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	<title>Archives des Bachar Assad - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Bachar Assad - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Bachar Assad &#124; Faillite d’un pouvoir et cynisme international</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment expliquer l'effondrement tardif du régime des Assad en Syrie, après plus d’une décennie de guerres et d’interventions étrangères ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/">Bachar Assad | Faillite d’un pouvoir et cynisme international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chute du régime de Bachar Assad en décembre 2024 a marqué la fin d’un des pouvoirs les plus brutaux et les plus durables du Moyen-Orient contemporain. Pourtant, au-delà de l’événement, une bataille du récit s’est rapidement engagée : comment expliquer cet effondrement tardif, après plus d’une décennie de guerre, de destructions massives et d’interventions étrangères ?</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18339901"></span>



<p>Un long reportage publié par le magazine américain <em><a href="https://www.theatlantic.com/international/2026/02/assad-syria-regime-overthrow/685883/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a></em> avance une lecture largement centrée sur la personnalité de l’ancien président syrien. Arrogance, déni de réalité, conviction d’être indispensable à ses alliés : selon les témoignages recueillis par le journal, ces traits auraient accéléré la fin du régime. Une approche séduisante, mais qui mérite d’être interrogée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation de la personnalisation</h2>



<p>En mettant l’accent sur les failles psychologiques de Bachar Assad, <em>The Atlantic</em> adopte une grille d’analyse familière : celle de la chute par l’orgueil. Le président syrien y apparaît comme un dirigeant enfermé dans une bulle, persuadé d’avoir gagné la guerre après 2020, incapable de mesurer l’ampleur de l’effondrement économique et social du pays.</p>



<p>Mais cette personnalisation du désastre comporte un risque : celui d’éclipser les responsabilités structurelles et internationales. Car le régime syrien n’a pas survécu uniquement grâce à la volonté d’un homme, mais aussi grâce à un système régional et mondial qui a longtemps privilégié la <em>«stabilité»</em> au détriment des peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un régime longtemps toléré</h2>



<p>Le reportage rappelle, non sans cynisme, que Bachar Assad était perçu par plusieurs acteurs régionaux comme un mal <em>«gérable».</em> Israël, notamment, voyait en lui un adversaire affaibli mais prévisible, garant d’un statu quo sécuritaire sur le Golan. Cette tolérance tacite a contribué à prolonger artificiellement la vie d’un régime pourtant discrédité.</p>



<p>De leur côté, la Russie et l’Iran ont soutenu Damas tant que cela servait leurs intérêts stratégiques. Mais lorsque le coût politique, économique et diplomatique est devenu trop élevé, et que le régime s’est montré incapable de se réformer, même symboliquement, l’abandon est devenu une option.</p>



<p><strong>La fin d’une fonction régionale</strong></p>



<p>L’un des éléments les plus révélateurs concerne la position russe dans les derniers jours du régime. Selon <em>The Atlantic</em>, Vladimir Poutine aurait refusé d’intervenir pour sauver Assad, préférant préserver sa relation stratégique avec la Turquie. Ce choix illustre une réalité brutale : le président syrien avait cessé d’être utile.</p>



<p>La chute d’Assad apparaît alors moins comme un accident que comme l’aboutissement logique d’un processus d’épuisement. Épuisement d’un système hérité de Hafez Assad, fondé sur la répression et l’exclusion. Épuisement aussi d’un équilibre international fondé sur le calcul et le double standard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chute tardive, responsabilité partagée</h2>



<p>Affirmer que Bachar Assad est tombé par arrogance n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Ce qui interroge davantage, c’est la longévité d’un pouvoir qui a survécu si longtemps malgré ses crimes, grâce à la passivité, voire à la complicité, de nombreux acteurs internationaux.</p>



<p>En ce sens, la chute du régime syrien n’est pas seulement celle d’un homme. Elle est aussi le révélateur d’un ordre régional et mondial où les peuples paient le prix fort des arrangements géopolitiques. Une leçon qui dépasse largement les frontières syriennes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1iYSBNMy4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=HWNhBNb1lm#?secret=1iYSBNMy4C" data-secret="1iYSBNMy4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Kaïs Saïed, panarabiste au sommet arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 May 2023 07:34:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed n’a pas forcé son talent pour retrouver sa verve souverainiste et panarabiste au 32e sommet arabe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/kais-saied-panarabiste-au-sommet-arabe/">Kaïs Saïed, panarabiste au sommet arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed n’a pas forcé son talent pour retrouver sa verve souverainiste et panarabiste, en prenant part au 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue des Etats arabes, ouvert hier, vendredi 19 mai 2023, à Djeddah, en Arabie saoudite. </em></strong><em>(Illustration: entretien Kaïs Saïed avec Mohamed Ben Salmane)</em>.  </p>



<span id="more-7991288"></span>



<p>La Tunisie ne sera jamais impliquée dans la politique des axes, conformément à ses constantes indéfectibles et aux dispositions de la Constitution du 25 juillet 2022, a déclaré le président de la république.</p>



<p>Dans une déclaration accordée à l’agence Tap, en marge de sa participation aux travaux du sommet de Djeddah, Saïed a souligné que ce sommet est celui de <em>«la réunification arabe qui a commencé à se concrétiser depuis le sommet d’Alger»</em>, en novembre 2022, faisant ainsi au passage une fleur au président Abdelmadjid Tebboune.</p>



<p>Toute en affirmant que le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retour de la Syrie</a> à la Ligue arabe intervient après 12 ans de <em>«destruction»</em> de ce pays – où la Tunisie a joué un rôle que le président syrien Bachar Assad, présent au sommet, se chargera d’ailleurs de rappeler dans une déclaration aux médias tunisiens –, le chef de l’Etat a, par ailleurs, réaffirmé que la juste cause du peuple palestinien demeure imprescriptible, dénonçant le mutisme des États qui se présentent comme des défenseurs acharnés des droits de l’Homme, face aux massacre commis contre les Palestiniens. Il adresse ici sa critique aux pays occidentaux, très complaisants à l’égard d’Israël, et dont il a toujours rejeté les diktats, en agitant à chaque fois le sacro-saint principe de la souveraineté des peuples.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BXMuJpzCrV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/">Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/20/ci-git-le-printemps-arabe/embed/#?secret=mZ0QqTAmKN#?secret=BXMuJpzCrV" data-secret="BXMuJpzCrV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Nous refusons d’être une nouvelle fois victimes d’un nouveau système mondial dont nous à la mise en place duquel nous ne participons pas»</em>, a affirmé, dans ce cadre, le président Saïed lors d’une allocution prononcée devant ses pairs arabes, ajoutant que <em>«le monde est aujourd’hui en train de se reconstituer, mais cela ne doit aucunement se faire aux dépens du monde arabe et des capacités de ses peuples»</em>.</p>



<p>Le chef de l’Etat a, à cette occasion, plaidé pour un régime mondial fondé sur la justice sociale, l’équité, la stabilité et la paix sociale, appelants à œuvrer à éradiquer la pauvreté.</p>



<p>De grands défis se dressent aujourd’hui devant les pays de la région dont, en premier lieu, la préservation des Etats et des institutions, a-t-il affirmé, mettant en garde contre <em>«des tentatives de fragmenter la région et de comploter contre ses intérêts»</em>.</p>



<p>La Tunisie, a-t-il poursuivi, est attachée à ses principes, notamment l’indépendance de la décision nationale et la non-ingérence dans les affaires d’autrui, conformément à sa constitution. <em>«Le peuple tunisien est également attaché à sa liberté et sa dignité»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Sur un autre plan, et tout en se félicitant du retour de la Syrie à la Ligue arabe, estimant que <em>«le succès de cette réunion de la famille arabe est le résultat de la mise en échec d’un important complot contre la Syrie»</em>, le président tunisien a appelé à tout mettre en œuvre pour aider le Yémen et le Soudan, deux pays ravagés par la guerre civile, à préserver leur unité territoriale. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZFsLtETWQO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/">La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/embed/#?secret=EUfZOkyHAH#?secret=ZFsLtETWQO" data-secret="ZFsLtETWQO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Sommet de Djeddah : Ci-git le printemps arabe !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 May 2023 06:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 32e sommet arabe scelle la mort du printemps arabe et le retour du despotisme dans la région.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le retour de la Syrie à la Ligue des Etats arabes, après en avoir été bannie pendant toute une décennie, marque la fin d’une époque et une parenthèse définitivement fermée, celle du «printemps arabe» que la transition démocratique en Tunisie avait fait vivre, très difficilement et dans la gabegie. Une décennie après la chute de Ben Ali, Moubarak, Salah, Kadhafi et autres Bouteflika, le despotisme arabe reprend du poil de la bête et a encore de beaux jours devant lui. La preuve : certains, sous ces latitudes, se félicitent de sa renaissance et y voient même un progrès.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-7990745"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p><em>«La Tunisie n’a pas changé malgré les conditions que le pays a subies notamment ces dix dernières années, au cours desquelles le peuple tunisien a démontré son affinité avec le peuple syrien»</em>, a déclaré le président syrien Bachar Assad. <em>«Aujourd&rsquo;hui, suite à ma rencontre avec le président Kaïs Saïed, je suis absolument convaincu du soutien tunisien à la Syrie»</em>, a-t-il ajouté dans une déclaration aux médias tunisiens à l&rsquo;issue de sa rencontre avec Saïed, vendredi 19 mai 2023, en marge du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue des Etats arabes à Djeddah, en Arabie saoudite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La despote goûte sa revanche   </h2>



<p><em>«La Tunisie a, à un certain moment, servi de base arrière à des conspirations, non seulement contre la Syrie, mais contre la pensée et l’appartenance arabes; elle a servi de plate-forme pour la diffusion de la pensée obscurantiste dans les différents pays arabes»</em>, a encore déclaré le despote syrien, heureux de se retrouver parmi ses pairs et semblables arabes qui l’avaient banni pendant plus d’une décennie. </p>



<p>En parlant de conspirations, Assad fait visiblement allusion aux années de règne des islamistes qui ont facilité l’envoi de jihadistes tunisiens en Syrie pour, espéraient-ils, faire tomber le régime baâthiste, hérité par Bachar de son père Hafedh, aussi sanguinaire l’un que l’autre, le fils ayant dépassé le père dans l’ignominie en se maintenant au pouvoir au prix de millions de morts, de blessés et de déplacés, et qui règne aujourd’hui sur un pays exsangue, détruit et pauvre. Un détail de l&rsquo;histoire sur lequel tout ce beau monde passe aujourd&rsquo;hui l&rsquo;éponge, le cœur léger et la bonne conscience en bonus. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pZg5OPpjkj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/">Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/embed/#?secret=nNR6PpFT11#?secret=pZg5OPpjkj" data-secret="pZg5OPpjkj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les mots d’Assad, on l’a compris, marquent la fin d’une époque et une parenthèse définitivement fermée, celle du <em>«printemps arabe»</em> que la transition démocratique en Tunisie a fait vivre, très difficilement et dans la gabegie, jusqu’à la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, et l’accaparement de tous les pouvoirs par le président Kaïs Saïed. Ce dernier s’est d’ailleurs félicité, hier, lors de la poignée de main et de l’entretien avec son homologue syrien du retour de la Syrie à la Ligue arabe, qui intervient après douze ans de <em>«destruction»</em> de ce pays, a-t-il souligné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sommet de la restauration</h2>



<p>En accueillant le <em>«sommet de la restauration»</em>, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, qui dirige son pays avec une main de fer, n’a pas lésiné sur les moyens pour faire du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue arabe celui de l’instauration de son leadership régional et d’une reconfiguration géostratégique régionale, inaugurée avec le refroidissement des relations avec les Etats-Unis, le rapprochement avec la Russie, la Chine et l’Iran et – Riyad n’étant pas à un paradoxe près – la normalisation des relations avec Israël. </p>



<p>Ce 32<sup>e</sup> sommet marque aussi, du point de vue de Ben Salmane, qu’il partage à quelques nuances près avec ses homologues du Golfe, l’enterrement du <em>«printemps arabe»</em>, qui leur avait donné des sueurs froides en faisant vaciller leurs trônes sous leurs pieds. N’ont-ils pas d’ailleurs dépensé des milliards de dollars pour faire échouer les transitions démocratiques, en finançant notamment les groupes terroristes ayant essaimé dans les pays arabes débarrassés de leurs dictateurs, et notamment en Libye, en Syrie et au Yémen ? En Tunisie, où ces monarchies ont longtemps soutenu Ben Ali et conçu des projets délirants pour l’aider à sortir son pays de la crise économique, n’ont-elles pas changé le fusil d’épaule, à partir de 2011, mis en veilleuse tous leurs engagements antérieurs et mobilisé de gros moyens pour faire échouer la <em>«transition démocratique»</em> ? En Egypte, n&rsquo;ont-elles pas accueilli avec d’énormes aides financières la restauration de la dictature militaire dès 2013 par Abdelfattah Sissi ? </p>



<p>C’est tout naturellement donc qu’après avoir combattu le despote syrien, par groupes jihadistes interposés, ils lui ont déroulé, hier, le tapis rouge, en lui faisant miroiter la perspective d’une aide pour la reconstruction de son pays détruit. Le cynisme politique dans toute sa splendeur&#8230;   </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2qLaVjGP0u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/">La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/embed/#?secret=Zc9IKK6j1Q#?secret=2qLaVjGP0u" data-secret="2qLaVjGP0u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 May 2023 11:46:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed s’est félicité du retour de la Syrie dans la Ligue arabe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/">Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président de la république Kaïs Saïed s’est entretenu vendredi 19 mai 2023, à son lieu de résidence à Djeddah, avec son homologue syrien Bachar Assad, en marge du 32<sup>e</sup> sommet de la Ligue arabe.</em></strong></p>



<span id="more-7980147"></span>



<p>Saïed a qualifié d’historique cette rencontre qui, a-t-il souligné, reflète la solidité des relations de fraternité établies entre les deux pays. <em>«Ceux qui avaient prétendu être amis de la Syrie n’ont fait qu’accroître la souffrance de son peuple durant de longues années»</em>, a ajouté le président tunisien, ironisant sur la Conférence internationale des amis de la Syrie, tenue à Tunis, le 24 février 2012, sous l’égide des Etats-Unis, pour examiner les moyens d’accélérer la chute du régime de Bachar Al-Assad.</p>



<p>Saïed s’est félicité du retour de la Syrie dans la Ligue arabe, mettant l’accent sur la nécessité pour ce pays frère de se redresser et de préserver son unité et sa stabilité et pour son peuple de décider seul de son sort loin des ingérences étrangères. Il a aussi exprimé le vœu de voir la Syrie retrouver sa place comme étant un haut lieu de rayonnement des sciences et de la culture et d’assumer le rôle qui est le sien au niveau régional et international.</p>



<p>L’entretien a été l’occasion de passer en revue les liens forts et historiques entre les deux pays et de mettre en avant le besoin de les élargir aux domaines prometteurs sur la base de visions innovantes.</p>



<p>Les deux présidents sont convenus d’intensifier les opportunités de rencontre, de concertation et de coordination à différents niveaux.</p>



<p>La rencontre entre le président Kaïs Saïed et son homologue syrien a permis, également, d’échanger les vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun et d’aborder les thèmes inscrits à l’ordre du jour Sommet arabe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8tnGNSngtn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/">La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie perdue dans un monde arabe qui se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/la-tunisie-perdue-dans-un-monde-arabe-qui-se-cherche/embed/#?secret=lTBOBXDgjT#?secret=8tnGNSngtn" data-secret="8tnGNSngtn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/premiere-rencontre-kais-saied-bachar-assad-a-djeddah/">Première rencontre Kaïs Saïed &#8211; Bachar Assad à Djeddah  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les dirigeants arabes continuent d’enterrer le printemps arabe</title>
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		<pubDate>Thu, 04 May 2023 07:47:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le statu quo apparent actuel dans le monde arabe, les conditions d’un bouleversement futur sont plus présentes que jamais, notamment en Tunisie et en Égypte. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/les-dirigeants-arabes-continuent-denterrer-le-printemps-arabe/">Les dirigeants arabes continuent d’enterrer le printemps arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les manifestants et les militants pour la démocratie dans le monde arabe ne peuvent être blâmés pour leur pessimisme. Mais au-delà du statu quo apparent actuel, les conditions d’un bouleversement futur sont plus présentes que jamais, notamment en Tunisie et en Égypte, où persistent des dysfonctionnements économiques et des fragilités sociales.</em></strong> <em>(Illustration: Kaïs Saïed reçoit Faisal Mekdad , le 16 avril 2023).</em></p>



<p>Par<strong> Ishaan Tharoor </strong>*</p>



<span id="more-7744339"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ishaan-Tharoor.jpg" alt="" class="wp-image-7744360" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ishaan-Tharoor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ishaan-Tharoor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ishaan-Tharoor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En Tunisie, il y a eu une convergence sombre, bien que symbolique. Peu de temps après l’arrestation par les autorités du principal chef de l’opposition dans le pays dans le cadre d’une répression croissante contre la dissidence, le président de plus en plus autocratique, Kaïs Saïed, a accueilli le ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mekdad pour une visite de trois jours visant à rétablir les liens avec Damas.</p>



<p>Le régime du président syrien Bachar Assad récolte les fruits d’un processus constant de normalisation chez ses voisins arabes, qui fait suite à des années d’isolement provoquées par les horribles campagnes de violence qu’Assad a déclenchées contre son propre pays au cours d’une guerre civile qui a duré une décennie. Alors que le conflit est au plus bas et qu’Assad est fermement aux commandes, des pays comme les Émirats arabes unis et Bahreïn ont déjà réhabilité le régime d’Assad. Dans un geste majeur, l’Arabie saoudite a signalé, après avoir accueilli Mekdad dans la ville de Djeddah, qu’elle était prête à leur emboîter le pas. Assad a accueilli, ensuite, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal Bin Farhan Al-Saoud à Damas, la première visite d’un haut diplomate de Riyad depuis que la rébellion syrienne a dégénéré en un conflit à part entière.</p>



<p>Mais la Tunisie était censée être différente. À l’avant-garde du soi-disant printemps arabe – des soulèvements pour la démocratie qui ont éclaté dans le monde arabe en 2011 – il a été l’un des premiers pays à rompre les liens avec Assad, un despote qui incarnait l’ordre autoritaire enraciné, quoique en déclin, de la région. Les manifestants tunisiens avaient chassé du pouvoir leur propre homme fort au pouvoir depuis longtemps, incitant les frères arabes ailleurs à réclamer des changements dans leurs sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La restauration autoritaire</h2>



<p>Saïed, cependant, a mis un terme brutal à une décennie de consolidation démocratique difficile. La détention de Rached Ghannouchi, chef du principal parti islamiste modéré du pays, est intervenue après l’arrestation d’autres militants de la société civile et personnalités de l’opposition. Cela a marqué un sombre point d’inflexion : avant le soulèvement du printemps arabe de 2011, Ghannouchi avait passé des années en prison et des décennies en exil. Il était une figure polarisante après son retour dans le pays. Mais il est resté un emblème de la possibilité d’un pluralisme politique en Tunisie, une rareté pour une région plus habituée à l’étouffement de ces aspirations.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WMNF3ZIWNC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/01/loccident-hausse-les-epaules-alors-que-la-democratie-se-meurt-en-tunisie/">L’Occident hausse les épaules alors que la démocratie se meurt… en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Occident hausse les épaules alors que la démocratie se meurt… en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/01/loccident-hausse-les-epaules-alors-que-la-democratie-se-meurt-en-tunisie/embed/#?secret=AgVpUilxIM#?secret=WMNF3ZIWNC" data-secret="WMNF3ZIWNC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Aujourd&rsquo;hui, la Tunisie de Saïed semble être une réincarnation du mauvais ordre ancien, la dernière itération de ce que Nadim Houry, directeur exécutif de l’Initiative de réforme arabe basée à Paris, a décrit comme une <em>«restauration autoritaire»</em> qui a commencé dans les années ayant suivi le printemps arabe. Saïed est en train d’initier un <em>«processus de dé-transition»</em> de la démocratie, m’a dit Houry. Mais le président tunisien, accusé par ses détracteurs d’avoir mené un coup d’État de fait en 2021 lorsqu’il a dissous le parlement, n’est pas le seul dans cette situation.</p>



<p>En 2019, des manifestations antigouvernementales ont éclaté dans le monde arabe, de l’Algérie au Soudan en passant par le Liban, la Jordanie et l’Irak. Ils étaient alimentés par la colère suscitée par la corruption endémique, les économies stagnantes et les élites politiques défaillantes et incompétentes. Dans certains pays, les chefs d’État ou de gouvernement ont démissionné, intimidés par les manifestations. Il <em>«y avait de l’espoir qu’ils évolueraient vers des démocraties plus inclusives. Mais cela ne s’est pas produit»</em>, a déclaré Houry.</p>



<p>Voyez les combats chaotiques de cette semaine au Soudan, qui ont fait éclater le peu d’illusion qui subsistait que les généraux qui dirigeaient le régime de transition de Khartoum se souciaient de construire une démocratie solide et inclusive après avoir largué un gouvernement civil fragile en 2021. Des centaines de civils ont été tués ou blessés dans les feux croisés des factions rivales, chacune désireuse d’étendre et de consolider son emprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jeu des monarchies du Golfe</h2>



<p>Divers États arabes, en particulier les monarchies du Golfe en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, ont contribué à parrainer la réaction antidémocratique. C’est un signe à la fois d’intérêts durables – une peur de l’instabilité et des menaces de débordement sur leurs monopoles sur le pouvoir chez eux – ainsi que des sables mouvants de la géopolitique régionale. Les récentes mesures saoudiennes et émiraties pour enterrer la hache de guerre avec l’Iran ont ouvert la voie aux mesures actuelles visant à sortir Assad, un proche allié de Téhéran, de son isolement.</p>



<p><em>«Que l’Arabie saoudite soit le fer de lance des efforts pour ramener la Syrie dans le giron arabe aurait autrefois semblé impensable»</em>, a écrit ma collègue Sarah Dadouch. <em>«Pendant des années, le royaume a été l’un des principaux fournisseurs d’armes aux groupes rebelles qui se sont battus pour renverser le gouvernement de Damas. En 2015, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Adel Al-Jubeir, a déclaré que si un processus politique échouait à destituer Assad, Riyad continuerait à soutenir l’opposition ‘‘pour le destituer par la force’’»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p>Mais après quelques années d’actions agressives, notamment avec un effort de guerre coûteux au Yémen, Riyad pourrait se recalibrer. <em>«Je pense que la leçon [pour les Saoudiens] maintenant est peut-être qu’il vaut mieux se concentrer uniquement sur la diplomatie; nous n’avons pas besoin de faire preuve de force par une intervention militaire»</em>, a déclaré Andrew Leber, professeur adjoint à l’Université de Tulane et expert en politique saoudienne, cité par Dadouch.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LVmombQnuh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/tunisie-la-transition-democratique-est-elle-dans-limpasse/">Tunisie : la transition démocratique est-elle dans l’impasse ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la transition démocratique est-elle dans l’impasse ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/tunisie-la-transition-democratique-est-elle-dans-limpasse/embed/#?secret=YcrlHpux1a#?secret=LVmombQnuh" data-secret="LVmombQnuh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le désengagement perçu de Washington a également modifié les données dans la région. <em>«L’inimitié entre l’axe iranien et le Golfe découle en grande partie de la perception que le Golfe est un pilier essentiel de l’ordre de sécurité américain dans la région»</em>, a déclaré au <em>Washington Post</em> Mohammed Alyahya, chercheur principal à l’Institut Hudson. <em>«S’il n’y a plus d’engagement envers cet ordre de la part de l’Amérique, il s’ensuit qu’une source importante de cette inimitié disparaît»</em>, a-t-il ajouté</p>



<p>&nbsp;<em>«L’Occident n’a pas joué un rôle particulièrement positif»</em> pour les espoirs démocratiques de la région, a déclaré Houry. Au Soudan, les États-Unis semblaient plus préoccupés de faire accepter aux généraux du pays un accord de normalisation des relations avec Israël que de guider une véritable transition vers la démocratie. En Algérie et en Tunisie, les gouvernements européens ont donné la priorité à l’accès au gaz naturel et à la coopération pour arrêter les flux de migrants, respectivement, plutôt que d’aider à soutenir les aspirations des manifestants et une société civile mobilisée, voire assiégée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retour vers le futur</h2>



<p>En effet, la menace coercitive des autocraties arabes atteint même l’Occident. Un rapport récent de Freedom Initiative, une organisation de défense des droits à but non lucratif, a révélé que l’Égypte et l’Arabie saoudite – alliés des États-Unis – ont déployé toute une panoplie d’outils de répression pour intimider et faire taire les dissidents, même sur le sol américain. <em>«Alors que les politiciens américains expriment fréquemment leur indignation et imposent des conséquences en réponse à de telles tactiques de la part d’adversaires tels que la Chine, l’Iran et la Russie»</em>, a expliqué ma collègue Claire Parker, ajoutant que <em>«les décideurs n’ont pas véritablement tenu l’Arabie saoudite et l’Égypte responsables – y &nbsp;compris pour des comportements qui violent la loi américaine et menacent la sécurité nationale.»</em></p>



<p>Mobilisés contre ce statu quo, les manifestants et les militants pour la démocratie ne peuvent être blâmés pour leur pessimisme. Mais les conditions d’un bouleversement futur sont plus présentes que jamais. <em>«En surface, il peut sembler que nous sommes de retour vers le futur&#8230; mais les restaurations autoritaires sont sur une glace très mince»</em>, m&rsquo;a dit Houry, soulignant le dysfonctionnement économique et la fragilité persistants dans des pays comme la Tunisie et l’Égypte. <em>«Les contrats sociaux rompus qui ont conduit aux soulèvements arabes sont encore plus exposés aujourd’hui»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;américain. </em></p>



<p><em>* Chroniqueur des affaires étrangères au Washington Post, où il est l&rsquo;auteur du bulletin et de la chronique Today&rsquo;s WorldView.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2023/04/21/arab-spring-tunisia-authoritarian-syria-assad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Washington Post.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/les-dirigeants-arabes-continuent-denterrer-le-printemps-arabe/">Les dirigeants arabes continuent d’enterrer le printemps arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ukraine : de Ghouta à Marioupol, l&#8217;histoire est un éternel recommencement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/29/ukraine-de-ghouta-a-marioupol-lhistoire-est-un-eternel-recommencement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2022 07:25:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Casques blancs – comme ceux déployés à Ghouta en Syrie – pourraient devenir l’instrument dont l’Ukraine a besoin pour atteindre son objectif. Ne pouvant gagner la guerre sur le terrain, les forces en présence étant très déséquilibrées malgré les énormes quantités d&#8217;armes qui lui ont été envoyés par les pays occidentaux, elle peut noyer...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Ghouta-Marioupol.jpg" alt="" class="wp-image-389304"/><figcaption><em>De Ghouta (Syrie) à Marioupol (Ukraine) : l&rsquo;histoire est un éternel recommencement.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Les Casques blancs – comme ceux déployés à Ghouta en Syrie – pourraient devenir l’instrument dont l’Ukraine a besoin pour atteindre son objectif. Ne pouvant gagner la guerre sur le terrain, les forces en présence étant très déséquilibrées malgré les énormes quantités d&rsquo;armes qui lui ont été envoyés par les pays occidentaux, elle peut noyer la Russie dans des vagues de sanctions internationales. Et c’est de bonne guerre, comme on dit.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ahmad Saleh</strong> *</p>



<span id="more-389303"></span>



<p>L’histoire du monde était toujours cyclique. La crise actuelle en Ukraine en est un bon exemple.</p>



<p>Récemment, un enquêteur de l&rsquo;agence Bellingcat, Christo Grozev, a parlé de l’intention des forces armées russes d’obtenir une victoire symbolique en Ukraine avant le 9 mai (jour de la victoire en Russie) pour répondre aux souhaits du président russe Vladimir Poutine. Il a ajouté que l’armée russe est prête à faire de grands efforts pour y parvenir, même à utiliser des tactiques terroristes et des munitions interdites, y compris des armes chimiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Escalade attendue du conflit ukrainien</h2>



<p>Venant de Grozev, une personne qui a directement participé à l’enquête sur la controverse entourant l’attaque chimique de 2018 dans la Ghouta, en Syrie, c’est un signe explicite de l’escalade du conflit ukrainien.</p>



<p>Dans la Ghouta, Bellingcat et les Casques blancs ont fourni de fausses preuves de l’utilisation d’armes chimiques contre des membres de l’opposition et des civils par le gouvernement syrien dirigé par Bachar Assad. Sur la base des éléments de preuve présentés, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a ouvert une enquête. Le faux a été réalisé à la perfection et les Casques blancs ont atteint l&rsquo;objectif désiré. En conséquence, la communauté internationale a reconnu Bachar Assad coupable d’avoir utilisé des armes chimiques.</p>



<p>Une telle stratégie ne sera probablement pas exclue de la boîte à outils de la partie qui est intéressée par l’escalade de la crise ukrainienne. Compte tenu des lourdes pertes de la partie ukrainienne et de l’assaut russe continu, un plan éprouvé pour obtenir un soutien international serait utile.</p>



<p>D’autant plus que les forces armées ukrainiennes sont dans une situation difficile, car les armes et les munitions importées ne leur ont pas permis de tenir efficacement l’ennemi à distance pendant longtemps. Dans la situation actuelle, seule l’indignation internationale pourrait sauver les autorités ukrainiennes… si la Russie est reconnue coupable d’avoir utilisé des armes illégales, on obligerait l’Otan à intervenir.<br>Les représentants des pays membres de l’Otan ont auparavant déclaré à maintes reprises que le fait de briser l’interdiction des armes chimiques est la «ligne rouge» que la Russie ne peut franchir. Cependant, une telle violation jouerait en faveur de Kiev et ferait pencher la balance en sa faveur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des allégations pas toujours prouvées</h2>



<p>En outre, le 25 avril, le représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’Onu, Dmitriy Polyanski, a déclaré que les membres des Casques blancs se sont déjà rendus en Ukraine. Un autre facteur inquiétant qui peut servir de preuve des intentions de Kiev.</p>



<p>Le fait est que des accusations ont déjà été portées contre la Russie, mais elles n’ont pas réussi, c’est le moins qu’on puisse dire. Les médias ukrainiens ont tenté de diffuser des informations sur l’utilisation présumée d’armes chimiques par les forces armées russes contre le bataillon Azov à Marioupol. Les allégations ont été reprises par un certain nombre de médias occidentaux avant l’échec de la campagne en raison de la faiblesse de la base de preuves ou peut-être parce qu’il était trop précipité.</p>



<p>Néanmoins, les Casques blancs peuvent devenir l’instrument dont l’Ukraine a besoin pour atteindre son objectif. L’Ukraine ne peut pas gagner la guerre sur le terrain, mais elle peut noyer la Russie dans des vagues de sanctions internationales. C’est la moindre des choses. L’Ukraine utilisera n’importe quelle méthode accessible pour gagner.</p>



<p>* <em>Journaliste indépendant syrien.</em></p>
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		<title>Détruire le Liban pour détruire le Hezbollah ou vice versa ?</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 08:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les stratèges israélio-américains, le but ultime, au Moyen-Orient, est de redoubler les pressions sur l’Iran pour le mettre définitivement à genoux en l’amputant du Hezbollah, son bras stratégique et militaire dans la région. Que dans les pertes et profits le Hezbollah se trouve anéanti, c’est tant mieux ! Que dans ces mêmes pertes et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/LIban-Emeutes.jpg" alt="" class="wp-image-306879"/><figcaption><em>Le Liban va-t-il être sacrifié sur l&rsquo;autel des intérêts géostratégiques d&rsquo;Israël et des Etats-Unis ? </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Pour les stratèges israélio-américains, le but ultime, au Moyen-Orient, est de redoubler les pressions sur l’Iran pour le mettre définitivement à genoux en l’amputant du Hezbollah, son bras stratégique et militaire dans la région. Que dans les pertes et profits le Hezbollah se trouve anéanti, c’est tant mieux ! Que dans ces mêmes pertes et profits le Liban se trouve décimé, c’est tant pis ! Mais ce scénario catastrophe risque d’échapper au contrôle de ses initiateurs…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Maître Taoufik Ouanes</strong> *</p>



<span id="more-306878"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Taoufik-Ouanes.jpg" alt="" class="wp-image-144441" width="200"/></figure></div>



<p>Fin septembre 1990 et juste quelques mois après la chute du mur de Berlin, le président George H. W. Bush, annonçait l’avènement du <em>«nouvel ordre mondial» </em>sous la domination unipolaire des Etats-Unis. Malgré les deux guerres du Golfe, la chute de Saddam et la destruction de l’Irak, les fondamentaux économiques et stratégiques du Moyen-Orient sont restés presque inchangés; l’Iran et la Syrie n’ont pas perdu de leur poids et dans la région, les pays du Golfe n’ont pas pu se débarrasser de leur peur obsessionnelle de l’Iran et Israël n’a pas renoncé à se surarmer.</p>



<p>Toutes les tentatives pour faire des avancées stratégiques significatives (résoudre la question palestinienne, réunifier et reconstruire l’Iraq, apaiser les relations des pays du Golfes avec l’Iran etc.) se sont heurtées à l’immobilisme et des dirigeants. Ni l’angélisme de Bill Clinton ni l’aventurisme de G.W Bush n’ont réussi à <em>«faire bouger les lignes» </em>au Moyen-Orient.</p>



<p>Pendant ce temps, le Liban, petit pays avec des frontières et des alliances enchevêtrés avec les autres pays de la région a préféré rester en sourdine par rapport à la stratégie régionale et aux dangers de sa multi-confessionnalité structurelle en déployant des efforts énormes pour reconstruire un pays éreinté par plus d’une décennie de guerre civile. L’assassinat de Rafik Hariri en février 2005 est venu sonner le glas à ces efforts et à cet espoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La multi-confessionnalité institutionnelle à bout de souffle</h3>



<p>Très vite cependant, il s’est ainsi avéré que les affres et les dangers de la multi-confessionnalité doublés d’une position géographique centrale, ont la peau dure. Très dure.</p>



<p>Il n’est nul besoin de s’étendre sur les raisons historiques et structurelles de cette multi-confessionnalité. Plusieurs chercheurs, historiens et journalistes ont étudié cette question à satiété et d’une manière brillante. On se limitera ici à souligner que la composante chiite dans la structure religieuse, sociale et politique libanaise s’est très vite muée en un parti politique, le Hezbollah, non seulement puissant et revendicatif, mais également doté d’une force armée organisée. Ce n’est un secret pour personne que cette mutation s’est faite, largement grâce au soutien de l’Iran. Ainsi le Hezbollah est devenu institutionnellement imbriqué dans l’architecture de l’Etat libanais. Par ailleurs, les forces armées du Hezbollah ont pu acquérir des leurs lettres de noblesse par des succès retentissants sur l’armée israélienne et par un contrôle efficient de l’ordre public dans de portions du territoire libanais. Tout cela au vu et au su des institutions de l’Etat libanais et de son armée restés largement impuissantes.</p>



<p>Grâce à ses solides liens avec l’Iran, un des acteurs principaux du Moyen-Orient depuis la révolution islamique de 1979, le Hezbollah est devenu progressivement un élément important et même incontournable dans la péréquation politique et géostratégique de la région.</p>



<p>Dans cette configuration fragile et à la suite de la vague des révolutions du printemps arabe largement avortées, est intervenue la crise syrienne. Avec des agendas différents et souvent contradictoires, tous les acteurs du Moyen-Orient pensaient profiter de cette crise pour réaliser certains objectifs ou régler certains comptes.</p>



<p>Cependant, cette crise a évolué en des péripéties inattendues telles que l’intrusion du terrorisme dans la région et la création violente et éphémère de ce qu’on a appelé l’<em>«Etat Islamique» </em>et l’opportunisme politique et militaire de la Russie pour se repositionner dans la région en volant au secours du régime de Assad.</p>



<p>Le Hezbollah a également, et d’une manière substantielle, soutenu le maintien du régime de Bachar Assad. Sans trop s’attarder sur quel agencement stratégique régional fragile et bancal tout cela a débouché, notons seulement que la Syrie, l’Iran et le Hezbollah pouvaient s’en considérer satisfaits.</p>



<p>Cependant, ni Israël ni les Etats-Unis ne peuvent s’accommoder longtemps de ce résultat. Les Etats-Unis ont hâte de reprendre la main dans le Moyen-Orient, surtout dans leur objectif de punir et au moins fortement affaiblir l’Iran. Avec le même objectif, Israël qui considère que l’Iran constitue un danger mortel surtout après la destruction de l’Irak voudrait continuer à perpétuer la pression sur l’Iran et le mettre hors d’état de nuire. Cette convergence d’analyse et d’intérêts se devaient de trouver les moyens d’atteindre l’objectif de frapper durement l’Iran, ou du moins l’affaiblir durablement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment frapper l’Iran ?</h4>



<p>Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont actuellement disposés à une confrontation armée directe et frontale avec l’Iran. La fragilité politique de Netanyahou et les prochaines élections américaines ne plaident pas pour une telle option.<br>Traumatisée par le Covid-19, les opinions publiques n’auraient pas la patience ou la disposition pour digérer une coûteuse et dévastatrice conflagration militaire au Moyen-Orient.</p>



<p>Affaiblir ou frapper l’Iran ailleurs que sur son territoire serait-t-elle une option ? Si oui, où et comment ?</p>



<p>À une telle question, les regards des stratèges de Washington et de Tel-Aviv se dirigent naturellement vers le Liban. Petit Etat avec d’interminables luttes politiques et de graves problèmes économiques, le Liban est le foyer du Hezbollah, l’organisation la plus pro-iranienne politiquement et la mieux organisée militairement. Plusieurs sont ceux qui pensent que la présence et le poids du Hezbollah constitue réellement un Etat dans l’Etat au Liban. Au point que l’ancien ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman est allé à poser l’équation<em> «le Liban = le Hezbollah».</em> </p>



<p>Ainsi et aux yeux de ces stratèges, le Liban est non seulement le <em>«ventre mou»</em> de la région mais encore il constitue une cible privilégiée pour frapper l’Iran en dehors de ses frontières. La destruction du Liban entraînerait inéluctablement la destruction du Hezbollah. Et vice versa ! Etant entendu que la cible ultime est bel et bien l’Iran.</p>



<p>Cependant, les choses ne sont pas aussi simples que cela puisse paraître. Frapper l’Iran en dehors de ses frontières n’est peut-être pas une option évidente. Le précédent du Yémen n’est pas du tout concluant. Malgré les destructions terribles subies par ce pays, cela n’a pour autant pas engendré un affaiblissement de l’Iran. </p>



<p>Certes, la mission de frapper l’Iran en frappant les Houthis au Yémen a été confiée à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis sans implication directe ni des Etats-Unis ou des Israéliens.</p>



<p>Cependant cette méthodologie ne sera pas facile à utiliser dans le cas du Hezbollah et du Liban. Aucun pays arabe de la région ne paraît, à nos yeux, disposé à jouer un rôle de sous-traitance dans ce cas. Il faudrait alors recourir à une implication militaire directe d’Israël et/ou des Etats-Unis. Les précédents ne sont là aussi pas très concluants. L’histoire nous renseigne que l’intervention américaine directe au Liban en juillet 1958 n’a pas été un franc succès car les troupes américaines ont été obligées d’évacuer le pays sans grande gloire en octobre 1958. Dans la même veine, on se rappellera de l’attaque contre l&rsquo;ambassade américaine à Beyrouth du 18 avril 1983 restée un cauchemar dans les annales des relations diplomatiques et militaires des Etats Unis. Certes, les circonstances ne sont plus les mêmes. Mais ce n’est que partiellement vrai car les circonstances actuelles, surtout avec le retour de la Russie sur la scène du Moyen-Orient, permettent, avec les nuances nécessaires, de faire un tel parallèle.</p>



<p>Dans ces conditions il paraît peu probable que les Etats-Unis choisissent la voie d’une intervention militaire directe au Liban pour détruire le Hezbollah.</p>



<p>Toutefois, il faut garder présent à l’esprit qu’un tel scénario pourrait, éventuellement, devenir plausible au cas où la politique du monde reviendrait au statut quo d’avant la Covid-19, et/ou si M. Trump réussit à se faire réélire en novembre prochain. Dans un tel cas les sirènes du va-t’en guerre peuvent retrouver le chemin de la Maison Blanche.</p>



<p>Enfin, un autre scénario serait qu’Israël, avec ou sans l’appui direct des Etat-Unis, décide de faire une expédition militaire de grande envergure dans l’objectif de détruire le Liban et le Hezbollah ou inversement, en vertu de l’équation posée par Lieberman. Israël excipera, comme d’habitude, des raisons de sécurité et de fait que l’Iran et ses alliés, à commencer par le Hezbollah, sont ses ennemis mortels et qu’il faille les anéantir à tout prix.</p>



<p>Quelle que soit la force de l’envie de Netanyahou d’emprunter un tel chemin, il devra certainement faire une pesée très prudente des coûts d’une telle aventure sur le plan des pertes militaire et celui de son avenir politique. Il devra surtout se rappeler aussi du conflit israélo-libanais de 2006, principalement contre les forces armées du Hezbollah. Il devra également se rappeler des opérations militaires de septembre 2019 avec les troupes et les missiles de Hassan Nasrallah.</p>



<p>Tous ces conflits armés n’ont pas été en faveur d’Israël qui a perdu son invincibilité proverbiale à chaque fois qu’elle est opposée aux forces du Hezbollah. En plus, Netanyahou fait actuellement face à de sérieuses difficultés concernant la mise en œuvre du plan d’annexion de la Cisjordanie, longuement et secrètement concocté de concert avec Trump dans le cadre de ce qu’on a appelé <em>«l’affaire du siècle».</em></p>



<p>Dans ces conditions, aussi bien en Israël qu’aux Etats Unis, continue à régner un sentiment de <em>«travail non accompli»</em>, (<em>unfinished job</em>), tant qu’on n’a pas détruit le Hezbollah et gravement atteint l’Iran.</p>



<p>L’option militaire paraissant semée d’embûches et de dangers, reste la question de savoir si des sanctions de tout genre et poussées à leur paroxysme pourraient réaliser des objectifs difficiles et coûteux à atteindre par les moyens militaires ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment affaiblir l’Iran ?</h3>



<p>À cet effet, des sanctions économiques et financières peuvent constituer une arme redoutable pour anéantir tout le système politique, économique et social du Liban y compris et en premier lieu le Hezbollah. Malgré leur dureté et leur caractère indiscriminé, les sanctions appliqués à l’Iran, ne sont pas avérés suffisamment efficace pour mettre le pays à genoux. En fait, un Etat relativement fort et structuré comme l’Iran peut, dans une large mesure, résister à des sanctions économiques de très haut degré. Ce n’est pas le cas du Liban.</p>



<p>L’idée que semble caresser les stratèges à Washington et Tel-Aviv est d’étouffer le Liban économiquement et financièrement. Le pays est confessionnellement divisé par des luttes à répétition, politiquement gangrené par une corruption galopante et économiquement éreinté par des dettes énormes. L’idée n’est donc plus un endiguement du Liban et du Hezbollah, mais leur étouffement. Cette idée paraît avoir trouvé son chemin et sa mise en œuvre sur le terrain paraît avoir commencé ces dernières semaines.</p>



<p>En effet, et ce n’est pas par hasard que la Livre libanaise, monnaie nationale du Liban, est en train de chuter brutalement et à vue d’œil vis-à-vis du Dollar américain. En 1997, la parité officielle d’échange était fixée à 1 500 livres pour 1 dollar. La chute de cette parité, déclenchée à la fin de 2019, est devenue dernièrement vertigineuse et incontrôlée. Un Dollar américain vaut actuellement plus de 8000 Livres libanaises.</p>



<p>L’économie libanaise est connue pour être centrée essentiellement sur les services et la manne des devises venant essentiellement du tourisme et des transferts de devises par la diaspora libanaise. Ces deux sources sont en train de se tarir tous les jours davantage. Cette manne est vitale pour le pays car le Liban importe près de 80 % de sa consommation locale. </p>



<p>La dépréciation de la monnaie nationale et la rareté du dollar ont entraîné en octobre 2019 le blocage du système bancaire libanais et l’arrêt de l’accès aux dépôts de billets verts. Cela a impliqué la paralysie de toute activité économique, notamment avec l’extérieur. Il s’en est suivi des pénuries alimentaires, en médicaments et en carburant. Des colères populaires se sont déclenchées et ont vite dégénéré en émeutes dont personne ne s’en ai ému réellement. En quelques semaines, plus de la moitié de la population libanaise a basculé sous le seuil de la pauvreté.</p>



<p>De même, le peu d’empressement que montrent les pays influents au FMI pour un renflouement des caisses de l’Etat libanais s’inscrit dans le droit chemin de la volonté à peine cachée de hâter la perspective d’une destruction sociale et économique du pays. Le Liban se trouve pratiquement en banqueroute.</p>



<p>Dans le même ordre d’idée, la récente entrée en vigueur de la loi américaine dite Loi César et qui vise à sanctionner le régime de Damas et ses relations, va quasiment obstruer une artère financière et commerciale qui pourrait permettre au Liban d’effectuer des transactions via la Syrie.</p>



<p>Ainsi, la poursuite systématique et inexorable de cette politique d’étouffement économique et financière du Liban vise à davantage approfondir sa crise politique et à une aggravation de la déstabilisation sécuritaire du pays. Cette politique paraît être l’option actuellement adoptée par Trump et Netanyahou. L’affaiblissement ou mieux, la déconfiture politique et militaire du Hezbollah seraient ainsi inéluctables il est intrinsèquement enchevêtré avec l’Etat libanais. Le Liban et le Hezbollah tomberont ensemble ou résisteront ensemble. Conscient de cela, les adeptes de cette stratégie de l’étouffement ne feront pas de distinction entre qui étouffer et qui épargner.</p>



<p>Il faut garder à l’esprit que pour ces stratèges, in fine, le but ultime de ce plan est de redoubler les pressions sur l’Iran pour le mettre définitivement à genoux en l’amputant du Hezbollah, son bras stratégique et militaire au Moyen-Orient. Que dans les pertes et profits le Hezbollah se trouve anéanti, c’est tant mieux ! Que dans ces mêmes pertes et profits le Liban se trouve décimé, c’est tant pis !</p>



<p>Nul doute que les conséquences de la mise en œuvre de ce plan vont engendrer des répercussions politiques, économiques et sécuritaires incommensurables. Les conséquences les catastrophes humanitaires sur le Liban et sur toute la région seront énormes, aussi bien immédiates qu’à long terme. Le Liban risque donc de retomber dans une guerre civile et confessionnelle dévastatrice.</p>



<p>Pire encore ! Ce pays risque de devenir un Etat <em>«failli»</em> (<span style="text-decoration: underline;">failed state</span>), notion proposée et développée le Fund for Peace pour désigner les Etats qui ne parviendrait pas à assurer leurs missions essentielles, particulièrement le respect de l’ordre public. Cette notion est utilisée pour légitimer une intervention étrangère à l’instar de la Somalie, de l’Afghanistan du Yémen, de la Syrie, et bientôt la Libye. La liste risque de s’allonger.</p>



<p>Les architectes de ce plan pour le Liban ne savent pas ou plutôt ne veulent pas savoir que de telles conséquences ne sont nullement dans l’intérêt de la paix et de la sécurité internationales.</p>



<p>Par son enchevêtrement territorial et géographique au cœur du Moyen-Orient le Liban n’est pas le Yémen, relativement éloigné et sans frontière avec Israël. La force militaire du Hezbollah n’a rien de comparable avec celle des Houthis.</p>



<p>Certes, de larges franges de la population libanaise se sentent prises au piège des solides liens du Hezbollah à l’Iran. Certes que les alliances stratégiques et militaires du Hezbollah ont dans large mesure contribué à impliquer le Liban dans des confrontations régionales majeures.</p>



<p>Cependant, les contradictions internes du Liban, confessionnelles, institutionnelles et économiques demeureront au cœur du drame libanais. La fondation du Grand-Liban qui s’est scindé en 1942 en Syrie et Liban fête cette année son centième anniversaire. Mais force est de reconnaitre que le modèle institutionnel et politique libanais a atteint ses limites et n’est plus actuellement viable.</p>



<p>La multi-confessionnalité politiquement institutionnalisé ne peut résister à l’épreuve du temps et des mutations de l’histoire s’il n’est pas toujours surclassé par la conviction profonde de l’appartenance nationale et la nécessaire précédence des intérêts du pays sur ceux des différentes communautés religieuses, politique ou autres. Il est évident qu’une telle conviction est restée très marginale dans les cœurs des Libanais et dans les institutions de leur Etat.</p>



<p>L’exemple libanais, est à méditer par les responsables politiques en relation avec la crise libyenne et où se joue actuellement non seulement le sort de ce pays, mais le futur de toute la région.</p>



<p><em>* Avocat à Tunis et à Genève.</em></p>



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