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	<title>Archives des Utique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Utique - Kapitalis</title>
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		<title>A la découverte des synergies tuniso-françaises à Bizerte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 06:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une délégation de la CCITF) a effectué une visite à Bizerte pour prendre connaissance des synergies industrielles franco-tunisiennes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/14/a-la-decouverte-des-synergies-tuniso-francaises-a-bizerte/">A la découverte des synergies tuniso-françaises à Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 13 février 2026, une délégation conduite par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a effectué une visite dans le gouvernorat de Bizerte pour prendre connaissance et mettre en exergue les synergies industrielles franco-tunisiennes dans cette région.</em></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18358522"></span>



<p>Première étape à Utique, au sein des sociétés Elec’Recyclage et DID Recyclage. Implanté en Tunisie depuis 2008, le groupe Elec’Recyclage s’est imposé comme un acteur majeur de l’économie circulaire. Sa filiale DID Recyclage, dédiée aux déchets industriels dangereux, illustre la montée en gamme des solutions environnementales proposées aux industries exportatrices. Une démonstration concrète d’un savoir-faire structuré autour des normes internationales et du développement durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Adapter les dispositifs aux besoins des unités industrielles</h2>



<p>Cap ensuite sur la zone industrielle d’El Azib pour la visite du site tunisien de BIC. Créée en 2013 grâce à un investissement de 12 millions d’euros, l’unité produit des instruments d’écriture destinés aux marchés internationaux. Forte de plus de 500 collaborateurs, dont 60 % de femmes, l’entreprise poursuit aujourd’hui un ambitieux programme d’extension. En parallèle, le Pôle de compétitivité de Bizerte a présenté son projet de certification ISO 14001, renforçant l’attractivité environnementale du parc industriel.</p>



<p>La délégation s’est ensuite rendue à Zarzouna pour découvrir Interstrap, spécialisée dans la maroquinerie industrielle, et Lift &amp; Lash, fabricant de textiles techniques pour le levage, filiale du groupe français PMS Industrie. Deux entreprises illustrant la diversité et l’ancrage international du tissu industriel bizertin.</p>



<p>Cette visite avait pour objectif d’identifier précisément les besoins des unités industrielles afin d’adapter des dispositifs d’accompagnement efficaces. Investissement, modernisation technologique, transition environnementale et soutien à l’export figuraient parmi les priorités évaluées. La démarche, résolument pragmatique, reposait sur l’écoute, le diagnostic et l’action, au plus près des réalités du terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partenariat institutionnel et coopération bilatérale</h2>



<p>La délégation de la CCITF était conduite par le président Khelil Chaibi, entouré d’une équipe renforcée de hauts cadres de l’ambassade de France en Tunisie, mobilisés sous la houlette de l’ambassadrice Anne Guéguen.</p>



<p>Cette forte présence institutionnelle a conféré à la visite une portée stratégique, illustrant la solidité du partenariat franco-tunisien et l’engagement en faveur du développement industriel régional. Au-delà du symbole, elle a réaffirmé que la coopération bilatérale demeure essentielle pour stimuler l’investissement, l’innovation et la compétitivité des entreprises à Bizerte.</p>



<p>La journée s’est conclue dans un hôtel de la place par une rencontre institutionnelle réunissant les principaux acteurs publics et privés du gouvernorat.</p>



<p>Arnaud Guigné, chef du service économique régional, a brossé un panorama dense des relations historiques, économiques et culturelles qui unissent la France et la Tunisie. Axant son intervention sur les échanges commerciaux bilatéraux, il a étayé son propos par des chiffres révélateurs de l’ampleur du partenariat.</p>



<p>Le volume des échanges entre les deux pays atteint ainsi 12 milliards d’euros, soit près de 20 % du produit intérieur brut tunisien. Un niveau qui illustre l’intensité et la structuration des flux commerciaux entre les deux rives. Il a également souligné que la balance commerciale affiche un déficit d’environ 1,8 milliard d’euros pour la France.</p>



<p>Dans ce paysage économique, la France demeure le premier client de la Tunisie et son troisième fournisseur, confirmant son rôle central dans les équilibres commerciaux du pays. Par ailleurs, quelque 1 600 entreprises à participation française, recensées par la Foreign Investment Promotion Agency (Fipa), opèrent en Tunisie, représentant près de 77 000 emplois en 2022. Autant d’indicateurs qui témoignent de la profondeur et de la solidité d’un partenariat stratégique appelé à se renforcer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18358556" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/CTFCI-Bizerte2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Facturation électronique et modernisation économique</h2>



<p>Le marathon de cette dense journée a été couronné par l’intervention de Mustapha Mezghani, directeur général de la Technopole de Sfax et ancien PDG de Tunisia TradeNet, venu éclairer l’assistance sur les enjeux de la facturation électronique.</p>



<p>Il a présenté le processus de la facturation électronique : émission via une plateforme agréée, transmission sécurisée à l’administration fiscale, validation numérique et archivage garantissant traçabilité et intégrité. Ce système dématérialisé réduit erreurs et délais, tout en renforçant transparence et lutte contre la fraude. L’adhésion des entreprises est essentielle. Si les grandes structures sont prêtes, les PME devront moderniser leurs outils et former leurs équipes. Coûts, résistance au changement et besoin d’accompagnement constituent des défis, mais la réforme demeure un levier majeur de modernisation et de crédibilité économique.</p>



<p>Une discussion enrichissante a suivi la présentation, marquée par une participation active de l’assistance. Plusieurs intervenants ont exprimé leurs préoccupations quant aux implications concrètes de cette loi, soulevant des questions relatives aux délais d’application, aux coûts d’adaptation et à l’accompagnement prévu pour les entreprises.</p>



<p>À une question posée à M. Mezghani en marge de la réunion sur sa conviction envers la facturation électronique, il a répondu que, bien qu’il ait été l’un des promoteurs de cette initiative sous le ministre des Finances feu Slim Chaker, il garde son enthousiasme, mais il faut lui laisser assez de temps pour bien préparer le terrain à son application.</p>
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		<title>Drame à Bizerte &#124; 3 morts et 4 blessés dans un accident à Utique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Aug 2025 22:35:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[camion]]></category>
		<category><![CDATA[morts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois personnes sont décédées suite au renversement d’un poids lourd, ce samedi 9 août 2025 , à Utique à Bizerte. Selon une source de la protection civile citée par l&#8217;agence Tap, le conducteur du camion chargé de charbon a perdu le contrôle de son véhicule qui s&#8217;est renversé sur une voiture qui était garée devant...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Trois personnes sont décédées suite au renversement d’un poids lourd, ce samedi 9 août 2025 , à Utique à Bizerte.</strong></em></p>



<span id="more-17189710"></span>



<p>Selon une source de la protection civile citée par l&rsquo;agence Tap, le conducteur du camion chargé de charbon a perdu le contrôle de son véhicule qui s&rsquo;est renversé sur une voiture qui était garée devant un restaurant de la place.</p>



<p>Quatre personnes ont également été blessées dans cet accident et ont été transportées à l’hôpital local. Leur état est stable, affirme par ailleurs la même source.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Sur les traces de l’histoire et du patrimoine de Bizerte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/sur-les-traces-de-lhistoire-et-du-patrimoine-de-bizerte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 06:37:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Ghar El Melh]]></category>
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		<category><![CDATA[Houcine Jaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Dougui]]></category>
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		<category><![CDATA[Rafraf]]></category>
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		<category><![CDATA[Utique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un livre collectif, paru récemment, aborde le passé de Bizerte et son patrimoine matériel et immatériel. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/sur-les-traces-de-lhistoire-et-du-patrimoine-de-bizerte/">Sur les traces de l’histoire et du patrimoine de Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour évoquer l’évolution historique d’une ville et les différentes composantes de son patrimoine, trois formats sont généralement choisis pour les publications&nbsp;: la monographie, l’article qui aborde un sujet précis et les actes d’une rencontre scientifique. S’inscrivant hors de ces traditions, un livre, paru récemment chez Nirvana (en coédition avec l’Association de Sauvegarde de la Médina de Bizerte) aborde le passé de Bizerte et son patrimoine matériel et immatériel selon un format original, celui de la mise ensemble de contributions apportées par de nombreux auteurs, à maintes occasions très étalées dans le temps.</em></strong></p>



<p><strong>Houcine Jaïdi *</strong></p>



<span id="more-16815512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg" alt="" class="wp-image-16815517" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>A cette particularité de la genèse de l’ouvrage s’ajoutent d’autres caractéristiques dont le cadre de la présentation initiale des travaux.</p>



<p>L’ouvrage, publié en arabe, au mois d’avril dernier, a pour titre ‘<em>’Bizerte, l’histoire et le patrimoine</em>’’. Le sous-titre indique qu’il s’agit de textes revus et introduits par le Pr Noureddine Dougui, universitaire spécialiste de l’histoire contemporaine de la Tunisie, qui avait déjà signé, il y a 25 ans, avec trois autres auteurs, un ouvrage publié par l’ASM de Bizerte.**</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un fruit remarquable du travail associatif</h2>



<p>Dans le nouveau livre, le lecteur trouve 49 contributions signées par 27 auteurs parmi lesquels 12 ont plus d’une étude dans l’ouvrage. De ce point de vue, la palme revient au regretté Hédi Bouaita dont les six textes témoignent, de nouveau et à titre posthume, de sa brillante contribution à l’étude et à la documentation des monuments historiques de Bizerte et de sa trame urbaine.</p>



<p>Tous les textes réunis dans l’ouvrage sont des contributions aux rencontres annuelles organisées par l’ASM de Bizerte, depuis 1987, avec une régularité qui ne s’est pas démentie jusqu’en 2010 et qui a repris depuis 2022 après une longue interruption due aux aléas de la vie politique nationale et locale. Ils ont pour objets l’histoire et le patrimoine de la ville, matériel surtout mais aussi immatériel, pour une part moindre. Si toutes les participations aux assises annuelles dédiées par l’ASM à l’histoire de la ville n’ont pas été publiées dans l’ouvrage, celui-ci n’en constitue pas moins un florilège hautement instructif.</p>



<p>Avec cet ouvrage, l’ASM de Bizerte, fondée&nbsp;en 1979, assurera, sans doute, une meilleure diffusion à des textes précieux qui n’avaient été publiés que dans le cadre de brochures à diffusion surtout interne. Le mérite n’est pas mince tant les études et les témoignages sont de bonne facture et souvent très originaux de par les sources qu’ils mobilisent ou les approches qui les distinguent. Il s’ajoute à d’autres actions remarquables de l’ASM dont, par exemple, le réaménagement des aquariums abrités par le fortin de Sidi El Henni, avec toujours, en filigrane, un clin d’œil pour le lien viscéral de la ville avec la mer.</p>



<p>A l’échelle nationale, ces actions s’inscrivent dans le mouvement engagé, avec plus ou moins de bonheur mais toujours louable, des ASM, depuis la création de celle de Tunis en 1967, dans le double but de préserver et de mettre en valeur le patrimoine (jusqu’à son inscription au patrimoine mondial, dans certains cas) d’une part et de se l’approprier d’autre part face au pouvoir tentaculaire des autorités centrales. L’effort assidu de l’ASM de Bizerte est d’autant bienvenu que le patrimoine monumental de la vieille ville, comme celui de la ville moderne, est, mis à part quelques exceptions, n’a pas les faveurs des institutions officielles en charge des biens culturels.</p>



<p>Il est à noter qu’une autre planche de salut vient d’être offerte au patrimoine de la ville par l’Armée nationale qui a inauguré, à Bizerte, il y a près de deux ans, un Musée de la Marine Tunisienne, très riche en objets et en documents dont beaucoup intéressent le patrimoine maritime de Bizerte et de sa région. Ce joyau, original jusqu’au cadre insolite qui l’héberge, a comblé l’absence incompréhensible et indéfendable de musées (de quelque nature que ce soit) dans la ville de Bizerte qui était, à cet égard, un cas assez singulier, compte tenu de la concentration incessante des musées tout le long du littoral tunisien, particulièrement bien doté en la matière par rapport aux régions intérieures du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;économie de l’ouvrage, reflet de plusieurs considérations</h2>



<p>Noureddine Dougui a judicieusement organisé l’ouvrage en 11 sections dont chacune regroupe de 3 à 6 contributions qui embrassent divers aspects de l’évolution historique de la ville, à travers les âges, en considérant le peuplement, l’économie, l’équipement monumental et la contribution des Bizertins au mouvement national, à la vie syndicale et à la bataille qui a conduit à l’Évacuation des forces armées françaises en 1963. Par son introduction et sa conclusion très éclairantes ainsi que par la riche illustration très souvent inédite qu’il a réunie, l’historien a apporté des contributions essentielles qui s’ajoutent aux études qu’il a signées.</p>



<p>Toutes les époques historiques sont traitées dans l’ouvrage. Mais le lecteur relève, de prime abord, que la Préhistoire n’a pas été abordée. Cela ne signifie évidemment pas que la région de Bizerte n’a pas livré des vestiges préhistoriques. Des vestiges de cette catégorie ont d’abord été répertoriés dans les deux séries de l’<em>Atlas</em> <em>Archéologique de la Tunisie</em> dont la publication s’est étalée de 1882 à 1932. En 1985, l’un des premiers fascicules de cet <em>Atlas</em> a été consacré à la région de Bizerte où 35 gisements ont été répertoriés y compris dans les environs immédiats de la ville. La primauté chronologique de la région en matière d’actualisation des données s’est confirmée, de nouveau, avec la publication, en 1998, de la première notice de <em>La Carte Nationale des Sites et des Monuments Historiques</em>, consacrée à la zone de l’Oued Sejnane.</p>



<p>Mais, comme tous les sites qui ont connu une occupation humaine continue et marquée de surcroît par de nombreuses destructions/reconstructions, la ville de Bizerte n’a pas révélé aux archéologues des témoignages conséquents remontant aux temps préhistoriques. Il n’en reste pas moins qu’une présentation (souhaitable dans de futures publications de l’ASM), de l’ensemble des données qui concernent la Préhistoire de la région de Bizerte éclairera l’occupation humaine d’avant les Phéniciens.</p>



<p>Dans l’ouvrage, la revue du passé de la ville s’arrête à l’Évacuation de Bizerte par les troupes françaises le 15 octobre 1963. Ainsi, l’histoire contemporaine de la ville n’a pas été traitée pour la durée de deux générations suivantes. Ce choix rappelle celui qui a été retenu pour l’ouvrage publié en 2000. Assurément, il s’explique, dans les deux cas, d’abord par la rareté de la documentation accessible mais aussi par le manque de recul nécessaire au travail serein de l’historien. Ces deux contraintes devraient s’estomper avec le temps, ce qui ouvrira la porte à des études s’intéressant au passé proche et pourquoi pas au temps présent examiné à la loupe des historiens.</p>



<p>Sur les 49 contributions publiées dans l’ouvrage, l’Antiquité, qui représente près de la moitié de l’histoire générale de la Tunisie, n’est représentée que par 4 textes soit moins de 10% du total. Cette portion congrue s’explique largement par la destruction des vestiges antiques, leur ensevelissement sous les couches postérieures du bâti ou leur remploi surtout lorsqu’il s’agit de pierre de taille ou d’éléments réutilisés dans le décor architectonique de certains monuments de l’époque islamique.</p>



<p>Il est vrai aussi que les textes anciens (littéraires et épigraphiques) et les vestiges antiques préservés (découverts, pour la plupart, fortuitement, lors des grands travaux entrepris à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle et au début du XX<sup>e</sup> siècle) sont, malgré l’originalité et la grande importance de certains documents, rares au total. Mais de nouvelles découvertes archéologiques ne sont pas à exclure.</p>



<p>Une ville qui compte parmi les premières fondations phéniciennes du pays, puis colonie romaine depuis l’époque de Jules César, soit donc l’une des plus vielles créations urbaines de la Tunisie à l’époque romaine, puis grand port d’exportation à la même époque comme en témoigne une mosaïque de la Place dite des Corporations à Ostie, l’avant-port de la Rome antique, devait être dotée de monuments en rapport avec sa taille qui ne devait pas être négligeable.</p>



<p>Malgré toutes les destructions subies, certains monuments antiques pourraient avoir gardé des traces lisibles dans les couches profondes du sol de la ville. Seule la recherche archéologique préventive, dûment conduite, permettrait la mise au jour de ces traces archéologiques.</p>



<p>Par ailleurs la prospection méthodique des fonds marins tout le long du littoral bizertin ne manquera pas de révéler de nombreux témoignages des activités maritimes qu’il a connues pendant plusieurs millénaires. Mais force est de constater que l’archéologie préventive (qui est aux antipodes des découvertes fortuites) et les recherches archéologiques subaquatiques qui ont permis, sous d’autres cieux, de réaliser des découvertes aussi nombreuses que décisives, sont encore embryonnaires dans notre pays pour des raisons qui tiennent aux ressources humaines et matérielles mais aussi aux cadres organisationnels.</p>



<p>Avec 4 contributions, l’histoire médiévale n’est pas mieux lotie que l’histoire ancienne. Cette proportion, qui s’explique largement par la rareté des sources, reflète la marginalisation de la ville après la conquête arabe. Mais pour le Moyen-Âge, l’archéologie préventive pourrait révéler de nouveaux documents.</p>



<p>Une multitude de monuments et la richesse de la documentation littéraire, épigraphique et archivistique expliquent la part prise, dans l’ouvrage, par les époques moderne et contemporaine qui totalisent respectivement 15 et 26 études. Mais ces nombres sont à attribuer aussi au développement particulier, pour l’ensemble de la Tunisie, des études relatives aux deux époques. Ajoutons que, pour l’époque contemporaine, les perspectives d’étude sont potentiellement bien grandes. Tel est le cas, par exemple, de l’étude du bâti (original et fragilisé) de l’époque du Protectorat peu présente dans l’ouvrage alors qu’elle connaît en Tunisie, depuis quelques décennies, un développement remarquable, particulièrement pour ce qui concerne la ville de Tunis. Ce nouvel engouement est nourri par la conviction que le patrimoine de l’époque du Protectorat français est tout autant tunisien que celui de toute autre époque et qu’il est aussi chargé de mémoire post-coloniale.&nbsp;&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QSEcdi6mt5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/24/tunisie-bizerte-a-besoin-de-plus-quun-pont/">Tunisie : Bizerte a besoin de plus qu’un pont</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Bizerte a besoin de plus qu’un pont » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/24/tunisie-bizerte-a-besoin-de-plus-quun-pont/embed/#?secret=JIshkSQ3gq#?secret=QSEcdi6mt5" data-secret="QSEcdi6mt5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La mer, naturellement au centre du livre</h2>



<p>De l’Antiquité à l’époque contemporaine, les études regroupées dans le livre promènent le lecteur dans des sujets très variés mais où la mer est toujours présente, souvent de manière directe et pour le moins en arrière-plan qui explique l’histoire et le patrimoine dans ses différentes composantes. Faut-il s’en étonner quand on sait à quel point l’histoire de Bizerte a été étroitement liée aux activités maritimes tant civiles que militaires ?</p>



<p>Du choix du site par les Phéniciens jusqu’à l’aménagement des bases navale et aérienne ainsi que la création de l’Arsenal sous le Protectorat français, en passant par les descriptions émerveillées des géographes et des voyageurs arabes, le duel hispano-ottoman du XVI<sup>e </sup>siècle, l’apogée de la course au XVII<sup>e</sup> et la curiosité souvent intéressée des voyageurs européens, la mer et l’exceptionnel système lacustre commandé par Bizerte ont constitué, pour la ville, un ancrage essentiel.</p>



<p>Comme pour sceller, dès le départ et à jamais, le rapport organique entre la ville et le milieu aquatique, le nom antique de la ville, <em>Hippo Diarrhytus</em> dont découle son appellation depuis le Moyen Âge, précisait dans sa deuxième composante (qui est grecque, occurrence rarissime dans la toponomie antique de la Tunisie) que la ville était <em>«traversée par les flots»</em> dans une allusion claire au canal à deux branches qui la reliait au Lac de Bizerte.</p>



<p>Si ce lien fort entre Bizerte et la mer, appuyé dans l’Antiquité par la fameuse légende du dauphin, peut se retrouver ailleurs en Tunisie, certaines particularités sont typiquement bizertines, comme le souligne Noureddine Dougui dans la conclusion de l’ouvrage. Dans ce même cadre, l’historien a souligné le fait que les activités maritimes qui ont tant donné à Bizerte n’ont pas, pour des raisons bien expliquées, engendré une capitalisation locale des richesses, qui aurait pu donner naissance à des élites socio-économiques de poids.</p>



<p>A ces considérations s’ajoute le fait que Bizerte a, depuis l’Antiquité, très probablement pâti de la concurrence de centres urbains non éloignés tels que Utique si importante durant l’histoire ancienne et les villes du <em>«Sahel de Bizerte»</em> (Ghar El Melh, Rafraf et Ras Jebel) satellisées par Tunis depuis l’époque moderne.</p>



<p>Pour la publication de ce beau et bon livre, les mérites de l’ASM de Bizerte, du Pr. Dougui et des Éditions Nirvana sont aussi évidents que louables. Mais s’il est donné à l’ouvrage de connaître une deuxième édition, le lecteur appréciera la contextualisation des communications en rappelant la date où elles ont été présentées pour la première fois, la confection d’<em>indices</em> (noms propres, noms géographiques et matières) qui faciliteront l’exploitation du contenu de l’ouvrage. Une meilleure valorisation de la richissime documentation photographique nécessitera l’utilisation, au moins partielle, d’un papier au grammage adéquat.&nbsp;</p>



<p>Comme tous les savoirs scientifiques, la connaissance historique progresse surtout par les apports cumulés grâce aux recherches limitées à des sujets précis, qui permettent, le moment venu, d’élaborer de vastes synthèses.</p>



<p>Nul doute que l’ouvrage, qui est l’objet de ces lignes, constitue, autant par les résultats qu’il offre aux lecteurs que par les nombreux questionnements qui y sont formulés ici et là, une contribution majeure à la quête du long passé de Bizerte et des composantes de son riche patrimoine matériel et immatériel.</p>



<p><em>* Historien universitaire.</em></p>



<p><em>** Noureddine Dougui, Hédi Bouaita, Abdelouahed Braham et Mourad Ben Jaloul, Bizerte, identité et mémoire, Bizerte, Association de Sauvegarde de la Médina de Bizerte, 2000. Une traduction en arabe de l’ouvrage, signée par Hamadi Sahli, a été publiée en 2006.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W3ItdGlK0p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/bizerte-un-moteur-de-croissance-de-la-region-nord-etouffe/">Bizerte : un moteur de croissance de la région nord étouffé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bizerte : un moteur de croissance de la région nord étouffé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/bizerte-un-moteur-de-croissance-de-la-region-nord-etouffe/embed/#?secret=k9aRdp8naX#?secret=W3ItdGlK0p" data-secret="W3ItdGlK0p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La sauterelle à nos portes &#124; Les enseignements du passé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/la-sauterelle-a-nos-portes-les-enseignements-du-passe/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 08:01:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La sauterelle, connue depuis des millénaires en Tunisie et en Afrique, était toujours considérée comme un fléau «avorteur» et menaçant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>De petits groupes de criquets pèlerins ont été récemment aperçus dans le sud de la Tunisie, suite aux vents du sud ayant soufflé sur la région, a fait savoir</strong></em><em><strong> </strong></em><strong><em>le ministère de l’Agriculture dans un communiqué publié &nbsp;le 14 mars 2025, ajoutant que les opérations de surveillance et de suivi se poursuivent et que </em><em>«la situation est sous contrôle»</em><em>. Occasion pour parler de ce fléau que notre pays connaît depuis des millénaires comme en témoigne la recherche historique, évoquée ici par l’auteur.</em></strong> &nbsp;</p>



<p><strong>Hédi Fareh *</strong></p>



<span id="more-15981336"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh.jpg" alt="" class="wp-image-15981414" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La sauterelle était toujours considérée comme un fléau&nbsp;<em>«avorteur»</em> et menaçant. Tous les pays tropicaux et subtropicaux en souffraient périodiquement. Les vagues ravageant de sauterelles causèrent des pertes matérielles très importantes. Les sources grecques, latines et arabes nous ont laissé une matière assez riche concernant le grand nombre d’invasions qui étaient, le plus souvent, suivies de famines et d’épidémies décimant les régions envahies par les acridiens.</p>



<p>Les recherches actuelles ont montré que presque tout le continent africain, à l’exception des parties centrales, boisées et humides, était soumis aux invasions de la sauterelle. On en distinguait plusieurs espèces. Les acridiens migrateurs appartiennent à la famille des Orthoptères sauteurs, qui comprend les <em>locustides</em> (ou sauterelles) et les <em>acrides</em> (ou criquets). Parmi les <em>locustides</em>, on ne compte aucune espèce nuisible. Quant à la famille des <em>acrides</em>, elle comprend deux types&nbsp;: les grands migrateurs et les petits migrateurs (Direction générale de l’Agriculture, «Les sauterelles», <em>Revue Tunisienne</em>, 1915, p. 155-190).</p>



<p>Les espèces dont les invasions étaient à redouter dans l’Afrique du Nord incarnaient le criquet pèlerin et le criquet marocain. Ce dernier type concernait surtout le Maroc et la partie occidentale de l’Algérie. La Tunisie, elle, subissait surtout l’invasion du criquet pèlerin, qui concernait la plus grande partie de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe méridionale, l’Italie en l’occurrence.</p>



<p>La vie larvaire et nymphale du criquet connaît six périodes. À partir de la 4<sup>e</sup> période, qui dure entre 7 et 8 jours, c’est-à-dire du 18<sup>e</sup> ou 20<sup>e</sup> jour au 26<sup>e</sup> ou 27<sup>e</sup> jours après la naissance, les criquets montrent la plus grande activité et la plus grande voracité et forment les colonnes les plus redoutées dévastant tout sur leur passage. Pendant la 5<sup>e</sup> période, les criquets seront de plus en plus dangereux et ils forment des fois des colonnes de 4 et 5 Km de front sur 20 à 30 Km de profondeur, dévastant tout sur leur passage. Au cours de la 6<sup>e</sup> période, entre le 45<sup>e</sup> et le 50<sup>e</sup> jour, la mobilité et la voracité du criquet atteignent le maximum de développement&nbsp;: les colonnes parcourent jusqu’à 2 Km par jour et causent des dégâts considérables.</p>



<p>Contrairement aux jeunes, les criquets plus âgés montrent une voracité extraordinaire puisqu’un criquet pourrait manger l’équivalent de son poids, soit deux grammes par jour. Les criquets dévorent l’herbe. Mais les arbustes et les arbres les plus élevés n’en sont pas épargnés&nbsp;: les criquets ravagent les feuilles, l’écorce et les jeunes rameaux. Toutes les plantes cultivées, surtout les plus tendres d’entre elles, constituent une nourriture de prédilection pour le criquet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les témoignages historiques et archéologiques</h2>



<p>Les contrées de l’Afrique du Nord étaient sous la menace de nuages de sauterelles avant et pendant la période romaine ainsi que pendant les périodes postérieures. L’apparition de la sauterelle est conditionnée par des phénomènes climatiques, surtout la sécheresse. En effet, c’est celle-ci qui orientait les sauterelles vers les contrées qui se trouvaient au nord du Sahara. Les sources anciennes confirmèrent cette constatation (Strabon, <em>Géo</em>., XVII, 3, 10).</p>



<p>Nos références littéraires sur la sauterelle en Afrique sont, en effet, très anciennes. Nous savons, par l’intermédiaire d’Hérodote (<em>Histoire, </em>Livre IV), que les <em>Nasamons</em> étaient non seulement des chasseurs de sauterelles mais qu’ils étaient aussi acridophages. C’étaient des acridiens sans ailes (?) que dévoraient à satiété, d’après Discoride, les indigènes de la région de <em>Lepcis Magna</em> (des <em>Maces</em>&nbsp;?) mais qui n’étaient pas très loin des <em>Nasamons</em>.</p>



<p>En 125 avant J.-C., d’après les sources, arrivaient des colonnes de sauterelles dont les ravages atteignaient l’extrême nord de l’«<em>Africa Proconsularis</em>». En effet, l’historien tardif d’Orose (385-420 après J.-C.) nous présenta les deux cités d’Utique et de Carthage dévastées par les sauterelles (Orose, <em>Historia contra pagano</em>, V, II, 1-3).</p>



<p>Diodore de Sicile évoqua des méthodes utilisées par les habitants de l’Afrique orientale pour chasser la sauterelle.&nbsp; Pline l’Ancien (Pline l’Ancien, <em>Histoire naturelle,</em> VIII, 104), en se référant à Varron, nous informa que des Africains durent abandonner leur ville ou territoire après une invasion acridienne. Il parla aussi de la nature de la sauterelle, de sa reproduction, de sa ponte, de ses nuées et de ses ravages ainsi que des méthodes de lutte contre elle (Pline l’Ancien<em>,</em> XI, 101).</p>



<p>Pour l’Antiquité tardive, Synésios de Cyrène (<em>Lettres</em>, XLI-XLII) évoqua une invasion de sauterelle infestant la Cyrénaïque en 411-412 ap. J.-C. La catastrophe cyrénéenne pourrait toucher les provinces africaines eu égard à la proximité géographique des deux contrées.</p>



<p>Pour la période byzantine, le poète africain Corippus (auteur d’un poème, la <em>Johannide</em>, en huit chants et de 4700 vers) mentionna (<em>Joh., </em>II, 196- 203), plus d’une fois, le danger acridien et insista sur les effets&nbsp;des invasions de sauterelles sur l’homme et son milieu.</p>



<p>Il s’agit aussi de la sauterelle dans d’autres sources littéraires que nous n’avons pas pu consulter. L’épigraphie nous informe sur la catastrophe acridienne. Nous avons inventorié au moins cinq textes épigraphiques, trouvés tous en Proconsulaire, qui témoignent de la gravité de cette calamité pendant l’époque romaine. Le premier texte, le plus ancien, qui datait de l’année 48-49 après J.-C., était trouvé à <em>Thugga</em>. Il commémorait la carrière d’un curateur chargé de lutter contre la sauterelle. Rédigé dans la langue d’Homère, le deuxième texte (une célèbre inscription magico-religieuse trouvée dans la région de Bou Arada) avait pour but l’éloignement et la neutralisation (d’un domaine) de tous les avorteurs, y compris des essaims des criquets malfaisants.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981635" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981635" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig. 1 &#8211; Détail. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981636" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981636" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.1. </figcaption></figure>
</figure>



<p>Quant au troisième texte, il concerne une inscription (CIL, VIII, 3657), trouvée à <em>Lambaesis</em>, qui commémore le nom d’un certain <em>Lucustaruis</em>. Il s’agit probablement d’un préposé chargé – pas forcément par l’État – d’organiser la <em>«guerre»</em> contre la sauterelle à l’instar de ce <em>curator lucustae</em> de <em>Thugga</em>.</p>



<p>La sculpture romano-africaine nous fournit quelques monuments figurés où la sauterelle est présente&nbsp;; elle avait une valeur sans doute prophylactique. En la sculptant sur les monuments, le sculpteur (ou le commanditaire), voulait neutraliser ses méfaits nuisibles. Avec une valeur apotropaïque, le même insecte meuble le giron que forme la robe d’un Priape ithyphallique, d’Aïn Djeloula (l’ancienne <em>Cululis</em>) qui est aujourd’hui exposé au musée archéologique de Sousse (<strong>fig. 1</strong>).</p>



<p>En Numidie, à <em>Thamugadi,</em> il s’agit de cet insecte sur une stèle dédiée à Saturne : «<em>en représentant une sauterelle sur cette pierre dédiée à Saturne, c’est le fléau acridien dans toute son ampleur que veut neutraliser le dédicant</em>». Il en est de même pour la mosaïque où nous remarquons la présence de plusieurs ravageurs&nbsp;: criquets, grives, reptiles…</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sauterelle avorteuse des moissons </h2>



<p>Il est évident que la sauterelle, partout où elle passait, semait l’horreur et la peur, car elle était considérée comme un ennemi fatal et inéluctable pour toute sorte de récoltes.</p>



<p>En effet, la sauterelle dévorait tout ce qui se trouvait sur son passage, avec une prédilection pour les plantes vertes, tendres et délicates. De surcroît, les criquets dévoraient généralement l’herbe et notamment les petites graminées (gazon, céréales…); mais ils grimpaient aussi aux arbustes et aux arbres les plus élevés qu’ils dépouillaient de leurs feuilles, de leurs écorces et de leurs jeunes rameaux. Ils dévoraient à peu près toutes les plantes cultivées, accordant la préférence à celles qui présentaient des organes jeunes et tendres. Nous trouvons l’écho de ces lignes dans l’inscription de Bou Arada commentée plus haut.</p>



<p>Les ravages des sauterelles sont évoqués par plusieurs sources littéraires qui concernent l’Afrique du Nord, que ce soit pendant la période romaine ou les périodes postérieures (A. Saadaoui, 1982, <em>Les calamités et les catastrophes naturelles dans le Maghreb médiéval</em>). Pour la période romaine, les textes des agronomes et des naturalistes étaient assez prolixes. Pline l’Ancien, par exemple, nous informa que <em>«certains Africains avaient dû abandonner le territoire qu’ils occupaient après les ravages des sauterelles</em>». Plus tardif, Orose mit l’accent sur une invasion infestant, fort probablement, toute l’Afrique en 125 av. J.-C., atteignant même les villes côtières, Carthage et Utique, entre autres. La description de <em>Corippus</em> des ravages des criquets nous paraît très expressive montrant à la fois les ravages nocifs de l’insecte, d’un côté et la peur des agriculteurs de perdre leurs récoltes face à cette catastrophe, de l’autre&nbsp;: «<em>le cœur des paysans indécis tremble d’effroi&nbsp;: ils craignent que cet horrible fléau n’anéantisse les moissons, qu’il ne ravage les fruits délicats et les jardins verdoyants, ou ne blesse l’olivier en fleur aux tendres rameaux»</em> (<em>Joh., </em>196-203).</p>



<p>Les sources arabes parlent, elles aussi, de ravages acridiens infestant <em>l’Ifriqiya</em>. Ces données sont conformes à celles que nous devons aux sources antiques. La sauterelle dévorait les céréales, les vignobles et l’olivier, soit trois produits constituant le substrat de l’économie ancienne. En effet, en cas où les ravages de sauterelles avorteraient la récolte céréalière, la famine ou, du moins, la disette en seraient une conséquence immédiate, non seulement en Afrique, mais aussi à <em>l’Urbs</em>.</p>



<p>Habituellement, les sauterelles commencèrent leur conquête avec l’arrivée du printemps ou peu avant, c’est-à-dire vers une époque où les agriculteurs attendraient la maturité de leurs récoltes (surtout les céréales) ou pendant le bourgeonnement des plantes cultivées, surtout la vigne et l’olivier. L’arrivée des sauterelles augurait donc d’une catastrophe horrifiante.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981658" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981658" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.2. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981659" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981659" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.3. </figcaption></figure>
</figure>



<p>L’iconographie nous offre quelques représentations de la sauterelle ravageant les récoltes. Il s’agit, entre autres, de quelques mosaïques à thèmes dionysiaques montrant le dieu, souvent avec son cortège, au milieu d’un paysage dominé par des vignes chargées par leurs grappes lourdes et par des amours vendangeurs (<strong>fig. n°2</strong>). Nous avons l’impression que les mosaïstes voulaient nous dire que les vignes avaient conservé leurs grappes très lourdes, dont parlèrent plusieurs sources (Strabon, XVII, 3, 5), malgré les menaces des ravageurs (criquets, grives, lapins, etc.).</p>



<p>Dionysos, dieu du vin et de la vigne, était aussi, en Afrique, le dompteur et le vainqueur des ravageurs&nbsp;: il les neutralisa et les rendit incapables d’avorter la récolte viticole. Il nous semble aussi qu’à l’image d’Apollon en Grèce, Dionysos fut le dieu chargé de détourner la sauterelle en Afrique, pendant la domination romaine. En effet, cette hypothèse pourrait justifier cette représentation de la sauterelle avec le dieu Dionysos sur plusieurs tableaux de mosaïques&nbsp;: il s’agit, par exemple, de cette mosaïque ornant jadis les thermes de <em>Bir el Caïd</em>, situés légèrement au sud/sud-est de la <em>Qasba</em> de Sousse, où nous voyons, sur un champ formé d’un semis de branchages, divers personnages et animaux. En bas du champ, nous voyons, selon toujours L. Foucher, un jeune homme blond ailé. L’auteur pense qu’on a affaire à un <em>Shadrapa</em> qui s’est mis à genoux pour mieux attraper une sauterelle (<strong>fig. n°3</strong>).</p>



<p>Une autre mosaïque, trouvée à <em>Thysdrus</em> et dite <em>Grande mosaïque au Silène</em>, nous présente Silène avec des amours vendangeurs, quelques volatiles et des sauterelles, au moins quatre dont une attaque une grappe de raisin (<strong>fig. n°4 a et b</strong>). Une autre mosaïque de <em>Thysdrus</em> (conservée au Musée du Bardo) illustre le triomphe de Dionysos dans un décor de vignes. Sur cette mosaïque, nous pouvons aisément voir, de par le dieu, le cortège et les amours, quelques ravageurs (sauterelles, grives, reptiles, lapins).</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981669" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981669" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.4. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981668" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981668" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.5. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les sauterelles répandaient famines et épidémies</h2>



<p>Certes, l’homme saharien trouva dans la sauterelle un repas gratuit et abondant couvrant une période assez longue (après sa préparation, la sauterelle peut être consommée même après six ou sept mois (Hérodote, <em>Histoire, </em>Livre IV)). Mais, les criquets, avant d’être consommés, avaient déjà tout dévoré sur le passage. Devant une telle situation, les Romains n’hésitaient pas à recourir aux livres sibyllins, par crainte de la famine (Pline l’Ancien, XI, 105).</p>



<p>En plus de la famine, les ravages acridiens contribuaient à l’élévation des prix qui pourraient atteindre un stade très élevé. C’était la même chose au Moyen Âge, où les sources évoquèrent les nuages de sauterelles et concomitamment la hausse des prix. Ce fut le cas, par exemple, en&nbsp;: 1136-1137, 1220-1221, 1280-1281, ainsi que dans plusieurs autres cas mais sans pouvoir fournir de précisions chronologiques (Saadaoui, <em>p. </em>78-79).</p>



<p>En fait, la famine et les disettes constituaient de véritables causes de l’apparition et de l’expansion des épidémies et peut-être même des épizooties susceptibles de transmettre la maladie à l’Homme (la <em>«peste»</em> de 125 av. J.-C. par exemple?).</p>



<p>Somme toute, il est évident que les criquets constituent une catastrophe naturelle inéluctable infestant à la fois l’homme et son milieu. Ils engendrent des catastrophes d’ordres&nbsp;:</p>



<p>&#8211; naturel (dégradation de la couverture végétale, aridification et désertification);</p>



<p>&#8211; biologique (car la sauterelle ravageait la faune entourant l’homme, surtout le bétail et même les animaux sauvages, puis l’homme lui-même par la diffusion de la famine et des épidémies incurables dues à la contagion ou à la sous-alimentation);</p>



<p>&#8211; psychologique, d’où cette appréhension de la famine, expressivement déclarée par <em>Corippus</em> (II, 198), et de la mort à tel point que l’agriculteur préférait parfois garder les semences chez soi que les ensevelir sous terre et les exposer pour une récolte non assurée. Pour cela, l’agriculteur se trouva obligé de chercher ou d’inventer des moyens lui permettant de lutter contre une telle catastrophe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment lutter contre les sauterelles ?  </h2>



<p>Homère nous enseigna sur la plus ancienne méthode utilisée pour combattre la sauterelle&nbsp;: combattre ces insectes avec des barrières de feu (Homère, <em>Iliade,</em> XXI, 12-14, t. IV, Chants XIX-XXIV). Il s’agit de la même technique décrite par Diodore de Sicile et adoptée par les habitants de l’Afrique orientale (Diodore de Sicile, III, 29, 2-3). En Cyrénaïque<em>,</em> un tel danger poussa les autorités à décréter une loi ordonnant à la population la destruction des œufs de criquets, des sauterelles adultes et bannissant très sévèrement les contrevenants (Pline l’Ancien, XI, 105-106).</p>



<p>Selon Strabon (Géographie, 3, 4, 17), les Romains de Cantabrie devaient payer une prime aux chasseurs de rongeurs. La réaction officielle est visible aussi à travers l’affectation de préposés chargés de diriger des opérations contre ce fléau qui attaquait la région surtout pendant le printemps. Ce fut le cas dans l’ancien territoire de Carthage, à Dougga où un tel danger incita les autorités de la ville à nommer un <em>cur(ator) lucustae </em>(curateur de la sauterelle) sur la <em>pertica </em>de <em>Carthage</em> en 48-49 de l’ère chrétienne.</p>



<p>À peu près 19 siècles plus tard, nous remarquons la même réaction de l’État à cette même catastrophe. En fait, <em>les mêmes causes produisant les mêmes effets, au printemps de 1932, les autorités décidèrent la constitution d’un comité local de lutte à Gabès pour arrêter une invasion acridienne menaçant de détruire l’oasis</em>.</p>



<p>D’autre part, l’onomastique nous autorise à dire qu’il y avait des préposés chargés de la lutte contre la sauterelle, éparpillés et répandus çà et là dans les régions menacées. Par exemple, le surnom de <em>Lucustarius</em>, attesté à Lambèse, pourrait se rapporter à quelqu’un qui aurait lutté contre les sauterelles.</p>



<p>Entre autres solutions adoptées par les Anciens pour lutter contre <em>le fléau acridien</em> convient-il de mentionner la magie&nbsp;? En effet les propriétaires ou les colons avaient recours à cette pratique pour protéger leurs champs et surtout pour garantir et sauver leurs moissons et les protéger des sauterelles et de toute autre catastrophe. N’était-ce pas le cas à Bou Arada où, pour neutraliser le danger acridien, on a dû demander la protection magico-divine de neuf dieux; c’était aussi le cas de <em>Furnos</em>&nbsp;où les tablettes de bronze mentionnent clairement la sauterelle.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, la sauterelle constituait, hier comme aujourd’hui, une catastrophe nécessitant une intervention officielle. Cette catastrophe s’aggrave encore quand elle s’accompagne d’une famine ou d’une épidémie.</p>



<p>* <em>Professeur à la</em> <em>Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse.</em></p>



<p><strong><em>Bibliographie</em></strong>&nbsp;:</p>



<p><strong><em>J. Desanges, 2006</em></strong><em>, «Témoignages antiques sur le fléau acridien», in J. Jouanna, J. Leclant et M. Zink ed., L’Homme face aux calamités naturelles dans l’Antiquité et au Moyen Age, Paris, p., 224.</em></p>



<p><strong><em>H. Fareh, 2017</em></strong><em>, Catastrophes naturelles, famines et épidémies en Afrique du Nord antique (146 avant J.-C. – 698 après J.-C.). Thèse de doctorat inédite, FLSH de Sousse.</em></p>



<p><strong><em>H. Fareh, 2021</em></strong><em> «Maux et fléaux en Byzacène (146 av. J.-C. /698 ap. J.-C.)». In&nbsp;: A. Mrabet (éd.), 2021, Byzacium, Byzacène, Muzaq&nbsp;: Occupation du sol, peuplement et modes de vie. Actes du VI<sup>e</sup> colloque international du Laboratoire de Recherche : «Occupation du sol, peuplement et modes de vie dans le Maghreb antique et médiéval», p. 397-423.</em></p>



<p><strong><em>N. Ferchiou et A. Gabillon, 1985</em></strong><em>, «Une inscription grecque magique de la région de Bou Arada (Tunisie), ou les 4 plaies de l’agriculture antique en Proconsulaire», dans BCTHS, ns. Fasc. 19B, p.109-125.</em></p>



<p><strong><em>Légende des figures :</em></strong></p>



<p><strong><em>Fig. 1</em></strong><em>. Priape ithyphallique (Musée de Sousse, cliché H. Fareh).</em></p>



<p><strong><em>Fig. 2</em></strong><em>. La sauterelle de Thysdrus, mosaïque conservée in situ (cliché H. Fareh).</em></p>



<p><strong><em>Fig. 3</em></strong><em>.Un jeune génie ailé essayant d’attraper une sauterelle (Musée de Sousse, cliché H. Fareh).</em></p>



<p><strong><em>Fig. 4 a et b.</em></strong><em> Mosaïque dionysiaque (Eljem) avec la représentation de la sauterelle (cliché H. Fareh).</em></p>
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		<title>Irrigation avec des eaux non traitées : Destruction de 10 hectares de cultures à Bizerte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/irrigation-avec-des-eaux-non-traitees-destruction-de-10-hectares-de-cultures-a-bizerte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 16:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[eaux non traitées]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[Salem Ben Yacoub]]></category>
		<category><![CDATA[Utique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la lutte contre l&#8217;irrigation des cultures avec des eaux usées non traitées, une campagne de contrôle a été menée dans la délégation d’Utique relevant du gouvernorat de Bizerte A l&#8217;issue de cette campagne, menée par les services de la délégation, de la municipalité, l’Autorité nationale de sécurité des produits alimentaires, les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Dans le cadre de la lutte contre l&rsquo;irrigation des cultures avec des eaux usées non traitées, une campagne de contrôle a été menée dans la délégation d’Utique relevant du gouvernorat de Bizerte</strong></em></p>



<span id="more-15130632"></span>



<p>A l&rsquo;issue de cette campagne, menée par les services de la délégation, de la municipalité, l’Autorité nationale de sécurité des produits alimentaires, les services agricoles et la garde nationale, 10 hectares de cultures ont été détruits à cause du danger que cela représente suite à une irrigation par les exploitants agricoles avec des eaux usées non traitées.</p>



<p>Le gouverneur de Bizerte Salem Ben Yacoub, qui a annoncé plusieurs campagnes dans ce sens, a indiqué que l&rsquo;objectif de ces opérations menées dans différentes zones du gouvernorat est de protéger l’environnement et de préserver la santé des citoyens :  <em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;une ligne rouge doit pas être franchie », </em>a-t-il lancé, cité dans un communiqué du gouvernorat.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Randonnée : Les îles Cani, un trésor naturel dans le golfe de Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/01/randonnee-les-iles-cani-un-tresor-naturel-dans-le-golfe-de-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 10:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Randonnée]]></category>
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		<category><![CDATA[cap Gammarth]]></category>
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		<category><![CDATA[Giuseppe Alacchi]]></category>
		<category><![CDATA[golfe de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les îles Cani sont aujourd’hui un patrimoine naturel et historique de la Tunisie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Jadis point d’arrêt des routes commerciales, avec une position stratégique au cœur de Méditerranée, les îles Cani sont aujourd’hui un patrimoine naturel et historique de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-14488569"></span>



<p>Appelées <em>«Isuli di pipi cani»</em> en sicilien, îles aux requins ou <em>«Jouzour el-klèbe»</em> en arabe, communément appelées<em> «Dzirett el-klèbe»</em>, sont de petites îles calcaires de taille inégale situées à environ 12 kilomètres au nord du cap Gammarth, non loin de la capitale Tunis.</p>



<p>Elles comprennent deux îles principales, Grande Cani et Petite Cani, et quelques formations rocheuses plus petites qui émergent des eaux cristallines.</p>



<p>Malgré leur proximité avec le continent, ces îles sont restées relativement intactes. Cela leur a permis de devenir un refuge pour de nombreuses espèces marines et terrestres, dont certaines sont rares ou menacées.</p>



<p>Les eaux environnantes sont peuplées d’une variété de poissons, de coraux et d’autres espèces marines, attirant des biologistes marins et des passionnés de plongée sous-marine du monde entier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14488616" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Iles-Cani-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Un lieu de randonnée.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Leur nom italien est lié aux requins, <em>«pipi cani»</em>, en sicilien. Les îles Cani ne sont pas seulement un sanctuaire naturel, mais elles portent également une histoire ancienne qui remonte à l’époque des Phéniciens et des Romains. Utique, la plus ancienne cité phénicienne en Afrique, fondée en 1101 av. J.-C., se trouve à quelques kilomètres de là, sur le continent. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces peuples utilisaient l’archipel comme point de référence et d’escale pour leurs routes commerciales, profitant de la position stratégique des îles. Des objets historiques, notamment des amphores et des fragments de poterie, ont été découverts à proximité, ce qui suggère que les îles étaient fréquentées par des marchands et des marins.</p>



<p>Au fil des siècles, l’archipel a également pris une certaine importance stratégique, étant donné qu’il domine l’entrée du golfe de Tunis. Cela en a fait un point d’intérêt pour les flottes navales de différentes époques, y compris les pirates méditerranéens qui trouvaient souvent refuge dans ces eaux. Une curieuse histoire entoure les Cani.</p>



<p>La grande île est surmontée d’un beau phare construit entre 1856 et 1860 lorsque le gouvernement britannique demanda au Bey de Tunis l’autorisation d’en construire un. Sadok Bey a autorisé et financé la construction d’un phare de 18 mètres de haut, faisant venir de Sicile (qui ne faisait pas encore partie de l’Italie unifiée en 1861), deux gardiens chargés d’éclairer quotidiennement ce phare : Giuseppe Alacchi de Panetlleria et Rosa Taranto d’Ustica. Les deux Siciliens ont amené avec eux du continent un ami tunisien, un certain H’mida qui était chargé de les transporter avec son bateau jusqu’au continent pour se ravitailler. Pendant longtemps, ils furent les seuls habitants de l’île.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="520" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani.jpg" alt="" class="wp-image-14488620" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani-300x195.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani-768x499.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Phare-Iles-Cani-580x377.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le phare construit par Sadok Bey au milieu du 19e siècle. </em></figcaption></figure>
</div>


<p>Le 29 janvier 1897, l’un des navires anglais faisant le commerce en Méditerranée, le Danish Prince, coule près des côtes de l’île de Cani. Giuseppe et H’mida partiront en bateau par une froide nuit d’hiver pour sauver une partie de l’équipage, qu’ils ont ramenés sur l’île. Pendant quelques jours, ils partagèrent le peu de nourriture dont ils disposaient avec les naufragés. Grâce à ce sauvetage, Sa Majesté la reine Victoria d’Angleterre a décidé d’honorer Giuseppe Alacchi pour avoir rendu service à la couronne anglaise et sauvé un grand nombre de vies humaines.</p>



<p>Peu de temps après, et grâce à la décoration reçue, Giuseppe et son épouse Rosa quitteront l’île de Cani pour s’installer sur le continent et éclairer chaque soir le phare de Sidi Bou Saïd, ville située à quelques kilomètres de Tunis. Le couple s’est ensuite installé à La Goulette, ou la Goletta, où vivait une importante communauté de Siciliens, se souvient l’universitaire et expert de la présence italienne en Tunisie, Alfonso Campisi.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’italien. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/storie_dal_mediterraneo/2024/10/31/isole-cani-tesoro-naturale-e-storico-nel-mediterraneo-tunisino_c45af129-d855-4058-8945-c2a7e845f43c.html">Ansamed</a>.</p>
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		<title>Pour un pôle multimodal dans la zone Bizerte-Utique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/pour-un-pole-multimodal-dans-la-zone-bizerte-utique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 07:25:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[port en eaux profondes]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> La Tunisie moderne a besoin pôle multimodal (services aéroportuaires, portuaires, navals, ferroviaires et routiers) dans la zone Bizerte-Utique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On ne compte plus les opportunités gaspillées et perdues qui jalonnent l’histoire de la Tunisie depuis le début de ce siècle. Et dont le résultat est cette marginalisation croissante de notre pays sur le plan international et dans sa propre sous-région que nous constatons aujourd’hui.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-13607727"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>La polémique et les doutes qui ont été à l’origine du retard dans la réalisation du projet de port en eaux profondes et d’un aéroport international digne de l’héritière de Carthage et d’un pays qui ambitionne de se classer parmi les principales destinations touristiques dans le bassin méditerranéen, semblent se terminer en queue de poisson avec la réémergence des projets d’extension de l’aéroport Tunis-Carthage qui a déjà perdu son label international et occupe un classement international peu honorable et du serpent de mer du port d’Enfidha, comme si la débâcle économique de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet, mis en exploitation le&nbsp;31 octobre 2009 et qui a du mal à décoller, ne suffisait pas.</p>



<p>Ma modeste expérience professionnelle aux Etats Unis d’Amérique, en Asie (Corée, Inde, Japon) et en Europe (Suède et Allemagne) me fait penser que la Tunisie moderne a besoin de lancer un signal fort au monde extérieur avec un méga projet de pôle multimodal (services aéroportuaires, portuaires, navals, ferroviaires et routiers) dans la zone Bizerte-Utique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zwx441bvW4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/24/tunisie-bizerte-a-besoin-de-plus-quun-pont/">Tunisie : Bizerte a besoin de plus qu’un pont</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Bizerte a besoin de plus qu’un pont » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/24/tunisie-bizerte-a-besoin-de-plus-quun-pont/embed/#?secret=Wj6XqZXrgC#?secret=zwx441bvW4" data-secret="zwx441bvW4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est quand même surprenant de constater que seuls Jules Ferry et les Français aux 19<sup>e</sup> et 20<sup>e</sup> siècles aient pu apprécier la valeur de ce site stratégiquement situé au milieu des routes maritimes de la Méditerranée.</p>



<p>Les Allemands ont tenté en vain de prendre la relève au 21<sup>e</sup> siècle en tant que partenaires en concluant un accord de jumelage en grande pompe à Berlin en 2017, lors de la visite du chef de gouvernement Youssef Chahed, entre Bizerte et la ville-port de Rostock de la Poméranie Occidentale, alors fief et circonscription électorale de la chancelière Angela Merkel. Accord qui semble être resté très en-deçà des ambitions qui ont été à son origine.</p>



<p>Une autre occasion ratée, à l’instar du chapelet d’opportunités gaspillées et perdues qui jalonnent l’histoire de la Tunisie depuis le début de ce siècle.</p>



<p><em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZftIaNtvDS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/bizerte-un-moteur-de-croissance-de-la-region-nord-etouffe/">Bizerte : un moteur de croissance de la région nord étouffé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bizerte : un moteur de croissance de la région nord étouffé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/bizerte-un-moteur-de-croissance-de-la-region-nord-etouffe/embed/#?secret=acZ8mb3tAk#?secret=ZftIaNtvDS" data-secret="ZftIaNtvDS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/pour-un-pole-multimodal-dans-la-zone-bizerte-utique/">Pour un pôle multimodal dans la zone Bizerte-Utique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bizerte : Le SG du bureau régional Ennahdha et deux autres dirigeants locaux arrêtés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/bizerte-le-sg-du-bureau-regional-ennahdha-et-deux-autres-dirigeants-locaux-arretes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 17:46:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Naffati.]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jebel]]></category>
		<category><![CDATA[Utique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bizerte : Le SG du bureau régional Ennahdha et deux autres dirigeants locaux arrêtés</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Trois membres du bureau régional du parti islamiste Ennahdha à Bizerte ont été arrêtés, hier vendredi 15 septembre 2023, dont le secrétaire général régional Ali Naffati.</em></strong></p>



<span id="more-9811425"></span>



<p>Le SG du bureau local de Ras Jebel Haythem Benzarti et Hamza Akkari membre du bureau local d&rsquo;Utique ont également été arrêtés, ce que le parti islamiste a fermement dénoncé, <em>«en pointant du doigt une intimidation et un acharnement contre les opposants politiques en vue de les faire taire».</em></p>



<p>«<em>Les arrestations des militants et opposants politiques visent aussi à camoufler l’échec du pouvoir en place et son incapacité à gérer le pays et répondre aux attentes des citoyens , notamment face à la détérioration du pouvoir d&rsquo;achat et des conditions sociales»</em>, estime encore Ennahdha, qui a appelé à la libération des dirigeants locaux de son bureau de Bizerte ainsi que tous les détenus politiques.</p>



<p>Le parti islamiste a également appelé, dans son communiqué, à<em> «cesser de cibler les opposants et à mettre fin aux restrictions sur les droits et les libertés»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/bizerte-le-sg-du-bureau-regional-ennahdha-et-deux-autres-dirigeants-locaux-arretes/">Bizerte : Le SG du bureau régional Ennahdha et deux autres dirigeants locaux arrêtés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Bizerte : En images, les plages d&#8217;Utique libérées des constructions illégales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/08/bizerte-en-images-les-plages-dutique-liberees-des-constructions-illegales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 18:05:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Coco beach]]></category>
		<category><![CDATA[construction illégale]]></category>
		<category><![CDATA[côtes]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[plages]]></category>
		<category><![CDATA[Utique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bizerte : En images, les plages d'Utique libérées des constructions illégales</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/08/bizerte-en-images-les-plages-dutique-liberees-des-constructions-illegales/">Bizerte : En images, les plages d&rsquo;Utique libérées des constructions illégales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Sur ordre du gouvernorat de Bizerte, une campagne de lutte contre les constructions illégales sur le domaine public maritime a été menée ce samedi 8 juillet 2023, afin de libérer les plages d&rsquo;Utique.</strong></em></p>



<span id="more-8715416"></span>



<p>Les installations érigées de manière illégale et sans permis de construire délivré par les autorités ont été détruites, notamment sur Coco beach, annonce un communiqué publié par le gouvernorat de Bizerte, qui réaffirme son engagement à préserver les droits des vacanciers.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1020" data-id="8715475" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p9.jpg" alt="" class="wp-image-8715475" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p9.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p9-226x300.jpg 226w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p9-580x770.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1020" height="768" data-id="8715473" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p8.jpg" alt="" class="wp-image-8715473" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p8.jpg 1020w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p8-300x226.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p8-768x578.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p8-580x437.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p8-860x648.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1020" data-id="8715474" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p7.jpg" alt="" class="wp-image-8715474" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p7.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p7-226x300.jpg 226w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p7-580x770.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1020" height="768" data-id="8715471" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p5.jpg" alt="" class="wp-image-8715471" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p5.jpg 1020w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p5-300x226.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p5-768x578.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p5-580x437.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p5-860x648.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1020" data-id="8715476" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p3.jpg" alt="" class="wp-image-8715476" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p3.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p3-226x300.jpg 226w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p3-580x770.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1020" height="768" data-id="8715472" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p2.jpg" alt="" class="wp-image-8715472" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p2.jpg 1020w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p2-300x226.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p2-768x578.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p2-580x437.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/p2-860x648.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="943" height="545" data-id="8715470" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/P1.jpg" alt="" class="wp-image-8715470" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/P1.jpg 943w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/P1-300x173.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/P1-768x444.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/P1-580x335.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/P1-860x497.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 943px) 100vw, 943px" /></figure>
</figure>



<p>La même source ajoute que cette campagne se poursuivra dans le cadre de la stratégie régionale de la protection des plages et la lutte contre leur exploitation illégale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/08/bizerte-en-images-les-plages-dutique-liberees-des-constructions-illegales/">Bizerte : En images, les plages d&rsquo;Utique libérées des constructions illégales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bilan de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Espagne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/30/bilan-de-la-cooperation-archeologique-entre-la-tunisie-et-lespagne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2022 09:22:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Althiburos]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[coopération archéologique]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Cervantès]]></category>
		<category><![CDATA[Institut national du patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Utique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les projets de coopération archéologique Tunisie-Espagne entre 2006 et 2022 feront l'objet d'un colloque à Tunis le 2 septembre 2022.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/30/bilan-de-la-cooperation-archeologique-entre-la-tunisie-et-lespagne/">Bilan de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Espagne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’ambassade d’Espagne en Tunisie organise, avec la collaboration de l’Institut Cervantès de Tunisie, un colloque sur le thème&nbsp;: «Projets de coopération archéologique Tunisie-Espagne (2006-2022)» auquel prendront part les principaux acteurs et actrices de cette coopération.</em></strong></p>



<span id="more-3535811"></span>



<p>L’ambassade d’Espagne en Tunisie organise, avec la collaboration de l’Institut Cervantès de Tunisie, un colloque sur le thème : <em>«Projets de coopération archéologique Tunisie-Espagne (2006-2022)»</em> auquel prendront part les principaux acteurs et actrices de cette coopération.</p>



<p>Dans ce colloque qui aura lieu dans l&rsquo;auditorium de l’Instituto Cervantes, le vendredi 2 septembre 2022, à partir de 10 heures, les participants présenteront tous les projets archéologiques qui ont eu lieu au cours des 15 dernières années,&nbsp;fruit de la collaboration entre l’Espagne et la Tunisie.</p>



<p>Au cours de ces années, il est nécessaire de mettre en évidence et de valoriser le travail des archéologues tunisiens et de l’Institut national du patrimoine (INP) en termes de collaboration avec les archéologues espagnols.</p>



<p>La rencontre sera suivie de deux jours de visites des sites les plus importants.</p>



<p>Au programme aussi la présentation de plusieurs projets&nbsp;: Althiburos; Utique phénicienne et punique: de la fouille à la mise en valeur; étude des environs de la ville antique de Carthage; archéologie des grands domaines impériaux; Henchir Hnich (El-Krib) et&nbsp;les projets sur l’Afrique romaine à l’Université Complutense de Madrid&nbsp;</p>



<p>Langue du colloque est le français, l’entrée est libre et gratuite avec inscription sur le <a href="https://forms.office.com/r/dJKRczUstA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lien suivant</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/30/bilan-de-la-cooperation-archeologique-entre-la-tunisie-et-lespagne/">Bilan de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Espagne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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