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	<title>Archives des Taoufik Jebali - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Taoufik Jebali - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#124; L’État reconnaît enfin l’artiste… pour l’encadrer !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 07:03:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[métiers artistiques]]></category>
		<category><![CDATA[statut de l’artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi sur le statut de l’artiste et les métiers artistiques répare un manque, mais elle suscite aussi quelques inquiétudes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/tunisie-letat-reconnait-enfin-lartiste-pour-lencadrer/">Tunisie | L’État reconnaît enfin l’artiste… pour l’encadrer !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’adoption, en ce mois de mai 2026, de la loi sur le statut de l’artiste et les métiers artistiques marque une étape importante dans l’histoire culturelle de la Tunisie. Après des décennies de précarité et de flou juridique, l’État reconnaît enfin l’artiste comme un travailleur bénéficiant de droits sociaux et d’un cadre professionnel. Pour beaucoup, cette réforme vient réparer un vide ancien dans un secteur où des générations de créateurs ont travaillé sans protection sociale, sans retraite et souvent sans véritable statut.</em></strong><em> (Photo: Pièce « Quatrième humain » de Taoufik Jebali).</em> </p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-18774899"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18774922" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cette avancée répond à une réalité longtemps ignorée : celle d’un monde culturel vivant mais fragile, porté davantage par l’endurance individuelle que par une politique publique structurée. Sous cet angle, la loi constitue indéniablement un progrès.</p>



<p>Pourtant, derrière cette reconnaissance nécessaire apparaît une interrogation plus profonde sur la manière dont l’État envisage désormais la création artistique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre protection sociale et encadrement institutionnel</h2>



<p>Le texte révèle rapidement une ambiguïté centrale. En cherchant à protéger les artistes, il introduit aussi une logique d’encadrement administratif qui transforme progressivement la création en activité réglementée. L’art cesse alors d’être seulement un espace de liberté pour devenir un domaine soumis à des mécanismes de validation institutionnelle.</p>



<p>Or la création artistique échappe souvent aux structures établies. Elle naît dans les marges, dans l’expérimentation, parfois dans la contestation. Les grandes ruptures esthétiques ont rarement émergé des cadres officiels ; elles sont venues d’artistes autodidactes, de voix dissidentes ou de figures longtemps exclues des institutions culturelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question sensible de la légitimité artistique</h2>



<p>L’obligation d’une carte professionnelle illustre cette tension. Présentée comme un outil d’organisation et de protection sociale, elle soulève néanmoins une question essentielle : Qui décide de ce qu’est un artiste ? Et selon quels critères cette reconnaissance sera-t-elle accordée ?</p>



<p>Le dramaturge tunisien Taoufik Jebali résumait cette inquiétude par une formule devenue emblématique : <em>«L’artiste n’a pas besoin d’un permis pour créer.»</em> Derrière cette phrase se trouve toute la difficulté du débat. Dès lors qu’une administration devient capable de définir officiellement la légitimité artistique, le risque d’une normalisation culturelle apparaît.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme dans un contexte politique particulier</h2>



<p>Ces interrogations prennent une dimension plus sensible encore dans le contexte tunisien actuel, marqué par un renforcement du rôle de l’État et par des débats persistants autour des libertés publiques.</p>



<p>Plusieurs artistes et intellectuels craignent moins le contenu immédiat de la loi que les usages qui pourraient en être faits à l’avenir.</p>



<p>Le danger ne réside pas forcément dans les dispositions actuelles du texte, mais dans les possibilités d’interprétation administrative qu’il ouvre.</p>



<p>Toute bureaucratie culturelle produit, avec le temps, ses commissions, ses critères implicites et parfois ses formes de clientélisme. Le risque est alors de voir apparaître une culture de conformité, où l’artiste reconnu devient celui qui demeure compatible avec l’institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une loi davantage sociale que culturelle</h2>



<p>La principale limite du texte tient peut-être à sa nature profondément administrative. La loi détaille les questions de contrats, de couverture sociale, de régulation et d’organisation professionnelle, mais elle reste beaucoup plus discrète sur les principes culturels eux-mêmes.</p>



<p>Elle évoque peu la liberté esthétique, le rôle critique de l’artiste ou la nécessité de protéger l’expérimentation et les formes de création subversives. Or une politique culturelle ne consiste pas uniquement à gérer un secteur professionnel ; elle doit aussi préserver la capacité d’une société à produire du doute, de la dissonance et de la critique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe de la reconnaissance</h2>



<p>Le paradoxe de cette réforme apparaît alors clairement. La loi cherche à sortir les artistes de la précarité, mais elle risque simultanément de les inscrire dans une nouvelle dépendance institutionnelle. Elle reconnaît leur dignité sociale tout en soumettant cette reconnaissance à des mécanismes administratifs de validation.</p>



<p>Elle protège l’artiste comme travailleur, sans toujours protéger avec la même force l’artiste comme conscience libre.</p>



<p>C’est toute la fragilité du texte : vouloir sécuriser la création sans pleinement accepter que l’art tire précisément sa vitalité de ce qui échappe aux cadres et aux autorisations.</p>



<p>Cette loi restera probablement une étape importante dans l’évolution du paysage culturel tunisien. Elle répond à des besoins réels et corrige des injustices anciennes. Mais elle ouvre aussi un débat essentiel sur la place de l’État dans le champ artistique.</p>



<p>Une démocratie peut soutenir les artistes et leur garantir des droits sociaux. Elle peut financer la culture et protéger les créateurs contre la précarité. Mais dès qu’elle commence à définir officiellement qui mérite ou non le statut d’artiste, elle entre dans une zone délicate où l’administration risque progressivement de remplacer la liberté comme source de légitimité culturelle.</p>



<p><em>* Historien.</em></p>
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		<title>Rencontre-débat avec Taoufik Jebali autour de son dernier ouvrage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/rencontre-debat-avec-taoufik-jebali-autour-de-son-dernier-ouvrage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 19:55:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[IFT]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Boussetta]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre-débat]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La médiathèque de l’Institut français de Tunisie invite à une rencontre-débat avec Taoufik Jebali à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage لست المسرحي المناسب &#8211; (Je ne suis pas l’homme de théâtre qui convient) chez Sud Éditions. La rencontre, modérée par la comédienne Nadia Boussetta, et sera suivie d&#8217;une séance de vente-dédicace avec...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La médiathèque de l’Institut français de Tunisie invite à une rencontre-débat avec Taoufik Jebali à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage لست المسرحي المناسب &#8211; (Je ne suis pas l’homme de théâtre qui convient) chez Sud Éditions.</em></strong></p>



<span id="more-18326930"></span>



<p>La rencontre, modérée par la comédienne Nadia Boussetta, et sera suivie d&rsquo;une séance de vente-dédicace avec la complicité de la librairie Al Kitab, annonce l&rsquo;IFT.</p>



<p>Cet ouvrage propose une réflexion rétrospective sur le parcours riche, original, exemplaire et parfois déroutant de l’auteur de la célèbre série « Klem Ellil », qui continue de faire rire tout en stimulant, surtout, l’intelligence et l’esprit critique de ses contemporains.</p>



<p>Taoufik Jebali, dramaturge, metteur en scène et comédien tunisien. Il est également le fondateur et directeur de l’espace El Teatro à Tunis, lieu emblématique de la création théâtrale indépendante.</p>



<p>L&rsquo;entrée est libre dans la limite des places disponibles</p>



<p>Communiqué</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/rencontre-debat-avec-taoufik-jebali-autour-de-son-dernier-ouvrage/">Rencontre-débat avec Taoufik Jebali autour de son dernier ouvrage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>El Teatro comme laboratoire de conscience </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/el-teatro-comme-laboratoire-de-conscience/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:37:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[El Teatro]]></category>
		<category><![CDATA[Ksar Helal]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Zeineb Farhat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dramaturge, metteur en scène, comédien, fondateur d’El Teatro, Taoufik Jebali a façonné un espace singulier dans le paysage culturel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/el-teatro-comme-laboratoire-de-conscience/">El Teatro comme laboratoire de conscience </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Là où la plupart des discours cherchent à rassurer,&nbsp;Taoufik Jebali&nbsp;expose l’auditeur à une instabilité féconde :&nbsp;condition première de toute conscience vivante. Chaque mot devient un miroir, non tendu vers le monde, mais offert à celui qui écoute, révélant les normes invisibles qui gouvernent nos esprits et les fissures qu’elles laissent ouvertes.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18324836"></span>



<p>Il existe des paroles qui ne cherchent pas à convaincre mais à déplacer. Des paroles qui n’expliquent pas mais ouvrent. Des paroles qui ne remplissent pas l’espace sonore, mais déposent une présence, créant un léger déséquilibre à partir duquel quelque chose commence à se voir autrement.&nbsp;C’est là que commence la liberté d’expression non comme permission accordée, mais comme capacité à soutenir ce qui dérange sans se réfugier dans le consensus.&nbsp;</p>



<p>Lorsque&nbsp;Taoufik&nbsp;Jebali&nbsp;parle, on ne reçoit pas seulement un discours, mais un espace à habiter. Dans le podcast&nbsp;<em>Rachma</em>, intitulé <em>«Organique, indépendant ou détaché ?»</em> (عضوي،&nbsp;مستقل&nbsp;أم&nbsp;منفصل؟),&nbsp;il pose trois questions simples et radicales : sommes-nous enracinés dans le monde, organiques ? Avançons-nous sur notre chemin, indépendants ? Ou choisissons-nous la distance, observateurs détachés des vertiges collectifs ?&nbsp;</p>



<p>Ces questions ne proposent pas un choix de posture, mais une mise à nu. Elles interrogent l’axe à partir duquel un sujet se tient dans le monde :&nbsp;fuit-il, se protège-t-il, ou consent-il à être traversé par ce qui le dépasse ? Là où la plupart des discours cherchent à rassurer,&nbsp;Jebali&nbsp;expose l’auditeur à une instabilité féconde :&nbsp;condition première de toute conscience vivante. Chaque mot devient un miroir, non tendu vers le monde, mais offert à celui qui écoute, révélant les normes invisibles qui gouvernent nos esprits et les fissures qu’elles laissent ouvertes, à la manière de Foucault.&nbsp;</p>



<p>Ces questions réactivent le jugement au sens d’Hannah Arendt, invitant à penser plutôt qu’à s’agiter, à transformer le savoir en expérience plutôt qu’en&nbsp;éloges&nbsp;ou&nbsp;procès. Elles éclairent autant l’artiste que le spectateur, autant celui qui crée que celui qui vit.&nbsp;</p>



<p>La liberté d’expression, dans cette perspective, n’est pas le droit de dire n’importe quoi, mais la responsabilité de penser ce que l’on dit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">El Teatro, un espace singulier </h2>



<p>Né en 1944 à Ksar&nbsp;Helal,&nbsp;Jebali&nbsp;n’a jamais été un artiste <em>«classique»</em>. Dramaturge, metteur en scène, comédien, fondateur d’El&nbsp;Teatro, il a façonné un espace singulier dans le paysage culturel tunisien et arabe.&nbsp;</p>



<p>Si l’on prend le mot <em>«Saint»</em> dans son sens premier :&nbsp;séparé, retiré de l’usage ordinaire,&nbsp;alors El&nbsp;Teatro&nbsp;apparaît comme un lieu saint et vivant : creuset d’intelligence et d’audace, laboratoire d’expérimentation, de confrontation esthétique et de formation humaine.&nbsp;</p>



<p>La signature de&nbsp;Jebali&nbsp;réside dans une fusion intime entre l’homme et l’œuvre. Le théâtre n’est pas pour lui un métier, mais un espace de transformation : le réel social y est travaillé, dissous, puis restitué sous forme symbolique. L’art y devient rituel, la scène un autel, et&nbsp;Jebali&nbsp;incarne tour à tour le Sage marginal ou le Prophète laïque : celui qui se tient à l’écart pour mieux voir, portant en lui une blessure d’exil intérieur.&nbsp;</p>



<p>Chez lui, le moi social s’efface devant le ‘je’ créateur. Loin d’être pathologique, cette organisation narcissique créative transforme l’œuvre en peau symbolique : un double réparateur qui contient l’angoisse et donne forme à l’indicible. Sa méfiance envers les institutions traduit une relation ambivalente à l’autorité, oscillant entre colère contre la norme morte et nécessité d’un cadre suffisant pour que la création puisse se déployer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un ‘nous’ qui n’abolit pas le ‘je’</h2>



<p>Aucun lieu ne tient seul dans la durée sans une intelligence du lien, sans présence capable d’en porter la continuité invisible. El&nbsp;Teatro&nbsp;n’a jamais été le territoire d’un seul homme. La présence de&nbsp;Zeineb&nbsp;Farhat, la campagne de Taoufik Jebali et son égérie, paix à son âme, y a joué un rôle central.&nbsp;</p>



<p>Là où&nbsp;Jebali&nbsp;incarnait la fracture, le questionnement et la tension créatrice,&nbsp;Zeineb&nbsp;Farhat&nbsp;assurait la contenance, au sens psychanalytique du terme. Elle n’était pas l’ombre de l’artiste, mais le cadre vivant qui permettait à l’intuition de se déployer sans se dissoudre.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans une lecture jungienne, elle occupait une fonction d’Anima institutionnelle : non pas muse idéalisée, mais instance de médiation entre l’exigence intérieure et le monde réel, garantissant la durée, la circulation et&nbsp;l’accueil…&nbsp;tout&nbsp;ce sans quoi une création radicale se condamne à l’isolement ou à l’épuisement.&nbsp;</p>



<p>Sans cette fonction de contenance, l’axe se brise. La vision s’épuise. L’intuition devient errance. </p>



<p>Au cœur d’El&nbsp;Teatro, deux esprits intégrés ont créé un ‘nous’. Un ‘nous’ où se conjuguent tension créatrice et contenance, donnant naissance à un champ. Un ‘nous’ non fusionnel, non idéologique, symbolique, capable de contenir la différence sans l’écraser.&nbsp;</p>



<p>Ce ‘nous’ n’abolit pas le&nbsp;‘je’ : il le rend possible. Il constitue l’axe gravitationnel invisible permettant aux singularités de coexister sans se dissoudre, offrant à chacun la possibilité d’être pleinement présent tout en appartenant à un collectif vivant. On y entrait pour être déplacé, mais jamais abandonné.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Organique, indépendant, détaché </h2>



<p>Être organique&nbsp;signifie que l’art naît de la chair du monde : fractures, peurs, injustices, élans et espoirs. Il ne peut être décor : il est scène vivante.&nbsp;</p>



<p>Être indépendant n’est pas se couper du réel, mais refuser qu’il impose ses normes.&nbsp;Jebali&nbsp;construit son théâtre comme un territoire intérieur, où la loi n’est pas subie mais choisie.&nbsp;</p>



<p>Être détaché ne veut pas dire retrait : c’est se placer à distance pour clarifier, ouvrir, pour que la conscience du spectateur devienne active.&nbsp;</p>



<p>Dans cette perspective, El Teatro devient un antidote à la pensée formatée. Là où Bion décrit les systèmes saturant l’espace psychique de réponses toutes faites, Jebali offre un lieu de réappropriation du vrai self (Winnicott) : singularité révélée, faux self dissous, conscience active. </p>



<p>La transmission,&nbsp;chez&nbsp;Jebali,&nbsp;échappe aux protocoles académiques et aux cadres fixes. Elle surgit dans les interstices, dans la rencontre, et marque durablement.&nbsp;</p>



<p>Il y a quinze ans, alors que j’étais étudiante en psychologie, j’ai reçu de lui ma première leçon de pleine conscience, sans nom, mais par la présence : ancrage corporel, attention aux émotions et à la pensée, travail de l’incertitude et de l’angoisse. Plus qu’un enseignement, une expérience incarnée.&nbsp;</p>



<p>Cette expérience n’était pas singulière : elle dit quelque chose de la transmission chez&nbsp;Jebali, toujours indirecte, toujours incarnée, jamais théorisée avant d’être vécue.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le théâtre laboratoire de l’âme </h2>



<p>Aujourd’hui, le paysage tunisien regorge de workshops et de formations théâtrales. Mais derrière cette effervescence, le risque demeure : transformer la scène en produit émotionnel ou activité rapide, plutôt que d’un laboratoire vivant d’alignement conscient.&nbsp;</p>



<p>Le théâtre n’est pas divertissement ni exutoire. Il est expérience vivante, rencontre, cheminement, transformation de la conscience. La liberté d’expression, dans cette perspective, n’est pas un cri, mais un alignement : être suffisamment présent à soi pour ne pas parler à la place de ses peurs, de ses dépendances ou de ses évitements. À travers Taoufik Jebali et El Teatro, chaque lumière sur la scène ne révèle pas l’artiste, mais la conscience, le jugement et la liberté intérieure de celui qui crée et de celui qui observe. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zlqvwmIUyT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/vient-de-paraitre-les-confessions-de-taoufik-jebali/">Vient de paraître | Les confessions de Taoufik Jebali</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vient de paraître | Les confessions de Taoufik Jebali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/vient-de-paraitre-les-confessions-de-taoufik-jebali/embed/#?secret=QBIXSMs5OL#?secret=zlqvwmIUyT" data-secret="zlqvwmIUyT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Vient de paraître &#124; Les confessions de Taoufik Jebali</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/vient-de-paraitre-les-confessions-de-taoufik-jebali/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 09:47:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[El Teatro]]></category>
		<category><![CDATA[Femtella]]></category>
		<category><![CDATA[Klem Ellil]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taoufik Jebali vient de publier un livre en arabe intitulé ‘‘Je ne suis pas l’homme de théâtre qui convient». Retour sur un parcours exceptionnel.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/vient-de-paraitre-les-confessions-de-taoufik-jebali/">Vient de paraître | Les confessions de Taoufik Jebali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec son humour habituel, entre ironie et sarcasme, l’auteur, metteur en scène, comédien et directeur de l’espace El Teatro à Tunis, Taoufik Jebali vient de publier un livre en arabe intitulé ‘‘Je ne suis pas l’homme de théâtre qui convient» ou, si l’on veut aussi, «convenable». L’ouvrage disponible dans les librairies et à l’espace El Teatro est une réflexion rétrospective sur le parcours riche, original, exemplaire et parfois déroutant de l’auteur de la célèbre série ‘‘Klem Ellil’’ qui continue de faire rire et, surtout, d’interpeller l’intelligence de ses contemporains.  </em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong> </p>



<span id="more-17983683"></span>



<p>Taoufik Jebali se distingue des autres sommités du théâtre en Tunisie par son scepticisme pessimiste et&nbsp;misanthrope.&nbsp;</p>



<p>Autodidacte génial qui a su mener sa barque avec bravoure et panache, il a suffisamment de courage intellectuel et de rigueur morale pour jeter un regard critique sur son expérience artistique et celle des figures importantes de la scène tunisienne et arabe a cours des cinquante dernières années.</p>



<p>Livre de mémoire&nbsp;? Testament&nbsp;? Non, il s’agit d’une réflexion libre et débridée sur la pratique théâtrale et ses différentes dimensions&nbsp;: artistique, sociale, politique…</p>



<p><em>«Mon parcours théâtral est le fruit de nombreuses intersections cognitives et esthétiques, qui ne se sont pas formées dans un contexte linéaire ni selon une idée préconçue, mais se sont plutôt cristallisées à travers des accumulations psychologiques précoces, d’intenses expériences de terrain et un contact continu avec les discours littéraires et philosophiques qui ont caractérisé la seconde moitié du XXe siècle. Ces éléments, par leur imbrication, ont contribué à la formulation d&rsquo;un projet théâtral fondé sur la remise en question du langage, le démantèlement des récits préétablis et la mise en lumière des aspects fragiles de l&rsquo;existence humaine»</em>, déclare Taoufik Jebali. </p>



<p><em>«Mon parcours artistique a coïncidé avec de profonds bouleversements culturels, marqués par une rébellion contre les structures classiques et la prédominance des approches psychologiques traditionnelles du jeu d’acteur. Dans ce contexte, j’ai cherché à élaborer un langage théâtral singulier, privilégiant la concision. Qui utilise le vide, le silence et des images intenses comme outils cognitifs avant même qu’ils ne deviennent des éléments esthétiques. Cette approche m’a permis de transcender les limites du récit dramatique linéaire et de me rapprocher de la nature synthétique et expérimentale du théâtre contemporain», </em>ajoute-t-il.</p>



<p>Evoquant son expérience avec la comédie, le directeur d’El Teatro, qui a formé toute une générations de dramaturges et de comédiens, explique qu’il <em>«ne la perçoit pas comme un simple divertissement ou une construction légère, mais plutôt comme un masque permettant au discours théâtral d’explorer les aspects les plus sombres de l’existence humaine. Les éléments comiques dans mon travail ne sont pas des fins en soi, mais servent à instaurer une distance critique qui nous permet de déconstruire la violence inhérente à la vie quotidienne, de mettre au jour les contradictions du langage et de révéler la fragilité des relations humaines.»</em></p>



<p><em>«Cet usage de la comédie comme un simple instrument est l’essence même de l’‘‘illusion’’ : la scène paraît comique en surface, alors que son but sous-jacent est de détruire les certitudes du spectateur, lui faisant comprendre que le rire n’est qu’un masque temporaire dissimulant une angoisse plus profonde»</em>, explique encore l’auteur de <em>‘‘Femtella’’</em>, dont le théâtre exprime l’inutilité des choses et l’absurdité de l’existence, un théâtre qui tourne autour de la crise de l’expression, de la difficulté de dire et de l’impossibilité de communiquer. </p>



<p><em>«Le problème de la forme se pose avec insistance à cet homme de théâtre d’exception: les solutions qu’il apporte le mettent aux antipodes de tout ce qui se présente dans le théâtre arabe, et lui font tendre des passerelles secrètes avec les expériences les plus avant-gardistes sur la scène internationale»</em>, note un critique, qui invoque, à son propos, Woody Allen et Arrabal.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/vient-de-paraitre-les-confessions-de-taoufik-jebali/">Vient de paraître | Les confessions de Taoufik Jebali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La pièce italienne ‘‘Comme un grain de sable’’ à El-Teatro à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-piece-italienne-comme-un-grain-de-sable-a-el-teatro-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:28:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un grain de sable]]></category>
		<category><![CDATA[El-Teatro]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Mana Chuma Teatro]]></category>
		<category><![CDATA[Massimo Barilla]]></category>
		<category><![CDATA[Salvatore Arena]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pièce italienne ‘‘Comme un grain de sable’’ débarque à Tunis dans le cadre de la saison d’El-Teatro.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-piece-italienne-comme-un-grain-de-sable-a-el-teatro-a-tunis/">La pièce italienne ‘‘Comme un grain de sable’’ à El-Teatro à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après New York et plus de 130 représentations, ‘‘Comme un grain de sable’’débarque à Tunis dans le cadre de la saison d’El-Teatro. La pièce sera présentée le 1<sup>er</sup> et 2 novembre 2024, dans le premier espace privé d’art et de création en Tunisie, fondé en octobre 1987 par Taoufik Jebali.</em></strong></p>



<span id="more-14478485"></span>



<p>El-Teatro est connu et reconnu sur la scène culturelle tunisienne indépendante comme un lieu promouvant toutes les expressions artistiques contemporaines, non seulement dans les arts du spectacle mais également dans les arts visuels.</p>



<p><em>‘‘</em><em>Comme un grain de sable</em><em>’’</em>, le dernier volet de la quadrilogie <em>‘‘</em><em>Sud de la mémoire</em><em>’’</em> que le Mana Chuma Teatro a consacré à l’histoire contemporaine du sud de l’Italie, raconte l’histoire dramatique d’un jeune maçon sicilien qui, à l’âge de 18 ans, a été arrêté et contraint d’avouer l’assassinat de deux carabiniers survenu à Alkamar, une petite caserne de la province de Trapani.</p>



<p>A travers son histoire humaine (et celle de Salvatore et Carmine – les deux victimes du massacre – ou de Giovanni, Vincenzo, Gaetano – les autres boucs émissaires désignés) le spectacle tente de rendre justice à ces vies entièrement volées pour des raisons indicibles.</p>



<p>Présenté par El-Teatro sous le titre <em>‘‘</em><em>Comme un grain de sable</em><em>’’</em>, le spectacle – avec Salvatore Arena comme seul acteur sur scène – sera sur-titré en français.</p>



<p>Pour Salvatore Arena et Massimo Barilla, directeurs du Mana Chuma Teatro, <em>«monter cette œuvre à Tunis est très important pour nous car c</em><em>’</em><em>est une reconnaissance du travail réalisé pendant toutes ces années sur le thème de la justice et de la liberté». «C</em><em>’</em><em>est une histoire italienne , mais elle touche et implique des thèmes universels comme le respect de la vie et la recherche absolue de liberté. Pour nous, amener ce spectacle en Tunisie, c</em><em>’</em><em>est donner la parole à ceux qui n</em><em>’</em><em>en ont pas, partout dans le monde»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Le spectacle a remporté le prix Inbox 2016, le prix de la critique ANCT 2019, le prix du public et du meilleur acteur à l’International Monodrama Festival Bitola 2023.<strong></strong></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong>(avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2024/10/30/a-tunisi-lo-spettacolo-teatrale-come-un-granello-di-sabbia_e265bc3c-0c13-4ec8-9093-2e69af320345.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-piece-italienne-comme-un-grain-de-sable-a-el-teatro-a-tunis/">La pièce italienne ‘‘Comme un grain de sable’’ à El-Teatro à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mouna Noureddine parmi les lauréats du prix Salah Al-Kassab du théâtre arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/mouna-noureddine-parmi-les-laureats-du-prix-salah-al-kassab-du-theatre-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 07:53:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Harb]]></category>
		<category><![CDATA[JTC 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Mouna Noureddine]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Al-Kassab]]></category>
		<category><![CDATA[Sameh Mahrane]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre arabe]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mouna Noureddine lauréate  de la 5e édition du prix Salah Al-Kassab de la création théâtrale arabe.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/mouna-noureddine-parmi-les-laureats-du-prix-salah-al-kassab-du-theatre-arabe/">Mouna Noureddine parmi les lauréats du prix Salah Al-Kassab du théâtre arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La comédienne et actrice tunisienne Mouna Noureddine, le dramaturge égyptien Sameh Mahrane et l’acteur et metteur en scène jordano-palestinien Hakim Harb sont les lauréats de la 5e édition du prix Salah Al-Kassab de la création théâtrale arabe décerné chaque année en marge des Journées théâtrales de Carthage (JTC).</em></strong></p>



<span id="more-10870291"></span>



<p>Ils succèdent ainsi à Taoufik Jebali (Tunisie), Jabbar Joudi (Irak) et Mohamed Mediouni (Tunisie) qui ont été primés lors de la précédente édition.</p>



<p>Le palmarès de cette 5<sup>e</sup> édition a été dévoilé, samedi 9 décembre 2023, à Tunis, en présence de l’homme de théâtre irakien Salah Al-Kassab ainsi que du fondateur et secrétaire général du prix portant son nom, son compatriote Riadh Sakran.</p>



<p>Mouna Noureddine, doyenne du théâtre tunisien, est née en 1937. Comédienne et actrice, elle a travaillé pour le théâtre, le cinéma et la télévision et fait partie de la Troupe de théâtre de la ville de Tunis où elle a débuté dans les années 1960 et qu’elle dirige depuis 2002.</p>



<p>Un hommage avait été rendu par les JTC 2021 à cette institution créée en 1955 qui constitue une référence de la vie culturelle nationale.</p>



<p>Il est à rappeler que l’Egyptien Sameh Mahrane était au jury de la compétition officielle des JTC 2021, présidé par Moez Mrabet qui est l’actuel directeur des JTC. Le jury avait réuni Hisham Zineddine (Liban), Kangani Alem (Togo), Lakhdhar Mansouri (Algérie) et Nizar Saïdi (Tunisie).</p>



<p>Notons aussi que le Jordano-palestinien Hakim Harb représente la Jordanie dans la course aux Tanits des JTC à travers une adaptation éponyme de la tragédie grecque <em>‘‘Mon Antigone’’</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="660" height="439" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Mouna-Noureddine-JTC-2023.jpg" alt="" class="wp-image-10870397" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Mouna-Noureddine-JTC-2023.jpg 660w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Mouna-Noureddine-JTC-2023-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Mouna-Noureddine-JTC-2023-580x386.jpg 580w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>Mouna Noureddine, Sameh Mahrane et Hakim Harb</em>. </p>



<p>Créé en 2018, le prix Salah Al-Kassab est baptisé au nom du metteur en scène irakien Salah Al-Kassab et rend hommage à des pionniers du théâtre dans le monde arabe. Son fondateur Riadh Sakran a déclaré qu’<em>«un dossier de candidature a été remis auprès de l’Unesco en vue d’inscrire le Prix Salah Al-Kassab de la création théâtrale arabe sur la liste du patrimoine mondial»</em>.</p>



<p>Salah Al-Kassab constitue la mémoire vivante des JTC, un rendez-vous auquel il assiste depuis sa création en 1983. Il a ainsi été présent durant les 24 éditions étalées sur une période de 40 ans.</p>



<p>Cet homme de théâtre et académicien a enseigné la mise en scène à la Faculté des Beaux arts de Bagdad. Il est auteur de plusieurs ouvrages et lauréat de divers prix dans des manifestations culturelles en Irak et à l’étranger.</p>



<p>Les JTC ont démarré le 2 décembre et le palmarès de la compétition officielle et des prix parallèles sera dévoilé ce soir lors d’une cérémonie officielle qui aura lieu au Théâtre municipal de Tunis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/mouna-noureddine-parmi-les-laureats-du-prix-salah-al-kassab-du-theatre-arabe/">Mouna Noureddine parmi les lauréats du prix Salah Al-Kassab du théâtre arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Théâtre tunisien : « Homodeus » d&#8217;Issam Ayari et Taoufik Jebali rencontre le public parisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/theatre-tunisien-homodeus-dissam-ayari-et-taoufik-jebali-rencontre-le-public-parisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:09:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Homodeus]]></category>
		<category><![CDATA[Issam Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de Tunisie à Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monodrame tunisien « Homodeus » écrit et interprété par Issam Ayari sera présenté le 31 mars et le 1er avril à la Maison de Tunisie à Paris. On l’avait connu notamment avec « Sapiens » qui avait eu un grand succès auprès du public, le comédien et metteur en scène Issam Ayari revient avec un nouveau monodrame intitulé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/theatre-tunisien-homodeus-dissam-ayari-et-taoufik-jebali-rencontre-le-public-parisien/">Théâtre tunisien : « Homodeus » d&rsquo;Issam Ayari et Taoufik Jebali rencontre le public parisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le monodrame tunisien « Homodeus » écrit et interprété par Issam Ayari sera présenté le 31 mars et le 1<sup>er</sup> avril à la Maison de Tunisie à Paris.</em></strong></p>



<span id="more-7178519"></span>



<p>On l’avait connu notamment avec « Sapiens » qui avait eu un grand succès auprès du public, le comédien et metteur en scène Issam Ayari revient avec un nouveau monodrame intitulé « <em>Homodeus</em> » qu’il a écrit et qu’il interprète, sous la direction artistique de Taoufik Jebali.</p>



<p>Présenté comme une comédie sur l’avenir de l’homme, le monodrame s’inspire d’un livre de Yuval Noah Harari et vient compléter le récit de Sapiens. Le public tunisien à Paris aura l’occasion de découvrir « <em>Homodeus</em> » les 31 mars et 1<sup>er</sup> avril au Pavillon Habib Bourguiba de la Maison de Tunisie à Paris.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/30/theatre-tunisien-homodeus-dissam-ayari-et-taoufik-jebali-rencontre-le-public-parisien/">Théâtre tunisien : « Homodeus » d&rsquo;Issam Ayari et Taoufik Jebali rencontre le public parisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chedly Chebli, un grand acteur de la scène culturelle tunisienne tire sa révérence    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/22/chedly-chebli-un-grand-acteur-de-la-scene-culturelle-tunisienne-tire-sa-reverence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 06:43:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Chebli]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Jaziri]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Driss]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Farhat]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre national tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chedly Chebli, un grand acteur de la scène culturelle tunisienne des cinquante dernières années nous a quittés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/22/chedly-chebli-un-grand-acteur-de-la-scene-culturelle-tunisienne-tire-sa-reverence/">Chedly Chebli, un grand acteur de la scène culturelle tunisienne tire sa révérence    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un grand acteur de la scène culturelle tunisienne des cinquante dernières années nous a quittés, hier, lundi 21 novembre 2022, comme il a toujours vécu, discrètement et sans faire de bruit, car Chedly Chebli, l’ami de tous, sait dire adieu avec la grâce et la classe des hommes humbles.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-5104386"></span>



<p>Après des études à l’université de Vincennes à Paris, en France, à la fin des années 1960, l’enfant de Zarzis est rentré à Tunis au milieu des années 1970 et, depuis, il a contribué à toutes les aventures théâtrales qui ont marqué la scène tunisienne au cours des cinquante dernières années et accompagné tous les grands auteurs, metteurs en scène, acteurs et critiques dramatiques : de Taoufik Jebali à Hedi Guella en passant par Fadhel Jaziri, Raouf Ben Amor, Mohamed Driss, Hichem Rostom, Raja Farhat, Zeineb Farhat, Raja Ben Ammar, Moncef Sayem, Mahmoud Larnaout et bien d’autres. </p>



<p>Chedly Chebli a aussi aidé plusieurs chanteurs et chanteuses à percer en éditant, avec son ami Hechmi Ben Frej, leurs premières <em>«cassettes»</em>, le moyen de diffusion le plus populaire dans les années 1980.</p>



<p>Mais lui, il n’était jamais sur scène ni sous les lumières des projecteurs. C’est à peine si parfois il montait sur les planches à la fin des spectacles pour remettre un bouquet de fleurs au metteur en scène ou à l’actrice principale, avec cette courtoisie, cette générosité d’âme et cette élégance qu’on lui connaît.</p>



<p>L’ami de tous, écrivions-nous ci-haut, et c’est peu dire, quand on sait que lorsque la guéguerre devenait intenable entre les frères (et sœurs) ennemi(e)s, et le monde du spectacle est parfois, comme on le sait, un panier à crabes, c’est toujours auprès de Chedlon, comme on le surnomme, qu’ils ou elles se confiaient tous et toutes, car ils et elles trouvaient auprès de lui l’écoute amicale et la compréhension fraternelle, et surtout, la discrétion absolue. Car il n’était pas du genre à attiser le feu, mais c’est à lui que l’on recourait souvent pour l’éteindre et pour ramener la concorde dans les cœurs.</p>



<p>Depuis qu’il a quitté le Théâtre national tunisien (TNT), où il a longtemps travaillé aux côtés de Mohamed Driss, Chedlon s’est réfugié dans une retraite bien méritée, tout en gardant intactes ses anciennes amitiés, témoignant de la gratitude même à ceux et à celles qui furent ingrat(e)s avec lui.</p>



<p>Que Dieu ait son âme et que ceux et celles qu&rsquo;il avait aidé(e)s à se propulser sur la scène artistique de lui rendre l’hommage posthume qu’ils (et elles) lui doivent tous (et toutes) ! </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>  </strong>           </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/22/chedly-chebli-un-grand-acteur-de-la-scene-culturelle-tunisienne-tire-sa-reverence/">Chedly Chebli, un grand acteur de la scène culturelle tunisienne tire sa révérence    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Théâtre tunisien : Taoufik Jebali présente sa dernière création « Ad Libitum »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/03/theatre-tunisien-taoufik-jebali-presente-sa-derniere-creation-ad-libitum/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 12:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ad Libitum]]></category>
		<category><![CDATA[El Teatro]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre tunisien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=4778803</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’espace El Teatro accueillera du 10 au 19 novembre un cycle de représentations de la pièce de théâtre « Ad Libitum » écrite et mise en scène par Taoufik Jebali. Après avoir été présenté pour la première fois à l’ouverture de la dernière édition du Festival international de Hammamet, la dernière création du grand homme de théâtre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/03/theatre-tunisien-taoufik-jebali-presente-sa-derniere-creation-ad-libitum/">Théâtre tunisien : Taoufik Jebali présente sa dernière création « Ad Libitum »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’espace El Teatro accueillera du 10 au 19 novembre un cycle de représentations de la pièce de théâtre « Ad Libitum » écrite et mise en scène par Taoufik Jebali.</em></strong></p>



<span id="more-4778803"></span>



<p>Après avoir été présenté pour la première fois à l’ouverture de la dernière édition du Festival international de Hammamet, la dernière création du grand homme de théâtre Taoufik Jebali « <em>Ad Libitum</em> » (« <em>Ala hawek</em> » pour le titre arabe) sera présentée à l’espace El Teatro au Mechtel dans un cycle de 7 jours.</p>



<p>« <em>Ad Libitum</em> » est une expression latine qui signifie « <em>A volonté</em> », il s’agit d’un spectacle pluridisciplinaire mêlant théâtre, musique et danse ; une production de l’espace El Teatro, écrite et mise en scène par Taoufik Jebali, et interprétée entre-autres par Naoufel Azara, Issam Ayari, Yasmine Dimassi, Walid Ayadi, Amel Laouini, Syrine Ben Yahya …</p>



<p>Ce spectacle est dédié à feue Zeineb Farhat qui avait contribué à sa création.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<title>El Teatro : « Mémoires d’un dinosaure » en ouverture de la nouvelle saison artistique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 13:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brecht]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogues d&#039;exilés]]></category>
		<category><![CDATA[El Teatro]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoires d&#039;un dinosaure]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pièce « Mémoires d’un dinosaure », d’après « Dialogues d’exilés » de Brecht, sera présentée en avant-première, le mercredi 5 octobre, dans le cadre de l&#8217;ouverture de la 36e saison artistiques de l&#8217;espace El Teatro. « Mémoires d’un dinosaure », dernière création théâtrales d’El Teatro, sera présentée ce mercredi en avant-première. La pièce est une adaptation en dialecte tunisien du...</p>
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<p><strong>La pièce « Mémoires d’un dinosaure », d’après « Dialogues d’exilés » de Brecht</strong>, <strong><em>sera présentée en avant-première, le mercredi 5 octobre, dans le cadre de l&rsquo;ouverture de la 36e saison artistiques de l&rsquo;espace El Teatro.</em></strong></p>



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<p>« <em>Mémoires d’un dinosaure</em> », dernière création théâtrales d’El Teatro, sera présentée ce mercredi en avant-première. La pièce est une adaptation en dialecte tunisien du texte « <em>Dialogues d’exilés</em> » écrit par l’écrivain, dramaturge et poète allemand Bertolt Brecht, publié de manière posthume en 1961, soit cinq ans après sa disparition.</p>



<p>La pièce a été mise en scène par Rached Manaï et adaptée par Tafouk Jebali. Le spectacle avait été créé en 1987 par Raouf Ben Amor et Taoufik Jebali.</p>



<p>L&rsquo;avant-première sera suivie par trois autres dates : Les 6, 7 et 8 octobre.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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