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	<title>Archives des crise alimentaire - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des crise alimentaire - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>En plein ramadan, les Tunisiens craignent une aggravation des pénuries</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2024 08:07:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est confronté à sa quatrième année de sécheresse, à une grave pénurie d’eau et une crise alimentaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/14/en-plein-ramadan-les-tunisiens-craignent-une-aggravation-des-penuries/">En plein ramadan, les Tunisiens craignent une aggravation des pénuries</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Autrefois surnommée «Tounes El-Khadra» (Tunisie verte), notre pays est confronté à sa quatrième année de sécheresse, à une grave pénurie d’eau et une crise alimentaire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Basma El Atti</strong></p>



<span id="more-12096238"></span>



<p>En plein ramadan, les Tunisiens craignent une aggravation de la pénurie alimentaire actuelle dans le pays alors que l’État peine à remplir les rayons des supermarchés et à contrôler la flambée des prix des produits de première nécessité.</p>



<p><em>«Le ramadan était autrefois un mois de célébration. Aujourd’hui, c’est une période de stress pour les Tunisiens. Serons-nous capables de trouver et d’acheter de la nourriture ? Dieu seul le sait»</em>, a déclaré Khalifa, un jeune enseignant tunisien.</p>



<p>Le mois sacré musulman du ramadan – qui a commencé le lundi 11 mars – est une célébration religieuse et sociale dans toute la région qui s’accompagne généralement d’une consommation accrue, laquelle augmente pendant ramadan de 34%, selon l’Institut national de la consommation (INC)</p>



<p>Cette année, l’État a du mal à répondre aux besoins alimentaires de ses 12 millions d’habitants. Le lait, les céréales et la viande rouge sont les produits essentiels qui manquent à des prix abordables sur le marché tunisien.</p>



<p>Autrefois surnommé<em> «Tounes El-Khadra»</em> (<em>«Tunisie verte»</em>), ce pays d’Afrique du Nord connaît aujourd’hui sa quatrième année de sécheresse, et est aux prises avec la pire pénurie d’eau et la pire crise agricole depuis des années. Selon le World Resources Institute, la Tunisie est le 33<sup>e</sup> pays le plus touché par le stress hydrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise agricole et hausse des prix</h2>



<p>Parallèlement à la sécheresse intense et à la baisse des rendements agricoles, une inflation élevée rend plus difficile l’achat des produits alimentaires, même lorsqu’ils sont disponibles sur les étagères des marchés.</p>



<p>En février, l’inflation a légèrement diminué, passant à 7,5% contre 7,8% un mois auparavant. Toutefois, cette baisse n’a pas entraîné une baisse des prix. Au contraire, on s’attend à ce que ce taux augmente à nouveau en mars et avril avec la hausse de la consommation pendant le ramadan.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zT6RYCKTSJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/penuries-en-tunisie-manoeuvres-des-lobbys-et-inaction-du-gouvernement/">Pénuries en Tunisie : manœuvres des lobbys et inaction du gouvernement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pénuries en Tunisie : manœuvres des lobbys et inaction du gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/penuries-en-tunisie-manoeuvres-des-lobbys-et-inaction-du-gouvernement/embed/#?secret=DcZcwlG4xC#?secret=zT6RYCKTSJ" data-secret="zT6RYCKTSJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sur les marchés, les Tunisiens remplacent leur besoin en viande d’agneau (45 dinars le kilo, soit 14,5 dollars américains) par de la viande de cheval (14 dinars, 4,50 dollars américains), une option plus abordable dans un pays où le salaire minimum est inférieur à 150 dollars américains.</p>



<p>Pendant ce temps, les fruits de mer sont devenus un luxe dans ce pays méditerranéen. <em>«Maintenant, les Tunisiens vont au marché aux poissons uniquement pour regarder; ils ne peuvent pas se permettre la plupart des choses là-bas»</em>, a déclaré Salma, mère de deux enfants. Comme beaucoup de Tunisiens, Salma a déclaré qu’elle devrait supprimer le poisson de ses recettes du ramadan, car les prix des produits de la mer ont culminé à plus de 80 dinars (25 dollars américains).</p>



<p>Par ailleurs, l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (Otoc) a anticipé une nouvelle hausse des prix des légumes et des céréales pendant le ramadan, la fête religieuse coïncidant avec l’intersaison agricole. Selon Taoufik Riahi, président de l’Otoc, <em>«le coût quotidien d’un panier typique du ramadan dépasserait les 50 dinars</em> (16 dollars américains).»</p>



<h2 class="wp-block-heading">La spéculation n&rsquo;explique pas tout</h2>



<p>Le président Kaïs Saïed a accusé des <em>«parties connus»</em> d’aggraver la pénurie alimentaire du pays au cours des deux dernières années. En conséquence, les pages Facebook officielles du gouvernement partagent quotidiennement des photos de la répression contre les prétendus <em>«spéculateurs et monopolisateurs égoïstes»</em> qui retiennent des produits des marchés pour les revendre plus tard à des prix gonflés.</p>



<p>Saïed a également promulgué un décret-loi qui condamne de 10 à 30 ans de prison ceux qui spéculent sur des produits subventionnés par l’État, comme la farine. Le décret sanctionne également la diffusion de<em> «fausses informations sur la pénurie alimentaire»</em>. Amnesty International a dénoncé la loi Saïed comme une atteinte à la liberté d’expression des Tunisiens.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tX7A5y5SOw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/les-tunisiens-face-aux-penuries-alimentaires-et-a-la-hausse-des-prix/">Les Tunisiens face aux pénuries alimentaires et à la hausse des prix</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens face aux pénuries alimentaires et à la hausse des prix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/les-tunisiens-face-aux-penuries-alimentaires-et-a-la-hausse-des-prix/embed/#?secret=9Uq3GXD5Dy#?secret=tX7A5y5SOw" data-secret="tX7A5y5SOw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant, la répression du gouvernement n’a jusqu’à présent pas réussi à résoudre le problème, qui, selon les économistes, n’a pas grand-chose à voir avec les spéculateurs et beaucoup à voir avec l’échec de Saïed à négocier un plan de sauvetage international.</p>



<p>Les experts économiques affirment que les pénuries, qui ont touché principalement les produits subventionnés, sont principalement causées par une crise des finances publiques.</p>



<p>Le FMI a conclu un accord de financement avec la Tunisie en 2022, mais le président Saïed a ensuite qualifié les réformes recommandées de <em>«diktats étrangers»</em> qui appauvriraient les Tunisiens. En octobre dernier, Saïed a limogé son ministre de l’Economie et du Plan, l’un des plus ardents défenseurs du programme de sauvetage.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em><strong>Source</strong></em> : <a href="https://www.newarab.com/news/tunisia-braces-more-food-shortage-ramadan-approaches" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The New Arab.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/14/en-plein-ramadan-les-tunisiens-craignent-une-aggravation-des-penuries/">En plein ramadan, les Tunisiens craignent une aggravation des pénuries</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : risques de sous-alimentation  pour les populations vulnérables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/tunisie-risques-de-sous-alimentation-pour-les-populations-vulnerables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 12:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait face à des risques de sous-alimentation pour une large partie des populations vulnérables. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/tunisie-risques-de-sous-alimentation-pour-les-populations-vulnerables/">Tunisie : risques de sous-alimentation  pour les populations vulnérables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un récent rapport intitulé “Tunisia Food &amp; Drink Report Includes 5-year forecasts to 2026” (Tunisie : Rapport sur la nourriture et les boissons, et prévisions sur 5 ans jusqu’en 2026), Fitch Rating prévoit des temps difficiles pour notre pays au cours des cinq prochaines années, avec un sérieux risque de sous-alimentation pour les couches les plus vulnérables de la population. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri &nbsp;</strong></p>



<span id="more-4902215"></span>



<p>Selon l’agence internationale de notation, le secteur agroalimentaire périclite dangereusement dans notre pays, qui risque de manquer de produits alimentaires, parce que ses populations n’arrivent plus à payer le prix des aliments… essentiels, pour diverses causes: inflation, sécheresse, démantèlement de la politique de l’offre, avec l&rsquo;abandon de certaines filières agricoles, dévaluation du dinar… </p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise du coût de la vie</h2>



<p><em>«Au 4<sup>e</sup> trimestre 2022, des pénuries alimentaires enregistrées dans diverses régions de la Tunisie continuent de peser sur les prix et le gouvernement est aux prises avec une facture d’importation qui monte en flèche. Il y a des manifestations sporadiques et des troubles civils liés à la crise du coût de la vie»</em>, note le rapport en rappelant que le gouvernement est en train de négocier un programme d’aide financière avec le Fonds monétaire international (FMI) pour remédier aux déficits budgétaires dus à la flambée des coûts d’importation. &nbsp;</p>



<p><em>«Le gouvernement a du mal à réformer ses mécanismes obsolètes de subventions alimentaires malgré la montée en flèche des déficits budgétaires, l’inflation des prix et une facture d’importation élevée. En février 2022, avec l’invasion russe de l’Ukraine et l&rsquo;augmentation subséquente des prix des matières premières, le déficit des importations alimentaires de la Tunisie a presque doublé au 1<sup>er</sup> semestre 2022 pour atteindre 1,6 milliard de TND (497 millions de dollars)»</em>, constate aussi Fitch, qui prévoit, en 2023, une croissance des dépenses alimentaires de 8,5%, portant les dépenses totales à 21,5 milliards de TND (6,5 milliards de dollars), après une croissance de 9,3% en 2022. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance atone et hausse des dépenses alimentaires</h2>



<p>Par ailleurs, l’équipe du Risque Pays de l’agence de notation prévoit une inflation moyenne de 7,3% en 2023. <em>«Cela maintiendra la croissance réelle limité»</em>, avertit Fitch, soit entre 1 et 3%, alors que <em>«la croissance à moyen terme sur la période 2022-2026 des dépenses alimentaires est actuellement envisagée à 7,4% en glissement annuel, ce qui portera les dépenses totales à 26 milliards de TND (7,4 milliards de dollars) d’ici 2026»,</em> indique le rapport qui précise que cette dynamique haussière sera soutenue par une démographie et un pouvoir d’achat favorables.</p>



<p>Commentaire désabusé d’un économiste qui a pris connaissance du rapport : <em>«Ces perspectives annoncent des évolutions inquiétantes pour la Tunisie, notamment des risques de sous-alimentation pour une large partie des populations vulnérables. Notre pays pourrait retourner aux années difficiles 1960-70, où les Tunisiens dépendaient pour leur alimentation de l’USAID, du Programme alimentaire mondial (PAM) et autres aides internationales…» </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/tunisie-risques-de-sous-alimentation-pour-les-populations-vulnerables/">Tunisie : risques de sous-alimentation  pour les populations vulnérables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : démarrage poussif de la saison agricole</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/27/tunisie-demarrage-poussif-de-la-saison-agricole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 09:32:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, qui importe près de 40% de ses besoins en blé tendre et orge, démarre plutôt mal sa saison des grandes récoltes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/27/tunisie-demarrage-poussif-de-la-saison-agricole/">Tunisie : démarrage poussif de la saison agricole</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que la hausse des prix des céréales sur le marché mondial et les difficultés d’approvisionnement provoquées par la guerre russo-ukrainienne font peser une menace de crise alimentaire dans le monde, la Tunisie, qui importe près de 40% de ses besoins en blé tendre et orge, démarre plutôt mal sa saison des grandes récoltes.</em></strong></p>



<span id="more-4659724"></span>



<p>En effet, et à l’orée de la saison des semences, alors que les grandes pluies d’automne se font attendre et que l’on commence à craindre une année marquée par la sécheresse, les agriculteurs dans différentes régions du pays se plaignent du manque d’engrais, les quantités qui leur ont été fournies jusque-là atteignent à peine 22% des besoins dans plusieurs régions.</p>



<p>Par ailleurs, les semences, et notamment les variétés les plus prisées par les agriculteurs pour leurs qualités intrinsèques, en termes de rentabilité et de résistances aux aléas climatiques, ne sont pas elles non plus disponibles en quantités suffisantes pour garantir un bon démarrage de la saison des grandes cultures. Ce qui, on l’imagine, fait peser une menace sur la récolte à venir.</p>



<p>Pour ne rien arranger, selon l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), le problème de la  rareté des semences sur le marché et de la hausse de leurs prix ne concerne pas seulement les céréales mais aussi d’autres importantes cultures dont dépend l’alimentation des Tunisiens, comme les pommes de terre. Et pour cause : la supposée <em>«guerre contre la spéculation»</em> menée tambour battant et de manière anarchique par l’administration publique contre les supposés spéculateurs a obligé certains opérateurs du secteur à se débarrasser de leurs stocks et à vider leurs dépôts pour ne pas avoir à subir des poursuites judiciaires sur la base de la fameuse <em>«Circulaire n°2 du 11 mars 2022, portant sur la lutte contre les crimes de monopole, la spéculation des produits subventionnés et de base, l&rsquo;augmentation des prix, le chevauchement des canaux de distribution, les crimes douaniers, les crimes de contrebande et autres, et l&rsquo;élimination appropriée des produits confisqués»</em>. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/27/tunisie-demarrage-poussif-de-la-saison-agricole/">Tunisie : démarrage poussif de la saison agricole</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique face au choc de l’inflation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/lafrique-face-au-choc-de-linflation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 06:48:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pays africains, fortement fragilisés par la crise de la Covid-19, vivent une hausse de l’inflation sans  précédent. Le risque d’instabilité et de chaos n’y a jamais été aussi élevé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/lafrique-face-au-choc-de-linflation/">L’Afrique face au choc de l’inflation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à l&rsquo;exacerbation de la crise économique mondiale, les simples décisions de hausses violentes des taux d’intérêts dans certains pays africains, dont la Tunisie, ne serviront en définitive qu&rsquo;à diminuer la demande en augmentant le coût de la monnaie et du crédit, les conduisant plus rapidement vers la récession économique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-2409149"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Une vague de protestations contre la cherté du coût de la vie traverse le monde. Les pays africains, fortement fragilisés par la crise de la Covid-19, vivent une hausse de l’inflation sans  précédent. Le risque d’instabilité et de chaos n’y a jamais été aussi élevé. Derrière les inquiétudes relatives à cette hausse rapide et violente des prix, se situent deux préoccupations majeures, l’une sur leurs niveaux de stabilisation et l’autre sur la sécurité alimentaire et la gestion du risque social dans chaque pays africain.</p>



<p>La crise de la Covid-19 a montré aux Africains les insuffisances de la coopération internationale et les dangers de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, en particulier pour les approvisionnements, les aides ou les financements.</p>



<p>Ils savent que la viabilité et l’efficacité de la prévention et de la gestion de crises en Afrique reposent essentiellement sur les moyens financiers disponibles et sur les équilibres économiques et budgétaires, notamment sur les recettes d’exportation des matières premières.</p>



<p>Ces matières premières constituent également une bonne couverture pour la protection contre l&rsquo;inflation.</p>



<p>Certes, l’une des missions de la gouvernance publique est d’anticiper les solutions optimales aux risques extrêmes sur l&rsquo;économie réelle. Mais dans le contexte actuel de tensions géopolitiques et de perspectives économiques dégradées, il est compliqué de prévoir avec un degré de certitude suffisant le niveau que pourra atteindre l&rsquo;inflation et durant combien de temps elle se poursuivra, ce qui rend les décisions de politiques budgétaire et monétaire particulièrement épineuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tensions conjoncturelles et lames de fond</h2>



<p>Les causes de l’inflation actuelle sont les dépenses budgétaires excessives liées à la crise de la Covid-19, à la chute de la production et aux tensions sur les chaînes d&rsquo;approvisionnement mondiales. </p>



<p>Pour l&rsquo;alimentation, l’accroissement de la population mondiale et les dérèglements climatiques ont accentué les pressions sur les prix. C’est la lame de fond. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KhxRyWtY7Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=pj7QI6BmG8#?secret=KhxRyWtY7Y" data-secret="KhxRyWtY7Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quant à l’écume, c’est le conflit russo-ukrainien avec les surréactions des marchés qui sont en train de se résorber progressivement.</p>



<p>Il est souvent dérangeant d’entendre des responsables politiques occidentaux parler des impacts de l’inflation en Afrique alors que ces impacts résultent en partie de leurs décisions de sanctions ou d’exclusion du deuxième exportateur mondiale de pétrole avec une production journalière de plus de 10 millions de barils.</p>



<p>Les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole (18 millions de barils par jour) ont privilégié la logique des sanctions au détriment de la négociation prônée par les Européens. Pour rappel, ces derniers sont les principaux soutiens financiers de l’Afrique, avec un stock d’investissements directs étrangers sur le continent de plus de cinq fois ceux des États-Unis et de la Chine. Ils payent aujourd’hui le prix le plus lourd de cette crise.</p>



<p>L’économie européenne se trouve piégée dans une inflation importée sur les prix de l’énergie (leur part de variation est d’environ 4% dans l’indice des prix), avec certains pays très endettés et fragilisés comme l’Italie, l’Espagne et le Portugal. </p>



<p>Toute mesure de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne visant une hausse des taux d’intérêts doit donc tenir compte du risque d’écroulement de ces économies, conséquence du renchérissement de leurs financements futurs. Le maintien d’un filet de sécurité de leurs financements est décisif pour protéger l’Euro.</p>



<p>Quant à la Federal Reserve (Banque Centrale américaine), elle n’a pas hésité à relever ses taux d’intérêts : la hausse des prix observée résulte principalement de celle de l’Energie dont les Etats-Unis sont le premier producteur mondial (avec une part de variation de +2,5% dans l’indice des prix) et des services (avec une part de variation de +2,3%), l’inflation sur les biens alimentaires est restée faible.</p>



<p>Ces explications succinctes ne reflète pas totalement la réalité car les décisions de politique monétaire tiennent également compte des prévisions de nombreux autres indicateurs techniques pertinents pour une évaluation des perspectives d&rsquo;évolution des prix. Les résultats de ces décisions ne sont entièrement perceptibles sur le niveau général des prix qu&rsquo;avec un décalage dans le temps, habituellement entre 18 et 24 mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte africain</h2>



<p>Le contexte africain diffère de ce qui précède. En effet, 4 des 5 produits, base de l’alimentation en Afrique, qui sont le riz, l’huile de palme, le maïs et le manioc ne sont pas importés de Russie ou d’Ukraine, pays exportateurs du blé (le cinquième aliment de base en Afrique). Les parts des importations africaines de blé en provenance de la Russie et de l’Ukraine sont respectivement de 35% et 6% du total des importations de blé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qxpf0eDWTQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/">Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/embed/#?secret=qncIe2ohSM#?secret=qxpf0eDWTQ" data-secret="qxpf0eDWTQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même si la hausse du prix du pétrole renchérit de façon indirecte &#8211; mais ne peut être que modérée &#8211; la production et le transport des 4 produits susmentionnés, non vendus à l’Afrique par la Russie-Ukraine, la part de l’inflation sur les denrées alimentaires ne devrait qu’être que modérée par rapport à celle sur l’énergie, conséquence de la hausse du pétrole.</p>



<p>Environ 60% des économies africaines sont considérées comme surendettées. La dette du continent avoisine les 800 milliards de dollars américains, ce qui représente à peine 2,6% de celle des Etats-Unis (30 000 milliards de dollars).</p>



<p>Pour les pays africains ayant émis des dettes sur le marché financier international, on retrouve dans le dernier classement Bloomberg des 25 pays les plus vulnérables (risque élevé de défaut entrainant actuellement une certaine panique sur les marchés), 13 pays africains : Ghana (rang 2), Tunisie (rang 3), Egypte (rang 5), Kenya (rang 6), Namibie (rang 10), Sénégal (rang 13), Rwanda (rang 14), Afrique du Sud (rang 15), Gabon (rang 17), Maroc (rang 18), Ethiopie (rang 22) et Nigéria (rang 24). </p>



<p>Ce classement se base sur un ensemble de critères techniques dont certains issus du marché. Il montre que les investisseurs pensent que le défaut de ces pays est une possibilité réelle, eu égard à l’alourdissement du fardeau du service de la dette conséquence de la hausse du dollar et des taux d’intérêts, jetant une ombre sur les prochains paiements d&rsquo;obligations des pays africains qui, pourraient choisir en priorité d’utiliser leurs ressources pour alléger le coût de la vie de leurs citoyens.</p>



<p>En ce moment la liquidité en dollars est toujours abondante, c&rsquo;est plus une question de profile de risque que de disponibilité des fonds pour de nombreux pays africains.</p>



<p>Il est important de garder à l’esprit que sur environ 500 millions de jeunes africains âgés de 15 à 35 ans, un tiers sont au chômage, un autre tiers a des emplois précaires. Cela est intolérable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p>Pour contenir les risques de troubles sociaux, le défi pour l’Afrique n&rsquo;est pas seulement la hausse du coût de la vie, mais également la sécurité alimentaire.</p>



<p>L’Union africaine se doit d’élaborer et de mettre en place avec les pays africains une vision stratégique de long terme basée sur la mobilisation des synergies en termes de capacités productives pour garantir la sécurité alimentaire du continent, plutôt que d&rsquo;avoir des approches fragmentées où chaque pays ne peut compter que sur ses propres ressources agricoles souvent insuffisantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vvPkxHwQc8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/">Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/embed/#?secret=UVf8nOGthQ#?secret=vvPkxHwQc8" data-secret="vvPkxHwQc8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il n’est pas acceptable qu’un conflit extérieur au continent puisse plonger pays africains dans les affres de la famine, l’instabilité et le chaos.</p>



<p>L’Afrique doit produire son blé et raffiner son pétrole sur le continent. Il s’agit d’activités génératrices de nombreux emplois et sources de croissance économique. Il n’est pas raisonnable qu’un grand pays pétrolier, comme le Nigéria n’ait pas le droit de vendre des carburants raffinés chez lui pour rester adhérent d’une ONG suisse de certification : l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO).</p>



<p>Pour éviter les pertes de pouvoir d’achat et l’érosion des bases de la croissance économique en Afrique, il est important de stabiliser les prix et de mettre en place une discipline budgétaire afin de renforcer la stabilité du taux de change et la soutenabilité de la dette, tout en priorisant la création d’emplois.</p>



<p>Les niveaux des taux d’intérêt dans les pays africains sont restés élevés au cours de la dernière décennie, alors qu’ils étaient bas dans la plupart des autres économies émergentes. Cela réduit aujourd’hui les marges de manœuvre de nombreuses banques centrales africaines.</p>



<p>Les banques centrales africaines devraient éviter les hausses violentes de taux pour lutter contre une inflation importée, puisque ces hausses de taux d’intérêts auraient peu d’effet sur les prix du pétrole et du blé, fixés sur des marchés mondiaux. A cela s’ajoute la faiblesse de certains liens techniques entre les taux d’intérêt, le taux de chômage et l’inflation. Les économies africaines, déjà très affectées par la crise de la Covid 19, seraient alors poussées en récession en cas de forte hausse des taux d’intérêts.</p>



<p>Si nécessaire et surtout pour ne pas montrer qu’elles ne s’inquiètent pas de l’inflation, elles peuvent opter pour une approche plus progressive des hausses de taux afin de protéger la reprise économique, sachant que les trois facteurs suivants militent pour une inflation modérée voir stable en 2023 ainsi qu’une fin du spectre de la récession dans le monde :</p>



<p>&#8211; Les contraintes de production liées à la pandémie du Covid dans l&rsquo;économie mondiale seront progressivement levées, eu égard à l’amélioration de la situation sanitaire. Les entreprises dans le monde se sont adaptées à leur nouvel environnement opérationnel et ont résolu leurs contraintes logistiques, les délais de livraison redeviennent normaux. Ces ajustements devraient contribuer à atténuer les pressions inflationnistes;</p>



<p>&#8211; Sachant que la mesure de l&rsquo;inflation est faite par un taux de variation des prix, pour que l&rsquo;inflation reste élevée, les prix doivent continuer à augmenter à un rythme élevé ; si les prix restent simplement stables à un niveau élevé, le taux d&rsquo;inflation tombe à zéro. Cela pourrait être difficile pour les personnes vulnérables aux prises avec le niveau élevé actuel des prix, mais cela signifierait techniquement que le taux d&rsquo;inflation mesuré diminuerait;</p>



<p>&#8211; Les taux d&rsquo;intérêts plus élevés à l&rsquo;échelle mondiale contribueront à créer un équilibre plus durable entre la demande et l’offre du pétrole et du blé.</p>



<p>Compte tenu de ce qui précède, il n’est pas souhaitable que les banques centrales africaines optent pour des hausses violentes de taux d’intérêts, comme certaines l’ont déjà fait : Angola, Ghana… par mimétisme ou zèle.</p>



<p>Le fait que l&rsquo;inflation a explosé partout dans le monde indique qu&rsquo;il y a de puissants facteurs internationaux sous-jacents tels que la pandémie, les ruptures des chaines d’approvisionnement… Quand de tels évènements majeurs se produisent, il n&rsquo;est tout simplement pas possible d’imaginer que l’onde de choc ne traversera pas les marchés intérieurs africains.</p>



<p>Les pays africains doivent donc adopter des politiques budgétaire (baisse des taxes sur le pétrole et les denrées alimentaires… mise en place de filets de sécurité pour les ménages à faibles revenus) et monétaire coordonnées, ainsi que soutenir les populations vulnérables. Les simples décisions de hausses violentes des taux d’intérêts dans certains pays africains ne serviront en définitive qu&rsquo;à diminuer la demande en augmentant le coût de la monnaie et du crédit, les conduisant plus rapidement vers la récession économique.</p>



<p><em>* Economiste, banquier, financier.</em></p>
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			</item>
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		<title>Crise alimentaire en Tunisie : pistes pour éviter le scénario noir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/13/crise-alimentaire-en-tunisie-pistes-pour-eviter-le-scenario-noir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jul 2022 05:44:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conflit russo-ukrainien]]></category>
		<category><![CDATA[crise alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[importations alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Ites]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si aucune mesure n'est prise, la situation alimentaire en Tunisie empirera au 2e semestre 2022 et tout au long de 2023, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/13/crise-alimentaire-en-tunisie-pistes-pour-eviter-le-scenario-noir/">Crise alimentaire en Tunisie : pistes pour éviter le scénario noir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La situation alimentaire en Tunisie au 1er semestre 2022 révèle une forte détérioration du pouvoir d&rsquo;achat global des citoyens ainsi qu&rsquo;une augmentation sans précédent du déficit de la balance alimentaire, notamment impactée par le conflit russo-ukrainien. Si aucune mesure n&rsquo;est prise, la situation empirera au 2<sup>e</sup> semestre 2022 et tout au long de 2023, souligne une enquête de l&rsquo;Institut tunisien d&rsquo;études stratégiques (ITES).</em></strong></p>



<span id="more-2217956"></span>



<p>Ce rapport intitulé <em>«Consolider la sécurité alimentaire de la Tunisie en 2022-2023»</em> propose une analyse approfondie de la situation de la sécurité alimentaire en Tunisie, tout en expliquant comment les facteurs clés de la sécurité alimentaire pourraient être impactés par la guerre russo-ukrainienne (3 scénarios sont à prendre en considération).</p>



<p>Le premier scénario est le scénario tendanciel qui consiste à maintenir les efforts actuels en matière de sécurité alimentaire.</p>



<p>Le deuxième scénario, adapté au pays, repose sur la mise en œuvre d&rsquo;actions et la prise d&rsquo;initiatives proactives destinées à réduire l&rsquo;impact de la crise russo-ukrainienne sur la sécurité alimentaire.</p>



<p>Le troisième scénario, noir, prédit un impact plus fort de la crise russo-ukrainienne, des facteurs climatiques défavorables et une incapacité à impliquer les agriculteurs et les autres acteurs des chaînes de valeur dans les efforts visant à atténuer l&rsquo;effet de la crise sur la sécurité alimentaire.</p>



<p>Sur la base du scénario à court terme recommandé, une série d&rsquo;actions avec différents degrés de faisabilité ont été suggérées pour améliorer la situation de la sécurité alimentaire pendant le reste de 2022 et en 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Augmenter la récolte et réduire les factures d&rsquo;importation</h2>



<p>Relever le défi auquel la Tunisie est confrontée en matière de sécurité alimentaire au cours des 18 prochains mois nécessite un réel engagement des acteurs institutionnels, administratifs, privés et de la société civile sur des objectifs communs afin d&rsquo;éviter le pire, c&rsquo;est-à-dire la matérialisation du scénario noir n°3.</p>



<p>L&rsquo;enquête de l’ITES recommande de consolider la sécurité alimentaire en 2022-2023 en agissant au niveau de la production agricole nationale, des importations alimentaires, de l&rsquo;industrie et du secteur tertiaire et de la consommation.</p>



<p>En ce qui concerne la production agricole, l&rsquo;ITES recommande de maximiser la récolte, la collecte et le stockage des céréales en 2022, de gérer efficacement les autres campagnes agricoles en 2022, de résoudre les problèmes de pénurie d&rsquo;eau et d&rsquo;assurer l&rsquo;accès aux intrants pour les campagnes 2023.</p>



<p>En termes d&rsquo;importations alimentaires, les auteurs de l&rsquo;enquête recommandent de réduire les factures d&rsquo;importation de sucre et d&rsquo;huile, de revoir les accords commerciaux avec certains pays et d&rsquo;améliorer la programmation des importations alimentaires d&rsquo;ici fin 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer les contrôles contre les spéculateurs</h2>



<p>Au niveau de l&rsquo;industrie et du tertiaire, les actions proposées consistent à réduire la teneur en sucre des produits industrialisés, à compenser une partie de la subvention des produits de base perçue par les hôtels et restaurants et à renforcer les contrôles contre les intermédiaires informels, les opportunistes et les spéculateurs.</p>



<p>Concernant la consommation, il s&rsquo;agit de lutter contre la prévalence de l&rsquo;obésité, de réduire le gaspillage au niveau des agents économiques et de maintenir le pouvoir d&rsquo;achat des classes pauvres en revoyant le salaire minimum agricole garanti (Smag) et le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig).</p>



<p>Sur le plan quantitatif, le scénario n°2, préconisé pour la Tunisie, pourrait permettre d&rsquo;identifier une inflation globale entre 6 et 7% pendant le reste de 2022 et tout au long de 2023 et de réduire les factures des denrées alimentaires, pour que l&rsquo;augmentation du déficit ne dépasse pas 1500 millions de dinars tunisiens (MDT) en 2022 et 2023 par rapport aux niveaux de 2021.</p>



<p>Ce scénario permettra également de récupérer une partie de la subvention perçue par les hôtels et les entreprises de restauration hors domicile et de l&rsquo;orienter vers le financement d&rsquo;actions prioritaires d&rsquo;amélioration de la sécurité alimentaire (une taxe exceptionnelle pourrait être inscrite dans la loi de finances 2023 et permettra de récupérer jusqu&rsquo;à 300 MDT sur cette subvention sans altérer sensiblement les performances financières des entreprises). Il contribuera également à réduire le gaspillage alimentaire et les coûts de soins liés aux maladies induites par la surconsommation de pain, de pâtes blanches, d&rsquo;huile végétale et de sucre qui se chiffrent en centaines de millions de dinars. </p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : Tap.</p>
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		<item>
		<title>Onagri : La Tunisie n’est pas à l’abri d’une grave crise alimentaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/08/onagri-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dune-grave-crise-alimentaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jul 2022 09:43:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[blé dur]]></category>
		<category><![CDATA[blé tendre]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[crise alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[guerre russo-ukrainienne]]></category>
		<category><![CDATA[Onagri]]></category>
		<category><![CDATA[Siliana]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Onagri considère que la Tunisie n'est pas à l'abri des tensions internationales et de la lutte contre l'impact des crises successives sur la sécurité alimentaire nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/08/onagri-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dune-grave-crise-alimentaire/">Onagri : La Tunisie n’est pas à l’abri d’une grave crise alimentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A la fin de mai 2022, le prix moyen du blé dur sur le marché international des céréales s&rsquo;est envolé de 89% par rapport à celui de la fin mai 2021. Et au cours de la même période, le prix moyen du blé tendre européen a bondi de 67%, tandis que celui de l&rsquo;orge européenne a augmenté de 70%.</em></strong></p>



<span id="more-2072960"></span>



<p>Selon le bulletin trimestriel 2022 de l&rsquo;Observatoire national de l&rsquo;agriculture (Onagri) publié jeudi 7 juillet 2022, cette hausse est due à l&rsquo;arrêt de l&rsquo;approvisionnement en provenance de la mer Noire d&rsquo;une part, mais aussi aux inquiétudes sur la pénurie d&rsquo;approvisionnement au cours de la prochaine période, suite notamment aux difficultés de récolte du blé début juin en Ukraine, à cause de la guerre contre la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ombre de la guerre russo-ukrainienne </h2>



<p>Selon l&rsquo;Onagri, tous ces facteurs ont conduit à une situation délicate depuis 6 mois, marquée par la flambée des prix des céréales, du carburant et des engrais, qui ont vu leur niveau tripler en janvier 2021.</p>



<p>Selon le même bulletin, les approvisionnements internationaux dans les pays d&rsquo;origine n&rsquo;ont pas diminué depuis le déclenchement du conflit entre l&rsquo;Ukraine et la Russie.</p>



<p>Mais si la guerre continue, elle pourrait détruire les stocks restants de la saison 2020-2021 et il n’y aurait pas de récolte pour la saison 2022. C&rsquo;est ce qui explique les initiatives européennes et les négociations russo-italiennes sur la reprise des exportations de céréales ukrainiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Améliorer la production nationale </h2>



<p>L&rsquo;Onagri considère que la Tunisie n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri des tensions internationales et de la lutte contre l&rsquo;impact des crises successives sur la sécurité alimentaire nationale. Cela nécessite de contrôler l&rsquo;importation d&rsquo;une part et d&rsquo;améliorer la production nationale d&rsquo;autre part.</p>



<p>La récolte pour la saison 2021-2022 est estimée à 18 millions de quintaux, contre 16,4 millions de quintaux lors de la dernière campagne, en hausse de 9%, a indiqué l&rsquo;agence Tap en citant une source du ministère de l&rsquo;Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Cette récolte se répartit en 11,35 millions de quintaux de blé dur (contre 10,7 millions de quintaux la saison dernière), 1,17 millions de quintaux de blé tendre (même quantité que l&rsquo;an dernier), 5,2 millions de quintaux d&rsquo;orge (contre 4,3 millions de quintaux) et 230 mille quintaux de triticale. </p>



<p>Les gouvernorats du nord participent à hauteur de 91% à la production nationale tandis que les périmètres irrigués, estimés à 66 000 hectares, contribuent à hauteur de 13%, avec 2,3 millions de quintaux.</p>



<p>Selon le ministère <em>«la récolte a commencé dans la plupart des gouvernorats et se poursuivra jusqu&rsquo;à la mi-août avec l&rsquo;utilisation d&rsquo;environ 2500 moissonneuses. 23 laboratoires de calibrage des céréales et 170 centres de collecte dont 27 dans le gouvernorat de Siliana, ont été agréés.»</em></p>



<p>Par ailleurs, 13&nbsp;000 hectares consacrés à la production de semences certifiées ont été agréés sur 18&nbsp;000 hectares, sachant que cette opération se poursuit dans certaines régions.</p>



<p><strong><em>Avec Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/08/onagri-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dune-grave-crise-alimentaire/">Onagri : La Tunisie n’est pas à l’abri d’une grave crise alimentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la révolution agricole reste à faire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 07:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[crise alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[filière lait et viande]]></category>
		<category><![CDATA[GIVLAIT]]></category>
		<category><![CDATA[terres agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À peine une décennie s'est écoulée depuis le printemps arabe, pour lequel la hausse des prix des denrées alimentaires a été l'étincelle ayant allumé la mèche des révoltes populaires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/">Tunisie : la révolution agricole reste à faire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La crise qui secoue aujourd&rsquo;hui le monde agricole en général et la filière lait et viande en particulier, en raison de la hausse des prix des produits alimentaires sur le marché mondial, doit inciter les décideurs en Tunisie à miser sur l’agriculture, qui peut aider à créer des emplois et participer significativement à la relance économique. A cette fin, l’État doit accepter de se désengager, de réformer un système devenu inégalitaire et de céder la place aux jeunes entrepreneurs, surtout au niveau des grandes exploitations, pour encourager la production à grande échelle.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra *</strong></p>



<span id="more-803337"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-387692"/></figure></div>



<p>L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) a publié, récemment, un communiqué dans lequel elle revendique une hausse du prix du lait d’au moins 715 millimes le litre au profit de l’éleveur.</p>



<p>Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques a, de son côté, fait savoir que les prix de vente du lait, des œufs et des volailles sera revu à la hausse afin d’assurer une meilleure marge bénéficiaire pour les agriculteurs.</p>



<p>Mais, au moment les agriculteurs revendiquent des hausses de prix, les ménages voient leur pouvoir d&rsquo;achat plombé par les vagues sévères et intenses de hausses des prix qui ont détruit aussi bien la consommation que l’épargne et l’emploi et, par conséquent, le pouvoir d’achat creusant ainsi le fossé des inégalités sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sécurité alimentaire menacée</h2>



<p>À peine une décennie s&rsquo;est écoulée depuis le printemps arabe, pour lequel la hausse des prix des denrées alimentaires a été l&rsquo;étincelle ayant allumé la mèche des révoltes populaires. </p>



<p>Aujourd’hui, la situation a empiré et notre sécurité alimentaire devient elle-même menacée. Selon l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice des prix des produits alimentaires a atteint 145,4 en moyenne au cours du premier trimestre 2022, soit une augmentation de plus de 15% par rapport à 2021. Cette progression des prix des produits alimentaires fait suite à celle enregistrée en 2021: + 28% par rapport à 2020. Ces hausses successives des prix ont été accentuées par le déclenchement de la guerre en Ukraine. Et elles ont des conséquences importantes sur notre pays déjà fragilisé par la crise induite par la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Des mouvements de protestation contre la hausse des prix des produits alimentaires se sont par ailleurs déclenchés dans plusieurs régions et, toujours selon la FAO, la situation pourrait empirer dans les semaines à venir : les récoltes en Ukraine, a minima pour l’année 2022, étant largement compromises par la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment est-on arrivé à cette situation ?</h2>



<p>La Tunisie mène depuis l’indépendance une politique agricole qui sert certains intérêts privés mais pas ceux de la majorité de la population. Les entreprises privées de chaque secteur réglementent leurs industries, ce qui leur permet de tenir leurs concurrents à distance.</p>



<p>L’homme qui dirige la Chambre syndicale des industries laitières de Tunisie à l’Utica, la centrale patronale, siège au conseil d’administration de Givlait, qui détient 66% du marché du lait et des produits laitiers.</p>



<p>La production locale est soit découragée, soit réglementée au profit de quelques grands opérateurs. Dans le même temps, 90% des aliments pour bétail sont importés à des prix exorbitants et la plupart des meilleures terres agricoles de Tunisie sont entre les mains de coopératives, autrement dit de l’État. Et sont très mal gérées.</p>



<p>La confusion entre les régulateurs et les producteurs qui ont investi dans le système de régulation pour leur bénéfice personnel s’est accrue au cours des dernières décennies. Cette situation explique pourquoi la plupart des familles de l’arrière-pays agricole ont vu leurs revenus diminuer et pourquoi la fracture entre une côte plus riche et un ouest et un sud plus pauvres s’est accrue.</p>



<p>Le résultat est que beaucoup de petits éleveurs ont fini par vendre leurs vaches ou réduit les taux de fourrages uniquement pour sauvegarder leurs bétails. Les revenus de ces petits exploitants agricoles ont par conséquent diminué et le pays n’a pas réussi à les augmenter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat doit céder la place aux jeunes entrepreneurs</h2>



<p>L’agriculture peut contribuer à créer des emplois dans le pays et participer significativement à la relance économique mais, pour cela, l’État doit se désengager et céder la place aux jeunes entrepreneurs, surtout au niveau des grandes exploitations, pour encourager la production à grande échelle.</p>



<p>Il s’agit aussi de réformer les politiques agricole et alimentaire, de favoriser un système alimentaire local et une agriculture durable.</p>



<p>Aujourd’hui, une grande partie des terres agricoles de l&rsquo;État sont en friche, dans les régions du nord et du centre, mais la plupart de ces terres sont entre les mains de coopératives.</p>



<p>Parallèlement, l’État doit se concentrer sur les services publics essentiels et veiller à la régulation du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il est grand temps de changer notre modèle économique</h2>



<p>La crise alimentaire actuelle doit donner à réfléchir aux architectes de notre système économique, lequel gagnerait à s’orienter avantage vers le secteur agricole qui manque de financement. Et a besoin de sang neuf et de nouvelles énergies.*</p>



<p>Il faut pour cela inaugurer une nouvelle ère de prise de décision rationnelle, qui tienne plus compte de l’intérêt général du pays et une stratégie claire pour la promotion du secteur, et ce particulièrement en ce qui concerne le contrôle des circuits de production, d’importation et de distribution.</p>



<p>La stratégie à développer doit couvrir l’ensemble des maillons du secteur et adopter une approche participative de nature à mieux cibler les insuffisances relevées lors de diagnostic et à définir les priorités.</p>



<p><em>* Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>



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		<title>La Tunisie face à la crise alimentaire mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 08:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[crise alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la hausse des prix des produits alimentaires dont se plaignent sans cesse les citoyens, les autorités tunisiennes suivent une politique de l&#8217;autruche qui les enferme dans une logique de déni et ne leur permet pas de prendre les bonnes mesures pour régler les vrais problèmes. Au contraire, elle en fait des donquichotte guerroyant...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Cereales.jpg" alt="" class="wp-image-149383"/></figure></div>



<p><strong><em>Face à la hausse des prix des produits alimentaires dont se plaignent sans cesse les citoyens, les autorités tunisiennes suivent une politique de l&rsquo;autruche qui les enferme dans une logique de déni et ne leur permet pas de prendre les bonnes mesures pour régler les vrais problèmes. Au contraire, elle en fait des donquichotte guerroyant contre des moulins à vent et perdant un temps précieux dans la futilité des postures et l&rsquo;auto-mensonge. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-388177"></span>



<p><em>«Rien qu&rsquo;en mars, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 13%, atteignant leur plus haut niveau depuis que les Nations Unies ont commencé à les suivre en 1990. Un panier de produits comprenant des céréales, de la viande et des produits laitiers coûte désormais 34% de plus qu&rsquo;il y a un an»</em>, écrivait cette semaine le <em>Washington Post</em>, se faisant l&rsquo;écho des inquiétudes partagées par tous les gouvernements à travers le monde, qui appréhendent, à juste titre, une grave crise alimentaire mondiale causée par la forte hausse des prix des céréales, des engrais, de l&rsquo;énergie et du transport depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise alimentaire est à nos portes</h2>



<p>Au lendemain du déclenchement de cette guerre impliquant deux pays parmi les plus grands exportateurs de céréales et d&rsquo;engrais au monde, la Banque mondiale a publié un rapport où elle alertait la communauté internationale contre le spectre de la famine qui pourrait se déclarer dans plusieurs pays pauvres ou alimentairement dépendants des approvisionnements mondiaux, en citant la <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/03/17/selon-la-banque-mondiale-la-famine-pourrait-frapper-a-la-porte-de-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tunisie parmi les pays menacés</a>.</p>



<p>Il n&rsquo;y a donc qu&rsquo;en Tunisie, un pays qui traverse une grave crise économique et financière et qui ne sait même pas encore comment financer son budget pour le restant de cette année 2022, où les autorités, présidence de la république en tête, ne semblent pas vraiment s&rsquo;inquiéter face à cette menace qui se précise, alors que les prix des produits alimentaires (mais pas seulement) commencent à chauffer gravement et que le pouvoir d&rsquo;achat des citoyens, rogné par la hausse continue du taux d&rsquo;inflation, pique du nez.</p>



<p>Pire encore, les membres du gouvernement, relayés par les médias publics complaisants, n&rsquo;ont qu&rsquo;un seul souci : calmer les inquiétudes des citoyens confrontés à la forte hausse des prix constatée sur le marché local par des assurances auxquelles eux-mêmes ont du mal à croire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un président hors-sol et hors-temps</h2>



<p>C&rsquo;est ainsi, on ne le sait que trop, que fonctionnent les régimes autoritaires régentés par un seul homme, et c&rsquo;est le cas de la Tunisie actuel, où le président Kaïs Saïed accapare tous les pouvoirs depuis le 25 juillet dernier et ne semble pas bien comprendre les charges liées à sa fonction et les urgences auxquelles son pays fait face.</p>



<p>Ce président hors-sol et hors-temps, qui vit dans sa bulle, la tête dans les nuages, s&rsquo;échine – par déformation professionnelle puisqu&rsquo;il est professeur de droit – à promulguer des décrets pour régenter la vie publique que personne, autour de lui, dans le gouvernement et dans l&rsquo;administration publique, n&rsquo;a vraiment les moyens de faire appliquer. C&rsquo;est le cas, par exemple, du décret destiné à combattre la spéculation et les monopoles et qui prévoit de très lourdes sanctions privatives de la liberté (allant jusqu&rsquo;à 30 ans de prison pour les auteurs de tels délits aggravés) que, parions-le, aucun juge un tant soit peu raisonnable n&rsquo;appliquera. D&rsquo;autant que les autorités, qui tentent d&rsquo;expliquer les hausses des prix par les seuls agissements des réseaux de contrebande et de spéculation, ne sont pas parvenues jusque-là à débusquer les supposés barons de ces réseaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des responsables qui rechignent à faire face aux problèmes</h2>



<p>Ce qui inquiète vraiment dans les postures populistes du président de la république et de <em>«son»</em> gouvernement, c&rsquo;est leur manière de botter en touche, de regarder ailleurs, de provoquer des écrans de fumée pour ne pas avoir à faire face aux problèmes et à leur trouver des solutions concrètes et, surtout, adaptées et applicables immédiatement, car la situation ne souffre plus la lenteur, l&rsquo;hésitation et la procrastination.</p>



<p>Cette politique de l&rsquo;autruche est d&rsquo;autant plus suicidaire qu&rsquo;elle aveugle ceux qui la suivent et ne leur permet pas de prendre les bonnes mesures pour régler les vrais problèmes. En les enfermant dans une logique de déni, cette politique fait des responsables politiques des donquichotte guerroyant contre des moulins à vent et perdant un temps précieux dans la futilité des postures et l&rsquo;auto-mensonge qui est, on le sait le plus court chemin vers l&rsquo;échec.</p>



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		<title>Bruxelles accorde 20 millions d&#8217;euros à la Tunisie pour l&#8217;aider à financer ses besoins alimentaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 09:51:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un récent rapport sur la crise alimentaire mondiale que risque de provoquer la guerre russo-ukrainienne, la Banque mondiale a cité la Tunisie parmi les pays que cette crise pourrait affecter. L&#8217;Union européenne, soucieuse de maintenir la stabilité à ses frontières sud et de prévenir une augmentation des flux migratoires pouvant être provoquée par d&#8217;éventuelles...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/bruxelles-accorde-20-millions-deuros-a-la-tunisie-pour-laider-a-financer-ses-besoins-alimentaires/">Bruxelles accorde 20 millions d&rsquo;euros à la Tunisie pour l&rsquo;aider à financer ses besoins alimentaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Tunisie-Union-europeenne.jpg" alt="" class="wp-image-184040"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans un récent rapport sur la crise alimentaire mondiale que risque de provoquer la guerre russo-ukrainienne, la Banque mondiale a cité la Tunisie parmi les pays que cette crise pourrait affecter. L&rsquo;Union européenne, soucieuse de maintenir la stabilité à ses frontières sud et de prévenir une augmentation des flux migratoires pouvant être provoquée par d&rsquo;éventuelles famines, a décidé de voler au secours des pays du Moyen-Orient et de l&rsquo;Afrique du Nord, dont la Tunisie, pour les aider à répondre à leurs besoins alimentaires au cours de la prochaine période.  </em></strong></p>



<span id="more-387158"></span>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte de tension sur les approvisionnements alimentaires que la Commission européenne (CE) a décidé d&rsquo;accorder un financement de 20 millions d&rsquo;euros à la Tunisie dans le cadre de l&rsquo;initiative de la Facilité pour l&rsquo;alimentation et la résilience. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un programme de soutien de 225 millions d&rsquo;euros pour aider les habitants de la région du Moyen-Orient et de l&rsquo;Afrique du Nord, partenaires du voisinage méridional, à faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires et des matières premières à la suite de la guerre de la Russie en Ukraine.</p>



<p>L&rsquo;initiative, présentée le 6 avril 2022, est financée par l&rsquo;enveloppe Voisinage Sud du NDICI-Global Europe. Il est orienté vers les pays dépendants des importations de céréales, à savoir la Tunisie, l&rsquo;Algérie, l&rsquo;Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Syrie, a indiqué la CE.</p>



<p>À court terme, les objectifs de la facilité alimentaire et de résilience sont de répondre aux urgences de pénurie de produits de base, de contribuer à la stabilisation de la balance des paiements, de soutenir les systèmes locaux de protection sociale et de filets sociaux qui sont confrontés à une crise aiguë supplémentaire.</p>



<p>À moyen et à long terme, la facilité pour l&rsquo;alimentation et la résilience vise à contribuer à soutenir les systèmes agricoles locaux et à soutenir le développement de pratiques agricoles moins gourmandes en intrants et plus adaptées au climat. Il devrait également contribuer à la durabilité des systèmes agroalimentaires locaux et aider les pays du voisinage sud à se diversifier et à s&rsquo;éloigner de leur dépendance excessive vis-à-vis des importations de céréales, notamment en adoptant des variétés, des cultures et des pratiques agricoles moins gourmandes en eau.</p>



<p>À moyen et à long terme, la facilité pour l&rsquo;alimentation et la résilience vise à contribuer à soutenir les systèmes agricoles locaux et à soutenir le développement de pratiques agricoles moins gourmandes en intrants et plus adaptées au climat. Il devrait également contribuer à la durabilité des systèmes agroalimentaires locaux et aider le voisinage sud à se diversifier et à s&rsquo;éloigner de sa dépendance excessive vis-à-vis des importations des céréales, notamment en adoptant des variétés, des cultures et des pratiques agricoles moins gourmandes en eau.</p>



<p>Le commissaire chargé du voisinage et de l&rsquo;élargissement, Olivér Várhelyi, a déclaré: <em>«En temps de crise, l&rsquo;UE est solidaire de ses partenaires. Notre enveloppe de soutien de 225 millions d&rsquo;euros aidera et soutiendra les populations de la région du Moyen-Orient et de l&rsquo;Afrique du Nord, notamment pour garantir leur accès aux biens et services de base.»</em></p>



<p>La guerre en Ukraine a un impact substantiel sur les chaînes d&rsquo;approvisionnement en blé et en huile de cuisson, avec des implications sur la sécurité alimentaire. L&rsquo;Égypte, le Liban, la Libye, la Syrie, la Tunisie et la Palestine dépendent fortement de l&rsquo;Ukraine et/ou de la Russie pour leurs importations de denrées alimentaires et d&rsquo;aliments pour animaux, en particulier de céréales (et surtout de blé), tandis que le Maroc et la Tunisie dépendent fortement des exportations russes d&rsquo;engrais azotés pour la production de leurs filières agro-alimentaires.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/bruxelles-accorde-20-millions-deuros-a-la-tunisie-pour-laider-a-financer-ses-besoins-alimentaires/">Bruxelles accorde 20 millions d&rsquo;euros à la Tunisie pour l&rsquo;aider à financer ses besoins alimentaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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