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	<title>Archives des CULTURE - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des CULTURE - Kapitalis</title>
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		<title>Exposition à Tunis sur le football et les vignettes Panini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 09:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[vignettes Panini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Exposition à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founon, à Tunis,  consacrée au football comme phénomène culturel et visuel. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/25/exposition-a-tunis-sur-le-football-et-les-vignettes-panini/">Exposition à Tunis sur le football et les vignettes Panini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la 23<sup>e</sup> Coupe du Monde Fifa, l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec l’ambassade d’Italie et l’association Mo’ Better Football Aps, a inauguré, hier soir, mercredi 24 juin 2026, à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founon, une exposition consacrée au football comme phénomène culturel et visuel, à travers l’un de ses objets les plus emblématiques : la vignette. Ouverte au public jusqu’au 23 juillet, l’exposition présente une chronologie ponctuée par les couvertures des albums Panini dédiés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition.</em></strong></p>



<span id="more-19043134"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition est née du désir de célébrer non seulement le plus grand événement footballistique au monde, mais aussi le 65<sup>e</sup> anniversaire de la collection <em>«Calciatori Panini»</em>, un jalon dans l’histoire de l’édition sportive italienne et de la culture populaire footballistique, ainsi que le lien culturel profond qui unit l’Italie et la Tunisie, tissé également autour du langage et de la mémoire du football.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers des albums et des autocollants, l’exposition propose un parcours historique, esthétique et culturel retraçant l’évolution de la représentation visuelle du football au fil du temps. L’objectif, explique Fabio Ruggirello, directeur de l’Institut culturel italien de Tunis, est d’offrir<em> «une expérience capable de réactiver des mémoires collectives : des événements inoubliables, des victoires et des défaites qui ont marqué l’histoire du sport, des visages et des personnages qui évoquent l’enfance, les loisirs et des formes d’appartenance partagées»</em>. Pour les jeunes générations, l&rsquo;exposition est l&rsquo;occasion de redécouvrir <em>«un langage visuel suspendu entre archives, culture populaire et mémoire analogique»</em>, ajoute M. Ruggirello.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre culture et mémoire collective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition présente une chronologie ponctuée des couvertures d’albums Panini consacrés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition par leurs records et leurs exploits mémorables. Elle propose également un voyage à travers la mémoire visuelle de la Serie A, au fil des saisons, des couleurs, des maillots et des visages qui ont contribué à façonner l’imaginaire footballistique de générations entières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une section spéciale est dédiée au football tunisien, avec une galerie des équipes tunisiennes ayant participé à la Coupe du Monde et une sélection de documents issus de l’album <em>«Football 1998-99»</em>, une collection historique consacrée à la Ligue Professionnelle 1.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19043236" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Paninii.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’exposition présente également des illustrations de deux artistes italiens : Sergio Ponchione et Simone Ferrarini. Ponchione, l’un des auteurs les plus</p>



<p class="wp-block-paragraph">mportants de la bande dessinée italienne contemporaine, a illustré les visages des protagonistes de l’équipe nationale italienne lors de la Coupe du Monde 1982, l’une des équipes les plus emblématiques de l’histoire du football italien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ferrarini, muraliste et écrivain, a réinterprété cinq buts célèbres de l’équipe nationale italienne, perpétuant ainsi une tradition d’illustration sportive qui remonte aux représentations publiées dans la presse italienne entre les années 1950 et 1990.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un langage visuel au service du sport</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autocollants ont acquis de multiples significations, se transformant peu à peu en véritables icônes culturelles. Les origines de ce langage visuel sont cependant moins connues. Dès la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, les entreprises commerciales et les grands magasins ont commencé à utiliser des autocollants sportifs comme outils promotionnels, contribuant à la diffusion d’une culture visuelle populaire liée au football.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les premières productions figurent les séries publiées par Liebig, Wills et Stollwerck entre la fin du XIX<sup>e</sup> et le début du XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la popularité croissante du football, notamment à partir des années 1920, les autocollants se sont progressivement transformés en objets de collection et les albums ont commencé à adopter une structure éditoriale reconnaissable. Des collections dédiées aux joueurs, aux équipes et aux compétitions internationales ont émergé dans plusieurs pays européens, tandis qu’une véritable culture ludique, liée au commerce et à la collection, se développait en parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première Coupe du monde de 1930 a contribué à la consécration définitive des autocollants de football&nbsp;: les albums permettaient d’associer un visage aux protagonistes décrits à la radio, renforçant ainsi les formes d’identification et d’appartenance collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Italie, les stickers ont rapidement acquis une forte valeur esthétique et identitaire, grâce à un langage graphique de plus en plus reconnaissable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19043238" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le sticker comme produit éditorial à part entière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’interruption due à la Seconde Guerre mondiale, l’essor de l’impression couleur et la multiplication des collections dédiées à la Serie A ont transformé, dans l’après-guerre, le sticker en un produit éditorial à part entière. C’est dans ce contexte que la société Panini a vu le jour, destinée à devenir la référence internationale du secteur. Cette année marque le 65<sup>e</sup> anniversaire de la collection Calciatori. Le premier album, consacré à la saison 1961-1962, mettait en vedette Nils Liedholm en couverture et s’enrichissait de quinze stickers dédiés au Grande Torino.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine, les photographies en noir et blanc étaient colorisées à la main par des coloristes, qui travaillaient sur les carnations, les cheveux et les maillots, conférant aux images une forte expressivité et un caractère artisanal, toujours très prisés des collectionneurs aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le marché international, la première collection Panini fut <em>«Mexico 70»</em>, tandis que <em>«Calciatori 1971-72»</em> fut la première collection entièrement composée d’autocollants. Parmi les albums les plus marquants figure <em>«España 82»</em>, avec ses autocollants imprimés sur papier argenté et d’une qualité photographique exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La collection Calciatori est le produit emblématique de Panini&nbsp;: le logo représentant le célèbre retourné acrobatique de Carlo Parola est devenu l’une des images les plus reconnaissables de la culture visuelle du sport international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un imaginaire footballistique italo-tunisien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition comprend également une section consacrée aux liens culturels entre l’Italie et la Tunisie, tissés notamment grâce à la diffusion de la télévision italienne. Celle-ci a contribué pendant plusieurs décennies à la circulation de langues, de modèles culturels et de références partagés. Les années 1980 et 1990 – période d’une importance internationale exceptionnelle pour la Serie A – ont constitué un moment charnière dans la construction d’un imaginaire footballistique commun, alimenté par les retransmissions télévisées, les commentaires sportifs et des figures emblématiques restées gravées dans la mémoire collective des deux rives méditerranéennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’exposition se trouve la production Panini, née à Modène en 1961 et devenue au fil du temps un phénomène d’édition mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la première édition consacrée à la saison 1961-1962 aux productions contemporaines, les vignettes Panini racontent non seulement l’histoire du football, mais aussi celle du graphisme, de la culture populaire et de l’évolution des techniques d’édition.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19043233" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Exposition-Vignettes-Panini4i.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La figure du footballeur en buste est l’une des images les plus profondément ancrées dans la mémoire collective contemporaine. Au fil du temps, les visages imprimés sur ces petits autocollants rectangulaires se sont chargés d’une multitude de significations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des thèmes centraux de l’exposition est l’évolution du langage visuel des autocollants et des publications Panini. Des premières éditions, caractérisées par une esthétique simple et élégante, on observe une évolution progressive vers une imagerie plus riche, plus dynamique et plus populaire. Cette transformation reflète non seulement l’évolution des goûts esthétiques, mais aussi celle des références culturelles et des modes de représentation du football.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en conservant un attrait intergénérationnel, les albums ont introduit de nombreuses innovations&nbsp;: autocollants métalliques, différents matériaux, séries plus courtes, informations de plus en plus détaillées et, plus récemment, des collections dédiées au football féminin. C’est précisément cette transformation constante qui a renforcé la puissance symbolique et évocatrice des autocollants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition se présente ainsi comme un voyage à travers l’édition visuelle du football : une histoire qui traverse les générations, les souvenirs et les frontières culturelles, unissant esthétique populaire, identité collective et culture sportive dans un langage universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaouther Ben Hania au jury de la 83e Mostra de Venise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/kaouther-ben-hania-au-jury-de-la-83e-mostra-de-venise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 12:34:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[Francesco Casetti]]></category>
		<category><![CDATA[Kaouther Ben Hania]]></category>
		<category><![CDATA[La voix de Hind Rajab]]></category>
		<category><![CDATA[Maggie Gyllenhaal]]></category>
		<category><![CDATA[Mostra de Venise]]></category>
		<category><![CDATA[Shahrbanoo Sadat]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Giannoli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania fera partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/kaouther-ben-hania-au-jury-de-la-83e-mostra-de-venise/">Kaouther Ben Hania au jury de la 83e Mostra de Venise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fera partie du jury international de la compétition officielle de la 83<sup>e</sup> Mostra de Venise, qui se tiendra du 2 au 12 septembre 2026. Le jury sera présidé par l’actrice, réalisatrice, scénariste et productrice américaine Maggie Gyllenhaal.</em></strong></p>



<span id="more-19034155"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette désignation représente une nouvelle reconnaissance internationale pour Kaouther Ben Hania, l’une des figures les plus importantes du cinéma tunisien contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cinéaste a consolidé sa réputation grâce à un style mêlant documentaire et fiction, abordant les thèmes de la violence, de l’injustice et de la condition individuelle au sein des systèmes de pouvoir. Son dernier film, <em>‘‘La Voix de Hind Rajab’’</em>, présenté en compétition à la Mostra de Venise, a remporté le Lion d’argent, le Grand Prix du Jury et a été nommé à l’Oscar du meilleur film international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, <em>‘‘Les Filles d’Olfa’’</em> avait remporté l’Œil d’or, le prestigieux prix du documentaire décerné chaque année lors du Festival de Cannes, et avait été nommé à l’Oscar du meilleur documentaire, tandis que <em>‘‘L’Homme qui vendit sa peau’’</em> avait figuré parmi les cinq meilleurs films en lice pour le titre de meilleur film international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, la présence de Ben Hania au sein du jury de Venise confirme l’importance croissante du cinéma national sur la scène internationale, après une saison marquée par des sélections, des prix et des nominations qui ont offert une nouvelle visibilité à la production tunisienne et, plus généralement, au cinéma arabe et africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Kaouther Ben Hania, le jury sera composé du compositeur et artiste britannique Daniel Blumberg, du professeur italien Francesco Casetti, du réalisateur et scénariste français Xavier Giannoli, de la réalisatrice et scénariste afghane Shahrbanoo Sadat et du réalisateur et producteur hongkongais Johnnie To.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/kaouther-ben-hania-au-jury-de-la-83e-mostra-de-venise/">Kaouther Ben Hania au jury de la 83e Mostra de Venise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chérif Ferjani &#124; De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Chérif Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Seffahi et Abdellatif Chaouite]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Ismaïl]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Abdeljelil]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage à l'enseignant universitaire en sciences politiques Mohamed Chérif Ferjani, penseur du religieux, de l'humain et de la laïcité.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/">Chérif Ferjani | De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’hommage que l’auteur a rendu à son collègue, enseignant universitaire, chercheur et penseur politique Mohamed Chérif Ferjani, dans le cadre de la Foire du livre à Sousse, le 17 mai 2026, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage collectif intitulé ‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’, des ‘‘Mélanges’’ offerts à Ferjani, réunis par trois de ses collègues, récemment paru aux éditions Nirvana, à Tunis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moncef Ben Abdeljelil</strong> *</p>



<span id="more-19031322"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2.jpg" alt="" class="wp-image-19031621" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Mes cher-e-s collègues et ami-e-s Permettez -moi de vous remercier toutes et tous pour cette opportunité qui nous permet aujourd’hui et dans cet espace du livre de rendre hommage à un ami commun qui a un parcours académique et humain exceptionnel. Chérif nous réunit aujourd’hui et en ces moments délicieux pour parler de ses qualités humaines certes, comme l’a fait d’ailleurs Si Ben Baya avant moi, mais pour présenter surtout ce livre auquel ont contribué huit collègues dans la partie arabe et trente-quatre dans la partie francophone et magistralement préparé par un collègue et compagnon de longue date, Dr. Mohsen Ismaïl, bien que l’initiative fût prise par feu Mohamed Seffahi et Abdellatif Chaouite qui ont organisé une journée d’hommage à Chérif Ferjani à l’Université Lyon 2, le 20 mars 2025, et à laquelle j’ai participé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je tiens à le rappeler pour instruire les lecteurs qui vont trouver dans ce livre volumineux deux de mes contributions et pourraient ainsi poser des questions. C’est ainsi que ce livre que je vais brièvement présenter illustre une expression de reconnaissance, d’amitié et d’engagement intellectuel envers la personne de Chérif Ferjani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors venons à cette figure emblématique ! Je souhaiterais l’approcher par ses composantes académiques qui m’auraient donné une idée sur le parcours que ce livre intitulé <em>‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’</em> illustre amplement. Mohsen Ismaïl qui a choisi ce titre, a bien su formuler le parcours de Chérif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habilité à diriger les recherches en 1996, soit moins de dix ans après l’obtention de son doctorat en sciences politiques, de l’Université de Lyon 2, Chérif entame une carrière académique riche et impressionnante. Enseignement mis à part, il encadre au total 11 thèses, dont celle de ma propre fille Racha ; il publie 10 livres qui parcourent les champs de l’islam/le religieux, la laïcité et le politique en rapport aux droits humains. Son dernier livre intitulé <em>‘‘Le Néolibéralisme et la révolution conservatrice’’</em> provoque depuis sa parution un débat de grande envergure parmi les intellectuels de tous bords. Aussi la production de Chérif compte-t-elle plus de soixante-dix (71 recensés dans ces mélanges) articles publiés dans différentes publications scientifiques de renom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour dire que nous sommes en présence de trois formes d’activités académiques : enseignement, encadrement des jeunes, construction de nouvelles perspectives intellectuelles par la publication de livres et l’invitation à repenser <em>«l’établi»</em> à travers les articles qui touchent encore aux mêmes champs d’exploration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le phénomène religieux face à la modernité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il me semble ainsi que Chérif a présenté ce que lui a semblé une école qui remet en cause les fondements du phénomène religieux face à la modernité dans toutes ses représentations. Sa réflexion marie magistralement une excellente connaissance des sources arabe et des nouvelles théories des sciences humaines et sociales, d’où son approche sur laquelle je souhaiterais m’attarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philosophe de souche, Chérif s’est attaqué au champ religieux prenant l’islam, le politique et le comparatisme religieux comme perspectives d’investigation. Sa réflexion de philosophe a constitué la trame transversale de sa pensée. Au-delà de celle-ci, si possibilité est, Chérif embarque de plein pied dans la sociologie, dans l’anthropologie, faisant de l’histoire interprétative même un cadre de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A mon humble avis, Chérif s’est formé comme chercheur interdisciplinaire et a continué à s’assumer comme tel. Et ce faisant, il a découvert avec une sagesse irréfutable l’idée de l’humain pluriel, de la construction sociale et idéologique du religieux, l’essence du politique comme jeu des pouvoirs et le fondement de l’homme sur le principe de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conviction, si j’avais bien compris mon ami, aurait été consolidée par une excellente réalité que Chérif avait connue : celle de voyager en Asie, en Amérique et à travers le monde arabo-musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les configurations locales des cultures ne se soustrairaient jamais de l’universel. Gaza en fut un excellent exemple puisque la voix de l’humanité contre le sionisme n’a pas tardé de se consolider et de se développer même dans les pays de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même réalité que nous venons d’évoquer s’est consolidée magistralement par les groupes d’étudiant-e-s et de chercheur-e-s que Chérif a connus : ils sont eux-mêmes de tous pays et cultures, Africains, Asiatiques, Européens et Arabes ; Musulmans, Chrétiens, Juifs, Hindous, gnostiques et agnostiques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pareille expérience aussi riche que variée, aurait donné à notre collègue une vision d’ensemble de ce que l’humain serait dans ses dimensions locale et universelle. Cette situation magnifique d’échange aurait permis à Chérif un <em>«travail de terrain»</em> constant, d’où l’ancrage d’une approche interdisciplinaire dans ses travaux et dans sa vision. Tous ces chercheurs venants d’Afrique, d’Asie, et autres continents, seraient des informants dans le sens anthropologique du terme. L’enrichissement mutuel serait l’un des acquis que le directeur de recherche et le chercheur lui-même développent davantage au fil de leur échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, <em>‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’</em>, contient deux parties. La première évoque les qualités humaines de l’homme, la deuxième s’attaque plutôt à l’aspect académique tant par la revue de ses réflexions que par d’autres considérations sur des problématiques proches ou similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser autrement dans les enceintes académiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis intéressé, me concernant, aux débuts de l’islam pour continuer à poser des questions essentielles sur les fondements de la réception de la nouvelle religion, réception qui évolue dans le temps, qui change, et qui interpelle l’historien des idées surtout. Aurais-je dit, peut-être, que tout ne fut que construction à la recherche d’une légitimité et d&rsquo;un pouvoir donc. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci n’est pas loin de ce que Chérif aurait dit aussi, mais je ne cherchais pas à m’aligner sur ses convictions ; j’aurais souhaité soulever des questions que les islamologues imprégnés des sciences humaines et sociales auraient appréciées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que ce livre en hommage à Chérif Ferjani regroupe un collège de chercheurs de tous bords pour réfléchir, à l’occasion, sur une thématique féconde et toujours d’actualité, le religieux, l’humain et la laïcité, à laquelle un ami de longue date a dédié toute sa carrière sinon toute sa vie active. Certes, toutes sa vie active, puisqu’il est l’un des rares qui a su résoudre cette grande faille, celle de parler un autre langage et penser autrement dans les enceintes académiques; Chérif tient une seule pensée et un langage unique dans la salle de classe, dans les conférences et en public, sans renoncer pourtant à la qualité scientifique de ses propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve, pour toutes ces raisons, que cet hommage est amplement mérité ! Et cette expression de reconnaissance est certainement louable. Merci Chérif pour nous avoir réunis ici et en ces moments ! Merci pour votre engagement académique qui fait plaisir et honneur ! Merci A Si Othman Babba, à Si Hechmi Ben Fredj et à toute l’équipe Perspectives-Al-Amel al-Tunsi pour cette initiative. Merci à Mohsen Isma’il pour avoir dirigé ce livre et réuni ces textes ! Merci à toutes celles et à tous ceux qui sont présents aujourd’hui pour célébrer ce beau livre qui continue à illustrer l’engagement des Editions Nirvana qui a toujours constitué un soutien sans faille. A tous les contributeurs mes souhaits les meilleurs pour la suite. Nous aurions peut-être une autre occasion de lire Chérif à qui je souhaite longue et sereine vie par ces temps de troubles !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Professeur d’histoire de la pensée islamique ancienne, membre de l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts, «Beit al-Hikma».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/">Chérif Ferjani | De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[algèbre]]></category>
		<category><![CDATA[algorithme]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’IA répond à une question relative à la contribution des Arabes et des Musulmans  au développement de la civilisation humaine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/">La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur explore avec l’outil d’investigation extraordinaire que l’IA constitue, la contribution de nos ancêtres au développement de la civilisation humaine.</em></strong> <strong><em>Les résultats qui en sortent sont très instructifs, y compris pour les intellectuels les plus érudits et peuvent nous inspirer une certaine fierté qui contraste avec le racisme et le mépris dont sont souvent victimes les Arabes vivant en Europe à cause de leur race. La deuxième partie de l’article qui traite des causes du déclin de la civilisation arabo-musulmane et d’un possible renouveau dans un avenir plus ou moins est aussi sinon encore plus instructive.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-19024485"></span>



<p class="wp-block-paragraph">J’avais beau dénoncer dans mes derniers articles publiés par Kapitalis les faiblesses voire la menace que l’IA, avec le développement conjoint de la robotique, constitue pour l’existence même de l’humanité et que ChatGPT a lui-même reconnues puisqu’il a classé en premier ce risque parmi plusieurs autres causes possibles de la fin du monde (voir «<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Battre l’IA dans le jeu du  » ni oui ni non</a></em>» et «<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</a>»)</em>, il n’en demeure pas moins que l’IA constitue une encyclopédie universelle et un outil d’investigation avec qui aucun esprit humain ne peut rivaliser. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, sur un sujet aussi vaste que le titre de cet article, qu’un chercheur en Histoire et civilisation humaine mettrait des années pour en faire le tour, les réponses de l’IA sont concises, précises et fort instructives, y compris pour les spécialistes en la matière&nbsp;et les intellectuels les plus érudits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, j’ai appris beaucoup sur la contribution de nos ancêtres à la civilisation humaine et je suis certain que tous les lecteurs et lectrices de Kapitalis en feront de même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de rendre compte le plus fidèlement possible du dialogue que j&rsquo;ai eu à ce sujet avec ChatGPT, ci-dessous la transcription des questions que je lui avais posées et ses réponses intégrales&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Quel est l’apport des Arabes à la civilisation humaine&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT :</em></strong><em> La question est vaste, car il faut distinguer les Arabes en tant que peuple et la civilisation arabo-musulmane, qui a réuni des Arabes, mais aussi des Persans, Berbères, Turcs, Kurdes, Juifs, Chrétiens, Syriens, etc.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Entre le VIIIᵉ et le XV<sup>e</sup> siècle, cette civilisation a joué un rôle majeur dans la transmission, l’enrichissement et la création du savoir humain.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Voici quelques contributions particulièrement importantes :</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Les mathématiques&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement de l&rsquo;algèbre par Muhammad ibn Musa al-Khwarizmi. Le mot «algèbre» vient de son ouvrage ‘‘Al-Jabr’’&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; diffusion du système de numération indo-arabe (les chiffres 0 à 9) qui a remplacé progressivement les chiffres romains en Europe&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; le mot «algorithme» dérive du nom latinisé d’Al-Khwarizmi.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. L&rsquo;astronomie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; construction d’observatoires et amélioration des instruments d’observation&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; calcul plus précis des mouvements des planètes et des étoiles&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; de nombreuses étoiles portent encore des noms d&rsquo;origine arabe, comme Aldebaran, Altair ou Betelgeuse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. La médecine&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ibn Sina (Avicenne) a rédigé le ‘‘Canon de la médecine’’, utilisé dans certaines universités européennes pendant plusieurs siècles&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Al-Razi a décrit avec précision plusieurs maladies et insisté sur l’observation clinique&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement des hôpitaux publics, de la pharmacie et de la formation médicale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. L’optique et les sciences expérimentales&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ibn al-Haytham est considéré comme l’un des pionniers de la méthode expérimentale. Ses travaux sur la lumière, la vision et la caméra obscure ont influencé la science européenne pendant des siècles.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. La philosophie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; les penseurs comme Ibn Rushd et Al-Farabi ont commenté et développé les œuvres de Aristote. Leurs écrits ont contribué à la redécouverte de la philosophie grecque en Europe médiévale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. La géographie et la navigation&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; cartographie plus précise du monde connu&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; voyages et descriptions détaillées de nombreuses régions par des explorateurs comme Ibn Battuta&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; amélioration de techniques de navigation utilisées ensuite par les marins européens.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. La littérature et la poésie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement d’une tradition poétique parmi les plus riches de l’histoire&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; œuvres célèbres comme ‘‘Les Mille et Une Nuits’’&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; poètes tels que Al-Mutanabbi ou la légende de Qays ibn al-Mulawwah et Layla ont marqué durablement la culture mondiale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>8. L’architecture&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; création de styles architecturaux originaux caractérisés par les arcs, coupoles, mosaïques et motifs géométriques&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; des monuments comme Alhambra, Grande Mosquée de Cordoue ou Mosquée des Omeyyades témoignent encore de cet héritage.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>9. La transmission du savoir&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’une des contributions les plus importantes a été la préservation et la traduction d’œuvres grecques, persanes et indiennes, notamment dans la Maison de la Sagesse à Bagdad. Une partie de ce savoir est ensuite passée vers l’Europe médiévale, contribuant au développement intellectuel qui a précédé la Renaissance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une nuance importante&nbsp;: </em></strong><em>les historiens soulignent aujourd’hui que les progrès de l’humanité sont le résultat d’échanges continus entre civilisations. Les savants de langue arabe ont hérité de connaissances grecques, persanes, indiennes et d’autres traditions, puis les ont développées avant qu’elles ne soient transmises à d’autres régions du monde. Leur contribution n’est donc pas isolée : elle constitue un maillon essentiel d’une chaîne mondiale du savoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est pourquoi beaucoup d’historiens considèrent la civilisation arabo-musulmane médiévale comme l’un des grands centres intellectuels de l’histoire humaine, au même titre que la Grèce antique, la Chine impériale ou l’Europe de la Renaissance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Je relève que toutes ces contributions datent d’avant le XV<sup>e</sup> siècle. Comment expliques-tu le déclin de cette civilisation depuis ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT :</em></strong><em> C’est une question qui fait l’objet de débats entre historiens depuis longtemps. Il n’existe pas une cause unique du déclin relatif du monde arabe et de la civilisation islamique par rapport à l’Europe occidentale après le XV<sup>e</sup> siècle. Les chercheurs évoquent généralement une combinaison de facteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Le déplacement des routes commerciales mondiales&nbsp;:</em></strong><em> à partir de la fin du XV<sup>e</sup> siècle, les grandes découvertes maritimes européennes modifient profondément l’économie mondiale. Les routes commerciales qui passaient par le Moyen-Orient perdent une partie de leur importance au profit des routes atlantiques reliant l’Europe, l’Afrique, les Amériques et l’Asie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Des villes autrefois prospères comme Le Caire, Damas ou Bagdad voient leur rôle économique relatif diminuer.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les invasions et les conflits&nbsp;: </em></strong><em>la destruction de Bagdad lors de l’attaque de Hulagu Khan en 1258 est souvent citée comme un choc majeur. Plus largement, plusieurs régions ont connu des guerres prolongées qui ont affaibli les institutions, le commerce et la production intellectuelle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cependant, cette explication seule est insuffisante : d’autres civilisations ont subi des invasions sans connaître un déclin durable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. L’évolution des institutions politiques&nbsp;:</em></strong><em> de nombreux historiens soulignent que les États de la région sont devenus plus centralisés et parfois moins favorables à l’autonomie des villes, des universités et des groupes marchands que certaines régions d’Europe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En Europe, la concurrence entre plusieurs États a parfois favorisé l’innovation économique, militaire et scientifique. Aucun royaume n’y détenait durablement un monopole du pouvoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. La révolution scientifique européenne&nbsp;: </em></strong><em>entre le XVI<sup>e</sup> et le XVII<sup>e</sup> siècle, l’Europe connaît des transformations intellectuelles majeures avec des figures comme Galileo Galilei, Johannes Kepler et Isaac Newton.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les institutions scientifiques modernes, les académies, l’imprimerie de masse et la méthode expérimentale se développent rapidement. Le monde islamique participe à certains échanges, mais ne devient plus le principal centre mondial d’innovation scientifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. La révolution industrielle&nbsp;: </em></strong><em>le facteur probablement le plus décisif est la révolution industrielle née en Royaume-Uni au XVIII<sup>e</sup> siècle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’industrialisation donne à l’Europe puis à l’Amérique du Nord une avance économique, militaire et technologique considérable. Beaucoup de régions du monde, y compris le monde arabe, la Chine et l’Inde, se retrouvent relativement distancées.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. Le colonialisme&nbsp;: </em></strong><em>aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles, une grande partie du monde arabe passe sous domination ou influence européenne : Algérie, Tunisie, Égypte, Irak, etc.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le colonialisme n’explique pas le début du déclin relatif, mais il a souvent freiné le développement autonome et laissé des institutions fragiles ou dépendantes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. Les défis contemporains&nbsp;: </em></strong><em>depuis le XX<sup>e</sup> siècle, plusieurs facteurs ont continué à peser : conflits régionaux ; instabilité politique ; dépendance à certaines ressources naturelles ; fuite des cerveaux ; faibles investissements dans la recherche dans plusieurs pays ; systèmes éducatifs parfois mal adaptés à l&rsquo;innovation scientifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une précision importante&nbsp;: parler de «déclin arabe» peut être trompeur. Certains pays de la région ont connu des progrès rapides dans certains domaines : éducation, santé, infrastructures, finance ou technologies. De plus, les écarts entre pays arabes sont très importants.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Enfin, l’histoire n’est pas linéaire. La Chine, l’Inde, le Japon ou l’Europe ont tous connu des périodes de grandeur suivies de périodes de recul relatif. Les historiens considèrent généralement que la domination scientifique et économique européenne des XIX</em><em><sup>e</sup></em><em> et XX<sup>e</sup> siècles est elle-même un phénomène historique particulier, et non un état permanent ou naturel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En résumé, le déclin relatif du monde arabe résulte probablement d’une combinaison de facteurs : changements économiques mondiaux, transformations politiques, révolution scientifique et industrielle ailleurs, puis colonialisme et difficultés institutionnelles plus récentes. Aucun de ces facteurs, pris isolément, ne suffit à expliquer l’ensemble du phénomène.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LQAN9xCQEg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/">Islam et science : un débat jamais clos</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam et science : un débat jamais clos » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/embed/#?secret=KCdCXmr90K#?secret=LQAN9xCQEg" data-secret="LQAN9xCQEg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Crois-tu à un renouveau de la civilisation arabo musulmane dans un avenir plus ou moins prévisible ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong><em>: on peut répondre à cette question de façon nuancée : oui, un renouveau est possible dans certains domaines, mais il ne s’agit pas d’un «retour» simple à une ancienne grandeur, plutôt d’une recomposition moderne.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Il existe déjà des dynamiques de renouveau&nbsp;:</em></strong><em> dans plusieurs pays du monde arabo-musulman, on observe des progrès réels:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; éducation et universités en forte expansion (ex : Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Jordanie, Maroc)&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;&#8211; recherche et innovation en hausse dans certains centres (notamment en ingénierie, énergie, IA appliquée)&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement d’infrastructures modernes et de villes globales comme Dubaï ou Riyad&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; croissance de scènes culturelles (cinéma, littérature, musique contemporaine).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cela ne constitue pas une «civilisation homogène», mais plutôt des trajectoires nationales différentes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les conditions d’un véritable renouveau&nbsp;</em></strong><em>: les historiens et économistes soulignent généralement quelques facteurs clés : a) Éducation et production de savoir. Les périodes de grande influence historique (comme à l’époque de la Maison de la Sagesse) reposaient sur la traduction, la recherche et l’innovation. Aujourd’hui, cela suppose des universités solides, la liberté académique, et l’investissement massif en science et technologie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>b) Institutions stables&nbsp;:le développement durable dépend de la stabilité politique, l’État de droit et une administration efficace.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>c) Intégration dans l’économie mondiale&nbsp;: les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui diversifient leur économie au-delà des ressources naturelles (pétrole/gaz), comme on le voit partiellement dans les pays du Golfe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. Les obstacles actuels&nbsp;:</em></strong><em> il existe aussi des freins importants dans certaines régions : conflits prolongés (Syrie, Yémen, Libye)&nbsp;; instabilité politique&nbsp;; dépendance économique aux hydrocarbures&nbsp;; fuite des talents vers l’Europe ou l’Amérique du Nord&nbsp;; et les inégalités de développement entre pays.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. Une erreur fréquente, penser en «civilisation unique»&nbsp;: parler de «la civilisation arabo-musulmane» comme bloc uniforme est historiquement simplificateur. Aujourd’hui, il y a des pays très avancés technologiquement, d’autres en crise profonde, et beaucoup de situations intermédiaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le «renouveau» ne serait donc pas global et simultané, mais fragmenté et progressif.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. Une perspective historique plus large&nbsp;: </em></strong><em>l’histoire montre qu’aucune civilisation ne domine durablement :la Chine a connu des cycles, l’Europe aussi,et le monde islamique médiéval également.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les centres de gravité du savoir et de l’économie se déplacent avec le temps. Certains analystes pensent que le XXIᵉ siècle pourrait voir une multipolarité, où plusieurs régions (Asie, Europe, monde arabe, Afrique émergente) jouent des rôles complémentaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un «renouveau» est donc possible, mais il ne ressemblera probablement pas à un retour au passé. Il serait plutôt technologique, économique, culturel, et surtout différent de la civilisation médiévale, adaptée au monde globalisé actuel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi : Merci pour ces informations fort instructives</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En guise de conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un podcast récent avec Elon Musk, le journaliste lui a demandé quelle est sa principale devise dans la vie qui lui a permis de réussir tout ce qu’il a entrepris et de devenir multimilliardaire et même le premier humain trillionnaire (avec l’entrée en bourse de SpaceX, sa fortune vient de dépasser les 1000 milliards de dollars), sa réponse est éloquente et devrait nous faire tous réfléchir : <em>«Ma devise dans la vie est que le plus difficile n’est pas de trouver des réponses qu’on se pose mais de se poser les bonnes questions</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous suffit de transposer à l’IA sa réponse et savoir lui poser les bonnes questions qui nous enrichissent et nous éclairent tant dans notre vie personnelle que professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des discussions avec des amis, j’ai comparé souvent l’invention de l’IA à l’invention de la voiture : on peut l’utiliser pour se rendre à son travail et gagner du temps ou faire des balades en famille, comme on peut l’utiliser pour se tuer dans un accident de de la route parce qu’on on ne sait bien conduire et l’utiliser correctement. Pareil pour l’IA : soit elle sera une merveilleuse source d’épanouissement et de culture générale pour les humains, soit elle causera leur perte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste et consultant international. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNVSgWaYoi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/">Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/embed/#?secret=6Gr4xOy1tF#?secret=bNVSgWaYoi" data-secret="bNVSgWaYoi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/">La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Salwa Jaouadi expose à Dar Sebastian à Hammamet</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/salwa-jaouadi-expose-a-dar-sebastian-a-hammamet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 08:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CCIH]]></category>
		<category><![CDATA[Dar Sebastian]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Salwa Jaouadi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’artiste Salwa Jaouadi présente sa nouvelle exposition personnelle à l’espace Dar Sébastian au Centre culturel international de Hammamet. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/salwa-jaouadi-expose-a-dar-sebastian-a-hammamet/">Salwa Jaouadi expose à Dar Sebastian à Hammamet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’artiste Salwa Jaouadi présente sa nouvelle exposition personnelle intitulée «Elle à l’infini : Autrement» à l’espace Dar Sébastian au Centre culturel international de Hammamet. Ouverte le 12 juin, l&rsquo;exposition se poursuivra jusqu&rsquo;au vendredi 26 juin 2026. Elle propose une immersion dans l’univers de la photographie plastique et de l’art numérique.</em></strong></p>



<span id="more-19012246"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À travers une série de compositions où les silhouettes féminines fusionnent avec des textures organiques et végétales, le travail explore les thèmes de la métamorphose, de la mémoire et de la matière sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cette escale à Dar Sébastian marque une étape importante que je serais ravie de partager avec le public»</em>, a déclaré l’artiste spécialisée dans la photographie et l’art numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corps féminin comme territoire de mémoire, la nature comme partenaire de création et la photographie comme espace de métamorphose. Tels sont les fils conducteurs de cette exposition&#8230;<br><br>Le travail de Salwa Jaouadi explore la frontière entre la photographie et l&rsquo;art digital. Ses thématiques de prédilection incluent la fusion du corps féminin avec la nature, l&rsquo;identité, la mémoire, et la métamorphose. Ses œuvres sont réalisées à travers un long processus d&rsquo;hybridation visuelle entre les éléments organiques, minéraux et humains.</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td class="has-text-align-right" data-align="right"><br><strong>I. B. </strong><br></td></tr><tr><td class="has-text-align-right" data-align="right"></td></tr></tbody></table></figure>
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		<title>Vient de paraître &#124; Si Ezzahra m’était conté&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/vient-de-paraitre-si-ezzahra-metait-conte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 08:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ez-Zahra]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Germain]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zouhaïr Ben Amor vient de publier ‘‘La maison qui parle’’, un témoignage rare, sensible et enraciné dans la mémoire du village d’Ezzahra,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/vient-de-paraitre-si-ezzahra-metait-conte/">Vient de paraître | Si Ezzahra m’était conté&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après son premier livre ‘‘Échos à travers les âges. Dialogues imaginaires avec des esprits pionniers’’, publié chez Contrastes Édition en mars 2025, Zouhaïr Ben Amor, enseignant universitaire, docteur en biologie marine et écrivain, vient de publier, chez le même éditeur, son deuxième livre ‘‘La maison qui parle’’.  </em></strong></p>



<span id="more-19012117"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman est un témoignage rare, sensible et profondément enraciné dans la mémoire du village d’Ezzahra, anciennement appelé Saint-Germain, une banlieue balnéaire du sud de Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Disponible dans les grandes librairies, ce roman en cinq actes retrace, dans un style romanesque et vivant, les principaux événements qui ont marqué ce village depuis plus d’un siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les murs, les voix, les souvenirs et les émotions, <em>‘‘La maison qui parle’’</em> devient bien plus qu’un récit : une véritable traversée de l’histoire locale, un hommage aux générations qui ont façonné Ezzahra, et une invitation à renouer avec les racines d’un territoire vivant et profondément humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de plus de soixante-dix ans de présence active, dynamique et continue dans les milieux sociaux, politiques, artistiques et sportifs, l’auteur livre ici une œuvre de mémoire et d’attachement sincère à son village, mais qui, au-delà d’Ezzahra, parle à tous les lecteurs.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/vient-de-paraitre-si-ezzahra-metait-conte/">Vient de paraître | Si Ezzahra m’était conté&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Qantara Africa Books &#124; Un pont littéraire entre l’Afrique du Sud et la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/qantara-africa-books-un-pont-litteraire-entre-lafrique-du-sud-et-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 06:55:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[Qantara Africa Books]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hichem Ben Azouz, Comar d'Or 2026, vient de créer Qantara Africa Books, pour impulser les échanges littéraires entre l'Afrique du Sud et la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/qantara-africa-books-un-pont-litteraire-entre-lafrique-du-sud-et-la-tunisie/">Qantara Africa Books | Un pont littéraire entre l’Afrique du Sud et la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur, médecin tunisien installé à Johannesburg, en Afrique du Sud, est également romancier. Son premier roman <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sangoma, le guérisseur’’</a> a reçu le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/24/comar-dor-une-tunisie-qui-ecrit-pour-mieux-se-comprendre/">Prix Comar d’Or 2026</a>. Fort de cette expérience, il a fondé Qantara Africa Books pour créer des passerelles durables entre les littératures africaines, méditerranéennes et internationales, et</em> <em>accompagner la circulation des œuvres romanesques entre entre Tunis, Johannesburg, Dakar, Lagos, Nairobi ou Le Cap. Il présente ici ce projet auquel il voudrait associer beaucoup d’acteurs culturels du nord et du sud du Sahara.   </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hichem Ben Azouz</strong> *</p>



<span id="more-19011179"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les échanges culturels sont souvent orientés du Nord vers le Sud, il devient urgent d’imaginer de nouveaux espaces de circulation des idées, des récits et des imaginaires. C’est de cette conviction qu’est née Qantara Africa Books, une initiative basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, dont l’ambition est de contribuer à la création de passerelles durables entre les littératures africaines, méditerranéennes et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot Qantara signifie <em>«pont»</em> en arabe. Il résume à lui seul notre vision. Un pont entre les langues. Un pont entre les pays. Un pont entre les écrivains. Un pont entre les lecteurs. Un pont entre les mémoires du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi Qantara ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique produit aujourd’hui une littérature d’une richesse exceptionnelle. Des écrivains du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique australe ou de l’océan Indien racontent des histoires profondément enracinées dans leurs réalités tout en abordant des questions universelles telles que l’identité, la migration, la mémoire, la spiritualité, les inégalités, la modernité, l’Afrique post-coloniale ou encore les fractures de l’histoire. Pourtant, ces littératures continuent souvent à s’ignorer entre elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un auteur tunisien connaît parfois mieux la littérature française que celle d’Afrique du Sud. Un lecteur sud-africain peut avoir accès à des romans américains ou britanniques sans jamais avoir entendu parler des écrivains contemporains tunisiens.<br>Qantara Africa Books souhaite modestement contribuer à réduire cette distance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Favoriser les échanges littéraires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Qantara Africa Books poursuit plusieurs objectifs complémentaires : favoriser les échanges littéraires intra-africains et encourager la découverte mutuelle entre les scènes littéraires du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique est immense, diverse et plurielle. Pourtant, les échanges éditoriaux entre ses différentes régions demeurent limités. Nous croyons qu’il existe un immense potentiel de dialogue entre Tunis, Johannesburg, Dakar, Lagos, Nairobi ou Le Cap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qantara, qui se donne pour mission d’accompagner la circulation des œuvres, ambitionne de soutenir la visibilité internationale des auteurs africains à travers la mise en relation avec des éditeurs ; la participation à des salons et festivals ; l’accompagnement de projets de traduction ; la promotion des œuvres auprès de nouveaux publics. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La traduction constitue l’un des grands défis de la littérature africaine contemporaine. Des chefs-d’œuvre demeurent souvent confinés à leur langue d’origine. Nous souhaitons promouvoir les échanges entre l’arabe, le français, l’anglais et d’autres langues du continent afin que les histoires puissent franchir les frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qantara souhaite travailler avec des maisons d’édition, des librairies, des universités, des centres culturels, des festivals littéraires et des organismes de coopération culturelle. Et son approche repose sur la collaboration plutôt que sur la compétition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie possède une tradition littéraire remarquable. Elle compte des écrivains reconnus, des éditeurs courageux, des traducteurs talentueux et une nouvelle génération d’auteurs qui mérite une visibilité accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’Afrique du Sud, nous souhaitons contribuer à faire connaître davantage ces voix auprès des lecteurs anglophones et des institutions culturelles d’Afrique australe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes convaincus que les récits tunisiens ont beaucoup à apporter aux débats contemporains sur la mémoire, l’identité, la modernité, la spiritualité et les transformations sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au-delà du livre, un véritable écosystème culturel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Qantara ne se limite pas à l’édition. Nous nous intéressons également aux liens entre littérature, cinéma, histoire, patrimoine, tourisme culturel et mémoire collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous croyons que les histoires ne vivent pas uniquement dans les livres. Elles vivent dans les villes. Dans les paysages. Dans les musées. Dans les langues. Dans les rencontres humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre ambition est donc de participer à la construction d’un véritable écosystème culturel reliant la Tunisie, l’Afrique du Sud et, à terme, les différentes régions du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qantara Africa Books est encore une initiative jeune. Mais tous les ponts commencent par une première pierre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous invitons les écrivains, éditeurs, traducteurs, libraires, universitaires et acteurs culturels tunisiens qui partagent cette vision à entrer en dialogue avec nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ponts ne se construisent jamais seuls. Ils se construisent pierre après pierre, rencontre après rencontre, livre après livre. Et peut-être qu’à une époque où les murs semblent parfois se multiplier, il est plus nécessaire que jamais de continuer à bâtir des ponts.<br><br><br><em>* Médecin et romancier. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/qantara-africa-books-un-pont-litteraire-entre-lafrique-du-sud-et-la-tunisie/">Qantara Africa Books | Un pont littéraire entre l’Afrique du Sud et la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Derrière le miroir’’ de Mohamed Aziza &#124; Les mémoires d’un homme libre  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 06:10:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Aziza]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Shams Nadir]]></category>
		<category><![CDATA[Xavière Ulysse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le diplomate et poète Mohamed Aziza nous offre dans ses mémoires une leçon de modestie, d’humanité et d’ouverture. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/derriere-le-miroir-de-mohamed-aziza-les-memoires-dun-homme-libre/">‘‘Derrière le miroir’’ de Mohamed Aziza | Les mémoires d’un homme libre  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec sa méfiance envers les stéréotypes, les prêts à penser et l’essentialisation de l’Autre, le diplomate et poète Mohamed Aziza nous offre dans ses mémoires une leçon de modestie, d’humanité et d’ouverture qui, en cette ère de repli identitaire et de guerre des civilisations, mérite d’être méditée et servir d’exemple.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Kefi&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19010851"></span>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai connu Mohamed Aziza lorsqu’il a fait appel au jeune écrivain et journaliste que j’étais pour faire partie du comité d’organisation de la 1<sup>ère</sup> Université euro-arabe itinérante qui s’est tenue au Centre culturel international de Hammamet, en juillet 1986. Ce fut la première et la dernière session organisée en Tunisie, malgré le succès qu’elle connut à l’époque, et ce n’est pas par la faute de son initiateur qui a réussi, d’ailleurs, à en organiser beaucoup d’autres par la suite autour de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me souviens du jour de l’ouverture comme si c’était aujourd’hui. Le Premier ministre Mohamed Mzali venait d’être limogé dans la soirée par Habib Bourguiba et le ministre de la Culture, Bechir Ben Slama, n’allait pas tarder à être remercié lui aussi. Et il a fallu tout l’entregent, la diplomatie et le bagou de Mohamed Aziza pour que l’événement ait finalement lieu, malgré la <em>«courageuse»</em> rétractation de certains responsables, soucieux de se démarquer politiquement d’une opération portée par un électron libre, un intellectuel indépendant abusivement rattaché au <em>«clan Mzali»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement que les honorables invités de la Tunisie n’ont rien senti de ces atermoiements et de ces micmacs tuniso-tunisiens. Ils ont eu droit à un accueil digne de leur rang et ont même passé de mémorables moments autour de la piscine de Dar Sebastian et dans les allées du jardin du CCIH, entre bougainvilliers, cyprès et bigaradiers, sans oublier les riches débats auxquels prirent part les intellectuels et les artistes les plus en vue de l’époque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Homme libre et citoyen du monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai gardé depuis une grande admiration pour le diplomate, le poète (Shams Nadir comme il se surnomme) et l’agitateur culturel qu’a toujours été Mohamed Aziza, l’enfant de la médina de Tunis qui a tant donné à son pays, sans en être récompensé en retour et, surtout, sans en concevoir ni regret ni ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rejeté par une classe politique nationale&nbsp; embrigadée, calculatrice et aux idées étriquées, cet homme libre, qui se dit citoyen du monde, solidement enraciné dans la culture arabo-musulmane et africaine dont il a toujours tiré la sève de sa pensée, mais assoiffé d’humanisme et d’universalité, a côtoyé les grands esprits de son époque et s’est mêlé aux batailles idéologiques et artistiques des soixante dernières années, non pas en acteur politique engagé dans une chapelle – il n’a jamais appartenu à un parti ou fait partie d’une camarilla –, mais en intellectuel indépendant, et en poète rebelle habitant l’éclair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce parcours riche et exemplaire que Mohamed Aziza partage avec les lecteurs dans ses mémoires publiées sous le titre <em>‘‘Derrière le miroir’’</em> (éditions Maison du Livre, Tunis, 2026, 232 pages). Ce nomade ivre de grands espaces et assoiffé de rencontres passe en revue ses pérégrinations entre Tunis, Hammamet, Paris, Addis Abeba, Le Caire, Bagdad, Beyrouth, Alger, Rabat, Asilah, Marrakech, Dakar, Rome, Cordoue ou Madrid. Il raconte ses échanges avec certaines grandes figures de la culture contemporaine, de Louis Aragon à Léopold Sédar Senghor, en passant par Naguib Mahfouz, Aimé Césaire, Julio Cortazar, Alejo Carpentier, Carlos Fuentes, Edgar Morin, Amin Maalouf, Federico Mayor, Adonis ou autres André Miquel, toujours animé par ce qu’il appelle <em>«l’attention à l’Autre, le désir toujours inassouvi de dialoguer, d’échanger et de trouver les voies de l’entente».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec sa méfiance envers les stéréotypes et les prêts à penser, Mohamed Aziza nous offre dans ses mémoires une leçon de modestie et d’ouverture d’esprit qui, en cette ère de repli identitaire, mérite d’être méditée et suivie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un navigateur ivre d’espaces</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De la Télévision tunisienne dont il fut l’un des fondateurs, à l’Organisation de l’Unité africaine, à l’Unesco, à l’Université euro-arabe itinérante, à l’Académie de poésie, à l’Observatoire de la Méditerranée qu’il a dirigé à la demande de son ami, l’ancien chef de la diplomatie italienne Franco Frattini, l’auteur du <em>‘‘Silence des sémaphores’’</em> (1972) et du <em>‘‘Planisphère intime’’</em> (2018), pour ne citer que deux de ses ouvrages poétiques, a mené sa barque avec la passion d’un navigateur ivre d’espaces et d’embruns, comme Ulysse, mais sans prêter l’oreille aux chants des sirènes politiques et idéologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa vie d’homme comme dans son œuvre de poète, il a interrogé inlassablement les deux plus grands mystères auquel est confrontée l’humanité&nbsp;: <em>«les deux infinis qui se retrouvent dans toute chose, l’infini grand et l’infini petit»</em> (Pascal dixit). Lesquels, selon Mohamed Aziza, <em>«déterminent notre bref passage dans le règne du vivant qui se conclut inéluctablement par l’effacement de la trace de nos pas sur le sable du rivage d’une terre dont nous ne sommes que des passagers locataires». </em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne peux conclure cette note de lecture des mémoires de Mohamed Aziza sans une tendre pensée pour Xavière Ulysse, la compagne de 60 ans de vie commune, dont il a accompagné douloureusement la maladie jusqu’à sa mort le 14 mars 2025 et au souvenir de laquelle il a consacré plusieurs passages émouvants de son livre&nbsp;: <em>«La maladie qui a frappé ma compagne réduisant, peu à peu, ses facultés cognitives et sa mobilité jusqu’à la clouer, muette et absente, sur un lit médicalisé», </em>écrit-il, avec la sobriété qui sied à l’évocation des grandes douleurs. Et d’ajouter ce passage où beaucoup de lecteurs ayant vécu des expériences similaires se retrouveront&nbsp;: <em>«Dure épreuve pour le malade et pour celui qui le veille, priant de toutes ses forces pour que l’être aimé diminué ne connaisse pas les affres de la douleur qui constitue, à mes yeux, un scandale métaphysique car si la mort peut apparaître comme la fin naturelle de la vie et comme le seul examen que personne n’a jamais raté, aucune croyance ne saurait justifier l’existence gratuite et sadique de la douleur.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S6oOiu393M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/le-poeme-du-dimanche-convalescence-de-mohamed-aziza-shams-nadir/">Le poème du dimanche : ‘‘Convalescence’’ de Mohamed Aziza (Shams Nadir)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Convalescence’’ de Mohamed Aziza (Shams Nadir) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/le-poeme-du-dimanche-convalescence-de-mohamed-aziza-shams-nadir/embed/#?secret=GgdH7WLNvq#?secret=S6oOiu393M" data-secret="S6oOiu393M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/derriere-le-miroir-de-mohamed-aziza-les-memoires-dun-homme-libre/">‘‘Derrière le miroir’’ de Mohamed Aziza | Les mémoires d’un homme libre  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Je vois les palmiers marcher dans les rues’’ de Tahar Hammami</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/21/le-poeme-du-dimanche-je-vois-les-palmiers-marcher-dans-les-rues-de-tahar-hammami/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[El Aroussia]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhila Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Zannad]]></category>
		<category><![CDATA[Siliana]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Hammami]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tahar Hammami est à l’origine du mouvement poétique d’avant-garde tunisien «Poésie autre que métrique et libre».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/21/le-poeme-du-dimanche-je-vois-les-palmiers-marcher-dans-les-rues-de-tahar-hammami/">Le poème du dimanche | ‘‘Je vois les palmiers marcher dans les rues’’ de Tahar Hammami</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tahar Hammami est, avec les poètes Habib Zannad et Fadhila Chebbi, à l’origine du mouvement poétique d’avant-garde dans les années soixante-dix, «&nbsp;Poésie autre que métrique et libre&nbsp;».</em></strong></p>



<span id="more-18995669"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1947 à El Aroussia (Siliana), Tahar Hammami est poète<strong>, </strong>essayiste et professeur d’université.Il est également un militant de gauche et son écriture est socialement engagée, avec des accents ironiques, empruntant à la langue dialectale des expressions populaires critiques et contestataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il décède à Madrid en 2009.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je vois les palmiers marcher dans les rues</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Hauts le front levé</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Défiant luttant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avez-vous vu un jour</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les palmes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sur le chemin</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avez-vous vu une palmeraie</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sur une place</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un blessé qui ôte un bouton de sa poitrine</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et panse ses plaies</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le bâton de ricin a défait son cou</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le derrière a plié ses papiers</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je vois les palmiers marcher</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Marcher au sein des foules</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Au milieu de l’obscurité</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Au milieu de l’attaque</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les cils attachés au soleil</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Toi promu à la récolte</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Perdant tes esprits</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Changeant d’illusion ton habit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les palmiers ne pleurent pas</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les palmiers chantent</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec les oiseaux et les enfants</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec les flots des mers</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le blé des montagnes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec l’éclair</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec l’automne qui gronde</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec l’hiver</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je vois les palmiers marcher dans les rues</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec le fer des usines</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La moisson des champs</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En dépit de la Nuit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et de la douleur</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je vois les palmiers hauts</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ne reculant point</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">(Traduit de l’arabe par <strong>Tahar Bekri</strong>)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je vois les palmiers marcher, 1986.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18995866" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18995867" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tahar-Hammami-Poemes-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Tunisie &#124; L’éternel retour de Tabarka Jazz Festival</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/tunisie-leternel-retour-tabarka-jazz-festival/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 06:47:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dee Dee Bridgewater]]></category>
		<category><![CDATA[Dizzy Gillespie]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Chekili]]></category>
		<category><![CDATA[Liz McComb]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Belhassine]]></category>
		<category><![CDATA[Omar El Ouaer]]></category>
		<category><![CDATA[Tabarka Jazz Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Yacine Boularès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Tabarka Jazz Festival revient du 3 au 9 juillet 2026 pour sa 20e édition, marquant son retour dans le calendrier culturel estival tunisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/tunisie-leternel-retour-tabarka-jazz-festival/">Tunisie | L’éternel retour de Tabarka Jazz Festival</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Tabarka Jazz Festival revient du 3 au 9 juillet 2026 pour sa 20<sup>e</sup> édition, marquant le retour dans le calendrier culturel tunisien de l’un des événements musicaux les plus emblématiques du pays.</em></strong></p>



<span id="more-18993695"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Créé en 1973 sous l’impulsion de celui qui deviendra un grand voyagiste, Lotfi Belhassine (Air Liberté, Club Aqarius), ce festival a vu défiler <strong>d</strong>es légendes internationales, à l&rsquo;image du trompettiste Dizzy Gillespie et a connu une fortune diverse au gré des ans. Il n’y avait pas d’hôtels climatisés à l’époque&nbsp;: les festivaliers dormaient au clair de lune, dans des paillotes et s’adonnaient, dans la journée, à diverses activités&nbsp;: danse, poésie, poterie, etc. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plus de six ans d’absence, le festival accueillera à nouveau le public au Théâtre de la Mer de Tabarka, ville du nord-ouest de la Tunisie surplombant la Méditerranée et traditionnellement associée au tourisme balnéaire, à la musique live et à la fusion des cultures méditerranéenne, africaine et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme principal comprend sept concerts, avec des artistes venus de Tunisie, d’Algérie, du Liban, de Cuba, des États-Unis et du Royaume-Uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert d’ouverture, le 3 juillet, sera donné par le pianiste et compositeur cubain Alfredo Rodríguez, reconnu pour son style unique mêlant jazz, musique classique et rythmes afro-cubains. Le lendemain, la chanteuse américaine Liz McComb, figure emblématique du gospel et du blues, montera sur scène. Le 5 juillet, le projet Osool, avec Yacine Boulares et Soufiane Saidi, proposera un mélange de jazz contemporain, de sonorités maghrébines et de traditions nord-africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compositeur et pianiste libanais Tarek Yamani se produira le 6 juillet, tandis que Dee Dee Bridgewater sera à Tabarka le 7 juillet avec son projet <em>‘‘We Exist’’</em>. Le 8 juillet, le collectif britannique Kokoroco, représentant de la nouvelle scène jazz londonienne, mêlera afrobeat et highlife. La soirée de clôture, le 9 juillet, accueillera Veronica Swift et Akua Naru, artiste américaine reconnue pour son style musical alliant jazz, soul, blues et textes engagés.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="511" height="590" data-id="18993762" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tabarka-Jazz-Programme-1.jpg" alt="" class="wp-image-18993762" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tabarka-Jazz-Programme-1.jpg 511w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tabarka-Jazz-Programme-1-260x300.jpg 260w" sizes="auto, (max-width: 511px) 100vw, 511px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="511" height="590" data-id="18993763" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tabarka-Jazz-Programme-2.jpg" alt="" class="wp-image-18993763" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tabarka-Jazz-Programme-2.jpg 511w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Tabarka-Jazz-Programme-2-260x300.jpg 260w" sizes="auto, (max-width: 511px) 100vw, 511px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle des concerts au Théâtre de la Mer, un programme gratuit, <em>‘‘Street Jazz’’</em>, sera proposé dans les rues de la ville. Parmi les artistes annoncés figurent Djamel Laroussi d’Algérie, Mão Cabeça du Portugal, Innēr Sense de Serbie et plusieurs artistes tunisiens, dont Mohamed Ali Kammoun avec <em>‘‘Jazzna’’</em>, Fawzi Chekili avec <em>‘‘Taqasim Revival’’</em>, Omar El Ouaer avec Octun Quartet, Ahmed Ajabi avec Jazztet et Aziz Zouaoui avec Siroko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour du festival a également des retombées économiques et touristiques. Le choix des dates, début juillet, vise à dynamiser la vie culturelle de Tabarka dès le début de la saison estivale, avant que les hôtels ne soient complets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, désormais placé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, ambitionne ainsi de réintégrer la ville dans le circuit des grands festivals de musique d’été.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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