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	<title>Archives des Raoudha Gafrej - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Raoudha Gafrej - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les mirages de l’«hydrogène vert» en Tunisie   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 10:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décarbonation]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La production de l'électricité à partir de l'hydrogène vert est-elle une bonne idée en Tunisie ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/11/les-mirages-de-lhydrogene-vert-en-tunisie/">Les mirages de l’«hydrogène vert» en Tunisie   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’hydrogène, qu’on nous vante aujourd’hui comme une énergie alternative pour produire de l’électricité, n’est peut-être pas aussi verte que nous le présentent les Européens. Ces derniers veulent développer cette technologie en Tunisie pour en faire un élément clé pour la production et l’exportation de «l’hydrogène vert» vers l’Europe. Le but inavoué étant de baisser les émissions de carbone en Europe au prix d’une destruction de l’environnement au sud de la Méditerranée. Explications…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9741617"></span>



<p>La Tunisie est l’un des pays les plus secs d’Afrique et vient de subir trois années de sécheresse. Pourtant, l’UE considère que notre pays pourrait contribuer à produire de l’électricité à partir de l’hydrogène et l’exporter vers l’Europe. Le problème est que ce carburant est obtenu en divisant l’eau en oxygène et hydrogène avec de l’électricité produite par des sources renouvelables. Mais le problème est que la Tunisie a beaucoup de soleil mais peu d’eau douce.</p>



<p>La seule manière de produire la matière première nécessaire à l’hydrogène vert est d’aspirer l’eau de la Méditerranée et de la dessaler. Mais un rapport publié l’année dernière pour la Fondation Heinrich Böll, affiliée au mouvement politique vert allemand, prévient qu’il s’agirait d’un processus sale, énergivore et gourmand en eau – et qui ferait peser le coût élevé de la décarbonisation du monde riche sur les épaules des nations les plus pauvres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le carburant du futur</h2>



<p>En d’autres termes, les faibles émissions de carbone en Europe se feront demain au prix d’une destruction de l’environnement au sud de la Méditerranée.</p>



<p>De nombreux pays ensoleillés, notamment au Maghreb, se sont vu vendre un avenir en tant que pôles d’exportation de l’hydrogène vert. Le pitch est séduisant. Étant donné qu’un kilo d’hydrogène contient environ trois fois plus d’énergie qu’un kilo d’essence, il n’est pas étonnant que l’hydrogène soit présenté comme le carburant du futur. Le pacte vert européen, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici la fin de la décennie, repose sur la production d’hydrogène vert en Afrique du Nord et en Ukraine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5YFZF46m7r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/la-tunisie-peut-exporter-jusqua-6-millions-de-tonnes-dhydrogene-vert-vers-leurope/">La Tunisie peut exporter jusqu’à 6 millions de tonnes d’hydrogène vert vers l’Europe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie peut exporter jusqu’à 6 millions de tonnes d’hydrogène vert vers l’Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/la-tunisie-peut-exporter-jusqua-6-millions-de-tonnes-dhydrogene-vert-vers-leurope/embed/#?secret=tQEnNJWNJE#?secret=5YFZF46m7r" data-secret="5YFZF46m7r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Produire de l’hydrogène vert en Europe n’est pas impossible. Mais cela coûte cher par rapport aux combustibles fossiles, et même la production éolienne nécessite des subventions plus importantes. Sans d’importantes mesures de soutien gouvernementales, la question reste ouverte de savoir si les consommateurs européens seraient prêts à supporter les hausses de prix très importantes nécessaires pour passer au vert de cette manière.</p>



<p>L’année dernière, l’UE a proposé de doubler les importations d’hydrogène vert d’ici 2030 pour atteindre 10 millions de tonnes par an. Les industries lourdes du continent ne peuvent pas utiliser l’électricité, même respectueuse de l’environnement, pour tous leurs besoins ; ils ont besoin de combustibles pour une chaleur à haute intensité. Alors pour s’assurer que ces sources d’énergie soient moins carbonées, Bruxelles pousse les industries – comme les fabricants d’acier ou de pétrochimie – à adopter l’hydrogène vert.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dégradation des écosystèmes marins</h2>



<p>Les bénéfices d’une telle stratégie – avec l’objectif souhaitable de faibles émissions de carbone en Europe – ne peuvent pas se faire au prix d’une destruction de l’environnement à l’étranger. Raoudha Gafrej, l’un des plus grands experts tunisiens de l’eau, a averti dans le rapport de la Fondation Heinrich Böll que la dégradation des écosystèmes marins due aux boues toxiques produites par les usines de dessalement serait irréversible.</p>



<p>L’hydrogène produit par les énergies renouvelables a un rôle à jouer dans les futurs systèmes énergétiques. Sa version <em>«verte»</em> peut être convertie en ammoniac, une matière première essentielle pour les engrais, avec d’autres utilisations dans le transport de carburant, la production d’électricité et la fabrication de l’acier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Otztjs26dl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/25/lhydrogene-vert-est-il-la-bonne-reponse-aux-besoins-energetiques-de-la-tunisie/">L’hydrogène vert est-il la bonne réponse aux besoins énergétiques de la Tunisie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’hydrogène vert est-il la bonne réponse aux besoins énergétiques de la Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/25/lhydrogene-vert-est-il-la-bonne-reponse-aux-besoins-energetiques-de-la-tunisie/embed/#?secret=MIEj86g1NE#?secret=Otztjs26dl" data-secret="Otztjs26dl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il faut également tenir compte des pertes d’énergie importantes : environ un tiers de l’énergie utilisée pour produire le gaz par électrolyse est perdu. Le transport de l’hydrogène nécessite une énergie supplémentaire, équivalente à 10% de l’énergie du carburant lui-même.</p>



<p>Du point de vue des pays africains, comme le souligne le récent rapport sur une transition juste, l’énergie pourrait être utilisée localement pour répondre aux besoins immédiats plutôt que d’être utilisée pour produire de l’hydrogène destiné à être utilisé en Europe.</p>



<p><em>«Moins de 0,04% de la production totale d’hydrogène est ‘‘verte’’. Cette proportion est vouée à augmenter à mesure que les gouvernements du monde entier parient qu’elle jouera un rôle clé dans la réduction des émissions lourdes de carbone dans des industries telles que la fabrication du ciment. Avec une quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère déjà de 422 parties par million (ppm) – bien plus élevée que les 350 ppm généralement considérés comme un niveau relativement sûr – il n’y a aucune possibilité d’aggraver le problème»</em>, écrit<a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2023/aug/27/the-guardian-view-on-hydrogen-hype-its-perhaps-not-as-green-as-you-think" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>The Guardian</em></a> dans un récent éditorial, Mais le journal s’empresse de prévenir: <em>«La transition vers zéro émission nette à l’échelle mondiale ne devrait pas permettre aux riches de gagner au détriment des pauvres.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/11/les-mirages-de-lhydrogene-vert-en-tunisie/">Les mirages de l’«hydrogène vert» en Tunisie   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La crise de l’eau en Tunisie, selon Raoudha Gafrej</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/05/la-crise-de-leau-en-tunisie-selon-raoudha-gafrej/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2023 08:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Green Tunisia]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau Tunisie Verte]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’experte en ressources en eau et changement climatique Raoudha Gafrej a appelé le gouvernement à annoncer officiellement l’état de sécheresse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/05/la-crise-de-leau-en-tunisie-selon-raoudha-gafrej/">La crise de l’eau en Tunisie, selon Raoudha Gafrej</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’experte en ressources en eau et changement climatique Raoudha Gafrej a appelé le gouvernement à annoncer officiellement l’état de sécheresse comme catastrophe naturelle que connaît la Tunisie, soulignant l’importance de mettre en place un plan national urgent pour gérer la crise actuelle de l’eau.</em></strong></p>



<span id="more-7758231"></span>



<p>Lors d’une conférence de presse organisée par le Réseau Tunisie Verte, jeudi 4 mai 2023, au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), sous le titre <em>«Des experts et des militants tirent la sonnette d’alarme sur la crise de l’eau en Tunisie»</em>, elle a appelé à ce que l’état d’urgence soit annoncé afin d’adopter des mesures exceptionnelles pour une situation exceptionnelle, tout en demandant au gouvernement de lancer un appel urgent au Conseil national de l’eau afin qu’il s’ouvre aux compétences nationales et à la société civile.</p>



<p>Le Conseil national de sécurité doit également se réunir, a-t-elle insisté, étant donné que l’eau est une question de sécurité nationale.</p>



<p>L’experte a déclaré que le plan national d’urgence devrait être public et accessible à tous, et devrait définir le rôle de chacun des acteurs, y compris les décideurs et l’administration (centrale, régionale et municipale), le secteur privé et les agriculteurs, en tant que citoyens.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CfxfFqqBn4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/stress-hydrique-la-tunisie-a-veau-leau/">Stress hydrique : la Tunisie à vau-l&rsquo;eau !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stress hydrique : la Tunisie à vau-l&rsquo;eau ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/stress-hydrique-la-tunisie-a-veau-leau/embed/#?secret=MX2JpWHhQD#?secret=CfxfFqqBn4" data-secret="CfxfFqqBn4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Rationaliser la consommation</h2>



<p>Dans le même contexte, Mme Gafrej a recommandé de mobiliser les financements locaux et étrangers en recourant aux bailleurs de fonds internationaux,<em> «étant donné que la Tunisie est en état de crise naturelle»</em>. Elle a souligné l’importance d’élaborer une stratégie de financement, en mobilisant un budget qui couvre le coût de la stratégie annoncée, en plus de la révision à la hausse du prix de l’eau et de sa valorisation, notant que le budget alloué devrait couvrir les acteurs impactés par la politique d’économie de l’eau.</p>



<p>Selon l’experte, la question de l’eau ne devrait plus être sous la tutelle du ministère de l’Agriculture mais sous celle du Premier ministère ou directement de la présidence de la république.</p>



<p>Mme Gafrej a appelé à une loi d’urgence sur la situation exceptionnelle de la gestion des ressources en eau pour aider à mettre un terme à l’utilisation anarchique et illégale de cette ressource devenue rare.</p>



<p>Elle a également souligné la nécessité d’arrêter de gaspiller l’eau dans les foyers, les entreprises et les hôtels et d’assurer la réparation des toilettes à chasse d’eau qui consomment entre 50 et 60% de l’eau domestique, ainsi que dans les zones irriguées où le taux de gaspillage d’eau s’élève à 40%.</p>



<p>De son côté, le Réseau Tunisie verte a recommandé que les entreprises et les administrations publiques soient tenues de présenter des plans d’économie d’eau jusqu’en septembre 2023, en veillant à ce que toutes les pannes soient réparées (robinets, canalisations, etc.). Il en va de même pour les citoyens, qui doivent rationaliser leur consommation d’eau et réparer toutes les pannes de leur réseau domestique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IFOaiVvFId"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/tunisie-la-sonede-annonce-un-systeme-de-quotas-pour-la-coupure-deau-de-21h-a-4h/">Tunisie : La Sonede annonce un système de quotas pour la coupure d&rsquo;eau de 21h à 4h</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La Sonede annonce un système de quotas pour la coupure d&rsquo;eau de 21h à 4h » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/tunisie-la-sonede-annonce-un-systeme-de-quotas-pour-la-coupure-deau-de-21h-a-4h/embed/#?secret=XfrOUOxET3#?secret=IFOaiVvFId" data-secret="IFOaiVvFId" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Surexploitation des ressources disponibles</h2>



<p>La Tunisie connaît une situation de stress hydrique car cette situation a évolué vers un état de crise en raison de la persistance de la sécheresse au cours des 10 dernières années.</p>



<p>En 2021, la part individuelle des ressources en eau est estimée à 355 m3 par habitant, très en-deçà de la moyenne minimale requise qui est de 500 m3.</p>



<p>Les réserves d’eau des barrages ont fortement diminué. Le 25 avril 2023, le taux de remplissage des grands barrages atteignait près de 30%.</p>



<p>Les ressources en eau des nappes phréatiques ont enregistré une baisse, passant de 66,1% en 2016 à 58,6% en 2017 et à 41,3% en 2022, ce qui a aggravé le problème de la surexploitation des aquifères et la prolifération des puits anarchiques (près de 22&nbsp;000 puits en 2020) selon le réseau Green Tunisia.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/05/la-crise-de-leau-en-tunisie-selon-raoudha-gafrej/">La crise de l’eau en Tunisie, selon Raoudha Gafrej</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Eau potable : la Sonede ne peut couvrir que 16 heures de consommation par jour</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/01/eau-potable-la-sonede-ne-peut-couvrir-que-16-heures-de-consommation-par-jour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 11:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mosbah Helali]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les quantités d’eau dont dispose la Sonede ne peut couvrir qu’une consommation de 16 heures par jour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/01/eau-potable-la-sonede-ne-peut-couvrir-que-16-heures-de-consommation-par-jour/">Eau potable : la Sonede ne peut couvrir que 16 heures de consommation par jour</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le PDG de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Mosbah Helali, les quantités d’eau dont dispose l’entreprise publique tunisienne ne peut couvrir qu’une consommation de 16 heures par jour.</em></strong></p>



<span id="more-7216769"></span>



<p>M. Mosbah, qui intervenait sur la chaîne publique Wataniya 1 dans la soirée du vendredi 31 mars 2023,  pour expliquer la décision, annoncée quelques heures auparavant par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, de rationner la distribution de l’eau potable et d’en interdire certains usages, a indiqué que durant les 6 heures restantes, son entreprise est obligée de procéder à des coupures de l’approvisionnement sur son réseau, coupures dont les horaires varieront d’une région à une autre selon les disponibilités de la ressource à l’échelle régionale.</p>



<p>Les coupures d’eau de robinet ne seront pas systématiques ni homogènes dans tout le pays, elles varieront selon divers facteurs techniques : source d’alimentation, état de la réserve, capacité du réseau, disponibilité de la ressource, etc. Les coupures ne seront pas exclusivement nocturnes et pourront avoir lieu dans le courant de la journée, selon les cas, a-t-il expliqué.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iK4p3vMgb8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/tunisie-la-sonede-annonce-un-systeme-de-quotas-pour-la-coupure-deau-de-21h-a-4h/">Tunisie : La Sonede annonce un système de quotas pour la coupure d&rsquo;eau de 21h à 4h</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La Sonede annonce un système de quotas pour la coupure d&rsquo;eau de 21h à 4h » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/tunisie-la-sonede-annonce-un-systeme-de-quotas-pour-la-coupure-deau-de-21h-a-4h/embed/#?secret=FPJw3f7efT#?secret=iK4p3vMgb8" data-secret="iK4p3vMgb8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le responsable a invité les consommateurs à rationaliser leur consommation et à reporter certains de leurs usages selon les disponibilités, tout en évitant le gaspillage, d’autant que certaines utilisations sont désormais interdites, comme l’irrigation de certaines cultures, le lavage des voitures, l’arrosage des parcs et des lieux publics…   </p>



<p>M. Mosbah explique ces mesures restrictives par les difficultés auxquelles fait face son entreprise pour satisfaire les besoins de tous les usagers, en raison de la baisse des réserves d’eau dans les barrages et autres infrastructures de collecte, au terme de quatre années consécutives de sécheresse due à une très faible pluviométrie.</p>



<p>Selon Raoudha Gafrej, experte en eau, qui parlait hier à la radio IFM, les réserves d’eau potable dont peut disposer la Sonede couvrirait à peine les besoins de consommation des citoyens jusqu’au mois de juillet prochain, alors que les premières pluies tombent généralement en Tunisie à partir du mois de septembre, si elles ne tardent pas de plusieurs semaines, comme cela a été le cas au cours des dernières années. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wLe28pYoWO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/la-tunisie-decide-de-rationner-la-distribution-de-leau-potable/">La Tunisie décide de rationner la distribution de l’eau potable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie décide de rationner la distribution de l’eau potable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/la-tunisie-decide-de-rationner-la-distribution-de-leau-potable/embed/#?secret=5OKkF3kNdX#?secret=wLe28pYoWO" data-secret="wLe28pYoWO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/01/eau-potable-la-sonede-ne-peut-couvrir-que-16-heures-de-consommation-par-jour/">Eau potable : la Sonede ne peut couvrir que 16 heures de consommation par jour</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: quels choix économiques face au stress hydrique ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/6903613/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Mar 2023 06:40:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[ressources hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6903613</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a de plus en plus de difficultés à satisfaire les besoins en eau de ses différents secteurs, face à une baisse de production et une forte dépendance de l’extérieur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/6903613/">Tunisie: quels choix économiques face au stress hydrique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Investir dans la valorisation des ressources en eau, préserver la filière oléicole en tant que secteur stratégique et assurer un seuil de production agricole pour garantir la sécurité alimentaire, tels sont les choix économiques dictés par une étude de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), rendue publique, vendredi 10 mars 2023, à Tunis, à l’occasion de la 7e édition du Forum économique de Tunisie (Tunisia Economic Forum).</em></strong></p>



<span id="more-6903613"></span>



<p>Intitulée <em>«Stress hydrique : choix économique et sécurité alimentaire»</em>, cette étude présentée par les universitaires Mokhtar Kouki et Raoudha Gafrej souligne l’importance d’investir davantage dans le secteur agricole et de protéger les productions phares de la Tunisie.</p>



<p>L’investissement dans le dessalement de l’eau de mer et l’exploitation d’une partie des eaux dessalées dans l’irrigation des oliveraies et des cultures céréalières générera une valeur ajoutée cinq fois plus que le coût investi, révèle cette étude. A titre d’exemple, un investissement de 3 dinars dans la valorisation d’un m3 d’eau pour irriguer le blé dur générera une valeur économique de 15 dinars /m3.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire le gaspillage alimentaire </h2>



<p>S’agissant de l’impact du stress hydrique sur la sécurité alimentaire, l’experte en gestion des ressources en eau, Raoudha Gafrej a souligné l’importance, pour un pays qui importe 50% de ses besoins en blé dur, de réduire le gaspillage alimentaire à tous les niveaux, depuis le champ jusqu’à l’assiette. Bien qu’elle soit capable d’assurer une production de blé dur pour satisfaire la demande sur le marché local, la Tunisie continue d’importer une grande quantité de cette denrée, utilisée pour la fabrication des pâtes, de la semoule et d’autres produits alimentaires de base.</p>



<p>Gafrej est revenue, dans ce contexte, sur le gaspillage du pain en Tunisie, évalué à 900&nbsp;000 par jour, l’équivalent de 113.000 tonnes par an. En argent, ces pertes sont estimées à 100 millions de dinars (MD) par an et leur empreinte eau (eau virtuelle) est évaluée entre 170 à 180 Mm3.</p>



<p>L’experte recommande, ainsi, de sécuriser l’agriculture pluviale compte tenu de la conjoncture du changement climatique et son effet de sécheresse. Selon elle, le pays ne pourrait pas assurer sa sécurité alimentaire dans les prochaines années en misant seulement sur les précipitations pour irriguer les cultures à sec. «Il faut opter pour d’autres alternatives dont l’irrigation des cultures par les eaux non conventionnelles et réaliser une valeur ajoutée de l’agriculture irriguée, qui n’est actuellement que de 1/3 contre 2/3 pour l(agriculture pluviale», a indiqué Gafrej, qui a plaidé également en faveur de la sécurisation du capital olivier et amandier et d’en améliorer les rendements, à travers le recours à l’innovation technologique et l’agriculture de précision, une agriculture basée sur des techniques de gestion tenant compte de la variabilité temporelle et spatiale pour optimiser et pérenniser la production agricole.</p>



<p>Selon l’étude de l’IACE, l’amélioration et la stabilisation significative des rendements de l’olivier permettra de faire évoluer la moyenne de la production régionale de 600 kg/ha au Centre et 500 kg/ha au Sud à une tonne/ha/an.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prévenir la pénurie d’eau</h2>



<p>La Tunisie vit actuellement une situation critique en ce qui concerne la disponibilité des ressources en eau renouvelables sous l’effet de l’intensification des sécheresses. Avec une part de 355 m3 par habitant/par an, le pays est classé sous le seuil de pénurie d’eau absolue, estimé dans l’étude de l’IACE à 500m3/par habitant/an.</p>



<p>L’étude fait également état de difficultés à satisfaire les besoins en eau des différents secteurs, face à une baisse de production et une forte dépendance de l’extérieur, notamment en ce qui concerne le blé tendre et l’orge, ce qui met en péril le capital de l’agriculture pluviale.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
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		<title>Quelles solutions pour le stress hydrique en Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 12:54:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Atuge]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement de l&#039;eau]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Hebaib]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Zaara]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ben Khatra]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ziad Kadhi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le club Durable de l’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge)a organisé, le 16 décembre 2021, avec le soutien de la banque STB, une conférence à la Maison de l’Atuge sous le thème «Stress hydrique : quelles solutions pour la Tunisie ?». Ont pris part à la conférence, qui a été modérée par Ziad Kadhi, membre du CA de l’Atuge...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Atuge-Eau.jpg" alt="" class="wp-image-374386"/></figure></div>



<p><strong><em>Le club Durable de l’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge)a organisé, le 16 décembre 2021, avec le soutien de la banque STB, une conférence à la Maison de l’Atuge sous le thème «Stress hydrique : quelles solutions pour la Tunisie ?».</em></strong></p>



<span id="more-374385"></span>



<p>Ont pris part à la conférence, qui a été modérée par Ziad Kadhi, membre du CA de l’Atuge et du Club Atuge Durable, Raoudha Gafrej, experte en eau, Hamadi Hebaib, directeur du bureau de la planification des hydrauliques du cabinet du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, Nabil Ben Khatra, secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et Mohamed Zaara, directeur central à la Sonede, expert en dessalement de l&rsquo;eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Associer l&rsquo;eau à la question de la sécurité alimentaire</h2>



<p>Mme Gafrej a commencé par donner un aperçu rapide de la réalité de l’eau en Tunisie&nbsp;: même avec les barrages pleins, la Tunisie se trouve dans une situation de pénurie d’eau absolue avec moins de 400m2 par habitant/an. D’autres critères sont alarmants comme la productivité de l’eau ou l’empreinte eau. Cette situation qui dure depuis plus de 30 ans s’est accompagnée par une dégradation de l’écosystème qui a impacté la disponibilité et la qualité de l’eau.</p>



<p>Mme Raoudha Gafrej a également expliqué la différence entre l’eau bleu (eaux retenues par les ouvrages hydrauliques et les nappes) et l’eau verte (eau retenue par le sol) et l’eau virtuelle (importée ou exportée à travers les échanges de produits agricoles). Elle a insisté sur la nécessité de traiter le problème de l’eau en considérant cet élément sous toutes ces formes, et en y associant étroitement la question de la sécurité alimentaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Améliorer la productivité de l’eau</h2>



<p>M.&nbsp;Hebaib a présenté les solutions que l’Etat est en cours de mettre en place pour pallier au problème de l’eau. Le pays continue à construire des barrages pour les eaux conventionnelles. Pour les eaux non conventionnelles, des stations de dessalement sont aujourd’hui installées et d’autres sont en vue, ce mode de production ayant été qualifié de <em>«mal nécessaire»</em> vu le coût de l’investissement.</p>



<p>Seules 8% des eaux usées traitées sont utilisées en raison d’un problème de qualité et de confiance alors que par exemple 100% de l’eau potable provient du traitement des eaux usées à Singapour. Un changement de culture est nécessaire à ce niveau.</p>



<p>Une carte d’orientation agricole est en cours d’élaboration par rapport à l’exploitation des ressources en eau; 3 spéculations ont été notamment retenues pour améliorer la productivité de l’eau (céréales dans le nord, olivier dans le centre et les dattes dans le sud).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une stratégie de l’eau à l’horizon 20 </h2>



<p>M. Hebaieb a insisté aussi sur l’importance de réformer la réglementation sachant que le code de l’eau est encore bloqué au niveau de l’ARP; notamment pour revoir les infractions des sondages illicites.</p>



<p>Une étude sur la stratégie de l’eau à l’horizon 2050 a été lancée en 2019 ; son achèvement est prévu pour 2022. La mise en œuvre de son plan d’actions nécessitera la levée de fonds importants vu le coût du financement de cette stratégie.</p>



<p>M. Ben Khatra a réalisé un benchmark par rapport aux pays de l’Afrique. Il a souligné que la Tunisie est un pays conjoncturellement marqué par la sécheresse depuis bien longtemps au même titre que les pays de l’Afrique du nord; la situation de la Tunisie est similaire à celle de l’Algérie alors qu’elle est catastrophique pour la Libye. Il a mis en exergue l’expérience de la Tunisie dans la gestion de l’eau depuis plusieurs décennies, en se distinguant notamment par la construction des barrages. La situation est certes grave mais des solutions existent sauf qu’il faut passer à un rythme accéléré d’exécution vu l’aggravation rapide de la situation. Avoir de bonnes relations avec les pays voisins est aussi stratégique dans la gestion de l’eau.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Atuge-Eau-2.jpg" alt="" class="wp-image-374387" width="500"/></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Economie et valorisation de la ressource eau</h2>



<p>M. Ben Khatra a par ailleurs insisté sur la nécessité d’optimiser l’exploitation de l’eau par rapport aux spéculations agricoles, et surtout de porter la question de l’eau à un plus haut niveau des débats publics. Il s’agit d’une question de souveraineté nationale&nbsp;qui doit être débattue par tous les acteurs.&nbsp;</p>



<p>M. Zaara a présenté les projets de stations de dessalement en Tunisie en indiquant qu’aujourd’hui, la capacité installée est de 250 milles m3 d’eau/jour, celle-ci provient de 4 stations dont celle de Djerba déjà en service (50 milles m3/jour).</p>



<p>Il a insisté sur l’importance du benchmarking pour voir quelle direction prendre, tenant compte des contraintes et de la réalité tunisienne, notamment par rapport à la possibilité de donner des concessions au privé pour l’exploitation des stations de dessalement, comme c’est le cas en Algérie.</p>



<p>Ziad Kadhi, en tant que modérateur, a conclu&nbsp; que la Tunisie n’est pas uniquement sous stress d’eau mais plutôt en pénurie d’eau. La sécurité hydrique fait désormais partie de la sécurité nationale&nbsp; et le changement du paradigme d’eau est plus que nécessaire avec un changement de politiques nationales mais aussi de comportement du consommateur, auxquels doivent contribuer tous les acteurs nationaux, a-t-il ajouté. Et de conclure&nbsp;: il n’est plus question uniquement d’économie d’eau mais plutôt de valorisation de chaque m3 existant et/ou consommé.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Conférence en ligne sur «Le droit à l’eau en temps de pandémie !»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 08:16:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Association Nomad 08]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Houcine Rhili]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire tunisien de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire tunisien de l’économie]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite aux interruptions multiples, protestations et hausse des tarifs de l’eau et en l&#8217;absence des mesures nécessaires pour sécuriser son approvisionnement, de l’Observatoire tunisien de l’eau (association Nomad 08) et l’Observatoire tunisien de l’économie organisent une conférence en ligne sur le thème : «Le droit à l’eau en temps de pandémie !».  La conférence sera ouverte mardi 5 mai 2020...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Conference-Droit-Eau-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-297000"/></figure>



<p><strong><em>Suite aux interruptions multiples, protestations et hausse des tarifs de l’eau et en l&rsquo;absence des mesures nécessaires pour sécuriser son approvisionnement, de <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/watchwater.tn" target="_blank">l’Observatoire tunisien de l’eau</a> (association Nomad 08) et l’<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/ObsTunEco/" target="_blank">Observatoire tunisien de l’économie</a> organisent une conférence en ligne sur le thème : «<a>Le droit à l’eau en temps de pandémie !»</a>. </em></strong></p>



<span id="more-296999"></span>



<p>La conférence sera ouverte mardi 5 mai 2020 à 21h:30, sur la page Facebook de&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/watchwater.tn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Observatoire tunisien de l’eau</a>&nbsp;ou bien sur une autre plateforme dont le lien sera envoyé ultérieurement aux participants inscrits.</p>



<p>Au cours de cette conférence, il y aura des interventions&nbsp;de Houcine Rhili (expert en eau et développement durable),&nbsp;Dr Raoudha Gafrej (experte en eau, gérante du bureau l’Univers de l’eau) et Mongi Rahoui (député, membre de la commission des finances).</p>



<p>Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une série de débats en ligne, organisée par&nbsp;<a>l’Observatoire tunisien de l’eau en&nbsp;</a>collaboration avec l’Observatoire tunisien de l’économie, dans le but d’analyser et de discuter les mesures prises par le gouvernement et afin de poursuivre la série de discussions, lancées après la publication de&nbsp;<a href="https://www.watchwater.tn/fr/blog/2019/11/7/35-droit_eau_tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Charte de la Tunisie pour le droit à l&rsquo;eau.</a></p>



<p>Le droit à l’eau est un droit de l’Homme depuis juillet 2010. L’eau ingrédient nécessaire à la vie, est une ressource naturelle et une composante essentielle de la justice sociale, un élément fondamental pour la durabilité des écosystèmes naturels et l&rsquo;un des piliers les plus importants de la sécurité voire de la souveraineté alimentaire.</p>



<p>Bien que le droit à l’eau soit un droit inscrit dans la constitution tunisienne de 2014, le pays a connu, ces dernières années, une montée des protestations des citoyens n’ayant pas accès à l’eau dans toutes les régions en raison de l’absence d’alimentation en eau potable pour certains et de la fréquence élevée des interruptions de l&rsquo;alimentation en eau potable pour d’autres.</p>



<p>Les défaillances dans le secteur de l&rsquo;eau en Tunisie sont dues à des manquements dans le cadre juridique relatif au secteur (Code des eaux de 1975 et la proposition de loi d’un nouveau code des eaux) et à un modèle de gouvernance inadapté surtout en l&rsquo;absence d&rsquo;une approche participative dans l&rsquo;élaboration des principaux scénarios et politiques liés à la gestion des ressources en eau.</p>



<p>À cet égard, l’Observatoire tunisien de l’eau (Nomad 08), l’Observatoire tunisien de l’économie ainsi qu’un ensemble d’associations et d&rsquo;experts, ont présenté une initiative législative sous la forme d’une proposition de loi (un «Code citoyen de l’eau», qui porte une nouvelle vision sur le secteur de l’eau et tend à définir des priorités dans le cadre d’un modèle alternatif de développement.</p>



<p>Cependant, en attendant la présentation et la discussion de ces projets au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la Tunisie et d&rsquo;autres pays du monde ont connu une circonstance exceptionnelle en raison du déclenchement de la nouvelle pandémie liée au Covid-19, qui a conduit à la suspension de toutes les activités collectives à l’exception des secteurs vitaux.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé un ensemble de mesures préventives pour limiter la propagation de cette pandémie, dont la plus importante est de maintenir une hygiène saine en multipliant le lavage des mains à l’eau et au savon de manière constante tout au long du confinement.</p>



<p>Ces consignes se sont traduites au niveau national, par l’annonce du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, responsable du secteur de l’eau en Tunisie, de restituer l’eau potable aux abonnés de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), aux familles nécessiteuses, dont l’interruption de la fourniture en eau potable est due au non-paiement de factures précédentes, en leur offrant un mois pour régulariser leur situation.</p>



<p>Quant aux habitants des zones rurales, qui sont alimentés en eau par les Groupements de développement agricole (GDA), il a été convenu avec la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) d’accorder aux GDA, qui ont des difficultés à payer les factures, un délai exceptionnel d’un mois pour leur permettre de régulariser leur situation et ce afin de garantir la distribution de l’eau potable.</p>



<p>Alors même que cette pandémie aurait pu être l’occasion de soutenir les groupes subissant des injustices sociales, une marginalisation économique, de l’exclusion et de la privation, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques a augmenté le tarif de l’eau potable, profitant d’un intérêt général centré sur la lutte contre le coronavirus et sans consulter les structures concernées par le secteur de l’eau. Cette augmentation est, par ailleurs, une exigence pour le décaissement de l’appui budgétaire au secteur de l’eau alloué par la KfW pour un montant de 300 millions d’euro sur 3 années.</p>



<p>Cette mesure remet en question le rôle de l’État dans la garantie du droit à l’eau, en particulier pour les groupes sociaux fragiles, et à révéler la confusion des rôles et le manque de coordination au sein des institutions concernées par le secteur de l’eau et a confirmé que le ministère de l’Agriculture traite l’eau comme une marchandise vendue et achetée plutôt que comme un droit qui doit être protégé.</p>



<p>Tunisie : Conférence&nbsp;en ligne sur «Le droit à l’eau en temps de pandémie&nbsp;!»</p>



<p>Suite aux interruptions multiples, protestations et hausse des tarifs de l’eau et en l&rsquo;absence des mesures nécessaires pour sécuriser son approvisionnement, de&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/watchwater.tn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Observatoire tunisien de l’eau</a> (association Nomad 08) et l’<a href="https://www.facebook.com/ObsTunEco/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire tunisien de l’économie</a>&nbsp;organisent une conférence en ligne sur&nbsp;le thème&nbsp;: «<a>Le droit à l’eau en temps de pandémie&nbsp;!»</a><strong>.&nbsp;</strong></p>



<p>La conférence sera ouverte mardi 5 mai 2020 à 21h:30, sur la page Facebook de&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/watchwater.tn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Observatoire tunisien de l’eau</a>&nbsp;ou bien sur une autre plateforme dont le lien sera envoyé ultérieurement aux participants inscrits.</p>



<p>Au cours de cette conférence, il y aura des interventions&nbsp;de Houcine Rhili (expert en eau et développement durable),&nbsp;Dr Raoudha Gafrej (experte en eau, gérante du bureau l’Univers de l’eau) et Mongi Rahoui (député, membre de la commission des finances).</p>



<p>Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une série de débats en ligne, organisée par&nbsp;<a>l’Observatoire tunisien de l’eau en&nbsp;</a>collaboration avec l’Observatoire tunisien de l’économie, dans le but d’analyser et de discuter les mesures prises par le gouvernement et afin de poursuivre la série de discussions, lancées après la publication de&nbsp;<a href="https://www.watchwater.tn/fr/blog/2019/11/7/35-droit_eau_tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Charte de la Tunisie pour le droit à l&rsquo;eau.</a></p>



<p>Le droit à l’eau est un droit de l’Homme depuis juillet 2010. L’eau ingrédient nécessaire à la vie, est une ressource naturelle et une composante essentielle de la justice sociale, un élément fondamental pour la durabilité des écosystèmes naturels et l&rsquo;un des piliers les plus importants de la sécurité voire de la souveraineté alimentaire.</p>



<p>Bien que le droit à l’eau soit un droit inscrit dans la constitution tunisienne de 2014, le pays a connu, ces dernières années, une montée des protestations des citoyens n’ayant pas accès à l’eau dans toutes les régions en raison de l’absence d’alimentation en eau potable pour certains et de la fréquence élevée des interruptions de l&rsquo;alimentation en eau potable pour d’autres.</p>



<p>Les défaillances dans le secteur de l&rsquo;eau en Tunisie sont dues à des manquements dans le cadre juridique relatif au secteur (Code des eaux de 1975 et la proposition de loi d’un nouveau code des eaux) et à un modèle de gouvernance inadapté surtout en l&rsquo;absence d&rsquo;une approche participative dans l&rsquo;élaboration des principaux scénarios et politiques liés à la gestion des ressources en eau.</p>



<p>À cet égard, l’Observatoire tunisien de l’eau (Nomad 08), l’Observatoire tunisien de l’économie ainsi qu’un ensemble d’associations et d&rsquo;experts, ont présenté une initiative législative sous la forme d’une proposition de loi (un «Code citoyen de l’eau», qui porte une nouvelle vision sur le secteur de l’eau et tend à définir des priorités dans le cadre d’un modèle alternatif de développement.</p>



<p>Cependant, en attendant la présentation et la discussion de ces projets au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la Tunisie et d&rsquo;autres pays du monde ont connu une circonstance exceptionnelle en raison du déclenchement de la nouvelle pandémie liée au Covid-19, qui a conduit à la suspension de toutes les activités collectives à l’exception des secteurs vitaux.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé un ensemble de mesures préventives pour limiter la propagation de cette pandémie, dont la plus importante est de maintenir une hygiène saine en multipliant le lavage des mains à l’eau et au savon de manière constante tout au long du confinement.</p>



<p>Ces consignes se sont traduites au niveau national, par l’annonce du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, responsable du secteur de l’eau en Tunisie, de restituer l’eau potable aux abonnés de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), aux familles nécessiteuses, dont l’interruption de la fourniture en eau potable est due au non-paiement de factures précédentes, en leur offrant un mois pour régulariser leur situation.</p>



<p>Quant aux habitants des zones rurales, qui sont alimentés en eau par les Groupements de développement agricole (GDA), il a été convenu avec la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) d’accorder aux GDA, qui ont des difficultés à payer les factures, un délai exceptionnel d’un mois pour leur permettre de régulariser leur situation et ce afin de garantir la distribution de l’eau potable.</p>



<p>Alors même que cette pandémie aurait pu être l’occasion de soutenir les groupes subissant des injustices sociales, une marginalisation économique, de l’exclusion et de la privation, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques a augmenté le tarif de l’eau potable, profitant d’un intérêt général centré sur la lutte contre le coronavirus et sans consulter les structures concernées par le secteur de l’eau. Cette augmentation est, par ailleurs, une exigence pour le décaissement de l’appui budgétaire au secteur de l’eau alloué par la KfW pour un montant de 300 millions d’euro sur 3 années.</p>



<p>Cette mesure remet en question le rôle de l’État dans la garantie du droit à l’eau, en particulier pour les groupes sociaux fragiles, et à révéler la confusion des rôles et le manque de coordination au sein des institutions concernées par le secteur de l’eau et a confirmé que le ministère de l’Agriculture traite l’eau comme une marchandise vendue et achetée plutôt que comme un droit qui doit être protégé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après les inondations du Grand-Tunis : Pour un débat sur les vertus de la maintenance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 17:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un regard d’ensemble sur les catastrophes naturelles et accidents qui ont eu lieu, ces derniers mois, dans le pays révèle une carence majeure en matière d’entretien des bâtiments publics et de maintenance des voiries. De l’avis d’observateurs de la scène tunisienne, ces catastrophes auraient pu être évitées, atténuées, et à la limite, mieux gérées, une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/30/apres-les-inondations-du-grand-tunis-pour-un-debat-sur-les-vertus-de-la-maintenance/">Après les inondations du Grand-Tunis : Pour un débat sur les vertus de la maintenance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Inondations-Tunis-3.jpg" alt="" class="wp-image-250603"/></figure>



<p><strong><em> Un regard d’ensemble sur les catastrophes naturelles et accidents qui ont eu lieu, ces derniers mois, dans le pays révèle une carence majeure en matière d’entretien des bâtiments publics et de maintenance des voiries. De l’avis d’observateurs de la scène tunisienne, ces catastrophes auraient pu être évitées, atténuées, et à la limite, mieux gérées, une fois survenues, si le pays avait investi dans la généralisation d’une culture de la maintenance.</em></strong></p>



<p> Par<strong> Khémaies Krimi </strong></p>



<span id="more-251522"></span>



<p> Une maintenance régulière, efficace et préventive permet une utilisation plus longue des bâtiments d’utilité publique comme les barrages, stades, salles de sport, hôpitaux, écoles… </p>



<p> Par contre, un manque de maintenance entraîne une dégradation accélérée des biens publics avec comme corollaire des coûts élevés à long terme, sous forme de réparations ou de rénovations onéreuses. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Trois récents épisodes édifiants </h3>



<p> Trois récents épisodes illustrent de manière éloquente l’ampleur des dégâts et le manque à gagner pour l’Etat par l’effet de l’absence de maintenance. </p>



<p> Le premier épisode remonte au 12 août 2019, jour de célébration de la fête de l’Aïd El Idha, très attendue par les Tunisiens, et au cours de laquelle le pays a connu des coupures de l’eau potable distribuée par la Société nationale d’exploitation et de distribution de l’eau (Sonede), dans de nombreuses villes et régions du pays.</p>



<p> À l’origine de ces coupures, la vétusté du réseau et l’absence de maintenance des stations de pompage, et ce, en dépit, des justifications fallacieuses de la Sonede qui a parlé de <em>«pointe de chaleur»</em>, de «<em>canicule exceptionnelle»</em> et de <em>«surconsommation».</em> </p>



<p> Pourtant, depuis des années, cette déficience de la maintenance du réseau d’adduction d’eau potable est constamment dénoncée par les experts. Pour l’ingénieure militante Raoudha Gafrej, <em>«le problème de l’alimentation en eau potable réside dans la mauvaise gouvernance du secteur de l’eau en Tunisie et dans le gaspillage de cette ressource par l’effet de la <a rel="noreferrer noopener" aria-label="vétusté du réseau de la Sonede (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/coupures-deau-en-tunisie-le-mal-est-dans-la-maintenance-du-reseau-de-la-sonede/" target="_blank">vétusté du réseau de la Sonede</a>». </em>D’après elle, quelque 40.000 conduites seraient hors usage.0<br> Interrogé sur ce dossier, le PDG de la Sonede, Mosbeh Helali a reconnu les faits et indiqué à la presse que sur un  total de 1200 kms de canalisations devant être rénovées, annuellement, la<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/02/21/pourquoi-la-sonede-doit-elle-etre-auditee-partie-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" Sonede (s’ouvre dans un nouvel onglet)"> Sonede</a> ne peut en réaliser que 120  kms par an.</p>



<p> Le deuxième épisode est celui des intempéries du 8 septembre et du 28 octobre 2019. En attendant l’accalmie promise par la météo pour ce jeudi 31 octobre, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur plusieurs régions du pays, particulièrement sur le Grand-Tunis, ont certes fragilisé l’infrastructure urbaine mais ont surtout mis à nu des carences très préjudiciables assassines en matière de maintenance des voiries.</p>



<p> Ces intempéries d’automne, qui ont de plus en plus ces dernières années, des caractéristiques de pluies tropicales ont, déjà, causé d’énormes dégâts à des quartiers populaires sous équipés.</p>



<p> À l’origine de l’ampleur des dégâts occasionnés : l’habitat anarchique sur les lits d’oueds, l’inexistence de politiques crédibles pour protéger les populations urbaines contre les inondations et l’absence totale de stratégies de maintenance des canalisations et autres ouvrages dédiés à l’évacuation des eaux pluviales.</p>



<p> Pour ne citer que quelques exemples, il est inadmissible que des villes qui donnent sur la mer comme Bizerte, Sousse, Nabeul, Monastir… connaissent régulièrement des inondations dès les premières pluies d’automne. Les eaux pluviales de ces cités doivent être en principe acheminées vers la mer. </p>



<p> Face à cette situation catastrophique, les services du ministère de l’Equipement, de l’environnement (Office national d’assainissement, Onas) et les municipalités se renvoient la balle pour se disculper.  </p>



<p> Le troisième épisode remonte à la soirée du lundi 21 octobre 2019 au cours de laquelle un incendie a ravagé une partie de la Coupole d’El-Menzah dénommée communément le Palais des sports. Les vraies raisons derrière l’incendie restent inconnues, mais le coût des réparations sera exorbitant, selon des estimations établies par des experts. Il avoisinerait le coût de la construction de toute la Cité olympique en 1967. </p>



<p> Interpellé sur cette question par l’animateur d’une émission sportive sur une chaîne privée, dans la soirée du 28 octobre 2019, le directeur général de la Cité sportive nationale, Tarek Al-Farjaoui, a déploré l’absence de contrat de maintenance depuis 2011. D’après lui, la dernière opération d’entretien de cette installation sportive construite, à l’occasion,  des Jeux Méditerranéens de 1967, remonte à 2002. C’est à peine croyable… </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La maintenance ou l’art de faire des économies</h3>



<p> Cela pour dire qu’au delà de ces trois catastrophes qui vont coûter très cher à l’Etat et au contribuable, la maintenance a intérêt à être valorisée et érigée en véritable stratégie. Elle est le créneau le mieux indiqué pour garantir la durabilité des ouvrages publics.</p>



<p> Est-il-besoin de rappeler ici qu’actuellement, les services de maintenance ou d’entretien en Tunisie sont sous-considérés par l’écrasante majorité de nos ministères et entreprises qu’elles soient publiques ou privées. Les premiers responsables de ces institutions, par inculture, trouvent un vilain plaisir à y affecter les agents les plus incompétents, les plus <em>«je-m’en-foutistes»</em>, les plus indisciplinés, voire, des <em>«cas sociaux»</em> pour qui ces services sont tout simplement une planque.</p>



<p> La maintenance est également fortement recommandée pour améliorer la productivité, c’est-à-dire l’effort à fournir aux fins de comprimer les coûts, de produire mieux et plus avec le même investissement, le même nombre de travailleurs et les mêmes équipements.</p>



<p> Pour peu qu’il soit bien mené, cet effort peut se traduire, selon les experts du FMI, par trois points de croissance par an. Comme on le voit, l’enjeu est de taille.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/30/apres-les-inondations-du-grand-tunis-pour-un-debat-sur-les-vertus-de-la-maintenance/">Après les inondations du Grand-Tunis : Pour un débat sur les vertus de la maintenance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Coupures d’eau en Tunisie : Le mal est dans la maintenance du réseau de la Sonede</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/coupures-deau-en-tunisie-le-mal-est-dans-la-maintenance-du-reseau-de-la-sonede/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Aug 2019 12:58:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans plusieurs régions du pays, des routes sont régulièrement bloquées par des barricades érigées par des manifestants qui protestent contre les coupures d’eau potable. Quelles sont les causes de ces coupures alors que, paradoxalement, cette année le pays a enregistré une excellente pluviométrie ? Par Khémaies Krimi Dans les régions de Sfax, Sousse, Kairouan, Jendouba,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/coupures-deau-en-tunisie-le-mal-est-dans-la-maintenance-du-reseau-de-la-sonede/">Coupures d’eau en Tunisie : Le mal est dans la maintenance du réseau de la Sonede</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Ariana-route-tunis-bizerte.jpg" alt="" class="wp-image-232585"/><figcaption><em>Des citoyens coupent les routes pour protester contre les coupures d&rsquo;eau potable.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dans plusieurs régions du pays, des routes sont régulièrement  bloquées par des barricades érigées par des manifestants qui protestent contre les coupures d’eau potable. Quelles sont les causes de ces coupures alors que, paradoxalement, cette année le pays a enregistré une excellente pluviométrie ?</em></strong><br></p>



<p> Par<strong> Khémaies Krimi</strong><br></p>



<span id="more-232736"></span>



<p> Dans les régions de Sfax, Sousse, Kairouan, Jendouba, Medenine, Ben Arous, Zaghouan, Manouba, Ariana…, le spectacle est le même. Des jeunes, femmes, enfants et vieillards sont sortis aux fins d’exprimer, haut et fort, leur calvaire, couper à leur tour les routes et réclamer, à celui qui veut les entendre, le rétablissement de l’eau potable. <br></p>



<p> Empressons-nous de signaler ici que, comme par hasard, ce sont les agglomérations rurales et les quartiers populaires qui ont été les plus touchés par les coupures d’eau.<br></p>



<p> Les barricades les plus spectaculaires et les plus médiatisées sont celles qui ont eu lieu, hier, lundi 12 août 2019, au quartier populaire Ennahli, à proximité de l’hypermarché Géant (gouvernorat de l’Ariana), sur l’autoroute Tunis-Bizerte. <br></p>



<p> Point d’orgue de ces coupures nationales, elles ont touché des villages ruraux comme ceux de Ben Métir (gouvernorat de Jendouba) et d’Oued Zarga (gouvernorat de Béja), qui sont édifiés sur les versants de deux barrages : Ben Métir et Sidi Salem, le plus important du pays. Selon des statistiques officielles, ce dernier a été rempli au taux de 95% en 2019. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le paradoxe hydrique en Tunisie<br></h3>



<p> Un citoyen de Menzel Temime, interrogé, hier soir, par un reporter de la chaîne publique Watania 1, a résumé l’<em>«absurde hydrique»</em> en Tunisie en ces termes : <em>«En hiver, nos habitations sont inondées par les crues d’oueds et les lâchers des barrages</em> (par allusion aux inondations de 2018 dans la région du Cap Bon, Ndlr) <em>et en été, on est privé d’eau pour célébrer, comme d’habitude, une fête d’une journée, la fête la plus attendue en Tunisie, celle de l’Aid Al-Adha».</em><br></p>



<p> Abstraction faite de ce témoignage, on ne peut s’interdire de s’interroger sur la nature de ces coupures alors que paradoxalement, cette année le pays a été bien arrosé. <br></p>



<p> Pour en saisir l’ampleur, les précipitations qui se sont abattues, en 2019, sur le pays ont permis de remplir les 37 barrages opérationnels que compte le pays et de collecter 1,686 milliard de mètres cubes sur un total mobilisable de 2,2 milliards de m3, et ce, selon des statistiques officielles du ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la Pêche.<br></p>



<ul class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Ariana2.jpg" alt="" data-id="232591" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2019/08/12/ariana-sans-eau-depuis-2-jours-des-citoyens-bloquent-la-route-tunis-bizerte-photos/ariana2/" class="wp-image-232591"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Ariana3.jpg" alt="" data-id="232590" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2019/08/12/ariana-sans-eau-depuis-2-jours-des-citoyens-bloquent-la-route-tunis-bizerte-photos/ariana3/" class="wp-image-232590"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Ariana4.jpg" alt="" data-id="232589" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2019/08/12/ariana-sans-eau-depuis-2-jours-des-citoyens-bloquent-la-route-tunis-bizerte-photos/ariana4/" class="wp-image-232589"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Ariana5.jpg" alt="" data-id="232588" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2019/08/12/ariana-sans-eau-depuis-2-jours-des-citoyens-bloquent-la-route-tunis-bizerte-photos/ariana5/" class="wp-image-232588"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/route-fermée-ariana.jpg" alt="" data-id="232587" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2019/08/12/ariana-sans-eau-depuis-2-jours-des-citoyens-bloquent-la-route-tunis-bizerte-photos/route-fermee-ariana/" class="wp-image-232587"/><figcaption><em>Routes coupées à cause des coupures d&rsquo;eau potable.</em></figcaption></figure></li></ul>



<p> Pour justifier ces coupures,  le Pdg de la Sonede, Mosbah Helali, invité hier, lundi 12 août,  par le Journal de 20 heures de la chaîne publique Watania 1, a indiqué que ces coupures ont été générées par deux pointes de consommation : la canicule exceptionnelle qu’a connue le pays, depuis le mois de juin, et la célébration de la fête du sacrifice. D’après lui, <em>«les Tunisiens ont consommé 80% des réserves disponibles en eau du pays, durant l’heure qui a suivi la prière de l’Aïd».</em><br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La responsabilité de la Sonede est totale <br></h3>



<p> Interrogé, à plusieurs reprises, par la présentatrice du journal sur les raisons objectives qui ont empêché la Sonede d’anticiper, de prévenir et de se préparer à ces pics, Mosbah Helali, apparemment gêné, a tout fait pour esquiver cette question. <br></p>



<p> Il s’est contenté de rappeler que cette canicule exceptionnelle sévit partout, même en Europe, que le rétablissement de l’eau va se faire progressivement et que les lourds investissements programmés par la Sonede pour la réalisation de nouveaux barrages vont résoudre, dans quelques années, ces problèmes de pénurie.<br></p>



<p> En conséquence, il a demandé aux Tunisiens de patienter et de faire preuve de compréhension.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La Sonede et l’entretien des stations de pompage <br></h3>



<p> Interpellé par l’agence Tap  sur les raisons de ces coupures, Hichem Yahiaoui, chef du district de la Sonede dans la région de la Manouba, où le plus grande nombre de coupures a eu lieu, a pointé du doigt la vétusté du réseau et l’absence de maintenance des stations de pompage gérées par les groupements de gestion des réseaux d’adduction d’eau potable, particulièrement dans le monde rural. <br></p>



<p> Cette thèse de déficience de la maintenance du réseau d’adduction d’eau potable a été constamment développement par l’ingénieure militante Raoudha Gafrej. Pour elle, le problème de l’alimentation en eau potable réside dans la mauvaise gouvernance du secteur de l’eau en Tunisie et dans le gaspillage de cette ressource par l’effet de la vétusté du réseau de la Sonede. D’après elle,  quelque 40.000 conduites seraient hors usage.<br></p>



<p> Les récentes coupures, au moment où les barrages sont pleins à la faveur d’une excellente pluviométrie en 2019, viennent lui donner raison et rappeler que la Sonede et le ministère de l’Agriculture ne se mobilisent que lorsqu’il y a un problème. C’est en quelque sorte l’apprentissage par le choc. En dépit des alertes internes et externes sur les effets désastreux d’un imminent stress hydriques, ces deux structures continuent à faire la sourde oreille et à naviguer à vue. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/coupures-deau-en-tunisie-le-mal-est-dans-la-maintenance-du-reseau-de-la-sonede/">Coupures d’eau en Tunisie : Le mal est dans la maintenance du réseau de la Sonede</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Tunisiens et le changement climatique ou l’apprentissage par le choc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Dec 2018 09:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Gafrej]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au regard de l’ampleur des dégâts que les récentes inondations ont occasionné aux villes et aux infrastructures par le double effet de l’indiscipline des gens et de la corruption des entrepreneurs, les Tunisiens donnent l’impression de ne pas prêter attention aux alertes données, en amont, par les climatologues. Par Khémaies Krimi Pire encore, ils semblent...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/08/les-tunisiens-et-le-changement-climatique-ou-lapprentissage-par-le-choc/">Les Tunisiens et le changement climatique ou l’apprentissage par le choc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-179334" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Tunisie-inondations.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Au regard de l’ampleur des dégâts que les récentes inondations ont occasionné aux villes et aux infrastructures par le double effet de l’indiscipline des gens et de la corruption des entrepreneurs, les Tunisiens donnent l’impression de ne pas prêter attention aux alertes données, en amont, par les climatologues.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-187872"></span></p>
<p>Pire encore, ils semblent ne se rendre compte de la gravité de leur insouciance que le jour de la survenue de la catastrophe. C’est ce qu’on appelle l’apprentissage par le choc.</p>
<p>Ainsi, les éventuels impacts du réchauffement climatique sur la Tunisie étaient vulgarisés et rendus publics depuis une dizaine d’années. Seulement, l’administration tunisienne n’a pas daigné se démener pour arrêter des stratégies cohérentes pour les prévenir et en atténuer la gravité.</p>
<h3>Il est temps de prêter attention aux avertissements  des experts</h3>
<p>Parmi les experts qui n’ont cessé d’attirer l’attention sur la dangerosité du réchauffement climatique figure en bonne place l’experte en gestion des ressources en eaux, Raoudha Gafrej, qui a rappelé, à maintes reprises, que <em>«la Tunisie, petit pays méditerranéen aux 1300 kms de côtes, est sérieusement exposée aux impacts du dérèglement climatique, pour peu que les températures augmentent de 1,1% degrés C d&rsquo;ici 2030»</em>. Plus simplement, pour elle, <em>«si rien n’est fait d’ici là, le climat qui prévaut actuellement à Gabès (sud-est de la Tunis) sera le même qu’à Tunis (nord-est)». « Concrètement,</em> ajoute-t-elle,<em> l’impact du réchauffement climatique sera perceptible à travers une baisse de 28% des ressources en eau en 2030, une diminution de 50% des eaux de surface, une diminution du PIB agricole de 22,5% et, non des moindres, une réduction de la production agricole de 52%, en raison de l’intensité et de la succession des années de sécheresse.»</em></p>
<p>Mme Gafrej avertit également : <em>«Les impacts des changements climatiques se feront sentir également à travers l&rsquo;augmentation de la salinité des sols, la surexploitation des terres et des pâturages, la baisse de la fertilité des terres, ce qui générerait des risques sur les exportations et mènerait à un « forçage » économique sur l&rsquo;agriculture»</em>.</p>
<p>Les conséquences en seront, on l’imagine, très graves. <em>«C’est l&rsquo;agriculture, secteur stratégique en Tunisie, qui payera la facture la plus chère si rien n’est fait pour s’adapter à ce phénomène et atténuer son impact à travers des actions à court, moyen et long terme»,</em> avertit la spécialiste.</p>
<h3>Gérer le hasard des aléas climatiques</h3>
<p>Un autre expert tiré également la sonnette d’alarme sur ce réchauffement climatique. Il s’agit de l’éminent hydrologue, Ameur Horchani, ancien secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques. Ce dernier ne s’est pas contenté du diagnostic, il a proposé des solutions pragmatiques pour contenir un tant soit peu la colère de la nature.<br />
Invité au début de cette année par le Cercle Kheireddine à intervenir dans le cadre d’un séminaire sur les nouveaux défis de l’eau en Tunisie, le père des barrages en Tunisie a indiqué que l’accent doit être mis, dorénavant, sur une gestion intégrée de ce qu&rsquo;il appelle <em>«le hasard des aléas climatiques»</em> (inondations et sécheresses) par <em>«une bonne maîtrise des données de la météorologie»</em>.</p>
<p>Concrètement, il s&rsquo;agit d&rsquo;une course contre la montre consistant à stocker au maximum les eaux des crues (construction de barrages de rétention) et de les économiser au maximum lors des périodes sécheresse.</p>
<p>Pour renforcer et diversifier les ressources disponibles, il propose, à la faveur d’application de normes strictes, le recyclage des eaux usées dans l’agriculture, la recharge artificielle des nappes souterraines et la mise en place d’une stratégie d’économie d’eau et de lutte contre le gaspillage.</p>
<h3>Un tsunami en Méditerranée, qui l’eut cru ?</h3>
<p>Par ailleurs, les Tunisiens toutes catégories confondues, ont intérêt à être l’écoute d’experts étrangers.</p>
<p>À titre indicatif, des chercheurs allemands et italiens ont révélé, le 10 octobre 2018, dans une étude publiée dans la revue<em> ‘‘Science Advances’’</em>, que l’Etna, en Italie, le volcan le plus actif d’Europe, risque de provoquer un tsunami en Méditerranée en raison de son enfoncement de plusieurs centimètres par an dans la mer. Pour le moment cet enfoncement est signalé à l’est, c’est-à-dire dans la mer Ionienne.</p>
<p><em>«Si une partie du volcan venait à s’effondrer, il y aurait suffisamment de matière pour provoquer un tsunami dans tout l’est de la Méditerranée»,</em> prévient le volcanologue et physicien français Mathieu Gouhier, interrogé par <em>‘‘Le Monde’’</em> sur cette étude.</p>
<p>C’est pour dire que le climat ne sera plus comme avant et qu’il y a urgence à se préparer aux effets néfastes de son changement et, surtout, à les prévenir et, faute de mieux, à s’y adapter. <em>«La chance</em> (de survie dans ce cas) <em>ne sourit qu’aux esprits bien préparés»</em>, disait Louis Pasteur, philosophe et chimiste français.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="psxtqgwbRM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/les-inondations-de-nabeul-requierent-une-refonte-de-la-planification-urbaine/">Les inondations de Nabeul requièrent une refonte de la planification urbaine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les inondations de Nabeul requièrent une refonte de la planification urbaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/les-inondations-de-nabeul-requierent-une-refonte-de-la-planification-urbaine/embed/#?secret=BEebIMhO9U#?secret=psxtqgwbRM" data-secret="psxtqgwbRM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="94YI4Xcahz"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/12/tunisie-sous-stress-hydrique-ce-nest-pourtant-pas-leau-qui-manque-12/">Tunisie sous stress hydrique: Ce n’est pourtant pas l’eau qui manque (1/2)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie sous stress hydrique: Ce n’est pourtant pas l’eau qui manque (1/2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/12/tunisie-sous-stress-hydrique-ce-nest-pourtant-pas-leau-qui-manque-12/embed/#?secret=CJcyaIFlkg#?secret=94YI4Xcahz" data-secret="94YI4Xcahz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iHrMCXiDwq"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/02/archeologie-nabeul-frappee-par-un-tsunami-au-4e-siecle/">Archéologie : Nabeul frappée par un tsunami au 4e siècle</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Archéologie : Nabeul frappée par un tsunami au 4e siècle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/02/archeologie-nabeul-frappee-par-un-tsunami-au-4e-siecle/embed/#?secret=LT2667ZJPN#?secret=iHrMCXiDwq" data-secret="iHrMCXiDwq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Tunisie : Qui pousse vers une augmentation des tarifs de l’eau ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Apr 2018 13:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait face à un sérieux problème de rareté de l’eau et, pour y remédier, elle a besoin de bons hydrologues qui, malheureusement, se font plutôt rares au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Par Khémaies Krimi À écouter les premiers responsables du ministère de l’Agriculture tenir, dans les médias,...</p>
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<p><em><strong>La Tunisie fait face à un sérieux problème de rareté de l’eau et, pour y remédier, elle a besoin de bons hydrologues qui, malheureusement, se font plutôt rares au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-147421"></span></p>
<p>À écouter les premiers responsables du ministère de l’Agriculture tenir, dans les médias, un discours frappé de sinistrose sur le niveau d’eau dans les barrages, alors qu’à vue d’œil, le ciel a été particulièrement généreux cette année, on est tenté de penser que ces bureaucrates, obnubilés par la menace de stress hydrique, auraient souhaité que 2018 soit une autre année de sécheresse.</p>
<p>La manœuvre est cousue de fil blanc : ils veulent justifier une nouvelle augmentation des tarifs de l’eau dédiée à l’irrigation et à l’alimentation des foyers, que la rareté de l’eau disponible dans les barrages pourrait justifier.</p>
<p>Les agriculteurs de Béja ont senti le danger et l’ont fait savoir. Ils ont mis en garde, lors d’un sit-in, organisé fin mars 2018, contre toute augmentation des tarifs de l’eau d’irrigation.<br />
Cette fixation sur l’augmentation de la tarification de l’eau relève, par ailleurs, de toute une stratégie de communication mise en route par le ministère de tutelle, dont les premiers responsables ont tendance à parler, très souvent, de déficit hydrique, d’enchérissement des coûts de production, de hausse des impayés de la Société nationale d’exploitation et de distribution d’eau (Sonede), qui ont dépassé 340 millions de dinars tunisiens (MDT) et de l’urgence de majorer les prix pour rééquilibrer les finances de la société publique. Principales raisons invoquées : le déficit structurel de cette entreprise publique et l’insuffisance des fonds budgétaires.</p>
<p>Est-il besoin de rappeler, à ce propos, que cette équipe, formée à l’école catastrophiste, a annoncé, depuis janvier 2018, c’est-à-dire à six mois de la période estivale (synonyme de soif pour des milliers de tunisiens de l’arrière pays), qu’à défaut de crédits budgétaires conséquents, elle ne pourra pas honorer les engagements pris d’alimenter en eau potable les zones rurales enclavées. Traduire : le ministère ne pourra rien faire parce que le parlement n’a pas voté l’enveloppe budgétaire qu’il avait demandée.</p>
<h3>Le discours alarmiste du secrétaire d’Etat</h3>
<p>Cet hiver, la pluie a été au rendez vous (<em>«Rabbi ata khirou»</em>, comme disent les Tunisiens). Elle a bien arrosé le pays et rempli les barrages. Ceux qui n’ont pas été remplis peuvent être régulés à la faveur du réseau mis en place pour le transfert de l’eau d’un barrage à un autre. Ainsi, l’excédent d’eau du barrage El-Barrak (Ouechtata, Jendouba) peut être acheminé facilement vers celui de Sidi Salem (Oued Zarga, Béja).</p>
<p>Malgré cette manne du ciel, ces mêmes responsables continuent de tenir un discours pessimiste et évoquent rarement cette possibilité de transfert qui pourrait améliorer le niveau d’eau dans la majorité des barrages du pays.</p>
<p>Lorsqu’il a été interpellé par les médias et les députés sur le degré de mobilisation des eaux pluviales, le secrétaire d’Etat aux Ressources hydrauliques et à la Pêche, Abdallah Rabeh, a déclaré que <em>«les précipitations, qui se sont abattues sur le pays, sont, certes, importantes, mais la situation de certains barrages reste critique»</em>, se gardant bien de parler des possibilités techniques disponibles pour réguler la situation (les transferts).</p>
<p>M. Rabeh n’a cru devoir parler que barrages déficitaires: Sidi Salem (109 millions de m3 contre 186 l’année dernière) et des petits barrages comme Nebhana et Mellegue dont l’eau est, en plus, salée&#8230;</p>
<p>Quant aux grands barrages comme Sejnane (64 millions de m3), Barrak (286 millions de m3), Joumine (55 millions de m3), Bouhertma (73 millions de m3), Ben Metir (50 millions de m3), qui ont été remplis de manière conséquente, il ne les évoque que par le volume d’eau retenu mais rarement en termes de possibles transferts.</p>
<p>Et quant M. Rabeh fait une comparaison entre les années, il établit, bizarrement, un parallèle entre le volume d’eau mobilisé en cette année 2018 dans tous les barrages, soit 769 millions m3, et celui retenu pendant les trois dernières années (133.000 millions de m3), soit un parallèle entre un seul exercice non encore achevé et trois exercices successifs. N’est-ce pas là une manière de faire diversion.</p>
<p>Pis, fidèle à son penchant alarmiste, M. Rabeh estime que la gestion de l’eau se fait au jour le jour – comme si c’était un exploit – et qu’il faut attendre la fin du mois d’avril pour arrêter le scénario qui sera suivi durant la prochaine période estivale.</p>
<h3>Le dessalement de l’eau travaille n&rsquo;est pas la solution</h3>
<p>Le champion de cette campagne de communication en faveur d’une augmentation des tarifs est manifestement le Pdg de la Sonede, Mosbah Helal. Il est apparemment chargé de cette mission.</p>
<p>Pour justifier une future augmentation des tarifs, ce dernier ne rate aucun plateau de télévision ou de radio sans rappeler le déséquilibre entre le prix de production et le prix de vente, en précisant que <em>«sur chaque m3 d’eau produit, la Sonede perd 140 millimes»</em>, avant d’ajouter: <em>«La Sonede est la société qui utilise le plus d’électricité avec une facture annuelle qui s&rsquo;élève à 90 MDT»</em>.</p>
<p>Son argument le plus solide, il l’a trouvé dans la construction de stations de dessalement d’eau en ce sens où le prix de la production est de loin supérieur à celui de vente actuellement. Normalement, il va augmenter, automatiquement.</p>
<p>Mosbah Helal se frotte déjà la main avec l’ouverture, au mois de ramadan prochain, de la nouvelle station de désalinisation d’eau de mer de Djerba. Il adore rappeler que d’autres projets de stations vont suivre : El Zarat à Gabès, une à Sfax et une autre à Sidi Abdelahamid à Sousse.</p>
<p>La question qui se pose dès lors est de se savoir si le gouvernement va aligner les prix de l’eau produite par les stations de dessalement sur celui de l’eau produite par les barrages. C’est une décision qui reste à prendre et elle sera éminemment politique.</p>
<p>Et quant une universitaire et experte en gestion des ressources en eau, Raoudha Gafrej, lui rappelle, indirectement, que le problème de l’eau en Tunisie ne sera pas résolu par la construction de stations de dessalement d’eau mais par la maintenance d’un réseau vétuste de plus de 40 ans, Mosbah Helal évoque l’ampleur de la tâche.</p>
<p>Dans un entretien accordé à la radio privée Express FM, le Pdg de la Sonede a déclaré que <em>«pour que notre réseau de distribution soit opérationnel, nous devons changer chaque année 1000 kilomètres de canalisations sur 53.000 kilomètres au total. Or, aujourd&rsquo;hui, nous ne changeons que 100 à 150 kilomètres par an parce que nous avons des difficultés financières perceptibles à travers des impayés de l’ordre de 340 MDT»</em>. Qui est responsable de cette situation, si non les bureaucrates qui ne font aucun effort pour ?</p>
<p>On fera remarquer aussi, à ce propos, que quand la Sonede fait semblant de réparer une partie de son réseau, elle s’emploie à hyper-médiatiser toute intervention et à la glorifier comme un exploit.</p>
<p>Quant au ministre de l’Agriculture, Samir Ettaieb, il assure le beau rôle. Se montrant moyennement optimiste, quand on l’interpelle sur la question de l’eau, il plane et reste constamment dans le tendanciel. Tout récemment, il a annoncé l’achèvement de l’élaboration d’un code des eaux qui sera soumis incessamment à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) mais aucune communication d’envergure n’a été faite sur ce dossier délicat.</p>
<p>Il a annoncé, également, la construction de deux nouveaux barrages, l’un à Saidia (Manouba) et l’autre à Kalaat Kebira (Sousse). Joli programme à première vue.</p>
<h3>Le stress hydrique est une réalité</h3>
<p>Par-delà les déclarations et manœuvres des premiers responsables du ministère de l’Agriculture sur le problème de l’eau, rappelons que des rapports internationaux ont régulièrement cité la Tunisie parmi les pays exposés à un déficit hydrique sérieux dans les prochaines années.</p>
<p>C’est le cas d’un rapport publié en 2015 par la World Resources Institute, qui classe la Tunisie parmi les 33 pays les plus susceptibles de connaître un stress hydrique (ou pénurie d’eau) d&rsquo;ici 2040.</p>
<p>C’est le cas aussi d’un rapport de l’Unesco, qui a carrément tiré la sonnette d’alarme en affirmant que la Tunisie souffrira de sérieux problèmes d’eau à l’horizon 2025.</p>
<p>Cela pour dire, que la problématique ne date pas d’aujourd’hui, qu’elle est très sérieuse et qu’elle doit être gérée par les meilleurs hydrologues du pays et il en existe… mais pas au ministère de l’Agriculture, qui sont dans la justification de l’inaction et non dans l’action.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7YqU4TxBY1"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/26/stress-hydrique-tunisie-veritables-defis-ailleurs/">Stress hydrique en Tunisie : Les véritables défis sont ailleurs</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stress hydrique en Tunisie : Les véritables défis sont ailleurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/26/stress-hydrique-tunisie-veritables-defis-ailleurs/embed/#?secret=QrjHRCqkeU#?secret=7YqU4TxBY1" data-secret="7YqU4TxBY1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IjWeEPR1AM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/20/pourquoi-la-sonede-doit-elle-etre-auditee-partie-1/">Pourquoi la Sonede doit-elle être auditée ? (Partie 1)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Sonede doit-elle être auditée ? (Partie 1) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/20/pourquoi-la-sonede-doit-elle-etre-auditee-partie-1/embed/#?secret=hPYcgdYk9s#?secret=IjWeEPR1AM" data-secret="IjWeEPR1AM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/06/tunisie-qui-pousse-vers-une-augmentation-des-tarifs-de-leau/">Tunisie : Qui pousse vers une augmentation des tarifs de l’eau ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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