<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Sana Ben Achour - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/sana-ben-achour/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/sana-ben-achour/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Feb 2026 09:37:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Sana Ben Achour - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/sana-ben-achour/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Kamel Jendoubi et l’universalité des droits humains</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/kamel-jendoubi-et-luniversalite-des-droits-humains/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/kamel-jendoubi-et-luniversalite-des-droits-humains/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 09:37:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Belhaj Hamida]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Jendoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Khadija Cherif]]></category>
		<category><![CDATA[mokhtar trifi]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
		<category><![CDATA[Souhayer Belhassen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18370560</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pétition en soutien à Kamel Jendoubi, cible d'attaques pour sa défense de tous les prisonniers politiques, sans discrimination. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/kamel-jendoubi-et-luniversalite-des-droits-humains/">Kamel Jendoubi et l’universalité des droits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un groupe d’activistes politiques et de défenseurs des droits de l’homme ont signé et diffusé une pétition&nbsp;en soutien&nbsp;à Kamel Jendoubi, militant des droits humains, «cible d&rsquo;attaques et de campagnes de dénigrement pour&nbsp;son engagement&nbsp;constant aux côtés de&nbsp;toutes&nbsp;les victimes de la répression en Tunisie», estiment-ils. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18370560"></span>



<p>Les 270 premiers signataires de la pétition, dont Bochra Belhaj Hamida,&nbsp;Khadija Cherif, Souhayer Belhassen, Mokhtar&nbsp;Trifi, Sana Ben Achour, Sophie Bessis et autres Hélé Béji, ont rappelé les combats menés par Kamel Jendoubi pendant un demi-siècle contre le racisme et pour la défense des droits des migrants et l’égalité des droits. &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>«Militant contre le despotisme, du temps de Bourguiba, puis de Ben Ali, il est co-fondateur en 1996 du CRLDHT, dont la vocation était de relayer la lutte pour les droits et les libertés dans le pays, du temps où la persécution, l’exil où l’enfermement était le lot des combattants pour la liberté»</em>, rappellent-ils, en exprimant leur <em>«vive indignation face à la campagne qui [le] prend pour cible»</em> et qui serait menée, selon eux, par <em>«les cercles habituels proches du pouvoir»</em>, ainsi que d’<em>«opposants progressistes autoproclamés.»</em></p>



<p><em>«La cabale contre Jendoubi aujourd’hui – parce qu’il refuse de faire le tri des victimes – relève au fond d’une vision perverse qui conçoit les droits comme autant de privilèges que l’on concède aux uns et dont on prive les autres. Une vision aux antipodes des droits humains»</em>, soulignent les pétitionnaires qui expriment leur <em>«solidarité indéfectible avec Kamel Jendoubi face aux campagnes de calomnie et d’agitation»</em>, rappellent que <em>«la défense de tous les opposants et de toutes les victimes de la répression, quelles que soient leurs obédiences, est un devoir et nom une tare politique»</em> et réaffirment que <em>«toute tentative de porter atteinte à ce principe s’attaque à l’universalité des droits humains et à l’éthique de l’action politique et civique.»</em></p>



<p>Cette pétition fait suite aux attaques dont l&rsquo;ancien président de l&rsquo;Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) fait l&rsquo;objet de la part de certains pseudo progressistes qui lui reprochent de défendre tous les prisonniers politiques sans discrimination, y compris les dirigeants du parti islamiste Ennahdha, voyant dans son engagement indiscriminé en faveur des droits et des libertés une forme de compromission avec certaines tendances considérées comme rétrogrades. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>   </p>



<p>   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/kamel-jendoubi-et-luniversalite-des-droits-humains/">Kamel Jendoubi et l’universalité des droits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/kamel-jendoubi-et-luniversalite-des-droits-humains/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cherif Ferjani &#124; Place au débat plutôt qu’à l’anathème !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 10:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Redissi et Mouldi Gassoumi]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18352225</guid>

					<description><![CDATA[<p>La situation est suffisamment difficile en Tunisie pour ne pas la compliquer davantage avec des anathèmes, déclare Cherif Ferjani.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/">Cherif Ferjani | Place au débat plutôt qu’à l’anathème !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur, universitaire et écrivain, nous a fait parvenir le texte ci-dessous, où il réagit à la participation de Sana Ben Achour, Hamadi Redissi et Mouldi Gassoumi au débat organisé par le Front de salut national (FSN), une coalition regroupant des islamistes et des personnalités issues d’autres obédiences, et modéré par Samir Dilou, ancien dirigeant du parti islamiste Ennahdha. Il réagit aussi à la polémique que cette participation a suscité dans certains milieux, notamment de gauche.  </em></strong></p>



<span id="more-18352225"></span>



<p>La situation est suffisamment difficile pour ne pas la compliquer davantage avec des condamnations qui relèvent de l’anathème. Même si on n’est pas d’accord avec la participation à un débat organisé par les islamistes et leurs alliés, on n’a pas le droit de traiter Sana Ben Achour, Hamadi Redissi et Mouldi Gassoumi, ou toute autre personne qui fait le même choix, comme des traîtres et de leur donner des leçons parce qu’ils ont jugé utile de participer à un tel débat.</p>



<p>Il en est de même pour celles et ceux qui ont opté pour intégrer des coalitions, ou toute autre forme d’action commune, avec les islamistes et leurs alliés. Comme du temps de Ben Ali et du Collectif du 18 octobre 2005, je suis personnellement contre ce genre de normalisation avec les islamistes et les forces hostiles à la démocratie et aux droits humains quelle qu’en soit l’idéologie ; mais cela ne me donne pas le droit, aujourd’hui pas plus qu’hier, de jeter l’anathème sur celles et ceux qui font un autre choix.</p>



<p>Les démocrates et les progressistes n’ont rien à gagner de ce genre d’acharnement les uns contre les autres. Place au débat plutôt qu’à l’anathème.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Cherif Ferjani </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/">Cherif Ferjani | Place au débat plutôt qu’à l’anathème !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le CRLDHT s’indigne de l’interdiction de la simulation d’un procès équitable à Tunis  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/le-crldht-sindigne-de-linterdiction-de-la-simulation-dun-proces-equitable-a-tunis/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/le-crldht-sindigne-de-linterdiction-de-la-simulation-dun-proces-equitable-a-tunis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 07:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[procès équitable]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16149600</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vive indignation face à l’interdiction par les forces de sécurité tunisiennes d’une action symbolique et pacifique : la simulation d’un procès équitable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/le-crldht-sindigne-de-linterdiction-de-la-simulation-dun-proces-equitable-a-tunis/">Le CRLDHT s’indigne de l’interdiction de la simulation d’un procès équitable à Tunis  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le communiqué reproduit ci-dessous, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) «exprime sa plus vive indignation face à l’interdiction par les forces de sécurité tunisiennes d’une action symbolique et pacifique : la simulation d’un procès équitable», qui était prévue mercredi 10 avril 2025 à la salle Le Rio à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-16149600"></span>



<p><em>Organisée par un collectif d’organisations de défense des droits humains — dont Avocats Sans Frontières, Amnesty International, Beity, le FTDES, la LTDH, EuroMed Rights, Calam, Aswat Nissa et le CRLDHT —, cette initiative visait à sensibiliser le public à un droit fondamental garanti par la Constitution tunisienne et les conventions internationales ratifiées par la Tunisie : le droit à un procès équitable.</em></p>



<p><em>Cette interdiction brutale, infondée et sans justification légale, constitue une violation flagrante de la liberté d’expression, de la liberté de réunion pacifique et du droit à l’initiative citoyenne. Elle confirme une nouvelle fois la dérive autoritaire du régime en place, soucieux d’étouffer toute forme de critique, de débat ou d’expression démocratique.</em></p>



<p><em>Ce refus d’autoriser une mise en scène pédagogique et citoyenne, en amont de la deuxième audience du procès dit du «complot contre la sûreté de l’État» qui se tient le 11 avril 2025, est un aveu clair : le pouvoir a peur de toute évocation des principes de justice véritable. Il admet, implicitement mais de façon éclatante, que ses procès sont tout sauf équitables.</em></p>



<p><em>Le CRLDHT salue la prise de parole forte de Madame Sana Ben Achour dont l’intervention au nom du collectif des associations organisatrice constitue une leçon magistrale de citoyenneté lucide et de fidélité aux principes. Elle a rappelé que la défense des droits ne dépend ni de l’idéologie ni de l’identité des personnes concernées, mais repose sur l’attachement sans faille aux principes universels de justice.</em></p>



<p><em>Le CRLDHT appelle les autorités tunisiennes à :<br>&#8211; mettre immédiatement fin aux entraves arbitraires visant la société civile et ses initiatives;<br>&#8211; respecter les libertés fondamentales garanties par la Constitution tunisienne et les engagements internationaux du pays;<br>&#8211; garantir un accès libre aux espaces publics pour les manifestations éducatives, culturelles ou politiques;<br>&#8211; assurer un climat propice à la participation citoyenne, à l’expression critique et au dialogue démocratique.</em></p>



<p><em>Le Comité exprime son entière solidarité avec toutes les personnes et organisations engagées pour la défense des droits humains et dénonce l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique. Il appelle à une mobilisation renforcée en soutien aux prisonniers d’opinion et aux victimes de cette répression.</em></p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/le-crldht-sindigne-de-linterdiction-de-la-simulation-dun-proces-equitable-a-tunis/">Le CRLDHT s’indigne de l’interdiction de la simulation d’un procès équitable à Tunis  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/le-crldht-sindigne-de-linterdiction-de-la-simulation-dun-proces-equitable-a-tunis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Présidentielle tunisienne : le pied de nez de Nasreddine Shili</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/presidentielle-tunisienne-le-pied-de-nez-de-nasreddine-shili/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Aug 2024 08:16:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Souab]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13769529</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ex-candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024, Nasreddine Shili surprend tout le monde en partant au Canada, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/presidentielle-tunisienne-le-pied-de-nez-de-nasreddine-shili/">Présidentielle tunisienne : le pied de nez de Nasreddine Shili</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Il</strong></em><strong><em> y a encore deux semaines, il était candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024, mais voilà que l’acteur et réalisateur Nasreddine Shili surprend tout le monde en publiant, mercredi 14 mars, une vidéo et un poste sur sa page Facebook où il affirme être arrivé à Montréal au Canada.</em></strong></p>



<span id="more-13769529"></span>



<p>Officiellement, il est arrivé au Canada pour tourner un film dont le tournage est programmé depuis un an et pour, dit-il, poursuivre le combat contre qui vous devinez.</p>



<p>Nasreddine Shili, qui a réussi à convaincre de nombreux artistes et intellectuels de sa caste progressiste de gauche de lui accorder leurs parrainages, comme le célèbre juge administratif Ahmed Souab et la présidence de l’association féministe Beyti Sana Ben Achour, a même fait une petite tournée des quartiers populaires pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à se porter candidat à la présidence.</p>



<p>Le cinéaste affirme aujourd&rsquo;hui avoir été harcelé par les autorités, et nous n’entrerons pas dans les détails peu ragoutants qu’il énumère dans son poste, ce qui justifie à ses yeux son départ. Mais ce départ, à l’évidence, n’était pas précipité. Il était soigneusement préparé et mis à exécution. Ce qui signifie que tout en jouant le jeu du candidat qui sollicite les suffrages de ses compatriotes, Shili ne se faisait aucune illusion quant à l’issue de sa démarche. Aussi a-t-il soigneusement préparé le coup d’après. Et il l’a fait avec les moyens de son art : l’effet de surprise, le suspense et la dramatisation qui va avec. </p>



<p>Bien joué l’artiste, la pièce était bien mise en scène !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong>      </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/presidentielle-tunisienne-le-pied-de-nez-de-nasreddine-shili/">Présidentielle tunisienne : le pied de nez de Nasreddine Shili</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«Lettre aux prisonniers politiques, grévistes de la faim»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/lettre-aux-prisonniers-politiques-grevistes-de-la-faim/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/lettre-aux-prisonniers-politiques-grevistes-de-la-faim/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2023 12:23:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[complot]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Chaouachi]]></category>
		<category><![CDATA[Issam Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Jaouher Ben Mbarek]]></category>
		<category><![CDATA[khayam turki]]></category>
		<category><![CDATA[opposants politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<category><![CDATA[sûreté de l'État]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10008436</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sana Ben Achour publie une Lettre ouvertes aux prisonniers politiques en Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/lettre-aux-prisonniers-politiques-grevistes-de-la-faim/">«Lettre aux prisonniers politiques, grévistes de la faim»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette lettre ouverte postée sur sa page Facebook hier soir, lundi 2 septembre 2023, l’auteure lance aux opposants politiques poursuivis en justice** pour complot contre la sûreté de l’Etat: «Sachez que vous êtes notre honneur».  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Sana Ben Achour</strong> *</p>



<span id="more-10008436"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Sana-Ben-Achour.jpg" alt="" class="wp-image-321024"/></figure>
</div>


<p>Huit mois que vous êtes sous les verrous sans droit, ni procès équitable, dans une affaire montée de toute pièce.</p>



<p>Aujourd’hui, vous entamez une grève de la faim. Je suis loin du pays et traverse la tourmente de la maladie qui frappe ceux que l’on aime. Je suis bouleversée à l’idée des douleurs que, contraints, vous infligez à vos corps si éprouvés déjà par l’incarcération et la cruauté de vos conditions de détention. Oui, contraints car poussés dans vos derniers retranchements face au déni de justice et à l’arbitraire. Contraints encore car vous avez choisi la vie à la désolation que voudraient répandre vos bourreaux. J’ai mal pour vous mes amis, mes camarades.</p>



<p>Je maudis ce régime qui vous vole vos vies, vous prive de ceux qui vous chérissent, vous interdit la citoyenneté. Je maudis ce régime qui préfère la servilité à l’indocilité et à l’indignation de la révolte.</p>



<p>Sachez que vous êtes notre honneur. Vous les braves qui, simplement, vouliez prendre votre destin en main. Vous vous mettez en danger de mort pour sauver nos vies.</p>



<p>Sachez qu’un jour viendra couleur de liberté. Ce jour, vos inquisiteurs ne pourront soutenir votre regard. Ils y verront leur honte et leur déshonneur.</p>



<p>* <em>Professeure agrégée de droit public, militante féministe.</em></p>



<p><em>** Il s&rsquo;agit notamment de Jaouher Ben Mbarek, Issam Chebbi, Ridha Belhadj, Abdelhamid Jelassi, Khayam Turki et Ghazi Chaouachi.</em> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/lettre-aux-prisonniers-politiques-grevistes-de-la-faim/">«Lettre aux prisonniers politiques, grévistes de la faim»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/lettre-aux-prisonniers-politiques-grevistes-de-la-faim/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vient de paraître : Kaïs Saïed  ou ‘‘Le pouvoir d’un seul’’</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 12:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Asma Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Hafedh Chekir]]></category>
		<category><![CDATA[Hafidha Chekir]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Chakroun]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sahbi Khalfaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Salsabil Klibi]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<category><![CDATA[zyed krichen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8947313</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Le pouvoir d’un seul’’, les auteurs décrivent et analysent, chacun selon son angle de vue, cette lente mais sûre prise de pouvoir de Kaïs Saïed, sur tous les plans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/">Vient de paraître : Kaïs Saïed  ou ‘‘Le pouvoir d’un seul’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Candidat atypique à la présidentielle de 2019, que les autres candidats ont eu tort de ne pas prendre au sérieux, Kaïs Saïed s’est fait élire au second tour avec un score sans appel de 72%. Après son accession la magistrature suprême, on ne peut pas dire qu’il a changé, seul son appétit de pouvoir s’est accru et, au terme de deux ans à la tête de l’Etat, il a réussi à faire le vide autour de lui et à occuper toute la place. Sa conception de la «démocratie», on ne tardera pas à s’en rendre compte, c’est ‘‘Le pouvoir d’un seul’’ pour reprendre le titre d’un ouvrage collectif récemment paru à Tunis et qui lui est consacré.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-8947313"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Comme tous les populistes, Saïed <em>«considère que la société se divise en deux camps homogènes et antagonistes, le ‘‘peuple pur’’ et ‘‘l’élite corrompue’’&nbsp;</em>, selon la définition de cette idéologie aujourd’hui en vogue proposée par Muddle et Kaltwasser et citée par Sahbi Khalfaoui. Et le président tunisien a la faiblesse de croire que c’est lui, <em>«l’honnête homme non issu du sérail politique»</em> (Zyed Krichen), qui incarne la volonté&nbsp;populaire. S’il ne la dicte pas, comme il le fait du reste depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, en prenant le contrôle de la totalité des rouages de l’Etat, en pratiquant un clientélisme de masse et en marginalisant les partis, la société civile et, à un degré moindre, les médias, tous frappés d’opprobre, et qu’il se donne pour mission (quasi-prophétique&nbsp;?) d’écarter du pouvoir.</p>



<p><em>«Il procède à un coup d’Etat qui lui donne le pouvoir, tout le pouvoir, seul, sans aucun contrepouvoir, et sans aucune limite»</em>, écrit Sahbi Khalfaoui. <em>«Le constat pour le moment est sans appel&nbsp;: Saïed gouverne seul, sans partage»</em>, renchérit Hamadi Redissi dans l’avant-propos de l’ouvrage. <em>«L’antisystème n’a pas réussi seulement à s’insérer dans le système grâce à un malentendu historique. Il a pu, ou plutôt il a voulu incarner l’Etat dans ce qu’il a de plus traditionnel. L’Etat autoritaire dirigé exclusivement par un chef»</em>, écrit Zyed Krichen.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fatigue démocratique</h2>



<p>Il faut dire que l’avènement de ce professeur de droit constitutionnel totalement méconnu avant 2011, novice en politique et sans parti pour porter sa candidature, a profité d’un exceptionnel <em>«alignement des planètes»</em>, pour reprendre une expression du même Krichen&nbsp;: un coup de pouce inespéré de la part des médias publics, une transition politique cahotante et poussive, une classe politique désespérante de suffisance et de médiocrité, un ras-le-bol populaire face à l’échec des politiques économiques et sociales et, cerise sur le gâteau, une demande d’autorité pour mettre fin à l’instabilité et au chaos… Bref, une <em>«fatigue démocratique»</em> qui a ouvert un boulevard devant cet homme venu de nulle part, et qui tient un discours au plus près des revendications populaires&nbsp;: défense des pauvres et des démunis, hostilité déclarée aux élites (politiques, économiques et intellectuelles), souverainisme incantatoire, conservatisme islamiste, nationalisme arabe, avec un zeste d’antisionisme et d’anti-Occident&#8230; Les ingrédients nécessaires pour que la mayonnaise prenne.</p>



<p>Le décor étant ainsi planté, dans un désert politique où s’agitent encore quelques figures du passé, Saïed pouvait manœuvrer à sa guise et pousser son avantage.&nbsp;Et il ne s’en est pas privé, ne reculant devant aucune outrance, entre duplicité, manipulation et contradiction, l’essentiel étant, à ses yeux, d’imposer son autorité sur la totalité du système politique. La <em>«démocratie»</em> qu’il est en train d’instaurer ne reconnaît pas la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire), mais préfère leur addition et leur accaparement par un seul homme, lui-même en l’occurrence.</p>



<p>Après avoir passé en revue tous les systèmes fondés sur le pouvoir d’un seul homme: autocratie, dictature, tyrannie, &nbsp;despotisme, populisme plébiscitaire…, Hamadi Redissi se demande : Quel est la nature du pouvoir qu’exerce aujourd’hui Kaïs Saïed&nbsp;? Il se garde cependant de répondre et laisse la question ouverte. «<em>Non que ce livre ne veuille pas prendre parti, mais parce que le pouvoir personnel de Kaïs Saïed est</em> sui generis,<em> inédit et en gestation, </em>in statu nascendi», écrit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La charia au cœur de l&rsquo;ordre juridique</h2>



<p>Dans <em>‘‘Le pouvoir d’un seul’’</em>, les auteurs&nbsp;décrivent et analysent, chacun selon son angle de vue, cette lente mais sûre prise de pouvoir, sur les plans politique (Hamadi Redissi, Sahbi Khalfaoui, Zyed Krichen, Hafedh Chekir), juridique et constitutionnel (Sana Ben Achour, Salsabil Klibi, Hafidha Chekir, Hatem Chakroun, Asma Nouira), médiatique (Afifa Mannaï, Abdelkerim Hizaoui), économique (Ayssen Makni, Lotfi Ben Aissa), diplomatique (Youssef Cherif), ou encore à propos des liens troubles entre le <em>«conservatisme foncier»</em> de Saïed et l’islam politique qu&rsquo;il fait semblant de combattre en s&rsquo;en prenant aux dirigeants du mouvement Ennahdha (Sarah Ben Néfissa et Jallel Saada).&nbsp;</p>



<p>A ce propos, et au terme d&rsquo;une analyse du fameux article 5 de la constitution de 2022, qui <em>«constitue une porte ouverte à l&rsquo;introduction de la charia comme fondement du gouvernement et par là même comme source de législation»</em>, Salsabil Klibi écrit : <em>«Kaïs Saïed réussit, puisqu&rsquo;il a été le seul maître d&rsquo;œuvre de la constitution là où Ennahdha, confronté à une large frange de la société civile, a échoué, c&rsquo;est-à-dire inviter la charia dans l&rsquo;ordre juridique de l&rsquo;Etat tunisien, ce qui peut impacter indiscutablement la garantie des droits et libertés et plus particulièrement l&rsquo;égalité et la non-discrimination des droits»</em>. </p>



<p>Asma Nouira renchérit, sur un ton ironique: <em>«Cela peut décevoir ceux qui l&rsquo;ont soutenu en croyant qu&rsquo;il empêchera la réalisation d&rsquo;un projet sociétal islamiste. Mais cela peut lui faire gagner plus de soutien auprès des salafistes et de la base radicale d&rsquo;Ennahdha»</em>. Et cela Saïed, qui n&rsquo;est pas un enfant de chœur, le sait très bien. Ne doit-il pas son élection en 2019 aux voix des islamistes et des salafistes qui ont appelé à voter pour lui ? C&rsquo;est ce quasi-plébiscite qu&rsquo;il espère réitérer lors de la prochaine présidentielle, dont la date n&rsquo;a pas encore été annoncée, mais serait-ce possible au vu de son bilan pour le moins mitigé ?    </p>



<p><strong><em>« Le pouvoir d&rsquo;un seul », Ouvrage collectif dirigé par Hamadi Redissi, Diwen Editions, Tunis, juin 2023, 308 pages.  </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/">Vient de paraître : Kaïs Saïed  ou ‘‘Le pouvoir d’un seul’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La censure des livres : une tentation tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/la-censure-des-livres-une-tentation-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/la-censure-des-livres-une-tentation-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 09:34:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[censure des livres]]></category>
		<category><![CDATA[Hafidha Chekir]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Riahi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sahbi Khalfaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Bahloul]]></category>
		<category><![CDATA[Salsabil Klibi]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<category><![CDATA[zyed krichen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8946681</guid>

					<description><![CDATA[<p>Est-ce que l’autorité actuelle en Tunisie cherche à restreindre la liberté d’expression, de publication et de réflexion ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/la-censure-des-livres-une-tentation-tunisienne/">La censure des livres : une tentation tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-ce que l’autorité actuelle en Tunisie cherche à restreindre la liberté d’expression, de publication et de réflexion, ou les cas de censure observés s’expliquent-ils par un excès de zèle de la part de l’administration qui la pousse à adopter ces pratiques d’elle-même ? Le débat est loin d’être clos…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hssan Briki &nbsp;</strong></p>



<span id="more-8946681"></span>



<p><em>‘‘Le pouvoir d&rsquo;un seul’’</em>, livre publié la semaine dernière et présenté à la librairie Dar El Kitab à Mutuelleville, le mardi 11 juillet, est composé de 17 articles rédigés par autant d’auteurs, juristes, politistes, économistes et journalistes tunisiens, dont Hamadi Redissi, Sana Ben Achour, Salsabil Klibi, Hafidha Chekir et Zyed Krichen.</p>



<p>Le sociologue Mohamed Sahbi Khalfaoui a récemment abordé la publication du livre lors de l’émission radiophonique <em>‘</em><a href="https://www.youtube.com/clip/Ugkx6Bbvyn_e6l4Fcjh6gCkC_Xi0aqBZiJAU" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>‘Houna Tounes’’</em> sur Diwan FM</a> et a laissé entendre qu’elle avait fait l&rsquo;objet de tentatives de censure, affirmant que les textes du livre étaient prêts depuis décembre et janvier derniers, mais qu’ils n’ont pu être publiés que la semaine écoulée. Lorsque l’animateur lui a demandé la raison de ce retard, il a visiblement évité d’expliquer en détail les raisons, se contentant d’une phrase laconique: <em>«Le pire de la censure c’est l’autocensure»</em>. Puis il a précisé : <em>«Je ne vise pas les collègues et les contributeurs du livre qui ne craignent que Dieu, mais nous avons rencontré quelques problèmes dans la publication du livre, et il semble qu’il y ait des signes indiquant que nous pourrions rencontrer d’autres problèmes lors de sa distribution.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Inquiétudes persistantes</h2>



<p>Il s’agit clairement d’une allusion à des obstacles administratifs apparemment orchestrés par des responsables, par crainte de la colère de l’autorité actuelle ou par volonté de la satisfaire, ce que l’on appelle l’autocensure. Cela renforce les inquiétudes persistantes dans le pays depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, et les craintes quant au retour d’un pouvoir absolu et de pratiques que l’on croyait révolues, y compris la restriction de la liberté d’expression et de publication.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hwYlL1eTJj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/02/kais-saied-en-visite-a-la-librairie-al-kitab-aucun-livre-nest-censure/">Kaïs Saïed en visite à la librairie Al Kitab : « Aucun livre n&rsquo;est censuré »</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed en visite à la librairie Al Kitab : « Aucun livre n&rsquo;est censuré » » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/02/kais-saied-en-visite-a-la-librairie-al-kitab-aucun-livre-nest-censure/embed/#?secret=blCl2WPLab#?secret=hwYlL1eTJj" data-secret="hwYlL1eTJj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il convient de mentionner ici que ce n’est pas la première fois que cette question est soulevée. L’incident célèbre de la Foire du Livre, au cours duquel les livres <em>‘</em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/06/le-comite-directeur-de-la-foire-du-livre-de-tunis-decide-de-rendre-les-copies-confisquees-de-frankestein-tounes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>‘</em></a><em>Frankenstein Tunis’’</em> de l&rsquo;écrivain<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/06/le-comite-directeur-de-la-foire-du-livre-de-tunis-decide-de-rendre-les-copies-confisquees-de-frankestein-tounes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Kamel Riahi </a>et <em>‘‘Kais 1er, président d’un bateau ivre’’</em> du journaliste <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/29/foire-du-livre-de-tunis-nizar-bahloul-annonce-la-censure-de-son-livre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nizar Bahloul</a> ont été retirés des stands, avant d’être remis en circulation après l’éclatement du scandale, constitue un précédent grave. Malgré l’affirmation du président à l’époque lors de sa visite à la librairie Al-Kitab, le 2 mai, selon laquelle <em>«il n&rsquo;est pas question de parler d’interdiction d’un quelconque livre en Tunisie»</em>, ajoutant que <em>«celui qui continue de parler d’interdiction est en dehors de l’histoire»</em>, les faits et les enquêtes journalistiques menées confirment qu’il y a bien eu une interdiction et une restriction de la liberté d’expression. De nombreux témoignages documentés dans l’enquête réalisée par le site <a href="https://inkyfada.com/fr/2023/05/08/foire-livre-censure-kais-saied-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Inkyfada</a>, par exemple, confirment l’intervention de policiers et d’employés du ministère des Affaires culturelles pour empêcher la diffusion de ces livres.</p>



<p>Excès de zèle de l’administration &nbsp; Les tensions et les incidents mettant en évidence les pressions exercées sur la liberté d&rsquo;opinion et d’expression en Tunisie depuis le 25-Juillet, ainsi que la déclaration récente de Mohamed Sahbi Khalfaoui, ajoutent une nouvelle preuve et un nouveau témoignage à ce dossier. Cela invite à reconsidérer la question des libertés en Tunisie aujourd’hui, en particulier la liberté d’expression, de publication et de réflexion, comme l’a exprimé le président. Est-ce que l’autorité actuelle cherche à les restreindre, ou excès de zèle de la part de l’administration qui la pousse à adopter ces pratiques d’elle-même ? Quelles mesures l’autorité doit-elle prendre, si c’était le cas ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tu2urtaq25"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/02/la-foire-du-livre-de-tunis-invente-la-censure-honteuse/">La Foire du livre de Tunis invente la censure honteuse</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Foire du livre de Tunis invente la censure honteuse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/02/la-foire-du-livre-de-tunis-invente-la-censure-honteuse/embed/#?secret=iZfzGjRieA#?secret=tu2urtaq25" data-secret="tu2urtaq25" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/la-censure-des-livres-une-tentation-tunisienne/">La censure des livres : une tentation tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/la-censure-des-livres-une-tentation-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sana Ben Achour dénonce la «perversion du droit» en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/sana-ben-achour-denonce-la-perversion-du-droit-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/sana-ben-achour-denonce-la-perversion-du-droit-en-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jun 2023 06:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8411427</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sana Ben Achour dénonce «la perversion du droit« en Tunisie, qui est «le premier pas vers l’autocratie et le totalitarisme«.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/sana-ben-achour-denonce-la-perversion-du-droit-en-tunisie/">Sana Ben Achour dénonce la «perversion du droit» en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sana Ben Achour est parmi les premiers juristes à réagir à la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-silence-on-verrouille-les-medias/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décision</a> du premier juge d’instruction près de la 36<sup>e</sup> chambre du pôle judiciaire antiterroriste interdisant aux médias audiovisuels de traiter des affaires de complot contre la sûreté de l’Etat en cours d’instruction.</em></strong></p>



<span id="more-8411427"></span>



<p><em>«Depuis quand un juge peut-il se prononcer par voie de disposition générale comme celle d’interdire aux médias audiovisuels de relater les affaires en cours sur le complot contre la sûreté de l&rsquo;Etat?»</em>, s’est interrogée la militante féministe, professeure agrégée en droit public. </p>



<p>Dénonçant ce qu’elle considère comme une perversion juridique, Mme Ben Achour s’interroge: <em>«Ne lui est-il pas défendu en droit de se prononcer par voie de disposition générale et réglementaire sur les causes qui lui sont soumises ? A défaut, il commettrait une forfaiture !»</em> Et de poursuivre : <em>«Jusqu’où allons-nous dans la perversion et les dérogations aux principes les plus élémentaires de l’Etat de droit et de la séparation des pouvoirs?»</em></p>



<p>Sa conclusion est sans appel&nbsp;: <em>«La perversion du droit est le premier pas vers l’autocratie et le totalitarisme !»</em></p>



<p>Il convient de rappeler ici que Sana Ben Achour a été parmi les premiers et les rares spécialistes en droit à avoir critiqué la proclamation de l’état d’exception par le président de la république Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, lorsque la plupart de ses collègues applaudissaient des deux mains, avant de se rétracter les uns après les autres et de se ranger sur sa position initiale, en constatant les dérives constitutionnelles et politiques qui ont suivi, et dont la décision d’interdire aux médias audiovisuels de relater les affaires de complot contre la sûreté de l’Etat n’est qu’un épisode, qui sera sans doute suivi d’autres, sur la voie de l’étouffement des libertés. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SNNuQEzRBB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-silence-on-verrouille-les-medias/">Tunisie : silence, on verrouille les médias !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : silence, on verrouille les médias ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-silence-on-verrouille-les-medias/embed/#?secret=sIg3Zp7GLk#?secret=SNNuQEzRBB" data-secret="SNNuQEzRBB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/sana-ben-achour-denonce-la-perversion-du-droit-en-tunisie/">Sana Ben Achour dénonce la «perversion du droit» en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/sana-ben-achour-denonce-la-perversion-du-droit-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Décret-loi n° 2022-54 : un acte scélérat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/25/tunisie-decret-loi-n-2022-54-un-acte-scelerat/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/25/tunisie-decret-loi-n-2022-54-un-acte-scelerat/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 08:34:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[Décret-loi n° 2022-54]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Chaouachi]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[lois scélérates]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7595218</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Décret-loi n° 2022-54 du 13 septembre 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, peut être qualifié de loi scélérate. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/25/tunisie-decret-loi-n-2022-54-un-acte-scelerat/">Tunisie : Décret-loi n° 2022-54 : un acte scélérat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le <a href="https://www.facebook.com/sana.benachour.1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook </a>de l’auteure, militante politique spécialiste de droit public, comparant le Décret-loi n° 2022-54 du 13 septembre 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, aux fameuses «lois scélérates» promulguées en France en 1893 et 1894.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Sana Ben Achour</strong> *</p>



<span id="more-7595218"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Sana-Ben-Achour.jpg" alt="" class="wp-image-321024"/></figure>
</div>


<p>La comparution aujourd’hui, mardi 25 avril 2023, du valeureux opposant politique <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/22/tunisie-ghazi-chaouachi-comparaitra-le-25-avril-devant-le-juge-dinstruction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghazi Chaouachi</a> devant le juge d’instruction dans l’affaire portée contre lui sur la base du décret-loi 2022-54 sur la répression des infractions liées au système d’information et de communication, m’autorise à qualifier l’acte de référence d’un mot: SCÉLÉRAT !</p>



<p>Appliquée aux lois et aux textes de droit, l’expression désigne des actes liberticides qui répriment la liberté. L’expression a connu son faîte sous la plume de deux éminents critiques des lois votées entre 1893 et 94 durant la troisième République (française, Ndlr), visant à réprimer le mouvement anarchiste, tenu pour responsable de plusieurs attentats commis dans le pays, <em>«attentats, savamment exploitées pour faire payer à la liberté les frais d&rsquo;une sécurité menteuse»</em>.</p>



<p>Intitulée <em>«Les Lois Scélérates de 1893-1894»</em>, la brochure est composée de trois exposés : «Notre loi des suspects»; <em>«Comment ont été faites les lois scélérates»</em>; <em>«L’application des lois d’exception»</em>. Ils portent sur les trois textes liberticides votés par les chambres <em>«d’urgence, au pied levé, dans des conditions inouïes de précipitation et de légèreté»</em>.</p>



<p>Il s’agit des lois sur la Presse (modification des articles 24, paragraphe 1er, 25 et 49 de la loi du 29 juillet 1881 du 12 décembre1893), sur les associations de malfaiteurs (du 18 décembre 1893), la répression des menées anarchistes (du 28 juillet 1894).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8f2yrkDyJJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/12/tunisie-le-syndicat-des-journalistes-appelle-au-retrait-du-decret-54/">Tunisie : Le Syndicat des journalistes appelle au retrait du décret 54</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le Syndicat des journalistes appelle au retrait du décret 54 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/12/tunisie-le-syndicat-des-journalistes-appelle-au-retrait-du-decret-54/embed/#?secret=AJUhVhYgF0#?secret=8f2yrkDyJJ" data-secret="8f2yrkDyJJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Qu’il me suffise de rapporter quelques passages des <em>«Lois scélérates de 1893-94»</em> pour établir les rapprochements avec le D-L 54 de 2022 (en Tunisie, Ndlr), acte unilatéral, adopté sur la base des mesures d’exception du non moins scélérat décret 2021-117, plus spécialement avec son article 24 sur les rumeurs (sic) et fausses nouvelles, dispositions actionnées contre la liberté d’expression.</p>



<p><em>«Art. 24 – Est puni de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de cinquante mille dinars quiconque utilise sciemment des systèmes et réseaux d’information et de communication en vue de produire, répandre, diffuser, ou envoyer, ou rédiger de fausses nouvelles, de fausses données, des rumeurs, des documents faux ou falsifiés ou faussement attribués à autrui dans le but de porter atteinte aux droits d’autrui ou porter préjudice à la sûreté publique ou à la défense nationale ou de semer la terreur parmi la population.</em></p>



<p><em>Est passible des mêmes peines encourues au premier alinéa toute personne qui procède à l’utilisation de systèmes d’information en vue de publier ou de diffuser des nouvelles ou des documents faux ou falsifiés ou des informations contenant des données à caractère personnel, ou attribution de données infondées visant à diffamer les autres, de porter atteinte à leur réputation, de leur nuire financièrement ou moralement, d&rsquo;inciter à des agressions contre eux ou d’inciter au discours de haine.</em></p>



<p><em>Les peines prévues sont portées au double si la personne visée est un agent public ou assimilé.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oMUVEhRV6c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/le-decret-54-est-un-moyen-de-repression-et-de-reglement-de-comptes-politiques-denoncent-cinq-partis-de-lopposition/">«Le décret 54 est un moyen de répression et de règlement de comptes politiques», dénoncent cinq partis de l&rsquo;opposition</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Le décret 54 est un moyen de répression et de règlement de comptes politiques», dénoncent cinq partis de l&rsquo;opposition » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/le-decret-54-est-un-moyen-de-repression-et-de-reglement-de-comptes-politiques-denoncent-cinq-partis-de-lopposition/embed/#?secret=sJK1pkXO19#?secret=oMUVEhRV6c" data-secret="oMUVEhRV6c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les passages ci-après sur le délit d’opinion extraits des ‘<em>‘Lois scélérates de 1893-1894’’,</em> par Francis de Pressensé et Émile Pouget, éditions de la Revue blanche, Paris, 1899, sont suffisants.</p>



<p><em>«Qu’il me suffise de dire que ces lois frappent, de propos délibéré, des délits ou des crimes d’opinion, qu’elles sont faites contre une catégorie, non pas de délits ni de crimes, mais de personnes; qu’elles modifient la juridiction de droit commun en matière de presse, laquelle est le jury; qu’elles établissent un huis-clos monstrueux en supprimant la reproduction des débats; qu’elles permettent l’imposition hypocrite d’une peine accessoire, la relégation, qui n’est autre que le bagne et qui peut être le corollaire d’une condamnation à quelques mois d’emprisonnement; qu’elles donnent une prime à la provocation et à la délation, qu’elles prétendent atteindre, sous le nom d’entente et de participation à l’entente, des faits aussi peu susceptibles de répression que des entretiens privés, des lettres missives, voir la présence à une conversation, l’audition de certains propos qu’elles ont créé un nouveau délit, non seulement de provocation au crime, mais d’apologie du crime, lequel peut résulter de la simple énumération objective des circonstances dans lesquelles tel ou tel attentat se sera produit. J’en passe.</em></p>



<p><em>Ajoutez à cela que l’application de ces lois plus que draconniennes a été faite dans un esprit de férocité que c’est une sorte de guerre au couteau entre les soi-disant sauveurs et les prétendus ennemis de la société, que l’on a vu les tribunaux frapper impitoyablement de la prison et de la relégation, c’est-à-dire du bagne à perpétuité, la participation à des soirées familiales (Angers), l’audition des paroles délibérément scélérates d’un agent provocateur (Dijon), le chant d’une chanson révolutionnaire (Milhau) que l’on n’a pas respecté le principe essentiel de la non rétroactivité des lois que cette terrible machine d’injustice fonctionne au milieu de nous et que onze malheureux ont déjà été, en vertu de cette véritable mise hors la loi, condamnés à cette peine atroce de la relégation.</em></p>



<p><em>De telles constatations suffisent… Un tel monument d’injustice ne peut subsistait dans la législation d’un peuple qui se dit, se croit et se veut être libre. Que si un tel appel à la conscience républicaine ne suffisait pas, il ne manque pas d’arguments d’un ordre moins élevé pour convaincre les égoïstes.</em></p>



<p><em>Ces lois d’exception sont des armes terriblement dangereuses. On les bâcle sous prétexte d’atteindre une catégorie d’hommes spécialement en butte à la haine ou la terreur du public. On commence par les leur appliquer et c’est déjà un scandale et une honte qui devraient faire frémir d’indignation tous les cœurs bien placés. Puis on glisse sur une pente presque irrésistible. Il est si commode d’interprétation en assimilation, par d’insensibles degrés, d’étendre les termes d’une définition élastique à tout ce qui déplaît, à tout ce qui, à un moment donné, pourrait effrayer le public. Or qui peut s’assurer d’échapper à cet accident?</em></p>



<p><em>Hier, c’était les anarchistes. Les socialistes révolutionnaires ont été indirectement visés. Puis c’est le tour aujourd’hui de ces intrépides champions de la justice, qui ont le tort inexcusable de n’ajouter pas une foi aveugle à l’infaillibilité des conseils de guerre. Qui sait si demain les simples républicains ne tomberont pas eux aussi sous le coup de ces lois ?». </em></p>



<p><em>* Professeur de droit public.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JrfE0xYXNK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/liberte-dexpression-en-tunisie-la-coalition-soumoud-appelle-au-retrait-du-decret-54/">Liberté d&rsquo;expression en Tunisie : La coalition Soumoud appelle au retrait du décret 54</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Liberté d&rsquo;expression en Tunisie : La coalition Soumoud appelle au retrait du décret 54 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/liberte-dexpression-en-tunisie-la-coalition-soumoud-appelle-au-retrait-du-decret-54/embed/#?secret=XdkHURVksI#?secret=JrfE0xYXNK" data-secret="JrfE0xYXNK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/25/tunisie-decret-loi-n-2022-54-un-acte-scelerat/">Tunisie : Décret-loi n° 2022-54 : un acte scélérat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/25/tunisie-decret-loi-n-2022-54-un-acte-scelerat/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ces guerres qu’on nous fabrique : De quoi seront faits nos lendemains ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/19/ces-guerres-quon-nous-fabrique-de-quoi-seront-fait-nos-lendemains/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/19/ces-guerres-quon-nous-fabrique-de-quoi-seront-fait-nos-lendemains/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 12:34:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Leïla Slimani]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=4567916</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois intellectuels maghrébins de Tunisie, d'Algérie et du Maroc, appellent les Maghrébins à la raison, à la responsabilité et à la maturité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/19/ces-guerres-quon-nous-fabrique-de-quoi-seront-fait-nos-lendemains/">Ces guerres qu’on nous fabrique : De quoi seront faits nos lendemains ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous une déclaration commune publiée par trois intellectuels maghrébins de Tunisie, d&rsquo;Algérie et du Maroc</em></strong>,<strong><em> qui appellent les Maghrébins à la raison, à la responsabilité et à la maturité et à œuvrer pour que le Maghreb qu’ont rêvé nos ancêtres redevienne un horizon pour tous, au-delà des doutes de chacun.</em></strong></p>



<span id="more-4567916"></span>



<p>Nous vivons dans un monde en crise. Un monde fracturé, piégé entre les radicalités, les populismes et les désespérances. Un monde où l’impensable, la guerre aux portes de l’Europe, est pourtant arrivé, rappelant la fragilité de la paix et des Nations. </p>



<p>Les générations futures vont devoir relever des défis que nous ne pouvons même pas imaginer&nbsp;: réchauffement climatique, immigration massive, crise démographique, effondrements populistes. </p>



<p>Nous vivons des temps dangereux. Et c’est dans ce contexte anxiogène que nous percevons plus que jamais le gâchis que représente la non-intégration des pays du Maghreb, le risque faramineux et invisible que cela fait peser sur cette région.</p>



<p>Depuis quelques années, nous voyons les tensions grandir. Pas une semaine ne passe sans qu’un nouvel incident, une nouvelle polémique ne vienne assombrir les relations entre nos pays. </p>



<p>Nous nous désolons à l’idée que les futures générations de Marocains, d’Algériens, de Tunisiens, de Libyens, vivent en se tournant le dos, sans se connaître, sans se rencontrer, victimes de propagandes ou de préjugés. Ces générations sont prises en otage des différends politiques, ceux de l’histoire ou des géographies. On voudrait nous faire croire que le Maghreb n’est qu’une utopie, un horizon abandonné et que nous devrions accepter de vivre comme des îlots isolés, des tranchées d’indifférences.</p>



<p>Nous le savons tous, la non-intégration coûte cher à nos pays. La Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies considère qu’une union du Maghreb ferait gagner aux pays l’équivalent de 5% de leurs produits intérieurs bruts cumulés. Mais, au-delà des chiffres, c’est une inquiétude bien plus large et profonde qui nous taraude. Celle de la violence, des conflits hérités et nourris. Celle de l’étincelle qui nous entrainerait dans un engrenage de destruction.</p>



<p>Nous avons pourtant beaucoup de choses en partage qui peuvent atténuer nos orages : des langues, des religions, notre Histoire, des paysages, des combats et des solidarités ancestrales, et même un certain art de vivre. Nous ne sommes pas naïfs et nous savons aussi que nous avons nos spécificités, nos caractères propres et que des conflits longs et douloureux nous opposent. Mais il nous semble qu’il faut prendre toutes les mains qui se tendent et soutenir toutes les initiatives en faveur d’une meilleure intégration, d’une construction réaliste et lucide. </p>



<p>Aujourd’hui, les irresponsabilités et les imprudences, les vanités et les désinformations ne font qu’attiser les tensions. On nous fabrique des guerres et nous sentons qu’il y a urgence à alerter, à donner voix à l’espoir et la maturité. A se désolidariser du désastre. Aurons-nous le courage d’assumer nos erreurs et nos égoïsmes face aux générations à naitre ?</p>



<p>De nombreux exemples et l’Union européenne en est un, prouvent qu’aucun conflit n’est indépassable. Il y a tant à imaginer, tant à rêver pour les jeunesses du Maghreb&nbsp;! Nous avons mieux à leur offrir que la mer pour cercueil. Imaginez qu’ils puissent exprimer ensemble les rêves qui les animent et qu’ils puissent trouver des solutions communes aux préoccupations qui les touchent. </p>



<p>Ce rêve maghrébin nous l’avons pour la culture, pour le sport, l’agriculture, les échanges commerciaux, les liens de sang… Est-il si absurde, six décades après les indépendances, de rêver d’une Coupe du monde au Maghreb, d’un TGV Trans-maghrébin, d’une Erasmus maghrébin&nbsp;? </p>



<p>Il est de notre devoir et de celui de nos dirigeants de tout faire pour que les générations qui suivent, vivent dans la paix et la prospérité, qu’elles ne soient plus prisonnières des rancunes d’autrefois. Cela ne pourra se faire sans avancer dans la voie de la démocratisation, sur les chemins des acceptations mutuelles et la conscience de nos responsabilités. Nous nous devons, dans un monde de plus en plus concurrentiel, de retrouver un poids face à une Europe qui se referme. </p>



<p>Nous devons nous protéger face à des menaces qui grossissent, notamment au Sahel. Dans nos propres pays, en crise de confiance et d’imaginaires, comment justifier ce non-Maghreb qui va appauvrir plus encore nos enfants&nbsp;?</p>



<p>Alors que des voix appellent à la division, nous, premiers signataires de ce texte ouvert à tous, appelons à la raison, à la responsabilité et à la maturité. Cessons de cultiver nos haines plutôt que nos terres pour que ce Maghreb qu’ont rêvé nos ancêtres redevienne un horizon pour tous, au-delà des doutes de chacun.</p>



<p><strong>Signataires :</strong></p>



<p><em>Sana Ben Achour, Professeure de droit public, Kamel Daoud écrivain et journaliste et Leïla Slimani, écrivain.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/19/ces-guerres-quon-nous-fabrique-de-quoi-seront-fait-nos-lendemains/">Ces guerres qu’on nous fabrique : De quoi seront faits nos lendemains ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/19/ces-guerres-quon-nous-fabrique-de-quoi-seront-fait-nos-lendemains/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>13</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
