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	<title>Archives des stagflation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des stagflation - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 07:02:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
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		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rotation effrénée des Premiers ministres en Tunisie ne rassure ni l’économie, ni la société. Est-ce un indicateur d’instabilité</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/">Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kais Saïed a nommé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sarra Zaafrani Zenzeri </a>comme 4<sup>e</sup> chef de gouvernement, depuis 2021, et 11<sup>e</sup> depuis 2011, date de la Révolte du Jasmin en Tunisie. Une espérance de vie politique moyenne de seulement 15 mois pour chacun. Une rotation effrénée et qui ne rassure ni l’économie, ni la société. Est-ce un indicateur d’instabilité ? Est-ce un corrélât d’une inefficacité chronique au niveau gouvernemental?</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-15964272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Plusieurs questions se posent et plusieurs enjeux s’imposent dans le contexte d’une crise économique et monétaire sans précédent. Une crise économique qui secoue le sens du travail, qui vampirise l’investissement et qui enfonce le pays dans la dette et la stagflation.</p>



<p>Être chef de gouvernement est un métier qui ne s’improvise pas. C’est un métier politique que ceux et celles qui n’ont pas assumé une vie politique active et engagée ne peuvent pas exercer de façon efficace.</p>



<p>En Tunisie, on a tendance à négliger la complexité de la fonction et à sous-estimer les compétences liées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être ou ne pas être chef de gouvernement</h2>



<p>Être chef de gouvernement, c’est un métier complexe et jonché de difficultés et d’imprévus. Il faut convaincre par un leadership assumé et efficace, pour pouvoir communiquer et mobiliser les parties prenantes (pouvoirs, ministères, régions, etc.). Et il faut comprendre les mécanismes de l’État, et les rouages macroéconomiques de l’économie nationale et de ses interdépendances avec les pays étrangers et les organismes internationaux.</p>



<p>On doit avoir une compréhension des concepts économiques clefs et de leur impact sur le niveau de vie des citoyens et sur les processus de la création de la richesse.</p>



<p>Multiplier les changements du chef de gouvernement a été un sport national pour l’ère post-2011. On préfère limoger le chef de gouvernement que de remettre en question les politiques publiques qui de facto n’ont pas fonctionné efficacement, parce qu’elles ont été mal conçues ou mal-implantées, ou les deux à la fois.</p>



<p>On enseigne à nos étudiants en sciences politiques et en sciences économiques qu’il faut détenir une expérience politique et une expertise technique pour pouvoir fixer de manière réaliste les bonnes priorités et pour faire tourner l’État, en créant la richesse et pas l’inverse.</p>



<p>Il faut au moins 9 mois pour maîtriser tous les mécanismes et les rouages de l’État, quand on occupe le poste de ministre, et un peu plus pour occuper efficacement celui de Premier ministre.</p>



<p>Durant l’ère de Ben Ali ou de Bourguiba (50 ans), les 8 premiers ministres duraient dans leur poste plusieurs années, peut-être un peu trop. Ils étaient tous des hommes et de la région de Monastir et environs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision programme et agendas </h2>



<p>Dans les régimes démocratiques, on ne change pas de chef de gouvernement sur un coup de tête, sans évaluation et sans consultation crédible (élections ou vote parlementaire). On ne prend pas le risque de brouiller en un rien de temps, les repères du fonctionnement économiques et les cibles visées par une équipe dirigée par un chef de gouvernement.</p>



<p>L’économie n’aime pas l’instabilité politique, hait les incertitudes et peut sanctionner toutes les mauvaises décisions, par des fuites de capitaux, atrophie des investissements, ou même contraction de l’emploi et de la croissance.</p>



<p>Dans les régimes démocratiques, on évalue les performances de chaque gouvernement, par des évaluations de politiques (domaine de recherche en sciences sociales); on mesure le niveau de confiance populaire à l’égard des gouvernements et des élites.</p>



<p>La confiance compte en politique publique et le citoyen a son mot à dire, durant ces moments clefs. Elle constitue le principal carburant de la vie politique, et le principal propulseur de l’économie.</p>



<p>Le changement de chef de gouvernement constitue un moment clef pour changer de vision, instaurer un nouveau momentum et dessiner un nouvel agenda.</p>



<p>La nomination de la nouvelle chef de gouvernement, à qui on souhaite tout le succès dans ses nouvelles fonctions, doit être assortie de transparence et de vision, quant aux priorités et à l’agenda gouvernemental dans le court terme.</p>



<p>L’économie tunisienne est à la peine, et les tensions sociopolitiques sont nombreuses et parfois explosives. Notre économie est handicapée par une productivité qui recule sans cesse et une politique monétaire qui vampirise l’investissement, la libre concurrence entre les opérateurs économiques.</p>



<p>Sans un vrai programme économique mobilisateur et sans une révision structurelle de la politique monétaire, on ne peut rien faire de différent et de concluant.</p>



<p>La marge de manœuvre gouvernementale est tributaire de la relance de la croissance, de la création d’emplois, du retour de l’investissement, et ultimement de la restauration de la confiance envers l’État dans son ensemble et ses institutions officielles ou informelles.</p>



<p>Les chiffres actuels indiquent que 2 à 3 citoyens sur 4 ne font pas du tout confiance aux principales institutions de l’État (administration, gouvernement, banque, parlement). Ces données viennent de la World Value Survey (2022).</p>



<p>La nouvelle cheffe de gouvernement doit restaurer la confiance du citoyen. Elle doit aussi nous afficher clairement sa vision, ses priorités et les changements à introduire pour faire autrement, et obtenir les résultats que ses prédécesseurs n’ont pas pu réaliser.</p>



<p>On n’obtient pas des résultats différents en faisant toujours les mêmes erreurs.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong> <strong><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZW5MSRuuvWD-OikpOL45Nu7W7vxh68GwuI3jCtiXsS6WjpntCRaCJ_HhaLn3uW" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T</a></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3UsedkWX9h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/">Tunisie | Sarra Zaafrani Zenzeri étrenne ses nouvelles fonctions</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Sarra Zaafrani Zenzeri étrenne ses nouvelles fonctions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/embed/#?secret=tpT6jl3svX#?secret=3UsedkWX9h" data-secret="3UsedkWX9h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/">Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l'économiste Hachemi Alaya, l'économie tunisienne présente de graves signes d'inquiétude. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hachemi Alaya est l’un des meilleurs économistes tunisiens qui a formé des générations de ses pairs. Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de sa lettre hebdomadaire de la conjoncture économique en Tunisie, </em>Ecoweek<em> *, où il tire la sonnette d’alarme sous le titre «Économie tunisienne : les raisons de s’inquiéter».</em></strong></p>



<span id="more-13807332"></span>



<p><em>«L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point. Révélatrice du mal-être du Tunisien et de la détérioration de son niveau de vie, sa croissance démographique s’effondre.</em></p>



<p><em>La productivité tourne à l’envers depuis l’épidémie de la Covid.</em></p>



<p><em>Témoin d’un manque de confiance envers l’avenir, l’investissement industriel s’établit à son plus bas niveau depuis près de 20 ans.</em></p>



<p><em>L’inflation est de retour et va durer autant que les causes -purement internes- qui l’ont déclenchée.</em></p>



<p><em>L’État, de moins en moins en capacité de tenir ses engagements, est désormais pris au piège de la dette.</em></p>



<p><em>La croissance durablement plombée. Sous l’éloge d’une économie résiliente en voie de se désendetter et de recouvrer sa souveraineté, pointe la réalité d’une économie en stagflation et d’un pays incapable de se ressaisir pour faire redémarrer son économie et redresser ses comptes. Un pays dont l’arrogance n’a d’équivalent que sa prétention à défier les lois de l’économie et de la finance est un vrai sujet d’inquiétude.»</em></p>



<p><em>* N° 30/24 parue le 18 août 2024.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plus grave et la plus dangereuse décision financière prise en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/">La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La plus grave et la plus dangereuse décision financière prise en Tunisie c’est le projet de loi permettant au ministère des Finances de se servir directement auprès de la Banque centrale, et sa planche à imprimer des dinars. Partout dans le monde, de telles décisions ont eu des impacts économiques néfastes et durables.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-11469035"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Au lieu de réduire la taille de sa fonction publique, au lieu de réduire le gaspillage… la Tunisie opte pour la planche à billets pour payer sa dette et ses déficits.</p>



<p>Le principal impact va se ressentir dans la perception de confiance envers l’Etat et ses instituions. Un État qui favorise ses dépenses actuelles en consommation et en salaires en faisant payer les générations futures, la dette et la détérioration des services publics futurs. Cette situation est connue sous l’appellation de l’<em>«équivalence de Ricardo»</em>.</p>



<p>Le deuxième impact concerne l’inflation. Quand la planche à billet finance les gaspillages publics, la masse monétaire va gonfler plus vite et plus intensément que la masse des biens produits. Il faudra donc plus de billets pour acheter le même bien. Et ici on craint que pour combattre l’inflation, on augmente le taux d’intérêt directeur. Cela fera encore accélérer l’inflation, en plus de pénaliser l’investissement privé et public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stagflation durable</h2>



<p>Le troisième impact se manifeste dans la valeur du dinar. Ces différents précédents impacts feront éroder le dinar de manière insidieuse et latente, mais durablement. La monnaie nationale sera malmenée et le pouvoir d’achat des citoyens avec.</p>



<p>Le quatrième impact sera sur l’investissement. Déjà en repli, cet agrégé économique va s’étioler davantage. Et ce qui reste des investissements publics et privés va s’orienter vers des projets de court terme et plus spéculatifs. Le contexte ambiant négligera encore les investissements dans les infrastructures durables et exigeant une patiente avant de rentrer en production. Le taux d’actualisation des investissements publics montera au-delà de 15%, celui de l’investissement privé frôlera les 19%. Cette hausse est expliquée notamment par la prime de risque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="525" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Projet-de-loi-Banque-centrale.jpg" alt="" class="wp-image-11469065" style="width:600px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Projet-de-loi-Banque-centrale.jpg 526w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Projet-de-loi-Banque-centrale-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Projet-de-loi-Banque-centrale-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Projet-de-loi-Banque-centrale-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Projet-de-loi-Banque-centrale-360x360.jpg 360w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></figure></div>


<p>Le cinquième impact se concrétisera dans le maintien d’une situation de stagflation durable. C’est-à-dire une croissance atone, proche ou inférieure à 2%, ce qui ne permet aucunement de créer massivement de l’emploi additionnel pour les 700 000 chômeurs en attente d’emploi depuis des années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Branding atteint</h2>



<p>Le sixième impact concerne les risques d’instabilité sur divers fronts économiques et monétaires. Les opérateurs économiques vont préférer détenir leurs épargne en devises fortes, et attendre l’émergence une stratégie économique plus cohérente et plus rassurante pour l’investissement, la discipline budgétaire et surtout plus économe.</p>



<p>L’image internationale du pays prendra un coup! Avec ce projet de loi, le branding de l’intégrité des politiques économiques et budgétaires sera négativement atteint et durablement affecté.</p>



<p>Les obligations tunisiennes vont encore chuter, incorporant une prime de risque qui intègrera tous les impacts précédemment énoncés dans la présente chronique.</p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZUhmbvBzG3PVzhXCntPUVPWil8rHKrPqfwrcRF8B7PdFjBtMq70ULvy5kTG5vB8IplaRCByFnP3w5nm8SWCUJGTzPD1loJCX-P8hQzXhLJv44S2Ovv5zWo1o-U6miOLyW_jhpm6TpiK7M81lVGy1HMbw7oEuU8TJL8OG5GPb0W2w9vTR49G2vVcnTfLhrc4P6A&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P78hai5sU2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/">Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/embed/#?secret=jccJhaLvYn#?secret=P78hai5sU2" data-secret="P78hai5sU2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/">La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 09:26:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait face à d'énormes défis macroéconomiques liés : dette, chômage, déficit, stagflation, chute du dinar …</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/">Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’année 2024 permettra certainement la réélection de Kaïs Saïed à titre de président de la république pour un deuxième mandat de cinq ans (2024-2029). Elle sera une année électorale sous le signe des tensions (arrestations, procès, pressions) et on attendra 2025 pour voir inéluctablement le même Kaïs Saïed renouer avec le FMI, commencer les réformes économiques douloureuses et assumer sa responsabilité face aux énormes défis macroéconomiques liés : dette, chômage, déficit, stagflation, chute du dinar …</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-11301711"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Les observateurs internationaux, agences de notation, experts économiques et bailleurs de fonds internationaux s’accordent sur un ensemble de constats prospectifs qu’on résume ci-dessous de manière sommative.</p>



<p>1- L&rsquo;économie tunisienne est certes assez diversifiée, mais plusieurs grands secteurs d’exportation restent vulnérables à un ralentissement en Europe et à des troubles géopolitiques internationaux. Cela inclut le secteur du tourisme, ainsi que les opérations dans les secteurs des phosphates et de l’énergie, qui seraient touchés par des grèves de la main-d’œuvre, et des revendications sociales. Leur pouvoir d’achat s’étant effiloché considérablement les dernières années.</p>



<p>2- Une nouvelle constitution a transformé le système politique tunisien en un système présidentiel, avec un rôle diminué pour le parlement. Kaïs Saïed restera président pour 2024-29, avec un pouvoir quasi absolu, mais la poursuite de la mise en écart des principaux partis politiques conduira indéniablement à des troubles sociaux de plus en plus politisés. Le syndicat des travailleurs ira aussi vers des actions et des pressions par des grèves et perturbations très probables en 2024.</p>



<p>3- A partir de 2025, le gouvernement mettra en œuvre par intermittence de modestes mesures d’austérité, y compris l’amputation des subventions aux produits alimentaires et la réforme menant à la compression de la taille de l’Etat, et la réduction de la masse salariale dans le secteur public par rapport au PIB.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="afOcdFd4aw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/embed/#?secret=gtyWCiPhRF#?secret=afOcdFd4aw" data-secret="afOcdFd4aw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>4- Sans un programme du FMI, l’accès au financement externe sera limité, forçant le gouvernement à compter sur le financement intérieur, y compris auprès de la Banque centrale de Tunisie et sur les prélèvements de réserves. Une situation qui pénalisera durement l’investissement et fermera encore pour des années la porte aux créations nettes d’emplois par l’économie nationale.</p>



<p>5- La croissance du PIB réel restera faible, proche de 1,3%, presque équivalant du taux de croissance démographique, ce qui signe que l’économie restera en quasi-stagnation dans les meilleurs des cas. Avec, de surcroît, l’inflation, la corruption et l’asthénie de l’investissement.</p>



<p>6- De 2024 à 2029, tout indique que l’économie restera aux prises avec un accès limité au financement étranger, parallèlement à une inflation élevée, à un chômage endémique, à un faible investissement et à un environnement extérieur plus faible, dans le contexte de taux d’intérêt mondiaux plus élevés. Il faut d’importantes réformes pour sortir l’économie de sa trajectoire de stagflation et pour redonner de l’espoir aux jeunes générations touchées par un chômage durable.</p>



<p>7- Les pressions inflationnistes resteront élevées car le gouvernement dépend de la monétisation de ses déficits budgétaires et l’accès restreint aux devises entraîne une pénurie continue de biens importés. La dépréciation des devises ajoutera également aux pressions inflationnistes.</p>



<p>Les pénuries risquent donc de s’inscrire dans la durée, et s’ériger en politique publique pour rationner l’offre et contrôler la demande des produits importée (aliments, médicaments, pièces de rechange, technologies avancées, etc.).</p>



<p>8- Malgré une amélioration du déficit du compte courant, les soldes extérieurs resteront sous pression à mesure que les remboursements de la dette augmenteront, avec un risque notable de défaut de paiement de la dette alors que les réserves de change seront réduites à moins de trois mois de couverture des importations en 2024.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VVDh8xKbRN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/penuries-en-tunisie-manoeuvres-des-lobbys-et-inaction-du-gouvernement/">Pénuries en Tunisie : manœuvres des lobbys et inaction du gouvernement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pénuries en Tunisie : manœuvres des lobbys et inaction du gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/penuries-en-tunisie-manoeuvres-des-lobbys-et-inaction-du-gouvernement/embed/#?secret=1cejyXf3GG#?secret=VVDh8xKbRN" data-secret="VVDh8xKbRN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>9- Compte tenu des perspectives économiques désastreuses, après sa réélection à la fin de 2024, M. Saïed pourrait alors soutenir les réformes nécessaires pour rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette et pour obtenir un nouveau programme du FMI. Cela améliorerait considérablement les perspectives.</p>



<p>10- Les mois à venir seront cruciaux pour le remboursement de la dette, notamment le remboursement de l’euro-obligation d’un montant de 850 millions d’euros qui arrivera à échéance en février. En octobre dernier, la Tunisie a remboursé une échéance en euro-obligation de 500 millions d’euros. Pour le reste des montants à rembourser en 2024, la pression sera forte et les sources de financement externes n’ont pas été clairement identifiées.</p>



<p>11- La Tunisie semble vouloir retarder la visite annuelle habituelle du FMI pour les consultations sur l’article IV après les élections présidentielles. Ces consultations procurent des mises à jour sur les conditions économiques et une nouvelle analyse de la durabilité de la dette. Or, personne ne veut mettre de l’avant ces chiffres d’une dette monstrueuse qui s’alimentent de déficits endémiques et d’une bureaucratie pléthorique et inefficace.</p>



<p>12- Pour toutes ces raisons, il n’y a aucune perspective de relancer la croissance économique durant 2024. Rien à attendre sur le front du chômage (700 000 sans emploi) et les pénuries. Et tout indique que le statuquo va plomber encore plus l’économie et faire taire les critiques pour ne pas susciter un débat sur les enjeux économiques et programmes politiques.</p>



<p>13- Kaïs Saïed n’a pas de programme économique et ne veut pas en avoir. Il veut gouverner et gérer le pays à sa façon, sans objectifs et sans instruments de politiques publiques clairs et dont les résultats sont démontrables hors de tout doute par des preuves concrètes et mesurables. Il l’a dit durant sa campagne électorale de 2019. Va-t-il le répéter pendant sa compagne pour 2024? Probablement non…</p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZUtBcjWpcH10nTmnogVwaihMCz3pTWQjymIWf6j2a1SbUpy34NllXIscWd6iYt">Economics for Tunisia, E4T</a></p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MKyJOtVou7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/tunisie-eiu-anticipe-des-trajectoires-difficiles-et-des-incertitudes-grandissantes-en-2024/">Tunisie : EIU anticipe des trajectoires difficiles et des incertitudes grandissantes en 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : EIU anticipe des trajectoires difficiles et des incertitudes grandissantes en 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/tunisie-eiu-anticipe-des-trajectoires-difficiles-et-des-incertitudes-grandissantes-en-2024/embed/#?secret=Bb8glQYIul#?secret=MKyJOtVou7" data-secret="MKyJOtVou7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/">Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie marche au bord du précipice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/16/la-tunisie-marche-sur-le-bord-du-precipice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 12:18:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
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		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pire qui pointe à l’horizon doit absolument être évité grâce à un consensus national sur un projet de société inclusif en mesure de rallier les Tunisiens ensemble et non pas les uns contre les autres.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/16/la-tunisie-marche-sur-le-bord-du-precipice/">La Tunisie marche au bord du précipice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie est dans la pire des situations économiques, qualifiée de stagflation. La question qui se pose est de savoir s’il y a une vision suffisamment partagée et un programme soutenable de sortie de cette crise avec ses risques économiques, sociaux, politiques, sécuritaires et diplomatiques. Force est de constater qu’on est très loin de cette vision.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-3140756"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Avec une inflation galopante sans la moindre perspective de stabilisation à moyen terme et une hausse continue des taux d’intérêt freinant l’investissement et grevant la compétitivité, associées à une stagnation de la croissance qui a tout l’air d’une récession durable, la Tunisie est dans la pire des situations économiques qualifiée de stagflation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Endettement extérieur et austérité économique</h2>



<p>Selon l’enquête annuelle de la Conect, 84% des entreprises sondées ont vu leurs activités impactées par la crise sanitaire et 70% ont enregistré une régression au niveau de leur chiffre d’affaires. 140.000 TPE et PME auraient mis la clé sous la porte alors que 55.000 autres seraient sur le point de déclarer faillite, tandis que 11.000 dirigeants d’entreprises seraient en fuite à l’étranger, pour la plupart, condamnés à des peines de prison pour des affaires d’émission de chèques sans provisions.</p>



<p>Des économistes estiment que les choses devraient se compliquer davantage au cours des prochains mois surtout que la Tunisie est prise au piège de la spirale infernale de l’endettement extérieur croissant d’un côté et des contraintes d’austérité sociale et économique, condition préalable à tout financement par le FMI et les autres pourvoyeurs de fonds, de l’autre côté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rhuASBvfHB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/16/la-tunisie-reussira-t-elle-a-eviter-la-faille-comme-en-1986/">La Tunisie réussira-t-elle à éviter la faillite comme en 1986 ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie réussira-t-elle à éviter la faillite comme en 1986 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/16/la-tunisie-reussira-t-elle-a-eviter-la-faille-comme-en-1986/embed/#?secret=FLMXbKT6t5#?secret=rhuASBvfHB" data-secret="rhuASBvfHB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il serait fallacieux d’imputer cette situation à la pandémie de covid-19 et à la guerre en Ukraine ou à quelque autre thèse complotiste, car depuis 2011, les théories économiques les plus fantaisistes, le clientélisme social et corporatiste, l’amateurisme et la corruption ne cessent d’ébranler les fondamentaux de l’économie nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter l’effondrement économique et l’explosion sociale</h2>



<p>L’aboutissement qui se fait trop attendre des négociations avec le FMI (pour un nouveau prêt, Ndlr) est devenu urgent et capital pour éviter l’effondrement économique et l’explosion sociale.</p>



<p>La question qui se pose est de savoir s’il y a une vision suffisamment partagée et un programme soutenable de sortie de cette crise avec ses risques économiques, sociaux, politiques, sécuritaires et diplomatiques.</p>



<p>Bien que le désespoir soit interdit, la réponse ne semble malheureusement pas évidente.</p>



<p>Le pire qui pointe à l’horizon doit absolument être évité grâce à un consensus national sur un projet de société inclusif en mesure de rallier les Tunisiens ensemble et non pas les uns contre les autres.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hxwWORUqTn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/27/tunisie-la-crise-economique-aggravee-par-linstabilite-politique/">Tunisie : la crise économique aggravée par l’instabilité politique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la crise économique aggravée par l’instabilité politique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/27/tunisie-la-crise-economique-aggravee-par-linstabilite-politique/embed/#?secret=ibqTyCD6IT#?secret=hxwWORUqTn" data-secret="hxwWORUqTn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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