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	<title>Archives des Ridha Kefi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ridha Kefi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Adieu Frida Dahmani, tu nous manqueras beaucoup !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:39:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellaziz Dahmani]]></category>
		<category><![CDATA[Frida Dahmani]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frida Dahmani, correspondante du magazine parisien Jeune Afrique à Tunis de 2007 à 2026, nous quittés le 25 mars 2026, à l’âge de 68 ans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/adieu-frida-dahmani-tu-nous-manqueras-beaucoup/">Adieu Frida Dahmani, tu nous manqueras beaucoup !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Frida Dahmani, correspondante du magazine parisien Jeune Afrique à Tunis de 2007 à 2026, nous quittés le 25 mars 2026, à l’âge de 68 ans. Elle était la nièce d’un autre grand journaliste, Abdelaziz Dahmani. Ce dernier, qui avait aussi travaillé pour le même magazine dans les années 1970-80, a écrit dans un post Facebook : «Au-delà de la parenté, Frida est une femme de très hautes qualités morales, courageuse, ayant foi en la justice sur terre».</em></strong> <em>(Photo : Frida Dahmani interviewant Beji Caïd Essebsi pour </em>Jeune Afrique<em>). </em>   </p>



<span id="more-18524466"></span>



<p><em>«Elle était Tunis»</em>, à écrit, de son côté, Marwane Ben Yahmed, actuel directeur de <em>Jeune Afrique</em>, en titre de l’hommage posthume qu’il a consacré à Frida Dahmani.</p>



<p><em>«Pendant près de vingt ans, cette journaliste d’exception a raconté la Tunisie de l’intérieur, avec une acuité, une fidélité et une humanité rares»</em>, a-t-il ajouté, en louant ses qualités humaines et professionnelles, et en soulignant son exigence, sa rigueur et sa loyauté, mais aussi sa sincérité et sa drôlerie.</p>



<p>En cette douloureuse circonstance, toute l’équipe de Kapitalis, et particulièrement son directeur, Ridha Kefi, qui a connu de près la défunte, avant qu’elle ne lui succède comme correspondante de <em>Jeune Afrique</em> à Tunis, présente ses plus sincères condoléances à la famille Dahmani ainsi qu’à tous les Tunisiennes et les Tunisiens auxquels elle manquera aussi beaucoup. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B.</strong></p>
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		<item>
		<title>Vient de paraître &#124; ‘‘Ecrits d’une décennie mouvementée’’ de Taoufik Ouanes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/vient-de-paraitre-ecrits-dune-decennie-mouvementee-de-taoufik-ouanes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 13:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Ouanes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taoufik Ouanes vient de publier un recueil de ses chroniques et entretiens relatifs à l’actualité tunisienne et internationale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/vient-de-paraitre-ecrits-dune-decennie-mouvementee-de-taoufik-ouanes/">Vient de paraître | ‘‘Ecrits d’une décennie mouvementée’’ de Taoufik Ouanes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Taoufik Ouanes vient de publier un recueil de ses chroniques et entretiens relatifs à l’actualité tunisienne, maghrébine, arabe, euro-méditerranéennes et internationales publiés au cours des quinze dernières années par des médias tunisien, dont Kapitalis, et européens, notamment en Suisse.</em></strong></p>



<span id="more-18510654"></span>



<p>Le livre est intitulé <em>‘‘Ecrits d’une décennie mouvementée. Entre révolte et raison’’ </em>et&nbsp; été préfacé par le journaliste Ridha Kefi, directeur fondateur de Kapitalis, qui présente l’auteur en ces termes&nbsp;: <em>«Taoufik Ouanes n’est pas journaliste ni chroniqueur ni influenceur, mais il est, lui aussi, à sa manière, un ‘‘historien du présent’’, selon la définition du journaliste souvent attribuée à Albert Camus. Car, en tant que juriste, avocat inscrit aux barreaux de Tunis et de Genève, observateur avisé des affaires du monde et ancien fonctionnaire international, mais aussi en tant que citoyen du monde soucieux de la bonne marche des affaires internationales, il résiste rarement à la tentation de donner son avis et sa vision sur ce qui se passe autour de lui, dans son pays natal, la Tunisie, ou d’adoption, la Suisse, mais aussi dans le reste du monde.»</em></p>



<p>Souvent sollicité par les médias, à Tunis et à Genève, analyser telle ou telle séquence de l’actualité nationale ou internationale, cet avocat d’affaires, qui a aussi été fonctionnaire international auprès des organisations onusiennes ont souvent, apporte sa contribution au débat avec une rigueur factuelle dont s’honorerait les plus rigoureux historiens et une rectitude intellectuelle et morale dont le juriste qu’il est ne se dépare jamais.</p>



<p><em>«Il suffit de relire ses interventions recueillies dans ce livre pour se rendre compte de l’acuité de son regard, de la profondeur de ses analyses et de la justesse de certaines de ses prévisions. Surtout en ce qui concerne les évolutions qui ont marqué l’histoire contemporaine de la Tunisie dans son environnement maghrébin, africain, arabe et euro-méditerranéen, à partir du tournant de ladite ‘‘révolution’’ de 2011, date charnière qui a ouvert des perspectives inouïes pour un peuple qui a pris enfin son destin en main, mais qui, comme nous l’expliquera l’auteur, a dépensé beaucoup moins d’énergie à construire la démocratie prospère dont il rêve, qu’à transformer ce rêve en cauchemar»</em>, écrit Ridha Kefi dans s préface au recueil, dont on recommande la lecture.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong><strong></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/vient-de-paraitre-ecrits-dune-decennie-mouvementee-de-taoufik-ouanes/">Vient de paraître | ‘‘Ecrits d’une décennie mouvementée’’ de Taoufik Ouanes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Poesis’’ de  Ridha Kefi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/16/le-poeme-du-dimanche-poesis-de-ridha-kefi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 05:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1955 à Tunis, Ridha Kefi est poète, romancier, essayiste et journaliste.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/16/le-poeme-du-dimanche-poesis-de-ridha-kefi/">Le poème du dimanche | ‘‘Poesis’’ de  Ridha Kefi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1955&nbsp;à Tunis, Ridha Kefi est poète, romancier, essayiste et journaliste.</em></strong></p>



<span id="more-17769232"></span>



<p>Après des études de philosophie à l’Université de Tunis, cet écrivain bilingue a publié plusieurs romans, recueils de nouvelles et de poésie. Ainsi que de textes dans plusieurs revues arabes et tunisiennes, dont <em>Alif</em>.</p>



<p>Son écriture, concise, en quête du sens, est une interrogation existentielle entre intériorité et silence, sans rhétorique langagière, elle s’installe dans une vue large et ouverte sur le monde, témoigne d’une connaissance profonde de la littérature classique et moderne universelle.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong>1. Automne</strong></p>



<p>Je me souviens</p>



<p>J’ai donné aux choses</p>



<p>Des noms et des fonctions</p>



<p>Afin qu’un vieil automne ne vienne pas</p>



<p>A la place de l’automne qui viendra…</p>



<p><strong>2. Peut-être</strong></p>



<p>Peut-être reste-t-il au poète de mourir</p>



<p>Mais</p>



<p>Qui nommera l’arbre mystérieux</p>



<p>Au virage&nbsp;?</p>



<p><strong>3. Expression</strong></p>



<p>Toi tu ne réduits pas la mer en une expression</p>



<p>Parce que la mer n’est pas A B C</p>



<p>La mer est une entité infinie</p>



<p>Paradoxe d’existence</p>



<p>Tu n’en retiens que toi-même</p>



<p>Et tu n’en saisis que ce qu’elle n’est pas</p>



<p><strong>4. Voix</strong></p>



<p>Entre le sauvage et la poupée</p>



<p>Il y a une différence de langage</p>



<p>Et entre moi et toi de nombreux noms</p>



<p>Et des distances d’appartenance</p>



<p>La mort seule nous réunit</p>



<p>Le jour où s’annule toute signification</p>



<p>Et la parole achève les conditions de l’élocution</p>



<p><strong>5. Suicide</strong></p>



<p>Entre le poème</p>



<p>Et le coing</p>



<p>Il y a les raisons</p>



<p>D’un suicide</p>



<p>Violet.</p>



<p><strong>6. Toi</strong></p>



<p>Toi</p>



<p>Si tu ne vois le monde</p>



<p>Avec l’œil d’un enfant</p>



<p>Tu ne peux comprendre</p>



<p>L’amertume du poème</p>



<p><strong>7. Dévoration</strong></p>



<p>Le poète est une plume</p>



<p>Qui illumine</p>



<p>Et dévore</p>



<p><strong>8. Neige</strong></p>



<p>J’ouvre le livre de la poésie</p>



<p>Je lis po-é-sie</p>



<p>Les lettres deviennent blanches</p>



<p>Comme la neige</p>



<p>Et s’effacent…</p>



<p><strong>9. Poème</strong></p>



<p>Entre l’éclair et septembre</p>



<p>Se réveille le poème &#8211;</p>



<p>Appel de l’être à l’être</p>



<p>Et demande&nbsp;;</p>



<p>Est-ce l’affre des Dieux qui agonisent</p>



<p>Ou</p>



<p>Le chant d’un peuple qui avance&nbsp;?</p>



<p>Entre l’éclair et septembre</p>



<p>S’unit le poème</p>



<p>-Action de l’être dans l’être &#8211;</p>



<p>A sa voix et s’élève…</p>



<p><strong>10. Pressentiment</strong></p>



<p>Je n’écris pas la poésie</p>



<p>Je pressens juste le murmure des choses simples</p>



<p>La voix de l’être</p>



<p>Le poème</p>



<p><strong>11. La poésie</strong></p>



<p>La poésie est l’écho de la voix humaine</p>



<p>Dans la distance</p>



<p>Et la pierre</p>



<p>La poésie jamais</p>



<p>Ne chante</p>



<p><strong>12. Mélancolie</strong></p>



<p>Je suis près de toi dans le poème</p>



<p>Un amas</p>



<p>de vides</p>



<p>Un cri brumeux</p>



<p>Et une mélancolie</p>



<p>(Ni patrie ni Histoire, juste ces mots brisés comme du verre)</p>



<p><strong>1979-1981</strong></p>



<p class="has-text-align-right">(Traduit de l’arabe par<strong> Tahar Bekri</strong>)</p>



<p><strong><em>‘‘Marâya muhachchama’’ (Miroirs brisés), éd. Dar Assunbula, 1981.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/16/le-poeme-du-dimanche-poesis-de-ridha-kefi/">Le poème du dimanche | ‘‘Poesis’’ de  Ridha Kefi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les relations tuniso-américaines à l&#8217;épreuve de l’ouragan Trump   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/les-relations-tuniso-americaines-a-lepreuve-de-louragan-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 06:56:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joe Wilson «exhorte» le Secrétaire d’Etat Marco Rubio de couper «toute aide américaine» à la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/les-relations-tuniso-americaines-a-lepreuve-de-louragan-trump/">Les relations tuniso-américaines à l&rsquo;épreuve de l’ouragan Trump   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Les </em></strong><em><strong>Etats</strong></em><strong><em> n’ont </em></strong><em><strong>pas</strong></em><strong><em> d’</em></strong><em><strong>amis</strong></em><strong><em>, ils n’ont que des </em></strong><em><strong>intérêts</strong></em><strong><em>», disait le Général de Gaulle. Depuis son retour à la Maison blanche, Donald Trump, homme d’affaires de son état qui cherche le gain partout, ne cesse d’appliquer cette règle vis-à-vis des pays amis historiques des Etats-Unis. </em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi </strong></p>



<span id="more-15366467"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Après l’Arabie saoudite qui doit passer à la caisse, l’Egypte et la Jordanie qui sont sommés d’accueillir les Palestiniens de Gaza sur leur sol, la galaxie Trump s’attaque aujourd’hui à la Tunisie en appelant à couper l’aide américaine à notre pays.</p>



<p>Cette fois ce n’est pas Donald Trump, mais le sénateur républicain Joe Wilson qui s&rsquo;y attèle, en <em>«exhortant»</em> le Secrétaire d’Etat Marco Rubio  de couper <em>«toute aide américaine»</em> à la Tunisie au prétexte que le président  Kaïs Saïed est hostile aux Etats-Unis.</p>



<p>Les mots sont crûs, sans nuances ni fioritures diplomatiques : <em>«J’exhorte @SecRubio de supprimer toute aide à la Tunisie dans le cadre de la révision de l’aide étrangère. Il n’y a aucune raison pour que les contribuables</em> [américains]<em> financent ce pays. Kaïs Saïed est un dictateur haineux anti-américain et a transformé une démocratie émergente en un État policier tyrannique. Trump va y remédier»,</em> a posté le sénateur sur son <a href="https://x.com/RepJoeWilson/status/1885045131939659831" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte X</a>, le 30 janvier 2025.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson.jpg" alt="" class="wp-image-15366602" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson-300x75.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson-768x192.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson-580x145.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>Le sénateur Wilson fait ici allusion à l’arrêt de pratiquement tous les programmes d’aide étrangère américaine en cours en attendant d’examiner s’ils sont conformes aux politiques du président Donald Trump. Cet arrêt a été ordonné par le secrétaire d’État américain aux Affaires Étrangères, Marco Rubio, à la demande du chef de la Maison blanche, qui veut conditionner cette aide à l’alignement total des pays bénéficiaires aux positions et aux intérêts états-uniens. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Tunisie ne vit certes pas grâce à l’aide américaine et elle compte de nombreux autres partenaires à travers le monde, mais cette aide, surtout sur le plan militaire et sécuritaire, est assez importante pour notre pays.</p>



<p>Il reste à savoir si le Département d’Etat et le Pentagone, qui ont sans doute une appréciation plus nuancée que celle de Wilson, non seulement de la situation en Tunisie mais de l’intérêt qu’ont les Américains à poursuivre leur aide à un pays comme le nôtre qui a toujours compté dans les stratégies militaires des Etats-Unis, étant donnée sa position à la pointe de l’Afrique et au cœur de la Méditerranée, à un jet de pierre de l’Europe.</p>



<p>Les pyromanes qui entourent le président Trump peuvent certes influer négativement ses décisions, et on commence à <em>«goûter»</em> à ce que sera la politique étrangère américaine dans les quatre prochaines années, y compris à l’égard des alliés historiques et stratégiques de Washington comme le Canada et l’Union européenne, qui commencent à en baver.</p>



<p>On peut donc s’attendre à tout de la part du locataire de la Maison blanche, y compris et surtout au pire, mais on peut aussi espérer que, concernant la Tunisie, alliée historique des Etats-Unis dans la région, les <em>«pressions amicales»</em> suffiront pour remettre les pendules à l’heure et que l’on ne viendra pas à jeter le bébé avec l’eau du bain. Même si, à vrai dire, on voit mal la Tunisie <em>«de»</em> Kaïs Saïed rejoindre le club des pays arabes ayant noué des relations diplomatiques avec Israël dans le cadre des fameux <em>«accords d’Abraham»</em> promus par Trump lors de son premier mandat, et qu’il compte relancer à l’orée de son second mandat, pour en faire le point d’orgue de sa politique étrangère en direction du monde arabe. Avis de tempête…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6hvTl62inT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/">La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/embed/#?secret=mbXTMUP1r9#?secret=6hvTl62inT" data-secret="6hvTl62inT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/les-relations-tuniso-americaines-a-lepreuve-de-louragan-trump/">Les relations tuniso-américaines à l&rsquo;épreuve de l’ouragan Trump   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisiens, la richesse ne tombe pas du ciel, elle se mérite !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/tunisiens-la-richesse-ne-tombe-pas-du-ciel-elle-se-merite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 08:38:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14836698</guid>

					<description><![CDATA[<p>Kais Saïed, donne l’impression de tourner en rond. On n’arrive pas à comprendre pourquoi ses instructions ne sont pas toujours suivies d’exécution. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/tunisiens-la-richesse-ne-tombe-pas-du-ciel-elle-se-merite/">Tunisiens, la richesse ne tombe pas du ciel, elle se mérite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le problème de la Tunisie ce sont peut-être aussi les Tunisiens, qui sont davantage portés sur la consommation que sur la production, qui attendent tout de l’Etat – lequel les berce d’illusions pour mieux les contrôler et les tenir en laisse – et ne font pas assez pour améliorer leur productivité, et qui au final, ont beau vouloir ceci ou cela, le développement, le progrès, la prospérité, ça ne tombe pas du ciel, ça nécessite beaucoup d’effort et de sacrifice.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-14836698"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>On ne sait pas si on peut l’écrire ou pas, mais le fait est là, le président de la république, Kais Saïed, donne l’impression de tourner en rond. On n’arrive pas à comprendre pourquoi ses instructions ne sont pas toujours suivies d’exécution, surtout que les problèmes qu’il relève et dénonce à maintes reprises persistent toujours.</p>



<p>Cette désagréable impression que le gouvernement vasouille, bafouille et fait du surplace, il n’y a qu’une seule façon pour en venir à bout : transformer les paroles en actes, les promesses en réalisations et les aspirations en conquêtes. Et c’est là où le bât blesse. Car si personne ne doute de la bonne volonté des membres des cinq gouvernements qui se sont succédé depuis l’accession de Saïed à la magistrature suprême, fin 2019 (soit 5 gouvernements en moins de 5 ans), ni de leur compétence intrinsèque ou de leur loyauté envers le chef de l’Etat, force est de constater que certaines instructions présidentielles tardent à être mises à exécution et traduites en réalisations concrètes, à l’exception de quelques menues actions, comme la réfection de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/saied-se-felicite-de-la-reouverture-de-la-piscine-municipale-du-belvedere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">piscine municipale du Belvédère</a> réalisée grâce à un financement de la Banque internationale arabe de Tunisie (Biat) ou la réalisation de centrales photovoltaïques ou de stations de dessalement de l’eau de mer, ici ou là, grâce à des financements de bailleurs de fonds étrangers. Mais pour les infrastructures de base dont dépend le confort des Tunisiens, les hôpitaux, les écoles, les moyens de transport public, sans parler des pénuries et de la hausse des prix des produits de première nécessité, les choses ne bougent pas vraiment dans le bon sens et les gens continuent de se plaindre des désagréments et des difficultés qu’ils endurent au quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En attendant les <em>«nouvelles approches»</em></h2>



<p>Lundi dernier, 9 décembre 2024, le chef de l’Etat a insisté, encore une fois, en recevant, &nbsp;au palais de Carthage, le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, sur la nécessité de hâter l’importation d’un nombre de bus et de rames de métro afin d’alléger les souffrances qu’endurent les citoyens lors de leurs déplacements quotidiens. Il a, par la même occasion,&nbsp;souligné que le secteur du transport&nbsp;a été,&nbsp;à l’instar de plusieurs autres secteurs du pays, en proie à la destruction et au sabotage systématique, appelant à identifier une solution radicale à ce secteur&nbsp;à travers l’adoption de <em>«nouvelles approches»</em> permettant de préserver les droits légitimes du citoyen tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sGrLOFZBvG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/26/crise-du-transport-en-tunisie-qui-va-remedier-a-quoi-video/">Crise du transport en Tunisie : Qui va remédier à quoi ? (Vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise du transport en Tunisie : Qui va remédier à quoi ? (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/26/crise-du-transport-en-tunisie-qui-va-remedier-a-quoi-video/embed/#?secret=mwxWtiU2z4#?secret=sGrLOFZBvG" data-secret="sGrLOFZBvG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Saïed a aussi souligné que l’administration publique et les services de l’Etat doivent œuvrer à servir le citoyen sur la base de la neutralité et de l’égalité.&nbsp;Il s’agit là d’une obligation découlant des dispositions de l’article 19 de la Constitution, a-t-il précisé, exhortant chaque responsable de l’Etat à veiller à répondre aux attentes du peuple tunisien.</p>



<p>Bien qu’ils soient justes et bienvenus, ces propos présidentiels ont un air de déjà entendu et, deux mois après la rentrée scolaire et universitaire, on se demande pourquoi l’importation de ces fameux bus et rames de métro, dont parle Saïed depuis un certain temps déjà (ce n&rsquo;est quand même pas le Pérou !), a-t-elle tardé. Sont-ce des lobbys d’intérêt soutenus par des fonctionnaires corrompus qui ont empêché ou retardé cette opération, comme le laisse souvent entendre le président Saïed à chaque fois qu’il dénonce les dysfonctionnements des services publics? Et dans ce cas, qu’est-ce qu’on attend pour mettre ces empêcheurs de tourner en rond hors d’état de nuire? Depuis le temps que le président les pointe du doigt et les dénonce publiquement, ils auraient dû être déjà éjectés du système. A moins que le problème ne se situasse à un autre niveau, comme nous sommes tentés de le penser : les finances publics, qui sont dans l’état que nous connaissons, ne permettent pas, en effet, les dépenses faramineuses que la situation catastrophique de nos infrastructures publiques exigent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin d&rsquo;un diagnostic précis, chiffré et transparent</h2>



<p>Par ailleurs, et quand on sait que toutes les entreprises publiques, qu’il s’agisse de celles opérant dans les secteurs clés de la santé, du transport, de l’énergie, de l’eau ou autres, souffrent d’un déficit chronique et qu’elles émargent sur le budget de l’Etat pour continuer à dispenser leurs (très maigres et très mauvais) services aux citoyens, lesquels ne cessent, d’ailleurs, de s’en plaindre, on est aussi tentés de penser que le diagnostic officiel de la situation dans le pays n’est peut-être pas le bon, que la corruption, si elle existe, ne peut tout expliquer ou que le mieux serait de présenter aux Tunisiens un diagnostic précis, chiffré et transparent de l’état de leur pays, de ses énormes besoins en investissements publics, des difficultés de trouver les financements nécessaires et de la nécessité pour toutes les parties de s’armer de patience, de se retrousser les manches et de relancer la machine productive, laquelle bloque dangereusement avec un taux de croissance économique qui stagne entre 1 et 1,5%.</p>



<p>Le problème de la Tunisie ce sont peut-être aussi les Tunisiens eux-mêmes, qui sont davantage portés sur la consommation que sur la production, qui attendent tout de l’Etat – lequel les berce d’illusions pour mieux les contrôler et les tenir en laisse – et ne font pas assez pour améliorer leur productivité, et qui au final, ont beau vouloir ceci ou cela, le développement, le progrès, la prospérité, ça ne tombe pas du ciel, ça nécessite beaucoup d’effort et de sacrifice. Des peuples méritants, qui ont réalisé leur décollage en une décennie ou deux, après une guerre ou une catastrophe, comme les Allemands, les Japonais, les Coréens ou les Chinois, en ont apporté la preuve : la richesse ne s’offre pas aux fainéants, seuls les lève-tôt la méritent. </p>



<p>On ne peut continuer indéfiniment à dénoncer des situations devenues insupportables, à donner des instructions, souvent d’ailleurs les mêmes, à montrer le bon cap et à faire des annonces qui restent sans lendemain, avec des ministres qui s’agitent, font des visites inopinées, élaborent des plans et des stratégies, mais semblent tétanisés par l’ampleur de la tâche et l’incapacité matérielle de concrétiser les ambitions présidentielles, sans oser l’avouer. Il faut changer le fusil d&rsquo;épaule tant qu&rsquo;il est encore temps&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Eux1R2ozas"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/gabegie-publique-en-tunisie-defaillance-humaine-ou-deficience-structurelle/">Gabegie publique en Tunisie : défaillance humaine ou déficience structurelle ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gabegie publique en Tunisie : défaillance humaine ou déficience structurelle ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/gabegie-publique-en-tunisie-defaillance-humaine-ou-deficience-structurelle/embed/#?secret=rHFAYzNMRA#?secret=Eux1R2ozas" data-secret="Eux1R2ozas" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/tunisiens-la-richesse-ne-tombe-pas-du-ciel-elle-se-merite/">Tunisiens, la richesse ne tombe pas du ciel, elle se mérite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ayachi Zammel, victime d’une improbable démocratie tunisienne  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/ayachi-zammel-victime-dune-improbable-democratie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 09:06:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Zammel]]></category>
		<category><![CDATA[Azimoun]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Sigma Conseil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ayachi Zammel, qui n’est pas au bout de ses peines, au propre et au figuré, s’ajoute au nombre des victimes d’une promesse de démocratie qui a viré à la démocrature.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/ayachi-zammel-victime-dune-improbable-democratie-tunisienne/">Ayachi Zammel, victime d’une improbable démocratie tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les opposants à Kaïs Saïed ont misé, sans trop y croire, sur une miraculeuse victoire de Ayachi Zammel à la présidentielle d’hier, dimanche 6 février 2024. Ils savaient pourtant que la machine étaient lancée et que rien ne pouvait l’arrêter… Aussi leur déception ne pouvait qu’être aggravée par la confirmation de toutes leurs appréhensions.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi  </strong></p>



<span id="more-14132840"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Le chef du parti Azimoun (Déterminés) était, il y a quelques mois, une personnalité politique de second plan. Homme d’affaires issu du pays profond auquel la réussite semble avoir donné des ailes, il a cru pouvoir mener une carrière politique. Elu à l’assemblée, il a été parmi les députés qui ont soutenu la proclamation de l’état d’exception par le président Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, avant de prendre conscience de la dérive autoritaire de ce dernier et de commencer à le critiquer, sans se défaire pour autant de sa bienveillante posture de soutien critique.</p>



<p>En présentant sa candidature à la présidentielle, sans trop se soucier des conditions controversées dans lesquelles allaient se dérouler le scrutin, Zammel a-t-il cru pouvoir profiter de l’exclusion (ou de l’écartement) des rares personnalités politiques pouvant se battre à armes égales avec Saïed, pour pousser son avantage et porter la voix d’une opposition affaiblie par l’emprisonnement de la plupart de ses chefs ?</p>



<p>On peut sérieusement le penser sans chercher à le vexer. Mais c’est de bonne guerre. Une élection, ça donne envie et ça suscite des vocations. Et celle de Zammel s’est révélée dans l’adversité, lorsque ses déboires judiciaires ont commencé juste après l’acceptation de sa candidature par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yaFvmxtDpH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/presidentielle-le-satisfecit-tardif-de-kais-saied-a-hassen-zargouni/">Présidentielle : Le satisfécit tardif de Kaïs Saïed à Hassen Zargouni</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle : Le satisfécit tardif de Kaïs Saïed à Hassen Zargouni » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/presidentielle-le-satisfecit-tardif-de-kais-saied-a-hassen-zargouni/embed/#?secret=BDXkmWet3g#?secret=yaFvmxtDpH" data-secret="yaFvmxtDpH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Incarcéré depuis plus d’un mois, poursuivi dans plusieurs procès pour falsification de parrainages, ses partisans peuvent continuer à dénoncer des procès politiques visant à l’empêcher d’accéder au Palais de Carthage, cela ne semble pas avoir impressionné les juges qui l’ont déjà condamné à plusieurs années de prison ferme. N’ayant pu faire campagne, le sondage de sortie des urnes réalisé par Sigma Conseil, dont les résultats ont été annoncés hier soir, l’a crédité d’un maigre score (6,9%) contre 89% pour le président sortant.</p>



<p>Certes, ces chiffres valent ce qu’ils valent et on peut toujours mettre en doute leur crédibilité – beaucoup l’ont d’ailleurs déjà fait – mais les faits sont là&nbsp;: que les dés aient été pipés ou non, ils sont bel et bien jetés. Et le tour est joué. Pour les Tunisiens, cela va de soi, qui vont avoir pour président, et pour cinq ans supplémentaires, un Kaïs Saïed qui ne semble pas prêt à lâcher du leste. Et pour le pauvre Zammel qui n’est pas au bout de ses peines, au propre et au figuré, qui s’ajoute au nombre des victimes d’une promesse de démocratie qui a viré à la démocrature.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QDYCAaWrpt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/presidentielle-la-desillusion-de-maghzaoui-qui-sy-voyait-deja-video/">Présidentielle : La désillusion de Maghzaoui qui s’y voyait déjà (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle : La désillusion de Maghzaoui qui s’y voyait déjà (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/presidentielle-la-desillusion-de-maghzaoui-qui-sy-voyait-deja-video/embed/#?secret=0toDLjbPfE#?secret=QDYCAaWrpt" data-secret="QDYCAaWrpt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/ayachi-zammel-victime-dune-improbable-democratie-tunisienne/">Ayachi Zammel, victime d’une improbable démocratie tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ces Ong qui nous veulent du mal !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/ces-ong-qui-nous-veulent-du-mal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 08:07:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[I Watch]]></category>
		<category><![CDATA[National Endowment for Democracy]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[Osie]]></category>
		<category><![CDATA[oxfam]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Transparency International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n'a aucun intérêt à s'aliéner les bailleurs de fonds étrangers, qui ne lui veulent pas tous du mal.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/ces-ong-qui-nous-veulent-du-mal/">Ces Ong qui nous veulent du mal !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des milliers d’Ong étrangères sont actives en Tunisie, directement ou indirectement en finançant des Ong locales, et notre pays reçoit annuellement des centaines de millions de dinars de financements pour divers secteurs : culture, sport, santé, éducation, recherche, droits de l’homme, etc., dont il ne peut se passer. Quel intérêt a-t-il donc à s’aliéner ces bailleurs de fonds qui ne veulent pas tous du mal à la Tunisie ?</em></strong> <em>(Illustration : on imagine que I Watch dérange, mais n&rsquo;est-ce pas là son rôle ?)</em></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13954761"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>L’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a indiqué qu’elle pourrait priver l’organisation <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/presidentielle-tunisienne-des-ong-dans-loeil-du-cyclone/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I Watch</a> de l’observation des présidentielles du 6 octobre prochain, au prétexte qu’elle est «<em>soupçonnée d’avoir reçu des financements étrangers suspects»</em>. Reste que l’Ong en question n’a jamais fait mystère de ses financements extérieurs. Mieux, elle les a toujours clairement signalés sur <a href="https://iwatch.tn/ar/bailleur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son site web</a> depuis sa création en 2012.</p>



<p>Pour l’année 2024 en cours, le total des financements extérieurs de I Watch annoncés sur son site web s’élèvent à 486 061 dinars tunisiens. C’est le chiffre d’affaires  annuel d’une PME, d’un salon de thé ou d’un débit de tabac situés dans un quartier huppé. Un contrebandier opérant dans les zones frontalières au vu et au su de tous tirerait de son activité illégale beaucoup plus, sans déclarer ses revenus et en passant par les mailles du filet.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Financements extérieurs déclarés de I Watch en 2024</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Financement-I-Watch-2024.jpg" alt="" class="wp-image-13954774" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Financement-I-Watch-2024.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Financement-I-Watch-2024-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Financement-I-Watch-2024-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Financement-I-Watch-2024-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>Les bailleurs de fonds sont eux-mêmes des Ong opérant dans le domaine de la lutte contre la corruption et pour le renforcement de démocratie et de la bonne gouvernance&nbsp;: Transparency International, Oxfam,<strong><em>&nbsp;</em></strong>National Endowment for Democracy&#8230;</p>



<p>Les financements sont souvent accordés pour l’organisation d’événements précis, à caractère local ou régional : colloques, séminaires de formation, soutien aux projets afférents aux missions indiquées&#8230;</p>



<p>Si l’on peut concevoir que ces Ong poursuivent des objectifs douteux et qu’elles complotent contre notre pays, comme il se chuchote dans certains cercles proches du pouvoir, alors, oui, on peut admettre que I&nbsp; Watch reçoit des financements douteux. Mais dans ce cas, le gouvernement doit être clair dans sa démarche, en interdisant l’activité de ces Ong sur le territoire national et en généralisant cette interdiction à d’autres secteurs, et ne pas se contenter de ceux ayant un lien direct ou indirect avec la politique&nbsp;: droits de l’homme, justice, lutte contre la corruption, bonne gouvernance, etc. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em></em></p>



<p>Il y a, en effet, des milliers d’Ong étrangères actives en Tunisie, directement ou indirectement en finançant des Ong locales, et notre pays reçoit annuellement des centaines de millions de dinars de financements pour divers secteurs : culture, sport, santé, éducation, recherche, etc., dont il ne peut se passer. Quel intérêt a-t-il donc à s’aliéner ces bailleurs de fonds qui ne veulent pas tous du mal à la Tunisie? </p>



<p>Notre commentaire ici ne vise nullement à défendre I Watch, Mourakiboun ou d’autres Ong qui sont aujourd&rsquo;hui dans le collimateur des autorités, celles-ci se défendront mieux elles-mêmes. Nous attirons seulement l’attention des responsables politiques sur les graves conséquences de cette dérive que nous observons depuis quelque temps et qui consiste à entourer de suspicion tout ce qui vient de l’étranger, alors que notre pays, avec les problèmes qui sont les siens, est encore très dépendant des aides étrangères. </p>



<p>Ne nous emballons donc pas, sachons raison garder et, surtout, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain…  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9eqCo7lBdA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/presidentielle-tunisienne-des-ong-dans-loeil-du-cyclone/">Présidentielle tunisienne : des Ong dans l’œil du cyclone</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle tunisienne : des Ong dans l’œil du cyclone » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/presidentielle-tunisienne-des-ong-dans-loeil-du-cyclone/embed/#?secret=smVt4TvLns#?secret=9eqCo7lBdA" data-secret="9eqCo7lBdA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : L’armée doit rester une ligne rouge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/06/tunisie-larmee-doit-rester-une-ligne-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 11:58:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Jendoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13938965</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'armée tunisienne s'est toujours gardée de se mêler des conflits politiques internes, ine tradition républicaine qu'il convient de préserver.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/06/tunisie-larmee-doit-rester-une-ligne-rouge/">Tunisie : L’armée doit rester une ligne rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a eu des moments, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, où les acteurs politiques ont cherché à impliquer l’armée nationale dans la gestion de leurs conflits internes, mais celle-ci s’est toujours gardée de franchir le Rubicon, ce qui lui vaut d’ailleurs ce grand respect des Tunisiens dont les créditent souvent les sondages d’opinion.    </em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13938965"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Dans une tribune au journal <em>‘‘Le Monde’’</em> intitulée <em>«En Tunisie, le scrutin présidentiel du 6&nbsp;octobre constitue un test majeur pour l’armée»</em>, publié jeudi 5 septembre 2024, Kamel Jendoubi estime que l’élection présidentielle du 6 octobre 2024 sera une occasion, pour les militaires, de choisir entre soutenir la dérive autoritaire du pouvoir ou préserver le pluralisme, selon ses termes.</p>



<p>En appelant ainsi, à demi-mot, l’armée nationale à intervenir dans la vie politique, qui plus est à l’occasion d’une consultation électorale suscitant de grandes controverses, l’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et ancien ministre des Droits de l’homme franchit une ligne rouge qui a toujours été respectée, jusque-là, par tous les protagonistes politiques, et surtout par l’armée elle-même.</p>



<p>Cet appel est d’autant plus choquant que l’armée tunisienne a constitue une exception dans la région en ce qu’elle s’est toujours gardée de s’impliquer dans les conflits politiques et si elle est souvent sollicitée pour offrir un soutien logistique et humain lors des différents scrutins organisés dans le pays, comme le rappelle à juste titre M. Jendoubi, cela a toujours été fait dans un esprit de neutralité totale, puisqu’elle se contente généralement de veiller au bon déroulement des opérations de vote, surtout dans les zones les plus reculées ou les plus isolées du pays.</p>



<p>Il y a certes eu des moments, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, où ce sont les acteurs politiques qui ont cherché à impliquer l’armée dans la gestion de leurs affaires, comme ce fut le cas au lendemain de la fuite de Ben Ali, le 14 janvier 2011, lorsque Mohamed Ghannouchi a expressément demandé au général Rachid Ammar de prendre les choses en main, lors d’une réunion le soir même au siège du ministère de l’Intérieur, mais celui-ci, parlant au nom de tous ses collègues, a formellement refusé d’aller plus loin que ce qu’il considérait comme sa mission première, à savoir protéger l’Etat, veiller à la paix civile et garder les frontières nationales.</p>



<p>Cette tradition républicaine instaurée par Bourguiba et scrupuleusement respectée après lui ne devrait pas être remise en question aujourd’hui quel que soit le prétexte invoqué : les conflits politiques doivent être réglés politiquement dans le plein respect du droit et dans le cadre des institutions républicaines, même quand il arrive à celles-ci, comme c’est le cas aujourd’hui, de s&#8217;emmêler les pinceaux ou de perdre le nord.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/06/tunisie-larmee-doit-rester-une-ligne-rouge/">Tunisie : L’armée doit rester une ligne rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Présidentielle tunisienne : Mondher Zenaïdi, un candidat «à distance»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/23/presidentielle-tunisienne-mondher-zenaidi-un-candidat-a-distance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 07:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Zenaidi]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mondher Zenaïdi acceptera de rentrer au pays pour mener sa campagne électorale, si, par miracle, la commission électorale accepterait sa candidature?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une question me taraude l’esprit depuis quelque temps et à laquelle je n’ai pas encore de réponse&nbsp;: est-ce que Mondher Zenaïdi, ci-devant candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024, et qui réside en France, acceptera de rentrer au pays pour mener sa campagne électorale, si, par miracle, la commission électorale accepterait sa candidature?</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13829223"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>L’ancien ministre de Ben Ali communique avec les Tunisiens, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et même les journalistes via sa page Facebook et son comité juridique, tout en restant en retrait, bien au chaud dans son exil volontaire en France.</p>



<p>Exilé volontaire, il l’est sans doute, parce qu’il est, officiellement, et pour l’instant, un homme libre, même si des poursuites judiciaires ont déjà été engagées contre lui, à l’instar d’autres activistes politiques dont la liste s’allonge chaque jour un peu plus et personne ne peut présumer où et quand s’arrêtera-t-elle. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ambition est grande, mais la peur de la prison l’est encore plus</h2>



<p>Apparemment, au niveau du discours tout au moins, Zenaïdi semble déterminé à faire valoir son droit à se porter candidat à la présidentielle. Et nous n’avons aucune raison pour ne pas le croire. Sauf que sa manière de faire coucou de temps en temps à ses électeurs potentiels à travers les réseaux sociaux a quelque chose de bizarre voire de pathétique, et qui en dit long sur l’atmosphère surréaliste où nage aujourd’hui notre pays. Pourquoi ne rentre-t-il pas au pays pour y mener le combat qu’il prétend mener pour <em>«sauver la Tunisie, puis la réformer»</em>, comme il le dit lui-même? De quoi a-t-il peur? Craint-il d’être mis en prison dès qu’il foulera de ses pieds le territoire national? Probablement&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ESaCULHCz3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/30/quest-ce-qui-fait-courir-mondher-zenaidi-video/">Qu’est-ce qui fait courir Mondher Zenaïdi ? (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu’est-ce qui fait courir Mondher Zenaïdi ? (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/30/quest-ce-qui-fait-courir-mondher-zenaidi-video/embed/#?secret=ABPzbELX9r#?secret=ESaCULHCz3" data-secret="ESaCULHCz3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, en introduisant un recours auprès du tribunal administratif contre la décision de la commission électorale de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/18/presidentielle-mondher-zenaidi-fera-appel-apres-le-rejet-de-son-recours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rejeter son dossier</a> de candidature à la présidentielle, puis en <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/23/a-propos-du-rejet-du-recours-interjete-par-mondher-zenaidi-comite-juridique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interjetant appel </a>contre le rejet de son recours par ledit tribunal, cherche-t-il vraiment à faire avaliser sa candidature pour pouvoir s’aligner sur la ligne de départ de la course au Palais de Carthage ou cherche-t-il seulement, en poussant les procédures jusqu’à leur terme juridique, à prouver que les prétentions démocratiques du régime en place sont fallacieuses?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Très tardif combat pour la démocratie</h2>



<p>Quoi qu’il en soi, les démarches juridiques <em>«à distance»</em> de Zenaïdi nous semblent vouées à l’échec. La situation étant ce qu’elle est, aujourd’hui, en Tunisie, personne ne pariera un kopek sur les chances de l’ancien ministre de Ben Ali de concourir pour la présidence de la république et encore moins pour siéger au Palais de Carthage, en tout cas pas dans un avenir proche.</p>



<p>Les dés étant jetés, Zenaïdi, aujourd’hui âgé de 73 ans, estime peut-être qu’il a encore la possibilité de postuler, un jour, à la magistrature suprême. C’est pour cette raison qu’il s’agite aujourd’hui pour dire qu’il existe encore, qu’il a des partisans à l’intérieur et que le jour J – c’est-à-dire le jour où il pourra enfin rentrer au pays sans risque de se retrouver en prison–, il pourrait faire valoir son très tardif combat pour la démocratie, lui qui a longtemps servi la dictature sans état d’âme ni regret.</p>



<p>Pour conclure, j’aimerai poser une dernière question à Zenaïdi qui, tel que je le connais, me pardonnera ma critique amicale: la Tunisie aura-t-elle accédé à l’indépendance si Bourguiba avait mené la lutte pour la libération nationale<em>… </em>à distance? </p>



<p>Il faut dire que le courage politique n’est donné qu&rsquo;aux hommes &#8211; et femmes &#8211; exceptionnels.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HgTYog7aWg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/tunisie-quelles-chances-pour-mondher-zenaidi-dacceder-a-carthage-video/">Tunisie : Quelles chances pour Mondher Zenaïdi d’accéder à Carthage ? (Vidéo)  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Quelles chances pour Mondher Zenaïdi d’accéder à Carthage ? (Vidéo)   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/tunisie-quelles-chances-pour-mondher-zenaidi-dacceder-a-carthage-video/embed/#?secret=9FfWnTGYFJ#?secret=HgTYog7aWg" data-secret="HgTYog7aWg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/23/presidentielle-tunisienne-mondher-zenaidi-un-candidat-a-distance/">Présidentielle tunisienne : Mondher Zenaïdi, un candidat «à distance»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:08:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Safi Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Toubal]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mise en détention du journaliste et activiste politique Safi Saïd suscite des commentaires et des interrogations.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/">Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/kasserine-safi-said-arrete-et-place-en-detention/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arrestation </a>et mise en détention de Ahmed Safi Saïd, hier, mardi 20 août 2024, alors qu’il tentait de traverser la frontière tuniso-algérienne, visiblement pour fuir un pays où il risquait, à tout moment, d’être incarcéré. Cette tentative de fuite, qui a sans doute remué des souvenirs vieux de 54 ans chez le journaliste et activiste politique, suscite des commentaires et des interrogations.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13808686"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>D’abord les faits&nbsp;: jusqu’au début de ce mois, Ahmed Safi Saïd était candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre prochain, mais son dossier a été rejeté par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), officiellement pour manque de parrainages populaires.</p>



<p>Contrairement certains autres candidats, il n’a pas fait de déclaration aux médias ni introduit un recours auprès du tribunal administratif contre la décision de la commission électorale. Fin connaisseur des arcanes de la politique dans le monde arabe où il est immergé depuis un demi-siècle, il a compris qu’il ne servait à rien de chercher la confrontation, et il semble avoir commencé dès cet instant à mijoter son projet de fuite via la frontière algérienne, comme l’ont du reste fait beaucoup de politiques tunisiens avant lui, de Ibrahim Toubal, son mentor, un partisan de Salah Ben Youssef décédé en exil à Genève en 1989, à Nabil Karoui, en passant par Ahmed Ben Salah et Mohamed Mzali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière, l&rsquo;exil&#8230; </h2>



<p>Ahmed Safi Saïd, qui est accusé de «<em>franchissement illégal des frontières vers un pays voisin</em>», a déjà vécu, lui aussi, l’aventure de la fuite à travers la frontière algérienne et a connu aussi les affres de l’exil. C’était au lendemain de l’attaque de la ville de Gafsa *, sa ville natale, le 27 janvier 1980, par un commando armé tunisien entraîné en Libye et infiltré en territoire tunisien grâce à un appui logistique de l’armée algérienne.</p>



<p>Le jeune écrivain et poète avait alors 25 ans et était connu pour son appartenance aux groupes nationalistes arabes dont les assaillants étaient issus. Et c’est donc par crainte de représailles, l’armée tunisienne ayant, entretemps, repris la situation en main, qu’il a pris le chemin de l’exil, d’abord en Algérie. Puis au Liban où il a travaillé, pendant plusieurs années, dans la presse locale, tout en étant proche des groupes (et des milices) nationalistes arabes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IoyuMlbEmU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/18/tunisie-presidentielle-lhorizon-est-elle-degagee-devant-safi-said/">Tunisie-Présidentielle : L’horizon est-il dégagé devant Safi Saïd ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Présidentielle : L’horizon est-il dégagé devant Safi Saïd ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/18/tunisie-presidentielle-lhorizon-est-elle-degagee-devant-safi-said/embed/#?secret=tO97MeQ2hH#?secret=IoyuMlbEmU" data-secret="IoyuMlbEmU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pendant la guerre civile libanaise (1975 à 1990), où il s’est trouvé impliqué du fait de ses obédiences politiques, un épisode scabreux sur lequel nous ne nous attarderons pas, Ahmed Safi Saïd a sollicité l’aide de l’ancien leader palestinien Yasser Arafat pour fuir le Liban – où sa vie était en danger –, partir en France et s’y installer pendant quelques années.</p>



<p>Ben Ali étant arrivé au pouvoir, entretemps, et s’étant lancé dans un processus de <em>«débourguibisation»</em>, Ahmed Safi Saïd a commencé à ressentir la douleur de l’exil et à vouloir rentrer au pays. Il est vrai que pour un nationaliste arabe, Paris et la France ne sont pas une planque de tout repos. N’ayant pas de passeport tunisien valide, c’est encore Yasser Arafat qui a intercédé en sa faveur auprès de l’homme fort à Tunis et l’a même ramené dans son avion personnel à l’aéroport de Tunisie-Carthage. C’était en 1992 et, au lendemain de son débarquement à Tunis, le journaliste a été reçu par l’ex-président et l’information de cette rencontre a même été diffusée le soir même au télé-journal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ami de Kadhafi</h2>



<p>Commence alors pour le journaliste et écrivain un long exil intérieur, car même si sa situation a été légalisée (papiers d’identité, etc.), le régime en place l’a toujours tenu en suspicion, car il connaissait ses accointances avec certains régimes de la région et sa proximité avérée avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui finançait alors ses activités éditoriales à partir de Tunis. Les services tunisiens le savaient, bien entendu, mais laissaient faire.&nbsp;Et pour cause&nbsp;: grâce à un <em>gentlemen&rsquo;s agreement</em>, Saïd s’est adapté aux conditions locales et s’est gardé de s’immiscer dans la politique tunisienne, tout en poursuivant ses activités de propagande sonnantes et trébuchantes au profit de son ami Kadhafi, dont les relations avec Ben Ali étaient alors au beau fixe, ce qui ne gâchait rien.</p>



<p>C’est ainsi que la révolution du 14 janvier 2011 a ouvert devant le journaliste et écrivain la voie vers la réalisation d’un rêve très ancien&nbsp;: diriger son pays. Ce qu&rsquo;il m&rsquo;avait avoué, lors de deux rencontres que j’ai eues avec lui, fin 1989 à Paris, autour d&rsquo;un café au Petit Cluny, à Saint-Michel, et d’un dîner le lendemain dans une pizzeria des Champs-Elysées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FYSTKP82KG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/tunisie-safi-said-et-ses-comptes-secrets-dans-des-banques-etrangeres/">Tunisie : Safi Saïd et ses comptes secrets dans des banques étrangères</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Safi Saïd et ses comptes secrets dans des banques étrangères » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/tunisie-safi-said-et-ses-comptes-secrets-dans-des-banques-etrangeres/embed/#?secret=0ndsdp5rQs#?secret=FYSTKP82KG" data-secret="FYSTKP82KG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’étaient nos deux premières rencontres, et il me fit part de son désir de rentrer au pays. J’ai essayé en vain de l’en dissuader, connaissant son passé et la nature du régime alors en place à Tunis. Et c’est ainsi qu’au cours de la discussion, il m’a fait part, avec son arabe levantin, de son vœu le plus cher&nbsp;:<em> «Rabbak, nohkom qarya arbaâ wa îchrine saa, ou ya mout iji» («Je gouverne un village pendant vingt-quatre heures, et que la mort survienne ensuite»</em>), avant d’éclater de rire. Ce n’était visiblement pas une boutade comme je l’avais alors compris, mais l’expression d’un désir très profond auquel il n’a jamais pu résister. La preuve&nbsp;: il a présenté sa candidature à la présidentielle à deux reprises, en 2019 et 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bruit et la fureur</h2>



<p>Au-delà des circonstances abracadabrantes dans lesquelles l’homme a été arrêté et de la suite qui sera donnée aux poursuites judiciaires déjà engagées contre lui, Safi Saïd restera pour beaucoup une énigme. </p>



<p>C’est un mauvais analyste, car son imagination de romancier prend parfois le dessus sur les exigences d’objectivité dont doit se prévaloir tout analyste qui se respecte. Mais il reste un bon connaisseur de la politique et de la diplomatie telles que pratiquées dans le monde arabe. C’est aussi un mégalomane, comme le sont du reste la plupart des politiques. Ambitieux, il a peut-être présumé de ses chances d’accéder à la magistrature suprême et a voulu accélérer la marche, trompé par les sondages d’opinion qui le donnaient dans le trio de tête des présidentiables avec Kaïs Saïed, le président sortant candidat à sa propre succession, et Abir Moussi, la présidente du Parti destourien libre (PDL), incarcérée depuis je 3 octobre 2023.</p>



<p>J’avoue avoir souvent pris mes distances vis-à-vis de mon collègue, car j’avais peu d’estime pour certaines de ses pratiques, notamment sa proximité intéressée avec certains régimes dictatoriaux arabes et son amitié avec certains personnages troubles de la scène tunisienne comme l’homme d’affaires Chafik Jarraya, en prison, ou Nabil Karoui, en fuite, au service desquels il mit d’ailleurs son précieux carnet d’adresses libyennes, mais, en ce moment difficile qu’il traverse, je ne peux que lui souhaiter une issue la plus positive possible au drame qu’il vit depuis hier. Le mieux qui puisse lui arriver, à 70 ans, est de retrouver rapidement la liberté, et de revenir à sa vocation première, celle du romancier dont les œuvres sont inspirées du bruit et de la fureur de l&rsquo;histoire en train de se faire.   </p>



<p><em>* A propos des liens entre Safi Saïd et l&rsquo;affaire de Gafsa, le principal concerné n&rsquo;a pas cherché à dissiper ce qui, selon certains, ferait partie du mythe plus que de la réalité. Selon ces derniers, Saïd avait quitté la Tunisie pour l&rsquo;Algérie deux ou trois ans avant l&rsquo;attaque de Gafsa. Dont acte.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DWU89Qpypr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/24/comment-safi-said-a-t-il-pu-etre-autorise-de-batir-un-complexe-de-3671m%c2%b2-sur-un-site-archeologique-a-carthage-documents/">Comment Safi Saïd a-t-il pu être autorisé à bâtir un complexe de 3671m² sur un site archéologique à Carthage ? (Documents)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Safi Saïd a-t-il pu être autorisé à bâtir un complexe de 3671m² sur un site archéologique à Carthage ? (Documents) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/24/comment-safi-said-a-t-il-pu-etre-autorise-de-batir-un-complexe-de-3671m%c2%b2-sur-un-site-archeologique-a-carthage-documents/embed/#?secret=QClSOtzE1V#?secret=DWU89Qpypr" data-secret="DWU89Qpypr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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