<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Helal Jelali - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/helal-jelali/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/helal-jelali/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 08 Dec 2024 08:09:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Helal Jelali - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/helal-jelali/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Kamel Daoud dérape dangereusement&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/kamel-daoud-derape-dangereusement/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/kamel-daoud-derape-dangereusement/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 08:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Algériennes]]></category>
		<category><![CDATA[Boumedienne]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Dechavanne]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmine Belkaid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14818072</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour être admiré, devenir célèbre et gagner de l'argent, Kamel Daoud a trouvé le filon : stigmatiser les siens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/kamel-daoud-derape-dangereusement/">Kamel Daoud dérape dangereusement&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une récente émission, Christian Dechavanne dit à Kamel Daoud&nbsp;: </em></strong><strong>«Vous êtes la séduction faite homme de tout point de vue»<em>, et l’écrivain algérien répond&nbsp;: </em>«J’ai beaucoup travaillé pour arriver à ce jour»,<em> résumant ainsi la quête qui a marqué tout son parcours jusque-là</em>. «Je n’aime pas la pauvreté, <em>dit-il dans la même émission (…) </em>Je suis venu ici pour gagner, pour être le premier, pour avoir des prix, pour être admiré».<em> C’est déjà fait, et on peut dire que pour y arriver, il a trouvé le filon&nbsp;: stigmatiser les siens qu’il &nbsp;méprise et accable, en ne reculant devant aucun excès pour plaire à l’autre qu’il admire et auquel il cherche à ressembler. </em></strong><em>(Voir vidéo ci-dessous)<strong> &nbsp;&nbsp;</strong></em></p>



<p><strong>Helal Jelali *</strong></p>



<span id="more-14818072"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>Dire que l’on marie les Algériennes et qu’on les enferme à 18 ans, comme l’a fait Kamel Daoud, entre autres excès, est complètement faux.&nbsp;En 1988, dans les campus des universités, la moitié des étudiants étaient&nbsp;des Algériennes, des étudiantes&#8230; Visitez un hôpital algérien et comptez le nombre de femmes médecins. Visitez un tribunal et comptez le nombre des femmes juges ou avocates. Dans les services publics, le nombre des Algériennes est presque proche des pays européens. Dans les guichets des mairies, les Algériennes sont bien représentées.&nbsp;</p>



<p>Ah oui, j&rsquo;ai oublié les Algériennes <em>«enfermées»</em> dans les cockpits des avions civils d’Air Algérie et des appareils militaires, et celle qu’on vient de nommer directrice du prestigieux Institut Pasteur de Paris, Yasmine Belkaid.</p>



<p>Je compte parmi les amis de nombreuses familles algériennes, parmi elle, une famille de l’oasis de Tolga (Biskra). De cette famille sont sorties&nbsp;3 femmes médecins et une pharmacienne qui officie à&nbsp;Alger, au début des années 1980. Ces femmes médecins avaient fait leurs études à la faculté&nbsp;d’Alger.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que, sans le crier sur les toits comme Bourguiba et pour ne pas choquer les conservateurs, Boumediene avait beaucoup fait pour la scolarisation des filles. Peut-être sous l’influence de son épouse qui était avocate et très progressiste.&nbsp;</p>



<p>Enfin, je relève dans vos différentes interventions dans les médias des positions assez extrémistes. C’est regrettable qu’un climat <em>«Zemmourisé»</em> en vogue en France puisse vous éblouir&#8230; <em>«La vertu est l’équilibre entre les deux extrêmes»</em>, disait Aristote. Relisez le discours d’Albert Camus à Stockholm pour mieux comprendre votre métier d’écrivain : <em>«</em><em>La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d’avance de nos défaillances sur un si long chemin.»</em></p>



<p>C’est vrai que les discours sur le musulman, l’arabe et l’insécurité sont devenus une belle rente politique, médiatique, intellectuelle et aussi financière.&nbsp;</p>



<p>Presque la majorité de la droite, une partie de la gauche et une certaine partie de l’élite française a fait son <em>«beurre»</em> sur ce créneau. Les éléments de langage du parti de Marine Le Pen sont devenus banals, courants et ordinaires. On peut presque parler de fascination chez certains, y compris des Maghrébins comme Kamel Daoud, pour l’extrême-droite. C’est dans l’air du temps… Mais on peut comprendre que des Maghrébins, qui se sentent injustement stigmatisés, en soient profondément choqués. Et de l’écrire, comme moi ici.</p>



<p>* <em>Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="PRIX GONCOURT : Houris / Kamel Daoud : &quot;Je suis algérien, français, écrivain&quot;#QuelleEpoque 05/10/24" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/zJnTKcZKY_0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/kamel-daoud-derape-dangereusement/">Kamel Daoud dérape dangereusement&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/kamel-daoud-derape-dangereusement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>14</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 07:35:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gamal Abdel Nasser]]></category>
		<category><![CDATA[gauche arabe]]></category>
		<category><![CDATA[gauche tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Perspectives Tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme arabe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14594216</guid>

					<description><![CDATA[<p>La prétendue gauche arabe préfère défendre un leader – un zaïm comme Nasser–, mais rarement des idées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/">La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une réaction à l’article du Dr Mounir Hanablia&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">«Le crochet gauche de Hamma Hammami»</a>, qui est une note de lecture à propos du livre : ‘‘La révolution trahie: le dernier quart d’heure de la transition démocratique’’, de Mohamed Kilani.</em></strong></p>



<p><strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-14594216"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>J’avais publié ici-même en avril&nbsp; 2022 un article dont le titre : <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">«La rupture démocratique»</a></em> qui dit en résumé que la révolution tunisienne a été enterrée le soir même du départ de Ben Ali quant les Tunisiens ont découvert à 20 heures à la télévision publique les têtes des caciques de l’ancien régime sur les devants de la scène.&nbsp;Quant à la gauche tunisienne et arabe en général, voici pour quelles raisons, elle n’a jamais existé et ne pourrait jamais émerger…</p>



<p>Qu’est-ce c’est la gauche, ou la social démocratie ou le socialisme? N’en déplaise à beaucoup de penseurs dans les pays arabes, ce sont des concepts exclusivement européens. Ce sont les conditions économiques, sociales et politiques dans les pays européens qui étaient à la source de l’émergence de la gauche européenne. La gestation de cette gauche remonte au XVIIe siècle, et peut-être avant avec un XVIe marqué par des frondes sociales et des jacqueries presque chroniques.</p>



<p>La gauche européenne n’a pris son envol que grâce à une classe ouvrière politisée et syndiquée. En Tunisie, l’UGTT est un syndicat de fonctionnaires et n’a jamais été proches des ouvriers ou des mineurs de phosphate&#8230; Ou des ouvrières du textile.</p>



<p>En Europe, la gauche s’est fortement appuyée sur une classe moyenne éclairée et des leaders dont les convictions politiques étaient inébranlables. Ses dirigeants ont su créer des partis de masses et non de petits groupuscules de 300 militants à la Hamma Hammami.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La confusion à tous les étages </h2>



<p>Ce que nous appelons la gauche arabe, c’est la confusion à tous les étages: le nationalisme arabe serait-il de gauche, alors que c’était le nationalisme des chars?</p>



<p>Le socialisme de Gamal Abdel Nasser et de Saddam Hussein n’était que le vernis des juntes militaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ohAHsNYVF2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/embed/#?secret=8VD4pqX893#?secret=ohAHsNYVF2" data-secret="ohAHsNYVF2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>De quelle gauche arabe parlons-nous quand les premiers pendus en public par le vice-président Saddam Hussein sont les communistes irakiens avec une aide de la&nbsp; CIA&nbsp;? Le journaliste d’Europe1 Pierre Lauer passera 6 mois en prison dans une prison irakienne, dans des conditions effroyables parce qu’il avait dénoncé ces exécutions expéditives.</p>



<p>Nasser ne sera pas non plus tendre avec les communistes égyptiens, ils sont exclus de l’amnistie générale après la révolution de 1952 et deux seront exécutés quelques années plus tard après des mouvements sociaux dans le secteur du textile.</p>



<p>Le socialisme arabe a créé des entreprises publiques, mais en réalité ce sont des entreprises étatisées. Et dans ce chapitre, il existe une sacrée différence. Une entreprise publique à un contrat d’objectifs (CO) avec l’Etat mais défend son indépendance bec et oncles. L’entreprise étatisée est dirigée par les hauts fonctionnaires des ministères, par conséquent sa gestion devient techniquement incontrôlable.&nbsp;</p>



<p>Nassériens, Baathistes, Kadhafistes, nationalistes arabes, avec leurs slogans creux, continuent de nous faire croire que la gauche arabe existe&#8230;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rykk5mjyXI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/">Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=ZqXXwv9NqQ#?secret=rykk5mjyXI" data-secret="rykk5mjyXI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Paris était leur capitale et leur refuge. Une seule fois, j’ai franchi le pas et participé à la réunion d’un parti de gauche tunisien, mon sentiment à la sortie était affligeant de tristesse. &nbsp;C’était un groupuscule d’<em>«illettrés politiques»</em>. Il leur manquait même la <em>«courtoisie du dialogue»</em>. Le bouquet de la soirée : une vraie bagarre à coups de poings&#8230;</p>



<p>Au Parti communiste tunisien des années 1970, on interdisait aux jeunes militants d’avoir une petite amie&#8230;</p>



<p>La perle est venue de l’ancien ministre <em>«socialiste»</em> Ahmed Ben Salah. Réfugié à Paris après son limogeage et sa fuite du pays, il avait déclaré : «<em>Puisque le socialisme assure l’égalité entre les citoyens, nous n’avons pas besoin de pluralisme politique».&nbsp;</em></p>



<p>Une autre force de la gauche européenne : un tissu associatif très puissant et surtout pérenne, pas comme certains associations tunisiennes&nbsp; qui organisent des séminaires et des colloques dans les hôtels cinq étoiles et sont toujours à l’affut de subventions&#8230;&nbsp;</p>



<p>La prétendue&nbsp;gauche arabe préfère défendre un leader – un zaïm –, mais rarement des idées.&nbsp; Peut-on demander à&nbsp;un leader de la <em>«gauche»</em> tunisienne, Hamma Hammami en l’occurrence, qui a fait le voyage de Caracas pour féliciter le président Maduro pour sa réélection, de lire les rapports des Nations-Unies sur les disparitions forcées et les arrestations massives dans ce pays&nbsp;?</p>



<p>Et on n’oublie pas les déboires du Mouvement Perspectives. C’est vrai, quelques uns de ses dirigeants ont souffert, beaucoup souffert dans les prisons de Bourguiba. L’aile maoïste avait disparu avec la débâcle de la Révolution Culturelle – qui était en fait un coup d’Etat de Mao Tsé Toung. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wUBUyddD6O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/24/congres-constitutif-dal-qotb-quel-avenir-pour-la-gauche-tunisienne/">Congrès constitutif d&rsquo;Al Qotb : Quel avenir  pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Congrès constitutif d&rsquo;Al Qotb : Quel avenir  pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/24/congres-constitutif-dal-qotb-quel-avenir-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=uINkD1PYOH#?secret=wUBUyddD6O" data-secret="wUBUyddD6O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Beaucoup de <em>«perspectivistes»</em> ont d’ailleurs rejoint la haute fonction publique et sont devenus ministre sous Bourguiba et Ben Ali&#8230; Une stratégie bien connue en politique dans le monde arabe : infiltration, implosion puis absorption politique.&nbsp;</p>



<p>Une gauche est populaire ou elle ne l’est pas. La gauche européenne des années 1970 était active sur le terrain, même&nbsp;dans les fêtes de villages. Elle avait des programmes politiques et sociaux bien ficelés et réalisables. Elle était loin du délire onirique des groupuscules tunisiens, algériens, ou marocains&#8230; Dans les années 1970-1980, l’USFP marocaine était devenue une filiale du parti Baâth de Saddam Hussein&#8230;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vivier intellectuel et culturel</h2>



<p>A-t-on sous nos cieux des hommes de gauche comme Mitterrand, Chevènement, Soares, &nbsp;Gonzales, ou encore Schröder?&nbsp;</p>



<p>Si on tient compte de l’Histoire et de la dialectique en politique, le concept de la gauche européenne n’est <em>«transposable»</em> nulle part ailleurs. Ni en Afrique, ni en Asie, ni en Amérique Latine. La gauche européenne est le résultat de deux siècles de luttes sociales massives, d’une succession de révolutions parfois très violentes, et&nbsp;d’une élite presque messianique. Elle était née dans les mines de charbon, dans une industrialisation intensive au XIXe siècle. Sur le plan psychologique, elle était une revanche des classes ouvrières et moyennes contre les marchands des guerres où&nbsp;elle avait longtemps servi de chair à&nbsp; canons.</p>



<p>Enfin, en Europe, la gauche a bien résisté face à la droite grâce à son <em>«armature»</em> culturelle, intellectuelle et artistique. D’Émile Zola à&nbsp;Albert Camus en passant par Jean-Paul Sartre&#8230; des peintres comme Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, sans compter les surréalistes autour d’André Breton, le Théâtre de l’Odéon&nbsp;de Jean-Louis Barrault, que Mme De Gaulle a voulu fermer en mai 1968&#8230; Le cinéma de la Nouvelle vague avec François Truffaut, Jean- Luc Godard, Éric Rohmer&#8230; et les chansons à&nbsp;textes de Léo Ferré, Georges Brassens, Jean Ferrat, Jacques Brel&#8230; Tout ce monde culturel avait donné à la gauche française une amplitude et une popularité&nbsp;qui l’ont propulsée au pouvoir en 1980 avec Mitterrand.</p>



<p>Une gauche digne de ce nom ne pourrait survivre sans ce brassage et ce vivier intellectuel et culturel qui est aussi&nbsp;une nourriture nécessaire pour les citoyens.</p>



<p><em>* Journaliste retraité; ancien rédacteur en chef à RFi.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eoVf7l821H"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/embed/#?secret=pDnJwHquRX#?secret=eoVf7l821H" data-secret="eoVf7l821H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/">La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mon vide à la Tunisienne&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/mon-vide-a-la-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/mon-vide-a-la-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Apr 2023 09:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fragmentation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité institutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[néolibéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[vide politique]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Van Gogh]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7581010</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mon vide à la Tunisienne ne serait que le contrecoup d’un pays qui avait plongé depuis quelques années dans la mélancolie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/mon-vide-a-la-tunisienne/">Mon vide à la Tunisienne&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le psychanalyste Sandor Ferenczi, compagnon de Sigmund Freud, avait écrit un texte sur «l’angoisse du dimanche» durant laquelle certaines personnes perdent presque tous leurs repères, et Albert Cossery nous a laissé ‘‘La Vallée Fertile des Fainéants’’ où trois personnages décident de ne rien faire de leur vie. Parce que la situation est tellement désespérante qu’il n’y a plus rien à faire.</em></strong><em> (Illustration : Vieil homme en deuil &#8211; La Porte de l’éternité ) de Vincent Van Gogh). </em></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali </strong>*</p>



<span id="more-7581010"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>L’incertitude, l’instabilité et certaines situations d’abattement créent ce vide où les mots perdent leurs sens, le confinement devient l’ultime solution, et l’actualité anxiogène et manipulée devient rebutante&#8230; Le vide s’installe quand l’esprit et l’entendement sont bloqués par des contraintes extérieures et sont remplacés par le vertige des sentiments et des émotions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Attente sans espoir</h2>



<p>Le vide est ce silence doublé d’un isolement presque mystique, mais qui attend&#8230; qui attend&#8230; et <em>«l’enfer est cette attente sans espoir»</em>, écrivait André Giroux.</p>



<p>Le vide est le dernier marqueur de la faillite de l’espace public qui devient un espace&nbsp; marchand. Quant tout dialogue devient impossible, la sécheresse sémantique&nbsp;devient quasiment dominante.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le vide se joue de tout le&nbsp;monde, il donne à&nbsp;chacun l’illusion&nbsp;qu’un évènement important va se produire prochainement&#8230; mais non&#8230; détrompez-vous, un certain vide s’éternise et vous épuise.&nbsp;</p>



<p>Pourquoi? Parce c’est nous qui sommes les créateurs et les Pygmalion de ce vide&#8230;&nbsp;</p>



<p>L’espace public ou la sphère publique&nbsp;est un lieu identifié par les débats que des personnes provoquent. Et le vide ne s’y installe que lorsque les échanges entre les citoyens deviennent altérés et stériles. Dans ce cas, l’espace public ressemblerait à un cimetière des <em>‘‘Âmes Mortes’’</em> de Gogol.&nbsp;</p>



<p>L’extrême judiciarisation et la monétisation généralisée des rapports sociaux sont, pour ainsi dire, l’emblème du vide de l’espace public.</p>



<p>Contrairement aux idées reçues, l’autorité publique se trouve affaiblie et parfois déconnectée de la réalité des citoyens. Dans sa réforme de la justice de 1958, le Général De Gaulle avait institué les solutions négociées dans les conflits pour protéger la cohésion sociale.</p>



<p>La fragmentation&nbsp;sociale, l’instabilité institutionnelle, l’insécurité communautaire sont la source de ce vide qui s’installe d’une manière opérationnelle&nbsp;chez l’individu dont l’avenir semble bloqué par des conditions de vie difficiles.</p>



<p>Le vide n’est ni l’indifférence&nbsp;ni le déni. Il soulève l’impossibilité de l’action et de la confrontation. Il est surtout l’expression&nbsp;d’un refus viscéral d’une réalité imposée. Quant Socrate dit : <em>«Je ne suis&nbsp; pas Athènien, je ne suis pas Grec, je suis citoyen&nbsp; du monde»</em>, par son attitude, il dénonce&nbsp; un vide qui&nbsp;s’est abattu sur Athènes après ses guerres interminables et l’exécution injuste de plusieurs&nbsp; généraux&#8230;</p>



<p>En revanche, même&nbsp;si on avait beaucoup&nbsp;cogité&nbsp;sur le vide en politique, celui-ci reste à démontrer. Mais il y a des actions politiques&nbsp;qui aboutissent des mauvais résultats que nous qualifions de <em>«vide politique»</em>. C’est l’archaïsme et les recettes&nbsp;politiques&nbsp;faciles qui comblent le vide politique.&nbsp;</p>



<p>La politique de <em>«la chaise vide»</em> n’existe pas. C’est une illusion créée par les médias. Les mauvais choix politiques et l’échec de l’action, ainsi que l’absence de résultats tangibles font dire aux médias que telle personne ou telle institution pratique la politique de la chaise vide&#8230;</p>



<p>Dans un monde extérieur dissolu, éclaté et atomisé, le vide devient un refuge salutaire. Le démantèlement de l’État par le néolibéralisme et l’affaiblissement des corps intermédiaires figent le citoyen dans l’incapacité d’agir sur son destin. Il est, par ailleurs, involontairement déresponsabilisé. Donc, vidé de sa citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vertige sémantique</h2>



<p><em>«La nature a horreur du vide»</em>, disait Aristote; Blaise Pascal répondait : <em>«c’est un concept faux»</em>. La vacuité est d’abord un événement créé par nous-mêmes. Quand nous décidons de <em>«faire le vide»</em>, nous nous engageons dans le <em>«négativisme»</em> qui défie l’histoire. Dans cette condition, la confusion entre la vérité et la contre-vérité deviendrait plausible. Dans ce cas, nous appellerons le vide enfumage.</p>



<p>Il nous arrive de <em>«vivre le vide»</em> par les injonctions négatives dans les paroles que nous répétons souvent : <em>«Je ne vous laisserai jamais faire ça ou ceci»</em>. Il y a une vrai syntaxe du vide qui, s’appuyant sur l’injonction et le négatif,&nbsp;créé un vertige sémantique assez séduisant pour certaines personnes. <em>«Tourner dans le vide»</em> est le destin de ces personnes. La désintégration sociale, la rupture de filiation et l’instabilité identitaire sont aussi le substrat du vide.</p>



<p>Mon vide à la Tunisienne ne serait que le contrecoup d’un pays qui avait plongé depuis quelques années dans la mélancolie d’Hippocrate, qui n’a rien à voir avec celle de Freud.</p>



<p>Seule consolation, l’humour cynique de Victor Hugo :<em> «La mélancolie,&nbsp;c’est le bonheur d’être triste»</em>.</p>



<p>Deux œuvres majeures nous renvoient presque totalement au vide : <em>‘‘La Nausée’’</em> de Jean-Paul Sartre et <em>‘‘Le Désert des Tartares’’</em> de Dino Buzzati. </p>



<p>* <em>Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/mon-vide-a-la-tunisienne/">Mon vide à la Tunisienne&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/mon-vide-a-la-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : soixante-sept ans d’erreurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/tunisie-soixante-sept-ans-derreurs/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/tunisie-soixante-sept-ans-derreurs/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Moalla]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6753347</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis 1956, ce sont 67 ans de gâchis et de désespérance pour les Tunisiens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/tunisie-soixante-sept-ans-derreurs/">Tunisie : soixante-sept ans d’erreurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De l’échec du collectivisme des années 1960 à la révolution confisquée de 2011, en arrivant aux élections de 2019, marquée par la défiance et le rejet d’une élite dévoyée, sans oublier le deal de la honte – Béji Caïd Essebsi &#8211; Rached Ghannouchi – ou celui qui a instauré la deuxième «Troïka» composée d’Ennahdha, Qalb Tounes, et Al-Karama&#8230;, ce sont 67 années de gâchis et de désespérance pour les Tunisiens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-6753347"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>Avant de décliner les détails des errances politico-économiques depuis l’indépendance en 1956, ne faudrait-il pas constater que toute notre élite et même le peuple se sont noyés dans le «<em>récit national» </em>construit par les pouvoirs successifs sans presqu’aucun sens critique. </p>



<p>Certes, un <em>«récit national»</em> est nécessaire pour forger les liens au sein d’une communauté ou d’une nation, mais il ne pourrait se substituer à la réalité des faits et à la vérité de l’Histoire. Le travail historique ne peut aussi se bâtir sur l’émotion, l’esquive et le discours teinté d’ambivalence et d’ambiguïté. </p>



<p>Le récit national se construit autour de la mémoire collective et des sentiments, souvent&nbsp;irrationnels. Il fait appel plus à l’affect qu’à l’entendement qui permet à tout homme d’appréhender la vérité.&nbsp;Mais la démarche mémorielle ne pourrait jamais remplacer la réalité historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une postindépendance marquée par la violence</h2>



<p>Dès le début de l’indépendance, les accros avaient commencé entre Lamine Bey et son Premier ministre Habib Bourguiba à propos des<em> «comités d’éveil»</em>, une milice armée créé par le Néo-Destour.</p>



<p>Le Bey évincé, voilà qu’une petite guerre civile menaçait le pays entre les Bourguibistes et les Youssefistes, partisans du chef du parti Salah Ben Youssef. Le bilan est lourd : assassinat de ce dernier à l’étranger et de nombreux morts à l’intérieur du pays parmi ses partisans&#8230; <em>«J’ai sacrifié le peu pour sauver le tout»</em>, dira cyniquement celui qui se fera appeler le Combattant Suprême.</p>



<p>Au Congrès du Néo-Destour de Sfax en 1955, Bourguiba, sans aucun programme économique, livre le dossier à l’UGTT pour éviter que les syndicalistes rejoignent la dissidence de Salah Ben Youssef. Ainsi l’UGTT devient le premier décideur économique du pays avec, bientôt, la <em>«débâcle collectiviste»</em>&#8230;</p>



<p>Jusqu’à ce jour, de nombreux historiens continuent d’afficher leur déni: <em>«Mais, il n’y avait pas de menace de famine, le collectivisme nous a permis de construire des infrastructures»</em>. Ce fut en vérité des années perdues et des espoirs trahis&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="76qLleKvzy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/">Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/embed/#?secret=RWZpVkOIcT#?secret=76qLleKvzy" data-secret="76qLleKvzy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Arguties pour un «récit national» imaginaire.</h2>



<p>Le collectivisme de l’ancien ministre Ahmed Ben Salah a arrêté tout investissement étranger et ouvert la porte de l’exode pour certains entrepreneurs tunisiens qui avaient fait fortune après la deuxième guerre mondiale. Le processus de modernisation de l’industrie manufacturière a été gelé. Et aucun historien n’a fait le bilan des dégâts infligés à l’agriculture. Au contraire, les cadres retraités de cette époque continuent d’afficher leur fierté pour un travail bien accompli et bien réussi&#8230; L’outrecuidance n’a pas de limite.</p>



<p>Il n’y avait pas dans l’équipe de Bourguiba un seul économiste digne de ce nom. Le meilleur économiste après la guerre était un autodidacte M’hamed Chenik, ancien chef du gouvernement beylical (1942 et 1950-1952), qui avait créé la première banque <em>«indigène»</em> : la Coopérative tunisienne de crédit (1922-1935). Une banque que la France avait tout fait pour la faire couler. Il présidait également la Chambre tunisienne du commerce durant une vingtaine d’années 1922-1940. M’hamed Chnik maîtrisait, avec beaucoup de sagacité, les dossiers de l’industrie manufacturière et de l’agriculture. Sa contribution financière au Néo-Destour n’était pas négligeable. Mais Bourguiba n’a pas voulu faire appel à ses talents, car il le jugeait trop proche du Bey destitué. </p>



<p>C’est ainsi que pour la création de Société Tunisienne de Banque (STB), le nouveau pouvoir issu de l’indépendance a-t-il fait appel à Serge Guetta, qui terminera sa carrière à la Banque Mondiale.</p>



<p>A la création de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le Zaïm fera appel à Hedi Nouira, associé à un brillant énarque, Mansour Moalla, mais, avec leurs conceptions libérales, ces derniers étaient des extra-terrestres face à l’entregent et à la mainmise sur le secteur du super ministre Ahmed Ben Salah et aux diktats de l’UGTT qui avait <em>«institutionnalisé»</em> la cogestion des services publics et des entreprises nationales.</p>



<p>La suite n’était pas rose non  plus : au Congrès du Néo-Destour de Monastir en 1971, le Zaïm est malade, assez malade et il refuse des élections internes au sein du parti unique. On lui souffle que les gauchistes menacent la sécurité de l’Etat. Qu’à cela ne tienne : on lâchera les islamistes du MTI dans les campus, les lycées et les salles de prière dans les usines. Bientôt, Rached Ghannouchi pourra boire son café avec un nouveau directeur de la sûreté au ministère de l’Intérieur nommé en 1978 par le Premier ministre Hedi Nouira : il s’agit bien de Zine El-Abidine Ben Ali (voir Kapitalis <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/25/tunisie-les-dessous-de-lalliance-historique-entre-les-destouriens-et-les-islamistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les dessous de l’alliance entre le Néo Destour et les islamistes</a>»</em>).</p>



<p>La fin de règne de Bourguiba était marquée par la <em>«stratégie de la tension»</em> et la menace islamiste montée en épingle dans la bataille des clans entre Tunisois et Sahéliens, entre les larbins de Wassila Bourguiba et ceux de Saïda Sassi.</p>



<p>Le gâchis de l&rsquo;alternance est catastrophique. Ben Ali, avec l’aide directe de puissances étrangères – notamment l’Italie de Bettino Craxi qui terminera sa vie à Hammamet où il est enterré – prend le pouvoir (voir à ce sujet les mémoires de l’amiral italien Fulvio Martini, ancien chef des services secrets Sismi).</p>



<p>L’embellie économique sous le règne de Ben Ali n’a pas profité aux plus pauvres et a été l’œuvre d’un homme qui n’avait adhéré au RCD qu’en 2002. Un expert en équilibre macro-économique : il s’agit de l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi. Il faut dire que l’embargo occidental contre la Libye suite à l’affaire de Lockerbie a été une aubaine pour l’économie tunisienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VCx2y792IT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/10/tunisie-politique-kais-saied-courtise-lelectorat-islamiste/">Tunisie &#8211; Politique : Kaïs Saïed courtise l&rsquo;électorat islamiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : Kaïs Saïed courtise l&rsquo;électorat islamiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/10/tunisie-politique-kais-saied-courtise-lelectorat-islamiste/embed/#?secret=9Pa0Dxr7Ua#?secret=VCx2y792IT" data-secret="VCx2y792IT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie&nbsp; chaotique</h2>



<p>Dans l’affaire de Bizerte, en 1961, l’ami américain s’est abstenu et a refusé de condamner Paris.</p>



<p>La politique de voisinage était turbulente : avec le président  Houari Boumediene, Bourguiba a choisi une politique glaciale. Bourguiba Jr a même demandé à J. F. Kennedy une <em>«coopération militaire intégrée»</em>, presque une adhésion totale à l’Otan : refus du président américain pour ne pas fâcher le Général De Gaulle.</p>



<p>Tous les pays du sud étaient contre la guerre du Viêtnam. Mais le père de l’indépendance tunisienne, que dérangeait le leadership arabe et tiers-mondiste de Nasser, a préféré soutenir ses <em>«amis»</em> Américains.</p>



<p>Dans les années&nbsp;1970, alors que le monde entier avait pris la route des pays du Golfe pour aider à construire les infrastructures de ces monarchies, le pouvoir&nbsp;en Tunisie est entré en confrontation avec l’Arabie Saoudite.</p>



<p>Dans ces pays, nouveaux riches, les conseillers politiques, les médecins, les banquiers, les pilotes et les ingénieurs étaient Egyptiens, Libanais, Syriens, Palestiniens, Américains, Turcs, mais les Tunisiens étaient quasiment absents&#8230; Ils tenteront de se rattraper à partir des années 1980-1990. Mais ils avaient perdu du temps précieux et beaucoup de terrain. </p>



<p>Par ailleurs, de 1962 à 1967, presque aucun ministre tunisien n’avait mis les pieds officiellement en France, notre premier partenaire économique. La raison est simple : Bourguiba monopolisait avec son ambassadeur tous les dossiers bilatéraux.</p>



<p>Aujourd’hui, certains diplomates retraités continuent à embellir le <em>«récit  national»</em> avec les prétendues grandes réussites de diplomatie bourguibienne, passant sous silence les couacs et les ratés.</p>



<p>Quelle diplomatie du mythe de la <em>«neutralité positive»</em> quand le Combattant Suprême déclare que la Jordanie n’existe pas et qu’elle est la création de la colonisation britannique (<a href="https://youtu.be/mjzGsbbKOA0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir vidéo de son discours y afférent</a>)? Cela n’est certes pas faux, mais de tels propos ne pouvaient être tenus par un chef d’Etat soucieux des intérêts de son peuple. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La politique est un abîme pour les novices</h2>



<p>Un ministre avait demandé à Bourguiba <em>«un peu d’argent»</em> pour le distribuer dans une région que l’ancien président projetait de visiter. La réponse du Zaïm fut cinglante : <em>«La pauvreté n’est pas un programme politique»</em>.</p>



<p>Nous y voilà : depuis la révolution de 2011, on n’a fait que des promesses pour aider les pauvres: des matelas et des pâtes de Nabil Karoui aux fêtes de mariages et de circoncisions organisés par Rached Ghannouchi, en passant par les candidats pour les législatives se promenant avec une camionnette de moutons à distribuer… La charité pour tout programme politique…</p>



<p>Etait-il sérieux, Béji Caïd Essebsi, alors Premier ministre, lorsqu’il a demandé au Sommet de Deauville, en 2011, un crédit de 25 milliards de dollars sur 5 ans, un montant représentant le double du budget tunisien ?</p>



<p>Etait-il réaliste le ministre des Finances de l’époque, Jalloul Ayed, lorsqu’il a déclaré au micro du journaliste Jean-Pierre Boris de RFI qu’il allait <em>«attirer 100 milliards de dollars d’investissement»&nbsp;</em>? Il n’a pas attiré le centième de cette somme!!!</p>



<p>Avec la montée de l’islamisme, en 2011, nous avons assisté au début du populisme et du poujadisme violent avec l’apparition des Ligues de protection de la révolution et des groupes extrémistes, comme Ansar Charia.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, personne ne reconnaîtrait que la majorité de l’élite politique des années 2011/2014 faisait le sourire zygomatique au parti Ennahdha. La cupidité a été la grande épidémie de ces années durant lesquelles le chiffre d’affaires des grands restaurants tunisois et ceux de la banlieue nord de Tunis avait battu des records. </p>



<p>Depuis 2011, aucune réforme, digne de ce nom, n’a été engagée et encore moins menée à terme. La majorité des gouvernements étaient des gouvernements <em>«sparadrap»</em> : ils tenaient la boutique et géraient les affaires courantes, sans vision ni programme ni méthode&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UiMCGHfSHK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/">Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/embed/#?secret=fOIW7IdtS1#?secret=UiMCGHfSHK" data-secret="UiMCGHfSHK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture démocratique&nbsp;</h2>



<p>La promesse démocratique ayant rapidement fait pschitt, c’est à la rupture démocratique que nous avons commencé à assister… dès 2011 : les militants du défunt RCD ayant vite rejoint les Nahdhaouis et les Nidaïstes. Et tout a fini par capoter.  </p>



<p>La genèse de cet échec généralisé est facile à identifier : Bourguiba avait importé la <em>«modernité»</em> en oubliant sa colonne vertébrale : la démocratie. Ladite révolution de 2011 a tenté d’instaurer une démocratie, mais sans le civisme censé la pérenniser.</p>



<p>Le civisme, on le sait, met l’intérêt public et la cohésion nationale au cœur de la démocratie. Quant à la citoyenneté, elle est forgée, d’abord, par un esprit de responsabilité, les droits viennent nécessairement après. Montesquieu parlait, à juste titre, de <em>«l’amour du bien public», </em>lequel nous a dramatiquement manqué depuis 1956. </p>



<p><em>Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/tunisie-soixante-sept-ans-derreurs/">Tunisie : soixante-sept ans d’erreurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/tunisie-soixante-sept-ans-derreurs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 07:57:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=3375154</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand le retour au pays, laisse un goût amer aux nostalgique émigré, il ne pense plus qu'à une chose: refaire sa valise... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/">Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce ne sera pas un papier sur le civisme, premier pilier de la démocratie. Je n’étalerai pas mes profondes connaissances sur la sociologie de la délinquance ou de la criminalité en Tunisie. Mais je vais relater des faits vécus dans ce pays qui est le mien&#8230;</em></strong></p>



<p>Par<strong> Helal Jelali </strong>*</p>



<span id="more-3375154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>Résident en France depuis 1974 et ancien rédacteur&nbsp;en chef à RFI, en 2006, je confie 100 000 euros à un parent pour construire une maison dans une zone rurale perdue dans les environs de Sidi-Bouzid. Je me suis engagé, par ailleurs, à prendre en charge&nbsp;tous les frais de scolarité, avec les cours du soir,&nbsp;de ses 3 enfants pendant&nbsp;4 ans. La maison construite, et le verdict de 3 experts en bâtiment tombent : il n’avait dépensé&nbsp;que 47 000 euros.</p>



<p>En 2015, je fais un séjour&nbsp;de 15 jours pendant le ramadan à Sidi Bouzid.&nbsp;Le bruit&nbsp; court dans la ville que je ne jeûne pas. Ce qui est vrai, pour la simple raison que je souffre de tension artérielle&nbsp; instable (TAI) et, en 2010, j’avais été victime d’un infarctus du myocarde. Me voilà attaqué par une foule de personnes pour un lynchage en règle. J’avais réussi à&nbsp;détourner une main tenant une paire de ciseaux agricole – 50 cm de longueur – pointée à 5 cm de ma poitrine. La foule me courait après, j’ai réussi à&nbsp; la semer en entrant dans une maison appartenant&nbsp;à une famille que je ne connaissais pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haine sournoise l’émigré </h2>



<p>De retour à Paris, ma valise est introuvable&#8230; Pas la peine de dire plus&#8230;</p>



<p>Retraité depuis 2016 avec des longs séjours dans ma maison à  Sidi Bouzid, je vous épargne les pannes programmées de la pompe du puits&#8230; les dépanneurs voudraient devenir des salariés  mensualisés. Sans compter que, pendant mes absences, la maison avec gardien la nuit, a été  cambriolée 5 fois, et je garde jusqu’à aujourd’hui les traces des infractions. Et sur le mur extérieur de la maison,  long de 50 mètres : c’est écrit en arabe en grande lettre : <em>«les chambres  sont vides»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-3375379" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Maison-Sidi-Bouzid.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Les chambres sont vides, lit-on sur le mur extérieur de la maison : avis aux voleurs !</em></figcaption></figure></div>


<p>Première tasse de café en 2016: des universitaires me saluent avec une phrase inique: <em>«Alors la France t’a envoyé&nbsp;pour nous espionner»</em>&#8230; Je réponds avec un humour british :<em> «Quand vous ronfler la nuit dans votre lit, il y a des satellites occidentaux qui enregistrent vos ronflements&#8230; ils n’ont plus besoin&nbsp; de moi.»</em></p>



<p>La semaine dernière, j’avais un rendez-vous avec le directeur d’une agence bancaire pour une requête sur une erreur dans mon compte. L’agent de sécurité m’accueille et me dirige vers le bureau du directeur. Les personnes qui faisaient la queue pour les opérations courantes m’accueillent à la sortie par des insultes. Même mon grand père en a pris pour son compte dans sa tombe: il s&rsquo;agit de Sidi Youssef, fils de Sidi Ali Sayeh (Zaouïa de Sidi  Ali Sayeh, située à 1 Km du centre-ville), vénéré dans la région.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qkb37sHeJk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/19/atct-au-30-juin-2021-20-560-cooperants-tunisiens-exercent-a-letranger/">ATCT : au 30 juin 2021, 20.560 coopérants tunisiens exercent à l&rsquo;étranger</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ATCT : au 30 juin 2021, 20.560 coopérants tunisiens exercent à l&rsquo;étranger » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/19/atct-au-30-juin-2021-20-560-cooperants-tunisiens-exercent-a-letranger/embed/#?secret=yIrJOziylt#?secret=Qkb37sHeJk" data-secret="Qkb37sHeJk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Interpellé par des inconnus plusieurs fois : <em>«Pourquoi portez-vous un chapeau de juif&nbsp;?»</em> Non mes <em>«feutres»</em> sont british, ils atténuent la tenson du nerf oculaire mieux que les lunettes. Crypto-gauchiste du XIXe siècle, j’ai une affection particulière pour ces <em>«feutres»</em> popularisés par les premiers ouvriers qui avaient obtenu un jour férié, le dimanche, une occasion pour eux pour se saper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tu vas crever ici</h2>



<p>Je ne vais&nbsp;jamais dans les cafés, mardi soir,&nbsp;inquiet et insomniaque à la préparation&nbsp;d’une lourde opération sur la colonne&nbsp;vertébrale, je me pointe dans un café – solitaire comme d’habitude-. Le patron du café m’interpelle à haute voix et violemment :<em> «Tu nous méprises, tu n’adresses la parole à&nbsp;personne, tu te prends pour qui&nbsp;? D&rsquo;accord, tu as fait le tour du monde mais tu vas crever ici&#8230;»</em> Abasourdi, choqué, abattu. Mais dans mon métier, on apprend le sens de la réplique et je lui réponds du tic au tac et sans prendre de gants : <em>«Je suis taciturne avec les violents et les illettrés.»</em> Et voilà que le monsieur voulait <em>«me casser la gueule»</em>. Une scène d’une violence inouïe qui avait duré 15 minutes avec des clients qui le retenaient jusqu’à 150 mètres du café.</p>



<p><em>«Vous étiez des voyous, et la France vous a donné l’argent pour nous narguer»</em>, m’avait dit un vieux qui faisait la queue devant le guichet de la poste. Un vieux que je ne connaissais ni d’Eve, ni d’Adam.</p>



<p>Monsieur le président de la république, vous trouverez sûrement, dans les archives du Palais de Carthage, une lettre adressée à votre prédécesseur. Dans cette adresse de 2014,&nbsp;j’attirais l’attention du défunt Béji Caïd Essebsi, sur les retraités immigrés qui étaient revenus <em>«au bled».</em>.. et qui au bout de trois ou quatre années, ils avaient refait leurs valises, la tristesse au ventre, pour revenir et peut-être mourir et être inhumé <em>«là-bas»</em>. Ils seraient aujourd’hui quelques milliers.</p>



<p>Au Maroc, 200 000 retraités français de souche ont élu domicile.</p>



<p>Au mois de juin dernier, j’ai dîné à Paris avec quatre journalistes tunisiens retraités, des personnes qui avaient brillés dans des médias européens. Ils ne viennent même plus passer leurs vacances en Tunisie&#8230;</p>



<p>Certes, ce ne sont là que des faits divers qui peuvent se passer partout.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gKGBGmUcfZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/22/les-tunisiens-etablis-a-letranger-meritent-davantage-dattention/">Les Tunisiens établis à l’étranger méritent davantage d’attention</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens établis à l’étranger méritent davantage d’attention » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/22/les-tunisiens-etablis-a-letranger-meritent-davantage-dattention/embed/#?secret=CZVRwKYZrp#?secret=gKGBGmUcfZ" data-secret="gKGBGmUcfZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Non, je n&rsquo;ai point le courage de vous raconter ma mésaventure dans un hôtel 4*** où j’avais invité un ancien ministre du Tourisme pour qu’il goûte une nouvelle recette de couscous sauce ketchup, carottes crues et 50 grammes de viande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refaire mes valises</h2>



<p>Le civisme ne se décrète pas par des discours moralisateurs. Le civisme et la conscience politique se construisent par une pédagogie sociale à laquelle l’Etat, les partis politiques et les corps intermédiaires avaient renoncé depuis belle lurette. Sans compter les ministères de l’Education nationale et de la Culture. Combien d’enfants a une activité parascolaire, matrice du <em>«vivre ensemble»</em>&nbsp;?</p>



<p>Personne ne parle de la&nbsp;violence sociale, des incivilités qui avaient explosé dans ce pays, de la délinquance routière et de l’alcoolisme qui ravagent les zones rurales&#8230; Ce sont aussi des défis importants dans les prochaines décennies et c’est une responsabilité hautement politique.</p>



<p>Au début des années 1990, j&rsquo;avais invité, pour quelques jours, le poète Ouled Ahmed, natif comme moi de Sidi Bouzid. Après un dîner arrosé, il m’a confié qu’il a écrit des poèmes très patriotiques, mais en fait, a-t-il précisé, <em>«mon pays est devenu mon ennemi»</em> (<em>«baladi âdouwi»</em>). A nuancer, ce n&rsquo;est pas lui qui était devenu l’ennemi de son pays&#8230; Lucide, je lui répondis: <em>«Là, tu cesses d’être Ouled Ahmed&#8230; et tu prendrais, peut-être, le chemin du grand Arthur Rimbaud</em><em>.»</em></p>



<p>Âgé et fatigué, il me reste un beau rêve: refaire mes valises.</p>



<p>* <em>Journaliste retraité.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/">Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jul 2022 08:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2429662</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le naufrage que connaissent tous les partis politiques depuis le 25 juillet  2021, le PDL pourrait-il se distinguer et réussir ses ambitions en cavalier seul? Difficile de l'affirmer avec l'enfumage de sa dirigeante : le PDL a un problème qui s'appelle Abir Moussi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/">Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un constat s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui : la présidente du Parti destourien libre (PDL) n&rsquo;est pas une politique, mais plutôt une agitatrice. Elle avait réussi à «capitaliser» un électorat assez important dans sa bataille acharnée contre les députés islamistes  d&rsquo;Ennahdha et d&rsquo;Al-Karama. Avec la dissolution du parlement et l&rsquo;affaiblissement de ces derniers, son électorat glisse vers un effritement irrémédiable. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-2429662"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>La prospective &#8211; grande spécialité  des Américains – exige des moyens  humains – des experts – et financiers importants. Mais pour Mme Moussi, nous allons nous contenter de mieux cerner le personnage, de relever quelques indices sur les fractures au sein de son électorat et de découvrir l&rsquo;arrière-cour de son agitation. Ici, l&rsquo;intuition et le discernement pourraient nous conduire à une analyse raisonnable.**</p>



<p>Depuis 2013, Mme Moussi est contre tout et contre tous. Cette année, elle voudrait porter des plaintes contre le président de la république, l&rsquo;Isie, la Haica, le gouvernement de Mme Bouden <em>«illégitime»</em> à ses yeux… Elle fait feu de tout bois et  passe son temps à gérer les scandales qu&rsquo;elle provoque elle-même&#8230; Tapage, tohu-bohu, menaces, vociférations contre le gouverneur de Tunis, sans oublier une stratégie de <em>«victimisation»</em> fondée sur un <em>«complotisme»</em> auquel ne croient que ses adeptes. Mme est persécutée partout et par tous. Et elle tient à le crier sur tous les toits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un one woman show</h2>



<p>Sous Ben Ali ou après 2011, Abir Moussi a toujours&nbsp;choisi les querelles et les altercations comme mode de communication.&nbsp;</p>



<p>Et les Tunisien(ne)s dans tout ça&#8230; Comme son électorat, elle les a complètement  oubliés. Concernant les questions économiques et sociales – premières  préoccupations des Tunisiens – sa tactique se résume à l&rsquo;esquive ou le service minimum avec des formules réchauffées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vBe4cTcBgN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/28/tunisie-le-cadeau-de-abir-moussi-a-kais-saied/">Tunisie : le cadeau de Abir Moussi à Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le cadeau de Abir Moussi à Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/28/tunisie-le-cadeau-de-abir-moussi-a-kais-saied/embed/#?secret=ArSWqLuA2d#?secret=vBe4cTcBgN" data-secret="vBe4cTcBgN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quel est son cap politique? Quelle est son programme pour les législatives du 17 décembre&nbsp; prochain? Apparemment,&nbsp;tout cela est secondaire,&nbsp;peut-être&nbsp; même&nbsp; futile. L’essentiel à ses yeux est qu’on continue de parler d’elle. Son programme, s’il existe, n’est pas assez <em>«sexy» </em>pour lui attirer la sympathie des Tunisien(ne)s. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La présidente&nbsp; du PDL se trompe&nbsp;largement : elle pense que la dramatisation de son action politique s’est révélée jusque-là <em>«rentable»</em>, alors même&nbsp;que cette dramatisation tourne, aujourd&rsquo;hui, aux fanfaronnades et aux démonstrations &nbsp;burlesques.&nbsp;</p>



<p>La veille des réseaux&nbsp;sociaux s&rsquo;est engagée dans une dynamique&nbsp;assez négative à&nbsp; son égard depuis une année. Même son électorat féminin commence à lâcher&nbsp;prise. Et on n’a pas l’impression qu’elle s’en rend vraiment compte, car sinon comment expliquer qu’elle poursuive dans la même voie devenue non passante&nbsp;?</p>



<p>Elle semble ignorer que les réseaux sociaux ressemblent, quand même, à certains médias qui appliqueraient la formule : <em>«Je&nbsp; lèche, je lâche, je lynche»</em>.</p>



<p>Son électorat, qui s&rsquo;était mobilisé contre les islamistes, commencerait à exprimer, ouvertement, sur les réseaux sociaux sa perplexité à l&rsquo;égard de son agitation. Les nostalgiques de Ben Ali, issus de la classe moyenne, sont carrément effrayés par sa logorrhée incantatoire. Et commencent à s’interroger sur l’utilité de leur appui à une dame qui, comme celui auquel elle s’attaque aujourd’hui, le président Kaïs Saïed en l’occurrence, n’écoute qu’elle-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un problème qui&nbsp;s&rsquo;appelle Abir Moussi</h2>



<p>L&rsquo;histoire politique&nbsp;est&nbsp; riche de personnages fantasques, mais dangereux: le boulangisme du XIXe siècle, le poujadisme&nbsp;des années 1950 ou le lepénisme des années 1980 en France.</p>



<p>Certes, en politique, les combats sont parfois rudes, mais le climat a souvent besoin de sérénité, de <em>«distanciation»</em> et même de bienséance pour aboutir à des perspectives et des ouvertures utiles pour le peuple. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W1SftbkbIY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-politique-abir-moussi-doit-cesser-de-lacher-la-proie-pour-lombre/">Tunisie &#8211; Politique :  Abir Moussi doit cesser de lâcher la proie pour l&rsquo;ombre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique :  Abir Moussi doit cesser de lâcher la proie pour l&rsquo;ombre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-politique-abir-moussi-doit-cesser-de-lacher-la-proie-pour-lombre/embed/#?secret=QcQqFgajkg#?secret=W1SftbkbIY" data-secret="W1SftbkbIY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une question que de nombreux observateurs se posent à propos de l&rsquo;arrière-cour&nbsp; du PDL : le&nbsp; staff de Madame est inconnu, invisible, effacé&#8230; Sur les podiums, elle&nbsp; est seule. La direction du parti est absente&nbsp;des médias, les responsables régionaux&nbsp; aux abonnés absents. Énigme, mystère, jeu de la coquille vide et relents de <em>«pouvoir&nbsp; personnel»</em> au sein d&rsquo;un parti dont nous ignorons le fonctionnement&nbsp; interne.</p>



<p>Comme beaucoup&nbsp;de tunisien(ne)s, l&rsquo;électorat du PDL est frappé&nbsp; par <em>«la fatigue démocratique</em>» qui aboutira à un absentéisme conséquent&nbsp;lors du prochain scrutin.&nbsp;</p>



<p>Quand le doute et surtout&nbsp; le scepticisme commence à rôder autour d&rsquo;une personnalité politique, il n&rsquo;est pas difficile de voir sa trajectoire entamer la phase descendante.&nbsp;</p>



<p>Enfin, dans le naufrage que connaissent tous les partis politiques depuis le 25 juillet&nbsp; 2021, le PDL pourrait-il se distinguer et réussir ses ambitions en cavalier seul? Difficile de l&rsquo;affirmer avec l&rsquo;enfumage de sa dirigeante : le PDL a un problème&nbsp;qui s&rsquo;appelle Abir Moussi.</p>



<p>* <em>Ancien journaliste basé à Paris. </em></p>



<p><em>** Illustration : En politique, tout spectacle devient lassant à la longue.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/">Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>13</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed entre mysticisme constitutionnel et bonapartisme républicain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-kais-saied-entre-mysticisme-constitutionnel-et-bonapartisme-republicain/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-kais-saied-entre-mysticisme-constitutionnel-et-bonapartisme-republicain/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 08:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Thiers]]></category>
		<category><![CDATA[Général De Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle constitution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=1719718</guid>

					<description><![CDATA[<p>Souverainiste, nationaliste, partisan d'un exécutif fort, le président de la république Kaïs Saïed n'a jamais cessé non plus d'exprimer son plus grand mépris à l'égard de la majorité de l'élite politique qui avait gouverné la Tunisie depuis 2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-kais-saied-entre-mysticisme-constitutionnel-et-bonapartisme-republicain/">Tunisie : Kaïs Saïed entre mysticisme constitutionnel et bonapartisme républicain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Souverainiste, nationaliste, partisan d&rsquo;un exécutif fort, le président de la république Kaïs Saïed n&rsquo;a jamais caché son rejet total de la Constitution de 2014, trop parlementariste à son goût. Il n&rsquo;a jamais cessé non plus d&rsquo;exprimer son plus grand mépris à l&rsquo;égard de la majorité de l&rsquo;élite politique qui avait gouverné le pays depuis 2011. Cependant, si son projet de nouvelle constitution est adopté lors du référendum du 25 juillet prochain, il lui restera les «douze travaux d&rsquo;Hercule»&#8230; Et c&rsquo;est là que les embûches l&rsquo;attendraient.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-1719718"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>Depuis son élection  en 2019, le président  de la république se trouve dans une situation bien décrite par le constitutionnaliste français Éric Thiers dans la revue <em>‘‘Pouvoirs</em>’’ en 2020 à propos du Général De Gaulle : «<em>La Ve République est fondée sur la mystique constitutionnelle gaullienne. Sa finalité ultime est la pérennité de la nation française. Le peuple régulièrement consulté doit y tenir une place centrale. À la tête de l’État, le président de la république doit fixer la voie et, comme dans un organisme complexe, chaque institution doit exercer sa fonction propre, en évitant la confusion des pouvoirs.» </em></p>



<p>Cette idée d&rsquo;un exécutif tout puissant ne pourrait s&rsquo;accomplir sans une adhésion massive des citoyens et des corps intermédiaires – ces derniers sont presque oubliés par Carthage –, sans une administration profondément réformée et surtout modernisée, et enfin sans un travail pédagogique auprès des citoyens, car la  communication jouerait à cet égard un rôle central. Tous ces actions nécessaires à l&rsquo;élaboration du projet de la nouvelle constitution ont été complètement négligées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lL2h2Gh58S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/embed/#?secret=zsQqCa7h6e#?secret=lL2h2Gh58S" data-secret="lL2h2Gh58S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un exécutif fort et un législatif affaibli </h2>



<p>Certes, la séparation des pouvoirs est&nbsp;nécessaire, mais sa fragmentation et la confusion que nous avons connues, ces dernières années, avaient déstabilisé le pays et surtout ses institutions comme la haute administration qui fonctionnait presque en autogestion.</p>



<p>Lors d&rsquo;une intervention dans le journal télévisé de la chaîne publique, quand il n’était <em>«que»</em> professeur de droit, Kaïs Saïed avait déclaré : <em>«On peut écrire la meilleure constitution du monde, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas une classe politique capable  pour l&rsquo;appliquer, ce sera un échec&#8230;»</em> Par conséquent, il nous reste qu&rsquo;à attendre l&rsquo;adoption de la nouvelle constitution et les hommes et les femmes qui la mettront <em>«en musique» </em>?</p>



<p>Dès 2013 celui qui deviendra un président <em>«solitaire»</em> avait dit que la constitution est <em>«un arrangement pour le partage du pouvoir»</em>, lequel avait, volontairement, <em>«ignoré les revendications des jeunes protestataires bien écrites sur les murs des villes tunisiennes».</em></p>



<p>Souverainiste déclaré, Kaïs Saïed n&rsquo;en a cure des réactions du Parlement Européen, de Berlin, de Washington, ou même des Ong internationales qui lancent, depuis le 25 juillet 2021, des alertes diplomatiques sur son <em>«pouvoir personnel»</em>. Clairement, il se dresse contre toute ingérence étrangère quand il s&rsquo;agit de son projet constitutionnel. Comme tous les nationalistes convaincus, la référence au peuple est quasi quotidienne. Pour lui, l&rsquo;exécutif fort va s&rsquo;appuyer sur le référendum et le plébiscite pour contourner ou affaiblir le pouvoir législatif.&nbsp;</p>



<p>Ses adversaires qui le comparent à Mouammar Kadhafi se trompent. Il serait plus juste de placer Kaïs Saïed dans un tableau où se trouveraient les anciens présidents de l&rsquo;Equateur Rafael Correa et de la Bolivie Evo Morales. Avec ses invectives, loin de toute diplomatie, comme celles contre les agences de notation affublées du sobriquet <em>«Oummek Sannafa»</em> (ou cuisinières), on  pourrait ajouter dans ce tableau l&rsquo;ancien président du Burkina Faso Thomas Sankara.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wAEV4UncVR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/">Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&rsquo;État et l&rsquo;intérêt général</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&rsquo;État et l&rsquo;intérêt général » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/embed/#?secret=lt1jhJROm4#?secret=wAEV4UncVR" data-secret="wAEV4UncVR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Avec un exécutif fort, un souverainisme assumé, et un nationalisme populaire, nous avons, en somme, un bonapartisme républicain où le chef de l&rsquo;Etat deviendrait le centre du pouvoir autour duquel s&rsquo;articulent toutes les autres institutions.</p>



<p>Reste que tout pouvoir exécutif bien affirmé est menacé aujourd&rsquo;hui et partout par la vague néolibérale. La puissance des lobbys, qui ont tendance à remplacer les partis politiques ou à les instrumentaliser, cette puissance de la finance affaiblit les États et démantèle ses institutions. Même dans les vieux pays européens, nous assistons à des fractures démocratiques comme en France où l&rsquo;abstention, lors des dernières législatives, a atteint 54%. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les embûches inattendues ou les «12 travaux d&rsquo;Hercule»</h2>



<p>Nous l&rsquo;avons écrit ici-même à plusieurs reprises: l&rsquo;Histoire politique nous a appris que&nbsp;c&rsquo;est durant les grandes crises que les réformes pourraient être engagées: un exécutif fort a grand besoin d&rsquo;un pilier essentiel de l&rsquo;Etat qu&rsquo;est l&rsquo;administration. Or, la nôtre est archaïque, souffrant d&rsquo;un mille-feuilles de réglementations d&rsquo;un autre âge. Aucun gouvernement n&rsquo;avait pensé à la moderniser, des centaines de comités interministériels ont été consacrés au projet de la&nbsp; digitalisation. On attend toujours&#8230; Quid de la simplification administrative?&nbsp;</p>



<p>Nos politiques ne sont pas aussi clairvoyants que l&rsquo;ancien président Habib Bourguiba qui disait : <em>«Être réaliste, c&rsquo;est préférer une réforme modeste, qui en permet une autre, à un miracle impossible».</em></p>



<p>Quant va-t-on décider un contrôle strict de nos importations qui déstabilisent l&rsquo;équilibre macroéconomique?</p>



<p>Notre tourisme est à terre : nos hôtels sont inadaptés à la nouvelle clientèle.</p>



<p>Une agriculture sans une politique hydraulique rationnelle restera primitive. La région de Kasserine – la plus pauvre du pays – a vivement besoin de 3000 puits et 1000&nbsp; puits artésiens (sondages), etc.</p>



<p>La dégradation du paysage urbain et rural est criante. Des <em>«favelas»</em> poussent dans toutes les grandes villes faute d&rsquo;une vraie politique d&rsquo;habitat social.&nbsp;</p>



<p>Un pouvoir exécutif bien puissant va-t-il mettre fin à la cogestion des entreprises&nbsp; publiques avec l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT)?</p>



<p>Bien d&rsquo;autres travaux herculéens sont en souffrance&#8230;</p>



<p>Dans les prochains mois, le dilemme cornélien dans lequel risque de se retrouver Kaïs Saïed est bien résumé par le philosophe et ancien ministre français Luc Ferry : <em>«Comment gouverner les démocraties s&rsquo;il faut être populaire pour être élu et impopulaire pour réformer ?»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OtR9qH2hQu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/19/tunisie-kais-saied-et-lambition-dun-leadership-politique/">Tunisie &#8211; Kais Saied et l&rsquo;ambition d&rsquo;un leadership politique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Kais Saied et l&rsquo;ambition d&rsquo;un leadership politique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/19/tunisie-kais-saied-et-lambition-dun-leadership-politique/embed/#?secret=EUeKkmEDYs#?secret=OtR9qH2hQu" data-secret="OtR9qH2hQu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Est-ce qu&rsquo;après l&rsquo;adoption de la nouvelle constitution, les équipes du président de la république vont-ils s&rsquo;attaquer aux<em> «douze travaux d&rsquo;Hercule»</em>? Auront-ils les moyens nécessaires? Le doute est permis vu l&rsquo;état des finances publiques et l&rsquo;ampleur des dégâts à réparer.&nbsp;</p>



<p>Depuis 2011, ce sont les managers et les technocrates qui avaient gouverné ce pays. Il est grand temps que la politique reprenne ses droits.</p>



<p>Si après l&rsquo;adoption d&rsquo;une nouvelle constitution, une vraie politique&nbsp;de relance économique, accompagnée d&rsquo;un plan social, n&rsquo;est pas engagée, le pays serait dans une <em>«fiction juridique» </em>ou <em>«un artifice de droit»</em> qui n&rsquo;apportera rien aux conditions&nbsp; de vie des citoyens.&nbsp;</p>



<p>* <em>Ancien journaliste basé à Paris.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-kais-saied-entre-mysticisme-constitutionnel-et-bonapartisme-republicain/">Tunisie : Kaïs Saïed entre mysticisme constitutionnel et bonapartisme républicain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-kais-saied-entre-mysticisme-constitutionnel-et-bonapartisme-republicain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France : Paris est-elle toujours une fête ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/france-paris-est-elle-toujours-une-fete/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/france-paris-est-elle-toujours-une-fete/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 May 2022 10:31:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Mai 68]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[St Germain des Prés]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=907359</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Paris gauchiste a survécu jusqu'à l'élection de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 faisant de cette ville la capitale du monde.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/france-paris-est-elle-toujours-une-fete/">France : Paris est-elle toujours une fête ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quiconque avait vécu longtemps à Paris, garderait dans sa mémoire «son petit Paris à lui»&#8230; Une trace indélébile qui ne s&rsquo;effacera jamais.</em></strong>**</p>



<p>Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-907359"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>Le philosophe roumain Emil Cioran aurait dit <em>«Paris est la plus belle ville au monde pour rater sa vie»</em>. </p>



<p>Depuis le XIXe siècle, la ville joue avec les marées de l&rsquo;effervescence et du repli&#8230; Souvent frondeuse – les rois de France détestaient Paris et Louis XIV ne s&rsquo;était rendu à la ville que 24 fois –. Il lui arrive aussi de s&rsquo;endormir, de <em>«se provincialiser»</em>.</p>



<p>Nous sommes des centaines de milliers de Tunisiens qui avaient connu le Paris après Mai 68. Et pour la petite histoire, le tract qui avait enflammé les universités françaises, à l&rsquo;époque, a été rédigé par un jeune étudiant tunisien, Mustapha Khayati, du groupe des Situationnistes dont les leaders était le Français Guy Debord et le belge Raoul Vaneigem. Le titre de ce tract: <em>«Misère en milieu étudiant»</em> et sera, plus tard,&nbsp;édité au Champ Libre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capitale de la gauche mondiale </h2>



<p>Ce Paris gauchiste qui avait survécu jusqu&rsquo;à l&rsquo;élection de Valéry Giscard d&rsquo;Estaing en 1974 avait fait de cette ville la capitale du monde, avec ses réfugiés du monde arabe, des dictatures de l&rsquo;Amérique Latine – Chiliens et Argentins – de l&rsquo;Afrique qui dénonçaient la gabegie des dictateurs subsahariens&#8230;</p>



<p>Notre ville était aussi la capitale du monde arabe. La grande bourgoisie égyptienne et saoudienne préfèrait s&rsquo;habiller avenue Montaigne chez YSL ou Dior et la classe moyenne algérienne dans les petits magazins de la rue de Rivoli.</p>



<p>Les hebdomadaires : <em>Kol Al Arab</em>,<em> Al Yom Assabaa</em>, <em>Al Forsane</em>, les quotidiens <em>Acharaq Al Awsat</em> et <em>Al Hayat</em> avaient démarré à Paris avant de s&rsquo;installer à Londres.</p>



<p>Les poète palestinien Mahmoud Darwich et le marocain Abdellatif Laabi avaient choisi le refuge parisien, sans oublier le Marocain Abdelkebir Khatibi, l&rsquo;ami de Sartre et Beauvoir, et les poètes tunisiens Tahar Bekri et Abdelwahab Meddeb.</p>



<p>Mais ce qui avait fait le charme de cette ville, ce sont les bohémiens du quartier Latin et leurs séniors amateurs de jazz, qui avaient comme résidence secondaire St Germain des Prés.</p>



<p>Cette ville ne livrait ses secrets qu&rsquo;après minuit, que ce soit au Rosebud, rue de L&rsquo;ambre, le bar préfèré de Marguerite Duras à Montparnasse, ou dans un <em>«tripot»</em> à Barbès. La brasserie Select était pour Gabriel Garcia Marquez et la belle Assia Djebbar un domicile.&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est à cette heure tardive qu&rsquo;on pouvait écouter les confidences d&rsquo;un Premier ministre dépressif parce que largué violemment par son président. C&rsquo;est à cette heure-là que vous risquez d&rsquo;être invité par une petite princesse de la Monarchie britannique pour danser dans une brasserie belge de la rue Daunou&#8230; Alors que sa Rolls Royce bloquait la circulation&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Pourquoi les Français ne draguent-ils pas les Asiatiques?»</em></h2>



<p>Inoubliable, cette Japonaise, habillée de haut en bas en Hermès avec le foulard, le chemisier, la jupe et bien sûr le sac, sans oublier les mocassins de la même maison – 20 fois le salaire d&rsquo;un cadre parisien – qui demanda, dans un night-club, à un jeune :<em> «Pourquoi les Français ne draguent-ils pas les femmes asiatiques?»</em>. <em>«Mais vous êtes très intimidantes Madame»</em>, répondit le jeune homme.</p>



<p>Et ce diplomate retraité qui avait passé 30 ans avec Nasser, Bourguiba, Boumediene et Saddam.Hussein. Et qui vous dessine, pendant des nuits entières, les petits détails et les nuances des relations internationales.</p>



<p>Il n&rsquo;y avait qu&rsquo;à Paris que lorsqu&rsquo;au Montana, en écoutant un morceau de jazz et que vous évoquiez l&rsquo;écrivain russe Tourgueniev, un vieux monsieur vous interpelle et vous dit :<em> «Je suis son arrière-arrière petit neveu.»</em> Et à 3 heures du matin, il vous invite chez lui pour vous montrer quelques lettres de son aïeul&#8230;</p>



<p>Trois heures du matin, c&rsquo;est l&rsquo;heure à laquelle l&rsquo;écrivain francophone Albert Cossery quittait, presque tous les soirs, le bar et jazz club du Montana, rue St Benoît à St Germain des Prés, pour rejoindre sa petite chambre d&rsquo;hôtel, qu&rsquo;il avait occupé pendant 40 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après la mixité, la fragmentation sociale</h2>



<p>De cette mixité sociale, héritée du mouvement hippie et de Mai 68 qui avait illuminé Paris, dans les années 1960-1970, une vieille parisienne dira&nbsp;: <em>«Même en rêve, la génération d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne connaîtra jamais ce Paris-là».</em></p>



<p>Il y avait même des restaurants anarchistes comme<em>Le temps des cerises</em> aux Buttes aux Cailles, place d&rsquo;Italie, où vous payez ce que vous voulez&#8230;</p>



<p>Depuis une vingtaine d&rsquo;années, la classe moyenne et les étudiants avaient déserté la ville dont les loyers ont fortement augmenté.</p>



<p>La fragmentation sociale a balayé les <em>«bohémiens»</em> que chantait Charles Aznavour et les politiquement <em>«incorrects»</em>.</p>



<p>L&rsquo;intelligentsia frondeuse et révoltée à totalement disparu. Aujourd&rsquo;hui, notre élite ne pense qu&rsquo;à occuper le vestibule du pouvoir.</p>



<p>Paris est devenu la ville des gens très très riches. Tout est dans l&rsquo;immobilier. En fin des soirées, on ne parle que du prix de la pierre et des taux d&rsquo;intérêt des crédits.</p>



<p>L&rsquo;obsession de l&rsquo;ascension sociale rappelle ce Paris <em>«rapace»</em> de l&rsquo;époque de Napoléon III.</p>



<p>Paris est-elle devenue un belle <em>«nécropole»</em>&#8230; La belle endormie avait connu, à plusieurs reprises dans son histoire, ce repli, ce petit calme des villes de province.</p>



<p>Un sondage réalisé l&rsquo;année dernière à révélé que 82% des Parisiens déclarent vouloir quitter la capitale, selon la dernière étude du site de recrutement Cadremploi, sur 2068 personnes sondées, un tiers cherche déjà activement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que c&rsquo;est triste Paris&nbsp;?</h2>



<p>Que c&rsquo;est triste Paris, mais point de nostalgie, surtout quand on pense à l&rsquo;écrivain Jean Giraudoux qui nous a gratifié de son amour pour cette ville : <em>«A paris, j&rsquo;ai sous les yeux les cinq mille hectares du monde où il a été le plus pensé, le plus parlé, et le plus écrit»</em>.</p>



<p><em>* Ancien journaliste basé à Paris.</em></p>



<p><em>** Le titre fait allusion à celui du livre du romancier américain Ernest Hemingway « Paris est une fête ». </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iZR3apmD9u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/embed/#?secret=nmuXmLz4kU#?secret=iZR3apmD9u" data-secret="iZR3apmD9u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Avs4Hxpz0E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/">Tunisie &#8211; Politique : l&rsquo;erreur fatale de Abir Moussi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : l&rsquo;erreur fatale de Abir Moussi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/embed/#?secret=Ii0q8fODT3#?secret=Avs4Hxpz0E" data-secret="Avs4Hxpz0E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V6WNmHsPFE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/tunisie-kais-saied-ugtt-le-double-dilemme/">Tunisie : Kais Saied &#8211; UGTT : le double dilemme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saied &#8211; UGTT : le double dilemme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/tunisie-kais-saied-ugtt-le-double-dilemme/embed/#?secret=XgP1bPuMmV#?secret=V6WNmHsPFE" data-secret="V6WNmHsPFE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/france-paris-est-elle-toujours-une-fete/">France : Paris est-elle toujours une fête ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/france-paris-est-elle-toujours-une-fete/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>11</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2022 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Nejib Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caid Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[rupture démocratique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=389176</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sans défendre les causes et les effets des dernières décisions du président de la république, où beaucoup voient une menace à une bien improbable transition démocratique, il est certain que le climat politique malsain des dix dernières années en Tunisie a encouragé Kaïs Saïed à prendre le virage du 25 juillet dernier.&#160; Par Helal Jelali...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Beji-Caïd-Essebsi-Rached-Ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-157709"/><figcaption><em>La rupture démocratique en Tunisie a commencé en 2012 et ces deux hommes en sont les initiateurs. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Sans défendre les causes et les effets des dernières décisions du président de la république, où beaucoup voient une menace à une bien improbable transition démocratique, il est certain que le climat politique malsain des dix dernières années en Tunisie a encouragé Kaïs Saïed à prendre le virage du 25 juillet dernier.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali </strong>*</p>



<span id="more-389176"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>Que le Département&nbsp; d&rsquo;Etat s&rsquo;en offusque après la prise des pleins pouvoirs par le président Kaïs Saïed et que, presque toutes les semaines, il dénonce les atteintes au processus démocratique en Tunisie, il reste dans son rôle et c&rsquo;est un service minimum habituel des Américains. Son dernier communiqué daté du 26 avril 2022 avait exprimé la préoccupation de l&rsquo;administration américaine après le coup de butoir donné par Kaïs Saïed contre l&rsquo;Isie. Que Ahmed Nejib Chebbi, nouvel homme lige d&rsquo;Ennahdha, crie au <em>«coup d&rsquo;Etat»</em>, c&rsquo;est normal pour un opposant qui n&rsquo;avait ramassé que 1,4% des suffrages lors de l&rsquo;élection présidentielle de 2014. Mais faudrait-il savoir de quelle démocratie nous parlons? En fait,&nbsp; les mesures exceptionnelles annoncées le 25 juillet dernier par le président Saïed s&rsquo;inscrivent dans une rupture démocratique qui avait commencé&#8230; en 2012.</p>



<p>La rupture démocratique n&rsquo;a pas commencé avec les pleins pouvoirs du président Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, cette rupture avait été initiée à la veille de l&rsquo;élection de la Constituante, en 2011, en écartant toute une génération de militants&nbsp; et d&rsquo;universitaires qui étaient connus pour leur probité et leur intégrité&nbsp;morale, au prétexte qu&rsquo;ils étaient proches de l&rsquo;ancien régime. La défiance populaire s&rsquo;était d&rsquo;ailleurs exprimée dès le début du processus démocratique avec l&rsquo;élection de la Constituante : 50% seulement des 8 millions d&rsquo;électeurs avaient participé au scrutin.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Caid-Essebsi-Ghannouchi-Paris.jpg" alt="" class="wp-image-63893"/><figcaption><em>La réunion à l&rsquo;hôtel Bristol à Paris en août 2013 qui a scellé la fin de la transition démocratique.  </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Toute une génération évincée de l&rsquo;espace public</h2>



<p>L&rsquo;accord de cohabitation entre l&rsquo;ancien président Beji Caïd Essebsi et le président d&rsquo;Ennahdha Rached Ghannouchi en 2013 visait, au nom de la continuité de l&rsquo;Etat, à se débarrasser de ces <em>«révolutionnaires incontrôlables»</em>.</p>



<p>Que pouvait-on attendre d&rsquo;un vieux cacique du régime de Bourguiba et celui de Ben Ali, propulsé Premier Ministre au lendemain du 2011 et élu président de la république en 2014&nbsp;? Et pouvait-on espérer un meilleur avenir pour le pays avec des islamistes financés par des <em>«caisses noires»</em> de certains pays du Golfe et qui avaient lâché leurs salafistes et leur milices dites islamiques à Sidi Ali Ben Aoun, Sidi Bouzid et ailleurs pour préparer leur campagne électorale&nbsp;?</p>



<p>Les militants de Nidaa Tounes et Ennahdha étaient, pour la plupart d&rsquo;entre eux, des novices en politique, avides de pouvoirs et de privilèges. Ils avaient passé, pendant&nbsp;des années, plus de temps dans les hôtels de Gammarth et de Hammamet que dans leurs bureaux.</p>



<p>A partir de 2013, la purge des universitaires, des étudiants très actifs au sein de la société&nbsp; civile et des opposants de gauche sous le règne de Ben Ali, qui avaient choisi de rester en Tunisie, battait son plein,&nbsp;et cette purge avait chassé toute une génération de l&rsquo;espace public pour toujours.&nbsp;</p>



<p>Les partis qui avaient formé une coalition au lendemain de l&rsquo;élection présidentielle de 2014, Nidaa Tounes, Ennahdha, Afek Tounes&#8230; étaient désertés par les écrivains, les hommes de théâtre, les cinéastes, et les universitaires connus pour leur honnêteté morale, et qui étaient taxés d&rsquo; déalistes et d&rsquo;utopistes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opacité, faux fuyants et fuites en avant populistes</h2>



<p>Preuve de cette rupture démocratique : très peu nombreux étaient les meetings politiques qui pouvaient défendre un certain ancrage populaire.</p>



<p>C&rsquo;était plutôt la course aux colloques le week-end&nbsp;dans les hôtels***** chèrement payés par certains <em>«protecteurs»</em> locaux&nbsp; ou internationaux.&nbsp;</p>



<p>Aucun de ces partis, aucun gouvernement n&rsquo;avait présenté aux médias et au peuple un programme économique ou social chiffré et crédible. Pour la simple raison que, depuis 2014, tous les gouvernements passaient leur temps dans la course au crédit et l&rsquo;Etat des finances publiques était assez flou ou importait peu. La lecture des lignes budgétaires et des décrets pour l&rsquo;affectation des budgets des départements ministériels n&rsquo;était pas chose aisée pour ces novices en matière de gestion publique. La gouvernance pseudo démocratique avait choisi l&rsquo;opacité, les faux fuyants et les fuites en avant populistes : une stratégie chère aux apprentis dictateurs.&nbsp;</p>



<p>Le choix le plus dangereux pour les équilibres macro-économiques et les PME-PMI du pays était le refus de contrôler les importations sous prétexte de mondialisation et de respect des règles de l&rsquo;OMC. Les néo-libéraux avaient noyé la souveraineté économique dans les déficits commerciaux et l&rsquo;endettement extérieur pour des dizaines d&rsquo;années.</p>



<p>Depuis 10 ans, aucun gouvernement n&rsquo;a engagé une réforme quelconque. Et pourtant la nécessité de réformer l&rsquo;administration, la politique agricole, le secteur bancaire, la fiscalité et bien sûr les entreprises publiques était évidente. Ces réformes sont complètement oubliées et ignorées. Quel responsable politique a osé s&rsquo;attaquer au train de vie de l&rsquo;Etat et la gabegie générale? Personne.</p>



<p>L&rsquo;improvisation quotidienne ne peut engendrer qu&rsquo;une gouvernance irresponsable.</p>



<p>L&rsquo; outrecuidance a permis à un futur premier ministre, en campagne électorale en 2019, de dire à des habitants de Sidi Bouzid qui se plaignaient de la baisse du pouvoir&nbsp; d&rsquo;achat: <em>«Aujourd&rsquo;hui, vos conditions de vie sont, quand même, mieux que sous le protectorat français»</em>. Nauséabond&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un décorum démocratique sans aucune consistance</h2>



<p>Comment pouvait-on parler de gouvernance démocratique quand le peuple découvre, tous les jours et pendant 10 ans, une guerre de tranchées entre le Palais de Carthage, siège de la présidence, et la Kasbah, siège&nbsp; de la primature&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Ce climat politique malsain a eu des conséquences gravissimes et déstabilisantes pour le corps des hauts fonctionnaires et l&rsquo;administration. Il a permis d&rsquo;affaiblir l&rsquo;Etat et plus grave encore d&rsquo;ouvrir la voie à une corruption endémique et à une délinquance de gangs organisés.</p>



<p>Autre séquelle : le rôle politique <em>«surdimensionné»</em> de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT) utilisée souvent par de nombreux gouvernements comme alibi ou <em>«chiffon rouge du toréador»</em> pour ne pas engager des réformes urgentes ou dans les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et l&rsquo;Union européenne (UE).</p>



<p>L&rsquo;instabilité politique en Tunisie rappelle celle du Liban après les accords de paix de Taief de 1989, qui avait mis fin à la guerre civile. Cette instabilité était devenue un moyen pour l&rsquo;enrichissement personnel des hommes politiques et avait créé une classe de corrompus qui sévissent encore au pays du Cèdre.</p>



<p>Depuis son indépendance, la Tunisie n&rsquo;avait connu que des rendez-vous ratés, parce que son élite n&rsquo;avait guère changé son logiciel, qui consiste à considérer que l&rsquo;autorité était une source d&rsquo;enrichissement personnel et on un moyen pour améliorer la vie des gens.</p>



<p>L&rsquo;une des principales missions d&rsquo;un parti politique n&rsquo;est-elle pas surtout la pédagogie quotidienne et, dans le cas de la Tunisie, la pédagogie démocratique et civique&nbsp;? Aucun des partis en présence, tous obnubilés par le pouvoir et ses prébendes, ne s&rsquo;est vraiment donné cette mission. Pouvait-on sérieusement compter sur eux pour assurer notre avenir démocratique&nbsp;?</p>



<p>Sans défendre les causes et les effets des décisions du président de la république, il est certain que le climat politique malsain des dix dernières années a encouragé Kaïs Saïed à prendre le virage du 25 juillet dernier.&nbsp;</p>



<p>La majorité des Tunisiens sont devenus stoïques, leurs attentes sont immenses mais l&rsquo;attente se fait longue. Ils devraient méditer cette réflexion de George Bernard Shaw qui écrivait&nbsp;cette phrase à l&rsquo;ironie assassine: <em>«La démocratie est un régime qui nous garantit de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons».</em></p>



<p>Après le décorum républicain de Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali, nous voilà, depuis 2011, dans un décorum démocratique sans aucune consistance.</p>



<p>* <em>Ancien journaliste tunisien basé à Paris.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4D8kR2Df3e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/">Tunisie &#8211; Politique : l&rsquo;erreur fatale de Abir Moussi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : l&rsquo;erreur fatale de Abir Moussi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/embed/#?secret=zhkGCg9mHE#?secret=4D8kR2Df3e" data-secret="4D8kR2Df3e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C6YESYTDqP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/18/tunisie-harbou-ils-fuient/">Tunisie : «Harbou», ils fuient&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : «Harbou», ils fuient&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/18/tunisie-harbou-ils-fuient/embed/#?secret=SF8BKZAXdM#?secret=C6YESYTDqP" data-secret="C6YESYTDqP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wyKWRfmeyK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/tunisie-kais-saied-ugtt-le-double-dilemme/">Tunisie : Kais Saied &#8211; UGTT : le double dilemme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saied &#8211; UGTT : le double dilemme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/tunisie-kais-saied-ugtt-le-double-dilemme/embed/#?secret=bYxXem2usd#?secret=wyKWRfmeyK" data-secret="wyKWRfmeyK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Politique : l&#8217;erreur fatale de Abir Moussi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 11:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahya Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=386599</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après l&#8217;affaiblissement du parti islamiste Ennahdha et les ennuis judiciaires de certains de ses cadres, Abir Moussi a trouvé un nouvel ennemi et a choisi d&#8217;engager un affrontement brutal avec Kaïs Saïed, la personnalité politique la plus populaire actuellement en Tunisie. Cette fois, sa stratégie politique semble plus que périlleuse&#8230; Par Helal Jelali * Très...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/">Tunisie &#8211; Politique : l&rsquo;erreur fatale de Abir Moussi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Abir-Moussi-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-386602"/><figcaption><em>=En s&rsquo;aliénant les électeurs de Kaïs Saïed, Abir Moussi commet une erreur stratégique en perspective de la prochaine présidentielle.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Après l&rsquo;affaiblissement du parti islamiste Ennahdha et les ennuis judiciaires de certains de ses cadres, Abir Moussi a trouvé un nouvel ennemi et a choisi d&rsquo;engager un affrontement brutal avec Kaïs Saïed, la personnalité politique la plus populaire actuellement en Tunisie. Cette fois, sa stratégie politique semble plus que périlleuse&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-386599"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>Très peu de politiques en Tunisie s&rsquo;intéressent aux cartes électorales et à la sociologie de l&rsquo;électorat. Sinon, ils auraient compris que Kaïs Saïed n&rsquo;est pas seulement président de la république, il est aussi le représentant d&rsquo;un courant politique, certes hétéroclite, mais puissant dans l&rsquo;opinion publique. Et c&rsquo;est cette donne que Abir Moussi semble négliger.</p>



<p>La présidente du Parti destourien libre (PDL) avait mené une vraie bataille politique contre les islamistes et leurs associations et c&rsquo;est grâce à cette bataille qu&rsquo;elle a réussi à <em>«sédimenter»</em> l&rsquo;identité de son parti, avec un point faible, tout de même: Abir Moussi n&rsquo;a pas réussi à séduire les jeunes électeurs et les adhérents de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), dont la grande majorité sont des fonctionnaires. Ces deux catégories d&rsquo;électeurs soutiennent massivement le président de la république, sans compter un électorat islamiste déçu par le président d&rsquo;Ennahdha, Rached Ghannouchi. Il convient de rappeler à ce propos que les démissions au sein du parti islamiste ont été importantes dans les régions du centre et du sud du pays, où Kaïs Saïed continue de séduire un certain électorat islamiste, qui le considère comme un <em>«islamo-progressiste»</em> ou un <em>«islamo-nationaliste»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moussi se met gratuitement sur le dos les électeurs de Saïed</h2>



<p>Or, Abir Moussi s&rsquo;est engagée dans un conflit politique avec les électeurs de Kaïs Saïed et, dans cette confrontation, ses adversaires politiques seront plus nombreux et plus virulents, même&nbsp;s&rsquo;ils ne sont pas rassemblés dans un parti politique. Sans compter que dans une élection, les grands corps d&rsquo;Etat et surtout la haute administration (gouverneurs, délégués, directeurs régionaux des ministères), par réflexe loyaliste ou opportuniste, jouent souvent un rôle d&rsquo;influence assez déterminant en faveur de celui qui détient le pouvoir.</p>



<p>Abir Moussi s&rsquo;était attaquée, au cours des trois dernières années, aux islamistes, qui étaient déjà en perte de vitesse et ouvertement divisés. Mais aux yeux de l&rsquo;opinion, c&rsquo;est le président de la république qui a mis ces derniers hors-jeu. Dans cette bataille contre l&rsquo;islam politique, la présidente du PDL a été <em>«doublée»</em> par le locataire du palais de Carthage, même si ses partisans considèrent que c&rsquo;est grâce à la tactique de harcèlement permanent des islamistes adoptée par leur présidente que Kaïs Saïed a pu se débarrasser d&rsquo;Ennahdha. D&rsquo;ailleurs, de nombreux Tunisiens considèrent le nouveau combat de la cheffe du PDL contre le chef de l&rsquo;Etat comme <em>«inutile et non-productif»</em>.</p>



<p>Autre erreur de Mme Moussi : elle parle peu des conditions de vie des Tunisiens et de leurs difficultés à joindre les deux bouts.</p>



<p>Les sondages d&rsquo;opinion donnent toujours le PDL comme favori pour les législatives, mais à la présidentielle, Mme Moussi demeure très loin derrière M. Saïed. Est-ce que la cheffe du PDL a choisi ce nouveau combat contre M. Saïed pour se positionner plus haut pour la présidentielle de 2024 et compenser l&rsquo;énorme écart entre eux montré par les sondages? Si c&rsquo;est le cas, elle semble se tromper de stratégie. En plus, l&rsquo;anticipation par Mme Moussi de la bataille pour la future présidentielle risque de compromettre l&rsquo;adhésion à son éventuelle candidature d&rsquo;un électorat résiduel et bien <em>«stabilisé».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le PDL et la stratégie suicidaire du «seul contre tous»</h2>



<p>En politique, l&rsquo;inflexibilité est une maladie mortelle. Et c&rsquo;est le véritable danger qui menace, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;avenir de la patronne du PDL. De même, dans un programme de gouvernement, les alliances politiques et les compromis sont souvent nécessaires et le PDL ne pourrait poursuivre sa stratégie de <em>«seul contre tous»</em>. A long terme, la culture du rejet de toute alliance ou de tout compromis politiques ne tiendra pas la route.</p>



<p><em>«L&rsquo;isolement n&rsquo;est pas possible en temps d&rsquo;élections, pas plus que la solitude dans un champ de bataille»</em>, écrivait à ce propos, depuis le 19e siècle, Victor Hugo, poète et député. </p>



<p>Les adversaires de Mme Moussi, à commencer par M. Saïed, ont déjà commencé à courtiser les électeurs <em>«perdus»</em> des islamistes et du centre-droit comme ceux de Tahya Tounes et Qalb Tounes.</p>



<p>En fait, Abir Moussi commet la même erreur que la gauche tunisienne après 2011: un comportement rigide, querelleur, impulsif et presque sectaire qui provoque la méfiance de certains électeurs. Son ambition démesurée pour l&rsquo;élection présidentielle risque de jeter le trouble même dans ses propres rangs. Son timing politique concernant ce nouveau combat contre le président de la république est hors-sol, car sans assise dans le profond pays, ce qui devrait lui coûter la perte de pas mal de plumes&#8230;</p>



<p>Mme Moussi ignore-t-elle qu&rsquo;à la lecture de tous les sondages, nous découvrons que des intentions de vote pour les législatives en faveur du PDL se retrouvent forcément dans le panier de M. Saïed pour la présidentielle&#8230; Ce croisement au sein de l&rsquo;électorat est confirmé par de nombreux analystes tunisiens. La parenté politique des électeurs des deux parties est visible à l&rsquo;œil nu, mais les deux têtes de file ont beaucoup de mal à s&rsquo;accepter et encore moins à se rapprocher en prévision d&rsquo;un partage du pouvoir que leurs électeurs expriment à chaque sondage d&rsquo;opinions.</p>



<p>* <em>Ancien journaliste tunisien basé à Paris.</em></p>



<p>Articles du même auteur dans Kapitalis : </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vFgl9jcln4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/18/tunisie-harbou-ils-fuient/">Tunisie : «Harbou», ils fuient&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : «Harbou», ils fuient&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/18/tunisie-harbou-ils-fuient/embed/#?secret=yBSGxWP702#?secret=vFgl9jcln4" data-secret="vFgl9jcln4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pq3i6NzK9r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/tunisie-kais-saied-ugtt-le-double-dilemme/">Tunisie : Kais Saied &#8211; UGTT : le double dilemme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saied &#8211; UGTT : le double dilemme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/02/tunisie-kais-saied-ugtt-le-double-dilemme/embed/#?secret=JFuR9f67Vu#?secret=Pq3i6NzK9r" data-secret="Pq3i6NzK9r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0awnkICylp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/">Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&rsquo;État et l&rsquo;intérêt général</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&rsquo;État et l&rsquo;intérêt général » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/embed/#?secret=uxrzEqShf5#?secret=0awnkICylp" data-secret="0awnkICylp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/">Tunisie &#8211; Politique : l&rsquo;erreur fatale de Abir Moussi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/tunisie-politique-lerreur-fatale-de-abir-moussi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>17</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
