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	<title>Archives des endettement extérieur - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 05 Feb 2026 11:22:27 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des endettement extérieur - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&#038;P)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:22:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[prêts bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[S&P Global Ratings]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S&#038;P Global Ratings prévoit que la croissance des prêts bancaires tunisiens restera modérée, à environ 3 % par an en 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/">Tunisie | La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&amp;P)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://www.spglobal.com/ratings/en/regulatory/article/tunisian-banking-outlook-2026-slow-economic-growth-constrains-earnings-s101666317">S&amp;P Global Ratings</a> prévoit que la croissance des prêts bancaires tunisiens restera modérée, à environ 3 % par an en 2026, reflétant une croissance économique modeste – l’agence anticipe une croissance du PIB de 1,7 % en 2026, hors chocs externes ou internes majeurs.</em></strong></p>



<span id="more-18325439"></span>



<p>Cette faible croissance, conjuguée à l’absence de progrès sur les réformes structurelles clés, entraîne un faible niveau d’investissement public et privé et limite la capacité des banques à générer des bénéfices plus importants, estime S&amp;P, qui constate toutefois une reprise de la consommation privée.</p>



<p>La récente baisse des taux d’intérêt par la banque centrale devrait alléger le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers, même si une inflation relativement élevée et des critères d’octroi de crédit peu rigoureux continuent de peser sur ce coût.</p>



<p>Malgré un contexte de liquidités extérieures difficile, la Tunisie a assuré le service de sa dette commerciale extérieure entre 2024 et 2025. Ce service a été rendu possible grâce à des emprunts directs auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et à une augmentation des transferts de fonds, contribuant ainsi à stabiliser ses réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépendance excessive à l&rsquo;égard de la BCT </h2>



<p>Les échéances à court terme sont modestes, s’élevant à 816,7 millions de dollars pour 2026 et à moins de 350 millions de dollars pour 2027, ce qui atténuera la pression budgétaire.</p>



<p>Cependant, une dépendance excessive à l&rsquo;égard de la BCT pourrait nuire à la crédibilité de la monnaie et alimenter l’inflation.</p>



<p>La Tunisie a également utilisé la majeure partie de ses réserves disponibles, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations de l’environnement international, telles qu’une forte hausse des prix du pétrole ou un ralentissement marqué de l’économie européenne.</p>



<p>Par conséquent, S&amp;P prévoit que les banques continueront d’être confrontées à des risques élevés liés à l’instabilité macroéconomique et à une faible qualité des actifs en raison du niveau élevé de créances douteuses.</p>



<p>S&amp;P prévoit, par ailleurs, que le niveau élevé de créances douteuses (NPL) représentera près de 16 % du portefeuille de prêts total au cours des 12 à 24 prochains mois, et que le coût du risque restera élevé, à environ 150 points de base.</p>



<p>Les retards importants pris dans les réformes réglementaires ont entravé la capacité des banques à radier les prêts anciens, estime l’agence. &nbsp;</p>



<p>Les banques ont constitué des provisions ces dernières années sous la supervision de la BCT, mais le ratio de provisionnement pour pertes sur prêts (NPL) demeure modeste, à 55 % à la mi-2025. Cette couverture limitée restreint la capitalisation des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rentabilité limitée freine la capitalisation  </h2>



<p>S&amp;P prévoit une baisse négligeable de la rentabilité en 2026, suite à la récente diminution du taux directeur. Par ailleurs, l’importance des réseaux d’agences et la rigidité des structures de coûts continueront d’absorber plus de 40 % des revenus des banques, limitant ainsi leurs bénéfices.</p>



<p>Les banques tunisiennes accusent également un retard par rapport à leurs homologues des marchés émergents en matière de digitalisation de leurs offres, ce qui restreint davantage leurs résultats. S&amp;P prévoit un rendement des actifs de 1 % et un rendement des capitaux propres de 11 % en 2026.</p>



<p>La rentabilité limitée entravera la capacité des banques à améliorer sensiblement leur capitalisation.</p>



<p>Les ratios de solvabilité et de fonds propres de catégorie 1 du système bancaire se sont améliorés en 2024, atteignant respectivement 14,5 % et 11,9 % à la fin de l&rsquo;année, contre 14,2 % et 11,3 % à la fin de 2023. Cependant, S&amp;P considère la capitalisation globale comme faible compte tenu des risques importants qui pèsent sur l’environnement opérationnel des banques.</p>



<p>De plus, plusieurs petites banques fonctionnent en deçà des exigences minimales d’adéquation des fonds propres.</p>



<p>Bien que l’agence n’anticipe pas de risque majeur pour la stabilité financière, cela souligne la difficulté pour l’autorité de régulation bancaire de mettre en œuvre la réglementation, malgré les réformes récentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de l’exposition souveraine des banques</h2>



<p>L’exposition souveraine des banques tunisiennes demeure nettement inférieure à celle des marchés émergents comparables, notamment l’Égypte.</p>



<p>Toutefois, l’exposition directe des banques aux obligations souveraines et aux programmes d’emprunt nationaux atteignait environ 30 milliards de dinars tunisiens (TND) en juin 2025, soit 16,5 % du total de leurs actifs – une hausse significative par rapport aux 12,7 % enregistrés fin 2022.</p>



<p>Par ailleurs, S&amp;P estime que l’exposition directe des banques au secteur public et aux entités liées à l’État (ELE) s’élevait à près de 19 milliards de TND, soit 17 % du total des prêts, au 30 juin 2025. Sans soutien de l’État, certaines de ces expositions pourraient peser sur la qualité des actifs des banques, car la situation financière de certaines ELE demeure fragile. On comprend donc que le gouvernement n’envisage pas de restructurer ni de liquider ces entités.</p>



<p>Les banques tunisiennes dépendent de la BCT en raison de leurs sources de financement limitées. Les dépôts de la clientèle, principale source de financement de ces banques, affichent une croissance stable et devraient augmenter d’environ 5 % en 2026. Toutefois, ces dépôts sont insuffisants pour financer intégralement les activités de prêt des banques, ce qui les oblige à recourir régulièrement à la BCT pour obtenir des financements complémentaires.</p>



<p>Cette dépendance s’explique par la taille réduite du marché des capitaux local et l’accès restreint aux financements extérieurs.</p>



<p>S&amp;P prévoit que la dette extérieure nette, provenant principalement de sociétés offshore, d’expatriés tunisiens et de lignes de crédit d’institutions multilatérales, dépassera légèrement 15 % du total des prêts domestiques en 2026.</p>



<p>Le financement provenant de sociétés mères étrangères demeure limité par rapport aux marchés émergents comparables, mais les actionnaires étrangers détiennent près d’un tiers des actions du système bancaire tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/">Tunisie | La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&amp;P)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 11:05:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[caisses sociales]]></category>
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		<category><![CDATA[Issam Lahmar]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[lutte de libération nationale]]></category>
		<category><![CDATA[révolution législative]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que faire pour faire bouger une administration publique qui emploie quelque 700 000 salariés et que l’on continue d’engraisser par des milliers de recrutements supplémentaires chaque année? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Que faire pour faire bouger une administration publique qui emploie quelque 700&nbsp;000 salariés (plus du double de ce dont elle a besoin pour fonctionner plus ou moins correctement) et que l’on continue d’engraisser par des milliers de recrutements supplémentaires chaque année, sans tenir compte des difficultés financières de la Tunisie, ni de ses déficits chroniques ni encore de son surendettement qui la rend de moins en moins solvable au regard d’éventuels prêteurs internationaux&nbsp;?</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16742401"></span>



<p><em>«Les textes de loi, à eux seuls, ne suffisent pas, tant que les personnes chargées de leur mise en œuvre ne font pas preuve de responsabilité et de dévouement au service de l’administration»</em>, a déclaré le président de la République, Kaïs Saïed, lors de son entretien avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, hier, lundi 9 juin 2025, au Palais de Carthage.</p>



<p>Selon le communiqué de la présidence, l’entretien a porté sur la situation de plusieurs établissements et entreprises publics, se gardant d’ajouter que ces établissements et entreprises connaissent presque tous des difficultés financières et des dysfonctionnements structurels qui ne datent pas d’aujourd’hui mais auxquels on n’a pas encore trouvé de solutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un manque d’engagement</h2>



<p>Le président Saïed a indiqué qu’il suit de près le fonctionnement de plusieurs services publics, une tâche <em>«qui devait, normalement, être confiée directement aux autorités compétentes à l’échelle nationale, régionale ou locale»</em>, a-t-il souligné, dans ce qui ressemble à un reproche adressé à la Première ministre et aux membres de son cabinet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nuipFvgQi1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/30/kais-saied-%e2%94%82-les-politiques-sociales-vont-creer-la-richesse/">Kaïs Saïed │ «Les politiques sociales vont créer la richesse»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed │ «Les politiques sociales vont créer la richesse» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/30/kais-saied-%e2%94%82-les-politiques-sociales-vont-creer-la-richesse/embed/#?secret=MefYytwHH8#?secret=nuipFvgQi1" data-secret="nuipFvgQi1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans ce contexte, Saïed a fait remarquer – pour la énième fois et sans craindre de se répéter – que servir les citoyens est un devoir sacré qui incombe à tout responsable, ajoutant que <em>«les textes de loi ne tirent pas leur valeur de leur existence, mais de l’engagement de ceux chargés de veiller à leur mise en œuvre», </em>laissant ainsi entendre que les membres du gouvernement et les hauts cadres de l’Etat ne font pas montre d’engagement et encore moins de zèle dans la mise en œuvre des mesures prises et des lois promulguées dans le cadre de la <em>«révolution législative»</em> et de la <em>«lutte de libération nationale»</em> qu’il mène depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Mesures et lois qui tardent à donner leurs fruits, en termes de relance de la croissance économique et d’amélioration du niveau de vie des citoyens. D’où l’impatience du chef du chef de l’Etat et ce lancinant sentiment d’impuissance qu’il ne cesse d’exprimer face à une bureaucratie lourde et inefficace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On engraisse le mastodonte</h2>



<p>A qui la faute&nbsp;? Et que faire pour faire bouger le mastodonte qui emploie quelque 700&nbsp;000 salariés (plus du double de ce dont le pays a besoin pour fonctionner plus ou moins correctement) et que l’on continue d’engraisser par des milliers de recrutements supplémentaires chaque année, sans tenir compte des difficultés financières du pays, ni de ses déficits chroniques ni de son surendettement qui le rend de moins en moins solvable au regard d’éventuels prêteurs internationaux.</p>



<p>Et puis, jusqu’à quand le pays va-t-il continuer de s’endetter, auprès des bailleurs de fonds, intérieurs et extérieurs, non pas pour relancer son économie en panne depuis 2011, mais pour financer ses dépenses publiques, lesquelles poursuivent leur irrésistible escalade de l’Everest ? &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s5Ca3rSXGd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/">Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/embed/#?secret=gh0JNVzIgR#?secret=s5Ca3rSXGd" data-secret="s5Ca3rSXGd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déficit budgétaire et surendettement &nbsp;</h2>



<p>Le chef de l’Etat estime sans doute que son rôle est éminemment politique et qu’il consiste à décider des politiques publiques et à faire promulguer des décrets et des lois, et qu’il revient aux membres du gouvernement de trouver et de mobiliser l’argent nécessaire pour leur mise en œuvre.</p>



<p>Recevant, au cours de la même journée, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, qui s’apprêtait à partir pour Genève pour participer aux réunions de l’Organisation internationale du travail (OIT), le chef de l’Etat a souligné la nécessité de trouver des solutions pour le financement des caisses sociales qui, comme on le sait, sont toutes déficitaires, et maintenues sous perfusion grâce aux injections de fonds de l’Etat.</p>



<p>Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a souligné que la <em>«révolution législative»</em> dans le domaine du travail doit être fondée sur la justice et l’équité afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien dans les secteurs public et privé, faisant ainsi allusion à la suppression de la sous-traitance et de l’emploi précaire dans les secteurs aussi bien privé que public, <em>«révolution»</em> qui va se traduire par des recrutements dont bénéficieront des dizaines de milliers de chômeurs de longue durée. </p>



<p>Ce n’est certes pas de refus, et c’est même une excellente nouvelle pour cette catégorie sociale longtemps oubliée. Il reste, cependant, l’essentiel, à savoir la mobilisation des fonds nécessaires au financement des salaires et des indemnités de ces travailleurs, sachant que la Loi de Finances pour l’année 2025, dont le financement est loin d’être bouclé, n’a pas prévu ces dépenses supplémentaires. </p>



<p>Et le problème, car problème il y a, c’est que ni la Première ministre, ni la ministre des Finances, que le président a également reçu hier, ni encore les membres de l’Assemblée des représentants du peuples (ARP), n’ont cru devoir nous expliquer comment ils vont procéder pour <em>«trouver des solutions pour le financement des caisses sociales»</em> et des masses de nouveaux travailleurs publics, comme les y invite Kaïs Saïed.</p>



<p>La balle est dans leur camp, mais on ne voit vraiment pas comment ils vont faire pour mobiliser les financements nécessaires pour la mise en œuvre des politiques sociales du président sans crever le plafond du déficit public et de l’endettement extérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RKPNvBLHpB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/tunisie-combien-coutent-les-mesures-sociales-du-president-saied/">Tunisie : combien coûtent les mesures sociales du président Saïed ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : combien coûtent les mesures sociales du président Saïed ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/tunisie-combien-coutent-les-mesures-sociales-du-president-saied/embed/#?secret=aYrcTzrnYe#?secret=RKPNvBLHpB" data-secret="RKPNvBLHpB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon S&#038;P</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/19/les-perspectives-economiques-de-court-terme-en-tunisie-selon-sp/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 07:03:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[S&P]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rapport de Standard &#038; Poor's (S&#038;P) sur les perspectives économiques de court terme en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/19/les-perspectives-economiques-de-court-terme-en-tunisie-selon-sp/">Les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon S&amp;P</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le rapport de </em></strong><strong><em>Standard &amp; Poor&rsquo;s</em></strong><strong><em> (S&amp;P) sur les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon la traduction qu’en a faite Economics for Tunisia (E4T), le blog de l’économiste Moktar Lamari.</em></strong></p>



<span id="more-15579845"></span>



<p>La reprise de la Tunisie s’accélérera lentement en 2025, soutenue par le tourisme mais freinée par la sécheresse agricole. La croissance économique devrait continuer à s’améliorer, avec la reprise du secteur du tourisme, qui représente 14% du PIB, menant la dynamique. Après une croissance nulle en 2023, la croissance du PIB réel devrait s&rsquo;accélérer, passant de 1,2% en 2024 à 2,0% en 2025.</p>



<p>L’Europe, ainsi que ses voisins africains, la Libye et l’Algérie, deux pays riches en ressources, constituent une grande source de touristes. La croissance de l’industrie manufacturière et de la construction devrait être positive en 2025, même si la croissance des services devrait ralentir. La production agricole n’a que partiellement rebondi et devrait ralentir en 2025.</p>



<p>La demande d’exportations de biens s’accélère progressivement à mesure que la demande en provenance de la périphérie sud de l’Europe prend de l’ampleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie devra chercher d’autres prêteurs que le FMI</h2>



<p>Les négociations avec le Fonds monétaire international sur le mécanisme élargi de crédit de 1,9 milliard de dollars (4,0 % du PIB) d’une durée de quatre ans sont toujours au point mort, la Tunisie ne montrant aucune volonté d’accepter la conditionnalité du FMI.</p>



<p>La Tunisie devra chercher d’autres prêteurs, principalement des gouvernements étrangers, pour refinancer la dette extérieure existante et emprunter de nouvelles dettes. La stratégie d’emprunt de la Tunisie reste risquée. Nous prévoyons que les prêteurs étrangers, y compris les monarchies du Golfe, fourniront des fonds pour refinancer la dette extérieure existante ou la nouvelle au cas où cela serait nécessaire, du moins à court terme.</p>



<p>Les réserves de change de la banque centrale tunisienne devaient atteindre 8,2 milliards de dollars à la fin de 2024 (contre 7,9 milliards de dollars). L’inflation a tendance à baisser progressivement, mais elle restera élevée, et les vulnérabilités financières demeurent prévalentes.</p>



<p>L’inflation devait s’établir en moyenne à 6,9% en 2024 et à 6,6% en 2025, après avoir atteint 9,3% en 2023. Bien que la baisse des coûts de l’énergie ait contribué à faire baisser l’inflation globale, l’inflation des prix des denrées alimentaires reste élevée. L’inflation est enracinée en Tunisie et ne ralentira donc que lentement au cours des deux à trois prochaines années, car les perspectives des prix des matières premières restent faibles.</p>



<p>Bien que cela soit peu probable à court terme, une escalade de la crise de la dette extérieure tunisienne pourrait contraindre la banque centrale à accepter une dévaluation du dinar tunisien, ce qui stimulerait l’inflation des prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Poursuite de la dépréciation du dinar tunisien &nbsp;</h2>



<p>Le dinar tunisien a été relativement stable par rapport au dollar américain en 2024, malgré une certaine dépréciation suite aux élections américaines. Cependant, une reprise de la trajectoire progressive de dépréciation par rapport au dollar américain est probable en 2025, à mesure que l’écart de la balance courante se creuse et que l’euro s’affaiblit.</p>



<p>Il existe également un risque d’une dévaluation plus large du dinar, entre 10% et 20% par rapport au dollar américain, pour se conformer aux conditions du FMI.</p>



<p>La Banque centrale de Tunisie (BCT) a relevé son taux d’intérêt directeur à 8,00% en janvier 2023, contre 6,25% avant le début du cycle de resserrement en mai 2022, afin de contrer les pressions inflationnistes et d’éviter un élargissement de la balance courante. Il a laissé les taux inchangés depuis lors.</p>



<p>Avec le ralentissement de l’inflation, nous pensons que la banque centrale pourrait éventuellement baisser les taux d’intérêt au début de 2026. La baisse du déficit de la balance courante, qui est passé de 8,0% du PIB en 2022 à 2,0% en 2023 et à 2,3% en 2024, selon les estimations, est une évolution positive, même si nos prévisions tablent sur un creusement de l’écart pour atteindre 3,5% du PIB en 2025.</p>



<p>Le manque d’accès aux marchés de capitaux internationaux rend la Tunisie dépendante des prêteurs souverains, mais limite son exposition à la hausse des taux d’intérêt et au paiement du service de la dette. La Tunisie devrait recevoir des prêts concessionnels et bilatéraux pour aider le pays à répondre à certains de ses besoins de financement.</p>



<p>L’important déficit budgétaire est un frein majeur à l’économie, car le financement de l’écart évince les emprunteurs du secteur privé. Le plan budgétaire à moyen terme 2024-2026 prévoit que l’amélioration de la gestion financière du secteur public et des entreprises du secteur public sera le principal contributeur à l’épargne budgétaire, tandis que le poste de dépenses le plus important – les salaires du secteur public, qui représentent 50% du budget du gouvernement central – n’est pas pris en compte. Du côté des revenus, le plan prévoit que la reprise économique stimulera une augmentation des demandes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déficit budgétaire devait se réduire à 5,2% du PIB en 2025</h2>



<p>Le ratio de déficit budgétaire devait encore se réduire à 6,1% du PIB en 2024 et à 5,2% du PIB en 2025, à mesure que l’économie se redresse lentement et que le commerce extérieur s’améliore régulièrement, ce qui augmente les recettes attendues. De plus, le parlement est principalement composé de membres pro-Saïed et approuvera probablement régulièrement les projets de loi du président Kaïs Saïed, ce qui rend l’opposition peu susceptible d’influencer ou de contester les propositions de l’exécutif.</p>



<p>L’ampleur du déficit nécessitera des financements. La dette publique existante est déjà élevée pour le groupe de pays pairs de la Tunisie, à 89% du PIB en 2024, dont environ la moitié provient de sources étrangères. Une telle demande importante de la part de l’État maintiendra les taux d’intérêt élevés et empêchera probablement les investisseurs du secteur privé d&#8217;emprunter.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/19/les-perspectives-economiques-de-court-terme-en-tunisie-selon-sp/">Les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon S&amp;P</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 11:25:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[liquidité]]></category>
		<category><![CDATA[obligations extérieures]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
		<category><![CDATA[recettes en devises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les perspectives économiques à court et moyen terme de la Tunisie restent mitigées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/">Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les perspectives économiques et de liquidité de la Tunisie se sont améliorées cette année. Toutefois, les perspectives économiques à court et moyen terme du pays restent mitigées. Et ses difficultés économiques se sont aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé et des finances publiques très fragiles. Ces défis étant censés persister à moyen terme, estime l’auteur, analyste chez <a href="https://credendo.com/en/knowledge-hub/tunisia-weak-macroeconomic-fundamentals-will-continue-weigh-near-and-medium-term" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Credendo</a>, le 4<sup>e</sup> assureur-crédit public au monde.</em></strong></p>



<p><strong>Andres Hernandez Cardona</strong></p>



<span id="more-14926910"></span>



<p>Les perspectives économiques et de liquidité de la Tunisie se sont améliorées cette année. Après des années dominées par des inquiétudes quant à la capacité du pays à honorer ses obligations extérieures, la confiance dans le pays a augmenté. Pourtant, malgré ces évolutions positives, les perspectives à court et moyen terme du pays d’Afrique du Nord restent entachées de défis importants et de profondes vulnérabilités macroéconomiques.</p>



<p>En 2024, la Tunisie devrait enfin retrouver un PIB réel comparable à celui d’avant la pandémie. Jusqu’à présent, la reprise économique du pays a été très lente et il est resté à la traîne par rapport à ses pairs d’Afrique du Nord. À titre de comparaison, tous les pays voisins (à l’exception de la Libye politiquement instable) avaient déjà réussi à retrouver ou à dépasser leurs niveaux de PIB réel d’avant la pandémie il y a deux ans. La croissance modeste du PIB réel de 1,6% prévue pour cette année est tirée par la bonne performance du secteur touristique dynamique, ainsi que par les transferts privés. Il s’agit des principales sources de recettes en devises du pays, qui ont également contribué à maintenir les réserves de change à des niveaux adéquats. En outre, le pays a jusqu’à présent été en mesure de respecter ses obligations extérieures, comme l’importante euro-obligation de 850 millions de dollars qui est arrivée à échéance en février dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conditions socioéconomiques difficiles et fondamentaux macroéconomiques faibles</h2>



<p>Les perspectives économiques à court et moyen terme du pays restent moroses. Pour 2025, la croissance réelle du PIB est projetée à 1,6%, et à moyen terme, elle devrait rester faible, avec une moyenne inférieure à 1,5% du PIB.</p>



<p>La Tunisie a connu une stagnation économique générale depuis la révolution du jasmin, dans un contexte d’instabilité politique et de sous-investissement. Parallèlement, les récents chocs extérieurs tels que la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine ont aggravé la situation.</p>



<p>Les difficultés économiques du pays sont encore aggravées par son niveau élevé de dette extérieure et ses finances publiques très fragiles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public.jpg" alt="" class="wp-image-14926994" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public-580x363.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>En fait, l’amélioration de la situation budgétaire et financière du pays est et restera un défi urgent. Après des années de déficits budgétaires récurrents (prévus à 6% du PIB en 2024), la Tunisie a accumulé des niveaux d’endettement élevés, estimés à 83,7% du PIB en 2024. En 2025, pour contenir les pressions budgétaires, les autorités prévoient d’introduire diverses réformes telles que l’augmentation des impôts sur les particuliers à revenus élevés et sur certaines entreprises, mais elles s’abstiennent toujours de mettre en œuvre les réformes identifiées par le FMI comme essentielles pour améliorer la stabilité macroéconomique, telles que la réforme du système de subventions et la réduction structurelle de la masse salariale. Au lieu de cela, le gouvernement a dénoncé ces mesures comme des déclencheurs de troubles sociaux compte tenu des difficultés socioéconomiques actuelles que traverse la Tunisie. Dans ces circonstances, cependant, les pressions budgétaires devraient persister.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La précarité des finances publiques pèsent sur les perspectives économiques</h2>



<p>La Tunisie étant exclue des marchés financiers mondiaux et les négociations avec le FMI étant au point mort, les possibilités de financement du pays sont devenues limitées. Dans ces conditions, les autorités s’appuient de plus en plus sur le secteur bancaire national pour financer les déficits publics. Ces tendances pourraient affaiblir le secteur bancaire national et évincer le secteur privé, ce qui nuirait encore plus aux perspectives de croissance.</p>



<p>En outre, il existe également un risque accru que les autorités recourent à des mesures moins orthodoxes. Elles s’écartent déjà des politiques économiques standards, par exemple en février, elles ont utilisé les réserves de change pour honorer leurs obligations financières.</p>



<p>En outre, un nouveau projet de loi introduit l’obligation de consulter le gouvernement pour la définition de la politique monétaire et de la politique de change; s’il est adopté, ce nouveau projet de loi affaiblira l’indépendance de la banque centrale.</p>



<p>D’où des vulnérabilités persistantes et des progrès très limités dans l’amélioration de la stabilité macroéconomique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://credendo.com/en/knowledge-hub/tunisia-weak-macroeconomic-fundamentals-will-continue-weigh-near-and-medium-term" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Credendo</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/">Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Sihem Boughdiri fait les yeux doux aux compétences tunisiennes à l’étranger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/06/sihem-boughdiri-fait-les-yeux-doux-aux-competences-tunisiennes-a-letranger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Aug 2024 11:23:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri]]></category>
		<category><![CDATA[transferts d&#039;argent]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisiens à l'étranger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’apport financier des Tunisiens à l'étranger permet de maintenir les réserves en devises à un niveau viable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/06/sihem-boughdiri-fait-les-yeux-doux-aux-competences-tunisiennes-a-letranger/">Sihem Boughdiri fait les yeux doux aux compétences tunisiennes à l’étranger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On ne cesse de souligner le rôle important que jouent les compétences tunisiennes à l’étranger dont l’apport financier permet de maintenir les réserves en devises à un niveau viable, de drainer des investissements au pays et d’impulser la croissance, qui stagne dangereusement depuis 2011.</em></strong></p>



<span id="more-13716694"></span>



<p>La ministre des Finances Sihem Boughdiri, qui parlait aujourd’hui, mardi 6 août 2024, à l’ouverture du Forum national des compétences tunisiennes à l’étranger, à l&rsquo;Académie diplomatique à Tunis, a indiqué que des législations ont été promulguées à l’intention des expatriés en général et des compétences en particulier avec notamment des facilités fiscales et douanières lors de l’acquisition d’équipements et de technologies destinés à impulser l’investissement.</p>



<p>S’adressant à ces Tunisiens qui font carrière à l’étranger grâce à leur compétence, Boughdiri leur a lancé&nbsp;: <em>«Nous espérons voir le volume de vos transferts d’argent au pays augmenter encore, se transformer en </em><em>obligations financières et contribuer ainsi à la hausse des réserves en devises et à la réduction de l’endettement extérieur»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/06/sihem-boughdiri-fait-les-yeux-doux-aux-competences-tunisiennes-a-letranger/">Sihem Boughdiri fait les yeux doux aux compétences tunisiennes à l’étranger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie marche sur la corde raide</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/la-tunisie-marche-sur-la-corde-raide/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/la-tunisie-marche-sur-la-corde-raide/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 08:22:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne a donc besoin d’un travail approfondi de réformes pour restaurer son potentiel de croissance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/la-tunisie-marche-sur-la-corde-raide/">La Tunisie marche sur la corde raide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durement touchée par la crise du Covid et les conséquences de la guerre en Ukraine, l’économie tunisienne est aujourd’hui confrontée à d’importantes contraintes de financement. Les comptes extérieurs ont assez bien résisté en 2023, mais la situation macroéconomique reste très fragile. Les remboursements de dette cette année sont importants et le pays n’est pas à l’abri d’un nouveau choc. En particulier, la perspective d’un rapprochement avec le FMI semble de moins en moins probable, alimentant les craintes sur la capacité du gouvernement à couvrir tous ses besoins de financement. Une crise de la dette ne peut être exclue.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Stéphane Alby</strong> *</p>



<span id="more-12071689"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby.jpg" alt="" class="wp-image-12071718" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La Tunisie marche sur une corde raide sans véritable filet de sécurité. Cela devrait être à nouveau le cas en 2024. Les élections présidentielles de l’automne ont réduit les perspectives d’un accord avec le FMI; parvenir à cet accord contribuerait cependant à débloquer la plupart des programmes d’assistance bilatéraux et multilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord avec le FMI en 2024 semble peu probable</h2>



<p>L’aide du FMI reste conditionnée à la mise en œuvre de réformes que le président Saïed a largement rejetées, en raison d’un coût social jugé trop élevé (restructuration des entreprises publiques, refonte du système de subventions).</p>



<p>Officiellement, les discussions ne sont pas interrompues et de nouvelles modalités, prenant en compte les préoccupations des autorités tunisiennes, pourraient contribuer à rapprocher les positions. Mais ce scénario semble peu probable. Tout accord avec le FMI nécessitera des efforts budgétaires, d’autant plus difficiles à mettre en œuvre que le très faible taux de participation aux élections locales de décembre témoigne d’un mécontentement populaire latent.</p>



<p>La stabilité des réserves de change de la Banque centrale de Tunisie (BCT) en 2023 a probablement aussi renforcé l’idée des autorités selon laquelle l’économie pourrait se passer du soutien financier du FMI. Compte tenu des besoins de financement importants de cette année, cette stratégie est néanmoins risquée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUUJpLrDjg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/">Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/embed/#?secret=aKtMnsjrIL#?secret=iUUJpLrDjg" data-secret="iUUJpLrDjg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Finances publiques : un risque de financement très élevé</h2>



<p>Malgré la dissipation du choc des termes de l’échange lié au conflit en Ukraine et la modération de la croissance de la masse salariale des fonctionnaires, le déficit budgétaire s’est à peine stabilisé en 2023, à 7,7% du PIB. C’est 2,5 points de plus que dans le projet de loi de finances initial. Pour 2024, l’ajustement devrait rester modeste, avec un déficit budgétaire de 6,6% du PIB attendu par le gouvernement.</p>



<p>Les subventions à l’énergie et aux produits de base continueront à peser lourdement sur le budget. Après avoir doublé en 2022 pour atteindre un niveau record de 8,3% du PIB, les subventions n’ont que très légèrement diminué en 2023, à 7,2% du PIB, contre 5,5% budgétés. Selon les prévisions du gouvernement, elles devraient encore atteindre cette année 6,5% du PIB, soit près de 20% des dépenses. A titre de comparaison, ce poste représentait 12% des dépenses en moyenne entre 2015 et 2021.</p>



<p>De nouveaux dérapages ne sont pas à exclure, compte tenu de la volatilité des prix mondiaux des matières premières. À cela s’ajoute l’augmentation des charges d’intérêt, qui ont dépassé 10% des dépenses budgétaires pour la première fois depuis début 2010. Le poids de la dette est le résultat d’une accumulation de déficits budgétaires élevés et d’un recours accru au financement intérieur à des conditions moins favorables que ceux accordés par les créanciers extérieurs officiels. Toutefois, cette tendance n’est pas appelée à s’inverser.</p>



<p>À moins que le déficit budgétaire ne se réduise plus que prévu, les besoins de financement du gouvernement tunisien dépasseront 17% du PIB cette année. L’amortissement de la dette comptera pour les deux tiers de ce montant. C’est énorme et sans commune mesure avec la situation pré-pandémique, où les besoins de financement représentaient environ 8 à 9% du PIB.</p>



<p>La capacité des autorités à faire face à cette situation reste très incertaine. En effet, 57% du plan de financement inscrit au budget repose sur des ressources extérieures, dont seulement un tiers a été identifié. Le gouvernement compte sur un soutien financier extérieur officiel, mais les sous-performances budgétaires répétées de ces dernières années incitent à la prudence. Fin septembre 2023, le gouvernement n’avait réussi à mobiliser que 28% des ressources extérieures prévues dans le budget initial. Sans accord avec le FMI, un tel scénario risque donc de se reproduire, laissant un écart de 12 à 13% du PIB à couvrir dans un marché obligataire national peu profond.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A0l9GLCK8m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/">Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/embed/#?secret=nCsQa4lDsT#?secret=A0l9GLCK8m" data-secret="A0l9GLCK8m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>S’établissant à 15% fin 2019, l’exposition des banques au secteur public, au sens large (entreprises et administrations), s’élève fin 2019 à 20% des actifs de l’ensemble du système. Par ailleurs, le volume global des refinancements bancaires auprès de la BCT a augmenté de 43% en 2023, dont plus d’un tiers sous forme d’opérations d’open market contre moins de 20% en 2022.</p>



<p>Toutefois, une minorité de ces opérations d’open market sont utilisées à des fins de politique monétaire. Autrement dit, les autorités monétaires refinancent indirectement l’État en rachetant des bons du Trésor sur le marché interbancaire. Des mesures permettant à la Banque centrale de financer directement le gouvernement sont même en cours d’élaboration, ce qui pourrait potentiellement avoir un impact significatif sur l’inflation ou les taux de change.</p>



<p>Le risque de liquidité n’est pas la seule source d’inquiétude. Avec une dette qui atteint désormais 80% du PIB et une charge d’intérêts qui ne cesse de croître (14% des revenus en 2024 contre 10% en 2020), la solvabilité de l’État se dégrade également dangereusement. Le pays est désormais considéré comme étant à deux doigts d’un défaut de paiement par les agences de notation Fitch et Moody&rsquo;s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une amélioration fragile des comptes externes</h2>



<p>Après une année 2022 difficile, la pression sur les réserves de change s’est considérablement atténuée grâce à une très bonne activité touristique, aux envois de fonds élevés de la diaspora tunisienne et à la baisse des prix des principales matières premières importées. De 3,1 milliards USD sur les neuf premiers mois de 2022, le déficit du compte courant s’est réduit à 1,1 milliard USD en 2023. Selon nos estimations, il ne devrait pas dépasser 4% du PIB sur l’ensemble de l’année, contre 8,6% en 2022. La BCT a pu constituer une partie de ses réserves de change (+600 millions $). À 8,3 milliards USD, ils couvrent désormais 3,5 mois d’importations de biens et services (B&amp;S).</p>



<p>Les comptes extérieurs restent fragiles. Les perspectives tablent sur une dégradation modérée du déficit courant, à 4,4% du PIB en 2024. Mais le poids important du déséquilibre énergétique dans la balance commerciale (plus de la moitié du déficit en 2023), ou la dépendance à l’égard de l’Europe pour les exportations, expose l’économie à un certain nombre d’incertitudes économiques.</p>



<p>Par ailleurs, le pays devra également faire face à un amortissement important de sa dette extérieure (3,6 milliards USD contre 2,8 milliards USD en 2023). Toutefois, les sources de financement en dehors de l’aide publique sont largement insuffisantes. Les flux nets d’IDE sont faibles, autour de 500 à 600 millions de dollars pour les quatre dernières années, soit moins de 1,5% du PIB, et ils le resteront probablement dans les mois à venir en raison des difficultés macroéconomiques du pays. Avec des primes de risque souverain à cinq ans toujours supérieures à 1 000 points de base, la Tunisie ne pourra pas non plus se tourner vers les marchés financiers internationaux pour émettre de la dette. Si des risques baissiers (augmentation du déficit courant, insuffisance de financement) se matérialisaient, les réserves de change pourraient ainsi passer en dessous du seuil d’alerte à trois mois pour les importations de biens et services avec, en corollaire, une forte pression sur le dinar.</p>



<p>Un autre facteur illustre les vulnérabilités actuelles : l’émergence depuis 2022 de pénuries de produits de base subventionnés, dont l’importation et la commercialisation sont assurées par des entreprises publiques de plus en plus endettées. Il en résulte une compression des importations, qui pourrait atténuer pendant un certain temps la pression sur les réserves de change, mais cette situation ne peut pas durer à long terme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7BQZw0g8XR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/embed/#?secret=3JXAzcIA70#?secret=7BQZw0g8XR" data-secret="7BQZw0g8XR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance économique : pas de reprise en vue</h2>



<p>Dans ce contexte, il est difficile d’imaginer comment l’activité économique pourrait réellement se redresser. Sur les neuf premiers mois de 2023, la croissance économique n’a atteint que 0,7 % en moyenne [0,4% sur toute l’année 2023, Ndlr], son plus bas niveau depuis 2011, hors crise du Covid. La contraction de plus de 10% de la valeur ajoutée agricole due à une grave sécheresse explique en grande partie cette contre-performance. Mais en dehors du secteur agricole, la croissance a également stagné. Malgré la bonne performance des exportations de produits manufacturés et du tourisme, la croissance s’est établie à 1,9% en moyenne contre 3,1% l’année précédente. Cependant, sans relâchement des contraintes de financement, la plupart des facteurs qui ont pesé sur l&rsquo;économie en 2023 devraient persister, voire s’aggraver : effet d’éviction du crédit bancaire dans l’économie en raison du recours massif du gouvernement au marché local, forte inflation (8,1% fin 2023, 12,3% sur l’alimentation), marge de manœuvre budgétaire quasi nulle (dépenses courantes désormais supérieures aux recettes). Même avec une reprise de la production agricole, la croissance devrait à peine dépasser 2% en 2024, ce qui est trop faible pour faire baisser un taux de chômage de près de 16%.</p>



<p>Contrairement à presque tous les pays de la région, la Tunisie ne retrouvera donc son PIB d’avant la pandémie que l’année prochaine. Cela reflète la profondeur d’une crise dont la chute des investissements de plus de 10 points de PIB depuis 2010 est l’un des éléments les plus marquants.</p>



<p>Au-delà de la nécessaire stabilisation macroéconomique, l’économie tunisienne a donc besoin d’un travail approfondi de réformes pour restaurer son potentiel de croissance. Ce sera un processus long et risqué, surtout si une crise de la dette venait s’ajouter aux difficultés actuelles.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://economic-research.bnpparibas.com/html/en-US/Tunisia-Walking-tightrope-2/13/2024,49347">BNP Paribas.</a> </p>



<p><em>* Economiste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/la-tunisie-marche-sur-la-corde-raide/">La Tunisie marche sur la corde raide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie rembourse l’essentiel de ses dettes, mais à quel prix ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/la-tunisie-rembourse-lessentiel-de-ses-dettes-mais-a-quel-prix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 07:54:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[financement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
		<category><![CDATA[recettes touristiques]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue d'hypothéquer l’avenir des générations à venir sur l’autel de la satisfaction des besoins de consommation de la génération actuelle qui dépense plus qu’il ne gagne.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un pays qui rembourse sa dette dans les délais convenus est d’autant plus habilité à solliciter des prêts auprès des bailleurs de fonds étrangers. Même si pour ce faire, il doit contracter de nouvelles dettes pour en rembourser les anciennes, cercle vicieux où s&rsquo;enferme depuis plusieurs années la Tunisie, au risque d’aggraver son endettement et sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur, en criant «souveraineté, souveraineté» !</em></strong></p>



<span id="more-9816135"></span>



<p><em>«La Tunisie a réussi à rembourser près de 74% de son service cumulé de la dette extérieure, défiant les prédictions de plusieurs parties selon lesquelles le pays ne serait pas en mesure de respecter ses engagements en la matière»</em>, écrit à ce propos l’<a href="https://www.tap.info.tn/en/Portal-Top-News-EN/16628708-tunisia-repays" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agence officielle Tap </a>en citant des statistiques publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).</p>



<p>Au 10 septembre, la valeur de la dette remboursée a atteint 6 653,1 millions de dinars (MDT), contre 8 945 MDT prévus pour cette année dans la loi de finances 2023, ajoute Tap.</p>



<p>Selon les statistiques de la BCT, le coût du service de la dette extérieure a été couvert par les recettes touristiques et les envois de fonds des Tunisiens à l’étranger, pour un montant total de 10,7 milliards dinars, soit un taux de couverture de 161%.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rilmHLotJ8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/">Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/embed/#?secret=ScKLuCbivu#?secret=rilmHLotJ8" data-secret="rilmHLotJ8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette situation a eu un impact général sur les indicateurs du secteur extérieur, avec des réserves nettes de change en nette amélioration, à 26,4 milliards de dinars (équivalent à 116 jours d’importations) au 15 septembre 2023, contre 23,7 milliards (équivalent à 111 jours d&rsquo;importations) à la même date l’année précédente.</p>



<p>Le financement extérieur net de la Tunisie a connu une baisse significative, passant de 3.411,9 MDT à fin juin 2022 à 932,8 MDT à fin mars 2023, selon les dernières données publiées par le ministère des Finances.</p>



<p>Cette diminution est principalement attribuée à la baisse générale des prêts étrangers, reflétant la dépendance du gouvernement à l’égard des ressources propres. Les recettes fiscales ont augmenté de 8,3%, tandis que les dépenses du budget de l’Etat n’ont augmenté que de 7%, entraînant un excédent de 58,8 MDT à fin juin 2023, ajoute Tap, citant les autorités financières. </p>



<p>Celles-ci se gardent cependant de relever un fait important plaidant moins en faveur de la poursuite de l’endettement extérieur : l’Etat dépense de l’argent durement mobilisé en frais de fonctionnement (salaires, etc.) et non en investissement ou en équipement. Ce qui est loin d’être un indicateur de bonne santé économique, le pays continuant à hypothéquer l’avenir des générations à venir sur l’autel de la satisfaction des besoins de consommation de la génération actuelle qui dépense plus qu’il ne gagne.</p>



<p class="has-text-align-right"> <strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FB7LNIi9lK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/cette-dette-toxique-que-la-tunisie-legue-a-ses-enfants-parlons-en/">Cette dette toxique que la Tunisie lègue à ses enfants, parlons-en !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cette dette toxique que la Tunisie lègue à ses enfants, parlons-en ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/02/cette-dette-toxique-que-la-tunisie-legue-a-ses-enfants-parlons-en/embed/#?secret=rCfLG7vVya#?secret=FB7LNIi9lK" data-secret="FB7LNIi9lK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right">    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/la-tunisie-rembourse-lessentiel-de-ses-dettes-mais-a-quel-prix/">La Tunisie rembourse l’essentiel de ses dettes, mais à quel prix ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;endettement de la Tunisie atteindrait 100% du PIB en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/05/lendettement-de-la-tunisie-atteindrait-100-du-pib-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Nov 2021 10:03:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques africaines 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques en Afrique du Nord]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2010 et 2020, la dette publique de la Tunisie a bondi en passant de 39,2% à 87,6% du PIB, indique le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique du Nord 2021,ajoutant qu&#8217;à l’horizon 2025, ce taux avoisinera le niveau critique de 100%. La croissance du produit intérieur brut réel en Afrique du Nord a été...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/05/lendettement-de-la-tunisie-atteindrait-100-du-pib-en-2025/">L&rsquo;endettement de la Tunisie atteindrait 100% du PIB en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Perspectives-economiques-en-Afrique-du-Nord-2021.jpg" alt="" class="wp-image-368795"/></figure></div>



<p><strong><em>Entre 2010 et 2020, la dette publique de la Tunisie a bondi en passant de 39,2% à 87,6% du PIB, indique le rapport sur les <a href="https://www.afdb.org/fr/documents/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Perspectives économiques en Afrique du Nord 2021</a>,ajoutant qu&rsquo;à l’horizon 2025, ce taux avoisinera le niveau critique de 100%.</em></strong></p>



<span id="more-368794"></span>



<p>La croissance du produit intérieur brut réel en Afrique du Nord a été en moyenne négative en 2020, à -1,1% avec une baisse de -5,1 points de pourcentage par rapport à 2019,&nbsp;selon les&nbsp;<a href="https://www.afdb.org/fr/documents/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Perspectives économiques en Afrique du Nord 2021</u></a>&nbsp;de la Banque africaine de développement (BAD), révèle un communiqué de la banque panafricaine publié à Tunis ce 5 novembre 2021.&nbsp;</p>



<p>Publié le 3 novembre, le rapport note que <em>«les économies nord-africaines ont connu un triple choc en 2020 : la pandémie de&nbsp;Covid-19, un effondrement des cours du pétrole et une chute brutale du tourisme»</em>. La croissance a également été écourtée en raison, notamment, de la forte contraction des échanges avec les principaux partenaires commerciaux européens de la région. Un ralentissement moins grave que prévu grâce aux interventions rapides des gouvernements pour atténuer les répercussions de la pandémie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une récession plus limitée que prévu</h2>



<p>L’an dernier, la récession en Afrique du Nord a été néanmoins plus limitée que prévu et inférieure à celles enregistrées en Afrique centrale et en Afrique australe, relève la Banque. Pour autant, les pays d’Afrique du Nord ont connu des situations très variées. Par exemple, la Libye (-60,3%), la Tunisie (-8,8%) et le Maroc (-7,1%) ont été les plus affectés par la crise alors que l’Égypte est l’un des rares pays au monde à avoir affiché une croissance positive (+3,6%).&nbsp;</p>



<p>Dans l’ensemble, les variables macroéconomiques se sont détériorées. Le déficit budgétaire moyen a doublé, (5,7% du PIB en 2019, 11,6% en 2020), et le déficit des comptes courants s&rsquo;est accru de 4,9% à 8,8% du PIB.</p>



<p>Le rapport précise que l’Afrique du Nord pourrait rapidement retrouver son niveau d&rsquo;avant la pandémie si les risques sanitaires et les incertitudes à l&rsquo;échelle mondiale sont éliminés. Selon le document, la croissance de la région devrait ainsi atteindre 4% en 2021 et 6% en 2022. La rapidité de la reprise devrait être, en partie, induite par le rebond des prix du pétrole en Algérie et Libye et du tourisme en&nbsp;Égypte, au Maroc et en Tunisie. La reprise devrait être également soutenue par l&rsquo;amélioration de la production, la distribution de vaccins et la reprise chez les partenaires commerciaux européens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rapide augmentation de l’endettement des Etats</h2>



<p>Le rapport alerte néanmoins sur une rapide augmentation de l’endettement des États. Entre 2010 et 2020, la dette publique de l’Algérie a bondi de 10,5% à 53,1% de son PIB. Ce même ratio est passé de 69,6% à 90,2% en Égypte, 43,9% à 59,5% en Mauritanie, 49% à 76,1% au Maroc et 39,2% à 87,6% en Tunisie.</p>



<p>En 2020, la pandémie a provoqué la hausse des dépenses budgétaires imprévisibles visant à limiter les multiples répercussions de la crise, la baisse des recettes fiscales résultant de l’arrêt des activités économiques et l’interruption des flux d’investissement étrangers.&nbsp;Afin de riposter à la crise et soutenir la relance, le document estime à plus de 180 milliards dollars américains les besoins financiers de la région sur la période 2021-2023.</p>



<p>Les pays d’Afrique du Nord ont adopté des stratégies d’endettement différentes afin de couvrir leurs besoins de financement. Certains, comme l’Algérie et la Libye, ont privilégié le recours à l’endettement intérieur alors que la&nbsp;Mauritanie&nbsp;et la Tunisie ont massivement opté pour l’endettement extérieur. L’Égypte et le Maroc se sont endettés des deux côtés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Forte augmentation de la dette en devises étrangères</h2>



<p>Le&nbsp;rapport&nbsp;souligne deux changements majeurs dans la structure de la dette globale en Afrique du Nord&nbsp;: une forte augmentation de la dette en devises étrangères qui a bondi de 88% entre 2015 et 2020, exposant les pays à un risque de change plus important&nbsp;; un accroissement des créances privées, liées notamment aux émissions d’obligations souveraines sur les marchés internationaux avec des taux d’intérêt moyens plus élevés et des maturités moins longues.</p>



<p>Selon le rapport, les niveaux d’endettement régionaux resteront soutenables à court terme. À l’horizon 2025, ils avoisineront néanmoins 100% du PIB&nbsp;en&nbsp;Algérie et Tunisie, circonscrits dans une fourchette de 77-78% du PIB en&nbsp;Égypte et au Maroc et de 57,9% en Mauritanie. Ces taux d’endettement ne tiennent pas compte des difficultés financières de bon nombre d’entreprises publiques nord-africaines,&nbsp; qui pourraient se transformer, à terme, en engagements budgétaires à travers des garanties de l’État.</p>



<p>Selon le rapport, il est capital d’optimiser l’efficacité de la dette publique et d’en maximiser l’impact sur les populations. Si les pays utilisent les fonds de manière transparente et efficace pour financer des investissements productifs dans les infrastructures ou pour relancer leur économie, ils pourront facilement rembourser leur dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mobiliser davantage de ressources intérieures</h2>



<p>Le document recommande aux pays de la région de mobiliser davantage de ressources intérieures pour combler leur besoin de financement, restructurer les entreprises publiques déficitaires, favoriser les emprunts concessionnels aux maturités plus longues et lutter efficacement contre les flux financiers illicites.</p>



<p>Afin de stimuler la reprise économique à court terme, le rapport souligne la nécessité d’investir dans l’économie numérique, de soutenir l’accès au financement et le renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises et d’approfondir les marchés obligataires nationaux.</p>



<p>À long terme, le rapport préconise des réformes favorisant la diversification de l&rsquo;économie et des marchés, l&rsquo;innovation technologique et la création d&#8217;emplois à grande échelle ainsi que la diversification des exportations, l’investissement dans des infrastructures publiques pour atténuer les disparités régionales et soutenir une croissance inclusive. Il préconise aussi l’approfondissement de l&rsquo;intégration régionale dans le cadre de l&rsquo;accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine.</p>



<p>Les&nbsp;Perspectives économiques en Afrique&nbsp;est une publication phare du Groupe de la Banque africaine de développement. Elle offre une vue d’ensemble des économies des 54 pays d’Afrique. La Banque l’étoffe désormais de cinq rapports, dédiés à chacune des cinq sous-régions du continent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/05/lendettement-de-la-tunisie-atteindrait-100-du-pib-en-2025/">L&rsquo;endettement de la Tunisie atteindrait 100% du PIB en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour quand la reprise économique en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/pour-quand-la-reprise-economique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 09:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code des changes]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l&#8217;économie mondiale se remet peu à peu de la crise induite par la pandémie de la Covid-19 et que la croissance reprend un peu partout dans le monde, la Tunisie continue de se morfondre dans la crise, incapable d&#8217;assainir son économie et de mettre en œuvre les réformes nécessaires à sa reprise, pourtant...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/pour-quand-la-reprise-economique-en-tunisie/">Pour quand la reprise économique en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Tunisie-Croissance-Economique.jpg" alt="" class="wp-image-363012"/></figure></div>



<p><em style=""><b>Alors que l&rsquo;économie mondiale se remet peu à peu de la crise induite par la pandémie de la Covid-19 et que la croissance reprend un peu partout dans le monde, la Tunisie continue de se morfondre dans la crise, incapable d&rsquo;assainir son économie et de mettre en </b></em><strong><em>œuvre les réformes nécessaires à sa reprise, pourtant bien identifiées par les experts et admises par les autorités.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-363010"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-360984"/></figure></div>



<p>La Tunisie marche actuellement sur le fil du rasoir. Les réserves en devises ont baissé de 8% entre fin décembre 2020 et fin mars 2021. Les agences de notation Moody&rsquo;s et Fitch viennent de successivement dégrader la note de défaut en devises étrangères à long terme de notre pays , de B2 à B3 pour la première et B à B- pour la seconde, en assortissant cette baisse de perspectives négatives. Et on n&rsquo;est plus qu&rsquo;à une marche de la note C qui signifierait un défaut de paiement. Pour ne rien arranger, le produit intérieur brut devrait chuter en 2021 pour la seconde année consécutive et l’endettement et le déficit budgétaire vont continuer de se creuser dangereusement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tous les clignotants sont au rouge</h3>



<p>La dette publique tunisienne, dont 70 % est extérieure, a atteint 90% du PIB en 2020, tout en poursuivant son inquiétante tendance à la hausse. En 2011, elle était près de deux fois moins importante en pourcentage du PIB. La Tunisie est vulnérable aux chocs exogènes, principalement aux risques de change, en raison de la forte concentration de la dette extérieure dans la dette totale. Le coût du service de la dette absorbe environ 28% du budget, aux dépens des dépenses de développement nécessaires pour l&rsquo;amélioration de la compétitivité à long terme du pays.</p>



<p>Les difficultés financières des institutions et entreprises publiques sont une autre source d’inquiétude. À la fin 2019, la dette des entreprises publiques représentait 13% du PIB.</p>



<p>Pour l’heure, tous les indicateurs socio-économiques de la Tunisie sont au rouge vif. Et eu égard l’état actuel de son économie et la crise sévissant encore sur le plan international, malgré des prémices de reprise, la Tunisie ne pourra pas s’en sortir sans un plan de relance économique et des réformes structurelles profondes, notamment une révision du code des changes, l’augmentation de la productivité du port de Radès, principal poumon économique du pays, l’accélération de la réalisation des projets dans les régions, l&rsquo;assainissement des entreprises publiques, la modernisation de l’administration fiscale, la révision du régime fiscal forfaitaire qui prive les caisses de l&rsquo;Etat d&rsquo;importantes ressources, la dynamisation de l’investissement, le soutien des startups et des projets innovants, l&rsquo;encouragement du décashing, l&rsquo;intégration du marché parallèle dans le circuit officiel, la lutte contre l’évasion fiscale et le renforcement des contrôles économiques et fiscaux.</p>



<p>La reprise est tributaire des actions qui seront mises en oeuvre pour changer le modèle de développement économique et social et repositionner la Tunisie dans son environnement régional et international profondément touché par la pandémie de la Covid-19.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Guérir ou mourir</h3>



<p>Avec l’amenuisement des ressources financières et sous la pression de la crise, beaucoup de décisions doivent être prises très rapidement par les pouvoirs publics qui sont aujourd’hui dos au mur. Or, l&rsquo;immobilisme que nous observons depuis plusieurs mois est, à cet égard, synonyme de suicide pour une économie gravement malade, dont on a diagnostiqué les maux et les remèdes mais qu&rsquo;on tarde, paradoxalement, à soigner.</p>



<p>Si on fait le nécessaire pour assainir la situation et relancer la machine de production, la crise pourrait être <em>«la balle de délivrance»</em> pour le pays, prisonnier d’un modèle de développement archaïque, à bout de souffle et exigeant des réformes structurelles radicales et, nécessairement, douloureuses. Si on retarde les soins, les perspectives de la guérison s&rsquo;éloigneraient et son coût serait très élevé.</p>



<p>* <em>Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>



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		<title>Un rapport inquiétant du Crédit Agricole sur la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jul 2021 10:33:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la série de ses analyses économiques, le Groupe du Crédit Agricole (France) a publié un rapport sur la Tunisie intitulé «Nouvelle dégradation de rating : sans choc salutaire, un défaut sur la dette externe est assez probable» (N°21/259 – 19 juillet 2021) où les auteurs brossent un tableau sombre des perspectives de notre pays...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Palais-de-la-Kasbah-Credit-agricole.jpg" alt="" class="wp-image-357136"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans la série de ses analyses économiques, le Groupe du Crédit Agricole (France) a publié un rapport sur la Tunisie intitulé «Nouvelle dégradation de rating : sans choc salutaire, un défaut sur la dette externe est assez probable» (N°21/259 – 19 juillet 2021) où les auteurs brossent un tableau sombre des perspectives de notre pays où la crise financière et économique et l’instabilité gouvernementale alimentent la grogne sociale et nourrissent la défiance des créanciers extérieurs.</em></strong></p>



<span id="more-357135"></span>



<p>L’agence de rating Fitch vient à nouveau de dégrader à B- le rating de la Tunisie et maintient un <em>«outlook»</em> négatif sur ce niveau de notation, ce qui veut dire que la probabilité d’une nouvelle baisse est sérieusement envisagée par l’agence. Elle rejoint donc Moody’s dans son appréciation de la qualité du risque tunisien (perspective négative comprise). Les deux agences ont baissé de sept crans le niveau de notation du souverain depuis 2011, en raison de l’instabilité politique et sociale et des dérives économiques depuis dix ans (endettement, croissance, politique monétaire, secteur bancaire).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dérives macro-économiques effraient les investisseurs étrangers</h2>



<p>Actuellement, le système politique éclaté et antagoniste empêche toute réforme – voire toute prise de décision – et les tensions sociales, notamment avec le syndicat des fonctionnaires UGTT, entraînent des dérives macro-économiques de plus en plus préoccupantes et qui effraient les investisseurs étrangers. Les tensions entre le président Saïed et le Premier ministre Mechichi sont très fortes. Huit postes ministériels sur vingt-sept sont toujours non pourvus depuis de nombreux mois, soit parce que la présidence en a refusé la validation, soit semble-t-il faute de candidats compétents.</p>



<p>De plus, le pays a beaucoup souffert de la crise de 2020 : une récession de 8,8%, un déficit budgétaire de 11,4% du PIB et un déficit courant de 6,7% du PIB, faisant progresser le double surendettement public (89% du PIB) et externe (2,7 fois les exportations) à des niveaux très alarmants. L’effondrement de l’épargne va maintenir le déficit courant au-delà de 6% du PIB cette année.</p>



<p>La recrudescence de la pandémie de coronavirus en juin 2021 est exponentielle : les cas positifs ont progressé de 8 000 à 46 000 en un mois et les décès à presque 800 par semaine. Le système de santé est saturé et ne peut plus prendre en charge les contaminés. Des reconfinements partiels et localisés ont été décidés pour contenir la progression du virus. Un léger impact sur la croissance est probable au troisième trimestre.</p>



<p>Cette situation compromet aussi totalement la saison touristique de cet été et le manque à gagner va être très élevé pour la deuxième année consécutive, alors que le pays a besoin de 4 milliards de dollars de ressources en devises pour servir sa dette externe d’ici à la fin de l’année. La Tunisie a déjà fait l’objet d’un plan de soutien du FMI depuis 2015, mais le Fonds s’impatiente devant l’absence de réformes.</p>



<p>Le gouverneur de la Banque centrale vient de lancer un cri d’alarme contre le gouvernement pour lui demander d’agir sur le niveau des subventions et les salaires des fonctionnaires. Effectivement, la réforme la plus urgente à réaliser est celle de l’État, mais les gouvernements successifs semblent y renoncer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La perspective d’un défaut sur la dette externe singulièrement accentuée</h2>



<p>De son côté, la BCT essaie de défendre la parité de change du dinar pour éviter une inflation importée qui accentuerait encore un peu plus l’instabilité sociale. Les réserves en devises ont baissé de 8% entre fin 2020 et fin mars 2021 à 8,4 milliards de dollars. C’est un signal très inquiétant, d’autant plus que 49% de ces réserves sont constituées des quatre prêts du FMI encore actifs.</p>



<p>La perspective d’un défaut sur la dette externe s’est donc singulièrement accentuée ces dernières semaines, en l’absence d’accord politique sur les réformes urgentes à mettre en œuvre et ouvrant la porte à une nouvelle aide du FMI. Bien que l’aide actuelle représente déjà 11% du PIB du pays, une extension semble indispensable pour résoudre les tensions de liquidité externe. Pour l’instant, le gouvernement se refuse à envisager une telle restructuration de dette. Effectivement, sur les 40 milliards de dollars de dette externe du pays (soit 105% du PIB), seulement 17 milliards sont portés directement par le souverain. Une crise de liquidité pourrait alors prendre une l’intensité très sévère et entraîner une contagion aux acteurs endettés en devises. Une restructuration affecterait principalement les créanciers des entreprises et des banques. Elle obligerait le pays à entrer dans une douloureuse négociation avec les créanciers du secteur privé. Si le pays devait tomber dans les catégories de CCC, un phénomène auto-réalisateur pourrait se matérialiser par fermeture totale des marchés internationaux de refinancement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réponses à la crise ne vont pas dans la bonne direction</h2>



<p>Notre opinion&nbsp;: spirale inflation-salaire sous la pression des partenaires sociaux, dérive du coût de la dette à 25% des dépenses budgétaires, monétisation des déficits publics par la Banque centrale sous la pression du gouvernement : les réponses à la crise ne vont pas dans la bonne direction. Et cela nourrit à la fois l’instabilité gouvernementale et la défiance des créanciers extérieurs.</p>



<p>À l’instar du Liban, les créanciers externes habituels (FMI, multilatéraux, pays européens et pays du Golfe) sont de plus en plus réticents à aider les pays émergents où les blocages politiques (et non une crise externe comme celle du Covid) les entraînent dans une spirale de difficultés. Par ailleurs, et comme dans le cas de Beyrouth, seul un accord préalable avec le FMI pourra débloquer les fonds des pays amis disposés à soutenir financièrement Tunis.</p>



<p><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
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