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	<title>Archives des défaut de paiement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des défaut de paiement - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie veut mettre fin à l’indépendance de la banque centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 10:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les législateurs tunisiens préparent une loi qui supprimerait l’exclusivité de la banque centrale dans la fixation du taux d’intérêt de référence. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-veut-mettre-fin-a-lindependance-de-la-banque-centrale/">La Tunisie veut mettre fin à l’indépendance de la banque centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les législateurs tunisiens préparent une loi qui supprimerait l’exclusivité de la banque centrale dans la fixation du taux d’intérêt de référence, mettant ainsi fin à l’indépendance de la politique monétaire de l’Institut d’émission.</em></strong></p>



<span id="more-14302367"></span>



<p>Le projet de loi suggère que la banque centrale devrait fixer le taux d’intérêt après l’approbation du gouvernement et de l&rsquo;assemblée, et avec l&rsquo;accord du président de la république.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed s’en est souvent pris à la banque centrale qui s’opposait à son projet de financer directement le budget de l’Etat.</p>



<p>La vision à court terme du gouvernement face à la crise contraste souvent avec le souci de la banque centrale d’assurer la stabilité des prix dans un contexte de crise économique sans précédent dans le pays.</p>



<p>Le président Saïed souhaite également que la banque s’abstienne de signer des accords avec des organismes de surveillance internationaux sans son approbation.</p>



<p>Les finances publiques sont en plein désarroi après que le président Saïed a rejeté un accord du FMI appelant à une réduction des subventions et à une réforme des finances publiques.</p>



<p>Le prêt vital de 1,9 milliard de dollars promis par le FMI et conditionné à des réformes est désormais obsolète et doit être actualisé compte tenu de la détérioration des finances publiques tunisiennes.</p>



<p>La fin annoncée de l’indépendance de la banque centrale est considérée par les critiques comme une continuation de la mainmise du président sur toutes les institutions de l’État.</p>



<p>Le président a remplacé en 2021 le système parlementaire par un système présidentiel qui s’arroge la quasi-totalité de l’autorité gouvernementale.</p>



<p>Il a également mis sous son contrôle le pouvoir judiciaire qui a envoyé en prison des opposants, notamment des journalistes.</p>



<p>Sous Saïed, les acquis démocratiques ont été bouleversés, tout comme l’économie, la Tunisie étant devenue l’un des pays les plus menacés de défaut de paiement.</p>



<p>Le manque d’accès aux financements étrangers a conduit à davantage d’emprunts auprès des banques nationales, ce qui a entraîné une perturbation des importations et des files d’attente dues à la pénurie de biens essentiels.</p>



<p>Avec l’une des masses salariales les plus élevées au monde en termes de pourcentage du PIB, la Tunisie du président Kaïs Saïed n’est pas disposée à mettre en œuvre des réformes douloureuses qui incluent la réduction des subventions.</p>



<p>Alors que sa dette publique atteint 37 milliards de dollars, soit 80% du PIB [82,2% selon les chiffres officiels], avec un déficit budgétaire d’environ 10% [6,3% selon les chiffres officiels], la Tunisie est au bord du défaut de paiement. Morgan Stanley a classé ce pays d’Afrique du Nord parmi les trois principaux défaillants probables.</p>



<p><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong>Source </strong>: <a href="https://northafricapost.com/81115-tunisia-puts-final-nail-in-central-bank-independence.html">The North Africa Post</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2WMMNF78Cv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/">Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/embed/#?secret=O4TnmmawhJ#?secret=2WMMNF78Cv" data-secret="2WMMNF78Cv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-veut-mettre-fin-a-lindependance-de-la-banque-centrale/">La Tunisie veut mettre fin à l’indépendance de la banque centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moez Hadidane : «la Tunisie a évité le risque de défaut de paiement de sa dette pour 2024»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/30/moez-hadidane-la-tunisie-a-evite-le-risque-de-defaut-de-paiement-de-sa-dette-pour-2024/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/30/moez-hadidane-la-tunisie-a-evite-le-risque-de-defaut-de-paiement-de-sa-dette-pour-2024/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2024 10:49:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[dettes extérieures]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Hadidane]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Moez Hadidane, la Tunisie a évité le risque de défaut de paiement de sa dette pour l’année 2024, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/30/moez-hadidane-la-tunisie-a-evite-le-risque-de-defaut-de-paiement-de-sa-dette-pour-2024/">Moez Hadidane : «la Tunisie a évité le risque de défaut de paiement de sa dette pour 2024»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a prouvé sa capacité à payer des dettes importantes, notamment un prêt de 850 millions d’euros, sans affecter de manière significative ses réserves en devises, a indiqué Moez Hadidane.  </em></strong></p>



<span id="more-12260952"></span>



<p>Dans un entretien accordé au journal <a href="https://www.alchourouk.com/index.php/article/%D8%A7%D9%84%D8%AE%D8%A8%D9%8A%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF%D9%8A-%D9%85%D8%B9%D8%B2-%D8%AD%D8%AF%D9%8A%D8%AF%D8%A7%D9%86-%D9%84%D9%80%C2%AB%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D9%88%D9%82%C2%BB-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AA%D8%AC%D8%A7%D9%88%D8%B2%D8%AA-%D8%AE%D8%B7%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%AE%D9%84%D9%91%D9%81-%D8%B9%D9%86-%D8%B3%D8%AF%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%8A%D9%88%D9%86-%D9%81%D9%8A-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Echourouk</a> publié aujourd’hui, samedi 30 mars 2024, l’économiste a ajouté que le déficit de la balance commerciale a pu être réduit et qu’il existe d’autres indicateurs économiques en nette amélioration. </p>



<p>Ainsi, Moody’s, à travers le maintien de la notation de crédit de la Tunisie au niveau CAA2 et le relèvement de ses <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/23/moodys-maintient-la-note-souveraine-de-la-tunisie-a-caa2-et-revise-sa-perspective-de-negative-a-stable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perspectives futures de négatives à stables</a>, a considéré qu’il n’y a aucune raison de faire en sorte que les perspectives de la dette souveraine tunisienne soit négatives malgré le maintien de la notation à un niveau bas, parce que celle-ci ne peut être améliorée étant donné qu’elle reste incompatible avec les risques d’investissement dans la dette tunisienne. Mais, estime Hadidane, ce qu’il faut retenir, c’est que l’agence ne risque pas de continuer à baisser la notation de notre pays, en tout dans un horizon proche.</p>



<p>Par conséquent, la Tunisie a évité le risque de défaut de paiement de sa dette pour l’année 2024, a ajouté l’économiste dans le même entretien, d’autant plus que notre pays a été en mesure de payer, jusqu’au 25 mars, plus d’un tiers de ses dettes extérieures pour l&rsquo;année en cours, et il n&rsquo;y a donc aucun problème à ce niveau.</p>



<p>Quant aux années 2025 et 2026, on ne peut pas anticiper sur la capacité de la Tunisie à rembourser ses dettes avant de connaître le stock de ses réserves en devises à la fin de l’année en cours. Cela ne veut pas dire que l’État ne sera pas confronté à des difficultés dans ce domaine, notamment pour approvisionner le marché en produits de base (carburants, céréales, riz, huile de cuisson, café, thé, etc.) car les finances publiques subissent de fortes pressions, mais ces difficultés seront conjoncturelles.</p>



<p>Hadidane a souligné, par ailleurs, la nécessité de bien gérer le stock national de devises et d’avancer vers des réformes majeures, d’autant plus que la Tunisie s’apprête à rembourser, le 31 janvier 2025, son plus gros emprunt sur le marché international, d’une valeur d’un milliard de dollars en devises étrangères. On doit donc continuer à améliorer notre stock en devises et éviter de recourir à la banque centrale pour se financer afin de ne pas entrer dans une trajectoire négative, a averti l’économiste.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/30/moez-hadidane-la-tunisie-a-evite-le-risque-de-defaut-de-paiement-de-sa-dette-pour-2024/">Moez Hadidane : «la Tunisie a évité le risque de défaut de paiement de sa dette pour 2024»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 08:01:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[avantages fiscaux]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[dette intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Loi des Finances 2024]]></category>
		<category><![CDATA[pénuries]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a remboursé toutes ses dettes intérieures et extérieures au titre de l’année 2023, s'est félicité Sihem Nemsia. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/">La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Malgré toutes les contraintes auxquelles ont fait face les finances publiques en 2023 et de la difficulté d’accès aux financements extérieurs, la Tunisie a remboursé toutes ses dettes intérieures et extérieures au titre de l’année 2023», a fait savoir lundi, la ministre des Finances Sihem Nemsia, cherchant ainsi à dissiper les doutes sur la possibilité d’un défaut de paiement agitée par plusieurs analystes financiers.</em></strong></p>



<span id="more-11359196"></span>



<p>La ministre, qui ouvrait un débat sur la <em>«Loi des Finances 2024 et les nouvelles dispositions fiscales»</em>, organisé à Tunis par le Conseil des chambres mixtes de Tunisie, a souligné <em>«qu’au cours de l’année 2023, les finances publiques ont connu de grandes difficultés en raison d’un contexte régional et international très tendu et d’une exacerbation des changements climatiques, ayant généré une hausse des taux d’inflation et des prix des produits de première nécessité à l’échelle mondiale»</em>. Et d’ajouter&nbsp;<em>«ces contraintes réunies ont fortement impacté les équilibres financiers de la Tunisie, réduisant fortement les marges de manœuvre des autorités pour maîtriser les taux d’endettement et faire face aux dépenses publiques indispensables et parfois imprévisibles, malgré les bons résultats enregistrés au niveau de la mobilisation des ressources fiscales et de l’amélioration des performances de certains secteurs (services, tourisme…&nbsp;)»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tableau rose d’une économie en berne</h2>



<p>Nemsia a indiqué que <em>«le projet tunisien des grandes réformes est un projet global caractérisé par une vision équilibrée entre un volet social plaçant la classe moyenne et les couches vulnérables parmi ses premières priorités, et un volet économique visant à récompenser le travail et à renforcer l’initiative privée et la création de la richesse»</em>.</p>



<p>La Loi de Finances (LF) 2024 s’inscrit, selon la ministre, dans cette optique et vise à garantir l’équilibre entre deux enjeux fondamentaux: la relance de l’économie et le rétablissement de la confiance des investisseurs et le rétablissement progressif des équilibres des finances publiques, à travers l’encouragement de la réalisation d’un développement global et durable, la lutte contre l’exclusion financière des PME, la mise en place d’un système qui consacre la justice fiscale, la lutte contre l’évasion fiscale et l’intégration de l’économie parallèle</p>



<p>Cette loi a aussi pour objectifs <em>«l’optimisation des avantages fiscaux en les orientant vers les secteurs prometteurs (les énergies renouvelables, les économies verte, bleue et circulaire et le développement durable)»</em>, a dit la ministre, ajoutant&nbsp;qu’<em>«elle vise, en outre, à consacrer davantage le rôle social de l’Etat en soutenant l’inclusion financière des catégories vulnérables et à faible revenu, en garantissant l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité et en adoptant des instruments alternatifs pour financer les dépenses de subventions&nbsp;»</em>.</p>



<p>Toujours selon Nemsia<em> «la LF 2024 a prévu plusieurs mesures pour soutenir le secteur de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydriques et ce, en continuant à soutenir les petits agriculteurs, en facilitant leur accès au financement et en allégeant la fiscalité appliquée à certains produits fourragers»</em>. Le texte n’a, toutefois, pas prévu de mesures visant à supprimer des avantages fiscaux accordés aux opérateurs économiques ou à augmenter la charge fiscale, d’après la ministre.<em> «Bien au contraire, il a instauré une panoplie de mesures visant à soutenir les entreprises afin de préserver leur pérennité, soutenir leur restructuration, améliorer leur trésorerie, faciliter leur accès au financement et favoriser l’initiative privée», </em>insisté la ministre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dissiper les doutes sur un défaut de paiement</h2>



<p>Sihem Boughdiri a visiblement voulu dissiper les doutes sur la possibilité d’un défaut de paiement redouté par plusieurs analystes financiers, sachant que la Tunisie doit payer 4 milliards de dollars de dettes extérieures en 2024, soit une augmentation de 40% par rapport à 2023, et qu’elle a du mal à réparer ses finances publiques en difficulté.</p>



<p>Les économistes disent que la Tunisie a fortement contracté de nouveaux prêts internes pour rembourser ses dettes extérieures, ce qui a considérablement réduit la liquidité et a contribué à réduire le financement de l’économie par les banques. Ce qui a contracté la croissance et multiplié les pénuries de produits de première nécessité. Ils pensent que la situation sera très difficile cette année de 2024 au milieu de l’augmentation de la dette extérieure et de la difficulté de recourir à plusieurs reprises aux prêts internes.</p>



<p>Le gouvernement s’attend à ce que la dette publique accumulée en 2024 atteigne environ 140 milliards de dinars (45,17 milliards de dollars), soit environ 79,8 % du PIB, contre 127 milliards de dinars en 2023. Si on prend compte de la dette des sociétés d’Etat (presque 140 entreprises publiques), le taux de la dette publique frôlerait les 111% du PIB.</p>



<p>Face à des chiffres aussi inquiétants, on aurait du mal à suivre Mme Nemsia dans son optimisme béat.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec agences).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/">La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2023 09:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
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		<category><![CDATA[International Crisis Group]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rapport de l’International Crisis Group sur la situation en Tunisie et ses perspectives politiques et économiques.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le récent <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/middle-east-north-africa/north-africa/tunisia/234-tunisias-challenge-avoiding-default-and-preserving?fbclid=IwAR0V3SoRNukmFICxkfUjTxOvVcksKyuW_FlC5EF4vH7C2uHGLjtieSlmEOk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport de l’International Crisis Group</a> a consacré à la situation générale en Tunisie et à ses perspectives politiques et économiques face à la la probabilité d’un défaut de paiement sur sa dette extérieure en 2024 ou 2025. </em></strong><em>(Illustration : Queue devant une boulangerie à Tatatouine).</em> </p>



<span id="more-11097314"></span>



<p>Outre le recul démocratique, la Tunisie est confrontée à une crise économique, amplifiée par une dette extérieure qu’elle peine à rembourser. Les partenaires internationaux devraient maintenir leur pression sur le gouvernement en matière de droits humains, et chercher des moyens d’éviter que la situation ne s’aggrave – y compris un nouvel accord avec le FMI.</p>



<p>Que se passe-t-il ? Sous la présidence de Kaïs Saïed, la Tunisie est passée d’une période de réforme impulsée par le soulèvement de 2011 à un mode de gouvernance plus populiste et autoritaire. Le financement du Fonds monétaire international (FMI), accompagné de réformes économiques et politiques, offrirait une possibilité de sortie de crise, mais Tunis résiste.</p>



<p>En quoi est-ce significatif ? Si la Tunisie ne parvient pas à un nouvel accord de financement avec le FMI, la probabilité d’un défaut de paiement sur sa dette extérieure en 2024 ou 2025 sera beaucoup plus élevée. Un défaut de paiement pourrait exacerber les risques de violence et mettre en péril une stabilité intérieure déjà fragile.</p>



<p>Comment agir ? Le FMI devrait assouplir les conditions de son financement, afin de réduire le risque de troubles sociaux. Les partenaires étrangers de la Tunisie devraient maintenir à l’ordre du jour les questions de gouvernance et de défense des droits humains. En cas de défaut de paiement, les bailleurs de fonds devraient être prêts à fournir une aide d’urgence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant autocratique</h2>



<p>Depuis juillet 2021, date du coup de force du président Kaïs Saïed, la Tunisie a pris un tournant autocratique dans un contexte de crise économique de plus en plus aiguë. Kaïs Saïed a accompagné sa tentative de mise en place d’un système autoritaire d’une rhétorique nationaliste belliqueuse qui a encouragé des groupes d’autodéfense à user de violence contre des migrants subsahariens. Sa résistance à l’influence occidentale l’a conduit à rejeter les conditions d’un prêt proposé par le FMI, qui pourrait stabiliser l’économie du pays en difficulté en équilibrant le budget, rétablissant ainsi la confiance des investisseurs. Sans ce prêt, le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement sur sa dette extérieure en 2024 ou 2025. Pour éviter le désastre économique et social qui en résulterait, le gouvernement et le FMI devraient travailler à un accord révisé qui assouplirait les exigences dommageables pour la stabilité, en termes de réduction des dépenses publiques et de mise en œuvre de réformes économiques.</p>



<p>Les partenaires étrangers devraient soutenir activement un tel accord, tout en encourageant Kaïs Saïed à protéger les migrants sub-sahariens, ainsi que d’autres catégories de la population, de la violence de groupes d’autodéfense, et en s’assurant que le respect des droits humains reste bien à l’ordre du jour. En cas de défaut de paiement, ils devraient être prêts à fournir une aide d’urgence à la Tunisie.</p>



<p>Le climat politique du pays a radicalement changé depuis juillet 2021. Au cours de ce mois, Kaïs Saïed a invoqué l’article 80 de la constitution pour déclarer l’état d’urgence et organiser ce qui est largement considéré comme un auto-coup d’État, lors duquel il a remplacé le système semi-parlementaire du pays par un système présidentiel qui concentre entre ses mains la quasi-totalité des pouvoirs. En mettant en place un projet politique inspiré d’une idéologie nationaliste et d’extrême gauche, le président joue sur le ressentiment de la population, à l’égard, notamment, de l’ancienne classe politique et des pays occidentaux, ce qui renforce sa popularité. Son discours nationaliste a créé un climat de violence contre les migrants subsahariens.</p>



<p>Étouffée par la répression, l’opposition tunisienne est désorganisée, divisée et détournée des questions politiques intérieures, tandis qu’une grande partie de la population essaie de survivre dans un contexte de dégradation économique et sociale. Les Tunisiens ordinaires ont à nouveau peur de la répression alors que cette crainte avait disparu après le renversement du président Zine El Abidine Ben Ali dans le sillage du soulèvement de 2010-2011.</p>



<p>Les arrestations et les condamnations de personnalités, notamment politiques, se sont accélérées en 2023. Plus de 50 d’entre elles sont soit en prison pour divers chefs d’accusation, soit en exil et font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. En outre, depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre, une grande partie de la population et de la classe politique se focalise davantage sur la solidarité envers les Palestiniens plutôt que sur la politique intérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montée en flèche de la dette extérieure</h2>



<p>Les principaux indicateurs économiques restent alarmants. Au cours des dix dernières années, l’instabilité politique et l’augmentation des dépenses publiques au détriment des investissements ont ralenti la croissance économique.</p>



<p>Plus récemment, le pays a subi une série de chocs liés à la pandémie de Covid-19 et à la guerre ouverte de la Russie en Ukraine, lesquels ont davantage freiné la croissance et fait grimper l’inflation. La dette extérieure est montée en flèche, atteignant 90% du PIB en 2022. Ce fardeau de la dette a poussé les agences de notation à dégrader la notation souveraine de la Tunisie, rendant presque impossible son accès aux marchés financiers internationaux.</p>



<p>Les partenaires internationaux de la Tunisie sont divisés, y compris en interne, sur la position à adopter face à ces développements, qu’ils considèrent comme entrainant le pays dans la mauvaise direction.</p>



<p>Aux États-Unis, les membres du Congrès dénoncent régulièrement la dérive autoritaire du pays et les violations des droits humains, mais l’exécutif a maintenu une solide coopération sécuritaire.</p>



<p>L’Union européenne, avec l’Italie en tête, est plutôt silencieuse quant au virage autocratique du président, soucieuse de minimiser le risque d’une augmentation des migrations provoquée par une éventuelle implosion économique.</p>



<p>L’Union africaine a exprimé son indignation face aux attaques visant des migrants subsahariens, mais l’Algérie et la Syrie nouent des relations de plus en plus cordiales avec les dirigeants tunisiens, avec lesquels ils partagent une affinité idéologique certaine.</p>



<p>Pour lutter contre la récession économique, les partenaires étrangers de la Tunisie ont encouragé Kaïs Saïed à accepter un accord avec le FMI – dont les termes ont été définis avec les services du FMI en octobre 2022 – qui aiderait le pays à honorer son service de la dette. Mais Kaïs Saïed et ses partisans rejettent les réformes économiques liées au prêt, craignant qu’elles n’augmentent la pauvreté et ne déclenchent des troubles sociaux. Le FMI semble ouvert à un accord plus souple, mais même dans ces conditions, Kaïs Saïed pourrait considérer qu’il va trop loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un risque d’effondrement économique</h2>



<p>Kaïs Saïed n’a pas coupé les ponts avec le FMI, mais parce qu’il dépeint les élites tunisiennes comme complices des bailleurs de fonds occidentaux contre les intérêts du peuple tunisien, il pourrait tout simplement renoncer à un accord, prenant ainsi le risque d’un défaut de paiement sur la dette extérieure.</p>



<p>Ce serait une erreur. Même si les partisans de Kaïs Saïed et certains économistes estiment que la Tunisie pourrait trouver d’autres sources de devises (par exemple, les revenus générés par les transferts de fonds des émigrés tunisiens, du soutien financier des pays amis comme l’Algérie ou sur l’accroissement de l’exportation de phosphate et de pétrole), ces scénarios comportent leur part d’incertitude.</p>



<p>Les arguments selon lesquels la Tunisie pourrait être en mesure de faire face à un défaut de paiement – notamment, en puisant dans ses réserves de change pendant qu’elle rééchelonne rapidement sa dette – sont tout aussi bancals. Ils ne tiennent pas compte des scénarios dans lesquels les risques existants pourraient se matérialiser, notamment celui d’une dette intérieure considérable dont il pourrait être difficile d’assurer le service si le pays était confronté à un resserrement du crédit à la suite d’un défaut de paiement, et celui d’une inflation galopante. Le gouvernement pourrait déclencher ce second scénario s’il poussait la Banque centrale à recourir à la planche à billets pour payer ses créanciers nationaux ou les salaires des employés du secteur public.</p>



<p>L’effondrement économique pourrait faire descendre les citoyens dans la rue, créer une compétition violente au sein des populations pour l’accès aux ressources limitées et même conduire des officiers de l’armée formés en Occident à défier les autorités.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rTYaCTUFjc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/21/penurie-de-pain-en-tunisie-sur-fond-de-querelle-sur-les-subventions-alimentaires/">Pénurie de pain en Tunisie sur fond de querelle sur les subventions alimentaires</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pénurie de pain en Tunisie sur fond de querelle sur les subventions alimentaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/21/penurie-de-pain-en-tunisie-sur-fond-de-querelle-sur-les-subventions-alimentaires/embed/#?secret=2QoPs43gM1#?secret=rTYaCTUFjc" data-secret="rTYaCTUFjc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans ces conditions, la priorité des bailleurs de fonds et du FMI devrait être de ramener l’équipe de Kaïs Saïed à la table des négociations et de proposer à Tunis un accord révisé assorti de conditions moins strictes – à la fois pour aider à réduire l’éventualité de troubles sociaux et pour encourager Saïed à accepter un nouvel accord avec le FMI. Les chances de succès sont faibles, mais cette approche mérite d’être tentée.</p>



<p>Parallèlement, les bailleurs de fonds devraient essayer de renforcer la coopération internationale coordonnée avec la Tunisie dans le cadre du mécanisme G7+ – lequel pourrait être élargi pour couvrir un plus grand nombre de sujets. Ils devraient aussi travailler de manière plus concertée et synchroniser leur approche avec celle des organismes régionaux tels que l’Union africaine, de sorte que la Tunisie puisse faire face à des acteurs extérieurs plus unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question des droits humains</h2>



<p>Les bailleurs de fonds occidentaux devraient également s’efforcer de maintenir à l’ordre du jour diplomatique la question des droits humains, incluant la question des migrants subsahariens, et des réformes politiques, en présentant leurs recommandations comme autant de moyens de prévenir l’accumulation de griefs au sein de la population tunisienne. Que Tunis adhère ou non à ce raisonnement, cette manière de formuler des recommandations est moins susceptible d’engendrer des réactions négatives qu’un appel à des valeurs ou des principes intangibles, que Tunis pourrait voir comme une tentative d’imposer une vision occidentale et d’attenter à sa souveraineté.</p>



<p>Enfin, en cas de défaut de paiement suivi d’un sérieux choc économique que le maintien du statu quo actuel entrainerait, les bailleurs de fonds devraient se préparer à mettre en place un programme d’aide d’urgence pour fournir aux Tunisiens des produits de première nécessité.</p>



<p>Convaincre la Tunisie de conclure un accord avec le FMI qui lui permette d’éviter le défaut de paiement, tout en l’encourageant à adopter un comportement plus respectueux des droits humains, nécessitera de la souplesse et du tact de la part des partenaires étrangers. Même dans ce cas, le succès est loin d’être assuré. Tant qu’il reste des possibilités de parvenir à un accord avec le FMI, les acteurs extérieurs devraient continuer à encourager cet accord, tout en se préparant aux pires scénarios, lesquels, malheureusement, ne semblent que trop probables.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Tunis/Bruxelles, 22 décembre 2023</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/middle-east-north-africa/north-africa/tunisia/234-tunisias-challenge-avoiding-default-and-preserving?fbclid=IwAR0V3SoRNukmFICxkfUjTxOvVcksKyuW_FlC5EF4vH7C2uHGLjtieSlmEOk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Crisis Group</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w0Q0MDHKVw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=CKwCKmr22Z#?secret=w0Q0MDHKVw" data-secret="w0Q0MDHKVw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Éloigner la Tunisie du défaut de paiement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/23/eloigner-la-tunisie-du-defaut-de-paiement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:17:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les difficultés socio-économiques de la Tunisie pourraient s’aggraver en cas de défaut de paiement de sa dette, estime Crisis Group dans un rapport.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/23/eloigner-la-tunisie-du-defaut-de-paiement/">Éloigner la Tunisie du défaut de paiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les difficultés socio-économiques de la Tunisie pourraient s’aggraver en cas de défaut de paiement de sa dette. Dans cet extrait de la <a href="https://www.crisisgroup.org/global/watch-list-2023-autumn-update" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Watch List 2023 – Autumn Update</a>, Crisis Group conseille à l’UE d’encourager un accord de prêt révisé avec le FMI mais de faire pression sur Tunis sur la gouvernance et les droits de l’homme.</em></strong></p>



<span id="more-10243434"></span>



<p>Depuis juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed a pris le pouvoir, limogeant le Premier ministre et suspendant le Parlement, la Tunisie a pris un nouveau tournant autocratique alors que sa crise économique sous-jacente ne cesse de s’aggraver. Le président tente de construire un système autoritaire à part entière et de s’attirer le soutien public avec une rhétorique résolument nationaliste. Il a imprégné son discours d’insinuations racistes, rejetant la responsabilité des malheurs socio-économiques du pays – tels que l’inflation et le chômage – sur les migrants d’Afrique subsaharienne, entre autres (…). Parallèlement, il a rejeté les conditions attachées à un prêt proposé par le Fonds monétaire international (FMI) visant à équilibrer le budget et à restaurer la confiance des investisseurs, poussant le pays au bord du défaut de paiement sur sa dette extérieure. Un défaut de paiement aggraverait probablement considérablement les problèmes ci-dessus en exacerbant le risque de violence et en mettant en péril la stabilité intérieure déjà fragile.</p>



<p>Au début, l’Union européenne (UE) et nombre de ses États membres ont manifesté de grandes inquiétudes quant à la direction prise par la Tunisie sous Saïed. Le président semblait vouloir annuler les acquis démocratiques du soulèvement de 2011, la première des révoltes populaires de cette année-là dans le monde arabe. Mais l’Europe a progressivement réorienté ses efforts vers la lutte contre la migration irrégulière.</p>



<p>L’augmentation des arrivées de migrants en provenance de la Méditerranée a été le principal moteur de ce changement, même si l’élection du gouvernement d’extrême droite dirigé par Giorgia Meloni en Italie y a contribué.</p>



<p>Aujourd’hui, l’UE considère la Tunisie comme un partenaire clé dans la lutte contre la migration irrégulière, une tâche qui, selon elle, nécessitera d’importantes mesures d’aide pour que Tunis puisse produire les résultats que l’Europe souhaite voir tout en maintenant la stabilité. Ces deux priorités ont pris le pas sur les discussions sur la restauration de la démocratie et de l’État de droit – produisant un flux de financement qui, selon les critiques, équivaut à un chèque en blanc pour le gouvernement de Saïed.</p>



<p>L’UE et ses États membres doivent suivre une ligne difficile : équilibrer leurs divers agendas politiques, sécuritaires et économiques en Tunisie avec le travail important de recherche des droits et des réformes de la gouvernance. Cependant, à l’heure actuelle, cet équilibre semble trop s’éloigner de la recherche des réformes qui seront nécessaires pour stabiliser le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AOTNz1uJ28"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-meloni-propose-de-decoupler-les-prets-de-lue-et-du-fmi/">Tunisie : Meloni propose de «découpler» les prêts de l’UE et du FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Meloni propose de «découpler» les prêts de l’UE et du FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-meloni-propose-de-decoupler-les-prets-de-lue-et-du-fmi/embed/#?secret=LbY3zjSTZk#?secret=AOTNz1uJ28" data-secret="AOTNz1uJ28" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plutôt que d’abandonner ce programme, l’UE devrait travailler avec les États membres pour :</p>



<p><strong><em>Encourager la Tunisie et le FMI à s’entendre sur des conditions de prêt révisées</em></strong>, en faisant pression sur Tunis pour qu’elle conclue un accord et sur les actionnaires du FMI pour qu’ils assouplissent certaines conditions (par exemple, en appelant à de plus petites réductions des dépenses);</p>



<p><strong><em>Maintenir l’accent sur les droits de l’homme et la gouvernance</em></strong> – en soulignant la nécessité de freiner la violence des justiciers et de contenir ses répercussions – en soulignant leur importance pour la stabilité intérieure ; et</p>



<p><strong><em>Commencer à se préparer à la possibilité que l’Europe doive fournir un financement d’urgence à la Tunisie</em></strong> – par exemple pour soutenir les livraisons de médicaments et de blé – si le pays ne parvient pas à parvenir à un accord avec le FMI et ne parvient pas à honorer sa dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenariat précaire avec l’Europe</h2>



<p>Depuis les actions fatidiques de Saïed en 2021, l’Europe ne sait plus quoi faire à l’égard de la Tunisie. Saïed a remplacé le système semi-parlementaire du pays par un système présidentiel qui lui permet de concentrer presque tous les pouvoirs gouvernementaux entre ses mains. Parmi les Tunisiens ordinaires, la peur de la répression, disparue après le renversement du président Zine El Abidine Ben Ali lors du soulèvement populaire de 2011, a refait surface. Depuis la mi-février, les arrestations et condamnations de personnalités publiques, notamment politiques, se sont accélérées. Plus de 35 d’entre eux sont en prison pour diverses accusations. Colportant un programme inspiré par des idées nationalistes et de gauche, le président joue sur les ressentiments, notamment envers l’ancienne classe politique, pour accroître sa popularité.</p>



<p>Très tôt, troublée par la dérive autoritaire, l’UE a insisté sur le retour à un régime démocratique. En septembre 2021, par exemple, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, s’est rendu à Tunis et a déclaré que <em>«le libre exercice du pouvoir législatif et la reprise de l’activité parlementaire… doivent être respectés»</em>. De hauts responsables de l’UE – ainsi que des États membres comme la France et l’Allemagne – ont maintenu la pression sur les questions de droits et de gouvernance après que Saïed ait prononcé un discours raciste largement critiqué en février. Dans ce discours, il a affirmé que <em>«des hordes de migrants illégaux»</em> étaient à l’origine de <em>«violences et d’actes inacceptables»</em>, ajoutant que le <em>«but ultime»</em> des migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie était de <em>«transformer la composition démographique»</em> du pays. Ses propos s’accompagnent d’une répression brutale contre les migrants. Les forces de sécurité tunisiennes semblent devenir de plus en plus agressives en expulsant vers la frontière libyenne des migrants en provenance d’Afrique subsaharienne. Les migrants s’inquiètent de plus en plus des attaques de justiciers et de la violence collective – ce qui correspond à des incidents tels que les attaques de juillet contre des migrants subsahariens à Sfax, une ville côtière.</p>



<p>Les dirigeants européens ont été particulièrement frustrés que Saïed se soit engagé dans un recul démocratique aussi flagrant, malgré les sommes considérables envoyées à la Tunisie au cours de la transition démocratique d’après 2011, qui était pour beaucoup un puissant symbole des promesses des soulèvements arabes.</p>



<p>En 2016, selon un rapport de l’UE, le pays était l’un des principaux bénéficiaires du financement de l’UE au titre de la politique européenne de voisinage (PEV), ayant reçu environ 8,5% de l&rsquo;allocation totale. Conformément à la PEV, ces fonds ont favorisé une nouvelle approche des relations avec Tunis, axée sur la coopération politique et l’intégration économique et sociale. En 2020, le projet de réforme s’était déjà heurté à la résistance tunisienne, en grande partie à cause de la montée d’une nouvelle classe politique lors des élections de 2019, hostile aux réformes imposées par l’Occident et critique de la trajectoire démocratique du pays. Les choses n’ont fait qu’empirer après <em>«l’auto-coup d’État»</em> de Saïed en 2021.</p>



<p>Outre les questions de droits et de gouvernance, les différends sur les réformes économiques ont compliqué les efforts visant à fournir à la Tunisie l’aide financière dont elle a désespérément besoin, alors que son économie est sous le choc (entre autres) des chocs générés par la pandémie de Covid-19 et la guerre de la Russie en Ukraine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="58cqpcDEqN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/">Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/embed/#?secret=j7g9irFebx#?secret=58cqpcDEqN" data-secret="58cqpcDEqN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le FMI semblait prêt à offrir une bouée de sauvetage avec un prêt de stabilisation de 1,9 milliard de dollars sur 48 mois après avoir conclu un accord au niveau des services avec Tunis fin 2022. Mais cela aurait obligé Tunis, entre autres choses, à réduire les subventions aux carburants et à réformer les entreprises détenues par l’État – des mesures politiquement impopulaires en raison de leur impact potentiel sur l’emploi et les revenus. Saïed, ainsi que le principal syndicat tunisien et des experts apparentés, ont qualifié ces conditions de <em>«diktats étrangers»</em> et ont suggéré que leur impact social serait trop important. Ils évoquent le risque d’émeutes similaires à celles de janvier 1984, déclenchées par la hausse des prix du pain et des céréales (même si le FMI n’a pas proposé dans ce cas de supprimer les subventions au pain). En réponse, l’UE et plusieurs États membres ont plaidé pour que Tunis adopte l’ensemble des réformes attachées au prêt du FMI. Bruxelles a conditionné la poursuite de sa propre aide financière à un accord de crédit du FMI et au respect de ses conditions. Pour l’heure, Tunis semble laisser les négociations en suspens.</p>



<p>Alors que les responsables de l’UE continuent de déplorer l’absence de réformes, exhortent Tunis à conclure l’accord avec le FMI et soulignent la nécessité de revigorer les institutions démocratiques tunisiennes, les États membres – en particulier l’Italie – semblent de plus en plus préoccupés par la hausse de la migration irrégulière en provenance de Tunisie. Les arrivées en Italie ont triplé au cours des deux dernières années, pour atteindre 56 000 en août 2022.</p>



<p>Dans ce contexte, le gouvernement Meloni, entré en fonction en 2022, n’a visiblement pas condamné le fameux discours de Saïed en février. L’Italie penche de plus en plus en faveur d’un assouplissement des conditions des prêts du FMI – craignant que l’alternative ne soit un effondrement économique et encore plus de migration. D’autres pays européens restent attachés au projet de réforme, et certains (comme la France et l’Allemagne) ont exprimé leur profonde inquiétude face au discours anti-migrants de Tunis. Mais en matière de politique européenne, les inquiétudes concernant l’effondrement économique et le défi associé que représente la gestion des problèmes de migration irrégulière occupent de plus en plus le devant de la scène.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gérer le risque de défaut</h2>



<p>La question est de savoir ce qui se passe maintenant. La Tunisie court un risque sérieux et rapidement croissant de défaut de paiement sur sa dette extérieure, et elle aura besoin d’une aide extérieure pour relever ce défi. D’ici 2024, avec des remboursements de dettes étrangères de 2,6 milliards de dollars prévus (y compris une obligation libellée en euros arrivant à échéance en février, équivalant à 900 millions de dollars), on ne sait toujours pas comment le gouvernement sera en mesure d’obtenir des fonds suffisants pour faire face à ces dettes.</p>



<p>Le prêt du FMI en discussion serait le moyen le plus fiable pour Tunis de rester à jour dans ses paiements. Dans les conditions actuelles, le gouvernement aurait du mal à trouver un financement externe alternatif pour couvrir les coûts, alors que les indicateurs économiques de la Tunisie continuent de se détériorer. Les principales agences de notation, Fitch et Moody’s, ont abaissé la note de crédit de la Tunisie, rendant encore plus difficile pour le pays d’emprunter à l’étranger.</p>



<p>Il y aurait également des risques et des inconvénients à accepter un prêt du FMI. Du point de vue de la Tunisie, les avantages économiques à long terme sont sans aucun doute difficiles à évaluer et dépendront dans une certaine mesure des conditions finalement négociées, de la mesure dans laquelle les réformes seront mises en œuvre et de l’état de l’économie mondiale au fil du temps. Ses conséquences politiques pourraient également être difficiles à gérer. Du point de vue des bailleurs de fonds, il est tout à fait possible que, bien qu’il ait signé l’accord, Saïed fasse du FMI le bouc émissaire de chaque mesure impopulaire qu’il pourrait contenir. Une telle posture nationaliste pourrait déclencher des troubles, les Tunisiens tenant l’institution financière pour responsable de leur situation économique – et peut-être diriger leur colère contre les Occidentaux (ou les actifs occidentaux) dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ypSCq2jsR9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=dBkvj1AVhp#?secret=ypSCq2jsR9" data-secret="ypSCq2jsR9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, les risques liés à l’octroi d’un prêt dépassent de loin les risques d’un scénario sans accord, qui, en l’absence d’une nouvelle injection de financements extérieurs ou d’une amélioration inattendue des perspectives macro-économiques de la Tunisie, pourrait être catastrophique.</p>



<p>L’UE devrait cesser son aide financière, car elle est conditionnée à un accord du FMI. En 2021 et 2022, alors que les négociations avec le FMI étaient en cours, la Commission européenne a aidé le pays à éviter un défaut de paiement en empruntant 600 millions d’euros à des créanciers privés à des taux bonifiés, puis en les prêtant à la Tunisie. Mais s’il n’y a pas d’accord du FMI, la Commission ne pourra plus faire cela et ses options pour aider la Tunisie seront faibles.</p>



<p>Quant aux États arabes du Golfe, alors que l’Arabie Saoudite a accordé à la Tunisie un prêt bonifié de 400 millions de dollars et une subvention de 100 millions de dollars en juillet, ni Riyad ni les autres capitales du Golfe ne sont susceptibles d’offrir davantage de crédit en l’absence d’un accord du FMI et d’un programme clair de réforme économique.</p>



<p>Ainsi, à moins que les revenus issus des exportations de pétrole et de phosphate, des envois de fonds des travailleurs et du tourisme ne rebondissent au-delà des attentes les plus optimistes, ou que les taux d’intérêt mondiaux ne baissent de manière significative et ne réduisent la dette extérieure de la Tunisie, l’échec des négociations avec le FMI pousserait probablement le gouvernement à la faillite.</p>



<p>Un défaut de paiement plongerait la Tunisie dans une dangereuse spirale descendante. Cela pourrait déstabiliser le secteur bancaire, en particulier compte tenu de la forte exposition des banques nationales aux bons et obligations du Trésor, ainsi qu’aux devises étrangères.</p>



<p>Cela pourrait également évincer le secteur privé en raison d’un resserrement du crédit alors que les besoins d’emprunt du gouvernement augmentent; provoquer une baisse de la production; générer encore plus d’inflation; permettre une corruption encore plus grande (qui semble augmenter à mesure que la situation économique se détériore); stimuler l&rsquo;économie souterraine; et déclencher des affrontements le long des chaînes de distribution agricole dans les zones rurales.</p>



<p>À leur tour, les personnes protestant contre la forte détérioration de la situation économique et sociale pourraient déclencher une réaction violente de la part des partisans de Saïed, qui pourraient tenter de diriger les frustrations populaires vers les hommes d’affaires et les membres de l’opposition politique ayant des liens avec l’Occident. Dans l’une ou l’autre de ces circonstances, de nombreux Tunisiens quitteraient probablement le pays, souvent en tentant la traversée de la Méditerranée vers l’Europe.</p>



<p>En partie à cause de ces craintes, Bruxelles a assoupli sa ligne sur les questions de droits et de gouvernance avec Tunis, donnant à Saïed des incitations supplémentaires pour accepter un accord avec le FMI en offrant de nouveaux financements conditionnels à un accord et en débloquant d’autres fonds, plus réduits, pour soutenir le pays et ses capacités de contrôle des migrations.</p>



<p>En juillet, l’UE et la Tunisie ont signé un protocole d’accord pour établir un partenariat bilatéral qui englobe la coopération dans les domaines économique, de la transition numérique, de l’énergie verte et de la migration.</p>



<p>Les médias européens et tunisiens ainsi que les groupes de la société civile ont fustigé cet accord pour avoir omis de mentionner le bilan du gouvernement en matière de droits humains, ainsi que pour avoir établi ce qu’ils ont qualifié de programme d’argent contre la migration.</p>



<p>Dans le cadre de cet accord, Bruxelles a offert 900 millions d’euros d’assistance macrofinancière conditionnée à un accord avec le FMI, 150 millions d’euros d’aide budgétaire inconditionnelle et 105 millions d’euros pour financer le retour des migrants ainsi que les efforts tunisiens pour empêcher la migration irrégulière vers l’UE.</p>



<p>Dans le cadre de ce dernier accord, et suite aux discussions de fin septembre entre les États membres de l’UE, la Tunisie doit traiter les demandes d’asile des réfugiés à destination de l’Europe sur son propre sol, plutôt que de permettre à ces personnes de traverser la Méditerranée et de déposer leur demande.</p>



<p>Dans le même temps, le nombre de migrants traversant la Méditerranée a augmenté de 69% depuis l’annonce de ce plan. Mais comme la migration est en partie motivée par des facteurs indépendants de la volonté de la Tunisie, et en partie causée par sa propre mauvaise gouvernance, une augmentation du financement en l’absence de réformes risque en soi d’avoir des résultats décevants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’UE peut faire</h2>



<p>L’UE et ses États membres sont confrontés à des choix très imparfaits lorsqu’il s’agit de la Tunisie. Les efforts visant à aider Tunis à stabiliser le pays et à éviter les troubles intérieurs ne peuvent pleinement réussir sans un engagement du gouvernement en faveur de réformes, tant en matière de droits et de gouvernance qu’en matière d’économie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DrVvU9eqv8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uAARjTuIuY#?secret=DrVvU9eqv8" data-secret="DrVvU9eqv8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Pourtant, si les donateurs européens et autres poussent trop fort en faveur des réformes, leur aide à la stabilisation pourrait ne pas être la bienvenue. La meilleure voie à suivre implique donc probablement une sorte d’exercice d’équilibre, que les acteurs européens devraient poursuivre comme suit :</p>



<p><strong><em>Premièrement, l’UE et ses États membres devraient appuyer de tout leur poids les efforts visant à négocier un accord entre la Tunisie et le FMI.</em></strong> Même si les chances d’obtenir un oui sont modestes, il y a quand même des raisons de continuer à essayer.</p>



<p>Au-delà de continuer à brandir des carottes sous la forme d’une éventuelle aide, l’UE devrait faire pression sur le FMI et des actionnaires influents comme les États-Unis pour s’assurer que les conditions qu’elle recherche sont réalistes tout en poussant le gouvernement vers des réformes. En particulier, ils devraient faire pression sur le Fonds pour qu’il propose des conditions révisées qui appellent Tunis à procéder à des réductions de dépenses plus faibles et plus douces, en particulier dans les subventions énergétiques, et peut-être à développer des objectifs budgétaires plus réalistes; la réduction des surtaxes de remboursement de la dette du FMI pourrait également aider. Même si l’UE ne peut pas fixer les conditions d’un prêt du FMI, ses pressions politiques peuvent contribuer à adoucir les positions des deux parties et à rendre un accord plus probable. Les États membres qui disposent des meilleurs canaux vers Tunis devraient envoyer le message que quels que soient les effets à long terme du prêt du FMI dont les Tunisiens s’inquiètent, ils ne peuvent être pires qu’un défaut de paiement.</p>



<p><strong><em>Deuxièmement, l’UE et ses États membres ne devraient pas laisser l’attention croissante portée à la stabilisation économique et à la migration irrégulière éclipser le débat sur les droits de l’homme et la réforme de la gouvernance.</em></strong> Afin de formuler la nécessité de réformes dans des termes qui pourraient trouver un écho à Tunis, ils devraient se concentrer sur ces réformes comme étant essentielles à la stabilité sociale, avec une attention particulière sur le changement des comportements les plus susceptibles de provoquer des troubles violents.</p>



<p>L’UE pourrait poursuivre cet agenda lors des prochaines réunions du Conseil de l’association UE Tunisie, qui offre des opportunités de coopération avec les autorités tunisiennes pour soutenir la réforme de la justice, promouvoir les droits de l’homme et sauvegarder l’État de droit.</p>



<p>En tête de liste, <strong><em>Bruxelles devrait faire pression sur le président Saïed pour qu’il réduise la violence des justiciers</em></strong>, que ce soit envers les migrants d’Afrique subsaharienne ou contre toute autre personne. En effet, entre janvier et avril, de nombreux Tunisiens de l’intérieur du pays ont signalé que des partisans autoproclamés de Saïed, connus sous le nom de <em>«milices Kaïs»</em>, avaient commencé à s’en prendre aux individus qui critiquaient le président dans les cafés.</p>



<p>En réaction à d’éventuelles manifestations antigouvernementales et aux nouveaux discours de Saïed rejetant la faute sur certains acteurs, ces groupes auto-organisés pourraient intensifier les violences contre les migrants. Ils pourraient également commencer à orchestrer des manifestations et des attaques contre l’opposition, ainsi que contre des hommes d’affaires et des boucs émissaires extérieurs, tels que des partisans étrangers de l’opposition et des ONG internationales. Tunis devrait œuvrer pour les en empêcher.</p>



<p>Enfin, <strong><em>l’UE devrait également se préparer à la possibilité de devoir prêter une aide d’urgence en cas de défaut de paiement de la Tunisie.</em></strong> Même si cette aide aurait des objectifs différents de ceux du type de financement disponible si le prêt du FMI était conclu, une aide pour soutenir les livraisons de blé tendre et de médicaments pourrait être nécessaire afin d’éviter une crise humanitaire, qui pourrait dégénérer en troubles dangereux.</p>



<p>L’UE devrait également envisager de soutenir des mécanismes de financement, par exemple pour permettre l’importation de produits pétroliers. Bruxelles devrait commencer dès maintenant à tester cette approche possible avec les États membres, afin de parvenir à un consensus sur ce qu’elle serait prête à offrir.</p>



<p>Alors que des pays comme l’Allemagne et l’Italie ont encore des divergences sur la quantité de capital politique à dépenser pour tenter de mettre un terme à la dérive autoritaire, l’accent mis sur le maintien de la paix intérieure en Tunisie pourrait les aider à surmonter cette division.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.crisisgroup.org/middle-east-north-africa/north-africa/tunisia/steering-tunisia-away-default" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Crisis Group</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/23/eloigner-la-tunisie-du-defaut-de-paiement/">Éloigner la Tunisie du défaut de paiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Nuages de dettes au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 09:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnan Maraei]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette insoutenable]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le spectre d’une dette insoutenable et d’une restructuration prolongée et pénible plane sur le Liban, l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/02/nuages-de-dettes-au-moyen-orient/">Nuages de dettes au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le spectre d’une dette insoutenable et d’une restructuration prolongée et pénible plane sur les pays fortement endettés de la région Mena : le Liban, l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie. La question est de savoir si ces pays entreprendront les changements politiques nécessaires et profiteront de ce moment critique pour s’engager dans des réformes – ou s’ils continueront à s’enfoncer dans un océan de dettes.  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Adnan Maraei </strong>*</p>



<span id="more-9992399"></span>



<p>Une tempête d’endettement se prépare dans certaines parties de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). La dette dans la région a augmenté, atteignant des niveaux très élevés dans plusieurs pays (graphique 1). L’Égypte, la Jordanie et la Tunisie se trouvent dans une situation précaire, leur stabilité économique vacillante alors qu’ils sont aux prises avec la perspective d’une crise de la dette. Le Liban, déjà secoué par l’une des pires crises économiques au monde, constitue un récit édifiant. Sa chute dans le défaut de paiement a mis en lumière les graves problèmes liés à la dette de ces pays et leurs ramifications plus larges.</p>



<p>La vague croissante d’endettement, couplée à des perspectives économiques mondiales difficiles, attise une véritable tempête (graphique 2). Cette crise a été alimentée par la raréfaction des financements à faible taux d’intérêt et par la réticence des riches producteurs de pétrole de la région Mena à poursuivre le soutien financier inconditionnel du passé. Cette équation complexe est exacerbée par les conditions sociales difficiles auxquelles ces pays sont confrontés, qui laissent peu de place à un assainissement budgétaire significatif. Par conséquent, maintenir la viabilité de la dette constitue pour ces pays un défi colossal, et il devient de plus en plus intimidant.</p>



<p>Ce ne sont pas seulement les perspectives de croissance économique qui sont menacées, mais aussi la stabilité sociopolitique de ces pays. Les enjeux sont élevés. Au milieu de ces sombres réalités se trouve un chemin étroit vers le salut, mais ce chemin nécessite des mesures audacieuses et proactives pour s’attaquer de front à la crise de la dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Origines de la crise</h2>



<p>Les problèmes d’endettement croissants de la région Mena sont profondément enracinés dans un mélange de malheur et de mauvaises décisions politiques. Chaque nation – l’Égypte, la Jordanie, le Liban et la Tunisie – est confrontée à un ensemble unique de problèmes, marqués par des paysages politiques et économiques différents, ainsi que par une disparité dans la composition de l’encours de leur dette. Il y a pourtant un fil conducteur dans leurs situations difficiles.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Coup d&rsquo;oeil sur la dette (Graphique 1)</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1-913x1024.jpg" alt="" class="wp-image-9992424" style="width:800px" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1-913x1024.jpg 913w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1-268x300.jpg 268w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1-768x861.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1-580x650.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1-860x964.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/mazarei-chart1.jpg 1137w" sizes="(max-width: 913px) 100vw, 913px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Les niveaux d’endettement dans plusieurs pays Mena atteignent désormais un ratio alarmant (2023).</em></p>



<p>Ces nations ont été paralysées par des problèmes structurels persistants liés à la gouvernance et aux cadres réglementaires, aux économies contrôlées par l’État, aux secteurs publics pléthoriques qui étouffent la croissance du secteur privé, à la faible mobilisation des revenus intérieurs et aux subventions mal ciblées. Ces problèmes existent depuis longtemps, principalement en raison de réformes inadéquates.</p>



<p>La dépendance de ces pays à l’égard de taux de change fixes et du financement par emprunt contribue également à une crise naissante. La situation a été exacerbée par les fluctuations économiques mondiales et les chocs récents – tels que la pandémie et les retombées de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – ainsi que par la hausse des prix alimentaires, qui contribuent à une montée en flèche des niveaux d’endettement. Les défis sociétaux et la méfiance à l’égard du gouvernement qui entravent la répartition équitable des charges d’ajustement économique ont aggravé le problème. En conséquence, la dette publique a été exploitée comme une solution temporaire pour retarder la résolution des problèmes économiques, mais sans solutions durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Considérons les détails :</h2>



<p>L’Égypte a enduré des années de stagnation économique, attribuable en partie au contrôle omniprésent de l’armée sur l’économie. Les conséquences de la pandémie sur le tourisme, ainsi que la hausse des coûts des importations alimentaires à la suite de la guerre russe en Ukraine, ont aggravé les malheurs de l’Égypte. Les déficits budgétaires persistants et le maintien d’un taux de change fixe ont entraîné d’importants besoins de financement, satisfaits en partie par des entrées de capitaux à court terme.</p>



<p>Comme indiqué dans le Fiscal Monitor d’avril 2023 du FMI, les besoins bruts de financement de l’Égypte en 2023 s’élèvent à 35% de son PIB, ce qui la rend très vulnérable aux hausses de taux d’intérêt et aux risques de refinancement.</p>



<p>La Jordanie est également aux prises avec une faible croissance, résultant en partie d’un taux de change fixe surévalué, ainsi que de perturbations géopolitiques et économiques. L’afflux massif de réfugiés syriens et les perturbations commerciales consécutives à la guerre civile syrienne ont mis encore plus à rude épreuve son économie. Pendant ce temps, la Jordanie lutte pour contrôler ses finances publiques, alourdie par d’importantes subventions, transferts d’entreprises publiques et dépenses de sécurité – en grande partie à cause de facteurs géopolitiques – tout en dépendant fortement de l’aide publique.</p>



<p>Heureusement, la Jordanie dispose d’un cadre politique plus efficace que les trois autres pays et obtient de bons résultats dans le cadre de son programme actuel du FMI. Néanmoins, son endettement élevé rend le pays très vulnérable aux évolutions défavorables.</p>



<p>La crise de la dette du Liban était motivée par un système non viable fondé sur des taux de change fixes et des finances publiques fragiles, qui nécessitaient des taux d’intérêt élevés pour attirer les flux de capitaux étrangers – un schéma de Ponzi classique. Ce système défectueux, associé à une impasse politique persistante et à l’influence indue du secteur bancaire sur l’élaboration des politiques, a précipité une crise économique et sociale aux multiples facettes, conduisant à un défaut de paiement sur la dette souveraine intérieure et extérieure.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Tempête parfaite (Graphique 2). </em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2-907x1024.jpg" alt="" class="wp-image-9992436" style="width:800px" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2-907x1024.jpg 907w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2-266x300.jpg 266w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2-768x867.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2-580x655.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2-860x971.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Chart2.jpg 1132w" sizes="(max-width: 907px) 100vw, 907px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Une dette croissante, aggravée par des conditions mondiales difficiles, créant un défi colossal en matière de viabilité de la dette pour certains pays. (Ratio dette publique/PIB, 2023).</em></p>



<p>La Tunisie se distingue comme le seul pays du Printemps arabe qui semble avoir pris des mesures pour renforcer la démocratie et la gouvernance. Cependant, le rôle croissant du gouvernement en tant que fournisseur d’emplois et de subventions, associé au choc du Covid-19 – qui a mis à mal l’économie et le budget (Mazarei et Loungani 2023) – ont mis la Tunisie dans une situation fragile. Les autorités ont insisté pour maintenir la stabilité du taux de change même lorsque cela était inabordable. Cela a conduit à une dépendance à l’égard des flux extérieurs, principalement des créanciers officiels qui ont soutenu la transition démocratique de la Tunisie. Mais les récents bouleversements politiques qui ont sapé les progrès démocratiques de la Tunisie, associés au refus de mettre en œuvre les réformes nécessaires, ont érodé les capacités de remboursement de la dette de la Tunisie, conduisant inexorablement le pays au surendettement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crises antérieures de la dette </h2>



<p>Le conflit de la région Mena avec les crises de la dette n’est pas un phénomène récent. La région a connu des épisodes de surendettement au cours des années 1980 et 1990, provoqués par des conflits internes et internationaux et des conditions mondiales défavorables, notamment des évolutions défavorables des prix des matières premières. La mauvaise gestion des déséquilibres budgétaires et extérieurs a conduit à de multiples restructurations de dettes essentiellement publiques et garanties par l’État (voir tableau).</p>



<p>Les principaux créanciers des pays Mena lors de ces crises étaient le Club de Paris et les créanciers bilatéraux régionaux, les banques commerciales et les agences multilatérales. Les crises de la dette des années 1980 ont été gérées par des accords au sein du Club de Paris et des banques privées (appelés <em>«accords Brady»</em>), exigeant des programmes d’ajustement structurel.</p>



<p>Une autre série d’efforts de rééchelonnement de la dette a eu lieu dans les années 1990 et au début des années 2000 pour remédier au surendettement causé en partie par les retombées des conflits régionaux, notamment la première guerre du Golfe. Ces efforts de rééchelonnement de la dette, notamment pour l’Égypte, l’Irak et la Jordanie, ont été menés avec un soutien substantiel de la communauté internationale et des institutions financières internationales.</p>



<p>Malgré ces épisodes historiques de restructuration de la dette, le chemin vers de nouvelles restructurations est aujourd’hui semé d’embûches. Compte tenu du climat économique actuel, cela risque d’être beaucoup plus complexe et difficile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nouvelle réalité de la dette</h2>



<p>Ces dernières années ont été marquées par des avancées significatives dans l’architecture de la dette mondiale, notamment l’introduction de clauses d’action collective dans les contrats d’obligations souveraines. Ces changements ont accéléré la restructuration de la dette des euro-obligations souveraines, un pas dans la bonne direction. Cependant, dans l’ensemble, de nouveaux développements ont compliqué la restructuration de la dette souveraine – et cette complexité est accentuée par les failles de l’architecture financière mondiale. L’épreuve de restructuration au Sri Lanka témoigne des longs retards et du traumatisme potentiel associé à de telles procédures aujourd’hui.</p>



<p>La restructuration est aujourd’hui plus difficile que par le passé pour plusieurs raisons.</p>



<p>Premièrement, la montée en puissance de la Chine et d’autres créanciers hors Club de Paris signifie que la base des créanciers officiels est plus fragmentée. Même si les créances de la Chine sur les pays Mena très endettés ne sont pas substantielles, son émergence en tant que principal créancier mondial a rendu le processus de restructuration en général plus politique, plus lent et plus difficile.</p>



<p>Deuxièmement, les créanciers privés se sont montrés réticents et tardifs à accorder un allégement de la dette.</p>



<p>Troisièmement, un nombre important de pays de la région Mena – l’Égypte en est un exemple frappant – ont un encours de dette intérieure considérable. Les créanciers pourraient à l’avenir demander un périmètre de restructuration élargi pour inclure cette dette. Toutefois, la majeure partie de cette dette intérieure est détenue par les banques et les retraites locales, ce qui rend son inclusion particulièrement problématique.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Les récidivistes (Tableau 1)</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1-1024x775.jpg" alt="" class="wp-image-9992461" style="width:800px" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1-1024x775.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1-300x227.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1-768x581.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1-580x439.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1-860x651.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Mazarei-Table1.jpg 1138w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>La mauvaise gestion des déséquilibres budgétaires ou internes a conduit à de multiples restructurations budgétaires dans les années 1980 et 1990.</em></p>



<p>Enfin, le Cadre commun du Groupe des Vingt s’applique uniquement aux pays à faible revenu et n’est donc pas applicable à la plupart des pays Mena, qui sont à revenu intermédiaire. Les exceptions sont le Soudan, qui s&rsquo;attaque enfin à ses problèmes de dette de longue date dans le cadre de l&rsquo;initiative en faveur des pays pauvres très endettés (mais qui pourrait avoir du mal à procéder en raison de son conflit interne), et le Yémen, un pays toujours aux prises avec un conflit, qui aura probablement besoin de temps pour résoudre ses problèmes d&rsquo;endettement.</p>



<p>Cette nouvelle réalité de la dette signifie que résoudre les problèmes croissants de la dette dans la région Mena est une tâche extrêmement ardue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la suite ?</h2>



<p>Le spectre d’une dette insoutenable et d’une restructuration prolongée et pénible plane sur les pays fortement endettés de la région Mena. Ces risques pourraient être atténués grâce à une combinaison de politiques de stimulation de la croissance, de nouveaux financements et d’un certain degré d’assainissement budgétaire. Toutefois, les perspectives semblent pour l’instant sombres.</p>



<p>Premièrement, l’économie mondiale est confrontée à des prévisions médiocres : les perspectives de croissance sont continuellement revues à la baisse dans un contexte d’inflation toujours élevée.</p>



<p>Deuxièmement, l’obtention d’un financement extérieur posera un défi important et, s’il est obtenu, entraînera des taux d’intérêt élevés. Les pays riches en pétrole du Conseil de coopération du Golfe, qui fournissent traditionnellement des financements substantiels, ont remanié leur stratégie d’aide. Ils insistent désormais sur l’engagement concret et crédible des emprunteurs en faveur des réformes structurelles, notamment celles visant à rendre leurs économies plus attractives pour les investissements directs étrangers.</p>



<p>Troisièmement, même si l’assainissement budgétaire pourrait être bénéfique, il n’est pas garanti qu’il réduise la dette, comme le souligne le rapport Perspectives de l’économie mondiale d’avril 2023 du FMI. De plus, étant donné le climat social et politique tendu dans les pays Mena très endettés, l’acceptation par l’opinion publique des réductions de dépenses, en particulier des subventions, sera probablement difficile.</p>



<p>Il peut être tentant pour ces pays de continuer à se débrouiller seuls, en espérant que les donateurs et les agences multilatérales viendront à leur secours. Certains pays pourraient même recourir à des surprises inflationnistes pour alléger le fardeau de leur dette intérieure, comme le prédit le rapport du FMI intitulé Perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale de mai 2023. Toutefois, la voie vers une réforme véritable et durable nécessite des mesures plus substantielles.</p>



<p>Chaque pays Mena très endetté doit prendre des mesures urgentes pour éviter le surendettement et les crises potentielles. Les mesures varieront d’un pays à l’autre, mais toutes doivent aborder les questions clés de gouvernance dans leur ensemble (ERF-FDL 2022) et s’engager de manière crédible en faveur des réformes.</p>



<p>Par exemple, l’Égypte devrait démanteler son système réglementaire autoritaire et réduire le rôle de l’armée dans l’économie pour stimuler la croissance et devrait procéder à de solides privatisations qui attirent les investissements étrangers. La Jordanie devrait mettre en œuvre des réformes structurelles plus profondes pour éviter une crise. La Tunisie doit rapidement inverser la récente érosion de la démocratie et se lancer dans des réformes cruciales. Le Liban doit former de toute urgence un gouvernement qui transcende ses divisions confessionnelles profondément enracinées (en d’autres termes, la division du pouvoir entre les groupes religieux) et oriente le pays vers des réformes.</p>



<p>Les chances que les réformes requises soient mises en œuvre ou que le climat économique mondial devienne favorable sont minces – et les deux sont nécessaires.</p>



<p>Les pays fortement endettés de la région Mena ont effectivement une voie de sortie étroite face aux crises de la dette imminentes, mais les politiques existantes et les évolutions mondiales défavorables risquent de restreindre davantage cette voie. En particulier, les perspectives de changements fondamentaux dans la politique et la gestion économique sont faibles. Par conséquent, une certaine forme de restructuration de la dette pourrait être inévitable. Celle-ci, en raison de ses inévitables perturbations et préjudices économiques, doit être considérée comme un dernier recours. Mais si cela est effectivement inévitable, il est préférable de le faire de manière préventive, dans le cadre d’un ensemble plus large d’actions correctives.</p>



<p>Les pays Mena très endettés se retrouvent sur la voie d’une tempête d’endettement engendrée par des inefficacités internes, une mauvaise gouvernance et une économie mondiale impitoyable. Pour éviter cette tempête, il faudra des interventions rapides et ciblées; une vraie réforme; et la volonté et la capacité de faire face à une restructuration de la dette.</p>



<p>Le temps presse; le moment est venu d’agir audacieusement. La question est de savoir si ces pays entreprendront les changements politiques nécessaires et profiteront de ce moment critique pour s’engager et mettre en œuvre des réformes – ou s’ils continueront simplement à s’enfoncer davantage dans un océan de dettes.</p>



<p><em>* Chercheur principal non-résident au Peterson Institute for International Economics</em>.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.imf.org/en/Publications/fandd/issues/2023/09/debt-clouds-over-the-middle-east-adnan-mazarei" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FMI</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JcdO4vjw2D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/21/tempete-de-dettes-dans-la-region-mena-legypte-et-la-tunisie-sont-elles-les-prochains-liban/">Tempête de dettes dans la région Mena : l’Égypte et la Tunisie sont-elles les prochains Liban ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tempête de dettes dans la région Mena : l’Égypte et la Tunisie sont-elles les prochains Liban ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/21/tempete-de-dettes-dans-la-region-mena-legypte-et-la-tunisie-sont-elles-les-prochains-liban/embed/#?secret=JRod9iznEl#?secret=JcdO4vjw2D" data-secret="JcdO4vjw2D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tempête de dettes dans la région Mena : l’Égypte et la Tunisie sont-elles les prochains Liban ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 11:58:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Tamara Himani]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Égypte et la Tunisie sont les pays les plus susceptibles d’être confrontés à une catastrophe économique cette année. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/21/tempete-de-dettes-dans-la-region-mena-legypte-et-la-tunisie-sont-elles-les-prochains-liban/">Tempête de dettes dans la région Mena : l’Égypte et la Tunisie sont-elles les prochains Liban ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le fardeau de la dette augmente, l’Égypte et la Tunisie sont les pays les plus susceptibles d’être confrontés à une catastrophe économique cette année alors qu’elles luttent pour faire face à leurs paiements – risquant de faire défaut ou de s’effondrer.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Tamara Himani </strong>*</p>



<span id="more-9861999"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Tamara-Himani.jpg" alt="" class="wp-image-9862016" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Tamara-Himani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Tamara-Himani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Tamara-Himani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Une crise majeure de la dette pourrait se préparer dans la région du Moyen-Orient, menaçant un défaut de paiement systématique et un effondrement économique sans précédent depuis le début de la crise financière libanaise en 2019.</p>



<p>Des conclusions distinctes publiées ce mois-ci par les économistes du Fonds monétaire international (FMI) et de Bloomberg ont identifié l’Égypte, la Tunisie, la Jordanie et Bahreïn comme des pays extrêmement vulnérables qui pourraient faire défaut sur leurs obligations souveraines, avec des implications potentiellement catastrophiques pour leurs économies et leurs populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des niveaux d’endettement insoutenables</h2>



<p>Une mise à jour de Bloomberg ce mois-ci sur les classements réguliers de 60 marchés émergents selon la vulnérabilité de la dette souveraine a placé quatre pays du Moyen-Orient dans le premier quart : l’Égypte (2<sup>e</sup>), la Tunisie (4<sup>e</sup>), Bahreïn (11<sup>e</sup>) et la Jordanie (13<sup>e</sup>). L’évaluation de la vulnérabilité de l’Égypte s’est avérée la deuxième derrière l’Ukraine déchirée par la guerre.</p>



<p>Plus tôt en septembre, le FMI, basé à Washington, avait également mis en garde contre le risque d&rsquo;une crise de la dette en Égypte, en Tunisie et en Jordanie, citant le Liban comme un exemple d&rsquo;avertissement après son défaut de paiement en 2020. Le rapport a souligné que les niveaux d’endettement étaient insoutenables, s’élevant à plus de 80 % du PIB dans les trois pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wyzFzV1OO2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/">Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/embed/#?secret=IH6Y3LPTyf#?secret=wyzFzV1OO2" data-secret="wyzFzV1OO2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces niveaux ont rendu leurs économies extrêmement vulnérables aux futures hausses des taux d’intérêt alors que les prêteurs étrangers luttent contre une inflation élevée, a ajouté le FMI. Alors que ces pays peinent à obtenir des financements et à réduire leurs importants déficits budgétaires, le rapport prévient qu&rsquo;une crise économique imminente pourrait également entraîner une instabilité politique si les coupes austérité étaient renforcées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment la vulnérabilité est-elle évaluée?</h2>



<p>La vulnérabilité de la dette souveraine indique le risque que ces pays ne respectent pas leurs obligations envers les prêteurs. En pourcentage du PIB, le niveau d’endettement était de 93% en Égypte, 80% en Tunisie, 125% à Bahreïn et 88% en Jordanie, selon l’étude de Bloomberg. Les données combinent les ratios dette/PIB avec les rendements des obligations d&rsquo;État (le rendement annuel pour les investisseurs – plus le rendement est élevé, plus le risque de défaut est élevé) et les dépenses de paiement d’intérêts en pourcentage du PIB, pour classer les pays.</p>



<p>Même si les classements ont changé au cours de l’étude, l’Égypte et la Tunisie sont restées dans le top 5 depuis l’année dernière. Tous deux ont accepté les accords du FMI en 2016 et ont bénéficié de plusieurs plans de sauvetage au cours de la dernière décennie, l’Égypte, le pays le plus peuplé de la région, étant considéré comme<em> «trop grand pour faire faillite»</em>, et la Tunisie gagnant en importance en tant que berceau du printemps arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi cela se produit-il maintenant ?</h2>



<p>Ces principales nations arabes ont été confrontées à de graves crises économiques ces dernières années, exacerbées par la pandémie de Covid-19 et la perte de revenus touristiques et de confiance des investisseurs qui en a résulté. À la suite des confinements liés à la pandémie, l’inflation a frappé les économies occidentales lors de leur réouverture, obligeant leurs banques centrales à augmenter les taux d’intérêt à des niveaux jamais vus depuis la crise financière de 2008. En conséquence, les capitaux étrangers investis sur les marchés émergents ont commencé à revenir vers l’Occident à la recherche de rendements plus élevés : les investisseurs ont retiré environ 20 milliards de dollars des marchés de la dette égyptienne en 2022.</p>



<p>L’année dernière, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué de graves perturbations dans les chaînes d’approvisionnement en carburant et en blé, faisant grimper les prix, tandis que le resserrement des marchés mondiaux du crédit a entraîné une hausse des taux d’intérêt en réponse à l’inflation mondiale. Les conséquences ont été ressenties de manière disproportionnée; L’Égypte est le plus grand importateur mondial de blé, principalement en provenance d’Ukraine, tandis que les pays répertoriés dépendent fortement des revenus touristiques vulnérables aux chocs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BV3svwciCS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/cette-dette-toxique-que-la-tunisie-legue-a-ses-enfants-parlons-en/">Cette dette toxique que la Tunisie lègue à ses enfants, parlons-en !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cette dette toxique que la Tunisie lègue à ses enfants, parlons-en ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/cette-dette-toxique-que-la-tunisie-legue-a-ses-enfants-parlons-en/embed/#?secret=h6kdAmy7GA#?secret=BV3svwciCS" data-secret="BV3svwciCS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’augmentation du coût du service de la dette dans un contexte d’inflation et de hausse des taux d’intérêt a gravement affecté les économies de la région Mena. L’inflation de la monnaie égyptienne – qui a atteint un sommet de 39,7%– et la diminution des réserves de change de la Tunisie – tombant à seulement 91 jours d’importations en juin – ont vu les deux pays avoir du mal à importer des produits de première nécessité pour des services essentiels tels que le carburant, l&rsquo;électricité, la nourriture et les médicaments.</p>



<p>Les paiements d’intérêts égyptiens devraient à eux seuls absorber plus de 50% des recettes publiques en 2024, selon Fitch, une agence de notation de crédit. Même si la probabilité d’un défaut de paiement à court terme pour ces pays est faible, elle n’est pas sans précédent dans la région. Le Liban a fait défaut sur sa dette pour la première fois en 2020. Bien que l’Égypte ait obtenu un accord pour un plan de sauvetage du FMI en décembre de l’année dernière, la Tunisie n’a pas encore réussi à le faire, le président populiste Kaïs Saïed qualifiant les conditions proposées de <em>«diktats étrangers»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que se passe-t-il ensuite ?</h2>



<p>Les plans de sauvetage sont difficiles à convaincre les acteurs nationaux car ils nécessitent souvent des réformes économiques drastiques, notamment la privatisation des actifs publics et la réduction des salaires du secteur public, ainsi que de nouvelles dévaluations monétaires et des taux d’intérêt plus élevés des banques centrales. Les monopoles d’État, un secteur public surdimensionné et un secteur privé étouffé, parfois collectivement qualifiés de <em>«capitalisme de copinage»</em>, sont souvent accusés d’être à l’origine des crises économiques qui en résultent.</p>



<p>L’armée égyptienne, qui a pris le pouvoir par un coup d’État en 2013, ou le syndicat national tunisien, dont l’approbation est vitale pour la présidence de plus en plus autoritaire de Saïed, sont pointés du doigt. Les deux institutions exerceraient un pouvoir économique disproportionné. Pourtant, les critiques rétorquent que les précédents accords d’austérité du FMI, comme ceux signés en 2016, n’ont fait qu’aggraver les niveaux de pauvreté en augmentant les impôts et en réduisant les subventions de l’État, les services et l’emploi dans le secteur public, ce qui a entraîné une plus grande insécurité économique et politique.</p>



<p>Plus tôt cette année, le gouvernement égyptien a annoncé une vente d’actifs publics pour 2 milliards de dollars, conformément à l’accord du FMI. Bien que les États du Golfe aient renfloué l’économie égyptienne l’année dernière, les perspectives d’un autre plan de sauvetage inconditionnel du Golfe sont minces.</p>



<p>On estime qu’environ 60% de la population égyptienne vit en dessous du seuil de pauvreté. En Tunisie, malgré le financement de l’UE pour contrôler les flux migratoires, l’absence de statut géopolitique similaire a laissé ce pays d’Afrique du Nord avec encore moins de sources de devises étrangères. Les pénuries de pain, de riz, de sucre et d&rsquo;autres produits alimentaires de base se sont aggravées. Le choix de Saïed se situe entre accepter les conditions d’un plan de sauvetage du FMI et l’instabilité politique que menace l’austérité, ou poursuivre la spirale actuelle de notations de crédit inférieures, de charges de service de la dette plus lourdes et de tensions budgétaires plus fortes, jusqu’au défaut ou à l’effondrement.</p>



<p>L’exposition mondiale à un tel surendettement est minime. Pourtant, avec d’importants remboursements prévus l’année prochaine, une aggravation de la crise économique pourrait aggraver les tensions politiques, propageant les troubles aux pays voisins ou déclenchant une nouvelle vague migratoire à travers la Méditerranée. Même si aucun des deux gouvernements n’est désireux de relâcher son emprise financière, il semble y avoir peu d’alternatives pour atténuer le cycle ingrat d’emprunts, de déficits et de crises qui s’est poursuivi jusqu’à présent.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.newarab.com/news/debt-storm-mena-are-egypt-and-tunisia-next-lebanon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The New Arab</a>. </p>



<p><em>* Diplômée en histoire et politique à l’Université de Cambridge, spécialisée dans le Moyen-Orient.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bPKKk28Gru"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/06/tunisie-les-dettes-de-letat-envers-les-banques-representent-80-de-ses-ressources/">Tunisie : les dettes de l’Etat envers les banques représentent 80% de ses ressources</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les dettes de l’Etat envers les banques représentent 80% de ses ressources » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/06/tunisie-les-dettes-de-letat-envers-les-banques-representent-80-de-ses-ressources/embed/#?secret=24EgLpkqHp#?secret=bPKKk28Gru" data-secret="bPKKk28Gru" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Meloni à propos de la Tunisie : «L’Europe ne traite pas avec les dictateurs»  (vidéo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/meloni-a-propos-de-la-tunisie-leurope-ne-traite-pas-avec-les-dictateurs-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 09:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parlant de la Tunisie, Giorgia Meloni a déclaré que «l’Union européenne ne traite pas avec les dictateurs»,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/meloni-a-propos-de-la-tunisie-leurope-ne-traite-pas-avec-les-dictateurs-video/">Meloni à propos de la Tunisie : «L’Europe ne traite pas avec les dictateurs»  (vidéo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une intervention devant le parlement italien, le 28 juin 2023, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré, en parlant de la Tunisie, que «l’Union européenne ne traite pas avec les dictateurs», ajoutant que son gouvernement «travaille pour éviter le défaut de paiement» à notre pays.<a href="https://www.ansa.it/sito/videogallery/mondo/2023/06/28/tunisia-meloni-lue-non-tratta-con-i-dittatori-lavora-per-impedire-default_4a5c4127-7ac0-4c7e-bbec-60d49058ec19.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Vidéo</a>.</em></strong></p>



<span id="more-8590720"></span>



<p>Meloni répondait ainsi aux critiques exprimées en Europe et, particulièrement en Italie, sur le projet d’accord sur la migration en cours de finalisation entre Bruxelles et Tunis, reprochant aux Européens de traiter avec Kaïs Saïed, un président autocrate, sur le dos de son peuple, selon leurs termes.</p>



<p><em>«Nous devons nous défendre contre les trafiquants qui tuent les migrants»</em>, a insisté Meloni, en parlant de ce projet d’accord pour un soutien financier de 1,1 milliard d’euros, dont 900 millions d’euros de prêt, pour aider la Tunisie à éviter le défaut de paiement et à payer ses dettes auprès de ses bailleurs de fonds, notamment l’UE. &nbsp;</p>



<p>La séance parlementaire portait sur les sujets qui seront traités lors de la réunion du Conseil européen, les 29 et 30 juin, au cours de laquelle le projet d’accord avec la Tunisie devait être discuté.</p>



<p><em>«Le gouvernement essaie d’aider les citoyens tunisiens»</em>, a lancé Meloni, en ajoutant qu’elle tente de <em>«suivre une méthode différente avec les pays africains, celle de la coopération sérieuse»</em>, selon ses termes. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><a href="https://www.ansa.it/sito/videogallery/mondo/2023/06/28/tunisia-meloni-lue-non-tratta-con-i-dittatori-lavora-per-impedire-default_4a5c4127-7ac0-4c7e-bbec-60d49058ec19.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Le0BGifSVq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/tunisie-italie-meloni-en-terrain-conquis-a-carthage/">Tunisie &#8211; Italie : Meloni en terrain conquis à Carthage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Italie : Meloni en terrain conquis à Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/tunisie-italie-meloni-en-terrain-conquis-a-carthage/embed/#?secret=LkF4bg25yC#?secret=Le0BGifSVq" data-secret="Le0BGifSVq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/meloni-a-propos-de-la-tunisie-leurope-ne-traite-pas-avec-les-dictateurs-video/">Meloni à propos de la Tunisie : «L’Europe ne traite pas avec les dictateurs»  (vidéo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique du Nord dans la tourmente de l’endettement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 12:02:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Matt Robinson]]></category>
		<category><![CDATA[Matt Vogel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et l’Égypte au seuil d’une crise majeure de la dette qui engloutirait la région instable de l’Afrique du Nord. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lafrique-du-nord-dans-la-tourmente-de-lendettement/">L’Afrique du Nord dans la tourmente de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie et l’Égypte au seuil d’une crise majeure de la dette qui engloutirait la région instable de l’Afrique du Nord et imposerait des choix difficiles aux riches voisins arabes du Golfe, avertissent les investisseurs et les analystes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Marc Jones</strong></p>



<span id="more-7880646"></span>



<p>Les deux pays sont déjà confrontés à des pénuries de produits essentiels et à un dysfonctionnement des marchés financiers et, dans le cas de la Tunisie, à une crise politique provoquée par la consolidation du pouvoir du président Kaïs Saïed et la répression des opposants.</p>



<p>L’Égypte, la plus grande économie et la nation la plus peuplée d’Afrique du Nord, a longtemps été considérée comme trop grande pour être autorisée à échouer, mais la Tunisie revêt également une importance majeure en tant que berceau – et supposée unique réussite – du printemps arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de défaut en Tunisie</h2>



<p>Les espoirs que nourrit Tunis d’un soutien tant attendu du Fonds monétaire international (FMI) vacillent encore, même si des inquiétudes subsistent quant à savoir s’il s’en tiendrait à un programme compte tenu de la fracture politique dans le pays.</p>



<p>Le président Saïed a critiqué le FMI, affirmant que la Tunisie ne se plierait pas à ses <em>«diktats»</em> sur les réductions des subventions alimentaires et énergétiques et sur la réduction de la masse salariale publique, avertissant que cela pourrait alimenter de nouveaux bouleversements sociaux.</p>



<p><em>«Compte tenu de la politique actuelle, vous devez vous demander si un programme du FMI survivrait même à un premier ou un deuxième examen»</em>, a déclaré Matt Vogel, du gestionnaire d’actifs des marchés émergents et frontières FIM Partners.</p>



<p>Sans l’aide soutenue du FMI, cependant, le pays est confronté à une grave crise de la balance des paiements.</p>



<p>Avec l’une des masses salariales du secteur public les plus élevées au monde, la Tunisie va continuer à faire face à un déficit budgétaire d’environ 5% du PIB, estime JPMorgan, tandis que Morgan Stanley prévient que ses réserves de change ne couvriront même pas deux mois d’importations de produits de base l’année prochaine à leur taux actuel d’attrition.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QHMTETpIsE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/08/tunisie-dette-exterieure-en-hausse-de-23-au-1er-trimestre-2023/">Tunisie : dette extérieure en hausse de 23% au 1er trimestre 2023</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : dette extérieure en hausse de 23% au 1er trimestre 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/08/tunisie-dette-exterieure-en-hausse-de-23-au-1er-trimestre-2023/embed/#?secret=hvKv5hO3av#?secret=QHMTETpIsE" data-secret="QHMTETpIsE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Payer des dettes pourrait devenir presque impossible. La plupart des emprunts du pays sont nationaux, mais il a un remboursement de prêts étrangers de 500 millions d’euros en octobre suivi d’un autre en février de l’année prochaine.</p>



<p><em>«Il y a toujours un risque que le programme du FMI soit retardé pendant si longtemps que lorsqu’il arrivera, il sera trop peu, trop tard»</em>, a déclaré Matt Robinson, analyste souverain senior à l’agence de notation Moody’s.</p>



<p>Quid d’un risque de défaut ? Réponse&nbsp;: <em>«Cela est très possible. C’est ce que notre faible notation indique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cycle d’instabilité financière en Egypte &nbsp;</h2>



<p>Les finances de l’Égypte semblent également tendues bien qu’elle ait obtenu un plan de sauvetage de 3 milliards de dollars du FMI en décembre.</p>



<p>Son ratio dette/PIB approche rapidement les 100% et trois dévaluations majeures totalisant 50% en un peu plus d’un an signifient que les paiements d’intérêts sur sa seule dette – dont une grande partie est empruntée en dollars, en euros ou en yens – vont représenter plus de la moitié des revenus du gouvernement l’année prochaine selon Fitch.</p>



<p>L’agence de notation, qui a de nouveau abaissé la note de crédit de l’Égypte vendredi, souligne que seul le Sri Lanka en défaut devrait payer plus. Et comme dans ce dernier pays, un manque de dollars sur les marchés des devises locales du Caire handicape l’économie.</p>



<p>La livre égyptienne change maintenant de mains à plus de 38 pour un dollar dans la rue, près de 20% en dessous du taux officiel de la monnaie malgré les dévaluations répétées et les taux d’intérêt qui grimpent à 18,25%. De nombreux économistes pensent que cette situation va encore s’aggraver, ce qui donnera un tableau économique problématique pour les élections présidentielles de l’année prochaine.</p>



<p><em>«Pour la population, jusqu’à la pandémie, il y avait eu une amélioration marginale du niveau de vie»</em>, a déclaré David Butter, membre associé du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du groupe de réflexion basé à Londres Chatham House. <em>«Mais depuis fin 2021, nous sommes rentrés dans ce cycle d’instabilité sur le marché des changes et de flambée de l’inflation»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Le gouvernement du président Abdelfattah Sissi a écarté un éventuel défaut de paiement et, pour aider à combler les trous de financement, il projette de vendre des actifs appartenant à l’État d’ici la fin juin pour un montant de 2 milliards de dollars.</p>



<p>Cela sera crucial, à la fois pour le FMI qui s’attend à ce que les ventes couvrent environ la moitié du déficit de financement de 17 milliards de dollars de l’Égypte au cours des quatre prochaines années, et pour les alliés du Golfe, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar qui ont traditionnellement renfloué le pays.</p>



<p>Ils adoptent actuellement une position plus dure que les analystes attribuent à la politique de voisinage et aux divergences sur les valorisations des actifs à vendre, même si des bruits positifs continuent de se faire entendre.</p>



<p>Le ministre de l’Économie des Émirats arabes unis, Abdullah Bin Touq Al Marri, a déclaré à Reuters lors d’un récent voyage à Londres que <em>«les Émirats arabes unis et l’Égypte resteront toujours solidaires»</em>, ajoutant que le financement des infrastructures montrait que la relation entre les deux était <em>«très profonde»</em> et <em>«très dynamique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque d’instabilité régionale</h2>



<p>Pour les gestionnaires d’actifs réguliers, cependant, il y a eu cette année une chute douloureuse de 20% des près de 30 milliards de dollars d’obligations internationales de l’Égypte.</p>



<p>Le canal de Suez et les revenus du tourisme s’améliorent peut-être, mais le Caire a une valeur combinée de 5,8 milliards de dollars de paiements de <em>«principal»</em> et de <em>«coupons»</em> sur ces obligations l’année prochaine.</p>



<p>Carl Ross, un vétéran des crises émergentes chez le gestionnaire de fonds GMO, a déclaré que les États riches du Golfe devraient équilibrer le coût du soutien à l’Égypte contre le risque d’instabilité régionale si un pays de 110 millions d’habitants faisait faillite.</p>



<p><em>«Ce ne serait pas sans importance s’il devait faire défaut»</em>, a déclaré Ross à propos de l’impact sur les gestionnaires de fonds mondiaux. <em>«Ces pays très riches du Golfe ont généralement renforcé la stabilité financière dans la région»</em>, a-t-il ajouté grâce à leur soutien. Et de conclure&nbsp;: <em>«Personne ne sait combien de temps cela va persister et dans quelles conditions.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais</em></p>



<p><strong><em>D’après <a href="https://www.reuters.com/world/africa/north-africa-backslides-toward-swirling-debt-troubles-2023-05-11/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a>. </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W072V3L8m5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/dette-exterieur-et-deficit-democratique-en-tunisie/">Dette extérieure et déficit démocratique en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dette extérieure et déficit démocratique en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/13/dette-exterieur-et-deficit-democratique-en-tunisie/embed/#?secret=6tnyLjdxxk#?secret=W072V3L8m5" data-secret="W072V3L8m5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Plus que d&#8217;endettement, la Tunisie a besoin de vraies réformes</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 07:11:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de s’engouffrer davantage dans l'endettement, la Tunisie a besoin d’une vision socio-économique d’avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/17/plus-que-dendettement-la-tunisie-a-besoin-de-vraies-reformes/">Plus que d&rsquo;endettement, la Tunisie a besoin de vraies réformes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avant de s’engouffrer davantage dans l&rsquo;<strong><em>endettement</em></strong>, la Tunisie a besoin d’une vision socio-économique d’avenir, crédible et durable, après douze années d’expérimentations politiques et juridiques qui ont mené le pays au bord du gouffre.</em></strong><em> (Illustration: manifestation de chômeurs). </em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-7473921"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Certains patriotes exaltés trouvent inadmissible et mal intentionnée l’intransigeance du Fonds monétaire international (FMI) à lier les facilités de prêt demandées par la Tunisie à des gages sérieux d’engagement du gouvernement tunisien à mettre en œuvre son propre programme de réformes soumis au FMI pour tirer l’économie nationale du cercle vicieux de la récession économique, de la course à l’endettement et du risque de défaut de paiement.</p>



<p>Ces patriotes, dont personne ne doute de la sincérité mais dont la lucidité reste toutefois à prouver, ressassent les mêmes arguments de la dernière décennie des spécificités tunisiennes et de chantage à la stabilité sociale, en ne réalisant pas que cette farce à laquelle le FMI a déjà succombé au cours de la dernière décennie n’a plus d’effet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avenir très incertain</h2>



<p>Les pays européens qui ont plaidé, avec une bonne foi qui reste à démontrer, la cause d’un déboursement inconditionnel du prêt FMI, auraient pu être plus conséquents dans le mauvais service qu’ils s&rsquo;apprêtent à rendre à la Tunisie en se portant garants de ce prêt et assumer ainsi le risque de cet endettement supplémentaire comme ils viennent de le faire pour l’Ukraine, pourtant en pleine guerre et à l&rsquo;avenir très incertain.</p>



<p>Entretemps, aucune stratégie ou perspective crédible de relance économique durable et les contours d’un nouveau modèle de développement socio-économique crédible ne semblent à l’ordre du jour. C’est pourtant un préalable à tout usage productif de la dynamique budgétaire censée être enclenchée par la facilité de prêt du FMI. A force de faire du surplace et de pallier aux urgences, on risque de s’enfoncer davantage dans la crise et la rendre inextricable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trêve d’expérimentations politiques</h2>



<p>Une vision socio-économique d’avenir, crédible et durable, doit être la première priorité en Tunisie après douze années d’expérimentations politiques et juridiques qui ont mené le pays au bord du gouffre.</p>



<p>Le véritable sauvetage et la satisfaction des aspirations du peuple tunisien, tout du moins au niveau de l’emploi et du pouvoir d’achat, sont devenus urgents et incontournables, sous peine de l’inconnu et peut-être même du pire.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tGmppi8E9J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/">Tunisie-FMI: restarter les logiciels!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI: restarter les logiciels! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/embed/#?secret=89DjKj9Zkc#?secret=tGmppi8E9J" data-secret="tGmppi8E9J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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