7" data-secret="mS6UG7Ack7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/">Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Des conseils ministériels qui se suivent et se ressemblent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/29/tunisie-des-conseils-ministeriels-qui-se-suivent-et-se-ressemblent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 10:49:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conseils ministériels se suivent et se ressemblent et nous donnent la désagréable impression que l’Etat tourne en rond. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/29/tunisie-des-conseils-ministeriels-qui-se-suivent-et-se-ressemblent/">Tunisie | Des conseils ministériels qui se suivent et se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le conseil ministériel restreint (CMR) qui s’est tenu vendredi 28 mars 2025 au Palais de la Kasbah, était consacré à «l’examen des mesures urgentes pour booster l’économie, créer des emplois pour les diplômés chômeurs et améliorer les conditions de vie des citoyens». Sauf qu’aucune mesure concrète n’a été annoncée dans le communiqué rendant compte de la réunion et on s’est contenté, comme souvent dans ce genre de conclave, d’idées générales qui ne font pas manger son homme.</em></strong></p>



<span id="more-16013981"></span>



<p>Selon le communiqué de la présidence du gouvernement, le CMR a été présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri et <em>«débattu plusieurs axes stratégiques (sic&nbsp;!), notamment le soutien aux entreprises communautaires, la promotion de l’investissement comme moteur de croissance, la garantie de la souveraineté alimentaire et de la sécurité hydrique, ainsi que l’accélération de la transition numérique et énergétique».</em></p>



<p><em>«Un calendrier précis a été établi pour assurer une mise en œuvre rapide et coordonnée de ces mesures»</em>, ajoute le communiqué de la présidence du gouvernement, qui ne précise rien sur les dites <em>«mesures»</em> et ledit <em>«calendrier»</em> afin que nous puissions juger, nous autres analystes, citoyens et observateurs, du sérieux et de la faisabilité, et des <em>«mesures»</em> et du <em>«calendrier»</em>.</p>



<p>Selon le communiqué de la présidence du gouvernement, Mme Zaafrani Zenzeri <em>«a souligné l’importance d’adopter des mesures pratiques pour dynamiser l’économie dans les prochains mois, avec un suivi rigoureux.»</em></p>



<p><em>«Elle a aussi plaidé pour une approche intégrée visant à améliorer la performance économique, préserver le tissu institutionnel et adapter le cadre législatif aux mutations actuelles»</em>, tout en rappelant que <em>«la politique sociale doit rester au cœur des priorités, avec une exploitation optimale des ressources disponibles.»</em></p>



<p>Elle a également <em>«appelé à renforcer la coordination entre les différents départements ministériels et structures publiques pour lever les obstacles freinant la mise en œuvre des projets structurants. Et souligné la nécessité de relancer les projets en suspens afin de générer davantage d’opportunités pour les jeunes, encourager l’innovation et instaurer un climat économique compétitif rompant avec les modèles économiques traditionnels basés sur la rente.»</em></p>



<p>Cependant, quand on sait que plusieurs CMR du même genre ont été tenus au cours des  dernières années et ont abouti aux mêmes considérations générales sur l’investissement, la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat, sans que nous voyons la moindre amélioration de la situation économique dans le pays – l’investissement, la croissance et l’emploi restant désespérément en berne –, on est en droit d’être quelque peu perplexe et de ne plus attendre grand-chose de ces réunions qui se suivent et se ressemblent. Et qui nous donnent la désagréable impression que l’Etat tourne en rond, broie du vent et a du mal à débloquer la situation dans le pays.   </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NDsfpX287x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/tunisie-le-dossier-des-biens-confisques-fait-du-surplace/">Tunisie | Le dossier des biens spoliés fait du surplace</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le dossier des biens spoliés fait du surplace » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/tunisie-le-dossier-des-biens-confisques-fait-du-surplace/embed/#?secret=4gMCDAwezR#?secret=NDsfpX287x" data-secret="NDsfpX287x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/29/tunisie-des-conseils-ministeriels-qui-se-suivent-et-se-ressemblent/">Tunisie | Des conseils ministériels qui se suivent et se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 07:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[niveau de vie]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière d’inflation, il existe une contradiction entre ce qu’affirment les responsables de la Banque centrale de Tunisie et le vécu des chefs de familles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/">L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En matière d’inflation, il est un fait qu’il existe un décalage, voire une contradiction même, entre ce qu’affirment les responsables de la Banque centrale de Tunisie (BCT), à savoir que le rythme de l’inflation ne cesse de diminuer d’un mois à l’autre et qu’elle n’a pas dépassé pour le dernier mois 6,7% en glissement annuel, et le vécu d’un chef de famille qui, avec le même salaire nominal et le même nombre de personnes à charge, éprouve de plus en plus de difficultés à boucler ses fins de mois, ou la ménagère qui se rend tous les jours au marché ou à l’épicier du coin et rentre avec un couffin de plus en plus vide pour le même budget de dépenses. Qui a tort et qui a raison, les responsables de la BCT ou le chef de famille et la ménagère ? Explications… &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-14223069"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Sadok-Zerelli.jpg" alt="" class="wp-image-200552"/></figure>
</div>


<p>L’objectif de cet article étant avant tout didactique visant à améliorer un tant soit peu la culture économique de l’opinion publique et vulgariser un certain nombre de concepts économiques, je commencerai par définir le concept même d’inflation&nbsp;: <em>il s’agit de l’accroissement d’une période à l’autre du niveau des prix de TOUS les biens et services produits ou échangés dans une économie, qu’ils soient d’origine locale ou étrangère.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Mesure de l’inflation</h2>



<p>Même si la définition de l’inflation est simple, toute la difficulté réside dans comment la mesurer. Pour cela, il existe essentiellement deux instruments de mesure, dont la signification et la méthodologie de calcul sont fort différentes : l’Indice des&nbsp;prix à la&nbsp; consommation (IPC) établi et publié par l’Institut national de la statistique (INS) et le déflateur du PIB, un agrégat macroéconomique établi par la Comptabilité nationale. Il existe un troisième instrument, qui est l’indice des prix industriels, basé sur les prix de gros, alors que les deux autres indices sont basés sur les prix de détail, marges des revendeurs incluses.</p>



<p>L’IPC est le plus connu du grand public parce qu’il est censé mesurer l’évolution du pouvoir d&rsquo;achat des ménages et sert comme base de négociation entre le patronat et les syndicats pour les augmentations salariales. Il est calculé et publié régulièrement par l’INS sur la base du «<em>panier de la ménagère</em>», une liste de produits et de services qu’un ménage tunisien moyen est censé consommer durant une période de temps donnée. Cette liste qui comprend, de source INS, 243 produits et services de consommation courante, devrait être actualisée par des enquêtes de consommation que l’INS est censé réaliser tous les dix ans.&nbsp;</p>



<p>La première difficulté d’ordre méthodologique qui limite la signification de l’IPC en tant qu’instrument de mesure de l’inflation réelle est qu’il s&rsquo;agit d’un ménage moyen au sens statistique du terme, qui ne correspond en fait à aucun ménage vivant en Tunisie.</p>



<p>La deuxième difficulté d’ordre méthodologique aussi est de pouvoir définir ce qui est un produit ou service de consommation <em>courante </em>et ce qui est de consommation <em>exceptionnelle</em> (à ce sujet, les lecteurs de ma génération qui ont vécu en France au milieu des années 1970 se rappellent le scandale qui a failli renverser le gouvernement de Giscard d&rsquo;Estaing parce qu’un journaliste du <em>Canard Enchaîné</em> avait découvert que dans le <em>«panier de la ménagère»</em> établi par l’INSEE figure le caviar, un produit extrêmement cher que seule une infime minorité de Français ont les moyens de consommer!).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q65d7ACn9b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/">Les statistiques officielles sont une forme de mensonges scientifiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les statistiques officielles sont une forme de mensonges scientifiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/embed/#?secret=7t6Ni34VZp#?secret=q65d7ACn9b" data-secret="q65d7ACn9b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>La troisième limite de l’IPC en tant qu’instrument de mesure de l’inflation réelle est que les habitudes de consommation des ménages évoluent avec le temps, sous l’effet de l’élévation du niveau de vie, de la mode et du matraquage publicitaire notamment. Ainsi, certains produits ou services disparaissent de la consommation d’un ménage moyen au profit de nouveaux qui n’existaient pas auparavant. Par exemple, on trouve encore dans le panier de la ménagère établi par l’INS, le prix d’entrée à un bain maure, un service que de moins en moins de ménages utilisent depuis que la plupart d’entre eux disposent de salles de bains chez eux. Par contre, on n’y trouve pas le prix d’une minute de communication téléphonique par GSM ou le prix d’un Giga de débit Internet, de nouveaux services qui sont apparus depuis que l’INS a établi son fameux panier de la ménagère.</p>



<p>La quatrième limite est que l’IPC ne prend en compte que les produits et services consommés par les ménages, à l’exclusion de ceux consommés par d’autres agents économiques et notamment les producteurs. Par exemple, on y trouve le prix d’un KWh de courant 220 volts mais pas celui du courant de 380 volts utilisé essentiellement par les industriels. De même, on n’y trouve pas, par exemple, le prix d’une tonne d’aliments pour bétail, ou de fertilisants ou de semences etc., dont l’accroissement est à l’origine de l’augmentation des prix des produits agricoles et d’élevage. Il en est de même des prix des matières premières et produits semi finis utilisés par les industriels qui expliquent l’accroissement de leurs coûts de production et donc de leur prix de vente et qui ne sont pas pris en compte par l’IPC.</p>



<p>Mais la limitation la plus importante de la signification de l’lPC en tant qu’instrument de mesure de l’inflation réelle qui se produit en Tunisie provient des poids arbitraires qui sont affectés par l’INS à chaque bien et service et qui sont censés refléter son importance relative dans le budget de consommation d’un ménage moyen. Ainsi, à titre d’exemple, le pain et les pâtes, dont les prix sont subventionnés et donc restent relativement stables, sont affectés d’un poids de 30%, ce qui tire vers le bas le résultat final de l’IPC, malgré l’augmentation considérable des prix d’autres produits alimentaires essentiels pour l’équilibre alimentaire tels les viandes rouges ou blanches, les poissons, les fruits, etc.&nbsp;</p>



<p>En résumé, on peut dire que l’IPC constitue un instrument de mesure de l’inflation partiel et biaisé dans sa méthodologie de calcul même. Se baser là-dessus pour affirmer que le rythme de l’inflation a baissé d’un mois à l’autre, comme le fait la BCT qui base même son taux directeur sur l’évolution de cet indice, relève d’un abus de sa part de la faible culture économique du public tunisien et de sa méconnaissance de ces méthodologies de calcul que seuls les spécialistes en la matière connaissent.</p>



<p><strong><em>N’empêche qu’à priori, on ne peut que donner raison au chef de famille et à la ménagère qui n’ont pas besoin de méthodologies de calcul sophistiquées pour mesurer l’inflation, le poids de leurs couffins pour le même budget de dépenses étant le meilleur instrument de mesure de l’inflation réelle&nbsp;!</em></strong></p>



<p>En effet, qui pourrait croire, à l’exception des membres du CA de la BCT qui décident de la politique monétaire du pays sur la base du suivi de cet indicateur, que le taux d’inflation n’a pas cessé de baisser d’un mois à l’autre et n’a pas dépassé durant le dernier mois 6,7% en glissement annuel, lorsqu’on sait que le prix d’un litre d’huile d&rsquo;olive a atteint 25 dinars dans un pays qui en est le troisième producteur mondial, ou que le kilogramme de sardines (poisson du peuple) a atteint 14 dinars dans un pays qui dispose de 1200 kilomètres de côtes maritimes, ou que tous les fruits sont introuvables à moins de 7 dinars le kilogramme dans un pays où l’agriculture occupe la première place dans l’économie?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déflateur du PIB</h2>



<p>Le deuxième instrument de mesure de l’inflation est le déflateur du PIB. Par définition, il est égal au PIB d’une année aux prix courants divisé par le PIB de la même année calculé aux prix d’une année de base. Il est établi par la Comptabilité nationale, ainsi que d’autres agrégats économiques, selon des règles comptables rigoureuses qui ont fait même l’objet d’une résolution des Nations unies afin de s’assurer que tous les pays appliquent les mêmes règles de calcul et que certains ne trichent pas pour bénéficier davantage d’aide au développement (on se rappelle tous du scandale de la Grèce qui a bénéficié d’une aide substantielle à l’occasion de son entrée dans l’UE sur la base d’agrégats économiques faussés &#8230;). C’est de loin le meilleur instrument de mesure de l’inflation générale qui se produit dans un pays pour au moins deux raisons&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la première est qu’il prend en compte les prix de tous les biens et services produits ou consommés ou importés ou exportés par tous les agents économiques;</li>



<li>la deuxième est que le prix d’un bien ou d’un service est pondéré par les quantités réelles produites ou échangées de ce produit et non pas par des poids fixés arbitrairement par l’INS.</li>
</ul>



<p>Cet indicateur de l’inflation générale est suivi par les planificateurs, les décideurs de la politique économique et monétaire du pays, les bailleurs de fonds et les agences internationales de notation pour analyser les équilibres structurels de l’économie, ses points forts et ses points faibles et ses potentialités de développement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CmHqEem3tT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/">Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/embed/#?secret=IbvPkaBrJm#?secret=CmHqEem3tT" data-secret="CmHqEem3tT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi faut-il lutter contre l’inflation&nbsp;?</h2>



<p>Cet article serait incomplet et n’aurait pas de valeur ajoutée réelle s’il n’aborde la question que tout un chacun est en droit de se poser : comment lutter contre l’inflation ? Cette question doit être précédée une autre&nbsp;tout aussi importante : faut-il lutter contre l’inflation et si oui pourquoi? Après tout, on pourrait très bien s’en accommoder, si les salaires augmentent en parallèle pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.</p>



<p>Sans rentrer dans des développements théoriques difficiles à comprendre pour un lecteur non spécialiste,&nbsp;et sans utiliser un jargon trop technique,&nbsp;la réponse à la dernière question est affirmative pour au moins quatre raisons :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la première est que l’inflation réduit le pouvoir d’achat et donc le niveau de vie de la population, à moins que le niveau des salaires ne soit indexé sur le niveau de l’inflation, mesure qu’il est difficile de prendre en pratique, en raison de son impact sur le budget de l’Etat et les charges d’exploitation des entreprises;</li>



<li>la deuxième est que l’inflation réduit également la compétitivité des entreprises nationales et donc aggrave le déficit de la balance commerciale;</li>



<li>la troisième est qu’elle engendre une dépréciation du dinar et affecte négativement sa parité par rapport aux devises étrangères qui dépend, entre autres, du différentiel d’inflation avec les pays partenaires du commerce extérieur;</li>



<li>la quatrième raison et de loin la plus importante : les économistes démontrent qu’il existe une relation indirecte entre le taux d’inflation et le taux de chômage (Courbe de Phillips).&nbsp;En clair, si l’inflation persiste à niveau supérieur à celui des pays partenaires de notre commerce extérieur, de plus en plus d’emplois seront détruits et la Tunisie se transformera en un vaste marché de consommation pour les exportateurs étrangers.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;</strong>Responsabilité de la BCT dans la lutte contre l’inflation</h2>



<p>En matière de politique de lutte contre l’inflation, il est à relever que la loi de 2016 qui accorde son indépendance à la BCT,&nbsp;en lui attribuant comme première mission la lutte contre l’inflation, l’a détournée de sa vocation initiale et universelle.</p>



<p>En effet, la lutte contre l’inflation n’est pas du ressort exclusif de la BCT et relève de tous les départements ministériels, chacun dans son secteur d’activité, en vue de favoriser l’accroissement de la production et réduire les pénuries de produits (première source d’inflation), améliorer la productivité et la maîtrise des coûts de production (deuxième source d’inflation), assainir les circuits de distribution et lutter efficacement contre la spéculation (troisième source d’inflation). Une autre source d’inflation non négligeable, l’inflation importée par le biais de notre commerce extérieur, échappe au contrôle de tous, gouvernement et banque centrale inclus.&nbsp;</p>



<p>D’autre part, selon tous les manuels universitaires d’économie monétaire et dans tous les pays du monde, une banque centrale remplit trois fonctions essentielles pour le financement d’une économie, qui sont par ordre d’importance et de responsabilité, celles&nbsp;:</p>



<p>&#8211; d’un Institut d’Émission : c’est même le nom originel d’une banque centrale. A ce titre elle fabrique et met en circulation la monnaie fiduciaire (billets et pièces de monnaie) et veille à la défense de sa valeur par rapport au stock d’or et de devises qu’elle détient dans ses coffres;</p>



<p>&#8211; d’une autorité de tutelle des banques commerciales : en tant que telle, elle doit veiller à ce que chaque banque commerciale respecte un certain volume de réserves obligatoires et de ratios prudentiels afin que le système bancaire dans son ensemble rester solvable. Autrement, si une seule banque s’avère défaillante et fait faillite, c’est l’ensemble du système bancaire qui repose uniquement sur la confiance des agents économiques qui s’écroulera;</p>



<p>&#8211;&nbsp;d’une Banque des banques : lorsqu’ une banque commerciale accorde un crédit à l’un de ses clients, elle se précipite au marché monétaire pour céder ce nouveau titre de créance à la banque centrale, qui, moyennant une commission, crédite le compte de cette banque détenu chez elle, lui permettant ainsi de reconstituer presque immédiatement ses liquidités (dans le jargon des banquiers, cela s’appelle le processus de refinancement).</p>



<p>C’est seulement en troisième position et en accomplissant cette dernière mission que la responsabilité de la BCT dans la lutte contre l’inflation se trouve engagée. En effet, elle doit veiller, à travers les opérations d’<em>open market </em>auxquelles elle se livre tous les jours sur le marché monétaire, à ce que le volume de la masse monétaire en circulation soit suffisant pour répondre aux besoins de financement de tous les agents économiques, sans dégager trop de liquidités pour ne pas créer de pressions inflationnistes. En faire la première mission de la BCT et ignorer ses autres fonctions régaliennes universelles, comme le fait la loi de 2016, dénote l’ignorance des députés qui ont voté cette loi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="thRnzghUrT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/">La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/embed/#?secret=RX1Bfbn0LD#?secret=thRnzghUrT" data-secret="thRnzghUrT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Mesures politiques</h2>



<p>La conclusion à cette analyse de l’inflation en Tunisie, que certains lecteurs trouveront peut-être trop technique, ne peut être que politique, sachant que jusqu’aux années 1950, l’économie en tant que discipline universitaire s’appelait <em>«économie politique»</em>.</p>



<p>A ce sujet, il est permis de penser que maintenant que le président Kaïs Saïed a été réélu avec 90,6 % des voix exprimées, soit environ 2,5 millions de Tunisiens qui ont voté pour lui, il dispose d’une légitimité que personne ne peut lui contester. A ce titre, il a les coudées franches pour mettre en œuvre une politique économique et monétaire audacieuse pour remettre l’économie du pays sur les rails de la croissance et rétablir ses équilibres structurels, d’autant plus que la constitution de 2022 qu’il a élaborée lui-même à sa mesure lui accorde tous les pouvoirs en la matière.</p>



<p>Dans ce domaine politique, il est à remarquer que tous les présidents élus ou réélus dans les pays démocratiques entament leur nouveau mandat par des mesures phares destinées à marquer leur quinquennat. Cela peut être une mesure d’amnistie de tous les prisonniers politiques, ou un programme choc pour résorber le chômage et relancer la croissance économique ou une stratégie pour maîtriser l’inflation et rétablir les équilibres macroéconomiques de base.</p>



<p>Sans m’aventurer sur le terrain miné de l’amnistie des prisonniers politiques, qui est une question éminemment politique qui relevant de sa seule compétence, je resterai confiné dans mon domaine de la politique économique et monétaire, pour lui recommander deux mesures à prendre en urgence par simples décrets présidentiels.</p>



<p><strong>D’abord abroger la loi d’indépendance de la BCT de 2016</strong>, votée par des députés ignorants des mécanismes de base de financement d’une économie.</p>



<p>Ne s’improvise pas économiste qui veut, comme ne s’improvise pas ingénieur ou médecin ou juriste qui veut. Chaque professeur a sa propre formation universitaire de base, ses propres problématiques et ses propres méthodes d’analyse.&nbsp;</p>



<p>En détournant la BCT de sa vocation universellement reconnue, en confondant entre autonomie administrative et financière et autonomie de décision et en créant pratiquement un Etat dans l’Etat où le gouverneur et les membres du CA de la BCT n’ont de compte à rendre à personne et peuvent préserver dans leur erreur d’appréciation des causes et remèdes de l’inflation, cette loi a fait beaucoup de torts à l’économie nationale et à tous les opérateurs économiques qui en payent le prix fort sous forme de taux d’intérêt de <em>«l’enfer»</em> (selon le jargon des banquiers eux-mêmes).</p>



<p>Il est de temps de faire le bilan de cette loi et de la politique des taux directeurs menée par la BCT, puisque l’inflation n’a jamais retrouvé son niveau d’avant 2017. Quelle autre preuve faudrait-il de plus pour démontrer que cette loi est inadaptée au contexte tunisien et que les gouverneurs de la BCT, l’ancien comme le nouveau qui poursuit dans la même politique que son prédécesseur, font fausse route ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bZgUgp1YCa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/embed/#?secret=waZF8slNRr#?secret=bZgUgp1YCa" data-secret="bZgUgp1YCa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Ensuite, baisser le taux directeur de la BCT de plusieurs points.</strong> &nbsp;</p>



<p>L’argument le plus évoqué par l’ancien gouverneur dans ses interviews (le nouveau n’en donne pas, ainsi personne ne pourra le critiquer !) pour justifier l’augmentation continue du taux directeur depuis 2017 et son maintien à un taux aussi élevé que 8% dans une économie qui fait à peine 1% de croissance économique, est que le <em>taux d’intérêt réel</em> doit être positif. Ce faisant il donne une définition erronée du taux d’intérêt réel qui, selon lui, est la différence entre le taux de l’inflation et le taux directeur de la BCT. En vérité et selon tous les manuels universitaires d’économie monétaire, le taux d’intérêt réel qui doit être effectivement positif pour que l’équilibre monétaire corresponde à l’équilibre réel dans une économie de marché (modèle IS/LM), est la différence entre le taux d’inflation et le taux de rémunération de l’épargne.</p>



<p>En effet, tant que ce taux est négatif (le taux de rémunération de l’épargne est inférieur au taux d’inflation), aucun agent économique rationnel n’a intérêt à épargner et l’économie se retrouve dans ce que les économistes appellent la «<em>trappe</em>» monétaire. C’est la situation dans laquelle se trouve l’économie de la&nbsp;Tunisie où le volume de l’épargne nationale ne dépasse plus 6% du PIB (contre 27% en 2010), ce qui bloque les investissements et la création d’emplois, faute de ressources financières pour les financer.</p>



<p>Un autre argument avancé toujours par l’ancien gouverneur est que c’est le FMI qui impose à la BCT cette politique du taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation. A ce sujet, il faut noter que s’il est vrai que cette politique des taux directeurs a donné de bons résultats dans des pays développés tels que les Etats-Unis ou la France où l’inflation a été ramenée à 2% après avoir frôlé les 10%, elle s’avère totalement inefficace en Tunisie à cause de l’accélération de la vitesse de circulation de la monnaie dans l’économie souterraine où les transactions se font majoritairement en espèces, ce qui annule l’effet du taux directeur sur la masse monétaire (voir mon article publié dans Kapitalis : <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a></em>). Dans ce sens, le président Kaïs Saïed a eu bien raison de rejeter les <em>«diktats»</em> du FMI qui préconise les mêmes recettes pour tous les pays sans tenir compte de leurs spécificités</p>



<p>Mais que le FMI a raison ou pas et que la BCT a eu raison de suivre ses recommandations ou pas, il est un fait que la plupart des pays de taille et à économie similaire à celle de la Tunisie appliquent des taux directeurs nettement inférieurs au nôtre, de l’ordre de 3% à 4% : Maroc, Jordanie, Sénégal, Rwanda, etc. Ces pays réalisent depuis des années des taux de croissance économique de l’ordre de 5% ou même 7%, à faire pâlir de jalousie les responsables de notre économie. Or, dans le domaine du développement économique, comme dans tous les domaines de la vie, «<em>celui qui n’avance pas recule</em>» et ces pays sont en train de rattraper et même dépasser notre économie grâce à une meilleure gouvernance économique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XVcu2SvVZX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/25/de-lincoherence-de-la-nouvelle-loi-sur-lemission-de-cheques/">De l’incohérence de la nouvelle loi sur l’émission de chèques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’incohérence de la nouvelle loi sur l’émission de chèques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/25/de-lincoherence-de-la-nouvelle-loi-sur-lemission-de-cheques/embed/#?secret=4bEL5fXeFB#?secret=XVcu2SvVZX" data-secret="XVcu2SvVZX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie à la merci des décisions opaques de la BCT</h2>



<p>Enfin, un dernier argument pour faire baisser par une décision présidentielle le taux directeur de la BCT de 3 à 4 points et le ramener à un niveau comparable à celui des pays concurrents à économie similaire&nbsp;: il n’est pas normal que la fixation d’un paramètre aussi important pour l’équilibre macroéconomique et les performances de l’économie tunisienne, soit laissé à la discrétion d’une douzaine de membres du CA de la BCT, nommés d’une façon opaque et sans s’assurer&nbsp;qu’ils ont la formation économique approfondie et suffisante pour prendre une décision aussi complexe sur le plan technique et aussi déterminante pour les performances de l’économie.&nbsp;</p>



<p>Pour le Gouverneur de la BCT, se cacher derrière la décision anonyme de son CA,&nbsp;annoncée par un bref communiqué laconique de quelques lignes, est une façon de se dérober à ses responsabilités. A ce sujet, on ne peut être que déçu, et je le suis personnellement, que le changement à la tête de la BCT n’a pas entraîné un changement de sa politique monétaire puisqu’elle vient de décider de maintenir le taux directeur à 8%.</p>



<p>Il faut dire à la décharge du nouveau gouverneur que n’étant pas un spécialiste d’économie monétaire (selon sa bibliographie officielle publiée par les médias, sa thèse de doctorat a porté sur l’économie énergétique, un domaine de spécialité très éloigné de l’économie monétaire qui est vraiment une discipline à part dans les sciences économiques), il ne peut maîtriser les différentes théories économiques de lutte contre l’inflation et ne peut que reconduire la politique passée, même si le simple suivi de l’évolution de l’inflation depuis 2017 prouve qu’elle a complètement échoué à maîtriser l’inflation qui demeure élevée. C’est dommage pour les opérateurs économiques qui s’attendaient à mieux et pour cette Tunisie que nous aimons tous et qui mérite mieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Post Scriptum&nbsp;:</h2>



<p><strong>Suspendre par décret présidentiel l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les chèques prévue en Janvier 2025.</strong></p>



<p>Puisque je suis dans le chapitre des recommandations au président de la république, je saisis l’occasion de la conclusion à cet article pour lui faire cette troisième recommandation, qui ne relève pas directement de la lutte contre l’inflation, mais des instruments de financement de l’économie.</p>



<p>Sans rentrer dans les détails de cette loi votée et promulguée à la hâte (voir mon article à ce sujet publié dans Kapitalis : <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/25/de-lincoherence-de-la-nouvelle-loi-sur-lemission-de-cheques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De l’incohérence de la nouvelle loi sur les chèques</a></em>), il est certain qu’elle va bouleverser le monde des affaires, rendre la vie encore plus difficile aux ménages et mettre en péril l’ensemble du système bancaire même.</p>



<p>En effet, compter sur les virements bancaires, qui ne sont point possibles en dehors des horaires d’ouverture des banques, ou sur les paiements par carte bancaire ou monnaie digitale pour remplacer les paiements par chèque est irréaliste, &nbsp;compte tenu du faible nombre de Tunisiens qui disposent et savent même utiliser ces nouveaux moyens de paiement électroniques.</p>



<p>En particulier, l’obligation qui y est faite aux banques d’honorer sous 7 jours ouvrables le paiement des chèques d’un montant inférieur ou égal à 5000 dinars, même si le client ne dispose pas d’une provision suffisante et refuse d’approvisionner son compte, va entraîner des pertes énormes à celles-ci qu’elles vont devoir recouvrer d’une façon ou d’une autre.</p>



<p>L’aversion au risque des banques étant bien connue, elles seraient capables d’exiger de leurs clients des garanties réelles sous forme d’hypothèques sur des maisons ou des voitures ou tout autre actif réel avant de leur délivrer un chéquier, alors qu’il s’agit pour ces clients de dépenser leur propre argent qu’ils ont eux-mêmes déposé dans leur compte! Cette situation aberrante risque d’entraîner des retraits massifs en espèces qui mettront en péril l’existence même des banques.</p>



<p>A cause de quelques milliers de clients malhonnêtes qui émettent des chèques en bois, priver des millions de clients honnêtes, et en particulier les commerçants et les PME, d’un moyen de paiement aussi pratique et vital pour leurs activités de tous les jours est ni juste vis- à-vis des clients qui n’émettent des chèques que dans les limites de leurs provisions ni conforme à la recherche de l’efficacité économique.</p>



<p>Dépénaliser l’émission de chèques sans provision est une chose et tuer le chèque en tant que moyen de paiement universellement utilisé en est une autre.</p>



<p>Il y va de la survie du système bancaire et de la vie de milliers d’entreprises et des millions de travailleurs qu’elles emploient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/">L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 06:51:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[secteur informel]]></category>
		<category><![CDATA[spéculation]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le maintien du taux directeur de la BCT à 8% est une décision irresponsable, compte tenu de son impact négatif sur l’environnement économique en Tunisie? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tous les acteurs économiques, qu’ils soient des entreprises ou des ménages ou des investisseurs ou des importateurs ou exportateurs, ont été déçus par la dernière décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de maintenir son <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-8-5/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux directeur à 8%</a>. Pendant plus de deux ans, ces acteurs espéraient et appelaient de tous leurs vœux une baisse significative de celui-ci, afin de desserrer l’étau qui, avec des taux débiteurs de 12% et même 14% appliqués par les banques à leurs clients, étouffe leur activité et handicape leur développement.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli </strong>*</p>



<span id="more-14092577"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Sadok-Zerelli.jpg" alt="" class="wp-image-200552"/></figure>
</div>


<p>Je fais partie de ces déçus, pour des raisons fort différentes qui relèvent de ma formation &nbsp; d’économiste, spécialiste en économie monétaire, et de l’amer constat que toutes les théories que moi-même et d’autres collègues ont enseigné pendant des années à nos étudiants ne servent finalement à rien au niveau des politiques économiques effectivement appliquées, au point qu’il m’arrive parfois de me demander s’il n’aurait pas mieux valu fermer la Faculté des sciences économiques et tous ces institut supérieurs de gestion…</p>



<p>Sans tomber dans le piège du jargon technique et des analyses théoriques incompréhensibles pour le commun des mortels, il est nécessaire d’expliquer par les mots les plus simples pourquoi cette décision est erronée et même irresponsable,&nbsp;compte tenu de son impact négatif sur l’environnement économique et le monde des affaires, qui sont déjà assez moroses et n’avaient pas besoin d’une telle décision pour le devenir davantage.</p>



<p>Ainsi, il faut savoir que toute la politique monétaire appliquée par la BCT, depuis la loi de 2016 qui lui accorde son indépendance, est basée sur l’accroissement continue de son taux directeur, qui a été augmenté à sept ou huit reprises depuis 2017, dans l’espoir d’arriver à maîtriser l’inflation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’échec cuisant de la politique monétaire</h2>



<p>Les fondements théoriques de cette politique monétaire se trouvent dans la fameuse équation quantitative de la monnaie, élaborée par l’économiste américain Milton Friedman, qui lie le niveau général des prix au volume de la masse monétaire en circulation, à la condition que la vitesse de circulation de la monnaie (nombre de fois où un dinar de monnaie fiduciaire ou scripturale change de mains dans une période de temps donnée) reste constante à court terme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rIgp3ENnTS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/">Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/embed/#?secret=hXBL3Wjdrd#?secret=rIgp3ENnTS" data-secret="rIgp3ENnTS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même si la validité de cette équation, qu’on appelle aussi l’équation de Cambridge, ne fait pas de doute et qu’elle a été appliquée avec succès dans beaucoup de pays développés, notamment aux Etats-Unis et en Europe, son application en Tunisie s’avère depuis plusieurs années un échec cuisant.</p>



<p>En effet, la condition de base pour que cette politique monétaire, recommandée par le FMI, réussisse est que la vitesse de circulation de la monnaie reste constante d’une période à l’autre, ce qui n’est point le cas en Tunisie. L’explication est à rechercher dans la place qu’occupe le secteur informel dans l’économie tunisienne (certains experts l’estiment à 54% du PIB) et dans le fait que seuls 35% des ménages tunisiens ont un compte bancaire et la majorité préfère&nbsp;donc régler toutes ses transactions en espèces (alors que ce pourcentage atteint 98% dans les pays développés).</p>



<p>En fait, tout se passe comme si, lorsque la BCT augmente son taux directeur, et que les banques commerciales s’empressent de répercuter automatiquement aux taux débiteurs qu’elles appliquent à leurs clients, le nombre et le volume des transactions dans le secteur informel qui sont payées en espèces s’accroissent, annulant ainsi l’effet restrictif sur la masse monétaire que l’augmentation du taux directeur est censée avoir.</p>



<p>Cette explication me semble tellement évidente pour&nbsp;tout économiste qui mérite ce nom et maîtrise un tant soit peu la théorie monétaire, qu’elle me rappelle la fameuse réplique de Sherlock Holmes &nbsp;«<em>C’est élémentaire mon cher Watson»!</em></p>



<p>Mais j’irais plus loin. A supposer que la BCT avait raison d’augmenter continuellement son taux directeur pour réduire le taux d’inflation, celui-ci ayant été réduit à 6,7% actuellement après avoir atteint 11,3% il y a près de deux ans, soit une baisse d’environ 40%, n’est-il pas temps de baisser aussi son taux directeur, ne serait-ce que de quelques dizaines de points, pour relancer un tant soit peu l’activité économique et les investissements qui n’ont jamais atteint des niveaux aussi bas? C’est une question que tout un chacun, même en s’inscrivant dans la logique de la BCT, est en droit de se poser.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inflation n’est pas du seul ressort de la BCT</h2>



<p>L’argument selon lequel il faut garder un taux directeur aussi élevé pour faire baisser davantage l’inflation ne tient pas la route pour au moins trois raisons.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="49J64gB2p2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/23/aram-belhadj-la-hausse-du-taux-directeur-ne-freinera-pas-une-inflation-importee/">Aram Belhadj : «La hausse du taux directeur ne freinera pas une inflation importée»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aram Belhadj : «La hausse du taux directeur ne freinera pas une inflation importée» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/23/aram-belhadj-la-hausse-du-taux-directeur-ne-freinera-pas-une-inflation-importee/embed/#?secret=nzVZMTxDNi#?secret=49J64gB2p2" data-secret="49J64gB2p2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La première est que la lutte contre l’inflation ne relève pas de la compétence exclusive de la BCT, au point de s’attribuer les lauriers d’une baisse même relative de celle-ci. En effet, tous les départements ministériels assument une part de responsabilité dans le processus inflationniste dans le sens où ils sont appelés à mettre en place, chacun dans son secteur, une politique qui permet l’accroissement de la production pour réduire les pénuries de produits (première source d’inflation) tout en réduisant les coûts de production (deuxième source d’inflation). En particulier, le département du commerce assume une responsabilité particulière dans le domaine de la lutte contre l’inflation dans le sens où il doit veiller à assainir les circuits de distribution et lutter efficacement contre la spéculation (troisième source d’inflation), comme ne cesse de le réclamer le président de la république dans tous ses discours.</p>



<p>La deuxième raison est que la baisse toute relative de&nbsp;l’inflation semble due, non pas au niveau élevé du taux directeur et son impact sur la masse monétaire en circulation, comme semble le croire les dirigeants de la BCT, mais davantage à l’accroissement du chômage, au blocage des salaires et à la baisse du pouvoir d&rsquo;achat des agents économiques qui ont engendré&nbsp;une demande finale plus faible.</p>



<p>La troisième raison est d’ordre méthodologique et stratégique : les dirigeants de la BCT n’ignorent certainement pas que les taux officiels d’inflation, tels que publiés par l’INS, sont des indicateurs biaisés qui ne reflètent pas l’inflation réelle ressentie par les agents économiques et sur laquelle ils basent leurs décisions de consommation, de production et d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un taux d’inflation inexact car sous-évalué</h2>



<p>En effet, la méthodologie de calcul de cet indicateur par l’INS est basée sur&nbsp;un <em>«panier de la ménagère»</em> qui est censé refléter la structure de consommation d’un ménage moyen en Tunisie, qui date des années 1970 et qui n’a jamais été actualisé depuis. Dans ce panier, la consommation de pain et de pâtes constitue environ 30% du budget de consommation d’un ménage, ce qui n’est plus le cas depuis de nombreuses années, sous l’effet de l’amélioration du niveau de vie et du matraquage publicitaire notamment. Comme il s’agit de produits subventionnés, dont les prix restent constants, cela tire vers le bas l’indice général des prix et aboutit à deux taux d’inflation officiels qui sont loin de refléter l’inflation réelle que chacun et chacune peut ressentir dans sa vie quotidienne (voir à ce sujet mon article publié sur ce sujet dans Kapitalis et intitulé&nbsp;: <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Les statistiques officielles : une forme de mensonges scientifiques»</a></em>).</p>



<p>En effet, qui peut croire à une baisse de l’inflation,&nbsp; qui est officiellement et selon l’INS passée de 11,3 % il y a peine deux ans à 6,7% en glissement annuel le mois dernier, lorsque le prix d’un litre d’huile d&rsquo;olive a atteint 25 dinars dans un pays qui en est le troisième producteur mondial, ou que le kilogramme de viande ovine&nbsp;a atteint 50 dinars dans un pays où le SMIG ne dépasse pas 450 dinars, ou que le kilogramme de sardines&nbsp;(appelée <em>«poisson du peuple»</em>) a dépassé 14 dinars dans un pays qui a 1200 km de côtes&#8230; Et encore, je ne parle pas des fruits qui sont introuvables à moins de 7 dinars le kilogramme dans un pays où l’agriculture occupe la première place dans l’économie!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7W4BcCZZLW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/23/tunisie-le-relevement-inapproprie-et-douloureux-du-taux-directeur/">Tunisie : Le relèvement inapproprié et douloureux du taux directeur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le relèvement inapproprié et douloureux du taux directeur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/23/tunisie-le-relevement-inapproprie-et-douloureux-du-taux-directeur/embed/#?secret=tPLbeQ2j4w#?secret=7W4BcCZZLW" data-secret="7W4BcCZZLW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Face à cette réalité que personne ne peut nier, maintenir un taux directeur à un niveau aussi élevé qui hypothèque l’investissement et la croissance économique, sur la base du suivi de ce seul indicateur publié par de l’INS que tout économiste digne de ce nom sait qu’il est biaisé, relève de l’irresponsabilité.</p>



<p>Pire, se vanter d’avoir soi-disant réussi à réduire l’inflation, grâce à sa politique monétaire restrictive et des taux directeurs élevés, comme le font les responsables de la BCT dans leurs déclarations aux médias, est une insulte à l’intelligence des Tunisiens, particulièrement les économistes d’entre eux, et un affront à la ménagère qui va tous les jours au marché pour rentrer son couffin de plus en plus vide pour le même budget de dépenses!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le naufrage de la profession de journaliste</h2>



<p>Je ne terminerais pas cet article critique de la dernière décision de la BCT de maintenir son taux directeur à un niveau élevé, sans mentionner un fait particulièrement frustrant pour un économiste de la <em>«vieille école»</em> comme moi, une espèce en voie de disparition&#8230; Il concerne le parti-pris des médias en faveur des politiques économiques officielles et l’absence de tout débat contradictoire sur ces questions pourtant déterminantes pour le niveau de vie de la population et l’avenir des générations futures. Que les médias publiques le font par soumission au pouvoir en place pourrait se comprendre (et encore, cela se discute d’un point de vue déontologique), mais que des radios et des chaînes de TV privées n’invitent à leurs émissions et programmes que les mêmes économistes qui débitent des banalités et ne font qu’applaudir les politiques économiques officielles sans aucun esprit critique, est un triste indicateur du naufrage de la profession de journaliste et de l’espace médiatique audiovisuel dans ce pays. Sans une presse et des médias libres et ouverts à tous les avis d’experts, au moins sur des questions aussi techniques, il n’y a point de salut car ce n’est pas moi mais bien Descartes qui disait que «<em>De la contradiction naît la vérit</em>é».</p>



<p>En conclusion et sans m’aventurer sur le terrain miné de la politique, j’aimerais partager deux déceptions. La première est que pendant des années, j’avais attribué cette politique monétaire restrictive basée sur des taux directeurs élevés aux convictions personnelles d’économiste monétariste appartenant à l’Ecole de Chicago de l’ancien gouverneur. Or, je constate que le changement de gouverneur par un nouveau qui a un profil diffèrent n’a pas engendré un changement de la politique monétaire. A quoi sert-t-il alors?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hfZ6bDANhT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/">Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Augmentation du taux directeur de la BCT : un remède pire que le mal ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/24/tunisie-augmentation-du-taux-directeur-de-la-bct-un-remede-pire-que-le-mal/embed/#?secret=IjHSJ5s4l3#?secret=hfZ6bDANhT" data-secret="hfZ6bDANhT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La deuxième déception est quand&nbsp; le président de la république a reçu la semaine dernière et à deux reprises le gouverneur de la BCT, j’avais espéré qu’en tant que chef de tout l’Etat et premier responsable de la politique économique et financière du pays, y compris celle menée par la BCT malgré l&rsquo;indépendance que lui accorde la loi de 2016, il lui donnerait des instructions pour baisser le taux directeur de plusieurs centaines de points et de le ramener à un niveau comparable avec celui de pays concurrents tels que le Maroc, la Jordanie et la plupart des pays africains (de l’ordre de 4%). Dans une période électorale où il est candidat à sa propre réélection, une telle mesure parfaitement justifiée sur le plan économique aurait accrue sa popularité tout en constituant un ballon d’oxygène pour les entreprises et les ménages qui ne cessent de payer les conséquences des décisions irresponsables prises par certains responsables. Il faut savoir qu’une telle décision de baisse significative du taux directeur de la BCT ne serait <em>«préjudiciable»</em> qu’aux banques commerciales qui réaliseraient moins de bénéfices sur le dos de l’Etat, lors de leur souscription aux bons du trésor émis par celui-ci pour financer son déficit budgétaire. Comme elles en ont largement profité depuis le temps que la BCT a commencé à accroitre son taux directeur (2017), elles ne seraient pas à plaindre. Au lieu de cela, il paraît, d’après les communiqués officiels publiés par la présidence de la république, qu’il n’a évoqué avec lui que la question du financement des associations par des pays étrangers et la nécessité de les poursuivre judiciairement, comme si mettre en prison les responsables de ces associations relancerait l’investissement, créerait des emplois et donnerait à manger à ceux qui ont faim et qui sont légions&#8230;</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;UGTT exprime son soutien aux prisonniers d&#8217;opinion et réclame le retrait du décret 54</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/lugtt-exprime-son-soutien-aux-prisonniers-dopinion-et-reclame-le-retrait-du-decret-54/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 23:57:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cherté de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[décret 54]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers d&#039;opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13029751</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Union générale tunisienne du travail (UGTT) a pointé du doigt une situation politique ambiguë, citant notamment le retard dans la fixation de la date de la présidentielle, des tensions à tous les niveaux et les procès sur la base du décret 54 portant atteinte aux droits et aux libertés. C&#8217;est ce qui ressort du communiqué...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/30/lugtt-exprime-son-soutien-aux-prisonniers-dopinion-et-reclame-le-retrait-du-decret-54/">L&rsquo;UGTT exprime son soutien aux prisonniers d&rsquo;opinion et réclame le retrait du décret 54</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT) a pointé du doigt une situation politique ambiguë, citant notamment le retard dans la fixation de la date de la présidentielle, des tensions à tous les niveaux et les procès sur la base du décret 54 portant atteinte aux droits et aux libertés.</em></strong></p>



<span id="more-13029751"></span>



<p>C&rsquo;est ce qui ressort du communiqué de la commission administrative nationale de la centrale syndicale publié dans la soirée du mercredi 29 mai 2024, à l&rsquo;issue de sa réunion présidée par le secrétaire général Noureddine Taboubi, relatant les derniers évènements sociopolitiques en Tunisie.</p>



<p>La même source a également dénoncé des campagnes de dénigrement visant l&rsquo;UGTT et ses dirigeants, estimant que celles-ci « <em>ont pour but de déstabiliser la centrale syndicale, tout en condamnant des atteintes aux libertés via des procès arbitraires contre syndicalistes, journalistes, avocats et blogueurs lancés sur la base du décret 54</em> » et réclamant par ailleurs son retrait ainsi que « <em>la libération des prisonniers d&rsquo;opinion </em>»</p>



<p>L&rsquo;UGTT a également déploré «<em> la détérioration de la situation économique, l&rsquo;effondrement du pouvoir d&rsquo;achat et la hausse significative des prix des produits de première nécessité </em>» et rappelé à cette effet «<em> la nécessité d&rsquo;établir un dialogue social, tout en réaffirmant son attachement au droit à la négociation collective et à la mise en œuvre des accords précédemment conclus »</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les prix des olives augmentent de 48% en octobre 2023</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/tunisie-les-prix-des-olives-augmentent-de-48-en-octobre-2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Dec 2023 10:42:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[huile d'olive]]></category>
		<category><![CDATA[huileries]]></category>
		<category><![CDATA[ONH]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10928372</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie prévoit de produire 210 000 tonnes d’huile d’olive en 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/tunisie-les-prix-des-olives-augmentent-de-48-en-octobre-2023/">Tunisie : les prix des olives augmentent de 48% en octobre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie prévoit de produire quelque 1,05 million de tonnes d’olives et 210 000 tonnes d’huile d’olive en 2013, alors que les prix des olives ont grimpé de 48% au 7 décembre.</em></strong></p>



<span id="more-10928372"></span>



<p>Les estimations de production d’olives enregistrées le 7 décembre sont équivalentes à celles publiées à la même date lors de la saison précédente, selon les données publiées par l’Office national de l’huile (ONH).</p>



<p>Ces chiffres ont été publiés au moment où les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont annoncé le 2 décembre leur décision de consacrer 10 500 tonnes d’huile d’olive extra vierge à la vente au détail aux consommateurs au prix préférentiel de 15 DT le litre, à compter du 15 décembre, afin de promouvoir des quantités suffisantes d’huile d’olive tout en tenant compte du pouvoir d’achat des consommateurs.</p>



<p>La région Centre-Ouest (Sidi Bouzid, Kairouan et Kasserine) arrive en tête en termes de production nationale, avec 74 000 tonnes d&rsquo;huile, soit 35%.</p>



<p>La région Sud contribue à hauteur de 28% environ de la production nationale, tandis que les régions Nord et Centre en représentent chacune 18%.</p>



<p>Le taux d’extraction de pétrole au cours de la première semaine de décembre 2023 était compris entre 11% et 25%.</p>



<p>Le nombre d’huileries en activité entre le 23 octobre et le 7 décembre s’est établi à environ 930, contre 799 lors de la saison précédente.</p>



<p>Les opérations de récolte jusqu’au 7 décembre ont enregistré un taux d’avancement de l’ordre de 28%, contre 35% pour la même période de la campagne précédente.</p>



<p>Les données de l’ONH ont en outre révélé que les prix des olives ont augmenté de 48% au cours de la première semaine de décembre par rapport à la même période de la saison dernière.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/tunisie-les-prix-des-olives-augmentent-de-48-en-octobre-2023/">Tunisie : les prix des olives augmentent de 48% en octobre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face au défi de refinancement de plus en plus onéreux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2023 07:59:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[marchés frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[refinancement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est confrontée à un défi de refinancement de plus en plus onéreux dans un contexte d’options de financement limitées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/16/la-tunisie-face-au-defi-de-refinancement-de-plus-en-plus-onereux/">La Tunisie face au défi de refinancement de plus en plus onéreux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des États des marchés frontières (marchés pré-émergents offrant un potentiel de croissance plus important que les marchés développés), comme la Tunisie, sont confrontés à un défi de refinancement de plus en plus onéreux dans un contexte d’options de financement limitées.</em></strong></p>



<span id="more-7954046"></span>



<p>La capacité des États souverains à engager et à obtenir des financements du FMI peut atténuer le stress de liquidité en catalysant des financements supplémentaires, à la fois des créanciers du secteur public et du secteur privé, ajoute un rapport de Moody’s intitulé <em>«L’évolution du paysage des créanciers amplifie l’exposition des marchés frontières au risque de liquidité»</em>, publié le 11 mai 2023.</p>



<p><em>«La Tunisie est confrontée aux paiements d’euro-obligations les plus importants à venir au cours des trois prochaines années par rapport aux réserves internationales de fin d’année 2022, soit 7% en 2023, 12% en 2024 et 13% en 2025»</em>, indique le rapport, qui ajoute&nbsp;: <em>«Confrontés à des pressions de liquidité dues à d’importants amortissements arrivant à échéance dans un contexte d’options de financement limitées, les créanciers officiels peuvent fournir un financement qui compense le rythme plus lent des prêts des créanciers chinois et la baisse des émissions d’obligations internationales.»</em></p>



<p>Les banques multilatérales de développement ont augmenté leurs prêts, souvent associés aux programmes du FMI, indique la même source.</p>



<p>Le financement multilatéral, en particulier lorsqu’il est associé aux programmes du FMI, est censé catalyser d’autres sources de financement, notamment auprès de créanciers privés, pour atténuer les risques de refinancement.</p>



<p>En outre, les prêts du FMI et autres prêts multilatéraux sont subordonnés à l’engagement des gouvernements envers les réformes économiques et fiscales et à leur mise en œuvre.</p>



<p>Ces réformes s’accompagnent souvent de coûts sociaux à court terme, tels que la suppression des subventions ou la possibilité d’une plus grande flexibilité du taux de change, ce qui peut augmenter l’inflation importée et réduire le pouvoir d’achat, a noté la même source.</p>



<p>L’incapacité de la Tunisie à débloquer des financements extérieurs supplémentaires à partir de sources officielles et bilatérales, qui dépendent de la mise en place d’un programme du FMI, augmente les risques de balance des paiements et la probabilité d’une restructuration de la dette.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
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		<title>La société tunisienne s’appauvrit lentement mais sûrement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/la-societe-tunisienne-sappauvrit-lentement-mais-surement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2023 09:14:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le revenu moyen par capita de la Tunisie n'a cessé de baisser depuis 2011, et le pouvoir d'achat des Tunisiens aussi.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moins de viande dans le couscous, moins d’argent dans la poche et plus de difficultés à joindre les deux bouts. Les statistiques ne trompent pas! Elles confirment la paupérisation de la société tunisienne, qui opère de façon insidieuse, lente, mais certaine! Une paupérisation inconsciente et tolérée par les décideurs politiques. Fataliste et résignée, la société tunisienne compose avec! Le citoyen privilégie la débrouille, et l’État l’endettement, se refusant à toutes les réformes et à l’innovation…</em></strong> <em>(Illustration : le pouvoir d&rsquo;achat des Tunisiens ne cesse de baisser depuis 2011).</em></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-7688537"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure>
</div>


<p>Politiciens et médias ne font pas le nécessaire pour contrer cette perte du pouvoir d’achat, et contenir ses impacts néfastes sur l’accès aux services et sur les problématiques sociales liées à la pauvreté.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed n’aime pas les chiffres et préfère ne pas parler des choses qui fâchent. Comme toujours, diatribes et rhétorique sur tous les sujets sauf ceux qui procurent du pouvoir d’achat, de l’emploi et du bien-être collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiffres sont têtus</h2>



<p>Deux chiffres officiels pour la démonstration. En 2010, le revenu moyen per capita en Tunisie, avoisinait les 4 500 dollars US (dollar courant, non corrigé par la parité du pouvoir d’achat). Aujourd’hui, le même revenu moyen per capita n’est que de 3&nbsp;800 dollars US. Une descente en pente douce pour les Tunisiens, mais elle est de quasiment de 18% comparativement à la même donnée en 2010.</p>



<p>Le Maroc a fait le chemin en sens inverse, en 2010, le revenu moyen per capita a été de 3 800 dollars US, et il est passé à presque 4&nbsp;000 dollars US en 2021.</p>



<p>Appliqué à la Tunisie post-2011, le taux de croissance marocain aurait permis à la Tunisie un PIB moyen per capita de l’ordre 5 000 dollars US en 2023, et pas 3&nbsp;900 dollars US. Une différence de presque 1 200 dollars US, par personne et par an.</p>



<p>Les deux pays ont quasiment le même coût de la vie; ils sont à parité dans leur pouvoir d’achat. On ne compare pas la Tunisie avec la Suisse, où le revenu per capita par an dépasse les 90 000 dollars US.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-1024x462.jpg" alt="" class="wp-image-7688634" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-1024x462.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-300x135.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-768x347.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-580x262.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-860x388.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021-1160x524.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/PIB-Tunis-Maroc-2011-2021.jpg 1196w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Responsabilité des élites politiques</h2>



<p>La paupérisation de la Tunisie du post 2011 implique plein de responsabilités. Tous les partis, toutes les coalitions et tous les leaders ont mis le paquet sur les changements institutionnels sur récrire la constitution, le tout pour ne rien changer, pour ne pas libérer l’initiative économique ni relancer les moteurs de la croissance et les propulseurs de la prospérité.</p>



<p>Aucun souci et aucun effort pour procurer plus de pouvoir d’achat, générer des revenus réels à mettre dans la poche des Tunisiens, et notamment ceux qui sont diplômés et vivant le chômage de longue durée.</p>



<p>Tous et sans exception, une dizaine de gouvernements, plus de 540 ministres, un millier de députés, 200 partis, cinq présidents, leur accent principal était centré sur l’accès au pouvoir le plus longtemps possible. Tous les moyens sont bons!</p>



<p>Tous craignaient les impacts négatifs des réformes économiques. Ils ne voulaient pas déplaire aux lobbyistes et à l’establishment, bien installés dans les articulations des secteurs économiques les plus rentables et les moins concurrentiels.</p>



<p>Le reste est secondaire, la paupérisation de la Tunisie et des Tunisiens c’est des chiffres, rien d’autre.</p>



<p>Et pour se maintenir aux commandes, ils se dopent par la dette toxique qui ne crée pas de la richesse, mais qui permet de se maintenir au pouvoir.</p>



<p>Complices, les médias dominants jouent le jeu et ne font pas suffisamment pour documenter cette paupérisation lancinante et démystifier ses tenants et aboutissants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5jittKm371"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/leffondrement-de-la-tunisie-principe-de-precaution-contre-principe-de-negation/">L’«effondrement de la Tunisie» : principe de précaution contre principe de négation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’«effondrement de la Tunisie» : principe de précaution contre principe de négation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/leffondrement-de-la-tunisie-principe-de-precaution-contre-principe-de-negation/embed/#?secret=zhpA0eW0ji#?secret=5jittKm371" data-secret="5jittKm371" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’opinion publique est plutôt inconsciente et se laisse emporter par la vague de la paupérisation insidieuse. Les questions économiques ne figurent pas toujours comme priorités de l’agenda politique et social.</p>



<p>Les acteurs les plus militants s’inscrivent plus dans une démarche revendicatrice, sans nécessairement s’investir plus, pour travailler plus et gagner plus.</p>



<p>Et pour paraphraser J.-F. Kennedy, un président américain des années soixante : ne demandons pas seulement ce que notre pays peut faire pour nous (en redistribuant les richesses), mais aussi ce que nous pouvons faire pour lui (en y contribuant).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résignation et bonne conscience</h2>



<p>Ne nous y trompons pas : beaucoup des élites au pouvoir n’ont pas les compétences pour concevoir, implanter et évaluer les impacts des politiques économiques et des réformes requises.</p>



<p>Dans le regard des autres pays, surtout des Occidentaux, il est révolu le temps où la Tunisie était innovante, ouverte, exportatrice, attractive pour les touristes et l’investissement.</p>



<p>Le dinar n’est plus que l’ombre de lui-même, amputé de 60% de sa valeur depuis 2011. Les pénuries se multiplient, les services publics sont au plus bas et un Tunisien sur deux envisage l’émigration comme solution pour sortir de la pauvreté.</p>



<p>Les processus de paupérisation opèrent de façon implicite, et en toute bonne conscience. Et cette paupérisation génère son lot de problématiques sociales et environnementales.</p>



<p>Les rues, les villes et les plages sont de plus en plus sales. Les infrastructures se dégradent au vu et au su de tout le monde, les coffres du Trésor public sont déficitaires et n’ont plus de budget pour réparer les écoles, moderniser les universités et équiper les hôpitaux.</p>



<p>Les inégalités se creusent, les riches deviennent plus riches, et les 10% des plus riches vivent avec des revenus qui dépassent l’entendement. Le reste s’appauvrit et les plus diplômés quittent le pays.</p>



<p>La classe moyenne s’atrophie, ayant perdu son statut avec la dévalorisation du dinar, et les plus nantis ne peuvent plus se permettre un seul voyage international pour eux et leur famille.</p>



<p>Les universitaires, les fonctionnaires, les élites n’ont plus les moyens de leurs ambitions. Sans des compléments de revenu, de deuxième ou même troisième emploi, ils ne peuvent plus se doter de logement familial décent! Les matériaux de construction, les terrains à bâtir, les prêts bancaires sont devenus hors de prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déperdition des valeurs</h2>



<p>Plus grave encore, une telle paupérisation (lente et insidieuse) est néfaste pour les valeurs et les normes de vie du Tunisien moyen.</p>



<p>La valeur du travail s’effiloche de jour en jour; les fonctionnaires passent plus de temps dans les cafés qu’à dans leur bureau; les cafés sont pleins à longueur de journée. La productivité du travail a dégringolé dangereusement; les gains de productivité sont négatifs sur le long de la décennie passée.</p>



<p>Avec une telle paupérisation, les familles et la culture éducative ne peuvent plus reproduire et transmettre leurs normes de la probité, de confiance et de rectitude. La drogue fait des ravages parmi les jeunes. La violence, la déviance et la prostitution font partie du paysage social comme jamais auparavant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="02xSafflvl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/tunisie-le-processus-du-defaut-de-paiement-serait-il-enclenche/">Tunisie&nbsp;: le processus du défaut de paiement serait-il enclenché ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie&nbsp;: le processus du défaut de paiement serait-il enclenché ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/tunisie-le-processus-du-defaut-de-paiement-serait-il-enclenche/embed/#?secret=k5y8Q4Fxi9#?secret=02xSafflvl" data-secret="02xSafflvl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même au sein de la cellule familiale, la violence extrême se répand et s’ajoute aux autres disputes et extorsions touchant tous les actifs, les héritages et bijoux de famille.</p>



<p>Une paupérisation qui en dit long sur la déchéance d’un pays qui a mis tous ses œufs dans le même panier, celui de la politique politicienne, celui du renoncement au sens du travail, de la productivité et l’innovation. La politique politicienne règne en maître absolu, verbeux, paresseux, alternant le populisme à l’autoritarisme.</p>



<p>Avec un tel tropisme pour la politique politicienne et pour la rhétorique démagogique au sein de la classe dirigeante, on comprend pourquoi la Tunisie a manqué sa transition démocratique, et a abîmé les fondamentaux de ses systèmes productifs.</p>



<p>Sans choc psychologique, sans éveil des valeurs et réhabilitation du sens du travail, ce que vivront les jeunes générations tunisiennes sera encore plus dur et plus misérable que celui vécu actuellement par leurs parents et aînés. L’endettement corsera les traits et minera les tensions et les rapports sociaux… et de plus en plus dangereusement.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur&nbsp;</em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=743869403955212&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/la-societe-tunisienne-sappauvrit-lentement-mais-surement/">La société tunisienne s’appauvrit lentement mais sûrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le taux d’inflation atteint 10,2% en janvier 2023</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/tunisie-le-taux-dinflation-atteint-102-en-janvier-2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 09:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[produits alimentaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux d’inflation continue de s’accroître en Tunisie, atteignant 10,2% en janvier 2023. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/tunisie-le-taux-dinflation-atteint-102-en-janvier-2023/">Tunisie : le taux d’inflation atteint 10,2% en janvier 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les hausses consécutives du taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie n’y font rien : le taux d’inflation continue de s’accroître, atteignant 10,2% en janvier 2023, et de grignoter le pouvoir d’achat des citoyens.</em></strong></p>



<span id="more-6313889"></span>



<p>Selon les chiffres publiés dimanche 5 février 2023, le taux d’inflation a atteint, fin janvier 2023, 10,2%, contre 10,1% un mois auparavant, et la plupart des experts prédisent une poursuite de cette hausse, en raison de la hausse continue des prix sur le marché international et des pénuries observées de plusieurs produits de base en Tunisie.</p>



<p>Au mois de janvier 2023, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% par rapport au mois précédent.</p>



<p>Les prix à la consommation ont progressé de 0,8% après 0,7% au mois de décembre. Cette augmentation est principalement liée à la hausse des prix des produits alimentaires de 0,9% et des prix du groupe <em>«logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles»</em> de 1%.</p>



<p>En variation mensuelle, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 0,9%, principalement en raison de la hausse des prix des œufs (+4%), des viandes ovines (+3,5%), des huiles alimentaires (+2,9%), des viande bovines (+2,3%) et des fruits frais (+1,8%), en revanche, les prix des légumes ont baissé de 2,4%.</p>



<p>En janvier, les prix du groupe <em>«logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles» </em>ont augmenté de 1% principalement en raison de la hausse des prix du groupe <em>«alimentation en eau et services divers liés au logement» </em>&nbsp;(+6,7%), suite à l’application des nouvelles tarifications de l’alimentation en eau potable.</p>



<p>Les prix de l’alimentation ont augmenté de 14,1% sur un an. Cette hausse provient principalement de l’augmentation des prix des œufs (+29,6%), des viandes ovines (+28,1%), des huiles alimentaires (+23,5%), des viandes bovines (+21%), des dérivées des céréales (+ 16,9%) et des fruits frais (+14,7%).</p>



<p>Sur un an, les prix des produits manufacturés ont augmenté de 10,2% en raison de la hausse des prix des matériaux de construction (+9,1%), des produits de l’habillement (+9,5%) et des produits d’entretien courant du foyer (+10,3%).</p>



<p>Pour les services, l’augmentation des prix de 7,3% sur un an est principalement expliquée par la hausse des prix des services des restaurants, cafés et hôtels (+9,8%) et des services de transport publique et privé de ‘+15.9%).</p>



<p>Le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) s’est établi à 8,1% en janvier 2023 après 7,7% le mois précédent.</p>



<p>Les prix des produits libres (non encadrés) ont augmenté de 10,7% sur un an.</p>



<p>Les prix des produits encadrés ont augmenté quant à eux de 8,5%.</p>



<p>Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 16,7% contre 0,6% pour les produits alimentaires à prix encadrés.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> :<a href="http://ins.tn/publication/indice-des-prix-la-consommation-janvier-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> INS.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/tunisie-le-taux-dinflation-atteint-102-en-janvier-2023/">Tunisie : le taux d’inflation atteint 10,2% en janvier 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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