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	<title>Archives des démocratie tunisienne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des démocratie tunisienne - Kapitalis</title>
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		<title>Le triste état de la démocratie tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 06:54:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La réélection quasi certaine de Kaïs Saïed en octobre prochain pour un seconde mandat présidentiel renforcera l’autocratie tunisienne. </p>
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<p><strong><em>La réélection quasi certaine de Kaïs Saïed en octobre prochain pour un seconde mandat présidentiel renforcera l’autocratie tunisienne et marquera la fin définitive de la dernière expérience démocratique du Printemps arabe.</em></strong></p>



<p><strong>Ian Bremmer</strong> *</p>



<span id="more-14020852"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Ian-Bremmer.jpg" alt="" class="wp-image-14020861" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Ian-Bremmer.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Ian-Bremmer-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Ian-Bremmer-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’auto-immolation du vendeur de fruits Mohamed Bouazizi, il y a 14 ans, a incité les Tunisiens à renverser leur dictateur de longue date et a donné le coup d’envoi du Printemps arabe de 2011. De tous les pays de la région qui ont attrapé le virus de la révolution, la Tunisie a été le seul à avoir réussi à construire une démocratie multipartite avec séparation des pouvoirs et liberté d’expression, devenant pour un temps l’exemple d’une démocratisation réussie.</p>



<p>Puis est arrivé le président Kaïs Saïed, un constitutionnaliste peu charismatique, élu en 2019 sur un programme populiste anti-corruption qui a exploité la désillusion post-révolutionnaire des Tunisiens en matière d’impasse politique et de stagnation économique. Cinq ans plus tard, le berceau du Printemps arabe est devenu le théâtre d’un recul démocratique alarmant.</p>



<p>Le premier signe majeur de difficultés s’est produit en 2021, lorsque Saïed a utilisé la pandémie de Covid-19 pour centraliser son pouvoir. Le président tunisien a suspendu la constitution, limogé son Premier ministre et invoqué des protocoles d’urgence pour gouverner par décret. En 2022, il est allé encore plus loin en dissolvant le Parlement et en réécrivant la constitution. La persécution des politiciens de l’opposition, des critiques, des militants, des journalistes et des dirigeants syndicaux n’a fait que s’intensifier depuis. Cela inclut Rached Ghannouchi, chef du principal parti d’opposition Ennahdha; Lotfi Mraihi, chef du de l’Union populaire républicaine; et Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre. Tous trois sont désormais derrière les barreaux sur la base d’accusations forgées de toutes pièces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fin des contrepoids démocratiques</h2>



<p>Le mandat de Saïed devant expirer le 23 octobre, l’homme fort de la Tunisie brigue cinq ans supplémentaires à la présidence lors des nouvelles élections qu’il a prévues pour le 6 octobre. Mais après avoir passé tout son mandat à démanteler les freins et contrepoids démocratiques, à consolider le pouvoir et à museler la dissidence, ce mandat ne sera ni gratuit ni équitable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jZcMXmlsiR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/la-presidentielle-tunisienne-entre-non-dits-faux-semblants-et-ambiguites/">La présidentielle tunisienne entre non-dits, faux semblants et ambiguïtés</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La présidentielle tunisienne entre non-dits, faux semblants et ambiguïtés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/19/la-presidentielle-tunisienne-entre-non-dits-faux-semblants-et-ambiguites/embed/#?secret=5I3yx1k1Av#?secret=jZcMXmlsiR" data-secret="jZcMXmlsiR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tous les adversaires crédibles de Saïed ont été soit emprisonnés, soit contraints à l’exil, soit empêchés de se présenter. Le 2 septembre, la commission électorale tunisienne soi-disant indépendante – dont les sept membres ont été nommés par le président – ​​n’a approuvé que deux candidats relativement inconnus, au mépris d’une ordonnance du plus haut tribunal du pays autorisant trois candidats supplémentaires à se présenter. L’un des candidats officiels, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/18/lequipe-de-campagne-dayachi-zammel-denonce-une-escalade-judiciaire-injustifiee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ayachi Zammel</a>, a été arrêté et accusé de falsification de parrainages électoraux (on ne sait pas s’il sera autorisé à se présenter).</p>



<p>Malgré certaines inquiétudes du public concernant la dérive autocratique de Saïed, il reste relativement populaire. Sa rhétorique xénophobe et contestataire résonne fortement auprès d’une grande partie de la population qui estime que la démocratie n’a pas amélioré leur niveau de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Les problèmes économiques s’aggravent</h2>



<p>La plus grande vulnérabilité de Saïed vient de la détérioration des conditions socio-économiques que la plupart des Tunisiens ont connues sous son règne. Après tout, la seule chose que les gens détestent plus qu’un autocrate, c’est un autocrate qui ne parvient pas à approvisionner le marché.</p>



<p>Même si Saïed a jusqu’à présent réussi à éviter un défaut souverain sur la dette extérieure gonflée de la Tunisie sans recourir à un prêt du FMI, décrié mais indispensable, cela s’est fait au prix d’une inflation plus élevée, d’un ralentissement de la croissance économique et de fréquentes pénuries de nourriture et de carburant.</p>



<p>Le gouvernement a également de plus en plus recours à l’emprunt auprès de la banque centrale autrefois indépendante ainsi qu’auprès des banques locales pour couvrir ses besoins de financement croissants, ce qui fera encore grimper l’inflation et créera des risques financiers.</p>



<p>À mesure que les problèmes économiques s’aggravent, la confiance des citoyens dans leur gouvernement va faiblir. Les demandes de changement vont se renforcer. Des protestations et de la répression pourraient s’ensuivre. Peut-être y aura-t-il même des appels à de nouvelles élections.</p>



<p>Mais les Tunisiens n’auront que peu de recours après la réélection quasi certaine – et dont la légitimité sera remise en question – de Kaïs Saïed en octobre prochain, qui renforcera l’autocratie tunisienne et marquera la fin définitive de la dernière expérience démocratique du Printemps arabe.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong>: <a href="https://time.com/7020023/tunisia-kais-saied-democracy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Time</a>.  </p>



<p>* <em>Rédacteur en chef au Time et président d’Eurasia Group, un cabinet de conseil en risques politiques.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Indignons-nous pour construire un avenir meilleur!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/25/indignons-nous-pour-construire-un-avenir-meilleur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 11:46:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najet Zammouri]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Hessel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd'hui, en Tunisie, l’indignation est non seulement justifiée mais également nécessaire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Maintenant que les premières élections présidentielles depuis la promulgation de la nouvelle Constitution en juillet 2022, laquelle a renforcé les pouvoirs présidentiels, sont prévues pour le 6 octobre 2024, l’indignation est non seulement justifiée mais également nécessaire.</em></strong></p>



<p><strong>Najet Zammouri</strong> *</p>



<span id="more-13625431"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Najet-Zammouri.jpg" alt="" class="wp-image-158936" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Dans un monde en perpétuelle mutation, l’indignation reste une force motrice essentielle pour le changement. Ce cri du cœur, popularisé par Stéphane Hessel dans son essai intitulé <em>‘‘Indignez-vous’’</em>, trouve une résonance particulière aujourd’hui en Tunisie, pays symbole du Printemps arabe mais qui traverse désormais une période de troubles socio-économiques et politiques.</p>



<p>Tout d’abord, la Tunisie, berceau de la révolution de 2011, avait suscité l’espoir de voir émerger une démocratie stable et prospère dans le monde arabe. Treize ans après, le rêve semble s’estomper sous le poids des défis économiques, de la corruption et de l’instabilité politique.</p>



<p>En effet, le taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes, et une inflation galopante alimentent un sentiment de désespoir et de frustration parmi la population. Par conséquent, la promesse d’un avenir meilleur paraît de plus en plus lointaine.</p>



<p>Depuis le 25 juillet 2021, la situation des droits de l’homme en Tunisie a suscité de vives inquiétudes, tant sur le plan national qu’international. En effet, plusieurs points critiques se dégagent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Menace pour la démocratie tunisienne</h2>



<p>Depuis qu’il a pris des mesures exceptionnelles, Kaïs Saïed a concentré les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires entre ses mains. Il a suspendu le parlement, limogé le gouvernement et annoncé son intention de gouverner par décrets. Cette concentration des pouvoirs est largement perçue comme une menace pour la démocratie tunisienne.</p>



<p>De nombreux journalistes, blogueurs et activistes ont signalé des cas de harcèlement, d’intimidation et même d’arrestations pour avoir critiqué le gouvernement ou les décisions du président. Ces actions représentaient des signes précurseurs d’une atteinte à la liberté d’expression et constituaient une violation flagrante des droits fondamentaux</p>



<p>Ensuite, en février 2022, la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature par Kaïs Saïed a suscité de vives critiques, car elle compromet gravement l’indépendance judiciaire. Le limogeage de plusieurs juges a également soulevé des inquiétudes sérieuses quant à une possible instrumentalisation de la justice à des fins politiques.</p>



<p>De plus, l’arrestation ou la poursuite de plusieurs opposants politiques et anciens responsables gouvernementaux pour des raisons souvent perçues comme politiques est profondément préoccupante.</p>



<p>En outre, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement, telles que les réductions de subventions et les augmentations d’impôts, ont aggravé la situation. Les coupes budgétaires dans les services publics, notamment l’éducation et la santé, ont entraîné une dégradation de la qualité de ces services essentiels, accentuant les inégalités sociales et privant les citoyens des outils nécessaires pour améliorer leur condition de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de peur et d’autocensure</h2>



<p>La société civile tunisienne et les défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leurs préoccupations croissantes concernant la direction prise par la Tunisie sous le leadership de Kaïs Saïed. Ils dénoncent notamment les atteintes répétées aux principes démocratiques et aux libertés fondamentales. Cependant, ces voix critiques se heurtent à la menace des poursuites judiciaires en vertu du décret 54, une mesure controversée qui vise à restreindre la liberté d’expression sous prétexte de lutter contre la désinformation.</p>



<p>Ce décret est perçu comme un outil de répression politique, utilisé pour museler les opposants et les dissidents. Les défenseurs des droits de l’homme craignent que cette législation ne serve à justifier des actions judiciaires arbitraires contre ceux qui osent critiquer les décisions gouvernementales. En effet, plusieurs journalistes, blogueurs et activistes ont déjà été convoqués ou inculpés sur la base de ce décret, créant un climat de peur et d’autocensure au sein de la société civile.</p>



<p>Maintenant que les premières élections présidentielles depuis la promulgation de la nouvelle Constitution en juillet 2022, laquelle a renforcé les pouvoirs présidentiels, sont prévues pour le 6 octobre 2024, l’indignation est non seulement justifiée mais également nécessaire.</p>



<p>En effet, elle est un rappel de l’esprit révolutionnaire qui avait conduit à la chute du régime autoritaire de Ben Ali. Ainsi, l’indignation aujourd’hui doit se traduire par une exigence de transparence, de justice sociale et de réformes politiques. L’indignation doit également se manifester par un engagement citoyen plus fort, par la participation active aux élections et par le soutien aux initiatives locales visant à améliorer les conditions de vie.</p>



<p>Cependant, cette indignation ne doit pas se transformer en violence ou en désespoir. Elle doit être canalisée vers des actions constructives, des dialogues ouverts et des solutions concrètes. En particulier, les jeunes doivent être au cœur de ce mouvement. En effet, leur énergie et leur créativité sont des atouts précieux pour rebâtir une Tunisie prospère et juste.</p>



<p>En somme, indignez-vous ! Mais faites-le avec l’objectif de construire un avenir meilleur. La Tunisie a déjà prouvé qu’elle pouvait être un exemple de résilience et de courage. Il est donc temps de raviver cette flamme de l’espoir et de poursuivre la lutte pour un pays où la dignité, la justice et la prospérité ne sont pas des rêves lointains, mais des réalités tangibles.</p>



<p><em>* Première vice-présidente de la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Occident et le déclin démocratique en Tunisie, selon Moncef Marzouki</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/loccident-et-le-declin-democratique-en-tunisie-selon-moncef-marzouki/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 12:15:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moncef Marzouki estime que Washington commet une erreur stratégique en renonçant à la promotion de la démocratie au Moyen-Orient. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/loccident-et-le-declin-democratique-en-tunisie-selon-moncef-marzouki/">L’Occident et le déclin démocratique en Tunisie, selon Moncef Marzouki</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les États-Unis cherchent de plus en plus à contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région, Moncef Marzouki estime que Washington commet une erreur stratégique en renonçant à la promotion de la démocratie au profit d’une coopération avec des États autoritaires.</em></strong><a href="https://www.youtube.com/watch?app=desktop&amp;v=6lWhFK9EsC8" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Vidéo. </a></p>



<p>Par <strong>Dale Sprusansky</strong> *</p>



<span id="more-10185251"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Dale-Sprusansky.jpg" alt="" class="wp-image-10185262" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Dale-Sprusansky.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Dale-Sprusansky-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Dale-Sprusansky-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Moncef Marzouki, qui a été président de la Tunisie de 2011 à 2014, a prononcé le discours d’ouverture de la conférence annuelle de l’Arab Center Washington DC, le 26 septembre 2023, au National Press Club de Washington, DC. Vivant actuellement en exil en France par crainte d’être persécuté par le gouvernement de plus en plus répressif du président Kaïs Saïed, il a évoqué le retour de son pays à l’autoritarisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Occident se désintéresse de la démocratie</h2>



<p>Marzouki a exprimé sa perplexité face au manque persistant de soutien de l’Occident à la démocratie tunisienne après la révolution de 2010. <em>«Nous, Arabes, devons compter sur nous-mêmes pour promouvoir la démocratie dans la région»</em> plutôt que de compter sur le soutien occidental, a-t-il soutenu. Marzouki a déclaré avoir appris cette leçon lors de sa rencontre avec le président français François Hollande peu après le coup d’État militaire de 2013 en Égypte et le dirigeant français a clairement indiqué que Paris ne condamnerait pas explicitement l’usurpation de la démocratie égyptienne.</p>



<p>Dans la région, Marzouki a qualifié l’Iran, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Israël de fervents opposants à la démocratie. Sans ces pays qui sapaient activement la démocratie pour servir leurs propres intérêts, il estime que la démocratie tunisienne aurait survécu, malgré les nombreux défis politiques et économiques internes du pays.</p>



<p>À cette fin, il a rappelé avoir imploré le président Barack Obama de réduire l’influence corrosive des Émirats arabes unis sur les médias et les partis politiques tunisiens, mais n’a reçu aucune réponse de Washington.</p>



<p>Il a également déploré qu’après le Printemps arabe, les États-Unis aient continué à accorder la priorité aux dépenses destinées aux régimes répressifs d’Égypte, de Jordanie et d’Israël plutôt qu’à l’aide à la démocratie tunisienne alors naissante.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Future of Democracy in the Arab World: Dr. Mohamed Moncef Marzouki, Former President of Tunisia" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/6lWhFK9EsC8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Washington encourage le modèle chinois</h2>



<p>Alors que les États-Unis cherchent de plus en plus à contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région, Marzouki estime que Washington commet une erreur stratégique en renonçant à la promotion de la démocratie au profit d’une coopération avec des États autoritaires. Ces pays adhèrent au modèle chinois selon lequel les libertés individuelles doivent être concédées en faveur du développement économique, a-t-il déclaré.</p>



<p>Ainsi, probablement par inadvertance, les États-Unis <em>«encouragent le modèle chinois et non le modèle américain»</em> de promotion de la croissance économique et des droits de l’homme, a soutenu Marzouki.</p>



<p>[Cet homme politique], qui a également été contraint à l’exil par le régime du président Zine El Abidine Ben Ali en raison de son travail en faveur des droits de l’homme, se demande si la tentative ratée de démocratie de la Tunisie n’est pas en partie mise en péril par le mauvais timing de sa révolution. <em>«Le Printemps arabe est arrivé deux décennies trop tard»</em>, a-t-il déclaré, soulignant que la<em> «vague de démocratie»</em> mondiale des années 1980 et 1990, qui avait apporté un élan et un soutien tangible aux nouveaux gouvernements aspirants à la démocratie, s’était estompée en 2010.</p>



<p>Des études montrent que le monde connaît aujourd’hui un déclin démocratique, a souligné Marzouki. Il estime que tout espoir de voir la Tunisie inverser sa marche vers l’autoritarisme repose en grande partie sur une renaissance régionale et mondiale de la démocratie. Même si certains sont mécontents du processus démocratique, il estime qu’il n’y a pas de meilleure voie à suivre. <em>«C’est vrai que la démocratie est un désastre, mais la dictature est aussi un désastre»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.wrmea.org/north-africa/former-tunisian-president-addresses-democratic-decline.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Report on Middle East Affairs. </a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="se5VZnX6s2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/tunisie-moncef-marzouki-avertit-contre-le-glissement-accelere-vers-labime/">Tunisie : Moncef Marzouki avertit contre le «glissement accéléré vers l’abîme»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Moncef Marzouki avertit contre le «glissement accéléré vers l’abîme» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/tunisie-moncef-marzouki-avertit-contre-le-glissement-accelere-vers-labime/embed/#?secret=cP402ONEI2#?secret=se5VZnX6s2" data-secret="se5VZnX6s2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/18/loccident-et-le-declin-democratique-en-tunisie-selon-moncef-marzouki/">L’Occident et le déclin démocratique en Tunisie, selon Moncef Marzouki</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les deux visages de la jeune démocratie tunisienne</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 07:21:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Youssef]]></category>
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		<category><![CDATA[démocratie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ghannoucbi]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem M&#039;rad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les deux visages de la démocratie tunisienne, ses promesses et es incertitudes, selon Hatem M'rad.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son </em>ouvrage, <em>‘‘Janus ou la démocratie à deux têtes : Chroniques 2018-2020 ’’</em>, </strong><em><strong>paru en 2020 aux éditions Nirvana à Tunis, Hatem M&rsquo;rad, professeur de sciences politiques, interroge la transition démocratique tunisienne dans sa continuité et ses ruptures.</strong></em></p>



<span id="more-9315003"></span>



<p>Selon l’auteur, la jeune démocratie tunisienne a deux visages. Un visage positif dans la durée et dans la profondeur, celui d’une démocratie qui se consolide de proche en proche, d’élection en élection, régulière, plurielle, contrôlée, transparente, disputée, valide et incontestable, élargissant sans rupture la sphère des libertés. Le second visage, visible dans le quotidien, dans l’instant présent, est terne, alarmant et récusable. <em>«Les deux visages ne se rencontrent pas. Et pourtant, ils coexistent et se confondent dans une seule démocratie en mal de repères»</em>, écrit M&rsquo;rad. </p>



<p>C’est ce qui ressort de l’ensemble des chroniques de l’auteur, écrites entre 2018 et 2020 et publiées au journal <em>Le Courrier de l’Atlas</em>, où il suit au jour le jour les deux visages de la démocratie tunisienne, ses promesses et es incertitudes.</p>



<p>Ce n’est donc pas un essai pensé, structuré et développé suivant un plan préétabli et un cheminement rigoureux qu’imposent les règles académiques, mais une réflexion libre sur l’actualité quotidienne qui, à travers l’écume des faits, des actes et des déclarations, cherche à débusquer des tendances lourdes ou des lignes de fuite.</p>



<p>C’est toute l’histoire contemporaine de la Tunisie qui défile, avec ses figures tutélaires, de Bourguiba à Caïd Essebsi, en passant par Ben Youssef et Ghannouchi. Mais aussi les tournants, les points de rupture et les dates clés qui ont compté dans le cheminement cahotant d’une démocratie aux prises avec les démons de toujours : autoritarisme, islam politique, crise identitaire, syndicalisme, populisme, querelles d’égos, etc.  </p>



<p><em>«Entre l’illusion démocratique et le cauchemar antidémocratique, il doit y avoir place pour un juste milieu, celui d’une démocratie guidée par un réalisme constructif. Un réalisme qui ne doit pas prêter l’oreille aux sirènes de la fatalité, mais tenter toujours d’améliorer les idées et de faire progresser les institutions, les règles, les hommes et les pratiques… et de situer les évènements dans la durée»</em>, conclut Hatem Mrad, sur un ton qui se veut sciemment optimiste, car une démocratie a besoin de temps pour advenir et consolider ses assises. C’est un long processus de transition qui s’inscrit dans la durée.</p>



<p>Hatem M’rad est professeur de science politique à la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, Université de Carthage. Il est président-fondateur de l’Association tunisienne d’études politiques, ancien membre élu de l’Executif Committee of the International Political Science Association (Ipsa), et directeur-fondateur de la <em>Revue tunisienne de science politique</em>. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages portant sur le libéralisme, l’opinion publique, la citoyenneté, la gouvernance et la vie politique en Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Tunisie : les dirigeants se succèdent, la facture s&#8217;alourdit, le peuple n&#8217;en finit pas de payer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 09:53:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le départ de feu Ben Ali en 2011, les dirigeants se succèdent et se ressemblent, en laissant derrière eux une facture de plus en plus lourde à payer. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/tunisie-les-dirigeants-se-succedent-la-facture-salourdit-le-peuple-nen-finit-pas-de-payer/">Tunisie : les dirigeants se succèdent, la facture s&rsquo;alourdit, le peuple n&rsquo;en finit pas de payer</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis le départ de feu Ben Ali en 2011, les dirigeants se succèdent et se ressemblent, en laissant derrière eux une facture de plus en plus lourde à payer par le peuple et surtout les prochaines générations. Depuis la proclamation de l’état d’exception, il y a exactement deux ans,<strong><em> rien n’a changé</em></strong>.</em></strong> <strong><em>Sinon en pire&#8230; </em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-9045753"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Le 25 juillet 2021, de nombreux Tunisiens, dont moi même, avaient espéré un nouveau départ pour la Tunisie et le déblocage des verrous de l’incompétence, de la corruption, de l’abus de pouvoir et de l’inféodation aux puissances étrangères pour permettre au pays d’assurer son décollage et de satisfaire les aspirations légitimes de son peuple à la liberté, la dignité et la confiance en l’avenir.</p>



<p>Deux ans après avoir mis hors d’état de nuire l’opposition politique et mis en place un système judiciaire et administratif moins réticent aux vues et projets du président Kaïs Saïed, force est de constater que le bilan objectif est très en-deçà des espérances, pour le moins que l’on puisse dire, aussi bien sur le plan de la vision d’avenir et de la mobilisation des forces vives autour d’un projet national que des réalisations sur tous les plans, allant des services publics, au pouvoir d’achat, à l’emploi, de même que l’investissement et la trésorerie publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Harangues, limogeages, détentions et… pénuries</h2>



<p>Les relations internationales n’ont pas échappé à cette tendance et ce n’est pas le document intitulé pompeusement et avec une prétention que certains qualifieraient de déplacée <em>«mémoire d’entente sur un partenariat stratégique et global»</em> signé le 16 juillet au palais de Carthage avec l’Union Européenne qui changera cette perception. Les promesses vagues et hétéroclites de ce document qui n’a pas fait l’objet de consultations suffisantes aussi bien en Tunisie qu’entre les partenaires européens ainsi que sa conditionnalité sous entendue et qui se murmure avec une insistance croissante, ne semble pas en mesure de changer la situation pour le mieux et susciterait même un certain scepticisme et de l’appréhension.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R0qb1in63c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/22/la-tunisie-nen-finit-pas-de-senfoncer-a-des-profondeurs-abyssales/">La Tunisie n’en finit pas de s’enfoncer à des profondeurs abyssales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie n’en finit pas de s’enfoncer à des profondeurs abyssales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/22/la-tunisie-nen-finit-pas-de-senfoncer-a-des-profondeurs-abyssales/embed/#?secret=gkOZBY5lph#?secret=R0qb1in63c" data-secret="R0qb1in63c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A part des harangues, des limogeages et des détentions sans aboutissement judiciaire, le pays vit au rythme des pénuries, des faux espoirs et des illusions qui éclatent l’une après l’autre comme des bulles de savon.</p>



<p>La récupération des biens spoliés et la solution miracle des entreprises civiles qui ont une peine tout à fait prévisible à décoller et à soutenir un rythme de croissance se sont avérées être des vœux pieux.</p>



<p>Par contre, il est difficile d’ignorer le pouvoir grandissant des rentiers économiques et des quelques familles qui contrôlent le pays à travers un pouvoir de plus en plus serré sur l’Etat car elles sont devenues, à travers le système bancaire qu’elles contrôlent et qui affiche une santé insolente avec une croissance à deux chiffres, le dernier recours pour le financement du train de vie excessif de l’Etat après le tarissement quasi général, à part quelques bouffées d’oxygène épisodiques, des sources de financement international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le marché de dupes avec l’Union européenne &nbsp;</h2>



<p>Après avoir obtenu un précédent fort précieux pour sa crédibilité électorale et celle de ses confrères européens d’extrême-droite, en pleine ascension, notamment en Espagne et en Allemagne, le gouvernement italien commence à rappeler en chuchotant la nécessité économique de l’accord avec le FMI et politique du <em>«rétablissement des institutions démocratiques»</em> pour le déblocage des fonds promis dans le cadre de ce que beaucoup considèrent comme un marché de <em>«sous-traitance du contrôle des flux migratoires contre une aide budgétaire»</em> et qui commence à être considéré par de nombreux observateurs comme un marché de dupes avec un engagement écrit de la part de la Tunisie à faire plus en matiere de sauvetage en mer et de réadmission pour alléger le fardeau migratoire de l’Europe en échange de promesses italo-européennes vagues et hétéroclites qui semblent n’engager que ceux qui y croient.</p>



<p>Certains analystes réalistes des relations internationales rappellent que même au sein de l&rsquo;Union Européenne, l’Italie joue un rôle de second ordre et l’absence, certains diraient le boycott, du sommet de Rome de la France et de l’Allemagne sont un mauvais présage qui incite à la prudence et à la sobriété en ce qui concerne la traduction des belles paroles en actions tangibles, sonnantes et trébuchantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ho4sf1JyEV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/democratie-a-la-tunisienne-un-voile-dopacite-sur-les-decisions-cruciales/">Démocratie à la tunisienne : Un voile d&rsquo;opacité sur les décisions cruciales </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Démocratie à la tunisienne : Un voile d&rsquo;opacité sur les décisions cruciales  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/democratie-a-la-tunisienne-un-voile-dopacite-sur-les-decisions-cruciales/embed/#?secret=kHMqmd4NWX#?secret=Ho4sf1JyEV" data-secret="Ho4sf1JyEV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>D’autres rappellent que la prochaine présidence italienne du G7 en 2024 exercera des pressions supplémentaires sur son gouvernement d’extrême-droite, incompatible idéologiquement avec l’administration Biden, le chef d’orchestre du G7, pour le plier aux lignes directrices de la diplomatie américaine et dans le cas d’espèce les injonctions du président de la majorité démocrate et de la minorité républicaine de la commission sénatoriale américaine des relations extérieures qui avaient, dans leur lettre du 26 octobre 2022, demandé au secrétaire d’Etat américain Blinken de lier toute assistance à la Tunisie, en dehors d’une aide humanitaire, aussi bien par les Etats-Unis d’Amérique que par ses partenaires du G7 (dont font partie l’Italie et l’Union Européenne), au <em>«rétablissement des acquis et institutions démocratiques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessaire sauvegarde de la démocratie tunisienne</h2>



<p>Après plusieurs rappels bipartisans, la commission sénatoriale des relations extérieures a adopté, le 13 juillet 2023 un projet de loi intitulé : <em>«Safeguarding Tunisian democracy act»</em> (Loi sur la sauvegarde de la démocratie tunisienne) plaçant des verrous réglementaires et un contrôle direct du Congrès américain sur toute coopération américaine avec la Tunisie et implicitement sur celle des pays partenaires du G7.</p>



<p>Évidemment, on peut se draper de l’orgueil patriotique et anti-impérialiste en rejetant <em>«l’ingérence arrogante et inacceptable des Etats Unis d’Amérique en pleine décadence»</em> dans les affaires intérieures et les choix souverains d’une <em>«Tunisie intercontinentale et annonciatrice d’une nouvelle ère de l’histoire de l&rsquo;humanité»</em>.</p>



<p>Toutefois, dans le monde imparfait d’aujourd’hui, on ne pourra avoir cette prétention qu’à ses dépens et à un prix exorbitant qui pourrait dépasser les moyens de la Tunisie surtout dans sa situation actuelle qu’il n’est pas exagéré de qualifier de critique et même d’insoutenable.</p>



<p>Depuis le départ de feu Ben Ali, les dirigeants passent dans un autre pays ou un autre monde, en laissant derrière eux une facture de plus en plus lourde à payer par le peuple et surtout les prochaines générations.</p>



<p>* <em>Ancien diplomate. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8rY4lUmZsb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/">Vient de paraître : Kaïs Saïed  ou ‘‘Le pouvoir d’un seul’’</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vient de paraître : Kaïs Saïed  ou ‘‘Le pouvoir d’un seul’’ » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/embed/#?secret=cvLdYHKGUG#?secret=8rY4lUmZsb" data-secret="8rY4lUmZsb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/tunisie-les-dirigeants-se-succedent-la-facture-salourdit-le-peuple-nen-finit-pas-de-payer/">Tunisie : les dirigeants se succèdent, la facture s&rsquo;alourdit, le peuple n&rsquo;en finit pas de payer</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 07:39:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis jouent encore un rôle déterminant dans tout ce qui concerne la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/">La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tout affaiblis apparemment par l’évolution du conflit russo-ukrainien, les Etats-Unis jouent encore un rôle déterminant dans tout ce qui concerne la Tunisie qui s’est vue accorder depuis 2015 le statut d’allié majeur des Etats-Unis d’Amérique non membre de l’Otan. Et comme dans toute relation contractuelle, morale ou politique, les droits sont associés à certaines obligations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-8344563"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Tous nos partenaires étrangers reconnaissent l’inévitabilité et le caractère primordial d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) avant le déboursement de toute assistance financière significative à la Tunisie.</p>



<p>Après l’ambassadeur chinois qui a balayé du revers de la main l’illusion d’une alternative financière chinoise à un accord avec le FMI et les faux-fuyants des <em>«frères arabes»</em>, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken vient de rappeler à son homologue italien Antonio Tajani la nécessité d’un accord préliminaire avec le FMI, même sous de nouveaux termes, à toute éventuelle assistance européenne pour éviter que la Tunisie ne tombe dans <em>«un précipice économique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington remet les pendules à zéro</h2>



<p>Après plusieurs mois de manœuvres apparemment stériles, nous nous retrouvons à la case départ et ce ne sera pas un tête-à-tête avec l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/la-tunisie-et-lextreme-droite-europeenne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extrême droite européenne</a>, regardée avec suspicion par l’administration Biden et l’ensemble de la classe politique américaine, que l’abysse économique sera évité.</p>



<p>Tout affaiblis apparemment par l’évolution du conflit russo-ukrainien, les Etats-Unis d’Amérique jouent encore un rôle déterminant dans tout ce qui concerne la Tunisie qui s’est vue accorder depuis 2015 le statut d’allié majeur des Etats-Unis d’Amérique non membre de l’Otan.</p>



<p>Comme dans toute relation contractuelle, morale ou politique, les droits sont associés à certaines obligations.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VKEAjbyvbb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/fmi-la-tunisie-va-t-elle-se-resigner-a-presenter-un-nouveau-programme/">FMI : la Tunisie va-t-elle se résigner à présenter un nouveau programme ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI : la Tunisie va-t-elle se résigner à présenter un nouveau programme ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/fmi-la-tunisie-va-t-elle-se-resigner-a-presenter-un-nouveau-programme/embed/#?secret=g52Xnb04z0#?secret=VKEAjbyvbb" data-secret="VKEAjbyvbb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A cet égard, la clé de chiffrement de la politique américaine vis-à-vis des récents développements politiques en Tunisie se trouve selon toute probabilité dans la lettre, sous forme d’injonction, adressée le 26 octobre 2022 par les présidents de la majorité démocrate et de la minorité républicaine de la commission des relations étrangères du sénat américain au secrétaire d’Etat Blinken qui dit en substance ce qui suit. Nous en publions ci-dessous des extraits traduits de la lettre originale…</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’érosion de la démocratie tunisienne</h2>



<p><em>«Nous exhortons maintenant votre administration à faire pression pour des efforts synchronisés avec nos partenaires du G7 pour faire face à l’érosion de la démocratie tunisienne et atténuer les effets de la crise économique du pays… L’aide rapide récente, par exemple, soutiendra les Tunisiens vulnérables sans légitimer le programme autocratique de Saïed….</em></p>



<p><em>Cependant, de nombreux membres du G7 n’ont pas conditionné l’aide aux réformes démocratiques de la même manière que les États-Unis… Le G7 doit parler d’une voix unifiée et conditionner son assistance à des critères de réforme démocratique clairs, notamment le rétablissement d’un système judiciaire indépendant, la suppression des restrictions imposées aux partis politiques, la protection de la liberté de la presse et l’observation sans entrave des élections. Les Tunisiens font face à plus qu’une simple incertitude politique… Les actions du président Saïed n’ont servi qu’à centraliser son propre pouvoir et n’ont pas réussi à s’attaquer aux causes profondes des problèmes économiques de la Tunisie. À moins que les États-Unis et leurs partenaires aux vues similaires ne renforcent le besoin urgent d’un retour aux processus et aux institutions démocratiques, la Tunisie sombrera dans une plus grande instabilité.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z677KKY0hV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/de-rome-a-washington-en-passant-par-bruxelles-la-tunisie-fait-jaser/">De Rome à Washington en passant par Bruxelles, la Tunisie fait jaser !  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De Rome à Washington en passant par Bruxelles, la Tunisie fait jaser !   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/de-rome-a-washington-en-passant-par-bruxelles-la-tunisie-fait-jaser/embed/#?secret=AKgVjAT4i1#?secret=Z677KKY0hV" data-secret="Z677KKY0hV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/">La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pressions américaines pour la préservation de la démocratie en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/23/pressions-americaines-pour-la-preservation-de-la-democratie-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 12:23:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités américaines suivent visiblement de très près l&#8217;évolution de la situation politique en Tunisie. Celle-ci constitue pour elles une préoccupation sérieuse en raison des difficultés en tous genres que connaît le pays depuis une décennie, pays dont la position géostratégique au cœur de la Méditerranée exige une stabilité à toute épreuve. Par Raouf Chatty...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/23/pressions-americaines-pour-la-preservation-de-la-democratie-en-tunisie/">Pressions américaines pour la préservation de la démocratie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Kais-Saied-joe-Biden.jpg" alt="" class="wp-image-361290"/><figcaption><em>Vue de Washington, la démocratie et la stabilité <em>en Tunisie</em></em> <em>est en danger. </em></figcaption></figure></div>



<p><em style=""><b>Les autorités américaines suivent visiblement de très près l&rsquo;évolution de la situation politique en Tunisie. Celle-ci constitue pour elles une préoccupation sérieuse en raison des difficultés en tous genres que connaît le pays depuis une décennie, pays dont la position géostratégique au </b></em><strong><em>cœur de la Méditerranée exige une stabilité à toute épreuve.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-363771"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Cette préoccupation s&rsquo;est accentuée notamment depuis l&rsquo;entrée du pays dans une nouvelle étape politique majeure à la faveur des décisions historiques adoptées le 25 juillet dernier par le président de la république.</p>



<p>Ces décisions ont bouleversé de fond en comble la donne politique et promis le pays à des changements majeurs dans les prochains mois, dont les contours sont en train de se dessiner progressivement dans la confusion, l&rsquo;incertitude, les tergiversations et l&rsquo;instabilité…</p>



<p>Cet intérêt s&rsquo;explique par les traditions historiques qui ont toujours lié cette superpuissance à la Tunisie, comme par les mutations profondes que vit la région du Maghreb en ce moment…</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie, pôle de stabilité dans une sous-région mouvementée</h3>



<p>Les États-Unis insistent sur la stabilité politique et sociale en Tunisie, la promotion d&rsquo;un État démocratique, le respect des droits de l&rsquo;homme et le fonctionnement régulier des institutions.<br>Ils considèrent la Tunisie comme un pays stratégique, au centre de la Méditerranée, un pôle de stabilité dans une sous-région très mouvementée, et de plus en plus instable.</p>



<p>En effet, la situation politique et sécuritaire en Libye demeure toujours très fragile, de plus en plus tendue, sujette aux dissensions internes entre les parties politiques en présence. Des appréhensions sérieuses existent quant à un nouvel échec des négociations politiques entre les protagonistes et à un retour probable aux armes. Les parties étrangères présentes en Libye ne sont pas non plus prêtes à lâcher du lest et sont très soucieuses de la préservation de leurs intérêts respectifs.</p>



<p>Par ailleurs, la situation demeure très tendue entre l&rsquo;Algérie et le Maroc après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays et l&rsquo;interdiction de l&rsquo;espace aérien algérien à l&rsquo;aviation marocaine, annoncée aujourd&rsquo;hui, 23 septembre 2021.</p>



<p>Réputée stable, la situation au Maroc risque de se dégrader suite au ravivement des soubresauts diplomatiques liées à la question du Sahara Occidental et à la tension politique post électorale après l&rsquo;assassinat, cette semaine, à Rabat, du secrétaire général du parti qui a remporté le meilleur score aux élections législatives.</p>



<p>Ce sont-là des motifs qui inquiètent à juste titre les États-Unis et les puissances européennes. En ce qui concerne la Tunisie, ces inquiétudes se sont traduites depuis deux mois par des contacts de hauts niveaux avec les hautes autorités tunisiennes: le président de la république et le ministre des Affaires étrangères.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tunis, centre d&rsquo;une intense activité diplomatique  </h3>



<p>Depuis le 25 juillet dernier à ce jour, le pays a vécu une intense activité diplomatique relative à cette question. Quelques jours après cette date, le ministre des Affaires étrangère américain Antony Blinken a conversé longuement au téléphone avec le président de la république de la situation politique, du processus démocratique et de la sauvegarde de l’État de droit en Tunisie.</p>



<p>Le président de la république a reçu, le 13 août dernier, une délégation de haut niveau au palais de Carthage, conduite par Jon Finer, le conseiller de la sécurité nationale près la Maison Blanche qui lui avait remis une lettre du président Joe Biden.</p>



<p>Plus récemment, le président de la république a reçu, le 4 septembre, une délégation de congressmen américains conduite par Chris Murphy.</p>



<p>Quant au ministre des Affaires étrangères, Othman Jerandi, il a reçu au siège de son département, le 3 septembre courant, l&rsquo;ambassadeur américain à Tunis Donald Blome dans le cadre de la visite à Tunis de ces mêmes congressmen américains.</p>



<p>Le ministre des Affaires étrangères a également reçu, le 19 septembre, Derek Chollet, conseiller politique du Département d&rsquo;État. Il s&rsquo;est, par ailleurs, entretenu le 20 septembre à New York, avec Victoria Neuland, sous-secrétaire d’État au Département d&rsquo;État américain, en marge de la 78e assemblée générale des Nations unies.</p>



<p>La situation politique, la démocratie, l’État de droit, les libertés individuelles et publiques en Tunisie étaient au centre de tous ces entretiens. Il en ressort essentiellement que Washington entend maintenir son soutien à la transition politique en Tunisie «afin de consolider l&rsquo;option démocratique et de renforcer cette approche de manière à répondre aux aspirations du peuple tunisien au développement et au bien-être», comme le mentionne expressément le secrétaire d’État Neuland dans un tweet à l&rsquo;issue de son entretien avec le ministre Jerandi.</p>



<p>Il convient de signaler que le ministre a martelé au cours de tous ces entretiens avec ces hauts responsables américains, comme lors de la récente session du Conseil des Nations Unies aux droits de l&rsquo;homme à Genève, l&rsquo;attachement de la Tunisie aux acquis de son expérience démocratique et que les mesures exceptionnelles adoptées par le président de la république, le 25 juillet, visent à corriger le cours de cette expérience et que le choix de la démocratie, des droits de l&rsquo;homme et des libertés est irréversible en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Eclairer davantage les partenaires de la Tunisie</h3>



<p>Il reste que cette intense activité diplomatique conduite par le ministre Jerandi avec persévérance, calme et détermination, pour faire connaître au monde entier l&rsquo;engagement de la Tunisie sous le président Kaies Saied en faveur de la démocratie réelle et de l’État de droit gagne à être renforcée par une campagne dans toutes les capitales par des représentants du président de la république et de la société civile pour éclairer davantage nos partenaires sur les réalités des choses en Tunisie et épargner au pays des campagnes tendancieuses que certaines parties continuent à mener à l&rsquo;extérieur, dans l&rsquo;espoir vain de garder leurs positions dans le pays.</p>



<p>Au final, il faut être certain du fait que les Américains et les puissances étrangères ne manqueront pas de revenir à la charge au courant des prochaines semaines ou mois pour veiller au grain… D&rsquo;où la nécessité de saisir le message qui sous-tend ce marathon diplomatique et d&rsquo;agir très vite pour entamer sans délai les réformes annoncées par le président de la république.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



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		<title>Cercle Kheireddine : Le 25 juillet 2021 marque l&#8217;entrée de la Tunisie dans une ère pleinement démocratique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/01/cercle-kheireddine-le-25-juillet-2021-marque-lentree-de-la-tunisie-dans-une-ere-pleinement-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 11:27:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle Kheireddine]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le communiqué publié aujourd&#8217;hui, dimanche 1er août 2021, le Cercle Kheireddine estime que le coup d&#8217;éclat constitutionnel du président Kaïs Saïed, le 25 juillet, annonce une nouvelle libération du peuple tunisien du joug d&#8217;«un parti dominant anti-national inscrit au cœur de la mouvance des Frères musulmans». Nous reproduisons ci-dessous le communiqué dans son intégralité....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/01/cercle-kheireddine-le-25-juillet-2021-marque-lentree-de-la-tunisie-dans-une-ere-pleinement-democratique/">Cercle Kheireddine : Le 25 juillet 2021 marque l&rsquo;entrée de la Tunisie dans une ère pleinement démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Cercle-Kheireddine.jpg" alt="" class="wp-image-309829"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans le communiqué publié aujourd&rsquo;hui, dimanche 1er août 2021, le Cercle Kheireddine estime que le coup d&rsquo;éclat constitutionnel du président Kaïs Saïed, le 25 juillet, annonce une nouvelle libération du peuple tunisien du joug d&rsquo;«un parti dominant anti-national inscrit au cœur de la mouvance des Frères musulmans». Nous reproduisons ci-dessous le communiqué dans son intégralité.</em></strong></p>



<span id="more-358032"></span>



<p>Dans l’histoire contemporaine de notre pays, la date du 25 juillet 2021 sera gravée, après notre indépendance (20 mars 1956) et notre Révolution (14 janvier 2011), comme celle de sa troisième libération. Les centaines de milliers, voire les millions de Tunisiennes et de Tunisiens qui sont sortis, bravant le couvre-feu, dans les artères de toutes les villes, au son des youyous et du klaxon des voitures, exprimer leur joie et leur allégresse, en sont l’expression la plus vivante.</p>



<p>Elle marque la fin de la soumission de la Tunisie à un parti dominant anti-national inscrit au cœur de la mouvance des Frères musulmans et dans la pleine allégeance à la Turquie de l’AKP et de son président Erdogan. </p>



<p>Elle marque la fin de l’Assemblée de la honte, refuge des trafiquants et des contrebandiers, des députés voyous, auteurs effrontés d’agressions et de violences physiques à l’encontre de leurs collègues femmes de l’opposition. Des députés bénéficiant d’une immunité totale, en amitié avec les terroristes, n’hésitant pas à accompagner des fichés S à l’aéroport et à sermonner et menacer les fonctionnaires de la police des frontières pour les obliger à les laisser quitter le territoire malgré l’interdiction.</p>



<p>Le 25 juillet 2021 marque la fin de la Tunisie, premier exportateur mondial de jihadistes, terre d’accueil des grands prêcheurs du jihad venus d’Orient auxquels sont offerts tous les honneurs officiels et de grands stades pour inciter les jeunes à la haine de l’Occident, de ses alliés et des mécréants et les appeler à rejoindre les champs de combat et de sacrifice.</p>



<p>Il marque la fin d’une justice et d’une police aux ordres, qui ont soustrait plus de 6 268 dossiers de terrorisme et des dizaines de dossiers portant sur l’embrigadement des jeunes vers les zones de conflit.</p>



<p>Il marque la fin d’une justice qui ne donne pas suite aux rapports de la Cour des Comptes, rendant compte d’importants financements extérieurs qui auraient dû disqualifier les listes du parti Ennahdha et du parti Qalb Tounès </p>



<p>Il marque la fin d’une caste dirigeante avide de pouvoir, opportuniste, cupide, rapidement enrichie et dont le train de vie et les signes extérieurs de richesse (voitures de grand luxe, villas cossues dans les quartiers les plus huppés) ne sont même pas dissimulés, pendant que le peuple souffre d’une grave détérioration de ses conditions quotidiennes d’existence et de tous les services sociaux et pendant que la jeunesse et les régions délaissées –les vecteurs de la Révolution de la Dignité- sont vouées au désespoir et au sous-développement.</p>



<p>Un parti politique au pouvoir, promoteur d’un capitalisme de bazar, d’une nouvelle bourgeoisie compradore, composée de ses membres et de ses affidés ; destructeur des institutions de développement que la Tunisie a édifiées au cours d’un demi-siècle. Un parti politique qui a utilisé l’Administration et les entreprises publiques pour fournir emplois et privilèges à ses membres et sympathisants, faisant de la Tunisie le pays dont la masse salariale publique est l’une des plus importantes au monde.</p>



<p>La classe gouvernante, au visage de laquelle les Tunisiennes et les Tunisiens ont crié leur mépris et leur colère, est celle qui a conduit le pays à la plus grande crise de Covid-19 du monde et a fait exploser son système sanitaire malgré la générosité et la mobilisation jour et nuit de son corps médical et para-médical ; elle est celle qui a conduit le pays à la banqueroute, à la quasi-cessation de paiement, à la régression économique et sociale ; au désespoir de la jeunesse et de toutes les générations. Une œuvre de destruction massive, c’est ce qu’a subi sous son règne la Tunisie ; une Tunisie martyre.</p>



<p>De la démocratie, la Tunisie ne présentait que la façade. Un processus de régression généralisé, de chute dans les abîmes, de profond rejet de ce qui était présenté comme la <em>«démocratie</em>» était à l’œuvre, un lien étant tissé dans les esprits des gens entre démocratie, corruption et régression.</p>



<p>Le Cercle Kheireddine tient à rendre hommage au courage de toutes les personnes qui ont rendu cela possible et à la hardiesse du Président de la République pour les mesures qu’il a prises pour le salut de la Tunisie. Un immense espoir est né ; les Tunisiennes et les Tunisiens reprennent goût à la vie ; ils croient possible un avenir meilleur. La démocratie n’est pas la cause de notre malheur ; elle est l’événement qui a fait de nous un peuple fier et libre ; elle nous donne des moyens plus grands pour accéder à la prospérité partagée.</p>



<p>Pour que ce 25 juillet ne soit pas une page sans lendemain, il faut que la démocratie tunisienne renaisse de ses cendres, qu’elle soit une démocratie vibrante, que les gouvernants deviennent au service des gouvernés, que le fossé, l’abîme, qui sépare la société de ses élites politiques soit rapidement comblé, que la justice sociale soit activée. Les libertés, toutes les libertés publiques, individuelles et collectives, doivent être scrupuleusement respectées; l’indépendance de la justice et l’Etat de droit doivent être restaurés ; la lumière doit être faite sur les assassinats des martyrs ; les procès doivent être des procès équitables et transparents. </p>



<p>La Tunisie ne doit pas rater ce nouveau rendez-vous avec l&rsquo;histoire.</p>



<p>La confiance de nos investisseurs doit être restaurée ; nos partenaires internationaux doivent être rassurés : la Tunisie est un pays libre, accueillant et ouvert.</p>



<p>La sortie de la crise politique, sanitaire, économique, sociale et morale que traverse notre pays doit être une œuvre collective, à laquelle la société civile et la jeunesse au premier rang doivent être les agents, le levain.</p>



<p>Le travail, la lutte contre la rente et la corruption, les compétences et la créativité doivent être mobilisés afin de définir un nouveau contrat social basé sur la participation, l’excellence, la transparence et la dignité.</p>



<p>De nos échecs et de nos avancées, il nous faut tirer les leçons. Toute la vérité et toute la lumière doivent être faites sur les abus et les erreurs de cette dernière décennie. Quitte à condamner et par la suite, s’il le faut, pardonner. </p>



<p>Ensemble, nous devons mettre les fondements de la IIIe République&nbsp;: une République démocratique, prospère et juste dans laquelle l’activité politique est soumise à la morale, et les gouvernants sont au service des gouvernés. Une République dotée d’une nouvelle Constitution fondée sur un équilibre des pouvoirs et un système de contre-pouvoirs à laquelle le peuple aura contribué à travers un référendum.</p>



<p>Vive la Tunisie libre et indépendante</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/01/cercle-kheireddine-le-25-juillet-2021-marque-lentree-de-la-tunisie-dans-une-ere-pleinement-democratique/">Cercle Kheireddine : Le 25 juillet 2021 marque l&rsquo;entrée de la Tunisie dans une ère pleinement démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Heureux comme Rached Khiari, un «bnedri» au dessus de la loi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/07/heureux-comme-rached-khiari-un-bnedri-au-dessus-de-la-loi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 May 2021 07:06:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Khiari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rached Khiari incarne à lui seul, par ses déclarations à l’emporte-pièce et ses faits et gestes à la limite de la légalité sinon carrément délictueux, ce que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) élue en 2019 compte, au mieux de personnes incompétentes et nulles et au pire de hors-la-loi et de repris de justice se...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/07/heureux-comme-rached-khiari-un-bnedri-au-dessus-de-la-loi/">Heureux comme Rached Khiari, un «bnedri» au dessus de la loi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Rached-Khiari.jpg" alt="" class="wp-image-348217"/><figcaption><em>Assemblée du peuple ou ramassis d&rsquo;extrémistes religieux et de hors-la-loi fuyant la justice ?</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Rached Khiari incarne à lui seul, par ses déclarations à l’emporte-pièce et ses faits et gestes à la limite de la légalité sinon carrément délictueux, ce que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) élue en 2019 compte, au mieux de personnes incompétentes et nulles et au pire de hors-la-loi et de repris de justice se barricadant derrière l’immunité parlementaire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-348216"></span>



<p>Rached Khiari, percussionniste et chanteur dans une troupe de chants liturgiques, islamiste radical sur les bords, qui s’est fait élire sur une liste de la coalition pseudo-révolutionnaire Al-Karama, une excroissance extrémiste du parti islamiste Ennahdha (au pouvoir), a disparu de la circulation depuis que la justice militaire a émis un <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/22/le-parquet-militaire-emet-un-mandat-damener-contre-rached-khiari/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mandat d’amener</a> à son encontre, mais il refuse de comparaître devant le juge d’instruction militaire et de donner son témoignage suite à ses déclarations engageant directement la sécurité du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un ex-«bnedri» bombardé représentant du peuple</h3>



<p>Pire encore, bénéficiant d’une protection spéciale du président de l’Assemblée, Rached Ghannouchi, l’inamovible président d’Ennahdha, Rached Khiari continue de participer à distance aux travaux de l’Assemblée et s’accroche comme un mort de faim à son immunité parlementaire.</p>



<p>Si les accusations proférées par le député à l’encontre du président Kaïs Saied sont fondées, et si le député dispose des preuves à l’appui de ses allégations, comme il le crie sur tous les toits, qu’est-ce qu’il attend pour présenter celles-ci à la justice et d’aider ainsi à enclencher un processus de destitution d’un président de la république dont la campagne électorale a été financée par les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/21/khiari-dementi-le-gouvernement-americain-affirme-ne-pas-avoir-finance-la-campagne-electorale-de-saied/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">renseignements américains</a>, comme le soutient l’ex-<em>«bnedri» </em>(joueur de<em> «bendir»</em>), bombardé représentant du peuple par un système politique pourri bâti par les islamistes au lendemain de la révolte de 2011 et une loi électorale passoire, imposée par ces mêmes islamistes, qui favorise les extrémistes, les hors-la-loi et les corrompus de tous bords ?</p>



<p>Pourquoi l’ex-«bnedri» refuse-t-il de témoigner devant les juges ? De quoi a-t-il peur ? Et pourquoi ses collègues (et employeurs) du parti Ennahdha, censés être les garants de la loi et de l’Etat de droit, se mobilisent-ils pour le… soutirer à la loi ? De quoi ont-ils peur eux aussi ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un extrémiste islamiste hôte du Qatar, où se jouera la Coupe du monde de football 2022</h3>



<p>Rached Khiari a participé hier, jeudi 6 avril 2021, à la réunion du bureau de l’Assemblée, à distance, et à partir de Doha, où il se trouvait. La veille, son nom figurait, comme par enchantement, parmi ceux des 141 députés ayant voté pour l’amendement de la loi portant création de la Cour constitutionnelle – amendement qui, soit dit en passant, vise à enclencher un processus de déposition du président Saïed. Le «bnedri», qui, avant la «révolte» de 2011, chantait les louanges de Zine El-Abidine Ben Ali et qui aujourd’hui vend ses services à Rached Ghannouchi et Ennahdha, avait donc aussi voté à distance car il se trouvait dans la capitale du Qatar. Mais que fait-il dans l’émirat gazier, principal soutien dans la région des mouvements islamistes, et notamment de l’organisation des Frères musulmans dont Ennahdha est membre ? Officiellement, il serait à Doha <em>«en mission» </em>(sic !). Mais <em>«en mission»</em> pour le compte de quel parti ou de quelle partie, surtout que l’intéressé prétend avoir démissionné de la coalition Al-Karama et se présente comme un indépendant ? Mystère et boule de gomme…</p>



<p>Il se passe des choses pour le moins curieuses dans cette drôle de démocratie tunisienne où un élu qui <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/quand-le-depute-rached-khiari-victimisait-daech/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">appelle ouvertement au jihad </a>au nom de l’islam et qui trouve des justifications à l’assassinat du professeur d’histoire-géographie<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/10/30/si-caricature-offensante-il-y-a-cest-bien-rached-khiari-en-personne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Samuel Paty,</a> égorgé il y a quelques semaines devant son lycée à Paris par un extrémiste islamiste, reste en liberté, voyage comme bon lui semble et nargue la justice militaire de son pays !!</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés: </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZQITJmz1Hb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/laffaire-rached-khiari-fait-tomber-beaucoup-de-maques/">L’«affaire Rached Khiari» fait tomber beaucoup de maques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’«affaire Rached Khiari» fait tomber beaucoup de maques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/laffaire-rached-khiari-fait-tomber-beaucoup-de-maques/embed/#?secret=mDHDkVGRrT#?secret=ZQITJmz1Hb" data-secret="ZQITJmz1Hb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>La démocratie tunisienne à l’épreuve de la crise économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/27/la-democratie-tunisienne-a-lepreuve-de-la-crise-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 12:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens sont avertis : il n’est pas exclu aujourd’hui qu’une aggravation de la crise économique et sociale, fortement compliquée par les impacts de la pandémie de la Covid-19, puisse mettre fin à la démocratie encore naissante. Par Amine Ben Gamra * Depuis 2011, l’économie tunisienne a été marquée par un bouleversement massif de sa...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Urne-vide.jpg" alt="" class="wp-image-322220"/></figure>



<p><strong><em>Les Tunisiens sont avertis : il n’est pas exclu aujourd’hui qu’une aggravation de la crise économique et sociale, fortement compliquée par les impacts de la pandémie de la Covid-19, puisse mettre fin à la démocratie encore naissante.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra </strong>*</p>



<span id="more-322217"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Mohamed-Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-250347"/></figure></div>



<p>Depuis 2011, l’économie tunisienne a été marquée par un bouleversement massif de sa finance publique. La production et les revenus ont chuté, le chômage a augmenté rapidement avec la suppression des garanties de l’emploi dans les entreprises publiques. Simultanément, la décélération de l’investissement et de la croissance a engendré une baisse des recettes fiscales, débouchant sur une forte augmentation de la dette publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les réformes nécessaires ne sauraient être reportées davantage</h3>



<p>La Tunisie a réussi, au cours des dernières années, à accroître ses recettes fiscales, mais, en l’absence de réformes du système des subventions, ces gains ont été grignotés par l’aggravation de la contrebande. Aussi est-il grand temps de réformer ce système des subventions et des transferts inutiles qui profitent de façon disproportionnée aux riches, et de les utiliser pour augmenter les dépenses sociales. Car un dinar amputé aux subventions énergétiques au profit d’investissements productifs correspondrait à quatre dinars de gain de croissance à long terme.</p>



<p>Sur un autre plan, des mesures doivent être prises en urgence pour faire face à la conjoncture actuelle, telle que le renforcement des procédures de passation des marchés publics et du contrôle des entreprises publiques afin de préserver les ressources et de limiter les risques budgétaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des compromis à trouver entre le nécessaire et le possible</h3>



<p>En effet, la dette publique s’est envolée en raison de l’augmentation considérable du nombre de fonctionnaires et de travailleurs dans les entreprises publiques. Si on réussit à réformer ces entreprises, les possibilités de corruption et de détournement de fonds publics baisseraient, et cela contribuerait à accroître les recettes fiscales, stimulerait davantage l’investissement et relancerait la croissance.</p>



<p>Il faut aussi trouver un compromis avec les évadés fiscaux et les contrebandiers à travers leur intégration à la sphère économique structurée ce qui mobiliserait plus d’argent que l’instauration d’une taxe sur les jeux de paris et de hasard.</p>



<p>Malheureusement, le projet de loi de finances pour le prochain exercice (PLF 2021) ne contient aucune mesure dans ce sens.</p>



<p>Il faut agir vite et procéder aux réformes nécessaire car il n’est pas exclu aujourd’hui qu’une aggravation de la crise économique et sociale puisse mettre fin à la pratique de la <em>«démocratie»</em> en Tunisie.</p>



<p><em>* Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l’Ordre des experts comptable de Tunisie.</em></p>
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