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	<title>Archives des violence domestique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des violence domestique - Kapitalis</title>
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		<title>Caravane virtuelle pour mettre fin aux violences faites aux femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 09:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[violence basée sur le genre]]></category>
		<category><![CDATA[violence domestique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Caravane virtuelle pour mettre fin aux violences faites aux femmes dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/caravane-virtuelle-pour-mettre-fin-aux-violences-faites-aux-femmes/">Caravane virtuelle pour mettre fin aux violences faites aux femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, les Nations Unies en Tunisie ont lancé la caravane virtuelle «Uni.e.s pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles», en vue de sensibiliser le public et mobiliser les différents acteurs de la société pour lutter efficacement contre ce fléau social.</em></strong></p>



<span id="more-14749665"></span>



<p><em>«Les 16 Jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes et filles»</em>&nbsp;est une campagne internationale annuelle sous l’égide du secrétaire général des Nations Unies qui a commencé le 25 novembre 2024, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l&rsquo;égard des femmes, et se terminera le 10 décembre prochain, Journée des droits de l’homme.&nbsp;</p>



<p>Le thème de cette année&nbsp;:&nbsp;<em>«Vers Beijing+30 : UNiTE pour mettre fin à la violence à l&rsquo;encontre des femmes et des filles»,</em>&nbsp;appelle tous les responsables, en particulier les États membres et le secteur privé, à agir sur les priorités de l’examen des trente ans de mise en œuvre de la Plateforme d’action de Beijing et de la Déclaration politique — en se réengageant à prévenir et à mettre fin à la violence à l&rsquo;égard des femmes et des filles, en faisant preuve de responsabilité et en fournissant les ressources nécessaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une femme est tuée toutes les 12 minutes dans le monde</h2>



<p>Les femmes et les filles subissent des niveaux de violence de plus en plus élevés dans les espaces privés, publics et en ligne, aggravés par les inégalités et discriminations croisées, notamment en fonction de la race, de l’ethnie, du handicap, de l’orientation sexuelle, du statut socio-économique et de l’âge.</p>



<p>Selon le rapport sur le féminicide publié par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (OnuDC) et Onu Femmes,&nbsp;une femme est tuée intentionnellement toutes les 12 minutes dans le monde.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La caravane virtuelle couvre toutes les activités et programmes du Système des Nations Unies en Tunisie, menés en collaboration avec leurs partenaires, sur tout le territoire tunisien pour combattre la violence basée sur le genre (VBG).</p>



<p>En Tunisie, 47 % des jeunes filles et femmes tunisiennes ont subi une forme de violence, la plus prévalente étant la violence domestique, qui a augmenté en 2021.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/caravane-virtuelle-pour-mettre-fin-aux-violences-faites-aux-femmes/">Caravane virtuelle pour mettre fin aux violences faites aux femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>«Protégez mon fils, et protégez-nous de lui!»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/25/protegez-mon-fils-et-protegez-nous-de-lui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 06:55:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[drame familial]]></category>
		<category><![CDATA[forces de l’ordre]]></category>
		<category><![CDATA[mères martyrisées]]></category>
		<category><![CDATA[services sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[violence domestique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui arrive à cette famille peut arriver à n’importe qui. L'Etat doit agir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/25/protegez-mon-fils-et-protegez-nous-de-lui/">«Protégez mon fils, et protégez-nous de lui!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le silence feutré de nombreux foyers, toutes classes sociales confondues, une réalité douloureuse se joue : des mères, aimantes et dévouées, se retrouvent piégées dans une spirale de violence infligée par leurs propres enfants. Ce phénomène est peu médiatisé. Aussi, ce cri d’alarme d’un père, qui pour des raisons compréhensibles a préféré garder l’anonymat, doit-il être entendu par notre société. Et par nos responsables, qui doivent agir.</em></strong></p>



<p><strong>Un père désespéré</strong> *</p>



<span id="more-13623379"></span>



<p>Il est en effet impératif de mettre en place un système de protection pour ces mères martyrisées par leurs propres fils, même contre leur gré, car au lieu de se protéger elles-mêmes, elles préfèrent souvent protéger leurs <em>«bourreaux»</em>. Il s’agit aussi de prévenir l’avènement de criminels potentiels et d’éviter des actes irréversibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mère en détresse</h2>



<p>Dans un quartier paisible, derrière des portes closes, une mère endure les coups de son fils à peine majeur, et qui est déjà accro à la drogue. Chaque assaut est une déchirure supplémentaire dans le tissu familial, mais aussi un cri étouffé de détresse. Malgré la douleur physique et morale, cette mère hésite à dénoncer son enfant. Elle sait que le système judiciaire, bien qu’impartial, ne pourrait offrir qu’une solution palliative : l’emprisonnement. Une punition qui, loin de réhabiliter, risque d’enfermer son fils dans une spirale de violence accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un père désarmé</h2>



<p>Le père, témoin impuissant de ce drame familial, tente de prendre les choses en main. Son instinct le pousse à déposer plainte, espérant ainsi que la justice agisse pour protéger sa femme et ses enfants. Face aux séquelles, blessures et bleus, lèvre et arcade ouverte que sa femme porte au quotidien, il est prêt à tout pour mettre fin à cette situation insupportable. Les meubles volés, l’équipement électroménager disparu, et même les jouets du petit frère vendus : la maison se vide peu à peu des traces de ce qu’elle était. Cependant, cette mère menace de le tenir responsable des violences de leur fils, rendant son choix encore plus déchirant. Désespéré et à bout de ressources, il prend la décision de quitter le foyer familial. Un choix qui laisse un vide immense et une famille brisée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j1ESK4of24"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/la-tunisie-ne-protege-pas-les-femmes-contre-la-violence-domestique/">La Tunisie ne protège pas les femmes contre la violence domestique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie ne protège pas les femmes contre la violence domestique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/la-tunisie-ne-protege-pas-les-femmes-contre-la-violence-domestique/embed/#?secret=wFsI2wy7gv#?secret=j1ESK4of24" data-secret="j1ESK4of24" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un frère cadet pris au piège</h2>



<p>Au milieu de ce chaos, un jeune garçon se retrouve à devoir naviguer dans un monde où il ne sait plus où se placer. Le frère cadet, témoin silencieux des violences, est tiraillé entre la loyauté envers son frère, le désir de protéger sa mère, et la nécessité de se protéger lui-même. Le jeune garçon, qui était autrefois plein d’espoir et d’ambition, se voit confronté à un dilemme impossible: aider son frère, protéger sa mère, tout quitter pour sa propre sécurité, ou continuer à vivre dans la peur. Le poids de cette situation menace de compromettre son avenir prometteur, transformant son quotidien en un combat constant pour la survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La spirale de la violence</h2>



<p>La situation devient insoutenable lorsque la mère, accompagnée de son fils violent et de son autre enfant, trouve refuge chez ses parents. Ce nouveau foyer, loin d’apaiser les tensions, devient le théâtre de nouvelles violences. Le grand-père, déjà fragilisé par la maladie et l’âge, ne peut plus supporter cette situation explosive. Entre les murs de cette maison surpeuplée, les conflits s’amplifient, affectant chaque membre de la famille élargie.</p>



<p>Face à une telle impasse, le père, désormais isolé, se voit contraint de solliciter l’aide du procureur de la République pour faire interner son fils dans un établissement psychiatrique. Mais la complexité administrative s’ajoute à son désarroi : une attestation médicale est requise, or le jeune homme, dans le déni total de sa maladie, refuse toute consultation. Ce cercle vicieux, où la mère pense protéger son fils par amour, empêche toute intervention salutaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un appel à l’action</h2>



<p>Ce drame familial met en lumière une réalité inquiétante : la nécessité de réévaluer et d’améliorer notre système de protection pour prévenir ces situations tragiques. Les experts soulignent que le problème ne se limite pas à la cellule familiale, mais qu’il s’agit d’un enjeu sociétal plus vaste nécessitant une réponse collective et concertée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WMzYu1FgpT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/14/violences-faites-aux-femmes-pour-une-nouvelle-norme-contraignante/">Violences faites aux femmes : Pour une nouvelle norme contraignante</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Violences faites aux femmes : Pour une nouvelle norme contraignante » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/14/violences-faites-aux-femmes-pour-une-nouvelle-norme-contraignante/embed/#?secret=2ufPwZD2EX#?secret=WMzYu1FgpT" data-secret="WMzYu1FgpT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Des solutions innovantes et compassionnelles sont nécessaires pour répondre à ce problème complexe. Parmi les pistes envisagées, des professionnels du domaine proposent de :</p>



<p><strong><em>&#8211; favoriser l’intervention légale proactive : </em></strong>cela pourrait inclure la mise en place de mécanismes permettant aux services sociaux et aux forces de l’ordre d’intervenir de manière préventive lorsque des signes de violence domestique sont détectés, suite à une alerte, et même en l’absence de plainte officielle;</p>



<p><strong><em>&#8211; renforcer le soutien psychologique et médical :</em></strong> offrir un accès facilité à des services de santé mentale pour les familles en difficulté, ainsi que des programmes de soutien pour les victimes, pourrait aider à désamorcer des situations avant qu’elles ne deviennent incontrôlables;</p>



<p><strong><em>&#8211; améliorer l’éducation et la sensibilisation :</em></strong> les programmes éducatifs dans les écoles et les communautés peuvent jouer un rôle crucial dans la prévention de la violence, en promouvant des comportements respectueux et non violents dès le plus jeune âge;</p>



<p><strong><em>&#8211; promouvoir la médiation familiale : </em></strong>en créant des espaces où les familles peuvent s’engager dans des dialogues ouverts et constructifs, il est possible de renforcer les liens familiaux et de restaurer la confiance;</p>



<p><strong><em>&#8211; encourager l&rsquo;implication communautaire :</em></strong> les associations locales et la société civile doivent être mobilisées pour offrir des solutions concrètes et un soutien aux familles touchées par la violence domestique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour ne pas conclure</h2>



<p>Cette histoire n’est pas celle d’une famille isolée mais un miroir de problèmes sociétaux plus larges. En tant que communauté, nous devons nous unir pour créer un environnement où les mères ne sont plus victimes de la violence de leurs enfants et où ces jeunes peuvent recevoir l’aide dont ils ont désespérément besoin. La peur ne doit plus être un obstacle à l’amour et à la justice. En agissant de manière proactive, nous pouvons empêcher que l’amour mal dirigé n’alimente la violence et contribue à créer des criminels dans notre société.</p>



<p><strong>PS&nbsp;:</strong><em> Ceci est l’appel au secours non seulement d’un père au bord de commettre l’irréparable mais de toute une famille éclatée, ascendants et descendants. C’est un appel à la société civile pour qu’elle prenne en main ses responsabilités, car ce qui arrive à cette famille peut arriver à n’importe qui.</em></p>



<p><em>* L&rsquo;auteur de ce témoignage a tenu à garder l&rsquo;anonymat pour des raisons compréhensibles.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dM4YBqs0XZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/11/tunisie-le-feminicide-une-menace-souvent-minimisee/">Tunisie : le féminicide, une menace souvent minimisée </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le féminicide, une menace souvent minimisée  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/11/tunisie-le-feminicide-une-menace-souvent-minimisee/embed/#?secret=QgDGPLN8WY#?secret=dM4YBqs0XZ" data-secret="dM4YBqs0XZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie ne protège pas les femmes contre la violence domestique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/la-tunisie-ne-protege-pas-les-femmes-contre-la-violence-domestique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Kenza Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[loi 58]]></category>
		<category><![CDATA[Violence conjugale]]></category>
		<category><![CDATA[violence domestique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grave crise économique qui sévit en Tunisie fait monter en flèche la violence et la criminalité, notamment contre les femmes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/la-tunisie-ne-protege-pas-les-femmes-contre-la-violence-domestique/">La Tunisie ne protège pas les femmes contre la violence domestique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les autorités tunisiennes ne protègent pas suffisamment femmes contre la violence domestique malgré l’adoption d’une loi forte en 2017, a déclaré Human Rights Watch dans<a href="https://www.hrw.org/news/2022/12/08/tunisia-domestic-violence-law-not-protecting-women" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> un rapport</a> publié 12 décembre 2022. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-5646951"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>La grave crise économique qui sévit en Tunisie fait monter en flèche la violence et la criminalité. Première victime de cette évolution, les femmes, les jeunes filles et surtout celles vivant en milieu rural. Les criminels peuvent être un mari, un frère, un père, un financé… et même un fils! Un bilan mortifère…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il te donne une baffe, et alors ?</h2>



<p>Publié cette fin de semaine, le rapport de 94 pages, dont le titre est <em>«Alors, Et s’il vous frappe ? : Lutter contre la violence domestique en Tunisie»</em>, a révélé que malgré l’engagement de certains responsables et l’une des lois les plus strictes contre la violence domestique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une mauvaise mise en œuvre de la loi expose les femmes à un risque de violence.</p>



<p>Les autorités ne répondent pas systématiquement, n’enquêtent pas et ne fournissent pas de protection aux femmes qui signalent des violences, et le manque de financement pour les services de soutien, tels que le logement, n’a laissé de nombreuses survivantes nulle part où s’échapper.</p>



<p>L’adoption de la loi n° 58 a été une réalisation importante et de longue date dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes en Tunisie, a déclaré Kenza Ben Azouz, boursier Finberg chez Human Rights Watch et auteur du rapport.</p>



<p>Cinq ans plus tard, cependant, de nombreuses femmes continuent de faire face à de graves abus de la part de leur conjoint et d’autres membres de leur famille et se voient refuser les protections et l’assistance qui leur sont dues par les autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie recule au lieu d’avancer</h2>



<p>En 2021 et 2022, Human Rights Watch a interrogé plus de 100 personnes à travers la Tunisie, dont 30 survivantes de violences domestiques, des policiers, des avocats, des juges et des prestataires de services au sujet de la réponse des autorités tunisiennes à la violence domestique.</p>



<p>Les autorités ont, par exemple, refusé de l’aider après que son mari l’ait agressée avec une brique.</p>



<p>L’organisation a constaté que la plupart des femmes tunisiennes, en particulier si elles vivent à la campagne ou si elles sont analphabètes, ne sont pas au courant des mesures et des services disponibles pour les protéger contre la violence en vertu de la loi 58. Cela est dû, en partie, à des campagnes d’information et à des signalisations publiques inadéquates.</p>



<p>Les femmes ont le droit, en vertu de cette loi, de demander des mesures de protection temporaires que la police peut demander aux procureurs, ainsi que des ordonnances de protection à plus long terme que les tribunaux peuvent rendre sans que la survivante ait besoin de déposer une plainte pénale ou de divorcer. Cela permet aux autorités d’interdire aux agresseurs présumés d’approcher les survivants et leurs enfants, en leur donnant une protection chez eux pendant qu’ils décident de leurs prochaines étapes. Cependant, les autorités ne semblent pas émettre largement ces ordonnances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une police complaisante</h2>



<p>Les autorités ont ouvert 130 unités de police spécialisées à travers le pays en vertu de la loi 58 et leur ont fourni une formation. Mais les femmes ont déclaré que la police ne leur expliquait pas régulièrement leurs droits et leurs options, ne répondait pas avec mépris à leurs plaintes ou les pressait de se réconcilier avec leurs agresseurs ou d’acquiescer à la médiation familiale plutôt que de poursuivre une plainte pénale.</p>



<p>La plupart des unités spécialisées ne sont ouvertes que pendant les heures administratives en semaine et ne disposent pas de ressources humaines et matérielles suffisantes, telles que des véhicules pour conduire les femmes à l’hôpital pour un examen médical.</p>



<p>La police insiste également souvent sur des exigences de preuve arbitraires, telles qu’un certificat médical très récent montrant des abus, avant d’accepter d’ouvrir une enquête ou de demander des ordonnances de protection, même si la nouvelle loi ne l’exige pas.</p>



<p><em>«Lorsque je suis arrivé au poste de police, la police m&rsquo;a dit que je ne pouvais rien faire avec mes </em>[quatre] <em>certificats médicaux</em> [délivrés en 2020 et 2021] <em>parce qu&rsquo;ils avaient tous été délivrés il y a plus de 15 jours»</em>, a déclaré une survivante de 26 ans. <em>«Je suis analphabète et personne ne m’avait dit que mes certificats perdraient leur validité après quelques semaines»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des juges et des avocats insensibles</h2>



<p>Human Rights Watch a également constaté que les femmes qui se présentent devant les tribunaux soit pour intenter des plaintes pénales, soit pour demander des ordonnances de protection à plus long terme n’obtiennent souvent pas de conseils juridiques gratuits, comme le prévoit la loi, ou le soutien est de mauvaise qualité.</p>



<p>Ces problèmes sont exacerbés par les affaires qui ont tendance à traîner devant les tribunaux, ce qui rend la justice encore plus insaisissable.</p>



<p>La loi 58 garantissait également le droit des survivants à un soutien médical et psychologique et à un suivi. Cependant, dans la plupart des régions, seuls des certificats médicaux ont été délivrés sans frais.</p>



<p>Les frais pour des examens médicaux supplémentaires, ainsi que les frais de transport, peuvent dissuader les survivantes de violence domestique. Le personnel médical informe rarement les survivants de leurs droits ou les dirige vers des psychologues et beaucoup n’ont pas la formation nécessaire pour détecter les signes de violence, y compris les impacts physiologiques et psychologiques plus profonds. En 2020, le seul centre de conseil public en Tunisie dédié au bien-être psychologique des survivantes de violence a fermé ses portes en raison d’un manque de financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défaillance du pouvoir</h2>



<p>La loi 58 a établi que les victimes de violence ont droit à un abri d’urgence et à des services de réinsertion et de logement à plus long terme. Mais les législateurs tunisiens n’ont pas alloué les ressources nécessaires pour aider les femmes, y compris celles qui s’occupent d’enfants, à obtenir leur indépendance économique vis-à-vis de leurs agresseurs.</p>



<p>L’accès inadéquat aux refuges d’urgence, en particulier à l’extérieur de la capitale, signifie que les femmes qui ont besoin de fuir un ménage violent n’ont nulle part où aller à moins de disposer de ressources suffisantes.</p>



<p>La Tunisie dispose actuellement de 10 refuges pour survivants, avec une capacité totale de 186 femmes et enfants. Le ministère de la Femme prévoit d’ouvrir davantage de refuges pour veiller à ce qu’au moins un refuge soit opérationnel dans chacun des 24 gouvernorats tunisiens d’ici 2024.</p>



<p>En plus de refuges, la Tunisie a besoin d’efforts de sensibilisation pour déstigmatiser la décision d’une femme de fuir le foyer familial et de se tourner vers des refuges. La Tunisie a besoin de plus de financement pour aider la femme à trouver un logement à long terme, un emploi et plus de sécurité personnelle.</p>



<p>La Tunisie n’est plus la championne des droits des femmes de la région. Le pays doit évaluer et moderniser ses lois traitant de la violence domestique et considère cette violence comme un crime grave.</p>



<p>Beaucoup de femmes n’ont aucun moyen d’échapper à leurs maris, pères, frères ou fils qui les maltraitent en toute impunité. Au su et au vu des pouvoirs publics, des élites politiques et imams des mosquées…</p>



<p><strong><a href="https://www.hrw.org/news/2022/12/08/tunisia-domestic-violence-law-not-protecting-women" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo Human Rights Watch. </a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/la-tunisie-ne-protege-pas-les-femmes-contre-la-violence-domestique/">La Tunisie ne protège pas les femmes contre la violence domestique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violence domestique et maltraitance animale en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 12:08:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chiens abattus]]></category>
		<category><![CDATA[empoisonnement des chats]]></category>
		<category><![CDATA[maltraitance animale]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Bergaoui]]></category>
		<category><![CDATA[violence domestique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La violence domestique ne cesse de croître particulièrement à l’encontre des femmes et des enfants. Des études sérieuses ont montré le lien étroit entre violence domestique et maltraitance animale. Les enfants qui assistent à des scènes ou subissent des violences ont tendance à reproduire ces agressions d’abord sur des animaux puis plus tard sur des...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Tunis-chiens-errants.jpg" alt="" class="wp-image-327857"/><figcaption> <em>Dans le climat de violence actuel en Tunisie, les animaux ne sont pas épargnés.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La violence domestique ne cesse de croître particulièrement à l’encontre des femmes et des enfants. Des études sérieuses ont montré le lien étroit entre violence domestique et maltraitance animale. Les enfants qui assistent à des scènes ou subissent des violences ont tendance à reproduire ces agressions d’abord sur des animaux puis plus tard sur des humains.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui&nbsp;</strong>*</p>



<span id="more-372509"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Ces dernières années, la Tunisie a connu une vague de violence sans précédent&nbsp;: terrorisme, assassinats politiques, violences envers certains corps de métier (personnel de santé, enseignants…), violences au sein des familles, détournements et viols de mineurs, braquages, violences entre époux pouvant aller jusqu’au meurtre prémédité… L’agression sauvage et la tentative de meurtre à la hache de l’enseignant du lycée d’Ezzahra de la part de son élève, pour une raison tout à fait banale sans aucun rapport avec l’acte prémédité, est révélatrice d’une dégradation grave des valeurs morales de notre société.</p>



<p>La violence virtuelle sur les réseaux sociaux, le cyber harcèlement, les insultes et les mots vulgaires… sont également des crimes de plus en plus présents. Des jeux vidéo, certaines séries télévisées et des dessins animés véhiculent chez nos jeunes les notions de haine, de vengeance, de violence et d’assassinat. Tuer devient facile et banalisé.</p>



<p>Ces incidents graves et sordides nous laissent inquiets et devraient être l’occasion, pour les spécialistes, les sociologues, les responsables et les politiciens, d’analyser ce phénomène, qui déstabilise la société, afin de trouver les solutions adéquates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants, maillons faibles de la société</h2>



<p>Les violences et les agressions à l’encontre des femmes se multiplient. Sur les lieux de travail, les moyens de transport, la rue et au sein de la famille, la femme subit des violences morales, physiques, sexuelles et parfois économiques. Même les femmes âgées n’ont pas été épargnées et ont été violées chez elles.</p>



<p>Les enfants font également l’objet de violences aussi bien à la maison, à l’école que dans la rue. Une enfance parfois maltraitée, exploitée physiquement et même sexuellement, agressée et violentée.</p>



<p>Heureusement que ces violences sont souvent dénoncées dans les médias et les réseaux sociaux et les autorités réagissent généralement pour protéger les victimes et porter plainte contre les agresseurs.</p>



<p>Chaque année et durant 16 jours (du 25 novembre au 10 décembre) une campagne internationale de sensibilisation et de lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles est organisée sous l’égide des Nations Unis. A cette occasion, le ministère de la Famille, de la Femme, de l&rsquo;Enfance et des Personnes âgées mène des actions d’éducation et de sensibilisation auprès du grand public pour lutter contre ce phénomène de violence.</p>



<p>Des campagnes de sensibilisation à grande échelle, une mobilisation des ONG et de divers ministères… sont régulièrement organisées pour informer les victimes de leurs droits et prévenir les dépassements. Protéger les victimes, les prendre en charge et les aider matériellement et psychologiquement, sanctionner et juger les malfaiteurs responsables sont indispensables.</p>



<p>Prévenir et former notre jeunesse à l’empathie et au respect de nos semblables, de tous les êtres vivants qui nous entourent et de notre environnement d’une façon générale est primordial pour vivre en harmonie et profiter des bienfaits de la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les animaux ne sont pas épargnés</h2>



<p>Dans cette ambiance de violence et d’agressions, les animaux ne sont pas épargnés. Chats et chiens surtout subissent de temps en temps des traitements cruels et inhumains. Ces agissements émanent parfois des autorités publiques comme les services municipaux qui abattent sauvagement dans la rue les chiens errants en les laissant agoniser dans des mares de sang.</p>



<p>Récemment, l’implication d’un grand laboratoire de recherche national, en collaboration avec un partenaire américain, dans des essais cruels sur des chiens Beagle pose de nouveau le problème de l’utilisation des animaux dans des expériences médicales et la nécessité d’encadrer de très prés ces recherches par des commissions d’éthique qui veillent au respect des règles du bien-être animal.</p>



<p>Le scandale des chiens abattus l’été 2020, dans la région de Djerba a violemment secoué et indigné tout le pays. Associations, groupes et réseaux sociaux ont dénoncé ces actes barbares et sanguinaires.</p>



<p>Les abandons des chiens et chats par leurs propriétaires est un acte criminel envers les animaux dont ils sont responsables et envers toute la société. Les supplices et les violences que subissent certains animaux comme l’empoisonnement des chats et la torture et les mauvaises conditions de détention et de vie de certains animaux de compagnie représentent des dépassements intolérables. Les enfants qui torturent les petits chatons dans un acte gratuit de sadisme sont à condamner et à punir sévèrement ainsi que leurs parents.</p>



<p>La maltraitance animale est souvent l’affaire des garçons plus que des filles. La femme, probablement suite à ses instincts de maternité, est plus sensible à la souffrance des animaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lien étroit entre maltraitance animale et violence domestique</h2>



<p>Depuis très longtemps les scientifiques ont montré que les personnes agressives envers les animaux le sont également envers l’être humain et commettent des agressions et des violences pouvant aller jusqu’à l’homicide prémédité.</p>



<p>Certaines personnes violentes agressent volontairement les animaux de compagnie de leur entourage comme moyen de pression et de contrôle des siens. Ils utilisent ces animaux pour intimider, punir et se venger de leurs partenaires. C’est d’ailleurs la signification du fameux proverbe de chez nous&nbsp;<em>«Frappe la mariée, elle sera bien éduquée </em><em>اضرب القطوسة تتربى العروسة</em><em>».</em></p>



<p>Les enfants qui assistent à des scènes de violence conjugales sont généralement déstabilisés et connaitront des problèmes émotionnels. Ils ont tendance à reproduire ces violences sur les animaux et les humains. Généralement la violence commence sur les animaux domestiques puis, plus tard, sur les humains pouvant aller jusqu’à des tendances criminelles d’assassinat et de meurtres prémédités. Les enfants qui ont été eux-mêmes victimes de violence soit chez eux, à l’école ou ailleurs ou ont subi des agressions sexuelles, ont tendance également à montrer des comportements agressifs et violents.</p>



<p>Le lien entre maltraitance animale et santé mentale a été également démontré depuis longtemps. Un comportement violent envers les animaux est un indicateur d’un déséquilibre psychologique et de troubles psychiatriques. C’est le signe que la personne a subi des violences ou vit dans un environnement violent. L’étude de cas de tueurs en série aux Etats Unis à montré que ces individus avaient vécu dans un environnement violent et ont subi eux même des violences physiques, morales ou sexuelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lutter contre la maltraitance animale </h2>



<p>Lutter contre la violence domestique passe inévitablement par la lutte contre la maltraitance animale. L’enfant doit apprendre dés le jeune âge à respecter et aimer les animaux. On doit lui enseigner l’utilité des animaux, leur place et leur importance dans notre société. Il faut blâmer chez l’enfant tout comportement violent et développer chez lui l’empathie envers les animaux.</p>



<p>L’homme a une affinité innée pour le monde vivant en général et le monde animal d’une façon particulière. C’est son environnement qui peut transformer cette affinité en antipathie, maltraitance et cruauté envers les animaux.</p>



<p>Elever un petit animal domestique à la maison ou à l’école et laisser les enfants s’en occuper, le soigner et lui donner à manger permet à l’enfant de connaitre de prés le monde animal et d’établir des relations de sympathie, de compréhension, d’acceptation et de responsabilisation envers les animaux.</p>



<p>Il faut parvenir à expliquer à l’enfant la différence entre violences acceptées par la société et la maltraitance. La pêche des poissons, la chasse des animaux sauvages, l’abattage des animaux domestiques pour le commerce des viandes, l’abattage du mouton de l’Aïd… sont des pratiques autorisées par les religions et admises par toutes les sociétés. Il faut veiller toutefois à ne pas maltraiter les animaux et les exposer à des souffrances inutiles. Tuer des insectes nuisibles, des rongeurs … pour les risques que cela peut présenter sur la santé de l’homme est tout à fait légal et acceptable. Faire souffrir gratuitement un mouton, un chien, un chat, un oiseau ou tout autre animal inutilement est de la maltraitance à blâmer et à combattre sans aucune réserve.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Traiter la violence domestique et la maltraitance animale uniquement sur le plan réglementaire et faire une législation complète et répressive est insuffisant. Prévenir en éduquant les jeunes, les informer et les sensibiliser est plus important. Le rôle de la famille, des institutions éducatives, des associations et de la société civile est primordial.</p>



<p>Lutter contre les violences à l’encontre des femmes passe par l’égalité des sexes, l’information et l’éducation, l’autonomisation de la femme et l’engagement de toute la société et des médias.</p>



<p>La violence domestique est étroitement liée à la maltraitance animale. La lutte contre la maltraitance et la sensibilisation à la souffrance animale et le mal-être dés le jeune âge, à la maison, dans le milieu scolaire et dans la rue, permet de prévenir la violence domestique.</p>



<p>Il est nécessaire de réserver dans les programmes scolaires un espace beaucoup plus important réservé à l’écologie, la nature, les animaux, les plantes et sensibiliser les jeunes à la préservation de l’environnement et l’amour des animaux. Toute maltraitance répétée de la part de l’enfant doit être prise au sérieux et avertir les parents et les éducateurs sur un éventuel risque de frustration et de malaise pouvant conduire à des comportements violents.</p>



<p>Côtoyer un animal de compagnie procure de la joie et du bonheur et peut être même bénéfique sur un plan thérapeutique pour de nombreuses pathologies. Le chien en particulier interagit chaleureusement avec l’homme et possède la capacité de tisser des liens affectifs très forts. Il est doué d’une sensibilité exceptionnelle et d’une grande capacité de percevoir et d’interpréter les signaux humains.</p>



<p>Nous sommes tous concernés par la violence domestique qui s’accompagne de souffrances physiques et morales. Pour la collectivité, elle entraine des pertes économiques importantes dans les frais de soins et les incidences négatives sur le rendement au travail.</p>



<p>Enfin une excellente citation de Gandhi qui résume nos propos <em>«On peut juger de la grandeur d’une nation et ses progrès moraux par la façon dont elle traite les animaux»</em>.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



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		<title>AFTURD : Une campagne de 16 jours pour lutter contre la violence faite aux femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2020 08:28:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afturd]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes]]></category>
		<category><![CDATA[loi 58]]></category>
		<category><![CDATA[violence domestique]]></category>
		<category><![CDATA[violence faite aux femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (AFTURD) célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes à travers une campagne de sensibilisation de 16 jours. Ayant lieu le 25 novembre de chaque année un peu partout dans le monde (en référence à l’assassinat des Sœurs Mirabal en...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Untitled-2-7.jpg" alt="" class="wp-image-325762"/></figure></div>



<p><strong><em>L’Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (AFTURD) célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes à travers une campagne de sensibilisation de 16 jours.</em></strong></p>



<span id="more-325754"></span>



<p>Ayant lieu le 25 novembre de chaque année un peu partout dans le monde (en référence à l’assassinat des Sœurs Mirabal en République dominicaine le&nbsp; 25 novembre 1960), la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes est l’occasion de rappeler le défi de mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes.</p>



<p>Comme chaque année, l’AFTURD renouvelle son engagement pour cette lutte qui concerne les femmes du monde entier, et organise cette année une campagne de sensibilisation qui s’étalera sur 16 jours, du 25 novembre au 10 décembre, afin de toucher un plus large public à travers entre-autres des spots publicitaires en partenariat avec la radio nationale tunisienne, qui porteront essentiellement sur l’application effective de la loi organique 58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes</p>



<p>L’association a cette année redoublé d’efforts pour protéger notamment les femmes et les jeunes filles aux besoins spécifiques et celles appartenant à des classes sociales défavorisées, d’autant plus que l’année 2020 a été marquée par la pandémie du Coronavirus (Covid-19)&nbsp;; l’isolement social qui s’en est suivi n’a fait qu’accroitre les violences domestiques.</p>



<p><strong>Fawz Benali</strong></p>
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