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	<title>Archives des Gaza - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Gaza - Kapitalis</title>
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		<title>Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de musée virtuel palestinien devrait aider à sauver le patrimoine archéologique et historique menacé de destruction par Israël.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/">Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Journée internationale des musées (JIM) 2026, célébrée ce 18 mai, a pour thème «Les musées unissent un monde divisé». Dans les territoires palestiniens occupés, les musées, vivant dans la précarité quand ils ne sont pas carrément menacés dans leur existence, sont d’abord soucieux de pourvoir à leur salut. &nbsp;Loin d’être en mesure d’accomplir convenablement leur mission ordinaire, ils sont encore moins capables de répondre pleinement à l’appel lancé, cette année-ci, par le Conseil international des musées (Icom) qui fête son 80<sup>e</sup> anniversaire.</em></strong> <em>(Photo : Israël continue de détruire le patrimoine archéologique et historique de la Palestine). </em></p>



<p><strong>Houcine Jaïdi *</strong></p>



<span id="more-18779272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg" alt="" class="wp-image-16815517" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Face aux destructions et aux restrictions générées par la machine de guerre israélienne relayée par la colonisation sauvage, et compte tenu du désengagement quasi général de la communauté internationale face à la question palestinienne, la préservation et la médiatisation des collections muséales de la Palestine pourraient être assurées, efficacement, par un musée virtuel du patrimoine palestinien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Palestine&nbsp;: des collections précieuses sous menace continue</h2>



<p>Jusqu’au déclenchement de la dernière guerre de Gaza, la Palestine comptait une trentaine de musées situés, pour l’essentiel, en Cisjordanie. Créés, dans leur grande majorité, depuis l’installation de l’Autorité palestinienne à Ramallah, il y&nbsp;a près de 30 ans, ils reflètent la solidité du lien entre le dynamisme culturel et la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>Rapportée à l’exiguïté des territoires palestiniens, la densité des musées est remarquable. Les établissements muséaux se distinguent aussi par la grande variété de leurs collections et des parties qui les ont initiés et développés.</p>



<p>Le fait que la majorité des musées soit constituée d’établissements consacrés entièrement ou en grande partie aux arts et aux traditions populaires s’explique d’abord par le souci de préserver le patrimoine immatériel chargé de mémoire encore vive et de le transmettre aux jeunes d’aujourd’hui et de demain. On retrouve, dans cette démarche, un grand attachement à faire connaître le passé plus ou moins lointain avec tout ce qui l’a meublé comme savoir-faire, arts et mode de vie.</p>



<p>En filigrane, il y a l’attachement à la terre spoliée ou menacée d’annexion. Cet objectif fait naturellement place aux pièces archéologiques qui, comme les sites et les monuments, apportent la preuve matérielle de l’ancrage géographique et de la contribution au développent de la civilisation universelle. Mais le volet archéologique du patrimoine palestinien est soumis à des entraves et à des restrictions qui expliquent le fait qu’il soit relativement peu représenté dans les musées.</p>



<p>Aux musées dédiés aux arts et traditions populaires ainsi qu’à l’archéologie s’ajoutent les musées dédiés à des personnalités nationales, à des communautés particulières, aux sciences ou à l’histoire naturelle.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vPBOM5uf28"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/02/exposition-et-seminaire-la-cartographie-historique-de-la-palestine/">Exposition et séminaire : La cartographie historique de la Palestine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Exposition et séminaire : La cartographie historique de la Palestine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/02/exposition-et-seminaire-la-cartographie-historique-de-la-palestine/embed/#?secret=VdE4Phaktp#?secret=vPBOM5uf28" data-secret="vPBOM5uf28" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si plusieurs musées sont sous la tutelle du ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités, un bon nombre d’établissements sont gérés par d’autres parties&nbsp;: municipalités, universités, associations, particuliers, fondations, groupes ethniques, ordres religieux&#8230;</p>



<p>Cette diversité en matière de gestion, génératrice d’une grande créativité, n’a pas d’équivalent dans le monde arabe où domine la centralisation étatique avec une autorité déléguée à un organisme exclusif qui gère le patrimoine culturel en ne tolérant aucun partage des prérogatives.</p>



<p>Le grand dynamisme palestinien en matière de musée s’explique autant par le pragmatisme des parties prenantes animées par une grande émulation que par l’épaisseur historique des territoires occupés qui ont appartenu, jusqu’au début du XX<sup>e</sup> siècle, à la Palestine historique d’avant le mandat britannique.</p>



<p>Cette terre, pétrie d’histoire, a été, depuis la haute Antiquité, au carrefour des grandes voies de communication terrestres et maritimes et a été marquée par l’accumulation des réalisations matérielles, des communautés, des spiritualités et des mémoires.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779336" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Baituna-Al-Talhami-Museum.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Certains musées palestiniens sont particulièrement remarquables à un titre ou à un autre, comme le laissent voir leur dénomination&nbsp;: le Musée des prisonniers, le Musée des sciences et le Musée des mathématiques hébergés tous les trois par l’Université Al-Qods&nbsp;; le Musée arménien à Jérusalem-Est&nbsp;; le Musée Al-Badd de Bethléhem, dédié à l’huile d’olive&nbsp;; le Musée de Yasser Arafat et le Musée Mahmoud Darwich à Ramallah&nbsp;; le Musée russe à Ariha et le Musée archéologique de Gaza, créé par un particulier (Jawdat Al-Khoudhary) qui l’a installé dans le hall d’un hôtel lui appartenant. &nbsp;</p>



<p>Les fragilités des musées palestiniens sont, pour l’essentiel, dues directement ou indirectement à la colonisation. Un fait majeur remonte à plus d’un demi-siècle.</p>



<p>Au lendemain de la Guerre des Six Jours et de l’annexion de la Cisjordanie, Israël a fait main basse sur le Musée archéologique de Palestine (appelé aussi Musée Rockefeller) situé à Jérusalem-Est. L’établissement inauguré en 1938, sous le mandat britannique, a été géré par la Jordanie à partir de 1948. Depuis son accaparement par l’État hébreu, en 1967, il a été rattaché au Musée israélien, fondé en 1965, à Jérusalem-Ouest, avec tous les attributs d’un musée <em>«national»</em>.</p>



<p>Tout récemment, la Bande de Gaza, qui a été le théâtre d’un génocide, a vu ses quatre musées complètement détruits, pour la plupart, au tout début de la guerre commencée en octobre 2023. Ainsi, il ne reste plus rien du Musée archéologique de Gaza, du Musée culturel d’Al-Qarara, du Musée du Palais du Pacha et du Musée de Rafah.</p>



<p>Ce nettoyage culturel a aussi affecté des sites archéologiques majeurs dont le port antique&nbsp;d’Anthédon qui a été anéanti et le site du monastère de saint Hilarion, endommagé puis sauvé de justesse par son inscription précipitée sur la Liste patrimoine mondial, en juillet 2024.</p>



<p>Au cours du demi-siècle qui sépare la confiscation du Musée archéologique de Palestine de la pulvérisation des musées de la Bande de Gaza, les établissements muséaux palestiniens ont souffert, à maintes reprises, des brimades, des restrictions et des isolements décidés par les autorités israéliennes. Depuis&nbsp;plusieurs décennies, l’accès au Musée de l’Université de Bir Zeit&nbsp;a pâti des nombreux raids effectués par l’armée israélienne contre l’établissement universitaire. Le matériel offert par le Japon pour la mise en valeur du site du Palais de Hichem à&nbsp;Ariha a été longtemps bloqué par les autorités israéliennes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779352" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée archéologique de Jérusalem ou Musée Rockfeller / Musée d’art islamique à Al-Qods / Musée de l&rsquo;Université d&rsquo;Al-Khalil en Cisjordanie.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Cette difficulté d’accès au matériel et les entraves administratives ainsi que les menaces des colons empêchent les Palestiniens de Cisjordanie de pratiquer des fouilles qui pourraient alimenter les collections de leurs musées. Pire que tout, les velléités d’annexion de la Cisjordanie, exprimées par plus d’un parti israélien, fait sérieusement craindre, pour les musées de ce territoire, un sort comparable à celui des établissements de Gaza.</p>



<p>L’attachement des Palestiniens à leur patrimoine ne doit pas faire oublier tout ce qu’ils endurent, quotidiennement, comme perte de temps et vexations à l’occasion de leurs déplacements d’une localité à une autre. A cela s’ajoute l’impossibilité de la circulation entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza depuis que cette dernière a été soumise au blocus israélien, en&nbsp;2007.</p>



<p>Ces entraves, qui réduisent l’accessibilité aux musées pour les Palestiniens des territoires occupés (notamment dans les zones de Cisjordanie qui sont sous contrôle israélien exclusif) et ceux de la diaspora, concernent aussi les touristes étrangers dont beaucoup s’intéressent particulièrement aux monuments et aux musées en rapport avec l’histoire des religions. En Cisjordanie, le tourisme religieux, très important pour l’économie locale, a toujours pâti de la recrudescence des offensives israéliennes contre les différentes villes et villages palestiniens.</p>



<p>Dans la Bande de Gaza, les collectionneurs privés de pièces archéologiques ont certes sauvé des biens patrimoniaux en les conservant. Mais cela ne fait pas oublier qu’il s’agit souvent de découvertes fortuites et parfois de fouilles clandestines qui ne fournissent aucune contextualisation pour les trouvailles. Celles-ci sont, alors, au mieux des objets d’art et ne peuvent jamais prétendre au statut de document qui illustre une séquence historique.</p>



<p>Malgré toutes les bonnes intentions, il y a aussi à craindre les sorties clandestines d’objets archéologiques. L’exemple tout récent des objets égyptiens, retrouvés au Metropolitan Museum of Art de New York et au Musée du Louvre-Abou-Dhabi, montre que les réseaux de trafiquants sont d’autant plus redoutables qu’ils peuvent offrir des fortunes à leurs fournisseurs et bénéficier de couvertures officielles en très haut lieu.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779364" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée du patrimoine palestinien à Jérusalem Est</em> <em>/ Musée Dura.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Un musée virtuel&nbsp;scientifique, accessible au grand public</h2>



<p>Un musée en ligne aurait le mérite de consigner et diffuser la documentation relative à des collections difficilement accessibles pour les Palestiniens d’abord et pour tous ceux qui, de par le monde, veulent connaître un patrimoine piégé par la colonisation et exposé aux pires malheurs y compris la destruction complète comme cela vient d’arriver dans la Bande de Gaza.</p>



<p>En 2022, l’Unesco a lancé l’idée du Musée virtuel Unesco des biens culturels volés. Ce projet, qui a été inauguré en septembre 2025, était, en fait, adossé à plusieurs initiatives, nées après l’invasion de l’Irak en 2003 et renforcées, depuis 2011, suite au chaos qui s’est installé en Libye et en Syrie.</p>



<p>Dans ces trois pays arabes, la chute des régimes ou les attaques auxquelles ils ont eu à faire face, ont été accompagnées de pillages plus ou moins systématiques des musées et des sites archéologiques. L’effort de l’Unesco, qui continue en se diversifiant, a déjà donné de bons résultats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eacC4iYReC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/embed/#?secret=KSgYnD89bO#?secret=eacC4iYReC" data-secret="eacC4iYReC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les acquis et l’espoir générés par l’initiative de l’Unesco font de cet organisation la partie toute désignée pour lancer un musée virtuel dédié au patrimoine muséal palestinien qui vit sous menace depuis la création de l’État d’Israël. Pour un tel projet, l’ Unesco dispose déjà d’une assise solide constituée récemment par le travail d’une l’équipe de chercheuses et chercheurs appartenant à plusieurs disciplines, qui a lancé, récemment un site web intitulé <em>‘‘Gaza Histoire, inventaire d’un patrimoine bombardé’’</em>. Ce site a pour objectif l’inventaire des sites patrimoniaux endommagés ou détruits pendant l’offensive israélienne contre Gaza, entamée il y a plus de deux ans et demi. Consignée dans un blog hébergé par Open Edition, le portail français de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, la documentation des pertes subies par le patrimoine dans la Bande de Gaza est déjà importante.</p>



<p>Un musée virtuel est une œuvre scientifique et technique de haut niveau. L’ICOM pourrait piloter l’œuvre, sous l’égide de l’Unesco, en la faisant superviser par un Conseil scientifique international qui réunirait aux côtés des experts palestiniens, des spécialistes volontaires du monde entier.</p>



<p>Le grand élan de solidarité suscité dans le monde universitaire des cinq continents, depuis plus de deux ans, par la destruction des biens culturels de la Bande de Gaza devrait garantir le succès du projet.</p>



<p>Pour l’architecture du site qui hébergerait le musée, les promoteurs pourraient s’inspirer des banques de données similaires qui, tout en étant à contenu scientifique, sont conçues de manière à être attrayantes pour les non-spécialistes.</p>



<p>L’un des meilleurs exemples de cette orientation est la banque de données <em>«achemenet»</em> dont le site Web a été lancé en 2000 par&nbsp;Pierre Briant, alors Professeur au Collège de France. La réalisation est dédiée à la civilisation de l’empire perse achéménide (vers 550-330 av. J.-C.) qui a rayonné sur une très vaste zone du Moyen-Orient, englobant la Palestine. Conçue pour favoriser la recherche dans une démarche interdisciplinaire, la banque de données offre une centaine de milliers d’images en 3 D de pièces archéologiques conservées dans une multitude de pays, de très nombreux textes rédigés en différentes langues et une riche documentation sur les sites archéologiques qui ont révélé des traces de la civilisation achéménide. A ces données s’ajoutent une bibliothèque et une revue numériques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779390" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musees-Palestiniens-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée du Vieil Al-Khalil /</em> <em>Musée russe de Ariha.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Depuis une décennie, l’Institut du Monde Arabe (IMA) s’est distingué par l’attention qu’il a portée au patrimoine culturel palestinien. A l’initiative de l’universitaire, écrivain et diplomate palestinien, Elias Sanbar (ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO, de 2006 à 2021), l’IMA abrite, depuis 2016, la collection du futur Musée national d’art moderne et contemporain de la Palestine, constituée à partir de dons d’artistes.</p>



<p>Dans la seconde moitié de l’année 2023, l’établissement parisien a organisé un cycle de manifestations, intitulé <em>«Ce que la Palestine apporte au monde»</em>. Centré sur trois grandes expositions d’artistes palestiniens modernes et contemporains auxquels ont été associés d’autres artistes du monde arabe et d’ailleurs, le cycle a accueilli diverses rencontres littéraires, cinématographiques et scientifiques.</p>



<p>Alors que la guerre faisait encore rage dans la Bande de Gaza, l’IMA a organisé, à partir du 3 avril 2025, une exposition intitulée <em>‘‘Trésors sauvés de Gaza – 5000 ans d’histoire’’</em>. L’exposition, qui a duré jusqu’au 7 décembre dernier, a été organisée en collaboration avec le Musée d’art et d’archéologie de Genève et le ministère du Tourisme et des Antiquités de la Palestine. Elle a donné à voir 130 pièces datant de l’Âge du bronze à l’époque ottomane et qui provenaient soit des fouilles franco-palestiniennes entreprise à Gaza depuis une trentaine d’années, soit de la très riche collection privée ayant appartenu à l’entrepreneur en BTP Jawdat Al-Khoudhary.</p>



<p>Les objets exposés dernièrement à l’IMA avaient été prêtés par l’Autorité palestinienne au Musée de Genève pour une exposition, organisée en&nbsp;2007. Depuis, ils sont restés, bloqués dans la ville helvétique suite au blocage imposé par Israël à la Bande de Gaza, en&nbsp;juin 2007.</p>



<p>Cette mésaventure s’est révélée salutaire pour les objets provenant de Gaza car le reste de la collection du Musée de Jawdat Al-Khoudary a été complètement détruit par les bombardements israéliens en décembre2023.</p>



<p>Nul doute qu’avec tout ce qu’il a montré, au cours de la dernière décennie, comme savoir-faire et détermination à faire connaître l’actualité et le passé palestiniens, l’IMA serait un partenaire de choix pour un musée virtuel du patrimoine palestinien. Outre son savoir-faire propre, l’établissement saurait, le moment venu, mobiliser son vaste réseau en Europe et ailleurs.</p>



<p>Dédié dans un premier temps, aux biens culturels matériels et immatériels regroupés dans les musées palestiniens actuels ainsi que ceux qui ont été accaparés ou détruits, le musée virtuel palestinien pourrait par la suite se développer dans plusieurs directions&nbsp;: faire connaître les sites et monuments classés sur la Liste du patrimoine mondial ou sur la Liste indicative de l’Unesco, documenter les sites archéologiques, constituer des collections dédiées à la production artistique, créer une bibliothèque numérique … Ce grand portail du patrimoine culturel palestinien, qui gagnerait à être multilingue, ne serait pas un simple conservatoire&nbsp;; il offrirait aussi une matière précieuse pour la recherche.</p>



<p>Le financement du musée virtuel ne devrait pas poser de problème majeur si un appel solennel est lancé par l’Unesco. De nombreux pays devraient s’y intéresser comme cela a déjà été attesté surtout depuis une quinzaine d’années. Rappelons, l’exemple de la Suède qui a signé, en 2012, l’année qui a suivi celle de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, un partenariat avec l’organisation internationale, en vue de financer la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine palestinien. A ce jour, le pays nordique a financé 75 actions pour un montant avoisinant les 20 millions de dollars américains.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18779396" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Musee-Mahmoud-Darwich.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Musée Mahmoud Darwish. </em></figcaption></figure>
</div>


<p>Un musée virtuel dédié au patrimoine palestinien serait, de par ses objectifs multiples, un acte fort contre le nettoyage cultuel déjà entamé par Israël. Ne cherchant ni à victimiser ni à héroïser les Palestiniens, il serait, pour le monde entier, une grande galerie qui expose les différentes composantes du patrimoine culturel des territoires occupés. Ses documents en tous genres montreraient la vraie histoire d’un pays colonisé qui a à lutter sans relâche pour la sauvegarde d’un patrimoine particulièrement fragilisé et la transmission d’une mémoire sapée par l’occultation systématique. Sa réalisation honorerait l’Unesco et ceux qui s’y associeraient car il s’agirait, au final, d’un acte de justice qui, à sa manière, pourrait aider les Palestiniens à asseoir l’État souverain auquel ils ont droit d’abord pour des raisons historiques dont le patrimoine culturel est un reflet éloquent.&nbsp;</p>



<p><em>* Historien.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7UsBGjgL8P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/22/mois-du-patrimoine-palestinien-a-tunis-arreter-le-genocide/">Mois du patrimoine palestinien à Tunis : Arrêter le génocide !!!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mois du patrimoine palestinien à Tunis : Arrêter le génocide !!! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/22/mois-du-patrimoine-palestinien-a-tunis-arreter-le-genocide/embed/#?secret=PGKSAO8x1G#?secret=7UsBGjgL8P" data-secret="7UsBGjgL8P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/pour-un-musee-virtuel-du-patrimoine-palestinien/">Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 06:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Debel]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[maronites]]></category>
		<category><![CDATA[Paolo Borgia]]></category>
		<category><![CDATA[Rmeish]]></category>
		<category><![CDATA[Yarun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplication des attaques de l'armée israéliennes contre les chrétiens et leurs symboles religieux au Sud Liban. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/">L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’invasion du sud du Liban a mis en lumière de nouvelles vidéos d’attaques ou de moqueries envers les symboles chrétiens, tandis que l’armée israélienne «poursuit son enquête» sur une vidéo de 2024 que les soldats ont enregistrée le visage découvert.</em></strong></p>



<p><strong>Antonio Pita</strong></p>



<span id="more-18778631"></span>



<p>Le mois dernier, un soldat israélien a photographié un autre soldat en train de détruire à la hache une statue de Jésus-Christ dans le territoire du sud du Liban occupé par l&rsquo;armée israélienne. Personne n’a considéré cette image comme une preuve ; au contraire, l’un d’eux l’a partagée, se souciant davantage de son audience que des conséquences. En réalité, outre le soldat qui a brisé la statue et celui qui filmait, six autres ont été témoins de la scène sans intervenir ni la signaler à leurs supérieurs. L’image est devenue virale et a suscité une telle indignation internationale que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a publié une déclaration inhabituellement critique.</p>



<p>L’armée a condamné les deux responsables à un mois de prison et a annoncé prendre des mesures pour <em>«éviter que cela ne se reproduise»</em>.</p>



<p>L’article s’arrêtait là, mais pas au titre. Netanyahu, s’exprimant uniquement en anglais – et non en hébreu –, a étrangement qualifié la statue de Jésus-Christ d’<em>«icône religieuse catholique»</em>. L’armée a diffusé la photo d’une nouvelle croix livrée en remplacement <em>«en pleine coordination avec la communauté locale, l’église et la famille propriétaire de la statue»</em>. Mais elle était nettement plus petite, de style orthodoxe grec (et non maronite, comme le village), et apparaissait appuyée contre un arbre, non installée. Trois jours plus tard, le village recevait une autre croix, plus semblable à l’originale, offerte par les Casques bleus italiens de la Finul, la mission au Sud-Liban. Elle fut accueillie par des applaudissements, au son des cloches et en présence du nonce apostolique au Liban, Paolo Borgia.</p>



<p>Pour tenter d’améliorer l’image d’Israël auprès de ses alliés chrétiens à travers le monde (comme les évangéliques), Netanyahu s’est fait photographier, la même semaine, entouré de soldats chrétiens, généralement des Palestiniens de nationalité israélienne qui choisissent de s’enrôler, même s’ils sont exemptés du service militaire obligatoire.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pjkPzDL3Lv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/">Jésus est Palestinien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jésus est Palestinien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/jesus-est-palestinien/embed/#?secret=RyJSmKvVSZ#?secret=pjkPzDL3Lv" data-secret="pjkPzDL3Lv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Multiplication des insultes aux chrétiens</h2>



<p>Ce que Netanyahu ignorait alors, c’est qu’un autre soldat israélien s’était fait photographier dans la même ville, Debel, constituant ainsi une nouvelle insulte aux chrétiens. L’image, apparue la semaine dernière, montre un soldat fumant une cigarette qu’il place dans la bouche d’une statuette de la Vierge Marie.</p>



<p>La nouvelle image, prise quelques semaines auparavant, avait-elle aussi suscité des condamnations, notamment de la part du ministère polonais des Affaires étrangères, mais elle n’avait pas la même viralité, la même puissance et la même force symbolique que la statue de Jésus-Christ brisée ; c’est pourquoi Netanyahu et ses ministres gardent le silence cette fois-ci.</p>



<p>L’armée israélienne a publié un communiqué condamnant l’incident, affirmant le prendre <em>«très au sérieux»</em>, mener une enquête et prendre des mesures disciplinaires internes à l’encontre du soldat. Cependant, interrogée par ce journal, l’armée a refusé de préciser si le soldat avait été suspendu, comme elle l’avait fait pour les deux soldats dans l’affaire précédente.</p>



<p>Là encore, il ne s’agit pas d’une image prise clandestinement par un Libanais, mais bien d’une vidéo enregistrée et diffusée par des soldats israéliens eux-mêmes. Depuis 2023, ces derniers ont pris l&rsquo;habitude d’inonder les réseaux sociaux et les groupes Telegram de vidéos et de photos se vantant de la dévastation de Gaza, posant de manière moqueuse à côté de détenus palestiniens menottés, presque nus et les yeux bandés ; tirant sans discernement sur des habitations, pillant maisons et commerces, ou ridiculisant les sous-vêtements féminins retrouvés dans les placards des maisons vidées par le déplacement forcé de leurs habitants. L’armée israélienne a déployé des troupes de Gaza au Liban cette année, comme la brigade Golani.</p>



<p>Ces images, enregistrées principalement à Gaza (depuis l’invasion qui a suivi l’attaque massive du Hamas) et en Cisjordanie, ont eu moins d’impact que celles des villages chrétiens du Liban, la religion majoritaire parmi les principaux alliés d’Israël.</p>



<p>L’armée a dû s’expliquer le mois dernier au sujet d’une autre image de Debel – pour la troisième fois. Cette fois-ci, il n’y avait aucune offense religieuse, et l’image n’avait pas été diffusée par les soldats eux-mêmes. Il s’agissait d’un enregistrement de caméra de surveillance daté du 24 avril, montrant un bulldozer de l’armée israélienne détruisant une installation de panneaux solaires qui fournissait de l’électricité aux maisons et alimentait les puits de la communauté en eau. Interrogée à ce sujet, l’armée israélienne a déclaré que cet acte <em>«n’est pas conforme à ses valeurs ni à la conduite attendue de ses soldats»</em> et qu’elle avait pris, sans plus de précisions, <em>«les mesures disciplinaires appropriées à l’encontre des réservistes impliqués»</em>. Le soldatn’a pas été arrêté.</p>



<p>Debel, avec Rmeish et Ein Ebel, est l’un des trois villages chrétiens (de confession chrétienne, celle des alliés d’Israël lors de son occupation du Sud-Liban entre 1982 et 2000) encore habités dans la zone désormais contrôlée par les troupes israéliennes. L’armée les laisse intacts tandis qu’elle rase progressivement les autres localités, les condamnant ainsi à un dépeuplement définitif. Ces villages ne sont pas le théâtre d’affrontements avec le Hezbollah, qui recrute ses membres parmi la population chiite.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FSWn22xYsR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/">«Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Anti-semitism in the New Testament» : le Christ contre les juifs ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/anti-semitism-in-the-new-testament-le-christ-contre-les-juifs/embed/#?secret=VwN710GxzO#?secret=FSWn22xYsR" data-secret="FSWn22xYsR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Démolition d&rsquo;un couvent des Sœurs Salvatoriennes</h2>



<p>Toujours au Sud-Liban, à Yarun, l’armée a récemment démoli un couvent des Sœurs Salvatoriennes, un ordre religieux melkite (c’est-à-dire gréco-catholique). Ces démolitions sont visibles sur des photographies diffusées par l’archidiocèse et confirmées par les autorités religieuses locales.</p>



<p>L’armée israélienne a démenti ces allégations, admettant seulement des dégâts involontaires et diffusant la photographie d’un bâtiment intact d’où, selon elle, le Hezbollah libanais avait tiré des roquettes par le passé. Or, d’après Adib Ajaka, responsable de la communauté chrétienne de Yarun, le bâtiment en question est un dispensaire géré par l’Ordre de Malte. Le couvent apparaît aujourd’hui en ruines sur des photographies, et une vidéo semble montrer une pelleteuse en train de le démolir au loin.</p>



<p>Les polémiques ne datent pas d’hier. À Yarun, un conducteur de bulldozer s’est filmé en train de détruire une statue de saint Georges. C’était en 2024, lors du précédent conflit avec le Hezbollah, durant lequel l’armée israélienne avait également envahi la région. À Deir Mimas, une autre ville chrétienne du Sud-Liban, un groupe de soldats de la Brigade Golani a mis en scène (et partagé sur les réseaux sociaux) une parodie de mariage religieux, dans le style des films hollywoodiens. Après le retrait des troupes, ce journaliste a constaté les traces de leur passage : des maisons renversées, des graffitis en hébreu sur les murs, une voiture accidentée remorquée et le monastère endommagé par les bombardements.</p>



<p>La vidéo du mariage, emplie de rires, est devenue virale, et l&rsquo;armée a dû réagir. Elle a réaffirmé que l’incident était un acte <em>«grave»</em>, faisant l’objet d’une enquête, et contraire aux valeurs de l’armée israélienne, dont les autorités la décrivent souvent comme <em>«la plus morale au monde»</em>. <em>«Les personnes impliquées feront l&rsquo;objet de mesures disciplinaires»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p>La semaine dernière, un an et demi plus tard, ce journal a interrogé le porte-parole de l’armée sur les mesures disciplinaires finalement prises. La réponse fut que l’incident <em>«fait l’objet d&rsquo;un examen et que des mesures disciplinaires seront prises à l’encontre des personnes impliquées»</em>, alors même que toutes apparaissent à visage découvert sur la vidéo. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’incident reste sous enquête depuis 2024 et sur une éventuelle suspension des soldats, l’armée a refusé de faire d’autres commentaires.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’espagnol</em>.</p>



<p><em>Source</em> : <a href="https://elpais.com/internacional/2026-05-11/un-cigarrillo-para-la-virgen-maria-o-un-bulldozer-derribando-a-san-jorge-las-otras-ofensas-de-soldados-israelies-a-los-cristianos-en-libano-que-apenas-causaron-ruido.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">El Pais</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uDWoE7U9Uw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/">‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La religion juive et sa position envers les non-juifs’’: de l’extermination des Palestiniens à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/29/la-religion-juive-et-sa-position-envers-les-non-juifs-de-lextermination-des-palestiniens-a-gaza/embed/#?secret=ep0k35Kmfc#?secret=uDWoE7U9Uw" data-secret="uDWoE7U9Uw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/loffense-des-soldats-israeliens-aux-chretiens-au-liban/">L’offense des soldats israéliens aux chrétiens au Liban</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nakba &#124; La Tunisie réaffirme son soutien inconditionnel à la cause palestinienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/nakba-la-tunisie-reaffirme-son-soutien-inconditionnel-a-la-cause-palestinienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 23:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cause palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Nakba]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[soutien inconditionnel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, 15 mai 2026, marque le soixante-dix-huitième anniversaire de la Nakba, une occasion où nous rappelons le parcours de lutte du fier peuple palestinien et sa résistance héroïque face à l’arrogance des forces d’occupation oppressives, afin de réaliser ses aspirations légitimes à vivre dans la liberté et la dignité au sein d’un État indépendant et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/nakba-la-tunisie-reaffirme-son-soutien-inconditionnel-a-la-cause-palestinienne/">Nakba | La Tunisie réaffirme son soutien inconditionnel à la cause palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Aujourd’hui, 15 mai 2026, marque le soixante-dix-huitième anniversaire de la Nakba, une occasion où nous rappelons le parcours de lutte du fier peuple palestinien et sa résistance héroïque face à l’arrogance des forces d’occupation oppressives, afin de réaliser ses aspirations légitimes à vivre dans la liberté et la dignité au sein d’un État indépendant et souverain sur l’ensemble du territoire palestinien.</strong></em></p>



<span id="more-18777799"></span>



<p>La commémoration de cet anniversaire coïncide avec la poursuite des violations par les forces d’occupation de l’accord de cessez-le-feu dans la Bande de Gaza, ainsi qu’avec le resserrement du blocus imposé à ses habitants à travers la fermeture des points de passage, l’interdiction de l’entrée de l’aide humanitaire et les restrictions à la circulation des personnes, ce qui a aggravé la catastrophe humanitaire que subissent les habitants du territoire.</p>



<p>Cet anniversaire coïncide également avec la persistance des autorités de l’entité occupante à promulguer des lois discriminatoires, telles que la loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens, ainsi qu’à adopter des politiques d’annexion des terres palestiniennes en Cisjordanie occupée et à les enregistrer au nom de l’État occupant, dans le but d’étendre les colonies et de créer un nouveau fait accompli visant à affirmer sa prétendue souveraineté sur les territoires palestiniens occupés, en violation flagrante de toutes les lois et conventions internationales pertinentes.</p>



<p>À l’occasion de cette date symbolique, la Tunisie réaffirme son admiration et son profond respect pour la résistance héroïque du peuple palestinien frère, qui affronte seul l’arrogance, la tyrannie de l’entité occupante et la brutalité de son arsenal militaire, face à un silence inquiétant de la communauté internationale. Il écrit ainsi, en lettres d’or, une nouvelle épopée historique sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à travers sa lutte continue pour récupérer ses terres usurpées et restaurer pleinement ses droits historiques légitimes.</p>



<p>La Tunisie rappelle également que la Palestine est un État au regard du droit international et qu’elle est reconnue par près de 150 États. Elle estime qu’il est désormais temps de lui accorder son droit légitime à une adhésion pleine et entière à l’Organisation des Nations Unies, sans davantage de tergiversations ni de retard.</p>



<p>La Tunisie renouvelle également, en cette occasion, son soutien inconditionnel au peuple palestinien frère dans la défense de son droit inaliénable et imprescriptible, et réaffirme sa position constante de soutien aux Palestiniens dans leur droit à l’autodétermination, dans leur lutte pour la récupération intégrale de leurs droits historiques légitimes et pour l’établissement de leur État sur l’ensemble du territoire palestinien avec Al-Qods Al-Charif comme capitale</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/nakba-la-tunisie-reaffirme-son-soutien-inconditionnel-a-la-cause-palestinienne/">Nakba | La Tunisie réaffirme son soutien inconditionnel à la cause palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Conseil de paix &#124; Un «machin» pour quoi faire ? </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/conseil-de-paix-un-machin-pour-quoi-faire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Franklin Delano Roosevelt]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Société des nations]]></category>
		<category><![CDATA[Woodrow Wilson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Américains sont passés maîtres dans l'art de faire la guerre, panser les blessures et repenser la paix. Un temps pour vivre, un temps pour mourir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/conseil-de-paix-un-machin-pour-quoi-faire/">Conseil de paix | Un «machin» pour quoi faire ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nombreux sont les fossoyeurs qui voient dans le Conseil de paix du président américain un rival de taille au Conseil de sécurité des Nations unies. Initialement prévu pour Gaza, sa seule tâche est de superviser la phase 2 d’un plan visant à mettre fin à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Donald Trump a revu à la hausse son conseil et corrigé sa trajectoire. Désormais, son but ultime est de promouvoir la stabilité et la paix dans les zones touchées ou menacées par des conflits. C’est la grenouille qui veut devenir aussi grosse qu’un bœuf. Vanité des vanités et tout est vanité. Une initiative vouée à l’échec. Un «machin» * mort-né.</em></strong></p>



<p><strong>Mohsen Redissi</strong></p>



<span id="more-18767106"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>Les conflits armés sont des facteurs propices pour réfléchir et repenser la paix après la désolation et la destruction. Les Américains y sont passés maîtres dans les deux cas : faire la guerre, panser les blessures et repenser la paix. Un temps pour vivre, un temps pour mourir.</p>



<p>Les présidents américains ont acquis, au cours de leur histoire bien mouvementée, l’art et la manière de lancer des organismes multinationaux. Woodrow Wilson est le père fondateur de la Société des Nations (SDN) en 1918. Comble de l’ironie : le pays initiateur n&rsquo;y a jamais siégé. Le Sénat américain de l’époque n’a pas ratifié le Traité de Versailles. Le <em>«non» </em>l’emporte et les États-Unis n’ont jamais fait partie de la SDN.&nbsp;</p>



<p>La guerre de 1939 redessine un nouvel ordre mondial. Franklin Delano Roosevelt, conjointement avec le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, trace les premiers contours d’une nouvelle structure : l’Organisation des Nations unies.</p>



<p><strong>Butin de guerre pour un opportuniste hors pair</strong></p>



<p>Le tout dernier, Donald Trump, est un opportuniste et un imitateur hors pair qui se met en scène. Il suit les chemins balisés par ses pairs. Selon Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Le président du Conseil a transféré au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement du chantier pour la reconstruction de Gaza. Gaza ! Trop peu pour lui.</p>



<p>Le Conseil de sécurité des Nations unies est en quelque sorte complice. Dominé par les grandes puissances, les États-Unis en particulier, il n’a pas considéré le Conseil de paix comme un concurrent. L’initiative de Donald Trump peut faire des émules ; quelle serait la réaction du Conseil vis-à-vis de nouvelles initiatives ? La résolution 2803 du 17 novembre 2025 du Conseil de sécurité accorde au président américain, premier président du Conseil de paix, de larges pouvoirs. Une dérive grave. Il n’a de compte à rendre à aucune instance, ni nationale, ni internationale.</p>



<p>Libre cours et libre de ses décisions. Une dualité s’installe entre ce qu’il fait et dit en sa qualité de président de la première puissance mondiale et ce qu’il fait et dit en sa qualité de président du Conseil de paix. Qui est qui ? Une double casquette, ce n’est pas nouveau : il s’affiche assez souvent arborant la casquette Maga rouge vif, son signe distinctif. Il est le seul, d’après la résolution, à pouvoir accepter les nouvelles adhésions, révoquer un membre, confirmer ou rejeter un vote. L’homme-orchestre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AnuLNxsyHB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/">Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/embed/#?secret=ezv5Kzyd2t#?secret=AnuLNxsyHB" data-secret="AnuLNxsyHB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Une main de fer dans un gant de velours</strong></p>



<p>Trump s’est autoproclamé président à vie de son propre chef. L’article 3.3 du Conseil de paix stipule que <em>«le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité</em>…». Une attitude et une mentalité répandues dans ce qu’on appelle communément le tiers-monde et les régimes totalitaires, jamais dans des institutions qui se respectent. Il a ainsi confortablement assuré ses arrières en faisant main basse sur le Conseil pour le restant de sa vie. De la présidence des États-Unis à la présidence du Conseil avec un cumul de fonctions et une double paie. Une vie cousue de fil d’or. Il sera souvent au-devant de la scène internationale. Gare à vous !</p>



<p>Un ticket d’entrée à un milliard de dollars est exigé pour les membres permanents, les VIP. Une somme considérée comme faramineuse. Un club fermé réservé aux très riches. Un mandat de second degré, de trois ans max, est réservé aux autres membres du conseil, avec une possibilité de renouvellement par la grâce du sieur Trump. L’égalité des chances est écartée d’après la charte.</p>



<p><strong>Promoteurs immobiliers et affairistes alléchés</strong></p>



<p>Trump n’a ouvert que la première et l’unique réunion préparatoire de son <em>Board of Peace</em> (BoP), le Conseil de paix. Une réunion de promoteurs immobiliers et d’affairistes alléchés par l’odeur de l’argent facile. Ce sont les nouveaux liquidateurs de la Palestine. Une Déclaration Balfour 2 en bonne et due forme.&nbsp;</p>



<p>Trump a promis de s’atteler à la tâche d’établir un plan de développement économique à la hauteur des espérances des membres du Conseil et des attentes de leurs partenaires financiers. Gaza sera une ville moderne et prospère à l’image des nouvelles villes du Golfe arabique.</p>



<p>Pour l’instant, ni paix ni trêve à Gaza : des tirs de missiles et des bombardements rythment les journées, semant la mort et la désolation, même la nuit quand les Palestiniens s’y attendent le moins. Destruction contre reconstruction et désolation contre une paix fugitive.</p>



<p><strong>Obsolescence programmée</strong></p>



<p>La vie dudit Conseil est comptée. Le ver est dans le fruit. Sa longévité dépend de plusieurs facteurs endogènes. Donner les pleins pouvoirs à une seule personne sans garde-fous, <em>checks and balances</em> chers aux Américains, c’est aller au-devant de la confrontation et du culte excessif de la personnalité.</p>



<p>Trump est obnubilé par son ego ; il ne cesse de rabaisser ses interlocuteurs et de les traiter comme trois fois rien, même ses pairs ne sont pas épargnés.</p>



<p>La résolution 2803 (2025) du Conseil de sécurité de l’Onu a accordé au président du Conseil un délai, jusqu&rsquo;en décembre 2027, pour mettre en place les assises du conseil, et l’a autorisé à déployer une Force internationale d’interposition dans l’esprit et le rôle que jouent les Casques bleus. Cette force pourra-t-elle créer une zone tampon entre toutes les forces en présence pour stabiliser l’enclave ?</p>



<p>Le temps presse : le mandat de Trump en tant que président des États-Unis prend fin le lendemain des résultats des élections présidentielles de novembre 2029. Le Conseil de paix est appelé à disparaître quelques instants, jours ou mois après la fin du mandat de D.T. Paix à son âme.</p>



<p><strong>Quel Conseil de quelle paix ?</strong></p>



<p>Trump prône la paix mais met toute son ardeur à semer la zizanie et la discorde entre les nations. Une imposition tarifaire monstre, un rapt au Venezuela, une guerre au Moyen-Orient. La faiblesse du conseil réside dans sa structure : l’adhésion se fait selon l’épaisseur du portefeuille et non selon le désir de servir autrui sans rien attendre en retour. Trump le veut ainsi. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Lui est le premier intéressé. Le sort de Gaza et le devenir des Palestiniens sont leurs derniers soucis. Certains membres, la peur au ventre, ont rejoint les rangs pour plaire à D.T. Tels des moutons de Panurge. Le torchon brûle entre plusieurs membres d’un organe qui prétend régler les conflits et faire régner la paix. Ses murs sont lézardés dès sa conception.</p>



<p>Comment peut-on œuvrer pour la paix et la concorde quand la Grande-Bretagne refuse d’y siéger en présence de la Russie ? Le Canada a été invité puis recalé. Cette volte-face est considérée comme une peine pour sa sagacité face à la voracité de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/trump-baba-ou-loncle-pique-sous/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Trump Baba ou l’Oncle pique-sous </a>. Le gouvernement canadien oppose une résistance farouche face aux visées hégémoniques de D.T. Ce dernier compte, dans son esprit accapareur, agrandir les États-Unis aux dépens du Danemark et réécrire une nouvelle page de l’histoire américaine. Cette fois-ci, une ruée vers l’est. Des colons d’un genre nouveau. Le Danemark refuse (<em>Nej tak</em>, non merci) de céder son lopin de terre. Tout à son honneur. Si la discorde États-Unis vs Canada perdure, elle risquerait de mettre en péril un ancien accord commercial de libre-échange entre les trois pays de l’Amérique du Nord, l’Alena (Nafta), conclu en 1992.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ymyuxHBSau"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/trump-baba-ou-loncle-pique-sous/">Trump Baba ou l’Oncle pique-sous</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump Baba ou l’Oncle pique-sous » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/trump-baba-ou-loncle-pique-sous/embed/#?secret=9CzR47B32s#?secret=ymyuxHBSau" data-secret="ymyuxHBSau" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Donald Trump le dos au mur</strong></p>



<p>Le Conseil de sécurité des Nations unies, tout au long de son histoire, n’a pas cessé de condamner Israël pour ses multiples violations des résolutions des Nations unies et du droit international. Plus de 131 résolutions sont restées lettres mortes. D.T. est devant un défi majeur. Israël est son partenaire stratégique, membre de ce même Conseil et membre du commandement de la Force de stabilisation internationale. Comment un conseil, fraîchement moulu et créé de toutes pièces, va-t-il faire pour obliger Israël à se conformer aux résolutions du Conseil de paix ? À suivre !</p>



<p><em>* Le Général De Gaulle appelait le «Machin» l’Organisation des Nations Unies, la jugeant ô combien inutile et même dangereuse.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/conseil-de-paix-un-machin-pour-quoi-faire/">Conseil de paix | Un «machin» pour quoi faire ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>
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		<category><![CDATA[Entebbe]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Ramir Pardo]]></category>
		<category><![CDATA[Yoni Netanyahu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/">L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tamir Pardo, qui a consacré sa carrière de directeur du Mossad à contrer les capacités nucléaires de l’Iran, met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.</em></strong></p>



<p><strong>Allison Kaplan Sommer</strong></p>



<span id="more-18725547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer.jpg" alt="" class="wp-image-18725609" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Allison-Kaplan-Sommer-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, ne correspond guère au profil d’un gauchiste radical qui comparerait le comportement d’Israël à celui des nazis allemands et déclarerait avoir <em>«honte d’être juif»</em>.</p>



<p>Vétéran de l’unité d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne, il a participé à l’opération d’Entebbe aux côtés du frère défunt du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yoni, avant de rejoindre l’agence nationale de renseignement, où il a gravi les échelons pour finalement devenir son chef de 2011 à 2016. Durant cette période, il s’est concentré sur la mission de Netanyahu visant à contrer les capacités nucléaires de l’Iran. Sous la direction de Pardo, plusieurs scientifiques de haut rang à Téhéran ont été ciblés et tués – vraisemblablement par l’agence qu’il dirigeait.</p>



<p>Depuis son départ du Mossad, il est effectivement devenu un critique virulent du premier ministre qu’il a servi, particulièrement en ce qui concerne la question palestinienne, avertissant à maintes reprises dans des entretiens publics que la plus grande menace existentielle pour Israël ne réside pas à Téhéran, mais dans son incapacité à résoudre la question palestinienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, un État d’apartheid</h2>



<p>Il y a trois ans, le mois précédant le 7 octobre, il a déclaré sans ambages qu’Israël est un État d’apartheid. Il a également signé une pétition pendant la guerre de Gaza appelant à un cessez-le-feu et a été cité qualifiant le conflit d’<em>«inutile»</em> et de <em>«perte de temps et de vies humaines»</em>.</p>



<p>Pardo a poussé sa rhétorique un cran plus loin cette semaine.</p>



<p>L’ancien chef du Mossad a été filmé en Cisjordanie pour une émission d’information télévisée sur la chaîne 13 [israélienne], visitant des villages ciblés par des colons violents d’extrême droite, au sein d’un groupe d’anciennes hautes figures militaires – parmi lesquelles les anciens généraux et hommes politiques Amram Mitzna et Matan Vilnai. Le groupe s’est entretenu avec des victimes des provocations, invasions et violences quotidiennes des <em>«jeunes </em>[colons ]<em> des collines»</em> (Noar HaGva’ot/hilltop youth), basés dans des avant-postes illégaux voisins, alors qu’ils harcèlent systématiquement les villageois palestiniens – les terrorisant au point qu’ils n’osent pas envoyer leurs enfants à l’école – dans le but déclaré de rendre la vie si intolérable qu’ils se déplacent volontairement.</p>



<p>Des dizaines de communautés palestiniennes ont été chassées à la suite de ces campagnes, au cours desquelles des Palestiniens ont été tués à plusieurs reprises dans des attaques violentes, avec une intervention minimale des forces de l’ordre et de l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les graines du prochain 7 octobre</h2>



<p>Pardo est resté impassible en écoutant un berger palestinien raconter comment il avait été pris en embuscade et battu par des colons la nuit, son pantalon retiré et ses jambes – et ses parties génitales – attachées avec des serre-câbles. Toutes les personnalités militaires du groupe ont condamné ce comportement hors-la-loi devant les caméras, mais les paroles de Pardo ont été de loin les plus cinglantes.</p>



<p><em>«Ma mère est une survivante de l’Holocauste»</em>, a déclaré Pardo. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Ce que j’ai vu ici aujourd’hui m’a rappelé des événements survenus au cours du siècle dernier dans un pays très développé – les mêmes phénomènes dirigés là-bas contre les Juifs. Et j’ai honte d’être juif aujourd’hui ici.»</em></p>



<p>Les autorités, a-t-il souligné, <em>«savent ce qui se passe ici et choisissent de l’ignorer»</em>. En agissant ainsi – et en soutenant les colons violents à la fois politiquement et financièrement – il a déclaré que le gouvernement israélien <em>«plante les graines du prochain 7 octobre»</em>.</p>



<p>L’homme qui a consacré sa carrière à combattre ce qu’il croyait à l’époque être le plus grand danger pour son pays met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement son existence.</p>



<p>Peut-être que si davantage d’Israéliens faisaient la tournée édifiante accessible à Pardo et à d’autres généraux de haut rang, eux aussi seraient convaincus que la plus grande <em>«menace existentielle»</em> d’Israël ne se trouve pas à Téhéran, mais dans les gangs violents de leur propre arrière-cour – et, lors des prochaines élections, voteraient pour retirer le pouvoir à ceux qui les soutiennent aux plus hauts échelons du gouvernement actuel.</p>



<p><strong>Source</strong>&nbsp;<em>:&nbsp;<strong><a href="https://www.haaretz.com/israel-news/haaretz-today/2026-04-28/ty-article/.highlight/what-made-an-ex-mossad-chief-say-hes-ashamed-to-be-a-jew/0000019d-d4c6-d95a-afbd-f5ce8e160000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>. Traduit par&nbsp;<a href="https://tlaxcala-int.blogspot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a></strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/lancien-chef-du-mossad-tamir-pardo-a-honte-detre-juif/">L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Albanese à Tunis &#124; «Pas de neutralité face à Gaza»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/albanese-a-tunis-pas-de-neutralite-face-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 07:28:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Francesca Albanese]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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		<category><![CDATA[Saïd Khatibi]]></category>
		<category><![CDATA[Salon du livre de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Etre aux côtés de la Palestine, c'est défendre l’humanité commune», a déclaré Francesca Albanese à la Foire du livre de Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/albanese-a-tunis-pas-de-neutralite-face-a-gaza/">Albanese à Tunis | «Pas de neutralité face à Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Palestine : une question de droit, mais aussi un test moral pour la conscience internationale. Tel était le thème central de la rencontre, le 29 avril 2026, avec Francesca Albanese au 40<sup>e</sup> Salon international du livre de Tunis, au parc des expositions de Kram.</em></strong></p>



<span id="more-18717036"></span>



<p>La juriste italienne, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y a présenté son nouvel ouvrage, <em>‘‘Quand le monde dort Récits, voix et blessures de la Palestine’’</em>, publié en Tunisie aux éditions Cérès.</p>



<p>Depuis Tunis, Mme Albanese a déclaré qu’<em>«être aux côtés de la Palestine»</em> signifie défendre <em>«l’humanité commune»</em> et, dans un passage encore plus clair de son discours, qu’<em>«il n’y a pas de neutralité face au génocide»</em>.</p>



<p>Dans ce livre, écrit en partie en Tunisie, où Albanese a déclaré avoir vécu à plusieurs reprises, l’auteure recueille les voix et les témoignages de femmes, d’hommes et d’enfants palestiniens marqués par la guerre, l’exil et la perte. C’est un récit choral où les mots deviennent des <em>«actes de résistance»</em>.</p>



<p>La présence d’Albanese s’inscrit dans le cadre d’une foire qui, cette année, a accordé une large place à la Palestine, non seulement à travers le débat politique et culturel sur Gaza, mais aussi grâce au catalogue éditorial, aux traductions et à la participation d’auteurs arabes et internationaux. </p>



<p>Parmi les autres invités de la 40<sup>e</sup> édition figuraient également le poète et romancier palestinien Ibrahim Nasrallah, le romancier algérien Saïd Khatibi et l’écrivaine égyptienne Reem Bassiouney.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/albanese-a-tunis-pas-de-neutralite-face-a-gaza/">Albanese à Tunis | «Pas de neutralité face à Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Palestine &#124; Les responsabilités du silence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/palestine-les-responsabilites-du-silence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 09:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Moez Ben Khemis]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyage ethnique]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nommer la tragédie en Palestine ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/palestine-les-responsabilites-du-silence/">Palestine | Les responsabilités du silence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À Gaza, la catastrophe humanitaire a cessé d’être un événement : elle est devenue une condition. Mais à mesure que les faits s’accumulent, une autre réalité s’impose — celle des choix politiques, des fidélités obstinées et des silences organisés. Nommer la tragédie ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices.</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Dr Moez Ben Khemis</strong> *</p>



<span id="more-18701995"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg" alt="" class="wp-image-7354931" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À Gaza, la réalité ne se discute plus : elle accable. Plus de 72 000 morts, 170 000 blessés — et, dans cette masse indistincte de chiffres, des vies fauchées, des enfances anéanties, des lignées effacées. Ce ne sont pas seulement des individus qui disparaissent, mais les contours mêmes d’une société que l’on voit, jour après jour, se défaire.</p>



<p>Le territoire, lui, est livré à une entreprise de démolition systématique. Hôpitaux rendus muets, écoles ouvertes comme des plaies, réseaux vitaux pulvérisés : rien de ce qui permettait encore de tenir ne semble devoir subsister. L’eau manque, les soins s’éteignent, la famine s’installe. Et la population, presque tout entière déplacée, erre dans l’étroitesse d’un espace clos, condamnée à fuir l&rsquo;ombre de la mort sans jamais pouvoir s’échapper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit à l’épreuve de sa propre faiblesse</h2>



<p>Face à cela, les mises en garde abondent — et s’épuisent. Organisations internationales, juristes, observateurs : tous documentent, tous alertent, tous concluent à des violations répétées du droit international humanitaire.</p>



<p>Les mots se durcissent : génocide, nettoyage ethnique. Ils ne sont plus seulement brandis, mais examinés, pesés, discutés devant les juridictions internationales. Les Nations unies avertissent, elles aussi. Mais à mesure que le langage se fait plus grave, son effet semble s’émousser : le droit est invoqué, rarement appliqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La constance des soutiens, l’inertie des puissances</h2>



<p>Car ce qui se joue ici ne tient pas seulement aux faits, mais aux volontés qui les encadrent — ou les tolèrent. Aux États-Unis, Joe Biden puis Donald Trump maintiennent un appui constant, scellé par les livraisons d’armes et protégé par le veto diplomatique.</p>



<p>Au Royaume-Uni, Rishi Sunak ainsi que son successeur prolongent cette ligne. En France, Emmanuel Macron nuance, ajuste, appelle — mais ne rompt pas. Le langage varie, la politique demeure.</p>



<p>Et sur le terrain, le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit son offensive, comme affranchi de toute contrainte autre que la sienne propre.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">L’ombre portée d’une conflagration</h2>



<p>Déjà, le conflit déborde. Au sud du Liban, les affrontements étendent la zone de fracture. Les victimes s’ajoutent aux victimes, les exils aux exils.</p>



<p>Ce qui se dessinait comme une guerre circonscrite menace désormais de devenir un foyer d’embrasement régional. L’histoire, ici, ne progresse pas : elle s’étend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence fragmenté du monde arabe</h2>



<p>Face à cela, une autre réalité s’impose : celle d’un monde arabe politiquement en retrait. Les condamnations existent, mais elles restent sans prise.</p>



<p>Les divisions internes, les calculs stratégiques, les équilibres fragiles — tout concourt à contenir la parole dans les limites du déclaratif. L’indignation circule ; l’action, elle, se dérobe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’euphémisme comme dernier refuge</h2>



<p>Reste le langage. Et avec lui, une forme plus insidieuse de déni. Parler de <em>«conflit»</em>, de <em>«riposte»</em>, d’<em>«affrontements»</em>, c’est parfois déjà atténuer. C’est substituer à la dissymétrie des faits une symétrie de façade.</p>



<p>Or nommer, c’est trancher. C’est reconnaître la nature d’une réalité. À l’inverse, euphémiser revient à l’envelopper, à l’adoucir — et, ce faisant, à la rendre plus acceptable qu’elle ne devrait jamais l’être.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre international au révélateur</h2>



<p>Ce qui se joue dépasse désormais Gaza. C’est l’ordre international lui-même qui se trouve exposé — dans ses principes comme dans ses contradictions.</p>



<p>Pourquoi certaines violations appellent-elles des sanctions immédiates, quand d’autres s’accommodent de protestations sans effet ? Pourquoi l’urgence est-elle, selon les cas, si variable ?</p>



<p>À ces écarts répond un sentiment grandissant : celui d’un droit inégal, d’une justice sélective, d’un univers normatif à géométrie variable.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702062" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702062" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 class="wp-block-heading">Nommer, enfin, les responsabilités</h2>



<p>Car il faut en venir là. Non plus seulement aux faits, mais à ce qui les rend possibles. Les décisions politiques, les vetos, les soutiens militaires, les prudences calculées, les silences entretenus : tout cela ne constitue pas un décor, mais une mécanique.</p>



<p>L’histoire, toujours, élargit le cercle des responsabilités. Elle ne s’arrête pas à ceux qui agissent ; elle inclut ceux qui permettent.</p>



<p>À Gaza, rien ne manque pour comprendre : les faits sont établis, les alertes lancées, les institutions saisies.</p>



<p>Ce qui manque encore, c’est autre chose — une décision, une rupture, un acte.</p>



<p>Et une question demeure, nue, irréductible :<br>que feront, concrètement, ceux qui ont le pouvoir d’agir ?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Quelques statistiques officielles :</h2>



<p><strong>Hôpitaux </strong>(et structures de santé)&nbsp;:</p>



<p>Gaza comptait environ&nbsp;36 hôpitaux&nbsp;avant la guerre. Fin 2024–2025, la majorité ont été endommagés ou détruits&nbsp;; seuls&nbsp;14 à 17 restaient partiellement fonctionnels.&nbsp;</p>



<p>Plus de&nbsp;650 attaques contre des structures de santé&nbsp;ont été recensées&nbsp;</p>



<p>En clair : le système hospitalier est&nbsp;quasi anéanti, plus que simplement <em>«touché»</em>.</p>



<p><strong>Écoles et universités&nbsp;:</strong></p>



<p>Environ&nbsp;778 écoles sur 815 (≈ 95 %) endommagées ou détruites. Plus de&nbsp;90 % des bâtiments scolaires touchés. Des centaines d’établissements sont&nbsp;totalement hors service Cela correspond à&nbsp;l’effondrement quasi total du système éducatif.</p>



<p><strong>Mosquées</strong> (et lieux religieux)</p>



<p>Environ&nbsp;823 mosquées détruites&nbsp;selon certaines évaluations. De nombreux autres lieux religieux (églises, sites historiques) également endommagés.&nbsp;Une part majeure du patrimoine religieux a été&nbsp;rasée ou gravement touchée.</p>



<p><strong>Infrastructures&nbsp;:</strong></p>



<p>80 à 90 % des bâtiments de Gaza endommagés ou détruits. Plus de 102 000 bâtiments totalement détruits. 85 % des réseaux d’eau et d’assainissement hors service. 62 % des routes détruites. 80 % des infrastructures globales en ruines&nbsp;</p>



<p>On parle ici d’une destruction&nbsp;systémique.</p>
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		<title>L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 08:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la destruction de Gaza par Israël, la crainte est de voir le nettoyage ethnique doublé par un nettoyage culturel dans toute la Palestine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis plus de deux ans, la priorité absolue à Gaza est certainement à accorder à la protection des vies et à l’aide humanitaire. En Cisjordanie, exclue du dernier plan de paix américain, l’opposition à l’extension de la colonisation israélienne, illégale et de plus en plus vexatoire et meurtrière, est aussi une urgence. Mais l’attachement indéfectible des Palestiniens à leur terre fait penser inévitablement à la situation critique dans laquelle se trouve leur patrimoine, composante fondamentale de leur identité.</em></strong></p>



<p><strong>Houcine Jaïdi</strong> *</p>



<span id="more-18655482"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg" alt="" class="wp-image-16815517" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Houcine-Jaidi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La célébration de la Journée internationale des monuments et des sites (Jims), le 18 avril, sous l’égide de l’Unesco, invite à s’arrêter à l’attitude de l’organisation internationale envers le patrimoine palestinien dans ses composantes archéologique et monumentale.</p>



<p>Cette mise au point, qui se justifie d’abord par l’état de fait imposé par la colonisation israélienne, dont les racines remontent aux premiers temps de l’Unesco, s’impose aussi au vu des atteintes graves qui sont en rapport avec les ravages subis par les monuments et les sites, depuis plus de deux ans, dans la bande de Gaza et les menaces enregistrées en Cisjordanie. Elle trouve également un fondement dans le thème choisi pour la Jims de cette année&nbsp;:<em> «Patrimoine vivant et interventions d’urgence»</em>.</p>



<p>Dans une acception très large, le Conseil international des monuments et des sites (Icomos), qui préside à la célébration de la Jims, considère que le patrimoine vivant <em>«englobe toutes les dimensions du patrimoine culturel – matériel, immatériel – et naturel».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un patrimoine constamment en péril</h2>



<p>Sur une proposition de la Jordanie, la vieille ville Jérusalem/Al-Qods et ses remparts ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco, en 1981, très peu de temps après qu’Israël ait proclamé la ville <em>«comme capitale éternelle et indivisible»</em>, en juin 1980. Le royaume hachémite avait agi en vertu de la tutelle qu’il assurait sur les monuments religieux de la Cisjordanie qui était encore considérée comme territoire jordanien occupé, avant que la tutelle soit assumée par l’État palestinien en 1988.</p>



<p>L’une des motivations principales de la demande d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco résidait dans les travaux archéologiques invasifs et illégaux entrepris par les Israéliens à la recherche de <em>«preuves»</em> justifiant leur colonisation.</p>



<p>Cet usage politique, très souvent collé à l’archéologie, notamment en contexte colonial, n’a échappé ni aux autorités jordaniennes, ni aux Palestiniens qui étaient les premiers à dénoncer les abus de l’occupant. En 1982, la vieille ville d’Al-Qods a été classée sur la Liste du patrimoine mondial en péril, statut qu’elle n’a toujours pas quitté.</p>



<p>Bien que l’annexion de Jérusalem-Est ait été immédiatement condamnée par la communauté internationale, la vieille ville a gardé auprès de l’Unesco un statut en suspens, unique en son genre dans la nomenclature de l’organisation internationale. Cette dernière, qui classe les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial par pays, mentionne Jérusalem à l’endroit qu’elle occupe dans l’ordre alphabétique des pays avec la mention <em>‘’Jérusalem (site proposée par la Jordanie)’’</em>.</p>



<p>Depuis des décennies, le Conseil du patrimoine mondial, qui statue en matière de classement, réaffirme invariablement qu’il <em>«décide que le statut de la Vieille ville de Jérusalem et ses remparts concernant la Liste du patrimoine mondial reste inchangé»</em>. Le blocage de la situation est évidemment imputable à la situation coloniale que l’Unesco n’a pas vocation à résoudre. Mais force est de constater que les conséquences sont lourdes pour des composantes essentielles du patrimoine de la ville.</p>



<p>Après avoir ratifié la Convention du patrimoine mondial le 8 décembre 2011, l’État palestinien a multiplié, dès 2012, les demandes d’inscription de sites et de monuments sur la Liste du Patrimoine mondial. Cette démarche a abouti, à intervalles assez réguliers, au classement de cinq biens culturels dont certains constituent des jalons majeurs de l’histoire universelle : Lieu de naissance de Jésus&nbsp;: l’église de la Nativité et la route du pèlerinage, Bethléem (2012) &#8211; Palestine&nbsp;: terre des oliviers et des vignes &#8211; Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (2014) &#8211; La vieille ville d’Hébron/Al-Khalil), (2017) &#8211; L’ancienne Jéricho (Ariha) / Tell es-Sultan (2023) &#8211; Monastère de saint Hilarion / Tell Umm Amer (2024). Mis à part Tell es-Sultan, tous les biens ont été inscrits simultanément sur la Liste du Patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine en péril. Seule l’église de la Nativité a quitté la Liste du patrimoine en péril en 2019 après avoir été restaurée.</p>



<p>Ainsi, en comptant Al-Qods, sur un total de 6 biens palestiniens, 5 ont été inscrits simultanément sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ce dernier statut n’a été quitté que par un seul bien, il y a 7 ans, après y avoir été maintenu pendant 7 ans.</p>



<p>L’Unesco peut-elle se permettre de continuer à décider, in extremis, du statut international des ensembles urbains, des monuments et des sites palestiniens, afin de les sauver du péril lié tantôt aux destructions et aux tentatives d’accaparement israéliennes, tantôt causé par la vétusté et les aménagements préjudiciables&nbsp;?</p>



<p>Certes, l’organisation mondiale et ses structures spécialisées dans la gestion du patrimoine mondial ont des règles de fonctionnement strictes avec des décisions préparées par les experts puis soumises au vote. Mais la fragilité extrême du précieux patrimoine palestinien dont la valeur universelle est connue et reconnue, qui découle directement ou indirectement de la situation coloniale aggravée par l’état de guerre récurrent, ne mériterait-elle pas plus d’attention et de volontarisme&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18655502" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/JIMS-2026.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La voix peu audible de l’Unesco </h2>



<p>En matière de patrimoine, l’Unesco est le premier porte-parole de la communauté internationale. Il y a une douzaine d’années, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova a condamné, avec les termes les plus fermes, les sévices de Daech contre le patrimoine et ceux qui en avaient la charge en Syrie et en Irak, particulièrement sur le site de Palmyre/Tadmor et dans la vielle ville de Mossoul. Cette ville irakienne a pu, grâce au soutien technique et financier de l’Unesco, retrouver, en&nbsp;2025, une grande partie de l’éclat de ses monuments emblématiques.</p>



<p>Les communiqués officiels de l’Unesco, consignés sur son site officiel, ne font état, entre octobre 2023 et le cessez-le-feu d’octobre 2025, d’aucune condamnation des attaques israéliennes contre les sites et les monuments de Gaza.</p>



<p>Au cours des deux ans d’apocalypse vécue par la Bande de Gaza, le seul acte notable de l’Unesco en faveur du patrimoine de Gaza est l’inscription en urgence du monastère de saint Hilarion, en juillet 2024, à la fois sur la Liste du Patrimoine mondial et sur la Liste du Patrimoine mondial en péril.</p>



<p>Il a fallu attendre le début du mois de mars 2026, soit plusieurs mois après l’instauration du cessez-le-feu à Gaza et une fois que l’agression israélo-américaine de l’Iran a commencé, pour voir l’Unesco publier une déclaration où, partant des informations qui faisaient état de dégâts occasionnés à des monuments iraniens par les bombardements israéliens, affirme qu’elle <em>«continue à suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans l’ensemble de la région, afin d’assurer sa protection»</em>.</p>



<p>Au cours du même mois, L’Icomos a relayé l’Unesco dans deux communiqués dont le dernier (26 mars 2026) citait nommément des dégâts <em>«vérifiés»</em> en Iran (Téhéran et à Ispahan), en Israël (Tel-Aviv) et faisait état d’<em>«incidents signalés dans et autour de la vieille ville de Jérusalem et de ses remparts»</em>.</p>



<p>Mise à part la décision en faveur du site du monastère de saint Hilarion, classé en 2024 sur la Liste du Patrimoine mondial alors que la guerre faisait rage à Gaza, le mutisme de l’Unesco était d’autant plus surprenant que, malgré l’interdiction quasi généralisée de l’entrée des journalistes dans la bande de Gaza, des voix tout à fait crédibles ont alerté sur ce que subissait le patrimoine palestinien. Citons, entre autres, plusieurs chroniques signées dans le journal <em>Le Monde</em> par le Professeur Jean-Pierre Filiu qui a passé un mois à Gaza au cours de l’hiver&nbsp;2024-2025. Dans sa chronique du 24 août 2024, l’universitaire français déplorait le fait que <em>«en détruisant Rafah, l’armée israélienne tente d’effacer une histoire plurimillénaire».</em></p>



<p>Par ailleurs, un reportage publié, photos à l’appui, en date du 30 novembre 2025 dans le même journal français fait état d’abus extrêmement graves subis par le patrimoine archéologique palestinien.</p>



<p>Le reporter, Samuel Forey fait état d’une tentative de<em> «réquisition»</em> d’un grand nombre d’objets archéologiques, provenant de divers sites de Gaza dont le monastère de saint Hilarion, par un haut responsable de l’Autorité des antiquités d’Israël, au mois de janvier 2024.</p>



<p>Entre autres trésors archéologiques, il y avait, dans le dépôt lorgné par les Israéliens, le produit de 30 ans de fouilles entreprises par l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf) en collaboration avec les archéologues palestiniens. Ébruitée, la tentative de vol a échoué grâce surtout à l’intervention de la diplomatie française. Mais plus tard, le précieux contenu du dépôt a dû être évacué dans la hâte&nbsp;: le 10 septembre 2025, en quelques heures, l’évacuation a été faite en utilisant une charrette, avant que le local ne soit bombardé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des initiatives salutaires à la portée de l’Unesco</h2>



<p>Un appel solennel de l’Unesco en faveur des sites (culturels, naturels ou mixtes) et des monuments de la Palestine, classés sur la Liste du patrimoine ou sur la Liste indicative serait un geste fort qui mettrait à la fois le gouvernement israélien et l’ensemble des États parties de l’organisation mondiale devant leurs responsabilités.</p>



<p>La réussite de l’initiative permettrait aussi de donner une dimension culturelle à la reconstruction promise à Gaza et briderait l’agressivité des colons de la Cisjordanie. Son échec mettrait encore plus à nue la réalité du colonialisme israélien qui, au génocide de Gaza, à l’épuration ethnique en Cisjordanie et à l’apartheid désormais inscrit dans la loi, ajoute de plus en plus sa détermination à pulvériser le patrimoine matériel palestinien quand il n’arrive pas à le détourner pour construire son propre récit de l’histoire des territoires occupés.</p>



<p>Dans l’histoire de l’Unesco, les appels solennels à la préservation des monuments et des sites ont même précédé l’adoption de la Convention du patrimoine mondial par la 17<sup>e</sup> Conférence générale de l’Uneso, le 16 novembre 1972.</p>



<p>Alors que de lourdes menaces multiformes pesaient sur le site de Carthage, l’intervention de l’Unesco, suite à une demande officielle de la Tunisie, a été décisive. L’appel lancé par René Maheu, le Directeur général de l’Unesco, le&nbsp;19 juin 1972, de la colline de Byrsa, à la communauté internationale, a eu un écho considérable et immédiat. De nombreux pays d’Europe et d’Amérique du Nord ont répondu à l’appel en déléguant des équipes scientifiques de premier rang qu’elles ont financées. Les fruits de ces interventions qui se sont étendues sur près de deux décennies ont été salutaires pour le site de l’ancienne métropole méditerranéenne&nbsp;: fouilles, restaurations, sauvegarde et mise en valeur des vestiges, publications scientifiques… L’inscription du site sur la Liste du Patrimoine mondial, en 1979, a rehaussé son prestige tout en consolidant sa protection.</p>



<p>L’actuel Directeur général de l’Unesco, Khaled El-Enany a été élu, à la Conférence générale de l’Unesco du 6 novembre dernier, par une très grande majorité de pays parties, qui a frôlé l’unanimité. Ce quasi plébiscite ne peut pas être le simple produit du lobbying diplomatique. Il traduit une confiance en un homme de science doublé d’un ancien gestionnaire des affaires du patrimoine de son pays, l’Égypte. Autant d’atouts confortent le poids de l’organisation qu’il dirige et devrait l’encourager à user de son autorité qui est morale avant tout.</p>



<p>Dans un Moyen-Orient sens dessus dessous et où les armes parlent plus que jamais, une voix qui viendrait rappeler, haut et fort, la sacralité du patrimoine mondial (ou non) et la primauté du droit international, constituera une lueur d’espoir dans le chaos qui ne cesse de se généraliser. Elle pourrait même faire bouger des lignes importantes.</p>



<p>L’obstruction israélienne a moins de chance que jamais d’entraver le volontarisme de l’Unesco. Malgré le black-out journalistique quasi-hermétique, ce qui s’est passé et se passe à Gaza et en Cisjordanie depuis deux ans et demi, a remué beaucoup de consciences&nbsp;en Occident, et même en Israël et aux États-Unis d’Amérique. On ne compte plus les mesures étatiques visant la restriction de la coopération avec Israël, les enquêtes de journalistes, les opinions exprimées par les experts et les personnalités politiques. L’isolement d’Israël, qui ne peut plus compter que sur un seul État allié lui-même décrié pour plus d’une raison, est une réalité désormais établie.</p>



<p>L’Unesco, dont le Conseil mondial du Patrimoine fonctionne selon les&nbsp;règles et les codes de la haute diplomatie, a tout intérêt à exploiter le virage attentif à la cause palestinienne et aller de l’avant en faveur d’un patrimoine en contexte colonial ravageur.</p>



<p>Contrairement aux États-Unis d’Amérique qui ont programmé une deuxième fois leur retrait de l’Unesco, Israël ne quittera pas l’organisation internationale où elle tient à défendre ses intérêts. Il sera donc obligé de se soumettre à toute décision prise par une majorité nette.</p>



<p>Dans l’attente de l’appel solennel de la Direction générale de l’Onu et de sa mise en pratique, dans les différentes instances en charge du patrimoine, deux mesures devraient être prises sans délai.</p>



<p>&#8211; Une convocation, en session extraordinaire, du Comité pour la protection des biens en cas de conflit armé. Les résolutions de ce Comité accordent selon les termes de l’Unesco <em>«le plus haut niveau d’immunité contre les attaques et les utilisations à des fins militaires»</em>, ce qui ouvrirait <em>«la possibilité de poursuites»</em>, tout en assurant l’assistance technique et financière de l’organisation internationale.</p>



<p>Cette modalité d’urgence a été utilisée au tout début de ce mois d’avril pour le Liban alors qu’il subissait une effroyable agression israélienne qui, en plus des massacres, a porté atteinte ou menacé de très près une quarantaine de biens culturels. Dans un contexte où les menaces pesant sur le patrimoine palestinien étaient moins lourdes, le Centre mondial du patrimoine (WHC) n’a-t-il pas organisé, en collaboration avec le Centre régional arabe du patrimoine (ARW – WH), le 23 novembre 2020 (en pleine crise du Covid), une réunion en ligne sur <em>«Le patrimoine mondial en péril dans la région des Etats arabes. Les processus et les actions»</em>&nbsp;? &nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211; Programmer pour la prochaine session du Comité du Patrimoine mondial qui se tiendra du 19 au 29 juillet prochain à Busan, en République de Corée, le traitement prioritaire des dossiers des 12 biens culturels ou naturels palestiniens déjà inscrits officiellement sur la Liste indicative du patrimoine mondial. Ces biens dont 10 sont situés en Cisjordanie et&nbsp;2 dans la Bande de Gaza ont été proposés par l’État palestinien en 2012 (8 biens), 2013 (2 biens), 2015 (1 bien) et 2020 (1 bien).</p>



<p>La diligence de l’Unesco gagnerait à s’appliquer également aux 12 nouvelles propositions d’inscription sur la Liste indicative, annoncées au début de l’année en cours par les autorités palestiniennes et dont le nombre reflète l’état de panique face aux menaces de destruction ou d’accaparement que fait peser la colonisation israélienne.</p>



<p>Parallèlement au désastre de la Bande de gaza, la grande crainte, pour la Cisjordanie occupée par Israël depuis près de 60 ans, est de voir le nettoyage ethnique doublé par un nettoyage culturel qui servirait d’argument supplémentaire pour l’annexion pure et simple.</p>



<p><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/lunesco-est-tenue-de-preserver-le-patrimoine-palestinien/">L’Unesco est tenue de préserver le patrimoine palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Après Gaza, l’Iran &#124; Une barbarie high-tech</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 05:37:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Largueche]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les déclarations outrancières de Trump annoncent un monde où la technologie la plus avancée coexiste avec une pensée politique primitive.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/apres-gaza-liran-une-barbarie-high-tech/">Après Gaza, l’Iran | Une barbarie high-tech</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La tentation est grande de voir dans les déclarations de Donald Trump une simple outrance de plus, une stratégie rhétorique destinée à galvaniser des foules inquiètes. Mais ce serait une erreur de s’en tenir à cette lecture superficielle. Car derrière la prophétie apocalyptique affleure une vision du monde profondément régressive : celle d’un retour fantasmé à une conflictualité primitive, où la technologie la plus avancée coexiste avec une pensée politique d’un autre âge.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-18598189"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg" alt="" class="wp-image-18218829" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Nous vivons un paradoxe historique d’une intensité rare. Jamais l’humanité n’a disposé d’outils aussi puissants : intelligence artificielle, surveillance satellitaire, biotechnologies, réseaux numériques globaux. Et pourtant, jamais le discours public n’a semblé aussi appauvri, aussi obsédé par des schémas simplistes opposant un <em>«nous»</em> à un <em>«eux».</em></p>



<p>Cette contradiction n’est pas accidentelle ; elle constitue le cœur de la crise contemporaine.</p>



<p>La résurgence implicite des thèses du Samuel Huntington sur le <em>«choc des civilisations»</em> témoigne de cette régression intellectuelle. Comme si, face à la complexité du monde globalisé, certains responsables politiques choisissaient délibérément la paresse conceptuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sous les écrans, le désert humain</h2>



<p>Réduire les tensions géopolitiques à des affrontements culturels ou civilisationnels, c’est renoncer à comprendre les dynamiques économiques, sociales et historiques qui les produisent. C’est aussi préparer les esprits à l’inéluctabilité du conflit.</p>



<p>Mais le plus inquiétant n’est pas là. Il réside dans cette dissociation croissante entre puissance technique et pauvreté morale. Nous sommes capables de simuler le climat, de manipuler le vivant, d’automatiser la décision militaire — et dans le même temps, incapables de produire un langage politique à la hauteur de ces responsabilités. Le progrès technologique n’a pas été accompagné d’un progrès éthique ; il l’a même parfois court-circuité.</p>



<p>L’apocalypse est désormais pensable parce qu’elle est devenue potentiellement possible.</p>



<p>Ce déséquilibre donne naissance à une forme inédite de barbarie : une barbarie high-tech. Elle ne se manifeste pas par l’absence de civilisation, mais par sa caricature. Elle ne détruit pas les infrastructures ; elle vide de sens les valeurs qui les justifient.</p>



<p>Dans ce monde redevenu sauvage, la rationalité devient instrumentale, réduite à l’efficacité, tandis que l’humanité — entendue comme capacité d’empathie, de nuance, de dialogue — est reléguée au second plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le progrès sans pensée ou l’érosion du sens</h2>



<p>Il n’est pas anodin que ce type de discours prospère dans un contexte de saturation informationnelle. Plus les sociétés sont connectées, plus elles semblent vulnérables aux récits simplificateurs. L’algorithme privilégie l’émotion sur la complexité, la peur sur l’analyse. Et le politique, loin de résister à cette logique, y succombe et l’exploite.</p>



<p>On pourrait croire que nous avançons vers le futur ; en réalité, nous risquons de tourner en rond, prisonniers d’une boucle où la sophistication des moyens masque la pauvreté des fins. L’âge de pierre n’est pas derrière nous : il est devant, sous une forme paradoxale, équipé de drones, de serveurs et de réseaux.</p>



<p>Face à cela, la véritable résistance ne consiste pas seulement à dénoncer les excès d’un leader ou d’un discours. Elle exige une réhabilitation exigeante de la pensée critique, une réinscription du politique dans l’éthique, et surtout, une reconquête du langage. Car c’est dans les mots que se prépare le réel. Et lorsque les mots deviennent pauvres, le monde ne tarde pas à le devenir aussi.</p>



<p>Ce n’est donc pas l’apocalypse qui menace, mais pire encore : une lente érosion du sens, où une humanité suréquipée technologiquement pourrait bien oublier pourquoi elle existe.</p>



<p><em>* Historien.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ESImTFqFVQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/silicon-valley-le-visage-cache-de-la-guerre-contre-liran/">Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/silicon-valley-le-visage-cache-de-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=7DoKOrNmYF#?secret=ESImTFqFVQ" data-secret="ESImTFqFVQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/apres-gaza-liran-une-barbarie-high-tech/">Après Gaza, l’Iran | Une barbarie high-tech</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/traitement-desequilibre-de-la-guerre-au-moyen-orient-par-les-medias-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 10:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient par les grands médias français jugée «défaillante, lacunaire, déséquilibrée». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/traitement-desequilibre-de-la-guerre-au-moyen-orient-par-les-medias-francais/">Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la déclaration que nous publions ci-dessous, une soixantaine de journalistes indépendants exerçant en France dénoncent la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient par les grands médias français, qu’ils qualifient de «défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels», notamment américains et israéliens.   </em></strong></p>



<span id="more-18537527"></span>



<p>Nous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l’international.</p>



<p>Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l’Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. Une défaillance qui ne date pas d’hier et qui s’inscrit dans une longue histoire de conflits perpétuels, notamment au Liban Sud, dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza, où le traitement médiatique reste systématiquement le même&nbsp;: simpliste, orienté et répétitif, donnant l’impression d’un <em>«nouveau»</em> conflit à chaque escalade alors qu’il s’agit en réalité d’une continuité tragique ignorée ou minimisée.</p>



<p>Nous demandons qu’à une guerre asymétrique ne soit pas apposé un traitement médiatique asymétrique.</p>



<p>Sans essentialiser l’ensemble des médias, force est de constater que trop de journaux, de magazines, de chaînes de télévision et de radios produisent une lecture partielle de cette actualité pourtant majeure, aux conséquences humaines, politiques et géopolitiques considérables.</p>



<p>Nous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d’une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses.</p>



<p>Nous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.</p>



<p>Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat.</p>



<p>Cette asymétrie dans l’accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit.</p>



<p>Nous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d’analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique.</p>



<p>Nous souhaitons également attirer l’attention sur les usages sémantiques profondément différenciés selon les parties concernées. Là où certains <em>«meurent»</em>, d’autres sont <em>«tués»</em>, voire <em>«assassinés»</em>. Là où certaines opérations sont présentées comme des <em>«frappes préventives»</em>, d’autres sont immédiatement qualifiées d’<em>«attaques»</em>.</p>



<p>Ces choix lexicaux ne sont pas neutres&nbsp;: ils hiérarchisent implicitement les vies et orientent la lecture morale des événements.</p>



<p>De la même manière, le recours au terme <em>«évacuation»</em> pour désigner des déplacements massifs de populations civiles mérite d’être interrogé. Lorsqu’ils sont contraints, organisés sous la menace ou dans un contexte de bombardements, ces déplacements relèvent, en droit international humanitaire, de transferts forcés, voire de déportations.</p>



<p>L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit explicitement <em>«les transferts forcés individuels ou massifs, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé»</em>, sauf impératif absolu de sécurité, une exception strictement encadrée et dont l’interprétation ne saurait être extensible à des politiques de déplacement généralisé.</p>



<p>Nous nous indignons de voir certaines informations émanant des autorités américaines ou israéliennes reprises sans distance critique, parfois en temps réel, tandis que des faits documentés concernant des violations du droit international imputables à ces mêmes acteurs sont systématiquement relativisés, minimisés ou entourés de doutes excessifs. Cette asymétrie dans le traitement de la preuve fragilise la crédibilité du travail journalistique.</p>



<p>Nous sommes également préoccupés par la multiplication de chroniqueurs et chroniqueuses présents non pas pour établir des faits, mais pour exprimer des positions idéologiques. Ce glissement brouille la frontière entre information et opinion, au risque de transformer certains espaces médiatiques en chambres d’écho ou en instruments de légitimation politique.</p>



<p>En ce sens, nous appelons nos consœurs et confrères exerçant dans les rédactions télévisées, radiophoniques et de presse écrite à large audience à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. Leur engagement est encadré par des principes clairs, notamment ceux énoncés dans la charte de Munich&nbsp;: recherche de la vérité, vérification des faits, indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, refus de la manipulation.</p>



<p>Nous les appelons à sortir de l’écueil de l’autocensure, qu’elle soit imposée, intériorisée ou structurelle, qui conduit trop souvent à tordre, simplifier ou édulcorer l’information. En agissant ainsi, c’est le droit fondamental des citoyennes et des citoyens à une information libre, complète et honnête qui est compromis.</p>



<p>Informer, ce n’est pas relayer. Informer, ce n’est pas hiérarchiser les vies. Informer, ce n’est pas choisir ses mots au service d’un récit dominant.</p>



<p>Informer, c’est donner à comprendre, avec rigueur, honnêteté et courage.</p>



<p>Aujourd’hui plus que jamais, face à des conflits d’une gravité extrême, notre responsabilité collective est engagée.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong>  : <a href="https://www.acrimed.org/Nous-journalistes-pigistes-et-de-medias">Acrimed</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/traitement-desequilibre-de-la-guerre-au-moyen-orient-par-les-medias-francais/">Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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