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	<title>Archives des bailleurs de fonds - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des bailleurs de fonds - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie appelle à l’allègement des conditions d’accès au financement international</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 09:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Séville]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sarra Zaafrani Zenzeri appelle à Séville à une révision des conditions de financement mondial conformément aux priorités nationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/la-tunisie-appelle-a-lallegement-des-conditions-dacces-au-financement-international/">La Tunisie appelle à l’allègement des conditions d’accès au financement international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Nous appelons à une révision des conditions de financement mondial qui permettra de consacrer le principe de conformité aux priorités nationales, d’identifier des financements stables et à long terme, pour renforcer les secteurs vitaux tels que l’agriculture durable et résiliente, la sécurité de l’eau, la santé et la transition numérique et énergétique».</em></strong></p>



<span id="more-16929510"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré, mardi 1<sup>er</sup> juillet 2025, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, dans une allocution prononcée à la 4<sup>e</sup> conférence internationale onusienne sur le financement du développement (FfD4) qui se tient à Séville (Espagne), du 30 juin au 1<sup>er</sup> juillet.</p>



<p>L’oratrice a aussi appelé à <em>«réviser le rôle des institutions financières internationales pour évoluer d&rsquo;une situation où des parties imposent certaines politiques à des pays, à une autre où des structures adoptent un véritable partenariat avec ces derniers, en matière de financement des programmes de développement».</em></p>



<p>Mme Zenzeri a réitéré ainsi les critiques souvent adressées par le président de la république, Kaïs Saïed, aux bailleurs de fonds institutionnel, tel que le Fonds monétaire international (FMI) qui assortissent leurs prêts d’exigences de réformes structurelles à connotation libérale dont le coût social d’avère souvent intenable pour les Etats.</p>



<p><em>«La Tunisie, qui considère le financement équitable comme un droit légitime pour les pays du Sud, a adopté une stratégie nationale ambitieuse pour l&rsquo;accès aux sources de financement»</em>, a encore souligné Mme Zenzeri, en recommandant <em>«une nouvelle politique basée sur davantage de flexibilité dans l’octroi des financements de la part des fonds internationaux, la détermination de critères objectifs pour obtenir des financements appropriés et conformes aux réalités des pays en développement, l’allégement des conditions d’octroi des crédits, et la création d’un guichet unifié sous l’égide des Nations Unies pour centraliser l’appui technique et financier dans tous les domaines»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau pacte financier pour l’Afrique</h2>



<p>Il s’agit, selon elle, de convenir d’un nouveau pacte financier pour l’Afrique, qui permettra aux pays du continent, d’obtenir des financements directs et adéquats à leurs programmes de développement, d’autant plus que ces pays subissent, de manière perceptible, les impacts des défis climatiques, causés par les pays industrialisés et les plus développés, et qui ont des répercussions négatives sur les équilibres économiques, financiers et sociaux du continent.</p>



<p>Mme Zenzeri a souligné l’importance de la mobilisation de financement, qui constitue un défi pour la mise en œuvre de politiques de réformes ambitieuses, relevant que la mobilisation de ressources financières pour la Tunisie, comme pour d’autres pays en développement, est limitée à cause de la hausse des coûts financiers. <em>«La lourdeur du service de la dette pèse actuellement sur le budget de l’Etat tunisien, ce qui réduit notre capacité à réaliser les programmes et plans d’investissement dans des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé, la protection de l’environnement et l’infrastructure»</em>, a avoué Mme Zenzeri dont le gouvernement fait face à de fortes pressions sociales et économiques dans ces secteurs vitaux.</p>



<p>Evoquant la question de la récupération des fonds spoliés, la Première ministre a appelé à la mise en place d’un cadre international efficace et contraignant, pour accélérer la récupération de ces fonds, qui ne sont pas seulement des sommes déposées dans des comptes bancaires, mais constituent une garantie pour assurer l’avenir des futures générations.</p>



<p>La Tunisie considère cette question comme un droit souverain du peuple auquel le pays ne peut pas renoncer, mais la complexité des procédures judiciaires a empêché l’aboutissement à de résultats concrets dans ce domaine, a-t-elle relevé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/la-tunisie-appelle-a-lallegement-des-conditions-dacces-au-financement-international/">La Tunisie appelle à l’allègement des conditions d’accès au financement international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 10:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[productivité du travail]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Président Kais Saïed a-t-il eu raison de prendre le pari en notre nom à tous de compter sur nous-mêmes ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/">La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En décidant récemment de rompre toute collaboration avec le FMI, le Président Kais Saïed a pris le pari en notre nom à tous de compter sur nous-mêmes, non seulement pour rembourser notre dette extérieure et éviter ainsi le passage humiliant devant le Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de notre dette publique, mais aussi pour relancer la croissance économique et améliorer le niveau de vie de la population, en particulier des catégories sociales à faibles revenus pour la défense desquelles il a cru bon de prendre cette décision. A-t-on une chance sérieuse de relever ce défi? Réponse objective d’un économiste universitaire basée sur les enseignements de la science économique et loin de tout discours populiste.</em></strong><em></em></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-15860174"></span>



<p>Il convient de faire remarquer dès l’introduction de cet article qu’il ne s’agit point d’une <em>«stratégie»</em>, dans le sens où elle n’est pas basée sur une étude des potentialités de développement de l’économie nationale, une vision économique claire et un modèle de développement précis, mais plutôt d’un pari pris par notre Président en notre nom à tous,&nbsp; qui ne résulte pas d’un libre choix mais qui nous est imposé par les circonstances&nbsp;que traverse notre pays : isolement diplomatique de plus en plus grand (qui se rappelle du dernier chef d’État qui nous a rendu visite ou du dernier voyage de notre Président qui boude même les sommets arabes et africains, alors que la Tunisie est directement concernée par ces sommets?), impossibilité pratique d’accéder désormais au marché financier international à des taux d’intérêt raisonnables, indifférence à notre sort des bailleurs de fonds multinationaux et bilatéraux, y compris des pays «<em>frères et amis</em>»&nbsp;ou qui se disaient comme tels, etc.</p>



<p>Les raisons de la rupture des relations avec le FMI</p>



<p>Ces raisons ont été analysées de long en large dans mon très long article précédent <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(«<em>Le Président Kais Saïed a-t-il raison de rompre les relations avec le FMI ?»</em></a>). Je les résume ci-dessous pour les lecteurs et lectrices qui n’ont pas lu cet article, car elles constituent le point de départ de celui-ci :</p>



<p>&#8211; La Tunisie, qui est membre depuis 1958 de cette institution multilatérale de financement, créée en même temps que la Banque Mondiale en 1944 à Bretton Woods, figure parmi les pays au monde qui en ont bénéficié le plus&nbsp;: avec 3 123 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020, elle se classe 13<sup>e</sup> parmi les 190 pays membres du FMI et a bénéficié de trois fois plus de crédits (306%) que ne lui donne droit son quota qui dépend de sa&nbsp; contribution au capital de cette institution.</p>



<p>&#8211; Il était possible, et même souhaitable de mon point de vue, d’accepter la première condition posée par le FMI pour le déblocage des 1,9 milliard de dollars, approuvés par son comité technique depuis 2022 et bloqués par son conseil d&rsquo;administration à savoir <em>la restructuration d’une centaine d’entreprises publiques</em> dont les déficits d’exploitation chroniques n’ont cessé d’aggraver d’une année à l’autre le déficit budgétaire de l’Etat qui dépasse largement les normes internationales admises en matière de gestion saine des finances publiques (12% du PIB contre 16% en Tunisie).</p>



<p>En effet, <em>restructuration</em> ne signifie pas forcément <em>privatisation, </em>comme le pense notre Président&nbsp;: les économistes et les experts financiers ont développé depuis longtemps des montages juridiques et financiers sophistiqués qui permettent de transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise publique excédentaire, sans avoir à en céder une seule action à des privés (contrat programme, PPP, BOT, contrat de concession, etc.).</p>



<p>&#8211; Il était possible, et même souhaitable de mon point de vue, d’accepter la deuxième condition posée par le FMI pour le déblocage des 1,9 milliard de dollars, à savoir <em>la réduction du poids de la masse salariale</em> des fonctionnaires dans le budget de l’Etat&nbsp;qui pèse jusqu’à 60% du titre I&nbsp;du budget de l’Etat. Avec un ratio de 56 fonctionnaires/1000 habitants (contre 15 au Maroc et 18 en Jordanie, des pays à économie et à sociologie similaires) et une part de 6,5% du PIB (contre 1,3% au Maroc et 1,8% en Jordanie), l’administration tunisienne est parmi les plus pléthoriques au monde.</p>



<p>Le rôle social de l’Etat pour venir en aide aux catégories sociales les plus défavorisées auquel notre Président est très attaché est une chose, mais transformer le budget de l’Etat en une «<em>vache à lait</em>» en est autre. Une telle politique ne peut se traduire que par des conséquences catastrophiques sur l’équilibre budgétaire et davantage d’endettement extérieur, avec le risque plus en plus grand de se retrouver au Club de Paris pour négocier dans des conditions humiliantes le rééchelonnement de notre dette publique (et au Club de Londres pour&nbsp;la dette privée), et perdre ainsi notre souveraineté nationale à laquelle Saïed &nbsp;est si attaché et au nom de laquelle il a rompue les relations avec le FMI.</p>



<p>&#8211; Certes, le Président avait raison de rejeter la troisième condition du FMI, pour débloquer les1,9 milliard de dollars, à savoir la <em>suppression de la compensation des prix</em> d’un certain nombre de produits et services de consommation de base et énergétiques, en raison de l’impact social d’une telle mesure, particulièrement sur les ménages à faibles revenus. Mais il aurait été possible, et même souhaitable de mon point de vue, de créer une Caisse autonome de compensation (CAC) à financer par une nouvelle taxe sur le <em>capital oisif</em> qui n’est pas intégré dans le circuit économique et ne contribue pas à la production nationale, tels que les terrains agricoles non cultivés, les terrains immobiliers non bâtis et souvent détenus pour des motifs de spéculation, etc. Une telle solution aurait permis de concilier les points de vue de notre Président et celui du FMI, sans qu’aucun d’entre eux ne perde la face. En effet, elle aurait permis de décharger le budget de l’Etat du poids de la compensation et réduit ainsi son déficit budgétaire, objectif recherché par le FMI, tout en préservant le pouvoir d’achat des classes sociales défavorisés et la paix sociale, objectif recherché par Saïed.</p>



<p>Maintenant que la décision de rompre les relations avec le FMI a été officiellement annoncée, la question que tout un chacun est en droit de se poser est la suivante: <em>Quelles sont les chances qu’une telle politique de compter sur nous-mêmes&nbsp;nous permettra de nous en sortir à court, moyen et long terme</em>, <em>notamment pour améliorer les conditions de vie des plus démunis et éviter une nouvelle révolte populaire qui risque d’être plus dévastatrice que celle de la révolte du pain en 1980 ou celle de 2011?</em></p>



<p>Pour apporter une réponse objective à cette question déterminante pour l’avenir de la Tunisie et peut être même de son régime politique, car les deux sont liés comme l’indique le nom originel de l’économie qui était jusqu’aux années 1950 «<em>économie politique»,</em> je vais adopter une approche qui se démarque des discours démagogiques et populistes qu’on entend souvent, basée sur la science économique en tant que discipline universitaire que j’ai eu la chance d’avoir enseignée pendant 20 années et dont j’ai appliqué les enseignements à une bonne trentaine de pays africains, à titre de consultant auprès de plusieurs institutions multinationales (BAD, Banque Mondiale, BEI, etc.) pendant 20 autres années.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DMoraechTW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/">Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/embed/#?secret=QHkMwR9By4#?secret=DMoraechTW" data-secret="DMoraechTW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme»</h2>



<p>Cette célèbre citation de Lavoisier contient déjà la moitié de la réponse aux défis que nous avons à affronter, maintenant que les relations avec le FMI sont rompues.</p>



<p>En effet, cette loi n’est pas valable uniquement en chimie, elle l’est aussi en économie, dans le sens où rien ne se crée tout seul et que pour pouvoir consommer des biens ou des services, il faut en produire ou en importer, mais pour pouvoir en importer, il faut exporter d’autres ce qui revient à produire davantage&nbsp;</p>



<p>Dans un article que j’avais intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Arrêtons de mendier et mettons nous au travail</em>» </a>que j’avais publié il y a deux ans dans Kapitalis à une époque où le débat sur les conditions posées par le FMI battait son plein (février/mars 2023), j’avais expliqué et analysé, un certain nombre d’agrégats macro-économiques à l’appui, que tous les maux dont souffre notre économie, absolument tous (récession, inflation, chômage, endettement extérieur, déficit de la balance commerciale, de la balance des paiements, chute de la parité du dinar,  etc.) proviennent tous d’une seule et unique cause : <em>nous consommons bien davantage que nous produisons !</em></p>



<p>A partir de ce diagnostic qui ne fait pas de doute, il n’est pas nécessaire d’être un polytechnicien pour déduire que la solution à tous les déséquilibres structurels de notre économie ne peut provenir que soit d’une baisse de la consommation intérieure soit d’un accroissement de la production intérieure.</p>



<p>Malheureusement, la première solution n&rsquo;est pas une option réaliste compte tenu du matraquage publicitaire dont sont victimes les consommateurs tunisiens et surtout de ce que les économistes appellent «<em>l’effet de démonstration</em>» (consommer non pas en fonction de son propre revenu, mais de celui de la classe sociale immédiatement supérieure, afin de s’identifier à elle par le type de produits consommés, la marque des vêtements ou des chaussures portés, etc.)</p>



<p>La seule solution possible est de pouvoir produire davantage. C’est justement un des objets majeurs de la macro-économie, une des disciplines de la science économique, que j’avais enseignée pendant des années aux étudiants de l’Ihec, et dont je vais emprunter quelques lexiques et formulation pour apporter une réponse objective et scientifique à la problématique soulevée dans cet article, tout en veillant à expliquer clairement certains concepts et raisonnements propres à cette discipline universitaire, afin que les lecteurs et lectrices qui n’ont pas une formation économique puissent suivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y = f (K,L)</h2>



<p>Cette simple formulation en macro-économie d’une fonction de production comporte la deuxième moitié de la réponse au pari pris par Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pour faire face aux défis économiques qui nous sont posés, maintenant que toute collaboration avec le FMI a été rompue.</p>



<p>En effet, cette formule veut dire simplement que la quantité produite d’un bien ou services (Y, estimée par le PIB au niveau national) est la résultante de la combinaison de deux facteurs de production qui sont:&nbsp;</p>



<p>&#8211; K (Kapital), qui désigne, en anglais américain, l’ensemble des ressources naturelles, infrastructures et moyens de production, y compris le progrès technique qu’ils intègrent, disponible dans une économie;</p>



<p>&#8211; L (Labour), qui désigne le volume de la main d’œuvre ou&nbsp; force de travail disponible dans une économie, en termes de nombre de travailleurs, y compris leur qualification et productivité.</p>



<p>A partir de cette simple formulation, plusieurs fonctions de production homogènes ou non, de degré supérieur à 1 ou non, reflétant plusieurs modalités de combinaison de ces deux facteurs de production ont été développées (pour le cas où certains lecteurs de cet article &nbsp;sont mes ex-étudiants à l’Ihec, je leur rappelle, histoire de les rajeunir un peu, la fonction de Cob-Douglas Y= AxK<sup>α</sup>L<sup>1- α</sup>, dont ils se souviennent peut être, quoique celam’étonnerait&nbsp;!). Quelle que soit la fonction de production utilisée, analyser les potentialités de développement d’une économie revient à étudier de quel <em>«Kapital»</em> et de quel <em>«Labour»</em> (au sens américain de ces termes) elle dispose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel «Kapital» la Tunisie dispose-t-elle ?</h2>



<p>Comme indiqué plus haut le volume de <em>«Kapital»</em> d’une économie inclue les ressources naturelles, y compris la fertilité des sols agricoles, les infrastructures, les équipements et moyens de production tels que les machines, bâtiments, etc.</p>



<p>En ce qui concerne les infrastructures et moyens de production, il faut savoir qu’en Tunisie, ce qu’on appelle en macro-économie la FBCF (Formation Brute de Capital Fixe, qui inclut les investissements de renouvellement des moyens de production amortis ou devenus obsolètes car dépassés par le progrès technologique + les investissements destinés à accroître la capacité de production), a chuté de 27% du PIB en 2010 à environ 6% depuis plusieurs années, ce qui va limiter considérablement tout accroissement de la production sans de considérables nouveaux investissements, hors du budget de notre Etat, pour rattraper le retard pris dans ce domaine.</p>



<p>Ceci est d’autant plus vrai qu’on démontre en macro-économie qu’il existe un décalage de temps (souvent de plusieurs années) entre le moment où on décide de réaliser un investissement et le moment où il atteint son rythme de croisière et se traduit par un accroissement de la production. Inversement, les effets de toute chute du volume des investissements apparaissent plusieurs années après et se traduisent par un ralentissement de la croissance économique future, ce qu’il y a lieu de craindre pour l’économie de Tunisie. Il est clair que cette loi économique ne joue pas en faveur du pari pris par notre Président de compter sur nous-mêmes pour accroître la production et relever les défis qui nous attendent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’en est-il des ressources naturelles?</h2>



<p>Au niveau des ressources naturelles, de quoi dispose-t-on? D’un peu de phosphate, un peu de pétrole, une agriculture à la merci d’une pluviométrie capricieuse aggravée par le changement climatique et de 1300 km de belles plages bien ensoleillées.</p>



<p>Pour ce qui concerne le phosphate, quatorze gouvernements successifs n&rsquo;ont pas réussi à ce jour à rétablir sa production à la moitié de ce qu’elle était en 2010: 3 millions de tonnes aujourd’hui contre 8 millions de tonnes en 2010. A ce sujet, lire dans la presse que le dernier CMR (Conseil ministériel restreint) tenu la semaine dernière a décidé de viser la production de 14 millions de tonnes en 2030, ne peut que faire sourire et constitue à mon sens l’exemple même de l’irréalisme des décisions de politique économique que prennent nos responsables au plus haut sommet de l’Etat, qui ont tendance à «<em>prendre leurs rêves pour de la réalité</em>».</p>



<p>Pour ce qui concerne le pétrole, sa&nbsp;production n’a cessé de diminuer au fil des décennies. Après avoir atteint un pic de 118 000 barils par jour en 1980, la production est tombée à 63 000 barils par jour en 2015. En 2022, la production de pétrole brut était de 35 400 barils par jour, et elle a encore diminué à 29 200 barils par jour à la fin de septembre 2024.&nbsp;La production nationale de pétrole ne suffit plus depuis l’année 2000 à couvrir la demande locale, estimée à 98 000 barils par jour, ce qui oblige le pays à importer des produits pétroliers raffinés, notamment du diesel.</p>



<p>Les principaux gisements, tels que Miskar et Hasdrubal, connaissent une baisse naturelle de leur production.&nbsp;L’unique raffinerie du pays, située à Bizerte, a une capacité de 34 000 barils par jour, bien en deçà de la consommation nationale, ce qui oblige la Tunisie à importer des produits raffinés payés en dollars.&nbsp;</p>



<p>D’autre part, des mouvements sociaux, comme le sit-in d’El Kamour en 2017, ont perturbé la production pétrolière pendant plusieurs années et l’amendement en 2017 du Code des hydrocarbures, exigeant l’approbation de l’Assemblée des représentants du peuple pour l’obtention de tout permis de prospection, a ralenti davantage les investissements dans ce secteur.</p>



<p>Pour ce qui concerne l’agriculture, il est vrai qu’elle constitue&nbsp;un secteur clé de l’économie tunisienne, dans le sens où elle représente environ 12%&nbsp;du PIB et emploie près de 15% de la population active. D’autre part, elle constitue une source essentielle de devises grâce aux exportations de produits agricoles comme l’huile d’olive, les dattes et les agrumes et qu’elle&nbsp;joue également un rôle important dans la stabilité sociale, notamment dans les régions intérieures du pays où elle représente la principale source de revenus. Néanmoins, son développement rencontre beaucoup de problèmes structurels tels que&nbsp;:</p>



<p>&#8211; le stress hydrique et la sécheresse aggravée par le changement climatique,</p>



<p>&#8211; le vieillissement des infrastructures d’irrigation,</p>



<p>&#8211; le morcellement des terres particulièrement dans le nord-ouest,</p>



<p>&#8211; une gestion de l’eau sont souvent inefficaces,</p>



<p>&#8211; une difficulté d’accès des agriculteurs aux crédits et subventions pour moderniser leurs exploitations</p>



<p>&#8211; une dépendance aux importations notamment de blé tendre (85,3% et des besoins) et d’orge (71,3% des besoins) dont la production est loin de couvrir la consommation nationale, rendant le pays vulnérable aux fluctuations des prix internationaux de ces produits.</p>



<p>Face à ces problèmes structurels, il est difficile d’être optimiste et de s’attendre à ce que l’agriculture va nous permettre de gagner le pari de compter sur nous-mêmes pris par notre Président. Déjà, si notre agriculture permettait de nous nourrir, notamment en céréales pour la production de notre pain, nos pâtes et notre couscous, produits de base de notre consommation, on s’estimerait bien heureux</p>



<p>Pour ce qui concerne le tourisme,&nbsp;une source majeure de devises et un pilier majeur de l’économie tunisienne, représentant environ 6,5% du PIB et fournissant des emplois à environ 11,5% de la population active, soit environ 340 000 emplois directs et indirects, les défis à relever sont également nombreux. Je citerais en particulier&nbsp;:</p>



<p>&#8211; une excessive sensibilité à la stabilité politique et la sécurité intérieure (on se rappelle tous les effets dévastateurs des&nbsp;attentats terroristes de 2015 au musée du Bardo et à Sousse);</p>



<p>&#8211; une dépendance excessive au tourisme balnéaire;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211; une pression sur l’environnement, notamment en ce qui concerne l’utilisation des ressources en eau, la gestion des déchets et l’érosion côtière;</p>



<p>&#8211; une concurrence internationale accrue de la part d’autres destinations méditerranéennes telles que le Maroc, l’Egypte ou la Turquie, et enfin;</p>



<p>&#8211; une&nbsp;infrastructure vieillissante et une qualité des services qui laisse à désirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel&nbsp;«Labour» la Tunisie dispose-t-elle ?</h2>



<p>En ce qui concerne ce deuxième facteur nécessaire à l’accroissement de la production, il faut dire que la Tunisie part avec un handicap naturel majeur qui est la petite taille de sa population, et donc de son marché intérieur qui ne permet pas à plusieurs industries d’atteindre leur seuil critique de rentabilité et de se développer.</p>



<p>En effet, les 12 millions de Tunisiens ne tiennent pas dans une seule ville comme Lagos ou Le Caire ou New York (plus de 15 millions d’habitants chacune). D’autre part, comme le fait bien apparaitre la formulation macro-économique Y = f (K,L), une grande quantité de travail L ne sert à rien si elle n&rsquo; est pas accompagnée par une grande quantité de Kapital K. Autrement dit, même si des millions de travailleurs sont disponibles, ils ne serviront à rien s’ils ne disposent pas des usines, machines-outils, terres agricoles à cultiver, ressources naturelles à exploiter, etc., pour pouvoir effectivement produire.</p>



<p>Par ailleurs, j’avoue que je ne suis pas d’accord avec le Président quand il dit dans tous ses discours que «<em>la Tunisie regorge de compétences</em>» et table même sur ces compétences pour espérer gagner le pari qu’il a pris en rompant les relations avec le FMI. Non, la Tunisie regorge de diplômés de l&rsquo;enseignement supérieur,&nbsp;qui se comptent certes par centaines de milliers, dont une bonne dizaine de milliers de <em>«Doctorants»</em>, mais pas forcément de compétences, car Il y a une nette nuance entre les deux concepts.</p>



<p>A ce sujet et pour argumenter ma divergence avec le Président, je citerais mon expérience personnelle d’ex-enseignant universitaire.&nbsp;Quand j’avais intégré l’Ihec en 1980 comme enseignant universitaire, le taux de diplômés de cette école de commerce réputée était de 45% et quand j’en suis sorti en 2000 pour entamer une carrière de consultant international, le taux de diplômés dépassait les 90%. Entre-temps, chaque réforme universitaire (il y en avait une tous les 3 ou 4 ans, car chaque ministre mettait un point d’honneur à dénigrer celle de son prédécesseur et d’en élaborer une lui aussi) se traduisait par la suppression de telle ou telle matière du même cursus universitaire ou de tel ou tel chapitre dans une même matière&#8230; Par exemple, les stages de fin d’études, qui étaient obligatoires, sont devenus facultatifs pour finalement disparaitre progressivement&#8230; Bref, je peux témoigner, pour l’avoir vécu, du nivellement par le bas de notre enseignement supérieur et de la valeur des&nbsp; diplômes délivrés par nos universités, du moins dans le domaine des sciences économiques et de gestion qui est le mien, mais j’imagine qu’il en est de même dans les autres spécialités.</p>



<p>A ce sujet, je dois dire que je rigole un bon coup chaque année lorsque je vois ou entend nos médias présenter comme un triomphe et une source de fierté nationale le rang de&#8230; 950e mondial de la meilleure université tunisienne, celle de Sfax ou d’El Manar, selon le classement de Shanghai des meilleures universités du monde&nbsp;!</p>



<p>&nbsp;A mon avis, LE responsable de cette dégradation continue de la formation de nos diplômés et donc de leur employabilité est un ex-ministre de l’Enseignement supérieur qui a occupé ce poste pendant plus de 15 ans sous le régime de Ben Ali et qui, au lieu de&nbsp; regrouper le peu de moyens et enseignants compétents dont le pays dispose dans de grands pôles universitaire par spécialité (médicine, lettres, économie et gestion, etc.) quitte à le repartir sur plusieurs régions du territoire, a décidé au contraire la création d&rsquo;un grand nombre d’institutions universitaires dans pratiquement tous les gouvernorats et villes du pays, chacune disposant en conséquence de peu de moyens et cadres pédagogiques pour délivrer un enseignement supérieur qui mérite son nom.</p>



<p>Pour plaire à Ben Ali, tous les ministres qui se sont succédés à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont privilégié la quantité au détriment de la qualité des diplômés et le résultat est là vingt ans après : des centaines de milliers de diplômés, dont la formation et le niveau d’employabilité sont médiocres et dont 40% sont des chômeurs de longue durée, et sur lesquels notre Président compte pour gagner son pari de compter sur nous-mêmes&nbsp;! (A ce sujet, je peux raconter une anecdote triste mais vraie : le gardien du jour de la résidence où j’habite à El-Manar, la résidence Kenz pour ne pas la nommer, est titulaire d’un master en finances internationales, qui après 10 ans de chômage, s’est résigné à accepter ce poste de gardien pour payer au moins ses cigarettes et son café, m a t il dit!)</p>



<h2 class="wp-block-heading">La productivité du travail&nbsp;</h2>



<p>A ce sujet, je me suis amusé (mais au vu des résultats j’ai réalisé que ce n’était pas un vraiment drôle et même le contraire) dans ce même article cité plus haut «<em>Arrêtons de mendier et mettons-nous au travail</em>» que j’avais publié en pleine période de négociations avec le FMI, à calculer le nombre d’heures travaillées par jour en moyenne par an par un Tunisien en âge actif, en tenant compte du taux de chômage, de trois mois travaillés à mi-temps (deux mois l’été plus le mois de Ramadan), du nombre de jours fériés et de weekend par an et d’un mois de congé annuel par travailleur:&nbsp; je suis arrivé à un résultat de <em>2,83 heures par jour</em> ! Encore je n’avais tenu compte des congés de maladies plus ou moins simulées, ni du nombre de fois où les employés, tant du secteur public que privé, arrêtent de travailler pour faire leurs prières sur place ou en allant à la mosquée, ou sortir fumer une cigarette en discutant du dernier match entre l’Espérance et l’Étoile, ou du temps passé à lire un journal ou au téléphone à jacasser, etc.</p>



<p>Il faut bien reconnaitre que, culturellement parlant, le travail ne figure pas en haut de l’échelle des valeurs dans notre société, comme c’est le cas dans beaucoup de pays tels que l’Allemagne ou les Etats-Unis où j’ai personnellement relevé, à l’occasion de mes séjours dans ces pays, à quel point les gens sont fiers d’avoir bien accompli leur travail et comptent là-dessus pour montrer dans l’échelle sociale.</p>



<p>Chez nous, c’est celui ou celle qui sait travailler le moins et sait se débrouiller le plus qui grimpe le plus dans l’échelle sociale et en est même fier.</p>



<p>Il est clair que cette désaffection pour le travail en tant que valeur sociale ne joue pas en faveur de la réussite de la stratégie de compter sur nous-mêmes décidée par notre Président.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VzChXrLX8t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/embed/#?secret=21cH5u4z3Q#?secret=VzChXrLX8t" data-secret="VzChXrLX8t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Kais Saïd peut vaincre le FMI mais pas les lois économiques&nbsp;</h2>



<p>Notre Président peut se moquer des agences de notation internationales en les qualifiant d’<em>«Oumek Sannafa» (cuisinières)</em>, proposer le calcul d’un autre agrégat économique qu’il appelle Produit Intérieur du Bonheur (PIB) au lieu et à la place du PIB (Produit Intérieur Brut), mettre en cause les modalités mêmes de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</em></a>), et même amuser les chefs d’Etat du G20 en inversant les noms des personnages de Laurel et Hardy dans le film américain du même nom, il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont impitoyables et que nous le payerons très cher !</p>



<p>Je ne terminerais pas cet article sans une note humoristique&nbsp;: je me sens rajeunir de 50 ans à chaque fois que j’écoute les discours de notre Président (que je ne rate jamais pour essayer de comprendre sa psychologie, faute de pouvoir suivre ses raisonnements économiques). En effet, il me rappelle mes années d’étudiant à la Sorbonne quand, portant la barbe de Che Guevara (c&rsquo;était l’idole de la plupart des jeunes de l’époque et j’avais son poster collé au mur de&nbsp;toutes les chambres d’étudiant dans lesquelles j’avais habitées) et fumant les unes après les autres les cigarettes de marque <em>Gauloises</em>, je veillais jusqu’à minuit dans les cafés du Quartier Latin avec d’autres étudiants, à détruire et reconstruire le monde plusieurs fois par jour, à dénoncer autant l’impérialisme américain que le révisionnisme soviétique,&nbsp;à participer aux débats entre trotskistes et maoïstes, etc.</p>



<p>Compte tenu de mon passé d’étudiant, je suis de ceux qui comprennent le Président quand il rêve d’un monde meilleur comme je le faisais durant ma jeunesse (entre le jeune homme idéaliste que j’étais et l’homme blasé et durci par la vie et la pratique de l’économie que je suis devenu, je préfère de loin le premier…), dénonce ce que Samir Amine, un économiste très connu à l’époque, appelle l’échange inégal, reproche aux économistes d’oublier que derrière les chiffres qu’ils manipulent il y a des êtres humains qui souffrent de la pauvreté, exige du FMI d’appliquer une politique plus sociale, et veut même renverser l’ordre économique mondial mis en place en 1944 à Bretton Woods et dominé par les Américains, etc.</p>



<p>La seule chose sur laquelle je ne suis pas d’accord avec lui, c’est qu’il a tendance à oublier qu’il n’est plus étudiant mais un Chef d’Etat, que le Palais de Carthage n’est pas la buvette de la Faculté de droit de Tunis et qu’il détient entre les mains le sort de 12 millions de tunisiens.</p>



<p><em>* Economiste, consultant international.</em> </p>



<p><strong>Post Scriptum hors de l’objet de l’article :</strong> J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie d’ordre métaphysique, à me rejoindre sur mon blog <em><a href="https://www.blogger.com](https:/www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a></em> que j’ai créé dans Google. Ils y trouveront des poèmes qui sur sujets qui n’ont rien à voir avec l’économie,&nbsp;Kais Saïed, le FMI, etc. D’ailleurs un de mes poèmes s’intitule «<em>J’ai appris l’économie, mais l’économie ne m&rsquo;a rien appris</em>».</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/">La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Expert : Le remboursement des dettes prouve la résilience de l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/expert-le-remboursement-des-dettes-prouve-la-resilience-de-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 11:48:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[avoirs en devises]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dettes extérieures]]></category>
		<category><![CDATA[emprunts intérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Salah Souilem]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie peut-elle espérer une révision à la hausse de sa notation (CCC+), dans les prochain mois, suite à l’appréciation de son risque souverain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/expert-le-remboursement-des-dettes-prouve-la-resilience-de-leconomie-tunisienne/">Expert : Le remboursement des dettes prouve la résilience de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«La Tunisie est parvenue à rembourser des dettes extérieures contractées auprès des marchés financiers internationaux, à hauteur de 18,1 milliards de dinars, depuis l’année 2019 jusqu’à ce jour», a indiqué l’ancien directeur général de la politique monétaire à la Banque centrale de Tunisie (BCT), Mohamed Salah Souilem, dans une interview accordée à l’agence Tap.</em></strong></p>



<span id="more-15543972"></span>



<p>Ces emprunts ont été contractés en dollar américain (3 235 millions de dollars, l’équivalent de 10,3 milliards de dinars), en euro (1 750 millions d’euros, soit environ 5,8 milliards de dinars) et en yen japonais (97 milliards de yens, soit 2 milliards de dinars), a précisé l’expert financier, ajoutant qu’il s’agit là d’<em>«émissions de grandes masses»</em> que la Tunisie a réussi à honorer en une marge de temps très réduite (2019-2025).</p>



<p><em>«L’unique échéance d’émission sur le marché financier pour cette année, et qui&nbsp;vient d’être remboursée le 30 janvier 2025, est d’une valeur de 1 milliard de dollars (contractée durant le mois de janvier 2015, sur une période de 10 ans)»</em>, a indiqué Souilem, révélant qu’il nous restera, au cours des 11 prochains mois, à payer les dettes bilatérales et multilatérales (contractées auprès des différents bailleurs de fonds et pays amis), représentant de plus petits montants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des remboursements qui épuisent l’économie tunisienne</h2>



<p>Souilem a fait savoir, en outre, qu’au cours du premier mois de 2025, la Tunisie a réussi, selon ses propres estimations, à rembourser le 5<sup>e</sup> des services de sa dette (intérieure et extérieure) pour l’année en cours, soit 5 milliards de dinars sur un total de 25 milliards (entre principal et intérêts).</p>



<p><em>«Cet effort déployé par la Tunisie en vue d’honorer ses engagements financiers est colossal»</em>, a t-il souligné, expliquant que <em>«le remboursement de ces émissions internationales est épuisant pour une petite économie comme la nôtre»</em>.</p>



<p><em>«Contrairement aux dettes bilatérales ou multilatérales, dont le paiement du principal et des intérêts est échelonné dans le temps (par tranche périodique), le principal des émissions sur les marchés financiers internationaux est remboursé in fine </em>(en une seule fois à sa date d’échéance).<em> Autrement dit, à partir de la date d’émission jusqu’à celle d’échéance, nous ne remboursons que les intérêts, et au terme de l’échéance de crédit, nous remboursons le principal du crédit»</em>, explique Souilem.<br><em>«C’est dans ce contexte, que plusieurs experts avaient exprimé leur inquiétude, il y a quelques années, de voir la Tunisie s’orienter vers le Club de Paris, pour défaut de paiement d’emprunts extérieurs»</em>, a rappelé l’expert, comme pour dire que cet alarmisme était exagéré sinon déplacé. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Même les agences de notation avaient mis notre pays sous les feux de projecteurs, par crainte qu’il ne parvienne pas à réaliser ses objectifs escomptés, dont la croissance, les recettes fiscales… et, qu’il risque de ne pas honorer les échéances financières, d’autant plus que la Tunisie a choisi de ne pas recourir au soutien du FMI»</em>.</p>



<p>En ce qui concerne les échéances futures, l’expert a fait savoir que <em>«la Tunisie doit rembourser une dernière émission contractée en euro, d’une valeur de 700 millions d’euros, en 2026, et une dernière émission en dollars&nbsp;(150 millions de dollars), en 2027. Ce à quoi s’ajoute quatre autres petites émissions en yen japonais à rembourser, séparément, en 2027 (30 milliards de yens), en 2030 (15 milliards de yens), en 2031 (20 milliards de yens) et en 2033 (30 milliards de yens»</em>.</p>



<p><em>«Avec le remboursement de ces emprunts, la Tunisie aura honoré la totalité de ses émissions obligataires sur les marchés internationaux depuis ses premières sorties sur ces marchés en 1994. Partant, le taux d’endettement extérieur va s&rsquo;alléger progressivement, pour se situer au-dessous de 50% du PIB, dans les deux ou trois prochaines années, alors qu’il avait atteint 69% du PIB, en 2018»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le recours à l’emprunt intérieur n’est pas exempt de risques</h2>



<p><em>«Dans ce cadre, la démarche adoptée par la Tunisie, durant ces dernières années, consiste à s’orienter davantage vers le recours aux ressources d’emprunt intérieur, au détriment de l’endettement extérieur»</em>, a rappelé Souilem, précisant que notre pays n’a pas recouru aux émissions obligataires sur les marchés financiers internationaux depuis l’année 2019.</p>



<p>Bien que cette démarche présente plusieurs avantages, dont la réduction de la valeur de la dette extérieure et la maîtrise du risque de change (dépréciation de la valeur du dinar tunisien vis-à-vis des devises internationales), elle a également beaucoup d’inconvénients. Le recours massif aux ressources financières locales entraîne, en effet, la réduction des capacités de financement du secteur privé et de l’économie en général, le risque inflationniste et ses répercussions sur le pouvoir d’achat du citoyen, et la baisse des réserves en devises.</p>



<p><em>«Les avoirs en devises sont les réserves utilisées pour subvenir aux besoins de l’ensemble de l’économie du pays, à savoir le paiement de la dette extérieure, le financement des importations… Ce stock est très important, dans la mesure où il joue le rôle d’amortisseur pour une économie, car il permet de la protéger des chocs externes (hausse des prix des matières premières, chute des recettes touristiques, suite à une pandémie ou autre…) et d’absorber les pressions des services de la dette, d’où l&rsquo;importance de le préserver à un niveau sécurisant»</em>, explique Souilem.</p>



<p>Cet engagement de la Tunisie de respecter ses engagements financiers, prouvant la résilience de l’économie du pays, doit être pris en considération par les agences de notation. C’est ainsi qu’on s’attend à <em>«une révision à la hausse de notre notation, dans les prochain mois, suite à l’appréciation du risque du pays»</em>, espère Souilem, sachant que cette notation est aujourd&rsquo;hui à CCC+, l&rsquo;un des plus bas historiquement  </p>



<p><strong><em>Avec Tap. </em></strong>  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/expert-le-remboursement-des-dettes-prouve-la-resilience-de-leconomie-tunisienne/">Expert : Le remboursement des dettes prouve la résilience de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kaïs Saïed et la dichotomie déstructurante de l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/kais-saied-et-la-dichotomie-destructurante-de-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 10:48:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agences de notation]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[économie de rente]]></category>
		<category><![CDATA[Feryel Ouerghi Sebai]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A propos de la dichotomie entre les politiques économiques du gouvernement tunisien et les conceptions socialisantes du président Kaïs Saïed.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/kais-saied-et-la-dichotomie-destructurante-de-leconomie-tunisienne/">Kaïs Saïed et la dichotomie déstructurante de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’économie tunisienne actuelle souffre, entre autres maux structurels, d’une dichotomie entre les politiques du gouvernement, qui sont foncièrement libérales, et les conceptions socialisantes du chef de l’Etat. Le hiatus est énorme, qui s’exprime au cœur même de l’exécutif.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong>   </p>



<span id="more-12577380"></span>



<p>Le président Kaïs Saïed a exprimé une nouvelle fois son hostilité à ce qu’il qualifie d’<em>«économie de rente»</em>, en s’en prenant aux <em>«quelques familles»</em> qui, selon lui, accaparent l’essentiel de la richesse nationale.</p>



<p>Lors d’une rencontre, mercredi 24 avril 2024, au Palais de Carthage, avec le ministre de l’Economie et du Plan, Feryel Ouerghi Sebai, le chef de l’Etat a appelé à ce que les décisions économiques soient purement nationales, fondées sur de nouvelles visions qui rompent avec celles qui prévalaient dans le passé et <em>«auxquelles, malheureusement, certains s’efforcent encore de revenir»</em>, a-t-il déclaré, selon le communiqué de la présidence de la république publié à l’issue de la rencontre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les instances économiques internationales!</h2>



<p>L’économie de rente ne crée jamais de richesse et ne peut être un pilier de l’économie et de la croissance, a souligné Saïed. De plus, ceux qui en bénéficient sont quelques familles et les taux de croissance ne sont pas calculés sur la base de la richesse nationale mais sur celle que ces familles ont accumulée, a ajouté le président, sans qu’on comprenne de quoi il parle exactement, son style imagé ouvrant la porte aux interprétations les plus inattendues. </p>



<p>Le président de la république met-il en doute l’authenticité et la précision des chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS)? On peut sérieusement le penser, d’autant que, dans sa propension à critiquer les instances économiques, nationales et internationales, Saïed a stigmatisé, une nouvelle fois, les <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-ommek-sannafa-maintient-la-pression/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">organismes autoproclamés de notation</a> et de classement qui plaçaient la Tunisie dans des rangs avancés et lui attribuaient des marques d’approbation parce que ces familles étaient associées à des milieux étrangers»</em>, selon ses termes, mettant ainsi en doute les notations et les classements internationaux de la Tunisie sous les anciens régimes, qui étaient meilleures que ce qu’elles sont devenues aujourd’hui. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JIzs4tslLq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=Yth6EzjVb8#?secret=JIzs4tslLq" data-secret="JIzs4tslLq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est comme si le président de la république met en doute les indicateurs actuels de l’économie tunisienne, qui sont, pour la plupart, parmi les plus faibles jamais atteints depuis la crise des années 1980. Si ces indicateurs étaient objectifs et scientifiques, la situation d’un certain nombre d’entreprises publiques ne serait pas celle qu’elle est aujourd&rsquo;hui, a-t-il d’ailleurs expliqué. Sachant que les <em>«organismes autoproclamés de notation»</em> ont toujours, hier comme aujourd&rsquo;hui, alerté contre la mauvaise gouvernance sévissant dans nos entreprises publiques&#8230;, sans jamais être écoutées par les gouvernements qui se sont succédé à la Kasbah au cours des vingt dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance et /ou justice sociale </h2>



<p>Saïed, qui plaide pour un partage plus équitable des richesses nationales, a souligné la nécessité d’accélérer l’élaboration de plans de développement équitables dans lesquels le rôle social de l’Etat ne serait pas négligé. <em>«Il ne peut y avoir de véritable croissance sans justice sociale et pas de croissance économique sans que l&rsquo;État assume son rôle social dans les domaines de la santé, de l’éducation, des transports et autres»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>Il reste donc à Madame le ministre de mettre en œuvre ces recommandations présidentielles. Or, tous les experts constatent une dichotomie entre les politiques économiques du gouvernement, qui sont foncièrement libérales, conformément aux engagements de notre pays, vis-à-vis de l&rsquo;Union européenne et des autres bailleurs de fonds internationaux, et les conceptions socialisantes du chef de l’Etat. Et l’on se demande jusqu’à quand cette dichotomie <em>«déstructurante»</em> de l&rsquo;économie tunisienne va-t-elle se poursuivre. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3F2DqtgIT5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/embed/#?secret=E2gjKqcJ4w#?secret=3F2DqtgIT5" data-secret="3F2DqtgIT5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/kais-saied-et-la-dichotomie-destructurante-de-leconomie-tunisienne/">Kaïs Saïed et la dichotomie déstructurante de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Point de salut sans une croissance économique soutenue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 09:56:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
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		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans réformes économiques courageuses, la survie politique di président Kaïs Saïed est vouée à l’échec. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/01/tunisie-point-de-salut-sans-une-croissance-economique-soutenue/">Tunisie : Point de salut sans une croissance économique soutenue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La vérité qui saute aux yeux, la vérité qui blesse… La vérité que les médias et économistes du sérail cachent au gouvernement et aux Tunisiens. Pour redresser la trajectoire récessive et pour créer de l’espoir et la richesse collective, le sommet de l’État doit se mouiller sur le terrain des réformes économiques. Les réformes rentables socialement dans le moyen et long termes à long terme, mais douloureuses pour le court terme. Le président Kaïs Saïed, légitimement élu, est dos au mur! Pas le choix, sans réformes, sa survie politique est vouée à l’échec, un échec fatal qu’on ne souhaiterait pas à la Tunisie. Une Tunisie qui aspire à mieux et qui mérite mieux…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-12281477"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>L’État de Kaïs Saïed doit faire mieux et autrement. Il doit innover radicalement ses politiques publiques et rénover ses politiques monétaires. C’est la seule façon de retrouver le chemin de la croissance et de relancer les processus du développement socio-économique. Mais comment ?</p>



<p>On le sait, la crise économique qui secoue dramatiquement le pays est multiforme et multidimensionnelle. Le trésor public est exsangue, la dette n’est plus soutenable, la politique monétaire sacrifie l’investissement sur l’autel d’une lutte erratique contre l’inflation. La question qui taraude les esprits et la suivante : comment sortir de ce pétrin, et comment redonner de l’espoir à Tunisie affaiblie, à la peine, mais résiliente comme toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le diagnostic est accablant</h2>



<p>Les files d’attente se multiplient en raison des pénuries dans les produits essentiels. Les produits sont hors de prix pour le citoyen ordinaire. Les flux migratoires vers l’Europe ne faiblissent pas, plus d’un demi-million de jeunes et moins ont quitté le pays (surtout clandestinement) depuis 2011. Et l’hémorragie concerne aussi les médecins et ingénieurs chèrement formés par les taxes des contribuables. Presque 700 000 actifs sont en chômage, plus ou moins de longue durée. Le dinar a perdu la moitié de sa valeur en dix ans.</p>



<p>La dette est insoutenable, le gouvernement s’endette avec des taux d’intérêt élevés (9-13%), pour payer une dette arrivée à échéance, mais heureusement obtenue avec des taux d’intérêt faibles. L’investissement est à plat, et les infrastructures vieillissent doucement et sûrement, faute d’argent public pour payer l’entretien.</p>



<p>L’après 2011 a donné lieu a des gouvernements instables et une gouvernance dominée par les islamistes, des gouvernements plus intéressés par l’islamisation du pays que par sa prospérité, son développement et son progrès social. Une décennie noire, faite d’instabilité, de stagflation et de corruption, qui a atteint l’ensemble des rouages de l’État et la société dans son ensemble.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sTc5Ax9jIs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/">Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/embed/#?secret=A6HltEGnX1#?secret=sTc5Ax9jIs" data-secret="sTc5Ax9jIs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du calvaire et inverser la vapeur</h2>



<p>Le sommet de l’État doit redonner de l’espoir et remettre le pays en marche. Le développement socio-économique doit être au cœur des préoccupations, et concrétisé par les faits et les mesures concrètes principalement.</p>



<p>Il faut redonner l’espoir et mobiliser la société dans son ensemble autour d’un certain nombre d’axes stratégiques, et avec des mesures articulées entre un court terme fait avec plein d’urgences (et de dossiers brûlants) et un moyen et long terme bien réfléchis et qui met le capital humain au cœur de ses chantiers et convictions majeurs.</p>



<p>La santé, l’éducation, les services sociaux, les infrastructures et la sécurité doivent relever des compétences et priorités de l’État. Un État recentré sur ses missions essentielles, à savoir le bien public (au sens économique), laissant le privé prendre en charge les secteurs de production des biens et services privés (au sens de la divisibilité et l’exclusivité) et marchands.</p>



<p>L’État tunisien n’a pas les moyens de tout faire, comme il tente de le prouver vainement actuellement. Il faut moins d’État, mais un meilleur État : efficace, intègre et axé sur les résultats (pas les objectifs irréalistes). Et cela requiert un discours économique structuré et courageux du gouvernement et de ses institutions.</p>



<p>Le discours à tenir doit porter sur la rigueur de la gouvernance. Une rigueur qui contraste et qui dénonce l’austérité. Celle-ci n’est pas la panacée, et il faut la dénoncer pour ses méfaits pervers et toxiques sur le développement du capital humain et la solidarité sociale. Il n’y a pas de solutions magiques. Mais, les solutions existent et elles sont nombreuses.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sTc5Ax9jIs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/">Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Comment débloquer une machine étatique grippée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/29/tunisie-comment-debloquer-une-machine-etatique-grippee/embed/#?secret=A6HltEGnX1#?secret=sTc5Ax9jIs" data-secret="sTc5Ax9jIs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Six orientations et passages obligés</h2>



<p>Pour financer le développement, et pour restarter les moteurs de la croissance, je résume en 5 points mes recommandations, en connaissance de cause et en m’appuyant sur les données macro-économiques tunisiennes d’un côté, et les enseignements des pratiques exemplaires observées de par le monde.</p>



<p>1- <strong>Créer un <em>espace budgétaire</em></strong> par la révision de tous les programmes et mesures relevant des responsabilités de l’État et payés par les taxes de contribuables. Il y a des centaines de programmes qui ont perdu avec le temps de leur pertinence, et de leur efficacité. C’est une revue systématique (program review) de tous les grands programmes qui sont coûteux, mais qui ne sont plus dans les priorités et les urgences de l’État.</p>



<p>Une démarche d’attrition des effectifs est aussi conseillée. On peut, par exemple, ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite. Une économie de 3 à 4 milliards de dinars peut être attendue au terme d’un programme qui s’étend sur 3 ans ou 4 ans. On peut envisager des mesures d’accompagnement pour faciliter une telle attrition.</p>



<p>2- <em><strong>Moderniser l’État</strong></em>, en introduisant les meilleures pratiques de gouvernance : i) une  planification stratégique systématique dans toutes les organisations pour mobiliser les fonctionnaires; ii) une institutionnalisation de l’évaluation et de la performance des organisations et des programmes publics; iii) une reddition de compte annuelle pour mesurer les résultats et accomplissements des gestionnaires. Le recrutement et la promotion au mérite doivent retrouver leur place dans l’administration publique.</p>



<p>3- <strong><em>Se réconcilier avec les</em> <em>bailleurs de fonds internationaux</em></strong> pour mobiliser les capitaux et retrouver la confiance des investisseurs et préteurs étrangers. Dans les prochains mois, la Tunisie peut se réconcilier avec le FMI, moyennant l’élaboration d’une démarche alternative, convaincante et structurée, introduisant notamment les éléments précédents (et 1 et 2).</p>



<p>La Tunisie, pays lilliputien, ne peut pas rester isolée et boycottée par les bailleurs de fonds internationaux.</p>



<p>Les enjeux de la restructuration de la dette peuvent se solutionner par l’innovation et la diplomatie, notamment pour éviter la tonalité négative qui entoure le concept de la réconciliation avec le FMI et les bailleurs de fonds.</p>



<p>4- <strong><em>Adopter une nouvelle politique monétaire</em></strong>. Celle-ci doit sortir la Banque centrale de son allégeance à l’orthodoxie monétariste, qui a ruiné des pays, et généré des guerres civiles un peu partout où elle est passée.</p>



<p>L’un des jalons de ce virage dans les politiques monétaire et financière est incarné par un taux d’intérêt abordable, et surtout marquant une rupture avec des statistiques exagérées au sujet du taux d’inflation.</p>



<p>Le taux d’intérêt doit rapidement converger vers celui des pays voisins (Maroc, Algérie…). C’est ici que réside le coup de fouet à donner à l’investissement productif.</p>



<p>La Tunisie doit retrouver son élan naturel en matière d’investissement (25% du PIB), en mobilisant l’épargne et en l’orientant vers la production, plutôt que vers la consommation improductive (et les salaires). C’est faisable, moyennant plus d’innovation, de courage et de clairvoyance au sein du conseil d’administration de la Banque centrale. Au sein des médias et la société civile dans son ensemble.</p>



<p><em>5- </em><strong><em>Créer de</em> <em>nouvelles alliances</em></strong> avec des pays amis et partenaires de toujours. Une fois, la réconciliation faite avec le FMI, plusieurs pays émergents et autres européens peuvent venir en aide à la Tunisie pour revitaliser son développement dans toutes les régions, et tous les secteurs avec des taux d’intérêt abordables et permettant la rentabilisation des investissements, et surtout la création de l’emploi.</p>



<p>La Tunisie a un potentiel de croissance de 5 à 6% facilement, mais cela ne se fera pas sans alliance, sans financement et résilience. Les deux millions de Tunisiens expatriés peuvent être d’un grand secours. Ils ont les moyens et de l’épargne théorisée en grande partie, ou investie dans le foncier, plutôt que dans les secteurs productifs, technologiques et à haute valeur ajoutée pour le PIB et pour la création de centaines de milliers d’emplois bien rémunérés.</p>



<p>6- <em><strong>Dire la vérité aux Tunisiens</strong></em> par une communication crédible et franche. Pour dire la vérité, je dois avouer que les bricolages actuels et les rafistolages à la petite semaine de la crise économique (files d’attente, chômage, exode, déficit, inflation, dette, populisme et juridisme inefficace) renvoient la Tunisie droit au mur. Pour finir, à un moment ou un autre, à dévaluer le dinar de 60%, et à donner les clefs de l’investissement aux bailleurs de fonds internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PTsSadkXcA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-la-fonction-publique-et-lobligation-deffort-et-de-resultat/">Tunisie : la fonction publique et l’obligation d’effort et de résultat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la fonction publique et l’obligation d’effort et de résultat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-la-fonction-publique-et-lobligation-deffort-et-de-resultat/embed/#?secret=i5e5ajERl9#?secret=PTsSadkXcA" data-secret="PTsSadkXcA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans deux semaines, la Tunisie délègue au FMI à Washington une mission gouvernementale de haut niveau (2 ministres, le gouverneur de la BCT et une dizaine de fonctionnaires), et on se demande avec quel dossier, et quels argumentaires, on va discuter avec le FMI, un bailleur de fonds de dernier recours. Un bailleur de fonds incontournable, pour la Tunisie, au moins pour les 15 prochaines années. Or, sans réconciliation avec les bailleurs de fonds internationaux, point de salut.</p>



<p>Pourquoi : l’État est pléthorique, la stagflation s’enracine, et la productivité des Tunisiens est en recul… ce qui ne peut pas financer un État pléthorique et rongé par la corruption.</p>



<p>*<em> Economiste universitaire. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et ses bailleurs de fonds : malentendu, attentisme et froideur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 10:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue de narguer ses bailleurs de fonds traditionnels.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On peut toujours, nous autres Tunisiens, continuer à narguer nos bailleurs de fonds traditionnels en évoquant le sacro-saint principe de la souveraineté nationale et en appelant nos compatriotes à compter sur eux mêmes. Encore faut-il avoir les moyens d’une telle politique, et la Tunisie, qui traverse une grave crise financière, n’en a malheureusement pas. Tous les experts vous le diront…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11209534"></span>



<p>Parmi nos bailleurs de fonds historiques, il y a bien sûr le Fonds monétaire international (FMI), qui a accompagné notre processus de développement au cours des 60 dernières années, et plutôt avantageusement. Et jusqu’en octobre 2022, on était en négociation avec lui pour un prêt de 1,9 milliard de dollars sur 4 ans, avant de décider, par décision souveraine, de remettre en question nos propres engagements dans le cadre du projet d’accord présenté par le gouvernement tunisien au dit Fonds.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Repli sur soi</h2>



<p>Beaucoup de Tunisiens ont applaudi cette décision qui préserve, selon eux, l’autonomie de la décision nationale, mais elle a été aussi critiquée par beaucoup d’experts économiques et financiers, y voyant le signe avant-coureur d’un repli sur soi qui ne ressemble pas à la Tunisie et qui risque d’être le prélude à un isolement international, dont nous vivons aujourd’hui les prémices.</p>



<p>La poursuite de la crise économique et financière, voire son aggravation, conjuguée à la détérioration de l’image de notre pays et de sa notation souveraine par les agences internationales spécialisées, ne semblent pas aller dans le sens d’une consolidation de la fameuse souveraineté nationale. Au contraire&nbsp;: pour boucler son budget pour l’année 2024, la Tunisie doit mobiliser dans les mois à venir des prêts pour un montant total de 28,4 milliards de dinars (environ 8,6 milliards d’euros), dont 16,4 milliards de dinars (environ 4,9 milliards d’euros) grâce à des emprunts étrangers, qui plus est, sans la moindre idée sur les parties pouvant être sollicités à cet effet.</p>



<p>Les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis et l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Union européenne</a>, partenaires stratégiques s’il en est, ne savent plus sur quel pied danser avec une Tunisie qu’ils ne reconnaissent plus : ils observent les évolutions dans notre pays avec étonnement et perplexité, et pour cause, le <em>«bon élève»</em> de toujours est en passe de devenir un cancre particulièrement turbulent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7SunDWgFE3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=C0wn1m13Wb#?secret=7SunDWgFE3" data-secret="7SunDWgFE3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quant aux pays arabes du Golfe, qui furent longtemps, eux aussi, des partenaires de développement, ils ne semblent pas se presser à notre portillon, se contentant souvent de visites officielles purement protocolaires et de déclarations soporifiques d’amitié sans engagements financiers clairs et précis à notre égard.</p>



<p>Quant on sait que la sortie sur les marchés internationaux nous est quasiment <em>«interdite»</em>, eu égard notre notation souveraine très dégradée (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«CCC-»</a>), on est censé en nourrir quelque inquiétude.</p>



<p>Dans ce contexte peu reluisant, nous apprenons que la Tunisie, pour la première fois depuis son adhésion au FMI en 1958, figure sur la liste des pays membres avec des retards de plus de 18 mois dans l’achèvement des consultations au titre de l’article IV ou des évaluations obligatoires de la stabilité financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mauvaise compagnie</h2>



<p>Publiée le 5 janvier, cette liste comprend également le Venezuela, la Syrie, le Yémen, l’Iran, la Biélorussie, l’Érythrée, le Burkina Faso, le Tchad, Haïti, Myanmar et la Russie. Ce ne sont pas là, on ne le sait que trop, des champions mondiaux de la bonne gouvernance économique et financière. Et c’est la première fois aussi de son histoire que notre pays se retrouve… en si mauvaise compagnie.</p>



<p>Certains de nos experts estiment qu’il s’agit là d’une procédure purement administrative qui n’aura pas d’impact particulier sur notre pays, tandis que d’autres estiment que cela rendra encore plus difficile notre accès aux financements extérieurs dont nous avons besoin pour boucler notre budget pour l’année en cours et redresser nos finances publiques en berne.</p>



<p>La difficulté d’accès au financement peut concerner non seulement les prêts sur le marché monétaire mais aussi l’accès aux financements dans le cadre d’accords bilatéraux, insistent certains experts, puisque plusieurs pays, y compris les riches monarchies du Golfe, subordonnent désormais le décaissement de leur aide à la Tunisie à la conclusion d’un accord avec le FMI. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IdLR73Hw0t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/">Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/embed/#?secret=ma7fcZbKUa#?secret=IdLR73Hw0t" data-secret="IdLR73Hw0t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans le même temps, ce qui surprend et inquiète, c’est l’immobilisme teinté d’autosatisfaction affiché par le gouvernement Ahmed Hachani, qui ne semble pas se soucier outre mesure de l’orage financier qui gronde à nos portes. </p>



<p>La ministre des Finances Sihem Nemsia Boughdiri, qui cumule aussi le portefeuille de l’Economie et de la Planification, est étrangement silencieuse sur le sujet. Le gouverneur de la Banque centrale Marouane Abassi n’est pas très prolixe lui non plus. Quant au président de la république Kaïs Saïed, il semble attendre monts et merveilles du processus de réconciliation pénale, engagé depuis deux ans et qui devait rapporter des <em>«milliards de milliards»</em>, selon ses termes, aux caisses de l’Etat, mais qui n’en a rapporté, à ce jour, que… quelques milliards. A moins qu’à l’approche de la prochaine présidentielle, il ne garde dans sa poche la carte secrète d’un financement providentiel qui fera enfin sortir les Tunisiens de la déprime où ils s’enfoncent jour après jour. La baguette magique en somme, à laquelle beaucoup de <em>«patriotes»</em> croient les yeux fermés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RwRyNqODor"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/">La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/embed/#?secret=z5OEQgu1Za#?secret=RwRyNqODor" data-secret="RwRyNqODor" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/la-tunisie-et-ses-bailleurs-de-fonds-malentendu-attentisme-et-froideur/">La Tunisie et ses bailleurs de fonds : malentendu, attentisme et froideur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed va-t-il réussir à imposer ses conditions ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2023 06:57:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri Nemsia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7757479</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le président Kaïs Saïed a-t-il une dernière carte à battre dans les négociations avec les bailleurs de fonds occidentaux où mène-t-il la Tunisie en enfer?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/05/tunisie-fmi-kais-saied-va-t-il-reussir-a-imposer-ses-conditions/">Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed va-t-il réussir à imposer ses conditions ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed continue de souffler le chaud et le froid et de désorienter les partenaires internationaux de la Tunisie par des déclarations dont l’intransigeance et la rigidité ne dénotent guère une disposition à mettre en œuvre les engagements du pays dans ses relations avec ses bailleurs de fonds. &nbsp;&nbsp;</em></strong>&nbsp;</p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-7757479"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>En recevant hier, jeudi 4 mai 2023, au palais de Carthage, la Première ministre Najla Bouden, le président de la république a souligné une nouvelle fois le rôle social de l’Etat, ajoutant que <em>«la Tunisie n’acceptera les diktats d’aucune partie»</em> et que <em>«les solutions doivent émaner de la volonté populaire et être purement tunisiennes et au service de la majorité appauvrie, qui a souffert et continue de souffrir de la pauvreté et de la misère.»</em></p>



<p>Le président Saïed a aussi indiqué que les <em>«déclarations </em>(sur la Tunisie)<em> venant de l’étranger n’engagent que leurs auteurs et aucune partie n’a le droit d’imposer à l’Etat ce que rejette le peuple»</em>, ajoutant, au cas où on ne l’aurait pas encore compris, qu’<em>«aucune partie en Tunisie, quelle qu’elle soit, n’a le droit de prendre des engagements contraires à ceux que définit le président de la république.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les diktats de qui&nbsp;? &nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Le président n’a certes pas nommément cité les <em>«parties» </em>qui voudraient imposer leurs diktats au peuple tunisien, mais il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le chef de l’Etat répond aux dirigeants du Fonds monétaire international (FMI), qui n’ont de cesse de rappeler que leur institution est disposée à donner à la Tunisie le prêt de 1,9 milliard de dollars demandé par son gouvernement, mais qu’elle veut être assurée que ce dernier est déterminé à mettre en œuvre les réformes sur lesquelles il s’était lui-même engagé et qui ne lui ont été imposées par aucune partie extérieure et qu’il est en mesure de réunir des financements complémentaires d’autres bailleurs de fonds internationaux et bilatéraux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hhnqE9SVig"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/tunisie-fmi-laccord-financier-est-sur-le-point-detre-conclu/">Tunisie &#8211; FMI : l’accord financier est sur le point d’être conclu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; FMI : l’accord financier est sur le point d’être conclu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/tunisie-fmi-laccord-financier-est-sur-le-point-detre-conclu/embed/#?secret=uqNATdemJd#?secret=hhnqE9SVig" data-secret="hhnqE9SVig" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quant aux parties en Tunisie qui auraient pris ou seraient sur le point de prendre «<em>des engagements contraires à ceux que définit le président de la république», et </em>qui font l’objet de l’avertissement présidentiel, quelles sont-elles sinon la Première ministre Najla Bouden, présente à l’audience et qui opinait de la tête, la ministre des Finances, Sihem Boughdiri Nemsia, le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Saïed, et le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Marouane Abassi, qui n’ont de cesse de défendre le dossier de la Tunisie auprès des bailleurs de fonds internationaux et d’assurer à ces derniers qu’ils sont déterminés à mettre en œuvre les réformes douloureuses sur lesquelles ils s’étaient solennellement engagés auprès d’eux&nbsp;? Preuve de cet engagement&nbsp;: la loi des finances pour l’exercice 2023, signée et promulguée par le président Saïed, contient une partie de ces réformes que ce dernier semble renier aujourd’hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conditions de Saïed &nbsp;</h2>



<p>Que penser de tout cela&nbsp;? A quel jeu de rôles s’adonnent le président de la république&nbsp;et son gouvernement, l’intransigeance de l’un opposant une fin de non-recevoir aux bonnes dispositions de l’autre ? Et dans quel but&nbsp;? Cherche-t-on à faire comprendre aux bailleurs de fonds internationaux de la Tunisie qu’ils sont tenus de venir en aide au pays mais aux conditions dictées par son président, c’est-à-dire en passant à la trappe les réformes douloureuses auxquelles le gouvernement tunisien s’était lui-même engagé&nbsp;et que la situation actuelle des finances publiques rend caduques, parce qu’inapplicables, étant donné la lourdeur de leur coût économique et social? &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces réformes, rappelons-le, concernent la réduction de la masse salariale du secteur public, la levée des subventions sur les produits de première nécessité et la restructuration ou privatisation des entreprises publiques en difficulté, réformes que l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) rejette catégoriquement, et c’est l’un des rares points sur lesquels le principal syndicat du pays est en total accord avec le président de la république.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zjNCnML8fx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/18/le-fmi-renvoie-la-balle-dans-le-camp-de-la-tunisie/">Le FMI renvoie la balle dans le camp de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le FMI renvoie la balle dans le camp de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/18/le-fmi-renvoie-la-balle-dans-le-camp-de-la-tunisie/embed/#?secret=bRis51rnKq#?secret=zjNCnML8fx" data-secret="zjNCnML8fx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Lueur au bout du tunnel ?</h2>



<p>Le président de la république, dont le rejet des réformes ne semble désormais souffrir aucun doute, a-t-il une alternative sérieuse au financement du FMI et des autres bailleurs de fonds traditionnels, qui expliquerait la fin de non-recevoir exprimée fermement hier&nbsp;? Si c’est le cas, qu’attend-il pour en faire part aux 12 millions de <em>«sujets»</em> qu’il a la charge de conduire et qui, aujourd’hui, face à l’inflation galopante, à la hausse des prix des produits alimentaires, aux faillites en série des entreprises et au spectre du chômage qui rôde partout dans le pays, commencent à sombrer dans la déprime&nbsp;?</p>



<p>Monsieur le président, nous apprécions beaucoup votre patriotisme ombrageux et votre dévouement sans faille au service du peuple dont vous pensez incarner la volonté, mais nous apprécierons encore mieux si vous nous dites quelle carte précieuse vous détenez encore et qui vous permettra de remporter la partie. Car la question que l’on ne peut s’empêcher de se poser à ce propos est la suivante&nbsp;: au-delà des gesticulations populistes, avez-vous un vrai scénario de sortie de crise&nbsp;? Y a-t-il une lueur au bout du tunnel&nbsp;? Seriez-vous la lueur ou… le tunnel&nbsp;?</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie, le FMI et les Brics</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 09:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Atef Hannachi]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la Tunisie, il n’est pas question de choisir entre tel ou tel bailleur de fonds, le FMI ou les Brics. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/">La Tunisie, le FMI et les Brics</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour la Tunisie, il n’est pas question de choisir entre tel ou tel bailleur de fonds, le FMI ou les Brics, mais de renouer avec une croissance forte, nécessaire pour espérer attirer des soutiens financiers internationaux, et pour cela il n’y a pas d’autre choix que de mettre en œuvre les réformes structurelles déjà décidées, en essayant d’en atténuer les coûts sociaux.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Atef Hannachi </strong>*</p>



<span id="more-7516315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Atef-Hannachi.jpg" alt="" class="wp-image-200261"/></figure></div>


<p>En pleine crise économique, qui a dégénéré en instabilité politique à l’échelle internationale, marquée notamment par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la Tunisie, elle aussi aux prises avec une crise politique et économique, semble exiger un traitement privilégié dans ses négociations avec le Fonds monétaire internationale (FMI) pour un nouveau programme de prêt de 1,9 milliard de dollars.</p>



<p>Rappelons que l’histoire des rapports entre la Tunisie et ses deux principaux bailleurs de fonds – FMI et Banque mondiale (BM) – durant les soixante dernières années peut être divisée en trois grandes périodes. Les premières opérations de la BM s’inscrivent dans les choix <em>«socialisants»</em> de la Tunisie en matière de développement qui dominent la période 1961-1969.</p>



<p>Durant ces années, Ben Salah instaure le primat de l’industrie comme moteur du développement. À la fin des années 60, la BM est à la fois un des principaux créanciers de la Tunisie et un soutien non négligeable à la politique tunisienne de développement à tendance industrialisante menée sous la houlette de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tournant libéral des années 1970</h2>



<p>Les deux institutions accueillent toutefois avec satisfaction le tournant libéral de 1969-1970: la priorité en Tunisie est désormais donnée aux exportations et le secteur privé est convié à participer massivement à cette seconde étape de l’industrialisation.</p>



<p>Au cours de ces deux périodes, les rapports entre Tunis et les bailleurs de fonds ne changent pas profondément de nature. C’est, en fait, la décennie 80 qui inaugure une profonde mutation dans la nature de ces relations: la détérioration de la situation économique tunisienne coïncide avec le triomphe d’un néolibéralisme dont la BM et le FMI se font les champions, ce qui réduit la capacité de négociation des Tunisiens et renforce les exigences des deux organisations. La Tunisie depuis 1983 est obligée d’accepter la conditionnalité aggravée et l’intervention directe dans la gestion de ses affaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CeaoOt3QXY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/">Tunisie-FMI: restarter les logiciels!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI: restarter les logiciels! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/embed/#?secret=Tv0IemQCSz#?secret=CeaoOt3QXY" data-secret="CeaoOt3QXY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après la révolution de 2011, c’est avec le gouvernement de Youssef Chahed qui a commence le programme de réforme économique national financé par la BM et le FMI, programme qui n’a pas abouti à réaliser la croissance escompté ni d’ailleurs à la mise en œuvre des réformes structurelles convenues et sur lesquelles notre pays s’était engagé.</p>



<p>Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les relations financières entre Etats sont tributaires de leurs relations diplomatiques et conditionnées par des considérations géostratégiques, l’intérêt commun et l’exigence de loyauté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Brics sont-ils une alternative&nbsp;?</h2>



<p>Actuellement, certains analystes pensent que la Tunisie peut s’adresser au&nbsp;groupe des cinq pays des Brics pour diversifier ses sources de financement. Ce nouveau bailleur de fond dominé par la Chine n’a pas d’historique avec la Tunisie, malgré l’existence de relations commerciales bilatérales avec chacun des pays qui compose le groupe.</p>



<p>Avant de se tourner vers ce nouveau bailleur de fonds, il y a lieu d’analyser ses exigences, les impacts qu’elles pourraient avoir sur les relations de la Tunisie avec ses bailleurs de fonds traditionnels et l’intérêt que les pays composant ce groupe pourraient avoir en Tunisie, étant entendu qu’aucun soutien financier n’est gratuit.</p>



<p>L’ensemble des Brics est constitué de pays émergents, dont deux puissances économiques, la Chine et la Russie, qui s’associent pour se soutenir mutuellement pour faire face au risque de domination de l’Occident.</p>



<p>De 2022 à 2026, la banque de Brics fournira un soutien financier de 30 milliards de dollars aux pays membres, dont 40% des fonds seront utilisés pour ralentir le processus de réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<p>Coparrainée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, la Nouvelle banque de développement vise à mobiliser des ressources pour des projets d’infrastructure et de développement durable dans les économies émergentes et les pays en développement tels que ceux membres des Brics, et à servir d’institution financière multilatérale et régionale pour la croissance et le développement mondiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessaire relance de la croissance &nbsp;</h2>



<p>D’un point de vue financier, les Brics, comme tout bailleur de fonds, exige des pays membres un minimum de croissance économique. Or, selon la BM, la croissance du PIB de la Tunisie pour 2023 devrait avoisiner les 2,3%, avec une variation considérable en fonction de l’avancement des conditions de financement et des réformes structurelles. Une réforme critique consiste à supprimer progressivement les subventions énergétiques, devenues de plus en plus coûteuses, représentant en moyenne 2,1% du PIB au cours de la dernière décennie et ayant bondi à 5,3% en 2022. La croissance étant la garantie de solvabilité d’un pays au regard des bailleurs de fonds, qu’il s’agisse du FMI ou des Brics, on comprend que la tâche de la Tunisie ne sera pas de tout repos pour espérer se financer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LmuoPYBWQV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/12/la-tunisie-entre-charite-et-sacrifices/">La Tunisie entre charité et sacrifices</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie entre charité et sacrifices » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/12/la-tunisie-entre-charite-et-sacrifices/embed/#?secret=V7BRBfQQRP#?secret=LmuoPYBWQV" data-secret="LmuoPYBWQV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plusieurs pays se sont tournés vers le Brics sans tourner le dos à l’Occident, car il est de leur intérêt de garder de bonnes relations avec toutes les composantes du nouvel ordre international qui est en train de se mettre en place, et ce afin de préserver leur neutralité et éviter tout choc politique avec un bloc ou un autre.</p>



<p>En conclusion, nous pouvons dire que pour la Tunisie, il n’est pas question de choisir entre tel ou tel bailleur de fonds mais de renouer avec une croissance forte, nécessaire pour espérer attirer des soutiens financiers internationaux , et pour cela il n’y a pas d’autre choix que de mettre en œuvre les réformes structurelles déjà décidées, en essayant d’en atténuer les coûts sociaux.</p>



<p>* <em>Expert-comptable.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : silence, on dépense à tour de bras !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-silence-on-depense-a-tour-de-bras/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2022 07:33:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tant que le gouvernement n’a pas réussi à réduire ses dépenses, la Tunisie continuera de s’endetter au-delà de toute raison et il n’y aura pas de sortie de crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-silence-on-depense-a-tour-de-bras/">Tunisie : silence, on dépense à tour de bras !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les membres du gouvernement Bouden, dont le bilan est on ne peut plus maigre, sont tellement tétanisés par la peur des humeurs changeantes de l’opinion publique, qu’il ne se passe pas une journée sans que l’un d’entre eux démente une information ou relativise la portée d’une autre.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-5362868"></span>



<p>C’est devenu chez eux une seconde nature : ils n’y peuvent rien, les pauvres chéris, car ils ont peur de tout, et d’abord de l’impact de leurs propres décisions, qu’ils font fuiter via les médias ou les réseaux sociaux, pour jauger de la réaction du public et prendre le pouls de l’opinion, avant de se raviser, de faire marche-arrière et se fendre de démentis publics.</p>



<p>Et comme cette gymnastique est devenue, chez eux, un réflexe d’auto-défense, même les bonnes décisions que l’on espère les voir annoncer et surtout tenir contre vents et marées, ils s’empressent de les démentir, craignant de les voir rejetées par une opinion publique devenue tout aussi frileuse et rejetant tout ce qui ne s’apparente pas à des générosités financières de l’Etat. Un Etat qui, soit dit en passant, est en quasi-faillite et qui frappe aux portes des bailleurs de fonds internationaux pour garantir la survie de sa population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce n’est pas l’argent qui manque</h2>



<p>C’est le cas, par exemple, du ministère des Finances, dont un <em>«responsable des services techniques»</em> a démenti dimanche à l’agence Tap la nouvelle d’une réduction des dépenses de l’Etat – comme si c’était une aberration en soi – de 6.000 millions de dinars (MD), dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2022, précisant que les dépenses globales pour 2022 sont estimées à 50.914 MD contre 47.166 MD dans la loi de finances initiale, soit une hausse 3 748 MD. </p>



<p>Les hypothèses retenues dans le cadre de la loi de finances 2022 ont été revues à la lumière de la situation économique mondiale, notamment la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a encore indiqué le <em>«responsable des services techniques»</em>, sous le couvert de l’anonymat, en ajoutant, comme si cela devait calmer la grogne des citoyens, que la loi de finances rectificative pour 2022 prévoit une augmentation du budget de l’Etat de 6,20%, au vu d’une revue du volume des dépenses ainsi que du principal de la dette et des crédits trésorerie à 9.906 MD contre 10.125 MD estimés dans le cadre de la première loi de finances pour 2022. Une manière de dire que tant que les dépenses augmentent, tout le monde y aura sa part !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8KUEW59ZgR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/24/tunisie-un-deficit-budgetaire-record-pour-2022/">Tunisie&nbsp;: un déficit budgétaire record pour 2022</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie&nbsp;: un déficit budgétaire record pour 2022 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/24/tunisie-un-deficit-budgetaire-record-pour-2022/embed/#?secret=3nre3czrMm#?secret=8KUEW59ZgR" data-secret="8KUEW59ZgR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>S&rsquo;agissant des ressources propres de l’Etat, ils s&rsquo;élèvent à 41.130 MD contre 38.618 MD estimés dans la loi de finances initiale. Ces ressources proviennent des recettes fiscales dont la valeur est estimée à 36.040 MD contre 35.091 MD précédemment estimés, soit une augmentation de 949 MD, ainsi que des recettes non fiscales actualisées pour 2022, à 3.975 MD contre 3.067 MD ​​prévus au départ de loi de finances, soit une augmentation sensible de 908 MD.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une administration qui poireaute</h2>



<p>En rappelant ces chiffres, où tout est en hausse, le responsable du ministère des Finances a-t-il cru ainsi nous rassurer ? Et, d&rsquo;ailleurs, le sommes-nous vraiment ? Non, bien sûr, car tous les experts savent que tant que le gouvernement n’a pas réussi à réduire ses dépenses, souvent faramineuses et inefficaces, puisque la croissance économique tarde à reprendre et le pays continue de s’endetter au-delà de toute raison, il n’y aura pas de sortie de crise.<em> </em></p>



<p><em>«Rassurez-vous, ce n’est pas l’argent qui manque dans les caisses de l’Etat»</em>, semble vouloir dire ledit <em>«responsable des services techniques» </em>du ministère des Finances. Mais ces <em>«assurances», </em>qui ne rassurent que ceux qui y croient, suggèrent une question : où ira tout cet argent, dont l’essentiel viendra des contribuables, en attendant que les bailleurs de fonds daignent enfin délier les cordons de leurs bourses ? Ce ne sera sans doute pas pour financer l’investissement, l’infrastructure et la création de richesses et d’emplois. Ce sera, parions-le, en grande partie, pour financer les salaires d’une administration publique qui poireaute, fait du surplace et nous enfonce davantage dans la crise.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-silence-on-depense-a-tour-de-bras/">Tunisie : silence, on dépense à tour de bras !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: le FMI en pompier pyromane ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/27/tunisie-le-fmi-en-pompier-pyromane/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Feb 2022 07:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bailleurs de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Club de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à une Tunisie surendettée&#160;et anxieuse, le Fonds monétaire international (FMI) alterne le chaud et le froid, le bâton et la carotte, en jouant à l’équilibriste. D’un côté, il ne veut pas en ajouter à une dette déjà insoutenable, de l’autre, il ne peut rester indifférent aux&#160;lamentations&#160;d’un pays au bord de la faillite. Les réformes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Kais-Saied-1.jpg" alt="" class="wp-image-380359"/><figcaption><em>Kaïs Saïed, président des pauvres autoproclamé et populiste à souhait, aujourd&rsquo;hui seul maître à bord, pourra-t-il faire avaler aux Tunisiens la nouvelle potion amère du FMI ?</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Face à une Tunisie surendettée&nbsp;et anxieuse, le Fonds monétaire international (FMI) alterne le chaud et le froid, le bâton et la carotte, en jouant à l’équilibriste. D’un côté, il ne veut pas en ajouter à une dette déjà insoutenable, de l’autre, il ne peut rester indifférent aux&nbsp;lamentations&nbsp;d’un pays au bord de la faillite. Les réformes économiques sont au centre des enjeux. Un niet du FMI signifiera de facto une faillite d’État, un crash politique aux conséquences géopolitiques incommensurables ! Le FMI doit arrêter de bâcler les enjeux, avec des professionnels juniors affectés pour décider de l’avenir de pays pauvres et démunis.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.&nbsp;D.</p>



<span id="more-382133"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le FMI vient d’achever une <em>«visite virtuelle»</em> d’une semaine en Tunisie. Mission: éplucher les comptes publics, prendre le pouls avant de calibrer des réformes économiques devenues incontournables.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des discussions vexantes</h2>



<p>Durant cette mission&nbsp;très&nbsp;technique, l’humiliation des fonctionnaires qui répondent au nom de la Tunisie&nbsp;était&nbsp;grande, vexante&nbsp;et indescriptible.&nbsp;</p>



<p>Un directeur général&nbsp;ayant participé aux discussions&nbsp;me confiait&nbsp;sous le couvert de l’anonymat&nbsp;: <em>«Le FMI pose des questions très précises,&nbsp;très complexes&nbsp;et demande des preuves,&nbsp;c’est quasiment&nbsp;une investigation&nbsp;policière, une démarche humiliante!»</em>&nbsp;Ajoutant&nbsp;: <em>«Le FMI ne fait pas confiance à nos estimations, à nos indicateurs… ce&nbsp;n’est</em><em>&nbsp;</em><em>pas des discussions, c’est&nbsp;des interrogatoires en règle,&nbsp;des questions-réponses, c’est très stressant pour nous…!».</em></p>



<p>Certes, le gouvernement tunisien est au pied du mur: le tiers du budget 2022 n’est pas encore financé, et ne sera pas finançable sans recours à la dette et donc à une entente avec le FMI.</p>



<p>Et la Tunisie ne pourrait pas trop tenir sans un appui exceptionnel du FMI. Faute de quoi, le risque de défaut de paiement est très plausible dans le moyen terme.</p>



<p><em>«À&nbsp;court terme, ce risque est en partie atténué par le niveau actuel des réserves de change, qui fournissent un filet de sécurité pour les échéances de la dette extérieure»</em>, explique Mickaël&nbsp;Gondrand, analyste chez Moody&rsquo;s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les potions amères du FMI</h2>



<p>Le FMI ne peut&nbsp;pas&nbsp;refaire les mêmes erreurs; il ne peut plus continuer à abuser de l’incompétence de ses vis-à-vis tunisiens, de l’après-2011.&nbsp;Il ne peut pas faire plus de ce qui n’a pas marché avec les précédents&nbsp;gouvernements.&nbsp;<br>Pour l’opinion publique tunisienne, le FMI a du sang sur les mains.&nbsp;Et pour cause…</p>



<p>Le FMI a déjà gaffé avec la Tunisie en faisant l’éloge du dictateur Ben Ali, quelques semaines avant la fuite de ce dernier, mis à la porte par la révolte des victimes d’une croissance injuste et à la solde des plus nantis. Ces propos de la honte ont été prononcés par le patron en exercice au FMI (2010),&nbsp;Dominique Strauss-Kahn.</p>



<p>En janvier 1984, les recommandations du FMI,&nbsp;portant sur l’abrogation des&nbsp;subventions aux prix des produits de base ont suscité une révolte populaire,&nbsp;<em>«la&nbsp;Révolte du pain»</em>.&nbsp;Une révolte réprimée dans le sang : plus de 875 morts tués par l’armée et la police.</p>



<p>Les Tunisiens n’ont pas oublié ces événements malheureux et criminels… et les impacts du FMI sur la dévaluation du dinar en 1964, en 1986 et en 2016.&nbsp;Un 25% de moins, à chaque fois, et pour, dit-on, une amélioration des exportations… un bluff&nbsp;qui se répète à l’identique.</p>



<p>Plus d’un Tunisien sur deux (57%) ne fait&nbsp;aucune confiance au FMI (cf.&nbsp;World Value Survey 2021).</p>



<p>Le FMI sait aussi qu’il a contribué à creuser la dette tunisienne, alors que l’Islam politique dominait l’État tunisien depuis 2011. Ce faisant, le FMI a pénalisé indirectement les générations futures en Tunisie, par la mécanique de l’équivalence de Ricardo. Une équivalence+connue qui dit&nbsp;que<em> «plus de dettes</em>&nbsp;<em>aujourd’hui, c’est plus de taxes pour demain et moins de services publics pour les générations montantes.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser les critères&nbsp;</h2>



<p>Pris dans son&nbsp;propre&nbsp;jeu et ses contradictions,&nbsp;le FMI va certainement incriminer ses critères d’attribution des crédits.&nbsp;En l’état, la Tunisie ne peut pas être financée&nbsp;facilement, étant en situation de dette insoutenable. Et&nbsp;dans tous les cas, pas plus de 2 milliards de $, contre 4 milliards de $ souhaités par la Tunisie.</p>



<p>Le FMI devrait aussi&nbsp;déléguer les meilleurs de ses experts pour&nbsp;mieux concevoir&nbsp;un éventuel programme de financement pour&nbsp;la&nbsp;Tunisie. Les professionnels juniors délégués pour les collaborations Tunisie-FMI ont échoué lamentablement.</p>



<p>Pour les prochaines semaines, le FMI&nbsp;devrait&nbsp;arguer l’urgence, plaider la force majeure pour initier des mesures exceptionnelles, comme il l’a fait récemment pour l’Argentine, un pays très endetté,&nbsp;très stratégique… mais très&nbsp;mal gouverné et qui accumule les faillites.&nbsp;</p>



<p>Mais jusqu’où peut aller le FMI dans son accommodement raisonnable en faveur de la Tunisie?&nbsp;Comment trouver des dérogations et les mécanismes exceptionnels pour ne pas laisser tomber la Tunisie, seule&nbsp;démocratie&nbsp;en terre d’Islam encore debout?</p>



<p>Durant cette dernière mission technique, le FMI a certainement eu le gros du bâton, pour tourner toutes les pierres (budgétaires et monétaires), croiser les discours des uns et des autres… et collecter beaucoup de données budgétaires et financières qu’il va passer au peigne fin, avant de revenir à la table de discussions, fin mars, pour un autre round de tractations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ça passe ou ça casse</h2>



<p>Écrasé par une dette asphyxiante et une croissance anémique imposée par &nbsp;une décennie de mal-gouvernance, le pays est aussi en crise politique, le parlement est mis en repos forcé, et on s’affaire pour réécrire la Constitution de 2014, comme pour enterrer les origines institutionnelles de l’instabilité gouvernementale et s’extraire des griffes d’un l’islam politique, devenu néfaste pour l’économie et incompatible avec la prospérité et le progrès social.</p>



<p>Tous les pouvoirs sont fragilisés et toutes les institutions sont à couteau tiré.&nbsp;</p>



<p>Tous contre tous: l’exécutif contre le législatif, le judiciaire contre le sécuritaire, l’UGTT contre le patronat, les banques contre les investisseurs, les fonctionnaires contre les payeurs de taxes, le marché informel contre le marché formel… un vrai souk à la criée. Un vrai méli-mélo difficilement déchiffrable par le FMI et autres bailleurs de fonds.</p>



<p>Aussi, un&nbsp;timing&nbsp;peu propice à la mise en&nbsp;œuvre des&nbsp;douloureuses réformes économiques, déjà mal perçues par la population et par le principal syndicat de travailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rééchelonner&nbsp;la dette bilatérale&nbsp;</h2>



<p>Tunis a hâte d’avoir une rapide réponse positive de la part du FMI. Mais&nbsp;le FMI ne peut pas déroger à ses processus, règles et modes de fonctionnement. Le pays a déjà une dette insoutenable, ce qui peut peser dans la décision du FMI.&nbsp;</p>



<p>Pas de soutien&nbsp;du FMI si&nbsp;la Tunisie&nbsp;ne renégocie pas&nbsp;sa dette&nbsp;bilatérale,&nbsp;pour alléger la pression et&nbsp;trouver un espace budgétaire pour calmer la pression sociale.</p>



<p>Le FMI prépare une potion de cheval pour éviter que le gouvernement tunisien&nbsp;ne&nbsp;se débine des réformes, en maintenant les&nbsp;bluffs&nbsp;au sujet des réformes envisagées.&nbsp;</p>



<p>Selon nos sources, les discussions ont porté aussi sur les façons de rééchelonner une partie ou la totalité de la dette bilatérale. Un montant de l’ordre de 8 milliards de $, sur une dette totale de l’ordre 40 milliards de $ (y compris la dette des sociétés d’État).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relaxer la pression de la dette</h2>



<p>Une façon de relaxer la contrainte&nbsp;liée&nbsp;a l’insoutenabilité de la dette tunisienne. Une façon d’entre-ouvrir la porte aux bailleurs de fonds internationaux. Ceux-ci sont aux aguets et savent l’ampleur des affaires à faire en Tunisie, si on ouvrait la porte de la restructuration des sociétés d’État.</p>



<p>Le recours au Club de Paris pourra aider à rééchelonner la dette bilatérale. Mais, il ne peut le faire seul, il doit inviter des pays créditeurs,&nbsp;non&nbsp;membres (Chine, Algérie, Turquie, Qatar, Arabie saoudite…) pour maximiser les chances d’une&nbsp;restructuration&nbsp;globale, lissée&nbsp;et convenable pour la Tunisie.</p>



<p>Cela dit, les exigences du Club de Paris risquent d’être hors de portée de l’acceptable, pour les partis politiques en place et des médias à l’affût des faux pas et des zones d’ombre!&nbsp;</p>



<p>L’autre point d’achoppement a trait aux calibrages de réformes, avec de drastiques compressions budgétaires pour montrer sa bonne volonté et convaincre le FMI.</p>



<p>À&nbsp;ce sujet, l’équipe du FMI a rencontré plusieurs partenaires et ministères pour croiser l’information budgétaire et la fiabiliser, pour&nbsp;éviter les&nbsp;éventuels engagements pour des augmentations salariales convenues, mais pas annoncées comme par le passé pas si lointain quand chaque gouvernement promet ses augmentations salariales et fait payer le gouvernement suivant.</p>



<p>Le FMI veut travailler sur des chiffres crédibles, sur des projections fiables et&nbsp;des&nbsp;scénarios plausibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un processus technique tortueux</h2>



<p>On est en présence d’un processus&nbsp;complexe et&nbsp;chevauchant! Un processus à plusieurs pistes&nbsp;et&nbsp;impliquant plusieurs acteurs et partenaires internationaux.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie tente de mobiliser les&nbsp;appuis de l’aide bilatérale et multiplie les rencontres diplomatiques, avec des promesses à la clef.&nbsp;</p>



<p>Pour sortir de l’impasse budgétaire, la Tunisie mobilise quelques partenaires bilatéraux,&nbsp;amis des institutions multilatérales, et tente d’amadouer même quelques banques et bailleurs de fonds privés, un peu partout dans le monde, y compris dans les pays considérés ennemis!&nbsp;</p>



<p>Le FMI vérifiera le tout, et son feu vert est nécessaire pour tout un montage financier de mobilisation de fonds (prêts, garanties, subventions) venant des autres partenaires internationaux.</p>



<p>Les banques tunisiennes sont tenues à l’écart; elles ne sont pas en mesure de financer davantage, car elles sont déjà prises à la gorge par de colossales sommes prêtées et qui ne sont pas remboursées dans les délais… avec des reports qui se multiplient.</p>



<p>Après un plongeon inédit de 8,9% du PIB en 2020, la reprise est lente : 3% l&rsquo;an dernier et sûrement moins cette année: 2,5% selon l&rsquo;agence de notation Moody&rsquo;s.</p>



<p>Les industries du bâtiment, du tourisme et des transports sont au creux de la vague. Et le taux de chômage, déjà élevé, a grimpé à 18,4% l&rsquo;an dernier. La productivité globale des facteurs est en chute libre, et on dirait que le pays a perdu le sens du travail, l’impératif de la compétitivité et la résilience habituelle. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dégraisser la fonction publique</h2>



<p>Un coup dur pour une économie qui peinait déjà à résorber ses déséquilibres budgétaires et extérieurs importants.&nbsp;</p>



<p>Le déficit courant s&rsquo;est réduit ces dernières années, mais il restait élevé, à 6,8% du PIB en 2020. Quant au niveau de la dette publique (99% du PIB), il dépasse l’entendement, rendant la dette insoutenable. Les agences de notation Moody&rsquo;s et Fitch continuent de dégrader la note souveraine du pays, avec une cotation qui a touché le Caa1.</p>



<p>Incapable de recourir aux marchés financiers du fait de taux d&rsquo;intérêt élevés, la Tunisie a donc impérativement besoin d&rsquo;un accord avec le FMI qui débloquerait ensuite l&rsquo;aide d&rsquo;autres bailleurs de fonds.</p>



<p>Le FMI exige en retour des <em>«réformes très profondes, structurelles»</em> : dégraisser la masse salariale colossale du secteur public, réformer les entreprises publiques, diminuer les subventions aux produits de première nécessité…&nbsp;</p>



<p>Le&nbsp;timing&nbsp;politique n&rsquo;est pas propice à des réformes impopulaires.</p>



<p>Certes, le fait que Kaïs&nbsp;Saïed&nbsp;détient tous les pouvoirs évite le risque d&rsquo;un enlisement des débats au parlement, mais la contrepartie est que toute décision doit impliquer la responsabilité politique et morale du président.&nbsp;</p>



<p>Enfin un interlocuteur unique!&nbsp;Le FMI doit s’en féliciter, les précédents gouvernements de coalition n’avaient pas la capacité&nbsp;de&nbsp;s’entendre, et ont tous&nbsp;trahi&nbsp;leurs promesses de réformes et engagements auprès du FMI et bailleurs de fonds, bilatéraux et multilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Populisme&nbsp;et opportunisme</h2>



<p>Le discours politique est truffé de populisme, voulant donner le pouvoir au peuple et procurer plus de pouvoir d’achat, ici et maintenant.&nbsp;Les économistes du sérail s’inscrivent dans cette démarche populiste et opportuniste.&nbsp;</p>



<p>Le président ne veut pas perdre son socle de popularité pour&nbsp;une&nbsp;refonte de la Constitution, et cette nouvelle constitution&nbsp;sera soumise à référendum en juillet, en plein été.</p>



<p>Kaïs&nbsp;Saïed&nbsp;ne peut pas avancer sans une trêve sociale et une certaine connivence de l&rsquo;UGTT, la puissante centrale syndicale du pays.&nbsp;Ce&nbsp;syndicat a tenu son 25e congrès il y a deux semaines, en affirmant son opposition nette à ce qu’il qualifie de <em>«diktats</em><em>du FMI»</em>.</p>



<p>L’élaboration d&rsquo;un accord avec le FMI&nbsp;n’est pas pour demain matin. Quelques longs mois&nbsp;sont requis&nbsp;pour amadouer l&rsquo;UGTT, raisonner les revendications sociales et faire évoluer le discours politique au sommet de l’État.</p>



<p>En théorie, Kaïs&nbsp;Saïed&nbsp;pourrait continuer à profiter des sondages favorables, pour neutraliser l’islam politique et faire avancer son projet politique.&nbsp;</p>



<p>En attendant, le FMI va continuer à cuisiner le gouvernement et à éplucher les comptes publics, avec des résultats incertains, pour ne pas dire frustrants pour le commun des mortels en Tunisie.&nbsp;À&nbsp;l’impossible, nul n’est tenu!</p>



<p>L’opinion publique&nbsp;mérite plus&nbsp;d’informations&nbsp;et d’explications&nbsp;de la part de leur gouvernement au sujet des discussions tenues la semaine dernière avec le FMI.&nbsp;</p>



<p>Dans les prochains rounds, les discussions doivent être menées avec la participation d’experts tunisiens reconnus et crédibles, pour ne pas avoir été dans les précédents gouvernements ou encore dans les coalitions et ceintures politiques des gouvernements qui ont endetté le pays, pour obscurcir encore et encore&nbsp;les horizons des jeunes générations tunisiennes.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YQ10v2g5qV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/14/tunisie-fmi-premisses-dune-nouvelle-donne/">Tunisie &#8211; FMI : prémisses d’une nouvelle donne?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; FMI : prémisses d’une nouvelle donne? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/14/tunisie-fmi-premisses-dune-nouvelle-donne/embed/#?secret=AGWaAxzmd9#?secret=YQ10v2g5qV" data-secret="YQ10v2g5qV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/27/tunisie-le-fmi-en-pompier-pyromane/">Tunisie: le FMI en pompier pyromane ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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