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	<title>Archives des Hayat Tahrir al-Cham - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hayat Tahrir al-Cham - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 05:13:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ahmed Al-Charaa, la Syrie opère un revirement stratégique aussi bien sur les plans géopolitique et économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après quinze ans d’une guerre civile dévastatrice et de sanctions économiques qui l’ont saignée à blanc et qui ont épuisé son peuple, la Syrie n’est plus sur le ban des nations. Mardi 13 mai 2025, le président américain a décidé de lever les sanctions qui excluaient la Syrie du système bancaire international, qui l’empêchaient d’exporter et qui interdisaient tout investissement étranger. Le lendemain, il a rencontré le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa. En contrepartie de cette réhabilitation internationale, le pays du Levant a opéré un revirement stratégique aussi bien sur le plan géopolitique que sur le plan économique.&nbsp;<br></em></strong><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16566116"></span>



<p>Dans une enquête publiée par le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/syria-damascus-sanctions-trump-3bm3rgjdh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, David Charter et Samer Al-Atrush reviennent sur l’entretien historique de 33 minutes entre le président intérimaire syrien Ahmad Al-Charaa et le président Donald Trump qui s’est tenu dans la matinée du mercredi 14 mai 2025 à Riyad et sur les raisons qui ont motivé le locataire de la Maison Blanche à lever les sanctions qui étranglent la Syrie depuis 15 ans. Il semble que l’ouverture d’Al-Charaa sur une future normalisation avec Israël et son positionnement anti-iranien ont été décisifs. </p>



<p>Le profil d’ancien djihadiste du nouveau président syrien n’a pas gêné Trump. Celui qui dirigeait auparavant Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a rompu ses liens avec Al-Qaïda mais son nom n’a pas été encore retiré de la liste américaine des terroristes. Cependant, en déclarant qu’il souhaitait reconnaître Israël et rejoindre les accords d’Abraham, que Trump considère comme sa première réussite en matière de politique étrangère, il a caressé le président américain dans le sens du poil.&nbsp;</p>



<p>Selon une source bien informée, Al-Charaa a toutefois précisé au président américain qu’avant de lancer l’opération de normalisation avec l’État hébreu, il souhaitait parvenir à stabiliser son pays. A 42 ans, il a rencontré Trump en présence du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan a participé à la réunion par téléphone. Le prince héritier saoudien et le président turc qui sont les véritables parrains régionaux du nouvel homme fort de la Syrie ont joué un rôle clé pour convaincre Trump de lever les sanctions contre la Syrie.</p>



<p>Le <em>Times</em> rapporte aussi qu’Al-Charaa n’a pas l’intention de contester le contrôle d’Israël sur le plateau du Golan, le territoire stratégiquement important occupé en 1967, ni la zone tampon que l’Etat hébreu a établie après l’effondrement du régime d’Al-Assad.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46dOwcVLVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=XFYCCNDfLN#?secret=46dOwcVLVh" data-secret="46dOwcVLVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’influence iranienne</h2>



<p>Outre la normalisation avec Israël, la position anti-iranienne d’Al-Charaa a toute son importance pour Washington. Que la Syrie, pays à l’emplacement stratégique au Moyen-Orient et déterminant dans la géopolitique régionale, soit en dehors de la sphère d’influence de la République islamique ne peut qu’arranger les États-Unis. Le journal britannique assure que cette posture anti-iranienne a rapproché Al-Charaa des Américains. Il s’en est déjà pris à l’influence de Téhéran et de ses groupes mandataires au Moyen-Orient, les accusant de déstabiliser la région. L’année dernière, il a déclaré que l’influence de l’Iran avait décliné et qu’elle est revenu à ce qu’elle était 40 ans en arrière après le renversement du régime de Bachar Al-Assad et l’effondrement de son armée. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe, il a également déclaré: <em>«En éliminant les milices et en empêchant l’influence iranienne en Syrie, nous servons les intérêts de la région»</em>.</p>



<p>Le président syrien semble avoir séduit Trump. S’exprimant dans l’avion présidentiel, en route pour Doha, ce dernier a déclaré aux journalistes qu’Al-Charaa était <em>«un jeune homme séduisant, un homme dur, avec un passé solide, un passé très solide. Un combattant»</em>. Il s’est également dit honoré de lever les sanctions contre la Syrie pour lui donner un nouveau départ. Il estime qu’Al-Charaa a une chance de remettre sur pied la Syrie.&nbsp;</p>



<p>Interrogé sur la possibilité de construire une Trump Tower à Damas après qu’Al-Charaa eut formulé cette proposition à des médiateurs, Trump a répondu: <em>«Non, je n’en ai pas entendu parler. Il faudra attendre un peu que la situation se calme dans le pays. Je pense qu’il en a les moyens, c’est un véritable leader. Il est vraiment remarquable»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BgUoyZjM5P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=YTxLIoEoNi#?secret=BgUoyZjM5P" data-secret="BgUoyZjM5P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le revirement stratégique de la Syrie</h2>



<p>Trump a également appelé la Syrie à coopérer avec les États-Unis sur les questions de lutte contre le terrorisme, notamment l’expulsion des <em>«terroristes palestiniens»</em>, terme par lequel les États-Unis désignent les factions palestiniennes présentes en Syrie à savoir le Jihad islamique et le Front de libération de la Palestine. Il semble que cet appel déjà formulé il y a quelques semaines ait trouvé son écho à Damas puisque des arrestations dans les rangs de ces deux factions ont eu lieu.</p>



<p>Le président américain a également demandé au président intérimaire syrien la prise en charge des prisons où sont incarcérés les membres de l’EI et leurs familles qui sont jusque-là sous le contrôle des Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Al-Charaa a exprimé sa volonté de donner aux entreprises américaines l’accès aux ressources naturelles du pays notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz. Il voulait impliquer le président Trump dans un plan Marshall pour la reconstruction de la Syrie et dans le cadre duquel les entreprises américaines et européennes recevraient des contrats préférentiels aux dépens de la Chine et d’autres puissances.</p>



<p>En s’inscrivant dans la voie de la normalisation avec Israël qu’encourage Washington, en sortant la Syrie de l’Axe pro-iranien et en ouvrant son pays à l’économie de marché et en favorisant les entreprises occidentales, Ahmed Al-Charaa a opéré tout simplement un revirement stratégique. C’est une rupture dans l’Histoire contemporaine de la Syrie qui a longtemps été l’alliée régional de l’Union soviétique puis de la Fédération de Russie, qui fut une pièce maîtresse de l’Axe de la Résistance (axe pro-iranien) et dont l’économie a été jusque-là étatiste. Al-Charaa a obtenu la levée des sanctions et les Occidentaux, surtout les Américains, ont désormais un pays stratégique du Moyen-Orient dans leur giron.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kGQzHv6ASL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=m9VSCP0oSg#?secret=kGQzHv6ASL" data-secret="kGQzHv6ASL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Syrie &#124; Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 07:08:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abou Mohamed Al-Joulani alias Ahmed Al-Charaa : quand le chef de milice deviendra-t-il chef d'Etat ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nouveau président syrien catapulté à la tête du principal pays du Levant à la suite de la chute vertigineuse de Bachar Al-Assad il y a seulement trois mois se trouve aujourd’hui face une équation pour le moins compliquée à résoudre.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15893079"></span>



<p>Ahmed Al-Charaa, ancien djihadiste lui-même, doit à la fois imposer son pouvoir à des factions islamistes qui sont légion, peu disciplinées et dont certaines sont très violentes, les derniers événements meurtriers dans la zone côtière à forte densité alaouite en attestent. S’il ne parvient pas à le faire, c’est le spectre de la désintégration de la Syrie qui pointe. Et en même temps, les troupes du nouveau pouvoir sont souvent confrontées à des embuscades tendues par des groupes armés liés à l’ancien pouvoir qui veulent que le pays sombre dans le chaos à la fois pour se venger et pour montrer que le nouveau président est incapable de tenir le pays. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le pays est détruit par quinze ans de guerre civile et se trouve étranglé économiquement. Ahmed Al-Charaa peut-il réussir cette mission quasi-impossible?&nbsp;</p>



<p>Le magazine britannique <em><a href="https://www.economist.com/leaders/2025/03/13/time-is-running-out-for-syrias-president" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> indique dans un récent éditorial que le temps presse pour le président syrien et qu’il ne doit pas accaparer le pouvoir mais associer et impliquer les différentes parties pour préserver l’unité de son pays. </p>



<p>Le magazine note que la Syrie a été le théâtre des pires violences sectaires depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad il y a trois mois et peut-être depuis les attaques chimiques sur la Ghouta orientale en 2013. Le pays qui ressent encore l’impact de la très longue dictature et de la guerre civile et qui n’a pas encore pansé ses plaies a reçu un nouveau choc. On estime que 800 personnes ont été tuées dans les zones côtières de la Syrie considérées comme le bastion de la communauté alaouite à laquelle appartient la famille Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spectre de la désintégration</h2>



<p>Les violences révèlent le dilemme de la gouvernance de la Syrie : le pays restera-t-il un État unifié avec un pouvoir concentré entre les mains d’un gouvernement central capable de faire régner l’ordre public, même si le président Ahmed Al-Charaa est un ancien djihadiste dont l’engagement à inclure d’autres protagonistes dans le projet de reconstruction du pays est douteux? Ou bien les minorités devraient-elles garantir leur propre sécurité dans les zones où elles vivent même si cela se fait au prix de la désintégration du pays?</p>



<p>Le <em><a href="https://www.economist.com/leaders/2025/03/13/time-is-running-out-for-syrias-president" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> note que les causes des récents événements restent floues, la meilleure hypothèse étant que des combattants de la minorité alaouite ont attaqué les forces gouvernementales et des hôpitaux le jeudi 6 mars 2025. En réponse, les milices sunnites se sont précipitées en convois dans les villages et les villes tuant des civils et incendiant des maisons. Comble de l’horreur, des vidéos ont montré que des civils étaient obligés d’aboyer comme des chiens avant d’être abattus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VXLqxu2LmX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=ou1XkssXKC#?secret=VXLqxu2LmX" data-secret="VXLqxu2LmX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>The Economist</em> estime que les milices sunnites sont probablement responsables de la plupart des meurtres. Certains pensent qu’Ahmed Al-Charaa n’est pas prêt à limiter le pouvoir des extrémistes parmi ses partisans quand d’autres considèrent qu’il a mis du temps à réagir aux événements et que son gouvernement n’a pas le contrôle de la situation. En tout état de cause, les événements violents dans les zones alaouites sont un signe de la désintégration de la Syrie.</p>



<p>Dans le nord du pays, les groupes kurdes ont leurs propres poches. Dans le sud, d’autres milices, notamment celles dirigées par les Druzes, ont eux aussi une sphère d’influence. Les puissances étrangères interviennent soit pour protéger leurs frontières du chaos soit pour saisir l’opportunité de contrôler l’avenir de la Syrie. Israël soutient les Druzes, la Turquie les groupes arabes sunnites et l’Amérique les Kurdes, du moins encore pour le moment.</p>



<p>Malgré qu’elle ait soutenu le régime détesté d’Al-Assad, la Russie reste réticente à réagir espérant conserver une certaine influence et peut-être l’accès à ses bases aériennes et navales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chef d’Etat ou chef de milice&nbsp;?</h2>



<p>Pour le magazine britannique, Al-Charaa a été jusqu’à présent décevant. Son expérience précédente consistait à diriger un régime illibéral dans la ville d’Idlib par l’intermédiaire de son groupe Hayat Tahrir Al-Cham. Jusqu’à présent, il dirige la Syrie en tant que chef de milice. Il n’a pas respecté les délais pour former un gouvernement inclusif, publier une déclaration constitutionnelle et nommer un organe législatif et il n’a montré aucun engagement envers les lois laïques, ne faisant preuve que d’une faible tolérance.</p>



<p>Cependant, les défauts de son gouvernement reflètent également la faiblesse de l’État syrien. Il ne dispose que d’un nombre relativement restreint de forces sous son contrôle direct. Les différentes milices ethniques sont également plus nombreuses et plus armées que l’armée et la police.</p>



<p>La Syrie a besoin d’un gouvernement central capable de déléguer son autorité aux provinces. L’Occident doit lever les sanctions économiques qu’il a imposées pour punir le régime odieux d’Al-Assad qui causent actuellement de graves difficultés financières à la Syrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RfwK3CBYy6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/embed/#?secret=a4E0CuGYsD#?secret=RfwK3CBYy6" data-secret="RfwK3CBYy6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Rétablir la confiance</h2>



<p>Toutefois, la responsabilité incombe à Al-Charaa. Cette semaine, après les massacres, il a pris quelques mesures positives. Il a formé des comités pour enquêter sur les violences sectaires et a signé un accord pour intégrer les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans les forces de sécurité syriennes. Sauf qu’il doit faire plus et son armée doit être purgée des extrémistes et davantage de modérés doivent être invités à le rejoindre afin qu’il ait le pouvoir de réagir et n’apparaisse pas comme un instrument d’un pouvoir sunnite. Il doit également mettre en place des institutions et fixer un calendrier pour les élections qui rassureraient les Syriens sur le fait qu’un gouvernement fort ne serait pas l’expression de ce&nbsp; pouvoir strictement sunnite. Il faudrait donc déléguer davantage de pouvoirs aux régions.</p>



<p>La reconstruction de la Syrie est une question de confiance. Si davantage de personnes croient en un avenir harmonieux, les chances d’y parvenir augmenteront. Cependant, un autre massacre sous l’ère d’Al-Charaa pourrait mettre fin à son pouvoir et le pays implosera.</p>



<p><em>The Economist</em> affirme que les événements survenus le 6 mars ont transformé l’ouest de la Syrie en une <em>«zone de catastrophe avec des cadavres jonchant les rues et des gens fuyant vers les forêts ou vers le Liban»</em>. Le magazine ajoute qu’Al-Charaa semble déchiré entre son passé djihadiste et son présent de président en citant la vidéo qu’il a publiée le premier jour du soulèvement qui était pleine de références religieuses, incitait au conflit et louait <em>«nos honorables combattants»</em>.</p>



<p>Cependant, pragmatique, et alors que les tensions dans le pays s’intensifiaient, il a habilement changé de cap. Dans un deuxième discours vidéo prononcé deux jours plus tard, il s’est fait passer pour le chef d’une nation et non d’une communauté. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, il a nommé des Alaouites à des postes de direction et les a inclus dans deux comités: l’un pour enquêter sur les actes de violence et l’autre pour rétablir la paix civile.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K0PDYufsY6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/">La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/embed/#?secret=gBGxD4ja8E#?secret=K0PDYufsY6" data-secret="K0PDYufsY6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Maintenir l’unité du pays</h2>



<p>Le lendemain, un accord a été annoncé pour intégrer les Forces démocratiques syriennes aux forces de sécurité gouvernementales. Il existe un possible accord avec les Druzes qu’Israël tente d’attirer. Le 11 mars, Al-Charaa a invité les imams à un iftar du Ramadan et les a exhortés à parler de l’égalité entre toutes les communautés syriennes dans leurs sermons et cours religieux. Parmi les participants se trouvait son ami d’enfance, Cheikh Abu Al-Khair Shukri.</p>



<p>Le défi auquel Al-Charaa est confronté est sa capacité à maintenir l’unité du pays qui, il y a une semaine, était au bord de l’effondrement. Les violences sur la côte ont rouvert des blessures sectaires qu’il avait pourtant promis de guérir.</p>



<p>Le The Economist note, à ce propos, que les Alaouites étaient également effrayés car le directeur de la radio de Damas, nommé par le nouveau pouvoir, a appelé à les jeter à la mer. Les nouveaux dirigeants syriens ont considéré la côte syrienne comme une zone militaire et de nombreux Alaouites ont fui cherchant protection à l’étranger et tentant de pénétrer dans les bases russes.</p>



<p>À Damas et dans d’autres villes, les minorités craignent que les djihadistes ne les prennent également pour cibles. Le calme apparent d’Al-Charaa leur rappelle celui de Bachar Al-Assad. Beaucoup craignent encore que leur nouveau président ne soit qu’un <em>«terroriste»</em> en costume.</p>



<p>Pour faciliter l’emploi et le logement aux sunnites, le nouveau président a dissous les anciennes forces armées, purgé la fonction publique et expulsé les anciens fonctionnaires de leurs logements de fonction. Comme dans le cas de la débaâsification en Irak, cela dissuade les minorités de rendre leurs armes et alimente le soutien à la rébellion. Ce qui fait dire au journal britannique que satisfaire à la fois les sunnites et les minorités est un défi majeur et difficile à relever.</p>



<p>Si Ahmed Al-Charaa veut avoir le contrôle sur les extrémistes, il doit mettre en place une justice transitionnelle. Il doit aussi veiller à ce que les Alaouites qui n’ont pas participé aux atrocités de l’ancien régime retrouvent leur emploi et une vie normale. Pour réussir sa mission, il a besoin d’argent qu’il n’a pas actuellement en raison des sanctions.</p>



<p>Lorsqu’il a pris le pouvoir, l’État était à court de main-d’œuvre et sans argent pour payer les salaires, il devait encore faire face au problème des partisans de la ligne dure qui défiaient l’armée et traitaient les minorités comme des butins de guerre. En fin de compte, il doit partager le pouvoir avec les autres composantes du pays. Sans cela, il perdra la confiance nationale et la détérioration de l’économie aggravera ses problèmes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ipz6RKbOum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=E1ueRxeG6L#?secret=Ipz6RKbOum" data-secret="Ipz6RKbOum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’expansionnisme agressif, nouvelle stratégie militaire israélienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/07/lexpansionnisme-agressif-nouvelle-strategie-militaire-israelienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 11:33:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahyu]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Hayat Tahrir al-Cham]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un nouvel épisode de tensions du conflit israélo-arabe qui s’ouvre, la paix n’étant pas encore à l’ordre du jour de l’Etat hébreu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/07/lexpansionnisme-agressif-nouvelle-strategie-militaire-israelienne/">L’expansionnisme agressif, nouvelle stratégie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Israël a adopté une stratégie militaire risquée basée sur l’expansion géographique et qui se concrétise actuellement sur le terrain en Syrie, au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. Les responsables militaires et sécuritaires israéliens parlent d’«une stratégie différente de gestion des risques» ce qui signifie qu’Israël n’agira pas sur la base de ce que ses services de renseignement estiment que ses ennemis planifient à court terme mais sur la base de leurs capacités potentielles. C’est un nouvel épisode de tensions du conflit israélo-arabe qui s’ouvre, la paix n’étant pas encore à l’ordre du jour de l’Etat hébreu qui bénéficie, dans le contexte trouble où se trouve le monde aujourd’hui, d’une carte blanche des pays occidentaux pour pousser son avantage autant qu’il le peut et le veut.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15826573"></span>



<p>Dans une enquête qu’il a consacrée à cette nouvelle stratégie israélienne, le magazine britannique <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2025/03/03/israels-army-adopts-a-high-stakes-new-strategy-more-terrain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a> rappelle que la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza avec lequel Israël et le Hamas ont convenu de mettre officiellement fin à la guerre devait commencer le 2 mars mais l’Etat hébreu a refusé d’entamer les négociations auxquelles il s’était engagé dans l’accord de janvier. Au lieu de cela, il exige une prolongation de la première phase de la trêve au cours de laquelle il veut que le Hamas libère les 59 détenus restants. </p>



<p>Afin d’accroître la pression sur le Hamas et de le forcer à accepter l’amendement de l’accord, Israël a empêché l’aide humanitaire d’entrer dans la bande de Gaza déchirée par la guerre.</p>



<p>Le magazine britannique estime que la suspension de l’accord fait partie d’un changement stratégique plus large dans lequel l’armée israélienne tente de maintenir une large présence géographique y compris dans des zones non soumises à Israël. Elle a commencé à établir ce qu’elle entend être des <em>«zones tampons»</em> non délimitées sur quatre fronts : à Gaza, aux frontières avec le Liban, en Syrie, et en Cisjordanie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="41BfCXdCEj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/embed/#?secret=nCdX58ve9Q#?secret=41BfCXdCEj" data-secret="41BfCXdCEj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Israël bénéficie d&rsquo;une carte blanche de l&rsquo;administration Trump </h2>



<p><em>The Economist</em> estime que cette décision est motivée par le chaos qui règne dans ces lieux, le choc continu de l’opération Déluge d’Al-Aqsa déclenchée le 7 octobre 2023, ainsi et surtout la pression des partis de droite de la coalition au pouvoir dirigée par Benjamin Netanyahu.</p>



<p>Cette situation est motivée également par la confiance dont bénéficie Netanyahu de la part de l’administration de Donald Trump qui n’a jusqu’à présent montré aucun signe de volonté de freiner l’expansion menée par l’armée israélienne et qui a levé les sanctions contre les colons ayant commis des crimes en Cisjordanie.&nbsp;</p>



<p>La trêve de Gaza n’est pas le seul accord avec Israël à avoir échoué. Selon les termes d’un cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hezbollah libanais, qui contrôlait certaines parties du Liban jusqu’à la guerre contre Israël l’année dernière, les forces israéliennes étaient censées quitter le territoire libanais à la fin du mois de janvier. Israël a exigé une prolongation du délai jusqu’à ce que l’armée libanaise ait achevé son contrôle sur la zone. Mais même après l’expiration de ce délai, le 18 février, Israël reste stationné dans cinq positions fortifiées dans le sud du Liban, invoquant pour justifier ce retard la nécessité de protéger les communautés israéliennes proches de la frontière avec le Liban.</p>



<p>Certes, le retour des combattants du Hezbollah dans le sud pourrait facilement mettre à nouveau le pays en danger. Le gouvernement israélien affirme que l’armée évacuera ces sites une fois qu’il sera certain que l’armée libanaise sera en mesure de sécuriser la frontière et d’empêcher le Hezbollah d’y pénétrer. Mais on ne sait pas encore si ces forces seront en mesure de mener à bien cette tâche et Israël n’a pas non plus fixé de date ni de conditions concernant sa confiance dans l’armée libanaise.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="41BfCXdCEj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/embed/#?secret=nCdX58ve9Q#?secret=41BfCXdCEj" data-secret="41BfCXdCEj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Israël réoccupe le Liban et la Syrie  </h2>



<p>Plus à l’est, sur les hauteurs du Golan, le cessez-le-feu avec la Syrie a également été rompu. L’accord a été signé avec le régime de Hafez Al-Assad en 1974. Lorsque les forces d’opposition ont chassé son fils Bachar du pouvoir, en décembre 2024, l’armée israélienne a traversé la frontière vers les hauteurs du Golan et occupé le territoire syrien. La justification initiale de cette action était l’absence de forces reconnues à la frontière. Hayat Tahrir Al-Cham a établi un gouvernement à Damas mais il n’a pas établi de contrôle sur toute la Syrie où des groupes rivaux sont toujours actifs. L’armée israélienne a commencé à construire des positions permanentes en Syrie.</p>



<p>Le 23 février, Netanyahu a déclaré qu’Israël ne permettrait pas aux forces de Hayat Tahrir Al-Cham ou à la Nouvelle armée syrienne d’entrer dans la zone au sud de Damas. Il a appelé à un désarmement complet des forces du nouveau régime dans le sud de la Syrie dans les provinces de Quneitra, Deraa et Soueida.&nbsp;</p>



<p>Enfin, les forces israéliennes ont bafoué les accords précédents dans les villes palestiniennes de Jénine et de Tulkarem en Cisjordanie où environ 40 000 civils ont été contraints de quitter leurs maisons en raison des opérations israéliennes en cours contre les groupes armés. Les deux villes font partie de la <em>«zone A»</em> attribuée à l’Autorité palestinienne en vertu des accords d’Oslo II signés en 1995. Le 29 janvier, le ministre israélien de la Défense Yisrael Katz a déclaré: <em>«Une fois l’opération terminée, les forces de Tsahal resteront dans le camp pour s’assurer que le terrorisme ne revienne pas»</em>.&nbsp;</p>



<p>Les responsables de la sécurité israélienne affirment que les événements des 17 derniers mois obligent Israël à adopter ce qu’ils appellent une <em>«stratégie différente de gestion des risques»</em> ce qui signifie qu’Israël n’agira pas sur la base de ce que ses services de renseignement estiment que ses ennemis planifient à court terme mais sur la base des capacités potentielles de ces derniers.</p>



<p>À l’heure actuelle, l’expansion de la présence militaire israélienne peut être durable et sans réaction violente. Le Hezbollah et le Hamas sont dans une situation de stagnation après les campagnes dévastatrices lancées par Israël à Gaza et au Liban. Le gouvernement Hayat Tahrir Al-Cham à Damas a d’autres priorités, en l’occurrence éviter l’effondrement de l’économie syrienne et le glissement du pays vers le chaos ou la guerre civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le casse-tête du Hamas à Gaza</h2>



<p>Gaza reste la principale source d’inquiétude. Le Hamas ne s’inquiète pas d’une reprise de la guerre puisqu’il a repris le contrôle de la bande de Gaza par les civils et reconstruit ses forces affaiblies par la guerre. Toutefois, si le groupe continue de refuser de modifier les termes de l’accord, Israël se prépare à lancer une nouvelle attaque massive à Gaza. Selon des officiers israéliens, cela pourrait ouvrir la voie à un plan annoncé pour la première fois par Donald Trump visant à expulser la population de Gaza et à construire une Riviera au Moyen-Orient.</p>



<p>Aucune décision n’est attendue jusqu’à ce que l’envoyé de Trump, Steve Witkoff, revienne dans la région pour chercher un nouvel accord. Cependant, les risques de guerre semblent réels.</p>



<p><em>The Economist</em> estime que l’expansion de la présence israélienne sur ces fronts sera très coûteuse à long terme. D’un côté, la présence israélienne continue donne au Hezbollah un prétexte pour maintenir ses capacités militaires malgré la pression du nouveau gouvernement libanais en faveur du désarmement.</p>



<p>Pour Israël, le fardeau que représente le maintien de cette présence plus étendue sera lourd, à la fois financièrement et pour maintenir les niveaux de mobilisation des réservistes dont beaucoup entament leur quatrième mission depuis le début de la guerre à Gaza. Cela dépend également du soutien continu de l’administration Trump notoirement erratique.</p>



<p>Dans le même contexte, l’expansion de l’armée israélienne et son occupation de nouvelles terres arabes exposent Israël à un ensemble d&rsquo;opportunités non dénuées de risques.</p>



<p>Depuis la signature de son premier traité avec un État arabe, l’Égypte, en 1978, Israël s’efforce d’équilibrer la dissuasion militaire et les manœuvres diplomatiques. Ce traité, ainsi qu’un autre avec la Jordanie, ont réussi à résister aux événements dont la région a été le théâtre. Les nouveaux gouvernements syrien et libanais souhaitent s’engager auprès de l’Occident et prouver qu’ils ne sont plus un refuge pour les groupes mandatés par l’Iran. Par conséquent, l’occupation continue de leurs territoires ne constitue peut-être pas un bon début pour améliorer ces relations.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Syrien Al-Joulani a-t-il trempé dans l’assassinat de Mohamed Brahmi ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/09/le-syrien-al-joulani-a-t-il-trempe-dans-lassassinat-de-mohamed-brahmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2025 10:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Baker El-Hakim]]></category>
		<category><![CDATA[Abu Muhammad Al-Joulani]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Melki]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Somali]]></category>
		<category><![CDATA[chokri belaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Hayat Tahrir al-Cham]]></category>
		<category><![CDATA[Jabhat Al-Nosra]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’actuel homme fort en Syrie, Ahmed Al-Charaa alias Abu Muhammad Al-Joulani, a-t-il trempé dans des attentats terroristes en Tunisie ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/09/le-syrien-al-joulani-a-t-il-trempe-dans-lassassinat-de-mohamed-brahmi/">Le Syrien Al-Joulani a-t-il trempé dans l’assassinat de Mohamed Brahmi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’actuel homme fort en Syrie, Ahmed Al-Charaa alias Abu Muhammad Al-Joulani, a-t-il trempé dans des attentats terroristes en Tunisie&nbsp;? Des éléments d’information contenus dans une enquête intitulée <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/29/assassinat-de-belaid-les-dessous-dun-crime-islamiste-7e-partie-article-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Assassinat de Belaid&nbsp;: les dessous d’un crime islamiste»</a>, publiée par Kapitalis en 2017, laissent planer des soupçons à ce sujet.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15136215"></span>



<p>L’actuel chef de Hayat Tahrir Al-Cham, en costume cravate, qui reçoit à Damas les envoyés spéciaux des principaux dirigeants du monde, est un ancien dirigeant d’Al-Qaïda en Irak avant rompre avec Aboui Baker Al-Baghdadi et de créer Jabhat Al-Nosra en Syrie. Ces deux groupes jihadistes ont sévi pendant de longues années dans ces deux pays et ont assassiné des dizaines de milliers de personnes. Cela, on le sait, mais ce que l’on sait moins, mais que l’on devine aisément, c’est qu’Al-Joulani était, en tant que chef d’un groupe jihadiste, en contact avec des jihadistes ayant sévi dans toute la région, et notamment en Tunisie.</p>



<p>L’enquête réalisée par notre collègue Abdellatif Ben Salem et publiée en 2017 par Kapitalis établit en tout cas des liens entre Abu Muhammad Al-Joulani et plusieurs éléments jihadistes tunisiens, notamment Abou Baker El-Hakim et Ahmed Melki, alias Al-Somali, qui sont impliqués dans les assassinats, à Tunis, des dirigeants de gauche Chokri Belaïd, le 6 février 2013, et Mohamed Brahmi, le 25 juillet de la même année. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>«Ahmed El-Melki (1979, Mellassine), alias «Al-Somali» – propriétaire d’un magasin de revêtement pour salons à Cité El-Ghazela. est l’un des terroristes les plus emblématiques de la sphère jihadiste en Tunisie»</em>, écrit Ben Salem dans son enquête. Ce <em>«véritable factotum du terrorisme local global (…) a connu de très près, au hasard des planques, presque tous les protagonistes de premier plan des assassinats politiques et des attentats qui ont marqué profondément l’histoire immédiate de notre pays»</em>, écrit encore Ben Salem, ajoutant qu’Al-Somali <em>«a lui-même servi d’appât pour attirer le député de la Constituante Mohamed Brahmi dans le piège mortel»</em>.</p>



<p>Membre du groupe Ansar Charia, fondé et dirigé par Seifallah Ben Hassine alias Abou Iyadh, Melki voyage en Syrie, en 2013. <em>«A Lattaquié, il fut recommandé auprès du Syrien Al-Jawlâni, émir de Jabhat Al-Nosra, qui a facilité son transit vers un camp d’entraînement militaire où il a été formé au maniement et au démontage des armes comme le fusil d’assaut Kalachnikov, la PK, le RPG et les grenades à main»</em>, écrit Ben Salem. Qui ajoute&nbsp;: <em>«Après cinq mois passés en Syrie, il retourne </em>[à Tunis] <em>le 1<sup>er</sup> juillet 2013. Il participera à l’assassinat de Mohamed Brahmi, le 25 juillet de la même année et la suite est une cavale de refuge en refuge pour échapper à la traque des forces de sécurité jusqu’à la nuit fatidique du 4 novembre </em>[2014]<em> où il tomba piteusement, quand les unités antiterroristes firent irruption, accueillis par des rafales de PK, dans un garage à Borj Louzir»</em>.</p>



<p>Ahmed El-Melki, rappelons-le, a été condamné, le 22 février 2017, par le tribunal de première instance de Tunis, à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/23/terrorisme-somali-condamne-a-24-ans-de-prison-ferme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">24 ans de prison</a> pour appartenance à un groupe terroriste, pour <em>«fourniture de service d’expertise à une organisation en lien avec un entreprise terroriste, fourniture d’armes et de formation militaire.» </em>Et<em> </em>il fera parler de lui le 31 octobre 2023, en s’évadant de la prison civile de Mornaguia, avec quatre autres éléments terroristes&nbsp;: Raed Touati, Ameur Belazi, Nader Ghanmi et Alaeddine Ghazouani. Il sera <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/tunisie-arrestation-du-terroriste-ahmed-melki-evade-de-prison-il-y-a-4-jours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">arrêté le 5 novembre</a>, à la cité Ettadhamen, après une cavale de cinq jours. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Certes, on ne peut pas dire qu’Ahmed Al-Charaa alias Abu Muhammad Al-Joulani a trempé dans des attentats terroristes en Tunisie ou qu’il en a été l’un des commanditaires. Seule une enquête judiciaire peut confirmer ou infirmer de tels soupçons. Mais le fait que Somali était <em>«l’hôte»</em> du chef jihadiste syrien quelques semaines seulement avant l’assassinat de Brahmi autorise quelques soupçons. Et ces soupçons sont d&rsquo;autant plus légitimes que feu Mohamed Brahmi était un nationaliste arabe notoire et, à l&rsquo;époque où il a été assassiné, il ne faisait pas mystère de son ferme soutien au régime de Bachar Al-Assad et de sa forte hostilité aux groupes islamistes qui cherchaient à destituer ce dernier. D&rsquo;ailleurs, il ne cessait de dénoncer publiquement les tentatives d&rsquo;infiltration des groupes jihadistes et de leurs camps d&rsquo;entraînement secrets en Tunisie.</p>



<p>Un autre élément important mérite d&rsquo;être ajouté à ce dossier : les renseignements américains ont fait parvenir aux autorités sécuritaires tunisiennes une alerte relative à un projet d&rsquo;assassinat de Brahmi, et ce quinze jours après le retour de Melki de Syrie et dix jours avant le meurtre du député. L&rsquo;alerte n&rsquo;a malheureusement pas été prise au sérieux ou a été sciemment négligée. </p>



<p>Trop de coïncidences à la fois, sachant que les groupes jihadistes au Moyen-Orient étaient de tout temps infiltrés par la CIA et les autres services occidentaux, qui ne s&rsquo;interdisaient pas, d&rsquo;ailleurs, de parfois les utiliser&#8230;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="etvDfeBej3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/29/assassinat-de-belaid-les-dessous-dun-crime-islamiste-7e-partie-article-2/">Assassinat de Belaid : Les dessous d’un crime islamiste (7e partie, article 2)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Assassinat de Belaid : Les dessous d’un crime islamiste (7e partie, article 2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/29/assassinat-de-belaid-les-dessous-dun-crime-islamiste-7e-partie-article-2/embed/#?secret=143M4LCo6Q#?secret=etvDfeBej3" data-secret="etvDfeBej3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/09/le-syrien-al-joulani-a-t-il-trempe-dans-lassassinat-de-mohamed-brahmi/">Le Syrien Al-Joulani a-t-il trempé dans l’assassinat de Mohamed Brahmi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Al-Joulani : le terroriste devenu homme d’État fréquentable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/al-joulani-le-terroriste-devenu-homme-detat-frequentable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 06:57:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmad Al-Joulani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmad Al-Joulani, un djihadiste de 42 ans, longtemps qualifié de terroriste par les États-Unis, est en passe de devenir un homme d’Etat fréquentable, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/al-joulani-le-terroriste-devenu-homme-detat-frequentable/">Al-Joulani : le terroriste devenu homme d’État fréquentable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ahmad Al-Joulani, un djihadiste de 42 ans, longtemps qualifié de terroriste par les États-Unis, est en passe de devenir un homme d’Etat fréquentable, grâce à un retournement diplomatique défiant la logique des valeurs démocratiques.</em></strong></p>



<p><strong>Leith Lakhoua *</strong></p>



<span id="more-14964551"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Leith-Lakhoua.jpg" alt="" class="wp-image-321007"/></figure></div>


<p>Ce djihadiste notoire est à la tête de&nbsp;Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), un groupe insurgé qui, au départ, a été étiqueté par États-Unis comme une organisation terroriste. Washington a même mis une prime de 10 millions de dollars pour sa capture, soulignant ainsi la menace qu’il représente pour la sécurité internationale.</p>



<p>Pourtant, aujourd’hui, cet ancien chef djihadiste semble s’être métamorphosé en un homme d’État fréquentable, reçu par les représentants de puissances occidentales, et même soutenu, directement ou en sous-main, par des pays comme Israël et la Turquie.</p>



<p>Ce paradoxe soulève des questions profondes sur la nature de l’engagement international, les priorités géopolitiques et la place de la démocratie dans les relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un passé radical et une vision totalitaire</h2>



<p>Lors de sa première interview en 2014, &nbsp;Al-Joulani avait clairement exposé ses objectifs : établir un régime islamique en Syrie, excluant toute coexistence avec les minorités religieuses, y compris les Alaouites, les Chiites, les Druzes et les Chrétiens. Ses propos étaient sans ambiguïté : il n&rsquo;y aurait pas de place pour ces communautés dans une Syrie régie par la loi islamique.</p>



<p>Cette vision radicale a contribué à sa réputation de terroriste et à la désignation de son groupe, Hayat Tahrir &nbsp;Al-Cham, comme une menace pour la paix et la stabilité.</p>



<p>Aujourd’hui, Al-Joulani semble avoir évolué. En dépit de son passé, il bénéficie d’une attention croissante de la part de l’Occident, en plus d’Israël et de la Turquie, qui sont prêts à engager le dialogue avec lui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XWGbGBYsXX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/les-femmes-manifestent-a-damas-pour-une-syrie-civile-et-laique/">Les femmes manifestent à Damas pour «une Syrie civile et laïque»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les femmes manifestent à Damas pour «une Syrie civile et laïque» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/les-femmes-manifestent-a-damas-pour-une-syrie-civile-et-laique/embed/#?secret=saGGOmofNS#?secret=XWGbGBYsXX" data-secret="XWGbGBYsXX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Ce retournement est frappant, non seulement en raison du passé de l’homme, mais aussi parce qu’il se déroule dans un contexte où &nbsp;Al-Joulani n’a aucune légitimité populaire en Syrie. Les Syriens, épuisés par des années de guerre civile, semblent désabusés face aux jeux de pouvoir menés par les différents acteurs extérieurs, dont l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réflexion sur les valeurs et les intérêts</h2>



<p>Ce soutien extérieur soulève des interrogations. Comment un homme, responsable d’une organisation terroriste notoire, peut-il se retrouver ainsi sur les devants de la scène internationale comme un acteur de premier ordre? Est-ce une conséquence de la realpolitik, où les intérêts stratégiques l’emportent sur les principes démocratiques? Les Occidentaux, tout en clamant leur soutien à la démocratie et aux droits de l’homme, semblent prêts à fermer les yeux sur les agissements de cet homme pour servir leurs propres intérêts géopolitiques.</p>



<p>Cette situation met en lumière l’hypocrisie des puissances occidentales, qui, tout en se présentant comme les champions de la démocratie, sont prêtes à établir des alliances avec des groupes qui ne partagent en rien leurs valeurs. Si la Syrie devait un jour être gouvernée par un homme tel qu’Al-Joulani, cela constituerait un coup de maître pour ces puissances, mais un véritable échec pour les principes de liberté et de justice dont elles se proclament mensongèrement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kdh8rAJcJU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=4YP220cKws#?secret=Kdh8rAJcJU" data-secret="Kdh8rAJcJU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Il est essentiel de se demander ce que cela signifie pour les Syriens. Vont-ils accepter un régime sous la houlette d’un ancien terroriste, soutenu par l’Occident, ou se révolteront-ils pour réclamer un État laïque et civil, où toutes les communautés auraient une place égale?</p>



<p>La bataille pour l’avenir de la Syrie ne se joue pas uniquement sur le terrain militaire, mais aussi sur celui des valeurs et de la légitimité politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Occident face à ses contradictions</h2>



<p>L’évolution d’Al-Joulani, de djihadiste recherché à homme d’État fréquentable, est symptomatique des contradictions de la politique internationale contemporaine. Alors que l’Occident prône les valeurs démocratiques et la défense des droits de l’homme, il semble parfois prêt à faire des compromis avec des acteurs qui incarnent des idéologies opposées à ces mêmes valeurs.</p>



<p>Pour les Syriens, la question demeure : accepteront-ils un tel renversement de valeurs ou se lèveront-ils pour défendre un avenir plus juste et plus libre? Seul l’avenir nous le dira, mais une chose est sûre : la situation en Syrie continuera de refléter les jeux d’intérêts complexes et souvent contradictoires des puissances mondiales.</p>



<p><em>* Consultant en organisation industrielle et logistique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VSHZ8B3Zmr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/embed/#?secret=xrqyZLplbu#?secret=VSHZ8B3Zmr" data-secret="VSHZ8B3Zmr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/al-joulani-le-terroriste-devenu-homme-detat-frequentable/">Al-Joulani : le terroriste devenu homme d’État fréquentable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abu Muhammad Al-Julani]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les facteurs et les circonstances qui ont assuré le succès des djihadistes syriens et leur rapide montée en puissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En raison des changements rapides qui ont lieu actuellement en Syrie, il est difficile de prédire comment la situation dans ce pays arabe va évoluer. Cependant, les facteurs et les circonstances qui ont assuré le succès des djihadistes sur le champ de bataille et leur rapide montée en puissance peuvent déjà être étudiés en détail.</em></strong></p>



<p><strong>Ahmad Al Khaled</strong></p>



<span id="more-14908425"></span>



<p>Après un gel du conflit de quatre ans, fruit de négociations entre la Turquie et la Russie, la situation en Syrie a radicalement changé. En dix jours d’offensive rapide, les combattants du groupe Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) ont pris le contrôle de la majeure partie du pays, obligeant les troupes gouvernementales à battre en retraite.</p>



<p>Le 8 décembre au matin, les forces d’opposition armées menées par le HTC se sont emparées de la capitale Damas, officialisant ainsi la chute du clan Al-Assad, qui régnait sur la Syrie depuis plus de 50 ans. Selon les dernières informations, l’ancien président Bachar Al-Assad a quitté le pays et a demandé l’asile en Russie.</p>



<p>La veille, trois pays garants – la Turquie, l’Iran et la Russie – se sont réunis à Doha, capitale du Qatar, et ont souligné la nécessité d’un dialogue politique entre les parties au conflit afin de transférer pacifiquement le pouvoir dans le pays et d’éviter une effusion de sang.</p>



<p>De son côté, le commandement du HTC a garanti la sécurité des institutions de l’État, des missions diplomatiques et des installations militaires, y compris des alliés d’Al-Assad – la Russie et l’Iran.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cdimuq4bvu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=nIBFF3NJ5K#?secret=cdimuq4bvu" data-secret="cdimuq4bvu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Actuellement, en raison des changements rapides qui ont lieu en Syrie, il est difficile de prédire comment la situation dans le pays arabe va évoluer. Cependant, les facteurs et les circonstances qui ont assuré le succès des djihadistes sur le champ de bataille et leur rapide montée en puissance peuvent déjà être étudiés en détail.</p>



<p>Les nouvelles tactiques d’utilisation de petits groupes mobiles sur des équipements automobiles légers, l’utilisation de véhicules aériens sans pilote et de drones de frappe, ainsi que le timing suggèrent que le HTC ne pouvait pas organiser seul une opération d’une telle envergure. Dans ce cas, la question se pose de savoir qui a aidé le HTC ou, du moins, est intervenu en sa faveur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle de la Turquie</h2>



<p>Pour répondre à cette question, il est juste de dire que Damas et ses alliés, la Russie et l’Iran, ont surveillé de près les menaces posées par le HTC. Au cours des trois derniers mois, les médias locaux ont fait circuler des informations sur l’imminence d’une attaque des militants.</p>



<p>Après l’établissement de la <em>«zone de désescalade d’Idlib»</em> dans le cadre d’un accord entre la Russie et la Turquie en 2020, le HTC a pu tirer le meilleur parti du calme qui régnait sur le front. Cette faction, anciennement connue sous le nom de Jabhat Al-Nosra, faisait auparavant partie de l’organisation terroriste Al-Qaïda, mais elle s’en est ensuite distanciée et est devenue l’une des forces dominantes dans le nord-ouest de la Syrie.</p>



<p>Les points d’observation des forces armées turques étant déployés le long de la ligne de front, ils ont constitué une sorte de bouclier derrière lequel le HTC a pu se cacher et constituer calmement des forces sans craindre une éventuelle attaque de Damas et de ses soutiens étrangers.</p>



<p>On peut donc affirmer que le patronage diplomatique et militaire d’Ankara a directement contribué au renforcement de la position du HTC, sans parler de l’assistance économique et de la fourniture d’électricité et de carburant à Idlib par l’intermédiaire d’entreprises parapluies turques.</p>



<p>Profitant de la fragmentation des autres groupes d’opposition, le HTC, dirigé par son chef Abu Muhammad Al-Julani, a réussi à consolider le pouvoir dans la province rebelle d’Idlib. Il s’est complètement emparé du secteur économique et dirige le soi-disant dernier bastion de l’opposition syrienne par l’intermédiaire du gouvernement fantoche du Salut de la Syrie. Sur le plan militaire, le HTC s’est également largement renforcé, rassemblant sous sa bannière de nombreux groupes indépendants et combattants étrangers parmi les Caucasiens, les Turcs et les Ouïghours.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vM8FuaycQJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/grenade-nen-finit-pas-de-tomber-ce-sont-toujours-les-arabes-qui-trinquent/">Grenade n’en finit pas de tomber : Ce sont toujours les Arabes qui trinquent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Grenade n’en finit pas de tomber : Ce sont toujours les Arabes qui trinquent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/grenade-nen-finit-pas-de-tomber-ce-sont-toujours-les-arabes-qui-trinquent/embed/#?secret=4bGArn0k90#?secret=vM8FuaycQJ" data-secret="vM8FuaycQJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tous ces facteurs ont permis au HTC d’accumuler une marge de sécurité suffisante pour mener des raids constants contre les forces gouvernementales et même prétendre à l’extension de sa zone d’influence dans le nord de la Syrie. Dans le même temps, le statut de groupe indépendant lui a également offert des opportunités supplémentaires, sans limiter la liberté d’action à des accords avec des pays tiers.</p>



<p>Ainsi, Ankara a de facto contribué à alimenter la machine militaire du HTC, mais peut de jure se dégager de toute responsabilité pour ses actions, car le HTC ne lui obéit pas entièrement comme l’Armée nationale syrienne affiliée à la Turquie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle de l’Ukraine</h2>



<p>Il n’est pas exagéré de dire que toute activité du HTC a été constamment au centre de l’attention des principaux acteurs en Syrie, en particulier de la Russie. Récemment, Moscou a déclaré à plusieurs reprises qu’il existait une coopération étroite entre le HTC et son adversaire géopolitique, l’Ukraine.</p>



<p>Le journal turc <em>Aydynlyk</em> a rapporté que des instructeurs ukrainiens formaient des militants syriens à la production et à l’utilisation de drones FPV pour frapper les installations militaires des forces armées russes en Syrie. Il indique également qu’en échange des drones, Kiev a demandé au HTC de permettre à ses militants étrangers, principalement des immigrés des nations du Caucase et d’Asie centrale, d’atteindre l’Ukraine et de lutter contre la Russie.</p>



<p>Les médias ukrainiens ont également publié à plusieurs reprises des vidéos dans lesquelles des rebelles syriens, en coopération avec les services de renseignement ukrainiens, frappent des cibles russes en Syrie à l’aide de drones. Dans l’une de ces vidéos, les combattants de l’opposition frappent les installations des forces armées russes sur la base aérienne de Quwayres, à l’est d’Alep.</p>



<p>Jusqu’à la dernière offensive du HTC, les responsables ukrainiens ont préféré ignorer les allégations des médias concernant la coopération avec les rebelles syriens. Toutefois, après la prise d’Alep, Kiev a finalement fait des aveux sincères et a déclaré que le groupe <em>Khymyk</em> de la Direction principale du renseignement de l’Ukraine préparait les militants du HTC à utiliser des drones d’attaque contre la Russie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PqXIRCGH5f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/pour-humilier-vladimir-poutine-lukraine-a-aide-hayat-tahrir-al-sham/">Pour humilier Vladimir Poutine, l’Ukraine a aidé Hay’at Tahrir Al-Sham</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour humilier Vladimir Poutine, l’Ukraine a aidé Hay’at Tahrir Al-Sham » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/pour-humilier-vladimir-poutine-lukraine-a-aide-hayat-tahrir-al-sham/embed/#?secret=FytdbvrrBm#?secret=PqXIRCGH5f" data-secret="PqXIRCGH5f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des Etats-Unis</h2>



<p>Mais si la coopération avec les services spéciaux ukrainiens peut expliquer l’augmentation des capacités de combat du HTC en termes d’utilisation de technologies sans pilote, l’heure du début de l’offensive des djihadistes indique une possible coordination avec les États-Unis et Israël. Alors que les Etats-Unis ont officiellement nié toute implication dans les développements actuels en Syrie, des preuves directes et indirectes suggèrent le contraire.</p>



<p>Tout d’abord, le lancement de l’offensive du HTC sur Alep a coïncidé de manière suspecte avec l’entrée en vigueur du traité de paix entre Israël et le Hezbollah libanais, le 27 novembre, à l’initiative des États-Unis. Il n’est donc pas déraisonnable de supposer que l’opposition syrienne a attendu qu’Israël défasse le Hezbollah pour entamer une campagne contre les forces du régime, sans craindre que les combattants libanais ne viennent aider Assad.</p>



<p>Il est donc clair que les États-Unis ont joué un rôle majeur dans l’affaiblissement des alliés d’Assad, ce qui a directement conduit à la décision du HTC d’attaquer.</p>



<p>Deuxièmement, il convient de noter que, bien que les États-Unis aient reconnu le HTC comme une organisation terroriste, ils n’ont en aucun cas perturbé leurs liens commerciaux avec la Turquie, ce qui a également contribué au renforcement économique du HTC. Cette approche envers l’organisation terroriste contrastait fortement avec la pression sans précédent exercée par Washington sur Damas en matière de sanctions.</p>



<p>En outre, les États-Unis et leurs alliés de la coalition internationale ont maintenu des liens étroits avec le HTC. Ils échangent notamment des informations pour lancer des frappes aériennes contre les commandants de certains groupes armés indépendants actifs dans la province d’Idlib. Sur les réseaux sociaux, les combattants de l’opposition syrienne ont accusé à plusieurs reprises le HTC de fournir aux États-Unis des données précises sur la localisation des combattants qui se cachent dans les zones tenues par les rebelles. Selon eux, les drones américains les ont frappés presque immédiatement après les réunions avec les dirigeants du HTC.</p>



<p>En outre, ces dernières années, les États-Unis et l’Union européenne se sont officieusement efforcés de <em>«blanchir»</em> la réputation du HTC afin de l’exclure de la liste des organisations terroristes. Pour le présenter comme un leader de l’opposition modérée, plusieurs publications américaines ont réalisé des interviews d’Abu Muhammad Al-Julani, dans lesquelles le chef djihadiste apparaissait en costume d’affaires et abandonnait également ses slogans fanatiques au profit d’une rhétorique plus laïque et pragmatique. Au cours de la dernière offensive, Al-Julani a également fait quelques déclarations démonstratives dans lesquelles il a mis en garde ses combattants contre les actions illégales contre les civils et leurs biens, et a également appelé au <em>«respect de la diversité culturelle d’Alep»</em>.</p>



<p>Compte tenu de l’interaction cachée entre les États-Unis et le groupe d’Al-Julani, il y a lieu de croire qu’après la fin des hostilités au Liban, l’administration Biden pourrait lancer une nouvelle escalade en Syrie, en utilisant les militants du HTC comme mandataires. Ainsi, la Maison Blanche a probablement prévu d’affaiblir la position de ses rivaux géopolitiques, la Russie et l’Iran, avant le transfert imminent du pouvoir au président nouvellement élu Donald Trump. À en juger par ses déclarations préélectorales, ce dernier n’accepterait guère une telle aventure et préférerait s’occuper de ses problèmes intérieurs, plutôt que de créer un nouveau foyer de tension dans le monde ou dans une région particulière.</p>



<p>Mais Joe Biden, qui achève les deux derniers mois de son mandat, pourrait en décider autrement, d’autant que toutes les conditions étaient réunies pour que les militants syriens passent à l’attaque. La Russie a retiré le gros de ses troupes de Syrie et se concentre sur la guerre avec l’Ukraine ; un autre allié important de Damas, Téhéran, est affaibli par les attaques constantes d’Israël et a envoyé ses principales forces pour soutenir des formations affiliées en Palestine et au Liban ; et le Hezbollah, qui a également joué un rôle important dans l’établissement de l’ancien statu quo en Syrie, a subi des pertes importantes lors des opérations de Tsahal et ne peut plus aider le gouvernement d’Assad.</p>



<p>Compte tenu des contradictions aiguës entre les deux camps politiques qui ont émergé lors des dernières élections aux États-Unis, il n’est pas difficile de supposer que les démocrates voulaient rendre l’entrée en fonction de Trump aussi difficile que possible. Ils ont cherché à entraver les possibilités de l’accuser plus tard de ne pas avoir tenu les promesses qu’il avait faites aux électeurs américains.</p>



<p>Par conséquent, un nouveau cycle d’escalade en Syrie peut être considéré comme une tentative désespérée de l’administration américaine actuelle d’influencer les politiques futures de Trump, de le forcer à se complaire dans des conflits et des rivalités sans fin avec d’autres pays au lieu de résoudre des problèmes plus importants liés à la politique intérieure.</p>



<p>L’offensive du HTC a déjà porté un coup dur aux civils dans toute la Syrie, exacerbant considérablement la crise migratoire et augmentant les souffrances des Syriens ordinaires face à la reprise des affrontements et des bombardements. Dans le même temps, indépendamment de l’évolution des événements dans le pays arabe, les États-Unis, en tant que principal acteur international, n’ont rien fait pour empêcher le renforcement du HTC. En outre, Washington a délibérément encouragé le HTC pour l’utiliser comme contrepoids à Damas et à ses rivaux dans la région – la Russie et l’Iran. Et si les gagnants de ce jeu géopolitique ne sont pas clairs, le perdant est déjà évident : il s’agit du peuple syrien, qui est redevenu une « monnaie d’échange » et a payé de son sang les ambitions d’autres États.</p>



<p>* <em>Journaliste indépendant.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8ideXYmXrh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/">Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/embed/#?secret=R4YDrdbx50#?secret=8ideXYmXrh" data-secret="8ideXYmXrh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Bachar fuit la Syrie, les rebelles prennent le pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 12:20:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La chute du régime de Bachar Al-Assad met fin à plus de cinq décennies de règne de la famille Al-Assad sur la Syrie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/bachar-fuit-la-syrie-les-rebelles-prennent-le-pouvoir/">Bachar fuit la Syrie, les rebelles prennent le pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>&nbsp;<strong><em>Les rebelles syriens de Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) ont annoncé dimanche 8 décembre 2024 la chute du régime du président Bachar Al-Assad, mettant fin à plus de cinq décennies de règne de la famille Al-Assad sur le pays.</em></strong></p>



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<p>À la télévision publique, les rebelles ont annoncé la chute du&nbsp;<em>«tyran»</em>&nbsp;Bachar Al-Assad. Ils ont dit avoir libéré tous les prisonniers&nbsp;<em>«injustement détenus»</em>&nbsp;et appelé à sauvegarder les biens de l’État syrien&nbsp;<em>«libre»</em>. </p>



<p>Les rebelles avaient annoncé plus tôt sur Telegram&nbsp;<em>«la fuite»</em>&nbsp;de Bachar Al-Assad et proclamé&nbsp;<em>«la ville de Damas libre»</em>.&nbsp;<em>«La Syrie est à nous, elle n’est pas à la famille Al-Assad»</em>, scandaient des rebelles armés qui circulaient dans des rues de Damas, tirant en l’air. Les soldats de l’armée syrienne se débarrassaient à la hâte de leur uniforme, en sortant du siège de l’état-major sur la place des Omeyyades, a rapporté l’AFP.</p>



<p>Le président déchu, qui a perdu le soutien de la Russie et de l&rsquo;Iran, ses principaux protecteurs; s’est envolé depuis l’aéroport international de Damas, abandonné par l’armée et les forces de sécurité face à l’offensive fulgurante des rebelles entrés dans la capitale. Commentaire désabusé d&rsquo;un analyste arabe : <em>«Les grandes puissances sont comme les banquiers : ils t&rsquo;offrent un parapluie quand il fait beau».</em></p>



<p>Cet effondrement presque instantané du régime ouvre une ère d’incertitude en Syrie, morcelée par la guerre civile qui a fait près d’un demi-million de morts depuis 2011 et livrée à des groupes soutenus par différentes puissances étrangères.</p>



<p>Ceux qui sont en train de prendre en main le destin du pays sont des extrémistes religieux dont les accointances et les alliances restent mystérieuses. Ils seraient soutenus par la Turquie, peut-être aussi en sous-main par les Etats-Unis et des Etats de la région souhaitant la fin du régime chiite pro-iranien. Mais, au-delà du visage avenant qu’ils cherchent à donner à la population, en évitant les scènes de violence ou de vengeance et en rassurant les minorités religieuses du pays, les rebelles restent des extrémistes religieux qui ne tarderont pas à vouloir imposer leur projet de société obscurantiste. </p>



<p>Autre commentaire désabusé inspiré par la prise de Damas par des extrémistes religieux : <em>«Certes le sanguinaire est parti, mais les enfants d&rsquo;Al-Qaïda ont pris Damas, après Kaboul. Peut-on s&rsquo;en féliciter»</em>. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec agences). &nbsp;</p>



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