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	<title>Archives des violence - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des violence - Kapitalis</title>
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		<title>Le drame de Yakine ou le non confisqué</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 10:09:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’apprenons-nous réellement à nos enfants lorsqu’il s’agit de leur corps, de leurs limites et du refus de l’autre ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/03/le-drame-de-yakine-ou-le-non-confisque/">Le drame de Yakine ou le non confisqué</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Tunis, une adolescente, Yakine, est devenue le centre d’une enquête pour agression sexuelle présumée. Autour d’elle, versions contradictoires, arrestations, recherches et rumeurs. Mais derrière le fait divers, une question plus silencieuse apparaît : qu’apprenons-nous réellement à nos enfants lorsqu’il s’agit de leur corps, de leurs limites et du refus de l’autre ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi *</strong></p>



<span id="more-19743687"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque saturée d’images et de jugements instantanés, la retenue est déjà une responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques jours, l’affaire de Yakine, une jeune fille qui a subi des violences ayant nécessité son hospitalisation, suscite une vive émotion en Tunisie. Une société entière s&rsquo;est mise à regarder. Les spéculations se sont multipliées, des récits se sont construits sur des informations fragmentaires, et plusieurs se sont improvisés <em>profilers</em> en dressant déjà le profil psychologique de personnes dont la responsabilité n’est pas établie par la justice. Mais, l’enquête sur cette affaire délicate se poursuit et nous ne savons pas encore tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre indignation et intrusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Regarder sans posséder. C’est ici qu’il faut tracer une frontière nette entre deux mouvements collectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un côté, l’opposition saine : poser des balises, refuser la banalisation de la violence, exiger la vérité et protéger les droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’autre, l’intrusion destructrice : partager photos, prénoms, vidéos et rumeurs. La victime réelle devient alors un personnage collectif, et son intimité, une conversation nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Cette seconde pente dit quelque chose de notre lien social. Le lynchage médiatique ou virtuel est une pathologie contemporaine : une foule jetée en pâture à l’émotion brute, nourrie par le sensationnalisme, où la justice et la complexité sont étouffées par le vacarme de l’opinion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Une mineure victime de violences n’est pas un symbole ou le support de nos colères. Les autorités ont appelé à préserver sa vie privée. Même lorsque nous voulons nous indigner, nous devons respecter ses limites et ne pas transformer son drame en spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la théorie, il y a un corps. Un corps qui peut être blessé, contraint, et dont le propriétaire devrait rester celui qui l’habite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier non de l’enfant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute l’éducation au consentement commence bien avant l’adolescence, dans les gestes ordinaires : entre <em>«Donne un bisou à…»&nbsp;;</em> et <em>«Tu veux faire un bisou ?»&nbsp;; «Non.» «D’accord.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux scènes minuscules enseignent une double évidence : mon corps m’appartient ; le corps de l’autre lui appartient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier <em>«non»</em> de l’enfant est rarement confortable ; l’adulte y voit parfois de l’insolence. Pourtant, respecter le refus de l’enfant ne signifie pas abolir l’autorité. La psychologie du développement distingue avec précision le soutien à l’autonomie du contrôle psychologique. Une vaste méta-analyse portant sur 238 études (Bradshaw et al., American Psychologist, 2025) confirme sur plus de 126 000 participants l’association profonde entre le soutien parental à l’autonomie et l’épanouissement des enfants, tandis que le contrôle psychologique se trouve invariablement lié aux indicateurs de mal-être, et ce, à travers toutes les cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autorité juste (<em>«Je ne peux pas te laisser faire cela, car c’est dangereux»</em>) pose les limites nécessaires à la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle psychologique (<em>«Tu n’as pas le droit de vouloir autre chose que moi»</em>) étouffe le sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le deuxième non</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe un apprentissage symétrique, tout aussi difficile : apprendre à recevoir le non de l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je ne veux pas.»</em> Cette phrase peut produire de la déception, de la frustration, parfois de la colère. Mais elle ne constitue pas nécessairement une injustice. L’autre peut ne pas vouloir, ne pas aimer ce que j’aime, refuser mon invitation, interrompre une relation ou ne pas répondre à mon désir. Et je peux souffrir de ce refus sans avoir pour autant un droit sur celui qui me refuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désir ne crée pas un droit. La frustration ne crée pas une dette chez l’autre. Le refus de l’autre n’est pas automatiquement une attaque contre moi. Mon désir n’est pas ton désir. Ma colère n’est pas ton obligation. Mon corps n’est pas ton territoire, ton corps n’est pas le mien. Je peux t’aimer et accepter ton refus. Tu peux m’aimer et refuser quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séparation n’est pas une rupture du lien : elle en est la condition. Car si l’autre doit vouloir ce que je veux pour rester proche de moi, il n’est jamais véritablement autre : il devient une extension de mon désir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lRhIaa2ahW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/apres-le-drame-quand-une-societe-demande-a-lecole-de-reparer-ses-propres-fractures/">Après le drame | Quand une société demande à l’école de réparer ses propres fractures</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après le drame | Quand une société demande à l’école de réparer ses propres fractures » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/apres-le-drame-quand-une-societe-demande-a-lecole-de-reparer-ses-propres-fractures/embed/#?secret=ayUPIDbHTt#?secret=lRhIaa2ahW" data-secret="lRhIaa2ahW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La confiscation du non</h2>



<p class="wp-block-paragraph">​Lorsqu’un enfant apprend de manière répétée à renoncer à ses propres limites (parce que sa colère est systématiquement invalidée ou son refus qualifié d’insolence), il risque d’intégrer que la volonté du plus fort l’emporte toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Bien entendu, cela ne désigne en rien une fatalité et ne jette le discrédit ni sur les familles ni sur les victimes. Sur le plan clinique, ces contextes de confiscation précoce constituent toutefois un terrain propice où certaines difficultés risquent de se déployer au fil des âges.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A l’adolescence :</em></strong> la vulnérabilité face aux emprises. Faute d’avoir pu expérimenter la valeur de son <em>«non»</em> dans un cadre sécurisant, le jeune adulte en devenir peut se retrouver plus désarmé face aux pressions extérieures, s&rsquo;exposant plus facilement à des influences ou à des dynamiques d&#8217;emprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>​En couple :</em></strong> les tourments de la dépendance affective. Plus tard, l’adulte risque de s’oublier dans ses relations amoureuses par peur panique du rejet. Par un mouvement symétrique, l’absence d’exposition au <em>«non»</em> de l’autre rend parfois la frustration intolérable, faisant basculer la relation entre angoisse fusionnelle et besoin de contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au travail</em></strong> : l’épuisement et le faux-self. Cette incapacité à poser des limites peut mener à une suradaptation chronique. L’adulte endosse alors un «<em>faux-self</em> », ce masque social et protecteur façonné pour plaire et répondre aux attentes de la performance, au risque de s’épuiser, voire de glisser vers le burn-out par peur de l&rsquo;exclusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>​Dans la relation parentale</em></strong> : l’enfant comme extension. C’est parfois là que la boucle se boucle. Un parent lui-même carencé dans son histoire personnelle peut tisser un lien fusionnel où l’enfant est inconsciemment perçu comme une extension de soi. Le moindre <em>«non»</em> de l’enfant est alors vécu non comme une saine étape d&rsquo;individuation, mais comme une menace existentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">​Du foyer à la société</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>​</strong>Ce qui se tisse dans l’intimité du foyer résonne inévitablement au-delà de ses murs. Une éducation qui confisque la nuance et le refus cultive insensiblement un terreau de docilité, où l’obéissance finit par l’emporter sur l’esprit critique. Le pli pris face à l’injonction absolue (<em>«parce que je l’ai dit»</em>) prépare le terrain à d’autres formes de soumission face au dogme ou à l’arbitraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​De même, à plus grande échelle, les structures pyramidales ou les climats sous tension partagent parfois cette même allergie à la contradiction : lorsque le désaccord est reçu non comme un dialogue, mais comme une insubordination, c&rsquo;est toute la vitalité démocratique qui s’étiole. L’intolérance au <em>«non»</em> (qu’elle s’exerce à l’échelle d’une maison ou dans les rouages du pouvoir obéit toujours à la même grammaire de l’emprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">​L’enjeu éducatif n’est ni de supprimer l’autorité ni de fabriquer des enfants qui disent non à tout, mais de construire une relation où l’enfant comprend que son non compte, que celui de l’autre compte aussi, et qu’il peut être frustré sans être victime d’une injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​C’est là que l’autonomie rencontre l’empathie. Alors, la véritable question que nous laisse l’affaire de Yakine n’est pas seulement <em>«comment en sommes-nous arrivés là ?»</em>, mais plus profondément : qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Car un enfant à qui l’on apprend que son non a une valeur comprend aussi que celui de l’autre compte. Et la culture du consentement commence exactement là : dans la façon dont un adulte, face à un enfant qui refuse, sait répondre simplement : <em>«D’accord. J’ai entendu.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;* <em>Psychothérapeute.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après le drame &#124; Quand une société demande à l’école de réparer ses propres fractures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 07:26:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le drame de la jeune fille de quinze ans violée par un groupe de garçons de son âge  pose une question : comment une société en arrive-t-elle à engendrer une telle violence ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/apres-le-drame-quand-une-societe-demande-a-lecole-de-reparer-ses-propres-fractures/">Après le drame | Quand une société demande à l’école de réparer ses propres fractures</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Elle a quinze ans. L’âge des cartables trop lourds, des confidences chuchotées entre amies, des rêves qu’on n’ose pas encore dire à voix haute. Dans un quartier populaire de Tunis, plusieurs agresseurs ont fait de son corps le lieu d’un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/tunis-sequestree-et-violee-une-adolescente-de-15-ans-en-reanimation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crime collectif</a>. Quelque chose en elle a été brisé, que nul verdict ne suffira à réparer.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche</strong><strong>&nbsp;*</strong><strong>&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19732139"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce drame nous impose d’abord le silence. Un silence de respect, non d’indifférence. Avant les discours, avant les programmes, avant les polémiques qui s’embrasent sur les réseaux et s’éteignent avec l’actualité suivante, il y a une enfant. Elle a droit à notre protection, à la justice, et au long temps de la reconstruction. Elle a droit, aussi, à ce que nous ne l’ayons pas oubliée dans une semaine. Mais ce silence ne peut pas durer. Car derrière la douleur se lève une question que nous n’avons plus le droit d’esquiver : comment une société en arrive-t-elle à engendrer une telle violence ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réflexe est connu. À chaque tragédie impliquant des adolescents, tous les regards se tournent vers l’école. Plus d’éducation civique, plus de philosophie, plus de culture, plus de sport, plus de sensibilisation. Certains voudraient même faire de l’école l’ultime rempart contre toutes les dérives morales du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intention est honorable. La réponse est dangereusement courte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’école n’est pas une société de rechange</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’école porte une responsabilité immense. Instruire, éveiller l’intelligence, former l’esprit critique, enseigner le respect de l’autre, préparer à la citoyenneté : telle est sa mission. Une école digne de ce nom ne peut détourner les yeux devant la violence, le sexisme ou les humiliations ordinaires.&nbsp;Mais on ne peut pas lui confier la réparation morale d’une société entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adolescent ne vit pas dans une salle de classe. Il y passe quelques heures, puis il rentre : dans une famille, dans une rue, dans une bande d’amis, dans l’écran de son téléphone. Il regarde les adultes. Il voit comment on parle aux femmes dans l’espace public, comment on traite les faibles, les pauvres, les étrangers, ceux qui sont différents. Il apprend moins de ce qu’on lui dit que de ce qu’on lui montre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’école enseigne des valeurs ; la société, chaque jour, les confirme ou les dément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Croire qu’une heure de morale supplémentaire suffira à neutraliser la violence que l’enfant respire ailleurs relève de l’illusion. On peut avoir appris le respect de la femme et devenir un agresseur. On peut avoir lu les philosophes et vivre en brute. On peut réciter les règles de la citoyenneté et les fouler aux pieds. Le savoir ne fait pas, à lui seul, la vertu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une responsabilité qui déborde les murs de l’école</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc déplacer le regard.&nbsp;Interroger la famille, sans la condamner par principe. Interroger les institutions de protection de l’enfance, les dispositifs de prévention, la justice, les services sociaux, les structures de jeunesse, les associations, les clubs sportifs, les espaces culturels. Se demander, avec honnêteté, où chacun se trouvait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, regarder en face ce que sont devenus certains quartiers populaires. Où un adolescent peut-il, aujourd’hui, faire du sport, lire, jouer de la musique, monter sur une scène, apprendre un métier ? Combien de maisons de jeunes aux portes closes, de terrains vagues en guise de stades, de rues pour seul horizon ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand une société abandonne une partie de sa jeunesse à l’ennui, à la frustration et à l’absence d’avenir, elle n’a pas le droit de s’étonner que d’autres forces viennent occuper la place laissée vacante. Car le vide social ne reste jamais vide longtemps. La drogue le remplit. Les bandes le remplissent. La haine, la prédation, le mépris du corps des femmes le remplissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de prétendre que la pauvreté fabrique des criminels. Ce serait faire injure à l’immense majorité des habitants de ces quartiers, qui vivent dignement dans des conditions souvent rudes. Mais la précarité, le chômage, l’absence de lieux et le sentiment d’abandon sont des réalités qu’aucune politique sérieuse de prévention ne peut ignorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre l’espace public à la jeunesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une véritable politique de jeunesse ne commence pas seulement dans la salle de classe. Elle commence dans le quartier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des maisons de jeunes ouvertes et vivantes. Des bibliothèques où l’on a envie d’entrer. Des terrains de sport correctement encadrés. Des ateliers de théâtre, de musique, de cinéma, de peinture, d’écriture. Des espaces numériques, des lieux de débat, des associations soutenues, des initiatives de jeunes financées et accompagnées. Et, par-dessus tout, des lieux où la jeunesse puisse parler. Car l’erreur fondamentale de nos politiques est là : nous ne cessons de parler aux jeunes sans jamais les laisser parler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune qui écrit, qui dessine, qui joue, qui monte sur une scène ou qui investit pacifiquement la place publique pour dire quelque chose de lui-même apprend, pas à pas, ce que signifie être responsable. La liberté d’expression et de création n’est pas un luxe culturel : elle est une forme de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À condition d’être tenue par un cadre, car la liberté n’est ni l’impunité ni le droit de nuire. Une société démocratique protège l’une et fait respecter l’autre, dans le même mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste un sujet dont on parle trop peu : le travail et la qualification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une jeunesse sans perspective professionnelle est une jeunesse à qui l’on demande d’attendre, indéfiniment. Or l’avenir ne se bâtit pas avec des slogans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut réhabiliter massivement la formation professionnelle, les métiers techniques et manuels, l’apprentissage, toutes les formes d’acquisition de compétences. À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse le marché du travail, les savoir-faire pratiques, artisanaux et relationnels pourraient bien retrouver une valeur nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Apprendre un métier à un jeune, c’est lui donner bien plus qu’un salaire : c’est lui dire qu’il compte, qu’on a besoin de lui, qu’il a une place parmi nous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Punir, protéger, prévenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gardons-nous pourtant de l’excès inverse. Face à un crime d’une telle gravité, la réponse judiciaire est indispensable. La victime doit être protégée, les responsabilités établies, la loi appliquée. La prévention ne remplace pas la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la justice arrive toujours après. Après le cri, après la blessure, après l’irréparable. Une politique publique intelligente doit agir bien plus tôt : repérer les situations de danger, protéger les enfants, prévenir les violences sexuelles, combattre les addictions, encadrer les lieux que fréquentent les jeunes, réagir dès les premiers signes de violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que se mesure la maturité d’une société : dans sa capacité à empêcher le drame plutôt qu’à le juger après coup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait profondément injuste de demander aux enseignants de réparer, seuls, les fractures du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un professeur peut éveiller une conscience. Il peut sauver une trajectoire. Il peut donner à un enfant le goût du savoir, de la liberté et de la dignité. Mais il ne peut remplacer ni la famille, ni le juge, ni l’éducateur, ni le psychologue, ni le policier, ni l’association, ni la municipalité, ni la politique sociale. L’école peut ouvrir une porte. Elle ne peut pas, seule, bâtir toute la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame de cette adolescente exige de nous bien davantage que l’annonce de quelques mesures scolaires. Il nous oblige à nous demander quelle société nous sommes en train de construire autour de nos enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une société qui veut leur apprendre le respect doit commencer par respecter les plus vulnérables. Une société qui veut leur apprendre la responsabilité doit se doter d’institutions responsables. Une société qui veut combattre la violence doit cesser de la banaliser, dans ses rues, sur ses écrans, jusque dans ses plaisanteries. Une société qui veut protéger ses filles doit leur garantir, concrètement, le droit de marcher dans la rue sans avoir peur. Et une société qui veut sauver sa jeunesse doit lui offrir un avenir. Pas seulement des cours. Pas seulement des sermons. Pas seulement des sanctions. Des savoirs, une culture, des espaces de liberté, des règles justes, des institutions crédibles, du travail. Et cette conviction sans laquelle rien ne tient : qu’elle a une place dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne laissons pas ce drame devenir une nouvelle occasion de fuir vers les solutions faciles. Il nous oblige à regarder en face une vérité plus rude : l’école ne peut pas réparer seule une société qui se défait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque part à Tunis, une jeune fille de quinze ans va devoir réapprendre à vivre. Nous lui devons mieux que des discours. Nous lui devons de remettre, enfin, toute la société au travail autour de ses enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z5XGit1N8Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/drame-de-viol-a-tunis-il-faut-savoir-raison-garder/">Drame de viol à Tunis | Il faut savoir raison garder</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Drame de viol à Tunis | Il faut savoir raison garder » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/29/drame-de-viol-a-tunis-il-faut-savoir-raison-garder/embed/#?secret=5mGaRiylnr#?secret=Z5XGit1N8Z" data-secret="Z5XGit1N8Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunis &#124; Un père exploitait son fils mineur dans le trafic de drogue !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 19:25:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[El Omrane]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[mineur]]></category>
		<category><![CDATA[stupéfiants]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un réseau de trafic de stupéfiants et d&#8217;exploitation d&#8217;un mineur par son père a été démantelé à El Omrane, suite à une affaire de violence conjugale. Alertée par l&#8217;épouse du suspect principal, la police judiciaire a perquisitionné le domicile familial, ce qui a permis l&#8217;arrestation du chef de réseau, de son frère, d&#8217;un complice et...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un réseau de trafic de stupéfiants et d&rsquo;exploitation d&rsquo;un mineur par son père a été démantelé à El Omrane, suite à une affaire de violence conjugale.</em></strong></p>



<span id="more-18899941"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alertée par l&rsquo;épouse du suspect principal, la police judiciaire a perquisitionné le domicile familial, ce qui a permis l&rsquo;arrestation du chef de réseau, de son frère, d&rsquo;un complice et d&rsquo;une jeune fille recherchée par la justice, annonce Mosaïque FM, ce mercredi 10 juin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investigations ont révélé une circonstance aggravante : le suspect principal du réseau, âgé d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;années, utilisait son fils mineur pour transporter la drogue et effectuer les livraisons afin de détourner les soupçons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La police a par ailleurs saisi d&rsquo;importantes quantités de drogue, d&rsquo;alcool de contrebande et d&rsquo;argent liquide de source inconnue<strong>, </strong>et le ministère public a ordonné la mise en détention de l&rsquo;ensemble des suspects pour trafic de drogue, traite d&rsquo;êtres humains et violences volontaires.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>Crise au Mali &#124; La Tunisie s&#8217;inquiète de l&#8217;escalade de la violence armée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/crise-au-mali-la-tunisie-sinquiete-de-lescalade-de-la-violence-armee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 18:12:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Jnim]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’escalade de la violence armée touchant plusieurs villes maliennes, dont la capitale Bamako, la Tunisie a officiellement réagi pour exprimer sa solidarité et appeler au respect de la stabilité du pays. Dans un communiqué publié ce mardi 28 avril 2026, la Tunisie a fait part de sa « profonde inquiétude » suite aux...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à l’escalade de la violence armée touchant plusieurs villes maliennes, dont la capitale Bamako, la Tunisie a officiellement réagi pour exprimer sa solidarité et appeler au respect de la stabilité du pays.</em></strong></p>



<span id="more-18703681"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié ce mardi 28 avril 2026, la Tunisie a fait part de sa « profonde inquiétude » suite aux graves attaques armées menées par les djihadistes du JNIM (branche d&rsquo;Al-Qaïda).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces assauts, qui ont frappé la République du Mali, ont causé de nombreuses victimes, parmi lesquelles figurerait Sadio Camara, le ministre malien de la Défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie condamne avec la plus grande fermeté le recours à la violence armée contre le Mali et réaffirme son rejet catégorique de toute forme d&rsquo;agression visant à déstabiliser ce pays africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette condamnation, Tunis, qui appelle au respect de la souveraineté du Mali ainsi qu&rsquo;à la préservation de sa sécurité et de sa stabilité territoriale, a également tenu à exprimer sa pleine solidarité avec le « peuple malien frère » dans cette épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire au Mali demeure très préoccupante et menace l&rsquo;équilibre de toute la région.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>La culture contre la violence, la laideur et l’abandon</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/la-culture-contre-la-violence-la-laideur-et-labandon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[socialisation]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La culture n’est pas un luxe. Elle est un outil social majeur, un rempart puissant contre la violence, l’exclusion et la perte du lien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans de nombreuses villes et quartiers, la violence n’apparaît pas soudainement. Elle s’installe lentement, presque silencieusement, à mesure que les espaces se vident de sens, que les murs se dégradent, que les lieux de rencontre ferment leurs portes. La laideur urbaine, l’abandon culturel et la pauvreté symbolique ne sont pas de simples conséquences du sous-développement : ils en sont souvent les causes profondes. Face à cela, la culture n’est pas un luxe. Elle est un outil social majeur, un rempart discret mais puissant contre la brutalité, l’exclusion et la perte du lien.</em></strong> <em>(Photo : Cité de la culture de Tunis).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18385487"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Quand la culture disparaît, le terrain devient fertile à la violence. Les sociologues le rappellent souvent : la violence ne naît pas seulement de la pauvreté matérielle, mais aussi de la pauvreté symbolique. Un quartier sans bibliothèque, sans cinéma, sans lieu d’exposition, est un quartier où l’imaginaire s’atrophie. Là où l’esprit ne voyage plus, la frustration s’accumule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture d’un cinéma de quartier, la disparition d’une galerie municipale ou d’une bibliothèque ne font pas la une des journaux. Pourtant, leurs effets sont durables. Ces lieux jouaient un rôle silencieux mais essentiel : ils offraient des espaces de respiration, de confrontation d’idées, de beauté, parfois même de rêve. Lorsqu’ils disparaissent, l’espace public se réduit à la rue, souvent livrée à elle-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La culture de proximité : un antidote discret mais efficace</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux grands événements culturels ponctuels, la culture de proximité agit dans le temps long. Une petite galerie dans une ville moyenne, un cinéma municipal, une bibliothèque de quartier ne sont pas des lieux élitistes : ce sont des espaces de socialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une galerie d’art, on n’achète pas nécessairement une œuvre. On regarde, on discute, on apprend à voir autrement. Le regard s’éduque, la sensibilité se développe. Apprendre à regarder une peinture, c’est aussi apprendre à regarder l’autre, à accepter la complexité, à sortir du réflexe de la brutalité immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma, quant à lui, est l’un des rares lieux où des individus de générations, de milieux et de sensibilités différentes partagent une même émotion, dans le silence et l’attention. Voir un film, c’est faire l’expérience de l’altérité. C’est comprendre que d’autres vies existent, que d’autres trajectoires sont possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bibliothèque : le cœur battant du lien social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses villes du monde, la bibliothèque est devenue bien plus qu’un lieu de prêt de livres. Elle est un refuge, un espace de travail, de rencontre, parfois même de reconstruction personnelle. Pour les jeunes, elle offre une alternative à la rue. Pour les personnes âgées, elle est souvent un lieu de présence et de dialogue. Pour les plus fragiles, elle représente un espace neutre, non marchand, non violent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une bibliothèque bien pensée est un lieu où l’on peut entrer sans être jugé, sans consommer, sans se justifier. Elle incarne une idée simple mais révolutionnaire : le savoir et la culture sont des biens communs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La laideur comme violence invisible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On parle souvent de violence physique ou verbale, mais rarement de la violence esthétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, vivre dans un environnement dégradé, sans harmonie, sans couleurs, sans œuvres, est une forme de violence quotidienne. La laideur fatigue, irrite, abîme lentement les relations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, un mur peint, une sculpture sur une place, une exposition dans un hall municipal modifient profondément le rapport des habitants à leur espace. Ils créent de la fierté, de l’appropriation, du respect. On dégrade moins ce qui est beau. On protège ce qui nous ressemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La culture contre l’extrémisme et la radicalisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Là où la culture recule, les discours simplistes prospèrent. L’absence de débat, de confrontation d’idées, de pensée critique laisse le champ libre aux idéologies de la haine. La culture ne donne pas de réponses toutes faites, mais elle apprend à poser des questions, à douter, à nuancer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jeune qui lit, qui voit des films, qui fréquente des expositions développe une complexité intérieure qui rend plus difficile l’adhésion aux discours violents ou manichéens. La culture est une école de la lenteur, à l’opposé de l’immédiateté brutale de la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la culture transforme les villes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs pays, la culture a été intégrée comme un pilier des politiques sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, de nombreuses villes ont misé sur des médiathèques de quartier, ouvertes tard le soir, gratuites, multifonctionnelles. Elles ont permis de réduire l’isolement, d’accompagner les jeunes dans leur scolarité et de recréer du lien intergénérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Canada, certaines municipalités ont intégré des galeries d’art dans les bâtiments administratifs, les hôpitaux, les bibliothèques. L’art y devient partie intégrante de la vie quotidienne, et non un privilège réservé à quelques-uns.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays nordiques, la culture est pensée comme un service public essentiel, au même titre que la santé ou l’éducation. Chaque petite ville dispose d’un cinéma, d’une bibliothèque, souvent d’un espace d’exposition. Le résultat n’est pas seulement culturel, il est social : des sociétés plus apaisées, moins violentes, plus cohésives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La responsabilité des collectivités locales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La culture ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté des artistes ou des associations. Elle doit être portée par une vision politique claire. Investir dans une galerie municipale coûte souvent moins cher que réparer les dégâts causés par la violence, la délinquance ou la dégradation urbaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les collectivités peuvent jouer un rôle clé :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en mettant à disposition des locaux,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en soutenant les initiatives locales,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en intégrant l’art dans les espaces publics,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en favorisant l’accès gratuit ou à très faible coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de prestige, mais de cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les artistes comme acteurs sociaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes ne sont pas seulement des producteurs d’objets esthétiques. Ils sont des acteurs sociaux, des révélateurs de tensions, des passeurs de mémoire. Leur présence dans un quartier, une ville, change la dynamique locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une résidence d’artiste dans une école, une prison, un quartier populaire peut avoir des effets durables. Elle redonne la parole, restaure la dignité, permet l’expression de ce qui est souvent tu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On entend souvent que <em>«la culture coûte cher»</em>. C’est une vision à court terme. En réalité, la culture est un investissement social. Elle réduit les coûts liés à la violence, à l’exclusion, à l’échec scolaire. Elle améliore la qualité de vie, l’attractivité des villes, le vivre-ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ville qui investit dans la culture investit dans son avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reconstruire par le beau, le sens et le lien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde marqué par les tensions, les crispations identitaires et la montée des violences, la culture apparaît comme une réponse humble mais essentielle. Elle ne règle pas tout, mais elle prépare le terrain. Elle réintroduit du sens là où il n’y avait que du vide, du dialogue là où régnait le conflit, du beau là où s’installait la laideur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Galeries d’art, cinémas, bibliothèques, espaces culturels de proximité ne sont pas des ornements urbains. Ils sont les fondations invisibles d’une société apaisée. Les négliger, c’est accepter que la violence et la médiocrité deviennent la norme. Les défendre, c’est choisir la dignité, la créativité et l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U04RNrj6Ei"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/19/batir-la-cite-interieure-pour-un-urbanisme-du-lien-social/">Bâtir la cité intérieure | Pour un urbanisme du lien social</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bâtir la cité intérieure | Pour un urbanisme du lien social » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/19/batir-la-cite-interieure-pour-un-urbanisme-du-lien-social/embed/#?secret=EiyNz273se#?secret=U04RNrj6Ei" data-secret="U04RNrj6Ei" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Féminicide &#124; Une femme tuée par son petit ami à El-Menzah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/feminicide-une-femme-tuee-par-son-petit-ami-a-el-menzah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 19:31:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ariana]]></category>
		<category><![CDATA[Aswat Nissa]]></category>
		<category><![CDATA[El-Menzah]]></category>
		<category><![CDATA[féminicide]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Violemment agressée puis étranglée, une jeune femme a été tuée par son petit ami, à El Menzah 7, relevant du gouvernorat de l&#8217;Ariana (nord de Tunis). C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé avec douleur, l&#8217;association Aswat Nissa, ce lundi 29 décembre 2025, en commentant : « Alors que l&#8217;année 2025 s&#8217;achève, le décompte macabre des féminicides ne...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Violemment agressée puis étranglée, une jeune femme a été tuée par son petit ami, à El Menzah 7, relevant du gouvernorat de l&rsquo;Ariana (nord de Tunis).</em></strong></p>



<span id="more-18155492"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé avec douleur, l&rsquo;association Aswat Nissa, ce lundi 29 décembre 2025, en commentant : « <em>Alors que l&rsquo;année 2025 s&rsquo;achève, le décompte macabre des féminicides ne connaît aucun répit. Derrière chaque nom ajouté à la liste, c&rsquo;est l&rsquo;échec d&rsquo;un système qui se dessine </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même source a pointé du doigt l&rsquo;incapacité des autorités à protéger les femmes face au fléau de la violence qui continue de faucher des vies en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On notera que selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, le tueur a été arrêté lors d’une descente policière et a éyé placé en détention. Ce dernier aurait, selon la même source, reconnu son affreux crime, alors que l&rsquo;enquête se poursuit.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/feminicide-une-femme-tuee-par-son-petit-ami-a-el-menzah/">Féminicide | Une femme tuée par son petit ami à El-Menzah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Un cheval battu à mort à Mahdia &#124; Une enquête ouverte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/un-cheval-battu-a-mort-a-mahdia-une-enquete-ouverte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 22:27:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Association Rahma]]></category>
		<category><![CDATA[cause animale]]></category>
		<category><![CDATA[cheval]]></category>
		<category><![CDATA[ENQUÊTE]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[protection des animaux]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Association Rahma pour la protection des animaux a annoncé que le Parquet de Mahdia a ordonné une enquête après qu&#8217;un individu ait battu à mort son cheval. Les autorités sécuritaires et judiciaires de Mahdia ont réagi avec détermination suite à cette affaire de maltraitance animale, indique l&#8217;Association, qui a appelé à ce que la violence...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L&rsquo;Association Rahma pour la protection des animaux a annoncé que le Parquet de Mahdia a ordonné une enquête après qu&rsquo;un individu ait battu à mort son cheval.</strong></em></p>



<span id="more-18108088"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités sécuritaires et judiciaires de Mahdia ont réagi avec détermination suite à cette affaire de maltraitance animale, indique l&rsquo;Association, qui a appelé à ce que la violence envers les animaux ne reste plus un délit impuni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en déplorant cet acte de cruauté envers un cheval qui est mort dans son sang, l&rsquo;association a affirmé que selon les différents témoignages, le propriétaire a violemment battu l&rsquo;animal car… il ne parvenait plus à tirer la charrette !</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;association qui a remercié le Parquet et les forces de sécurité pour leur implication et leur engagement dans cette affaire, a toutefois déploré l&rsquo;absence de témoins officiels pour le bon déroulement de l&rsquo;enquête : « <em>Personne n&rsquo;a accepté de témoigner. Heureusement, le Parquet a toutefois ouvert une enquête et que justice soit faite..</em> », a notamment commenté l&rsquo;association Rahma.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/un-cheval-battu-a-mort-a-mahdia-une-enquete-ouverte/">Un cheval battu à mort à Mahdia | Une enquête ouverte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Mettre fin à la violence à l’égard des femmes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/tunisie-mettre-fin-a-la-violence-a-legard-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 22:40:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[16 jours d’activisme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Nations Unies Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une cérémonie de clôture des 16 jours d’activisme contre la violence facilitée par la technologie faite aux femmes et aux filles, a été organisée le 10 décembre, une date qui coïncide également avec la Journée internationale des droits de l’homme. Cette journée a réuni les agences des Nations Unies Tunisie, plusieurs ambassadeur·rice·s, la Directrice exécutive...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une cérémonie de clôture des 16 jours d’activisme contre la violence facilitée par la technologie faite aux femmes et aux filles, a été organisée le 10 décembre, une date qui coïncide également avec la Journée internationale des droits de l’homme.</strong></em></p>



<span id="more-18077425"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée a réuni les agences des Nations Unies Tunisie, plusieurs ambassadeur·rice·s, la Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, nos partenaires institutionnels et d’appui, ainsi que de nombreux jeunes engagé.e.s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cérémonie a été l’occasion de revenir sur les grandes réalisations menées tout au long de la campagne, de saluer les partenariats solides, les collaborations fructueuses et le travail conjoint qui ont permis de renforcer l’impact de ces 16 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons également mis en avant les meilleures pratiques et lancé un appel à l’action pour poursuivre nos efforts communs :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mettre fin à la violence, en particulier la violence facilitée par la technologie, à l’égard des femmes et des filles, thème central de la campagne de cette année.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Nations Unies Tunisie</strong></p>
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		<title>Agression à l’arme blanche à Ras Jebel &#124; Six lycéens arrêtés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 21:49:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arme blanche]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[lycéens]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jebel]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Six élèves âgés de 16 à 18 ans, ont été arrêtés ce jeudi 9 octobre 2025, suite à une bagarre qui a éclaté hier près d’un établissement scolaire à Ras Jebel. Les suspects ont été placés en garde à vue et l&#8217;enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire. Notons...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/09/agression-a-larme-blanche-a-ras-jebel-six-lyceens-arretes/">Agression à l’arme blanche à Ras Jebel | Six lycéens arrêtés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Six élèves âgés de 16 à 18 ans, ont été arrêtés ce jeudi 9 octobre 2025, suite à une bagarre qui a éclaté hier près d’un établissement scolaire à Ras Jebel.</em></strong></p>



<span id="more-17630652"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les suspects ont été placés en garde à vue et l&rsquo;enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons selon les premiers éléments, quatre élèves ont été blessés et ont été transportés à&rsquo; l&rsquo;hôpital.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/09/agression-a-larme-blanche-a-ras-jebel-six-lyceens-arretes/">Agression à l’arme blanche à Ras Jebel | Six lycéens arrêtés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les protestataires marocains risquent jusqu’à 5 ans de prison et plus</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/les-protestataires-marocains-risquent-jusqua-5-ans-de-prison-et-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 09:34:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Génération Z212]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[vandalisme]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mobilisation de plus de 50 000 jeunes de la génération Z a réussi à bouleverser l’agenda politique au Maroc.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/les-protestataires-marocains-risquent-jusqua-5-ans-de-prison-et-plus/">Les protestataires marocains risquent jusqu’à 5 ans de prison et plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les manifestations spontanées des jeunes de la Génération Z212 se poursuivent sur les principales places du Maroc. Les protestataires risquent de lourdes amendes et jusqu’à 5&nbsp;ans de prison, voire la réclusion criminelle à perpétuité pour vandalisme, violence&nbsp;et attaques en bandes organisées.</em></strong></p>



<span id="more-17615901"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation, depuis fin septembre, de plus de 50&nbsp;000 jeunes, majoritairement mineurs, déçus par les promesses non tenues du gouvernement et exigeants l’amélioration des infrastructures éducatives et sanitaires, a réussi à bouleverser l’agenda politique du Royaume chérifien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La génération Z, composée de jeunes âgés de 13 à 28&nbsp;ans, a grandi avec Internet et les réseaux sociaux, mais est très vulnérable au chômage. Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), l’organisme marocain chargé de la production de statistiques officielles, de l’établissement des comptes de la nation et de la réalisation d’études économiques, démographiques et sociales, au deuxième trimestre 2025, le taux de chômage atteindra 35,8 % chez les jeunes de 15 à 24 ans et 21,9 % chez les 25 à 34 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan des dégâts enregistrés lors des manifestations de jeunes s’alourdit d’heure en heure, et les destructions et incendies lors des manifestations pourraient entraîner de lourdes sanctions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestants violents s’exposent à des amendes pour dégradations, ainsi qu’à une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison s’ils utilisent des substances inflammables, des couteaux ou des pierres. Les actes commis en groupe sont qualifiés de crimes graves, passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jNGxPg2NqS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/le-paradoxe-marocain-investment-grade-et-malaise-social/">Le paradoxe marocain | «Investment grade» et malaise social</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le paradoxe marocain | «Investment grade» et malaise social » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/le-paradoxe-marocain-investment-grade-et-malaise-social/embed/#?secret=UYBiyN4Y4m#?secret=jNGxPg2NqS" data-secret="jNGxPg2NqS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/les-protestataires-marocains-risquent-jusqua-5-ans-de-prison-et-plus/">Les protestataires marocains risquent jusqu’à 5 ans de prison et plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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