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	<title>Archives des Unesco - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Unesco - Kapitalis</title>
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		<title>Soudan &#124; Les musées pillés et les trésors vendus !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 08:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[El Hasher]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon l'Unesco, les musées soudanais sont pillés par les groupes armés et leurs trésors sont vendus à l’étranger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/">Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La barbarie des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par l’ancien chamelier Hemedti Dagalo ne connaît aucune limite. Le patrimoine soudanais héritier d’une Histoire millénaire n’a pas été épargné. Les musées soudanais sont pillés et leurs trésors sont vendus à l’étranger. Selon l’Unesco, le trafic de pièces archéologiques est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. Au Soudan, 8000 pièces se sont évaporées !&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18701571"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.wsj.com/world/africa/the-priceless-treasures-fueling-sudans-bitter-civil-war-2acde21c" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, des historiens et des conservateurs de musées soudanais affirment que les FSR qui combattent l’armée régulière depuis trois ans ciblent le riche patrimoine culturel du Soudan et le vendent au plus offrant sur le marché noir international de l’art. Partout dans le pays, leurs combattants se sont alliés à des pillards parmi les civils pour dépouiller les musées des pièces inestimables témoins de l’histoire du pays de l’âge de pierre à l’avènement de l’Islam. </p>



<p>L’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan estime à 150 millions de dollars le montant des trésors pillés depuis le début du conflit. Ces dernières semaines, des vidéos circulant en ligne ont montré des vitrines vides qui contenaient autrefois de l’or et des bijoux ayant appartenu aux rois de Napata et de Méroé au Musée national du Soudan.</p>



<p>Dans la ville d’El Fasher, ravagée par la guerre, un palais du XIX<sup>e</sup> siècle qui abritait le Musée du Sultan Ali Dinar a été vidé avant d’être bombardé et réduit en ruines. Le musée de Nyala, situé dans la capitale de facto des rebelles de l’ouest du Soudan, a été pillé et son contenu, y compris du mobilier, a été volé avant d’être transformé en base militaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une base de données des objets volés</h2>



<p>Abdelrahman Ali Mohamed, expert culturel de l’Unesco, impliqué dans les efforts de récupération des objets pillés, indique que les combattants avaient systématiquement ciblé les pièces les plus précieuses. Il a déclaré : <em>«Nous pensons que la milice s’est associée à des organisations criminelles internationales pour faciliter la vente de ces objets. Nous constituons actuellement une base de données de tous les objets volés afin de faciliter leur localisation et leur récupération»</em>.</p>



<p>Plus de 8 000 objets ont été volés dont de l’or et des bijoux anciens.</p>



<p>Le contenu des musées soudanais représente une cible de choix pour les FSR. Ce groupe composé principalement d’Arabes trouve ses racines dans les tristement célèbres milices Janjawid responsables du massacre d’environ 200 000 personnes au Darfour –majoritairement des Africains noirs– au début des années 2000.</p>



<p>Les FSR font l’objet de nouvelles accusations de génocide dans le conflit actuel. Pendant des années, le groupe a dépendu des revenus tirés de la vente d’or dans la région du Golfe et des paiements pour la surveillance des mines appartenant au groupe russe Wagner dans l’ouest du Soudan.</p>



<p>Toutefois, depuis le début de la guerre il y a trois ans, ces ressources se sont raréfiées car l’armée régulière a bombardé les mines d’or tenues par les rebelles et les Russes ont quasiment disparu après la mort du fondateur de Wagner Evgueni Prigojine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trafic sur le marché noir international de l’art</h2>



<p>C’est là que les musées et leurs collections sont devenus la cible des FSR car le trafic sur le marché noir international de l’art, selon l’Unesco, est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue.&nbsp;</p>



<p>Au début du conflit, les combattants des FSR ont pris pour cible les quatre musées de la capitale Khartoum. Au Musée national, ils se sont positionnés sur le toit comme des tireurs d’élite avant de piller méthodiquement la majeure partie de l’or, notamment une couronne de fleurs découverte dans la pyramide du roi Talakhamani, un souverain méroïtique du V<sup>e</sup> siècle avant J.-C.</p>



<p>Les pilleurs s’attaquent généralement aux petites pièces, faciles à transporter et de grande valeur, laissant sur place les objets plus lourds.</p>



<p>Dans des vidéos qui circulent, on voit les combattants poser avec des piles de bijoux et de lingots d’or volés. Ces objets sont transportés par camion jusqu’aux frontières sud et ouest, d’où ils sont exportés clandestinement du pays, selon des responsables soudanais et des images satellites. Les enquêteurs de l’Onu affirment qu’ils sont vendus à des marchands d’art et que les recettes servent à acheter des drones, des véhicules blindés et des obus d’artillerie utilisés par les FSR dans une guerre qui a fait plus de 150 000 morts et plus de 14 millions de déplacés.</p>



<p>Un porte-parole des FSR a évidemment nié que ses combattants aient pillé des musées. Cependant, selon l’Autorité nationale des antiquités et des musées, les objets volés ont déjà été mis en vente sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne. Certaines pièces, notamment des peintures et des poteries provenant vraisemblablement du Musée national, ont été proposées sur eBay avant d’être retirées après l’alerte donnée par des experts. La société a indiqué appliquer une politique de <em>«tolérance zéro»</em> à l’égard de la mise en vente d’antiquités illicites.</p>



<p>L’Unesco a appelé les autres musées, collectionneurs et maisons de vente aux enchères à s’abstenir de tout commerce d’objets pillés au Soudan.</p>



<p>Il est probable qu’un nombre important de ces objets se soient déjà retrouvés sur le marché noir de l’art.</p>



<p>Au début du conflit, l’Unesco et les autorités soudanaises travaillaient sur des projets de restauration de plusieurs millions de dollars dans plus d’une douzaine de musées et de centres culturels. Des collections entières d’objets avaient été emballées dans des caisses, facilitant ainsi leur transport par les rebelles. Parmi ces objets figuraient des vestiges de certaines des plus anciennes civilisations du monde comme le royaume de Koush qui prospérait le long du Nil il y a des milliers d’années.</p>



<p>Certains de ces objets ont été récupérés. Les autorités ont déclaré que certaines pièces avaient été récupérées par les forces gouvernementales après des affrontements avec les Forces de soutien rapide, tandis que d’autres avaient été saisies aux points de passage frontaliers. Mais cela ne représente qu’une fraction du total. Seuls 570 objets environ ont été exposés lors d’une cérémonie à Port-Soudan en janvier, contre plus de 8 000 volés depuis le début du conflit.</p>



<p><em>«Ce pillage est non seulement une tragédie nationale pour le Soudan mais une perte pour l’humanité entière»</em>, a déclaré Ahmed Junaid, représentant de l’Unesco au Soudan qui a ajouté : <em>«Ces pièces ne devraient pas être autorisées à entrer sur le marché international de l’art»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des objets archéologiques servent de cibles d’entraînement</h2>



<p>Lors des pillages, les voleurs se sont concentrés sur les objets de petite taille mais même les plus grands n’ont pas été entièrement épargnés. Des images ont montré que certaines statues de pharaons aux entrées des musées endommagés étaient criblées de balles comme si elles avaient servi de cibles d’entraînement.</p>



<p>Des cercueils contenant des momies vieilles de plusieurs siècles ont également été détruits à l’intérieur du musée. Les combattants ont également pris pour cible le Musée d’histoire naturelle de l’Université Ahlia d’Omdourman où ils ont brûlé des manuscrits et des livres rares dans une tentative manifeste d’effacer l’identité du Soudan.</p>



<p><em>«Il est clair que les combattants cherchaient à effacer notre histoire»</em>, a déclaré Ikhlas Abdel Latif Ahmed, directeur au sein de l’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan.&nbsp;</p>



<p>Près de son bureau se dresse une statue colossale du dieu nubien Apédémak au bord du Nil Bleu. La légende raconte que cette divinité à tête de lion protégeait le pays des envahisseurs et était vénérée comme un dieu de la guerre dans l’ancien Royaume de Koush.</p>



<p>Aujourd’hui, sa statue –qui a survécu en partie parce qu’elle était probablement trop lourde pour être déplacée– se dresse seule au milieu des ruines de la guerre.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GJxIoWEPdB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=XkhzCe9JEz#?secret=GJxIoWEPdB" data-secret="GJxIoWEPdB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie reçoit le certificat d’adhésion du Géoparc Dahar à l&#8217;Unesco</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/la-tunisie-recoit-le-certificat-dadhesion-du-geoparc-dahar-a-lunesco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 22:36:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dhia Khaled]]></category>
		<category><![CDATA[ertificat officiel d’inscription]]></category>
		<category><![CDATA[Géoparc Dahar]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>M. Dhia Khaled, ambassadeur, Délégué Permanent, de la Tunisie auprès de l’Unesco, a reçu, le 27 avril 2026, le certificat officiel d’inscription du Géoparc «Dahar » . Le certificat a été remis lors d’une cérémonie officielle organisée par le Conseil Mondial des Géoparcs et à laquelle ont participé une délégation du Ministère de l’Industrie, des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>M. Dhia Khaled,  ambassadeur, Délégué Permanent, de la Tunisie auprès de l’Unesco, a reçu, le 27 avril 2026, le certificat officiel d’inscription du Géoparc «Dahar » .</p>



<span id="more-18700092"></span>



<p>Le certificat a été remis lors d’une cérémonie officielle organisée par le Conseil Mondial des Géoparcs et à laquelle ont participé une délégation du Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie et de l’Office National des Mines, ainsi que des représentants des onze autres géoparcs, ayant également obtenu cette labellisation, au titre de l’année 2026.</p>



<p>Cette adhésion représente une reconnaissance internationale des efforts déployés par la Tunisie pour la préservation de son patrimoine géologique et culturel, et témoigne de son engagement ferme à le protéger et à le valoriser.</p>



<p>Cette inscription ouvrira des perspectives prometteuses pour le développement régional et local, en soutenant le tourisme responsable, en encourageant les initiatives individuelles et en renforçant les capacités dans le domaine de l’exploitation responsable et durable des ressources naturelles et culturelles, en parfaite harmonie avec l’environnement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="723" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-723x1024.jpg" alt="" class="wp-image-18700105" style="width:500px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-723x1024.jpg 723w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-212x300.jpg 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-768x1088.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-1084x1536.jpg 1084w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-580x822.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-860x1219.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar-1160x1644.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Dahar.jpg 1445w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></figure>
</div>


<p>Dans une allocution prononcée à cette occasion, l’Ambassadeur, Délégué Permanent, a exprimé les remerciements de la Tunisie au Conseil des Géoparcs Mondiaux, ainsi qu’au Conseil Exécutif de l’Unesco pour leur décision d’inscrire le Géoparc «Dahar» au sein du Réseau Mondial des Géoparcs de l’Unesco</p>



<p>Il a, également, salué le travail méthodique et scientifique accompli par l’ensemble des instances tunisiennes compétentes, aux niveaux national et régional, pendant l’élaboration du dossier de candidature du Géoparc «Dahar », en soulignant le rôle central joué, également, par les communautés locales et la société civile afin d’ancrer le projet sur le terrain et garantir sa réussite.</p>



<p>Il importe de rappeler, que le Géoparc Dahar recèle de paysages naturels uniques et de formations géologiques remontant à plus de 250 millions d’années.</p>



<p>Il abrite, également, des traditions vivantes qui en font un pont singulier entre la nature et la culture, entre le passé et l’avenir. Ce site est le premier géoparc de son genre en Tunisie et le troisième à l’échelle du continent africain, ce qui lui confère une dimension symbolique et scientifique de grande importance.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 08:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la destruction de Gaza par Israël, la crainte est de voir le nettoyage ethnique doublé par un nettoyage culturel dans toute la Palestine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis plus de deux ans, la priorité absolue à Gaza est certainement à accorder à la protection des vies et à l’aide humanitaire. En Cisjordanie, exclue du dernier plan de paix américain, l’opposition à l’extension de la colonisation israélienne, illégale et de plus en plus vexatoire et meurtrière, est aussi une urgence. Mais l’attachement indéfectible des Palestiniens à leur terre fait penser inévitablement à la situation critique dans laquelle se trouve leur patrimoine, composante fondamentale de leur identité.</em></strong></p>



<p><strong>Houcine Jaïdi</strong> *</p>



<span id="more-18655482"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg" alt="" class="wp-image-16815517" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La célébration de la Journée internationale des monuments et des sites (Jims), le 18 avril, sous l’égide de l’Unesco, invite à s’arrêter à l’attitude de l’organisation internationale envers le patrimoine palestinien dans ses composantes archéologique et monumentale.</p>



<p>Cette mise au point, qui se justifie d’abord par l’état de fait imposé par la colonisation israélienne, dont les racines remontent aux premiers temps de l’Unesco, s’impose aussi au vu des atteintes graves qui sont en rapport avec les ravages subis par les monuments et les sites, depuis plus de deux ans, dans la bande de Gaza et les menaces enregistrées en Cisjordanie. Elle trouve également un fondement dans le thème choisi pour la Jims de cette année&nbsp;:<em> «Patrimoine vivant et interventions d’urgence»</em>.</p>



<p>Dans une acception très large, le Conseil international des monuments et des sites (Icomos), qui préside à la célébration de la Jims, considère que le patrimoine vivant <em>«englobe toutes les dimensions du patrimoine culturel – matériel, immatériel – et naturel».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un patrimoine constamment en péril</h2>



<p>Sur une proposition de la Jordanie, la vieille ville Jérusalem/Al-Qods et ses remparts ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco, en 1981, très peu de temps après qu’Israël ait proclamé la ville <em>«comme capitale éternelle et indivisible»</em>, en juin 1980. Le royaume hachémite avait agi en vertu de la tutelle qu’il assurait sur les monuments religieux de la Cisjordanie qui était encore considérée comme territoire jordanien occupé, avant que la tutelle soit assumée par l’État palestinien en 1988.</p>



<p>L’une des motivations principales de la demande d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco résidait dans les travaux archéologiques invasifs et illégaux entrepris par les Israéliens à la recherche de <em>«preuves»</em> justifiant leur colonisation.</p>



<p>Cet usage politique, très souvent collé à l’archéologie, notamment en contexte colonial, n’a échappé ni aux autorités jordaniennes, ni aux Palestiniens qui étaient les premiers à dénoncer les abus de l’occupant. En 1982, la vieille ville d’Al-Qods a été classée sur la Liste du patrimoine mondial en péril, statut qu’elle n’a toujours pas quitté.</p>



<p>Bien que l’annexion de Jérusalem-Est ait été immédiatement condamnée par la communauté internationale, la vieille ville a gardé auprès de l’Unesco un statut en suspens, unique en son genre dans la nomenclature de l’organisation internationale. Cette dernière, qui classe les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial par pays, mentionne Jérusalem à l’endroit qu’elle occupe dans l’ordre alphabétique des pays avec la mention <em>‘’Jérusalem (site proposée par la Jordanie)’’</em>.</p>



<p>Depuis des décennies, le Conseil du patrimoine mondial, qui statue en matière de classement, réaffirme invariablement qu’il <em>«décide que le statut de la Vieille ville de Jérusalem et ses remparts concernant la Liste du patrimoine mondial reste inchangé»</em>. Le blocage de la situation est évidemment imputable à la situation coloniale que l’Unesco n’a pas vocation à résoudre. Mais force est de constater que les conséquences sont lourdes pour des composantes essentielles du patrimoine de la ville.</p>



<p>Après avoir ratifié la Convention du patrimoine mondial le 8 décembre 2011, l’État palestinien a multiplié, dès 2012, les demandes d’inscription de sites et de monuments sur la Liste du Patrimoine mondial. Cette démarche a abouti, à intervalles assez réguliers, au classement de cinq biens culturels dont certains constituent des jalons majeurs de l’histoire universelle : Lieu de naissance de Jésus&nbsp;: l’église de la Nativité et la route du pèlerinage, Bethléem (2012) &#8211; Palestine&nbsp;: terre des oliviers et des vignes &#8211; Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (2014) &#8211; La vieille ville d’Hébron/Al-Khalil), (2017) &#8211; L’ancienne Jéricho (Ariha) / Tell es-Sultan (2023) &#8211; Monastère de saint Hilarion / Tell Umm Amer (2024). Mis à part Tell es-Sultan, tous les biens ont été inscrits simultanément sur la Liste du Patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine en péril. Seule l’église de la Nativité a quitté la Liste du patrimoine en péril en 2019 après avoir été restaurée.</p>



<p>Ainsi, en comptant Al-Qods, sur un total de 6 biens palestiniens, 5 ont été inscrits simultanément sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ce dernier statut n’a été quitté que par un seul bien, il y a 7 ans, après y avoir été maintenu pendant 7 ans.</p>



<p>L’Unesco peut-elle se permettre de continuer à décider, in extremis, du statut international des ensembles urbains, des monuments et des sites palestiniens, afin de les sauver du péril lié tantôt aux destructions et aux tentatives d’accaparement israéliennes, tantôt causé par la vétusté et les aménagements préjudiciables&nbsp;?</p>



<p>Certes, l’organisation mondiale et ses structures spécialisées dans la gestion du patrimoine mondial ont des règles de fonctionnement strictes avec des décisions préparées par les experts puis soumises au vote. Mais la fragilité extrême du précieux patrimoine palestinien dont la valeur universelle est connue et reconnue, qui découle directement ou indirectement de la situation coloniale aggravée par l’état de guerre récurrent, ne mériterait-elle pas plus d’attention et de volontarisme&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18655502" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">La voix peu audible de l’Unesco </h2>



<p>En matière de patrimoine, l’Unesco est le premier porte-parole de la communauté internationale. Il y a une douzaine d’années, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova a condamné, avec les termes les plus fermes, les sévices de Daech contre le patrimoine et ceux qui en avaient la charge en Syrie et en Irak, particulièrement sur le site de Palmyre/Tadmor et dans la vielle ville de Mossoul. Cette ville irakienne a pu, grâce au soutien technique et financier de l’Unesco, retrouver, en&nbsp;2025, une grande partie de l’éclat de ses monuments emblématiques.</p>



<p>Les communiqués officiels de l’Unesco, consignés sur son site officiel, ne font état, entre octobre 2023 et le cessez-le-feu d’octobre 2025, d’aucune condamnation des attaques israéliennes contre les sites et les monuments de Gaza.</p>



<p>Au cours des deux ans d’apocalypse vécue par la Bande de Gaza, le seul acte notable de l’Unesco en faveur du patrimoine de Gaza est l’inscription en urgence du monastère de saint Hilarion, en juillet 2024, à la fois sur la Liste du Patrimoine mondial et sur la Liste du Patrimoine mondial en péril.</p>



<p>Il a fallu attendre le début du mois de mars 2026, soit plusieurs mois après l’instauration du cessez-le-feu à Gaza et une fois que l’agression israélo-américaine de l’Iran a commencé, pour voir l’Unesco publier une déclaration où, partant des informations qui faisaient état de dégâts occasionnés à des monuments iraniens par les bombardements israéliens, affirme qu’elle <em>«continue à suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans l’ensemble de la région, afin d’assurer sa protection»</em>.</p>



<p>Au cours du même mois, L’Icomos a relayé l’Unesco dans deux communiqués dont le dernier (26 mars 2026) citait nommément des dégâts <em>«vérifiés»</em> en Iran (Téhéran et à Ispahan), en Israël (Tel-Aviv) et faisait état d’<em>«incidents signalés dans et autour de la vieille ville de Jérusalem et de ses remparts»</em>.</p>



<p>Mise à part la décision en faveur du site du monastère de saint Hilarion, classé en 2024 sur la Liste du Patrimoine mondial alors que la guerre faisait rage à Gaza, le mutisme de l’Unesco était d’autant plus surprenant que, malgré l’interdiction quasi généralisée de l’entrée des journalistes dans la bande de Gaza, des voix tout à fait crédibles ont alerté sur ce que subissait le patrimoine palestinien. Citons, entre autres, plusieurs chroniques signées dans le journal <em>Le Monde</em> par le Professeur Jean-Pierre Filiu qui a passé un mois à Gaza au cours de l’hiver&nbsp;2024-2025. Dans sa chronique du 24 août 2024, l’universitaire français déplorait le fait que <em>«en détruisant Rafah, l’armée israélienne tente d’effacer une histoire plurimillénaire».</em></p>



<p>Par ailleurs, un reportage publié, photos à l’appui, en date du 30 novembre 2025 dans le même journal français fait état d’abus extrêmement graves subis par le patrimoine archéologique palestinien.</p>



<p>Le reporter, Samuel Forey fait état d’une tentative de<em> «réquisition»</em> d’un grand nombre d’objets archéologiques, provenant de divers sites de Gaza dont le monastère de saint Hilarion, par un haut responsable de l’Autorité des antiquités d’Israël, au mois de janvier 2024.</p>



<p>Entre autres trésors archéologiques, il y avait, dans le dépôt lorgné par les Israéliens, le produit de 30 ans de fouilles entreprises par l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf) en collaboration avec les archéologues palestiniens. Ébruitée, la tentative de vol a échoué grâce surtout à l’intervention de la diplomatie française. Mais plus tard, le précieux contenu du dépôt a dû être évacué dans la hâte&nbsp;: le 10 septembre 2025, en quelques heures, l’évacuation a été faite en utilisant une charrette, avant que le local ne soit bombardé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des initiatives salutaires à la portée de l’Unesco</h2>



<p>Un appel solennel de l’Unesco en faveur des sites (culturels, naturels ou mixtes) et des monuments de la Palestine, classés sur la Liste du patrimoine ou sur la Liste indicative serait un geste fort qui mettrait à la fois le gouvernement israélien et l’ensemble des États parties de l’organisation mondiale devant leurs responsabilités.</p>



<p>La réussite de l’initiative permettrait aussi de donner une dimension culturelle à la reconstruction promise à Gaza et briderait l’agressivité des colons de la Cisjordanie. Son échec mettrait encore plus à nue la réalité du colonialisme israélien qui, au génocide de Gaza, à l’épuration ethnique en Cisjordanie et à l’apartheid désormais inscrit dans la loi, ajoute de plus en plus sa détermination à pulvériser le patrimoine matériel palestinien quand il n’arrive pas à le détourner pour construire son propre récit de l’histoire des territoires occupés.</p>



<p>Dans l’histoire de l’Unesco, les appels solennels à la préservation des monuments et des sites ont même précédé l’adoption de la Convention du patrimoine mondial par la 17<sup>e</sup> Conférence générale de l’Uneso, le 16 novembre 1972.</p>



<p>Alors que de lourdes menaces multiformes pesaient sur le site de Carthage, l’intervention de l’Unesco, suite à une demande officielle de la Tunisie, a été décisive. L’appel lancé par René Maheu, le Directeur général de l’Unesco, le&nbsp;19 juin 1972, de la colline de Byrsa, à la communauté internationale, a eu un écho considérable et immédiat. De nombreux pays d’Europe et d’Amérique du Nord ont répondu à l’appel en déléguant des équipes scientifiques de premier rang qu’elles ont financées. Les fruits de ces interventions qui se sont étendues sur près de deux décennies ont été salutaires pour le site de l’ancienne métropole méditerranéenne&nbsp;: fouilles, restaurations, sauvegarde et mise en valeur des vestiges, publications scientifiques… L’inscription du site sur la Liste du Patrimoine mondial, en 1979, a rehaussé son prestige tout en consolidant sa protection.</p>



<p>L’actuel Directeur général de l’Unesco, Khaled El-Enany a été élu, à la Conférence générale de l’Unesco du 6 novembre dernier, par une très grande majorité de pays parties, qui a frôlé l’unanimité. Ce quasi plébiscite ne peut pas être le simple produit du lobbying diplomatique. Il traduit une confiance en un homme de science doublé d’un ancien gestionnaire des affaires du patrimoine de son pays, l’Égypte. Autant d’atouts confortent le poids de l’organisation qu’il dirige et devrait l’encourager à user de son autorité qui est morale avant tout.</p>



<p>Dans un Moyen-Orient sens dessus dessous et où les armes parlent plus que jamais, une voix qui viendrait rappeler, haut et fort, la sacralité du patrimoine mondial (ou non) et la primauté du droit international, constituera une lueur d’espoir dans le chaos qui ne cesse de se généraliser. Elle pourrait même faire bouger des lignes importantes.</p>



<p>L’obstruction israélienne a moins de chance que jamais d’entraver le volontarisme de l’Unesco. Malgré le black-out journalistique quasi-hermétique, ce qui s’est passé et se passe à Gaza et en Cisjordanie depuis deux ans et demi, a remué beaucoup de consciences&nbsp;en Occident, et même en Israël et aux États-Unis d’Amérique. On ne compte plus les mesures étatiques visant la restriction de la coopération avec Israël, les enquêtes de journalistes, les opinions exprimées par les experts et les personnalités politiques. L’isolement d’Israël, qui ne peut plus compter que sur un seul État allié lui-même décrié pour plus d’une raison, est une réalité désormais établie.</p>



<p>L’Unesco, dont le Conseil mondial du Patrimoine fonctionne selon les&nbsp;règles et les codes de la haute diplomatie, a tout intérêt à exploiter le virage attentif à la cause palestinienne et aller de l’avant en faveur d’un patrimoine en contexte colonial ravageur.</p>



<p>Contrairement aux États-Unis d’Amérique qui ont programmé une deuxième fois leur retrait de l’Unesco, Israël ne quittera pas l’organisation internationale où elle tient à défendre ses intérêts. Il sera donc obligé de se soumettre à toute décision prise par une majorité nette.</p>



<p>Dans l’attente de l’appel solennel de la Direction générale de l’Onu et de sa mise en pratique, dans les différentes instances en charge du patrimoine, deux mesures devraient être prises sans délai.</p>



<p>&#8211; Une convocation, en session extraordinaire, du Comité pour la protection des biens en cas de conflit armé. Les résolutions de ce Comité accordent selon les termes de l’Unesco <em>«le plus haut niveau d’immunité contre les attaques et les utilisations à des fins militaires»</em>, ce qui ouvrirait <em>«la possibilité de poursuites»</em>, tout en assurant l’assistance technique et financière de l’organisation internationale.</p>



<p>Cette modalité d’urgence a été utilisée au tout début de ce mois d’avril pour le Liban alors qu’il subissait une effroyable agression israélienne qui, en plus des massacres, a porté atteinte ou menacé de très près une quarantaine de biens culturels. Dans un contexte où les menaces pesant sur le patrimoine palestinien étaient moins lourdes, le Centre mondial du patrimoine (WHC) n’a-t-il pas organisé, en collaboration avec le Centre régional arabe du patrimoine (ARW – WH), le 23 novembre 2020 (en pleine crise du Covid), une réunion en ligne sur <em>«Le patrimoine mondial en péril dans la région des Etats arabes. Les processus et les actions»</em>&nbsp;? &nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211; Programmer pour la prochaine session du Comité du Patrimoine mondial qui se tiendra du 19 au 29 juillet prochain à Busan, en République de Corée, le traitement prioritaire des dossiers des 12 biens culturels ou naturels palestiniens déjà inscrits officiellement sur la Liste indicative du patrimoine mondial. Ces biens dont 10 sont situés en Cisjordanie et&nbsp;2 dans la Bande de Gaza ont été proposés par l’État palestinien en 2012 (8 biens), 2013 (2 biens), 2015 (1 bien) et 2020 (1 bien).</p>



<p>La diligence de l’Unesco gagnerait à s’appliquer également aux 12 nouvelles propositions d’inscription sur la Liste indicative, annoncées au début de l’année en cours par les autorités palestiniennes et dont le nombre reflète l’état de panique face aux menaces de destruction ou d’accaparement que fait peser la colonisation israélienne.</p>



<p>Parallèlement au désastre de la Bande de gaza, la grande crainte, pour la Cisjordanie occupée par Israël depuis près de 60 ans, est de voir le nettoyage ethnique doublé par un nettoyage culturel qui servirait d’argument supplémentaire pour l’annexion pure et simple.</p>



<p><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Dahar sur la Liste des géoparcs de l’Unesco</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/tunisie-dahar-sur-la-liste-des-geoparcs-de-lunesco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 08:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dhia Khaled]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Géoparc Dahar]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Inscription du Géoparc de Dahar, dans le sud-est de la Tunisie, sur la Liste mondiale des géoparcs de l’Unesco.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États membres du Conseil exécutif de l’Unesco ont approuvé à l’unanimité l’inscription du Géoparc de Dahar, situé à cheval sur les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès dans le sud-est de la Tunisie, sur la Liste mondiale des géoparcs de l’Unesco.</em></strong></p>



<span id="more-18642053"></span>



<p>Cette inscription annoncée au terme de la 224<sup>e</sup> session dudit conseil, qui se tient actuellement à Paris, est la première en Tunisie et la troisième sur le continent africain. Elle est l’aboutissement d’une coordination étroite entre plusieurs ministères, organismes publics, collectivités territoriales et acteurs privés et de la société civile.</p>



<p>Le Géoparc de Dahar couvre une superficie de 6 000 km². Il se distingue par l’extraordinaire diversité de ses milieux naturels, de ses ressources géologiques et de ses activités socio-économiques et culturelles locales.</p>



<p>Lors de son discours devant le Conseil exécutif de l’Unesco, le Délégué permanent de la Tunisie, l’ambassadeur Dhia Khaled, a souligné l’importance stratégique de l’inscription du Géoparc de Dahar sur la liste pertinente de l’Unesco, insistant sur le fait qu’elle témoigne de l’engagement ferme de la Tunisie à préserver et à promouvoir son patrimoine géoculturel.</p>



<p>Cette inscription insufflera un nouveau dynamisme au développement régional et local et renforcera la position de la Tunisie parmi les destinations touristiques de premier plan en matière de tourisme culturel, alternatif et responsable, a-t-il ajouté.</p>



<p>Il convient de souligner que les géoparcs sont des espaces géographiques uniques et intégrés où des sites naturels d’importance géologique internationale sont gérés selon une approche globale qui allie protection, éducation et développement durable, tout en impliquant les communautés locales dans leur gestion et leur mise en valeur.</p>



<p>Le Réseau mondial des géoparcs de l’Unesco comptait 229 sites en 2025, répartis dans 50 pays et couvrant une superficie totale de 816 629 km². Douze nouveaux sites (géoparcs) ont été intégrés au réseau par décision de la session actuelle du Conseil exécutif. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>«Où va aujourd’hui la poésie?»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/ou-va-aujourdhui-la-poesie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 17:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Eugenio Montale]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Gustave Le Clézio]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Nadir Aziza]]></category>
		<category><![CDATA[Saint John Perse]]></category>
		<category><![CDATA[Shams Nadir]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discours de Mohamed Nadir Aziza à la célébration de la Journée mondiale de poésie,, le 21 mars 2026, à Vérone, Italie. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce samedi 21 mars 2026, à Vérone (Italie), l’Académie mondiale de poésie célèbre la Journée mondiale de poésie proclamée par l’Unesco, lors de sa 30<sup>e</sup> Conférence générale qui s’était tenue en 1999 à Paris. Le thème général choisi cette année pour cette célébration qui coïncide avec la commémoration du 25<sup>e</sup> anniversaire de la fondation de l’Académie, est «Où va aujourd’hui la poésie?» pour un échange entre des poètes, membres correspondants de l’Académie, en provenance de 10 pays. Nous reproduisons ci-dessous un résumé de l’intervention du Chancelier fondateur de l’Académie, le Prof. Mohamed Nadir Aziza connu sous son pseudonyme littéraire, Shams Nadir.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Nadir Aziza</strong></p>



<span id="more-18499881"></span>



<p>Chers amis, Nous voici, aujourd’hui, réunis à la veille de la commémoration du 25e anniversaire de l’Académie mondiale de Poésie pour essayer de répondre à une difficile question :<em>«Que peut la poésie, aujourd’hui, au seuil de ce siècle brutalisé et de ce présent bousculé par la perte du sens, la montée des violences et des inégalités, l’uniformisation des comportements et des modes de vie, quand ce n’est pas par la stridence des bombes, des missiles et des drones qui détruisent bâtiments et habitants et étranglent le chant des oiseaux ?»</em>.</p>



<p>Deux Prix Nobel de littérature s’étaient déjà posé la question : Eugenio Montale se demandait : <em>«La poésie est-elle encore possible ?»</em> A quoi Jean-Marie Gustave Le Clézio répondait : <em>«Le flot de la poésie continuera de couler ?»</em></p>



<p>Il est vrai que, malgré les épreuves, la poésie demeure, cette <em>«animatrice du songe des vivants et cette gardienne de l’héritage des morts»</em> comme la définissait Saint John Perse. Aux mots qui se sclérosent dans la vie quotidienne, la poésie répond en venant les tirer de leur assoupissement et de leur torpeur.</p>



<p>Dans son célèbre discours prononcé à Stockholm, lors de la remise du Prix Nobel de littérature, le grand écrivain, Albert Camus dont il est difficile de distinguer la poésie de la prose dans son écriture cristalline, disait : <em>«Chaque génération se croit vouée à refaire le monde ; la mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande : elle consiste à empêcher que le monde se défasse.»</em></p>



<p>Quel rôle pour nous, les poètes, dans ce monde où le radeau de l’humanité tangue et où chancelle l’espérance ?</p>



<p>Comment clore l’histoire tribale des hommes marquée par les luttes entre les nations et les communautés ethniques ou religieuses ? Comment reprendre le fil d’Ariane pour nous aider à retrouver la sortie du Labyrinthe ? Comment réapprendre à jouer de la lyre d’Orphée pour redonner vie à notre terre meurtrie, empoisonnée par les pollutions de diverses natures et délivrer Eurydice des Enfers.</p>



<p>Pour essayer de peindre, avec les couleurs de l’arc-en-ciel, les murs gris de notre monde blême, mettons-nous à l’écoute de la leçon que nous prodigue un grand poète : le colibri des légendes amérindiennes, le plus petit oiseau du monde.</p>



<p>Un jour, disent ces légendes, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul, le petit colibri s’activait, allant chercher inlassablement quelques gouttes d’eau avec son bec pour les répandre sur le feu.</p>



<p>Agacé par cette agitation qui lui semblait dérisoire, le tatou sort de sa carapace et interpelle le petit oiseau : <em>«Colibri, tu n’es pas fou. Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre pareil feu !»</em>. Le colibri lui répondit : <em>«Je le sais, mais je fais ma part».</em></p>



<p>A l’instar de ce sage des forêts, sur les débris de la violence déchaînée par la déraison qui nous encercle, sachons retrouver le geste ample du semeur pour parsemer de graines, de fleurs multicolores la terre, sève nourricière, afin de faire refleurir le printemps.</p>
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		<item>
		<title>La Muqaddima en route vers le registre Mémoire du monde de l’Unesco</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/la-muqaddima-en-route-vers-le-registre-memoire-du-monde-de-lunesco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 07:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[La Muqaddima]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
		<category><![CDATA[Zoubeir Turki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Unesco confirme la recevabilité de la candidature de ‘‘La Muqaddima d’Ibn Khaldoun’’, au registre Mémoire du monde. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/la-muqaddima-en-route-vers-le-registre-memoire-du-monde-de-lunesco/">La Muqaddima en route vers le registre Mémoire du monde de l’Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La réception, ces derniers jours, d’un courriel officiel de l’Unesco confirmant la recevabilité en cours de la candidature intitulée ‘‘La Muqaddima d’Ibn Khaldoun (المقدمة)’’ au registre Mémoire du Monde, portée conjointement par la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte et la Turquie, marque une étape décisive dans un processus long, exigeant et souvent semé d’obstacles. Il ne s’agit pas seulement d’une bonne nouvelle administrative, mais de l’aboutissement d’un effort intellectuel, diplomatique et culturel mené avec persévérance depuis près de deux ans.</em></strong><em> (Ph. Statue d&rsquo;Ibn Khaldoun à Tunis, par Zoubeir Turki). </em></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18316820"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg" alt="" class="wp-image-18218829" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dès les premières discussions, l’ambition était claire : faire reconnaître <em>La Muqaddima</em> non comme un simple monument du patrimoine arabo-musulman, mais comme une œuvre fondatrice de la pensée historique, sociologique et politique universelle, dont la portée dépasse largement les frontières linguistiques, nationales ou confessionnelles.</p>



<p>Cette conviction, largement partagée dans les milieux académiques internationaux, ne l’était pas toujours au sein des appareils administratifs nationaux, souvent hésitants, parfois réticents, prisonniers de logiques de routine ou de calculs étroits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux de mémoire et de patrimoine</h2>



<p>Le chemin fut donc long. Long pour argumenter, expliquer, documenter. Long pour convaincre, dans un contexte où la culture savante peine parfois à s’imposer face à des priorités plus immédiates ou plus visibles. Long aussi parce qu’il fallut affronter, sans jamais s’y laisser enfermer, des hostilités gratuites, des procès d’intention, voire des tentatives de disqualification intellectuelle qui disent beaucoup des crispations contemporaines autour des enjeux de mémoire et de patrimoine.</p>



<p>Face à cela, un collectif international de chercheurs et d’acteurs culturels, placé sous la coordination de trois universitaires, s’est constitué et a travaillé de manière continue depuis mars 2024. Rencontres scientifiques, colloques, tables rondes, expositions documentaires, interventions publiques, échanges avec les institutions nationales et internationales : chaque étape a contribué à construire patiemment un consensus, à la fois scientifique et politique, autour de la légitimité de cette inscription.</p>



<p>Ce travail n’a jamais été conçu comme une compétition entre États ou une captation symbolique d’un héritage commun. Bien au contraire, le choix d’une candidature multinationale a été pensé dès le départ comme un geste fort : celui de reconnaître que <em>La Muqaddima</em> appartient à un espace intellectuel partagé, à une histoire longue des circulations du savoir, et à une humanité soucieuse de comprendre ses propres dynamiques sociales.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-12370756" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Delegation-Ibn-Khaldoun.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Rencontre des</em> <em>membres du Collectif international de la promotion de La Muqaddima avec le secrétaire général adjoint de l&rsquo;Unesco, Taoufik Jelassi, le 21 mars 2024, à Paris.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Fidélité à l’esprit critique d’Ibn Khaldoun</h2>



<p>Aujourd’hui, alors que la candidature entre officiellement dans les phases d’évaluation prévues par les Lignes directrices générales du programme Mémoire du monde, il convient de mesurer le chemin parcouru. Quelle que soit l’issue finale du processus, une étape essentielle a déjà été franchie : celle de la reconnaissance institutionnelle d’un projet porté par la rigueur scientifique, la coopération internationale et la fidélité à l’esprit critique d’Ibn Khaldoun lui-même.</p>



<p>Dans un contexte mondial marqué par les replis identitaires, les usages idéologiques de la mémoire et les simplifications abusives de l’histoire, cette démarche rappelle opportunément que le patrimoine n’est vivant que lorsqu’il est pensé, discuté, transmis et partagé.</p>



<p>C’est là, sans doute, la véritable victoire de ces deux années de travail.</p>



<p><em>* Historien, membre du collectif international de la promotion de La Muqaddima.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pwpSR866qD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-muqaddima-dibn-khaldoun-sur-le-registre-de-la-memoire-du-monde-de-lunesco/">La ‘‘Muqaddima’’ d’Ibn Khaldoun sur le registre de la Mémoire du Monde de l’Unesco</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La ‘‘Muqaddima’’ d’Ibn Khaldoun sur le registre de la Mémoire du Monde de l’Unesco » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-muqaddima-dibn-khaldoun-sur-le-registre-de-la-memoire-du-monde-de-lunesco/embed/#?secret=GCaCVGlEyB#?secret=pwpSR866qD" data-secret="pwpSR866qD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/la-muqaddima-en-route-vers-le-registre-memoire-du-monde-de-lunesco/">La Muqaddima en route vers le registre Mémoire du monde de l’Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La harissa tunisienne bientôt dans l’Atlas alimentaire de l&#8217;Unesco</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/01/la-harissa-tunisienne-bientot-dans-latlas-alimentaire-de-lunesco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 08:02:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Atlas alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[harissa]]></category>
		<category><![CDATA[Ksar Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Sanaa Allam]]></category>
		<category><![CDATA[traditions culinaires]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La harissa, l’élément typique de l'art culinaire tunisien, a été proposée pour la plateforme de l'Atlas alimentaire de l'Unesco.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/01/la-harissa-tunisienne-bientot-dans-latlas-alimentaire-de-lunesco/">La harissa tunisienne bientôt dans l’Atlas alimentaire de l&rsquo;Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie va participer au projet Atlas alimentaire de l’Unesco, une initiative internationale visant à documenter, promouvoir et transmettre, grâce à une plateforme numérique, les traditions et les savoirs liés à l’alimentation aux nouvelles générations.</em></strong> <strong><em>L’élément typique de l&rsquo;art culinaire national proposé pour la plateforme est la harissa.</em></strong> </p>



<span id="more-18310625"></span>



<p>La consultation nationale s’est tenue au Centre des arts et des lettres Ksar Saïd, au Bardo, en présence d’experts du patrimoine, de professionnels du secteur, de représentants institutionnels et d’organisations de la société civile.</p>



<p>Selon Sanaa Allam, cheffe adjointe du Secteur de la culture du Bureau de l’Unesco pour le Maghreb, ce projet, financé par l’Arabie saoudite, a débuté en 2023 et entame sa deuxième phase, au cours de laquelle de nouveaux pays, dont la Tunisie, ont rejoint le programme.</p>



<p>La plateforme, conçue comme un atlas numérique des pratiques et traditions culinaires, implique 16 pays, dont la Tunisie, le Maroc et le Qatar, et devrait présenter plus de cinquante éléments culinaires au total, en sélectionnant un ou deux éléments représentatifs pour chaque pays.</p>



<p>Pour la Tunisie, l’élément proposé pour la plateforme est la harissa (sauce typique à base de piments rouges frais, d’ail et d’huile d’olive, similaire à la purée de tomates), déjà inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.</p>



<p>Le cadre du projet s’appuie sur la Convention de l’Unesco de 2003 relative au patrimoine culturel immatériel, ratifiée par la Tunisie en 2006.</p>



<p>Rappelons que Tunis a déjà inscrit dix éléments sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dont deux liés à l&rsquo;alimentation&nbsp;: <em>«Harissa&nbsp;: savoirs, compétences et pratiques culinaires et sociaux»</em> (dossier national, 2022) et <em>«Couscous»</em> (dossier du Maghreb, 2020).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/01/la-harissa-tunisienne-bientot-dans-latlas-alimentaire-de-lunesco/">La harissa tunisienne bientôt dans l’Atlas alimentaire de l&rsquo;Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Tunisien Tawfik Jelassi parmi les 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/le-tunisien-tawfik-jelassi-parmi-les-50-personnalites-influentes-du-secteur-technologique-mondial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 07:33:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Tawfik Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Tech Diplomacy Global 50]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Tech Diplomacy Global Institute a nommé le Dr Tawfik Jelassi comme l’une des 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/le-tunisien-tawfik-jelassi-parmi-les-50-personnalites-influentes-du-secteur-technologique-mondial/">Le Tunisien Tawfik Jelassi parmi les 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le <a href="https://tdgi.org/tech-diplomacy-global-50-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tech Diplomacy Global Institute</a> a nommé le Dr Tawfik Jelassi comme l’une des 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial en 2026 (Tech Diplomacy Global 50 – 2026).</em></strong></p>



<span id="more-18214356"></span>



<p><em>«En tant qu&rsquo;assistant</em> <em>au directeur général pour la communication et l’information à l’Unesco, le Dr Jelassi a joué un rôle déterminant dans la promotion de sociétés du savoir inclusives, la transformation numérique et la liberté d’expression à travers le monde. Son leadership à l’intersection de la technologie, de la gouvernance et de la coopération multilatérale illustre parfaitement l’essence même de la diplomatie technologique à l’ère du numérique»</em>, lit-on dans le communiqué présentant le récipiendaire.</p>



<p>Fort d’une carrière qui l&rsquo;a mené des milieux universitaires, gouvernementaux et industriels en Europe, aux États-Unis et en Tunisie, le Dr Jelassi a toujours défendu une utilisation responsable et stratégique des technologies numériques au service du bien commun.</p>



<p>De son poste de ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’information et de la communication au sein du gouvernement de transition démocratique (2014-2015), à son rôle de dirigeant académique en tant que doyen de l’École des Ponts Business School à Paris et à ses fonctions de- direction à l’IMD et à l’Institut européen d&rsquo;administration des affaires (Insead), <em>«il apporte sur la scène mondiale une combinaison rare de vision stratégique, d’expérience politique et d&rsquo;expertise technologique.»</em></p>



<p>Dr Jelassi a déclaré dans un <a href="https://www.linkedin.com/in/tawfik-jelassi-1b94126/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post sur X</a> : <em>«C’est un honneur et un privilège d’être reconnu comme l’un des 50 leaders mondiaux de la diplomatie technologique. Je suis profondément touché et reconnaissant de cette reconnaissance, qui m’encourage à poursuivre mes efforts. Alors que la technologie et l’IA occupent une place prépondérante dans la géopolitique, la diplomatie et les relations internationales, il est de notre devoir commun de veiller à ce que le numérique soit véritablement une force positive pour l’humanité, et non un danger ou une menace. Redoublons d’efforts ensemble pour atteindre ce noble objectif !»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/le-tunisien-tawfik-jelassi-parmi-les-50-personnalites-influentes-du-secteur-technologique-mondial/">Le Tunisien Tawfik Jelassi parmi les 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;inscription du khôl porte à 22 le nombre d&#8217;éléments tunisiens à l&#8217;Unesco</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/patrimoine-linscription-du-khol-porte-a-22-le-nombre-delements-tunisiens-a-lunesco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 19:38:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[khôl arabe]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la suite de l’inscription du dossier commun «le khôl arabe» sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le nombre d’éléments Tunisiens inscrits auprès de l’Unesco s’est élevé à 22 éléments, couvrant différentes catégories allant des biens culturels matériels et immatériels, aux sites naturels et au Registre de la Mémoire du monde....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/patrimoine-linscription-du-khol-porte-a-22-le-nombre-delements-tunisiens-a-lunesco/">L&rsquo;inscription du khôl porte à 22 le nombre d&rsquo;éléments tunisiens à l&rsquo;Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À la suite de l’inscription du dossier commun «le khôl arabe» sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le nombre d’éléments Tunisiens inscrits auprès de l’Unesco s’est élevé à 22 éléments, couvrant différentes catégories allant des biens culturels matériels et immatériels, aux sites naturels et au Registre de la Mémoire du monde.</em></strong></p>



<span id="more-18095807"></span>



<p><strong>Liste du patrimoine mondial culturel et naturel de l’UNESCO:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’île de Djerba (2023)</li>



<li>Dougga (1997)</li>



<li>La médina de Sousse (1988)</li>



<li>Kairouan (1988)</li>



<li>La cité punique de Kerkouane et sa nécropole (1985)</li>



<li>Le Parc national de l’Ichkeul (1980)</li>



<li>La médina de Tunis (1979)</li>



<li>Le site archéologique de Carthage (1979)</li>



<li>L’amphithéâtre d’El Jem (1979)</li>
</ul>



<p><strong>Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité:</strong></p>



<p>    <strong><em>Dossiers nationaux:</em></strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les arts du spectacle chez les Twayef de Ghbonten (2024)</li>



<li>La harissa : savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales (2022)</li>



<li>La pêche à la charfiya aux îles Kerkennah (2020)</li>



<li>La poterie des femmes de Sejnane (2018)</li>
</ul>



<p>   <strong><em>Dossiers communs avec d’autres pays arabes :</em></strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le khôl arabe (2025)</li>



<li>Le henné (2024)</li>



<li>La gravure sur métaux, tels que l’or, l’argent et le cuivre (2023)</li>



<li>Les connaissances, savoir faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier(2022)</li>



<li>La calligraphie arabe (2021)</li>



<li>Le couscous (2020)</li>
</ul>



<p><strong>Registre «Mémoire du monde» de l’UNESCO:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le fonds musical dans les archives du baron Rodolphe d’Erlanger 1910-1932 (2023)</li>



<li>L’abolition de l’esclavage en Tunisie (1841-1846) (2017)</li>



<li>La Course et les relations internationales de la Régence de Tunis aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles (2011)</li>
</ul>



<p>Le travail se poursuit pour l’inscription de nouveaux dossiers sur la Liste du patrimoine mondial et le Registre «Mémoire du monde», ainsi que dans le Réseau mondial des géoparcs de l&rsquo;Unesco; et ce conformément aux conditions, règles et procédures qui sont fixées par l&rsquo;Unesco.</p>



<p>La Tunisie se classe, ainsi, parmi les principaux pays arabe et africain en termes de nombre de biens inscrits sur les différentes listes de l&rsquo;Unesco.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/patrimoine-linscription-du-khol-porte-a-22-le-nombre-delements-tunisiens-a-lunesco/">L&rsquo;inscription du khôl porte à 22 le nombre d&rsquo;éléments tunisiens à l&rsquo;Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Le khôl sera-t-il inscrit au patrimoine culturel de l’humanité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/le-khol-sera-t-il-inscrit-au-patrimoine-culturel-de-lhumanite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 12:52:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[cosmétiques]]></category>
		<category><![CDATA[esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[khôl]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine de l’humanité]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17937293</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le dossier du «khôl» présenté par 9 pays arabes pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel mondial de l’Unesco.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/le-khol-sera-t-il-inscrit-au-patrimoine-culturel-de-lhumanite/">Le khôl sera-t-il inscrit au patrimoine culturel de l’humanité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le dossier du «khôl» ou «al khol al-arbi», présenté par 9 pays arabes dont la Tunisie, a été déposé, le 2 avril 2024, pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.</em></strong></p>



<span id="more-17937293"></span>



<p>L’utilisation du khôl est courante dans toutes les régions tunisiennes et constitue une pratique sociale partagée par différentes tranches d’âge, tant dans la vie quotidienne que lors de nombreuses cérémonies.</p>



<p>Toutefois, la fabrication du khôl selon des méthodes traditionnelles a connu un recul, se limitant aujourd’hui à quelques artisanes en milieu rural et, plus rarement, en milieu urbain, même si cette tradition demeure profondément ancrée.</p>



<p>Si l’usage du khôl à des fins esthétiques s’est diffusé dans l’ensemble du territoire, le sud tunisien reste la région la plus étroitement associée à cette pratique et à ses rituels, notamment masculins, dans un cadre cérémoniel spécifique absent dans d’autres régions, comme le nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un savoir-faire remontant à l’antiquité</h2>



<p>L’usage du khôl depuis l’antiquité par des sociétés et des civilisations aux coutumes et cultures différentes, et sur de longues périodes historiques, a produit un élément riche en diversité et en symbolique d’un pays à l’autre, et au sein d’un même pays entre ses différentes régions.</p>



<p>Depuis l’antiquité, les femmes accordent une grande importance à la beauté, développant matériaux et outils pour répondre à ce désir d’être belle. Ainsi, elles ont extrait de la nature les matières premières et&nbsp;les ingrédients dont elles ont besoin, issus de plantes, de pierres voire même de certains animaux&nbsp;à partir desquels elles fabriquaient des cosmétiques selon des étapes précises.</p>



<p>Parmi les produits les plus anciens et les plus durables figure le khôl, largement utilisé encore aujourd’hui malgré l’essor des cosmétiques modernes. Il demeure l’un des matériaux les plus anciens employés tant pour la beauté que pour la médecine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la pierre d’antimoine au noyau de dattes</h2>



<p>La fabrication du khôl passe par plusieurs étapes, dont la sélection de la pierre d’antimoine afin d’en garantir la qualité. Celle-ci est soit trempée dans l’eau après avoir été enveloppée dans un linge propre, soit placée directement sur le feu dans un pot en terre cuite jusqu’à ce qu’elle s’effrite et se purifie. Les morceaux d’antimoine sont ensuite broyés dans un mortier de cuivre, avec l’ajout mesuré d’autres ingrédients, notamment des noyaux de dattes.</p>



<p>Si, dans certaines régions, le noyau de datte demeure un composant secondaire, il constitue l’ingrédient principal dans d’autres, notamment dans le sud tunisien, terre de palmeraies et de dattes réputées.</p>



<p>Les noyaux sont lavés, séchés au soleil, puis grillés à feu doux jusqu’à noircissement complet. Ils sont ensuite broyés, tamisés et stockés dans de petits récipients en verre ou dans un récipient à khôl en cuivre, avant de procéder à l’application qui se fait à l’aide d’un bâtonnet de cuivre ou de bois appelé <em>«mirwed»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre beauté, thérapie et rituel</h2>



<p>Le khôl est l’un des matériaux les plus importants pour mettre en valeur la beauté des yeux et créer un halo noir bien spécifique. S’il est particulièrement utilisé par les femmes au quotidien comme lors des cérémonies festives et fêtes religieuses, il est également employé par les hommes voire les enfants.</p>



<p>Au-delà de son usage esthétique, le khôl, considéré comme <em>«Sunna du Prophète»</em>, notamment le jour d’Achoura, possède une dimension thérapeutique reconnue : il purifie les yeux, protège des infections, améliore la vue et favorise la pousse des cils et même des cheveux. Dans les régions désertiques et le sud tunisien, les hommes l’appliquent pour se protéger des maladies oculaires et des tempêtes de sable.</p>



<p>Dans plusieurs régions, le khôl demeure une tradition qui perdure : le marié en est paré le soir de ses noces, les garçons en sont ornés à l’occasion de la circoncision, les femmes l’appliquent le mercredi soir, convaincues qu’il protège toute une vie, et sur le front des nouveau-nés, un léger trait est déposé pour les mettre à l’abri des maladies et du mauvais œil.</p>



<p>Le dossier du khôl et 67 autres présentées par 78 pays du monde pour inscription sur cette liste, seront examinés par le Comité intergouvernemental de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, lors de sa 20<sup>e</sup> session ordinaire, qui se tiendra du 8 au 13 décembre 2025 à New Delhi (Inde)</p>



<p>Les 9 pays arabes ayant présenté le dossier du khôl sont la Syrie, l’Irak, la Jordanie, la Libye, Oman, la Palestine, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et la Tunisie.</p>



<p>La fiche d’inventaire tunisienne du patrimoine culturel immatériel a été déposée par le Centre des arts, de la culture et des lettres (CACL), sis à Ksar Said, non loin du Musée national du Bardo. Elle met en avant le cadre géographique, la description détaillée de l’élément, les étapes de fabrication, les usages et la transmission de cette pratique cosmétique aux nouvelles générations, en tant que savoir-faire lié à l’artisanat traditionnel.</p>



<p>D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19484054-la-candidature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/le-khol-sera-t-il-inscrit-au-patrimoine-culturel-de-lhumanite/">Le khôl sera-t-il inscrit au patrimoine culturel de l’humanité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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