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	<title>Archives des Ursula von der Leyen - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ursula von der Leyen - Kapitalis</title>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la guerre d’Iran, l'Europe a peur de voir des vagues migratoires déferler sur le continent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/guerre-diran-la-peur-bleue-de-leurope-des-flux-migratoires/">Guerre d’Iran | La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis le début de la guerre d’Iran, il n’y a pas que la flambée des prix du carburant, le risque de récession et les perturbations des chaînes d’approvisionnement qui inquiètent les pays européens, il y a aussi la peur de voir des vagues migratoires déferler sur l’Europe surtout que la thématique migratoire est l’alpha et l’oméga du débat public dans ces pays.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18500088"></span>



<p>L’afflux massif de migrants en Europe il y a dix ans en pleine guerre civile syrienne a favorisé la montée de l’extrême droite qui a beaucoup instrumentalisé le sujet. Aujourd’hui, les dirigeants européens craignent que la guerre d’Iran ne déclenche une nouvelle crise migratoire et ont commencé à prendre des mesures préventives, indiquent Ben Hubbard, Jim Tankersley et Jeanna Smialek dans leur enquête publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/18/world/europe/iran-war-refugees-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p>Plus le conflit en Iran s’éternise, plus les responsables européens s’inquiètent d’une possible nouvelle crise des réfugiés. Cette inquiétude alimente des scénarios alarmants et des consultations diplomatiques discrètes sur les moyens d’empêcher une nouvelle vague migratoire de déstabiliser l’Europe.</p>



<p>Ces préparatifs incluent des consultations entre les responsables de l’UE et la Turquie, qui constitue une barrière géographique entre l’Iran et l’Europe et qui, il y a dix ans, a servi de voie de transit à plus d’un million de migrants arrivés par la mer.</p>



<p>Ces discussions se sont intensifiées deux jours après le début du conflit.</p>



<p>Lors d’un entretien téléphonique, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a assuré au commissaire européen à la Migration Magnus Brunner que la Turquie œuvrait pour éviter que le scénario précédent ne se reproduise. Il a déclaré que les autorités avaient renforcé les contrôles à la frontière turco-iranienne et coopéreraient avec l’Europe pour prévenir toute nouvelle vague de réfugiés, selon une interview ultérieure de M. Brunner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crainte d’une potentielle crise migratoire</h2>



<p>Les deux parties se sont entendues sur le fait que si l’attaque américano-israélienne restait limitée, ses répercussions pourraient être contenues. Cependant, si les frappes s’intensifiaient et que l’Iran était déstabilisé, des exodes pourraient avoir lieu, selon des responsables européens et turcs ayant eu connaissance de la conversation et s’exprimant sous couvert d’anonymat.</p>



<p>L’inquiétude face à une potentielle crise migratoire s’ajoute à la liste croissante des répercussions mondiales de la guerre d’Iran.</p>



<p>Partout dans le monde, les dirigeants et les citoyens sont confrontés à la flambée des prix du carburant, aux avertissements de récession et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. En Europe, cette inquiétude est exacerbée par la crainte d’une nouvelle vague populiste due à un nouvel afflux de réfugiés, un facteur qui a renforcé les partis d’extrême droite anti-immigration au cours de la dernière décennie.</p>



<p>La conversation entre Brunner et Fidan, le 2 mars, était préliminaire et n’a débouché sur aucune nouvelle mesure concrète pour se préparer à une éventuelle augmentation des migrations, selon des diplomates européens et des responsables turcs.</p>



<p>En effet, plus de deux semaines après le début du conflit, aucun signe n’indiquait que des Iraniens –ou des Afghans résidant en Iran – se rassemblaient à la frontière turque pour fuir.</p>



<p>Les vagues de réfugiés mettent souvent des années à atteindre leur pic. Après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, il a fallu près de quatre ans avant que la migration syrienne vers l’Europe n’atteigne un niveau critique.</p>



<p>Mais à mesure que la guerre s’éternise, les responsables européens s’inquiètent de plus en plus de ce scénario, notamment après l’escalade des combats entre Israël et le Hezbollah, qui a provoqué un exode massif du sud du Liban.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Allemagne retient son souffle </h2>



<p><em>«Nous ne voulons pas d’un scénario comme celui de la Syrie»</em>, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz à un auditoire à Munich une semaine après le début de la guerre avant d’ajouter :<em>«Nous avons tout intérêt à éviter un nouvel afflux de réfugiés de la région»</em>.</p>



<p>Il a exprimé des préoccupations similaires après sa rencontre, la semaine dernière, avec le Premier ministre tchèque.</p>



<p>Dimanche 15 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux dirigeants des 27 États membres axée sur la question migratoire.</p>



<p>Elle a écrit que le conflit a déjà entraîné le déplacement interne de millions de personnes notamment en Iran et au Liban, ajoutant que si les réfugiés n’ont pas encore afflué vers l’UE, l’avenir demeure incertain. Elle a ajouté que les dirigeants devraient utiliser tous les outils diplomatiques à leur disposition en matière de migration.</p>



<p>L’Europe reste profondément marquée par les réactions politiques qui ont accompagné l’afflux de réfugiés de 2014-2016, lorsque des migrants originaires de pays comme la Syrie et l’Afghanistan ont afflué.</p>



<p>Depuis, l’Europe a renforcé ses contrôles aux frontières et incité des pays de transit comme la Turquie à jouer le rôle de garde-frontières. Cependant, ces mesures sont arrivées trop tard et n’ont pas empêché la montée en puissance de partis d’extrême droite anti-immigration dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la France.</p>



<p>Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) jouit actuellement d’une popularité considérable et se retrouve au coude à coude avec la CDU -parti de Merz- dans les sondages et ce, malgré des mesures telles que le renforcement des contrôles aux frontières en Allemagne.</p>



<p>Le flux migratoire vers l’Europe et l’Allemagne a fortement diminué depuis 2017 et cette tendance s’est poursuivie les années suivantes. L’agence européenne des frontières Frontex a indiqué que les passages illégaux de frontières ont diminué de 25% en 2025.</p>



<p>Lors de la crise migratoire d’il y a dix ans, les Européens ont accusé la Turquie de fermer les yeux sur le trafic d’êtres humains entre la Turquie et la Grèce. Les passeurs agissaient alors en toute impunité sur les côtes turques, jusqu’à ce que les dirigeants européens acceptent de débloquer des milliards de dollars d’aide au gouvernement turc.</p>



<p>Aujourd’hui, les dirigeants européens semblent déterminés à éviter que ce scénario ne se reproduise. L’entretien téléphonique entre Fidan et Brunner fait suite à une coordination intensive entre Ursula von der Leyen et les dirigeants du Moyen-Orient au cours du week-end.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Turquie se prépare au pire</h2>



<p>Des responsables turcs et européens au fait de la situation ont déclaré que toutes les parties partagent l’inquiétude d’une nouvelle vague migratoire, même si aucun plan de réponse commune n’a encore été élaboré.</p>



<p>Le ministre turc de l’Intérieur Mustafa Çiftçi a déclaré que son gouvernement avait préparé trois plans d’urgence pour faire face à d’éventuels afflux de migrants liés à la guerre.</p>



<p>Ces plans prévoient la création de zones tampons à la frontière pour héberger les réfugiés et, en cas d’afflux massif, la possibilité de les laisser traverser la frontière vers la Turquie.</p>



<p>Il a qualifié cette dernière option de <em>«dernier recours»</em>, ajoutant que la Turquie pourrait initialement accueillir environ 90 000 personnes dans des camps de tentes et des logements temporaires.</p>



<p>De par sa proximité avec les zones de conflit au Moyen-Orient et en Asie, la Turquie accueille l’une des plus importantes populations de réfugiés au monde.</p>



<p>La guerre civile syrienne a provoqué un afflux massif de réfugiés à travers sa longue frontière, exerçant une pression immense sur les communautés d’accueil. Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens enregistrés en Turquie est tombé à 2,3 millions, contre un pic de 3,7 millions en 2022.</p>



<p>La présence d’un si grand nombre de réfugiés constitue un sujet politique sensible pour le gouvernement turc qui a renforcé ses contrôles frontaliers afin de prévenir de nouveaux afflux.</p>



<p>La guerre en cours en Iran pourrait également déstabiliser plus de 760 000 réfugiés à l’intérieur du pays, majoritairement afghans, selon les données du HCR.</p>
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		<title>Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à une Europe jusque-là faible et molle, Donald Trump, qui adore la castagne, n’arrête pas de cogner sur ses homologues européens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/">Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face au refus de plusieurs pays européens que Donald Trump procède à l’annexion du Groenland, territoire danois, le président américain a évoqué de nouveaux droits de douane de 10% à partir du 1<sup>er</sup> février qui pourraient monter à 25% au 1<sup>er</sup> juin en représailles contre ces pays. Et mardi 20 janvier 2026, face au refus d’Emmanuel Macron d’intégrer le Conseil de la paix qui a vocation à remplacer l’Onu, Trump s’en est pris à son homologue français avec les mots d’un rappeur qui clashe un autre : « Personne ne veut de lui, il ne sera plus là très bientôt. Je vais mettre 200% [de droits de douane] sur les vins et champagne français ». Face à une Europe jusque-là faible et molle, le tonitruant président américain qui adore la castagne n’arrête pas de cogner. </em></strong><em>(Ph. Trump défie les Européens à Davos, Suisse). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18273641"></span>



<p>Dans une analyse publiée par <a href="https://www.politico.eu/article/donald-trump-greenland-tariff-threats-tensions-push-europe-allies-toward-divorcing-america-transatlantic-power/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a>, Tim Roy affirme que les menaces persistantes du président Trump d’annexer ou d’acheter le Groenland poussent l’Europe vers une rupture irréversible avec les États-Unis. Il suggère que l’Otan serait la première victime des ambitions expansionnistes de Trump et que s’ensuivrait une sorte d’alliance de nations consentantes.</p>



<p>Roy ajoute que le retour de Trump à la Maison-Blanche, il y a un an, a été marqué par de profonds désaccords, des tensions latentes et des tentatives de sauver les apparences.</p>



<p>Pour de nombreux gouvernements européens, y compris les plus anciens et les plus fidèles alliés des États-Unis, la menace de Trump d’imposer des droits de douane punitifs à quiconque tenterait de l’empêcher d’annexer le Groenland a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, amenant les pays européens à considérer la séparation comme désormais inévitable.</p>



<p>Lors de réunions privées, des responsables européens exaspérés par la volonté de Trump d’annexer ce territoire danois bénéficiant d’un statut d’autonomie l’ont qualifiée de <em>« délirante&nbsp;»</em> et d’<em>«&nbsp;irresponsable&nbsp;»</em>, se demandant s’il n’avait pas renoué avec ses <em>«&nbsp;tendances belliqueuses&nbsp;»</em> après son aventure vénézuélienne. Ils ont estimé qu’il méritait la réponse européenne la plus ferme possible face à ce que beaucoup considéraient comme une attaque manifeste et injustifiée contre ses alliés historiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des lignes rouges outrepassées</h2>



<p>L’auteur cite un diplomate européen qui a déclaré : <em>« Je pense qu’ils ont perçu cela comme une réaction excessive. L’Europe est critiquée depuis longtemps pour sa faiblesse face à Trump et il y a une part de vérité là-dedans mais il y a des lignes rouges »</em>.</p>



<p>Un sentiment grandissant se dégage parmi les hauts responsables européens : il est temps d’affronter la réalité, à savoir que l’Amérique, sous Trump n’est plus un partenaire commercial fiable, et encore moins un allié sûr en matière de sécurité, et qu’il est urgent de se tourner vers l’avenir.</p>



<p>Selon un haut responsable gouvernemental européen cité par le même journal,<em> « la politique américaine est en train de changer, et à bien des égards, ce changement est permanent. Attendre la fin de cette crise n’est pas une solution. Ce qu’il faut, c’est une transition ordonnée et coordonnée vers une nouvelle réalité »</em>.</p>



<p>Cette coordination a déjà commencé et des discussions sérieuses sur les prochaines étapes sont en cours. À moins d’un changement radical de la position américaine, ce processus aboutira vraisemblablement à une profonde restructuration de l’Occident, modifiant en profondeur l’équilibre des pouvoirs mondiaux.</p>



<p>Les répercussions seront multiples : dommages économiques transatlantiques, avec une escalade des tensions commerciales, et des risques sécuritaires, l’Europe devant se défendre seule, sans l’aide des États-Unis, avant d’y être pleinement préparée.</p>



<p>Les États-Unis seront également probablement affectés, notamment par leur capacité à projeter leur puissance militaire en Afrique et au Moyen-Orient, faute d’accès au réseau de bases, d’aérodromes et de soutien logistique actuellement disponible en Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture avec Washington</h2>



<p>Au-delà des menaces de représailles et de ciblage des intérêts commerciaux américains, diplomates et responsables gouvernementaux dans les capitales européennes débattent des conséquences à long terme d’une rupture avec Washington. Pour beaucoup, cette perspective est douloureuse, car elle signifie la fin de 80 ans de coopération politique, d’entraide et d’échanges commerciaux fructueux et porte un coup fatal à l’OTAN sous sa forme actuelle. De nombreux gouvernements s’efforcent donc de sauver ce qu’ils peuvent, tandis qu’en Italie, la dirigeante de l’extrême droite, Giorgia Meloni, tente de rétablir les relations.</p>



<p>Pour certains responsables gouvernementaux, il n’est pas difficile d’envisager un avenir sans les États-Unis. Dans un premier temps, les pays européens, y compris des pays non membres de l’Union européenne (UE) comme le Royaume-Uni et la Norvège, ont consacré une grande partie du second mandat de Trump à collaborer au sein d’un groupe de plus en plus efficace, déjà actif sans les États-Unis : la Coalition de soutien à l’Ukraine.</p>



<p>Les conseillers à la sécurité nationale de 35 gouvernements communiquent régulièrement et se réunissent fréquemment que ce soit en ligne ou en présentiel ainsi que par messages informels. Ils sont habitués à rechercher des solutions multilatérales dans un monde où Trump fait largement partie du problème. Selon des sources proches du groupe, le niveau de confiance y est généralement élevé. Et ce ne sont pas seulement les responsables politiques qui s’y impliquent, les dirigeants eux-mêmes travaillent au sein de ces nouveaux groupes interconnectés.</p>



<p>Des dirigeants comme le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président finlandais Alexander Stubb et la Première ministre italienne Giorgia Meloni communiquent régulièrement par messages, souvent au sein d’une même conversation de groupe. Au cours de l’année écoulée, ces dirigeants ont mis en place une routine bien rodée d’échange de messages à chaque action potentiellement dommageable ou imprudente de Trump.</p>



<p>Tim Roy cite une source bien informée qui a déclaré : <em>«&nbsp;Lorsque les choses s’accélèrent, la coordination est difficile et ce groupe [de dirigeants] est très efficace. Cela en dit long sur les relations personnelles et leur importance&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une nouvelle alliance de sécurité</h2>



<p>Ce dispositif informel mais efficace est connu sous le nom de Groupe de Washington, en référence au groupe de dirigeants européens qui ont rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche en août dernier.</p>



<p>Leur approche, tout au long de l’année écoulée, s’est caractérisée par le calme et la capacité à réagir aux initiatives politiques du président Trump sans se laisser entraîner dans sa rhétorique provocatrice.</p>



<p>Cette approche a contribué à faciliter le processus de paix en Ukraine, où la Coalition des volontaires est sur le point de conclure un accord-cadre de paix approuvé par les États-Unis, incluant des garanties de sécurité américaines pour l’Ukraine. Il s’agit d’une avancée significative, étant donné que Trump avait auparavant exclu toute implication militaire américaine dans le processus de paix. Cependant, les actions inconsidérées de Trump concernant le Groenland ont changé le cours des événements et l’ère de l’apaisement face aux menaces du président américain est révolue. Même Starmer, d’ordinaire réputé pour son extrême prudence, a qualifié de <em>«&nbsp;négative&nbsp;»</em> la menace de droits de douane brandie par Trump, y compris, semble-t-il, lors d’un entretien téléphonique direct avec lui dimanche.</p>



<p>La crise groenlandaise soulève des questions chez les dirigeants européens quant à la marche à suivre sans le soutien américain. Un diplomate a déclaré : <em>« La Coalition des volontaires a commencé par négocier sur l’Ukraine mais elle a également tissé des liens très étroits entre certaines personnalités clés des capitales. Ils ont instauré la confiance et les compétences nécessaires pour travailler ensemble. Ils se connaissent personnellement et la communication et les échanges de messages sont aisés »</em>.</p>



<p>Cet accord pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle alliance de sécurité à une époque où les États-Unis ne garantissent plus la sécurité de l’Otan et de l’Europe. Un tel accord n’exclurait pas la coopération avec les États-Unis mais ne la considérerait pas comme acquise. Zelensky participe lui-même à des discussions écrites avec les dirigeants du Groupe de Washington, ce qui ajoute une dimension intéressante.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Ukraine est le pays le plus militarisé parmi les participants, disposant d’une armée importante, d’une industrie de drones très développée et d’une expérience du combat supérieure à celle de toute autre nation. Si l’Ukraine aspire depuis longtemps à l’adhésion à l’Otan, cet objectif semble aujourd’hui moins crucial, les promesses américaines de garanties de sécurité s’amenuisant de jour en jour. Si la puissance militaire ukrainienne s’allie à celle de la France, de l’Allemagne, de la Pologne, du Royaume-Uni et d’autres pays, la force armée potentielle de cette alliance des volontaires serait redoutable, englobant États nucléaires et non nucléaires.</p>



<p>Bien que le besoin de l’Europe en matière de soutien américain pour sa défense ait été un sujet moins fréquemment abordé ces derniers temps, Bruxelles a multiplié les initiatives et les déclarations ces derniers jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une armée européenne permanente</h2>



<p>Officiellement, l’UE a exprimé sa détermination à assurer sa propre défense d’ici 2030. Il y a une semaine, le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, a proposé la création d’une armée européenne permanente de 100 000 hommes et a relancé l’idée d’un Conseil européen de sécurité composé d’une douzaine de membres, dont le Royaume-Uni. Ursula von der Leyen a promu une nouvelle stratégie européenne de sécurité, sans toutefois en fournir les détails.</p>



<p>Il existe un large consensus sur la nécessité d’engager rapidement des discussions sur une nouvelle architecture de sécurité européenne. Les dirigeants européens se réuniront dans les prochains jours lors d’un sommet d’urgence afin de définir une réponse aux menaces de Donald Trump concernant le Groenland, même si les débats pourraient s’étendre à d’autres sujets.</p>



<p>La présence de Trump au Forum économique mondial de Davos cette semaine ouvre également la voie à des discussions directes entre les parties européenne et américaine.</p>



<p>Après ses entretiens avec le chancelier Merz, Macron, Starmer et le secrétaire général de l’Otan Rutte, Von der Leyen a déclaré dimanche que les Européens restaient fermement engagés dans la protection du Groenland. Elle a ajouté :<em> «Nous ferons face à ces défis auxquels est confronté la solidarité européenne avec fermeté et détermination»</em> et, compte tenu de la situation actuelle, il est nécessaire que les dirigeants fassent preuve de créativité pour tenir tête à Trump.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V7gBlzsZJe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/trump-leurope-et-le-mythe-de-loccident/">Trump, l’Europe et le mythe de l’Occident</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump, l’Europe et le mythe de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/trump-leurope-et-le-mythe-de-loccident/embed/#?secret=bCCY1l3cR3#?secret=V7gBlzsZJe" data-secret="V7gBlzsZJe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Europe des valeurs et l’Europe des voleurs !</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 08:09:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'Europe va puiser dans les avoirs russes déposés dans les pays européens pour financer l'effort de guerre de son larbin ukrainien.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après le désengagement du président Donald Trump de la guerre russo-ukrainienne, les Européens, bien qu’ils soient en grande difficulté économique et n’ont plus le moyen de financer une longue guerre, continuent de pousser l’Ukraine à poursuivre le conflit militaire dévastateur contre la Russie ! Tels sont les ordres de l’Etat profond européen. Cependant, la question qui se pose est : où vont-ils trouver les fonds nécessaires pour cela ? Ils vont tout simplement voler les actifs russes déposés en Europe !  C&rsquo;est l&rsquo;Europe des valeurs dans toute sa splendeur !</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza </strong></p>



<span id="more-18065090"></span>



<p>Depuis le début des événements qui se sont déroulés en Ukraine après le coup d’Etat de 2014, appelé «rébellion du Maidan» et orchestré par la CIA, l’agence de renseignement extérieur américaine, l’Europe a joué un rôle négatif dans le cadre des accords de Minsk 1 et Minsk 2, entre Moscou et Kiev, faisant croire aux Russes que l’intervention d’Angela Merkel et François Hollande, représentants l’Union européenne (UE), avait pour objectif de rétablir la paix entre les minorités russes du Donbass et les nationalistes ukrainiens. Or, on sait aujourd’hui que ce fut de la poudre aux yeux et une grande tromperie. </p>



<p>Après les aveux de Merkel et de Hollande en 2022 au sujet de ces accords, on se rend compte aujourd’hui que l’Ukraine n’est qu’un pays vassal de l’Etat profond occidental et que ces accords n’avaient pour objectif que d’affaiblir la Russie dans une première&nbsp;étape et la dépiécer par la suite. Brzezinski&nbsp;dans son livre <em>‘‘Le grand échiquier’’</em> paru en 1997 écrivait déjà : <em>«Celui qui disposera de l’Eurasie </em>(la Russie)<em> et de ses richesses naturelles, commandera le monde !»</em></p>



<p>Aujourd’hui, après le désengagement du président Donald Trump, les Européens, bien qu’ils soient en grande difficulté économique et n’ont plus le moyen de financer une longue guerre, continuent de pousser l’Ukraine à poursuivre le conflit militaire dévastateur contre la Russie ! Tels sont les ordres de l’Etat profond européen. Cependant, la question qui se pose est : où vont-ils trouver les fonds nécessaires pour cela ? Ils vont tout simplement voler les actifs russes déposés en Europe !  </p>



<p>Utiliser les avoirs russes gelés, une décision inédite et difficilement imaginable il y a 50-70 ans.&nbsp;Jusqu’à présent, les États attendaient la fin du conflit pour utiliser les avoirs&nbsp;souverains étrangers&nbsp;gelés.</p>



<p>Véritable&nbsp;enjeu stratégique et manne financière, la question de l’utilisation des actifs russes déposés dans&nbsp;certains pays européens, pour soutenir la défense&nbsp;de l’Ukraine, soulève des questions juridiques, morales et économiques, sans parler des risques qu’un pareil abus pourrait provoquer.&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Depuis le 24 février 2022 et le début du conflit en Ukraine, l’UE a gelé une partie des avoirs russes présents sur son territoire. Si l’utilisation des intérêts de ces avoirs pour soutenir l’Ukraine est déjà en vigueur, les Vingt-Sept ne sont jusqu’alors pas parvenus à trancher sur l’utilisation de l’ensemble du capital en lui-même.&nbsp;</p>



<p>Une situation qui pourrait se décanter après que la Commission européenne eut proposé, mercredi 3 décembre, un prêt de réparation de 165 milliards d’euros pour l’Ukraine. Ce prêt proviendrait de la valeur <em>«nette»</em> des avoirs gelés de l’État russe détenus en Europe, dont 140 milliards d’euros en Belgique, selon des informations de&nbsp;<em>Politico</em>.</p>



<p>Mais ces fonds peuvent-ils réellement être utilisés pour soutenir Kiev et les autres villes ukrainiennes touchées&nbsp;par la guerre ? Et qu’en est-il des réticences exprimées par certains États membres, et en premier lieu la Belgique&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Depuis mai 2024, les pays de l’UE et du G7 ont gelé les avoirs russes présents sur leur sol pour une période indéterminée, ou du moins jusqu’au rétablissement de la paix en Ukraine. Cette mesure vise à priver Moscou d’une source de financement pour son armée et à garantir le remboursement des prêts accordés par l’Europe, non pas à la Russie, ce qui aurait été défendable, mais à… l’Ukraine.</p>



<p>Dans les faits, le gel des avoirs est un dispositif légal et administratif permettant de rendre inaccessibles les ressources financières et matérielles d’un individu ou d’une entité. Bien que la Russie considère cette action comme un <em>«vol»</em>, elle reste conforme au droit international tel que défini par l’Occident triomphant de l’après Seconde guerre mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le montant des avoirs russes gelés</h2>



<p>Les avoirs russes bloqués en Europe se composent principalement de&nbsp;210 milliards d’euros d’actifs&nbsp;appartenant à la Banque centrale de Russie et de&nbsp;24,9 milliards d’euros d’actifs appartenant à des privés&nbsp;russes.&nbsp;L’essentiel de ces avoirs est constitué de titres financiers, tels que des actions, des obligations d’État, des revenus immobiliers et des placements bancaires.</p>



<p>En Europe, ces fonds sont essentiellement stockés chez&nbsp;Euroclear, une société internationale de dépôt de fonds basée à Bruxelles,&nbsp;pour un montant évalué à quelque&nbsp;185 milliards d’euros. Cet organisme joue le rôle d’intermédiaire financier entre acheteurs et vendeurs de titres.</p>



<p>Loin derrière la Belgique, la France détiendrait 19 milliards d’euros d’avoirs russes gelés, suivie du Luxembourg (10 milliards) et de l’Allemagne (0,2 milliard).</p>



<p>Ailleurs dans le monde, des avoirs russes sont également bloqués aux États-Unis (4,3 milliards), au Royaume-Uni (26,6 milliards), au Japon (28,1 milliards), au Canada (15,1 milliards) ou encore en Suisse (6,2 milliards).&nbsp;</p>



<p>L’UE peut-elle légalement utiliser les avoirs russes gelés ?</p>



<p>Dans la pratique, le droit international protège les États et leur patrimoine, et interdit la saisie des biens d’un pays par un autre, au titre du principe de <em>«l’immunité d’exécution»</em>. La décision de passer à l’action exposerait l’UE&nbsp;à de potentielles sanctions financières devant des juridictions internationales. En plus, cet acte injustifiable peut être considéré comme une déclaration&nbsp;de guerre par la Russie.</p>



<p>Le 21 mai 2024, le Conseil et le Parlement européens&nbsp;se sont accordés&nbsp;sur la&nbsp;mobilisation des bénéfices&nbsp;issus des avoirs russes gelés, en les affectant à hauteur de 90&nbsp;% au soutien militaire de l’Union à l’Ukraine, et 10&nbsp;% à&nbsp;l’assistance macro-économique de ce pays.</p>



<p>Ces intérêts s’élevaient à&nbsp;4,5 milliards d’euros&nbsp;en 2023. Pour que l’UE&nbsp;puisse aller plus loin et confisquer les capitaux russes eux-mêmes, un vote unanime des représentants des États membres au sein du Conseil serait nécessaire.</p>



<p>Ursula von der Leyen, réussira-t-elle à&nbsp;convaincre la majorité&nbsp;des pays de l’UE ?</p>



<p>Le 10 septembre 2025, lors de son très scruté discours sur l’état de l’Union, la présidente de la&nbsp;Commission européenne a abordé cette épineuse question, après avoir rappelé que l’UE&nbsp;avait déjà mobilisé près de 170 milliards d’euros d’aide militaire et financière&nbsp;pour soutenir l’Ukraine. Une aide militaire qui a chuté de57 % en juillet et août 2025&nbsp;par rapport aux&nbsp;six premiers mois de l’année, selon les chiffres recueillis par le Kiel Institute, basé en Allemagne. Sur les deux mois d’été, l’Union a alloué un total de&nbsp;3,3&nbsp;milliards d’euros&nbsp;d’aide militaire à Kiev, soit une moyenne mensuelle d’1,65 milliard.</p>



<p>Tout en rappelant que l’argent est le nerf de la guerre, la présidente de la&nbsp;Commission européenne&nbsp;a confirmé, le 10 septembre, qu’un «<em>prêt à titre de réparation</em>» serait financé à partir des avoirs russes gelés en Europe. Elle a toutefois précisé que seuls les intérêts de ces 210 milliards d’euros d’actifs seraient mobilisés et que l’on «<em>ne touchera pas aux actifs eux-mêmes</em>».</p>



<p>Cependant, la question de mobiliser directement les avoirs est revenue sur la table quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une réunion des dirigeants européens à Copenhague, le 1<sup>er</sup> octobre. Dans une note transmise par la Commission, il est indiqué que sur le total détenu par Euroclear, une majorité du capital correspond à des prêts arrivés à échéance, et donc disponibles sous forme de liquidités. Sur cette somme, 45 milliards sont déjà utilisés dans le cadre d’une autre initiative du G7 pour soutenir l’Ukraine.</p>



<p>Or le reste, soit&nbsp;140 milliards d’euros, pourrait être transféré à la Commission sous la forme d’un prêt sans intérêt. Celle-ci accorderait ensuite un prêt du même montant à l’Ukraine. Kiev ne devrait alors rembourser ce prêt massif qu’après avoir touché d’hypothétiques… réparations russes. Tant que Moscou n’aura pas effectué ces paiements, les fonds resteraient bloqués. Ainsi,&nbsp;ces futures réparations serviraient de garantie pour le prêt, sans qu’il soit nécessaire de saisir officiellement les avoirs de l’État russe.</p>



<p>La question ukrainienne était à l’ordre du jour du dernier Conseil européen, le 23 octobre. L’opération inédite d’un <em>«prêt de réparation»</em> s’est heurtée aux réticences du Premier ministre belge, Bart De Wever, qui a rapidement menacé de bloquer tout le processus s’il n’obtiendrait pas les garanties suffisantes.&nbsp;Il aurait fixe trois conditions&nbsp;à son accord&nbsp;:&nbsp;1. une mutualisation totale du risque en cas de réclamation de Moscou; 2. la garantie que, si les fonds doivent être restitués, chaque pays européen participera au remboursement;&nbsp;3. l’assurance que tous les autres États ayant gelé des avoirs russes, même sans l’avoir annoncé publiquement, agiront de la même manière que la Belgique.</p>



<p>Au terme de ce rendez-vous et faute d’accord formel après le refus de la Belgique de s’aligner, les Vingt-Sept sont finalement convenus de s’engager à répondre aux «<em>besoins urgents</em>» de l’Ukraine et ont enjoint la Commissionde <em>«présenter, dès que possible, des options de soutien financier</em>» pour ce&nbsp;pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Europe aide l&rsquo;Ukraine avec l&rsquo;argent russe </h2>



<p>Présent au sommet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé pour une décision rapide. «<em>Je vous demande de prendre une décision au plus vite&nbsp;: les avoirs russes doivent être pleinement utilisés pour se défendre contre l’agression russe</em>», a-t-il déclaré face aux dirigeants européens, comme s’il défendait un droit, celui de disposer librement de l’argent de son… ennemi.&nbsp;Dans cette foire aux <em>«valeurs européennes»</em>, on aura donc tout vu, et il reste encore tant à voir&nbsp;!</p>



<p>Alors que ces chers européens devraient à nouveau aborder la question lors de leur prochaine rencontre, les 18 et 19 décembre, la situation devient pressante, surtout face à une aide américaine qui se tarit, suite au désengagement de Trump.</p>



<p>Selon les informations de <em>Politico</em>, le prêt d’aide, destiné à l’Ukraine est estimé à 165 milliards d’euros, fait partie d’un ensemble de mesures financières plus large, d’une valeur pouvant atteindre 210 milliards d’euros et visant à maintenir les finances de Kiev à flot pour les années à venir. Ce prêt comprend 25 milliards d’euros d’actifs immobilisés de l’État russe détenus dans des comptes bancaires privés à travers l’UE, en plus des 140 milliards d’euros détenus par la banque Euroclear en Belgique. Car «<em>le trésor de guerre de l’Ukraine devrait être épuisé en avril</em>», selon le gouvernement ukrainien</p>



<p>Le prêt serait remboursé par Kiev uniquement si la Russie met fin au conflit et paie des réparations de guerre, un scénario jugé peu probable voire impossible.</p>



<p>Au total, 115 milliards d’euros seraient destinés à financer l’industrie de défense de l’Ukraine, 50 milliards à couvrir les besoins budgétaires de ce pays et 45 milliards à rembourser un prêt du G7 datant de 2024.</p>



<p>La principale difficulté, déjà identifiée, vient de l’opposition de la Belgique, qui craint notamment des représailles russes contre l’État belge et Euroclear, le dépositaire des fonds&nbsp;gelés.</p>



<p>Ces deux propositions législatives serviront de base à des négociations techniques immédiates avant que les dirigeants de l’UE&nbsp;ne se réunissent dans quelques jours pour se prononcer sur les aspects les plus sensibles de l’initiative.</p>



<p>«<em>Nous envoyons aujourd’hui un signal très fort au peuple ukrainien pour lui faire comprendre que nous sommes prêts à nous engager sur le long terme. Nous pouvons leur fournir les moyens de se défendre et, plus important encore, les moyens de mener des négociations de paix en position de force</em>», a déclaré la présidente de la Commission.</p>



<p>Qui sont les pays va-en-guerre de l’UE, qui soutiennent la poursuite de la guerre jusqu’au dernier Ukrainien ?</p>



<p>Depuis quelques mois, c’est Outre-Rhin que le soutien est de plus en plus marqué. Dès la mi-septembre, le chancelier Friedrich Merz a publié une tribune dans le <em>Financial Times</em> pour exprimer son ralliement, appelant l’Europe à «<em>renforcer le coût de l’agression russe</em>». Devant les députés allemands, il a de nouveau appelé le 16 octobre à utiliser les avoirs de la Banque centrale russe, gelés depuis l’invasion de février 2022. L’appui de la première économie de la zone euro apparaît comme déterminant dans l’issue des négociations, d’autant que l’Allemagne s’était jusqu’alors montrée réticente.</p>



<p><strong>Les conséquences catastrophiques du vol  </strong></p>



<p>Comme il y a encore quelque temps, la plupart des pays européens ont encore tendance à s’opposer à la saisie des avoirs. Outre la Belgique, c’est notamment le cas de l’Italie&nbsp;ou de la&nbsp;France, qui a déjà fait part de sa volonté de voir les aides financières versées à Kiev conditionnées à la mise en œuvre de réformes et débloquées de façon graduelle. D’autres pays comme la&nbsp;Pologneou les&nbsp;Pays-Bas&nbsp;sont en revanche favorables à leur utilisation, au motif qu’elle pourrait freiner les velléités de Vladimir Poutine.</p>



<p>En parallèle, certains économistes et experts mettent en garde contre un effet boomerang&nbsp;: une mobilisation des fonds russes pourrait en effet inciter d’autres puissances, comme la Chine, l’Inde ou l’Arabie saoudite, à retirer leurs investissements d’Europe par crainte d’un traitement similaire à l’avenir.</p>



<p>C’est pour cette raison que les pays du Brics ont décidé de ne plus faire de transactions financières et commerciales directes, sans passer par les banques européennes, en dollar ou en euro, préférant les échanges en yens, roubles, roupies et autres devises plus sûres&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.bing.com/videos/search?q=coup+d%27etat+en+Ukraine+en+2014+etait+-il+orchestre+par+la+CIA%3f&amp;view=detail&amp;mid=BBAFF04C070C610B8BEDBBAFF04C070C610B8BED&amp;ru=%2fsearch%3fq%3dcoup%2520d%2527etat%2520en%2520Ukraine%2520en%25202014%2520etait%2520-il%2520orchestre%2520par%2520la%2520CIA%253F%26qs%3dn%26form%3dQBRE%26sp%3d-1%26lq%3d0%26pq%3dcoup%2520d%2527etat%2520en%2520ukraine%2520en%25202014%2520etait%2520-il%2520orchestre%2520par%2520la%2520cia%253F%26sc%3d0-62%26sk%3d%26cvid%3d5722363EB638451BAD34DDEDAA26F20A%26ajaxnorecss%3d1%26sid%3d2576FD5E923360E5045CEBE593ED6119%26format%3dsnrjson%26jsoncbid%3d1%26ajaxsydconv%3d1&amp;mmscn=vwrc&amp;mcid=2F0D6AFE141E42AAAA95CB527573DF7B&amp;FORM=WRVORC" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo de l’interview de J. F. Kennedy Jr.</a> à propos du coup d’Etat du Maïdan en 2014 orchestré par la CIA.</p>



<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=D8FDgJsrRt0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo de François Hollande</a> avouant que les accords de Minsk étaient une tromperie pour donner du temps à l&rsquo;Ukraine pour se préparer à la guerre contre l&rsquo;Ukraine. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wOfZms4xpd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/ukraine-une-agriculture-ruinee-un-pays-brade-aux-occidentaux/">Ukraine | Une agriculture ruinée, un pays bradé aux Occidentaux</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ukraine | Une agriculture ruinée, un pays bradé aux Occidentaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/ukraine-une-agriculture-ruinee-un-pays-brade-aux-occidentaux/embed/#?secret=HKgTcW75dt#?secret=wOfZms4xpd" data-secret="wOfZms4xpd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/09/leurope-des-valeurs-et-leurope-des-voleurs/">L’Europe des valeurs et l’Europe des voleurs !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Europe soutient les projets d’énergies renouvelables en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 09:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[Global Gateway]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Union européenne contribue activement à la diversification et à l’écologisation du mix énergétique en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/leurope-soutient-les-projets-denergies-renouvelables-en-tunisie/">L’Europe soutient les projets d’énergies renouvelables en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Evoquant le projet d’interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie dans le cadre de la stratégie Global Gateway Afrique-Europe, Ursula von der Leyen, a indiqué que ce plan d’investissement de l’Europe pour un monde mieux connecté, contribue à la construction d’un avenir marqué par une plus grande sécurité énergétique, durabilité et intégration des énergies renouvelables.</em></strong> <em>(Ph. Ursula von der Leyen reçue par Kaïs Saïed à Carthage en juin 2023).  </em></p>



<span id="more-17968485"></span>



<p>La présidente de la Commission européenne a ajouté, dans une <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19506784-en-misant-sur-les" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration à l’agence Tap</a>, en marge du 7<sup>e</sup> Sommet Union africaine-Union européenne, qui se déroule les lundi 24 et mardi 25 novembre, à Luanda, en Angola, que l’UE soutient les projets et programmes ambitieux de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables et ce, en contribuant à la diversification et à l’écologisation du mix énergétique national. </p>



<p>En développant l’énergie solaire et éolienne, la Tunisie sera en mesure de réduire le coût de l’approvisionnement énergétique local et d’accélérer une transition écologique, de créer des dizaines de milliers de nouveaux emplois, de renforcer l’économie et d’apporter des avantages à long terme à ses citoyens, a déclaré von der Leyen.</p>



<p>La transition énergétique est un enjeu crucial pour la Tunisie. En diversifiant ses sources d’énergie et en réduisant sa dépendance aux énergies fossiles, le pays peut améliorer sa sécurité énergétique et réduire ses émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/leurope-soutient-les-projets-denergies-renouvelables-en-tunisie/">L’Europe soutient les projets d’énergies renouvelables en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Union européenne capitule face à Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 06:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[George Yerkelis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre commerciale]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accord États-Unis - Union européenne sur les droits de douane symbolise la capitulation des 27 face à l’Oncle Sam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/30/lunion-europeenne-capitule-face-a-donald-trump/">L’Union européenne capitule face à Donald Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump n’a jamais tenu en grande estime l’Union européenne (UE) et a toujours voulu prendre le dessus dans sa relation avec elle. L’accord acté entre les États-Unis et l’UE le week-end dernier en Écosse symbolise la capitulation des 27 face à l’Oncle Sam cependant les signes de faiblesse sont là depuis des mois. Certains États ont souhaité une attitude plus ferme et plus virile vis-à-vis de l’administration américaine mais d’autres qui privilégient la servilité à l’égard Washington ont poussé vers la capitulation. C’est plutôt la désunion européenne ! À chaque fois que les Européens avancent en rang dispersé, ils perdent la partie.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17127749"></span>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/85d57e0e-0c6f-4392-a68c-81866e1519c3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> qui a consacré une enquête au sujet estime que l’UE a entamé son chemin vers la capitulation le 10 avril 2025 en réagissant mollement à la guerre commerciale <em>«vicieuse»</em> que lui a lancée par le président américain. </p>



<p>Les droits de douane massifs imposés par Trump à la plupart des pays du monde au début du mois d’avril, à l’occasion de ce qu’il avait baptisé <em>«Jour de la Liberté»</em>, ont semé la pagaille sur les marchés financiers et les investisseurs ont fui les actifs américains par crainte d’une récession. Face à l’intensification des ventes de ces actifs, Trump a fait marche arrière et, le 9 avril, a réduit les droits de douane à 10%, les qualifiant de mesure temporaire.</p>



<p>Cependant, Bruxelles a également reculé. Le 10 avril, elle a suspendu ses droits de douane de rétorsion et accepté l’offre américaine de négociations avec un droit de douane de 10% sur la plupart de ses échanges ainsi que des droits de douane plus élevés sur l’acier, l’aluminium et les véhicules alors considérés comme une menace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergences entre les États membres</h2>



<p>Plutôt que de se joindre au Canada et à la Chine pour prendre des mesures de rétorsion immédiates, l’UE, entravée par les divergences entre ses États membres, a choisi de rechercher un compromis dans l’espoir d’obtenir un meilleur accord.</p>



<p>En vertu de l’accord-cadre conclu dimanche par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Trump au complexe de golf de Turnberry, l’UE a été contrainte d’accepter un tarif de base américain de 15% qui couvre principalement les voitures mais pas l’acier qui serait soumis à des quotas.</p>



<p>Toutefois, selon le journal britannique, le soulagement des décideurs politiques d’avoir évité une guerre commerciale transatlantique immédiate a été tempéré par quelques regrets. L’UE, premier bloc commercial mondial et prétendument une puissance économique majeure, aurait-elle pu obtenir de meilleures conditions si elle n’avait pas initialement modéré ses actions?</p>



<p>Le <em>FT</em> cite un diplomate: <em>«C’est la brute de la cour d’école </em>(Trump, Ndlr).<em> Nous n’avons pas uni nos forces contre lui. Ceux qui ne coopèrent pas sont pendus seuls»</em>.&nbsp;</p>



<p>George Yerkelis, ancien fonctionnaire de la Commission ayant participé aux négociations du Brexit, a déclaré que la dernière menace de l’UE d’imposer des droits de douane en représailles sur 93 milliards d’euros (108,33 milliards de dollars) de marchandises américaines est arrivée trop tard.</p>



<p>Yerkelis, qui travaille aujourd’hui au Centre de politique européenne, a ajouté: <em>«Avec le recul, l’UE aurait mieux fait de réagir avec force face aux États-Unis en avril, en ripostant aux hausses de droits de douane chinoises qui ont laissé les marchés et Trump sous le choc»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon le journal, Trump considère l’UE comme un parasite, se nourrissant du lucratif marché américain tout en bloquant le sien par des réglementations et des normes. Le président américain a déclaré que l’UE avait été <em>«créée pour affaiblir les États-Unis»</em> et était <em>«plus grossière que la Chine»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réponse tardive et hésitante</h2>



<p>La réponse de l’UE au retour au pouvoir de Trump en janvier a été hésitante, gaspillant des mois de planification par une équipe dédiée de hauts responsables du commerce, dirigée par Sabine Weyand, experte du Brexit, et Thomas Burt, conseiller commercial de von der Leyen.</p>



<p>Cette équipe a élaboré un plan en trois points.</p>



<p>Le premier : une offre visant à réduire le déficit commercial de près de 200 milliards d’euros (233 milliards de dollars) en achetant davantage de gaz naturel liquéfié, d’armes et de produits agricoles.</p>



<p>Le second: une offre de réductions tarifaires mutuelles sur les marchandises de chaque partie.</p>



<p>Le troisième: si les deux parties échouent, elles prépareront des mesures de rétorsion et compteront sur la réaction du marché à une éventuelle guerre commerciale ou à une hausse de l’inflation aux États-Unis pour forcer Trump à reculer.</p>



<p>Trump a agi plus vite que prévu et, en mars, il avait imposé des droits de douane de 25% sur l’acier, l’aluminium et les voitures.</p>



<p>Lors d’une réunion à Luxembourg ce mois-là, plusieurs ministres du Commerce étaient au bord de la guerre commerciale contre les États-Unis. L’Allemagne, la France et quelques autres pays ont poussé la Commission à la consultation sur l’utilisation du nouveau <em>«bazooka commercial»</em>, un outil anti-coercition conçu après le premier mandat de Trump pour contrer l’utilisation de la politique commerciale pour faire pression sur les gouvernements sur d’autres sujets. Cet outil permettrait à Bruxelles d’exclure les entreprises américaines des appels d’offres publics, de supprimer les protections de propriété intellectuelle et de restreindre les importations et les exportations.</p>



<p>Des diplomates ont déclaré, avant le dernier accord, qu’il était difficile de savoir si une majorité des États membres accepterait la menace d’utiliser cet outil anti-coercition.</p>



<p>Sabine Weyand a appelé les ambassadeurs de l’UE, qui se réunissaient au moins une fois par semaine pour discuter de la question, à faire preuve de patience stratégique.&nbsp;</p>



<p>Lorsque la Grande-Bretagne a conclu un accord commercial avec Washington en mai, acceptant le tarif douanier de base de 10% de Trump, ces pays ont encouragé les États membres de l’UE en quête de compromis, notamment l’Allemagne, à accepter une condition similaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump ne veut pas un accord gagnant-gagnant </h2>



<p>Pendant des mois, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le chancelier allemand Friedrich Merz ont maintenu fermement l’offre initiale de l’UE d’éliminer tous les droits de douane industriels si les États-Unis faisaient de même, même si Washington a depuis longtemps exprimé clairement sa volonté de concessions unilatérales.</p>



<p>L’UE a envoyé son commissaire au commerce et à la sécurité économique, Maroš Šefkovich, à Washington à sept reprises pour proposer des pistes d’accord, souligner l’importance des relations transatlantiques et promouvoir le programme allemand d’indemnisation des accidents automobiles. Au total, Šefkovich a eu plus de 100 heures de discussions frustrantes avec ses homologues américains, selon le <em>FT</em>.</p>



<p>Trump a catégoriquement rejeté un accord réciproque permanent de 10% sur les droits de douane auquel sont parvenus plus tôt ce mois-ci les Européens et le représentant américain au Commerce Jamieson Greer ainsi que le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et il a menacé au contraire de relever les droits de douane sur l’UE de 20% à 30% à compter d’août. Trump ne veut pas un accord gagnant-gagnant pour les deux parties mais seulement pour son pays.&nbsp;</p>



<p>Pendant des mois de négociations, Sefcovic a exhorté les ministres européens à la prudence. Le ministre irlandais du Commerce, Simon Harris, a été un interlocuteur fréquent, souhaitant préserver les industries pharmaceutique et bovine de son pays d’une éventuelle contre-attaque américaine, sensibilisant le monde entier, et notamment les Américains, à cette préoccupation par de fréquentes publications sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Les chefs d’entreprise ont vivement appelé à la retenue, préférant accepter des marges bénéficiaires réduites plutôt que de risquer des droits de douane punitifs qui auraient un impact négatif sur leurs ventes.</p>



<p>L’UE a réduit une deuxième série de droits de douane imposés en représailles aux États-Unis à 72 milliards d’euros (83,86 milliards de dollars) avant d’accepter finalement, le 24 juillet, de les utiliser en cas d’échec des négociations, portant le total à 93 milliards d’euros (108,33 milliards de dollars).</p>



<p>Des mois d’incertitude quant à l’orientation des négociations ont révélé des divisions au sein même de la Commission. Malgré les tentatives du gouvernement français de protéger les entreprises françaises contre les représailles, celui-ci a appelé à plusieurs reprises la Commission à une approche plus ferme face aux droits de douane imposés par Trump. Finalement, l’UE a capitulé et les États-Unis ont remporté la partie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6Y6fAUVTQo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/tunisie-etats-unis-lincontournable-deal-dici-48-heures/">Tunisie-Etats-Unis | L’incontournable deal, d’ici 48 heures</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Etats-Unis | L’incontournable deal, d’ici 48 heures » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/tunisie-etats-unis-lincontournable-deal-dici-48-heures/embed/#?secret=Yt6zgPlZZc#?secret=6Y6fAUVTQo" data-secret="6Y6fAUVTQo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Expulsions de migrants &#124; Une politique européenne inhumaine et complice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/08/expulsions-de-migrants-une-politique-europeenne-inhumaine-et-complice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 07:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[externalisation migratoire]]></category>
		<category><![CDATA[FTCR]]></category>
		<category><![CDATA[Georgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[politique migratoire]]></category>
		<category><![CDATA[subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Inquiétude face à l’accélération brutale des expulsions de migrant·e·s, notamment tunisien·ne·s, d’Italie, de France et d’Allemagne, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/08/expulsions-de-migrants-une-politique-europeenne-inhumaine-et-complice/">Expulsions de migrants | Une politique européenne inhumaine et complice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le communiqué suivant, la </em> Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)<em> «exprime sa plus vive inquiétude face à l’accélération brutale des expulsions de migrant·e·s, notamment tunisien·ne·s, d’Italie, de France et d’Allemagne, et dénonce une politique migratoire européenne qui viole quotidiennement les droits fondamentaux.»</em></strong></p>



<span id="more-16119385"></span>



<p>Les témoignages se multiplient ces dernières semaines concernant des expulsions forcées, souvent violentes et opérées dans la plus grande discrétion, dans le cadre d’une stratégie européenne des retours, mise en œuvre avec la pleine coopération des autorités tunisiennes.</p>



<p>Une coopération honteuse sous couvert de gestion sécuritaire. En effet, depuis plusieurs années, l’Union européenne tente d’externaliser la gestion de ses frontières vers les pays du sud de la Méditerranée. Cette politique a connu un tournant avec l’accord signé à Tunis en juillet 2023 entre le président Kais Saied, Ursula von der Leyen et Georgia Meloni.</p>



<p>Sous couvert d’aide au développement et de <em>«co-développement»</em>, cet accord vise à faire de la Tunisie une plateforme de rétention à ciel ouvert, chargée d’empêcher les départs — aussi bien de migrant·e·s subsahariens que de tunisien·ne·s.</p>



<p>Quelques chiffres alarmants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Plus de 20 000 Tunisien·ne·s seraient actuellement détenus dans des centres de rétention en Italie, selon plusieurs sources.</li>



<li>En 2023, plus de 2 000 expulsions de Tunisien·ne·s ont été enregistrées en Italie.</li>



<li>En 2024, la France a expulsé 21 601 personnes étrangères, une hausse de 26,7% par rapport à 2023 (le nombre exact de Tunisien·ne·s expulsé·e·s reste à établir).</li>



<li>En février 2025, l’Allemagne a organisé une expulsion collective de Tunisien·ne·s vers l’aéroport d’Enfidha, dans une opacité totale.</li>
</ul>



<p>Une approche européenne de plus en plus autoritaire ou la <em>«nouvelle approche commune sur les retours»</em>, promue par la Commission européenne, prétend accélérer les expulsions vers les pays d’origine ou vers des pays dits <em>«sûrs»</em>. Cette politique porte une responsabilité directe dans :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La dégradation des conditions de détention et d’expulsion dans les pays de l’UE,</li>



<li>La violation constante des droits humains fondamentaux,</li>



<li>L’instrumentalisation des migrant·e·s à des fins électorales et diplomatiques.</li>



<li>Une situation dramatique en Tunisie.</li>
</ul>



<p>Cette politique migratoire a des conséquences catastrophiques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les migrant·e·s subsahariens bloqués en Tunisie sont abandonné·e·s à eux-mêmes, exposé·e·s à des violences racistes, des discriminations systémiques et des conditions de vie inhumaines.</li>



<li>Ceux qui leur viennent en aide — militant·e·s, citoyen·ne·s solidaires, associations — font l’objet de persécutions, d’arrestations et de campagnes de diffamation.</li>



<li>La loi tunisienne contre le racisme (2018) est systématiquement ignorée par les autorités, qui ferment les yeux sur les discours de haine et les abus.</li>
</ul>



<p>Face à cette répression, la FTCR exige la libération immédiate de tou·te·s les prisonnier·e·s poursuivi·e·s ou incarcéré·e·s pour avoir exprimé leur solidarité envers les migrant·e·s, qu’il s’agisse de militant·e·s associatifs, de citoyen·ne·s ou de professionnel·le·s de l’aide.</p>



<p>La criminalisation de la solidarité constitue une atteinte grave aux droits humains et à la liberté d’expression, et ne saurait être tolérée dans un État de droit.</p>



<p>La FTCR dénonce les conditions indignes de détention et d’expulsion des sans-papiers tunisiens en Europe, dénonce le diktat de l’Union européenne, qui impose aux pays du Sud des politiques de contrôle et de répression indignes, appelle les autorités tunisiennes à cesser de jouer le rôle de <em>«garde-frontière»</em> de l’Europe au détriment de la dignité et des droits des migrant·e·s.</p>



<p>Nous appelons à une rupture immédiate avec les accords d’externalisation migratoire, une mobilisation citoyenne en Tunisie comme en Europe pour défendre les droits des migrant·e·s, une solidarité renforcée entre associations, syndicats et ONG pour mettre fin à cette politique injuste et dangereuse.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Paris le 05 avril 2025</em></p>
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		<item>
		<title>Nicolas Schmit : «Les accords de l’UE avec l’Égypte et la Tunisie doivent être révisés»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/18/nicolas-schmit-les-accords-de-lue-avec-legypte-et-la-tunisie-doivent-etre-revises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 May 2024 09:46:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Schmit]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un responsable européen appelle à réviser les accords de l'Union européenne sur la migration avec l’Égypte et la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/18/nicolas-schmit-les-accords-de-lue-avec-legypte-et-la-tunisie-doivent-etre-revises/">Nicolas Schmit : «Les accords de l’UE avec l’Égypte et la Tunisie doivent être révisés»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les accords de plusieurs milliards d’euros que l’Union européenne (UE) a signés avec les pays voisins pour réduire l’immigration irrégulière doivent être «révisés», a déclaré Nicolas Schmit, l’actuel commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux, et candidat tête de liste des socialistes européens pour les élections de juin.</em></strong></p>



<p><strong>Isabel Marques da Silva </strong>&amp; <strong>Jorge Liboreiro</strong></p>



<span id="more-12863597"></span>



<p><em>«Je suis assez réticent à l’égard de ces accords qui doivent encore prouver leur efficacité. Nous </em><em>dépensons actuellement d’énormes sommes d’argent, en donnant cet argent à différents régimes ou gouvernements comme le gouvernement tunisien. Nous savons que les autorités là-bas traitent vraiment très mal les réfugiés»</em>, a déclaré Schmit dans une interview exclusive à Euronews réalisée mardi dernier.</p>



<p><em>«Nous avons toujours un problème en Libye, où il y a deux gouvernements. Nous avons un problème en Egypte. Je suis donc assez réticent à ce genre d’accords»</em>, a-t-il poursuivi.</p>



<p>«Je pense que nous devons les réviser [ces accords] et voir ce qui peut être fait, comment pouvons-nous le faire différemment parce que nous ne savons pas exactement comment l’argent est utilisé», a ajouté le responsable européen.</p>



<p>Avec cette déclaration, Schmit, rompt ouvertement les rangs avec sa patronne, la présidente Ursula von der Leyen, qui, au cours de l’année écoulée, a promu la politique de signature d’accords avec les pays voisins, comme la Tunisie, la Mauritanie et l’Égypte, dans le but de stimuler leurs économies fragiles et de réduire les départs des migrants irrégulières.</p>



<p>La stratégie, qui prévoit des millions de fonds européens et des projets d’investissement pour les pays bénéficiaires, bénéficie d’un large soutien à tous les niveaux, notamment de la part de l’Italienne Giorgia Meloni, du Grec Kyriakos Mitsotakis, du Belge Alexander De Croo et de l’Espagnol Pedro Sánchez.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des accords mal conçus</h2>



<p>Mais ces accords, souvent qualifiés de <em>«protocoles d’accord»</em>, ont été vivement critiqués par les ONG humanitaires et les spécialistes de la migration, qui estiment qu’ils sont mal conçus, manquent de transparence et reposent sur un vote de confiance envers des gouvernements autocratiques. Les informations largement répandues faisant état de violations des droits humains en Tunisie et en Égypte jettent une ombre sur leur légitimité éthique.</p>



<p>Le dernier chapitre de cette politique est celui du Liban, où la semaine dernière von der Leyen a annoncé un programme d’aide d’un milliard d’euros pour soulager les difficultés financières du pays en crise et empêcher une vague de réfugiés se dirigeant vers Chypre. L’enveloppe, entièrement constituée de subventions, sera déployée progressivement jusqu’en 2027.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Bvil1Xt31Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/tunisie-union-europeenne-dette-toxique-contre-blocus-migratoire/">Tunisie-Union européenne : dette toxique contre blocus migratoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : dette toxique contre blocus migratoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/tunisie-union-europeenne-dette-toxique-contre-blocus-migratoire/embed/#?secret=TvjSaVagBa#?secret=Bvil1Xt31Y" data-secret="Bvil1Xt31Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«J</em><em>’</em><em>ai entendu dire qu</em><em>’</em><em>il y avait eu un accord avec le Liban pour éloigner les Syriens de l</em><em>’</em><em>Europe, mis personne ne sait exactement comment l</em><em>’</em><em>argent annoncé sera dépensé au Liban, compte tenu de la situation du gouvernement libanais, qui est, d</em><em>’</em><em>une certaine manière, un gouvernement très faible»</em>, a déclaré Schmit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Externaliser le traitement des candidatures</h2>



<p>Lors de son entretien avec Euronews, le Luxembourgeois de 70 ans a fustigé le soi-disant <em>«modèle rwandais»</em>, que le Royaume-Uni a mis en place pour transporter les migrants par avion vers ce pays africain et traiter leurs demandes d&rsquo;asile sur place. Surtout, si les demandes sont approuvées, les réfugiés se verront accorder l’asile au Rwanda plutôt que sur le sol britannique.</p>



<p>Dans son manifeste, le Parti populaire européen (PPE), de centre-droit, évoque un vague projet similaire au <em>«modèle rwandais»</em> visant à externaliser partiellement le traitement des candidatures. Von der Leyen, la tête de liste du PPE, a nié cette comparaison et a insisté sur le fait que tout projet serait compatible avec le droit international.</p>



<p><em>« Je suis absolument contre ce que nous appelons le </em><em>‘‘</em><em>modèle rwandais</em><em>’’</em><em>. Cela va à l’encontre des droits fondamentaux sur lesquels l’Europe est bâtie»</em>, a déclaré Schmit. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Le simple fait de déléguer le traitement des réfugiés au Rwanda ou à qui que ce soit est une question de non-respect de la dignité humaine.»</em></p>



<p>Compte tenu de leur lieu de travail commun – la Commission européenne – mais d’affiliations politiques opposées, Schmit et von der Leyen se retrouvent dans une position particulière alors qu’ils font campagne en tant que Spitzenkandidaten du PSE et du PPE, respectivement.</p>



<p>Von der Leyen est cependant incontestablement en tête du classement grâce à ses liens étroits avec les dirigeants européens et aux sondages favorables de son parti, qui devrait largement rester la force la plus importante au Parlement européen après les élections de juin.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Extraits traduits de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.euronews.com/my-europe/2024/05/07/eu-migration-deals-with-egypt-and-tunisia-have-to-be-revised-says-nicolas-schmit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Euronews</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k2nqAHgFRf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/15/a-bab-el-jebli-a-sfax-et-ailleurs-en-tunisie-le-cri-de-coeur-des-immigres-subsahariens/">A Bab El-Jebli, à Sfax et ailleurs en Tunisie : Le cri de cœur des immigrés subsahariens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A Bab El-Jebli, à Sfax et ailleurs en Tunisie : Le cri de cœur des immigrés subsahariens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/15/a-bab-el-jebli-a-sfax-et-ailleurs-en-tunisie-le-cri-de-coeur-des-immigres-subsahariens/embed/#?secret=ih6OCe4L6t#?secret=k2nqAHgFRf" data-secret="k2nqAHgFRf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/18/nicolas-schmit-les-accords-de-lue-avec-legypte-et-la-tunisie-doivent-etre-revises/">Nicolas Schmit : «Les accords de l’UE avec l’Égypte et la Tunisie doivent être révisés»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Quel rôle jouera la migration dans les élections de 2024 ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/tunisie-quel-role-jouera-la-migration-dans-les-elections-de-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 08:37:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est l’impact de ce que l’on appelle le pacte tuniso-européen sur la migration ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nombre de migrants tunisiens vers l’Europe a doublé cette année, tout comme le nombre d’interceptions. Quel est l’impact de ce que l’on appelle le pacte tuniso-européen sur la migration ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jennifer Holleis </strong>(avec <strong>Tarak Guizani</strong>)</p>



<span id="more-10985494"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jennifer-Holleis.jpg" alt="" class="wp-image-10985537" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jennifer-Holleis.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jennifer-Holleis-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jennifer-Holleis-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Même si la couverture médiatique de la migration a considérablement diminué [depuis le déclenchement de la guerre israélienne à Gaza le 7 octobre, Ndlr], des milliers de migrants ont néanmoins continué à tenter de rejoindre l’Europe via la mer Méditerranée.</p>



<p>Selon un récent communiqué du ministère italien de l’Intérieur, environ 146 000 personnes sont arrivées en Italie par petit bateau entre janvier et novembre 2023, soit une augmentation de 65% par rapport aux 88 476 personnes au cours de la même période en 2022. La moitié d’entre elles sont parties de Tunisie, ont indiqué les autorités [italiennes, Ndlr].</p>



<p>Cependant, au cours de la même période, les garde-côtes tunisiens ont également empêché 69 963 personnes – le double du chiffre de 31 297 de 2022 – de traverser les eaux italiennes. La plupart de ces migrants ont été interceptés près de la côte est de la Tunisie, près de Sfax, à seulement 130 kilomètres environ de l’île italienne de Lampedusa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque d’«abus contre les migrants interceptés»</h2>



<p>Les statistiques récemment publiées par les garde-côtes font également état d’une forte augmentation du nombre de non-Tunisiens — 78% en 2023, contre 59% en 2022 — effectuant le dangereux voyage.</p>



<p>L’un de ces migrants est Enosso du Burkina Faso, qui a demandé à DW de ne pas citer son nom de famille. <em>«Je suis arrivé en Tunisie il y a trois mois et j’ai déjà tenté à deux reprises de passer par l’Italie»</em>, a déclaré le jeune homme de 30 ans à la DW.<em> «À chaque fois, cela coûtait environ 1 000 euros </em>(1 091 dollars)», a-t-il ajouté. Cependant, le premier voyage s’est terminé après seulement 7 kilomètres, le second après 12 kilomètres. <em>«Les garde-côtes tunisiens n’ont pas été violents, ils nous ont seulement empêchés de traverser et nous ont renvoyés à Sfax»</em>, a expliqué Enosso.</p>



<p>Tout le monde n’a pas la chance d’être simplement renvoyé en Tunisie, a déclaré à DW Lauren Seibert, chercheuse sur les droits des réfugiés et des migrants à Human Rights Watch. Cette année, HRW a documenté plusieurs cas de mauvais traitements et d’expulsions collectives illégales par la police, l’armée, la Garde nationale et les garde-côtes tunisiens pendant et après les interceptions de bateaux.</p>



<p><em>«Si les interceptions augmentent sans surveillance et responsabilité efficaces, il existe un risque que nous continuions à assister à davantage d’abus contre les migrants interceptés»</em>, a déclaré Seibert.</p>



<p>Malgré ces risques, Mohammed Awal Saleh, originaire du Bénin, attend également sa chance d’émigrer en Italie. La police tunisienne l’a intercepté il y a quelques semaines et l’a déposé dans une oliveraie à l’extérieur de Sfax. <em>«Il pleut maintenant et nous ne savons pas où nous pouvons nous abriter»</em>, a-t-il déclaré à DW.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Xyz5xb6EzA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/la-tunisie-reactive-sa-collaboration-avec-lue-dans-la-lutte-contre-limmigration-irreguliere/">La Tunisie réactive sa collaboration avec l’UE dans la lutte contre l’immigration irrégulière</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie réactive sa collaboration avec l’UE dans la lutte contre l’immigration irrégulière » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/la-tunisie-reactive-sa-collaboration-avec-lue-dans-la-lutte-contre-limmigration-irreguliere/embed/#?secret=36WfLSIGrL#?secret=Xyz5xb6EzA" data-secret="Xyz5xb6EzA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le pacte migratoire de l’UE </h2>



<p>En juin, la Commission européenne a proposé au président tunisien Kaïs Saïed un programme de partenariat richement financé, également surnommé<em> «pacte migratoire»</em>, visant à freiner la migration vers l’Europe.</p>



<p>À l’époque, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait promis jusqu’à 900 millions d’euros (967 millions de dollars) d’aide à la Tunisie économiquement en difficulté, et 105 millions d’euros supplémentaires en 2023 pour freiner la migration irrégulière, soit près du triple du montant que l’UE avait accordé à Tunis au cours des deux années précédentes. Saïed a toutefois réitéré que son pays ne deviendrait pas un gardien des migrants.</p>



<p><em>«Pour l’instant, il n’existe qu’un protocole d’accord, il n’est pas contraignant et définit cinq domaines de coopération, comme la transition énergétique ou l’éducation, avec un seul pilier traitant directement de la migration»</em>, a déclaré à DW Heike Löschmann, directeur du bureau de Tunis de la Fondation Heinrich Böll, affiliée aux Verts allemands.</p>



<p>Löschmann a également déclaré qu’il y avait des fausses déclarations récurrentes dans les médias selon lesquelles la Tunisie, peu disposée à accepter l’aumône, aurait renvoyé 60 millions d’euros d’une première tranche du <em>«pacte migratoire»</em>. <em>«La réalité est que le gouvernement tunisien a renvoyé un dernier paiement impayé pour un plan de relance économique post-pandémique sans rapport avec la migration </em>[…]<em>»</em>, a expliqué Löschmann.</p>



<p>Romadhane Ben Omar, responsable du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), a néanmoins déclaré à DW que la migration avait diminué depuis octobre, et pas seulement en raison des conditions maritimes plus difficiles en automne et en hiver. <em>«Les autorités tunisiennes ont renforcé les contrôles aux frontières et lancé des campagnes de sécurité contre les contrebandiers et les ateliers de fabrication de bateaux»</em>, a-t-il indiqué.</p>



<p>Hager Ali, chercheur à l&rsquo;Institut allemand d’études mondiales et régionales, un groupe de réflexion allemand, a déclaré à DW qu’il <em>«y a de fortes chances que la dynamique migratoire n’ait pas grand-chose à voir avec l’accord sur la migration»</em>.</p>



<p>Ali a déclaré que l’augmentation du nombre de non-Tunisiens interceptés par les garde-côtes cette année reflète la situation politique dans des pays comme le Burkina Faso, le Mali, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Soudan, l’Érythrée et la Libye. <em>«Ces pays ont connu une recrudescence des coups d’État militaires, une instabilité politique et économique, une violence extrême, des persécutions et des déplacements internes au cours des deux dernières années, ce qui a poussé de nombreuses personnes à partir»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p>Löschmann de la Fondation Böll a déclaré que cela pourrait également expliquer pourquoi le pourcentage de Tunisiens parmi tous les migrants cherchant à rejoindre l’UE a chuté de 41% en 2022 à 22% en 2023, selon les statistiques des garde-côtes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1XOXQsk4LG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/meloni-se-felicite-baisse-du-nombre-de-migrants-en-octobre-grace-a-laccord-avec-la-tunisie/">Meloni se félicite : «Baisse du nombre de migrants en octobre, grâce à l’accord avec la Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Meloni se félicite : «Baisse du nombre de migrants en octobre, grâce à l’accord avec la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/meloni-se-felicite-baisse-du-nombre-de-migrants-en-octobre-grace-a-laccord-avec-la-tunisie/embed/#?secret=W5iSrPpNQ0#?secret=1XOXQsk4LG" data-secret="1XOXQsk4LG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Löschmann a déclaré que le désir des jeunes Tunisiens de quitter le pays reste intact, mais a ajouté que la <em>«proportion globale de Tunisiens parmi les arrivées a diminué parce que le nombre de migrants en provenance d’autres pays, en particulier d’Afrique subsaharienne, a énormément augmenté»</em>.</p>



<p>De plus, les conditions des migrants en Tunisie se sont encore détériorées tout au long de l’année 2023. En février, le président Saïed a déclenché une vague de violence contre les migrants noirs en alléguant qu’ils menaçaient de transformer la Tunisie <em>«arabo-musulmane»</em> en un pays <em>«africain»</em>. Et au cours de l’été, lorsque des milliers de migrants non tunisiens ont été expulsés vers le désert près de la Libye, plus de 100 d’entre eux sont morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise économique exacerbée par la sécheresse</h2>



<p>Selon l’Institut national tunisien des statistiques, l’inflation est restée au sommet de 8,3% en novembre, tandis que le chômage est resté stable à 15%.</p>



<p>Parallèlement, le secteur agricole, qui fournit des emplois à de nombreux migrants épargnant pour leur voyage vers l&rsquo;Europe, a été freiné par la sécheresse persistante, entraînant une contraction de 16,4% de la production économique.</p>



<p><em>«Même acheter de la nourriture est devenu difficile, parfois je ne peux même plus me permettre des boulettes de blé ‘assida’»</em>, a déclaré Mohammed Awal Saleh du Bénin à DW.</p>



<p>Les observateurs ne doutent quant à eux pas que les prochaines élections présidentielles de novembre 2024 seront probablement dominées par deux sujets : la migration et la crise économique.</p>



<p>Saïed, élu démocratiquement en octobre 2019, se montre de plus en plus autoritaire depuis juillet 2021. Il a également perdu beaucoup de soutiens depuis son entrée en fonction, notamment parmi les jeunes électeurs, a déclaré Ali.</p>



<p><em>«L’enjeu est important pour Kaïs Saïed»</em>, a déclaré le chercheur à DW. <em>«Malheureusement, nous avons constaté au cours des dernières années d’élections européennes que le fait de diffamer les migrants, en particulier ceux d’Afrique subsaharienne, fonctionne bien comme stratégie de campagne, car cela détourne la frustration des électeurs vers des personnes vulnérables qui constituent une cible facile»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.dw.com/en/tunisias-2024-election-what-role-will-migration-play/a-67736521" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Deutsche Welle. </a></p>



<p>* <em>Analyste spécialisée dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZInHsh5AI4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/rome-et-londres-cofinancent-un-projet-pour-rapatrier-les-migrants-depuis-la-tunisie/">Rome et Londres cofinancent un projet pour rapatrier les migrants depuis la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rome et Londres cofinancent un projet pour rapatrier les migrants depuis la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/rome-et-londres-cofinancent-un-projet-pour-rapatrier-les-migrants-depuis-la-tunisie/embed/#?secret=6viJgS8RwC#?secret=ZInHsh5AI4" data-secret="ZInHsh5AI4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/tunisie-quel-role-jouera-la-migration-dans-les-elections-de-2024/">Tunisie : Quel rôle jouera la migration dans les élections de 2024 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réchauffement des relations entre la Tunisie et l&#8217;UE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 07:27:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[appui budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Rutte]]></category>
		<category><![CDATA[soutien financier]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs mois d’incompréhension et de froid, les relations entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) reprennent peu à peu leur cours normal. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/rechauffement-des-relations-entre-la-tunisie-et-lue/">Réchauffement des relations entre la Tunisie et l&rsquo;UE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après plusieurs mois d’incompréhension et de froid, les relations entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) reprennent peu à peu leur cours normal, avec l’annonce, mercredi 20 décembre 2023, d’un accord sur un programme de prêt de 150 millions d’euros.</em></strong></p>



<span id="more-10984344"></span>



<p>Ce programme vise à soutenir les efforts entrepris par le gouvernement tunisien pour stimuler la reprise économique. Il se concentre sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, l’amélioration du climat des affaires et des investissements et la promotion de la revitalisation économique, selon un communiqué publié par le ministère tunisien des Affaires étrangères.</p>



<p>Ce soutien financier européen s’inscrit dans le cadre du protocole d’accord portant sur un partenariat stratégique et global entre la Tunisie et l’UE, conclu à Tunis le 16 juillet dernier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NPMUMDP9mq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/05/la-tunisie-exasperee-par-les-atermoiements-de-lunion-europeenne/">La Tunisie exaspérée par les atermoiements de l’Union européenne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie exaspérée par les atermoiements de l’Union européenne   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/05/la-tunisie-exasperee-par-les-atermoiements-de-lunion-europeenne/embed/#?secret=Yx5mCMStkk#?secret=NPMUMDP9mq" data-secret="NPMUMDP9mq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le protocole d’accord comprend cinq piliers clés : la stabilité macroéconomique, l’économie et le commerce, la transition énergétique verte, les contacts entre les personnes, ainsi que la migration et la mobilité.</p>



<p>Dans le cadre du premier pilier du protocole d’accord, portant sur la stabilité macroéconomique, ce programme sera mis en œuvre par le biais d’un appui budgétaire. Cela implique un transfert financier direct de l’UE vers le Trésor tunisien pour aider le gouvernement tunisien dans ses efforts visant à parvenir à une croissance économique stable et inclusive pour ses citoyens.</p>



<p>L’UE et la Tunisie restent déterminées à travailler en collaboration pour mettre en œuvre simultanément les cinq piliers du protocole d’accord, en relevant les défis communs dans un esprit de solidarité, de respect mutuel et un partenariat fondé sur l&rsquo;égalité, souligne le ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>Pour rappel, le 16 juillet, le président de la république Kaïs Saïed, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte ont assisté à une cérémonie de signature du protocole d’accord susmentionné au Palais de Carthage.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uRkNQiJTXo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/">Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/embed/#?secret=Olygefr8oz#?secret=uRkNQiJTXo" data-secret="uRkNQiJTXo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/rechauffement-des-relations-entre-la-tunisie-et-lue/">Réchauffement des relations entre la Tunisie et l&rsquo;UE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pour la paix à Gaza, ne regardez pas vers l’Europe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/pour-la-paix-a-gaza-ne-regardez-pas-vers-leurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 09:38:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des divisions rancunières donnent à l’Europe une apparence faible et sans importance sur la scène internationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/pour-la-paix-a-gaza-ne-regardez-pas-vers-leurope/">Pour la paix à Gaza, ne regardez pas vers l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De fortes divisions internes affaiblissent une fois de plus l’Union européenne (UE) et la rendent inutile en tant qu’acteur géopolitique, sur fond de montée des partis d’extrême-droite qui engagerait dans une nouvelle phase dangereuse de l’histoire.</em></strong> <em>(Illustration : Le soutien de von der Leyen à Israël a suscité la fureur en Europe. Ph. Angelos Tzortzinis/Getty Images).</em></p>



<p>Par <strong>Pankaj Mishra </strong>*</p>



<span id="more-10832042"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra.jpg" alt="" class="wp-image-10832096" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Lorsqu’Ursula von der Leyen a pris la présidence de la Commission européenne il y a quatre ans, elle a promis que l’Europe serait une puissance géopolitique. Et, alors que les membres de l’UE se sont unis pour s’opposer à l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022, le continent semblait certainement un pilier solide d’un ordre mondial menacé par les autocraties de la Russie et de la Chine – sans parler d’autres ennemis. Le président français Emmanuel Macron a rapidement commencé à parler de <em>«l’autonomie stratégique»</em> de l’Europe, en partie pour se prémunir contre la réélection de Donald Trump en 2024.</p>



<p>Mais la Russie a mieux survécu à la guerre que prévu. Les querelles entre dirigeants européens et américains menacent l’aide cruciale à l’Ukraine. Les chances de Trump sont en hausse. Et l’Europe ressemble désormais moins à un rempart démocratique contre le populisme trumpiste qu’à un tremplin à celui-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des fiascos en série</h2>



<p>La confusion, la division et la maladresse des dirigeants bruxellois sont en partie responsables de cette situation. Von der Leyen mérite sa part de critiques. Elle s’est rendue en Tunisie en juillet avec le Premier ministre italien de droite Giorgia Meloni pour signer un accord douteux avec Kaïs Saïed, le payant effectivement pour empêcher les migrants de traverser la Méditerranée. Non seulement Saïed est revenu sur sa décision, mais le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a dénoncé l’accord comme étant <em>«unilatéral».</em></p>



<p>Pendant ce temps, le président du Conseil européen, Charles Michel, a tenté de rétablir la paix entre les dirigeants arméniens et azerbaïdjanais en juillet. En quelques semaines, l’Azerbaïdjan a procédé au nettoyage ethnique de 100&nbsp;000 Arméniens de son territoire. L’Europe, dépendante du pays agresseur pour son gaz naturel, n’a pas agi.</p>



<p>Plus récemment, la guerre à Gaza a encore davantage mis en lumière la désunion fondamentale de l’UE. Six jours après l’attaque du Hamas contre Israël début octobre, von der Leyen a effectué une visite imprévue à Jérusalem et a déclaré la solidarité inconditionnelle de l’Europe avec Israël. Collègues et rivaux, dont Michel et Borrell, ont émis des critiques exaspérées. Des centaines de personnes salariées de l’UE ont signé une lettre commune protestant contre son incapacité à demander à Israël de respecter le droit international dans sa réponse à l’attaque du Hamas.</p>



<p>Dans une erreur parallèle, le commissaire européen à l’élargissement, Oliver Varhelyi, a annoncé sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter, la suspension de 691 millions d’euros d’aide de l’UE à l’Autorité palestinienne. Paris, Dublin et Madrid se sont immédiatement plaints de ce qu’ils considéraient comme une punition collective infligée aux Palestiniens pour les crimes du Hamas. Après quelques heures chaotiques, Borrell promettait à l’AP davantage d’aide plutôt que moins.</p>



<p>De tels fiascos pourraient vraisemblablement être imputés à un manque de coordination. Mais des responsables tels que Varhelyi et von der Leyen ne font peut-être que canaliser les principaux courants politiques de leur pays d’origine. Varhelyi a été nommé à son poste par le Premier ministre autoritaire hongrois Viktor Orban, qui se trouve être le plus proche allié européen du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le mentor politique de Von der Leyen est l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel, qui a déclaré que la sécurité d’Israël était une <em>«Staatsräson»</em>, ou raison d’État, pour son pays.</p>



<p>L’Allemagne a bloqué d’autres tentatives européennes visant à appeler conjointement à un cessez-le-feu à Gaza, même si Macron a des raisons politiques intérieures impérieuses pour le faire et même si le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez accuse désormais Israël de meurtres aveugles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incohérences, antagonismes &nbsp;et divisions cruciales &nbsp;</h2>



<p>Le tableau général de l’incohérence est aggravé par l’accentuation des antagonismes gauche-droite avant les élections au Parlement européen de l’été prochain, ce qui explique en partie pourquoi l’Italie et l’Espagne ont échangé des insultes extraordinaires la semaine dernière.</p>



<p>De telles divisions rancunières donnent à l’Europe une apparence faible et sans importance sur la scène internationale. Israël dénonce désormais ouvertement les dirigeants espagnols, belges et irlandais comme des <em>«partisans du terrorisme»</em>.</p>



<p>La semaine dernière, à l’aéroport de Doha, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a attendu près d’une demi-heure sous un soleil de plomb à la porte de son avion avant qu’un jeune ministre qatari n’arrive pour le recevoir. Lors du sommet climatique COP28 à Dubaï, aucun dirigeant arabe n’était disponible pour la table ronde proposée par Macron pour discuter de la guerre à Gaza.</p>



<p>Plus tôt cette année, les autorités chinoises ont ostensiblement rabaissé von der Leyen lorsqu’elle a accompagné Macron beaucoup plus accommodant lors d’une visite d’État en Chine. La Chine et la Russie (et d’autres pays non occidentaux) ne respecteront l’Europe en tant que force géopolitique que si elle parle d’une seule voix, idéalement en phase avec les États-Unis.</p>



<p>Mais à mesure que les partis extrémistes progressent à travers l’Europe, l’intérêt de parler et d’agir de concert n’est plus aussi évident. L’alarmisme autour de la migration, des musulmans et du changement climatique pourrait propulser des démagogues, de la Grèce aux Pays-Bas, au Parlement européen l’année prochaine. Une victoire de Trump en novembre pourrait être le signe d’une domination de l’Occident démocratique par l’extrême droite.</p>



<p>Le monde s’engagerait alors dans une nouvelle phase dangereuse de l’histoire. Et ceux qui ont encore un espoir de démocratie pourraient finir par aspirer à moins d’unité européenne qu’à plus.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2023-12-06/gaza-crisis-europe-s-political-infighting-will-limit-its-geopolitical-influence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>. </p>



<p>* <em>Chroniqueur. Son livre le plus récemment s’intitule ‘‘Run and Hide’’ (Cours et cache-toi).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/pour-la-paix-a-gaza-ne-regardez-pas-vers-leurope/">Pour la paix à Gaza, ne regardez pas vers l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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