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	<title>Archives des visa biométrique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des visa biométrique - Kapitalis</title>
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		<title>Bloc-notes : Débaptiser Aleca en Alecca pour un accord plus juste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2019 10:02:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accord Aleca de libre-échange prétendument complet et approfondi (Aleca) ne l’est nullement, étant en plus injuste. La Tunisie n’a intérêt à le signer qu’en le débaptisant Accord de libre échange et de circulation complet et approfondi (Alecca), y intégrant le libre mouvement humain sous visa biométrique de circulation. Par Farhat Othman * Le réel ayant...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/05/bloc-notes-debaptiser-aleca-en-alecca-pour-un-accord-plus-juste/">Bloc-notes : Débaptiser Aleca en Alecca pour un accord plus juste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Aleca.jpg" alt="" class="wp-image-19442"/></figure>



<p> <strong><em>L’accord Aleca de libre-échange prétendument complet et approfondi (Aleca) ne l’est nullement, étant en plus injuste. La Tunisie n’a intérêt à le signer qu’en le débaptisant Accord de libre échange et de circulation complet et approfondi (Alecca), y intégrant le libre mouvement humain sous visa biométrique de circulation.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>



<span id="more-211196"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" class="wp-image-80097"/></figure></div>



<p>Le réel ayant ses racines dans l’inconscient humain, c’est l’imaginaire qui conditionne notre vision des choses. Et il est régi par des images mentales qui se révèlent être une clef nécessaire en cas de blocage quelconque au niveau de la conscience, tel celui en vigueur quant aux rapports internationaux.<br></p>



<p> Ceux-ci, déjà déséquilibrés, injustes et obsolètes, ne servent que les intérêts du pays du Nord; or, ils ne sont pas moins présentés comme inévitables, non seulement par ceux qui en profitent, mais aussi leurs victimes, les responsables des pays du Sud. C’est que leur imaginaire est conditionné par les concepts éculés dont on se leurre sur la pertinence, tels ceux de souveraineté ou de frontières. Aussi en fait-on des tabous au bonheur de qui en use et abuse au strict service de ses intérêts propres. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Négociation en forme de reddition<br></h3>



<p> L’exemple le plus typique en la matière est cet accord parfaitement injuste et léonin que l’Union européenne (UE) veut forcer la Tunisie à signer bien que ses retombées négatives pour la Tunisie soient par trop évidentes. <br> Pourtant, ce ne sont pas que ses bénéficiaires, les pays européens, qui agissent à le faire aboutir; certains de nos responsables le font aussi, ne songeant point à leur peuple qui en sera gravement lésé. Ce qui ne fait que confirmer la déconnexion avérée de ces responsables — se révélant être irresponsables — des intérêts de leurs compatriotes qu’ils sont censés servir.<br></p>



<p> C’est le cas de nos négociateurs dudit accord, lesquels s’alignent d’office, contre toute logique, sur les positions de la partie opposée dont ils sont supposés, ne serait-ce que pour le principe de bonne gouvernance de la négociation, ne pas conforter les assertions, mais en contester la validité. Il est ainsi ahurissant d’entendre notre ministre du Commerce,<a rel="noreferrer noopener" aria-label=" Omar Béhi (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank"> Omar Béhi</a>, nous dire tout le bien qu’il pense de cet accord léonin, ne servant que les intérêts européens, tout comme le précédent de 1995 qu’il estime d’ailleurs avoir été favorable à la Tunisie, contrairement à l’avis général et malgré l’absence encore de sa nécessaire évaluation exhaustive qu’on se refuse de faire pour ne pas dire n’importe quoi.<br></p>



<p> Quel plus flagrant alignement avons-nous donc de la part de ce ministre sur les exigences européennes; on aurait dit un négociateur de l’UE! Comment alors lui faire confiance pour négocier avec de telles convictions relevant de la reddition aux positions adverses, dont on ne fait que soigner la forme? N’est-ce pas bien le cas quand M. Béhi, faisant état du <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="«rejet de la société civile et des différents syndicats avec lesquels un dialogue doit être établi», (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank">«rejet de la société civile et des différents syndicats avec lesquels un dialogue doit être établi»,</a></em> affirme la nécessité d’une <em>«bonne communication pour démontrer que l’accord est favorable à la Tunisie </em>(que) <em>personnellement je pense qu’il l’est, comme j’ai toujours pensé que l’accord de 95 l’a été»</em>? <br></p>



<p> Il est vrai qu’on n’est pas à une aberration près, puisque ces négociations ne relèvent pas de la responsabilité directe de la diplomatie tunisienne qui, bien que ronronnant aujourd’hui au rythme de son principal chef, le vieux de Carthage, ne compte pas moins des talents avérés, même si d’aucuns en ont été écartés, auxquels on ne fait pas ou plus appel. Car ils sont bien en mesure de sauver leur honneur aux actuels négociateurs tunisiens, mettant fin à leur honteuse reddition aux thèses européennes, démontrant qu’en l’état l’accord n’est ni complet ni approfondi, sauf dans l’injustice faite à la Tunisie.   <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Accord complet et approfondi dans l’injustice <br></h3>



<p> Il est bien temps pour la Tunisie d’en finir avec une telle démission de ses négociateurs, qu’aggrave la désinformation l’accompagnant de part et d’autre, surtout de la part de la partie la plus forte, l’Union européenne autrement mieux outillée que notre pays, ne lésinant sur aucun moyen pour arracher, vaille que vaille, la conclusion de l’accord scélérat tel qu’il est.  <br></p>



<p> C’est, par exemple, ce que fait l’ambassadeur de France, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Olivier Poivre d’Arvor (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank">Olivier Poivre d’Arvor</a> qui, lors d’un récent débat organisé par la chambre de commerce tuniso-française, a plaidé la cause de cette honte d’Aleca, soulignant la colère de Bruxelles contre les restrictions tunisiennes à l’importation et sa hâte à voir se conclure les négociations d’adhésion à l’accord ainsi qu’elle l’impose. J’emploie bien le verbe peu diplomatique d’imposer, car l’UE estime ne rien devoir changer à sa copie, se prévalant, comme le rappelle d’ailleurs M. <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Olivier Poivre d’Arvor (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank">Poivre d’Arvor</a>, de sa conviction de faire déjà plus que le maximum avec la Tunisie. Et elle ose même culpabiliser notre pays, ainsi que le fait le diplomate français lorsqu’il affirme: <em>«Nous avons, nous les Européens, un petit sentiment d’incompréhension. Tout laisse à penser que la belle histoire entre l’Europe et la Tunisie peut être gâchée malgré les efforts de l’Europe comme les dons de 300 millions d’euros qui n’existent nulle part…» </em><br></p>



<p> Voilà qui ne laisse nul doute sur les intentions vénales de nos supposés partenaires privilégiés! L’Europe n’a cure de l’injustice que fait l’accord au peuple de Tunisie; elle n’a en bouche que sa manne financière et entend l’utiliser pour imposer son diktat, oubliant du coup ses privilèges exorbitants dans le pays. Comme si notre pays ne doit être qu’un souk où tout peut et doit s’acheter au prétexte que l’Europe fait ce qu’elle peut, comme avec cette reconversion de dettes du montant — somme toute bien ridicule par rapport à ce qui peut être fait — de 4 millions d’euros pour l’hôpital de Gafsa ! Écoutons encore ce que dit l’ambassadeur français: <em>«Vous dites que c’est inférieur aux dons reçus par la Grèce, mais vous ne faites pas partie de l’Europe non plus. Nous ressentons le renfermement de la Tunisie sur elle-même, or l’investisseur a besoin de se sentir accueilli.»</em><br></p>



<p> Faut-il rappeler à M. Poivre d’Arvor que la Tunisie est tout autant en Europe que la Grèce, puisqu’elle en dépend informellement et en tous points similaires, sans toutefois les droits d’un État membre. Pourquoi donc l’Europe ne propose-t-elle pas un tel statut à la Tunisie pour rendre formel l’informel et avoir ainsi satisfaction de ce à quoi elle aspire : un espace plus grand pour ses intérêts? N’est-elle pas déjà en Tunisie? Pourquoi donc la Tunisie ne serait pas aussi en Europe au temps où les frontières physiques ne comptent plus? Certes, l’UE peut toujours dire que c’est à la Tunisie de faire le premier pas; mais on sait ce que cela sous-entend.   <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La libre circulation humaine pour un accord plus juste <br></h3>



<p> Aujourd’hui, en un monde globalisé, il ne faut ni parler de souveraineté ni de nouvelle colonisation, les rapports internationaux étant par définition interdépendants, que cela génère ou non un nouvel impérialisme. Il ne faut pas, non plus, se suffire du discours éculé, comme l’a fait notre ministre précité, sur les relations historiques et de partenariat privilégié. Bien mieux, nous contestons les propos de M. Béhi quand il prétend qu’<em>«au-delà de la proximité et de l’Histoire, la France et la Tunisie ont la même vision du monde et de l’individu en tant qu’entité». </em><br></p>



<p> Cette affirmation relève, au mieux, du vœu pieux; les faits la contredisent. Il est vrai, pourtant, tout concourt à ce qu’il y ait communion de part et d’autre de la Méditerranée dans une pareille vision; toutefois, cela suppose des actes concrets et courageux. Outre l’intégration à terme de la Tunisie à l’UE, s’impose l’ouverture des frontières à une libre circulation humaine se faisant sous visa biométrique de circulation, outil fiable, absolument respectueux des réquisits sécuritaires. <br></p>



<p> C’est ce que devrait demander notre diplomatie pour agir à bon escient. Qu’elle le fasse donc en osant appeler la partie européenne à débaptiser l’accord en cours de négociation en Alecca, y intégrant la libre circulation humaine ! Cela reviendrait à conforter la position de la Tunisie dont les conditions actuelles à la conclusion de l’inacceptable mouture de l’accord sont insuffisantes : mise à niveau au préalable du secteur de l’agriculture, libre circulation des professionnels des services concernés et libération des quotas. Une telle stratégie minimaliste ne saurait servir les intérêts bien compris du pays, l’accord demeurant non seulement inique et léonin pour les intérêts du peuple, mais immoral aussi et indigne pour un pays se voulant un État de droit et une démocratie. <br></p>



<p> Que nos négociateurs cessent aussi d’intérioriser la logique de ceux qu’ils ont censés contrer, et qu’ils usent de la meilleure arme qui soit, celle de l’adversaire à retourner contre lui. En l’occurrence, il s’agit bien de la libre circulation des biens et des services qui est l’esprit même de l’accord, mais limité aux marchandises. Or, qui dit libre circulation ou libre-échange, complet et approfondi qui plus est, ne peut pas s’abstenir de l’étendre aux créateurs des biens et services que sont les humains, et commencer même par eux. Pourtant, ils en sont exclus au fallacieux prétextes de mesures sécuritaires incontournables et de mensongers impératifs d’une politique migratoire communautaire qu’ont veut ériger en dogme alors qu’elle a fait preuve de son inefficacité, étant même devenue criminogène. C’est même un dogme à rejeter puisqu’il relève de cet ordre de la modernité devenu désordre.<br></p>



<p> À ce propos, rappelons que la modernité, qu’on qualifiait de <em>«postmédiévalité»</em>, a laissé la place à la postmodernité qui n’est, en quelque sorte, qu’une <em>«rétromédiévalité» </em>avec le réveil des archaïsmes qu’on croyait dépassés, et auxquels on assiste au contact des acquis technologiques les plus sophistiqués. C’est bien ce qui urge au renouvellement de nos concepts de représentation mentale pour une meilleure compréhension de l’histoire en cours. Car il a été largement démontré à quel point est capitale la fonction de la représentation dans la constitution des ordres et des rapports sociaux, l’orientation des comportements collectifs et la transformation du monde social. <br></p>



<p> Évoquant l’imaginaire de la féodalité, Georges Duby parle de la représentation comme <em>«membrure»</em> et<em> «structure latente»,</em> une<em> «image simple»</em> de l’organisation sociale assurant le passage vers différents systèmes symboliques. Aussi, est-il sûr que la représentation que nous nous proposons d’avoir de la frontière et du visa de circulation sera la membrure des rapports internationaux futurs, cette structure latente à activer afin de changer notre image mentale des réalités, agissant utilement et réussissant à les transformer en les refondant dans le sens d’un monde plus solidaire et plus humain, ce que je qualifie de <em>«mondianité»</em>.</p>



<p><em>* Ancien diplomate et écrivain.   </em></p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Bloc-notes : Les défis à relever du remaniement gouvernemental</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/bloc-notes-les-defis-a-relever-du-remaniement-gouvernemental/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Nov 2018 09:48:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Youssef Chahed a voulu opter pour une posture moderniste avec certains de ses choix du récent remaniement gouvernemental; il a donc des défis à relever. En voici de quoi transfigurer la pratique politique et rompre avec l’inertie diplomatique. Par Farhat Othman * S’il est une caractéristique majeure de la vie politique en Tunisie, c’est bien...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/bloc-notes-les-defis-a-relever-du-remaniement-gouvernemental/">Bloc-notes : Les défis à relever du remaniement gouvernemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-158309" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Youssef-Chahed-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Youssef Chahed a voulu opter pour une posture moderniste avec certains de ses choix du récent remaniement gouvernemental; il a donc des défis à relever. En voici de quoi transfigurer la pratique politique et rompre avec l’inertie diplomatique.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-183325"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />S’il est une caractéristique majeure de la vie politique en Tunisie, c’est bien l’inertie; à l’image d’une classe politique vieillissante, qui ne se rend guère compte de son conservatisme qu’elle attribue volontiers à une société qui est pourtant tout sauf conservatrice, étant même libertaire dans l’âme, ouverte à toutes les innovations possibles.</p>
<p>Ainsi temporise-t-on, même quand on se dit déterminé à réformer le pays, évitant soigneusement de s’attaquer de front aux questions sensibles au nom justement du mythique conservatisme de la société.</p>
<p>C’est ce qu’on a vu avec la loi sur les violences faites aux femmes, interdisant toutes les formes de violence, sauf la plus grave, celle de l’inégalité successorale.</p>
<p>Il en est allé de même avec la récente loi criminalisant le racisme et les discriminations, omettant d’abolir au préalable nombre de lois discriminatoires, comme le scélérat article 230 légitimant l’homophobie.</p>
<p>Bien pis, on parle ces jours-ci d’une proposition de loi entendant interdire le test anal, manifestation de l’homophobie, sans oser s’attaquer à sa cause première, le honteux article précité ! C’est bien la preuve qu’on préfère simuler et dissimuler le légalisme quand l’intention première est de ne pas vouloir un vrai État de droit, mais juste de similidroit.</p>
<p>Or, étant jeune et semblant bien intentionné, le chef du gouvernement a la possibilité avec le dernier remaniement de rompre avec une telle inertie mortifère et pareil malsain jeu ayant gagné le pays à travers ses élites déconnectées de ses réalités. Il ne lui suffit pas, toutefois, de se limiter à afficher sa volonté de modernisme, il lui faut aussi relever les défis qu’imposent certains des choix mêmes de son remaniement ministériel afin de réussir à réorienter le pays dans la bonne voie.</p>
<p>Outre la rupture avec les différentes inerties dont on évoquera deux aspects majeurs ci-après, cela autorisera sûrement de transfigurer la pratique politique actuelle.</p>
<h3>Transfigurer la pratique politique</h3>
<p>Il a été largement prouvé que la Tunisie, pour peu que ses élites sachent dépasser certaines fausses évidences, pour la plupart des tabous éculés, est parfaitement en mesure de pratiquer une politique éthique, osant bousculer une diplomatie qui ronronne, surtout qu’elle relève du domaine réservé d’un président qui a prouvé, malgré tout son talent, être à bout de souffle d’innovation, dépassé par ses propres limites commandées par une vision dépassée de la politique, que cela soit de son propre fait ou de l’influence sur lui d’un entourage malmené par les événements.</p>
<p>Pour illustrer une telle absence de maîtrise des réalités, il suffit d’évoquer les initiatives présidentielles récentes, y compris dans cette thématique politique supposée éminente à ses yeux, celle de l’égalité successorale. Il n’a ni tenu la promesse de sa campagne électorale de réaliser enfin un tel marqueur de la démocratie ni l’engagement d’aider à sortir le pays d’une lecture obsolète de l’islam. N’a-t-il, d’ailleurs, pas déjà agi de même avec la honteuse loi 52 sur les drogues douces, restée quasiment en l’état, alors qu’il fallait dépénaliser le cannabis; et il s’y était même engagé? Or, non seulement il n’a pas osé assumer l’option égalitaire dans la succession, mais a proposé le non-sens de la cohabitation d’une hypothétique loi nouvelle égalitaire avec le maintien de l’ancienne inégalitaire, une égalité et une inégalité dans le même temps; et il n’a rien encore proposé à ce jour de ce qui a été promis !</p>
<p>Sur ces questions et d’autres (libre consommation d’alcool, droit au sexe pour les adultes, hétérosexuels comme homosexuels), le chef du gouvernement est en mesure de jouer sa propre partition libérale et démocratique, et ce par simples actes administratifs. Au demeurant, la présence d’un prix Nobel à la tête du ministère des droits de l’Homme est un gage d’impératif catégorique gouvernemental dans cette voie. Sauf au ministre des droits de l’Homme de renier ses valeurs, il ne saurait ne pas honorer son passage au gouvernement en le décidant à procéder enfin à l’œuvre salutaire de salubrité publique qui s’impose, osant enfin prendre par décrets, arrêtés ou circulaires les textes vidant de tout leur sens les lois scélérates auxquelles l’on n’ose toucher dans les matières précitées. Pourtant, elles datent non seulement de la dictature, mais aussi de la colonisation.</p>
<p>Déjà, le gouvernement doit prendre de vitesse la manœuvre homophobe actuelle de certains faux humanistes qui, sous prétexte d’interdiction du test anal, entendent pérenniser l’homophobie dans le pays. Car ce test peut et doit être aboli par texte administratif, la loi devant servir à abolir sa cause, l’article 230 du Code pénal, ce que continuent à refuser les intégristes et leurs alliés homophobes au fallacieux prétexte que la société le refuserait.</p>
<p>Notons, à ce sujet, que tout comme pour nombre de textes supposés humanistes, ce projet sur le test anal est l’œuvre d’officines occidentales qui n’ont à cœur que de valider des items de leur grille de lecture totalement inadaptée aux réalités de notre pays. Au vrai, ces Ong ne font que théoriser sur la démocratie, l’envisageant comme un idéal abstrait et universel, un concept fondateur désincarné.</p>
<p>Or, la démocratie est une pratique discursive mêlant pouvoir et savoir; et elle est complexe au sens que lui donne Edgar Morin, tout en étant enracinée dans un contexte socioculturel particulier. Pour cela, Foucault a proposé déjà le concept de <em>«gouvernementalité»</em> permettant d’appréhender la Démocratie en un produit culturel, diversifié et concret avec ses rapports de pouvoir. Car sinon, on verse dans la singerie de l’Occident, faisant preuve de ce que Malek Bennabi a nommé <em>«coloniabilité»</em>.</p>
<p>La meilleure illustration de ce travers de soumission volontaire à la vision occidentale désincarnée de nos réalités est bien cette proposition de loi préférant abolir l’effet et non la cause au prétexte de ne pas évoquer la religion qui serait homophobe. Justement, il a bien été démontré de manière irréfutable que si cela était le cas en Europe, il ne l’a jamais été en islam, la loi homophobe en Tunisie n’étant qu’une survivance coloniale, importation de la tradition judéo-chrétienne.</p>
<p>Sur le plan humaniste, M. Chahed peut encore mieux : innover sur le plan des relations internationales en bousculant enfin la vision dépassée des relations diplomatiques. En effet, à la faveur de la reprise des négociations sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca), il a l’occasion d’honorer sa parole de signer cet accord contesté et contestable en 2019, mais en réclamant enfin qu’il inclue la libre circulation humaine sous visa biométrique de circulation en débaptisant l’accord en Alecca. Ce que ne sauraient refuser les Européens, car l’on retournera contre eux leurs propres armes. D’autant mieux que cela pourrait et devrait même se faire en osant situer une telle ouverture des frontières sous visa biométrique de circulation dans le cadre d’une demande d’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne (UE).</p>
<p>Par ailleurs, dans le prolongement de l’esprit du dernier remaniement, M. Chahed a l’occasion en or de réaliser ce que n’a pas pu faire le président de la République : incarner la politique sage que le drame de Palestine impose et qui suppose de normaliser les rapports de la Tunisie avec Israël. Certes, l’opposition est vive à ce sujet de la part de certaines forces politiques dans le pays, mais elles restent limitées à certains secteurs dogmatiques dont les protestations voleront en éclats dès qu’on aura usé posément du discours de la raison et de la lucidité. Surtout, dès que le principal soutien de M. Chahed, le parti islamiste, se verra ainsi forcé de cesser de pratiquer son faux jeu en la matière consistant à ne pas laisser apparaître en public sa conviction et ses assurances en la nécessité de relations normales avec Israël.</p>
<p>Aujourd’hui, M. Chahed a la possibilité d’accélérer un tel processus fatal en procédant, comme il a démontré savoir le faire, de manière graduelle certes, mais concrète. Ainsi, à la faveur de la présence à la tête du secteur du tourisme d’un influent ministre de confession israélite, il a la parfaite possibilité de donner un coup d’accélérateur au projet informel de ligne aérienne entre Djerba et Tel-Aviv, et pourquoi pas Tunis et l’aéroport Ben Gourion. Il semble qu’un tel projet soit déjà prêt; et ce ne serait point innover puisqu’on ne fera rien de moins que ce qui existe déjà entre Israël et le Maroc.</p>
<h3>Rompre avec l’inertie mentale</h3>
<p>La première des inerties dont souffre le pays est mentale, celle de vouloir le diviser entre modernistes et traditionalistes. Or, c’est une réalité has been, juste une arme idéologique. Ainsi, dans une récente déclaration, le président de la plus haute instance politique au sein d’Ennahdha, le Majlis Choura, Abdelkarim Harouni, a bien affirmé que<em> «le conflit idéologique entre laïcs et islamistes est dépassé»</em> en Tunisie.</p>
<p>Si l’on ne va pas jusqu’à être aussi affirmatif que lui qui veut prendre ses vœux pour réalité étant donné que c’est dans l’intérêt de son parti, surtout aujourd’hui qu’il est secoué par de fortes turbulences, on ne dira pas moins que c’est l’objectif vers lequel il faut tendre. Cependant, il ne suffit pas d’y travailler à moitié, avec juste des paroles, et non pas d’actes; il importe d’agir de manière tangible, avec des actions et des décisions. Surtout, celles ayant une forte charge symbolique, agissant sur l’inconscient, sollicitant l’imaginaire.</p>
<p>En effet, il est impératif que l’on sorte de cette fausse dichotomie gauche-droite, propre à l’ancien colonisateur et n’ayant guère prise dans la mentalité yankee de laquelle les mœurs tunisiennes sont très proches, ne serait-ce que dans la tendance de vénalité exacerbée dans la population. Or, elle l’est aussi dans la psychologie du Tunisien, foncièrement ouverte à l’altérité, guère figée sur les antagonismes, sauf si l’on s’emploie à les créer facticement. Ce que d’aucuns s’y appliquent de part et d’autre, puisque cela correspond à la manière antique de la pratique politique.</p>
<p>Ainsi est le cas du parti islamiste qui gouverne et entend le faire que cela soit en phase avec ce qu’impose l’esprit du temps ou non. Ce qui veut dire que cela soit de manière éthique (la fameuse poléthique dont je parle) ou juste en louvoyant, usant en maître de l’art politique au sens machiavélique où la vertu suprême est de simuler et de dissimuler ses intentions. Ce qui autorise d’user de fausseté, sinon de délits et de crimes. N’est-ce pas ce qu’impose d’être lion et renard à la fois, symbole de la politique d’antan?</p>
<p>Soucieux de gouverner et, comme c’est la règle en politique, d’honorer son action politique en gardant le pouvoir d’une manière ou d’une autre, le chef du gouvernement ne peut pas faire autrement. Il se doit cependant de veiller à certaines constantes éthiques; et on le voit se permettre quand même le luxe d’en avoir l’intention; faut-il aussi concrétiser ! Ce fut et reste la lutte contre la corruption; or, cela ne suffit point, une telle œuvre étant de longue haleine, ne dépendant pas seulement de la Tunisie ni de décisions politiques au plus haut niveau.</p>
<p>En effet, tout comme le terrorisme, la corruption a des racines étrangères que ne saurait maîtriser la Tunisie. Aussi, à ce niveau, la rupture avec l’inertie est certes nécessaire, mais elle est insuffisante. On a montré ci-dessus comment M. Chahed amorcerait utilement une rupture avec elle à la faveur du récent remaniement de son gouvernement.</p>
<h3>Rompre avec l’inertie conceptuelle</h3>
<p>La rupture avec l’inertie mentale doit accompagner une autre, celle avec les concepts obsolètes d’un monde fini. On en donnera une illustration avec la récente analyse de l’International Peace Institute concernant le Middle East and North Africa et donnant sa recette pour sortir la Tunisie de sa crise généralisée. Pensant l’entreprise parfaitement réalisable, il dit avec raison que le pays souffre moins de problèmes structurels que d’une apathie s’étant emparée des Tunisiens. Cela rejoint ce que je dis de la nature essentiellement psychologique de la crise qui est surtout dans les têtes; ce qui impose les solutions à forte charge symbolique, sollicitant l’inconscient collectif, parlant à l’imaginaire populaire.</p>
<p>Or, ledit institut ne parle pas de ces sujets sensibles habituellement tus et qu’il faut évoquer, cesser de snober par peur de retombées qu’on imagine et qui découlerait du mythe d’une société supposée conservatrice, alors que ce sont ses élites qui le sont pour protéger et conserver leurs privilèges issus de lois scélérates. Dans son analyse, il use plutôt d’une grille de lecture qui ne saurait faire sens en Tunisie. Ainsi parle-t-il de la nécessité d’une communication transparente entre le gouvernement et le peuple, aussi bien au niveau national que communautaire, mais il la fait juste dépendre de la décentralisation, alors qu’elle relève en premier du cadre législatif liberticide.</p>
<p>Effectivement, s’il y a désillusion et perte de confiance de la part des masses en leurs élites, c’est bien parce que les droits et les libertés dont était porteur leur coup du peuple, cette révolution 2.0, tardent encore, la législation de la dictature étant toujours en vigueur.</p>
<p>Par conséquent, si l’on est conscient de la déconnexion des élites avec le peuple, on ne se limite pas moins à sa manifestation traduite par le faible taux de participation aux élections municipales de 2018. Ce qui ne suffit point, et on le dit, d’ailleurs, comme étant le résultat d’une impatience populaire suite aux déceptions durant presque huit ans sans réalisations concrètes.</p>
<p>Le rapport parle bien de désillusion, un désenchantement généralisé; mais il est loin d’être l’apathie des analystes; car il appelle, comme ils le notent, des solutions. Cependant, s’ils en proposent, ce qu’ils avancent relève de concepts éculés qui ne peuvent avoir de résultats, au mieux, que sur le long terme, comme la décentralisation précitée.</p>
<p>Dans le même temps, on ne réalise pas que la dilution du pouvoir accompagnant la décentralisation (le terme est utilisé par les analystes) augmentera la corruption — dont ils parlent également — du fait des lois nationales injustes. Est-il seulement logique de penser diluer le pouvoir avant de le réformer au niveau des lois nationales?</p>
<p>C’est ce à quoi s’affaire aussi le Conseil de l’Europe qui est très actif en Tunisie pour accompagner la transition, y dépendant des sommes immenses, mais limitées au cadre institutionnel avant de réformer la base légale. Ainsi réunit-il les 12 et 13 courant à Tunis la 6e édition de l’Atelier interculturel sur la démocratie organisée par la Commission de Venise et consacrée aux instances indépendantes. Si théoriquement, de telles initiatives sont bonnes, elles ne traduisent pas moins une inertie conceptuelle ne tenant pas compte des réalités du pays. Aussi, ce n’est rien d’autre que participer au chaos actuel du moment que les institutions dont on veille à renforcer le pouvoir et l’action se meuvent dans le cadre intact de l’ordre législatif de la dictature. C’est d’ailleurs la résilience de cette législation qui est derrière l’hydre de la bureaucratie qu’on évoque et qui empêche la transparence totale du gouvernement et le dialogue auxquels l’institut international précité appelle. Cela saurait-il avoir lieu de manière utile en une Tunisie où l’on ne fait que simuler le respect du droit qui est au demeurant déjà illégal à sa base, le pays n’étant au mieux qu’un État de droit simulé, un similidroit, une sous-démocratie étant toujours régie par la législation de l’ordre supposé déchu ?</p>
<p><em>* Ancien deplomate, écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AdyRplP60l"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/en-finir-avec-la-violence-et-letat-de-non-droit-en-tunisie/">Bloc-notes : En finir avec la violence et l’État de non-droit en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : En finir avec la violence et l’État de non-droit en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/en-finir-avec-la-violence-et-letat-de-non-droit-en-tunisie/embed/#?secret=nzFttSOHtL#?secret=AdyRplP60l" data-secret="AdyRplP60l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A2S0sOmhBM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/bloc-notes-apres-laffaire-khashoggi-en-finir-avec-lislam-voyou/">Bloc-notes : Après l’affaire Khashoggi, en finir avec l’islam voyou</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Après l’affaire Khashoggi, en finir avec l’islam voyou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/bloc-notes-apres-laffaire-khashoggi-en-finir-avec-lislam-voyou/embed/#?secret=v6qXAqHkGG#?secret=A2S0sOmhBM" data-secret="A2S0sOmhBM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IRkqRT4QVp"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/bloc-notes-pour-une-francophonie-politique-et-diplomatique/">Bloc-notes : Pour une Francophonie politique et diplomatique !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Pour une Francophonie politique et diplomatique ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/bloc-notes-pour-une-francophonie-politique-et-diplomatique/embed/#?secret=V6WA03QArq#?secret=IRkqRT4QVp" data-secret="IRkqRT4QVp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/bloc-notes-les-defis-a-relever-du-remaniement-gouvernemental/">Bloc-notes : Les défis à relever du remaniement gouvernemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Union européenne : Il faut enterrer Aleca!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Sep 2018 05:42:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est d’un Accord libre échange et circulation complet et approfondi (Alecca) que doivent discuter la Tunisie et l&#8217;Union européenne (UE) et non en excluant la libre circulation humaine devant être instaurée entre les deux parties dans le cadre d’un espace de démocratie méditerranéenne. Par Farhat Othman * On annonce la réunion d’experts du côté européen...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/13/tunisie-union-europeenne-il-faut-enterrer-aleca/">Tunisie-Union européenne : Il faut enterrer Aleca!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-49759" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Libre-circulation.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>C’est d’un Accord libre échange et circulation complet et approfondi (Alecca) que doivent discuter la Tunisie et l&rsquo;Union européenne (UE) et non en excluant la libre circulation humaine devant être instaurée entre les deux parties dans le cadre d’un espace de démocratie méditerranéenne. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-173638"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />On annonce la réunion d’experts du côté européen et tunisien pour discuter, les 13 et 14 septembre 2018, du prétendu Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca), cet accord léonin que l’Union européenne veut imposer coûte que coûte à la Tunisie et fait pression pour obtenir sa signature en 2019.</p>
<p>Or, cet accord prétendu être complet et approfondi ne l’est nullement pour la Tunisie, ne l&rsquo;étant que du point de vue des intérêts égoïstes de l’Europe et d’elle seule. Ainsi, en matière de liberté de circulation, il ne concerne que les marchandises et les services, ignorant les humains, pourtant seule véritable richesse de la Tunisie.</p>
<p>De même, il inclut l’agriculture se souciant peu de la sérieuse menace de ruiner le peu de ce qui reste en Tunisie d’un secteur agricole déjà sinistré et en piteux état. C’est d’ailleurs de ce volet que doivent débattre les experts.</p>
<h3>Inclure la libre circulation humaine encadrée et rationalisée</h3>
<p>Or, les Tunisiens ne doivent plus se limiter à ce qu’ils font actuellement : mettre l’accent sur l’aspect stratégique et épineux de la question pour juste solliciter, comme si l’on demande l’aumône, que l’Europe daigne accepter une formule ne bradant pas les intérêts et les droits des agriculteurs tunisiens. Comme ce qu’on propose actuellement : se limiter à une application graduelle de ce mauvais accord, méchant même, et dans le texte et dans l’esprit.</p>
<p>En effet, Aleca est à rejeter en l’état; du moins tant que sa philosophie n’aura pas changé pour devenir une convention équilibrée, véritablement respectueuse des intérêts des deux parties. Aussi, pour accepter de discuter, la Tunisie doit demander l’enterrement d’Aleca et proposer de passer à Alecca par l’intégration de la circulation humaine à l’accord.</p>
<p>C’est bien d’un Accord libre échange et circulation complet et approfondi (Alecca) que doivent discuter les deux parties et non en excluant la libre circulation humaine devant être instaurée entre la Tunisie et l’Europe au plus vite et dans le cadre d’un espace de démocratie méditerranéenne. D’autant plus que ce sera la seule solution sérieuse aux problèmes et drames actuels en notre mer commune.</p>
<h3>Vers l’intégration de la Tunisie à l’espace européen</h3>
<p>Au départ, cette libre circulation doit se faire par la mutation du visa actuel en visa biométrique de circulation qui devient la règle en étant délivré gratuitement, et pour une durée minimale d’un an, à tout Tunisien, instaurant ainsi une sorte de libre circulation encadrée et rationalisée.</p>
<p>Et cela ne sera qu’une première étape précédant l’intégration de la Tunisie à l’espace européen en tant que membre de l’UE, car la Tunisie fait déjà partie de l’Union; mais juste de manière informelle, donc à ses détriments; il sera juste et logique, par conséquent, de formaliser tôt ou tard un tel état de choses par la fatale adhésion.</p>
<p>La réunion de ce jeudi officialisera-t-elle la demande tunisienne de la transformation d’Aleca en Alecca ? C’est en tout cas l’intérêt de la patrie qui l’exige; soyons donc patriotes !</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i5oVu7ZsCK"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/20/bloc-notes-tunisie-union-europeenne-vers-le-partenariat-inclusif/">Bloc-notes : Tunisie-Union européenne : vers le partenariat inclusif</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Tunisie-Union européenne : vers le partenariat inclusif » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/20/bloc-notes-tunisie-union-europeenne-vers-le-partenariat-inclusif/embed/#?secret=MzNGOdFCCs#?secret=i5oVu7ZsCK" data-secret="i5oVu7ZsCK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gtdyDSPlnr"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/">Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/embed/#?secret=dStI9gPraJ#?secret=gtdyDSPlnr" data-secret="gtdyDSPlnr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vaxNvihuJW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/">Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/embed/#?secret=UrymBzygfO#?secret=vaxNvihuJW" data-secret="vaxNvihuJW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/13/tunisie-union-europeenne-il-faut-enterrer-aleca/">Tunisie-Union européenne : Il faut enterrer Aleca!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Bloc-notes : Tunisie-Union européenne : vers le partenariat inclusif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 May 2018 10:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[conseil d'association]]></category>
		<category><![CDATA[Federica Mogherini]]></category>
		<category><![CDATA[Johannes Hahn]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[visa biométrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence de presse de Jhinaoui et Mogherini le 15 mai 2018 à Bruxelles. L’Accord de libre échange et circulation complet et approfondi (Aleca) devant être signé en 2019 entre la Tunisie et l’Union européenne, sera incomplet, superficiel et léonin, sans le libre mouvement encadré par le visa biométrique devenu de circulation. Par Farhat Othman *...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/20/bloc-notes-tunisie-union-europeenne-vers-le-partenariat-inclusif/">Bloc-notes : Tunisie-Union européenne : vers le partenariat inclusif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-155099" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Khemaies-Jhinaoui-Federica-Mogherini-15-mai-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Conférence de presse de Jhinaoui et Mogherini le 15 mai 2018 à Bruxelles.</em></p>
<p><em><strong>L’Accord de libre échange et circulation complet et approfondi (Aleca) devant être signé en 2019 entre la Tunisie et l’Union européenne, sera incomplet, superficiel et léonin, sans le libre mouvement encadré par le visa biométrique devenu de circulation.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-155098"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Lors de la 14e session du conseil d’association Tunisie-Union européenne (UE) du 15 mai 2018, il semble que l’on se soit enfin décidé à effectuer le pas de géant nécessaire pour sortir le partenariat tuniso-européen de l’ornière actuelle, fruit d’années de méconnaissance des priorités tunisiennes sur l’autel des seules exigences européennes. Les temps ayant changé, le partenariat entre les deux parties, pour être fructueux se doit, en effet, d’être inclusif.</p>
<p>C’est ce que laissent entrevoir les coulisses de la réunion de Bruxelles tenue au plus haut niveau, entre Khemaies Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères, et Federica Mogherini, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, en présence de Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage et des Négociations d’élargissement.</p>
<p>Ainsi honorera-t-on, après tant de temps perdu, la dénomination de conseil d’association qui n’incarne en rien encore ce qu’il est censé représenter en action d’associer, ce qui n’est rien d’autre que de mettre ensemble, établir des liens, participer à une entreprise commune et bien évidemment unir.</p>
<p>Certes, ce n’est pas encore dit formellement, mais il semble que l’on se fasse enfin une raison de part et d’autre afin qu’à l’horizon 2030, au plus tard, on ait réussi d’agir concrètement à une Tunisie enfin dans l’UE en qualité de membre et guère plus de manière informelle.</p>
<p>C’est ce qu’expriment bien les termes employés, même s’ils restent neutres, assurant que l’on s’est accordé sur la poursuite sérieuse de la réflexion stratégique sur un avenir mutuellement profitable entre les deux parties à l’horizon 2030 du partenariat inclusif. Ce qui, assurément, se prépare par la réalisation des priorités d’un partenariat équilibré portant sur la période immédiate de 2018 à 2020.</p>
<h3>L’inclusivité tuniso-européenne</h3>
<p>Devenu incontournable de nos jours avec essentiellement une signification d’intégration : l’inclusion, l’inclusivité est un terme qui signifie aussi assimilation, intégration, insertion ou cohésion; bref, tout ce qui est opposé à l’exclusion et à la discrimination, ce qui est actuellement en vigueur entre la Tunisie et l’Union.</p>
<p>Apparu aux États-Unis dans les milieux militants pour les droits homosensuels (homosexuels), il a été utilisé dans les églises, protestantes particulièrement avant de se diffracter en sciences, surtout sociales et politiques. C’est donc bien d’une conception pluraliste de la société qu’il est porteur, légitimant l’hétérogénéité du vivre-ensemble ; et c’est en ce sens qu’il est employé ici par rapport à la politique à mettre en œuvre en Méditerranée.</p>
<p>Une politique de l’inclusivité pour un partenariat inclusif est ce qui contient en soi, les parties en partenariat ne se distinguant point du sort commun qui les lie, et donc pratiquant une politique incluante qui n’exclut aucun domaine d’intérêt, y compris le plus sensible, ses retombées étant mutuellement profitables.</p>
<p>Le partenariat inclusif euro-européen est un processus d’élaborations de plans d’action étendus faisant appel à un certain nombre de processus distincts certes, mais inter-reliés. En l’occurrence, ce sont ceux évoqués, pour commencer, par la réunion du dernier conseil dont il sera question plus loin. Mais ces derniers ne sont que la mise en œuvre du partenariat de demain où la souveraineté, en notre monde globalisé d’aujourd’hui, est devenue une interdépendance harmonieuse. Ainsi permettra-t-elle de consolider le concept national antique en l’élargissant vers le concept de nation méditerranéenne, jetant les bases d’une citoyenneté inclusive et pluraliste commençant par la libre circulation en un espace de démocratie méditerranéenne.</p>
<p>Outre les pratiques politiques inspirées de la notion d’accommodement aux réalités géostratégiques en Méditerranée, elles en initieront d’autres, multiples et variées, toutes accommodées aux impératifs économiques, sociaux et culturels, et ce au travers particulièrement de l’outil de la réforme législative.</p>
<p>Le programme de coopération et d’échange diplomatique signé entre le ministère et le service européen pour l’Action extérieure, lors du conseil d’association, ainsi que la mise en place d’un mécanisme d’alerte précoce afin d’assurer un suivi plus efficace des différents volets du Partenariat privilégié appuieront avantageusement la nouvelle ambition inclusive du Partenariat rénové tout autant que le lancement de la coopération dans le domaine de la diplomatie culturelle qui constitue un outil de développement économique et de valorisation du patrimoine culturel, inclusif évidemment.</p>
<p>En voici les aspects majeurs :</p>
<h3>1. La démocratisation de la Tunisie, une réussite de l’Europe :</h3>
<p>Comme l’a souligné le ministre tunisien des Affaires étrangères à ses partenaires européens, les avancées tunisiennes dans le processus de consolidation démocratique sont réelles et en passe de consacrer dans le pays une démocratie locale. Or, cela exige un soutien encore plus conséquent de la part de l’Europe qui a intérêt à s’adosser à une démocratie réelle à ses frontières sud.</p>
<p>Comme la démocratisation de la Tunisie ne saurait qu’être une réussite pour l’Europe et la paix en Méditerranée, elle est fonction d’un soutien financier plus important de l’UE. En effet, cette dernière ne saurait méconnaître que les priorités du gouvernement tunisien dans l’immédiat sont pour la relance de l’économie nationale et l’amélioration de la situation sociale, toutes deux sinistrées. Et cela influe sur le processus démocratique, sinon l’arrête; surtout, il empêche ce qui est son prolongement nécessaire et importe bien légitimement aux yeux européens : la réforme législative.</p>
<h3>2. Le droit en Tunisie, prolongement de l’État de droit européen :</h3>
<p>Il ne suffit donc pas, comme l’a fait Mme Mogherini, de féliciter la Tunisie pour la réussite de son dernier événement politique que furent les élections municipales. Certes, l’UE s’est déjà engagée à soutenir le processus de décentralisation et entend renforcer des capacités des municipales élues à travers l’allocation d’une nouvelle enveloppe d’appui financier. Cela ne suffira pas, car un véritable plan Marshall doit être initié en faveur de la Tunisie, dont il n’est pas excessif de comparer la situation actuelle à celle de l’Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Seul un tel appui sans limites permettra à la Tunisie d’honorer, ce dont M. Hahn a salué l’adoption : la feuille de route d’engagements des réformes socio-économiques. Or, la réforme législative doit être ambitieuse et ne point se limiter aux aspects économiques; aussi la mission projetée en Tunisie par les institutions financières européennes, courant 2018, doivent-elles avoir à l’esprit que leur mission ne saurait se limiter à porter juste sur l’appui nécessaire à la mise en œuvre des réformes économiques. Ce qu’il faut à la Tunisie démocratique, tout autant qu’à son soutien européen, c’est que la législation tunisienne soit, en termes de droits et de libertés, le prolongement de celui de l’État de droit européen.</p>
<p>Au demeurant, le conseil d’association s’est bien félicité de la décision commune de fixer un agenda ambitieux de négociations, soulignant l’importance de ces processus dans l’ancrage de la Tunisie dans l’espace européen et à la modernisation de l’économie tunisienne ainsi que les échanges humains et le rapprochement des peuples.</p>
<h3>3. La circulation humaine et la jeunesse au cœur du développement de la Tunisie :</h3>
<p>Parmi les principaux dossiers de coopération évoqués lors du dernier Conseil d’association, les deux hauts responsables ont bien évidemment fait état de l’avancement des négociations relatives à l’Accord de libre échange et circulation complet et approfondi (Alecca). Il est vrai, contrairement à ce que je fais ici, on ne parle encore publiquement que d’Aleca, sans référence à l’intégration dans l’accord du volet impératif qu’est la circulation humaine. On ne pense pas moins et de plus en plus qu’il ne s’agirait que d’une question de timing et d’annonce, car la libre circulation est bel et bien accolée déjà à Aleca avec le partenariat pour la mobilité. Bien évidemment, il n’est nulle mobilité sans cette libre circulation qu’il est parfaitement possible et fatal de réaliser aujourd’hui sous visa biométrique de circulation.</p>
<p>Donc, on peut dire, sans trop se tromper, que s’il y a bien un accord de signé en 2019, ce sera bien Alecca et non Aleca, cet accord incomplet, superficiel et léonin sans libre mouvement rationalisé par l’outil parfaitement respectueux des réquisits sécuritaires qu’est le visa biométrique devenu de circulation, délivrable sans condition et automatiquement à tout Tunisien pour une année minimum renouvelable par tacite reconduction.</p>
<p>Ainsi, la libre circulation humaine est avec la jeunesse, dont elle est une manifestation éminente de l’un de ses droits les plus légitimes, au cœur du développement de la Tunisie. C’est ce qu’ont souligné les deux parties, s’agissant des jeunes, en insistant sur leur foi en l’importance à lui accorder en tant qu’axe prioritaire de leur coopération. Déjà, l’UE s’est engagée, avec 25 millions d’euros, dans le programme <em>«Start up»</em> pour la création de 1000 entreprises innovantes en Tunisie, et elle en financera un autre dédié aux jeunes, notamment le soutien à l’emploi et à l’employabilité. Pour sûr, ces deux programmes trouveront mieux leur plein rendement dans un environnement de libre circulation ainsi que défini ci-dessus.</p>
<p><em>* Ancien diplomate et écrivain. </em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur sur le même sujet dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PBhJiPuGx6"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/">Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/embed/#?secret=kdniW3j8VW#?secret=PBhJiPuGx6" data-secret="PBhJiPuGx6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2uUdepcURo"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/12/bloc-notes-pour-un-espace-ouvert-entre-la-tunisie-et-lunion-europeenne/">Bloc-notes : Pour un «Espace ouvert» entre la Tunisie et l’Union européenne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Pour un «Espace ouvert» entre la Tunisie et l’Union européenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/12/bloc-notes-pour-un-espace-ouvert-entre-la-tunisie-et-lunion-europeenne/embed/#?secret=EK9NOVkZPb#?secret=2uUdepcURo" data-secret="2uUdepcURo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aB4muBbtXB"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/05/tunisie-union-europeenne-lavenir-est-ladhesion/">Tunisie-Union européenne : L’avenir est l’adhésion</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : L’avenir est l’adhésion » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/05/tunisie-union-europeenne-lavenir-est-ladhesion/embed/#?secret=EFgPmBTMu5#?secret=aB4muBbtXB" data-secret="aB4muBbtXB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/20/bloc-notes-tunisie-union-europeenne-vers-le-partenariat-inclusif/">Bloc-notes : Tunisie-Union européenne : vers le partenariat inclusif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bloc-notes : Après l’Italie, le temps des révisions déchirantes pour l’Europe</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2018 08:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dernières élections en Italie ont montré que le rejet de l’étranger est devenu un fonds de commerce juteux pour les partis affichant leur xénophobie en Europe. La pente est douce et la dérive est grave. Par Farhat Othman * Avec une percée historique des forces anti-système, eurosceptiques et d’extrême droite aux dernières législatives en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/bloc-notes-apres-litalie-le-temps-des-revisions-dechirantes-pour-leurope/">Bloc-notes : Après l’Italie, le temps des révisions déchirantes pour l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-142948" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Elections-Italie-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les dernières élections en Italie ont montré que le rejet de l’étranger est devenu un fonds de commerce juteux pour les partis affichant leur xénophobie en Europe. La pente est douce et la dérive est grave.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-142947"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Avec une percée historique des forces anti-système, eurosceptiques et d’extrême droite aux dernières législatives en Italie, la donne politique est complètement chamboulée dans le pays où l’incertitude régnera certainement quelque temps.</p>
<p>Tout comme l’Italie, l’Europe ne pourra plus se gouverner selon ses méthodes actuelles ayant prouvé leur obsolescence. Elle est tenue de trouver solution à la défiance manifestée à son égard, de plus en plus manifeste partout sur un territoire européen rejetant, par réflexe populiste irrésistible, tout ce que symbolise Bruxelles.</p>
<p>Le défi lancé à l’Europe par la réussite des partis italiens, la Ligue d’extrême droite de Matteo Salvini, eurosceptiques et anti-immigration, et le populiste anti-système, le Mouvement 5 Étoiles de Luigi di Maio, vient confirmer le coup de semonce du Brexit. Ce qui condamne Bruxelles à se remettre en cause et à procéder à des révisions déchirantes pour réussir à relever le défi.</p>
<p>Si la situation en Italie contraindra les politiciens à des calculs et des transactions pour s’en sortir en trouvant cette forme apparemment introuvable pour gouverner ensemble, éviter de nouvelles élections anticipées, c’est à une sortie de telles combinatoires habituelles autour de stratégies vaines et dépassées que l&rsquo;on doit s’astreindre dans la capitale belge.</p>
<h3>Mettre à jour le logiciel système</h3>
<p>L’Europe est obligée de se rénover en revenant à ses fondamentaux que symbolise sa devise <em>In varietate concordia</em>. Plus que jamais, cette devise doit être revitalisée en l’étendant au bassin méditerranéen. Cela suppose de la part des dirigeants européens une véritable révolution mentale, semblable à ce qui serait, en informatique, une révision majeure du logiciel système. Une nouvelle diplomatie est donc à inventer, ne devant plus être ce faux partenariat avec les pays du sud, qui sacrifie à l’immédiat les vrais intérêts, ceux du long terme.</p>
<p>Le monde ayant changé, l’Europe doit en tenir compte dans ses rapports avec l’Afrique et notamment les pays méditerranéens. Sa refondation impose d’être ambitieux; ce qui implique de sortir des désuètes catégories de la souveraineté à l’ancienne et d’une mondialisation à sens unique pour évoluer vers un partenariat véritable.</p>
<p>La politique européenne ne peut plus être calée sur ses seuls intérêts, mais inclure ceux de ces partenaires directement ou indirectement dans une dépendance subie ou même nouvelle colonisation malgré une indépendance toute formelle en notre monde globalisé où les intérêts interdépendants sont forcément ceux d’abord des puissances tutélaires.</p>
<p>L’Europe, qui a bien besoin d’une Afrique ayant fait sa richesse, entend la cantonner à n’être qu’une arrière-cour, un souk où les marchandises ont plus de valeur que les humains. Ainsi ferme-t-elle ses frontières à ces derniers tout en agissant pour les ouvrir aux marchandises et aux services, se contentant de vivre sur les acquis du passé de prospérité et de la charité pour un continent méthodiquement pillé et toujours asservi. Elle ne peut plus continuer à user de son logiciel système des relations internationales, périmé et plein de bugs, devant enfin se résoudre à le remettre à niveau, en faire une révision majeure.</p>
<p>Les élections italiennes le démontrent bien : les populistes ne veulent plus de l’euro ni de la corruption et des castes aussi bien nationales pro-Europe qu’européennes déconnectées des réalités nationales. Surtout, ils ne veulent plus du phénomène migratoire bien que la migration n’existe plus techniquement, que ce n’est que le produit de la mauvaise gestion européenne de l’expatriation des gens du sud et qui en fait problème, fondé sur des réalités faussées ou biaisées. Il doit y avoir moins recours à l’aide, surtout comme pratiquée aujourd’hui, qu’à un co-développement sérieux, différent de ce qu’on en fait, manifestant un souci non pas pour les peuples concernés qu’aux privilèges de leurs dirigeants dont on fait des obligés.</p>
<p>Il doit y avoir également imbrication des économies de part et d’autre comme si elles relevaient d’une seule communauté, un même espace économique; ce qui est le cas actuellement, mais de manière strictement informelle, au service des intérêts européens et de leurs serviteurs du côté des responsables africains.</p>
<p>Un partenariat juste et sérieux ne peut se limiter à l’aide au développement pour l’Afrique et qui ne représente rien par rapport au pillage dont le continent a fait l’objet. Cela impose des mesures sérieuses, relevant du sort commun des deux rives de la Méditerranée, commençant par l’intégration réelle à l’Union européenne (UE) du Maroc et de la Tunisie.</p>
<h3>Éradiquer le bug migratoire</h3>
<p>Comme déjà dans d’autres pays européens, le vote en Italie l’a bien montré : le rejet de l’étranger est devenu une rengaine électoraliste, un fonds de commerce juteux pour les partis affichant leur xénophobe ou en jouant. Dans un tel commerce politique, les amalgames ne manquent pas, assimilant ainsi réfugiés et migrants qui ne sont que des expatriés, outre la confusion de toutes les nationalités sous le seul vocable passe-partout et inadapté d’immigré avec cette idée fixe que l’on vient piller une Europe qu’on ne veut plus quitter, même en se maintenant dans la clandestinité.</p>
<p>Ainsi ne parle-t-on pas de l&rsquo;essentiel tel le pillage passé et présent des pays dont sont originaires ceux qu’on présente en envahisseurs. On ne se demande plus pourquoi ils viennent dans les pays européens, comme s’ils n’existaient pas de liens anciens établis par ces derniers du temps où ils se sont invités chez eux par la force. Ou encore ce qui a mis sur les routes les vagues de réfugiés qui ne font que fuir les agressions subies par leur pays, les en ayant fait sortir. Ou enfin si les diverses communautés immigrées présentent le même type de problèmes, la même prétendue défiance par rapport au pays d’accueil.<br />
Si l’Europe doit retrouver son lustre d’antan, avoir de nouveau une capacité d&rsquo;action dans un monde où les défis sont gros de terribles périls, elle est appelée à avoir une approche inédite de pareils challenges en osant tenir compte de leur coeur de cible qu&rsquo;est la solidarité et l&rsquo;éthique. Cela implique de prendre conscience qu’il n&rsquo;y a désormais de problème migratoire qu’en artifice. Ce qui se vérifie notamment en matière sécuritaire dont on fait l’axe certes des rapports de l’Europe avec le monde, mais de manière absurde et contre-productive.</p>
<p>En effet, si une telle coopération est incontournable avec les pays limitrophes de la rive sud de la Méditerranée ô combien vitale, la sécurité ne peut ni ne doit se réduire à une fermeture illusoire des frontières, supposant plutôt leur ouverture selon une technique rationalisée et parfaitement possible consistant en la transformation du visa actuel en visa biométrique de circulation, permettant la libre circulation dont l’absence crée la clandestinité. Car le visa ne sert pas la sécurité européenne, il la dessert même !</p>
<p>La révolution mentale que l’Europe est appelée à faire doit toucher en premier ses rapports avec le sud méditerranéen où commence sa sécurité, hors de ses frontières, sur les terres du Maghreb particulièrement; et elle ne peut être qu’euromaghrébine. Ce qui confirme la fatalité de l’adhésion à l’Union, dont ils relèvent déjà informellement, des deux pays maghrébins les plus proches de l’Europe que sont la Tunisie et le Maroc, notamment la Tunisie du fait de son parcours depuis sept ans. Cela permettra, par exemple, ce brassage des militaires que préconise le président français en Europe, et une coopération judiciaire à travers un parquet non plus seulement européen, mais euromaghrébin. Ce sont de telles initiatives qui seront efficaces en matière de terrorisme, de banditisme et de corruption, la coopération étant alors initiée avec les pays en première ligne de la confrontation avec ces fléaux multidimensionnels et universels. Et cela doit se faire avec des pays membres de l’UE et non de nouveaux colonisés.</p>
<p>Il est impératif, par conséquent, d’entrevoir un partenariat inédit pour une Europe de demain aux frontières virtuelles, aux valeurs vraiment universelles, dépassant les diversités en les unifiant, renouant avec son esprit pionnier des origines, un pari réussi sur l’avenir. Or, demain est déjà aujourd’hui, imposant la réconciliation des deux rives de la mer commune pour que l’Europe abandonne enfin sa posture de colonisateur, aujourd&rsquo;hui mental et virtuel, devenant l’incubateur du développement qu’elle empêche <em>nolens volens</em> du fait des rapports injustes du système mondialisé.</p>
<h3>En finir avec la clandestinité</h3>
<p>Assimiler la clandestinité à de l’invasion est une vision saugrenue et injuste d’une présence étrangère qui n’est illégale que par le défaut entretenu de la légalité. En effet, il n’est de clandestinité que du fait de l’impossibilité de circuler légalement. Or, l’outil ci-dessus évoqué du visa biométrique de circulation le permet en autorisant, pour une période maximale de trois mois, de circuler librement durant une année au moins et de ressortir du pays afin d’y revenir pour une nouvelle période de trois mois.</p>
<p>Avec cet outil, il sera possible d’éradiquer la clandestinité qui a été, rappelons-le, encouragée par les pays européens lorsqu’ils avaient besoin de main d’œuvre qu’on faisait venir et vivre dans les pires conditions. Un tel passé ne peut ni ne doit être oublié. Il doit servir à ne pas persévérer à créer de nouveaux <em>«machins»</em> ne servant à rien, tel cet <em>«office européen de l’asile»</em> dont on parle de plus en plus, ou la police européenne des frontières pour harmoniser les procédures et les politiques, puisque le fondement même de telles structures est à revoir.</p>
<p>Dans un monde devenu immeuble planétaire, il n’est plus permis de continuer à gérer comme avant le phénomène des mouvements humains; peut-on et doit-on barricader les accès aux étages de notre immeuble commun ?</p>
<p>Avec la Tunisie dont la communauté expatriée est réduite, il est parfaitement possible de commencer sans plus tarder à tester ce qui serait la règle des relations extérieures de l’Europe : le libre mouvement humain sous visa biométrique de circulation gratuitement délivré. Outil fiable, respectueux à la fois des réquisits sécuritaires et de ce droit humain qu’est la libre circulation, il s’impose à la fois éthiquement et juridiquement, mais aussi logiquement du moment qu’on s’achemine vers une totale liberté de circulation des produits et des services en un monde libéral globalisé. Il ne sert donc plus de dépenser des fortunes dans des entreprises vouées à l’échec, produisant une bureaucratie supplémentaire. Avec des frontières ouvertes de manière sûre, il n&rsquo;y aura ni immigrés ni réfugiés, ni clandestins, juste une circulation ininterrompue dans tous les sens, canalisée en un premier temps par l’outil incontournable du visa devenu de circulation. Qu’on en teste donc la validité, la faisabilité et l’efficacité avec la Tunisie dont les ressortissants ont prouvé leur maturité !</p>
<p>Cela aidera à en finir avec cet argument bidon du rejet des valeurs d’Occident par les étrangers; pourquoi se maintiennent-ils donc en Europe, y compris clandestinement si c’était le cas? Au vrai, c&rsquo;est une vision hautaine qu’on a en Europe du reste du monde, l’intégration ne signifiant ni assimilation ni exclusion, mais le respect de la différence qui est une richesse, l’acte de s’intégrer ne pouvant relever que de choix personnel en un monde guère plus cloisonné, du moins pour l’espace des pays partageant les mêmes valeurs humanistes.</p>
<p>Faut-il, pour cela, arrêter de faire la guerre, dont souvent l’Occident est aussi à l’origine ! Il y a recours, certes, par souci du service de ses intérêts de puissance dominante, mais sans la moindre considération de ses devoirs de solidarité à l’égard du reste du monde. Or, son statut de puissance tutélaire implique justement la solidarité tout autant que la légitime veille de ses intérêts.</p>
<p>Au lieu de simuler la solidarité ainsi qu’on le fait aujourd’hui, qu’on la pratique sérieusement en agissant sur les causes des malheurs des expatriés, émigrés ou réfugiés ! Que le «socle commun» dont parle M. Macron dans ses propositions pour refonder l’Europe soit celui d’une approche humaine et non seulement humanitaire des malheurs de notre monde déboussolé dans le cadre d’un espace de véritable solidarité. Ce qui impose de revoir les fondements nationalistes actuels des politiques occidentales, notamment celle de l’UE, sa devise d’union dans la diversité y obligeant.</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3hk7g8hvMd"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/11/bloc-notes-apres-les-blacklistages-quel-rapport-de-la-tunisie-avec-lue/">Bloc-notes : Après les blacklistages, quel rapport de la Tunisie avec l&rsquo;UE ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Après les blacklistages, quel rapport de la Tunisie avec l&rsquo;UE ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/11/bloc-notes-apres-les-blacklistages-quel-rapport-de-la-tunisie-avec-lue/embed/#?secret=uv8kxI142b#?secret=3hk7g8hvMd" data-secret="3hk7g8hvMd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Mbk0IqROiR"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/03/bloc-notes-pour-ladhesion-de-la-tunisie-a-lunion-europeenne/">Bloc-notes : Pour l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne!</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Pour l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/03/bloc-notes-pour-ladhesion-de-la-tunisie-a-lunion-europeenne/embed/#?secret=IJjthI9KZm#?secret=Mbk0IqROiR" data-secret="Mbk0IqROiR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PPDclD1qeT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/28/bloc-notes-macron-tunisie-diplomatie-de-convenances/">Bloc-notes : Macron en Tunisie et la diplomatie de convenances</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Macron en Tunisie et la diplomatie de convenances » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/28/bloc-notes-macron-tunisie-diplomatie-de-convenances/embed/#?secret=DIqEECPJAc#?secret=PPDclD1qeT" data-secret="PPDclD1qeT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/bloc-notes-apres-litalie-le-temps-des-revisions-dechirantes-pour-leurope/">Bloc-notes : Après l’Italie, le temps des révisions déchirantes pour l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sommet UE-UA : Contre la clandestinité, le visa de circulation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/02/sommet-ue-ua-contre-la-clandestinite-le-visa-de-circulation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Dec 2017 09:47:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) se sont réunies en sommet à Abidjan pour traiter des maux du monde qu’elles contribuent à créer et entretenir. Par Farhat Othman * La crise mondiale, au menu du sommet UE-UA (29-30 novembre 2017) est celle d’un libéralisme dont l’esprit est bafoué et l’éthique méconnue. Aussi, renouer avec...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/02/sommet-ue-ua-contre-la-clandestinite-le-visa-de-circulation/">Sommet UE-UA : Contre la clandestinité, le visa de circulation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118667" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Police-italienne-migrants-tunisiens-.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) se sont réunies en sommet à Abidjan pour traiter des maux du monde qu’elles contribuent à créer et entretenir.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-126422"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />La crise mondiale, au menu du sommet UE-UA (29-30 novembre 2017) est celle d’un libéralisme dont l’esprit est bafoué et l’éthique méconnue. Aussi, renouer avec l’esprit libéral reviendrait à refaire règle de la liberté, en matière de circulation humaine en l’occurrence, avec un outil aux normes des réquisits sécuritaires. Réduire le libéralisme à ce qu’il est devenu : une incarnation du capitalisme sauvage de ses temps honnis, c’est non seulement le caricaturer, mais en violer l’esprit, l’éthique dont le libéralisme authentique ne manque pas.</p>
<p>Or, si en Occident le libéralisme s’est considérablement assagi à la faveur des acquis démocratiques, il ne s’est pas encore débarrassé, ailleurs, de l’un de ses péchés mignons. On le voit ainsi, notamment dans les pays du Sud, vouloir réaliser le plus de profits là où cela est possible au prétexte que l’y autorise l’absence d’État de droit dont il ne serait pas responsable.</p>
<p><strong>Retour au laissez-faire, laissez-passer</strong></p>
<p>Que serait le libéralisme sans sa devise fétiche incarnant sa réalité et sa radicalité? Cependant, le laissez-faire, laissez-passer ne saurait plus se limiter au domaine des marchandises, comme c’est devenu le cas; il se doit de s’étendre à celui des créateurs de telles richesses que sont les humains.</p>
<p>Aujourd’hui, dans les pays du Sud, au Maghreb par exemple et particulièrement en Tunisie, on assiste à une marche forcée imposée par l’Europe et les États-Unis d’Amérique vers un libéralisme voulu intégral. Or, il ne l’est que théoriquement, se limitant à l’ouverture du pays aux marchandises et aux services (Accord de libre échange complet et approfondi ou Aleca, Open Sky&#8230;) tout en maintenant, en face, les frontières occidentales fermées en maintenant la formalité du visa délivré parcimonieusement aux Tunisiens, quasiment jamais aux jeunes.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-126423" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Sommet-Union-europeenne-Union-africaine.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un autre sommet pour pas grand-chose. </em></p>
<p>Outre cet outil dont l’obsolescence et la dangerosité sont désormais avérées, l’Occident, si soucieux en théorie de ses valeurs voulues universelles, ne fait rien ou pas grand-chose pour les faire advenir en un pays où son influence ne fait nul doute. Il n’en use pas auprès d’élites à lui acquises ou soutenues à bout de bras, tels les islamistes, pour que les acquis démocratiques restés lettre morte d’une Constitution tunisienne — qu’il a quand même contribué activement à faire adopter — se transforment enfin en réalité.</p>
<p>Pour cela, il lui suffit de prendre conscience que sans droits et libertés citoyennes, notamment en matière sociale, le libéralisme ne sera que la ruine d’un pays sur le point d’exploser, étant encore soumis, à près de sept ans après la chute de la dictature, à sa législation scélérate, y compris ses lois du protectorat.</p>
<p>Certes, on prétexte la spécificité de la société tunisienne qui tiendrait à sa religion musulmane; or, il a été démontré qu’à l’exception d’une minorité faisant commerce de religiosité, tel cet Occident se servant d’une version altérée du libéralisme, la <a href="https://www.amazon.fr/Erosensualit%C3%A9-arabe-Sociologie-Maghr%C3%A9bine-exemple/dp/2930855010">société tunisienne est libertaire</a>.** C’est l’environnement légal de contraintes et de violence morale d’une minorité élitaire rétrograde quant à ses valeurs qui encourage une hypocrisie sociale ne relevant, au fond, que d’une labilité forcée, une sorte de ruse de vivre. D’où l’apparence de conservatisme social parfaitement fausse.</p>
<p><strong>Un outil obsolète et criminogène</strong></p>
<p>Certes, dans un monde en crise, livré aux turpitudes nationalistes et idéologiques des uns et des autres, on a une légitime peur de l’émigration clandestine et du terrorisme qu’elle emporte avec elle.</p>
<p>Or, le visa contribue à la créer dans la mesure où il est source de frustration inutile et d’animosité grandissante à l’égard de l’Occident et n’empêchant pas l’entrée illégale en Europe au milieu de ces drames dont la Méditerranée est devenue un spectacle continu.</p>
<p>Devenue un véritable parcours du combattant, l’actuelle pratique du visa est même synonyme d’arrogance occidentale et de rabaissement des ressortissants des pays du Sud. Il ne reste pas moins cette illusion rêvée de jeunes déçus qui sont alors une proie facile pour les prêches de la haine.</p>
<p>Le visa actuel, outre son échec à contrer la clandestinité, est pain bénit pour les organisations maffieuses de traite des humains et des criminels qui usent du terrorisme mental pour renouveler sans fin leurs munitions humaines, trouvant auprès des désespérés recalés au visa la chair fraîche dont ils ont besoin pour leurs diaboliques œuvres. Ainsi, celles-ci visent-elles de plus en plus l’Occident, surtout l’Europe proche, érigée en terre de conquête, ne serait-ce que du fait de la présence de ce qui serait, selon les fantasmes des xénophobes, un parfait cheval de Troie.</p>
<p>Il nous faut le dire et les politiques doivent le réaliser : c’est le visa tel qu’il est en usage actuellement qui est l’arme de destruction massive des haineux d’un Occident qu’ils présentent comme injuste et arrogant et qu’ils retournent contre lui. Effectivement, le visa actuel manifeste cette arrogance et cette injustice de la plus belle et la plus irréfutable façon. Que dire d’autre quand l’Europe préfère investir des milliards dans ce système Frontex qui ne serait qu’un illusoire mur sur les eaux de la Méditerranée ?</p>
<p>Notre mer commune est désormais une nouvelle aire de corsaires et de flibustiers qui sont à la fois ces politiciens de tous bords, aveugles aux réalités nécessitant une solidarité sans faille entre les rives de la Méditerranée. De fait, les tenants aux frontières fermées sont les complices objectifs des terroristes et des organisations de passeurs professionnels. Or, un tel attachement à un instrument notoirement périmé est devenu une pure folie, un crime même. Car l’utilité du visa est nulle et sa dangerosité est absolue; aussi, s’y tenir, asseoir une politique sécuritaire sur une base aussi bancale, revient à n’avoir que les déboires assurés d’une politique inepte et inefficace, en plus d’être criminogène. D’autant plus que l’outil fiable et efficace de rechange existe bel et bien.</p>
<p><strong>Un outil fiable : le visa biométrique de circulation </strong></p>
<p>Soyons clairs : il ne s’agit nullement, dans l’immédiat, d’appeler à se passer du visa biométrique actuel. Il s’agit tout simplement d’en rationaliser la pratique en le transformant en un visa de circulation, une catégorie qui existe et dont il faut tout juste généraliser l’usage. Concrètement, il s’agit de faire du visa ce qu’il doit être : une formalité telle celle d’avoir un passeport et non un pouvoir dont on a usé et abusé. Le visa biométrique de circulation sera donc un droit pour tout ressortissant étranger qui le réclame, et ce en contrepartie de la levée de ses empreintes digitales par une autorité autre que celle de son pays, ce qui est déjà une grosse violation du droit international généralement tue mais ne nécessitant pas moins une compensation à la hauteur de la concession ainsi faite à un éminent critère de souveraineté étatique. Délivré à tout demandeur, renouvelable automatiquement, ce titre doit autoriser des entrées et des sorties multiples pendant au moins une année, pouvant aller jusqu’à cinq et même dix ans.</p>
<p>Eu égard à la nouveauté d’un tel système devant devenir la règle à l’avenir, on se doit bien évidemment en vérifier la bonne applicabilité en grandeur nature. Et il n’est de meilleure vérification qu’avec une communauté aussi paisible généralement tout en étant peu nombreuse que celle de la Tunisie en Europe. Il est, d’ailleurs, à noter que si cette communauté est devenue la plus importante pourvoyeuse en jihadistes, c’est en partie du fait de la condition de minorité faite à sa jeunesse, chez elle comme à l’étranger. De la part de l’Europe, cela manifesterait in concreto son soutien à la transition démocratique tunisienne. Ce qui encouragerait l’évolution vers la démocratie des autres pays du Maghreb, le Maroc à leur tête, augurant même d’une future intégration de ces pays à l’UE, transformant l’actuelle dépendance informelle en une dépendance formelle venant compenser la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union tout en rééquilibrant l’Europe en la réorientant vers son aire stratégique qu’est la Méditerranée et l’Afrique.</p>
<p>Le sûr est qu’avec un tel visa, on videra l’Europe de ses clandestins qui entreront de la sorte dans la légalité et se garderont de retrouver la clandestinité encouragée aujourd’hui par l’impossibilité de circuler librement. Or quand on sait que des fortunes sont dépensées dans les tragédies quasi quotidiennes d’immigration en Europe, pourquoi ne pas agir à ce qu’elles soient investies dans des voyages légaux auxquels on donnera alors un coup de fouet ? Le nouveau visa permettra également de diriger le budget sacrifié sans grande utilité dans l’actuelle politique sécuritaire migratoire vers les projets de développement dans les pays du Sud ou encore pour encourager des joint-ventures, ces coentreprises à cheval entre les deux rives et qui ne manqueront pas de naître, car ce qu’on appelle encore à tort émigrés ou immigrés en sont quasiment tous porteurs, plus innovantes les unes que les autres, mais n’arrivent pas à les réaliser du fait l’impossibilité de libre circulation. Au pis, de telles sommes seraient appelées à venir remplacer le manque à gagner du fait de la gratuité du nouveau visa, l’actuel payant rapportant gros.</p>
<p>C’est d’une nouvelle ère que pourrait augurer le visa biométrique de circulation, le libre mouvement en Méditerranée autorisant d’y instaurer la paix, ce qui imposerait la reconnaissance d’Israël par les Arabes et la fin de la guerre en Palestine en application de la légalité internationale. Ainsi l’espace méditerranéen de démocratie serait-il la base pour une naître de civilisation entre l’Occident et l’Orient.</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain. </em></p>
<p><em>**<a href="http://goo.gl/BzNFZ5"> ‘‘Érosensualité arabe. Sociologie de la libido maghrébine, Tunisie en exemple’’</a>, Le Courrier du Maghreb et de l’Orient, Bruxelles, 2016. </em></p>
<p><em>*** Françoise Gaspard et Claude Servan-Schreiber, <a href="http://goo.gl/B83FVi">« La Fin des immigrés »</a>, Seuil, 1984.</em></p>
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		<title>Bloc-notes : Pour un «Espace ouvert» entre la Tunisie et l’Union européenne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/12/bloc-notes-pour-un-espace-ouvert-entre-la-tunisie-et-lunion-europeenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Nov 2017 10:16:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
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		<category><![CDATA[Open Sky]]></category>
		<category><![CDATA[Salma Elloumi Rekik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvrir le ciel entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), c’est bien; mais c’est mieux de l’intégrer en un «Espace ouvert» de libre circulation (marchandises, services et humains). Par Farhat Othman * On annonce la finalisation prochaine de l’accord «Ciel ouvert» (Open Sky) entre la Tunisie et l’UE. Or, comme l’Accord de libre échange complet...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123166" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Libre-circulation.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Ouvrir le ciel entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), c’est bien; mais c’est mieux de l’intégrer en un «Espace ouvert» de libre circulation (marchandises, services et humains).</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-123164"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />On annonce la finalisation prochaine de l’accord <em>«Ciel ouvert»</em> (Open Sky) entre la Tunisie et l’UE. Or, comme l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca), pour n’être plus un accord léonin, doit de se transformer en Alecca par l’intégration de la libre circulation humaine, l’accord <em>«Open Sky»</em> est appelé, avant sa future conclusion, à être débaptisé en <em>«Espace Ouvert»</em> (Open Space).</p>
<p>Cela le serait en l’intégrant (ou en y intégrant) l’accord Aleca par trop controversé afin d’en faire un accord plus équilibré, ne se limitant plus à la libre circulation des marchandises et des services au détriment de leurs créateurs et destinataires que sont les humains, mais l’y ouvrant. C’est à la fois une question de droit et de logique que d’éthique.</p>
<p><strong>Du «Ciel ouvert» à l’«Espace Ouvert» </strong></p>
<p>Dans une déclaration récente à un site de voyagiste britannique, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat a révélé que l’accord <em>«Open Sky»</em> (Ciel Ouvert) avec l’UE, ouvrant l’espace aérien tunisien au trafic européen, est sur le point d’être finalisé d’ici la fin de l’année.</p>
<p>Nous ne pensons pas que cela se fera à une aussi proche échéance. Même si un tel accord n’est pas exclu d’intérêt pour la Tunisie, devant donner un coup de fouet au trafic aérien, notamment en attirant au pays les transporteurs à bas coûts, les fameuses compagnies <em>low-cost</em>, il ne saurait l’être dans l’immédiat, nécessitant un moratoire de cinq ans pour le moins en faveur du principal aéroport du pays, Carthage, et ce pour la mise à niveau de la flotte tunisienne, particulièrement la compagnie nationale Tunisair. Ce qui est encore loin d’être acquis auprès de l’UE.</p>
<p>Et si c’est, du côté tunisien, le seul bémol à cet accord pouvant en retarder la conclusion, il en est un autre, cette fois-ci du côté européen, tenant à la situation occasionnée par le retrait de la Grande-Bretagne de l’UE.</p>
<p>D’ailleurs, Mme Elloumi-Rekik l’a bien mentionné, même si elle en a relativisé l’impact sur une conclusion qu’elle continue de croire possible avant la fin de l’année en cours. Or, eu égard à l’imbroglio actuel du Brexit, il est improbable que l’on arrive à définir l’espace européen pour l’application de l’accord avant la fin de l’année; d’où un attentisme manifeste du côté du partenaire européen.</p>
<p>Une autre raison pourrait venir s’ajouter à ces deux difficultés et que constituerait l’hypothèse digne d’intérêt de fusion de l’accord dans celui dit Aleca qui est par trop controversé du fait qu’il n’entend libéraliser que les services au détriment de la Tunisie. Tel qu’il est conçu actuellement, cet accord défavorable pour notre pays y suscite légitime opposition et vive polémique. Aussi est-il nécessaire, à tout le moins, d’y voir intégrer la libre circulation humaine en le débaptisant en Alecca, y ajoutant la circulation au libre échange, afin d’être effectivement complet et approfondi ainsi qu’il se prétend.</p>
<p>Dans une tentative de sortir de l’impasse où se retrouve Aleca et la tentation de l’imposer par la force, eu égard aussi à la proximité des deux accords, il serait judicieux pour la partie tunisienne de proposer le passage à Alecca et son intégration dans l’accord <em>«Open Sky»</em>, en faisant un accord-cadre baptisé <em>«Open Space»</em>.</p>
<p>Voilà ce qui serait de nature à faire bouger les choses permettant la sortie de l’imbroglio actuel causé par le peu d’intérêt des deux côtés, bien qu’il soit devenu légitime et incontournable, à l’impérative nécessité de l’ouverture de la Tunisie à l’UE qui se doit d’être intégrale, nullement limitée aux marchandises et services. Ce qui augurerait bien d’une adhésion future de la Tunisie à l’UE, devenue inévitable au vu de la dépendance formelle actuelle allant en s’aggravant en un monde plus que jamais interdépendant.</p>
<p><strong>Le visa de circulation contre la clandestinité</strong></p>
<p>C’est bien la libre circulation humaine qui pourrait compenser les périls qu’emporte Aleca dans sa mouture actuelle. Or, la situation anachronique de négation du droit des humains à circuler librement ne saurait continuer. Et ce d’autant plus qu’il existe un outil fiable qu’il suffit de généraliser pour en faire la règle des mouvements humains entre la Tunisie et l’UE : le visa biométrique de circulation.</p>
<p>Respectueux des réquisits sécuritaires, tout en étant une juste compensation du relevé illégal au vu du droit international des empreintes digitales des Tunisiens par des autorités étrangères, ce type de visa existant déjà sera généralisé et gratuitement délivré pour une période minimale d’un an à tout Tunisien le sollicitant. Il sera renouvelable automatiquement sauf, bien évidemment, un improbable dépassement du séjour autorisé de trois mois continus ou une infraction aux lois relatives à un séjour paisible.</p>
<p>Voilà ce qui viendrait renforcer, mais du côté tunisien cette fois-ci en multipliant le trafic de nos ressortissants, les visées de l’accord Open Sky de renforcement du trafic des voyageurs vers la Tunisie. On voit bien nos jeunes et moins jeunes dépenser des sommes faramineuses pour tenter une périlleuse aventure en <em>boat people</em>; pourquoi donc ne serait-ce pas en voyageant tout à fait légalement, circulant tous les trois mois, dans les deux sens, sous visa biométrique ? Avec un tel outil fiable, ce sera la fin de l’immigration clandestine et ses drames, outre surtout celle de la contrebande qui s’y attache et des réseaux mafieux prospérant depuis la fermeture des frontières.</p>
<p>Pour que cela soit enfin possible, une démarche officielle de la part de la diplomatie tunisienne s’impose; or, elle s’en retient, se cantonnant dans une diplomatie de convenance. Pourtant, c’est plus que jamais possible dans le cadre de l’attention soutenue de l’UE au devenir des relations avec la Tunisie et qui bute, à tort, sur la fausse question migratoire.</p>
<p>Rappelons, à ce sujet, que l’Europe entend avoir gain de cause sur la question de la réadmission de tout immigré passant par le territoire tunisien, outre la possibilité d’user d’un laissez-passer européen pour le rapatrier. Or, il ne s’agit que d’une fausse question, reflétant juste des aspects du passé, relevant d’un ordre mondial obsolète, devenu un désordre qu’il importe de changer. En effet, il n’est plus d’immigration, mais juste une expatriation contrariée. Et combien même elle est la marque de ces temps (ainsi l’Europe l’applique-t-elle avec l’espace Schengen et les divers programmes de mobilité pour les jeunes, comme Erasmus), on la contrarie sans raison; le système du visa biométrique de circulation remédierait à cet état déraisonnable des choses, devenu même criminogène.</p>
<p>Il est temps que la Tunisie le demande et que l’Europe en vérifie la validité auprès d’une communauté réduite tant en nombre qu’en problèmes. C’est d’autant plus urgent que lignes de fractures et signes de radicalisation se multiplient, rendant la communauté de moins en moins paisible. Une dérive que contribuera à enrayer la libre circulation en Méditerranée.</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4tsukjc0fg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/tunisie-ue-laccord-open-skies-finalise-avant-la-fin-de-lannee/">Tunisie-UE: L’accord Open skies finalisé avant la fin de l’année</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-UE: L’accord Open skies finalisé avant la fin de l’année » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/tunisie-ue-laccord-open-skies-finalise-avant-la-fin-de-lannee/embed/#?secret=WXZ6kNrB0c#?secret=4tsukjc0fg" data-secret="4tsukjc0fg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Migration clandestine : Tous complices de l’holocauste moderne en Méditerranée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/migration-clandestine-tous-complices-de-lholocauste-moderne-en-mediterranee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2017 09:17:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La responsabilité de l’Europe est grande dans les drames de la migration clandestine, causée par sa politique migratoire inepte et inhumaine. Par Farhat Othman * La terrible expression d’holocauste moderne est de la maire de Lampedusa. Cruelle certes, elle ne traduit pas moins la réalité de la répression de ce qu’on appelle improprement émigration ou...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/migration-clandestine-tous-complices-de-lholocauste-moderne-en-mediterranee/">Migration clandestine : Tous complices de l’holocauste moderne en Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-83522" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Migration-clandestine.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La responsabilité de l’Europe est grande dans les drames de la migration clandestine, causée par sa politique migratoire inepte et inhumaine.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-118264"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />La terrible expression d’holocauste moderne est de la maire de Lampedusa. Cruelle certes, elle ne traduit pas moins la réalité de la répression de ce qu’on appelle improprement émigration ou immigration clandestine.</p>
<p>Car ce n’est ni l’une ni l’autre, juste de l’expatriation contrariée. Or, bouger est le propre de l’humain et de tout ce qui vit.</p>
<p>Ensuite, on n’est clandestin que parce qu’il n’est quasiment plus possible de circuler normalement. Le visa est devenu une denrée rare réservée à quelques privilégiés, dont sont exclus sont qui sont appelés à bouger le plus, les jeunes, ne serait-ce que parce que c’est leur âge qui le veut, cet âge où on lutte non pour vivre, mais pour survivre.</p>
<p><strong>Complicité aux drames et crimes en Méditerranée</strong></p>
<p>La responsabilité de l’Europe est grande puisque c’est sa politique migratoire inepte, devenue criminogène, qui est responsable des drames récurrents en Méditerranée, devenue un charnier. Et ces drames ne s’arrêteront pas tant qu’on n’aura pas changé de politique.</p>
<p>Mais une telle responsabilité est la nôtre aussi, étant donné que cette politique européenne ne peut être mise en place sans le concours des autorités des pays de départ des aventuriers de nos temps. Ce qui est, objectivement, une complicité aux drames, sinon aux crimes. Et je dis crimes, car si en Europe on a des lois d’application généralement effective, auxquelles les autorités ne peuvent que difficilement se soustraire, et quand elles le font se voient sanctionnées, rien de tel ne se passe en Tunisie où nos lois sont déjà illégales et scélérates.</p>
<p>Ce qui vient d’arriver au large de Kerkennah en est bien une illustration. J’y suis et, d’après les témoignages recueillis, l’embarcation des clandestins aurait été percutée intentionnellement.</p>
<p>Il est hors de question, bien évidemment de douter des déclarations contraires des autorités nationales; mais pourquoi alors tarde-t-on à ouvrir une enquête pour déterminer au moins les circonstances du drame? Il y eu quand même des morts déplorées!</p>
<p>N’est-ce pas traiter des êtres humains bien pis que les terroristes? Pourtant, les clandestins n’attentent à la vie de personne, ils ne font qu’encourir de mourir pour survivre, fuir un pays où même le droit de s’aimer leur est refusé?</p>
<p><strong>Une jeunesse aux abois</strong></p>
<p>Au demeurant, la condition des jeunes en Tunisie n’arrête de se détériorer; se verront-ils donc un jour soumis à une assignation à résidence? Ainsi, les jeunes qui se rendent de Sfax à Kerkennah, s’ils ne disposent pas de quoi justifier un séjour régulier sur les îles, sont désormais obligés de laisser leur carte d’identité au guichet où ils achètent le billet pour la traversée. Est-ce légal ce que font nos autorités?</p>
<p>Bien évidemment, elles peuvent rétorquer qu’elles anticipent d’éventuelles tentatives d’émigration clandestine, mais est-ce que la fin justifie tous les moyens, y compris ceux attentatoires à la liberté privée, violant ainsi la constitution qui garantit une telle liberté citoyenne?</p>
<p>Comment dans ce cas ne pas parler de complicité à l&rsquo;holocauste ayant cours en Méditerranée? Et comment s&#8217;empêcher de venir au secours à une jeunesse aux abois? Que fait-on donc pour l&rsquo;encourager à ne pas tenter l&rsquo;aventure de survivre hors de son pays, jusqu&rsquo;à aller s&rsquo;offrir en char à canon sur les champs de guerre?</p>
<p><strong>L’outil fiable du visa biométrique de circulation</strong></p>
<p>Nos responsables seraient, certes, en droit de rétorquer que la Tunisie ne peut juridiquement tolérer qu’on traverse illégalement ses frontières. Mais que fait-on pour que les jeunes aient la possibilité de le faire selon des lois justes et sans devoir recourir aux embarcations de fortune en boat people ?</p>
<p>Un moyen, fiable et respectueux des réquisits sécuritaires existent pourtant que ces autorités refusent de réclamer; il consiste à transformer l’actuel visa biométrique obsolète, car devenu source de drames et de crimes, en visa biométrique de circulation. Je l’ai souvent évoqué : il consiste à instaurer une libre circulation rationalisée pour tous les citoyens tunisiens, étant délivré gratuitement pour une période minimale d’un an avec entrées et sorties illimitées.</p>
<p>Que perdrait donc la sécurité européenne avec un tel outil qui sera, en prime, le pendant nécessaire qu’impose le droit international à la prise des empreintes digitales de nos concitoyens par des autorités étrangères se faisant actuellement en toute illégalité, bafouant même la souveraineté de notre pays, outre la dignité de ses ressortissants?</p>
<p>Ce ne sont donc pas les tentatives de franchissement illégal de nos frontières que nos autorités doivent réprimer, au point de devenir complices objectives des drames et crimes secouant notre mer commune; c&rsquo;est le refus de l’Europe d’admettre l’inéluctabilité de la libre circulation de nos concitoyens.</p>
<p>Pourquoi ne pas y agir activement au lieu de continuer à aller dans le sens des diktats de la politique migratoire européenne, tout juste soucieuse de ses intérêts!</p>
<p>Exigeons — oui, exigeons ! — le droit à la libre circulation des ressortissants tunisiens sous visa biométrique de circulation; la dignité, le droit et l’éthique l’exigent désormais ! Il est temps d’en finir avec la diplomatie des convenances à laquelle on se laisse aller encore.</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aH55rU9RRm"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/11/naufrage-a-kerkennah-huit-corps-remis-aux-familles/">Naufrage à Kerkennah : Huit corps remis aux familles</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Naufrage à Kerkennah : Huit corps remis aux familles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/11/naufrage-a-kerkennah-huit-corps-remis-aux-familles/embed/#?secret=e5q04N2pKa#?secret=aH55rU9RRm" data-secret="aH55rU9RRm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/migration-clandestine-tous-complices-de-lholocauste-moderne-en-mediterranee/">Migration clandestine : Tous complices de l’holocauste moderne en Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#8211; Union européenne : Mettre l&#8217;accent sur la libre-circulation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/11/tunisie-union-europeenne-mettre-laccent-sur-la-libre-circulation/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2016 09:01:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est parfaitement en droit d’exiger l’intégration de la libre circulation aux négociations actuelles de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. Par Farhat Othman Les négociations pour l’accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), malgré les retombées négatives dénoncées par nombre de voix autorisées, continuent leur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/11/tunisie-union-europeenne-mettre-laccent-sur-la-libre-circulation/">Tunisie &#8211; Union européenne : Mettre l&rsquo;accent sur la libre-circulation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>La Tunisie est parfaitement en droit d’exiger l’intégration de la libre circulation aux négociations actuelles de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>
<p><span id="more-49758"></span></p>
<p>Les négociations pour l’accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), malgré les retombées négatives dénoncées par nombre de voix autorisées, continuent leur bonhomme de chemin comme si de rien n’était.</p>
<p>L’explication tient bien évidemment au fait que le Petit Poucet tunisien n’a que le choix de faire la politique de ses moyens en passant sous les fourches caudines de son partenaire encombrant, mais si indispensable.</p>
<p>Aussi accepte-t-il ce que d’aucuns nomment le diktat de cet accord. Nos négociateurs tentent-ils d’amener les pourparlers sur le terrain et éthique de la libre circulation humaine en pendant logique de la libre circulation des marchandises que l’ogre européen rétorque de suite que c’est tabou, la question de la libre circulation étant d’office exclue, n’étant pas négociable !</p>
<p>Or ne voilà-t-il pas que ce tabou ne l’a plus été lors des négociations récentes de l’UE avec la Turquie! En effet, on a alors vu que ce qui n’était pas négociable l’est devenu. Ainsi, la Turquie, tout en étant intransigeante, certes, sur son droit à obtenir la libre circulation pour ses ressortissants, a fini par l’avoir et sans coup férir.</p>
<p><strong>L&rsquo;intransigeance turque a été payante</strong></p>
<p>Nos négociateurs sauraient-ils user de cette même technique et faire de l’attitude turque intransigeante sur la libre circulation une botte imparable leur permettant de lier la libre circulation humaine au libre-échange et les autorisant à soutenir que la première est un préalable à la seconde et que ce n’est pas négociable ?</p>
<p>En effet, et plus que jamais, le refus européen d’envisager la transformation de visa actuel en visa biométrique de circulation — que doit pouvoir demander la Tunisie — ne tient plus. Car, justement, il ne s’agit pas, de la part de la Tunisie, de demander une illusoire levée de visa, mais tout simplement et en conformité avec les réquisits sécuritaires, de le conformer au droit international par sa transformation en visa de circulation octroyé gratuitement et pour une période d’un an renouvelable aux Tunisiens.</p>
<p>Au vrai, rien ne changera de la situation actuelle, notamment eu égard aux considérations sécuritaires, puisque le visa biométrique reste effectif avec toutes ses spécificités; il ne change qu’en devenant de circulation et non de tourisme (une catégorie qui existe déjà, mais à laquelle on recourt si peu). Et cela est même juridiquement nécessaire en compensation minimale à l’atteinte à la souveraineté de la Tunisie que consiste le relevé des empreintes digitales de ses ressortissants par une puissance étrangère.</p>
<p><strong>Le préalable de la libre circulation</strong></p>
<p>Aussi, tout autant au nom du droit international que de la morale des rapports bilatéraux, la Tunisie est parfaitement en droit d’user de la botte turque pour exiger l’intégration de la libre circulation aux négociations actuelles par la transformation d’Aleca en Alecca: Accord de libre-échange et de circulation complet et approfondi.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi et ainsi seulement que l’accord Aleca sera véritablement complet et approfondi tout en limitant ses aspects forts négatifs en l’état pour l’économie tunisienne. De plus, il sera bien plus en conformité avec sa motivation principale selon le partenaire européen, à savoir une plus grande intégration de la Tunisie dans le système européen.</p>
<p>Alors, verra-t-on la Tunisie faire de la libre circulation un préalable à Aleca et appeler à sa transformation en Alecca en usant de la botte turque?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/11/tunisie-union-europeenne-mettre-laccent-sur-la-libre-circulation/">Tunisie &#8211; Union européenne : Mettre l&rsquo;accent sur la libre-circulation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Apr 2016 08:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[accord d'association]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Europe ne peut plus considérer la Tunisie comme non éligible à l&#8217;adhésion à l&#8217;Union puisqu&#8217;elle en fait déjà structurellement partie du fait de sa dépendance économique et financière. Par Farhat Othman Alphonse Allais écrivait que «dans un asile, la seule différence entre les internes et les internés, c&#8217;est un accent aigu.» Le paraphrasant, nous dirions...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/">Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-47094" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tunisie-Union-europeenne.jpg" alt="Tunisie-Union-europeenne" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>L&rsquo;Europe ne peut plus considérer la Tunisie comme non éligible à l&rsquo;adhésion à l&rsquo;Union puisqu&rsquo;elle en fait déjà structurellement partie du fait de sa dépendance économique et financière.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Par<strong> Farhat Othman</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-47092"></span></p>
<p style="text-align: left;">Alphonse Allais écrivait que «<em>dans un asile, la seule différence entre les internes et les internés, c&rsquo;est un accent aigu.</em>» Le paraphrasant, nous dirions que dans ce que propose l&rsquo;Union européenne (UE) à la Tunisie comme accord de libre-échange, il y a juste l&rsquo;ajout ou le retranchement de la 3e lettre de l&rsquo;alphabet qui ferait de cet accord un accord équitable ou léonin : Aleca (Accord de libre échange complet et approfondi) ou Alecca (Accord de libre échange et circulation complet et approfondi).</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est ce qui doit être dit à l&rsquo;occasion de la tenue du conseil d’association entre la Tunisie et l’UE, ce 18 avril, que je soumets ci-après à la réflexion de nos autorités</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La Tunisie n&rsquo;est pas qu&rsquo;un souk !</strong></p>
<p style="text-align: left;">L’Aleca, tel que proposé par l&rsquo;UE, ne tient compte que des intérêts de l&rsquo;Europe, ne voyant dans la Tunisie non pas seulement marché, mais un souk, pour y faire des affaires. Or, depuis son «coup du peuple» du 14 janvier 2011, la Tunisie a engagé une transition démocratique se voulant exemplaire; et sans le soutien de ses partenaires occidentaux, cette transition ne tiendra pas ses promesses.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi impose-t-elle d&rsquo;avoir avec son premier partenaire historique une diplomatie haut de gamme et un partenariat gagnant-gagnant non de la fripe. Ce qui suppose de rompre avec l&rsquo;esprit purement mercantile de l&rsquo;Aleca à celui d&rsquo;un partenariat donnant-donnant.</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est la qualité des rapports tuniso-européens qui impose de dire la vérité sur ce dossier de l&rsquo;Aleca examiné les deux parties. L&rsquo;adage latin ne dit-il pas <em>«Amicus Plato, sed magis amica veritas»</em> (Platon m’est cher, mais la vérité me l’est encore davantage).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour Alecca : libre mouvement sous visa biométrique </strong></p>
<p style="text-align: left;">Le partenariat tuniso-européen n&rsquo;a jamais été équilibré, avantageant la partie européenne. Or, bien que le libre échange instauré depuis l’indépendance n&rsquo;a débouché que sur une détérioration des termes de l’échange et un endettement excessif et croissant, outre une grave désindustrialisation à l&rsquo;encontre des espoirs nourris, on ne fait qu&rsquo;aller dans le même sens avec Aleca.</p>
<p style="text-align: left;">Cet accord se limitant au commerce prévoit au profit des opérateurs économiques étrangers un statut égal, voire privilégié, comparé à celui accordé aux investisseurs locaux en termes d’incitations et d’avantages fiscaux tout en les faisant bénéficier de privilèges particuliers innombrables.</p>
<p style="text-align: left;">Il risque donc d&rsquo;être léonin s&rsquo;il n&rsquo;est pas compensé par au moins une mesure certes à la valeur ô combien symbolique de nature à révolutionner les mentalités autorisant des évolutions ultérieures en termes de fluidité des relations entre les deux rives de la Méditerranée.</p>
<p style="text-align: left;">Il s&rsquo;agit d&rsquo;intégrer la dimension humaine dans la libre circulation aujourd&rsquo;hui réduite aux marchandises, ce qui jure avec non seulement l&rsquo;éthique, mais aussi le droit, la pratique actuelle du visa imposant la contrepartie de la libre circulation.</p>
<p style="text-align: left;">Or, celle-ci est parfaitement possible sans déroger à la pratique actuelle, avec juste la transformation de la nature du visa touristique en visa de circulation délivrable d&rsquo;office aux citoyens tunisiens, gratuitement et pour une période minimale d&rsquo;un an.</p>
<p style="text-align: left;">Il ne s&rsquo;agira que de l&rsquo;extension à tous les ressortissants tunisiens d&rsquo;un type de visa déjà utilisé, mais réservé à une minorité de privilégiés. Cela aura l&rsquo;avantage de respecter les réquisits sécuritaires, puisque le relevé des empreintes digitales demeure, tout en autorisant la libre circulation en compensation à une telle concession majeure touchant un symbole de la souveraineté nationale.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour un moratoire de la dette tunisienne</strong></p>
<p style="text-align: left;">En termes financiers, il est vrai, l&rsquo;Europe ne tarit pas d&rsquo;aides en faveur de la Tunisie; mais elles ne sont plus appropriées à la situation du pays qui est, de plus, menacé par l&rsquo;hydre terroriste.</p>
<p style="text-align: left;">Ces aides ne suffisent plus d&rsquo;autant qu&rsquo;elles ne se présentant que sous forme d’ouverture de lignes de crédit ou de prêts, tel celui de 500 millions d’euros, annoncé après la visite en Tunisie du président du parlement européen.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi, les dirigeants tunisiens ont-ils raison de réclamer que l&rsquo;aide soit conséquente, le président de la république évoquant un «soutien exceptionnel» et le président de l&rsquo;Assemblée parlant de «plan Marshall».</p>
<p style="text-align: left;">Concrètement, cela ne peut être crédible dans l&rsquo;état catastrophique où se trouve l&rsquo;économie tunisienne qu&rsquo;avec, sinon la transformation de la dette tunisienne en investissement, du moins la décision immédiate d&rsquo;un moratoire.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Envisager l&rsquo;adhésion de la Tunisie à l&rsquo;UE</strong></p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;Europe sait bien que son intérêt immédiat comme médiat est de soutenir la Tunisie; or, elle ne fait pas ce qui tombe sous le sens: réorienter son partenariat pour non seulement un statut spécial octroyé à la Tunisie, mais aussi la décision d&rsquo;une intégration à plus ou moins longue échéance à préparer par des actions concrètes et des aides spécifiques en utilisant les fonds structurels par exemple.</p>
<p style="text-align: left;">La notion de géographie au sens classique n&rsquo;ayant plus de sens, l&rsquo;Europe ne peut plus considérer la Tunisie comme n&rsquo;étant pas éligible à l&rsquo;adhésion, à l&rsquo;Union puisqu&rsquo;elle fait déjà structurellement partie de l&rsquo;Europe du fait de sa dépendance économique et financière.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi, cela commande d&rsquo;envisager l&rsquo;option de l&rsquo;adhésion comme nécessaire, y compris pour la réussite de la transition démocratique de la Tunisie qui ne peut l&rsquo;être qu&rsquo;en étant articulée au système démocratique européen.</p>
<p style="text-align: left;">Je me permets de terminer en notant que mes propos sont assis sur une expérience diplomatique et une recherche académique, ayant été diplomate de carrière avant d&rsquo;être injustement rayé du cadre diplomatique par l&rsquo;ancien régime.</p>
<p style="text-align: left;">S&rsquo;ils n&rsquo;engageant que ma modeste personne, ils ne représentant pas moins un courant de pensée qui n&rsquo;est pas propre à la Tunisie, l&rsquo;ayant vérifié chez nombre des partenaires de notre pays, des diplomates amis aimant la Tunisie et se désolant du manque de courage de ses autorités à exiger ce qui est son droit absolu.</p>
<p style="text-align: left;">Car la diplomatie postmoderne n&rsquo;est plus qu&rsquo;un partage équilibré, et donc certaines questions y relèvent désormais du dû que l&rsquo;on ne peut qu&rsquo;exiger, étant donné qu&rsquo;il relève des questions de dignité.</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est le cas de la libre circulation dans le cadre raisonné et raisonnable que je propose du visa biométrique de circulation. Et c&rsquo;est le partenariat honnête incontournable entre gentlemen, une diplomatie non seulement donnant-donnant, mais aussi et surtout un rapport sain gagnant-gagnant.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Article lié :</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/02/09/tunisie-union-europeenne-il-faut-transformer-laleca-en-alecca/"><em>Tunisie-Union européenne : Il faut transformer l’Aleca en Alecca</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/">Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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